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  • L’enseignement supérieur Culture en 2026 : 36 300 étudiants, et l’architecture qui recule

    L’enseignement supérieur Culture en 2026 : 36 300 étudiants, et l’architecture qui recule

    Les 99 écoles de l’enseignement supérieur Culture accueillent 36 300 étudiants en 2023-2024, un effectif stable. Mais derrière cette stabilité, une recomposition : l’architecture, qui pèse plus de la moitié du total, est passée de 20 100 à 19 000 étudiants en deux ans, tandis que les arts plastiques progressent.

    Ces chiffres proviennent des Chiffres clés, statistiques de la culture, édition 2025, publiés par le département des études, de la prospective et des statistiques du ministère de la Culture, à partir de l’enquête SISE-Culture.

    Méthode : ce que nous avons vérifié avant de citer

    Sur ce type de source, la vérification la plus rentable consiste à s’assurer que les composantes bouclent sur le total publié. Nous l’avons faite :

    • La répartition par domaine boucle exactement. Architecture 19 000 + arts plastiques 11 400 + spectacle vivant 3 800 + patrimoine 1 800 + cinéma et audiovisuel 300 = 36 300, soit précisément le total annoncé. Une lecture qui aurait mal apparié une ligne n’aurait pas donné ce résultat.
    • Les parts publiées se recoupent. 11 400 sur 36 300 représentent 31,4 %, cohérent avec les 31 % indiqués ; 19 000 sur 36 300 font 52,3 %, cohérent avec « plus de la moitié ».
    • En revanche, la ventilation hors ESC ne boucle pas — et c’est normal. Les quatre catégories chiffrées totalisent 60 800 pour un ensemble annoncé à « près de 62 000 ». L’écart correspond aux écoles privées d’architecture, dont l’effectif n’est pas publié séparément. Nous ne présentons donc pas cette ventilation comme exhaustive.

    Les effectifs par domaine

    Domaine Étudiants 2023-2024 Part Tendance
    Architecture (20 ENSA + École de Chaillot) 19 000 52 % En baisse : 20 100 en 2021-2022, 19 300 en 2022-2023
    Arts plastiques 11 400 31 % En légère augmentation sur quatre ans
    Spectacle vivant (33 établissements) 3 800 10 % Légèrement moins qu’auparavant (~4 000)
    Patrimoine 1 800 5 % En légère hausse après 1 700 en 2022-2023
    Cinéma et audiovisuel 300 1 % Stable sur quatre ans
    Total ESC 36 300 100 % Stable

    Le total de l’enseignement supérieur Culture suit une trajectoire lente : 36 900 en 2019-2020, 37 000 en 2020-2021, 37 400 en 2021-2022, puis un tassement jusqu’aux 36 300 actuels.

    Amphithéâtre d'école d'architecture partiellement vide
    1 100 étudiants de moins en architecture en deux ans, dans un ensemble par ailleurs stable.

    Le fait marquant : l’architecture recule

    C’est le mouvement que la stabilité du total masque. Les écoles d’architecture — les 20 écoles nationales supérieures d’architecture plus l’École de Chaillot, qui forme les architectes du patrimoine — comptaient 20 100 étudiants en 2021-2022, 19 300 en 2022-2023 et 19 000 en 2023-2024.

    Soit 1 100 étudiants de moins en deux ans (chiffre calculé à partir des trois valeurs publiées), sur le domaine qui représente à lui seul plus de la moitié de l’enseignement supérieur Culture. Pendant le même temps, les arts plastiques progressent légèrement et occupent désormais 31 % des effectifs.

    Autrement dit, l’ensemble est stable parce que deux mouvements contraires se compensent. Une lecture qui s’arrêterait au total — « effectif stable » — manquerait entièrement la recomposition en cours.

    Nous ne proposons pas d’explication à ce recul : la source n’en donne pas, et nous n’avons pas d’instrument permettant d’en établir une. Ce que nous pouvons dire, c’est que le fait est net et qu’il porte sur trois années consécutives.

    Si vous êtes concerné directement, nos guides détaillent les deux écrits qui jalonnent ce cursus : le mémoire de master en école d’architecture, qui vaut 8 crédits non compensables, et le mémoire de HMONP, postérieur au diplôme.

    Le périmètre : les écoles du ministère sont minoritaires

    C’est le point de méthode le plus utile pour qui cite ces chiffres. Les 36 300 étudiants de l’ESC ne représentent pas l’ensemble des étudiants en formation artistique et culturelle.

    À côté, 200 écoles supérieures spécialisées ne relevant pas du ministère de la Culture accueillent près de 62 000 élèves — publiques, associatives ou, le plus souvent, privées à but lucratif. Parmi elles : 43 % d’écoles d’arts plastiques et d’arts appliqués (16 900 inscrits), un quart d’écoles pluridisciplinaires (52 écoles, 29 000 étudiants), 24 écoles de cinéma, audiovisuel et multimédia (9 800 inscrits) et 34 écoles de spectacle vivant (5 100 inscrits).

    Les écoles sous tutelle du ministère scolarisent donc nettement moins d’étudiants que celles qui n’en relèvent pas. Citer « 36 300 étudiants en formation artistique en France » serait une erreur de périmètre — c’est le chiffre du périmètre SISE-Culture, qui exclut par construction les cursus artistiques dispensés à l’université, dans les grandes écoles et dans les établissements non spécialisés.

    Atelier d'école supérieure d'art avec chevalets et travaux en cours
    Les arts plastiques : 44 % des écoles de l’ESC, 31 % des étudiants — et en progression.

    Qui sont ces étudiants

    65 % de femmes en moyenne dans l’ESC en 2023-2024, contre 63 % les deux années précédentes. La répartition varie fortement selon les disciplines : 80 % dans le patrimoine, 71 % en arts plastiques, 63 % en architecture, 58 % en cinéma et audiovisuel, et 49 % dans le spectacle vivant — le seul domaine où les femmes ne sont pas majoritaires.

    Dans les écoles hors ESC, la part des femmes est proche (63 %), avec le même contraste : 74 % en arts plastiques et arts appliqués, mais 48 % en cinéma, audiovisuel et multimédia.

    Les étudiants étrangers représentent 15 % des inscrits de l’ESC, une proportion stable sur six ans, la plus forte dans le spectacle vivant (19 %) et la plus faible en cinéma et audiovisuel (4 %). Hors ESC, la part est de 10 %, avec une exception notable : 29 % dans les deux écoles privées d’architecture.

    L’insertion : trois ans après, et non un an

    Attention au décalage d’instrument par rapport aux enquêtes d’insertion habituelles. Les chiffres publiés ici portent sur les diplômés 2021 n’ayant pas poursuivi d’études entre 2021 et 2024, interrogés trois ans après leur entrée sur le marché du travail — et non douze mois après, comme dans la plupart des enquêtes.

    Filière En emploi 3 ans après Dont dans le champ du diplôme
    Spectacle vivant 95 % 91 %
    Architecture 89 % 81 %
    Arts plastiques 85 % 72 %
    Ensemble ESC 90 % 81 %

    9 % des diplômés sont en recherche d’emploi au moment de l’enquête.

    La colonne de droite est celle qu’on oublie, et c’est souvent la plus parlante. Les diplômés du spectacle vivant sont à la fois les plus employés (95 %) et les plus souvent employés dans leur domaine (91 %). Les diplômés en arts plastiques cumulent l’inverse : le taux d’emploi le plus bas (85 %) et la proportion la plus faible d’activité en rapport avec le diplôme (72 %). L’écart entre les deux colonnes est de 4 points pour le spectacle vivant et de 13 points pour les arts plastiques.

    Ces chiffres ne se comparent pas terme à terme avec ceux d’autres ministères : notre analyse des diplômés de l’enseignement supérieur agricole repose sur des enquêtes menées à douze mois, sur d’autres promotions et par une autre administration. Sur ce que ce cloisonnement change en général, voir quel ministère délivre votre diplôme.

    Comment citer ces chiffres sans se tromper

    1. Nommez le périmètre. « Écoles de l’enseignement supérieur Culture » et non « formations artistiques en France ».
    2. Datez l’année universitaire, pas l’année de publication : les données 2023-2024 paraissent dans l’édition 2025.
    3. Précisez l’horizon de l’insertion. Trois ans après l’entrée sur le marché du travail, pour les diplômés 2021 n’ayant pas poursuivi d’études.
    4. Distinguez taux d’emploi et emploi dans le champ du diplôme. L’écart va de 4 à 13 points selon la filière.
    5. Signalez ce que vous calculez vous-même. La baisse de 1 100 étudiants en architecture, par exemple, est une différence que nous avons faite entre deux valeurs publiées ; elle n’est pas énoncée telle quelle dans la source.

    Ce réflexe de vérification du périmètre et de la version vaut pour toute source officielle, comme le rappelle notre annuaire des textes officiels.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne fabrique pas de statistique et ne complète pas une série incomplète. Quand une ventilation ne boucle pas — comme celle des écoles hors ESC —, la seule réponse honnête est de le dire.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Sur un travail chiffré, la faiblesse se voit à la première question du jury sur l’origine et le périmètre d’un nombre.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.

    Ce que l’outil fait : garder la cohérence entre les chiffres cités et ce que le texte en conclut, et signaler quand deux grandeurs voisines relèvent en réalité de périmètres ou d’horizons différents — exactement le cas des 36 300 et des 62 000 ci-dessus.

    Structurez votre mémoire avec Tesify — vos sources et vos analyses restent les vôtres.

    FAQ — L’enseignement supérieur Culture en chiffres

    Combien d’étudiants compte l’enseignement supérieur Culture ?

    36 300 étudiants en 2023-2024, répartis dans 99 écoles relevant du ministère de la Culture. L’effectif est stable par rapport à l’année précédente, après 36 900 en 2019-2020, 37 000 en 2020-2021 et 37 400 en 2021-2022.

    Quelle est la part de l’architecture ?

    Plus de la moitié. Les 20 écoles nationales supérieures d’architecture et l’École de Chaillot accueillent 19 000 étudiants, soit environ 52 % du total. Cet effectif est en recul : il était de 20 100 en 2021-2022 et de 19 300 en 2022-2023.

    Les 36 300 étudiants représentent-ils toutes les formations artistiques ?

    Non. Ce chiffre correspond au périmètre SISE-Culture, qui recense les écoles publiques de l’enseignement supérieur Culture et les autres écoles spécialisées qui en relèvent. À côté, 200 écoles supérieures spécialisées ne relevant pas du ministère accueillent près de 62 000 élèves, et l’enquête exclut par construction les cursus artistiques dispensés à l’université, dans les grandes écoles et dans les établissements non spécialisés.

    Quelle est la part des femmes ?

    65 % des effectifs de l’enseignement supérieur Culture en 2023-2024, contre 63 % les deux années précédentes. Elle varie de 80 % dans le patrimoine et 71 % en arts plastiques à 63 % en architecture, 58 % en cinéma et audiovisuel et 49 % dans le spectacle vivant, seul domaine où les femmes ne sont pas majoritaires.

    Quel est le taux d’insertion des diplômés ?

    90 % des diplômés 2021 n’ayant pas poursuivi d’études exercent une activité trois ans après leur entrée sur le marché du travail, et 9 % sont en recherche d’emploi. Parmi les actifs en emploi, 81 % déclarent exercer dans le champ de leur diplôme. Le taux atteint 95 % pour le spectacle vivant, 89 % pour l’architecture et 85 % pour les arts plastiques.

    Ces taux se comparent-ils à ceux des autres filières ?

    Pas directement. Ils sont mesurés trois ans après l’entrée sur le marché du travail, sur les diplômés 2021, alors que la plupart des enquêtes d’insertion publiées par d’autres ministères mesurent à douze mois et sur d’autres promotions. Comparer ces taux à ceux d’un autre ministère reviendrait à comparer des instruments différents.

    Quelle est la part d’étudiants étrangers ?

    15 % des inscrits de l’enseignement supérieur Culture en 2023-2024, une proportion stable sur les six dernières années. Elle est la plus élevée dans le spectacle vivant (19 %) et la plus faible en cinéma et audiovisuel (4 %). Dans les écoles hors ESC, la part est de 10 %, avec 29 % dans les deux écoles privées d’architecture.

  • Diplômés de l’enseignement supérieur agricole 2026 : les chiffres, et les trois taux d’emploi qu’il ne faut pas confondre

    Diplômés de l’enseignement supérieur agricole 2026 : les chiffres, et les trois taux d’emploi qu’il ne faut pas confondre

    L’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage forme chaque année environ 3 500 nouveaux diplômés ingénieurs, 640 vétérinaires, 60 paysagistes et 150 docteurs d’État. Sur l’insertion, le même document officiel publie trois taux différents pour les mêmes ingénieurs — 82 %, 92 % et 93 % — et ils sont tous les trois exacts.

    C’est ce dernier point qui rend ces données si facilement mal citées. Elles ne se contredisent pas : elles mesurent trois populations différentes. Voici les chiffres, leur source, et la clé de lecture qui évite l’erreur.

    Méthode : d’où viennent ces chiffres

    Toutes les données de cet article proviennent du Portrait de l’enseignement agricole, édition 2026, publié par le ministère chargé de l’agriculture via sa direction générale de l’enseignement et de la recherche. Les chiffres d’insertion reposent sur les enquêtes exhaustives sur l’insertion professionnelle des diplômés des promotions 2023, réalisées en 2025 au sein des écoles relevant de ce ministère.

    Deux précautions de méthode, que nous appliquons systématiquement et qui ont ici changé notre lecture :

    • Nous avons vérifié que les répartitions bouclent. Les quatre situations publiées pour chaque filière — en emploi, en recherche d’emploi, en poursuite d’études, autres situations — totalisent exactement 100 % dans les trois cas : 82 + 6 + 9 + 3 pour les ingénieurs, 88 + 3 + 5 + 4 pour les vétérinaires, 84 + 9 + 3 + 4 pour les paysagistes. C’est la vérification la plus rentable sur ce type de source : une lecture qui aurait mal apparié une colonne n’aurait pas donné 100.
    • Nous ne publions aucun chiffre que nous aurions calculé nous-mêmes sans le signaler. Tous les pourcentages ci-dessous figurent tels quels dans le document.

    Combien de diplômés par an ?

    Diplôme Nouveaux diplômés par an (ordre de grandeur publié)
    Ingénieur environ 3 500
    Vétérinaire 640
    Paysagiste 60
    Doctorat d’État 150

    L’écart d’échelle est le fait le plus structurant de ce paysage. Les paysagistes diplômés d’État sont près de soixante fois moins nombreux que les ingénieurs. Cela a une conséquence directe sur la lecture des pourcentages qui suivent : un point de pourcentage sur les paysagistes représente moins d’un diplômé, alors qu’il en représente trente-cinq chez les ingénieurs. Les taux publiés pour les très petites cohortes doivent être lus comme des ordres de grandeur, pas comme des mesures fines.

    Trois instruments de mesure différents alignés sur une table de laboratoire
    Trois taux d’emploi, trois instruments : le même mot ne mesure pas la même population.

    Les trois taux d’emploi, et pourquoi ils diffèrent

    C’est le cœur de l’article. Le document publie, pour les ingénieurs agronomes de la même promotion, trois chiffres qui circulent ensuite séparément et se contredisent en apparence.

    Chiffre Ingénieurs Ce qu’il mesure
    Part en emploi, 1 an après la sortie 82 % Sur l’ensemble des diplômés, y compris ceux en poursuite d’études, en recherche d’emploi ou dans une autre situation
    Taux net d’emploi après 1 an 92 % Sur les seuls diplômés présents sur le marché du travail
    Taux publié dans le texte 93 % Sur les diplômés 2023 « entrés dans la vie active »

    Les trois sont exacts. L’écart entre 82 % et 92 % s’explique entièrement par les 9 % en poursuite d’études et les autres situations : ces diplômés ne cherchent pas d’emploi, donc les exclure fait mécaniquement monter le taux.

    La règle de citation qui en découle est simple : ne jamais citer un taux d’emploi sans dire de quelle population il est le taux. « 93 % des ingénieurs agronomes trouvent un emploi en un an » est faux si on l’applique à la promotion entière ; c’est exact si l’on précise « parmi ceux entrés dans la vie active ». C’est la même précaution que celle qui vaut pour n’importe quelle statistique d’insertion, y compris celles de notre classement des écoles d’ingénieurs, dont les taux relèvent d’enquêtes distinctes et ne se comparent pas terme à terme avec ceux-ci.

    Situation détaillée un an après la sortie

    Situation Ingénieurs agronomes Vétérinaires Paysagistes
    En emploi (dont volontariat) 82 % 88 % 84 %
    En recherche d’emploi 6 % 3 % 9 %
    En poursuite d’études (dont thèse) 9 % 5 % 3 %
    Autres situations (woofing, congé sabbatique, etc.) 3 % 4 % 4 %
    Total 100 % 100 % 100 %

    En taux net d’emploi après un an, l’ordre change : vétérinaires 98 %, ingénieurs 92 %, paysagistes 72 %. Chez les vétérinaires comme chez les ingénieurs, l’écart entre femmes et hommes est nul ou d’un point — 98 % contre 98 % pour les premiers, 92 % contre 93 % pour les seconds. Le document précise toutefois que si l’accès à l’emploi est comparable, les conditions d’emploi sont moins favorables pour les femmes, ce qu’il explique par les secteurs et les fonctions d’insertion. Aucune répartition par sexe n’est publiée pour les paysagistes, et nous ne l’inventons pas.

    Salle de consultation vétérinaire équipée, sans personne
    98 % de taux net d’emploi — mais mesuré sur des diplômés qui n’ont pas encore soutenu leur thèse.

    Le piège de population le plus important : les vétérinaires enquêtés n’ont pas fini

    Une note de bas de page du document mérite d’être remontée en pleine lumière, parce qu’elle change ce que mesure le fameux 98 %.

