Catégorie : Mémoire

  • Le mémoire du DDEEAS en 2026 : votre sujet doit être agréé avant que vous puissiez passer la moindre épreuve

    Le mémoire du DDEEAS en 2026 : votre sujet doit être agréé avant que vous puissiez passer la moindre épreuve

    Le mémoire du DDEEAS est présenté quinze minutes devant le jury, puis discuté trente minutes. Mais l’échéance qui décide de votre session est bien antérieure : le sujet est déposé à l’inscription et doit obtenir l’agrément du président du jury avant la fin du troisième mois qui suit la date limite de dépôt des demandes. Sans cet agrément, vous n’êtes pas autorisé à vous présenter à l’ensemble des épreuves.

    C’est une mécanique rare : dans la plupart des examens professionnels, un sujet mal cadré coûte des points. Ici, il coûte la session entière — et il la coûte avant que vous ayez écrit une ligne.

    Le texte applicable

    Le diplôme de directeur d’établissement d’éducation adaptée et spécialisée est régi par l’arrêté du 19 février 1988 modifié, en vigueur au 5 août 2026. Malgré son ancienneté, il a été retouché à plusieurs reprises — arrêtés du 12 juillet 1990, du 29 juillet 1992, du 18 novembre 1993, du 9 janvier 1995, et en dernier lieu arrêté du 23 décembre 2020.

    Cette longévité mérite d’être signalée, parce qu’elle est l’exception dans ce domaine. La plupart des certifications professionnelles françaises sont réécrites tous les quelques années ; celle-ci fonctionne sur une base de 1988 régulièrement amendée. Vérifiez malgré tout la version en vigueur pour votre session : c’est le texte modifié, et non l’original de 1988, qui vous est opposable.

    Les trois épreuves

    L’article 4 dispose que « l’examen comprend trois épreuves dont les sujets sont en rapport direct avec le référentiel de compétences joint en annexe » :

    # Épreuve Format
    1 Épreuve écrite de législation, administration, gestion Durée : quatre heures
    2 Un exposé suivi d’une interrogation 15 minutes + 15 minutes
    3 La présentation d’un mémoire 15 minutes + 30 minutes d’interrogation

    L’article 5 fixe le seuil : une note minimale de 10 sur 20 est exigée à chaque épreuve. Il n’y a donc pas de compensation entre les trois — un écrit de législation solide ne rattrape pas un mémoire faible, et réciproquement.

    Notez la dissymétrie de la troisième épreuve : quinze minutes pour présenter, trente minutes pour répondre. C’est le double. Sur les trois épreuves, c’est celle où le jury dispose du plus de temps pour creuser, et de loin.

    Formulaire administratif posé à côté d'une enveloppe timbrée sur une table
    Le sujet se dépose au moment de l’inscription, bien avant que le mémoire existe.

    L’agrément du sujet : la vraie échéance

    L’article 4 pose deux obligations que l’on peut manquer sans s’en apercevoir.

    La première : « Le sujet du mémoire est déposé lors de l’inscription et soumis à l’approbation du président du jury. » Vous ne choisissez donc pas votre sujet après avoir exploré le terrain — vous l’annoncez au moment où vous vous inscrivez.

    La seconde est la plus lourde de conséquences : « Pour être autorisé à se présenter à l’ensemble des épreuves, le candidat doit obtenir l’agrément de son sujet de mémoire avant la fin du troisième mois qui suit la date limite de dépôt des demandes d’inscription. »

    Lisez bien « l’ensemble des épreuves ». Ce n’est pas la seule épreuve de mémoire qui est conditionnée : c’est l’accès à l’examen. Un sujet refusé ou laissé sans réponse au-delà du délai vous ferme aussi l’écrit de législation et l’exposé.

    La conséquence pratique est un calendrier inversé. Le travail utile des premières semaines n’est pas d’écrire, mais de faire valider un intitulé — et d’en avoir un deuxième prêt si le premier ne passe pas. Sur la manière de formuler une question qui tienne, notre méthode pour formuler une problématique de mémoire s’applique, avec une contrainte supplémentaire ici : le sujet doit être « en rapport direct avec le référentiel de compétences joint en annexe ».

    Trois exemplaires, un mois avant, cachet de la poste faisant foi

    La seconde échéance est matérielle. Le candidat doit « avoir déposé ou adressé au centre chargé de l’organisation de l’examen au moins un mois avant la date fixée pour la première épreuve, le cachet de la poste faisant foi, trois exemplaires du mémoire réalisé ».

    Trois éléments à retenir. Trois exemplaires, donc une impression et une reliure à prévoir, pas un simple envoi de fichier. Un mois avant la première épreuve — c’est-à-dire avant l’écrit de législation, et non avant la soutenance du mémoire : votre date butoir est plus précoce que l’intuition ne le suggère. Et le cachet de la poste faisant foi, ce qui vous protège d’un acheminement lent mais ne pardonne pas un dépôt tardif à la poste.

    Bureau de direction vide avec des dossiers rangés et une fenêtre donnant sur une cour
    Le mémoire porte sur la direction d’un établissement, pas sur l’enseignement en classe.

    Ce que ce mémoire n’est pas

    Le DDEEAS s’adresse à des personnels qui dirigent — ou se préparent à diriger — un établissement, une section ou un service d’éducation adaptée ou spécialisée. L’objet du mémoire suit : il porte sur la conduite d’un établissement, pas sur la conduite d’une classe.

    C’est ce qui le sépare du dossier de l’épreuve 2 du CAPPEI, qui relève du même univers de l’éducation adaptée mais se place du côté de l’enseignant spécialisé et de sa pratique de classe. Les deux certifications coexistent et ne visent ni le même poste, ni le même écrit : le CAPPEI attend une sélection commentée de documents dans une pagination stricte, le DDEEAS un mémoire soutenu.

    Il ne se confond pas davantage avec le mémoire d’élève-directeur de l’EHESP, qui concerne les directeurs d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux et relève d’une tout autre filière de formation. Même figure — un futur directeur qui écrit — mais deux ministères, deux écoles et deux régimes d’examen distincts.

    Sur le registre, il s’agit d’un mémoire professionnel au sens plein : une analyse de situation débouchant sur des choix argumentés, et non une contribution à la recherche.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify n’obtient pas l’agrément de votre sujet. C’est une décision du président du jury, et c’est la première chose à sécuriser. Aucun outil ne s’y substitue.
    • Tesify ne dirige pas votre établissement à votre place. Ce mémoire s’appuie sur des situations de direction que vous avez conduites ou observées. Sans ce matériau, il n’y a rien à soutenir pendant trente minutes de questions.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur. La promesse est vide, et elle est hors sujet devant un jury qui dispose de deux fois plus de temps pour vous interroger que vous n’en avez pour exposer.

    Ce que l’outil fait utilement : formuler deux ou trois intitulés de sujet défendables au moment de l’inscription plutôt qu’un seul, rattacher explicitement chaque partie au référentiel de compétences annexé, et tenir le calendrier à rebours de l’envoi des trois exemplaires. Le texte produit est un brouillon à réécrire avec vos mots — c’est vous qui le soutenez.

    Cadrez votre mémoire de DDEEAS avec Tesify — en commençant par le sujet, pas par le plan.

    FAQ — Le mémoire du DDEEAS

    Quand faut-il déposer le sujet du mémoire ?

    Lors de l’inscription. Il est ensuite soumis à l’approbation du président du jury, et l’agrément doit être obtenu avant la fin du troisième mois qui suit la date limite de dépôt des demandes d’inscription.

    Que se passe-t-il si le sujet n’est pas agréé dans les délais ?

    L’arrêté conditionne à cet agrément l’autorisation de se présenter à l’ensemble des épreuves, et non à la seule épreuve de mémoire. Un sujet non agréé dans le délai ferme donc l’accès à l’examen entier pour la session.

    Combien d’exemplaires du mémoire faut-il fournir, et quand ?

    Trois exemplaires, déposés ou adressés au centre chargé de l’organisation de l’examen au moins un mois avant la date fixée pour la première épreuve, le cachet de la poste faisant foi.

    Comment se déroule l’épreuve de mémoire ?

    Une présentation de quinze minutes par le candidat, suivie d’une interrogation de trente minutes par le jury.

    Quelles sont les trois épreuves du DDEEAS ?

    Une épreuve écrite de législation, administration et gestion de quatre heures ; un exposé de quinze minutes suivi d’une interrogation de quinze minutes ; et la présentation du mémoire. Les sujets sont en rapport direct avec le référentiel de compétences joint en annexe de l’arrêté.

    Y a-t-il une compensation entre les épreuves ?

    Non. L’article 5 exige une note minimale de 10 sur 20 à chaque épreuve, ce qui exclut qu’une bonne note en rattrape une insuffisante.

    L’arrêté de 1988 est-il toujours applicable ?

    Oui, dans sa version modifiée, en vigueur en 2026. Il a été amendé notamment en 1990, 1992, 1993, 1995 et, en dernier lieu, par un arrêté du 23 décembre 2020. C’est cette version consolidée qui vous est opposable, et non le texte d’origine.

  • Qui juge votre mémoire professionnel ? Huit jurys et leurs seuils comparés (2026)

    Qui juge votre mémoire professionnel ? Huit jurys et leurs seuils comparés (2026)

    La composition d’un jury est le document le plus informatif que vous puissiez obtenir sur ce qu’on attend de vous — plus que n’importe quel guide de rédaction. Un jury composé aux deux tiers de praticiens n’attend pas la même chose qu’un jury où siège un enseignant habilité à diriger des recherches, et les seuils de validation varient du simple « 10 sur 20 » à des barèmes composites.

    Ce comparatif ne dit pas quel travail vous devez rendre — pour cela, notre comparatif des travaux de fin d’études est le point d’entrée. Il répond à la question d’après : qui va me lire, à combien, et selon quelle règle de calcul ?

    Le tableau

    Travail Composition du jury Règle de validation
    Mémoire du DEC Jury national : commissaire du gouvernement près le Conseil supérieur de l’ordre, un inspecteur général de l’éducation nationale, quatre enseignants, quatre experts-comptables, un diplômé exerçant en entreprise Coefficient 4 ; toute note inférieure à 10/20 est éliminatoire ; soutenance d’une heure maximum
    HMONP 5 membres minimum, dont au moins les deux tiers d’architectes praticiens, un enseignant d’une autre école, un membre proposé par le conseil régional de l’ordre ; tuteur et directeur d’études présents sans voix délibérative Habilitation délivrée après soutenance, sur présentation des « éléments nécessaires à la démonstration »
    PFE en architecture 6 à 8 membres, 5 minimum pour siéger valablement ; majorité d’architectes ; au moins un membre habilité à diriger des recherches Mémoire 8 crédits et soutenance du PFE 10 crédits, non compensables
    Mémoire d’ingénieur du Cnam 4 membres minimum : président, tuteur académique, un expert du monde industriel ou de la recherche, un enseignant de la spécialité ou un second expert 39 crédits attribués à partir de 10/20 après délibération ; procès-verbal signé
    Rapport ou mémoire de notariat 3 personnes, dont un universitaire et un notaire Validée à partir de 10/20
    Titre professionnel 2 membres habilités minimum, obligatoirement des professionnels justifiant d’au moins 3 ans d’expérience dans le métier visé Décision au vu du dossier professionnel, de la mise en situation et d’un entretien final
    CAFDES Correcteurs désignés dans le cadre fixé par l’arrêté du 27 août 2022 Un écrit noté sur 20 et une soutenance notée sur 20
    DEIS Jury incluant le directeur de mémoire avec voix délibérative Écrit coefficient 3 + soutenance coefficient 2, validation à 50 points sur 100 ; soutenance de 50 minutes dont 10 d’exposé
    Grille d'évaluation imprimée posée à côté d'une calculatrice
    Trois règles de calcul coexistent : la moyenne, le seuil éliminatoire et le crédit non compensable.

