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  • ELFE, CONSTANCES, GAZEL : les cohortes françaises, et qui peut vraiment accéder à leurs données (2026)

    ELFE, CONSTANCES, GAZEL : les cohortes françaises, et qui peut vraiment accéder à leurs données (2026)

    Les questions les plus intéressantes sont souvent longitudinales : que devient un enfant selon son environnement de naissance ? Comment la santé évolue-t-elle avec les conditions de travail ? Or les données transversales — un questionnaire, une fois — n’y répondent pas. La France entretient pour cela des instruments rares : des cohortes, des dizaines de milliers de personnes suivies pendant des années. Trois d’entre elles reviennent sans cesse dans la littérature que vous lirez — ELFE, CONSTANCES, GAZEL. Ce répertoire dit ce que chacune couvre et, surtout, ce qu’aucune page d’accueil ne met en avant : qui peut réellement accéder aux données, et ce qu’un étudiant en mémoire peut honnêtement en faire.

    Chemin dans le temps symbolisant le suivi longitudinal d'une cohorte de participants
    La valeur d’une cohorte est le temps : les mêmes personnes, revues année après année.

    Ce qu’une cohorte change dans un raisonnement de mémoire

    Un questionnaire transversal photographie ; une cohorte filme. La différence n’est pas cosmétique, elle est logique. Quand une enquête ponctuelle observe que les salariés en tension au travail dorment moins bien, impossible de dire ce qui précède quoi — le mauvais sommeil peut dégrader le rapport au travail autant que l’inverse. Quand une cohorte observe les mêmes personnes avant et après un changement d’exposition, l’ordre temporel devient une donnée : c’est le premier pas — pas le dernier — vers une interprétation causale.

    Pour votre mémoire, cela signifie deux choses. D’abord, si votre littérature s’appuie sur des résultats de cohorte, vous pouvez le dire et le valoriser : « une étude longitudinale montre que… » pèse plus lourd qu’« une enquête montre que… », et votre discussion peut expliquer pourquoi. Ensuite, si votre propre terrain est transversal — le cas de la quasi-totalité des mémoires — la comparaison avec les résultats longitudinaux publiés vous donne un garde-fou d’interprétation : là où la cohorte a montré le sens de la relation, votre photographie peut s’y adosser ; là où elle ne l’a pas montré, votre prudence est de rigueur et votre jury le remarquera.

    ELFE : grandir en France, depuis 2011

    L’Étude longitudinale française depuis l’enfance, pilotée par l’Ined, suit des enfants nés en 2011 dans leur santé, leur scolarité, leur environnement social et physique — enquêtes auprès des familles, enquêtes en maternelle, au CP, en CM1, à 10 ans et demi. C’est l’instrument français des questions de développement, d’inégalités précoces, de socialisation.

    Son régime d’accès, tel que l’étude le formule : les données sont « accessibles à toute équipe de recherche publique ou privée, française ou étrangère, sur la base d’un projet de recherche », dans des conditions garantissant sécurité et confidentialité. La phrase clé est équipe et projet : on n’accède pas à ELFE comme individu curieux, on y accède comme membre d’un projet déposé et accepté.

    CONSTANCES : la cohorte épidémiologique généraliste des adultes

    CONSTANCES suit des dizaines de milliers de volontaires adultes recrutés via les centres d’examens de santé : questionnaires, examens de santé, appariements aux bases administratives, biobanque, données d’environnement professionnel et résidentiel. C’est l’instrument des questions santé-travail, santé-environnement, vieillissement, inégalités sociales de santé.

    Même régime : « vous faites partie d’une équipe de recherche, française ou étrangère », et l’accès passe par un projet soumis via l’espace scientifique de la cohorte — qu’il s’agisse d’exploiter les données existantes ou de proposer un recueil complémentaire. Là encore, le guichet est fait pour des chercheurs constitués en projet, avec une instruction scientifique.

    GAZEL : la doyenne, née en 1989

    La cohorte GAZEL, mise en place en 1989, incluait initialement 20 624 agents d’EDF-GDF — des hommes de 40 à 50 ans et des femmes de 35 à 50 ans — suivis depuis par questionnaire annuel et par les données des services de santé au travail et du personnel. C’est sur elle qu’ont été étalonnés des instruments que vous croiserez dans votre cadre théorique, comme le questionnaire de déséquilibre efforts-récompenses — voyez Karasek ou Siegrist pour un mémoire RPS. Près de quarante ans de suivi en font une référence pour toute question de santé au travail sur longue durée.

    Le régime d’accès, dit sans détour

    Aucune de ces cohortes n’est de l’open data. Toutes fonctionnent sur le même triptyque : un projet écrit, une équipe de recherche identifiée, une instruction par les instances de la cohorte — et des conditions de sécurité qui interdisent la rediffusion des données. C’est la contrepartie de leur richesse : des personnes réelles ont confié vingt ans de leur vie à ces études, et la confidentialité est le socle du contrat.

    Pour un mémoire de master, trois manœuvres sont réalistes, par ordre de faisabilité :

    1. Exploiter les publications. Chaque cohorte publie articles, rapports et documents de travail en accès libre — des centaines de résultats chiffrés, datés, citables. Un mémoire bibliographique ou un cadrage de terrain peut s’appuyer entièrement dessus, sans aucune procédure. C’est la voie par défaut, et elle est plus riche qu’on ne croit.

    2. Rejoindre un projet. Si votre laboratoire ou votre directeur participe à un projet d’exploitation d’une cohorte, votre travail peut s’y adosser — la demande d’ajout d’un étudiant à un projet existant est sans commune mesure avec le dépôt d’un projet neuf. La question à poser à votre directeur dès le choix du sujet : « avons-nous un accès cohorte ? ».

    3. Changer d’instrument. Si votre question est longitudinale mais qu’aucun accès n’existe autour de vous, les fichiers des grandes enquêtes nationales — dont certaines sont des panels — s’obtiennent gratuitement par les étudiants rattachés à un établissement, via une procédure individuelle légère : c’est la voie Quetelet-Progedo, détaillée pas à pas. Et si le niveau individuel n’est pas indispensable, le tableau d’orientation des sources publiques vous réoriente en dix minutes.

    Armoire d'archives fermée symbolisant l'accès conditionné aux données de cohortes
    Fermé n’est pas hostile : le régime protège les participants — et il a des portes.