    « Pour les vétérinaires, les diplômés enquêtés sont ceux ayant terminé la 5e année du cursus vétérinaire et obtenu le Diplôme d’études fondamentales vétérinaires. À la fin de la 6e année du cursus, la quasi-totalité soutiennent avec succès leur thèse de doctorat vétérinaire. »

    Autrement dit, la population enquêtée est celle des titulaires du DEFV, et non celle des docteurs vétérinaires ayant soutenu. Le taux de 98 % décrit l’insertion de personnes qui, pour beaucoup, ont encore leur thèse d’exercice à soutenir.

    Ce n’est pas un défaut de l’enquête — c’est une définition de champ parfaitement explicite. Mais elle est presque systématiquement perdue quand le chiffre est repris. Si vous préparez précisément ce travail, notre guide pour rédiger sa thèse d’exercice vétérinaire détaille le cadre réglementaire et la soutenance. Et pour la démographie de la profession elle-même — praticiens en exercice, répartition, modes d’exercice —, c’est un tout autre instrument : notre analyse de la démographie vétérinaire d’après l’Atlas de l’Ordre traite cette population-là, et les deux séries ne se croisent pas.

    L’apprentissage : le seul écart franc du jeu de données

    Près de 19 % des ingénieurs diplômés ont suivi leur cursus par la voie de l’apprentissage. Leur insertion est meilleure sur trois dimensions à la fois, ce que le document énonce explicitement : un taux en emploi de 94,4 %, une insertion plus rapide, et des conditions d’emploi plus favorables en part de CDI comme en niveau de rémunération.

    C’est, dans ce jeu de données, le seul facteur qui déplace nettement et simultanément les trois indicateurs. Aucun chiffre équivalent n’est publié pour les vétérinaires ou les paysagistes.

    Où vont-ils travailler ?

    Les cinq premiers secteurs d’emploi des ingénieurs sont l’industrie agroalimentaire, y compris la restauration collective (22 %), les sociétés de conseil et de services (12 %), les organisations professionnelles agricoles (9 %), le commerce et la distribution (9 %) et les administrations, dont le volontariat (7 %).

    Ces cinq secteurs totalisent 59 % : plus de quatre ingénieurs sur dix travaillent donc ailleurs que dans les cinq premiers secteurs. Le document liste ces autres débouchés — productions agricoles et forêts, bureaux d’études, agrofourniture, agrochimie et agroéquipement, environnement, aménagement, paysage et urbanisme, enseignement et recherche, industries chimique, pharmaceutique et cosmétique, BTP, génie civil, bois, infrastructures et réseaux. La dispersion est donc la caractéristique dominante, et une lecture qui ne retiendrait que « l’agroalimentaire » manquerait 78 % des cas.

    Côté vétérinaires, les fonctions se répartissent entre animaux de compagnie (52 %), exercice mixte (28 %), animaux de production (8 %), équin (5 %) et autres (7 %) — soit 100 %. Chez les paysagistes diplômés d’État, on trouve chargé de projet (28 %), chargé d’études (27 %) et assistant paysagiste, dessinateur ou projeteur (22 %), le document signalant par ailleurs un taux d’entrepreneuriat plus important que dans les autres filières.

    Ce que ces chiffres ne disent pas

    • Ils ne comparent pas l’enseignement agricole aux autres filières. Les enquêtes sont propres aux écoles relevant du ministère chargé de l’agriculture. Les rapprocher d’enquêtes d’insertion conduites par d’autres ministères reviendrait à comparer des instruments différents.
    • Ils ne portent que sur une promotion. Les diplômés 2023, interrogés en 2025. Une conjoncture différente donnerait d’autres taux.
    • Ils ne disent rien de la rémunération en valeur absolue, seulement d’écarts relatifs. Nous ne publions donc aucun salaire.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne fabrique pas de statistique. Les chiffres d’un mémoire doivent provenir d’une source nommée, datée et dont le champ est décrit — comme ci-dessus.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Sur un travail chiffré, le point faible se voit d’ailleurs bien avant : un jury demande d’où vient le nombre et sur quelle population il porte.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.

    Ce que l’outil fait : tenir la cohérence entre les chiffres cités et ce que le texte en conclut, et signaler quand une même grandeur apparaît sous deux définitions différentes dans un même document — exactement le cas des trois taux d’emploi ci-dessus.

    Structurez votre mémoire avec Tesify — vos sources et vos analyses restent les vôtres.

    FAQ — Les diplômés de l’enseignement supérieur agricole

    Combien de diplômés forme l’enseignement supérieur agricole chaque année ?

    Environ 3 500 nouveaux diplômés ingénieurs, 640 vétérinaires, 60 paysagistes et 150 docteurs d’État par an, selon le Portrait de l’enseignement agricole édition 2026 publié par le ministère chargé de l’agriculture.

    Pourquoi trois taux d’emploi différents pour les ingénieurs ?

    Parce qu’ils portent sur trois populations. 82 % est la part en emploi sur l’ensemble des diplômés, y compris ceux en poursuite d’études ou en recherche d’emploi. 92 % est le taux net d’emploi, calculé sur les seuls diplômés présents sur le marché du travail. 93 % est le taux publié dans le texte pour les diplômés entrés dans la vie active. Les trois sont exacts et ne doivent jamais être cités sans leur champ.

    Quel est le taux net d’emploi par filière ?

    98 % pour les vétérinaires, 92 % pour les ingénieurs et 72 % pour les paysagistes, un an après la sortie de l’école. Chez les vétérinaires comme chez les ingénieurs, l’écart entre femmes et hommes est nul ou d’un point ; aucune répartition par sexe n’est publiée pour les paysagistes.

    Le taux de 98 % des vétérinaires porte-t-il sur des docteurs vétérinaires ?

    Pas exactement. Le document précise que les diplômés enquêtés sont ceux ayant terminé la 5e année du cursus et obtenu le Diplôme d’études fondamentales vétérinaires. La thèse de doctorat vétérinaire se soutient à la fin de la 6e année, et la quasi-totalité la soutiennent avec succès. Le taux décrit donc l’insertion de titulaires du DEFV.

    L’apprentissage améliore-t-il l’insertion des ingénieurs agronomes ?

    Oui, et sur trois dimensions simultanément. Près de 19 % des ingénieurs diplômés ont suivi leur cursus par apprentissage ; leur taux en emploi atteint 94,4 %, leur insertion est plus rapide et leurs conditions d’emploi — part de contrats à durée indéterminée et niveau de rémunération — sont plus favorables.

    Dans quels secteurs travaillent les ingénieurs agronomes ?

    Les cinq premiers secteurs sont l’industrie agroalimentaire, restauration collective comprise (22 %), les sociétés de conseil et de services (12 %), les organisations professionnelles agricoles (9 %), le commerce et la distribution (9 %) et les administrations, volontariat compris (7 %). Ces cinq secteurs ne représentent que 59 % du total : la dispersion des débouchés est la caractéristique dominante.

    Ces chiffres sont-ils comparables à ceux des autres écoles d’ingénieurs ?

    Non, pas directement. Ils proviennent d’enquêtes exhaustives menées au sein des écoles relevant du ministère chargé de l’agriculture, sur les promotions 2023 interrogées en 2025. Les rapprocher d’enquêtes conduites par d’autres ministères ou par d’autres organismes reviendrait à comparer des instruments qui ne mesurent pas la même population de la même façon.

  • Apprentissage dans l’enseignement supérieur en France 2025 : 657 900 apprentis, BTS, BUT et licence pro en chiffres

    Apprentissage dans l’enseignement supérieur en France 2025 : 657 900 apprentis, BTS, BUT et licence pro en chiffres

    Apprentissage dans l’enseignement supérieur en France 2025 : 657 900 apprentis, BTS, BUT et licence pro en chiffres

    Au 31 décembre 2024, 657 900 étudiants préparaient un diplôme de l’enseignement supérieur en apprentissage dans un centre de formation d’apprentis (CFA), selon la Note Flash SIES N° 2025-21 publiée par le Ministère de l’Enseignement supérieur en septembre 2025. Ce chiffre représente une hausse de 3 % sur un an et de 14 % sur deux ans — un rythme très différent des années 2020-2022, marquées par une croissance de +78 % en seulement deux ans. L’apprentissage dans l’enseignement supérieur est devenu une réalité structurelle du paysage éducatif français : les apprentis représentent désormais une proportion significative des inscrits dans presque toutes les filières du bac+2 au bac+5.

    Cette note statistique présente la pyramide complète des apprentis du supérieur en 2024 : répartition par niveau de formation (STS/BTS, IUT/BUT, licence professionnelle, école de commerce, cycle ingénieur), part du public et du privé, profil social des apprentis, et trajectoire de croissance depuis 2020. Toutes les données citées sont issues de sources officielles (SIES-MESR, Dares, Trésor). Pour replacer ces effectifs dans le paysage plus large des filières sélectives, consultez notre analyse Parcoursup 2025 en chiffres : taux d’admission par filière et sélectivité.

    Résultat clé : L’apprentissage dans le supérieur compte 657 900 étudiants fin 2024 (+3 % sur un an). Les STS concentrent près de 30 % des effectifs, devant les titres RNCP (25 %) et les écoles de commerce (17 %). La licence professionnelle affiche le taux d’apprentissage le plus élevé de l’université avec 61 % de ses étudiants en alternance. La croissance, explosive entre 2020 et 2022 (+78 %), s’est fortement modérée depuis 2023 (+3 à +4 % par an).

    657 900 apprentis dans le supérieur : le chiffre clé 2024

    La Note Flash SIES N° 2025-21, publiée le 11 septembre 2025 par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace (MESR), constitue la référence officielle pour les chiffres de l’apprentissage dans l’enseignement supérieur en France au titre de l’année 2024. Au 31 décembre 2024, les CFA accueillaient 657 900 étudiants préparant un diplôme de niveau supérieur (bac+2 et au-delà).

    Ce chiffre s’inscrit dans une tendance de ralentissement amorcée dès 2023. Si la croissance reste positive (+3 % sur un an, +14 % sur deux ans), elle est sans commune mesure avec les rythmes observés entre 2018 et 2022, période durant laquelle la réforme de la loi Avenir professionnel de 2018 a libéralisé les conditions d’ouverture des CFA et supprimé le numerus clausus sur les formations habilitées.

    À titre de comparaison, l’ensemble de l’enseignement supérieur français compte 3,01 millions d’étudiants en 2024-2025 selon le SIES, ce qui signifie que les apprentis représentent environ 22 % des effectifs totaux du supérieur — un niveau sans précédent historique.

    Répartition par type de formation

    La structure par formation révèle une concentration marquée dans trois grandes catégories : les STS, les titres RNCP et les écoles de commerce. Le tableau ci-dessous synthétise la répartition des 657 900 apprentis du supérieur selon les données SIES 2024.

    Répartition des apprentis du supérieur par type de formation — 31 décembre 2024
    Type de formation Part des apprentis du supérieur Effectifs estimés
    STS (BTS — Sections de Technicien Supérieur) ~30 % ~197 000
    Titres RNCP homologués (hors diplômes nationaux) ~25 % ~164 000
    Écoles de commerce 17 % ~112 000
    Licence professionnelle (université) non isolé
    IUT (BUT — Bachelor Universitaire de Technologie) non isolé
    Cycle ingénieur (écoles d’ingénieurs) ~12 % ~32 000
    Total enseignement supérieur 100 % 657 900

    Source : Note Flash SIES N° 2025-21, MESR, septembre 2025. Les effectifs sont estimés en appliquant les parts déclarées. Le SIES ne publie pas de décomposition exhaustive par filière dans la note flash.

    Le poids des STS (sections préparant le BTS) est historiquement ancré : la voie technologique courte a très tôt adopté l’alternance comme mode pédagogique. Les titres RNCP homologués, qui désignent les certifications professionnelles enregistrées au Répertoire national des certifications professionnelles sans être des diplômes nationaux, constituent la deuxième catégorie et illustrent la diversification de l’offre de formation privée depuis 2018. Les écoles de commerce, avec 17 % du total, confirment leur positionnement historique sur l’apprentissage en alternance.

    Taux d’apprentissage par filière : qui mène la course ?

    Au-delà des effectifs bruts, le taux d’apprentissage — proportion d’étudiants d’une filière qui suivent leur formation en alternance — renseigne sur la pénétration structurelle de l’apprentissage dans chaque voie. Les chiffres 2024 du SIES dessinent une hiérarchie claire.

    Taux d’apprentissage par filière dans l’enseignement supérieur — 2024
    Filière Taux d’apprentissage 2024 Commentaire
    Licence professionnelle 61 % Filière la plus intégrée à l’alternance en milieu universitaire
    Écoles de commerce 34 % Modèle économique historiquement fondé sur l’alternance
    STS (BTS) ~50 % Près d’un étudiant sur deux en STS est apprenti
    Cycle ingénieur ~20 % Un étudiant sur cinq en école d’ingénieurs en apprentissage
    IUT (BUT) 26 % Progression nette depuis le passage au BUT en 2021

    Source : Note Flash SIES N° 2025-21, MESR, septembre 2025 ; Note Flash SIES cycle ingénieur 2024-2025.

    Source : EESR n°18 — L’apprentissage dans l’enseignement supérieur, MESR-SIES

    La licence professionnelle se distingue nettement : 61 % de ses étudiants sont apprentis, ce qui en fait la formation universitaire la plus étroitement liée au marché du travail. Ce taux élevé s’explique par la vocation même de la licence pro — une formation courte (un an après un bac+2) conçue pour une insertion professionnelle rapide dans un secteur précis. La majorité des étudiants qui y entrent recherchent précisément la double compétence académique et professionnelle que confère l’apprentissage.

    Le taux de 50 % en STS mérite d’être mis en perspective : sur les 400 000 étudiants inscrits en STS en France, la moitié est donc en apprentissage — un chiffre qui reflète la forte demande des TPE/PME pour des techniciens supérieurs formés directement sur poste. Les IUT, dont la réforme vers le BUT a allongé la formation à trois ans en 2021, voient leur taux d’apprentissage progresser à 26 %, signe d’une meilleure articulation entre le référentiel de compétences du BUT et les besoins des employeurs.

    Les écoles d’ingénieurs affichent un taux de 20 % sur un total de 158 600 inscrits en cycle ingénieur en 2024-2025 — soit environ 32 000 apprentis ingénieurs, un segment à forte valeur ajoutée pour les employeurs du secteur industriel et numérique.

    Part du public et du privé dans l’apprentissage du supérieur

    La structure institutionnelle de l’apprentissage supérieur révèle une domination marquée du secteur privé. Selon les données SIES, plus de 75 % des apprentis du supérieur sont inscrits dans des établissements privés.

    Cette répartition s’explique par plusieurs facteurs structurels :

    • La prédominance des CFA privés : depuis la loi Avenir professionnel de 2018, n’importe quel organisme de formation peut ouvrir un CFA sans autorisation administrative préalable. Cette déréglementation a favorisé la multiplication des CFA privés spécialisés.
    • Le poids des écoles de commerce privées : les grandes écoles de commerce (HEC, ESSEC, ESCP, mais aussi les ESC régionales) ont massivement développé leurs programmes en apprentissage depuis 2018, contribuant à une part significative des 112 000 apprentis en école de commerce.
    • Les titres RNCP hors diplômes nationaux : l’essentiel des formations délivrant des titres RNCP homologués relèvent du secteur privé (organismes de formation professionnelle, CFA d’entreprise).

    Le secteur public — universités, IUT publics, lycées accueillant des STS — pèse donc moins de 25 % des apprentis du supérieur, malgré des efforts notables d’ouverture via les CFA universitaires. Cette asymétrie public/privé est un enjeu de politique publique régulièrement débattu : l’accès à l’apprentissage reste plus aisé via les établissements privés, dont les frais de scolarité peuvent être entièrement pris en charge par les OPCO, qu’au sein de l’université publique. Cette dynamique fait écho aux tensions de capacité observées plus largement dans le supérieur, comme le montre notre dossier sur la crise du logement étudiant en France 2025.

    Évolution 2020-2024 : accélération explosive puis décélération

    La trajectoire de l’apprentissage dans le supérieur sur cinq ans illustre un cycle classique en deux temps : une phase d’expansion rapide portée par la réforme structurelle, suivie d’un plateau de maturité. Le tableau suivant retrace les effectifs annuels estimés.

    Évolution des apprentis dans l’enseignement supérieur — 2020 à 2024
    Année (au 31 déc.) Effectifs apprentis supérieur Croissance annuelle
    2020 ~324 000
    2021 ~480 000 +48 %
    2022 576 300 +20 %
    2023 ~576 900 – 638 000 ~+8 %
    2024 657 900 +3 %

    Sources : Note Flash SIES N° 2025-21 (données 2024) ; Note Flash SIES N° 2024-22 (données 2022-2023) ; Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), données Éducation nationale pour 2022. Les chiffres 2020-2021 sont des estimations déduites du taux de croissance +78 % sur deux ans confirmé par le SIES.

    La rupture de rythme est manifeste. Entre 2020 et 2022, le volume d’apprentis du supérieur a été multiplié par 1,78 en deux ans, soit une croissance cumulée de +78 %. Ce choc d’offre résulte de la convergence de trois facteurs : la simplification administrative ouverte par la loi Avenir professionnel de 2018, les aides exceptionnelles à l’embauche d’apprentis mises en place en 2020 (aide pouvant aller jusqu’à 8 000 € pour les contrats dans le supérieur), et une demande étudiante structurellement forte face aux incertitudes du marché de l’emploi post-Covid.

    Depuis 2023, la décélération est nette : +3 % en 2024, contre +48 % en 2021. Plusieurs raisons expliquent ce plateau :

    • Réduction des aides à l’embauche : le montant de l’aide unique aux employeurs d’apprentis a été revu à la baisse à partir de 2023 pour les contrats dans le supérieur (formations bac+3 et au-delà).
    • Saturation des capacités d’accueil : un nombre croissant de CFA signalent des difficultés à trouver suffisamment d’entreprises maîtres d’apprentissage, notamment dans les métropoles où la concurrence pour les postes est forte.
    • Stabilisation de la demande : le nombre d’employeurs recrutant des apprentis du supérieur, qui avait atteint un pic de 90 600 structures en 2021, est redescendu à 66 800 en 2024 selon les données Dares.

