Catégorie : Statistiques académiques

  • Mobilité étudiante internationale en France 2026 : Erasmus+, entrants et sortants en chiffres

    Mobilité étudiante internationale en France 2026 : Erasmus+, entrants et sortants en chiffres

    Mobilité étudiante internationale en France 2026 : Erasmus+, entrants et sortants en chiffres

    La France est le premier pays d’envoi du programme Erasmus+ depuis deux ans consécutifs : 57 418 participants en 2023, devant l’Allemagne et l’Espagne. Ce rang de leader coexiste avec un flux entrant bien plus modeste — 32 295 étudiants et personnels étrangers accueillis en France via le même programme — révélant un solde sortant net de plus de 25 000 personnes que peu d’analyses chiffrent explicitement. Parallèlement, 443 500 étudiants étrangers toutes filières confondues étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français en 2024-2025, confirmant l’attractivité globale du système.

    Cet article synthétise les données officielles les plus récentes (MESR/SIES, Campus France Chiffres clés 2025, Agence Erasmus+ France) pour dresser un panorama complet des deux sens de la mobilité : volumes de mobilités, top destinations et origines, répartition études/stages, durées moyennes, profil démographique et tendances à horizon 2027. L’angle retenu est délibérément celui des flux bruts, distinct des analyses centrées sur les montants de bourses ou les aides régionales.

    Résultats clés 2023-2025

    • 57 418 participants français en mobilité Erasmus+ (enseignement supérieur, 2023) — 1er pays d’envoi en Europe
    • 32 295 étudiants et personnels étrangers accueillis en France via Erasmus+ en 2023 (+19 % sur un an)
    • 443 500 étudiants étrangers en France toutes filières, 2024-2025 (+17 % sur cinq ans)
    • 5,6 mois : durée moyenne d’une mobilité Erasmus+ en enseignement supérieur
    • 164 000 mobilités totales au départ de la France (tous secteurs Erasmus+, 2024)

    La France, premier pays d’envoi en Europe

    Pour la deuxième année consécutive, la France se classe au premier rang des pays d’envoi du programme Erasmus+ dans l’enseignement supérieur. En 2023, l’Agence Erasmus+ France et Campus France ont enregistré 57 418 participants français (étudiants et personnels), contre environ 52 700 en 2022. La progression annuelle atteint +9 %, et sur cinq ans (2018-2023) la hausse est de +18 %, signe d’une demande structurellement orientée à la hausse.

    Ce rang de premier pays d’envoi traduit à la fois la taille de la population étudiante française — environ 2,9 millions d’inscrits dans l’enseignement supérieur — et une politique publique de valorisation de la mobilité internationale, portée notamment par la stratégie « Bienvenue en France » et les conventions cadres entre le MESR et les établissements.

    Répartition études / stages

    Les mobilités sortantes françaises se répartissent en deux grandes catégories, avec une dynamique divergente en 2022-2023 :

    Mobilité sortante Erasmus+ France — enseignement supérieur, 2022-2023
    Type de mobilité Participants Part Évolution N-1
    Mobilité d’études (SMS) 35 125 61,6 % −5,0 %
    Mobilité de stage (SMP) 21 914 38,4 % +19,4 %
    Total 57 039 100 % +3,1 %

    Source : MESR/SIES — État de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (EESR 18), données 2022-2023.

    La chute de la mobilité d’études (−5 %) reflète en partie un effet calendrier post-pandémie et une saturation relative des places dans certaines universités d’accueil espagnoles, tandis que la mobilité de stage bénéficie d’une demande croissante des employeurs et d’un cadre réglementaire assoupli depuis 2021.

    Flux sortants : destinations, profil et durées

    Top 5 des destinations

    L’Espagne demeure, et de loin, la destination privilégiée des étudiants français en Erasmus+. Les trois premières destinations captent 38,6 % du total des mobilités sortantes en 2022-2023. La Belgique (+35 %) et l’Irlande (+17 %) enregistrent les progressions les plus marquées parmi les cinq premières, traduisant un intérêt croissant pour les pays francophones et anglophones.

    Top 5 destinations des participants français Erasmus+ — 2022-2023
    Pays d’accueil Participants Part Évolution N-1
    Espagne 11 174 18,8 % +11 %
    Allemagne 6 224 10,4 % +17 %
    Italie 5 945 9,3 % +24 %
    Belgique 4 830 8,1 % +35 %
    Irlande 3 044 5,1 % +17 %

    Source : Campus France, Chiffres clés 2025.

    Profil démographique des mobiles français

    Le profil type de l’étudiant français en mobilité Erasmus+ révèle des inégalités de genre et de discipline stables d’une année sur l’autre :

    • Genre : 56,9 % de femmes, 43,1 % d’hommes — une sur-représentation féminine constante, plus marquée en mobilité d’études qu’en stage.
    • Niveau d’études : 47,9 % en master, 42,0 % en licence (bachelor), 7,7 % en BTS/BUT (cycle court), 0,5 % en doctorat. La mobilité doctorante est fortement sous-représentée au regard des effectifs réels.
    • Disciplines : commerce, administration et droit dominent avec 32,3 % des mobilités, suivis par l’ingénierie et les technologies (24 %), puis les lettres, langues et arts (13,8 %).

    Cette répartition disciplinaire souligne la place centrale des grandes écoles de commerce et des IAE dans les mobilités sortantes : leurs cursus intègrent souvent un semestre à l’étranger comme exigence de diplôme, ce qui gonfle mécaniquement la part des filières gestion.

    Durée des séjours

    La durée moyenne d’un séjour Erasmus+ en enseignement supérieur s’établit à 5,6 mois, avec un écart significatif selon le type de mobilité :

    • Mobilité d’études : 6,5 mois — un semestre académique complet constitue la norme, certains établissements imposant un minimum d’une année.
    • Mobilité de stage : 3,6 mois — contrainte par les calendriers des entreprises d’accueil et les périodes de stage intégrées aux cursus.

    La durée minimale réglementaire est de 3 mois pour la mobilité d’études et de 2 mois pour le stage. Les mobilités de très courte durée (moins de 2 mois) ne sont pas éligibles aux bourses Erasmus+ pour l’enseignement supérieur, même si elles peuvent l’être dans d’autres volets du programme.

    Bon à savoir : À leur retour, les étudiants partis en Erasmus+ doivent souvent remettre un rapport de mobilité ou intégrer leur expérience internationale dans leur mémoire de master. Un assistant comme Tesify permet de structurer et de rédiger ce travail académique de manière rigoureuse, tout en respectant les normes de citation exigées par leur établissement.