    Trois mécaniques de notation, et une seule est indulgente

    Derrière ces barèmes se cachent trois logiques radicalement différentes, et confondre celle qui vous concerne est une erreur de stratégie, pas de rédaction.

    1. La moyenne pondérée. C’est le cas du DEIS : écrit coefficient 3, soutenance coefficient 2, validation à 50 points sur 100. Une soutenance moyenne peut être rattrapée par un écrit solide, et réciproquement. C’est la seule mécanique où l’on peut réellement compenser.
    2. Le seuil éliminatoire. C’est le cas du DEC : en dessous de 10 sur 20 à l’épreuve n° 3, le diplôme est refusé quelle que soit la moyenne générale — alors que les deux écrits, eux, n’éliminent qu’en dessous de 6. La même épreuve concentre le coefficient le plus élevé et le seuil le plus sévère.
    3. Le crédit non compensable. C’est le cas de l’architecture : 8 crédits pour le mémoire et 10 pour la soutenance du PFE, au-delà des crédits des unités d’enseignement. Aucune moyenne ne les rattrape, et les deux épreuves ne se rattrapent pas non plus l’une l’autre.

    La conséquence est un calcul de risque, pas de mérite. Dans une mécanique à seuil éliminatoire ou à crédits non compensables, le temps consacré à sécuriser le minimum vaut davantage que le temps consacré à viser l’excellence ailleurs.

    Lire une composition de jury comme un cahier des charges

    Trois signaux, présents dans presque toutes ces compositions, disent ce que le jury vérifiera réellement.

    La proportion de praticiens

    Quand le texte impose une majorité — deux tiers d’architectes praticiens pour la HMONP, exclusivement des professionnels de trois ans d’expérience pour le titre professionnel — l’attente porte sur la faisabilité. Les questions sont : combien ça coûte, qui le fait, que se passe-t-il si ça échoue. Un développement conceptuel élégant n’y répond pas.

    La présence d’un chercheur

    À l’inverse, l’exigence d’au moins un membre habilité à diriger des recherches — jury de PFE en architecture — garantit qu’un regard sera porté sur la rigueur de la démonstration : la question est-elle bien posée, les sources sont-elles maîtrisées, les limites énoncées.

    Le membre extérieur

    La présence obligatoire d’un enseignant venu d’une autre école, ou d’une personnalité extérieure, a une conséquence d’écriture très concrète : une partie du jury ne connaît ni votre établissement, ni votre atelier, ni les conventions de votre promotion. Ce qui va de soi chez vous doit être écrit. C’est la cause la plus banale de perte de points sur un travail par ailleurs bon.

    Le cas le plus intéressant est le jury mixte à deux têtes : notariat — un universitaire et un notaire — ou Cnam — un tuteur académique et un expert industriel. Là, chaque point doit être traité sur deux plans, le raisonnement et l’application. Un travail qui ne satisfait qu’un des deux lecteurs est vulnérable même s’il est excellent.

    Couloir d'attente devant une salle de soutenance
    Demander la composition du jury est gratuit — et c’est l’information la plus rentable de toute la préparation.

    Le membre présent sans voix délibérative

    Un détail réglementaire mérite d’être isolé, parce qu’il change la préparation. Pour la HMONP, le tuteur de la mise en situation et le directeur d’études assistent à la soutenance sans voix délibérative — et par ailleurs, les observations du tuteur sont portées à la connaissance du jury.

    Deux choses en découlent. D’une part, la personne qui vous connaît le mieux ne vote pas : vous ne pouvez pas compter sur elle pour porter votre dossier. D’autre part, un document que vous n’avez pas écrit décrit votre travail au jury. L’écart entre ce que vous racontez et ce que ce document dit est visible, et il coûte plus cher que n’importe quelle faiblesse d’analyse.

    À l’opposé, pour le DEIS, le directeur de mémoire siège avec voix délibérative. Ce n’est pas anecdotique : cela signifie que la relation de suivi fait partie de l’évaluation, et qu’un accompagnement irrégulier se paiera au moment de la délibération.

    La seule question à poser avant d’écrire

    Quel que soit votre diplôme, une demande écrite au secrétariat pédagogique suffit à obtenir trois documents, dans cet ordre d’utilité :

    1. La grille d’évaluation, si elle existe. C’est le document le plus informatif et le plus rarement demandé.
    2. La composition du jury — au minimum les catégories de membres, à défaut des noms.
    3. Le cahier des charges ou règlement applicable à votre session, dans sa version en vigueur.

    Sur ce dernier point, une vigilance particulière s’impose sur les diplômes professionnels : plusieurs de ceux comparés ici ont été réécrits récemment — le CAFDES en 2022, le notariat en 2023, le DEIS en 2024, le DEC en 2026 — et l’essentiel de ce qui circule en ligne décrit encore le régime antérieur. Notre annuaire des textes officiels par type de travail indique où vérifier, et notre annuaire des mémoires professionnels validés où lire des travaux acceptés par ces mêmes jurys.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne soutient pas à votre place. Tous les jurys comparés ici ont un point commun : ils interrogent un candidat sur des décisions, des données ou une pratique dont il est le seul dépositaire.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et ce tableau explique pourquoi elle est même hors sujet : quand le jury est composé de praticiens du métier, ce n’est pas un logiciel qui repère un travail non construit, ce sont deux ou trois professionnels en quelques questions.
    • Tesify n’obtient pas votre grille d’évaluation — c’est à vous de la demander.

    Ce que l’outil fait, une fois cette grille en main : construire un plan qui répond point par point aux critères annoncés, tenir les deux registres quand le jury est mixte, et vérifier qu’aucun attendu du référentiel ne reste sans réponse identifiable dans le texte.

    Cadrez votre mémoire avec Tesify — en sachant d’abord qui va le lire.

    FAQ — Les jurys de mémoire professionnel

    Pourquoi la composition du jury est-elle si informative ?

    Parce qu’elle indique ce qui sera vérifié. Une majorité de praticiens signale une attente de faisabilité — coûts, mise en œuvre, risques. La présence d’un membre habilité à diriger des recherches signale une attente de rigueur méthodologique. Un membre extérieur à l’établissement impose d’expliciter ce qui va de soi localement.

    Quelle est la note minimale pour valider un mémoire professionnel ?

    Cela dépend de la mécanique. Le mémoire du DEC et le mémoire d’ingénieur du Cnam demandent au moins 10 sur 20, le premier avec un effet éliminatoire sur le diplôme entier. Le DEIS fonctionne sur un total de 100 points avec un seuil de 50. Le notariat valide à partir de 10 sur 20. L’architecture ne fonctionne pas à la note mais à des crédits non compensables.

    Que signifie « sans voix délibérative » ?

    Que la personne assiste à la soutenance mais ne participe pas à la décision. C’est le cas du tuteur de mise en situation et du directeur d’études pour la HMONP. À l’inverse, pour le DEIS, le directeur de mémoire siège avec voix délibérative et participe donc à la délibération.

    Peut-on connaître la composition de son jury à l’avance ?

    Les textes fixent les catégories de membres et leur nombre ; les noms sont arrêtés par l’établissement ou l’organisme certificateur. Demander au minimum les catégories est légitime et suffit à orienter la préparation, même sans les identités.

    Un jury de professionnels attend-il un travail moins rigoureux ?

    Non, il attend une rigueur d’une autre nature. Les sources sectorielles, réglementaires et de gestion doivent être aussi précisément référencées que des sources académiques, et les chiffres avancés doivent être défendables — un jury de praticiens connaît les ordres de grandeur de son secteur.

    Ces règles ont-elles changé récemment ?

    Plusieurs, oui. Le CAFDES a été réécrit en 2022, le diplôme de notariat en 2023, le DEIS en 2024 et les épreuves du DEC en 2026. Il est donc indispensable de vérifier la version du texte applicable à votre session plutôt que de se fier à une description trouvée en ligne.

  • Notariat : rapport de stage ou mémoire ? Ce que l’arrêté de 2023 a changé (2026)

    Notariat : rapport de stage ou mémoire ? Ce que l’arrêté de 2023 a changé (2026)

    Pour obtenir le diplôme d’études supérieures de notariat, il faut réussir les examens de chaque période de formation, obtenir le certificat de fin de stage et — sauf dispense — soutenir un rapport de stage ou un mémoire devant un jury de trois personnes comprenant un universitaire et un notaire. La soutenance est validée à partir de 10 sur 20.

    Deux choses rendent ce dossier particulièrement piégeux. D’abord, le cadre a changé en 2023 et la quasi-totalité des pages qui circulent décrit l’ancien. Ensuite, il existe une dispense — et beaucoup de candidats l’ignorent alors qu’ils y auraient droit.

    Le changement que presque personne n’a répercuté

    Le texte applicable est l’arrêté du 5 juillet 2023 relatif au diplôme d’études supérieures de notariat. Il a abrogé l’arrêté du 28 avril 2008 relatif au diplôme supérieur de notariat ainsi que les deux arrêtés du 8 août 2013 qui fixaient les modalités de l’examen par modules et du rapport de stage.

    Le nom du diplôme lui-même a changé : on ne parle plus de diplôme supérieur de notariat mais de diplôme d’études supérieures de notariat. La nuance paraît mince ; elle a une conséquence pratique désagréable. Un candidat qui cherche « DSN rapport de stage » tombe massivement sur des pages décrivant un régime abrogé, et il ne trouve pas les pages qui décrivent le sien.

    C’est le même réflexe que celui décrit dans notre annuaire des textes officiels par type de travail : vérifier non seulement la règle, mais le nom et la version du texte qui la porte.

    Rapport de stage ou mémoire : que dit exactement le texte ?

    L’arrêté laisse une alternative : le candidat soutient un rapport de stage ou un mémoire. Il ne définit pas de format imposé pour l’un ou pour l’autre — ces modalités relèvent de l’Institut national des formations notariales et de votre site de formation.

    La différence de nature est en revanche celle qu’on retrouve dans toutes les filières professionnelles. Le rapport de stage part de la pratique : dossiers traités, difficultés rencontrées, montages effectués, et ce que vous en avez tiré. Le mémoire part d’une question : un point de droit ou de pratique notariale que vous instruisez, avec une méthode et une position argumentée.

    Le choix n’est pas neutre pour la suite. Un mémoire bien mené sur une question technique — fiscalité du démembrement, société civile immobilière familiale, régimes matrimoniaux internationaux — construit une compétence identifiable dans une étude. Un rapport de stage documente une polyvalence. À charge de travail comparable, les deux ne racontent pas la même chose sur vous.

    Calendrier mural annoté à côté d'un dossier de stage
    La date limite se compte à partir de la réussite aux périodes de formation, pas à partir de la fin du stage.

    La date limite, et pourquoi elle surprend

    La soutenance doit intervenir au plus tard à la fin de l’année civile suivant celle de la réussite à l’ensemble des périodes de formation.

    Le point de départ est donc la réussite aux périodes de formation — pas la fin du stage, dont la durée est de vingt-quatre mois pour les candidats au diplôme d’études supérieures de notariat et de trente mois pour les candidats au diplôme de notaire. Les deux calendriers ne coïncident pas nécessairement, et c’est là que des candidats se retrouvent à devoir soutenir alors qu’ils sont en pleine charge professionnelle.

    Une dérogation à ce délai existe : elle est accordée par le directeur général de l’Institut national des formations notariales, après avis du directeur du diplôme et du directeur de site. Elle se demande — elle ne s’obtient pas par défaut, et une demande formulée après l’échéance est une position bien plus faible qu’une demande anticipée.