    Nouveaux contrats signés et dynamique du marché

    À l’échelle nationale, tous niveaux confondus (secondaire et supérieur), 879 000 nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés en 2024, portant le stock total à plus d’un million d’apprentis en contrat actif fin 2024. Ce chiffre marque un quasi-triplement par rapport aux 306 000 contrats signés en 2017, année précédant la réforme.

    Dans le supérieur spécifiquement, 62 % des nouveaux contrats signés en 2023 concernaient des formations de niveau bac+2 et au-delà, confirmant l’inversion structurelle du mix niveau amorcée autour de 2021 : l’apprentissage est désormais davantage un fait du supérieur que de la formation professionnelle initiale secondaire.

    Point de vigilance : La réduction des aides à l’embauche pour les contrats supérieurs bac+3 introduite en 2023 a entraîné un reflux de la demande. Des signaux de ralentissement plus prononcé pourraient apparaître dans les données 2025, notamment sur les segments master et cycle ingénieur.

    Profil social des apprentis du supérieur : une démocratisation ciblée

    Les données SIES apportent un éclairage nuancé sur l’origine sociale des apprentis dans le supérieur. La lecture simple — « l’apprentissage favorise la démocratisation de l’enseignement supérieur » — doit être pondérée selon les filières.

    Dans les formations d’ingénieur et dans les écoles de commerce, les apprentis sont en moyenne d’origine sociale moins favorisée que leurs homologues en formation initiale classique (dits « scolaires »). Cet effet est structurel : pour une famille dont les ressources ne permettent pas de financer 3 à 5 ans de frais de scolarité dans une grande école privée, l’apprentissage constitue la voie d’accès principale, les coûts étant pris en charge par l’OPCO via la prise en charge du coût pédagogique.

    En revanche, dans les formations universitaires (IUT, licence professionnelle), le profil social des apprentis est comparable à celui des étudiants en formation initiale. L’université étant moins chère d’accès, l’apprentissage y est choisi pour ses avantages pratiques (rémunération, expérience professionnelle) plutôt que comme unique voie d’accès financièrement accessible.

    Ce constat suggère que l’apprentissage joue un rôle de démocratisation différentielle : il ouvre des portes dans les grandes écoles à des publics qui n’y auraient pas accès autrement, mais il ne modifie pas fondamentalement la composition sociale de l’université publique. Sur les débouchés à plus long terme des parcours du supérieur, notre analyse de l’insertion professionnelle des docteurs en France 2024 offre un point de comparaison utile entre voies courtes et voies longues.

    Coût public de l’apprentissage : 15 milliards d’euros

    L’expansion de l’apprentissage a un coût budgétaire considérable. En 2023, la Direction générale du Trésor a estimé le coût public total de l’apprentissage à environ 15 milliards d’euros, soit environ 14 700 euros par apprenti et par an. Ce montant agrège :

    • Le coût pédagogique pris en charge par les OPCO (Opérateurs de compétences), financé via la contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance (CUFPA) versée par les entreprises.
    • Les exonérations de charges sociales dont bénéficient les employeurs d’apprentis (exonération quasi-totale pour les contrats dans les entreprises de moins de 250 salariés).
    • L’aide à l’embauche versée aux employeurs (réduite en 2023 mais toujours existante).
    • Le coût de l’Aide personnalisée au logement (APL) et d’autres aides sociales dont bénéficient les apprentis.

    Ce niveau de dépense publique place la France parmi les pays européens qui investissent le plus dans l’apprentissage rapporté au PIB, loin devant l’Espagne et le Portugal, mais comparable à l’Allemagne et à l’Autriche, dont les systèmes duaux font figure de référence.

    La question du retour sur investissement collectif est posée : les études sur l’insertion professionnelle montrent que l’avantage de l’apprentissage sur la formation initiale classique est plus marqué aux niveaux inférieurs (CAP, BEP) qu’aux niveaux supérieurs. Au niveau master, l’effet sur les taux d’emploi 18 mois après la sortie est jugé « limité » par la Direction générale du Trésor dans son bilan 2025 — ce qui alimente un débat sur la pertinence de maintenir des aides élevées pour les contrats dans les grandes écoles privées.

    Perspectives et enjeux pour 2025-2026

    Plusieurs tendances de fond dessineront l’évolution de l’apprentissage dans le supérieur français au cours des prochains mois.

    La modulation des aides à l’embauche

    Depuis 2023, les aides à l’embauche ont été différenciées selon le niveau de qualification. Les contrats de niveau bac+3 et au-delà bénéficient d’une aide réduite par rapport aux contrats de niveau bac à bac+2. Cette politique vise à concentrer le soutien public sur les apprentissages qui génèrent le meilleur effet de démocratisation. Son impact quantitatif sur les contrats signés en 2025 sera observable dans les prochaines publications SIES.

    Le BUT comme vecteur de croissance dans les IUT

    La réforme des IUT (passage au Bachelor Universitaire de Technologie en 2021, formation de 3 ans) a rendu les programmes plus compatibles avec l’apprentissage, notamment grâce à la structure par blocs de compétences. Avec 26 % des étudiants IUT déjà en apprentissage en 2024, la marge de progression existe, en particulier dans les spécialités techniques (informatique, réseaux, mécatronique) où la demande des employeurs reste forte.

    La question des ruptures de contrat

    Avec le ralentissement du marché, le taux de rupture anticipée des contrats d’apprentissage mérite une attention particulière. Dans un contexte économique plus difficile, certaines entreprises renoncent à leurs apprentis en cours de cycle, laissant les étudiants en difficulté pour trouver un nouvel employeur dans les délais impartis. Ce risque rejoint la problématique plus large du décrochage et de la réussite en licence, où la rupture de parcours est un enjeu central.

    L’apprentissage au niveau master

    Le master reste le niveau où la pénétration de l’apprentissage est la plus récente et la plus hétérogène. Les données globales ne permettent pas d’isoler précisément le stock d’apprentis en master, mais des signaux de croissance sont visibles dans les secteurs du numérique, de la finance et du conseil en management, où les grandes entreprises ont massivement ouvert des postes d’apprentis ingénieurs ou consultants en master.

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    FAQ — Apprentissage dans l’enseignement supérieur en France

    Combien d’apprentis y a-t-il dans l’enseignement supérieur en France en 2024 ?

    Au 31 décembre 2024, 657 900 étudiants préparent un diplôme de l’enseignement supérieur en apprentissage dans un CFA, selon la Note Flash SIES N° 2025-21 publiée par le MESR en septembre 2025. Ce chiffre représente une hausse de 3 % sur un an et de 14 % sur deux ans. Ramené au total des 3,01 millions d’inscrits dans le supérieur, cela signifie qu’environ un étudiant sur cinq est apprenti.

    Quelles formations du supérieur comptent le plus d’apprentis ?

    Les STS (préparant le BTS) concentrent environ 30 % des apprentis du supérieur, soit près de 197 000 étudiants. Les formations délivrant des titres RNCP homologués représentent environ 25 % (164 000) et les écoles de commerce 17 % (112 000). Ce trio de tête totalise plus de 70 % des apprentis du supérieur, loin devant les filières universitaires et les grandes écoles d’ingénieurs.

    Quel est le taux d’apprentissage en IUT (BUT) en 2024 ?

    En 2024, 26 % des étudiants inscrits en IUT (préparant un BUT) effectuent leur formation en apprentissage. Ce taux est inférieur à celui de la licence professionnelle (61 %) et des STS (~50 %), mais supérieur à celui du cycle ingénieur (~20 %). Il est en progression depuis la réforme BUT de 2021, qui a rendu les programmes IUT plus compatibles avec le rythme d’alternance.

    Quelle est la part du secteur privé dans l’apprentissage du supérieur ?

    Plus de 75 % des apprentis du supérieur sont inscrits dans des établissements privés (écoles de commerce, CFA privés, organismes délivrant des titres RNCP). Ce déséquilibre public/privé est structurel : la libéralisation du marché de la formation par la loi Avenir professionnel de 2018 a surtout bénéficié aux acteurs privés, qui ont ouvert des CFA sans les contraintes administratives qui pèsent encore sur l’université publique.

    Comment a évolué l’apprentissage dans le supérieur entre 2020 et 2024 ?

    L’apprentissage dans le supérieur a augmenté de +78 % entre 2020 et 2022 (de ~324 000 à 576 300 étudiants), porté par les aides à l’embauche post-Covid et la déréglementation. Depuis 2023, la croissance s’est très nettement modérée : +8 % environ en 2023, puis +3 % en 2024 pour atteindre 657 900. La réduction des aides pour les niveaux bac+3 et plus et la contraction de la demande des employeurs expliquent ce ralentissement.

    L’apprentissage démocratise-t-il l’accès aux grandes écoles ?

    Oui, partiellement. Dans les écoles d’ingénieurs et de commerce, les apprentis sont en moyenne d’origine sociale moins favorisée que les étudiants en formation initiale classique, ce qui confirme un effet de démocratisation réel. En revanche, dans les filières universitaires (IUT, licence pro), le profil social des apprentis est similaire à celui des autres étudiants — l’apprentissage y est choisi pour l’expérience professionnelle et la rémunération, pas comme unique voie d’accès.

    Quel est le coût public de l’apprentissage en France ?

    En 2023, la Direction générale du Trésor a estimé le coût public total de l’apprentissage à environ 15 milliards d’euros, soit environ 14 700 euros par apprenti par an. Ce montant comprend les coûts pédagogiques pris en charge par les OPCO, les exonérations de charges sociales pour les employeurs, les aides à l’embauche et les aides sociales (APL, etc.) versées aux apprentis.

    Combien de nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés en France en 2024 ?

    En 2024, 879 000 nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés en France (tous niveaux confondus), portant le stock total à plus d’un million d’apprentis en contrat actif fin 2024. Ce chiffre représente environ trois fois le volume de 2017 (306 000 contrats), illustrant l’ampleur de la transformation du système. Dans le supérieur spécifiquement, 62 % des nouveaux contrats signés en 2023 concernaient des formations de niveau bac+2 et au-delà.

    Sources officielles et pour aller plus loin

  • Réussite et décrochage en licence L1 France 2025 : taux de passage, réorientation et profils par discipline

    Réussite et décrochage en licence L1 France 2025 : taux de passage, réorientation et profils par discipline

    Réussite et décrochage en licence L1 France 2025 : taux de passage, réorientation et profils par discipline

    En France, 47,8 % des bacheliers 2022 inscrits pour la première fois en licence L1 sont passés directement en L2 l’année suivante — soit, pour la première fois depuis la fin de la crise sanitaire, une progression notable (+3,8 points par rapport à la cohorte précédente). Ce chiffre, issu de la note flash du SIES publiée en novembre 2024, constitue le principal indicateur de réussite en première année de licence, mais il ne raconte qu’une partie de l’histoire. Derrière cette moyenne nationale se cachent des trajectoires très différentes selon la filière choisie, le type de baccalauréat obtenu et le profil social de l’étudiant.

    Pour les universités, les familles et les lycéens qui s’orientent, comprendre ces données est essentiel : qui redouble, qui part, qui réussit — et surtout pourquoi. Cet article décrypte les statistiques officielles les plus récentes du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) pour donner une lecture précise et exploitable de la réussite en L1 en 2026.

    Résultat clé : Sur 100 nouveaux bacheliers inscrits en L1 en 2022-2023, 47,8 passent directement en L2, 25,4 redoublent, 3,7 se réorientent vers une autre formation, et 23,1 quittent l’université sans réinscription. L’écart de réussite entre bac général (61,6 % de poursuite après L1) et bac professionnel (21,6 %) atteint 40 points.

    Les chiffres nationaux : passage, redoublement et sortie définitive

    La note flash SIES n° 30 de novembre 2024 analyse le devenir des bacheliers 2022 inscrits pour la première fois en première année de licence à la rentrée 2022-2023. Quatre trajectoires principales sont distinguées à l’issue de cette première année :

    • Passage en L2 : 47,8 % des inscrits obtiennent leur validation de L1 et progressent directement en deuxième année.
    • Redoublement en L1 : 25,4 % restent inscrits en L1 l’année suivante, soit parce qu’ils ont échoué, soit parce qu’ils choisissent de consolider leurs acquis.
    • Réorientation : 3,7 % se réinscrivent dans une autre formation universitaire ou quittent la licence vers un autre cursus (BTS, IUT, prépa, formation privée).
    • Sortie de l’université : 23,1 % ne se réinscrivent nulle part dans l’enseignement supérieur l’année suivante — ce qui constitue la mesure directe du décrochage de première année.

    Ce taux de passage de 47,8 % représente une amélioration significative après plusieurs années de recul : il était de 44,0 % pour la cohorte 2020. Toutefois, il reste inférieur aux objectifs stratégiques fixés par le MESR dans le cadre du plan Licences, qui visait un taux de 60 % à l’horizon 2025. La part des sortants sans réinscription — 23,1 % — reste préoccupante et nourrit le phénomène plus large de l’abandon universitaire en France.

    Il convient de noter que le taux de passage global masque des différences considérables selon les caractéristiques de l’étudiant entrant. La lecture nationale doit donc toujours être croisée avec la filière et le profil académique.

    Source : EESR n°18 — Parcours et réussite en licence et master à l’université, MESR-SIES

    Taux de passage L1→L2 par discipline

    Les données SIES permettent de décomposer le taux de passage selon les grandes familles disciplinaires de l’université française. Le tableau ci-dessous rassemble les chiffres issus de la cohorte 2022-2023 pour l’année d’observation 2023-2024.

    Tableau 1 — Trajectoires en L1 par discipline (bacheliers 2022, données SIES 2024)
    Discipline Passage en L2 Redoublement Réorientation Sortie définitive
    Droit, sciences politiques 47,2 % 32,2 % 2,5 % 18,0 %
    Économie, AES 46,8 % 23,2 % 3,0 % 27,0 %
    Arts, lettres, langues, SHS 48,4 % 22,4 % 2,6 % 26,6 %
    Sciences, santé 48,9 % 26,6 % 6,7 % 17,8 %
    STAPS 45,9 % 24,1 % 5,2 % 24,8 %
    Source : SIES, note flash n° 30, novembre 2024 — cohorte bacheliers 2022.

    Trois lectures s’imposent à partir de ce tableau. Premièrement, les taux de passage sont relativement homogènes entre disciplines (45,9 % à 48,9 %), ce qui suggère que la discipline en elle-même n’est pas le déterminant principal du passage en L2 au niveau national. Deuxièmement, c’est la structure des trajectoires alternatives qui diffère franchement : le droit affiche le taux de redoublement le plus élevé (32,2 %) mais le taux de sortie définitive le plus bas (18,0 %), tandis que l’économie-AES cumule un taux de sortie de 27,0 %, le plus élevé de l’ensemble. Troisièmement, les filières scientifiques présentent un taux de réorientation significativement plus élevé (6,7 %), cohérent avec les possibilités de passerelles vers des IUT ou des classes préparatoires intégrées.

    Ces données complètent utilement les analyses disponibles sur le taux d’abandon universitaire en France, qui montrent que les sorties sans diplôme sont concentrées dans les premières années de cycle.

    L’écart majeur selon le type de baccalauréat

    La variable la plus discriminante en matière de réussite en L1 n’est pas la discipline ni même l’établissement : c’est le type de baccalauréat obtenu. Les données longitudinales du SIES sur la cohorte 2020 (suivie jusqu’en troisième année) illustrent un écart structurel de grande ampleur.

    Tableau 2 — Trajectoires cumulées à l’issue de la L1 selon le type de bac (cohorte 2020, SIES)
    Type de baccalauréat Toujours en licence (3e année) En L3 (3e année) Taux de réussite en licence (5 ans)
    Baccalauréat général 61,6 % 38,1 % ~58 %
    Baccalauréat technologique 29,9 % 12,0 % ~22 %
    Baccalauréat professionnel 21,6 % 7,7 % ~12 %
    Source : SIES, EESR indicateur T149 — cohorte bacheliers 2020, observation en 2022-2023.

    Ces chiffres révèlent une réalité structurelle difficile. Un bachelier général entrant en licence a environ 58 % de chances de décrocher son diplôme dans un délai de cinq ans. Ce taux tombe à 22 % pour un bachelier technologique et à 12 % pour un bachelier professionnel. Dit autrement, près de 88 % des bacheliers professionnels inscrits en licence n’obtiennent pas leur diplôme, ce qui soulève des questions profondes sur l’orientation post-bac et sur l’adéquation entre les prérequis attendus en licence et la formation reçue avant le baccalauréat.

    La note flash SIES 2024 précise par ailleurs que la baisse globale du taux de réussite en licence (cohorte 2019 : 45,7 %, soit -1,2 point par rapport à 2018) n’est imputable qu’aux bacheliers généraux. Les taux des bacheliers technologiques et professionnels, structurellement bas, sont restés stables. Ceci indique que les réformes du baccalauréat général (mise en place de la réforme Blanquer en 2019-2021, introduction du contrôle continu) ont pu modifier la composition et le niveau des entrants en licence sans améliorer significativement leur taux de réussite à long terme.

    Par ailleurs, les taux de passage L1→L2 varient de 43 % à 62 % selon la combinaison de spécialités choisies au lycée, confirmant que le choix des matières au cycle terminal constitue un déterminant précoce de la réussite universitaire.

    La réorientation : une issue sous-estimée

    Le taux national de réorientation de 3,7 % peut sembler modeste. Il mérite cependant d’être contextualisé. Premièrement, ce chiffre ne capture que les réorientations formelles vers une autre formation enregistrée dans les bases du SIES ; il ne comptabilise pas les étudiants qui abandonnent en cours d’année sans acte administratif formalisé, qui sont intégrés dans la catégorie « sortie définitive ». Deuxièmement, les réorientations sont inégalement réparties : elles atteignent 6,7 % dans les filières sciences-santé, notamment en raison des passerelles vers les IUT de chimie, biologie ou mesures physiques.

    La réorientation en fin de L1 est encouragée par la circulaire « parcours adaptés » qui impose aux universités de proposer un entretien de bilan à tout étudiant en difficulté dès la fin du premier semestre. Le dispositif « oui-si » issu de la loi ORE de 2018 prévoit des parcours avec accompagnement renforcé, mais son déploiement reste hétérogène selon les établissements.

