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  • 765 895 ou 342 554 étudiants en master ? Ce que les chiffres officiels comptent vraiment (2026)

    765 895 ou 342 554 étudiants en master ? Ce que les chiffres officiels comptent vraiment (2026)

    Combien d’étudiants préparent un master en France ? La question paraît simple, la base de données officielle est ouverte, et pourtant deux réponses également défendables en sortent.

    765 895 si vous comptez les inscrits en cursus master. 342 554 si vous comptez les inscrits en diplôme de master. Un facteur de plus de deux, sur la même base, la même année, sans la moindre erreur de manipulation.

    Et ce n’est pas le plus troublant : selon le filtre retenu, la première discipline change. C’est la Santé dans un cas, les Lettres et sciences humaines dans l’autre. Voici les chiffres de la rentrée 2024, d’où vient l’écart, et ce que cet écart apprend à quiconque doit citer une statistique publique dans un mémoire.

    La source et son périmètre

    Les chiffres proviennent du système d’information SISE, publié en données ouvertes par le ministère de l’enseignement supérieur. Le jeu de données recense les effectifs d’étudiants inscrits dans les établissements publics sous tutelle du ministère, ventilés par établissement, cursus, diplôme, discipline, sexe et origine géographique.

    Un périmètre à retenir avant de citer quoi que ce soit : cette base n’inclut pas l’enseignement privé, les écoles de commerce, ni les établissements relevant d’autres ministères — enseignement agricole, formations paramédicales, écoles d’art relevant de la Culture. Toute phrase du type « en France, X étudiants… » construite sur cette base est donc, en toute rigueur, une phrase sur le supérieur public sous tutelle du ministère.

    Toutes formations confondues, cette base comptait 1 940 430 inscrits à la rentrée 2024, en hausse par rapport aux 1 900 016 de 2023.

    Entonnoir muni de plusieurs filtres réduisant progressivement un flux de données
    Aucun de ces deux chiffres n’est faux. Ils ne répondent simplement pas à la même question.

    Pourquoi 765 895 n’est pas 342 554

    Le second cycle, appelé « cursus M » dans la nomenclature, est défini par un niveau d’études, pas par un diplôme. Y sont donc rangés tous les étudiants qui se situent après la licence, quel que soit le diplôme qu’ils préparent.

    La décomposition de ces 765 895 inscrits est éloquente :

    • 342 554 préparent un diplôme de master ;
    • 175 538 sont en formations de santé — les années avancées de médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique ;
    • 101 248 relèvent d’autres formations ;
    • 99 078 sont en formations d’ingénieurs ;
    • 19 522 sont en instituts d’études politiques ;
    • le solde se répartit entre diplômes inter-universitaires, préparations aux concours de l’enseignement, diplômes d’ENS et divers diplômes conférant le grade de master.

    Un étudiant de cinquième année de médecine est donc, statistiquement, un étudiant « en cursus master ». Il ne prépare pourtant pas un master et n’écrira pas de mémoire de master. Le mot est le même, la réalité ne l’est pas.

    La première discipline dépend du filtre

    C’est ici que l’écart cesse d’être une curiosité comptable pour devenir un problème d’interprétation.

    En cursus master, la hiérarchie des grandes disciplines à la rentrée 2024 est la suivante :

    • Santé — 217 776 (28,4 %)
    • Sciences et sciences de l’ingénieur — 203 905 (26,6 %)
    • Droit, sciences économiques, AES — 170 615 (22,3 %)
    • Lettres, langues et sciences humaines — 164 594 (21,5 %)
    • STAPS — 6 899 (0,9 %)

    En diplôme de master, la même base, la même année, donne un classement méconnaissable :

    • Lettres, langues et sciences humaines — 139 751 (40,8 %)
    • Droit, sciences économiques, AES — 113 161 (33,0 %)
    • Sciences et sciences de l’ingénieur — 83 341 (24,3 %)
    • STAPS — 6 155 (1,8 %)
    • Théologie — 146

    La Santé, première discipline dans la première lecture, disparaît entièrement de la seconde : dans cette base, aucun effectif ne combine la grande discipline « Santé » et le diplôme « master ». Les 217 776 étudiants de santé du cursus M sont classés en formations de santé, et les masters à contenu sanitaire — santé publique, ingénierie de la santé — sont rattachés à d’autres grandes disciplines.

