Catégorie : Financement des Études

  • Statistiques boursiers CROUS 2026 : échelons, montants et nombre de bénéficiaires

    Statistiques boursiers CROUS 2026 : échelons, montants et nombre de bénéficiaires

    Statistiques boursiers CROUS 2026 : échelons, montants et nombre de bénéficiaires

    En 2024-2025, environ 662 000 étudiants ont perçu une bourse sur critères sociaux du CROUS en France, soit 35,8 % des étudiants inscrits dans une formation éligible — le taux le plus bas depuis douze ans, selon les chiffres du SIES (ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche). Pour 2026-2027, les montants restent identiques à ceux de l’année précédente, échelonnés de 1 454 € à 6 335 € par an selon l’échelon attribué. Ce guide détaille les montants par échelon, l’évolution du nombre de boursiers et les explications avancées par le SIES.

    Réponse rapide : environ 662 000 étudiants étaient boursiers CROUS en 2024-2025 (35,8 % des effectifs éligibles, chiffres SIES), un taux en baisse continue depuis plusieurs années. Les montants 2026-2027 vont de 1 454 € (échelon 0 bis) à 6 335 € par an (échelon 7), inchangés par rapport à 2025-2026.

    Combien d’étudiants sont boursiers CROUS en France ?

    Le SIES publie chaque année une note flash sur les boursiers sur critères sociaux de l’enseignement supérieur. Pour l’année 2024-2025, elle recense environ 662 000 étudiants boursiers, soit 35,8 % des étudiants inscrits dans une formation ouvrant droit à cette bourse. C’est un taux en baisse de 1,5 point par rapport à 2023-2024, et le niveau le plus bas observé depuis douze ans.

    À titre de comparaison, en 2021-2022, le SIES recensait environ 720 000 boursiers, soit un taux proche de 37,7 % parmi les effectifs éligibles. La baisse récente traduit un mouvement progressif plutôt qu’une rupture brutale sur une seule année.

    Graphique de la répartition des boursiers CROUS par échelon
    Répartition des boursiers CROUS par échelon en 2024-2025.

    Quels sont les montants par échelon en 2026-2027 ?

    La bourse sur critères sociaux comporte huit échelons, de 0 bis à 7, chacun correspondant à un montant annuel fixe déterminé par arrêté ministériel. Pour 2026-2027, ces montants sont identiques à ceux de 2025-2026 : le barème national n’a pas été revalorisé.

    Échelon Montant mensuel Montant annuel (10 mois) Montant annuel (12 mois, maintien estival)
    0 bis 145,42 € 1 454 € 1 745 €
    1 216,30 € 2 163 € 2 596 €
    2 307,10 € 3 071 € 3 685 €
    3 382,80 € 3 828 € 4 594 €
    4 458,50 € 4 585 € 5 502 €
    5 534,20 € 5 342 € 6 411 €
    6 583,30 € 5 833 € 7 000 €
    7 633,50 € 6 335 € 7 602 €

    La bourse est versée en dix mensualités par défaut, sauf pour les étudiants éligibles au maintien pendant les vacances d’été, qui perçoivent alors deux mensualités supplémentaires. L’échelon 0, en dessous de 0 bis, ne donne droit à aucun versement mais ouvre tout de même à l’exonération des frais d’inscription et de la CVEC.

    Le nombre de boursiers augmente-t-il ou diminue-t-il ?

    La tendance récente est à la baisse, après plusieurs années de relative stabilité. Le taux de boursiers parmi les étudiants éligibles est passé d’environ 37,7 % en 2021-2022 à 35,8 % en 2024-2025, une baisse cumulée de près de deux points en trois ans. Cette évolution s’inscrit dans un contexte plus large de hausse des effectifs étudiants globaux, ce qui accentue mécaniquement la baisse du taux relatif de boursiers, même si le nombre absolu de bénéficiaires reste élevé.

    Année universitaire Nombre de boursiers (approx.) Taux parmi effectifs éligibles
    2020-2021 ≈ 750 000 Non précisé
    2021-2022 ≈ 720 000 ≈ 37,7 %
    2023-2024 Supérieur à 2024-2025 ≈ 37,3 %
    2024-2025 ≈ 662 000 35,8 %

    Cette dynamique s’observe en parallèle d’une hausse des effectifs de rentrée universitaire, détaillée dans nos chiffres clés de la rentrée universitaire France 2026-2027.