    Du côté des flux, les étudiants qui se réorientent en fin de L1 se dirigent prioritairement vers : les BTS (environ 40 % des réorientés), les IUT — désormais BUT — (environ 25 %), et d’autres mentions de licence ou de formations professionnelles courtes. Une fraction non négligeable interrompt temporairement ses études pour reprendre un emploi ou partir en mobilité internationale.

    Réussite en 3 et 4 ans : la mesure longue

    Le taux de passage L1→L2 est un indicateur de court terme. La mesure de référence pour évaluer l’efficacité réelle des parcours de licence est le taux d’obtention du diplôme en 3 ans (durée théorique) et en 4 ans (une année de redoublement supplémentaire). Ces données longitudinales, construites sur des cohortes de bacheliers suivies pendant 5 à 7 ans, révèlent une réalité moins favorable que le taux de passage annuel.

    Pour la cohorte de bacheliers 2019 — la plus récente pour laquelle le SIES dispose d’un recul suffisant —, le taux de réussite en licence s’établit à 45,7 % en 4 ans, en recul de 1,2 point par rapport à la cohorte 2018 (46,9 %). Ce chiffre intègre toutes les trajectoires : passage direct, redoublement suivi de validation, et réinscription après une interruption temporaire.

    La lecture par type de bac (présentée dans le tableau 2 ci-dessus) indique que la réussite en 5 ans atteint environ 58 % pour les bacheliers généraux — ce qui signifie que même parmi les bacheliers les mieux préparés, plus de 40 % n’obtiennent pas leur licence. Ce constat alimente les débats sur l’architecture du cycle licence, sur la pertinence du redoublement comme outil pédagogique, et sur les politiques d’orientation active mises en place par les établissements. Pour une lecture complémentaire sur la continuité des parcours, la réussite en master en France suit une tout autre dynamique, avec des taux beaucoup plus élevés (91,6 % à l’issue du M2).

    Facteurs explicatifs du décrochage en L1

    Les statistiques de passage ne s’expliquent pas par un facteur unique. La recherche en sciences de l’éducation et les rapports institutionnels convergent vers plusieurs déterminants majeurs :

    Le niveau académique à l’entrée

    Le type de baccalauréat (cf. tableau 2) est le prédicteur le plus robuste. Au-delà du type, la mention obtenue au baccalauréat est fortement corrélée au passage en L2 : les bacheliers généraux avec mention Très Bien affichent des taux de passage nettement supérieurs à la moyenne de leur catégorie. La combinaison des spécialités de terminale joue également un rôle croissant depuis la réforme du bac 2021.

    L’adéquation formation-projet

    Un étudiant inscrit en licence sans projet professionnel défini ou par défaut d’orientation (faute d’admission dans une filière sélective) présente statistiquement un risque de décrochage plus élevé. C’est l’une des limites documentées du dispositif Parcoursup : une partie des étudiants acceptent une proposition de licence faute d’alternative, sans adhésion au projet d’études.

    Les difficultés socio-économiques

    Les études sur les causes de l’abandon universitaire en France montrent que les contraintes financières — nécessité d’occuper un emploi salarié en parallèle des études, coût du logement étudiant, absence de bourse — sont significativement associées au décrochage, particulièrement dans les premières années de cycle.

    Le choc pédagogique de la transition lycée-université

    La rupture entre les méthodes d’apprentissage du lycée (cours en classe entière, évaluations fréquentes, contrôle régulier de la présence) et celles de l’université (amphithéâtres, autonomie, rareté du suivi individuel) constitue un facteur de déstabilisation bien documenté, en particulier pour les étudiants de première génération universitaire. Ce phénomène, souvent qualifié de « choc de la première année », explique en partie pourquoi le taux d’abandon est maximal au cours du premier semestre.

    L’offre de remédiation et d’accompagnement

    Les établissements qui proposent un accompagnement renforcé dès l’entrée en L1 — tutorat par les étudiants avancés, dispositifs « oui-si », modules de remise à niveau — enregistrent des taux de passage supérieurs à la moyenne nationale dans leurs filières concernées. Ces dispositifs, bien qu’insuffisamment généralisés, font partie des leviers identifiés par le MESR pour améliorer la réussite en licence.

    FAQ — Questions fréquentes sur la réussite en licence L1

    Quel est le taux de passage de L1 en L2 en France en 2025 ?

    D’après la note flash SIES n° 30 de novembre 2024 (données cohorte bacheliers 2022), le taux de passage direct de L1 en L2 est de 47,8 %. C’est le chiffre le plus récent disponible, en hausse de 3,8 points par rapport à la cohorte précédente. Ce taux intègre tous les bacheliers, toutes disciplines confondues.

    Combien d’étudiants abandonnent la licence après la L1 ?

    Sur 100 nouveaux inscrits en L1, 23,1 % ne se réinscrivent nulle part l’année suivante (sortie définitive de l’université). Un 3,7 % supplémentaire se réoriente vers une autre formation. Le décrochage net — étudiants qui quittent l’enseignement supérieur sans diplôme — représente donc une proportion significative des entrants en première année.

    Quelle discipline a le meilleur taux de passage en L2 ?

    D’après les données SIES 2024, les filières sciences-santé affichent le taux de passage direct le plus élevé (48,9 %), suivies d’arts-lettres-langues-SHS (48,4 %). Le droit (47,2 %) et l’économie-AES (46,8 %) sont légèrement en dessous. Les STAPS enregistrent le taux le plus bas (45,9 %). Les écarts sont faibles en termes de passage, mais importants sur la structure redoublement/sortie.

    Un bachelier professionnel a-t-il ses chances en licence ?

    Les statistiques officielles indiquent une difficulté structurelle : seuls environ 12 % des bacheliers professionnels inscrits en licence décrochent ce diplôme, même en 5 ans. Cela ne signifie pas qu’il est impossible de réussir, mais que le parcours licence est rarement adapté à leur profil. Les filières comme le BTS, le BUT ou les licences professionnelles sont statistiquement beaucoup mieux adaptées aux bacheliers professionnels.

    Qu’est-ce que le dispositif « oui-si » et quel est son impact sur la réussite ?

    Le dispositif « oui-si », introduit par la loi ORE (2018), permet aux universités d’accepter conditionnellement des candidats dont le dossier ne correspond pas exactement aux prérequis de la filière, à condition de les orienter vers un parcours adapté avec accompagnement renforcé. Son impact sur le taux de passage est documenté positivement dans les établissements qui l’appliquent rigoureusement, mais son déploiement reste inégal sur le territoire.

    Comment les taux de réussite en L1 ont-ils évolué ces dernières années ?

    Le taux de passage L1→L2 a connu plusieurs phases. Il était d’environ 44 % pour la cohorte 2020 (affectée par la crise sanitaire), et remonte à 47,8 % pour la cohorte 2022 — un rebond notable. En parallèle, le taux de réussite en licence en 4 ans (mesure longue) a légèrement reculé, passant de 46,9 % (cohorte 2018) à 45,7 % (cohorte 2019), notamment en raison de la recomposition des entrants suite à la réforme du baccalauréat général.

    Où trouver les données officielles sur la réussite en licence ?

    Les données officielles sont publiées par le SIES (Sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques) du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Les notes flash sont disponibles gratuitement sur le site publication.enseignementsup-recherche.gouv.fr. Le tableau de bord synthétique figure également dans l’état de l’enseignement supérieur et de la recherche (EESR), indicateur T149.

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  • Validation des acquis de l’expérience (VAE) dans l’enseignement supérieur France 2025 : reprise des candidatures et chiffres clés

    Validation des acquis de l’expérience (VAE) dans l’enseignement supérieur France 2025 : reprise des candidatures et chiffres clés

    Validation des acquis de l’expérience (VAE) dans l’enseignement supérieur France 2025 : reprise des candidatures et chiffres clés

    La VAE — Validation des Acquis de l’Expérience — est la troisième voie d’accès à la certification en France, aux côtés de la formation initiale et de la formation continue. Après plusieurs années de baisse, les candidatures à la VAE enseignement supérieur France statistiques 2025 confirment un retournement de tendance net : +25 % de nouvelles entrées en 2024, effet direct de la réforme portée par la loi n° 2022-1598 du 21 décembre 2022 et du lancement du guichet unique France VAE en juillet 2023.

    Ce tableau de bord rassemble les chiffres officiels de la DEPP (Note d’Information n° 25‑67, décembre 2025) et des observatoires régionaux. Il est conçu pour les professionnels RH, les conseillers orientation et les étudiants qui évaluent la pertinence de cette voie.

    Résultat clé : En 2024, ~16 200 candidatures ont été examinées (+13 % vs 2023), ~11 000 diplômes ont été délivrés, et le taux de validation totale pour les certifications de l’enseignement supérieur s’établit à ~80 %. Plus de 251 000 diplômes ont été délivrés depuis la création du dispositif en 2002.

    Chiffres clés 2024 : candidatures et diplômes

    La note DEPP n° 25‑67 (décembre 2025) couvre le périmètre de l’Éducation nationale (DAVA). Les chiffres ci-dessous correspondent aux jurys organisés en 2024 :

    Indicateur 2023 2024 Évolution
    Nouvelles entrées dans le dispositif n.c. +25 %
    Candidatures examinées en jury ~14 300 ~16 200 +13 %
    Diplômes délivrés (validation totale) ~9 700 ~11 000 +13 %
    Part des dossiers visant le supérieur ~55 % 58 %
    Recevabilités accordées (toutes voies) 28 253

    Source : DEPP, Note d’Information n° 25‑67, décembre 2025 ; Via Compétences, octobre 2025.

    La reprise est attribuée à deux leviers concomitants : la simplification du parcours via France VAE (suppression de l’étape de recevabilité préalable au dossier) et les mesures de financement renforcées de l’accompagnement introduites à partir de décembre 2022.

    Données DEPP — VAE : reprise des candidatures en 2024

    Note d’Information n° 25-67 du Ministère de l’Éducation nationale (DEPP), décembre 2025. Couvre l’ensemble des certifications délivrées par l’Éducation nationale (DAVA).


    Consulter la note statistique DEPP →

    Source : DEPP, Note d’Information n° 25-67, Ministère de l’Éducation nationale, décembre 2025

    Taux de validation par type de diplôme

    Les taux ci-dessous combinent les données de la DEPP, de Via Compétences (Auvergne-Rhône-Alpes) et des enquêtes régionales publiées en 2024–2025. Ils portent sur les candidats présentés en jury (validation totale ou partielle).

    Type de diplôme Validation totale Validation partielle Périmètre
    Licence professionnelle 82 % n.c. Universités
    Master / Doctorat 72 % n.c. Universités
    Diplôme d’ingénieur 44 % 56 % Écoles d’ingénieurs
    Certifications Éducation nationale (sup.) 80 % n.c. DAVA national
    Titres Ministère du Travail 83 % n.c. AFPA / CFA
    Certifications Sport/Jeunesse 37 % n.c. DRAJES

    Source : pro-avenir.com d’après DEPP (données 2019 réf.) ; Via Compétences Auvergne-Rhône-Alpes 2024.

    La licence professionnelle affiche le taux de validation totale le plus élevé de l’enseignement supérieur. Le diplôme d’ingénieur, dont le jury est soumis à une double évaluation (école et jury national), se démarque par une proportion élevée de validations partielles (56 %), invitant les candidats à anticiper un complément de formation.

    Profil des candidats

    Les données régionales et nationales convergent vers un portrait homogène :

    Caractéristique Valeur 2024
    Proportion de femmes ~66–75 % (selon périmètre)
    En emploi au moment de la demande 75–84 %
    Tranche d’âge majoritaire 30–49 ans
    Niveau de formation antérieur (supérieur) 39 % BAC+2 ; 25 % BAC+3
    Secteurs dominants Santé, social, éducation
    Durée médiane du parcours (diplômes universitaires) 15–16 mois

    Source : DEPP ; Via Compétences Auvergne-Rhône-Alpes 2024 ; pro-avenir.com.

    Dans les filières universitaires (hors santé/social), le profil est plus équilibré en termes de genre, avec une surreprésentation masculine dans les diplômes d’ingénieur (87 % d’hommes). La tranche 30–49 ans représente la classe d’âge de loin la plus active : c’est la génération qui dispose de suffisamment d’expérience professionnelle pour constituer un dossier solide, tout en cherchant à formaliser une progression de carrière.

    Diplômes les plus visés

    Sur le périmètre de l’Éducation nationale, les cinq certifications les plus fréquemment examinées en jury en 2024 sont :

    1. DEES (Diplôme d’État d’Éducateur Spécialisé) — 4 078 candidatures, soit 25 % des dossiers examinés
    2. DEME (Diplôme d’État de Moniteur Éducateur) — 1 915 candidatures (+33 % vs 2023)
    3. CAP Accompagnant Éducatif Petite Enfance (AEPE) — 1 432 candidatures (8,9 % du total)
    4. BTS (toutes spécialités) — 6 941 recevabilités accordées en 2024 sur 28 253
    5. Diplômes d’État du secteur santé (aide-soignant, auxiliaire de puériculture)

    Dans l’enseignement supérieur stricto sensu (universités), les licences professionnelles des secteurs tertiaire, management et services à la personne dominent, suivies par les masters dans les domaines de l’éducation, du management public et des ressources humaines.

    Évolution historique (2002–2024)

    La loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 a créé la VAE dans sa forme actuelle. En vingt-deux ans, le dispositif a subi plusieurs cycles :

    Période Tendance Facteur explicatif
    2002–2013 Montée en charge progressive Création du dispositif, montée en puissance des DAVA
    2013–2022 Déclin progressif (−12 % sur la période) Complexité administrative, concurrence du CPF, Covid
    2021 +6 % (rebond post-Covid) Rattrapage après suspension des jurys en 2020
    2022–2023 Réforme structurelle Loi n° 2022-1598, création de France VAE (juillet 2023)
    2024 +25 % nouvelles entrées / +13 % candidatures Guichet unique, financement renforcé, simplification parcours
    Cumul depuis 2002 251 000 diplômes délivrés DEPP Note d’Information n° 24.27, juillet 2024

    Source : DEPP Note n° 24.27 (juillet 2024) ; DEPP Note n° 25‑67 (décembre 2025) ; Ministère de l’Éducation nationale, 2022.

    France VAE : le guichet unique

    Accessible sur vae.gouv.fr, le portail national France VAE a été conçu pour lever les obstacles administratifs qui freinaient les candidatures depuis une décennie. Ses indicateurs de performance à fin 2024 :

    • 87 %+ des candidats passés par le portail ont obtenu leur diplôme
    • 94 % des candidats recommandent la démarche
    • 8 mois de durée moyenne de parcours (contre 15–16 mois par voie classique pour les diplômes universitaires)
    • Quatre types d’utilisateurs accompagnés : candidats, accompagnateurs, certificateurs, organisateurs de VAE collective

    Le portail couvre l’ensemble des certifications inscrites au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP), ce qui inclut les diplômes universitaires. Pour les fonctionnaires, la procédure reste distincte et passe par les organismes référents désignés par le ministère employeur.

    Point de vigilance : France VAE cible principalement les certifications professionnelles (RNCP). Pour un diplôme universitaire délivré en propre par un établissement (master recherche, doctorat hors VAE-doctorat), la demande doit toujours être adressée directement au service de formation continue de l’université concernée, conformément aux dispositions de l’article L. 613-3 du Code de l’éducation.

    Financement de l’accompagnement

    Le coût d’un accompagnement VAE varie généralement entre 1 200 € et 3 000 € selon le niveau de diplôme visé et l’organisme prestataire. Plusieurs dispositifs de prise en charge existent :

    • CPF (Compte Personnel de Formation) : mobilisable pour financer tout ou partie des frais d’accompagnement, sous réserve que la certification soit éligible
    • Plan de développement des compétences de l’employeur : l’entreprise peut financer la VAE dans le cadre de sa politique RH
    • OPCO : les opérateurs de compétences cofinancent les parcours pour les salariés des secteurs concernés
    • France Travail : prise en charge possible pour les demandeurs d’emploi, notamment dans le cadre d’un projet de reconversion
    • Région : certains conseils régionaux proposent des aides spécifiques pour les résidents engagés dans une VAE diplômante

    La réforme de 2022–2023 a renforcé le financement de la phase d’accompagnement (rédaction du livret 2), qui était auparavant à la charge quasi exclusive du candidat. Ce levier est identifié par la DEPP comme l’un des facteurs principaux de la reprise des candidatures observée en 2024.

    Préparer son dossier VAE avec l’IA. La constitution du livret 2 — qui décrit de façon détaillée les compétences acquises par l’expérience — est l’étape la plus exigeante du parcours. Tesify accompagne les candidats dans la structuration et la rédaction de leurs écrits académiques grâce à l’intelligence artificielle, en maintenant leur voix propre et leur authenticité.

    FAQ — VAE dans l’enseignement supérieur France

    Combien de candidatures VAE ont été examinées en 2024 dans l’enseignement supérieur ?

    En 2024, environ 16 200 candidatures ont été examinées par des jurys VAE au titre de l’Éducation nationale, soit une hausse de 13 % par rapport à 2023. Plus de la moitié de ces dossiers (58 %) visaient un diplôme de l’enseignement supérieur — BTS, licence professionnelle ou master. Ces chiffres sont publiés par la DEPP dans sa Note d’Information n° 25‑67 de décembre 2025.

    Quel est le taux de validation totale en VAE pour l’enseignement supérieur ?

    Le taux de validation totale pour les certifications de l’enseignement supérieur s’établit autour de 80 % pour le périmètre Éducation nationale. Pour la licence professionnelle spécifiquement, il dépasse 82 %, et pour le master et le doctorat, il approche 72 %. Le diplôme d’ingénieur se distingue avec 44 % de validation totale et 56 % de validation partielle.

    Qu’est-ce que le guichet unique France VAE ?

