Catégorie : Formation professionnelle

  • CAPA 2026 : les deux rapports de stage, et la réforme que beaucoup d’élèves avocats n’ont pas vue passer

    CAPA 2026 : les deux rapports de stage, et la réforme que beaucoup d’élèves avocats n’ont pas vue passer

    Depuis l’arrêté du 20 juin 2024, l’examen du certificat d’aptitude à la profession d’avocat ne comporte plus d’épreuve écrite finale. La grande consultation de cinq heures suivie d’un acte a disparu. Ce qui reste : deux épreuves orales, un contrôle continu de coefficient 2, et deux rapports à déposer deux semaines au plus tard avant l’oral final.

    Et 2026 est l’année charnière : deux régimes ont coexisté, et l’ancien disparaît. Si vous cherchez encore « les épreuves du CAPA » et que vous tombez sur une consultation de cinq heures, vous lisez un texte abrogé.

    Deux régimes, et une date d’extinction

    L’arrêté du 20 juin 2024, publié au Journal officiel du 23 juin 2024, fixe le programme et les modalités de l’examen du CAPA. Il reprend les termes d’une résolution adoptée le 7 décembre 2023 par l’assemblée générale du Conseil national des barreaux, issue des travaux d’un groupe réunissant sa commission Formation professionnelle et des représentants des écoles d’avocats.

    Vous avez commencé votre formation… Régime applicable
    À partir du 1er janvier 2025 Arrêté du 20 juin 2024
    Avant le 1er janvier 2025 Arrêté du 7 décembre 2005 — abrogé au 1er janvier 2026

    La conséquence pour un lecteur de 2026 est directe : l’ancien texte n’est plus en vigueur. Les pages qui le décrivent — encore nombreuses et bien référencées — ne décrivent plus l’examen de personne.

    C’est le schéma que nous retrouvons sur presque tous les diplômes professionnels français : le texte change, la couche éditoriale du web ne suit pas. Voir notre article sur quel ministère délivre votre diplôme et notre annuaire des textes officiels pour le réflexe de vérification.

    Ce que la réforme supprime

    Le changement le plus lourd est une suppression : l’épreuve écrite finale de contrôle des connaissances disparaît — la rédaction en cinq heures d’une consultation suivie d’un acte de procédure ou d’un acte juridique.

    Elle n’a pas disparu du cursus pour autant : ces exercices basculent dans le contrôle continu, qui prend une place renforcée. Autrement dit, la rédaction d’une consultation, d’un acte de procédure et d’un acte juridique est toujours évaluée — mais en cours d’année, à l’école, et non plus lors d’une épreuve terminale unique.

    Pour un élève avocat, c’est un déplacement de charge plus qu’un allègement : il n’y a plus de session finale où tout se rattrape, et une mauvaise période en cours d’année pèse désormais directement.

    La structure de l’examen

    Épreuve Format Coefficient
    Exercice oral de plaidoirie Environ 20 minutes, après 2 heures de préparation, sur un sujet de droit civil, des affaires, social, pénal, administratif, européen ou fiscal 1
    Épreuve orale Deux séquences de 20 minutes : déontologie et réglementation professionnelle (30 minutes de préparation), puis discussion à partir des rapports de stage 2
    Contrôle continu Déontologie, plaidoirie, rédaction d’une consultation, d’un acte de procédure et d’un acte juridique ; langue étrangère en option parmi dix langues 2

    L’admission suppose un total égal ou supérieur à 50 points, les notes étant affectées de leur coefficient.

    Observation calculée, non publiée comme telle : les coefficients totalisent 5, soit un maximum de 100 points si chaque note est sur 20. Le seuil de 50 correspond donc exactement à une moyenne générale de 10 sur 20 — une vérification utile, qui confirme au passage qu’aucune épreuve ne manque à la liste ci-dessus.

    Notez la répartition réelle du poids : la plaidoirie, qui concentre l’appréhension de la plupart des candidats, ne pèse qu’un coefficient 1. Le contrôle continu et l’oral de déontologie-rapports pèsent chacun le double.

    Deux rapports reliés posés côte à côte avant dépôt
    Deux rapports, avec leurs notes et évaluations jointes, deux semaines au plus tard avant l’oral final.

    Les deux rapports : le document dont on parle le moins

    C’est la pièce écrite qui survit à la réforme, et elle est mal connue parce qu’elle n’a jamais eu le prestige de la consultation de cinq heures.

    Le candidat dépose deux rapports, deux semaines au plus tard avant l’épreuve orale finale, accompagnés des notes et évaluations qui s’y rattachent. Ils correspondent aux deux temps du parcours : le projet pédagogique individuel et le stage en cabinet.

    Et surtout : une des deux séquences de vingt minutes de l’épreuve orale de coefficient 2 est une discussion menée à partir de ces rapports. Le document n’est pas une formalité administrative : il fournit la matière d’une moitié de l’épreuve la plus lourde de l’examen.

    Trois conséquences pratiques :

    1. Le délai de deux semaines est une contrainte réelle. Les rapports ne se rédigent pas la veille : ils doivent être entre les mains du jury bien avant que vous ne passiez.
    2. Vous ne choisissez pas les questions. Ce que vous écrivez détermine ce sur quoi on vous interrogera. Un rapport vague appelle des questions générales et une prestation moyenne ; un rapport précis oriente l’échange vers ce que vous maîtrisez.
    3. Les notes et évaluations jointes sont lues. Elles font partie du dossier transmis. Un écart entre ce que vous racontez et ce qu’elles décrivent se voit.

    Sur le fond, la logique est celle de tous les écrits professionnels adossés à une pratique : ce qui compte n’est pas le récit chronologique du stage, mais l’analyse de situations précises — le dossier que vous avez suivi, la difficulté rencontrée, l’arbitrage proposé, ce que vous feriez autrement.

    Salle préparée pour les épreuves orales du certificat d'aptitude
    Un examen désormais entièrement oral — et la moitié de l’épreuve la plus lourde repose sur vos rapports.

    La déontologie, épreuve la plus sous-préparée

    La première séquence de l’épreuve orale de coefficient 2 porte sur la déontologie et la réglementation professionnelle, avec trente minutes de préparation pour vingt minutes d’oral.

    C’est, avec les rapports, ce que la réforme a le plus valorisé : la déontologie figure à la fois dans le contrôle continu et dans l’examen final. Un candidat qui la traite comme une matière secondaire se trompe deux fois — elle est évaluée deux fois.

    La raison est structurelle et vaut d’être comprise plutôt que subie : l’examen certifie une aptitude à exercer, pas des connaissances. Un futur avocat qui plaide bien mais ne sait pas identifier un conflit d’intérêts n’est pas employable, et la profession qui délivre le titre le sait mieux que quiconque.

    Où se situe cet examen parmi les autres

    Le CAPA appartient à la même famille que le diplôme d’études supérieures de notariat : une profession juridique réglementée, un titre qui conditionne l’accès à l’exercice, et un écrit adossé à un stage plutôt qu’un mémoire de recherche.

    Les deux ont d’ailleurs été réécrits à quelques mois d’écart — le notariat par l’arrêté du 5 juillet 2023, le CAPA par celui du 20 juin 2024. Notre guide du rapport de stage et du mémoire en notariat détaille l’autre versant. Et notre comparatif des jurys d’écrits professionnels montre ce que change, partout, la présence de praticiens dans le jury.

    Sur la technique juridique elle-même — construction d’une démonstration, appareil de citation —, notre guide méthodologique du mémoire en droit et notre article sur la manière de citer une loi et une décision de justice restent applicables, à condition de se souvenir qu’un rapport de stage n’est pas un mémoire : on y attend une pratique analysée, pas une doctrine discutée.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne rédige pas vos rapports de stage. Ils portent sur des dossiers que vous avez suivis dans un cabinet précis, et ils servent de support à une discussion de vingt minutes avec un jury de praticiens. La matière n’existe que chez vous.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et le format de l’examen la rend sans objet : il est désormais entièrement oral. Le contrôle n’est pas le problème — c’est le travail personnel manquant qui l’est, et il se révèle à la première question sur un dossier que vous n’avez pas traité.
    • Tesify ne se substitue pas au règlement de votre école d’avocats, qui fixe le calendrier, le format attendu et les modalités du contrôle continu.

    Ce que l’outil fait : structurer deux rapports adossés à une pratique quand on n’a pas l’habitude de l’écrit réflexif, tenir le délai de dépôt sur une rédaction menée en parallèle d’un stage à temps plein, et vérifier que chaque situation que vous relatez est présentée de façon à soutenir une discussion — c’est-à-dire assez précise pour que les questions portent sur ce que vous maîtrisez.

    Structurez vos rapports de stage avec Tesify — vos dossiers et vos analyses restent les vôtres.