    La dispense : la question qu’il faut poser avant de commencer

    C’est l’information la plus rentable de cet article. Le candidat est dispensé de rapport de stage ou de mémoire s’il a suivi avec succès :

    • une formation de spécialisation d’au moins cent vingt heures ;
    • ou une formation diplômante à l’étranger, à condition qu’elle figure sur la liste des formations établie par l’Institut national des formations notariales.

    Un candidat qui a suivi une spécialisation longue pendant son stage peut donc, sans le savoir, avoir déjà satisfait à l’exigence. Le coût de la vérification est de quelques minutes auprès de son site de formation ; le coût de l’ignorance est plusieurs mois de rédaction.

    Deux précautions tout de même. La dispense suppose une formation suivie avec succès — une inscription ne suffit pas. Et pour la voie étrangère, l’inscription sur la liste de l’Institut est une condition, pas une appréciation au cas par cas : vérifiez que votre formation y figure avant de compter dessus.

    Petite salle préparée pour une soutenance devant trois membres de jury
    Trois personnes, dont un universitaire et un notaire : deux registres à tenir dans la même heure.

    Le jury : deux lecteurs, deux attentes

    Le jury comprend trois personnes, dont un universitaire et un notaire, et la soutenance est validée à partir d’une note de 10 sur 20.

    Cette composition mixte est la clé de la préparation. L’universitaire vérifiera la rigueur de la démarche : la question est-elle bien posée, les sources sont-elles maîtrisées, la position est-elle argumentée plutôt qu’affirmée. Le notaire vérifiera l’utilité : la solution est-elle praticable dans une étude, quel est le risque, qu’écririez-vous dans l’acte.

    Un travail qui ne satisfait qu’un des deux registres est vulnérable. Le réflexe le plus efficace consiste à traiter systématiquement chaque point sur deux plans — ce que dit le droit, et ce que cela implique concrètement à la rédaction de l’acte ou au conseil du client.

    Sur l’appareil de citation propre à la matière — codes, jurisprudence, doctrine —, notre guide pour citer une loi et une décision de justice s’applique intégralement, et notre guide méthodologique du mémoire en droit couvre la construction d’une démonstration juridique.

    Où situer cet écrit parmi les autres

    Le notariat partage avec l’expertise comptable et l’actuariat une logique particulière : la profession elle-même est présente dans le jury final, et la validation conditionne un accès professionnel, pas seulement un diplôme. C’est ce qui distingue ces travaux d’un mémoire universitaire, où le jury est entièrement académique.

    Pour situer votre écrit parmi les autres travaux de fin de parcours français, voir notre comparatif des travaux de fin d’études. Et pour lire des travaux déjà validés dans les filières professionnelles, notre annuaire des mémoires professionnels recense les points d’entrée qui existent réellement.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne rédige pas un rapport de stage ou un mémoire remettable en l’état. Vos dossiers, les montages que vous avez suivis et les difficultés que vous avez rencontrées en étude n’existent que chez vous — et un notaire siège au jury.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Sur une question de pratique notariale, un praticien repère en deux questions un développement que son auteur n’a pas construit.
    • Tesify ne vérifie pas votre éligibilité à la dispense et ne demande pas de dérogation de délai à votre place.

    Ce que l’outil fait : structurer un écrit long rédigé en parallèle d’un stage à temps plein, tenir la double lecture attendue — rigueur juridique et utilité pratique — sur chaque point traité, et vérifier que la question posée en introduction reçoit effectivement une réponse argumentée à l’arrivée.

    Structurez votre rapport de stage ou votre mémoire de notariat avec Tesify — vos dossiers restent les vôtres.

    FAQ — Rapport de stage et mémoire en notariat

    Quel texte encadre aujourd’hui le diplôme de notariat ?

    L’arrêté du 5 juillet 2023 relatif au diplôme d’études supérieures de notariat. Il a abrogé l’arrêté du 28 avril 2008 relatif au diplôme supérieur de notariat et les deux arrêtés du 8 août 2013 qui fixaient notamment les modalités de l’examen par modules et du rapport de stage. Le nom du diplôme a changé : diplôme d’études supérieures de notariat.

    Faut-il rendre un rapport de stage ou un mémoire ?

    L’un ou l’autre. Le diplôme est délivré aux étudiants ayant réussi les examens de chaque période de formation, obtenu le certificat de fin de stage et validé, sauf dispense, la soutenance du rapport de stage ou du mémoire. Le choix entre les deux relève du candidat, en accord avec son site de formation.

    Qui compose le jury et quelle note faut-il obtenir ?

    Un jury de trois personnes, dont un universitaire et un notaire. La soutenance est validée à partir d’une note de 10 sur 20.

    Quelle est la date limite de soutenance ?

    Au plus tard à la fin de l’année civile suivant celle de la réussite à l’ensemble des périodes de formation. Une dérogation peut être accordée par le directeur général de l’Institut national des formations notariales, après avis du directeur du diplôme et du directeur de site concerné.

    Peut-on être dispensé du rapport de stage ou du mémoire ?

    Oui. La dispense s’applique à l’étudiant ayant suivi avec succès une formation de spécialisation d’au moins cent vingt heures, ou une formation diplômante à l’étranger figurant sur la liste des formations établie par l’Institut national des formations notariales. C’est une vérification à faire tôt : beaucoup de candidats y sont éligibles sans le savoir.

    Combien de temps dure le stage ?

    Vingt-quatre mois pour les candidats au diplôme d’études supérieures de notariat et trente mois pour les candidats au diplôme de notaire. Attention : la date limite de soutenance ne se compte pas à partir de la fin du stage, mais à partir de la réussite aux périodes de formation.

  • La certification complémentaire en 2026 : un rapport à remettre, et une seule note sur 20

    La certification complémentaire en 2026 : un rapport à remettre, et une seule note sur 20

    Pour obtenir une certification complémentaire, vous remettez au recteur un rapport sur votre formation et vos activités liées au secteur choisi, puis vous passez une épreuve orale de trente minutes maximum. L’arrêté attache la note à cette épreuve — il ne prévoit aucune note distincte pour le rapport. Votre écrit ne vaut donc que par ce qu’il vous permet de dire.

    C’est une configuration inhabituelle : un document obligatoire, remis à l’avance, dont le texte ne fixe ni la longueur ni le barème. Comprendre à quoi il sert change complètement la manière de l’écrire.

    Ce que dit l’arrêté du 23 décembre 2003

    Le cadre est fixé par l’arrêté du 23 décembre 2003 relatif aux conditions d’attribution d’une certification complémentaire dans certains secteurs disciplinaires, en vigueur au 5 août 2026, modifié par un arrêté du 6 mars 2018 puis par un arrêté du 10 février 2022 applicable depuis le 1er septembre 2022.

    Sur le rapport, l’article 4 dispose :

    « Le candidat remet au recteur d’académie, à la date fixée par celui-ci, un rapport relatif à sa formation et à ses activités professionnelles ou personnelles en lien avec le secteur disciplinaire choisi, établi dans les conditions fixées par note de service du ministre chargé de l’éducation nationale. »

    Trois éléments à retenir. Le destinataire est le recteur, pas le jury directement. La date est fixée par le recteur, donc académique. Et les conditions d’établissement du rapport renvoient à une note de service ministérielle — ce qui explique que le format circule sous des versions différentes selon les années et les académies.

    Chaise vide face à une table de jury dans une salle de réunion sobre
    Trente minutes : c’est le seul moment où une note est attribuée.

    Trente minutes, découpées en deux

    L’épreuve dure trente minutes au maximum et se découpe en deux temps : un exposé du candidat « pendant une durée de dix minutes maximum », portant sur sa formation, son expérience et ses pratiques personnelles dans le secteur choisi, puis un entretien « d’une durée de vingt minutes maximum » au cours duquel le jury apprécie la connaissance des contenus d’enseignement et des programmes, ainsi que la capacité à concevoir et mettre en œuvre des enseignements ou des activités liés à ce secteur.

    Les deux durées additionnées donnent exactement le maximum annoncé — dix plus vingt égale trente — ce qui confirme qu’aucune séquence supplémentaire n’est prévue par le texte.

    L’article 7 fixe le seuil : « Sont déclarés admis les candidats ayant obtenu une note égale ou supérieure à 10 à l’épreuve, notée sur 20. » Une seule note, une seule épreuve.

    La conséquence pratique : écrivez un rapport dont on parle

    Puisque l’arrêté ne prévoit pas de note propre au rapport, celui-ci n’est pas un exercice à optimiser pour lui-même. Il remplit deux fonctions réelles.

    D’abord, il fixe le terrain de l’entretien. Le jury dispose de votre document avant de vous voir ; ce que vous y mentionnez devient interrogeable, et ce que vous n’y mentionnez pas a peu de chances d’être exploré. Un stage marquant, une séquence construite, une collaboration avec une structure culturelle : s’ils ne sont pas dans le rapport, ils n’existent pas pour la commission.

    Ensuite, il alimente vos dix minutes d’exposé, qui portent sur les mêmes objets. Un rapport dense mais mal hiérarchisé produit un exposé bavard ; un rapport qui distingue nettement deux ou trois expériences structurantes en produit un tenable.

    Le réflexe qui coûte cher est l’exhaustivité — mentionner toutes ses activités depuis quinze ans. Chaque ligne ajoutée est une question possible sur un sujet que vous ne maîtrisez plus. Un rapport se resserre autour de ce que vous pouvez défendre vingt minutes durant.

    Horloge murale à côté d'une petite pile de feuilles sur un bureau
    Dix minutes d’exposé, vingt minutes d’entretien : le rapport sert les deux.

    Les secteurs disciplinaires ouverts

    L’article 2, dans sa rédaction applicable depuis le 1er septembre 2022, ouvre la certification aux secteurs suivants :

    Secteur disciplinaire Détail
    Arts Cinéma et audiovisuel, danse, histoire des arts, théâtre, ou arts du cirque
    Enseignement en langue étrangère Dans une discipline non linguistique
    Français Seconde langue
    Langue des signes française Enseignement en LSF
    Langues et cultures de l’Antiquité Latin ou grec

    Cette liste a été modifiée en 2022 : vérifiez la version en vigueur pour votre session plutôt qu’une liste recopiée sur une page ancienne, car les intitulés ont bougé.

    Ce que cette certification n’est pas

    Elle ne relève pas de la même logique que les certifications qui reposent sur un écrit long et évalué. Le mémoire professionnel du CAFFA, par exemple, fait vingt à trente pages hors annexes et il est soutenu — c’est-à-dire noté comme tel. Ici, l’écrit précède et prépare, mais la note se joue entièrement à l’oral.

    Elle ne se confond pas non plus avec le dossier de l’épreuve 2 du CAPPEI, qui vise l’éducation inclusive, obéit à une pagination stricte et fait l’objet d’une notation propre. Trois certifications de l’Éducation nationale, trois régimes d’écrit distincts — c’est la règle plutôt que l’exception dans ce domaine.

    Enfin, ce rapport n’est pas un mémoire professionnel au sens habituel : il ne construit pas de problématique et ne conclut pas. Il documente un parcours.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify n’invente pas votre parcours. Ce rapport porte sur votre formation et vos activités réelles dans le secteur choisi. Un document étoffé artificiellement produit exactement le contraire de l’effet recherché : il élargit la surface d’interrogation d’un jury qui a vingt minutes pour vous questionner.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur. La promesse est vide, et elle est sans objet ici : rien n’est noté à l’écrit, et tout se vérifie à l’oral.
    • Tesify ne remplace pas la note de service. Le format attendu en est issu et vous est communiqué par votre rectorat.

    Ce que l’outil fait utilement : structurer le rapport autour de deux ou trois expériences défendables plutôt que d’un inventaire, mettre en cohérence ce que vous écrivez et ce que vous direz en dix minutes, et vérifier que chaque élément mentionné est bien quelque chose que vous pouvez développer. Le texte produit est un brouillon à réécrire avec vos mots — c’est vous qui vous présentez devant la commission.