    Flux entrants Erasmus+ : qui vient en France ?

    La France a accueilli 32 295 étudiants et personnels étrangers via Erasmus+ en 2023, un chiffre en hausse de +19 % sur un an — une progression nettement supérieure à celle des sortants (+9 %). L’Allemagne est devenue en 2023 le premier pays d’envoi vers la France, avec une explosion de +46 % de ses ressortissants en mobilité Erasmus+ en France.

    Top 5 pays d’origine des mobilités Erasmus+ entrantes en France — 2023
    Pays d’origine Participants Évolution N-1
    Allemagne 6 598 +46 %
    Italie 5 825 +11 %
    Espagne 4 899 +4 %
    Belgique 2 329 +27 %
    Roumanie 1 497 +20 %

    Source : Campus France, Chiffres clés 2025.

    La montée en puissance des Allemands s’explique par le renforcement des accords bilatéraux franco-allemands dans le cadre de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) et par l’attractivité croissante des formations en anglais dans les établissements parisiens et lyonnais. La Roumanie, cinquième contingent entrant, confirme l’intégration progressive des pays d’Europe centrale et orientale dans les flux Erasmus+ vers la France.

    443 500 étudiants étrangers toutes filières confondues

    Répartition des étudiants étrangers en France par zone géographique d'origine — Campus France Chiffres clés 2025
    Source : Campus France — Chiffres clés 2025 de la mobilité étudiante

    Au-delà du seul programme Erasmus+, la France accueille un volume bien plus large d’étudiants internationaux. En 2024-2025, 443 500 étudiants étrangers étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français, selon les données de Campus France publiées en mai 2025. Ce chiffre marque une hausse de +3 % sur un an et de +17 % sur cinq ans, confirmant la dynamique structurelle d’internationalisation.

    Parmi ces 443 500 inscrits :

    • 76 % sont en mobilité internationale au sens strict (ils ont quitté leur pays pour venir étudier en France).
    • 24 % sont des étudiants étrangers résidents (nés à l’étranger mais établis en France depuis plusieurs années).

    Les cinq premiers pays d’origine pour l’ensemble des étudiants étrangers inscrits en France sont, par ordre décroissant : Maroc, Algérie, Chine, Italie et Sénégal. La prépondérance des pays maghrébin et subsahariens reflète les liens historiques et linguistiques de la France, ainsi que les partenariats académiques structurés avec ces pays via Campus France et les ambassades.

    Pour une analyse approfondie de la dimension doctorale de cette attractivité — la France accueille une proportion croissante de doctorants étrangers attirés par les cotutelles internationales et les financements ANR — notre article sur l’attractivité du doctorat français pour les étudiants internationaux (données SIES 2025) détaille les chiffres par discipline et pays d’origine.

    Bilan bilatéral : sortants vs. entrants Erasmus+

    Un des angles les moins analysés dans les publications sur Erasmus+ est le solde bilatéral des flux, c’est-à-dire la comparaison directe entre le volume de participants français qui partent et celui d’étrangers qui arrivent via le même programme.

    Flux Erasmus+ en France — enseignement supérieur, 2023
    Indicateur Valeur Évolution N-1
    Sortants (participants français en Erasmus+) 57 418 +9 %
    Entrants (mobilités Erasmus+ en France) 32 295 +19 %
    Solde sortant net +25 123
    Ratio sortants / entrants 1,78

    La France envoie donc 1,78 fois plus de participants qu’elle n’en accueille via Erasmus+. Ce déséquilibre n’est pas une anomalie structurelle : il traduit la forte appétence des étudiants français pour la mobilité internationale, combinée à une capacité d’accueil Erasmus+ qui, bien que significative, reste inférieure à la demande sortante. Néanmoins, la progression des entrants (+19 %) est nettement supérieure à celle des sortants (+9 %), indiquant un rééquilibrage progressif du flux.

    Pour le détail des mobilités sortantes et de leur financement (montants des bourses Erasmus+ selon les pays de destination, critères d’éligibilité et répartition par établissement), notre article Mobilité Erasmus+ des étudiants français 2026-2027 en chiffres complète ce panorama avec les données les plus récentes.

    Tendances 2024 et objectifs à horizon 2027

    Les données 2024, publiées par l’Agence Erasmus+ France, marquent une nouvelle accélération : 164 000 mobilités totales au départ de la France sur l’ensemble des secteurs Erasmus+ (enseignement supérieur, scolaire, formation professionnelle et jeunesse), soit +15 % par rapport aux 142 000 mobilités de 2023. Une partie de cette progression est portée par les mobilités scolaires de groupe, dont le volume a presque doublé en un an, mais la tendance de fond dans l’enseignement supérieur reste positive.

    Côté accueil, la France progresse vers son objectif officiel de 500 000 étudiants étrangers accueillis d’ici 2027 dans le cadre de la stratégie « Bienvenue en France ». Partant de 443 500 en 2024-2025, l’objectif requiert une hausse annuelle d’environ 20 000 inscrits supplémentaires sur les trois prochaines années. Le rythme récent (+13 000 en un an) reste en deçà de ce qu’implique la trajectoire cible.

    Perspective 2026 : Deux leviers pourraient accélérer le rééquilibrage des flux. D’abord, l’extension du programme Erasmus+ aux apprentis, soutenue par la loi pour un Erasmus de l’apprentissage promulguée en 2024, devrait faire progresser les entrants en formation professionnelle. Ensuite, le développement des formations délivrées en anglais dans les universités françaises — encore limité par rapport à l’Allemagne ou aux Pays-Bas — reste un facteur clé pour attirer des étudiants hors zone francophone.

    Sur le plan qualitatif, les enquêtes de satisfaction menées par l’Agence Erasmus+ France auprès des participants étrangers accueillis font ressortir deux axes d’amélioration persistants : la complexité des démarches administratives à l’arrivée (logement, visa étudiant, inscription) et le niveau d’accueil linguistique dans les établissements hors grandes métropoles. Ces obstacles freinent l’attractivité relative de la France face à des pays comme l’Espagne ou les Pays-Bas, qui ont investi dans des services d’accueil structurés.

    Enfin, les étudiants qui intègrent leur expérience de mobilité internationale dans un mémoire de master ou un rapport Erasmus+ trouveront un cadre méthodologique pratique dans le guide comment rédiger un mémoire (fr.tesify.pro), adapté aux normes académiques françaises.