    FAQ — Le CAPA en 2026

    Quel texte régit le CAPA aujourd’hui ?

    L’arrêté du 20 juin 2024, publié au Journal officiel du 23 juin 2024, qui fixe le programme et les modalités de l’examen. Il s’applique aux élèves avocats ayant commencé leur formation à compter du 1er janvier 2025. L’arrêté du 7 décembre 2005, qui régissait les promotions antérieures, est abrogé au 1er janvier 2026.

    Y a-t-il encore une épreuve écrite au CAPA ?

    Non, plus d’épreuve écrite finale. La réforme supprime la rédaction en cinq heures d’une consultation suivie d’un acte de procédure ou d’un acte juridique. Ces exercices sont désormais évalués dans le cadre du contrôle continu, qui pèse un coefficient 2.

    Quelles sont les épreuves de l’examen final ?

    Un exercice oral de plaidoirie d’environ vingt minutes après deux heures de préparation, de coefficient 1 ; et une épreuve orale de coefficient 2 composée de deux séquences de vingt minutes, l’une sur la déontologie et la réglementation professionnelle après trente minutes de préparation, l’autre sous forme de discussion à partir des rapports de stage.

    Combien de rapports faut-il déposer, et quand ?

    Deux rapports, à déposer deux semaines au plus tard avant l’épreuve orale finale, accompagnés des notes et évaluations qui s’y rattachent. Ils servent de support à l’une des deux séquences de l’épreuve orale de coefficient 2.

    Quelle note faut-il obtenir ?

    Un total égal ou supérieur à 50 points, les notes étant affectées de leur coefficient.

    La plaidoirie est-elle l’épreuve la plus importante ?

    Non, contrairement à ce que l’on suppose souvent. L’exercice oral de plaidoirie est affecté d’un coefficient 1, tandis que l’épreuve orale de déontologie et de discussion des rapports ainsi que le contrôle continu sont affectés chacun d’un coefficient 2.

    Le contrôle continu porte-t-il sur une langue étrangère ?

    Une épreuve de langue étrangère peut être prévue en option dans le cadre du contrôle continu, parmi l’allemand, l’anglais, l’arabe, le chinois, l’espagnol, l’hébreu, l’italien, le japonais, le portugais et le russe.

  • L’épreuve E7 du BTSA en 2026 : le dossier, les trois fiches SPS et le piège des 10 minutes

    L’épreuve E7 du BTSA en 2026 : le dossier, les trois fiches SPS et le piège des 10 minutes

    L’épreuve E7 du BTSA est une épreuve nationale et terminale affectée du coefficient 12 — de loin la plus lourde du diplôme. En option « Production animale », elle repose sur un rapport de 20 à 30 pages maximum adossé à huit semaines minimum en entreprise, accompagné de trois fiches de situations professionnelles significatives qui ne sont pas notées — et sur lesquelles le jury passe pourtant dix des trente-cinq minutes d’entretien.

    C’est le piège le plus coûteux de cette épreuve, et il est écrit noir sur blanc dans la fiche officielle. Voici ce que le texte prévoit exactement, et pourquoi la structure change selon votre option.

    Attention : BTSA n’est pas BTS

    Le brevet de technicien supérieur agricole relève du ministère chargé de l’agriculture ; le BTS relève de l’éducation nationale. Ce ne sont pas les mêmes épreuves, pas les mêmes textes et pas les mêmes intitulés.

    Si vous préparez un BTS et que vous cherchiez l’épreuve E6, c’est notre guide du mémoire de BTS qu’il vous faut. Cet article-ci traite du BTSA. Sur ce que ce partage d’autorité change en général, voir quel ministère délivre votre diplôme.

    Ce qu’est l’épreuve E7

    Son intitulé officiel est « Épreuve intégrative à caractère technique, scientifique et professionnel ». La fiche descriptive la présente comme « caractérisée par son aspect contextualisé et intégratif, rendant compte d’une capacité globale à analyser les réalités professionnelles ». Elle se déroule dans les mêmes conditions pour les candidats en contrôle en cours de formation et hors CCF.

    Le coefficient 12 est le chiffre à retenir. Aucune autre épreuve du BTSA n’en approche : E7 est le point où le diplôme se joue.

    La structure dépend de votre option — et l’écart est considérable

    Le coefficient total est le même partout, mais sa répartition ne l’est pas du tout. Deux exemples, tirés des fiches descriptives officielles dans leur version 2022 :

    Option Composition de l’épreuve Coefficients
    Production animale
    note de service DGER/SDES/2016-787 du 6 octobre 2016
    Partie 1 : écrit de 4 heures (dont 30 minutes d’appropriation des documents)
    Partie 2 : soutenance d’un dossier, écrite et orale, 45 minutes
    6 + 6 = 12
    Génie des équipements agricoles
    note de service DGER/SDESR/N2012-2089 du 23 juillet 2012
    Partie 1 : oral de 40 minutes
    Partie 2 : oral de 20 minutes
    Partie 3 : écrit de 3 heures
    5 + 2 + 5 = 12

    Même nom d’épreuve, même poids dans le diplôme, deux architectures sans rapport : deux situations d’évaluation d’un côté, trois de l’autre ; un dossier de stage soutenu d’un côté, deux oraux distincts de l’autre.

    Conséquence pratique immédiate : un plan de révision, un modèle de rapport ou un conseil trouvé en ligne pour « l’E7 du BTSA » peut être totalement hors sujet pour votre option. Le document qui vous engage est la fiche descriptive de l’épreuve de votre option, publiée par la direction générale de l’enseignement et de la recherche — et elle renvoie elle-même à une note de service dont la date varie d’une option à l’autre.

    Rapport relié accompagné de trois fiches courtes posées à côté
    Le dossier, ce n’est pas seulement le rapport : trois fiches courtes l’accompagnent, et le jury les lira.

    Le dossier en option Production animale, pièce par pièce

    Le dossier comprend deux éléments, et c’est le second qui piège.

    1. Le rapport

    Un rapport de 20 à 30 pages maximum, annexes non comprises, avec un résumé d’une page, relatif à la participation du candidat pendant huit semaines au minimum aux activités d’un organisme ou d’une entreprise.

    L’attendu est décrit avec précision : « L’étude personnelle présentée dans le rapport est à dominante technique et doit privilégier une démarche méthodologique de réponse à une problématique d’élevage. Le candidat analyse la situation existante, décrit et explique les choix et stratégies mises en œuvre, évalue les conséquences, dresse un bilan critique et argumenté, présente et justifie ses propositions personnelles. »

    Cinq verbes, dans cet ordre : analyser, décrire et expliquer, évaluer, dresser un bilan critique, proposer et justifier. C’est un plan, pas une liste de qualités. Un rapport qui s’arrête à « décrire et expliquer » — le cas le plus courant — laisse trois cinquièmes de l’attendu sur la table.

    2. Les trois fiches SPS

    Trois fiches de deux pages maximum chacune, relatives à des situations professionnelles significatives vécues en tant qu’acteur ou observateur impliqué, pendant le stage principal ou à l’occasion d’autres présences en milieu professionnel. Elles s’établissent en référence aux 15 situations professionnelles significatives figurant dans le référentiel professionnel.

    Dans chaque fiche, le candidat « présente et justifie les situations choisies, analyse les enjeux professionnels, considère les difficultés rencontrées et propose éventuellement des évolutions argumentées ».

    Le dossier complet — rapport et trois fiches — est envoyé au préalable aux membres du jury et sert de support à la soutenance.

    Le piège des dix minutes

    Voici la phrase qui coûte le plus cher chaque année. Les trois fiches SPS sont, dit la fiche officielle, « non évaluées en tant que telles ».

    Beaucoup de candidats en concluent qu’elles sont accessoires et les rédigent la veille. Or voici la structure exacte de la soutenance :

    Séquence Durée maximale Objet
    Présentation du rapport 10 minutes L’étude, l’analyse critique de la méthode, les résultats, leur impact, les prolongements
    Entretien — premier temps 25 minutes Éclaircissements et approfondissements sur l’étude ; capacité à prendre du recul ; aptitude à discuter résultats et impacts
    Entretien — second temps 10 minutes Interrogation sur au moins une des trois fiches SPS, choisie par le jury
    Total 45 minutes

    Dix minutes sur quarante-cinq, soit plus d’un cinquième de l’oral, portent sur des documents « non évalués en tant que tels ». Et c’est le jury qui choisit laquelle des trois — vous ne pouvez donc pas en soigner une et bâcler les deux autres.

    La formulation officielle n’est pas contradictoire : les fiches ne reçoivent pas de note propre, mais elles alimentent une séquence notée dans le cadre de l’épreuve. La lecture correcte est donc : les fiches ne sont pas notées, la discussion qu’elles déclenchent l’est.