    Le tableau récapitulatif

    Cohorte Population suivie Depuis Pilotage Accès aux données
    ELFE Enfants nés en 2011 (familles, école) 2011 Ined Équipe de recherche, sur projet
    CONSTANCES Volontaires adultes (santé, travail, environnement) Années 2010 Inserm et partenaires Équipe de recherche, projet via l’espace scientifique
    GAZEL 20 624 agents EDF-GDF à l’origine 1989 Inserm Projet de recherche

    Ouvrez votre mémoire dans Tesify une fois la voie d’accès choisie : cadrage par les publications, terrain ou données secondaires en méthode — chaque phrase reste la vôtre.

    Questions fréquentes

    Pourquoi ces données ne sont-elles pas en open data ?

    Parce que ce sont des données individuelles longitudinales : même anonymisées, la richesse du suivi (santé, travail, famille, sur des années) rend la réidentification théoriquement possible. Le régime d’accès par projet, avec engagement de confidentialité, est ce qui permet à ces études d’exister — et aux participants de continuer à répondre.

    Un étudiant peut-il déposer un projet en son nom ?

    Les guichets sont conçus pour des équipes de recherche constituées. Un mémoire isolé n’a ni le calendrier ni le cadre institutionnel attendus par l’instruction. La voie réaliste est l’adossement à un projet d’équipe — ou l’exploitation des publications, libre et immédiate.

    Existe-t-il d’autres cohortes françaises ?

    Oui — le paysage est plus vaste que ce trio, notamment en santé. Ce répertoire présente les trois que vous rencontrerez le plus dans la littérature en sciences sociales et en santé au travail ; le réflexe d’accès reste le même partout : chercher la page « accès aux données » de la cohorte et lire son régime avant de bâtir un projet dessus.

    Puis-je citer des chiffres issus des cohortes sans accéder aux données ?

    Absolument — c’est même l’usage le plus courant : citez la publication qui porte le chiffre (article, rapport), pas la cohorte en général. La règle habituelle s’applique : datez, sourcez, et distinguez le résultat publié de votre interprétation.

    Que mettre dans mon mémoire si ma demande d’adossement échoue ?

    Le plan B se prépare dès le départ : une question voisine traitable par les fichiers d’enquête Progedo ou par les données agrégées ouvertes. Un mémoire dont le terrain dépend d’une autorisation extérieure doit toujours avoir une voie de repli écrite noir sur blanc dans son calendrier.

    Lisez d’abord les publications, demandez l’adossement ensuite, gardez un plan B — puis rédigez votre mémoire avec Tesify, avec vos propres mots.

  • Annuaire 2026 des modèles théoriques pour un mémoire, discipline par discipline (avec leurs instruments)

    Annuaire 2026 des modèles théoriques pour un mémoire, discipline par discipline (avec leurs instruments)

    Les guides expliquent comment rédiger un cadre théorique ; presque aucun ne répond à la question qui précède : quels modèles existent, et lequel correspond à ma question ? Cet annuaire recense douze modèles réellement utilisables dans un mémoire de master ou un travail de fin d’études, classés par type de question plutôt que par discipline d’inscription — parce qu’un modèle de santé sert régulièrement un mémoire de gestion, et inversement. Pour chacun : ce qu’il explique, s’il publie un instrument, et où se trouve son ancre française quand elle existe.

    Le critère d’entrée dans cette liste est celui détaillé dans le choix d’un modèle théorique : un modèle utilisable descend jusqu’à l’opérationnalisation — construits définis, mesure documentée. Les modèles purement spéculatifs, si stimulants soient-ils, n’y figurent pas.

    Casier de bibliothèque symbolisant l'annuaire des modèles théoriques par discipline
    Douze tiroirs, un critère unique : le modèle livre-t-il ses construits et sa mesure ?

    « Mon sujet parle de travail » — RH, management, santé au travail

    Le modèle demande-contrôle de Karasek explique la tension au travail par le croisement de la demande psychologique et de la latitude décisionnelle, complété par le soutien social. Instrument : le Job Content Questionnaire, 26 items dans la version française des enquêtes SUMER — protégé par des droits d’auteur, avec tarifs réduits académiques. Fiche INRS FRPS 2.

    Le déséquilibre efforts-récompenses de Siegrist explique l’usure par la combinaison d’efforts élevés et de faibles récompenses (rémunération, estime, statut). Instrument : 23 items validés en français, libre pour la recherche. Fiche INRS FRPS 3. Le face-à-face complet des deux — mécanismes, cotation, conditions d’utilisation — est dans Karasek ou Siegrist pour un mémoire RPS.

    « Mon sujet parle d’un outil numérique » — SI, gestion, éducation, santé

    Le TAM de Davis (1989) explique l’acceptation d’une technologie par deux construits — utilité perçue, facilité d’utilisation perçue. Sobre, outillé, idéal pour un échantillon modeste et un usage volontaire.

    L’UTAUT de Venkatesh et coauteurs (2003) synthétise huit modèles antérieurs en quatre construits — attente de performance, attente d’effort, influence sociale, conditions facilitatrices — modérés par le genre, l’âge, l’expérience et le volontariat. Le bon choix quand l’usage est imposé par l’organisation. Le comparatif détaillé, avec les définitions d’origine, est dans TAM ou UTAUT pour un mémoire sur l’adoption du numérique.

    « Mon sujet parle de motivation ou d’intention » — psychologie, STAPS, éducation, marketing

    La théorie de l’autodétermination (SDT) de Ryan et Deci explique la motivation par la satisfaction de trois besoins — autonomie, compétence, lien social — et se décline en six mini-théories. Son centre officiel met en ligne une quarantaine d’échelles, explicitement ouvertes aux projets de recherche académiques non commerciaux : c’est le modèle le mieux outillé de cette liste.

    La théorie du comportement planifié (TPB) d’Ajzen prédit une intention par l’attitude, la norme subjective et le contrôle comportemental perçu — et son auteur diffuse lui-même un guide de construction de questionnaire. Le modèle de tout sujet en « pourquoi les gens ont-ils (ou non) l’intention de… ». Ces deux modèles sont présentés en détail dans le guide du choix de modèle.