    FAQ — Mobilité étudiante internationale et Erasmus+ en France

    Combien d’étudiants français partent en Erasmus+ chaque année ?

    En 2023, 57 418 participants français (étudiants et personnels) ont pris part au programme Erasmus+ dans l’enseignement supérieur, faisant de la France le premier pays d’origine du programme en Europe. Ce chiffre est en hausse de +9 % sur un an et de +18 % sur cinq ans. En 2024, tous secteurs Erasmus+ confondus, 164 000 mobilités ont été réalisées au départ de la France.

    Quelle est la principale destination Erasmus+ des étudiants français ?

    L’Espagne est la première destination, avec 11 174 participants français en 2022-2023, soit 18,8 % des mobilités sortantes. Elle est suivie par l’Allemagne (10,4 %) et l’Italie (9,3 %). La Belgique (+35 %) et l’Irlande (+17 %) enregistrent les progressions les plus dynamiques parmi les cinq premières destinations.

    Combien d’étudiants étrangers viennent en France via Erasmus+ ?

    La France a accueilli 32 295 étudiants et personnels étrangers via Erasmus+ en 2023, en hausse de +19 % sur un an. L’Allemagne est le premier pays d’envoi vers la France (6 598 participants, +46 %), devant l’Italie (5 825) et l’Espagne (4 899). Au total, en incluant toutes les filières, la France accueille 443 500 étudiants étrangers en 2024-2025.

    Quelle est la durée moyenne d’une mobilité Erasmus+ en enseignement supérieur ?

    La durée moyenne est de 5,6 mois pour l’ensemble des mobilités Erasmus+ en enseignement supérieur. Elle varie selon le type : 6,5 mois pour la mobilité d’études (un semestre complet) et 3,6 mois pour la mobilité de stage. La durée minimale éligible est de 3 mois pour les études et de 2 mois pour les stages.

    La France envoie-t-elle plus d’étudiants qu’elle n’en accueille via Erasmus+ ?

    Oui. La France envoie nettement plus d’étudiants et personnels (57 418 en 2023) qu’elle n’en accueille via Erasmus+ (32 295), avec un solde sortant net de plus de 25 000 participants. Le ratio est de 1,78 sortant pour 1 entrant. Toutefois, la progression des entrants (+19 %) est supérieure à celle des sortants (+9 %), ce qui indique un rééquilibrage progressif.

    Quel est l’objectif de la France en matière d’accueil d’étudiants étrangers ?

    La France s’est fixé l’objectif d’accueillir 500 000 étudiants étrangers dans ses établissements d’enseignement supérieur d’ici 2027, dans le cadre de la stratégie « Bienvenue en France ». En 2024-2025, le chiffre s’établit à 443 500, soit une progression de +17 % sur cinq ans. Atteindre 500 000 requiert de maintenir une hausse annuelle d’environ 20 000 inscrits supplémentaires.


    Sources : MESR/SIES, État de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (EESR 18) ; Campus France, Chiffres clés de la mobilité étudiante dans le monde, mai 2025 ; Agence Erasmus+ France, résultats de l’appel à projets 2024 (juillet 2025).

  • Démographie étudiante de La Réunion 2026 : profil, boursiers et comparaison avec la métropole

    Démographie étudiante de La Réunion 2026 : profil, boursiers et comparaison avec la métropole

    Qui sont les étudiants réunionnais ? Derrière les ~19 000 inscrits à l’Université de La Réunion se cache un profil socio-démographique radicalement différent de la moyenne métropolitaine. La donnée la plus frappante : 63 % des étudiants réunionnais sont boursiers sur critères sociaux, contre 35,8 % en moyenne nationale pour 2024-2025. Cette fiche statistique dresse le portrait de la population étudiante de l’île, analyse les facteurs qui la distinguent, et présente les données clés pour comprendre les enjeux de l’enseignement supérieur réunionnais.

    Résultat clé : À La Réunion, 63 % des étudiants sont boursiers sur critères sociaux (vs 35,8 % nationale), près de 20 000 demandes de bourse sont déposées chaque année auprès du CROUS Réunion-Mayotte, et les 3/4 des étudiants de l’île sont inscrits à l’Université de La Réunion. La part de primo-accédants est structurellement plus élevée qu’en métropole.

    Effectifs étudiants : combien sont-ils à La Réunion ?

    L’enseignement supérieur à La Réunion regroupe environ 25 000 étudiants toutes formations confondues. L’Université de La Réunion en concentre les trois quarts (~19 000), le reste se répartissant entre :

    • les BTS et formations courtes dans les lycées (BTSA, BTS services, BTS industriels);
    • les formations paramédicales et sanitaires (IFSI, IFAS, IFMk…);
    • les formations privées à but non lucratif (quelques écoles de commerce, instituts spécialisés);
    • les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) dans les lycées publics.

    Source : Open Data Région Réunion — Effectifs étudiants par établissement public ; INSEE La Réunion.

    Le taux de boursiers : 63 % — le chiffre clé

    La statistique la plus marquante du profil étudiant réunionnais est son taux exceptionnel de boursiers sur critères sociaux. Selon les données disponibles, 63 % des étudiants réunionnais bénéficient d’une bourse CROUS — soit près du double de la moyenne nationale pour 2024-2025.

    Taux de boursiers sur critères sociaux — La Réunion vs France 2024-2025
    Territoire Taux de boursiers Contexte
    La Réunion 63 % ~20 000 DSE/an CROUS
    France (moyenne nationale) 35,8 % 662 000 boursiers 2024-2025

    Sources : données CROUS Réunion-Mayotte ; MESRI — Les boursiers sur critères sociaux en 2024-2025.

    Ce taux élevé de boursiers n’est pas une anomalie : il reflète fidèlement la structure économique et sociale de La Réunion, territoire où le taux de ménages à revenus modestes est significativement plus élevé que dans les départements métropolitains. Il a des conséquences directes sur la manière dont les universités et le CROUS organisent leurs services — restauration, logement, accompagnement social — pour répondre aux besoins d’une population étudiante majoritairement dépendante des aides publiques.

    Chaque année, près de 20 000 étudiants déposent une Demande de Bourse sur critères sociaux (DSE) auprès du CROUS Réunion-Mayotte. Ce volume élevé témoigne à la fois du nombre d’étudiants de l’île et de la forte propension à solliciter les aides disponibles.