    Résultat : selon le filtre, on peut écrire en toute bonne foi que la première discipline du second cycle français est la santé, ou que c’est les lettres et sciences humaines. Les deux phrases sont exactes. Une seule répond à la question que la plupart des lecteurs croient poser.

    Un total décomposé en cinq parts inégales, la plus grande mise en évidence
    Décomposer un total est le contrôle le plus rentable qu’on puisse faire sur une statistique publique.

    Ce que dit vraiment la population des masterants

    Si l’on s’en tient au diplôme de master — la population qui, elle, rédigera bien un mémoire —, un fait domine : près de trois masterants sur quatre relèvent des sciences humaines, du droit ou de l’économie. Les deux blocs cumulent 252 912 inscrits, soit 73,8 % du total, contre 24,3 % pour l’ensemble sciences et ingénierie.

    C’est une donnée structurante pour comprendre les difficultés méthodologiques les plus répandues. La majorité des mémoires de master français sont écrits par des étudiants dont la formation initiale comporte peu de statistiques, alors même que leurs disciplines — psychologie, sciences de l’éducation, sciences de gestion, sociologie — recourent massivement aux enquêtes par questionnaire et aux tests d’hypothèses.

    L’effectif de master est par ailleurs remarquablement stable : 352 321 en 2019, 333 241 en 2023, 342 554 en 2024. Les variations d’une rentrée à l’autre sont de l’ordre de quelques pour cent, ce qui invite à la prudence face à tout commentaire dramatisant sur une seule année.

    Comment vérifier un compteur avant de le citer

    La leçon de méthode est le vrai enseignement de ces chiffres, et elle vaut pour n’importe quelle interface de données publiques. Trois contrôles, dans cet ordre.

    1. Le test du filtre. Ajoutez une condition et vérifiez que le nombre baisse. Ici, restreindre aux femmes fait passer les 765 895 inscrits du cursus M à 445 370 : le paramètre est bien pris en compte. Un compteur qui renvoie le même total quel que soit le filtre ignore silencieusement vos paramètres, et le chiffre que vous en tirez ne veut rien dire.
    2. Le test de la valeur inexistante. Interrogez une modalité qui n’existe pas. Une rentrée « 1899 » ou un diplôme mal orthographié doivent renvoyer un ensemble vide. S’ils renvoient un nombre, l’interface fait de l’approximation et ne compte pas ce que vous croyez.
    3. Le test de la somme. Décomposez le total et vérifiez que les parties le reconstituent exactement. C’est ce contrôle qui révèle ici que « cursus master » recouvre quatorze catégories de diplômes, dont une seule s’appelle master.

    Ces trois tests prennent cinq minutes et évitent l’erreur la plus coûteuse d’un mémoire sur données secondaires : citer un chiffre juste en réponse à une autre question que la sienne. Le cas de theses.fr, dont le moteur ne compte pas ce qu’il semble compter, illustre la même famille de pièges sur un moteur de recherche textuel.

    Citer ces chiffres proprement

    Une référence exploitable comporte cinq éléments : le producteur, le nom du jeu de données, l’année de rentrée, la date de consultation, et le filtre exact appliqué. Le dernier est le plus souvent omis et le plus important : sans lui, votre chiffre n’est pas reproductible, et un lecteur qui interroge la même base autrement obtiendra un autre nombre, tout aussi correct.

    Modèle de phrase : « À la rentrée 2024, 342 554 étudiants étaient inscrits en diplôme de master dans les établissements publics sous tutelle du ministère de l’enseignement supérieur, dont 40,8 % en lettres, langues et sciences humaines (SISE, effectifs d’étudiants inscrits, filtre diplôme = master, consulté en 2026). »

    Pour interroger ce type de base sans écrire une ligne de code, notre guide sur l’interrogation d’une API de données ouvertes par URL détaille la manipulation, et le tableau d’orientation des sources publiques aide à choisir le bon producteur selon la question posée. Sur les admissions plutôt que les inscriptions, voyez les chiffres officiels de la plateforme Mon Master.