    « Mon sujet parle de changement de comportement » — prévention, éducation thérapeutique, addictologie

    Le modèle transthéorique de Prochaska et DiClemente décrit le changement comme un cycle de stades — pré-intention, intention, préparation, action, maintien, avec la rechute dans le cycle — chacun appelant une intervention adaptée. Ancre française rare : un outil officiel de la HAS (2014) le formalise en annexe de sa recommandation sur l’arrêt du tabac. Mode d’emploi complet dans les stades du changement dans un mémoire.

    « Mon sujet parle de développement et d’environnements » — éducation, travail social, petite enfance

    Le modèle écologique de Bronfenbrenner analyse tout phénomène de développement à travers cinq systèmes emboîtés — micro, méso, exo, macro, chronosystème — puis, dans sa version mature, le modèle PPCT centré sur les processus proximaux. Pas d’instrument standardisé : c’est un cadre d’analyse qualitative, pas un modèle de mesure. Les définitions exactes de 1994 et la grille d’application sont dans la masterclass Bronfenbrenner.

    « Mon sujet évalue un dispositif ou une organisation » — santé, qualité, management public

    Le triptyque de Donabedian évalue la qualité par trois approches — structure, processus, résultats — avec une mise en garde d’auteur sur les résultats utilisés seuls. Le cadre du mémoire de cadre de santé et de toute démarche qualité : voyez le modèle de Donabedian pour évaluer la qualité des soins.

    Le CFIR (Consolidated Framework for Implementation Research) explique pourquoi une innovation valide ne s’installe pas dans un service, en cinq domaines — avec une traduction française officielle de ses construits. Voyez le cadre CFIR pour un mémoire professionnel en santé.

    RE-AIM évalue la portée réelle d’une action en cinq dimensions — Reach, Effectiveness, Adoption, Implementation, Maintenance. Le cadre de l’évaluation d’actions de prévention : voyez la masterclass RE-AIM.

    Le tableau récapitulatif

    Modèle Question type Instrument publié ? Ancre française
    Karasek (JCQ) Tension au travail Oui — 26 items, droits à régler Fiche INRS FRPS 2, enquêtes SUMER
    Siegrist (ERI) Efforts non récompensés Oui — 23 items, libre recherche Fiche INRS FRPS 3, validation Niedhammer
    TAM Acceptation d’un outil Oui — échelles reprises partout
    UTAUT Adoption en organisation Oui — items publiés
    SDT Motivation Oui — ~40 échelles en ligne Versions françaises de plusieurs échelles
    TPB (Ajzen) Intention Oui — guide de construction
    Transthéorique Changement de comportement Algorithmes par comportement Outil HAS 2014
    Bronfenbrenner Développement en contexte Non — cadre d’analyse
    Donabedian Qualité d’un service Non — catégories d’évaluation Socle des démarches qualité
    CFIR Implantation d’une innovation Oui — guide et grilles Traduction française des construits
    RE-AIM Portée d’une action Oui — cadres d’évaluation
    Chemin reliant question de recherche, modèle théorique et instrument
    Le chemin ne part jamais du modèle : il part de la question, et l’instrument vient avec.

    Comment utiliser cet annuaire sans vous tromper

    Partez de votre question, pas de votre discipline. Un mémoire de gestion sur l’épuisement des managers relève de Karasek ou Siegrist ; un mémoire d’éducation sur l’usage d’une plateforme relève de TAM ou UTAUT. L’étiquette de la filière ne décide de rien.

    Vérifiez l’instrument avant de vous engager. « Instrument publié » ne veut pas dire « utilisable sans condition » : certains sont libres pour la recherche, d’autres sous droits. La procédure de vérification — conditions, version française validée, citation — est détaillée dans l’adoption d’une échelle validée.

    Un seul modèle porteur. La tentation de l’annuaire est le collage — trois modèles cités, aucun appliqué. Prenez-en un, faites-le descendre jusqu’aux items ou jusqu’à la grille d’analyse, et n’en ajoutez un second que s’il couvre un mécanisme que le premier ignore.

    Ouvrez votre mémoire dans Tesify une fois le modèle choisi : ses construits deviennent vos sections, du cadre théorique à la discussion — et chaque phrase reste la vôtre.

    Questions fréquentes

    Pourquoi ces douze modèles et pas d’autres ?

    Parce qu’ils passent tous le test de l’opérationnalisation : construits définis, mesure ou grille documentée, littérature d’application abondante. Il existe des centaines d’autres modèles ; beaucoup s’arrêtent au concept, ce qui en fait des références de cadre théorique mais pas des cadres de travail.

    Un modèle absent de cette liste est-il déconseillé ?

    Non — la liste est un point de départ, pas une frontière. Si votre directeur propose un modèle propre à votre champ, appliquez-lui simplement le même test : où sont les construits, où est la mesure, où sont les études d’application ?

    Que faire si deux modèles semblent convenir ?

    Comparez ce que chacun vous ferait mesurer, concrètement : les items ne sont pas les mêmes, les analyses non plus. Le modèle qui produit le protocole le plus faisable sur votre terrain, dans votre calendrier, est le bon.

    Les modèles anglophones posent-ils un problème pour un mémoire en français ?

    Non, à deux conditions : traduire chaque construit une fois pour toutes et tenir la traduction dans tout le texte, et utiliser une version française validée de l’instrument quand elle existe — ou signaler explicitement une traduction non validée dans les limites.

    Où trouver les textes fondateurs ?

    Chaque article détaillé lié dans cet annuaire donne la référence exacte de son modèle (revue, année, pages). Citez toujours l’article fondateur plus une application récente à votre champ : le couple ancre le cadre et prouve son actualité.

    Repérez la famille de votre question, ouvrez le mode d’emploi du modèle correspondant, vérifiez l’instrument — puis rédigez votre mémoire avec Tesify, avec vos propres mots.

  • Quel texte régit votre certification en 2026 — et lequel est déjà abrogé : la table de correspondance

    Quel texte régit votre certification en 2026 — et lequel est déjà abrogé : la table de correspondance

    Six des principales certifications professionnelles françaises ont été réécrites entre 2022 et 2026. Deux ont changé de nom au passage, et l’une des deux voit son texte antérieur abrogé le 1er janvier 2026. Dans presque tous les cas, les pages les mieux référencées décrivent encore le régime précédent.