    Ce que cette séquence évalue est d’ailleurs explicite : « la capacité du candidat à montrer l’intérêt de la SPS présentée, sa signification et ses apports au regard du contexte professionnel et de la construction d’un parcours personnel et professionnel ». Autrement dit, on ne vous demande pas de raconter la situation, mais de dire ce qu’elle vous a appris et ce qu’elle vaut professionnellement.

    Salle de lycée agricole préparée pour une soutenance devant deux examinateurs
    Deux examinateurs : un enseignant et un professionnel. Et l’épreuve reste valable si le second manque.

    Qui vous évalue

    L’évaluation est conduite à partir d’une grille nationale critériée et assurée par deux examinateurs : un enseignant assurant la préparation au BTSA et un professionnel.

    Une précision de la fiche mérite d’être connue, parce qu’elle évite une inquiétude inutile le jour J : « L’absence du membre de jury professionnel n’est pas de nature à invalider le déroulement de l’épreuve. Le chef de centre pourvoit à son remplacement. » Si le professionnel manque, l’épreuve se tient quand même.

    Point pratique souvent négligé : la grille d’évaluation est publiée. Demandez-la, ou allez la chercher — c’est le document le plus informatif de toute votre préparation, comme pour la plupart des jurys d’écrits professionnels.

    Le détail administratif qui se règle avant le stage, pas après

    En option Production animale, les dossiers sont répartis en six groupes selon leur support de production : ruminants laitiers, ruminants à viande, équins, porcins, volailles et lapins, et enfin « autres espèces ».

    Cette dernière catégorie regroupe les supports non traditionnels et, précise la fiche, ils « ont en général dû faire l’objet d’une demande de dérogation auprès du président de jury en amont du stage ».

    Si votre projet porte sur une production atypique — apiculture, escargots, aquaculture, camélidés —, la démarche se fait avant de commencer, pas au moment du dépôt. C’est exactement le type de contrainte que décrit notre annuaire des textes officiels : la règle qui vous engage n’est pas là où on la cherche spontanément.

    Comment s’y prendre

    1. Récupérez la fiche descriptive de votre option, dans sa version en vigueur, et la grille d’évaluation qui l’accompagne.
    2. Choisissez vos trois SPS dès le début du stage, en les rattachant explicitement aux 15 situations du référentiel professionnel. Attendre la fin oblige à reconstruire de mémoire.
    3. Construisez le rapport sur les cinq verbes de l’attendu plutôt que sur un plan chronologique de stage.
    4. Préparez les trois fiches comme trois mini-oraux, puisque le jury en choisira une. Pour chacune : ce que j’ai fait, ce qui était en jeu, ce qui a coincé, ce que je changerais.
    5. Réglez la question du support de production tôt si votre production sort des six groupes.

    Sur la forme d’un rapport de stage en général — structure, mise en page, annexes —, nos guides du rapport de stage restent transposables, à condition de faire primer les attendus de l’E7 sur toute convention générale.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne rédige pas votre rapport E7. Il porte sur huit semaines minimum passées dans une entreprise précise, sur une problématique technique observée sur place et sur vos propres propositions. Cette matière n’existe pas ailleurs.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et le format de l’épreuve la rend inopérante : après votre exposé de dix minutes viennent trente-cinq minutes de questions, dont dix sur une fiche choisie par le jury. Le contrôle n’est pas le problème — c’est le travail personnel manquant qui l’est, et un professionnel du secteur le voit immédiatement.
    • Tesify ne connaît pas la fiche descriptive de votre option, qui est le seul document fixant la structure de votre épreuve.

    Ce que l’outil fait : tenir un rapport dans une fourchette serrée de 20 à 30 pages hors annexes, structurer le texte sur les attendus de la grille plutôt que sur la chronologie du stage, et vérifier que vos trois fiches SPS renvoient chacune à une situation identifiable du référentiel professionnel.

    Structurez votre dossier E7 avec Tesify — votre stage et vos observations restent les vôtres.

    FAQ — L’épreuve E7 du BTSA

    Quel est le coefficient de l’épreuve E7 ?

    Coefficient 12. C’est une épreuve nationale et terminale, qui se déroule dans les mêmes conditions pour les candidats en contrôle en cours de formation et hors CCF. Aucune autre épreuve du BTSA n’a un poids comparable.

    Combien de pages doit faire le rapport ?

    En option « Production animale », de 20 à 30 pages maximum, annexes non comprises, avec un résumé d’une page. Le rapport porte sur une participation d’au moins huit semaines aux activités d’un organisme ou d’une entreprise. Les autres options peuvent prévoir un format différent : vérifiez la fiche descriptive de la vôtre.

    L’épreuve E7 est-elle la même dans toutes les options ?

    Non. Le coefficient total de 12 est commun, mais sa répartition varie. En « Production animale », l’épreuve comprend un écrit de 4 heures (coefficient 6) et la soutenance d’un dossier de 45 minutes (coefficient 6). En « Génie des équipements agricoles », elle comprend trois parties : un oral de 40 minutes (coefficient 5), un oral de 20 minutes (coefficient 2) et un écrit de 3 heures (coefficient 5).

    Que sont les trois fiches SPS ?

    Trois fiches de deux pages maximum chacune, relatives à des situations professionnelles significatives vécues en tant qu’acteur ou observateur impliqué, établies en référence aux 15 situations significatives du référentiel professionnel. Elles accompagnent le rapport dans le dossier envoyé au jury.

    Les fiches SPS sont-elles notées ?

    Elles ne sont pas évaluées en tant que telles, mais elles occupent dix des trente-cinq minutes d’entretien : le jury choisit au moins l’une des trois et interroge le candidat dessus. Les fiches ne reçoivent pas de note propre ; la discussion qu’elles déclenchent, elle, compte.

    Comment se déroule la soutenance ?

    En option « Production animale », 45 minutes au total : 10 minutes maximum de présentation du rapport, puis 35 minutes maximum d’entretien réparties en 25 minutes sur l’étude présentée et 10 minutes sur au moins une des trois fiches SPS choisie par le jury.

    Qui compose le jury ?

    Deux examinateurs : un enseignant assurant la préparation au BTSA et un professionnel, évaluant à partir d’une grille nationale critériée. L’absence du membre professionnel n’invalide pas le déroulement de l’épreuve, le chef de centre pourvoyant à son remplacement.

  • BPREA 2026 : ce que vous rendez vraiment, et pourquoi l’UCARE décide de votre projet

    BPREA 2026 : ce que vous rendez vraiment, et pourquoi l’UCARE décide de votre projet

    Le brevet professionnel « responsable d’entreprise agricole » ne s’obtient pas par un examen final ni par un mémoire. Il est organisé et délivré en unités capitalisables, chaque UC correspondant à une capacité du référentiel de certification, et les UC s’évaluent en situation professionnelle, sous forme d’oraux d’explicitation.

    C’est la formation la plus empruntée par les adultes qui s’installent en agriculture, et son fonctionnement surprend presque tout le monde — parce qu’on l’aborde avec les réflexes d’un diplôme scolaire. Voici ce que dit le cadre officiel, et les deux décisions qui pèsent réellement sur votre parcours.

    D’abord : ce n’est plus le même diplôme qu’avant

    Le BP « responsable d’entreprise agricole » a été créé par l’arrêté du 9 mars 2017, publié au Journal officiel du 18 mars 2017, et il est en vigueur depuis janvier 2018.

    Il a remplacé le BP « responsable d’exploitation agricole ». Le changement d’un seul mot — exploitation devient entreprise — n’est pas cosmétique : il signale le déplacement du diplôme vers la conduite d’une entreprise, avec ce que cela implique de gestion, de commercialisation et de stratégie. Un arrêté du 16 février 2018 organise d’ailleurs les équivalences entre les UC obtenues sous l’ancien diplôme et celles du nouveau.

    La conséquence pratique est immédiate : une bonne partie de ce qui circule en ligne sur « le BPREA » décrit encore l’ancien référentiel. Vérifiez toujours la date de ce que vous lisez — c’est le réflexe que décrit notre annuaire des textes officiels par type de travail.

    Comment le diplôme est construit

    Le BP REA est « organisé et délivré en unités capitalisables (UC), modalité spécifique à la formation professionnelle continue et à l’apprentissage ». Autrement dit, la modalité UC n’est pas une variante : c’est le mode normal de ce diplôme, conçu pour des adultes.

    Le principe d’articulation est simple et il vaut la peine d’être retenu tel quel : chaque UC correspond à une capacité du référentiel de certification. Vous ne validez pas des matières, vous validez des capacités professionnelles, une par une.

    Deux familles coexistent : des unités nationales, communes à tous les candidats, et des UCARE — unités capitalisables d’adaptation régionale à l’emploi.