    Préparez votre rapport de certification complémentaire avec Tesify — après avoir récupéré le format demandé par votre académie.

    FAQ — Le rapport de la certification complémentaire

    Le rapport de la certification complémentaire est-il noté ?

    L’arrêté du 23 décembre 2003 attache la note à l’épreuve orale, notée sur 20, et ne prévoit pas de note distincte pour le rapport. Celui-ci est remis au recteur avant l’épreuve et sert de support à l’exposé et à l’entretien.

    Quelle longueur doit faire le rapport ?

    L’arrêté ne fixe aucune longueur. Il renvoie aux conditions établies par note de service du ministre chargé de l’éducation nationale, relayée par votre rectorat. C’est donc cette note qu’il faut se procurer, et non un modèle trouvé en ligne.

    À qui remet-on le rapport et quand ?

    Au recteur d’académie, à la date fixée par celui-ci, selon l’article 4 de l’arrêté. La date est donc académique et non nationale.

    Combien de temps dure l’épreuve ?

    Trente minutes au maximum : un exposé de dix minutes maximum, suivi d’un entretien de vingt minutes maximum avec le jury.

    Quelle note faut-il obtenir ?

    Sont déclarés admis les candidats ayant obtenu une note égale ou supérieure à 10 à l’épreuve, notée sur 20, selon l’article 7 de l’arrêté.

    Quels secteurs disciplinaires sont concernés ?

    Les arts (cinéma et audiovisuel, danse, histoire des arts, théâtre ou arts du cirque), l’enseignement en langue étrangère dans une discipline non linguistique, le français seconde langue, l’enseignement en langue des signes française, et les langues et cultures de l’Antiquité (latin ou grec), dans la rédaction applicable depuis le 1er septembre 2022.

    Sur quoi porte l’exposé de dix minutes ?

    Sur la formation du candidat, son expérience et ses pratiques personnelles dans le secteur disciplinaire choisi. L’entretien qui suit permet au jury d’apprécier la connaissance des contenus d’enseignement et des programmes, ainsi que la capacité à concevoir et mettre en œuvre des enseignements liés à ce secteur.

  • Le mémoire d’actuariat en 2026 : 70 pages, jury de l’Institut et admission au tableau

    Le mémoire d’actuariat en 2026 : 70 pages, jury de l’Institut et admission au tableau

    Le mémoire d’actuariat est le travail de fin d’études soutenu devant le jury de l’Institut des actuaires en vue de l’admission au tableau. Ses recommandations officielles, applicables depuis le 1er mars 2019, fixent un corps de mémoire d’environ 70 pages hors introduction, conclusion et annexes, une introduction et une conclusion de deux à trois pages chacune, et un double résumé français-anglais de 150 à 250 mots.

    C’est l’un des rares écrits professionnels français dont le cahier des charges soit à ce point explicite. Et c’est aussi l’un des rares où l’on peut, sans s’en apercevoir, devoir écrire le même travail deux ou trois fois.

    Le piège des trois mémoires

    Les recommandations de l’Institut posent d’emblée une distinction que beaucoup d’étudiants découvrent trop tard : elles « ne concernent que le mémoire destiné à l’admission de l’étudiant au tableau des actuaires de l’Institut des actuaires ». Lorsque les objectifs de l’entreprise, de la filière et de l’Institut divergent, l’étudiant « peut être amené à présenter son travail sous la forme de plusieurs mémoires » :

    • Un mémoire destiné à l’entreprise — il se peut par exemple qu’elle ne souhaite pas que la composante scientifique apparaisse explicitement de façon conséquente ;
    • Un mémoire destiné à l’Institut des actuaires, qui fera l’objet de l’évaluation lors de la soutenance ;
    • Le cas échéant, un autre mémoire destiné à la filière, si elle a édicté ses propres exigences incompatibles avec celles de l’Institut.

    Le texte est explicite sur ce qu’il faut en faire : « L’étudiant devra donc se préparer à cette éventualité et se préparer en amont de manière à pouvoir respecter le calendrier imposé par la filière. »

    Autrement dit, la première question à poser — en début de stage, pas à la fin — est de savoir si les attentes de votre entreprise, de votre filière et de l’Institut sont compatibles. Si elles ne le sont pas, ce n’est pas un problème de rédaction : c’est un problème de charge de travail, et il se planifie.

    Le format attendu, chiffre par chiffre

    Élément Ce que recommande l’Institut
    Corps du mémoire Environ 70 pages, hors introduction, conclusion et annexes
    Introduction 2 à 3 pages
    Conclusion 2 à 3 pages
    Résumés Un en français et un en anglais, 150 à 250 mots, suivis d’une liste de mots-clés
    Page de garde Homogénéisée pour toutes les filières, signée par l’étudiant et par le responsable du stage

    La contrainte sur la page de garde n’est pas administrative. Elle mentionne l’autorisation de publication, et la signature du responsable de stage vaut accord de l’entreprise. Le texte précise que « l’absence de signature ne permet la publication du mémoire », la responsabilité de l’Institut pouvant être engagée en cas de contestation par l’entreprise d’accueil. Si vous visez la mention « publiable », cette signature n’est pas une formalité de dernière minute.

    Document relié posé sur un bureau à côté d'un stylo pour signature
    La signature du responsable de stage sur la page de garde conditionne la publication du mémoire.

    Ce que le jury attend du corps du mémoire

    La phrase qui résume le mieux l’exercice figure au cœur des recommandations : « Tout ce qui a été écrit par l’étudiant doit pouvoir être expliqué par lui-même. » Elle est suivie d’une mise en garde directe contre la reprise de « formules toutes faites issues de la bibliographie sans en avoir cerné et compris tous les fondements ».

    L’Institut ajoute une définition utile de ce qui est attendu : « Le mémoire d’actuariat est un travail de fin d’études qui nécessite un apport personnel : il ne s’agit pas d’une simple compilation de documents mais d’un travail de conception. » Un travail de réflexion sous forme de revue, d’état de l’art ou d’essai « trouve naturellement sa place », sous réserve que l’étudiant puisse en démontrer l’apport et que le travail soit particulièrement bien référencé.

    Chaque partie ou chapitre « doit pouvoir se comprendre isolément » des autres, même si leur enchaînement compte. Et le texte insiste explicitement sur la qualité rédactionnelle : elle est « la vitrine » du travail et « le Jury IA y attache de l’importance ».

    Les recommandations de lisibilité valent d’être suivies à la lettre, parce qu’elles disent en creux les défauts les plus fréquents :

    • Ne pas introduire de formules ou notations mathématiques sans lien avec le texte qui les entoure ; il n’est pas « absolument indispensable de combler le mémoire de formules ».
    • Vérifier la cohérence des notations d’un bout à l’autre.
    • Indiquer source et référence pour chaque graphique, figure, schéma ou tableau, rendre les informations « traçables », soigner la présentation — « les copier-coller sont à proscrire » — et légender avec unités et axes de façon que chaque élément se comprenne sans revenir au texte.
    • Éviter les renvois systématiques entre paragraphes et chapitres.
    • Limiter abréviations et acronymes, sauf ceux du langage professionnel commun.
    • Soigner orthographe et grammaire, avec « une phase de relecture intensive » avant le dépôt, et faire relire par un tiers.

    Introduction et conclusion : ce qu’elles doivent contenir

    L’introduction, en deux à trois pages, doit comporter un préambule replaçant le sujet dans son contexte, l’énoncé de la problématique actuarielle aboutissant à la question centrale, et les éléments différenciants du travail — originalité, intérêt, objectifs. Elle doit aussi présenter les références bibliographiques clés et dire en quoi elles ont nourri la réflexion. Sur la manière de constituer ce socle, notre guide pour faire une revue de littérature reste applicable.

    La conclusion, également de deux à trois pages, doit rappeler la problématique, exposer les principaux résultats, les limites des travaux et de la méthodologie, et ouvrir sur des voies futures. Le texte est net sur un point que les candidats redoutent : elle doit indiquer ce que le travail a apporté à la science actuarielle, « que les résultats soient positifs et intéressants ou qu’il n’y ait pas eu de résultats probants ». Un résultat négatif honnêtement analysé n’est pas un échec de mémoire.

    Salle de réunion professionnelle préparée pour une soutenance devant trois examinateurs
    Le jury de l’Institut est l’échelon de validation finale pour l’admission au tableau des actuaires.

    La confidentialité : cinq ans maximum

    C’est le point où l’information qui circule est le plus souvent périmée, et où l’écart est important.

    Les recommandations en vigueur posent trois règles. La demande de confidentialité doit être formulée dans un délai raisonnable avant la soutenance ; pour une durée supérieure à deux ans, elle « doit obligatoirement passer par la filière de formation et être dûment justifiée » ; et surtout, la confidentialité d’un mémoire « est — quelle qu’en soit la raison — limitée à 5 ans maximum à compter de la date de soutenance ».

    Une conséquence pratique lourde : si la demande est transmise après la soutenance, « le dossier sera alors bloqué », non transmis au Conseil. Il est donc recommandé que les motifs soient énoncés par écrit par l’étudiant en début de stage, sur un document type disponible auprès de l’Institut, rempli avec l’entreprise d’accueil et soumis à la filière pour approbation.

    Le texte propose par ailleurs deux alternatives à la confidentialité totale lorsqu’une entreprise ne veut pas rendre publiques certaines données : les placer dans une annexe destinée aux seuls membres du jury, ou transformer les données en respectant leur structure interne. Sur les mécanismes généraux de confidentialité d’un mémoire en entreprise, voir notre guide du mémoire confidentiel.

    Où situer ce mémoire parmi les autres écrits professionnels

    Le mémoire d’actuariat appartient à une famille rare : celle des écrits dont un ordre ou une association professionnelle — et non une université — tient le jury final et l’admission. Il partage cette logique avec le mémoire du diplôme d’expertise comptable, tout en s’en distinguant nettement sur la forme, puisque l’Institut publie un format chiffré là où l’arrêté du DEC n’en fixe aucun.

    Pour le contexte général des écrits en finance, comptabilité et audit, notre guide du mémoire en finance, comptabilité et audit couvre les aspects méthodologiques communs. Pour situer ce livrable parmi les autres travaux de fin de parcours, voir le comparatif des travaux de fin d’études. Et pour lire des mémoires déjà validés dans les filières professionnelles, notre annuaire des mémoires professionnels indique les points d’entrée existants.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne produit pas un mémoire d’actuariat remettable en l’état. La règle de l’Institut est explicite et ne souffre aucune interprétation : « Tout ce qui a été écrit par l’étudiant doit pouvoir être expliqué par lui-même. » Vos données, vos modèles et vos arbitrages méthodologiques n’existent que chez vous.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Le jury de l’Institut est composé de professionnels et constitue l’échelon de validation finale de votre admission au tableau — une méthode que vous ne pouvez pas défendre ligne à ligne se voit en quelques questions.
    • Tesify ne négocie pas votre confidentialité et ne signe pas votre page de garde à votre place.

    Ce que l’outil fait : tenir un plan sur un corps de mémoire d’environ 70 pages rédigé pendant un stage à temps plein, garder la cohérence entre la problématique actuarielle annoncée en introduction et ce que la conclusion revendique, et faire respecter les exigences formelles que le jury vérifie — traçabilité des sources de chaque figure, cohérence des notations, résumés bilingues calibrés, limites explicitement énoncées.

    Structurez votre mémoire d’actuariat avec Tesify — vos modèles et vos données restent les vôtres.

    FAQ — Le mémoire d’actuariat

    Combien de pages doit faire un mémoire d’actuariat ?

    Le volume du corps du mémoire correspond à environ 70 pages, hors introduction, conclusion et annexes. L’introduction et la conclusion représentent chacune deux à trois pages, et le mémoire comporte en outre un résumé en français et un en anglais de 150 à 250 mots, suivis d’une liste de mots-clés.