    Cette table indique, pour chaque certification, quel texte est en vigueur, lequel a été remplacé, et ce qui a changé. Elle ne dit pas où chercher un document — pour cela, voir l’annuaire des textes officiels par type de travail. Elle répond à la question d’après : ce que je lis est-il encore applicable ?

    La table

    Certification Texte en vigueur Ce qu’il a remplacé
    CAPA (avocat) Arrêté du 20 juin 2024 Arrêté du 7 décembre 2005, abrogé au 1er janvier 2026
    Notariat (DESN) Arrêté du 5 juillet 2023 Arrêté du 28 avril 2008 et deux arrêtés du 8 août 2013, abrogés — et le diplôme a changé de nom
    CAFDES Décret n° 2022-1190 et arrêté du 27 août 2022 L’architecture antérieure à 2022
    DEIS Arrêté du 2 août 2006 modifié le 17 juin 2024, en vigueur au 1er septembre 2024 Le texte de 2006 non modifié, avec un tableau de correspondance pour les validations partielles
    DEC (expertise comptable) Arrêté du 13 février 2019 modifié le 23 avril 2026 Le texte de 2019 seul — entrées en vigueur échelonnées automne 2026 et printemps 2027
    BUT Annexe 1 de l’arrêté du 15 avril 2022, cadre fixé par l’arrêté du 6 décembre 2019 Les dispositions générales de mai 2021
    BP REA Arrêté du 9 mars 2017, en vigueur depuis janvier 2018 Le BP « responsable d’exploitation agricole » — changement de nom, équivalences par arrêté du 16 février 2018
    DES de médecine Arrêtés des 12 et 21 avril 2017, maquettes modifiées séparément (médecine générale : arrêté du 3 août 2023) Chaque maquette a sa propre histoire de modifications
    Titre professionnel Arrêté du 22 décembre 2015
    HMONP Arrêté du 10 avril 2007, version consolidée
    Master en ENSA Arrêté du 20 juillet 2005, version consolidée
    BPJEPS, DEJEPS, DESJEPS Code du sport, articles R. 212-10-1 et suivants ; référentiels par arrêté de mention
    BTSA, épreuve E7 Une note de service par option (2016 pour Production animale, 2012 pour Génie des équipements agricoles)
    Mémoire d’actuariat Recommandations de l’Institut des actuaires applicables au 1er mars 2019 Des recommandations de 2010 qui circulent encore
    Ancien document mis de côté au profit d'une version plus récente
    Le texte périmé est souvent celui qui remonte en premier — et il ressemble en tout point au bon.

    Les trois pièges, par ordre de coût

    1. Le changement de nom — le plus coûteux

    Deux certifications de cette table ont changé d’intitulé : le diplôme supérieur de notariat est devenu le diplôme d’études supérieures de notariat, et le BP « responsable d’exploitation agricole » est devenu le BP « responsable d’entreprise agricole ».

    Pourquoi c’est plus grave qu’un simple changement de règle : chercher l’ancien nom renvoie vers un corpus abondant et bien référencé qui décrit un régime abrogé, et ne fait pas remonter les pages à jour. Vous n’obtenez pas un résultat vide qui vous alerterait — vous obtenez une réponse confiante et fausse.

    2. L’entrée en vigueur échelonnée

    Un texte modificatif n’entre pas nécessairement en vigueur d’un bloc. L’arrêté du 23 avril 2026 sur le DEC en est l’illustration : la conservation des notes change dès la session d’automne 2026, tandis que la suppression du délai d’agrément et l’assouplissement de l’inscription s’appliquent à partir de la session de printemps 2027. Pour la session 2026, l’ancienne règle des six mois continue de s’appliquer — le texte le dit expressément.

    Lire « le texte a été modifié » ne suffit donc pas. Il faut lire à partir de quelle session chaque disposition s’applique, et la comparer à la vôtre.

    3. La coexistence de deux régimes

    Le CAPA est le cas le plus net : l’arrêté de 2024 s’applique aux élèves avocats ayant commencé leur formation à compter du 1er janvier 2025, tandis que les promotions antérieures restaient sous l’arrêté de 2005 — lui-même abrogé au 1er janvier 2026. Deux régimes ont donc coexisté, et 2026 est l’année où l’ancien disparaît.

    Le DEIS illustre la variante douce du même phénomène : un tableau de correspondance a été prévu pour les candidats en validation partielle au moment du changement.

    Ce que la table ne couvre pas

    Elle recense les textes nationaux. Trois niveaux se superposent, et le plus bas est souvent celui qui vous engage sur le format :

    1. Le texte national — la nature de l’épreuve, le jury, les conditions de délivrance.
    2. Le référentiel ou la fiche descriptive — ce qui est évalué. Parfois par option ou par mention, comme pour le BTSA et les diplômes Jeunesse et Sports, où le document utile n’est pas le texte national mais celui de votre spécialité.
    3. Le règlement de votre établissement — le volume, le calendrier, le dépôt.

    Notre décodeur du vocabulaire des référentiels explique comment lire ces documents une fois trouvés, et notre comparatif des jurys et de leurs seuils ce que la composition d’un jury révèle des attendus.

    Poste de consultation d'une base de textes juridiques
    La version consolidée porte l’historique des modifications : c’est elle qu’il faut ouvrir, pas la version d’origine.

    La méthode, en trois gestes

    1. Ouvrez la version consolidée, pas la version d’origine. Elle porte l’historique des modifications et la date d’entrée en vigueur de chacune.
    2. Cherchez la date de la dernière modification, puis vérifiez à partir de quelle session ou de quelle promotion elle s’applique.
    3. Vérifiez le nom. Si un document parle de votre diplôme sous un intitulé légèrement différent du vôtre, ce n’est probablement pas une approximation : c’est un texte antérieur au changement de nom.

    Une remarque de méthode, apprise en constituant cette table : un portail officiel n’est pas une garantie de fraîcheur. Un texte peut être publié sur un site ministériel et avoir été remplacé depuis. C’est la date du texte, et sa mention d’abrogation, qui font foi — pas l’autorité du site qui l’héberge.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne vérifie pas la version de votre texte. Cette table est un point de départ daté ; l’état du droit à la date où vous lisez se vérifie sur la version consolidée.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Et sur ces certifications, la sanction la plus fréquente n’est pas un contrôle mais un dossier hors format, écrit contre une règle qui n’existe plus.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.