    Étudiant consultant son dossier de bourse CROUS en ligne
    Consultation du Dossier Social Étudiant sur le portail CROUS.

    Pourquoi le taux de boursiers baisse-t-il malgré l’inflation ?

    Selon le SIES, l’explication tient principalement à l’absence de revalorisation du barème national d’attribution au même rythme que la hausse des revenus liée à l’inflation. Un barème figé dans un contexte de hausse générale des salaires fait mécaniquement sortir certains foyers des seuils d’éligibilité, même sans amélioration réelle de leur situation financière relative.

    Ce phénomène illustre un décalage classique entre indexation des barèmes sociaux et évolution du coût de la vie, régulièrement pointé par les associations étudiantes lors des discussions budgétaires annuelles sur l’enseignement supérieur. Pour beaucoup de familles proches des seuils, une légère hausse de revenu déclaré peut ainsi faire basculer un dossier d’un échelon supérieur vers un échelon inférieur, voire vers une sortie complète du dispositif, sans que la charge réelle du foyer n’ait changé.

    Quand et comment déposer son Dossier Social Étudiant ?

    Le Dossier Social Étudiant (DSE) s’ouvre chaque année sur le portail dédié du réseau des CROUS, généralement à la mi-janvier, avec une date limite de dépôt fixée fin mai pour une instruction dans les meilleurs délais avant la rentrée de septembre. Un dépôt tardif, hors de cette fenêtre, reste possible mais rallonge considérablement les délais de traitement et retarde le premier versement.

    • Ouverture du service en ligne : mi-janvier
    • Date limite recommandée : fin mai, avant la rentrée universitaire suivante
    • Pièces à préparer : avis d’imposition du foyer, justificatifs de situation familiale, attestation de scolarité prévisionnelle
    • Notification de l’échelon : généralement avant l’été, sous réserve de dossier complet

    Comment est calculé l’échelon d’un étudiant ?

    L’échelon est déterminé automatiquement lors du Dossier Social Étudiant, à partir de deux éléments principaux :

    • Les points de charge — nombre d’enfants à charge du foyer fiscal, éloignement entre le domicile familial et le lieu d’études, nombre de frères et sœurs également boursiers.
    • Le revenu brut global — comparé à un barème national actualisé chaque année, qui détermine le seuil d’accès à chaque échelon.

    Le montant total du budget consacré aux études (frais de scolarité, logement, alimentation) reste par ailleurs à mettre en perspective avec ce niveau de bourse : notre analyse du coût moyen d’un master en France en 2026 détaille ce budget complet, bourse déduite ou non.

    Quels avantages annexes au statut de boursier ?

    Au-delà du versement mensuel, le statut de boursier CROUS ouvre à plusieurs avantages qui pèsent lourd dans le budget étudiant global :

    Avantage Détail
    Exonération frais d’inscription Frais universitaires et CVEC pris en charge
    Accès prioritaire au logement CROUS Critère social prioritaire dans l’attribution
    Repas CROUS à tarif social Repas à 1 € dans certains restaurants universitaires
    Exonération partielle en école privée Selon les dispositifs internes de chaque établissement

    Certains établissements privés, notamment des écoles de commerce, ont mis en place des dispositifs de gratuité totale pour les échelons les plus élevés, un point détaillé dans notre article sur les frais de scolarité des écoles de commerce en France 2026. Ces montants de bourse, une fois connus, permettent aussi d’anticiper le budget consacré à la rédaction du mémoire : bibliographie, outils de relecture ou accompagnement méthodologique restent des postes à intégrer dans un budget étudiant déjà contraint, ce que Tesify propose à un tarif accessible aux étudiants boursiers.

    Questions fréquentes

    Combien d’étudiants sont boursiers CROUS en France ?

    Selon le SIES (MESR), environ 662 000 étudiants ont perçu une bourse sur critères sociaux en 2024-2025, soit 35,8 % des étudiants inscrits dans une formation ouvrant droit à cette bourse — le taux le plus bas depuis 12 ans.