    Et pour votre propre mémoire

    Si vous exploitez ces données comme source secondaire, la rigueur exigée est exactement celle décrite ci-dessus : périmètre explicite, filtre documenté, prudence sur les évolutions annuelles. Et si vous produisez vos propres données, la même exigence s’applique en amont — savoir ce que vous comptez avant de compter, ce qui est précisément l’objet d’un plan d’analyse écrit avant la collecte.

    Tesify vous accompagne sur la rédaction qui entoure ces chiffres : présenter une source secondaire avec son périmètre, justifier vos choix de filtrage, et intégrer des statistiques officielles dans une argumentation sans les surinterpréter.

    Rédiger votre mémoire sur données publiques avec Tesify

    Questions fréquentes

    Combien d’étudiants sont inscrits en master en France ?

    À la rentrée 2024, 765 895 étudiants relèvent du cursus master dans les établissements publics sous tutelle du ministère de l’enseignement supérieur, mais 342 554 seulement préparent un diplôme de master. Le premier chiffre inclut les années avancées d’études de santé, les écoles d’ingénieurs internes aux universités et les instituts d’études politiques, comptés par leur niveau et non par leur diplôme.

    Quelle est la première discipline en master ?

    Cela dépend entièrement du filtre. En cursus master, c’est la Santé, avec 217 776 inscrits soit 28,4 %. En diplôme de master, la Santé n’apparaît plus et la première discipline devient Lettres, langues et sciences humaines, avec 139 751 inscrits soit 40,8 %. Précisez toujours lequel des deux périmètres vous citez.

    Ces chiffres couvrent-ils tous les établissements ?

    Non. La base couvre le public sous tutelle du ministère de l’enseignement supérieur. Sont exclus l’enseignement privé, les écoles de commerce et les établissements relevant d’autres ministères. Une phrase commençant par « en France » sur la seule foi de cette base est donc trop large : écrivez « dans le supérieur public sous tutelle du ministère ».

    Les effectifs de master augmentent-ils ?

    Ils sont stables. On compte 352 321 inscrits en diplôme de master à la rentrée 2019, 333 241 en 2023 et 342 554 en 2024. Les écarts d’une année sur l’autre restent de quelques pour cent, sans tendance marquée sur la période. Méfiez-vous des commentaires bâtis sur la comparaison de deux rentrées consécutives.

    Puis-je utiliser ces données comme corpus pour mon mémoire ?

    Oui, et c’est un excellent terrain quand la question porte sur la structure de l’enseignement supérieur : la base est très finement ventilée, par établissement, par discipline, par sexe et par origine géographique, sur plusieurs rentrées. Vérifiez simplement que la variable qui vous intéresse est renseignée sur toute la période visée avant d’arrêter votre sujet — une couverture partielle découverte tardivement est le principal risque d’un mémoire sur données secondaires.

  • Mon Master en chiffres : 2,6 millions de candidatures, 258 289 candidats, 144 885 acceptations — ce que les données officielles disent vraiment (2026)

    Mon Master en chiffres : 2,6 millions de candidatures, 258 289 candidats, 144 885 acceptations — ce que les données officielles disent vraiment (2026)

    Chaque printemps, les mêmes gros titres : « des millions de candidatures sur Mon Master », « la plateforme saturée ». Et chaque printemps, la même confusion entre trois nombres qui ne mesurent pas la même chose. Le ministère de l’Enseignement supérieur publie pourtant un jeu de données officiel — fr-esr-mon_master, sur son portail open data — qui permet de savoir exactement de quoi on parle. Nous l’avons interrogé (données des campagnes 2024 et 2025, dernière mise à jour du jeu : 4 décembre 2025). Voici les chiffres, leurs évolutions, et les pièges de lecture.

    Les chiffres officiels, session par session

    Session 2024 Session 2025
    Candidats (ayant confirmé au moins une candidature) 234 513 258 289
    Formations proposées 8 090 8 167
    Candidatures en phase principale 2 266 706 2 643 131
    Candidatures en phase complémentaire 163 751 185 361
    Acceptations d’une proposition sur la plateforme 139 563 144 885

    Les quatre premières lignes sont les totaux annoncés par la documentation officielle du jeu de données ; la dernière est la somme des acceptations enregistrées formation par formation dans le fichier — notre calcul, dont le total se recoupe avec les données publiées ligne à ligne.