    France VAE est le portail national lancé en juillet 2023 (vae.gouv.fr) qui centralise l’ensemble du parcours VAE : dépôt de dossier, désignation d’un accompagnateur, suivi du jury. Depuis son lancement, plus de 400 000 candidats ont obtenu un diplôme par la voie de la VAE, et 87 % des candidats passant par le portail aboutissent à une certification. La durée moyenne du parcours via France VAE est de 8 mois.

    Quel est le profil type d’un candidat à la VAE en France ?

    Les candidats à la VAE sont majoritairement des femmes (deux tiers environ), en emploi (75 à 84 % selon le périmètre), et appartenant à la tranche d’âge 30–49 ans. Le secteur de la santé, du social et de l’éducation concentre l’essentiel des demandes. Dans les filières universitaires, 39 % des candidats détiennent déjà un BAC+2 et 25 % un BAC+3.

    Combien de diplômes ont été délivrés par la VAE depuis sa création ?

    Depuis l’entrée en vigueur de la loi de modernisation sociale de 2002, plus de 251 000 diplômes ont été délivrés par la voie de la VAE en France, selon la Note d’Information DEPP n° 24.27 de juillet 2024. Ce chiffre couvre toutes les certifications, tous niveaux confondus, délivrées sous tutelle du ministère de l’Éducation nationale.

    La VAE permet-elle d’obtenir un master ou une licence professionnelle ?

    Oui. Tout diplôme délivré par une université ou un établissement d’enseignement supérieur est accessible par la VAE, y compris la licence professionnelle (taux de validation totale supérieur à 82 %), le master et le doctorat (72 %). La demande est déposée directement auprès de l’établissement délivrant le diplôme visé, ou via le portail France VAE pour les certifications RNCP.

    Quelle durée prévoir pour une VAE dans l’enseignement supérieur ?

    La durée moyenne d’un parcours VAE est de 8 mois selon le portail France VAE. Pour les diplômes universitaires (licence, master), les enquêtes régionales indiquent une durée médiane de 15 à 16 mois par voie classique, en raison de la complexité des dossiers de recevabilité et des délais entre sessions de jury.

    Comment financer son accompagnement VAE ?

    L’accompagnement VAE (coût moyen : 1 200 € à 3 000 €) peut être financé par le CPF, par l’employeur via le plan de développement des compétences, par les OPCO, ou par France Travail pour les demandeurs d’emploi. Certaines régions proposent également des aides spécifiques aux résidents engagés dans une VAE diplômante.

    Conclusion

    La VAE enseignement supérieur France statistiques 2025 dessinent un dispositif en nette reprise : +25 % de nouvelles entrées, ~16 200 candidatures examinées, ~11 000 diplômes délivrés, et un taux de validation totale de 80 % pour les certifications de l’Éducation nationale. La réforme de 2022–2023 et le guichet unique France VAE ont levé les principaux obstacles administratifs. Les actifs de 30 à 49 ans — majoritairement féminins, majoritairement en emploi — restent le cœur de cible du dispositif.

    Pour les candidats qui envisagent de constituer leur livret 2 (description des compétences), la qualité de la rédaction reste déterminante pour convaincre le jury. Des outils comme Tesify permettent de structurer et de rédiger ce type de document académique de façon rigoureuse et personnalisée.


    Sources : DEPP, Note d’Information n° 25‑67 (décembre 2025) — reprise des candidatures VAE en 2024 ; DEPP, Note d’Information n° 24.27 (juillet 2024) — 251 000 diplômes en 20 ans ; Via Compétences Auvergne-Rhône-Alpes, tableau de bord VAE 2024 (octobre 2025) ; portail France VAE (vae.gouv.fr) ; enseignementsup-recherche.gouv.fr.

  • Décrochage et Abandon en Licence en France : les Chiffres 2026 (Réussite, Redoublement, Réorientation)

    Décrochage et Abandon en Licence en France : les Chiffres 2026 (Réussite, Redoublement, Réorientation)

    Décrochage et Abandon en Licence en France : les Chiffres 2026 (Réussite, Redoublement, Réorientation)

    Moins d’un étudiant sur deux inscrit en première année de licence obtient son diplôme en trois ou quatre ans. Ce constat, posé par le SIES — sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) — dans sa Note Flash n° 2024-30 de novembre 2024, résume l’ampleur du défi que représente le taux d’abandon et de décrochage en licence en France en 2026. Derrière ce chiffre global se cachent des réalités très différentes selon la filière, le type de baccalauréat, le genre ou l’origine sociale. La session 2024 affiche néanmoins une légère progression du taux de passage en deuxième année, signe que les politiques d’orientation et d’accompagnement commencent à produire des effets — même si la Cour des comptes, dans son Rapport public annuel de mars 2025, qualifie encore ces politiques de « sans effet durable ».

    Cet article compile l’ensemble des statistiques officielles disponibles au premier semestre 2026 : taux de passage L1→L2, réussite en trois ou quatre ans, décomposition des parcours (passage, redoublement, réorientation), écarts disciplinaires et profils académiques. Toutes les données sont sourcées ; aucun chiffre n’est estimé.

    Résultat clé — taux abandon décrochage licence France statistiques 2026

    Selon le SIES (Note Flash n° 2024-30, novembre 2024), 40,3 % des néo-bacheliers entrés en L1 en 2020 ont obtenu leur licence générale en trois ou quatre ans — soit une baisse de 5,4 points par rapport à la promotion 2019. Le taux de passage L1→L2 pour les néo-bacheliers de la session 2024 atteint quant à lui 49,1 %, en hausse de 1,3 point.

    Taux de passage L1→L2 : la progression récente

    Le taux de passage des néo-bacheliers de la première en deuxième année de licence constitue l’indicateur de court terme le plus suivi par le MESR. Il mesure la proportion d’étudiants inscrits en L1 lors d’une session qui obtiennent leur passage en L2 — dans le même établissement ou dans un autre — l’année suivante.

    Après plusieurs années difficiles marquées par la crise sanitaire, cet indicateur repart à la hausse pour la deuxième session consécutive :

    Session Taux passage L1→L2 Variation Source
    Session 2022 44,0 % SIES
    Session 2023 47,8 % +3,8 pts SIES NF 2024-30
    Session 2024 49,1 % +1,3 pt SIES NF 2024-30

    Source : MESR-SIES, Note Flash n° 2024-30, « Parcours et réussite en licence — résultats de la session 2024 », novembre 2024.

    Malgré deux hausses consécutives, ce taux reste inférieur à 50 % : un néo-bachelier inscrit en L1 en 2024 a donc statistiquement moins d’une chance sur deux de se retrouver en L2 à la rentrée suivante. L’écart entre la progression du taux de passage et la stagnation du taux de réussite global en 3 ou 4 ans constitue l’un des paradoxes centraux des statistiques de licence françaises.

    Réussite en 3 ou 4 ans : 40,3 % pour la promotion 2020

    L’indicateur de moyen terme par excellence est le taux de réussite en trois ou quatre ans : il mesure la proportion d’une cohorte de néo-bacheliers entrés en L1 qui ont finalement décroché une licence générale, dans le délai normal (3 ans) ou en incluant une année supplémentaire (4 ans).

    Pour la promotion 2020 — c’est-à-dire les étudiants qui ont commencé leur L1 à la rentrée 2020-2021, en pleine crise sanitaire — ce taux s’établit à 40,3 %, selon le SIES (novembre 2024). C’est une baisse de 5,4 points par rapport à la promotion 2019, qui avait affiché 45,7 %.

    Facteur COVID : La promotion 2020 a entamé sa L1 dans des conditions particulièrement dégradées (cours en ligne, isolement, accès limité aux ressources universitaires). Cette dégradation conjoncturelle explique en partie la baisse observée, sans remettre en cause la tendance structurelle.

    Promotion entrée en L1 Réussite en 3 ou 4 ans Source
    2019 (rentrée 2019-2020) 45,7 % SIES
    2020 (rentrée 2020-2021) 40,3 % SIES NF 2024-30

    Source : MESR-SIES, Note Flash n° 2024-30, novembre 2024 ; données promotion 2019 issues de la Note Flash précédente (SIES, novembre 2023).

    Ces chiffres incluent les licences professionnelles. Le taux pour les seules licences générales suit une tendance similaire. La Cour des comptes, dans son Rapport public annuel 2025, évalue le coût de cet échec en premier cycle à 534 millions d’euros par an et juge la politique de lutte contre l’abandon « sans effet durable à ce jour ».

    Décomposition des parcours en L1 : passage, redoublement, réorientation

    Illustration schématique des trois trajectoires des étudiants après la première année de licence : passage en L2, réorientation et sortie sans diplôme
    Schéma illustratif des trois grandes trajectoires en fin de première année de licence : passage en L2, réorientation vers une autre formation et sortie sans réinscription. Source des données : MESR-SIES, Note Flash n° 2024-30, novembre 2024.

    La compréhension du taux d’abandon en licence France impose de distinguer plusieurs trajectoires après la L1. Tous les étudiants qui ne passent pas directement en L2 ne « décrochent » pas au sens strict : une fraction se réoriente, une autre redouble.

    D’après la Note Flash SIES n° 2024-30, pour la session 2023 (dernière session avec données détaillées sur la réorientation) :

    • 47,8 % des néo-bacheliers passent en L2 (session 2023).
    • 19,7 % se réorientent vers une autre formation : parmi eux, environ 25 % rejoignent une section de technicien supérieur (STS/BTS) et plus de 40 % s’inscrivent dans une autre licence.
    • Le reste (environ 32 %) se répartit entre redoublement et sortie sans réinscription — incluant les abandons purs et les passages vers d’autres voies non recensées (apprentissage, formations privées, arrêt d’études).
    Trajectoire après la L1 (session 2023) Part des néo-bacheliers Source
    Passage en L2 47,8 % SIES NF 2024-30
    Réorientation (autre formation) 19,7 % SIES NF 2024-30
    Redoublement + sortie sans réinscription ~32,5 % Calculé par complémentarité

    Note : le SIES ne publie pas de chiffre unique distinguant redoublement et abandon pur dans la Note Flash 2024-30. Le solde de 32,5 % inclut les deux catégories.

    Sur la session 2024, le taux de redoublement en L1 a stagné (–0,6 point), après avoir progressé de 5,4 points cumulés lors des deux sessions précédentes. Cette stagnation constitue un signal légèrement positif, mais ne suffit pas à inverser la tendance de fond sur la réussite en 3 ou 4 ans.

    Le lien entre exercice d’une activité salariée et réussite à l’université est documenté : les étudiants travaillant plus de 16 heures par semaine voient leurs chances de validation de l’année baisser sensiblement, ce qui contribue aux taux de redoublement et de décrochage observés.

    Écarts par filière : psychologie en tête, langues et AES en retrait

    Le taux de réussite en 3 ou 4 ans varie considérablement selon la discipline. Le tableau ci-dessous présente les données pour la promotion 2020, issues de la Note Flash SIES de novembre 2024 :

    Filière Réussite 3 ou 4 ans (promotion 2020) vs moyenne nationale Source
    Psychologie 45,0 % +4,7 pts SIES NF 2024-30
    Droit et sciences politiques 43,3 % +3,0 pts SIES NF 2024-30
    Sciences économiques 43,2 % +2,9 pts SIES NF 2024-30
    Toutes disciplines (moyenne) 40,3 % SIES NF 2024-30
    Sciences – Santé 36,6 % –3,7 pts SIES NF 2024-30
    Administration économique et sociale (AES) 34,3 % –6,0 pts SIES NF 2024-30
    Langues 34,2 % –6,1 pts SIES NF 2024-30

    Source : MESR-SIES, Note Flash n° 2024-30, novembre 2024 — promotion 2020, réussite mesurée en sessions 2023 et 2024.

    L’écart entre la filière la plus performante (psychologie, 45 %) et la moins performante (langues, 34,2 %) atteint près de 11 points. En Sciences–Santé, la transition vers les études de médecine et de pharmacie — soumises depuis 2020 à une réforme du PASS/L.AS — complexifie l’interprétation : une partie des étudiants quitte la licence de sciences pour intégrer les formations de santé sans être comptabilisée comme diplômée de licence.

    Pour aller plus loin sur les profils par discipline, l’article Réussite et décrochage en licence L1 France 2025 — taux de passage, réorientation et profils par discipline détaille les données de la session précédente.

    Profil baccalauréat, mention et origine sociale

    Les statistiques de réussite en licence révèlent des inégalités marquées selon le type de baccalauréat obtenu, la mention, le genre et le milieu social d’origine. Ces données, toutes issues de la Note Flash SIES n° 2024-30, portent sur la promotion 2020.

    Écart selon le type de baccalauréat

    Type de baccalauréat Réussite licence en 3 ou 4 ans Source
    Baccalauréat général 46,1 % SIES NF 2024-30
    Baccalauréat technologique 14,0 % SIES NF 2024-30
    Baccalauréat professionnel 6,5 % SIES NF 2024-30

    Source : MESR-SIES, Note Flash n° 2024-30, novembre 2024.

    Diagramme en barres illustrant l'écart de taux de réussite en licence selon le type de baccalauréat : bac général, bac technologique et bac professionnel
    Représentation schématique de l’écart de réussite en licence selon le type de baccalauréat. La hauteur relative des barres illustre les différences de trajectoire entre bac général, bac technologique et bac professionnel (données MESR-SIES, promotion 2020).

    L’écart entre titulaires d’un bac général (46,1 %) et d’un bac professionnel (6,5 %) atteint près de 40 points. Ce différentiel illustre la problématique de l’orientation vers la licence générale pour des profils dont le parcours scolaire est davantage orienté vers des formations courtes professionnalisantes (BTS, BUT, CFA). La Cour des comptes (RPA 2025) pointe ce mauvais appariement comme l’une des causes structurelles de l’échec en premier cycle.

    Mention au baccalauréat et genre

    La mention obtenue au baccalauréat est le prédicteur individuel le plus puissant de la réussite en licence :

    • Mention Très bien : 69,7 % de réussite en 3 ou 4 ans (–5 points vs promotion précédente).
    • Par genre : les femmes obtiennent leur licence en 3 ou 4 ans dans 44,5 % des cas, contre 33,7 % pour les hommes — soit 10,8 points d’écart.

    Origine sociale

    Les inégalités sociales restent particulièrement marquées :

    Catégorie socioprofessionnelle Réussite en 3 ou 4 ans Source
    Milieu très favorisé (cadres) 51,3 % SIES NF 2024-30
    Milieu favorisé 48,8 % SIES NF 2024-30
    Milieu défavorisé (personnes sans emploi) 23,8 % SIES NF 2024-30

    Source : MESR-SIES, Note Flash n° 2024-30, novembre 2024.

    L’écart de plus de 27 points entre enfants de cadres (51,3 %) et enfants de personnes sans emploi (23,8 %) traduit un cumul de désavantages : contraintes financières obligeant souvent à travailler en parallèle des études, moindre accès à l’accompagnement pédagogique, et concentration dans les filières au taux de réussite le plus bas.

    Ces facteurs de risque psychosociaux — anxiété, isolement, charge de travail — sont également documentés dans l’analyse de la santé mentale des étudiants en contexte académique (données OVE, Nightline, ANR, 2026).

    Parcoursup et dispositif Oui-Si : quel bilan ?

    Depuis l’introduction de Parcoursup à la rentrée 2018, la plateforme d’accès à l’enseignement supérieur a progressivement permis une meilleure adéquation entre les profils des lycéens et les formations universitaires. Le taux de passage L1→L2 a progressé depuis lors, et le taux de réorientation a évolué : une fraction croissante d’étudiants en difficulté quitte la licence avant la fin de la première année pour rejoindre une formation mieux adaptée.

    Le dispositif Oui-Si, qui permet aux universités d’admettre des candidats avec des « oui avec conditions », est censé accompagner les profils les plus fragiles par des modules renforcés. Son bilan reste néanmoins mitigé : selon la Cour des comptes (Rapport public annuel 2025), la politique globale de prévention de l’échec en premier cycle reste « sans effet durable à ce jour », la licence générale souffrant d’un « sous-investissement » structurel en matière d’encadrement pédagogique.

    Paradoxe 2024 : le taux de passage L1→L2 remonte (49,1 %) mais le taux de réussite en 3 ou 4 ans baisse (40,3 %). L’explication tient en partie au profil des étudiants qui passent en L2 grâce à Parcoursup : mieux orientés à l’entrée, ils ont davantage de chances de passer la première année — mais les effets covid sur la cohorte 2020 pèsent encore sur le taux de diplomation final.

    À noter : les étudiants qui ont finalement décroché leur licence peuvent s’interroger sur les débouchés professionnels. Le taux d’abandon en thèse de doctorat en France (données 2026) montre que les difficultés de persévérance ne s’arrêtent pas à la licence et touchent aussi les cycles supérieurs.

    Questions fréquentes sur le décrochage et l’abandon en licence

    Quel est le taux d’abandon en licence en France en 2026 ?

    Selon le SIES (Note Flash n° 2024-30, novembre 2024), 40,3 % des néo-bacheliers entrés en L1 en 2020 ont obtenu leur licence en 3 ou 4 ans — ce qui signifie que près de 60 % n’ont pas décroché leur diplôme dans les délais. Ce chiffre inclut les étudiants ayant redoublé, ceux qui se sont réorientés et ceux qui ont abandonné. Le taux de passage direct en L2 (session 2024) est quant à lui de 49,1 %.

    Quelle filière a le meilleur taux de réussite en licence ?

    Pour la promotion 2020 (SIES, novembre 2024), la filière psychologie affiche le meilleur taux de réussite en 3 ou 4 ans (45,0 %), suivie par le droit et les sciences politiques (43,3 %) et les sciences économiques (43,2 %). Les langues (34,2 %) et l’AES (34,3 %) enregistrent les taux les plus bas.

    Les bacheliers technologiques et professionnels réussissent-ils leur licence ?

    Les taux de réussite sont très faibles pour ces profils : 14,0 % pour les bacheliers technologiques et 6,5 % pour les bacheliers professionnels (SIES NF 2024-30, promotion 2020), contre 46,1 % pour les titulaires d’un baccalauréat général. Ces filières sont davantage orientées vers des formations courtes (BTS, BUT, apprentissage), mieux adaptées à leurs acquis.