    Ce que l’outil fait, une fois le bon texte identifié : construire un plan conforme aux attendus qu’il fixe, et vérifier que chaque exigence du référentiel applicable trouve une réponse dans votre écrit.

    Cadrez votre travail avec Tesify — après avoir vérifié que votre texte est le bon.

    FAQ — Les textes en vigueur

    Pourquoi tant de certifications ont-elles été réécrites récemment ?

    Les certifications professionnelles sont révisées régulièrement pour suivre l’évolution des métiers et des référentiels. La conséquence pratique est que l’information disponible en ligne décrit fréquemment un régime antérieur, les pages anciennes étant souvent mieux référencées que les pages à jour.

    Comment savoir si le texte que je lis est encore applicable ?

    En ouvrant la version consolidée plutôt que la version d’origine : elle porte l’historique des modifications et les dates d’entrée en vigueur. Il faut ensuite vérifier à partir de quelle session ou de quelle promotion chaque disposition s’applique.

    Un texte peut-il entrer en vigueur par morceaux ?

    Oui, et c’est fréquent. L’arrêté du 23 avril 2026 sur le diplôme d’expertise comptable en est un exemple : la conservation des notes change dès la session d’automne 2026, tandis que d’autres dispositions ne s’appliquent qu’à partir de la session de printemps 2027, l’ancienne règle continuant de valoir pour la session 2026.

    Quelles certifications ont changé de nom ?

    Le diplôme supérieur de notariat est devenu le diplôme d’études supérieures de notariat avec l’arrêté du 5 juillet 2023, et le brevet professionnel « responsable d’exploitation agricole » est devenu « responsable d’entreprise agricole » avec l’arrêté du 9 mars 2017. Chercher l’ancien nom renvoie vers des contenus abondants mais périmés.

    Le texte national suffit-il ?

    Rarement. Trois niveaux se superposent : le texte national fixe la nature de l’épreuve, le référentiel ou la fiche descriptive dit ce qui est évalué — parfois par option ou par mention —, et le règlement de l’établissement fixe le volume, le calendrier et les modalités de dépôt.

    Un document publié sur un site officiel est-il forcément à jour ?

    Non. Un texte peut figurer sur un site ministériel tout en ayant été remplacé depuis. C’est la date du texte et sa mention d’abrogation qui font foi, pas l’autorité du site qui l’héberge.

  • UC, UCARE, SPS, blocs, CCF : décoder le vocabulaire des référentiels professionnels (2026)

    UC, UCARE, SPS, blocs, CCF : décoder le vocabulaire des référentiels professionnels (2026)

    Un référentiel professionnel français emploie une vingtaine de termes techniques qui ne veulent pas dire ce qu’ils semblent dire. « Capacité » n’est pas une aptitude, une « unité capitalisable » n’est pas une matière, une « situation professionnelle significative » n’est pas une anecdote, et « non évalué en tant que tel » ne signifie pas « sans importance ». Ce décodeur reprend chaque terme tel que les textes officiels l’emploient.

    Il ne dit pas quel diplôme vous préparez — pour cela, voir quel travail de fin d’études devez-vous rendre — ni où trouver votre texte de référence — voir l’annuaire des textes officiels. Il vous permet de lire le document une fois que vous l’avez.

    Les trois « référentiels » qu’il ne faut pas confondre

    C’est la première source d’erreur, parce que le mot est le même et que les documents ne servent pas à la même chose.

    Terme Ce qu’il contient À quoi il vous sert
    Référentiel d’activités Ce que fait le professionnel dans son emploi Comprendre le métier visé
    Référentiel professionnel La description de l’emploi et des situations qui le caractérisent Choisir vos exemples et vos situations
    Référentiel de certification Ce qui est évalué et comment C’est celui qui vous engage

    Quand un texte renvoie à « un référentiel » sans préciser, c’est presque toujours le référentiel de certification qu’il faut aller chercher. C’est lui qui liste ce que le jury vérifie.

    Les unités : bloc, UC, UCARE

    Bloc de compétences

    Un ensemble homogène et cohérent de compétences, évaluable et acquérable séparément. C’est l’architecture standard des certifications enregistrées au répertoire national. Sur ce que cela représente à l’échelle du répertoire — nombre de blocs par certification, configurations les plus fréquentes —, voir nos chiffres du RNCP.

    Unité capitalisable (UC)

    Une unité qui s’obtient séparément et — c’est le point décisif — reste acquise. Dans les diplômes Jeunesse et Sports, le code du sport prévoit que les unités capitalisables acquises le sont à titre définitif, sans durée de validité, et que le diplôme est délivré dès que le candidat les possède toutes « quel que soit leur mode d’acquisition ». Voir les écrits du BPJEPS, DEJEPS et DESJEPS.

    UCARE

    Unité capitalisable d’adaptation régionale à l’emploi. Elle valide des capacités supplémentaires liées à un savoir-faire particulier, pour tenir compte des enjeux locaux. Comme elle varie d’un centre à l’autre, c’est la partie du diplôme sur laquelle vous avez une prise réelle — en choisissant votre centre. Un registre national des UCARE recense celles mises en œuvre sur le territoire. Voir notre guide du BPREA.

    Capacité

    Le mot piège. Dans un référentiel, une « capacité » n’est pas une aptitude générale mais une unité d’évaluation nommée. Le principe posé pour le BP responsable d’entreprise agricole est explicite : chaque UC correspond à une capacité du référentiel de certification.

    Conséquence de lecture : quand un texte dit « capacité 6 » ou « capacité 7 », il désigne un objet précis et numéroté, pas une qualité personnelle. Et si votre référentiel liste huit capacités, vous avez huit choses distinctes à démontrer — pas une impression d’ensemble à produire.

    Blocs modulaires assemblés illustrant une certification par unités
    Blocs, unités capitalisables, capacités : trois mots pour une même idée — la certification se démonte en morceaux acquis séparément.

    SPS — situation professionnelle significative

    Une situation de travail jugée représentative du métier, listée dans le référentiel professionnel. Le BTSA option Production animale en compte 15, et demande au candidat trois fiches de deux pages maximum s’y référant.

    Ce n’est pas une anecdote de stage : c’est une situation identifiée par le référentiel, que vous devez rattacher explicitement. Une fiche qui raconte un épisode sans le rapporter à une SPS de la liste ne répond pas à la commande.