    Entonnoir entre les millions de candidatures Mon Master et les acceptations finales
    2,6 millions de candidatures, 258 289 candidats, 144 885 acceptations : trois étages d’un même entonnoir.

    La confusion n° 1 : candidatures ≠ candidats

    2 643 131 candidatures en phase principale 2025, ce n’est pas 2,6 millions d’étudiants : c’est 258 289 candidats qui ont déposé en moyenne une dizaine de candidatures chacun (10,2 en 2025, contre 9,7 en 2024 — notre calcul à partir des totaux officiels). Le chiffre spectaculaire mesure d’abord le fonctionnement de la plateforme — candidater à plusieurs formations est la norme — pas une « demande » multipliée. Toute phrase du type « 2,6 millions d’étudiants veulent un master » est fausse d’un facteur dix.

    La confusion n° 2 : acceptation sur la plateforme ≠ inscription en master

    144 885 acceptations en 2025 ne signifie pas que seuls 144 885 candidats ont poursuivi en master. Le jeu de données décrit ce qui se passe sur la plateforme : des candidats acceptent une proposition puis s’inscrivent ailleurs, d’autres entrent en master par des voies hors plateforme, d’autres encore renoncent après acceptation. À l’inverse, un candidat sans proposition en phase principale a pu aboutir en phase complémentaire — 185 361 candidatures y ont été déposées en 2025, en hausse de 13 % sur 2024. La donnée mesure le processus d’admission, pas les effectifs de rentrée : pour les effectifs, c’est une autre source (les inscriptions universitaires) qu’il faut citer.

    La confusion n° 3 : la moyenne nationale ≠ votre mention

    En rapportant les acceptations aux candidats, on obtient un ordre de grandeur national — mais le jeu de données montre surtout d’énormes écarts entre formations : il détaille, pour chacune des 8 167 formations, le nombre de candidats, de classés, de propositions et d’acceptations, le rang du dernier appelé, la part de candidats venant de licence générale ou professionnelle. Deux mentions du même nom dans deux universités peuvent vivre deux réalités sans rapport. Si vous préparez une candidature, la seule lecture utile est celle de vos formations cibles, ligne à ligne.

    Étudiant comparant les données de deux sessions de candidature en master
    La moyenne nationale rassure ou effraie ; la ligne de votre formation informe.

    Comment lire une ligne du fichier

    Chaque ligne du jeu de données décrit une formation pour une session, à travers une chaîne de variables qui raconte l’entonnoir complet. D’abord l’identité : établissement, académie, région, mention, parcours, discipline, alternance ou non. Puis la demande : nombre de candidats en phase principale et complémentaire, avec leur origine — licence générale, licence professionnelle, BUT, déjà titulaires d’un master, non-inscrits dans le supérieur l’année précédente — et la part de femmes à chaque étape. Puis la décision : candidats classés, propositions envoyées, rang du dernier appelé par phase. Enfin l’issue : acceptations, ventilées selon les mêmes origines.

    Cette granularité permet des questions fines que les gros titres écrasent : dans telle mention, les diplômés de licence professionnelle sont-ils classés à proportion de leur présence parmi les candidats ? Le rang du dernier appelé s’est-il allongé entre 2024 et 2025 — signe de désistements en chaîne ? La part de femmes se déforme-t-elle entre candidature et acceptation ? Chacune de ces questions se traite en quelques filtres, sans une ligne de code.

    Ce que les évolutions 2024 → 2025 disent

    D’une session à l’autre : +23 776 candidats (+10 %), +77 formations, +376 425 candidatures en phase principale (+17 %), +5 322 acceptations (+4 %). La demande croît plus vite que l’offre et que les admissions — chaque candidat dépose davantage de vœux, et la sélectivité apparente augmente mécaniquement. Pour un candidat 2026, la conséquence pratique n’est pas « c’est perdu », mais « la stratégie de liste compte » : diversifier réellement les formations visées, et anticiper la phase complémentaire comme une phase à part entière plutôt qu’une session de rattrapage — son fonctionnement est détaillé dans le fonctionnement de Mon Master et ses alternatives, son calendrier dans le calendrier Mon Master 2026-2027, et les recours après refus dans les recours en phase complémentaire.