    Combien d’étudiants se réorientent après la L1 ?

    Sur la session 2023, 19,7 % des néo-bacheliers ayant suivi une L1 se sont réorientés vers une autre formation à l’issue de leur première année (SIES NF 2024-30). Parmi eux, environ 25 % ont rejoint une STS/BTS et plus de 40 % ont opté pour une autre licence dans un champ disciplinaire différent.

    Quel est le coût de l’échec en licence pour la société française ?

    La Cour des comptes évalue le coût de l’échec en premier cycle universitaire à 534 millions d’euros par an (Rapport public annuel 2025, mars 2025). Ce chiffre inclut les ressources publiques consacrées aux étudiants qui ne valident pas leur licence ou se réorientent après un ou plusieurs semestres infructueux.

    Parcoursup a-t-il réduit le décrochage en licence ?

    Parcoursup a contribué à améliorer le taux de passage L1→L2, qui a progressé depuis la rentrée 2018 et atteint 49,1 % à la session 2024. En revanche, le taux de réussite en 3 ou 4 ans reste en baisse (40,3 % pour la promotion 2020). La Cour des comptes (RPA 2025) juge que la politique de lutte contre l’échec en premier cycle reste « sans effet durable », notamment faute d’encadrement suffisant dans les licences générales.

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  • BTS et BUT en France 2024-2025 : effectifs, taux d’insertion à 6 mois et débouchés par filière

    BTS et BUT en France 2024-2025 : effectifs, taux d’insertion à 6 mois et débouchés par filière

    BTS et BUT en France 2024-2025 : effectifs, taux d’insertion à 6 mois et débouchés par filière

    En janvier 2025, 62 % des apprentis de niveau BTS étaient en emploi salarié six mois après leur sortie d’études, contre seulement 41 % pour la voie scolaire — un écart de 21 points qui résume à lui seul les enjeux du choix de filière. Ces chiffres, issus des enquêtes croisées de la DEPP, de la DARES et du dispositif InserJeunes sur la promotion 2024, s’inscrivent dans un contexte d’effectifs en légère transformation : la voie scolaire recule dans les STS, le BUT poursuit sa montée en puissance, et l’apprentissage dans le supérieur franchit le cap des 657 000 apprenants. Ce tableau de bord statistique compile les données officielles disponibles à ce jour pour les candidats, les familles et les conseillers d’orientation.

    Résultat clé
    À la rentrée 2024-2025, 217 700 étudiants sont inscrits en STS sous statut scolaire et 147 900 en IUT pour un BUT. Six mois après la sortie de la promotion 2024, le taux d’emploi salarié atteint 41 % (voie scolaire, CAP-BTS) et 62 % (apprentissage, CAP-BTS) selon la DEPP/DARES. Le BUT affiche 69,2 % d’emploi salarié un an après le diplôme pour sa première promotion (SIES, déc. 2025).

    Effectifs STS-BTS 2024-2025 : voie scolaire et apprentissage

    Les sections de technicien supérieur (STS), qui délivrent le brevet de technicien supérieur (BTS), demeurent la filière courte post-bac la plus peuplée de France. À la rentrée 2024-2025, le SIES recense 217 700 étudiants sous statut scolaire, un effectif en recul de 0,8 % par rapport à 2023-2024. Cette baisse touche principalement le secteur privé (-2,6 %), tandis que les inscriptions dans les établissements publics restent stables.

    Du côté de l’apprentissage, la dynamique reste structurellement positive, mais le rythme ralentit. Au 31 décembre 2024, 657 900 apprentis étudient dans l’enseignement supérieur, en hausse de 3 % sur un an. Près de trois sur dix sont inscrits en STS, soit environ 190 000 apprentis préparant un BTS. Conséquence directe : moins de la moitié des étudiants en STS suivent désormais leur formation en apprentissage, une proportion en légère progression depuis dix ans.

    Tableau 1 — Effectifs STS (BTS) à la rentrée 2024-2025
    Voie de formation Effectif estimé Évolution 2023-2024
    Voie scolaire (STS sous statut scolaire) 217 700 −0,8 %
    Apprentissage (STS en alternance) ~190 000 +3 % (supérieur global)
    Total toutes voies (estimation) ~408 000

    Sources : SIES, Note Flash n°2025-25 (oct. 2025) ; SIES, Note Flash n°2025-21 (sept. 2025) — apprentissage dans l’enseignement supérieur en 2024. L’effectif apprentissage STS est une estimation issue du ratio « près de 3 sur 10 » appliqué au total de 657 900.

    Il est à noter que la session 2024 du BTS a enregistré 193 400 candidats, en hausse de 3,7 % par rapport à l’année précédente, avec un taux de réussite de 74,7 %, légèrement en retrait de 0,8 point. Ces deux indicateurs — effectifs inscrits et candidats à l’examen — ne se confondent pas : une partie des inscrits en STS prépare le diplôme sur deux ans sans se présenter à la session intermédiaire.

    Effectifs BUT en IUT : la première vague complète

    Le bachelor universitaire de technologie (BUT), qui a remplacé le DUT en 2021, entre dans une phase de maturité. À la rentrée 2024-2025, 147 900 étudiants sont inscrits en IUT pour préparer un BUT, soit une progression de +1,7 % par rapport à 2023-2024. C’est aussi la première rentrée permettant d’observer une cohorte complète sur les trois années du cycle, après l’ouverture de la troisième année en 2023.

    Deux signaux contrastés méritent attention :

    • Les nouveaux entrants (BUT1) augmentent de +2,5 % — signe d’un attrait croissant pour la filière.
    • Les inscriptions en deuxième année (BUT2) reculent légèrement de −0,9 %, probablement sous l’effet de réorientations ou de redoublements.

    Parmi les nouveaux entrants, plus de quatre sur dix sont des bacheliers technologiques, ce qui confirme la vocation initiale de cette filière. Du côté de l’apprentissage en IUT, le nombre d’apprentis progresse de +3 % en 2024, une dynamique plus mesurée que les années précédentes mais qui porte la part des apprentis à 26 % des étudiants en IUT.

    Tableau 2 — Effectifs BUT (IUT) à la rentrée 2024-2025
    Indicateur Valeur Évolution
    Total inscrits en BUT (IUT) 147 900 +1,7 %
    Nouveaux entrants BUT1 n.d. +2,5 %
    Inscrits BUT2 n.d. −0,9 %
    Part des apprentis en IUT 26 % +3 %
    Bacheliers technologiques parmi les nouveaux entrants >40 %

    Source : SIES, page « Étudiants inscrits en BUT en 2024-2025 » — enseignementsup-recherche.gouv.fr (données publiées en 2025).

    Insertion à 6 mois — voie scolaire (promotion 2024)

    Le dispositif InserJeunes, piloté conjointement par la DEPP et la DARES, mesure chaque année la situation des sortants de la voie professionnelle six mois après leur diplôme. Pour la promotion 2024 (sortie en juin 2024, situation observée en janvier 2025) :

    • Parmi les lycéens professionnels et étudiants de niveau CAP à BTS ne poursuivant pas d’études, 41 % sont en emploi salarié.
    • Ce taux est en recul de 3,7 points par rapport à la génération précédente, en lien avec le ralentissement du marché du travail français.

    Ce chiffre de 41 % couvre l’ensemble des niveaux CAP à BTS voie scolaire. Pour les seuls diplômés de BTS voie scolaire, les données de l’outil InserJeunes par spécialité indiquent des résultats variables. À titre d’illustration, le BTS Management Commercial Opérationnel affiche 60 % d’emploi salarié six mois après la sortie, toutes voies confondues, selon les données cumulées des sessions 2022-2023 et 2023-2024 publiées sur inserjeunes.education.gouv.fr.

    Le recul du taux d’insertion à l’échelle nationale ne doit pas masquer la diversité des résultats selon les spécialités : les BTS à forte composante technique ou de services à la personne résistent mieux que les filières tertiaires généralistes face à un marché du travail plus sélectif.

    Insertion à 6 mois — apprentissage (promotion 2024)

    Les apprentis de niveau CAP à BTS sortis en 2024 affichent un taux d’emploi salarié de 62 % en janvier 2025, soit six mois après leur sortie d’études. Ce résultat se décompose en 58 % dans le secteur privé et environ 3 % dans le secteur public. Il est en recul de 4 points par rapport à la génération précédente (66 % en 2023), un repli significatif mais qui maintient l’écart avec la voie scolaire à 21 points.

    Parmi les spécialités BTS en apprentissage qui affichent les meilleurs taux d’emploi salarié à 6 mois pour la promotion 2024, on peut citer :

    • Mécanique et structures métalliques : 70 %
    • Services aux personnes / sanitaire et social : 69 %
    • Transport, manutention, magasinage : 68 %

    Un élément structurel à intégrer dans l’analyse : 39 % des apprentis en dernière année de formation de niveau BTS (année scolaire 2023-2024) sont toujours en études en 2025, en poursuite d’études — un taux en hausse de 1,8 point. Autrement dit, une proportion croissante d’apprentis BTS choisit de continuer vers un Bachelor, une licence professionnelle ou un cycle ingénieur plutôt que d’entrer directement sur le marché du travail. Ce phénomène explique en partie la légère baisse du taux d’insertion : les sortants effectifs sont de plus en plus ceux qui n’ont pas trouvé de poursuite d’études, une sélection qui peut influer sur les résultats.

    Insertion des diplômés BUT 2024 : première mesure officielle

    La Note Flash SIES n°2025-35 (publiée le 19 décembre 2025) livre les premiers résultats d’insertion pour la promotion BUT 2024, celle qui a obtenu le premier diplôme de three-year cycle complet. Le taux d’emploi salarié en France, mesuré un an après l’obtention du diplôme, s’établit à 69,2 % pour les diplômés ne poursuivant pas d’études. Ce chiffre se situe nettement au-dessus du taux BTS voie scolaire à 6 mois, avec une mesure à horizon temporel différent (12 mois vs 6 mois), ce qui rend la comparaison directe impossible mais illustre le positionnement du BUT sur le marché de l’emploi.

    Le clivage le plus marquant concerne le secteur de spécialité :

    Tableau 3 — Taux d’emploi salarié des diplômés BUT 2024 (1 an après le diplôme)
    Secteur de spécialité Taux d’emploi salarié
    Production (chimie, génie industriel, maintenance…) 78,7 %
    Services (gestion, informatique, communication…) 62,6 %
    Toutes spécialités (moyenne) 69,2 %

    Source : SIES, Note Flash n°2025-35, « Le taux d’emploi salarié en France des diplômés 2024 de BUT », publiée le 19 décembre 2025.

    L’analyse par genre révèle une légère avance des femmes sur l’insertion globale (69,6 % contre 68,9 % pour les hommes). En revanche, les hommes décrochent plus fréquemment un contrat à durée indéterminée (CDI) : 58,4 % contre 45,7 % pour les femmes. L’écart de type de contrat reflète la concentration des femmes dans les spécialités de services, où les CDD et contrats courts sont plus courants.

    Comparatif par grandes familles de filières

    Pour synthétiser les données disponibles et orienter les choix, le tableau suivant rapproche les indicateurs clés selon la filière et la voie de formation. Les horizons de mesure diffèrent (6 mois pour BTS, 12 mois pour BUT), ce qui empêche toute comparaison stricte mais donne une image d’ensemble fiable.

    Tableau 4 — Synthèse des indicateurs BTS / BUT 2024-2025
    Filière / Voie Effectifs 2024-2025 Taux emploi salarié Horizon mesure
    BTS voie scolaire (STS) 217 700 41 % 6 mois (promo 2024)
    BTS apprentissage (STS) ~190 000 62 % 6 mois (promo 2024)
    BUT (IUT) — Production 147 900 (total) 78,7 % 12 mois (promo 2024)
    BUT (IUT) — Services 62,6 % 12 mois (promo 2024)
    BUT (IUT) — toutes spécialités 147 900 69,2 % 12 mois (promo 2024)

    Ces données s’inscrivent dans un contexte plus large de l’enseignement supérieur français. Pour une vision d’ensemble des effectifs et tendances par filière à la rentrée 2026-2027, voir l’article Chiffres clés de la rentrée universitaire France 2026-2027.

    📊
    InserJeunes — Portail officiel des taux d’insertion BTS/BUT

    Le portail InserJeunes (DEPP/Éducation nationale) permet de consulter les taux d’emploi salarié par spécialité de BTS ou de BUT, par établissement et par région. Les données sont mises à jour annuellement et présentent les indicateurs à 6 mois pour la voie scolaire comme pour l’apprentissage.

    Consulter InserJeunes →

    Source : InserJeunes — Dispositif DEPP/DARES, Ministère de l’Éducation nationale

    Les sources officielles à consulter pour des données actualisées :

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    FAQ

    Combien d’étudiants sont inscrits en BTS en France en 2024-2025 ?

    À la rentrée 2024-2025, les sections de technicien supérieur (STS) accueillent 217 700 étudiants sous statut scolaire, en baisse de 0,8 % par rapport à la rentrée précédente. En ajoutant les apprentis en STS (environ 190 000), le total dépasse 400 000 personnes en formation BTS toutes voies confondues. Ces chiffres proviennent des publications SIES du ministère de l’Enseignement supérieur.

    Quel est le taux d’insertion à 6 mois après un BTS en voie scolaire ?

    Pour la promotion 2024, 41 % des diplômés de niveau CAP à BTS en voie scolaire ne poursuivant pas d’études sont en emploi salarié en janvier 2025, soit six mois après leur sortie. Ce taux est en recul de 3,7 points par rapport à la génération précédente, en lien avec le ralentissement du marché du travail. Source : DEPP/Éducation nationale, Note d’Information 2025.

    Quel est le taux d’insertion à 6 mois après un BTS en apprentissage ?

    Les apprentis de niveau CAP à BTS de la promotion 2024 affichent un taux d’emploi salarié de 62 % en janvier 2025 (six mois après leur sortie). Ce taux est en recul de 4 points par rapport à la génération précédente (66 % en 2023) mais reste supérieur de 21 points à la voie scolaire. Source : DEPP/DARES, InserJeunes 2024.

    BTS en alternance ou en voie scolaire : quelle voie choisir ?

    Sur le critère de l’insertion à 6 mois, l’alternance est nettement plus favorable : 62 % en emploi salarié contre 41 % pour la voie scolaire, soit un écart de 21 points (données DEPP/DARES, promotion 2024). L’apprentissage apporte aussi une expérience professionnelle directe et une rémunération pendant la formation. La voie scolaire reste un point d’entrée accessible lorsque la recherche d’une entreprise d’accueil est difficile, notamment dans certaines spécialités ou zones géographiques peu pourvues en offres d’alternance.

    Combien d’étudiants sont inscrits en BUT en 2024-2025 ?

    À la rentrée 2024-2025, 147 900 étudiants sont inscrits en IUT pour préparer un BUT, en hausse de 1,7 % par rapport à 2023-2024. Les nouveaux entrants augmentent de 2,5 % tandis que les inscriptions en deuxième année reculent légèrement (-0,9 %). Plus de quatre nouveaux entrants sur dix sont des bacheliers technologiques. Source : SIES, MESRI, 2025.

    Quel est le taux d’insertion des diplômés de BUT en 2024 ?

    Le taux d’emploi salarié en France de la première promotion de diplômés BUT 2024 (hors poursuite d’études) atteint 69,2 % un an après le diplôme. Les diplômés de spécialités de production s’insèrent davantage (78,7 %) que ceux des spécialités de services (62,6 %). Source : SIES, Note Flash n°2025-35, décembre 2025.

    Quelle est la part d’apprentis dans les STS et les IUT en 2024 ?

    Au 31 décembre 2024, 657 900 apprentis poursuivent une formation dans l’enseignement supérieur. Parmi eux, environ trois sur dix sont en STS (soit ~190 000 apprentis BTS). En IUT, la part des apprentis représente 26 % des étudiants inscrits en BUT. Source : SIES, Note Flash n°2025-21, septembre 2025.

    Les diplômés de BUT peuvent-ils poursuivre vers un cycle ingénieur ?

    Oui. Le BUT a été conçu pour faciliter les passerelles vers les écoles d’ingénieurs et les licences professionnelles. Le taux d’insertion de 69,2 % mesuré par le SIES ne concerne que les diplômés ne poursuivant pas d’études : une fraction significative de la promotion 2024 a donc continué vers un cycle ingénieur ou une licence pro, ce qui n’est pas comptabilisé dans ce taux d’insertion.

  • Mobilité étudiante internationale en France 2026 : Erasmus+, entrants et sortants en chiffres

    Mobilité étudiante internationale en France 2026 : Erasmus+, entrants et sortants en chiffres

    Mobilité étudiante internationale en France 2026 : Erasmus+, entrants et sortants en chiffres

    La France est le premier pays d’envoi du programme Erasmus+ depuis deux ans consécutifs : 57 418 participants en 2023, devant l’Allemagne et l’Espagne. Ce rang de leader coexiste avec un flux entrant bien plus modeste — 32 295 étudiants et personnels étrangers accueillis en France via le même programme — révélant un solde sortant net de plus de 25 000 personnes que peu d’analyses chiffrent explicitement. Parallèlement, 443 500 étudiants étrangers toutes filières confondues étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français en 2024-2025, confirmant l’attractivité globale du système.

    Cet article synthétise les données officielles les plus récentes (MESR/SIES, Campus France Chiffres clés 2025, Agence Erasmus+ France) pour dresser un panorama complet des deux sens de la mobilité : volumes de mobilités, top destinations et origines, répartition études/stages, durées moyennes, profil démographique et tendances à horizon 2027. L’angle retenu est délibérément celui des flux bruts, distinct des analyses centrées sur les montants de bourses ou les aides régionales.