    Quels sont les montants de la bourse CROUS par échelon en 2026-2027 ?

    Les montants 2026-2027 restent identiques à ceux de 2025-2026, échelonnés de 1 454 € par an (échelon 0 bis) à 6 335 € par an (échelon 7) sur 10 mois, avec des montants majorés en cas de maintien estival de la bourse.

    Pourquoi le nombre de boursiers CROUS baisse-t-il ?

    Selon le SIES, le barème national n’a pas été revalorisé au même rythme que la hausse des revenus liée à l’inflation, ce qui a mécaniquement fait sortir certains foyers des seuils d’éligibilité, expliquant la baisse du taux de boursiers observée en 2024-2025.

    Comment connaître son échelon de bourse ?

    L’échelon est calculé automatiquement lors du Dossier Social Étudiant (DSE), à partir des points de charge du foyer (nombre d’enfants, éloignement géographique, boursiers dans la fratrie) comparés au revenu brut global déclaré aux impôts.

    L’échelon 0 bis donne-t-il droit à d’autres avantages que l’argent de la bourse ?

    Oui. Même sans versement d’argent dans certains cas limites, le statut de boursier donne accès à l’exonération des frais d’inscription et de la CVEC, ainsi qu’à des critères d’accès prioritaires au logement CROUS.

  • Frais de scolarité des écoles de commerce en France en 2026 : fourchettes, évolution et financements

    Frais de scolarité des écoles de commerce en France en 2026 : fourchettes, évolution et financements

    Frais de scolarité des écoles de commerce en France en 2026 : fourchettes, évolution et financements

    En 2026, les frais de scolarité des écoles de commerce françaises varient fortement selon le rang de l’école : les cinq établissements les plus réputés (HEC, ESCP, ESSEC, emlyon, EDHEC) dépassent tous les 60 000 € pour l’ensemble du Programme Grande École, avec HEC Paris en tête à environ 75 300 €. Des écoles de rang intermédiaire restent sous la barre des 50 000 €. Ce guide détaille les fourchettes réelles, leur évolution récente et les pistes de financement disponibles pour les étudiants.

    Réponse rapide : le Programme Grande École coûte en 2026 entre environ 45 000 € et plus de 75 000 € sur trois ans selon l’école, avec une moyenne autour de 20 000 € par an. La hausse ralentit (environ 3 % en moyenne entre 2025 et 2026), et plusieurs écoles proposent une gratuité partielle ou totale pour les boursiers des échelons les plus élevés.

    Quelles sont les fourchettes de frais de scolarité en 2026 ?

    Pour le Programme Grande École (bac+5, cursus post-prépa ou admission parallèle) à tarif plein, les frais de scolarité totaux sur trois ans se répartissent globalement en trois tranches selon le rang de l’école dans les classements (Le Figaro Étudiant, L’Étudiant, SIGEM) : les écoles du haut de tableau au-delà de 60 000 €, les écoles de rang intermédiaire entre 45 000 et 60 000 €, et quelques écoles de rang plus modeste en dessous de 45 000 €. Ces montants correspondent au tarif plein hors bourses, exonérations ou alternance.

    Il faut ajouter à ces frais le coût de la vie étudiante (logement, transport, restauration), qui peut représenter plusieurs milliers d’euros supplémentaires par an, en particulier dans les métropoles où sont implantées la plupart de ces écoles (Paris, Lyon, Lille).

    Graphique des frais de scolarité des écoles de commerce en France
    Les frais de scolarité varient du simple au double selon le rang de l’école.

    Combien coûtent les écoles du top 5 ?

    École Frais sur 3 ans (tarif plein, 2026) Évolution 2025-2026
    HEC Paris ≈ 75 300 € Hausse modérée
    ESCP ≈ 66 800 € Hausse modérée
    ESSEC ≈ 66 020 € Hausse modérée
    emlyon ≈ 62 900 € Hausse modérée
    EDHEC ≈ 61 400 € à 62 400 € +0,2 % (quasi stable)

    Ces cinq écoles ont toutes dépassé le seuil symbolique des 60 000 € pour l’intégralité du cursus, hors année d’immersion professionnelle et frais annexes. Pour comparer ces montants à d’autres filières sélectives, notre classement des écoles de commerce en France 2026 détaille aussi les palmarès de sortie et les débouchés associés à chaque niveau de frais.

