Six des principales certifications professionnelles françaises ont été réécrites entre 2022 et 2026. Deux ont changé de nom au passage, et l’une des deux voit son texte antérieur abrogé le 1er janvier 2026. Dans presque tous les cas, les pages les mieux référencées décrivent encore le régime précédent.
Cette table indique, pour chaque certification, quel texte est en vigueur, lequel a été remplacé, et ce qui a changé. Elle ne dit pas où chercher un document — pour cela, voir l’annuaire des textes officiels par type de travail. Elle répond à la question d’après : ce que je lis est-il encore applicable ?
La table
| Certification | Texte en vigueur | Ce qu’il a remplacé |
|---|---|---|
| CAPA (avocat) | Arrêté du 20 juin 2024 | Arrêté du 7 décembre 2005, abrogé au 1er janvier 2026 |
| Notariat (DESN) | Arrêté du 5 juillet 2023 | Arrêté du 28 avril 2008 et deux arrêtés du 8 août 2013, abrogés — et le diplôme a changé de nom |
| CAFDES | Décret n° 2022-1190 et arrêté du 27 août 2022 | L’architecture antérieure à 2022 |
| DEIS | Arrêté du 2 août 2006 modifié le 17 juin 2024, en vigueur au 1er septembre 2024 | Le texte de 2006 non modifié, avec un tableau de correspondance pour les validations partielles |
| DEC (expertise comptable) | Arrêté du 13 février 2019 modifié le 23 avril 2026 | Le texte de 2019 seul — entrées en vigueur échelonnées automne 2026 et printemps 2027 |
| BUT | Annexe 1 de l’arrêté du 15 avril 2022, cadre fixé par l’arrêté du 6 décembre 2019 | Les dispositions générales de mai 2021 |
| BP REA | Arrêté du 9 mars 2017, en vigueur depuis janvier 2018 | Le BP « responsable d’exploitation agricole » — changement de nom, équivalences par arrêté du 16 février 2018 |
| DES de médecine | Arrêtés des 12 et 21 avril 2017, maquettes modifiées séparément (médecine générale : arrêté du 3 août 2023) | Chaque maquette a sa propre histoire de modifications |
| Titre professionnel | Arrêté du 22 décembre 2015 | — |
| HMONP | Arrêté du 10 avril 2007, version consolidée | — |
| Master en ENSA | Arrêté du 20 juillet 2005, version consolidée | — |
| BPJEPS, DEJEPS, DESJEPS | Code du sport, articles R. 212-10-1 et suivants ; référentiels par arrêté de mention | — |
| BTSA, épreuve E7 | Une note de service par option (2016 pour Production animale, 2012 pour Génie des équipements agricoles) | — |
| Mémoire d’actuariat | Recommandations de l’Institut des actuaires applicables au 1er mars 2019 | Des recommandations de 2010 qui circulent encore |

Les trois pièges, par ordre de coût
1. Le changement de nom — le plus coûteux
Deux certifications de cette table ont changé d’intitulé : le diplôme supérieur de notariat est devenu le diplôme d’études supérieures de notariat, et le BP « responsable d’exploitation agricole » est devenu le BP « responsable d’entreprise agricole ».
Pourquoi c’est plus grave qu’un simple changement de règle : chercher l’ancien nom renvoie vers un corpus abondant et bien référencé qui décrit un régime abrogé, et ne fait pas remonter les pages à jour. Vous n’obtenez pas un résultat vide qui vous alerterait — vous obtenez une réponse confiante et fausse.
2. L’entrée en vigueur échelonnée
Un texte modificatif n’entre pas nécessairement en vigueur d’un bloc. L’arrêté du 23 avril 2026 sur le DEC en est l’illustration : la conservation des notes change dès la session d’automne 2026, tandis que la suppression du délai d’agrément et l’assouplissement de l’inscription s’appliquent à partir de la session de printemps 2027. Pour la session 2026, l’ancienne règle des six mois continue de s’appliquer — le texte le dit expressément.
Lire « le texte a été modifié » ne suffit donc pas. Il faut lire à partir de quelle session chaque disposition s’applique, et la comparer à la vôtre.
3. La coexistence de deux régimes
Le CAPA est le cas le plus net : l’arrêté de 2024 s’applique aux élèves avocats ayant commencé leur formation à compter du 1er janvier 2025, tandis que les promotions antérieures restaient sous l’arrêté de 2005 — lui-même abrogé au 1er janvier 2026. Deux régimes ont donc coexisté, et 2026 est l’année où l’ancien disparaît.