    Table de ferme préparée pour un entretien d'évaluation en situation
    L’évaluation se fait en situation professionnelle, sous forme d’oraux d’explicitation — pas sur copie.

    L’oral d’explicitation : ce que ça change concrètement

    Les unités capitalisables s’évaluent en situations professionnelles, sous forme d’oraux d’explicitation. C’est le point que les candidats sous-estiment le plus, et il retourne complètement la préparation.

    Un examen écrit récompense ce que vous savez restituer. Un oral d’explicitation récompense votre capacité à rendre explicite votre propre raisonnement sur une situation que vous avez vécue : pourquoi vous avez fait ce choix de rotation, comment vous avez calculé ce prix de vente, ce que vous avez fait quand la commande n’est pas partie.

    Trois conséquences opérationnelles :

    • Prendre des notes de terrain vaut plus que réviser. Ce qu’on ne peut pas raconter précisément, on ne peut pas l’expliciter. Un carnet daté — décisions, chiffres, incidents — est le meilleur outil de préparation qui existe pour ce diplôme.
    • « Je fais comme on m’a montré » ne suffit pas. L’explicitation porte sur les raisons. Une pratique correcte dont vous ne pouvez pas justifier le choix se traite comme une pratique non maîtrisée.
    • Les difficultés sont de la matière, pas des aveux. Ce que vous avez raté et corrigé démontre mieux une capacité que ce qui s’est bien passé du premier coup.

    C’est une logique proche de celle des diplômes Jeunesse et Sports, eux aussi organisés en unités capitalisables : voir notre article sur les écrits du BPJEPS, du DEJEPS et du DESJEPS, où le document écrit sert de support à un entretien deux fois plus long que l’exposé.

    L’UCARE : la seule partie du diplôme que vous choisissez

    Les unités capitalisables d’adaptation régionale à l’emploi valident des capacités professionnelles supplémentaires relatives à un savoir-faire particulier, permettant l’adaptation régionale ou l’adaptation à l’emploi. L’objectif affiché est de favoriser l’insertion professionnelle compte tenu des enjeux locaux, et pour le BP REA, l’UCARE « doit inciter à la diversification des systèmes de production et à la valorisation ».

    C’est, très concrètement, la partie du diplôme qui ressemble le plus à votre futur métier — transformation à la ferme, vente directe, production spécialisée, accueil, services. Et c’est celle sur laquelle vous avez une prise réelle, puisque les UCARE varient d’un centre à l’autre.

    Deux réflexes à avoir avant de choisir son centre de formation, pas après :

    1. Regarder quelles UCARE le centre met en œuvre. Un centre dont les UCARE ne correspondent pas à votre projet vous fera valider des capacités dont vous n’aurez pas l’usage. Il existe un registre national des UCARE, dont l’objet est précisément de recenser l’ensemble des UCARE mises en œuvre sur le territoire pour chaque diplôme en unités capitalisables.
    2. Vérifier l’habilitation du centre. La mise en œuvre des UC et du contrôle en cours de formation suppose une habilitation, encadrée par note de service de la direction générale de l’enseignement et de la recherche. Ce n’est pas une formalité invisible : elle conditionne la validité de ce que vous validez.
    Atelier de transformation à la ferme avec bocaux et matériel
    Transformation, vente directe, production spécialisée : l’UCARE est la partie du diplôme qui ressemble à votre projet.

    La capacité professionnelle agricole : ce que le diplôme ouvre

    Le BP REA prépare à l’exercice du métier de responsable d’entreprise agricole et permet d’obtenir la capacité professionnelle. C’est la raison pour laquelle tant d’adultes en reconversion le visent : la capacité professionnelle agricole conditionne l’accès aux aides à l’installation.

    Une précision utile pour cadrer les attentes : le diplôme est une composante de ce dispositif, aux côtés du plan professionnel personnalisé. Les conditions exactes d’accès aux aides relèvent de la réglementation de l’installation et de votre point d’accueil départemental, pas du référentiel du diplôme. Le référentiel dit ce que vous devez démontrer ; il ne dit pas ce que vous obtiendrez ensuite.

    Le diplôme s’inscrit par ailleurs dans le cadre « enseigner à produire autrement » et renforce explicitement le caractère professionnalisant de la formation préalable à l’installation.

    Et si vous avez déjà de l’expérience ?

    La modalité UC se combine avec la validation des acquis de l’expérience : les unités s’obtiennent séparément, ce qui rend possible un parcours mixte plutôt qu’une formation intégrale. Si c’est votre situation, l’écrit attendu n’est pas celui du diplôme mais un dossier construit contre le référentiel — notre guide du livret 2 de VAE traite ce document-là.

    Et pour situer le BP REA parmi les autres écrits et épreuves professionnelles françaises, voir notre comparatif des travaux de fin d’études. Sur la filière agricole dans son ensemble — diplômés, insertion, débouchés —, nos chiffres de l’enseignement supérieur agricole donnent le contexte, à ceci près qu’ils portent sur les diplômes d’ingénieur, de vétérinaire et de paysagiste, d’un tout autre niveau.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne prépare pas un oral d’explicitation à votre place. L’épreuve porte sur des situations que vous avez vécues et sur les raisons de vos propres décisions : il n’y a littéralement rien à générer.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et ici doublement hors sujet : l’évaluation est orale et se fait en situation professionnelle. Le contrôle n’est pas le problème — c’est le travail personnel manquant qui l’est, et un formateur agricole le voit à la première question technique.
    • Tesify ne choisit pas votre UCARE et ne vérifie pas l’habilitation de votre centre.

    Ce que l’outil peut faire pour ce diplôme est plus modeste qu’ailleurs, et autant le dire : mettre au propre des notes de terrain accumulées, structurer un dossier écrit quand votre centre en demande un, et vous aider à formuler par écrit un raisonnement que vous devrez ensuite tenir à l’oral. La matière, elle, vient de votre exploitation.

    Mettez au propre vos écrits de formation avec Tesify — vos pratiques et vos décisions restent les vôtres.

    FAQ — Le BPREA

    Y a-t-il un mémoire à rendre pour le BPREA ?

    Non. Le BP « responsable d’entreprise agricole » est organisé et délivré en unités capitalisables, et les UC s’évaluent en situations professionnelles sous forme d’oraux d’explicitation. Certains centres demandent des écrits de support, mais le diplôme ne repose pas sur un mémoire final.

    Qu’est-ce qu’une UCARE ?

    Une unité capitalisable d’adaptation régionale à l’emploi. Elle valide des capacités professionnelles supplémentaires relatives à un savoir-faire particulier, permettant l’adaptation régionale ou l’adaptation à l’emploi, dans le but de favoriser l’insertion compte tenu des enjeux locaux. Pour le BP REA, elle doit inciter à la diversification des systèmes de production et à la valorisation.

    Les UCARE sont-elles les mêmes partout ?

    Non, et c’est tout l’intérêt du dispositif. Elles varient selon les centres et les enjeux locaux. Un registre national des UCARE recense l’ensemble de celles mises en œuvre sur le territoire pour chaque diplôme en unités capitalisables : c’est le document à consulter avant de choisir son centre de formation.

    Quel texte encadre le BPREA aujourd’hui ?

    L’arrêté du 9 mars 2017 portant création de l’option « responsable d’entreprise agricole » du brevet professionnel et fixant ses conditions de délivrance, publié au Journal officiel du 18 mars 2017. Le diplôme est en vigueur depuis janvier 2018 et remplace le BP « responsable d’exploitation agricole ».

    Le BPREA donne-t-il la capacité professionnelle agricole ?

    Le diplôme prépare au métier de responsable d’entreprise agricole et permet d’obtenir la capacité professionnelle. Les conditions précises d’accès aux aides à l’installation relèvent toutefois de la réglementation de l’installation et de votre point d’accueil départemental, pas du référentiel du diplôme.

    Comment se prépare un oral d’explicitation ?

    En documentant ses pratiques au fil de l’eau plutôt qu’en révisant. L’épreuve porte sur les raisons de vos choix dans des situations que vous avez conduites : un carnet daté de décisions, de chiffres et d’incidents est le support de préparation le plus efficace, et les difficultés rencontrées sont de la matière, pas des aveux.

    Peut-on valider certaines unités par la VAE ?

    La modalité des unités capitalisables permet d’obtenir les unités séparément, ce qui rend possible un parcours combinant formation et validation des acquis de l’expérience. Les modalités précises se vérifient auprès de l’autorité académique compétente et du centre habilité.