    Comment évoluent les frais d’une année sur l’autre ?

    La tendance de fond reste haussière, mais son rythme ralentit nettement. Entre 2025 et 2026, la hausse moyenne constatée est d’un peu moins de 3 %, contre des augmentations parfois supérieures à 5 % certaines années précédentes. Cette modération reflète en partie la pression concurrentielle entre écoles et la sensibilité croissante des familles au coût des études.

    Les écarts entre écoles sont toutefois marqués : certaines, comme l’EDHEC, ont quasiment gelé leurs tarifs (+0,2 %), tandis que d’autres, comme SKEMA ou NEOMA, ont appliqué des hausses plus proches de 2 à 3 %. Cette dispersion rend indispensable de vérifier le tarif exact école par école plutôt que de se fier à une moyenne générale.

    Étudiant calculant le coût total d'une école de commerce
    Anticiper le coût total sur trois ans permet de mieux préparer son plan de financement.

    Pourquoi de tels écarts entre écoles ?

    Plusieurs facteurs expliquent la dispersion des tarifs. D’abord, la notoriété et le rang dans les classements jouent directement sur le prix : les écoles les mieux placées peuvent maintenir une demande forte malgré des frais élevés, ce qui limite la pression à la baisse. Ensuite, les accréditations internationales (AACSB, EQUIS, AMBA), coûteuses à obtenir et à maintenir, pèsent sur la structure de coûts des écoles qui les détiennent toutes trois — un argument souvent mis en avant pour justifier des frais plus élevés.

    Enfin, la taille du campus, les partenariats internationaux (doubles diplômes, échanges) et les investissements dans le numérique ou les nouveaux bâtiments influencent aussi le niveau des frais. Une école en pleine expansion de ses infrastructures répercute généralement une partie de ces coûts sur les frais de scolarité des promotions suivantes.

    Comment ces frais se comparent-ils à l’université publique ?

    L’écart avec l’université publique reste considérable. Les frais d’inscription en licence ou master à l’université restent de l’ordre de quelques centaines d’euros par an, auxquels s’ajoute la CVEC. Notre analyse détaillée des frais de scolarité des universités françaises en 2026 et du coût moyen d’un master en France permet une comparaison directe.

    Filière Coût annuel indicatif (tarif plein)
    Master à l’université publique ≈ 250 à 300 € (hors CVEC)
    École de commerce, rang intermédiaire ≈ 15 000 à 20 000 €
    École de commerce, top 5 ≈ 20 000 à 25 000 €

    Cet écart explique pourquoi le choix entre université et école de commerce dépend rarement du seul critère académique : il engage un arbitrage financier et familial de long terme, souvent couplé à un projet d’endettement étudiant sur plusieurs années.

    Quelles sont les pistes de financement disponibles ?

    • Prêts étudiants garantis par l’État — plafonnés, accessibles sans condition de ressources dans certaines banques partenaires.
    • Alternance (apprentissage ou professionnalisation) — frais pris en charge par l’entreprise et l’OPCO, avec un salaire versé à l’étudiant, généralement possible en dernière année du cursus.
    • Bourses internes de l’école — critères sociaux ou mérite, cumulables ou non avec la bourse CROUS selon les établissements.
    • Bourse CROUS sur critères sociaux — cumulable dans la plupart des écoles, sous réserve d’inscription dans une formation reconnue par le ministère.

    L’alternance reste la piste la plus radicale pour réduire le reste à charge : elle transforme une dépense en revenu, au prix d’un rythme d’études plus soutenu, partagé entre les cours et l’entreprise. Certaines écoles limitent toutefois le nombre de places en alternance, en particulier sur les premières années du cursus, ce qui impose souvent d’anticiper cette candidature dès l’admission.

    Que proposent les écoles pour les étudiants boursiers ?

    Plusieurs grandes écoles ont mis en place ces dernières années des dispositifs de gratuité totale ou partielle pour les étudiants boursiers aux échelons les plus élevés. L’ESSEC a ouvert la voie avec un dispositif couvrant les échelons 4 à 7, rapidement suivie par d’autres établissements du même rang. Ces dispositifs restent toutefois hétérogènes d’une école à l’autre, tant sur les échelons couverts que sur le niveau réel d’exonération.