    Faut-il écrire plusieurs mémoires ?

    Parfois. Les recommandations de l’Institut ne concernent que le mémoire destiné à l’admission au tableau des actuaires. Lorsque les objectifs de l’entreprise, de la filière académique et de l’Institut divergent, l’étudiant peut devoir présenter son travail sous la forme de plusieurs mémoires — un pour l’entreprise, un pour l’Institut, et le cas échéant un pour la filière. C’est une question à trancher en début de stage.

    Un mémoire d’actuariat peut-il être confidentiel ?

    Oui, mais dans un cadre strict. La demande doit être formulée dans un délai raisonnable avant la soutenance ; au-delà de deux ans, elle doit obligatoirement passer par la filière de formation et être dûment justifiée ; et la confidentialité est, quelle qu’en soit la raison, limitée à cinq ans maximum à compter de la date de soutenance. Une demande transmise après la soutenance bloque le dossier.

    Qui signe la page de garde et pourquoi ?

    L’étudiant et le responsable du stage. La page de garde mentionne l’autorisation de publication, et la signature du responsable de stage, en tant que représentant de l’entreprise, justifie de cet accord. Sans elle, le mémoire ne peut pas être publié.

    Un mémoire sans résultat probant peut-il être validé ?

    Oui. La conclusion doit indiquer ce que le travail a apporté à la science actuarielle, que les résultats soient positifs et intéressants ou qu’il n’y ait pas eu de résultats probants. Ce qui est attendu, c’est l’énoncé des limites de la méthodologie et une vision claire de la contribution, pas un résultat spectaculaire.

    Le mémoire d’actuariat est-il un travail de recherche ou un travail professionnel ?

    Les deux à la fois. Il matérialise la capacité du futur actuaire à mobiliser ses connaissances scientifiques et académiques pour apporter une réponse pertinente et étayée à une problématique professionnelle concrète rencontrée en entreprise. L’Institut précise qu’il ne s’agit pas d’une simple compilation de documents mais d’un travail de conception nécessitant un apport personnel.

  • Le mémoire de master en école d’architecture (2026) : 8 crédits non compensables

    Le mémoire de master en école d’architecture (2026) : 8 crédits non compensables

    En école nationale supérieure d’architecture, le mémoire de master vaut 8 crédits européens « non compensables », et la soutenance du projet de fin d’études en vaut 10. Ces 18 crédits se situent au-delà des crédits des unités d’enseignement : rien d’autre dans le cycle ne peut les rattraper.

    C’est la particularité que les étudiants découvrent le plus tard, et celle qui explique pourquoi un dossier de master par ailleurs solide peut bloquer sur le mémoire. Voici ce que l’arrêté du 20 juillet 2005, dans sa version en vigueur, dit exactement du deuxième cycle.

    Le cadre du deuxième cycle

    L’arrêté du 20 juillet 2005 relatif aux cycles de formation des études d’architecture conduisant au diplôme d’études en architecture conférant le grade de licence et au diplôme d’État d’architecte conférant le grade de master fixe le volume du cycle master à son article 15 : « Les enseignements de ce cycle sont organisés sur 4 semestres valant 120 crédits européens. Ce cycle comporte 2 600 heures dont 1 200 heures encadrées par des enseignants. »

    Autrement dit, sur 2 600 heures, 1 400 heures sont du travail personnel non encadré. C’est dans ce volume-là que se logent le mémoire et le projet de fin d’études, et c’est pourquoi la question de l’organisation personnelle pèse davantage ici que dans beaucoup d’autres masters.

    Le mémoire : ce que le texte dit, et ce qu’il ne dit pas

    L’article 18 donne la définition, et elle est brève :

    « Le mémoire est un travail personnel d’études et(ou) de recherche qui permet à l’étudiant de traiter d’une problématique propre à un séminaire ou à un travail en lien avec le projet. »

    Deux choses en découlent.

    D’abord, deux ancrages sont explicitement admis : une problématique propre à un séminaire, ou un travail en lien avec le projet. Le second est souvent ignoré des étudiants qui se croient obligés de produire un travail d’histoire ou de théorie déconnecté de leur pratique de projet. Le texte autorise l’articulation ; c’est votre école qui en fixe les modalités.

    Ensuite, la conjonction « et(ou) » n’est pas un détail de rédaction : le mémoire peut être un travail d’études, un travail de recherche, ou les deux. Un mémoire qui documente et analyse rigoureusement un corpus sans prétendre à une contribution de recherche originale reste dans le cadre.

    Ce que le texte ne dit pas : ni nombre de pages, ni format, ni calendrier. Ces éléments relèvent du règlement des études de votre ENSA, et ils varient sensiblement d’une école à l’autre.

    Atelier de projet avec maquette et planches de projet de fin d'études
    Le PFE est « un projet architectural ou urbain accompagné d’un rapport de présentation » — environ 200 heures de travail personnel.

    Le PFE d’architecture n’est pas un rapport

    L’article 19 est catégorique : « Le projet de fin d’études consiste en un projet architectural ou urbain accompagné d’un rapport de présentation. Il équivaut à environ 200 heures de travail personnel sur un semestre. »

    Le PFE est donc un projet, pas un document — le rapport de présentation l’accompagne. C’est une distinction essentielle pour qui cherche des ressources en ligne : le sigle « PFE » désigne dans les écoles d’ingénieurs un tout autre exercice, un travail écrit de résolution d’un problème technique commandité. Si c’est celui-là que vous préparez, c’est notre guide pour rédiger son PFE en école d’ingénieur qu’il vous faut. Même acronyme, deux livrables sans rapport.

    Les 18 crédits non compensables

    C’est le point de mécanique qui change la stratégie de fin de cycle.

    Épreuve Crédits Statut Article
    Mémoire 8 crédits européens Non compensables, au-delà des crédits de l’UE où il se situe Art. 33
    Soutenance du projet de fin d’études 10 crédits européens Non compensables, au-delà des crédits de l’UE Art. 34

    « Non compensable » signifie ce qu’il dit : ces crédits ne s’obtiennent pas par une moyenne. Une excellente année de projet ne rachète pas un mémoire insuffisant, et l’inverse est vrai aussi. Les 18 crédits concernés représentent 15 % des 120 crédits du cycle, mais leur poids réel est bien supérieur, parce qu’ils constituent deux verrous indépendants.

    La conséquence pratique est un problème de calendrier plus que de qualité. Les deux exercices arrivent dans la même fenêtre, tous deux logés dans les 1 400 heures de travail personnel, et aucun ne peut absorber le retard de l’autre. Un rétroplanning qui traite le mémoire comme une variable d’ajustement du projet est le scénario d’échec le plus courant.

    Espace de soutenance avec cimaises vides devant une rangée de sièges de jury
    Six à huit membres, cinq au minimum pour siéger valablement, une majorité d’architectes.

    Le jury du projet de fin d’études

    L’article 34 fixe une composition précise : un jury de six à huit membres, dont cinq au minimum doivent être présents pour qu’il siège valablement. Il réunit un représentant du groupe où le projet a été préparé, le directeur d’études de l’étudiant, un ou deux enseignants de l’école issus d’autres groupes, un ou deux enseignants extérieurs dont au moins un venant d’une autre école d’architecture, et une ou deux personnalités extérieures. La majorité des membres doit être composée d’architectes, et au moins un membre doit être habilité à diriger des recherches.

    Deux enseignements pratiques. La présence obligatoire d’un enseignant d’une autre école signifie qu’une partie du jury ne connaît ni votre parcours ni les conventions internes de votre atelier : ce qui va de soi chez vous doit être explicité. Et l’exigence d’au moins un membre habilité à diriger des recherches garantit qu’un regard académique sera porté sur la rigueur de votre argumentation, y compris dans un exercice de projet.

    La mention recherche : soutenir le mémoire et le PFE ensemble

    L’article 17 ouvre une voie particulière : l’étudiant « peut choisir d’approfondir sa préparation à la recherche par des enseignements méthodologiques et fondamentaux complémentaires dont le descriptif figure sur son diplôme d’architecte ». Dans ce cas, précise le texte, « il doit soutenir en même temps son mémoire et son projet de fin d’études devant le jury », dont la composition est renforcée par des membres titulaires d’un doctorat et habilités à diriger des recherches.

    C’est la voie à considérer si vous envisagez un doctorat en architecture. Elle a un coût réel : des enseignements complémentaires et une soutenance unique où les deux travaux sont défendus ensemble, ce qui laisse moins de marge de rattrapage entre eux. En contrepartie, elle apparaît sur le diplôme et elle oblige à construire dès le départ une cohérence entre le mémoire et le projet — ce qui, quand cela fonctionne, produit les meilleurs dossiers.

    Organiser les deux travaux

    Quelques repères qui découlent directement du cadre réglementaire plutôt que d’une recette :

    1. Décidez tôt de l’ancrage du mémoire — séminaire ou lien avec le projet. Le texte admet les deux, mais l’articulation avec le projet ne s’improvise pas au dernier semestre.
    2. Traitez les 8 crédits comme un jalon indépendant. Fixez une date de rendu du mémoire antérieure à la phase intensive de projet, et tenez-la.
    3. Écrivez pour un lecteur extérieur à votre école. Le jury en comprend obligatoirement un ; les références implicites de votre atelier ne lui parlent pas.
    4. Documentez le corpus au fil de l’eau. Sur la méthode de constitution et d’exploitation d’un corpus de références, notre guide pour faire une revue de littérature reste transposable, à condition d’y intégrer les sources propres à la discipline — archives, relevés, iconographie, documents de projet.

    Pour lire des mémoires et des travaux d’étudiants déjà validés dans le réseau des écoles, notre annuaire des mémoires professionnels indique le point d’entrée documentaire du domaine. Et si vous cherchez l’étape d’après — l’habilitation qui permet d’exercer en son nom propre —, voir notre guide du mémoire de HMONP, qui est un exercice entièrement différent, postérieur au diplôme.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne produit pas un mémoire remettable en l’état et ne conçoit évidemment pas votre projet de fin d’études. Le mémoire est défini par le texte comme « un travail personnel d’études et(ou) de recherche » : la formule ne laisse aucune ambiguïté sur qui doit le produire.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Vous soutenez devant un jury majoritairement composé d’architectes, dont au moins un membre habilité à diriger des recherches et un enseignant venu d’une autre école.
    • Tesify ne connaît pas le règlement des études de votre ENSA, qui est le seul document fixant le volume, le format et le calendrier du mémoire.

    Ce que l’outil fait : tenir la structure d’un mémoire écrit en parallèle d’une charge de projet, garder la cohérence entre la problématique de départ et ce que le texte démontre à l’arrivée, et expliciter ce qui, pour un lecteur extérieur à votre atelier, resterait implicite.

    Structurez votre mémoire de master en architecture avec Tesify — votre corpus et votre projet restent les vôtres.

    FAQ — Le mémoire de master en école d’architecture

    Qu’est-ce que le mémoire de master en ENSA ?

    L’arrêté du 20 juillet 2005 le définit comme « un travail personnel d’études et(ou) de recherche qui permet à l’étudiant de traiter d’une problématique propre à un séminaire ou à un travail en lien avec le projet ». Deux ancrages sont donc admis : le séminaire, ou l’articulation avec la pratique de projet.

    Combien de crédits vaut le mémoire ?

    8 crédits européens non compensables, au-delà des crédits de l’unité d’enseignement dans laquelle il se situe. La soutenance du projet de fin d’études en vaut 10, également non compensables : ces deux épreuves constituent deux verrous indépendants du cycle master.

    Que signifie « crédits non compensables » ?