    Primo-accédants : une réalité structurelle à La Réunion

    La notion de primo-accédant désigne un étudiant dont aucun des deux parents n’a suivi d’études supérieures. Cette catégorie est particulièrement pertinente à La Réunion, où la génération des parents des étudiants actuels a accédé à l’université en proportion nettement moindre qu’en métropole — reflet d’une histoire éducative spécifique à l’île.

    Les primo-accédants présentent des besoins particuliers :

    • Méthodologie du travail universitaire : les codes académiques (prise de notes, commentaire de texte, dissertation, mémoire) ne sont pas transmis en famille et doivent être acquis à l’entrée à l’université.
    • Orientation et choix de filière : sans parent ayant un parcours supérieur, l’orientation post-bac est souvent moins intuitive.
    • Confiance en soi : le syndrome de l’imposteur est statistiquement plus fréquent parmi les primo-accédants, qui peuvent avoir l’impression de ne pas « être à leur place » à l’université.

    L’Université de La Réunion répond à ces besoins via plusieurs dispositifs : module de prérentrée en méthodologie, service d’orientation DOFIPE, tutorat entre pairs, et accompagnement par les services de la vie étudiante. Pour les étudiants qui doivent rédiger un mémoire sans avoir grandi dans la « culture académique », des outils comme Tesify offrent un accompagnement structuré pas à pas.

    Étudiants étrangers : la dimension océan Indien

    L’Université de La Réunion accueille environ 986 étudiants étrangers, principalement issus des pays de la zone océan Indien : Comores, Madagascar, Maurice, Mayotte (avant son accession au statut de DROM), Mozambique et Djibouti. Cette dimension régionale est une spécificité forte de l’UR par rapport aux universités métropolitaines de taille comparable.

    Ces étudiants étrangers, qui représentent environ 5 % des effectifs totaux, apportent une diversité culturelle et linguistique enrichissante pour les filières qui travaillent sur les enjeux de l’océan Indien (droit international, géographie, sciences politiques, santé tropicale). Ils bénéficient, comme les étudiants locaux, des bourses d’excellence du gouvernement français et des dispositifs de coopération régionale.

    Tableau comparatif : La Réunion vs moyenne nationale

    Profil démographique étudiant — La Réunion vs France métropolitaine
    Indicateur La Réunion France (national)
    Taux de boursiers sur critères sociaux 63 % 35,8 %
    Part à l’Université (vs autres établissements) ~75 % ~50 %
    Part de primo-accédants (ordre de grandeur) Élevée (non chiffrée officiellement) ~30-35 % (MESRI)
    Demandes de bourse DSE par an (CROUS) ~20 000 N/A (agrégat national)
    Taux de chômage 15-29 ans (marché emploi) 29 % ~16 %

    CROUS Réunion-Mayotte : aides et calendrier 2026-2027

    Le CROUS Réunion-Mayotte est l’organisme de référence pour les aides aux étudiants à La Réunion. Il gère les bourses sur critères sociaux, les résidences universitaires, la restauration universitaire et les aides d’urgence.

    Pour l’année universitaire 2026-2027 :

    • La campagne DSE (Demande de Bourse sur critères Sociaux) a ouvert le 3 mars 2026 sur messervices.etudiant.gouv.fr.
    • Les étudiants doivent renouveler leur demande chaque année, même s’ils étaient boursiers l’année précédente.
    • Le CROUS gère également des résidences universitaires sur les deux campus de l’UR (Moufia et Le Tampon), dont les capacités sont nettement inférieures à la demande.

    Pour les étudiants réunionnais qui partent étudier en métropole, le CROUS d’accueil de la ville d’études prend en charge leur dossier de bourse (transfert automatique). La mobilité étudiante outre-mer implique donc une coordination entre CROUS de départ et CROUS d’accueil.

    Source : CROUS Réunion-Mayotte — Bourses et aides financières.

    Implications pour la politique universitaire à La Réunion

    Le profil démographique des étudiants réunionnais a des implications concrètes pour la manière dont l’université, le CROUS et les pouvoirs publics organisent l’offre de services :

    • Services CROUS dimensionnés différemment : avec 63 % de boursiers, la restauration universitaire subventionnée et le logement en résidence représentent un filet de sécurité pour une majorité d’étudiants — pas un service marginal comme en métropole.
    • Accompagnement pédagogique renforcé : la forte proportion de primo-accédants justifie des dispositifs d’entrée dans l’université plus structurés qu’ailleurs, avec des semaines de prérentrée dédiées et des modules de méthodologie.
    • Numérique et équipement : dans un contexte où une proportion importante d’étudiants vient de foyers modestes, l’équipement informatique et la connexion internet à domicile ne sont pas garantis pour tous. L’UR propose des espaces informatiques ouverts sur les deux campus.
    • Lutte contre le décrochage : les étudiants boursiers et primo-accédants présentent statistiquement un risque de décrochage plus élevé en première année. Les dispositifs de tutorat et d’alerte précoce de l’UR visent à réduire ce risque.

    Ce portrait statistique complète les données disponibles dans notre dossier sur les chiffres de l’Université de La Réunion. Pour comprendre comment le taux de boursiers élevé s’articule avec les résultats au Bac, consultez notre analyse du taux de réussite au Bac dans l’académie de La Réunion.

    Questions fréquentes sur la démographie étudiante à La Réunion

    Quel est le taux de boursiers parmi les étudiants de La Réunion ?

    À La Réunion, 63 % des étudiants sont boursiers sur critères sociaux, soit presque le double de la moyenne nationale de 35,8 % pour 2024-2025. Chaque année, près de 20 000 étudiants déposent une demande de bourse auprès du CROUS Réunion-Mayotte.

    Comment déposer une demande de bourse CROUS à La Réunion ?

    La DSE (Demande de Bourse sur critères sociaux) se dépose sur messervices.etudiant.gouv.fr, généralement à partir de mars de l’année scolaire précédente. Pour 2026-2027, la campagne du CROUS Réunion-Mayotte a ouvert le 3 mars 2026.

    Combien d’étudiants sont inscrits dans l’enseignement supérieur à La Réunion ?

    La Réunion compte environ 25 000 étudiants dans l’enseignement supérieur, dont ~19 000 à l’Université de La Réunion (soit les trois quarts). Le reste se répartit entre les BTS, les CPGE, les formations paramédicales et les quelques écoles privées présentes sur l’île.

    Qu’est-ce qu’un primo-accédant à l’université ?

    Un primo-accédant est un étudiant dont aucun des deux parents n’a suivi d’études supérieures. Cette catégorie est structurellement plus représentée à La Réunion qu’en métropole, en raison du niveau d’éducation de la génération parentale. Ces étudiants bénéficient de dispositifs d’accompagnement spécifiques à l’entrée à l’université.