  • BPJEPS, DEJEPS, DESJEPS : quel écrit rendre et pourquoi un échec ne recommence pas tout (2026)

    BPJEPS, DEJEPS, DESJEPS : quel écrit rendre et pourquoi un échec ne recommence pas tout (2026)

    Les diplômes Jeunesse et Sports ne se jouent pas sur un mémoire final. Ils s’obtiennent par unités capitalisables, chacune acquise séparément et — c’est la règle décisive — acquise définitivement. L’écrit que vous devez rendre est une UC parmi d’autres : le rater coûte cette UC, pas le diplôme.

    Cette mécanique change complètement la façon d’aborder la rédaction, et elle est mal comprise parce qu’on l’assimile spontanément à un examen universitaire. Voici ce que dit le code du sport, et ce que cela implique concrètement quand on prépare un BPJEPS, un DEJEPS ou un DESJEPS en travaillant.

    Comment ces diplômes sont construits

    Le code du sport regroupe le certificat professionnel, le brevet professionnel, le diplôme d’État et le diplôme d’État supérieur de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport sous des dispositions générales communes (articles R. 212-10-1 et suivants).

    L’article R. 212-10-5 pose le principe : les unités capitalisables sont attribuées selon le référentiel de certification défini aux articles D. 212-23, D. 212-38 et D. 212-54, fixé par arrêté des ministres chargés de la jeunesse et des sports. C’est ce référentiel — et non un règlement d’établissement — qui détermine ce qu’on vous demande.

    Le même article confie au jury trois missions : valider les épreuves certificatives, se prononcer sur la validation partielle ou totale des acquis de l’expérience, et arrêter les résultats.

    Le DESJEPS, par exemple, se délivre après l’obtention de quatre unités capitalisables : deux UC transversales, une UC de spécialité et une UC de mention.

    La règle qui change tout : les UC sont acquises définitivement

    L’article R. 212-10-6 prévoit que les unités capitalisables acquises — par la formation comme par la validation des acquis de l’expérience — le sont à titre définitif. Aucune durée de validité n’est posée : une fois obtenue, une UC reste acquise.

    Et l’article R. 212-10-7 en tire la conséquence : le directeur régional délivre le diplôme dès lors que le candidat justifie de la possession de toutes les unités capitalisables en état de validité, quel que soit leur mode d’acquisition.

    Trois conséquences pratiques, et elles sont considérables pour un adulte en formation :

    • Un échec sur l’écrit n’annule rien d’autre. Vous ne repassez pas le diplôme : vous repassez cette UC. Les autres restent acquises.
    • Le parcours peut s’étaler. Une interruption — professionnelle, de santé, familiale — ne fait pas perdre ce qui est déjà validé.
    • Les modes d’acquisition se mélangent. Rien n’oblige à obtenir toutes les UC par la même voie : certaines par la formation, d’autres par la VAE. Le texte dit expressément « quel que soit leur mode d’acquisition ». Si la voie VAE vous concerne pour une partie du diplôme, notre guide du livret 2 de VAE traite ce document-là.

    C’est l’inverse exact de la logique des crédits non compensables qu’on trouve ailleurs — par exemple en école d’architecture, où deux épreuves indépendantes verrouillent le diplôme. Ici, la modularité joue en votre faveur.

    Quatre blocs distincts alignés symbolisant des unités acquises séparément
    Chaque UC est un bloc indépendant, acquis définitivement — y compris si les autres ne le sont pas encore.

    Ce que vous rendez : un document d’analyse, pas un mémoire

    L’écrit attendu dans les UC transversales n’est pas un travail de recherche. Il porte sur votre propre projet d’action : vous analysez une expérience que vous avez conçue et dont vous avez coordonné la mise en œuvre.

    Un exemple concret donne la mesure de l’exercice. Pour le DEJEPS spécialité « perfectionnement sportif », mention « activités physiques et sportives adaptées », l’évaluation des UC 1 et 2 s’appuie sur un document écrit personnel de vingt pages, hors annexes, analysant une expérience de conception et de coordination de la mise en œuvre d’un projet d’action. Ce document fait l’objet d’une soutenance orale de 20 minutes au maximum, suivie d’un entretien de 40 minutes au maximum.

    ⚠️ Attention à ne pas généraliser ces chiffres. Ils figurent dans l’arrêté propre à cette mention. Chaque spécialité et chaque mention a son arrêté, et le volume comme le format de l’oral varient. Le principe — un document personnel d’analyse d’un projet d’action, soutenu à l’oral — est en revanche largement partagé. Récupérez l’arrêté de votre mention avant de fixer votre plan : c’est exactement la hiérarchie que décrit notre annuaire des textes officiels par type de travail.

    Notez la structure du temps d’oral : vingt minutes d’exposé, quarante minutes d’entretien. Le double du temps est consacré aux questions. Un candidat qui prépare une présentation soignée et néglige l’entretien prépare le tiers de l’épreuve.

    Vingt pages : la contrainte est de sélection, pas de rédaction

    Un document d’une vingtaine de pages hors annexes, sur un projet conduit pendant des mois, impose de renoncer. C’est là que la plupart des candidats perdent des points — non par manque de matière, mais par excès.

    Quelques repères qui découlent directement de ce qui est évalué :

    1. Le récit du projet n’est pas l’objet. Ce qui est évalué est votre capacité de conception et de coordination — donc les décisions, pas la chronologie. Une page de contexte suffit là où beaucoup en écrivent six.
    2. Les preuves vont en annexe. Plannings, budgets, courriers, grilles d’observation, comptes rendus de réunion : hors des vingt pages, et cités dans le corps du texte.
    3. Les difficultés se racontent. Un projet d’action qui se serait déroulé exactement comme prévu n’existe pas, et un jury de professionnels le sait. Ce que vous avez arbitré quand ça a dérapé est la matière la plus démonstrative dont vous disposez.
    4. Chaque compétence du référentiel doit être repérable. Construisez le tableau de correspondance entre le référentiel de votre mention et votre plan avant d’écrire, pas après.

    Ce dernier réflexe est le même que pour les autres certifications professionnelles : notre guide du mémoire de titre RNCP en détaille la méthode, transposable telle quelle.

    Document écrit de vingt pages posé sur une table avec des notes de terrain
    Vingt pages hors annexes : l’exercice consiste d’abord à choisir ce qu’on n’écrit pas.

    Où se situent ces diplômes par rapport au reste

    Diplômes Jeunesse et Sports Master STAPS
    Ministère Chargés de la jeunesse et des sports Enseignement supérieur
    Architecture Unités capitalisables, acquises définitivement Semestres et ECTS
    Écrit attendu Document d’analyse d’un projet d’action conduit par le candidat Mémoire de recherche
    Ce qui est évalué Conception et coordination d’une action Démarche de recherche et validité des résultats
    Délivrance Le directeur régional, sur possession de toutes les UC L’université, par validation des semestres

    La confusion entre les deux est fréquente parce que les publics se croisent — beaucoup d’éducateurs sportifs reprennent un master, et beaucoup d’étudiants STAPS préparent en parallèle un diplôme professionnel. Mais les attendus n’ont rien à voir. Si c’est le mémoire universitaire que vous préparez, notre guide du mémoire de master STAPS traite la méthodologie de recherche, les protocoles de mesure et l’éthique du consentement — des questions qui ne se posent pas dans un document de projet d’action.

    Pour situer plus largement votre écrit parmi les livrables professionnels français, voir notre comparatif des travaux de fin d’études et notre comparatif des jurys et de leurs seuils.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne rédige pas votre document à votre place. L’exercice porte sur un projet d’action que vous avez conçu et coordonné : la matière est votre terrain, vos décisions, vos arbitrages. Elle n’existe nulle part ailleurs.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et le format de l’épreuve la rend même absurde : quarante minutes d’entretien après vingt minutes d’exposé, devant des professionnels du champ. Le contrôle n’est pas le problème — c’est le travail personnel manquant qui l’est, et il se voit dans les questions.
    • Tesify ne connaît pas l’arrêté de votre mention, qui est le seul document fixant le volume et le format attendus.

    Ce que l’outil fait : tenir un document court et dense écrit en parallèle d’un emploi d’encadrement, aider à trancher ce qui reste dans les vingt pages et ce qui part en annexe, et vérifier que chaque compétence du référentiel de votre mention trouve dans le texte une démonstration identifiable plutôt qu’une allusion.

    Structurez votre document de certification avec Tesify — votre projet d’action reste le vôtre.

    FAQ — Les écrits des diplômes Jeunesse et Sports

    Faut-il rendre un mémoire pour un BPJEPS, un DEJEPS ou un DESJEPS ?

    Non, pas au sens universitaire. Ces diplômes s’obtiennent par unités capitalisables, et l’écrit attendu dans les UC transversales est un document personnel analysant une expérience de conception et de coordination d’un projet d’action que le candidat a lui-même mené.

    Les unités capitalisables sont-elles acquises pour toujours ?