    CCF — contrôle en cours de formation

    Une évaluation conduite pendant la formation, par le centre habilité, plutôt qu’en épreuve terminale. Deux idées reçues à écarter :

    • Le CCF n’est pas un régime au rabais. Pour l’épreuve E7 du BTSA, la fiche officielle précise que l’épreuve « se déroule dans les mêmes conditions pour les candidats en CCF et hors CCF ».
    • Le CCF peut peser lourd. Depuis la réforme du CAPA, le contrôle continu est affecté d’un coefficient 2 sur un total de 5 — davantage que l’épreuve de plaidoirie.

    Le mot associé est habilitation : la mise en œuvre des UC et du contrôle en cours de formation suppose que le centre soit habilité. Ce n’est pas une formalité invisible — elle conditionne la validité de ce que vous validez.

    Les trois mécaniques de notation, et leurs mots

    Trois expressions décrivent des réalités opposées. Savoir laquelle figure dans votre texte détermine votre stratégie.

    Expression Ce qu’elle signifie Exemple vérifié
    Coefficient Le poids d’une épreuve dans la moyenne L’épreuve E7 du BTSA est affectée du coefficient 12
    Note éliminatoire Un seuil en dessous duquel le diplôme est refusé, quelle que soit la moyenne Au DEC, toute note inférieure à 10/20 au mémoire est éliminatoire — alors que le seuil est de 6/20 sur les écrits
    Crédits non compensables Des crédits qu’aucune moyenne ne rattrape En école d’architecture, le mémoire vaut 8 crédits et la soutenance du PFE 10, tous non compensables

    Et à l’opposé, la capitalisation : quand les unités sont acquises définitivement, un échec ne coûte que l’unité concernée. C’est le régime le plus favorable à un adulte qui se forme en travaillant.

    Les mots de l’évaluation orale

    Mise en situation professionnelle

    Une évaluation où l’on vous observe faire, et non raconter. C’est l’épreuve centrale du titre professionnel du ministère du Travail, où le dossier professionnel accompagne l’observation sans la remplacer.

    Oral d’explicitation

    Un entretien où vous rendez explicite votre propre raisonnement sur une situation vécue : pourquoi ce choix, sur quelle base, avec quel résultat. C’est la modalité d’évaluation des unités du BP REA. Elle ne se prépare pas en révisant mais en documentant ses pratiques au fil de l’eau.

    Entretien

    Attention à sa durée relative. Dans plusieurs épreuves, l’entretien dure bien plus longtemps que l’exposé : 20 minutes de présentation pour 40 minutes d’entretien au DEJEPS mention APSA ; 10 minutes de présentation pour 35 minutes d’entretien à l’E7 du BTSA. Préparer l’exposé sans préparer l’entretien revient à préparer le tiers ou le quart de l’épreuve.

    Poste de travail préparé pour une évaluation en situation professionnelle
    « Mise en situation professionnelle » : on vous regarde faire. Le dossier accompagne, il ne remplace pas.

    Le piège de formulation : « non évalué en tant que tel »

    C’est la tournure la plus coûteuse de tout le vocabulaire des référentiels, et elle mérite sa propre section.

    À l’épreuve E7 du BTSA, les trois fiches SPS sont dites « non évaluées en tant que telles ». Beaucoup de candidats en concluent qu’elles sont accessoires. Or le jury choisit l’une des trois et l’utilise pendant dix des trente-cinq minutes d’entretien.

    La lecture correcte est donc : le document ne reçoit pas de note propre, mais la séquence qu’il alimente est notée. Chaque fois que vous croisez cette formule, cherchez à quelle épreuve la pièce sert de support avant de conclure qu’elle est secondaire. Voir le détail dans notre guide de l’épreuve E7 du BTSA.

    Qui délivre, qui certifie, qui forme

    Trois rôles souvent confondus, avec une conséquence chiffrée.

    • L’autorité qui délivre — un ministère, une profession, un établissement. Elle signe le diplôme.
    • Le certificateur — l’organisme responsable de la certification, nommément désigné.
    • L’organisme de formation — celui qui vous prépare. Il peut préparer une certification sans en être le certificateur.

    Confondre les deux derniers conduit à surestimer massivement la concentration du marché : le répertoire national identifie 1 217 certificateurs, un chiffre très inférieur au nombre d’organismes de formation. Sur le partage entre autorités, voir quel ministère délivre votre diplôme.

    Deux mots complètent le tableau : enregistrement de droit (diplômes et titres créés par l’État, inscrits sans examen individuel) et enregistrement sur demande (dossier examiné par France compétences).

    Validation partielle et VAE

    Validation partielle : le jury reconnaît une partie seulement des unités ou blocs. Ce n’est pas un échec — c’est un point d’étape, et selon les diplômes les acquis sont conservés définitivement ou pour une durée déterminée. Vérifiez systématiquement lequel des deux régimes s’applique au vôtre.

    VAE : la validation des acquis de l’expérience permet d’obtenir tout ou partie d’une certification sans passer par la formation. Dans les diplômes en unités capitalisables, les deux voies se combinent. L’écrit attendu n’est alors pas celui du diplôme mais un dossier construit contre le référentiel : voir notre guide du livret 2 de VAE.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne lit pas votre référentiel à votre place. Ce décodeur explique le vocabulaire ; les termes de votre certification figurent dans votre référentiel de certification, que seul votre organisme détient.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est — et dans la plupart des dispositifs décrits ici, l’évaluation est orale ou se fait en situation, devant des praticiens.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.

    Ce que l’outil fait : construire le tableau de correspondance entre les capacités ou blocs de votre référentiel et le plan de votre écrit, puis vérifier qu’aucune ligne ne reste sans réponse identifiable dans le texte. C’est l’usage le plus rentable une fois le vocabulaire compris.

    Structurez votre écrit avec Tesify — une fois votre référentiel en main.

    FAQ — Le vocabulaire des référentiels

    Quelle différence entre référentiel professionnel et référentiel de certification ?

    Le référentiel professionnel décrit l’emploi et les situations qui le caractérisent ; le référentiel de certification décrit ce qui est évalué et comment. C’est le second qui vous engage : c’est lui qui liste ce que le jury vérifie.

    Qu’est-ce qu’une capacité dans un référentiel ?