    Quelle est la part d’étudiants étrangers à l’Université de La Réunion ?

    L’Université de La Réunion accueille environ 986 étudiants étrangers, soit ~5 % des effectifs, principalement originaires des pays de l’océan Indien (Comores, Madagascar, Maurice). Cette dimension régionale est une spécificité forte de l’UR.

  • L’Université de La Réunion en chiffres 2026 : effectifs, facultés et taux de réussite

    L’Université de La Réunion en chiffres 2026 : effectifs, facultés et taux de réussite

    Avec environ 19 000 étudiants inscrits chaque année, l’Université de La Réunion (UR) concentre les trois quarts des étudiants de l’île et constitue le premier pôle d’enseignement supérieur du département. Fondée en 1982 par scission de l’université d’Aix-Marseille et érigée en université autonome en 1987, elle est aujourd’hui un acteur incontournable de la formation, de la recherche et de l’insertion professionnelle dans l’océan Indien. Ce dossier statistique présente les chiffres clés de l’UR pour l’année universitaire 2025-2026 : effectifs étudiants, répartition par composante, campus, offre de formation et capacités de recherche.

    Résultat clé : L’Université de La Réunion accueille ~19 000 étudiants (75 % des étudiants de l’île), dispose de 5 UFR, propose plus de 200 formations du DAEU au doctorat, et compte 22 laboratoires de recherche. Deux campus principaux : Moufia (Saint-Denis) et Le Tampon.

    Chiffres clés de l’Université de La Réunion en un coup d’œil

    Le tableau ci-dessous regroupe les indicateurs essentiels de l’Université de La Réunion. Les effectifs (~19 000 étudiants) sont issus des données publiées par l’université elle-même et reprises par Wikipedia et les statistiques SIES/MESRI. Les chiffres précis pour l’année universitaire 2025-2026 seront actualisés lors de la publication du bilan institutionnel annuel.

    Université de La Réunion — Chiffres clés (données les plus récentes disponibles)
    Indicateur Valeur
    Étudiants inscrits ~19 000
    Part des étudiants de l’île ~75 %
    Étudiants étrangers ~986
    Nombre de formations >200
    UFR (unités de formation et recherche) 5
    Instituts (IUT, INSPÉ, IAE…) 6
    Laboratoires de recherche 22
    Fédérations de recherche 3
    Écoles doctorales 2
    Soutenances de thèses / an ~40
    Personnel (toutes catégories) ~1 500

    Sources : Université de La Réunion — Chiffres clés officiels ; Wikipedia — Université de La Réunion.

    Composantes et UFR : qui fait quoi

    L’Université de La Réunion est organisée en 5 UFR (Unités de Formation et de Recherche) et plusieurs instituts. Chaque composante dispose de ses propres formations et laboratoires de recherche associés.

    Composantes de l’Université de La Réunion
    Composante Sigle Campus principal Disciplines
    UFR Sciences et Technologies FST Moufia Mathématiques, Informatique, Physique, Chimie, SVT, Génie
    UFR Droit-Économie-Gestion DEG Moufia Droit, Sciences économiques, Gestion, AES
    UFR Lettres et Sciences Humaines LSH Moufia Lettres, Langues, Histoire, Géographie, Sociologie, Psychologie
    Département Santé (PASS-LAS) Moufia PASS, LAS (accès études médicales et paramédicales)
    UFR Staps STAPS Le Tampon Sciences du sport, éducation physique, entraînement
    IUT de La Réunion IUT Saint-Pierre BUT (informatique, GEA, TC, génie civil, chimie…)
    INSPÉ de La Réunion INSPÉ Saint-Denis / Le Tampon Formations aux métiers de l’enseignement (Master MEEF)
    IAE La Réunion IAE Moufia MBA, Master management, Master CCA, formations continues

    Cette organisation multi-composantes permet à l’UR de couvrir un spectre disciplinaire très large tout en maintenant une taille humaine sur chacun des sites. La coordination pédagogique entre le campus principal de Moufia et le campus du Tampon est assurée par une politique de site harmonisée.

    Les campus : Moufia, Le Tampon et Saint-Pierre

    Campus de Moufia (Saint-Denis)

    Le campus de Moufia est le campus principal de l’Université de La Réunion. Situé dans le nord de l’île, à Saint-Denis (chef-lieu de La Réunion), il regroupe les principales UFR (Sciences-Techno, DEG, LSH) ainsi que l’IAE, la bibliothèque universitaire centrale et la majorité des services administratifs. C’est là que se concentre l’essentiel de l’activité de recherche avec la plupart des 22 laboratoires.

    Campus du Tampon (campus Sud)

    Le campus du Tampon dessert la population étudiante du sud de l’île. Il accueille notamment les formations STAPS, une partie des formations LSH et des antennes de l’INSPÉ. Sa création a permis de rapprocher l’offre universitaire des lycéens du sud qui, autrement, auraient dû parcourir plus d’une heure pour rejoindre Moufia.

    IUT de Saint-Pierre

    L’IUT de La Réunion, implanté à Saint-Pierre, propose les formations de Bachelor Universitaire de Technologie (BUT). Il dessert notamment les bacheliers technologiques et professionnels souhaitant une voie plus professionnalisante et appliquée que la licence générale. Les spécialités couvertes incluent l’informatique, la gestion, le commerce, le génie civil et la chimie.

    Offre de formation : plus de 200 diplômes du DAEU au doctorat

    L’Université de La Réunion propose plus de 200 formations en formation initiale et en formation continue. Cette offre couvre tous les niveaux :

    • DAEU (Diplôme d’Accès aux Études Universitaires) : passerelle pour les adultes sans Bac
    • Licence (Bac+3) : dans toutes les grandes disciplines de l’université
    • BUT (Bachelor Universitaire de Technologie, Bac+3) : à l’IUT Saint-Pierre
    • Master (Bac+5) : en sciences, droit, économie, lettres, management, éducation, santé
    • Doctorat (Bac+8) : via les 2 écoles doctorales, ~40 thèses soutenues par an
    • Diplômes professionnels : DU, licences professionnelles, masters professionnels

    Cette diversité de l’offre est essentielle dans le contexte insulaire : plus la gamme de formations disponibles à La Réunion est large, moins les étudiants sont contraints de partir en métropole. Cela dit, certaines filières sélectives ou spécialisées (certaines écoles d’ingénieurs, médecine au-delà du PASS-LAS, grandes écoles) restent absentes de l’île, ce qui justifie les dispositifs de mobilité comme le Passeport Mobilité Études LADOM.