    Oui. Le code du sport prévoit que les unités capitalisables acquises, par la formation comme par la validation des acquis de l’expérience, le sont à titre définitif. Aucune durée de validité n’est fixée.

    Que se passe-t-il si je rate l’écrit ?

    Vous perdez cette unité capitalisable, pas le diplôme. Les autres UC déjà obtenues restent acquises définitivement, et le diplôme est délivré par le directeur régional dès que vous justifiez de la possession de toutes les unités en état de validité.

    Peut-on obtenir certaines UC par la VAE et d’autres par la formation ?

    Oui. Le texte précise que le diplôme est délivré dès lors que le candidat possède toutes les unités capitalisables en état de validité, quel que soit leur mode d’acquisition. Le jury se prononce d’ailleurs explicitement sur la validation partielle ou totale des acquis de l’expérience.

    Combien de pages doit faire le document écrit ?

    Cela dépend de votre mention. Pour le DEJEPS spécialité « perfectionnement sportif » mention « activités physiques et sportives adaptées », l’arrêté prévoit un document écrit personnel de vingt pages hors annexes, avec une soutenance de 20 minutes maximum suivie d’un entretien de 40 minutes maximum. Chaque mention ayant son propre arrêté, il faut vérifier celui qui vous concerne.

    Qui fixe ce qui est attendu ?

    Le référentiel de certification, défini aux articles D. 212-23, D. 212-38 et D. 212-54 du code du sport et fixé par arrêté des ministres chargés de la jeunesse et des sports. Ce n’est ni votre organisme de formation ni votre employeur.

    Qui délivre le diplôme ?

    Le directeur régional, dès lors que le candidat justifie de la possession de l’ensemble des unités capitalisables en état de validité. Le jury, lui, valide les épreuves certificatives, se prononce sur la validation des acquis de l’expérience et arrête les résultats.

  • Titre professionnel : qu’est-ce que le dossier professionnel (DP) et comment le remplir en 2026 ?

    Titre professionnel : qu’est-ce que le dossier professionnel (DP) et comment le remplir en 2026 ?

    Le dossier professionnel (DP) est le document dans lequel le candidat à un titre professionnel du ministère chargé de l’emploi consigne les preuves de sa pratique professionnelle. Ce n’est pas un mémoire : il ne se rédige pas comme une démonstration, mais comme un recueil d’exemples de pratique, un à trois par activité-type du titre visé.

    Beaucoup de candidats abordent le DP avec les réflexes du mémoire — problématique, plan, développement — et produisent un document que le jury ne peut pas exploiter. Le malentendu est compréhensible : le titre professionnel est enregistré au répertoire national des certifications professionnelles, comme les titres pour lesquels on rédige effectivement un mémoire. Mais son architecture d’évaluation n’a rien à voir.

    Le titre professionnel demande-t-il un mémoire ?

    Non. L’arrêté du 22 décembre 2015 relatif aux conditions de délivrance du titre professionnel du ministère chargé de l’emploi ne prévoit aucun mémoire. Il organise une session d’examen construite autour d’une mise en situation professionnelle.

    Son article 8 pose l’architecture : l’évaluation comprend « la mise en situation professionnelle complétés, éventuellement, du questionnaire professionnel ou de l’entretien technique ou du questionnement à partir de production(s) ». Le même article précise que le jury dispose « du Dossier Professionnel (DP) dans lequel le candidat a consigné les preuves de sa pratique professionnelle ».

    Autrement dit : ce qui est évalué, c’est une pratique observée. Le DP n’est pas l’épreuve — il est la pièce qui permet au jury de lire cette pratique sur la durée, au-delà de ce qu’il voit le jour de la session.

    Dossier professionnel (titre professionnel) Mémoire de titre RNCP
    Nature du document Recueil d’exemples de pratique professionnelle Écrit long argumenté
    Ce qu’il démontre Des preuves de ce que vous avez fait Une compétence d’analyse et de préconisation
    Rôle dans l’évaluation Pièce mise à disposition du jury Épreuve notée en tant que telle
    Épreuve principale Mise en situation professionnelle La rédaction et la soutenance
    Texte de référence Arrêté du 22 décembre 2015 Référentiel de l’organisme certificateur

    Si votre formation vous demande explicitement un mémoire, vous n’êtes pas dans ce cadre-là et notre guide du mémoire de titre RNCP niveau 6 ou 7 traite votre cas. Si vous hésitez sur la nature exacte de l’écrit attendu, le comparatif des travaux de fin d’études aide à trancher avant d’écrire une ligne.

    Poste de travail préparé pour une mise en situation professionnelle devant le jury
    L’épreuve centrale est une mise en situation professionnelle : le DP l’accompagne, il ne la remplace pas.

    Que contient exactement le dossier professionnel ?

    Le DP comporte, pour chaque activité-type du titre visé, un à trois exemples de pratique professionnelle. S’y ajoute un tableau à renseigner si le candidat souhaite porter à la connaissance du jury la détention d’un titre, d’un diplôme, d’un certificat de qualification professionnelle ou d’attestations de formation.

    Cette structure a une conséquence directe sur la méthode : votre plan est déjà écrit. Il est donné par le découpage du titre en activités-types, que vous trouvez sur la fiche publique de votre certification et dans le référentiel de votre organisme. Vous n’avez pas à inventer une architecture — vous avez à alimenter celle-là.

    L’erreur la plus fréquente consiste à raconter une activité de façon générale (« je gère les commandes clients ») au lieu de décrire un exemple daté et situé (une commande précise, ce qui posait problème, ce que vous avez fait, avec quoi, et ce que ça a produit). Le jury n’évalue pas une description de poste : il cherche des preuves.

    Qui remplit le DP, et le jury le lit-il vraiment ?

    Le DP est renseigné par le candidat. C’est un document personnel, et c’est précisément ce qui en fait une pièce exploitable par un jury.

    Et oui, il est lu. L’article 9 de l’arrêté indique que le jury se prononce au vu « du dossier professionnel (DP) attestant des pratiques professionnelles et de ses annexes si prévues au RC », ainsi que des résultats des évaluations passées en cours de formation pour les candidats issus d’un parcours de formation. Le même article prévoit un entretien final, conduit à l’issue de la session, destiné à vérifier la maîtrise des compétences par le candidat.

    Cet entretien final est la raison la plus concrète de remplir le DP soi-même : c’est le document sur lequel le jury s’appuie pour vous questionner. Un exemple de pratique que vous n’avez pas vécu se démonte en deux questions.

    Qui compose le jury ?

    L’article 6 de l’arrêté est explicite : le jury est composé « a minima, de deux membres habilités », qui sont « obligatoirement des professionnels justifiant d’au moins trois ans d’expérience dans le métier visé ».

    Cette composition dit tout du registre attendu. Vous n’écrivez pas pour des universitaires mais pour des gens qui exercent votre métier depuis au moins trois ans. Le vocabulaire technique exact est un atout, l’approximation se voit immédiatement, et une formulation empruntée à un modèle trouvé en ligne détonne d’autant plus qu’elle décrit une pratique que le lecteur connaît de l’intérieur.

    Salle d'examen préparée pour l'entretien final devant deux membres de jury
    Deux professionnels du métier, au minimum trois ans d’expérience : le DP se lit devant ceux qui savent.

    Peut-on obtenir le titre par blocs ?

    Oui. L’article 1er prévoit que le titre professionnel s’obtient « par capitalisation de l’ensemble des certificats de compétences professionnelles composant le titre », le candidat se présentant à des sessions CCP.

    L’article 10 pose la limite temporelle qui structure toute stratégie de parcours fractionné : « À partir de l’obtention d’un ou plusieurs CCP, le candidat peut se présenter aux autres CCP constitutifs du titre professionnel dans la limite de la durée de validité du titre. »

    C’est le point à vérifier avant de choisir un parcours en plusieurs sessions : la fenêtre n’est pas ouverte indéfiniment, et elle est indexée sur la validité de votre titre — une information qui figure sur la fiche publique de la certification, avec sa date d’échéance d’enregistrement. Un titre en fin de cycle d’enregistrement réduit mécaniquement votre marge.

    Comment écrire un exemple de pratique qui tienne

    Une trame simple fonctionne pour la quasi-totalité des activités-types, quel que soit le métier :

    1. Le contexte. Où, quand, dans quelle structure, avec quels moyens et sous quelle contrainte.
    2. La demande ou le problème. Ce qui déclenchait l’intervention — précisément, pas en général.
    3. Ce que vous avez fait. Les gestes, les outils, les étapes, dans l’ordre réel. C’est le cœur, et c’est la partie que les candidats abrègent le plus.
    4. Ce que ça a produit. Le résultat, y compris s’il a fallu reprendre ou corriger.
    5. Ce que vous en retenez. Deux ou trois lignes suffisent, mais elles distinguent celui qui exécute de celui qui maîtrise.