    Que ces crédits ne peuvent pas être obtenus par une moyenne avec d’autres résultats. Une excellente année de projet ne compense pas un mémoire insuffisant, et réciproquement. C’est la raison pour laquelle le mémoire ne peut pas servir de variable d’ajustement au calendrier de projet.

    Le PFE d’architecture est-il un document écrit ?

    Non. Le texte précise qu’il « consiste en un projet architectural ou urbain accompagné d’un rapport de présentation » et qu’il équivaut à environ 200 heures de travail personnel sur un semestre. Le sigle PFE désigne un exercice tout à fait différent en école d’ingénieur, où il s’agit d’un travail écrit de résolution d’un problème technique.

    Qui compose le jury du projet de fin d’études ?

    Six à huit membres, dont cinq au minimum pour que le jury siège valablement : un représentant du groupe où le projet a été préparé, le directeur d’études, un ou deux enseignants de l’école issus d’autres groupes, un ou deux enseignants extérieurs dont au moins un d’une autre école d’architecture, et une ou deux personnalités extérieures. La majorité doit être composée d’architectes et au moins un membre doit être habilité à diriger des recherches.

    Qu’est-ce que la mention recherche ?

    Une voie prévue par l’article 17 : l’étudiant approfondit sa préparation à la recherche par des enseignements méthodologiques et fondamentaux complémentaires, dont le descriptif figure sur son diplôme d’architecte. Il doit alors soutenir en même temps son mémoire et son projet de fin d’études devant un jury renforcé par des membres titulaires d’un doctorat et habilités à diriger des recherches.

    Combien d’heures représente le cycle master en architecture ?

    Quatre semestres valant 120 crédits européens, pour 2 600 heures dont 1 200 encadrées par des enseignants. Les 1 400 heures restantes relèvent du travail personnel, et c’est dans ce volume que se logent le mémoire et le projet de fin d’études.

  • Où lire des mémoires professionnels validés : annuaire 2026 par diplôme

    Où lire des mémoires professionnels validés : annuaire 2026 par diplôme

    Lire deux ou trois mémoires validés de son propre diplôme est le geste le plus rentable avant d’écrire. Pour les mémoires universitaires, les portails d’archives ouvertes sont bien connus. Pour les diplômes professionnels, les mémoires existent aussi — mais ils sont dispersés dans les catalogues des écoles et des professions, et la plupart ne sont pas sur Google.

    Cet annuaire recense les points d’entrée réels, filière par filière. Il dit aussi, sans détour, les cas où aucun dépôt public n’existe : c’est une information utile, parce qu’elle vous évite de chercher pendant des heures ce qui n’est pas en ligne.

    D’abord : ce qui n’existe pas

    Contrairement aux mémoires de master, il n’y a pas de dépôt national obligatoire pour les écrits de certification professionnelle. Un mémoire de titre RNCP, un dossier professionnel, un livret 2 de VAE ne rejoignent aucune archive ouverte : ils restent chez l’organisme certificateur, qui n’a aucune obligation de les publier.

    Concrètement, cela signifie que pour ces certifications, les seules sources fiables sont l’organisme lui-même — cahier des charges, mémoires anonymisés parfois communiqués aux promotions — et le référentiel de certification publié par le certificateur. Notre annuaire des textes officiels par type de travail indique où trouver ce référentiel dans chaque cas.

    Là où des collections publiques existent, elles sont adossées à une école ou à une profession. Voici lesquelles.

    Architecture — le réseau ArchiRès

    ArchiRès est le portail documentaire commun aux bibliothèques des écoles nationales supérieures d’architecture et de paysage. C’est le catalogue de référence du domaine, et il donne accès aux travaux d’étudiants déposés par les écoles du réseau.

    Deux précisions pratiques. Les collections et les droits d’accès varient d’une école à l’autre : certaines notices renvoient à un document en ligne, d’autres à une consultation sur place. Et la connexion avec ses identifiants d’école ouvre davantage de contenus qu’une consultation anonyme — si vous êtes inscrit en ENSA, connectez-vous avant de conclure qu’un document est introuvable.

    Pour ce que le jury attend ensuite, voir notre guide du mémoire de HMONP.

    Poste de consultation d'un catalogue documentaire en bibliothèque
    Beaucoup de ces catalogues ne sont pas indexés par les moteurs de recherche : il faut y entrer directement.

    Santé publique et direction d’établissement — la documentation de l’EHESP

    Le catalogue en ligne du service documentation de l’École des hautes études en santé publique est le point d’entrée pour les travaux liés à la santé publique, au management hospitalier et à la direction d’établissement sanitaire, social et médico-social.

    C’est la ressource la plus pertinente si vous préparez un mémoire d’élève-directeur, puisque l’école est l’opérateur de la formation statutaire. Elle l’est aussi, indirectement, pour le CAFDES, dont l’EHESP est l’établissement délivrant le diplôme — voir notre comparatif CAFDES ou DEIS.

    Comme pour ArchiRès, une partie du catalogue est réservée aux comptes de l’école ; la création d’un compte externe est proposée.

    Expertise comptable — la Bibliotique

    Bibliotique est la bibliothèque de la profession comptable. C’est le point d’entrée documentaire pour la filière, y compris pour la production des mémorialistes.

    Un détail technique qui a son importance : l’adresse avec www ne répond pas correctement, alors que l’adresse sans www fonctionne. Si vous obtenez une erreur de connexion sécurisée, essayez la seconde avant de conclure que le site est hors service.

    Pour les règles de l’épreuve elle-même — agrément du sujet, volume, soutenance — voir notre guide du mémoire du DEC.

    Ingénieur, paramédical, master — DUMAS et les archives ouvertes

    DUMAS reste le dépôt le plus large pour les travaux d’étudiants en France, et il ne contient pas que des mémoires de master : on y trouve aussi des travaux de filières paramédicales et d’établissements comme le Cnam, selon la politique de dépôt de chaque établissement.

    C’est donc la première recherche à faire si vous préparez un mémoire d’ingénieur du Cnam ou un mémoire de fin d’études paramédical — avec une réserve : le dépôt dépend de l’établissement et de l’autorisation de l’auteur, donc l’absence d’un travail sur DUMAS ne signifie pas qu’il n’existe pas.

    Pour le détail du fonctionnement de DUMAS, de HAL, de theses.fr, de Cairn et du SUDOC — modes de recherche, dépôt, différences entre plateformes —, notre annuaire des portails de mémoires traite ce volet en détail. Le présent article ne le double pas : il complète la carte du côté professionnel.

    Plusieurs mémoires professionnels classés par filière sur une table
    Trois mémoires validés de votre propre diplôme valent mieux que quinze exemples d’une autre filière.

    Validation des acquis de l’expérience — vae.gouv.fr

    Le portail public vae.gouv.fr centralise l’information sur la démarche. Il ne diffuse pas de livrets validés — ceux-ci ne sont pas publics — mais il donne le cadre, les étapes et les interlocuteurs, ce qui est l’essentiel de ce qu’on cherche au départ.

    Tableau récapitulatif

    Filière / diplôme Point d’entrée Accès aux travaux
    Architecture (DEA, HMONP) ArchiRès Variable selon l’école ; connexion école recommandée
    Santé publique, direction d’établissement (D3S, CAFDES) Documentation EHESP Catalogue public, compte externe possible
    Expertise comptable (DEC) Bibliotique Bibliothèque de la profession
    Ingénieur Cnam, paramédical, master DUMAS Accès libre, dépôt non systématique
    Titre RNCP, titre professionnel, CQP Organisme certificateur Aucun dépôt public — demander à l’organisme
    VAE vae.gouv.fr Cadre et démarche ; livrets non publics

    Comment lire un mémoire validé — et ce qu’il ne faut pas en faire

    Lire des exemplaires validés sert trois choses précises, et une seule d’entre elles concerne le contenu.

    1. Calibrer le volume et la structure. C’est l’usage le plus rentable. Vous voyez ce que 60 pages représentent réellement, comment la problématique est posée, où s’arrête la partie contextuelle.
    2. Comprendre le registre. Un mémoire de direction ne s’écrit pas comme un mémoire de recherche ; le lire est plus efficace que se le faire expliquer.
    3. Repérer ce que le jury a laissé passer et ce qu’il a manifestement exigé. Les rapports de jury, quand ils existent, sont encore plus instructifs que les mémoires eux-mêmes.

    En revanche, un mémoire validé n’est pas un gisement de contenu. Reprendre l’analyse d’un autre sur un terrain qui n’est pas le vôtre est du plagiat, et c’est aussi le meilleur moyen de vous retrouver incapable de répondre à la première question du jury. Si vous cherchez surtout des exemples commentés côté universitaire, notre sélection de mémoires réussis par discipline les analyse déjà.

    Un dernier réflexe, valable pour tous ces catalogues : vérifiez l’année. Un mémoire de CAFDES antérieur à la réforme de 2022, ou de DEIS antérieur à celle de 2024, décrit une architecture de certification qui n’est plus la vôtre. Il reste utile pour le style ; il ne l’est plus pour le cadre.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne vous fournit pas de mémoires d’autres candidats et ne réécrit pas un travail existant. Lire des exemplaires validés relève de votre préparation, pas d’un service.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et elle est particulièrement déplacée ici : le risque, quand on lit beaucoup d’exemplaires, est de s’approprier sans s’en rendre compte l’analyse de quelqu’un d’autre. Le contrôle n’est pas le problème — c’est le travail personnel manquant qui l’est.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.

    Ce que l’outil fait, une fois vos deux ou trois exemplaires lus : traduire ce que vous en avez retenu en une structure applicable à votre terrain, tenir cette structure sur une rédaction longue, et vérifier que chaque exigence de votre référentiel trouve une réponse dans le texte.

    Structurez votre mémoire avec Tesify — après avoir lu ce qui a été validé avant vous.

    FAQ — Trouver des mémoires professionnels

    Les mémoires de certification professionnelle sont-ils publics ?

    Non, en règle générale. Il n’existe pas de dépôt national obligatoire pour les écrits de certification professionnelle : mémoires de titre RNCP, dossiers professionnels et livrets de VAE restent chez l’organisme certificateur, qui n’a pas d’obligation de publication. Les collections publiques existent seulement là où une école ou une profession en a constitué une.

    Où trouver des mémoires en architecture ?

    Sur ArchiRès, le portail documentaire commun aux bibliothèques des écoles nationales supérieures d’architecture et de paysage. Les collections et les droits d’accès varient selon l’école, et une connexion avec ses identifiants d’école ouvre davantage de contenus qu’une consultation anonyme.

    Où trouver des mémoires de direction d’établissement sanitaire ou social ?

    Dans le catalogue en ligne du service documentation de l’École des hautes études en santé publique, qui est l’opérateur de la formation statutaire des élèves-directeurs et l’établissement délivrant le CAFDES. Un compte externe peut être créé pour accéder à une partie des ressources.

    Où trouver des mémoires d’expertise comptable ?

    Auprès de Bibliotique, la bibliothèque de la profession comptable. Attention à l’adresse : la version avec www ne répond pas correctement, contrairement à l’adresse sans www.

    DUMAS contient-il autre chose que des mémoires de master ?

    Oui. Selon la politique de dépôt de chaque établissement, on y trouve aussi des travaux de filières paramédicales et d’établissements comme le Cnam. Le dépôt n’étant ni systématique ni obligatoire, l’absence d’un travail sur DUMAS ne signifie pas qu’il n’existe pas.

    Peut-on s’inspirer d’un mémoire validé sans plagier ?

    Oui, à condition de s’en servir pour calibrer le volume, la structure et le registre, et non pour reprendre une analyse. Un mémoire professionnel s’appuie sur votre terrain et vos décisions : une analyse empruntée ne résiste pas à la première question du jury, indépendamment de toute question de plagiat.

    Faut-il vérifier l’année du mémoire consulté ?