    Pour situer précisément votre échelon et le montant de bourse associé, consultez notre analyse des statistiques boursiers CROUS 2026 par échelon, qui détaille les montants annuels et la part d’étudiants boursiers en France.

    Au-delà de la question du financement, structurer efficacement son mémoire de fin d’études en école de commerce reste un enjeu à part entière une fois les frais engagés : Tesify accompagne les étudiants du Programme Grande École dans la construction de leur mémoire, avec bibliographie automatique et éditeur IA intégré, pour sécuriser ce dernier passage avant le diplôme.

    Questions fréquentes

    Combien coûte une école de commerce en France en 2026 ?

    Selon les écoles, le Programme Grande École coûte entre environ 45 000 € et plus de 75 000 € pour trois ans à tarif plein. Les écoles du top 5 (HEC, ESCP, ESSEC, emlyon, EDHEC) dépassent toutes les 60 000 €, tandis que des écoles de rang intermédiaire restent en dessous de 55 000 €.

    Les frais de scolarité des écoles de commerce augmentent-ils chaque année ?

    Oui, mais la hausse ralentit. Après plusieurs années d’augmentations marquées, la hausse moyenne entre 2025 et 2026 est d’un peu moins de 3 %, avec de fortes disparités : certaines écoles comme l’EDHEC n’ont augmenté leurs frais que de 0,2 %, quand d’autres continuent une progression plus soutenue.

    L’apprentissage permet-il de ne rien payer en école de commerce ?

    Oui, en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, les frais de scolarité sont pris en charge par l’entreprise et l’OPCO, et l’étudiant perçoit un salaire. C’est une voie de financement courante en dernière année de Programme Grande École, notamment en alternance sur le M2.

    Les boursiers CROUS sont-ils exonérés de frais dans les écoles de commerce ?

    Plusieurs grandes écoles ont mis en place des dispositifs de gratuité totale ou partielle pour les boursiers aux échelons les plus élevés, comme l’ESSEC pour les échelons 4 à 7. Ces dispositifs varient fortement d’une école à l’autre et ne couvrent pas systématiquement le coût de la vie étudiante.

    Une école de commerce coûte-t-elle plus cher qu’une université publique ?

    Largement. Les frais d’inscription en université publique restent de l’ordre de quelques centaines d’euros par an, contre 15 000 à 25 000 € par an en moyenne dans une école de commerce du Programme Grande École à tarif plein.

  • Budget mensuel d’un étudiant en master en France 2025 : les postes de dépense chiffrés

    Budget mensuel d’un étudiant en master en France 2025 : les postes de dépense chiffrés

    Budget mensuel d’un étudiant en master en France 2025 : les postes de dépense chiffrés

    Faire un master en France en 2025 coûte nettement plus cher que la simple somme des frais d’inscription. Entre le loyer, l’alimentation, les transports et les dépenses de santé, le budget étudiant master France 2025 dépenses mensuelles dépasse largement ce que beaucoup anticipent à leur entrée en M1. Selon l’enquête annuelle de l’UNEF publiée en 2025, la charge totale a progressé de 807 € sur un an, soit une hausse de 4,12 % — bien au-dessus de l’inflation générale sur la même période.

    Cette page compile les données issues de trois sources vérifiées — l’UNEF, Diplomeo et LocService — pour vous donner une photographie précise de ce que représente concrètement un budget mensuel étudiant en master, que vous soyez boursier ou non-boursier, installé à Paris ou en province.

    Réponse rapide
    Le coût mensuel médian d’un étudiant en master en France en 2025 s’établit entre 1 200 € et 1 600 € selon la ville et le statut boursier. Le poste logement représente à lui seul plus de 40 % du budget, avec un loyer moyen de 421,97 € en résidence CROUS et de 609,60 € dans le secteur privé (Île-de-France : 857 €). Les étudiants non-boursiers en région parisienne dépassent couramment 1 800 € par mois.