    Pour les étudiants de master devant rédiger un mémoire, Tesify propose un accompagnement à la rédaction adapté au contexte insulaire, fonctionnel même avec une connexion limitée.

    Recherche : 22 laboratoires et 2 écoles doctorales

    L’Université de La Réunion est également un acteur de la recherche scientifique, en particulier dans les domaines liés à son environnement naturel et géographique exceptionnel : volcanologie (le Piton de la Fournaise est l’un des volcans les plus actifs du monde), biodiversité tropicale, santé tropicale et maladies à vecteurs, études créoles et océan Indien.

    Capacité de recherche de l’Université de La Réunion
    Indicateur Valeur
    Laboratoires de recherche 22
    Fédérations de recherche 3
    Écoles doctorales 2
    Plateformes techniques remarquables 5
    Thèses soutenues par an (ordre de grandeur) ~40

    Les deux écoles doctorales de l’UR couvrent d’un côté les sciences exactes et naturelles, et de l’autre les sciences humaines, sociales et juridiques. Elles accueillent des doctorants venant aussi bien de la métropole que de l’ensemble de l’océan Indien (Madagascar, Comores, Maurice, Mayotte).

    Profil des étudiants à l’Université de La Réunion

    Le profil socio-économique des étudiants de l’UR reflète les caractéristiques structurelles de la population réunionnaise. La part de boursiers sur critères sociaux y est nettement plus élevée qu’en métropole : 63 % des étudiants réunionnais bénéficient d’une aide CROUS, contre 35,8 % en moyenne nationale (données 2024-2025). Cette spécificité a des implications concrètes sur l’organisation pédagogique : heures d’ouverture des bibliothèques, aide à la restauration, accompagnement social renforcé.

    Par ailleurs, l’UR accueille une proportion significative de primo-accédants à l’enseignement supérieur — étudiants dont aucun des deux parents n’a suivi d’études supérieures. Ce profil requiert un accompagnement à l’entrée dans l’université (méthodologie du travail universitaire, codes académiques) que l’université s’efforce de fournir via son dispositif DUEJ (Diplôme Universitaire d’Entrée dans la vie étudiante et professionnelle) et les services de la DOFIPE.

    L’UR est également la porte d’entrée pour les bacheliers qui souhaitent ensuite rejoindre la métropole : certains effectuent leur licence à La Réunion avant de partir en master. Notre dossier sur la mobilité étudiante outre-mer détaille les flux et les dispositifs d’aide au départ. Pour comprendre les résultats académiques qui précèdent l’entrée à l’UR, consultez notre article sur le taux de réussite au Bac dans l’académie de La Réunion.

    Après l’UR : insertion professionnelle et mobilité

    Les diplômés de l’Université de La Réunion s’insèrent dans un marché de l’emploi insulaire aux caractéristiques particulières. Le taux de chômage global à La Réunion reste structurellement plus élevé que la moyenne nationale (17 % en 2024 selon l’INSEE contre 7,4 % au niveau national), ce qui rend la question de l’insertion professionnelle particulièrement stratégique pour les étudiants.

    Notre analyse détaillée des débouchés par filière est disponible dans le dossier sur l’insertion professionnelle des diplômés de l’Université de La Réunion. La dimension géographique est centrale : un diplômé de master en informatique ou en management aura des perspectives très différentes selon qu’il cherche un emploi à La Réunion, dans les Comores ou en métropole.

    Pour les bacheliers en cours d’orientation, la démographie étudiante de La Réunion et le guide pratique de l’Université de La Réunion complètent utilement ce panorama.

    Questions fréquentes sur l’Université de La Réunion

    Combien d’étudiants sont inscrits à l’Université de La Réunion ?

    L’Université de La Réunion accueille environ 19 000 étudiants par an, soit les trois quarts des étudiants de l’île. Ce chiffre en fait la première institution d’enseignement supérieur du département de La Réunion et l’une des plus importantes universités des territoires ultramarins français.

    Combien de composantes compte l’Université de La Réunion ?

    L’Université de La Réunion est organisée en 5 UFR (Sciences-Techno, DEG, LSH, STAPS, Santé PASS-LAS) et 6 instituts : IUT Saint-Pierre, INSPÉ, IAE, et plusieurs composantes spécialisées. Le campus principal est à Moufia (Saint-Denis), avec un campus secondaire au Tampon et l’IUT à Saint-Pierre.

    Combien de formations propose l’Université de La Réunion ?

    L’Université de La Réunion propose plus de 200 formations en formation initiale et continue, du DAEU (niveau bac) jusqu’au doctorat, couvrant les grandes disciplines : sciences, droit, économie, lettres, langues, santé et sciences humaines.

    Où se situent les campus de l’Université de La Réunion ?

    L’Université de La Réunion dispose de deux campus principaux : le campus de Moufia à Saint-Denis (nord, campus principal) et le campus du Tampon (sud). L’IUT est implanté à Saint-Pierre. L’INSPÉ dispose de sites à Saint-Denis et au Tampon.

    Combien de laboratoires de recherche compte l’Université de La Réunion ?

    L’Université de La Réunion dispose de 22 laboratoires de recherche, 3 fédérations de recherche, 2 écoles doctorales d’excellence et 5 plateformes techniques remarquables. Environ 40 thèses sont soutenues chaque année, notamment en volcanologie, biodiversité tropicale, santé tropicale et études créoles.

  • Taux de réussite au Bac dans l’académie de La Réunion 2026 : chiffres, séries et comparaison nationale

    Taux de réussite au Bac dans l’académie de La Réunion 2026 : chiffres, séries et comparaison nationale

    À La Réunion, 89,9 % des candidats au baccalauréat 2025 ont décroché leur diplôme — soit un écart de 1,9 point par rapport à la moyenne nationale de 91,8 %. Ce chiffre, le plus récent disponible à la date de publication de cet article, constitue le dernier référentiel officiel de l’académie. Les résultats de la session 2026 seront publiés par le ministère de l’Éducation nationale le 7 juillet 2026 et cet article sera mis à jour dès leur parution. Ce dossier statistique décortique les résultats par série, retrace l’évolution récente, analyse les facteurs propres au contexte réunionnais et présente les perspectives pour les bacheliers de l’île.