    Utiliser ce jeu de données dans un mémoire ou un dossier

    Le fichier est ouvert, documenté et interrogeable en ligne : 16 257 lignes (une par formation et par session), des dizaines de variables, téléchargeables ou requêtables par l’API du portail — la méthode pour compter sans programmer est dans l’interrogation d’un jeu de données par l’URL. Trois usages solides : documenter la sélectivité d’un champ disciplinaire (les variables détaillent candidats et acceptations par discipline), étudier les écarts territoriaux (académie et région figurent dans le fichier), suivre une mention dans le temps entre 2024 et 2025. Et une règle transversale : datez votre extraction et distinguez chiffre publié et calcul personnel — le réflexe de tout travail sur source vivante, détaillé dans le tableau d’orientation des sources publiques.

    Ouvrez votre mémoire dans Tesify si ces données deviennent votre matériau : le cadrage chiffré en introduction, vos calculs en méthode — et chaque phrase reste la vôtre.

    Questions fréquentes

    Où se trouve le jeu de données exactement ?

    Sur le portail open data du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (data.enseignementsup-recherche.gouv.fr), sous l’identifiant fr-esr-mon_master : « MonMaster 2024 & 2025 — vœux de poursuite d’études et de réorientation en master et réponses des établissements ». Il est téléchargeable et interrogeable sans compte.

    Les chiffres de la session 2026 sont-ils disponibles ?

    Pas encore dans ce jeu de données à la date où nous écrivons (12 août 2026) : il couvre les campagnes 2024 et 2025, avec une dernière mise à jour le 4 décembre 2025. Les données 2026 y seront vraisemblablement ajoutées après la clôture complète de la campagne — vérifiez la date de mise à jour du jeu avant de citer.

    Combien de vœux par candidat en moyenne ?

    En rapportant les candidatures de phase principale aux candidats : environ 10,2 en 2025 et 9,7 en 2024 (nos calculs à partir des totaux officiels). La hausse du volume de candidatures tient donc autant au comportement de candidature qu’au nombre de candidats.

    Peut-on connaître le « taux d’admission » d’une formation précise ?

    Le fichier donne, par formation : candidats, classés, propositions, acceptations et rang du dernier appelé. Vous pouvez en tirer des ratios — en gardant à l’esprit qu’une acceptation sur la plateforme n’est pas une inscription, et que le rang du dernier appelé dépend des désistements. Citez la variable exacte que vous utilisez.

    Ces données disent-elles quelles formations sont « les meilleures » ?

    Non. La sélectivité mesure la rareté des places rapportée à la demande, pas la qualité pédagogique ni l’insertion professionnelle. Pour l’insertion, le ministère publie d’autres jeux (enquêtes d’insertion des diplômés de master) — ne faites pas dire à un fichier d’admission ce qu’il ne mesure pas.

    Lisez la ligne de vos formations, datez vos chiffres, distinguez les trois étages de l’entonnoir — et si ce fichier devient votre terrain de mémoire, rédigez-le avec Tesify, avec vos propres mots.

  • 181 130 étudiants en formation de santé (2026) : les chiffres DREES, et le taux d’interruption que votre mémoire peut interroger

    181 130 étudiants en formation de santé (2026) : les chiffres DREES, et le taux d’interruption que votre mémoire peut interroger

    Si votre mémoire, votre TFE ou votre écrit professionnel touche de près ou de loin aux formations de santé — attractivité des études infirmières, abandons en cours de cursus, démographie des professions — il existe une source officielle que trop peu d’étudiants citent : l’enquête Écoles de la DREES, le service statistique du ministère de la Santé. Sa livraison publiée le 31 octobre 2025, portant sur l’année 2024, donne des chiffres précis, datés et citables. Les voici, avec ce qu’ils permettent de dire — et les trois précautions qui séparent une citation solide d’un chiffre en l’air.