    Les postes de dépenses mensuels : tableau complet

    Le tableau ci-dessous présente les principaux postes de dépenses d’un étudiant en master, en distinguant les montants médians pour le secteur privé et le logement CROUS. Les données sont issues de l’enquête UNEF 2025 et des relevés LocService 2025.

    Poste de dépense Montant médian mensuel Part du budget (est.)
    Loyer (privé, national) 609,60 € ~42 %
    Loyer (résidence CROUS) 421,97 € ~30 %
    Alimentation 250 – 300 € ~18 %
    Transports (abonnement mensuel) 20 – 23 € ~2 %
    Mutuelle santé complémentaire 20 – 40 € ~2 %
    CVEC (annualisée sur 12 mois) ~9 € <1 %
    Téléphone et internet 15 – 30 € ~2 %
    Loisirs, culture, sorties 50 – 80 € ~5 %
    Frais pédagogiques (livres, impressions) 20 – 40 € ~2 %
    Total estimé (logement privé, province) ~1 200 – 1 400 € 100 %

    Source : Enquête UNEF 2025 ; LocService Marché du logement étudiant France 2025 ; Diplomeo Coût de la vie étudiante 2025.

    Note : les frais d’inscription en master s’élèvent à 243 € (droits nationaux 2024-2025, +1,70 % sur un an) selon les données UNEF 2025. Annualisés sur dix mois, ils représentent environ 24 € par mois. Pour le détail complet des droits universitaires, voir notre article Frais d’inscription à l’université française 2026-2027 : tableau complet.

    Europe 1 : explosion du coût de la vie étudiante à la rentrée 2025, selon les données UNEF

    Logement : CROUS vs secteur privé

    Le logement concentre à lui seul la part la plus importante du budget mensuel d’un étudiant en master. La différence entre une chambre en résidence CROUS et un studio dans le parc privé conditionne l’ensemble de l’équation financière.

    Selon les données LocService 2025, le loyer national moyen en résidence CROUS s’établit à 421,97 € par mois, contre 609,60 € dans le secteur privé — soit un écart de près de 188 €. Cette différence représente environ 2 250 € sur une année universitaire de douze mois, un montant loin d’être négligeable pour un étudiant sans revenus propres significatifs.

    Dans le parc privé, les types de logements les plus recherchés présentent les tarifs suivants au niveau national :

    Type de logement Surface moyenne Loyer mensuel moyen
    Chambre en résidence étudiante 14 m² 466 €
    Studio (T1) 23 – 30 m² 556 – 559 €
    T2 (cohabitation ou couple) 42 m² 745 €

    Source : LocService, Marché du logement étudiant France 2025.

    À noter que 65 % des étudiants recherchent un studio ou un T1, et que 50 % préfèrent un logement meublé. La garantie parentale reste la modalité dominante (84 % des dossiers), tandis que la garantie Visale progresse à 10 %.

    Pour une vue d’ensemble des aides au logement et au financement, consultez notre Guide complet des aides financières étudiantes en France 2026-2027.

    Paris vs province : l’écart chiffré

    La géographie du budget étudiant en France est très contrastée. L’Île-de-France reste de loin la région la plus coûteuse, avec un effet prix qui se répercute sur chaque poste de dépense — et pas uniquement sur le loyer.

    Zone géographique Budget logement mensuel (LocService 2025) Loyer privé UNEF 2024-2025
    Paris intra-muros 917 € 804 € (Île-de-France)
    Île-de-France (hors Paris) 855 € 857 € (Diplomeo 2025)
    Province (moyenne nationale) 632 € 483,44 €
    Moyenne nationale (tous secteurs) 693 €

    Sources : LocService 2025 (budget logement total) ; UNEF enquête 2024-2025 (loyer secteur privé).

    Les villes les plus demandées par les étudiants selon LocService 2025 sont, dans l’ordre : Paris (15,1 % de la demande nationale), Lyon (7,83 %), Montpellier (4,69 %), Toulouse (4,42 %) et Strasbourg (3,31 %). Il faut noter que huit des dix villes les plus chères pour les étudiants se trouvent en Île-de-France.

    Concrètement, un étudiant en master installé à Paris dans le parc privé doit anticiper un budget total proche de 1 700 à 1 900 €/mois (loyer 917 € + alimentation ~280 € + transports Navigo ~86 €/mois + santé et autres ~150–200 €). En province, ce même profil oscille entre 1 100 et 1 400 €/mois.