    Une unité d’évaluation nommée et numérotée, et non une aptitude générale. Dans les diplômes en unités capitalisables, chaque UC correspond à une capacité du référentiel de certification : si votre référentiel liste huit capacités, vous avez huit démonstrations distinctes à produire.

    Qu’est-ce qu’une UCARE ?

    Une unité capitalisable d’adaptation régionale à l’emploi, qui valide des capacités supplémentaires liées à un savoir-faire particulier et aux enjeux locaux. Comme les UCARE varient d’un centre à l’autre, elles se choisissent en choisissant son centre de formation. Un registre national recense celles mises en œuvre sur le territoire.

    Le contrôle en cours de formation est-il moins exigeant ?

    Non. Pour l’épreuve E7 du BTSA, la fiche officielle précise que l’épreuve se déroule dans les mêmes conditions pour les candidats en CCF et hors CCF. Et depuis la réforme du CAPA, le contrôle continu pèse un coefficient 2 sur un total de 5, davantage que l’épreuve de plaidoirie.

    Que signifie « non évalué en tant que tel » ?

    Que le document ne reçoit pas de note propre — mais pas qu’il est sans effet. À l’épreuve E7 du BTSA, les trois fiches de situations professionnelles significatives sont dites non évaluées en tant que telles, et le jury en choisit pourtant une pour dix des trente-cinq minutes d’entretien. Il faut toujours chercher à quelle épreuve la pièce sert de support.

    Quelle différence entre note éliminatoire et crédit non compensable ?

    Une note éliminatoire est un seuil sous lequel le diplôme est refusé malgré une moyenne suffisante ailleurs : au DEC, toute note inférieure à 10 sur 20 au mémoire est éliminatoire. Un crédit non compensable est un crédit qu’aucune moyenne ne rattrape : en école d’architecture, le mémoire vaut 8 crédits et la soutenance du projet de fin d’études 10, tous non compensables.

    Un certificateur est-il un organisme de formation ?

    Pas nécessairement. Le certificateur est responsable de la certification ; l’organisme de formation prépare les candidats et peut le faire sans être certificateur. Le répertoire national identifie 1 217 certificateurs, un nombre très inférieur à celui des organismes de formation.

  • Où lire des mémoires professionnels validés : annuaire 2026 par diplôme

    Où lire des mémoires professionnels validés : annuaire 2026 par diplôme

    Lire deux ou trois mémoires validés de son propre diplôme est le geste le plus rentable avant d’écrire. Pour les mémoires universitaires, les portails d’archives ouvertes sont bien connus. Pour les diplômes professionnels, les mémoires existent aussi — mais ils sont dispersés dans les catalogues des écoles et des professions, et la plupart ne sont pas sur Google.

    Cet annuaire recense les points d’entrée réels, filière par filière. Il dit aussi, sans détour, les cas où aucun dépôt public n’existe : c’est une information utile, parce qu’elle vous évite de chercher pendant des heures ce qui n’est pas en ligne.

    D’abord : ce qui n’existe pas

    Contrairement aux mémoires de master, il n’y a pas de dépôt national obligatoire pour les écrits de certification professionnelle. Un mémoire de titre RNCP, un dossier professionnel, un livret 2 de VAE ne rejoignent aucune archive ouverte : ils restent chez l’organisme certificateur, qui n’a aucune obligation de les publier.

    Concrètement, cela signifie que pour ces certifications, les seules sources fiables sont l’organisme lui-même — cahier des charges, mémoires anonymisés parfois communiqués aux promotions — et le référentiel de certification publié par le certificateur. Notre annuaire des textes officiels par type de travail indique où trouver ce référentiel dans chaque cas.

    Là où des collections publiques existent, elles sont adossées à une école ou à une profession. Voici lesquelles.

    Architecture — le réseau ArchiRès

    ArchiRès est le portail documentaire commun aux bibliothèques des écoles nationales supérieures d’architecture et de paysage. C’est le catalogue de référence du domaine, et il donne accès aux travaux d’étudiants déposés par les écoles du réseau.

    Deux précisions pratiques. Les collections et les droits d’accès varient d’une école à l’autre : certaines notices renvoient à un document en ligne, d’autres à une consultation sur place. Et la connexion avec ses identifiants d’école ouvre davantage de contenus qu’une consultation anonyme — si vous êtes inscrit en ENSA, connectez-vous avant de conclure qu’un document est introuvable.

    Pour ce que le jury attend ensuite, voir notre guide du mémoire de HMONP.

    Poste de consultation d'un catalogue documentaire en bibliothèque
    Beaucoup de ces catalogues ne sont pas indexés par les moteurs de recherche : il faut y entrer directement.

    Santé publique et direction d’établissement — la documentation de l’EHESP

    Le catalogue en ligne du service documentation de l’École des hautes études en santé publique est le point d’entrée pour les travaux liés à la santé publique, au management hospitalier et à la direction d’établissement sanitaire, social et médico-social.

    C’est la ressource la plus pertinente si vous préparez un mémoire d’élève-directeur, puisque l’école est l’opérateur de la formation statutaire. Elle l’est aussi, indirectement, pour le CAFDES, dont l’EHESP est l’établissement délivrant le diplôme — voir notre comparatif CAFDES ou DEIS.

    Comme pour ArchiRès, une partie du catalogue est réservée aux comptes de l’école ; la création d’un compte externe est proposée.

    Expertise comptable — la Bibliotique

    Bibliotique est la bibliothèque de la profession comptable. C’est le point d’entrée documentaire pour la filière, y compris pour la production des mémorialistes.

    Un détail technique qui a son importance : l’adresse avec www ne répond pas correctement, alors que l’adresse sans www fonctionne. Si vous obtenez une erreur de connexion sécurisée, essayez la seconde avant de conclure que le site est hors service.

    Pour les règles de l’épreuve elle-même — agrément du sujet, volume, soutenance — voir notre guide du mémoire du DEC.

    Ingénieur, paramédical, master — DUMAS et les archives ouvertes

    DUMAS reste le dépôt le plus large pour les travaux d’étudiants en France, et il ne contient pas que des mémoires de master : on y trouve aussi des travaux de filières paramédicales et d’établissements comme le Cnam, selon la politique de dépôt de chaque établissement.