    Les chiffres 2024, tels que publiés

    D’après « Les formations aux professions de santé non médicales et à la profession de sage-femme en 2024 » (DREES, 31 octobre 2025) :

    • 181 130 élèves ou étudiants inscrits, dont 83 % de femmes, répartis dans 1 425 formations ;
    • 103 100 préparent un diplôme d’infirmier et 31 900 un diplôme d’aide-soignant — les deux filières concentrent à elles seules les trois quarts des effectifs couverts ;
    • 93 300 inscrits en première année, soit 2 % de plus qu’en 2023 ;
    • 67 800 diplômés dans l’année, et 92 % de réussite parmi les candidats présentés ;
    • un taux d’interruption de formation de 13,5 % en soins infirmiers, et de 13,2 % chez les aides-soignants.
    Étudiants en formation de santé dans un institut de formation
    Plus de 181 000 inscrits — et une filière infirmière qui pèse plus de la moitié du total.

    Le chiffre qui porte un mémoire : 13,5 % d’interruptions

    Le nombre le plus intéressant de la série n’est pas le plus gros. Un taux d’interruption de 13,5 % en formation infirmière signifie qu’environ un étudiant sur sept ne va pas au bout de son cursus sans le valider — un phénomène massif, documenté nationalement, et pourtant sous-étudié à l’échelle locale. C’est une matière première idéale pour un mémoire : les causes d’interruption dans votre institut, le vécu des étudiants qui suspendent, le rôle des stages dans la décision, les dispositifs d’accompagnement qui retiennent — autant de questions locales que le chiffre national permet de cadrer et de justifier dès l’introduction.

    Attention au vocabulaire, cependant : une interruption n’est pas un échec. La catégorie recouvre des abandons, des réorientations, des suspensions pour raisons de santé ou de vie — votre écrit doit garder la distinction, exactement comme la source la garde. Et le pendant positif mérite d’être cité avec la même rigueur : 92 % des candidats présentés obtiennent leur diplôme. « Présentés » n’est pas « inscrits en première année trois ans plus tôt » : les deux dénominateurs racontent deux histoires différentes, et les confondre fabrique un taux de réussite trompeur.

    Courbe d'inscriptions en hausse et fuite symbolisant les interruptions de formation
    Des entrées en hausse, des sorties en cours de route : deux flux à ne jamais additionner.

    Les trois précautions avant de citer

    1. Le périmètre. L’enquête Écoles couvre les formations aux professions de santé non médicales et de sage-femme — infirmiers, aides-soignants, kinésithérapeutes, manipulateurs, etc. Elle ne compte ni les études de médecine, de pharmacie ou d’odontologie, ni les formations universitaires hors de son champ. « 181 130 étudiants en santé » sans cette précision est une phrase fausse.

    2. Le millésime et la date de publication. Les chiffres décrivent l’année 2024 et ont été publiés le 31 octobre 2025. Citez les deux dates : « selon la DREES (données 2024, publiées en octobre 2025)… ». Un chiffre sans millésime n’est pas vérifiable, et ces séries sont mises à jour chaque année — celui qui relira votre mémoire en 2027 doit pouvoir retrouver votre version.

    3. La nature de la source. C’est une enquête administrative auprès des établissements de formation, pas un sondage : les effectifs sont des comptages. En revanche, les catégories (qu’est-ce qu’une « interruption » ? qui est « présenté » au diplôme ?) sont définies par l’enquête — reprenez les définitions de la publication plutôt que d’y substituer les vôtres.

    Trois sujets de mémoire prêts à cadrer avec ces chiffres

    « Comprendre les interruptions en première année dans mon IFSI. » Le cadrage : 13,5 % au national, votre taux local en regard. Le terrain : entretiens avec des étudiants ayant suspendu ou envisagé de suspendre, et avec les formateurs référents de suivi. La valeur ajoutée : le national mesure, votre mémoire explique — moments de bascule, rôle du premier stage, poids des conditions matérielles.

    « L’attractivité retrouvée des études d’aide-soignant : réalité locale ? » Le cadrage : 93 300 entrants en première année toutes filières, en hausse de 2 %. Le terrain : la série des candidatures et des rentrées de votre institut sur cinq ans, croisée avec les entretiens des nouveaux entrants sur leurs motivations. Le résultat : confronter la tendance nationale à une trajectoire locale, en expliquant les écarts.