    Impérativement. Un mémoire de CAFDES antérieur à la réforme de 2022 ou un mémoire de DEIS antérieur à celle entrée en vigueur en septembre 2024 décrit une architecture de certification qui n’est plus applicable. Ces exemplaires restent utiles pour le style et la méthode, pas pour le cadre réglementaire.

  • Le mémoire de géomètre-expert (DPLG) en 2026 : 150 000 signes, et un sujet qui doit tenir dans le 1°

    Le mémoire de géomètre-expert (DPLG) en 2026 : 150 000 signes, et un sujet qui doit tenir dans le 1°

    Le mémoire du diplôme de géomètre-expert foncier DPLG fait environ 150 000 signes hors infographie, annexes et bibliographie. Mais la contrainte qui élimine le plus de sujets n’est pas la longueur : c’est que le mémoire doit se rapporter principalement aux activités du 1° de l’article 1er de la loi de 1946 — le bornage et la définition des limites — et non aux activités d’aménagement du 2°.

    C’est la distinction que beaucoup de candidats découvrent tard, parce qu’elle ne saute pas aux yeux : les deux alinéas décrivent le même métier, et un seul ouvre le champ du mémoire.

    Le texte applicable a changé deux fois en 2025

    Avant tout, une mise en garde de méthode. Le diplôme est régi par le décret n° 2010-1406 du 12 novembre 2010, modifié coup sur coup par le décret n° 2025-238 du 13 mars 2025 puis par le décret n° 2025-1150 du 29 novembre 2025. Les modalités, elles, relèvent de l’arrêté du 8 décembre 2015 — dont l’article 1er a été modifié par un arrêté du 13 mars 2025 et l’article 3, celui qui décrit le mémoire, par un arrêté du 29 novembre 2025.

    Autrement dit : l’article qui définit votre mémoire est en vigueur dans sa version actuelle depuis le 1er décembre 2025. Toute fiche méthodologique antérieure — et il en circule qui renvoient encore à l’arrêté du 1er février 2011, remplacé depuis dix ans — décrit un cadre qui n’est plus le bon. Vérifiez la version consolidée avant de vous fier à un plan type ; si vous devez ensuite citer ces textes dans votre mémoire, notre guide sur la manière de citer une loi ou un arrêté donne les conventions.

    Plan parcellaire roulé posé à côté d'un mètre ruban sur une table en bois
    Le mémoire s’adosse aux travaux réellement exécutés pendant le stage, pas à un sujet choisi hors sol.

    Ce que l’arrêté impose, mot pour mot

    L’article 3 de l’arrêté du 8 décembre 2015, dans sa version en vigueur, pose que le mémoire :

    « se rapporte à l’exercice du métier de géomètre-expert, principalement aux activités décrites au 1° de l’article 1er de la loi n° 46-942 du 7 mai 1946 »

    et qu’il est « d’environ 150 000 signes hors infographie, annexes et bibliographie », se présentant « sous la forme d’un exposé structuré autour d’une problématique définie par le candidat en concertation avec le maître de stage et un enseignant ».

    Sur la soutenance, le texte est tout aussi précis : « La soutenance du mémoire par le candidat dure vingt minutes maximum. Elle est suivie d’un échange avec le jury d’une durée de trente minutes maximum. »

    Le 1° et le 2° : la ligne de partage qui décide de votre sujet

    L’article 1er de la loi du 7 mai 1946, dans sa rédaction en vigueur depuis le 16 décembre 1987, distingue deux blocs d’activité.

    Le couvre « les études et les travaux topographiques qui fixent les limites des biens fonciers et, à ce titre, lève et dresse […] les plans et documents topographiques concernant la définition des droits attachés à la propriété foncière, tels que les plans de division, de partage, de vente et d’échange des biens fonciers, les plans de bornage ou de délimitation de la propriété foncière ».

    Le couvre « les études, les documents topographiques, techniques et d’information géographique dans le cadre des missions publiques ou privées d’aménagement du territoire » ainsi que « toutes opérations techniques ou études sur l’évaluation, la gestion ou l’aménagement des biens fonciers ».

    C’est le 1° qui constitue le monopole de la profession — la partie que seul un géomètre-expert peut exercer. Et c’est à lui que l’arrêté rattache « principalement » le mémoire.

    Type de sujet Alinéa Recevable comme sujet principal ?
    Traitement des limites incertaines en bornage amiable Oui
    Division en volumes et définition des droits attachés Oui
    Preuve de la limite : titres, possession, éléments matériels Oui
    Méthodologie de délimitation du domaine public Oui
    Optimisation d’un flux de production topographique Non, sauf à le rattacher au 1°
    Modélisation BIM ou SIG pour une collectivité Non, sauf à le rattacher au 1°
    Évaluation ou gestion d’un patrimoine foncier Non, sauf à le rattacher au 1°

    Le mot « principalement » laisse une marge réelle : un sujet technique du 2° reste défendable s’il est construit pour répondre à une question de définition des droits fonciers. Ce qui ne passe pas, c’est le mémoire qui traite un outil pour lui-même. Un travail sur la donnée géographique pour l’aménagement relève d’une autre logique — c’est plutôt le terrain du mémoire de géographie et d’aménagement du territoire, dont les attendus n’ont rien à voir avec ceux d’un diplôme d’exercice.

    150 000 signes : ce que cela représente vraiment

    L’arrêté raisonne en signes, pas en pages — un choix cohérent pour une profession dont les productions comportent beaucoup de figures. À raison de 1 500 à 1 800 signes par page selon la mise en page retenue, 150 000 signes représentent de l’ordre de 83 à 100 pages de texte ; cette conversion est un calcul, pas une valeur publiée par le texte, et c’est le nombre de signes qui fait foi.

    La triple exclusion mérite qu’on s’y arrête : hors infographie, hors annexes et hors bibliographie. L’infographie sortie du décompte est une particularité notable — vos plans, coupes, schémas de bornage et illustrations techniques ne consomment pas votre quota. Vous n’avez donc aucune raison de rogner sur l’appareil graphique, qui est précisément là où se démontre la compétence technique. Sur la frontière entre corps et annexes, les règles générales du comptage des annexes dans la pagination restent un bon repère.

    Borne de délimitation en pierre plantée dans l'herbe à l'angle d'une parcelle
    Le 1° de l’article 1er — fixer les limites des biens fonciers — est le cœur du monopole, et le champ naturel du mémoire.

    Une problématique à trois voix

    L’arrêté ne dit pas que la problématique est choisie par le candidat : il dit qu’elle est « définie par le candidat en concertation avec le maître de stage et un enseignant ». Deux validateurs, deux exigences distinctes — l’une professionnelle, l’autre scientifique et juridique.

    La conséquence pratique est un calendrier : un sujet arrêté seul, puis soumis, se heurte presque toujours à l’une des deux exigences. Mieux vaut faire circuler deux ou trois formulations concurrentes tôt, pendant que les travaux de stage peuvent encore infléchir le corpus. Notre méthode pour formuler une problématique de mémoire s’applique ici avec une contrainte de plus : la question doit rester dans le champ du 1°.

    À cela s’ajoute le carnet de stage. L’article 1er de l’arrêté prévoit que le maître de stage y consigne ses observations sur les activités et les aptitudes professionnelles du candidat, et que ce carnet « constitue un des éléments d’appréciation et de validation du stage ». Il existe donc, comme pour la HMONP, un document que vous n’écrivez pas et qui décrit votre travail. Les unités de formation, elles, doivent être acquises « impérativement dans la période de stage ».

    Trois tentatives, cinq ans, et un point de départ décalé

    L’arrêté prévoit que le mémoire peut être présenté à trois reprises au cours des cinq années qui suivent la délivrance des certificats, ce délai courant « à compter du 1er janvier de l’année civile qui suit » cette délivrance.

    Ce décalage est favorable et souvent mal lu : le compte à rebours ne démarre pas le jour de l’obtention de vos certificats, mais au 1er janvier suivant. Selon le moment de l’année où vous les obtenez, cela représente plusieurs mois qui ne sont pas décomptés.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne produit pas vos travaux de terrain. Le mémoire s’adosse aux opérations que vous avez exécutées ou auxquelles vous avez participé pendant votre stage. Sans ce matériau, il n’y a pas de mémoire — il y a une synthèse documentaire, et un jury de géomètres-experts fait la différence en quelques questions.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur. La promesse est vide, et elle est hors sujet devant un jury qui vous interroge trente minutes sur des dossiers que vous êtes censé avoir traités.
    • Tesify ne valide pas votre sujet. Cette validation appartient au maître de stage et à l’enseignant, et elle est prévue par le texte.

    Ce que l’outil fait, une fois vos opérations documentées : tenir la longueur sans délayer sur 150 000 signes, garder la problématique du côté du 1° quand la tentation technique tire vers le 2°, et vérifier que chaque affirmation juridique renvoie au texte en vigueur plutôt qu’à une version abrogée. Ce qu’il produit est un brouillon à réécrire avec vos mots — c’est vous qui le soutenez, vingt minutes durant, devant des praticiens.

    Cadrez votre mémoire de DPLG avec Tesify — après avoir vérifié la version de l’arrêté applicable à votre session.

    FAQ — Le mémoire du diplôme de géomètre-expert DPLG

    Quelle est la longueur du mémoire de géomètre-expert ?

    Environ 150 000 signes, hors infographie, hors annexes et hors bibliographie, selon l’article 3 de l’arrêté du 8 décembre 2015. Le texte raisonne en signes et non en pages ; c’est le nombre de signes qui fait foi.

    Sur quoi le mémoire doit-il porter ?

    Sur l’exercice du métier de géomètre-expert, et principalement sur les activités décrites au 1° de l’article 1er de la loi n° 46-942 du 7 mai 1946 : les études et travaux topographiques qui fixent les limites des biens fonciers, les plans de division, de partage, de bornage ou de délimitation de la propriété foncière.

    Un sujet d’aménagement ou de SIG est-il recevable ?

    Les activités d’aménagement, d’évaluation et de gestion relèvent du 2° de l’article 1er, alors que l’arrêté rattache le mémoire « principalement » au 1°. Un sujet technique reste défendable s’il est construit pour répondre à une question de définition des droits fonciers, mais un travail sur un outil pour lui-même s’expose à un refus.

    Combien de temps dure la soutenance ?

    Vingt minutes maximum pour la soutenance, suivies d’un échange avec le jury d’une durée de trente minutes maximum, conformément à l’article 3 de l’arrêté du 8 décembre 2015.

    Combien de fois peut-on présenter le mémoire ?

    À trois reprises au cours des cinq années qui suivent la délivrance des certificats. Le délai court à compter du 1er janvier de l’année civile qui suit cette délivrance, et non du jour de l’obtention.

    Qui valide la problématique ?

    Elle est définie par le candidat en concertation avec le maître de stage et un enseignant. Le texte prévoit donc deux interlocuteurs, l’un professionnel et l’autre pédagogique, et non un choix libre du candidat.

    Le texte applicable a-t-il changé récemment ?

    Oui. L’article 3 de l’arrêté du 8 décembre 2015, qui décrit le mémoire, a été modifié par un arrêté du 29 novembre 2025 et est en vigueur dans sa rédaction actuelle depuis le 1er décembre 2025. Le décret n° 2010-1406 a lui-même été modifié deux fois en 2025. Les fiches méthodologiques antérieures peuvent décrire un cadre périmé.

    Qu’est-ce que le carnet de stage ?

    Un document dans lequel le maître de stage consigne ses observations sur les activités et les aptitudes professionnelles du candidat. L’arrêté précise qu’il constitue un des éléments d’appréciation et de validation du stage : il est donc rédigé par un tiers et pèse sur l’évaluation.