    Résultats clés 2023-2025

    • 57 418 participants français en mobilité Erasmus+ (enseignement supérieur, 2023) — 1er pays d’envoi en Europe
    • 32 295 étudiants et personnels étrangers accueillis en France via Erasmus+ en 2023 (+19 % sur un an)
    • 443 500 étudiants étrangers en France toutes filières, 2024-2025 (+17 % sur cinq ans)
    • 5,6 mois : durée moyenne d’une mobilité Erasmus+ en enseignement supérieur
    • 164 000 mobilités totales au départ de la France (tous secteurs Erasmus+, 2024)

    La France, premier pays d’envoi en Europe

    Pour la deuxième année consécutive, la France se classe au premier rang des pays d’envoi du programme Erasmus+ dans l’enseignement supérieur. En 2023, l’Agence Erasmus+ France et Campus France ont enregistré 57 418 participants français (étudiants et personnels), contre environ 52 700 en 2022. La progression annuelle atteint +9 %, et sur cinq ans (2018-2023) la hausse est de +18 %, signe d’une demande structurellement orientée à la hausse.

    Ce rang de premier pays d’envoi traduit à la fois la taille de la population étudiante française — environ 2,9 millions d’inscrits dans l’enseignement supérieur — et une politique publique de valorisation de la mobilité internationale, portée notamment par la stratégie « Bienvenue en France » et les conventions cadres entre le MESR et les établissements.

    Répartition études / stages

    Les mobilités sortantes françaises se répartissent en deux grandes catégories, avec une dynamique divergente en 2022-2023 :

    Mobilité sortante Erasmus+ France — enseignement supérieur, 2022-2023
    Type de mobilité Participants Part Évolution N-1
    Mobilité d’études (SMS) 35 125 61,6 % −5,0 %
    Mobilité de stage (SMP) 21 914 38,4 % +19,4 %
    Total 57 039 100 % +3,1 %

    Source : MESR/SIES — État de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (EESR 18), données 2022-2023.

    La chute de la mobilité d’études (−5 %) reflète en partie un effet calendrier post-pandémie et une saturation relative des places dans certaines universités d’accueil espagnoles, tandis que la mobilité de stage bénéficie d’une demande croissante des employeurs et d’un cadre réglementaire assoupli depuis 2021.

    Flux sortants : destinations, profil et durées

    Top 5 des destinations

    L’Espagne demeure, et de loin, la destination privilégiée des étudiants français en Erasmus+. Les trois premières destinations captent 38,6 % du total des mobilités sortantes en 2022-2023. La Belgique (+35 %) et l’Irlande (+17 %) enregistrent les progressions les plus marquées parmi les cinq premières, traduisant un intérêt croissant pour les pays francophones et anglophones.

    Top 5 destinations des participants français Erasmus+ — 2022-2023
    Pays d’accueil Participants Part Évolution N-1
    Espagne 11 174 18,8 % +11 %
    Allemagne 6 224 10,4 % +17 %
    Italie 5 945 9,3 % +24 %
    Belgique 4 830 8,1 % +35 %
    Irlande 3 044 5,1 % +17 %

    Source : Campus France, Chiffres clés 2025.

    Profil démographique des mobiles français

    Le profil type de l’étudiant français en mobilité Erasmus+ révèle des inégalités de genre et de discipline stables d’une année sur l’autre :

    • Genre : 56,9 % de femmes, 43,1 % d’hommes — une sur-représentation féminine constante, plus marquée en mobilité d’études qu’en stage.
    • Niveau d’études : 47,9 % en master, 42,0 % en licence (bachelor), 7,7 % en BTS/BUT (cycle court), 0,5 % en doctorat. La mobilité doctorante est fortement sous-représentée au regard des effectifs réels.
    • Disciplines : commerce, administration et droit dominent avec 32,3 % des mobilités, suivis par l’ingénierie et les technologies (24 %), puis les lettres, langues et arts (13,8 %).

    Cette répartition disciplinaire souligne la place centrale des grandes écoles de commerce et des IAE dans les mobilités sortantes : leurs cursus intègrent souvent un semestre à l’étranger comme exigence de diplôme, ce qui gonfle mécaniquement la part des filières gestion.

    Durée des séjours

    La durée moyenne d’un séjour Erasmus+ en enseignement supérieur s’établit à 5,6 mois, avec un écart significatif selon le type de mobilité :

    • Mobilité d’études : 6,5 mois — un semestre académique complet constitue la norme, certains établissements imposant un minimum d’une année.
    • Mobilité de stage : 3,6 mois — contrainte par les calendriers des entreprises d’accueil et les périodes de stage intégrées aux cursus.

    La durée minimale réglementaire est de 3 mois pour la mobilité d’études et de 2 mois pour le stage. Les mobilités de très courte durée (moins de 2 mois) ne sont pas éligibles aux bourses Erasmus+ pour l’enseignement supérieur, même si elles peuvent l’être dans d’autres volets du programme.

    Bon à savoir : À leur retour, les étudiants partis en Erasmus+ doivent souvent remettre un rapport de mobilité ou intégrer leur expérience internationale dans leur mémoire de master. Un assistant comme Tesify permet de structurer et de rédiger ce travail académique de manière rigoureuse, tout en respectant les normes de citation exigées par leur établissement.

    Flux entrants Erasmus+ : qui vient en France ?

    La France a accueilli 32 295 étudiants et personnels étrangers via Erasmus+ en 2023, un chiffre en hausse de +19 % sur un an — une progression nettement supérieure à celle des sortants (+9 %). L’Allemagne est devenue en 2023 le premier pays d’envoi vers la France, avec une explosion de +46 % de ses ressortissants en mobilité Erasmus+ en France.

    Top 5 pays d’origine des mobilités Erasmus+ entrantes en France — 2023
    Pays d’origine Participants Évolution N-1
    Allemagne 6 598 +46 %
    Italie 5 825 +11 %
    Espagne 4 899 +4 %
    Belgique 2 329 +27 %
    Roumanie 1 497 +20 %

    Source : Campus France, Chiffres clés 2025.

    La montée en puissance des Allemands s’explique par le renforcement des accords bilatéraux franco-allemands dans le cadre de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) et par l’attractivité croissante des formations en anglais dans les établissements parisiens et lyonnais. La Roumanie, cinquième contingent entrant, confirme l’intégration progressive des pays d’Europe centrale et orientale dans les flux Erasmus+ vers la France.

    443 500 étudiants étrangers toutes filières confondues

    Répartition des étudiants étrangers en France par zone géographique d'origine — Campus France Chiffres clés 2025
    Source : Campus France — Chiffres clés 2025 de la mobilité étudiante

    Au-delà du seul programme Erasmus+, la France accueille un volume bien plus large d’étudiants internationaux. En 2024-2025, 443 500 étudiants étrangers étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français, selon les données de Campus France publiées en mai 2025. Ce chiffre marque une hausse de +3 % sur un an et de +17 % sur cinq ans, confirmant la dynamique structurelle d’internationalisation.

    Parmi ces 443 500 inscrits :

    • 76 % sont en mobilité internationale au sens strict (ils ont quitté leur pays pour venir étudier en France).
    • 24 % sont des étudiants étrangers résidents (nés à l’étranger mais établis en France depuis plusieurs années).

    Les cinq premiers pays d’origine pour l’ensemble des étudiants étrangers inscrits en France sont, par ordre décroissant : Maroc, Algérie, Chine, Italie et Sénégal. La prépondérance des pays maghrébin et subsahariens reflète les liens historiques et linguistiques de la France, ainsi que les partenariats académiques structurés avec ces pays via Campus France et les ambassades.

    Pour une analyse approfondie de la dimension doctorale de cette attractivité — la France accueille une proportion croissante de doctorants étrangers attirés par les cotutelles internationales et les financements ANR — notre article sur l’attractivité du doctorat français pour les étudiants internationaux (données SIES 2025) détaille les chiffres par discipline et pays d’origine.

    Bilan bilatéral : sortants vs. entrants Erasmus+

    Un des angles les moins analysés dans les publications sur Erasmus+ est le solde bilatéral des flux, c’est-à-dire la comparaison directe entre le volume de participants français qui partent et celui d’étrangers qui arrivent via le même programme.

    Flux Erasmus+ en France — enseignement supérieur, 2023
    Indicateur Valeur Évolution N-1
    Sortants (participants français en Erasmus+) 57 418 +9 %
    Entrants (mobilités Erasmus+ en France) 32 295 +19 %
    Solde sortant net +25 123
    Ratio sortants / entrants 1,78

    La France envoie donc 1,78 fois plus de participants qu’elle n’en accueille via Erasmus+. Ce déséquilibre n’est pas une anomalie structurelle : il traduit la forte appétence des étudiants français pour la mobilité internationale, combinée à une capacité d’accueil Erasmus+ qui, bien que significative, reste inférieure à la demande sortante. Néanmoins, la progression des entrants (+19 %) est nettement supérieure à celle des sortants (+9 %), indiquant un rééquilibrage progressif du flux.

    Pour le détail des mobilités sortantes et de leur financement (montants des bourses Erasmus+ selon les pays de destination, critères d’éligibilité et répartition par établissement), notre article Mobilité Erasmus+ des étudiants français 2026-2027 en chiffres complète ce panorama avec les données les plus récentes.

    Tendances 2024 et objectifs à horizon 2027

    Les données 2024, publiées par l’Agence Erasmus+ France, marquent une nouvelle accélération : 164 000 mobilités totales au départ de la France sur l’ensemble des secteurs Erasmus+ (enseignement supérieur, scolaire, formation professionnelle et jeunesse), soit +15 % par rapport aux 142 000 mobilités de 2023. Une partie de cette progression est portée par les mobilités scolaires de groupe, dont le volume a presque doublé en un an, mais la tendance de fond dans l’enseignement supérieur reste positive.

    Côté accueil, la France progresse vers son objectif officiel de 500 000 étudiants étrangers accueillis d’ici 2027 dans le cadre de la stratégie « Bienvenue en France ». Partant de 443 500 en 2024-2025, l’objectif requiert une hausse annuelle d’environ 20 000 inscrits supplémentaires sur les trois prochaines années. Le rythme récent (+13 000 en un an) reste en deçà de ce qu’implique la trajectoire cible.

    Perspective 2026 : Deux leviers pourraient accélérer le rééquilibrage des flux. D’abord, l’extension du programme Erasmus+ aux apprentis, soutenue par la loi pour un Erasmus de l’apprentissage promulguée en 2024, devrait faire progresser les entrants en formation professionnelle. Ensuite, le développement des formations délivrées en anglais dans les universités françaises — encore limité par rapport à l’Allemagne ou aux Pays-Bas — reste un facteur clé pour attirer des étudiants hors zone francophone.

    Sur le plan qualitatif, les enquêtes de satisfaction menées par l’Agence Erasmus+ France auprès des participants étrangers accueillis font ressortir deux axes d’amélioration persistants : la complexité des démarches administratives à l’arrivée (logement, visa étudiant, inscription) et le niveau d’accueil linguistique dans les établissements hors grandes métropoles. Ces obstacles freinent l’attractivité relative de la France face à des pays comme l’Espagne ou les Pays-Bas, qui ont investi dans des services d’accueil structurés.

    Enfin, les étudiants qui intègrent leur expérience de mobilité internationale dans un mémoire de master ou un rapport Erasmus+ trouveront un cadre méthodologique pratique dans le guide comment rédiger un mémoire (fr.tesify.pro), adapté aux normes académiques françaises.

    FAQ — Mobilité étudiante internationale et Erasmus+ en France

    Combien d’étudiants français partent en Erasmus+ chaque année ?

    En 2023, 57 418 participants français (étudiants et personnels) ont pris part au programme Erasmus+ dans l’enseignement supérieur, faisant de la France le premier pays d’origine du programme en Europe. Ce chiffre est en hausse de +9 % sur un an et de +18 % sur cinq ans. En 2024, tous secteurs Erasmus+ confondus, 164 000 mobilités ont été réalisées au départ de la France.

    Quelle est la principale destination Erasmus+ des étudiants français ?

    L’Espagne est la première destination, avec 11 174 participants français en 2022-2023, soit 18,8 % des mobilités sortantes. Elle est suivie par l’Allemagne (10,4 %) et l’Italie (9,3 %). La Belgique (+35 %) et l’Irlande (+17 %) enregistrent les progressions les plus dynamiques parmi les cinq premières destinations.

    Combien d’étudiants étrangers viennent en France via Erasmus+ ?

    La France a accueilli 32 295 étudiants et personnels étrangers via Erasmus+ en 2023, en hausse de +19 % sur un an. L’Allemagne est le premier pays d’envoi vers la France (6 598 participants, +46 %), devant l’Italie (5 825) et l’Espagne (4 899). Au total, en incluant toutes les filières, la France accueille 443 500 étudiants étrangers en 2024-2025.

    Quelle est la durée moyenne d’une mobilité Erasmus+ en enseignement supérieur ?

    La durée moyenne est de 5,6 mois pour l’ensemble des mobilités Erasmus+ en enseignement supérieur. Elle varie selon le type : 6,5 mois pour la mobilité d’études (un semestre complet) et 3,6 mois pour la mobilité de stage. La durée minimale éligible est de 3 mois pour les études et de 2 mois pour les stages.

    La France envoie-t-elle plus d’étudiants qu’elle n’en accueille via Erasmus+ ?

    Oui. La France envoie nettement plus d’étudiants et personnels (57 418 en 2023) qu’elle n’en accueille via Erasmus+ (32 295), avec un solde sortant net de plus de 25 000 participants. Le ratio est de 1,78 sortant pour 1 entrant. Toutefois, la progression des entrants (+19 %) est supérieure à celle des sortants (+9 %), ce qui indique un rééquilibrage progressif.

    Quel est l’objectif de la France en matière d’accueil d’étudiants étrangers ?

    La France s’est fixé l’objectif d’accueillir 500 000 étudiants étrangers dans ses établissements d’enseignement supérieur d’ici 2027, dans le cadre de la stratégie « Bienvenue en France ». En 2024-2025, le chiffre s’établit à 443 500, soit une progression de +17 % sur cinq ans. Atteindre 500 000 requiert de maintenir une hausse annuelle d’environ 20 000 inscrits supplémentaires.


    Sources : MESR/SIES, État de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (EESR 18) ; Campus France, Chiffres clés de la mobilité étudiante dans le monde, mai 2025 ; Agence Erasmus+ France, résultats de l’appel à projets 2024 (juillet 2025).

  • Insertion professionnelle des diplômés de l’Université de La Réunion 2026

    Insertion professionnelle des diplômés de l’Université de La Réunion 2026

    Obtenir un diplôme de l’Université de La Réunion est une chose ; trouver un emploi en adéquation avec ce diplôme dans un contexte insulaire marqué par un taux de chômage de 17 % en est une autre. Ce dossier statistique analyse l’insertion professionnelle des diplômés de l’UR en croisant les données nationales InserSup du MESRI, les statistiques de l’INSEE sur le marché du travail réunionnais, et les spécificités sectorielles de l’économie de l’île. Résultat clé : si les taux d’insertion nationaux pour les masters restent élevés (93 % à 18-30 mois), le contexte réunionnais impose aux diplômés une réflexion stratégique sur leur mobilité géographique.

    Résultat clé : Au niveau national, 93 % des diplômés de master sont en emploi à 18-30 mois (MESRI/InserSup). À La Réunion, le marché du travail présente un taux de chômage de 17 % de la population active (INSEE 2024) — soit plus du double de la moyenne nationale (7,4 %). Cette dualité rend la question de l’insertion professionnelle centrale dans le parcours des étudiants réunionnais.

    Données nationales InserSup : le référentiel master

    L’enquête nationale sur l’insertion professionnelle des diplômés de master, publiée par le MESRI via le dispositif InserSup, constitue le référentiel de base pour évaluer les taux d’emploi des diplômés universitaires en France. Les dernières données disponibles (diplômés de la session 2022, mesurés à 18-30 mois) indiquent :

    Taux d’insertion master — données nationales InserSup (indicatifs, diplômés 2022, mesure à 18-30 mois)
    Groupe disciplinaire Taux d’insertion (emploi salarié France)
    Droit-Économie-Gestion (DEG) 92–95 %
    Sciences, Techno, Santé (STS) 93–96 %
    Lettres, Langues, Arts (LLA) 86–89 %
    Sciences Humaines et Sociales (SHS) 88–91 %
    Toutes disciplines confondues ~93 %

    Sources : MESRI open data — Insertion professionnelle des diplômés de master ; publication SIES décembre 2022.

    Note méthodologique importante : les taux InserSup mesurent l’emploi salarié en France. Ils excluent les emplois à l’étranger, le travail indépendant et les diplômés de nationalité étrangère. Pour des diplômés réunionnais qui exercent en métropole, à Maurice ou à Mayotte, leur insertion n’est pas comptabilisée dans ces chiffres — ce qui peut sous-estimer le taux d’emploi effectif des diplômés de l’UR.

    Les données InserSup spécifiques à l’Université de La Réunion par mention de master sont accessibles en open data sur data.enseignementsup-recherche.gouv.fr. Le filtre par établissement permet d’obtenir les chiffres par mention.

    Contexte du marché du travail à La Réunion

    La lecture des taux d’insertion des diplômés de l’UR ne peut pas se faire indépendamment du contexte économique de l’île. Le marché du travail réunionnais présente des caractéristiques structurelles qui distinguent fondamentalement La Réunion des académies métropolitaines.

    Principaux indicateurs du marché du travail à La Réunion (2024, sources INSEE)
    Indicateur La Réunion France métropolitaine
    Taux de chômage (15-64 ans) 17 % 7,4 %
    Taux de chômage (15-29 ans) 29 % ~16 %
    Taux d’emploi (15-64 ans) 52 % 69 %

    Sources : INSEE Conjoncture Réunion — L’emploi augmente au 1er trimestre 2024 ; INSEE Flash Réunion.

    Ces chiffres illustrent la tension structurelle du marché du travail réunionnais : malgré une amélioration sensible depuis 2019 (le taux de chômage des 15-29 ans a reculé de 9 points), le contexte demeure significativement plus difficile qu’en métropole. Un diplômé de master qui cherche un emploi à La Réunion est en concurrence sur un marché plus étroit, avec moins d’offres dans les fonctions supports et les grandes entreprises que dans les métropoles continentales.