    Bon à savoir — colocataires
    Seuls 8 % des étudiants choisissent la colocation selon LocService 2025, mais ce mode d’hébergement permet de ramener le coût du logement à 350–450 € par personne dans de nombreuses villes de taille moyenne, réduisant mécaniquement le budget total de 15 à 20 %.

    📊

    Enquête UNEF 2025 — Coût de la vie étudiante (rapport complet)
    Postes de dépenses détaillés · Évolution annuelle +4,12 % · Comparaison villes · Profils boursier/non-boursier
    PDF officiel UNEF — août 2025

    Source : UNEF — Enquête sur le coût de la vie étudiante 2025

    Profil boursier vs non-boursier

    Le statut de boursier modifie significativement l’équation budgétaire. L’UNEF 2025 calcule un reste à charge annuel (coût total moins les aides perçues) de 10 707,24 € pour un boursier à l’échelon 5 — soit environ 892 €/mois sur douze mois — contre bien davantage pour un non-boursier qui doit financer l’intégralité de son budget.

    Les étudiants internationaux présentent, eux, un reste à charge mensuel de 1 275,23 € en moyenne, selon les données UNEF 2024-2025, compte tenu de frais d’inscription plus élevés (jusqu’à 2 770 € en master pour les ressortissants hors Union européenne) et de l’absence fréquente de bourses CROUS.

    Sur le poste transport, l’enquête UNEF 2024-2025 distingue :

    • Étudiants non-boursiers : 272,36 € de dépenses annuelles de transport (soit ~23 €/mois)
    • Étudiants boursiers : 246,57 € annuels (~21 €/mois)

    Cet écart s’explique en partie par les tarifs réduits applicables sur les réseaux de transports urbains pour les boursiers dans certaines villes. Pour aller plus loin sur les réductions accessibles, voir notre article Réductions et avantages étudiants en France 2026 : carte ISIC, transports, culture, cinéma, numérique.

    L’enquête UNEF 2025 souligne également un écart de dépenses important selon le genre : les femmes font face à des dépenses annuelles supplémentaires de 1 320 € en moyenne par rapport aux hommes (soit +110 €/mois), un écart lié notamment aux dépenses mensuelles liées à la santé et aux produits d’hygiène spécifiques.

    Évolution du coût de la vie étudiante 2024-2025

    La progression des dépenses étudiantes s’inscrit dans une tendance de fond que l’UNEF suit depuis deux décennies. Sur la seule année 2024-2025, la hausse globale atteint 807 € sur l’année, soit +4,12 % — un rythme supérieur à l’inflation générale en France sur la même période.

    Par poste, les hausses les plus marquées concernent :

    • Le logement dans le secteur privé : +1,6 % sur les studios (loyer moyen passant à 559 €), +0,3 % sur les T2 (745 €), selon LocService 2025
    • Les frais de transport en grandes villes : +14,23 % selon Diplomeo 2025
    • Les frais d’inscription en master : +1,70 % sur 2024-2025, selon l’UNEF
    • La CVEC : fixée à 103 € pour l’année universitaire 2024-2025, contre 90 € en 2018

    Sur la durée, l’UNEF rappelle que le coût de la vie étudiante a progressé de 19,6 % depuis 2017, un rythme qui fragilise les ménages étudiants dont les ressources (petits jobs, aides familiales) n’ont pas augmenté dans les mêmes proportions.

    Pour comprendre l’intégralité des droits à payer à l’inscription, notre tableau détaillé Frais d’inscription à l’université française 2026-2027 recense les droits nationaux, la CVEC, les exonérations et les spécificités hors-UE.