    Résultat clé : Session 2025 — académie de La Réunion : 89,9 % de réussite globale (91,8 % au national). Sur 11 876 candidats présentés toutes séries, 10 672 ont été reçus. Le Bac général atteint 96,2 %, le Bac technologique 89,9 % et le Bac professionnel 81 %. Les résultats 2026 sont attendus le 7 juillet 2026.

    Chiffres clés — session 2025 (derniers résultats officiels publiés)

    Les résultats de la session 2025 ont été rendus publics début juillet 2025 par l’académie de La Réunion. Ils constituent, à ce jour, le dernier bilan complet disponible pour l’académie. Sur l’ensemble des séries, 11 876 candidats se sont présentés à l’examen. Parmi eux, 10 672 ont obtenu leur diplôme, soit un taux de réussite global de 89,9 %.

    Baccalauréat 2025 — Académie de La Réunion : tableau de synthèse
    Indicateur Valeur
    Candidats présentés (toutes séries) 11 876
    Candidats reçus 10 672
    Taux de réussite global — La Réunion 89,9 %
    Taux de réussite national (toutes séries, 2025) 91,8 %
    Écart académie / national − 1,9 point

    Sources : LINFO.re — Baccalauréat 2025 résultats La Réunion ; académie de La Réunion.

    Ces chiffres s’entendent hors candidats ajournés et hors mentions. Ils portent sur l’ensemble des candidats inscrits dans les établissements publics et privés sous contrat de l’académie, ainsi que les candidats individuels.

    Résultats par série : Général, Technologique, Professionnel

    Le taux de réussite varie fortement selon la voie empruntée. Cette disparité est structurelle et se retrouve dans toutes les académies françaises, mais elle prend une ampleur particulière à La Réunion du fait du poids relatif de chaque série dans la population candidate.

    Taux de réussite par série — Bac 2025, académie de La Réunion
    Série Taux (La Réunion 2025) Écart vs 2024
    Baccalauréat général 96,2 % n.d.
    Baccalauréat technologique 89,9 % n.d.
    Baccalauréat professionnel 81,0 % n.d.
    Toutes séries confondues 89,9 % − 0,3 pt vs 2024

    Le Bac général : 96,2 %, un résultat solide

    Le Bac général concentre les spécialités (mathématiques, sciences économiques, SES, histoire-géographie-géopolitique, LLCER, NSI, etc.). Depuis la réforme Blanquer de 2021, le contrôle continu représente 40 % de la note finale, ce qui stabilise mécaniquement les taux de réussite à la hausse. Le résultat de 96,2 % à La Réunion reste légèrement en retrait par rapport à certaines académies métropolitaines mais constitue une performance notable dans le contexte insulaire.

    Le Bac technologique : 89,9 %, en ligne avec la moyenne académique globale

    Les séries technologiques (STI2D, STMG, ST2S, STL, STHR, etc.) affichent 89,9 % à La Réunion. Ce taux, cohérent avec la tendance nationale pour ces filières, reflète l’engagement des lycées technologiques de l’île, dont plusieurs ont mis en place des dispositifs d’accompagnement renforcé en terminale.

    Le Bac professionnel : 81 %, un défi structurel

    Le Bac professionnel enregistre le taux le plus bas des trois voies, à 81 %. Ce résultat s’inscrit dans un contexte où la voie professionnelle scolarise une proportion importante d’élèves à La Réunion, souvent issus de milieux modestes et plus éloignés des codes académiques standards. L’écart avec le Bac général est de 15 points, ce qui illustre la fracture persistante entre les voies d’excellence et les voies d’insertion directe. Pour comprendre comment ces trajectoires évoluent après le diplôme, notre article sur l’insertion professionnelle des diplômés de l’Université de La Réunion apporte des éléments de réponse.

    Comparaison avec la moyenne nationale

    L’écart entre l’académie de La Réunion et la moyenne nationale s’établit à 1,9 point en 2025. Cet écart, qui peut sembler faible en valeur absolue, représente en réalité plusieurs centaines de candidats réunionnais qui n’obtiennent pas leur diplôme alors qu’ils l’auraient obtenu s’ils avaient eu un profil statistique similaire à la moyenne nationale.

    Comparaison La Réunion vs nationale — sessions 2024 et 2025
    Session Taux La Réunion Taux national Écart
    2024 90,2 % 91,8 % − 1,6 pt
    2025 89,9 % 91,8 % − 1,9 pt

    La légère dégradation entre 2024 (90,2 %) et 2025 (89,9 %) reste dans l’intervalle de variation normale observable d’une session à l’autre. Elle ne constitue pas en soi un signal de tendance baissière mais appelle à surveiller l’évolution sur les sessions 2026 et suivantes.

    À titre de comparaison, les académies de métropole dont les taux sont les plus proches de La Réunion se situent dans des zones urbaines denses marquées par une forte proportion de lycéens issus de l’éducation prioritaire. L’académie de La Réunion partage avec ces académies des caractéristiques socio-économiques similaires, mais avec la contrainte supplémentaire de l’insularité et de l’éloignement.

    Évolution récente : 2024 et 2025

    Les deux dernières sessions confirment que l’académie de La Réunion se maintient autour de 90 % de réussite, ce qui traduit une stabilisation à haut niveau après les perturbations liées à la période Covid (2020–2021, sessions avec contrôle continu exclusif ou majoritaire qui avaient mécaniquement gonflé les taux).

    La consolidation autour de 90 % reflète l’effet de la réforme du Bac post-2021 qui a redistribué le poids des épreuves en faveur du contrôle continu. Ce dispositif bénéficie aux élèves les plus réguliers dans leur travail et peut avantager les académies où le suivi personnalisé est le plus fort — ce que les équipes pédagogiques réunionnaises ont progressivement mis en place.

    Pour suivre l’évolution en temps réel lors de la publication des résultats 2026, le portail officiel de l’académie de La Réunion — tableaux statistiques est la source de référence.

    Facteurs explicatifs de l’écart réunionnais

    Comprendre l’écart entre La Réunion et la moyenne nationale nécessite de dépasser la simple lecture des chiffres pour intégrer le contexte socio-économique et éducatif propre à l’île.

    1. La structure des séries : une proportion plus forte de Bac professionnel

    À La Réunion, la filière professionnelle scolarise une part plus importante de la population lycéenne qu’en métropole. Or le Bac professionnel affiche structurellement un taux de réussite inférieur de 10 à 15 points aux deux autres voies. Cette composition explique à elle seule une fraction significative de l’écart global.