    Insertion par filière : ce que les données permettent de dire

    Droit, Économie, Gestion (DEG) : filière la plus insérée

    Les filières DEG bénéficient d’une forte demande locale liée au secteur public (collectivités territoriales, administrations d’État, services fiscaux, hôpitaux) qui représente une part importante de l’emploi qualifié à La Réunion. Les masters en droit public, droit des affaires, comptabilité-contrôle-audit et management des organisations trouvent des débouchés dans les institutions publiques et les entreprises locales de services. Les taux d’insertion nationaux pour le DEG (92-95 %) sont cohérents avec ce dynamisme sectoriel.

    Sciences, Technologie, Santé (STS) : enjeux locaux forts

    La filière STS à l’UR est portée par des thématiques de recherche en lien direct avec l’environnement réunionnais : volcanologie, biodiversité, énergie renouvelable, santé tropicale. Les diplômés en informatique et génie sont fortement demandés par les entreprises du numérique et du BTP. Les masters en sciences de la vie et santé alimentent les débouchés paramédicaux et la recherche au sein des structures comme l’INSERM et l’IRD qui disposent d’unités à La Réunion.

    Lettres, Langues, Arts (LLA) et Sciences Humaines : mobilité plus nécessaire

    Les filières LLA et SHS présentent les taux d’insertion les plus faibles à l’échelle nationale (86-89 %). À La Réunion, le marché local pour ces disciplines est encore plus étroit. Les débouchés dans l’enseignement (via le CAPES et l’INSPÉ), la culture, les médias et les associations sont présents mais limités en nombre. Pour ces diplômés, la mobilité — vers la métropole ou vers d’autres territoires de l’océan Indien — est souvent une nécessité plutôt qu’un choix.

    Mobilité post-diplôme : métropole et océan Indien

    La question de la mobilité géographique après le diplôme est centrale pour les lauréats de l’UR. Plusieurs trajectoires sont observées :

    • Insertion locale à La Réunion : pour les filières en lien avec le service public et les secteurs en tension (santé, éducation, numérique, BTP). Ces diplômés s’ancrent durablement sur l’île.
    • Mobilité vers la métropole : les masters SHS, LLA et certaines spécialités scientifiques s’exportent plus facilement en métropole où le marché est plus large. La Région Réunion et LADOM proposent des aides au retour pour les diplômés qui souhaitent revenir après une première expérience en métropole.
    • Mobilité dans la zone océan Indien : Maurice, Mayotte, Madagascar, les Comores et Djibouti représentent des débouchés croissants pour certains diplômés en droit, gestion, génie et santé. La proximité géographique et culturelle de La Réunion avec ces territoires constitue un avantage comparatif réel.

    La mobilité étudiante outre-mer ne se résume pas au départ pour les études : elle accompagne aussi la phase post-diplôme. Pour les étudiants déjà en mobilité en métropole et préparant un mémoire loin de leur directeur réunionnais, les outils numériques adaptés au travail à distance sont essentiels.

    Où trouver les données InserSup de l’Université de La Réunion

    Les données officielles d’insertion professionnelle par établissement sont publiées en open data par le MESRI. Pour consulter les chiffres spécifiques à l’Université de La Réunion :

    1. Accédez à data.enseignementsup-recherche.gouv.fr
    2. Choisissez le jeu de données InserSup — Insertion professionnelle des diplômés de master
    3. Filtrez par Établissement : Université de La Réunion
    4. Filtrez par mention et par millésime (année de diplôme)

    Les résultats donnent le taux d’emploi salarié à 6, 12, 18, 24 et 30 mois, le salaire médian et la part en emploi à temps plein. Ces données sont actualisées annuellement et constituent la source la plus fiable disponible publiquement pour comparer les mentions entre elles et avec les données nationales.

    Conseils pour maximiser son insertion depuis La Réunion

    Au-delà des statistiques, plusieurs pratiques permettent aux étudiants de l’UR d’améliorer leur insertion :

    • Cibler les secteurs porteurs localement : numérique, énergie, tourisme durable, santé, services à la personne. Ces secteurs recrutent des profils formés en lien avec les réalités réunionnaises.
    • Valoriser la connaissance du contexte insulaire : dans les candidatures pour des postes à La Réunion ou dans les DROM voisins, la maîtrise du contexte socio-économique de l’île est un atout différenciant.
    • Construire un réseau dès la licence : les stages, les associations étudiantes et les événements de la DOFIPE de l’UR sont des points d’entrée importants dans les réseaux professionnels locaux.
    • Soigner la qualité du mémoire de master : dans un contexte où chaque candidature compte davantage sur un marché étroit, la qualité du travail de recherche de fin d’études est un signal fort pour les recruteurs. Tesify accompagne les étudiants réunionnais dans la structuration et la rédaction de leurs travaux académiques.

    Pour compléter ce panorama, consultez également nos dossiers sur les chiffres de l’Université de La Réunion, le taux de réussite au Bac de l’académie de La Réunion et la démographie étudiante de l’île. La mobilité étudiante outre-mer est également un facteur déterminant pour comprendre les trajectoires d’insertion des diplômés réunionnais.

    Questions fréquentes sur l’insertion professionnelle des diplômés de l’UR

    Quel est le taux d’insertion des diplômés de master en France ?

    À l’échelle nationale, 93 % des diplômés de master sont en emploi à 18-30 mois selon les données InserSup du MESRI. Ce taux varie selon la discipline : 92-95 % pour les masters DEG (droit-éco-gestion), 86-89 % pour les masters LLA (lettres-langues-arts).

    Pourquoi l’insertion est-elle plus difficile à La Réunion qu’en métropole ?

    Le marché du travail réunionnais présente un taux de chômage structurellement élevé : 17 % de la population active en 2024 (contre 7,4 % au national) et 29 % pour les 15-29 ans (INSEE). Cette réalité insulaire contraint certains diplômés à chercher un emploi en métropole ou dans la zone océan Indien.

    Où trouver les données InserSup pour l’Université de La Réunion ?

    Les données InserSup sont accessibles en open data sur data.enseignementsup-recherche.gouv.fr. Filtrez par établissement Université de La Réunion et par mention de master pour obtenir les taux d’emploi à 6, 12, 18, 24 et 30 mois.

    Quelles filières offrent les meilleures perspectives d’emploi à La Réunion ?

    Les filières les mieux insérées localement sont celles liées aux secteurs en tension : santé et social, numérique et informatique, BTP et génie, éducation (MEEF) et tourisme. Les filières lettres et sciences humaines nécessitent plus souvent une mobilité vers la métropole ou l’océan Indien.

    Les diplômés de l’UR peuvent-ils facilement trouver un emploi en métropole ?

    Oui. Un master de l’Université de La Réunion est reconnu au même titre qu’un master d’une université métropolitaine. Une part significative des diplômés de l’UR exercent en métropole ou dans d’autres pays de la zone océan Indien. Cette mobilité post-diplôme est facilitée par les réseaux d’anciens et par les dispositifs d’aide au retour de LADOM.

  • L’Université de La Réunion en chiffres 2026 : effectifs, facultés et taux de réussite

    L’Université de La Réunion en chiffres 2026 : effectifs, facultés et taux de réussite

    Avec environ 19 000 étudiants inscrits chaque année, l’Université de La Réunion (UR) concentre les trois quarts des étudiants de l’île et constitue le premier pôle d’enseignement supérieur du département. Fondée en 1982 par scission de l’université d’Aix-Marseille et érigée en université autonome en 1987, elle est aujourd’hui un acteur incontournable de la formation, de la recherche et de l’insertion professionnelle dans l’océan Indien. Ce dossier statistique présente les chiffres clés de l’UR pour l’année universitaire 2025-2026 : effectifs étudiants, répartition par composante, campus, offre de formation et capacités de recherche.

    Résultat clé : L’Université de La Réunion accueille ~19 000 étudiants (75 % des étudiants de l’île), dispose de 5 UFR, propose plus de 200 formations du DAEU au doctorat, et compte 22 laboratoires de recherche. Deux campus principaux : Moufia (Saint-Denis) et Le Tampon.

    Chiffres clés de l’Université de La Réunion en un coup d’œil

    Le tableau ci-dessous regroupe les indicateurs essentiels de l’Université de La Réunion. Les effectifs (~19 000 étudiants) sont issus des données publiées par l’université elle-même et reprises par Wikipedia et les statistiques SIES/MESRI. Les chiffres précis pour l’année universitaire 2025-2026 seront actualisés lors de la publication du bilan institutionnel annuel.

    Université de La Réunion — Chiffres clés (données les plus récentes disponibles)
    Indicateur Valeur
    Étudiants inscrits ~19 000
    Part des étudiants de l’île ~75 %
    Étudiants étrangers ~986
    Nombre de formations >200
    UFR (unités de formation et recherche) 5
    Instituts (IUT, INSPÉ, IAE…) 6
    Laboratoires de recherche 22
    Fédérations de recherche 3
    Écoles doctorales 2
    Soutenances de thèses / an ~40
    Personnel (toutes catégories) ~1 500

    Sources : Université de La Réunion — Chiffres clés officiels ; Wikipedia — Université de La Réunion.

    Composantes et UFR : qui fait quoi

    L’Université de La Réunion est organisée en 5 UFR (Unités de Formation et de Recherche) et plusieurs instituts. Chaque composante dispose de ses propres formations et laboratoires de recherche associés.

    Composantes de l’Université de La Réunion
    Composante Sigle Campus principal Disciplines
    UFR Sciences et Technologies FST Moufia Mathématiques, Informatique, Physique, Chimie, SVT, Génie
    UFR Droit-Économie-Gestion DEG Moufia Droit, Sciences économiques, Gestion, AES
    UFR Lettres et Sciences Humaines LSH Moufia Lettres, Langues, Histoire, Géographie, Sociologie, Psychologie
    Département Santé (PASS-LAS) Moufia PASS, LAS (accès études médicales et paramédicales)
    UFR Staps STAPS Le Tampon Sciences du sport, éducation physique, entraînement
    IUT de La Réunion IUT Saint-Pierre BUT (informatique, GEA, TC, génie civil, chimie…)
    INSPÉ de La Réunion INSPÉ Saint-Denis / Le Tampon Formations aux métiers de l’enseignement (Master MEEF)
    IAE La Réunion IAE Moufia MBA, Master management, Master CCA, formations continues

    Cette organisation multi-composantes permet à l’UR de couvrir un spectre disciplinaire très large tout en maintenant une taille humaine sur chacun des sites. La coordination pédagogique entre le campus principal de Moufia et le campus du Tampon est assurée par une politique de site harmonisée.

    Les campus : Moufia, Le Tampon et Saint-Pierre

    Campus de Moufia (Saint-Denis)

    Le campus de Moufia est le campus principal de l’Université de La Réunion. Situé dans le nord de l’île, à Saint-Denis (chef-lieu de La Réunion), il regroupe les principales UFR (Sciences-Techno, DEG, LSH) ainsi que l’IAE, la bibliothèque universitaire centrale et la majorité des services administratifs. C’est là que se concentre l’essentiel de l’activité de recherche avec la plupart des 22 laboratoires.

    Campus du Tampon (campus Sud)

    Le campus du Tampon dessert la population étudiante du sud de l’île. Il accueille notamment les formations STAPS, une partie des formations LSH et des antennes de l’INSPÉ. Sa création a permis de rapprocher l’offre universitaire des lycéens du sud qui, autrement, auraient dû parcourir plus d’une heure pour rejoindre Moufia.

    IUT de Saint-Pierre

    L’IUT de La Réunion, implanté à Saint-Pierre, propose les formations de Bachelor Universitaire de Technologie (BUT). Il dessert notamment les bacheliers technologiques et professionnels souhaitant une voie plus professionnalisante et appliquée que la licence générale. Les spécialités couvertes incluent l’informatique, la gestion, le commerce, le génie civil et la chimie.

    Offre de formation : plus de 200 diplômes du DAEU au doctorat

    L’Université de La Réunion propose plus de 200 formations en formation initiale et en formation continue. Cette offre couvre tous les niveaux :

    • DAEU (Diplôme d’Accès aux Études Universitaires) : passerelle pour les adultes sans Bac
    • Licence (Bac+3) : dans toutes les grandes disciplines de l’université
    • BUT (Bachelor Universitaire de Technologie, Bac+3) : à l’IUT Saint-Pierre
    • Master (Bac+5) : en sciences, droit, économie, lettres, management, éducation, santé
    • Doctorat (Bac+8) : via les 2 écoles doctorales, ~40 thèses soutenues par an
    • Diplômes professionnels : DU, licences professionnelles, masters professionnels

    Cette diversité de l’offre est essentielle dans le contexte insulaire : plus la gamme de formations disponibles à La Réunion est large, moins les étudiants sont contraints de partir en métropole. Cela dit, certaines filières sélectives ou spécialisées (certaines écoles d’ingénieurs, médecine au-delà du PASS-LAS, grandes écoles) restent absentes de l’île, ce qui justifie les dispositifs de mobilité comme le Passeport Mobilité Études LADOM.

    Pour les étudiants de master devant rédiger un mémoire, Tesify propose un accompagnement à la rédaction adapté au contexte insulaire, fonctionnel même avec une connexion limitée.

    Recherche : 22 laboratoires et 2 écoles doctorales

    L’Université de La Réunion est également un acteur de la recherche scientifique, en particulier dans les domaines liés à son environnement naturel et géographique exceptionnel : volcanologie (le Piton de la Fournaise est l’un des volcans les plus actifs du monde), biodiversité tropicale, santé tropicale et maladies à vecteurs, études créoles et océan Indien.

    Capacité de recherche de l’Université de La Réunion
    Indicateur Valeur
    Laboratoires de recherche 22
    Fédérations de recherche 3
    Écoles doctorales 2
    Plateformes techniques remarquables 5
    Thèses soutenues par an (ordre de grandeur) ~40

    Les deux écoles doctorales de l’UR couvrent d’un côté les sciences exactes et naturelles, et de l’autre les sciences humaines, sociales et juridiques. Elles accueillent des doctorants venant aussi bien de la métropole que de l’ensemble de l’océan Indien (Madagascar, Comores, Maurice, Mayotte).

    Profil des étudiants à l’Université de La Réunion

    Le profil socio-économique des étudiants de l’UR reflète les caractéristiques structurelles de la population réunionnaise. La part de boursiers sur critères sociaux y est nettement plus élevée qu’en métropole : 63 % des étudiants réunionnais bénéficient d’une aide CROUS, contre 35,8 % en moyenne nationale (données 2024-2025). Cette spécificité a des implications concrètes sur l’organisation pédagogique : heures d’ouverture des bibliothèques, aide à la restauration, accompagnement social renforcé.

    Par ailleurs, l’UR accueille une proportion significative de primo-accédants à l’enseignement supérieur — étudiants dont aucun des deux parents n’a suivi d’études supérieures. Ce profil requiert un accompagnement à l’entrée dans l’université (méthodologie du travail universitaire, codes académiques) que l’université s’efforce de fournir via son dispositif DUEJ (Diplôme Universitaire d’Entrée dans la vie étudiante et professionnelle) et les services de la DOFIPE.

    L’UR est également la porte d’entrée pour les bacheliers qui souhaitent ensuite rejoindre la métropole : certains effectuent leur licence à La Réunion avant de partir en master. Notre dossier sur la mobilité étudiante outre-mer détaille les flux et les dispositifs d’aide au départ. Pour comprendre les résultats académiques qui précèdent l’entrée à l’UR, consultez notre article sur le taux de réussite au Bac dans l’académie de La Réunion.

    Après l’UR : insertion professionnelle et mobilité

    Les diplômés de l’Université de La Réunion s’insèrent dans un marché de l’emploi insulaire aux caractéristiques particulières. Le taux de chômage global à La Réunion reste structurellement plus élevé que la moyenne nationale (17 % en 2024 selon l’INSEE contre 7,4 % au niveau national), ce qui rend la question de l’insertion professionnelle particulièrement stratégique pour les étudiants.

    Notre analyse détaillée des débouchés par filière est disponible dans le dossier sur l’insertion professionnelle des diplômés de l’Université de La Réunion. La dimension géographique est centrale : un diplômé de master en informatique ou en management aura des perspectives très différentes selon qu’il cherche un emploi à La Réunion, dans les Comores ou en métropole.

    Pour les bacheliers en cours d’orientation, la démographie étudiante de La Réunion et le guide pratique de l’Université de La Réunion complètent utilement ce panorama.

    Questions fréquentes sur l’Université de La Réunion

    Combien d’étudiants sont inscrits à l’Université de La Réunion ?

    L’Université de La Réunion accueille environ 19 000 étudiants par an, soit les trois quarts des étudiants de l’île. Ce chiffre en fait la première institution d’enseignement supérieur du département de La Réunion et l’une des plus importantes universités des territoires ultramarins français.

    Combien de composantes compte l’Université de La Réunion ?

    L’Université de La Réunion est organisée en 5 UFR (Sciences-Techno, DEG, LSH, STAPS, Santé PASS-LAS) et 6 instituts : IUT Saint-Pierre, INSPÉ, IAE, et plusieurs composantes spécialisées. Le campus principal est à Moufia (Saint-Denis), avec un campus secondaire au Tampon et l’IUT à Saint-Pierre.

    Combien de formations propose l’Université de La Réunion ?

    L’Université de La Réunion propose plus de 200 formations en formation initiale et continue, du DAEU (niveau bac) jusqu’au doctorat, couvrant les grandes disciplines : sciences, droit, économie, lettres, langues, santé et sciences humaines.

    Où se situent les campus de l’Université de La Réunion ?

    L’Université de La Réunion dispose de deux campus principaux : le campus de Moufia à Saint-Denis (nord, campus principal) et le campus du Tampon (sud). L’IUT est implanté à Saint-Pierre. L’INSPÉ dispose de sites à Saint-Denis et au Tampon.

    Combien de laboratoires de recherche compte l’Université de La Réunion ?

    L’Université de La Réunion dispose de 22 laboratoires de recherche, 3 fédérations de recherche, 2 écoles doctorales d’excellence et 5 plateformes techniques remarquables. Environ 40 thèses sont soutenues chaque année, notamment en volcanologie, biodiversité tropicale, santé tropicale et études créoles.