    Réduire la facture : les aides disponibles

    Face à ces chiffres, plusieurs dispositifs permettent d’alléger la charge mensuelle d’un étudiant en master :

    • Bourses CROUS sur critères sociaux : de l’échelon 0bis (exonération seule) à l’échelon 7 (environ 650 €/mois). La simulation est disponible sur messervices.etudiant.gouv.fr.
    • APL (Aide Personnalisée au Logement) : montant variable selon le loyer, la composition du foyer et la zone géographique. La CAF propose un simulateur en ligne.
    • Complémentaire Santé Solidaire (CSS) : gratuite ou quasi gratuite pour les étudiants dont les ressources n’excèdent pas un plafond annuel.
    • Aides d’urgence CROUS : versées en une ou deux fois, elles ciblent les situations de rupture budgétaire aiguë.
    • Tarif réduit mutuelle étudiante : plusieurs offres (LMDE, HEYME, Smeno) proposent des formules à moins de 30 €/mois. Voir notre comparatif mutuelle étudiante 2026.

    L’ensemble des aides disponibles — APL, bourses, CSS, aides régionales — est détaillé dans notre Guide complet des aides financières étudiantes en France 2026-2027.

    Pour les étudiants qui rédigent actuellement leur mémoire de master et souhaitent gagner du temps sur la partie rédactionnelle afin de dégager des heures pour un emploi étudiant, la plateforme Tesify propose une assistance structurée à la rédaction académique.

    FAQ

    Quel est le budget mensuel moyen d’un étudiant en master en France en 2025 ?

    Le budget mensuel moyen d’un étudiant en master varie entre 1 200 € et 1 600 € selon la ville et le statut boursier. En Île-de-France, ce budget dépasse couramment 1 700 € dans le secteur privé. Ces chiffres incluent le loyer, l’alimentation, les transports, la santé et les frais divers, d’après les données UNEF 2025, Diplomeo et LocService.

    Combien coûte une chambre CROUS pour un master en 2025 ?

    Le loyer mensuel moyen en résidence CROUS s’établit à 421,97 € en 2025 selon les données Diplomeo. C’est environ 188 € de moins que la moyenne du secteur privé (609,60 €). Toutefois, les places en résidence CROUS sont limitées et soumises à des critères d’attribution prioritairement sociaux.

    Un boursier paye-t-il moins cher ses études de master ?

    Oui. Un boursier à l’échelon 5 présente un reste à charge annuel de 10 707,24 € selon l’UNEF 2025, soit environ 892 €/mois. Il bénéficie en outre de l’exonération des frais d’inscription et souvent de tarifs réduits sur les transports. Un non-boursier sans revenus propres doit couvrir l’intégralité de son budget, qui dépasse 1 200 € mensuels même en province.

    Quelle est la différence de coût entre Paris et la province pour un master ?

    Le budget logement moyen à Paris intra-muros atteint 917 €/mois selon LocService 2025, contre 632 €/mois en province. En intégrant tous les postes, un étudiant parisien dépense généralement 500 à 600 € de plus par mois qu’un étudiant installé dans une ville universitaire de province. Le loyer privé en Île-de-France est estimé à 804–857 €/mois selon les sources UNEF et Diplomeo 2025.

    Le coût de la vie étudiante a-t-il augmenté en 2025 ?

    Oui, significativement. L’enquête UNEF 2025 enregistre une hausse globale de 807 € sur l’année (+4,12 %), supérieure à l’inflation générale. Sur la durée, le coût de la vie étudiante a progressé de 19,6 % depuis 2017. Les postes les plus touchés sont les transports en grandes villes (+14,23 %) et le logement privé.

    Quelles aides permettent de réduire le budget mensuel d’un étudiant en master ?

    Les principales aides sont les bourses CROUS sur critères sociaux (jusqu’à ~650 €/mois à l’échelon 7), l’APL versée par la CAF, la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) gratuite ou quasi gratuite, les aides d’urgence CROUS et les tarifs réduits sur les transports. Selon le profil, ces dispositifs peuvent couvrir 30 à 60 % du budget mensuel d’un étudiant boursier.

    Combien représentent les frais de transport pour un étudiant en master ?

    Les dépenses annuelles de transport s’élèvent à 272,36 € pour les étudiants non-boursiers (soit environ 23 €/mois) et 246,57 € pour les boursiers (~21 €/mois), selon l’UNEF 2025. Ces montants reflètent une utilisation des transports en commun à tarif réduit. En grande ville, l’abonnement Navigo mensuel (Paris) représente à lui seul 86,40 €, mais les étudiants bénéficient de réductions pouvant aller jusqu’à 50 %.