    Deux réflexes évitent les rejets les plus bêtes. D’abord, vérifiez ce que votre référentiel de certification (RC) prévoit en matière d’annexes : l’arrêté renvoie explicitement au RC sur ce point, et les pratiques varient d’un titre à l’autre. Ensuite, n’écrivez rien qui expose des données confidentielles de votre employeur — anonymisez les noms de clients et les montants sensibles, comme vous le feriez dans n’importe quel écrit professionnel remis à un tiers.

    Cette superposition entre texte national, référentiel du certificateur et consignes du centre est la règle générale, pas une bizarrerie du titre professionnel : notre annuaire des textes officiels par type de travail explique où chercher à chaque niveau.

    DP, livret 2 de VAE : quelle différence ?

    Les deux documents décrivent une expérience professionnelle, et il est tentant de recycler l’un pour l’autre. C’est une mauvaise idée.

    Le livret 2 de VAE se construit contre le référentiel d’un diplôme et vise à faire reconnaître des acquis en lieu et place d’une formation ; il demande une analyse réflexive développée. Le DP se construit contre les activités-types d’un titre et accompagne une session d’examen où votre pratique sera observée. Le premier argumente, le second documente. Si c’est la voie de la validation des acquis qui vous concerne, notre guide du livret 2 de VAE traite ce document-là.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne remplit pas votre dossier professionnel à votre place. Le DP consigne les preuves de votre pratique : il n’existe aucune matière à générer, et l’entretien final est précisément conçu pour vérifier que vous êtes celui qui a fait ce qui est décrit.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un contrôle de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et ici elle est même hors sujet : votre jury est composé de professionnels du métier: ce n’est pas un logiciel qui repère un exemple emprunté, ce sont deux praticiens en trois questions.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur, et ne se substitue pas au référentiel de certification.

    Ce que l’outil fait : mettre en forme un document long quand on n’a plus rédigé depuis des années, tenir la même structure sur tous les exemples de pratique, et vérifier que chaque activité-type du titre trouve bien dans le dossier le nombre d’exemples attendus — la vérification la plus rentable, et celle qu’on fait le plus souvent trop tard.

    Structurez votre dossier professionnel avec Tesify — vos exemples de pratique restent les vôtres.

    FAQ — Le dossier professionnel du titre professionnel

    Le dossier professionnel est-il un mémoire ?

    Non. L’arrêté du 22 décembre 2015 relatif aux conditions de délivrance du titre professionnel du ministère chargé de l’emploi ne prévoit pas de mémoire. Le DP est le document dans lequel le candidat consigne les preuves de sa pratique professionnelle, mis à disposition du jury lors d’une session d’examen organisée autour d’une mise en situation professionnelle.

    Combien d’exemples de pratique faut-il par activité-type ?

    Un à trois exemples de pratique professionnelle par activité-type du titre visé. Le dossier comporte en outre un tableau permettant de porter à la connaissance du jury la détention d’un titre, d’un diplôme, d’un certificat de qualification professionnelle ou d’attestations de formation.

    Qui remplit le dossier professionnel ?

    Le candidat lui-même. C’est le document sur lequel le jury s’appuie pour l’entretien final prévu à l’issue de la session, destiné à vérifier la maîtrise des compétences : un exemple que vous n’avez pas vécu ne résiste pas au questionnement.

    Qui compose le jury d’un titre professionnel ?

    Le jury comprend au minimum deux membres habilités, obligatoirement des professionnels justifiant d’au moins trois ans d’expérience dans le métier visé. C’est ce qui explique l’attente d’un vocabulaire technique exact plutôt que d’un registre académique.

    Peut-on obtenir un titre professionnel bloc par bloc ?

    Oui, par capitalisation de l’ensemble des certificats de compétences professionnelles composant le titre, en se présentant à des sessions CCP. À partir de l’obtention d’un ou plusieurs CCP, le candidat peut se présenter aux autres dans la limite de la durée de validité du titre : cette échéance est à vérifier avant de choisir un parcours fractionné.

    Peut-on réutiliser son livret 2 de VAE comme dossier professionnel ?

    Ce n’est pas recommandé. Le livret 2 se construit contre le référentiel d’un diplôme et demande une analyse réflexive développée ; le dossier professionnel se construit contre les activités-types d’un titre et documente des exemples de pratique en vue d’une session d’examen. Les deux décrivent la même expérience, mais ne répondent pas à la même question.

  • Le mémoire du DEC en 2026 : agrément du sujet, rédaction et soutenance

    Le mémoire du DEC en 2026 : agrément du sujet, rédaction et soutenance

    Le mémoire du diplôme d’expertise comptable est l’épreuve n° 3 du DEC : la rédaction puis la soutenance d’un mémoire portant sur une activité relevant de l’expertise comptable ou du commissariat aux comptes. Son sujet doit avoir été agréé par le jury national, il compte pour le coefficient le plus élevé du diplôme, et toute note inférieure à 10 sur 20 y est éliminatoire.

    C’est la seule épreuve du DEC qui se prépare sur des mois plutôt que sur des heures, et la seule dont l’échec ne se rattrape pas par une moyenne. Un arrêté du 23 avril 2026 vient d’en réécrire les modalités : la règle change entre la session 2026 et la session de printemps 2027, et beaucoup de mémorialistes préparent aujourd’hui un dossier sous un calendrier qui ne sera plus le leur.

    Qu’est-ce que l’épreuve n° 3 du DEC exactement ?

    L’arrêté du 13 février 2019 relatif aux épreuves du DEC (NOR ESRS1900136A) fixe trois épreuves et leur pondération. Le mémoire est la troisième, et de loin la plus lourde.

    Épreuve Nature Durée Coefficient Note éliminatoire
    N° 1 — Réglementation professionnelle et déontologie Écrit sous forme de questions 1 heure 1 Inférieure à 6/20
    N° 2 — Révision légale et contractuelle des comptes Écrit, cas pratique 4 h 30 3 Inférieure à 6/20
    N° 3 — Mémoire Rédaction et soutenance Soutenance : 1 heure maximum 4 Inférieure à 10/20

    Deux chiffres méritent d’être lus ensemble. Le mémoire pèse 4 sur un total de 8 : à lui seul, il vaut autant que les deux écrits réunis. Et son seuil éliminatoire n’est pas 6 comme ailleurs, mais 10 sur 20 — autrement dit, une note en dessous de la moyenne sur le mémoire fait échouer le diplôme quelle que soit la performance sur les écrits. Le diplôme est décerné aux candidats ayant obtenu une moyenne générale d’au moins 10 sur 20 sans note éliminatoire, sur des épreuves toutes notées sur 20.

    Deux sessions sont organisées chaque année pour chacune des épreuves. Et l’inscription suppose de produire l’attestation de fin de stage prévue par le décret du 30 mars 2012 : le mémoire n’est pas un travail d’étudiant mais l’aboutissement d’un stage professionnel de trois ans, que ce même décret définit comme « l’exécution de travaux professionnels complétés par des actions de formation ».

    Notice de demande d'agrément du sujet de mémoire annotée avant dépôt
    L’agrément du sujet est la première décision qui vous engage — et celle dont le calendrier change en 2027.

    Ce que l’arrêté du 23 avril 2026 change — et à partir de quand

    L’arrêté du 23 avril 2026 (NOR ESRS2611472A, Bulletin officiel de l’enseignement supérieur et de la recherche n° 19 du 7 mai 2026) modifie l’arrêté de 2019 sur trois points. Chacun entre en vigueur à une date différente, et c’est là que se joue le risque d’erreur.

    Point modifié Règle jusqu’à la session 2026 Nouvelle règle Entrée en vigueur
    Dépôt de la demande d’agrément Sujet proposé à l’agrément du jury national six mois au moins avant le début des épreuves de la session de soutenance Délai supprimé ; l’inscription à l’épreuve requiert simplement d’avoir obtenu l’agrément, et la décision est communiquée dans un délai de deux mois à compter de la demande Session de printemps 2027
    Inscription aux épreuves écrites Obligation de s’inscrire aux épreuves n° 1 et n° 2 lors de la première inscription Alinéa supprimé Session de printemps 2027
    Conservation des notes Toute note supérieure ou égale à 10 reportable sur demande pendant huit sessions Toute note égale ou supérieure à 10 est conservée pendant les huit sessions suivantes, sans possibilité de repasser l’épreuve ; pour les épreuves n° 1 et n° 2, les notes comprises entre 6 et 10 peuvent aussi être conservées, sur demande Session d’automne 2026, pour les notes obtenues au titre de cette session

    L’arrêté est explicite sur le sort de la session en cours : « Pour la session 2026, le sujet du mémoire continue à être proposé à l’agrément du jury national six mois au moins avant la date de début des épreuves de la session de soutenance. » Si vous visez une soutenance en 2026, la règle des six mois s’applique encore intégralement. Si vous visez le printemps 2027, elle ne s’applique plus — mais l’agrément doit être obtenu avant l’inscription, ce qui déplace la contrainte sans la supprimer.