  • Rédiger son mémoire d’ingénieur du Cnam (hors temps de travail) avec Tesify en 2026

    Rédiger son mémoire d’ingénieur du Cnam (hors temps de travail) avec Tesify en 2026

    Le mémoire d’ingénieur du Cnam est une unité d’activités de 39 crédits ECTS — la plus lourde du cursus. Il démontre votre capacité à mobiliser des compétences scientifiques, techniques et professionnelles pour résoudre une problématique complexe, et il doit obligatoirement intégrer une dimension internationale et une dimension responsabilité sociale et environnementale.

    Ces deux obligations de contenu sont écrites noir sur blanc dans le règlement des études, et elles surprennent chaque année des candidats qui découvrent trois semaines avant le dépôt qu’un mémoire techniquement irréprochable ne coche pas deux cases explicites. Voici ce que le règlement impose réellement, dans sa version 2025-2026 pour le cursus hors temps de travail.

    Ce que le règlement des études impose (et que personne ne lit avant)

    Le règlement des études des formations d’ingénieurs de l’EiCnam, dans sa version applicable au cursus hors temps de travail 2025-2026, est le document qui vous engage. Trois points en découlent directement.

    Élément Ce que prévoit le règlement
    Poids du mémoire Une UA « Mémoire d’ingénieur » de 39 ECTS, consistant en la réalisation d’un mémoire et de sa soutenance
    Expérience professionnelle Une UA de 15 ECTS correspondant à « l’équivalent de 2 ans d’emploi à temps plein sur des fonctions classiquement confiées à un ingénieur »
    Note requise Au moins 10/20 après délibération, pour l’attribution des 39 ECTS
    Jury Au minimum quatre membres, dont un expert du domaine issu du monde industriel ou de la recherche
    Contenu obligatoire Une dimension internationale et une dimension RSE

    Le poids relatif dit l’essentiel : 39 ECTS pour le mémoire contre 15 pour deux ans d’expérience professionnelle validée. Le diplôme d’ingénieur se joue en très grande partie sur ce document et sur l’heure qui suit.

    Les trois verrous d’inscription à l’UA mémoire

    On ne s’inscrit pas au mémoire quand on se sent prêt. Le règlement pose trois conditions cumulatives, et chacune peut vous coûter un semestre entier si vous la découvrez tard.

    1. Avoir validé l’UE « Communication et information pour l’ingénieur – Oral probatoire ». Cette UE de 3 ECTS vérifie que le candidat a acquis les connaissances, compétences et savoir-être requis pour exercer le métier d’ingénieur. Point capital : « Le candidat ne peut se présenter plus de trois fois à l’épreuve de l’examen probatoire quelle que soit la spécialité ou le parcours. » Trois tentatives, toutes spécialités confondues — changer de parcours ne remet pas le compteur à zéro.
    2. Présenter un sujet de mémoire validé par le responsable du diplôme ou son représentant.
    3. Présenter un test externe de langue anglaise du cadre européen commun de référence. Le niveau minimal exigé pour la délivrance du diplôme est le B2, et le règlement est catégorique : sans l’UE d’anglais et le test externe, « le titre d’ingénieur ne pourra être délivré ».

    Le troisième verrou est celui qui piège le plus de candidats, parce qu’il est administratif et non académique. Passer un test externe demande de s’inscrire, d’attendre une session et de recevoir un résultat : plusieurs semaines, souvent plusieurs mois. Le règlement le dit d’ailleurs explicitement, en demandant de présenter ce test « pour éviter toute difficulté au moment de la diplomation ».

    Atelier industriel où se déroule le projet support du mémoire d'ingénieur
    Le sujet naît d’un échange entre l’élève, l’entreprise et l’enseignant responsable — et se formalise par une convention.

    Comment se choisit le sujet

    Le règlement décrit le sujet comme « le résultat d’un échange entre l’élève, un représentant de son entreprise et l’enseignant responsable de la spécialité ou du parcours », formalisé par la signature d’une convention de stage.

    C’est une négociation à trois, et les trois parties n’ont pas les mêmes intérêts. Votre entreprise veut un problème qui la concerne. Votre responsable de spécialité veut une problématique d’ingénierie qui laisse place à une démarche. Vous, vous avez besoin d’un périmètre tenable en parallèle d’un emploi à temps plein.

    Le sujet qui satisfait les trois a une propriété simple : il porte sur un problème réel de votre organisation et il expose un arbitrage technique non trivial. Une mission d’exécution bien menée ne fait pas un mémoire d’ingénieur, même si elle a demandé six mois de travail.

    Le suivi est ensuite assuré par un tuteur enseignant du Cnam, et quand c’est possible par un tuteur en entreprise. La désignation du tuteur enseignant est validée par l’enseignant responsable de la spécialité.

    Les deux dimensions obligatoires : international et RSE

    C’est la spécificité la plus concrète et la plus sous-estimée. Le règlement énonce que le mémoire d’ingénieur « devra intégrer obligatoirement » :

    • Une dimension internationale, illustrée par un contexte, une problématique ou une bibliographie en lien avec l’international ;
    • Une dimension responsabilité sociale et environnementale, démontrant la prise en compte d’enjeux environnementaux, éthiques ou sociaux dans l’approche ingénierie.

    Notez la formulation de la première : le règlement accepte trois voies alternatives — le contexte, la problématique, ou la bibliographie. Une bibliographie sérieusement internationale suffit à satisfaire l’exigence formelle, ce qui est une bonne nouvelle si votre projet est franco-français. Mais un contexte international réellement argumenté — benchmark de solutions étrangères, normes internationales applicables, comparaison de pratiques — vaut évidemment mieux devant un jury où siège un industriel.

    La dimension RSE, elle, n’admet pas de voie de contournement bibliographique : il faut démontrer la prise en compte d’enjeux dans l’approche ingénierie. Une section RSE ajoutée à la fin se voit. Un arbitrage technique justifié en partie par un critère environnemental, social ou éthique, intégré au corps du raisonnement, est ce qui est attendu.

    À cela s’ajoute une UA « Activités liées à l’international » de 3 ECTS, elle aussi validée lors de la soutenance du mémoire.

    Salle préparée pour la soutenance du mémoire d'ingénieur devant quatre membres de jury
    Quatre membres minimum, dont un expert industriel ou de la recherche : la faisabilité est testée par quelqu’un du métier.

    Le jury et la soutenance

    Le jury de soutenance est constitué par décision de la direction de l’EiCnam et présidé par l’enseignant responsable de la spécialité ou du parcours, qui peut déléguer cette fonction. Il comprend a minima quatre membres : le président, le tuteur académique du mémoire, un expert du domaine issu du monde industriel ou de la recherche, et un enseignant de la spécialité ou un second expert. Si le président est également le tuteur académique, un enseignant supplémentaire est ajouté.

    À l’issue de la soutenance, un procès-verbal est rédigé et signé par les membres du jury, puis transmis à la direction de l’EiCnam.

    La présence garantie d’un expert industriel ou de recherche oriente la préparation : les questions les plus dures ne portent pas sur la forme du document mais sur vos choix — pourquoi cette solution, à quel coût, avec quelles limites, et ce que vous feriez différemment. Nos guides sur les questions de jury en soutenance et la construction de l’oral s’appliquent, à condition d’y substituer un registre d’ingénierie.

    Et si le sujet est confidentiel ?

    Le cas est prévu. À la demande de l’organisme au sein duquel le mémoire a été préparé et/ou de l’auteur, et sur décision du président de jury, la soutenance du mémoire ou le mémoire lui-même peut avoir un caractère confidentiel.

    La décision appartient donc au président de jury, sur demande — ce n’est ni automatique ni acquis. Pour les mécanismes généraux (clause, embargo, qui peut lire le document), notre guide du mémoire confidentiel en entreprise détaille la marche à suivre.

    Ce n’est pas un PFE d’école d’ingénieur

    La confusion est fréquente et coûteuse. Le projet de fin d’études d’une école d’ingénieur en formation initiale se déroule en fin de cursus, chez un commanditaire, avec un double encadrement école-entreprise. Le mémoire d’ingénieur du Cnam se prépare en emploi, adossé à une expérience professionnelle validée comme telle, avec des obligations de contenu propres.

    Si c’est un PFE que vous préparez, notre guide pour rédiger son PFE en école d’ingénieur traite ce livrable-là. Et si vous n’êtes pas certain de la nature de l’écrit qu’on attend de vous, le comparatif des travaux de fin d’études situe les deux l’un par rapport à l’autre.

    Ce que Tesify ne fait pas

    Une précision nécessaire, parce que ce cursus se suit en travaillant, souvent sur plusieurs années, et que la pression au moment du dépôt est réelle :

    • Tesify ne produit pas un mémoire remettable en l’état. La matière — votre projet, vos données industrielles, vos arbitrages — n’existe que chez vous, et votre jury comprend obligatoirement un expert du domaine.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Sur un mémoire d’ingénieur, la vérification se fait en direct, par un industriel qui connaît le sujet et vous demande le coût de votre solution.
    • Tesify ne valide pas votre sujet, ne passe pas votre oral probatoire et ne remplace pas votre test d’anglais. Ces trois verrous sont administratifs et vous appartiennent.

    Ce que l’outil fait : tenir la structure d’un document long rédigé le soir et le week-end sur plusieurs mois, garder la cohérence entre la problématique validée et ce que le texte démontre à l’arrivée, et vérifier point par point que les exigences du règlement — dimension internationale, dimension RSE, démarche d’ingénierie explicite — trouvent chacune une réponse identifiable dans le mémoire plutôt qu’une mention en conclusion.

    Structurez votre mémoire d’ingénieur avec Tesify — votre projet et vos données restent les vôtres.

    FAQ — Le mémoire d’ingénieur du Cnam

    Combien d’ECTS vaut le mémoire d’ingénieur du Cnam ?

    39 ECTS, au titre d’une unité d’activités consistant en la réalisation d’un mémoire et de sa soutenance. À titre de comparaison, l’unité validant deux ans d’expérience professionnelle sur des fonctions d’ingénieur en vaut 15.

    Quelles conditions faut-il remplir pour s’inscrire à l’UA mémoire d’ingénieur ?

    Trois conditions cumulatives : avoir validé l’UE « Communication et information pour l’ingénieur – Oral probatoire » ; présenter un sujet de mémoire validé par le responsable du diplôme ou son représentant ; et présenter un test externe de langue anglaise reconnu, du cadre européen commun de référence.

    Combien de fois peut-on passer l’oral probatoire ?

    Trois fois au maximum, quelle que soit la spécialité ou le parcours. Changer de spécialité ne réinitialise pas ce nombre de tentatives, et la validation de cette UE conditionne l’inscription au mémoire.

    Quel niveau d’anglais est exigé ?

    Le niveau B2 du cadre européen commun de référence, attesté par un test externe, en plus de la validation de l’UE d’anglais du programme. Sans ces deux validations, le titre d’ingénieur ne peut pas être délivré.

    Le mémoire doit-il vraiment contenir une partie internationale et une partie RSE ?

    Oui, les deux sont obligatoires. La dimension internationale peut être illustrée par un contexte, une problématique ou une bibliographie en lien avec l’international. La dimension responsabilité sociale et environnementale doit démontrer la prise en compte d’enjeux environnementaux, éthiques ou sociaux dans l’approche ingénierie.

    Qui compose le jury de soutenance ?

    Au minimum quatre membres : le président — l’enseignant responsable de la spécialité ou son délégué —, le tuteur académique du mémoire, un expert du domaine issu du monde industriel ou de la recherche, et un enseignant de la spécialité ou un second expert. Les 39 ECTS sont attribués à partir d’une note d’au moins 10 sur 20 après délibération.

    Un mémoire d’ingénieur du Cnam peut-il être confidentiel ?

    Oui. À la demande de l’organisme d’accueil et/ou de l’auteur, et sur décision du président de jury, la soutenance ou le mémoire lui-même peut avoir un caractère confidentiel. La demande doit être formulée : ce n’est pas automatique.