Le DEIS illustre la variante douce du même phénomène : un tableau de correspondance a été prévu pour les candidats en validation partielle au moment du changement.
Ce que la table ne couvre pas
Elle recense les textes nationaux. Trois niveaux se superposent, et le plus bas est souvent celui qui vous engage sur le format :
- Le texte national — la nature de l’épreuve, le jury, les conditions de délivrance.
- Le référentiel ou la fiche descriptive — ce qui est évalué. Parfois par option ou par mention, comme pour le BTSA et les diplômes Jeunesse et Sports, où le document utile n’est pas le texte national mais celui de votre spécialité.
- Le règlement de votre établissement — le volume, le calendrier, le dépôt.
Notre décodeur du vocabulaire des référentiels explique comment lire ces documents une fois trouvés, et notre comparatif des jurys et de leurs seuils ce que la composition d’un jury révèle des attendus.

La méthode, en trois gestes
- Ouvrez la version consolidée, pas la version d’origine. Elle porte l’historique des modifications et la date d’entrée en vigueur de chacune.
- Cherchez la date de la dernière modification, puis vérifiez à partir de quelle session ou de quelle promotion elle s’applique.
- Vérifiez le nom. Si un document parle de votre diplôme sous un intitulé légèrement différent du vôtre, ce n’est probablement pas une approximation : c’est un texte antérieur au changement de nom.
Une remarque de méthode, apprise en constituant cette table : un portail officiel n’est pas une garantie de fraîcheur. Un texte peut être publié sur un site ministériel et avoir été remplacé depuis. C’est la date du texte, et sa mention d’abrogation, qui font foi — pas l’autorité du site qui l’héberge.
Ce que Tesify ne fait pas
- Tesify ne vérifie pas la version de votre texte. Cette table est un point de départ daté ; l’état du droit à la date où vous lisez se vérifie sur la version consolidée.
- Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Et sur ces certifications, la sanction la plus fréquente n’est pas un contrôle mais un dossier hors format, écrit contre une règle qui n’existe plus.
- Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.
Ce que l’outil fait, une fois le bon texte identifié : construire un plan conforme aux attendus qu’il fixe, et vérifier que chaque exigence du référentiel applicable trouve une réponse dans votre écrit.
Cadrez votre travail avec Tesify — après avoir vérifié que votre texte est le bon.
FAQ — Les textes en vigueur
Pourquoi tant de certifications ont-elles été réécrites récemment ?
Les certifications professionnelles sont révisées régulièrement pour suivre l’évolution des métiers et des référentiels. La conséquence pratique est que l’information disponible en ligne décrit fréquemment un régime antérieur, les pages anciennes étant souvent mieux référencées que les pages à jour.
Comment savoir si le texte que je lis est encore applicable ?
En ouvrant la version consolidée plutôt que la version d’origine : elle porte l’historique des modifications et les dates d’entrée en vigueur. Il faut ensuite vérifier à partir de quelle session ou de quelle promotion chaque disposition s’applique.
Un texte peut-il entrer en vigueur par morceaux ?
Oui, et c’est fréquent. L’arrêté du 23 avril 2026 sur le diplôme d’expertise comptable en est un exemple : la conservation des notes change dès la session d’automne 2026, tandis que d’autres dispositions ne s’appliquent qu’à partir de la session de printemps 2027, l’ancienne règle continuant de valoir pour la session 2026.
Quelles certifications ont changé de nom ?
Le diplôme supérieur de notariat est devenu le diplôme d’études supérieures de notariat avec l’arrêté du 5 juillet 2023, et le brevet professionnel « responsable d’exploitation agricole » est devenu « responsable d’entreprise agricole » avec l’arrêté du 9 mars 2017. Chercher l’ancien nom renvoie vers des contenus abondants mais périmés.
Le texte national suffit-il ?
Rarement. Trois niveaux se superposent : le texte national fixe la nature de l’épreuve, le référentiel ou la fiche descriptive dit ce qui est évalué — parfois par option ou par mention —, et le règlement de l’établissement fixe le volume, le calendrier et les modalités de dépôt.
Un document publié sur un site officiel est-il forcément à jour ?
Non. Un texte peut figurer sur un site ministériel tout en ayant été remplacé depuis. C’est la date du texte et sa mention d’abrogation qui font foi, pas l’autorité du site qui l’héberge.