    2. Le profil socio-économique des familles

    La Réunion est l’une des académies françaises où la part de boursiers est la plus élevée. Selon les données les plus récentes, 63 % des étudiants réunionnais bénéficient d’une bourse sur critères sociaux, contre 35,8 % en moyenne nationale. Ce profil socio-économique est statistiquement corrélé, à l’échelle nationale, avec des taux de réussite aux examens légèrement plus faibles. Pour une analyse complète de ce profil, voir notre article démographie étudiante de La Réunion 2026.

    3. La dimension linguistique

    Le créole réunionnais est la langue vernaculaire de l’île. Dans de nombreux foyers, la langue du quotidien n’est pas le français standard qui reste la langue exclusive des épreuves écrites. Cette réalité diglossique peut peser sur les performances aux épreuves de composition, même si les équipes pédagogiques s’adaptent depuis de nombreuses années pour tenir compte de ce contexte.

    4. L’équipement numérique et la connectivité

    La qualité de connexion internet dans les foyers réunionnais, en particulier dans les zones rurales et les hauts de l’île, reste en retrait par rapport à la moyenne métropolitaine. À l’heure où les devoirs maison et les révisions s’appuient de plus en plus sur des ressources numériques, cette inégalité d’accès peut constituer un facteur de fragilisation pour certains lycéens.

    5. Les politiques d’accompagnement de l’académie

    En réponse à ces défis, l’académie de La Réunion déploie des dispositifs spécifiques : dédoublement de classes en REP+, accompagnement personnalisé renforcé, programme Devoirs Faits, dispositifs Passe-Partout, et partenariats avec les collectivités territoriales. Ces actions contribuent à maintenir le taux de réussite autour de 90 % malgré des conditions de départ plus difficiles que dans d’autres académies.

    Session 2026 : calendrier et attentes

    Note de mise à jour : à la date de rédaction de cet article (juin 2026), les résultats officiels de la session 2026 n’ont pas encore été publiés. Le calendrier officiel prévoit la publication des résultats du Bac général le 7 juillet 2026. Les résultats du Bac technologique et du Bac professionnel sont habituellement disponibles dans un délai similaire, parfois à quelques heures de décalage.

    Les résultats seront consultables :

    • Sur le portail Scolarité services du ministère de l’Éducation nationale
    • Sur le site de l’académie de La Réunion
    • Sur les sites spécialisés comme LINFO.re qui agrègent les résultats par établissement

    Les données 2025 (89,9 % de réussite globale) présentées dans cet article constituent le référentiel le plus récent et fiable jusqu’à la publication des résultats 2026. Cet article sera mis à jour dès que les chiffres officiels seront disponibles.

    Après le Bac à La Réunion : les prochaines étapes

    L’obtention du Bac ouvre la voie à plusieurs trajectoires. Les bacheliers réunionnais ont le choix entre poursuivre leurs études à La Réunion ou partir en métropole.

    Rester à La Réunion : l’Université de La Réunion et ses 200 formations

    L’Université de La Réunion accueille environ 19 000 étudiants et propose plus de 200 formations, du DAEU au doctorat. Elle constitue la première destination des bacheliers de l’île et couvre la grande majorité des disciplines universitaires (droit, économie, lettres, sciences, santé, ingénierie). Les campus sont répartis entre Saint-Denis (Moufia), Le Tampon (campus Sud) et Saint-Pierre (IUT).

    Partir en métropole : le Passeport Mobilité Études de LADOM

    Pour les formations saturées ou non disponibles à La Réunion, le Passeport Mobilité Études (PME) de LADOM prend en charge à 100 % le billet aller-retour annuel entre La Réunion et la métropole. En 2025, plus de 10 000 jeunes ultramarins ont bénéficié de ce dispositif. La mobilité étudiante outre-mer représente un phénomène structurant pour l’île, avec des milliers de bacheliers réunionnais qui s’installent chaque année dans les grandes villes universitaires de France.

    Financement des études : aides disponibles

    Quelle que soit la voie choisie, les bacheliers réunionnais ont accès à de multiples aides financières : bourses CROUS sur critères sociaux, aide au mérite, aides de la Région Réunion, et dispositifs LADOM pour les mobiles. Notre guide bourses et aides financières étudiants à La Réunion 2026 recense l’ensemble des dispositifs disponibles.

    Si votre parcours vous conduit à rédiger un mémoire ou un rapport d’études, Tesify accompagne les étudiants ultramarins dans la structuration et la rédaction de leurs travaux académiques, y compris depuis La Réunion avec une connexion instable.

    Questions fréquentes sur le taux de réussite au Bac à La Réunion

    Quel est le taux de réussite au Bac 2025 à La Réunion ?

    En 2025, le taux de réussite global au Bac dans l’académie de La Réunion est de 89,9 %, avec 10 672 admis sur 11 876 candidats présentés toutes séries confondues. La moyenne nationale s’établit à 91,8 %, soit un écart de 1,9 point en défaveur de l’académie réunionnaise.

    Quand sont publiés les résultats du Bac 2026 à La Réunion ?

    Les résultats du Bac général 2026 sont attendus le 7 juillet 2026 selon le calendrier officiel du ministère de l’Éducation nationale. Les résultats Bac technologique et Bac professionnel paraissent généralement dans les 24 à 48 heures suivantes. Cet article sera mis à jour dès publication.

    Quelle série affiche le meilleur taux de réussite au Bac à La Réunion ?

    En 2025, le Bac général enregistre le taux le plus élevé à 96,2 %, devant le Bac technologique (89,9 %) et le Bac professionnel (81 %). L’écart entre le Bac général et le Bac professionnel est de 15,2 points.

    Pourquoi le taux de réussite au Bac est-il légèrement inférieur à La Réunion par rapport à la nationale ?

    L’écart de 1,9 point s’explique principalement par la part plus élevée du Bac professionnel parmi les candidats réunionnais, le profil socio-économique des familles (63 % de boursiers contre 35,8 % en moyenne nationale) et des facteurs linguistiques liés à l’usage du créole réunionnais dans les foyers. Ces éléments sont structurels et se retrouvent dans les académies d’outre-mer de manière générale.

    Combien d’élèves passent le Bac chaque année à La Réunion ?

    Lors de la session 2025, 11 876 candidats étaient présentés au Baccalauréat dans l’académie de La Réunion toutes séries confondues, dont une part significative en Bac professionnel. Ce chiffre représente l’ensemble des candidats inscrits dans les établissements publics, privés sous contrat et candidates/candidats individuels de l’île.