    C’est donc la première recherche à faire si vous préparez un mémoire d’ingénieur du Cnam ou un mémoire de fin d’études paramédical — avec une réserve : le dépôt dépend de l’établissement et de l’autorisation de l’auteur, donc l’absence d’un travail sur DUMAS ne signifie pas qu’il n’existe pas.

    Pour le détail du fonctionnement de DUMAS, de HAL, de theses.fr, de Cairn et du SUDOC — modes de recherche, dépôt, différences entre plateformes —, notre annuaire des portails de mémoires traite ce volet en détail. Le présent article ne le double pas : il complète la carte du côté professionnel.

    Plusieurs mémoires professionnels classés par filière sur une table
    Trois mémoires validés de votre propre diplôme valent mieux que quinze exemples d’une autre filière.

    Validation des acquis de l’expérience — vae.gouv.fr

    Le portail public vae.gouv.fr centralise l’information sur la démarche. Il ne diffuse pas de livrets validés — ceux-ci ne sont pas publics — mais il donne le cadre, les étapes et les interlocuteurs, ce qui est l’essentiel de ce qu’on cherche au départ.

    Tableau récapitulatif

    Filière / diplôme Point d’entrée Accès aux travaux
    Architecture (DEA, HMONP) ArchiRès Variable selon l’école ; connexion école recommandée
    Santé publique, direction d’établissement (D3S, CAFDES) Documentation EHESP Catalogue public, compte externe possible
    Expertise comptable (DEC) Bibliotique Bibliothèque de la profession
    Ingénieur Cnam, paramédical, master DUMAS Accès libre, dépôt non systématique
    Titre RNCP, titre professionnel, CQP Organisme certificateur Aucun dépôt public — demander à l’organisme
    VAE vae.gouv.fr Cadre et démarche ; livrets non publics

    Comment lire un mémoire validé — et ce qu’il ne faut pas en faire

    Lire des exemplaires validés sert trois choses précises, et une seule d’entre elles concerne le contenu.

    1. Calibrer le volume et la structure. C’est l’usage le plus rentable. Vous voyez ce que 60 pages représentent réellement, comment la problématique est posée, où s’arrête la partie contextuelle.
    2. Comprendre le registre. Un mémoire de direction ne s’écrit pas comme un mémoire de recherche ; le lire est plus efficace que se le faire expliquer.
    3. Repérer ce que le jury a laissé passer et ce qu’il a manifestement exigé. Les rapports de jury, quand ils existent, sont encore plus instructifs que les mémoires eux-mêmes.

    En revanche, un mémoire validé n’est pas un gisement de contenu. Reprendre l’analyse d’un autre sur un terrain qui n’est pas le vôtre est du plagiat, et c’est aussi le meilleur moyen de vous retrouver incapable de répondre à la première question du jury. Si vous cherchez surtout des exemples commentés côté universitaire, notre sélection de mémoires réussis par discipline les analyse déjà.

    Un dernier réflexe, valable pour tous ces catalogues : vérifiez l’année. Un mémoire de CAFDES antérieur à la réforme de 2022, ou de DEIS antérieur à celle de 2024, décrit une architecture de certification qui n’est plus la vôtre. Il reste utile pour le style ; il ne l’est plus pour le cadre.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne vous fournit pas de mémoires d’autres candidats et ne réécrit pas un travail existant. Lire des exemplaires validés relève de votre préparation, pas d’un service.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et elle est particulièrement déplacée ici : le risque, quand on lit beaucoup d’exemplaires, est de s’approprier sans s’en rendre compte l’analyse de quelqu’un d’autre. Le contrôle n’est pas le problème — c’est le travail personnel manquant qui l’est.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.

    Ce que l’outil fait, une fois vos deux ou trois exemplaires lus : traduire ce que vous en avez retenu en une structure applicable à votre terrain, tenir cette structure sur une rédaction longue, et vérifier que chaque exigence de votre référentiel trouve une réponse dans le texte.

    Structurez votre mémoire avec Tesify — après avoir lu ce qui a été validé avant vous.

    FAQ — Trouver des mémoires professionnels

    Les mémoires de certification professionnelle sont-ils publics ?

    Non, en règle générale. Il n’existe pas de dépôt national obligatoire pour les écrits de certification professionnelle : mémoires de titre RNCP, dossiers professionnels et livrets de VAE restent chez l’organisme certificateur, qui n’a pas d’obligation de publication. Les collections publiques existent seulement là où une école ou une profession en a constitué une.

    Où trouver des mémoires en architecture ?

    Sur ArchiRès, le portail documentaire commun aux bibliothèques des écoles nationales supérieures d’architecture et de paysage. Les collections et les droits d’accès varient selon l’école, et une connexion avec ses identifiants d’école ouvre davantage de contenus qu’une consultation anonyme.

    Où trouver des mémoires de direction d’établissement sanitaire ou social ?

    Dans le catalogue en ligne du service documentation de l’École des hautes études en santé publique, qui est l’opérateur de la formation statutaire des élèves-directeurs et l’établissement délivrant le CAFDES. Un compte externe peut être créé pour accéder à une partie des ressources.

    Où trouver des mémoires d’expertise comptable ?

    Auprès de Bibliotique, la bibliothèque de la profession comptable. Attention à l’adresse : la version avec www ne répond pas correctement, contrairement à l’adresse sans www.

    DUMAS contient-il autre chose que des mémoires de master ?

    Oui. Selon la politique de dépôt de chaque établissement, on y trouve aussi des travaux de filières paramédicales et d’établissements comme le Cnam. Le dépôt n’étant ni systématique ni obligatoire, l’absence d’un travail sur DUMAS ne signifie pas qu’il n’existe pas.

    Peut-on s’inspirer d’un mémoire validé sans plagier ?

    Oui, à condition de s’en servir pour calibrer le volume, la structure et le registre, et non pour reprendre une analyse. Un mémoire professionnel s’appuie sur votre terrain et vos décisions : une analyse empruntée ne résiste pas à la première question du jury, indépendamment de toute question de plagiat.

    Faut-il vérifier l’année du mémoire consulté ?

    Impérativement. Un mémoire de CAFDES antérieur à la réforme de 2022 ou un mémoire de DEIS antérieur à celle entrée en vigueur en septembre 2024 décrit une architecture de certification qui n’est plus applicable. Ces exemplaires restent utiles pour le style et la méthode, pas pour le cadre réglementaire.