    Le changement le plus sous-estimé est le troisième. La conservation d’une note égale ou supérieure à 10 devient automatique et s’accompagne d’une interdiction de repasser l’épreuve concernée. Un candidat qui obtenait 11 à un écrit et espérait remonter sa moyenne en le repassant ne le pourra plus. La stratégie de session s’en trouve modifiée dès l’automne 2026.

    Comment obtenir l’agrément du sujet ?

    L’agrément est une décision du jury national, pas une formalité de votre cabinet. Le sujet doit relever d’une ou plusieurs des activités de l’expertise comptable ou du commissariat aux comptes — c’est la seule contrainte thématique que pose l’arrêté.

    Trois règles gouvernent la durée de vie de cette décision, et elles n’ont pas été modifiées en 2026 :

    • La décision accordant l’agrément a une durée de validité de quatre sessions.
    • Si le mémoire n’a pas été soutenu dans ce délai, l’agrément devient caduc.
    • Le dépôt d’une nouvelle demande d’agrément entraîne la renonciation définitive à tout agrément obtenu antérieurement.

    Cette dernière règle est celle qui coûte le plus cher. Déposer un second sujet « pour voir » ne crée pas une option supplémentaire : elle annule la première. À partir du printemps 2027, l’arrêté ouvre en revanche deux portes explicites — en cas de refus, le candidat peut déposer une nouvelle demande ; et lorsque le jury demande des modifications du sujet, le candidat peut déposer une nouvelle demande qui en tient compte. Ces deux cas sont désormais nommés dans le texte.

    Quel format pour le mémoire ? Ce que le texte ne dit pas

    Il faut le dire clairement : ni l’arrêté de 2019 ni celui de 2026 ne fixent un nombre de pages, une police, un interligne ou un plan type pour le mémoire du DEC. Les chiffres qui circulent — souvent « une centaine de pages » — ne viennent pas d’un texte réglementaire.

    Ils viennent des documents du jury national : la notice qui accompagne la demande d’agrément et les rapports de session. Ce sont ces documents-là qui vous engagent sur la forme, et ils sont révisés régulièrement. C’est exactement la hiérarchie décrite dans notre annuaire des textes officiels par type de mémoire : le texte national fixe la nature de l’épreuve, le document opérationnel fixe le format. Récupérez la version de votre session, pas celle qu’un collègue a utilisée deux ans plus tôt.

    DEC ou DSCG : deux mémoires, deux exercices

    La confusion est fréquente parce que les deux diplômes appartiennent à la même filière et que les deux épreuves s’appellent « mémoire ». Elles n’attendent pourtant pas la même chose.

    Mémoire du DSCG (UE 7) Mémoire du DEC (épreuve n° 3)
    Situe le candidat En fin de cursus, avant le stage En fin de stage professionnel
    Qui agrée le sujet Procédure d’agrément propre à l’UE 7 Le jury national du DEC
    Coefficient dans le diplôme Une UE parmi d’autres 4 sur 8
    Seuil éliminatoire Selon le règlement du DSCG 10/20 — sous ce seuil, le diplôme est refusé

    Si c’est le mémoire du DSCG que vous préparez, notre guide du mémoire DSCG UE 7 traite la fiche d’agrément, le plan et la soutenance propres à cette épreuve. Le présent article ne s’adresse qu’aux mémorialistes du DEC. Et si vous hésitez plus largement sur la nature de l’écrit qu’on attend de vous, le comparatif des travaux de fin d’études replace le mémoire du DEC parmi les autres livrables professionnels.

    Salle de soutenance avec une table de jury et un pupitre de candidat
    Une heure maximum devant le jury national : le format le plus court du diplôme, pour l’épreuve la plus lourde.

    La soutenance : une heure maximum

    L’arrêté fixe une seule contrainte de durée — une heure au maximum — et laisse au jury le soin d’organiser l’échange. La composition de ce jury national est en revanche entièrement définie par l’arrêté de 2019 : le commissaire du gouvernement près le Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables ou son représentant, un inspecteur général de l’éducation nationale, quatre enseignants dont deux au moins enseignant en master Comptabilité, contrôle, audit, deux experts-comptables, deux experts-comptables exerçant également comme commissaires aux comptes, et un diplômé d’expertise comptable exerçant en entreprise.

    Cette composition dit ce que la soutenance vérifie : un jury où siègent des praticiens en exercice et des universitaires n’attend ni un exposé académique ni un compte rendu de mission. Il attend que vous défendiez des choix professionnels — de périmètre, de méthode, de recommandation — en sachant pourquoi vous les avez faits et ce que vous auriez pu faire autrement.

    Et si vous échouez à l’épreuve n° 3 ?

    Une note inférieure à 10 sur 20 au mémoire est éliminatoire : elle empêche l’obtention du diplôme, indépendamment des notes obtenues aux écrits. Vos notes égales ou supérieures à 10 aux autres épreuves sont conservées pendant les huit sessions suivantes, ce qui vous laisse quatre ans pour revenir.

    La question pratique est alors : faut-il reprendre le même sujet ou en changer ? Reprendre le même sujet conserve l’agrément, tant qu’on reste dans la fenêtre de quatre sessions. En changer implique une nouvelle demande — et donc la renonciation définitive à l’agrément en cours. Le calcul se fait sur ce que le rapport de jury vous reproche : un défaut de méthode se corrige sur le même sujet, un sujet mal calibré dès l’origine ne se corrige pas.

    Pour les aspects transversaux — construction d’un corpus, traitement des données de mission, appareil de citation — notre guide du mémoire en finance, comptabilité et audit reste applicable.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne rédige pas un mémoire remettable en l’état. La matière de votre épreuve n° 3 — vos missions, vos dossiers, vos arbitrages en cabinet — n’existe que chez vous, et le jury est composé de praticiens qui le vérifieront en une heure.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et particulièrement ici : le contrôle n’est pas le problème, c’est le travail professionnel manquant qui l’est. Un mémoire qu’on ne peut pas défendre devant deux experts-comptables en exercice échoue à la soutenance, pas au contrôle.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur, et n’obtient pas l’agrément à votre place.

    Ce que l’outil fait, une fois le sujet agréé : tenir la structure d’un document long rédigé sur plusieurs mois en parallèle d’une activité à temps plein, vérifier que chaque partie du plan agréé trouve une réponse dans le texte, et calibrer un registre professionnel qui n’est ni celui du rapport de mission ni celui de l’article académique.

    Structurez votre mémoire du DEC avec Tesify — une fois votre sujet agréé.

    FAQ — Le mémoire du DEC

    Quand faut-il déposer la demande d’agrément du sujet ?

    Pour la session 2026, six mois au moins avant la date de début des épreuves de la session de soutenance. À partir de la session de printemps 2027, ce délai est supprimé : l’inscription à l’épreuve requiert simplement que l’agrément ait été obtenu, et la décision du jury est communiquée dans un délai de deux mois à compter de la demande.

    Combien de temps l’agrément reste-t-il valable ?

    Quatre sessions. Si le mémoire n’a pas été soutenu dans ce délai, la décision devient caduque. Déposer une nouvelle demande d’agrément entraîne par ailleurs la renonciation définitive à tout agrément obtenu antérieurement.

    Combien de pages doit faire le mémoire du DEC ?

    Aucun texte réglementaire ne fixe un nombre de pages. Les contraintes de format figurent dans la notice du jury national qui accompagne la demande d’agrément, ainsi que dans les rapports de session. Ce sont ces documents qu’il faut récupérer, dans leur version applicable à votre session.

    Quelle note faut-il obtenir au mémoire ?

    Au moins 10 sur 20. Contrairement aux épreuves n° 1 et n° 2, où le seuil éliminatoire est de 6 sur 20, toute note inférieure à 10 sur 20 à l’épreuve n° 3 est éliminatoire et empêche l’obtention du diplôme.

    Combien de temps dure la soutenance ?

    Une heure au maximum. L’arrêté ne fixe aucune autre contrainte de déroulement : la répartition entre exposé et questions relève du jury national.

    Le mémoire du DEC est-il la même chose que le mémoire du DSCG ?

    Non. Le mémoire de l’UE 7 du DSCG se prépare en fin de cursus, avant le stage d’expertise comptable. Le mémoire du DEC est l’épreuve n° 3 du diplôme final, se prépare après le stage, et son sujet est agréé par le jury national du DEC. Les deux épreuves ont des attendus et des jurys différents.