    « Que deviennent les 8 % ? » Le cadrage : 92 % des présentés réussissent leur diplôme — donc 8 % échouent au moment décisif, après avoir tenu tout le cursus. Le terrain : le parcours des candidats ajournés, leur accompagnement vers la session suivante, les facteurs de l’échec terminal — un angle presque jamais traité, que le chiffre national rend immédiatement légitime.

    Dans les trois cas, la mécanique est la même : le chiffre officiel justifie le sujet en deux phrases d’introduction, et libère votre terrain pour ce qu’il sait faire — comprendre.

    Ce que ces chiffres permettent (et ne permettent pas) de dire

    Ils permettent de cadrer une introduction (« la formation infirmière accueille plus de 100 000 étudiants… »), de justifier un sujet (l’interruption concerne un étudiant sur sept), de comparer votre terrain à la référence nationale (votre promotion perd-elle plus ou moins que 13,5 % ?), et de documenter la féminisation des filières (83 %). Ils ne permettent pas d’expliquer : le taux d’interruption national ne dit rien des causes, et rien de votre institut en particulier. C’est exactement la ligne de partage d’un bon mémoire — le chiffre national cadre, votre terrain explique.

    Pour transformer ce cadrage en travail complet : la structure du travail de fin d’études est dans le guide du mémoire infirmier, la méthode d’enquête locale dans le guide de l’entretien semi-directif, et si votre question devient « quelle source publique pour quelle question », le tableau d’orientation fait le tri. Les autres jeux ouverts du champ santé — ceux de l’Assurance Maladie — sont détaillés dans les données de santé ouvertes.

    Ouvrez votre mémoire dans Tesify : posez le cadrage chiffré en introduction, votre terrain en méthode, et gardez la distinction cadrer/expliquer jusqu’à la discussion — chaque phrase reste la vôtre.

    Questions fréquentes

    Où trouver la publication exacte ?

    Sur le site de la DREES, rubrique jeux de données : « Les formations aux professions de santé non médicales et à la profession de sage-femme en 2024 », publiée le 31 octobre 2025, adossée à l’enquête Écoles. Les données détaillées sont téléchargeables — par formation, par région, par année.

    Puis-je comparer plusieurs années ?

    Oui — l’enquête est annuelle et la DREES publie les séries. C’est même l’un des meilleurs usages en mémoire : suivre l’évolution des entrées en première année ou des interruptions sur cinq ans dit plus qu’une photographie isolée. Datez chaque millésime cité.

    Le chiffre des interruptions vaut-il pour mon IFSI ?

    Non — c’est une moyenne nationale. Votre institut peut se situer bien au-dessus ou en dessous, et c’est précisément l’écart qui fait un sujet de mémoire. Demandez les chiffres locaux à votre direction, et comparez-les à la référence nationale en citant les deux.

    Ces données couvrent-elles les IPA et les spécialités ?

    L’enquête Écoles couvre les formations aux professions non médicales dans son périmètre — vérifiez dans la documentation de la publication quelles formations exactes sont incluses pour l’année citée avant d’étendre une affirmation à une filière précise. La règle vaut pour toute source : lisez la documentation avant le fichier.

    Puis-je recalculer mes propres pourcentages à partir des données ?

    Oui, et c’est encouragé — mais signalez ce qui est un chiffre publié et ce qui est votre calcul. « 103 100 sur 181 130 inscrits, soit 57 % (notre calcul) » : trois mots qui vous protègent d’une objection en soutenance.

    Cadrez avec le national, expliquez avec votre terrain — puis rédigez votre mémoire avec Tesify, avec vos propres mots.

  • L’enseignement agricole en 2026 : 219 000 apprenants, et l’apprentissage qui progresse près de cinq fois plus vite

    L’enseignement agricole en 2026 : 219 000 apprenants, et l’apprentissage qui progresse près de cinq fois plus vite

    L’enseignement agricole accueille 219 000 élèves, étudiants et apprentis en 2025-2026, soit une hausse de 7 % sur cinq ans. Mais le nombre d’apprentis, lui, a progressé de plus de 33 % sur la même période — près de cinq fois plus vite que l’ensemble. La croissance de la filière est en réalité concentrée sur une voie.

    Ces chiffres proviennent du Portrait de l’enseignement agricole, édition 2026, publié par la direction générale de l’enseignement et de la recherche du ministère chargé de l’agriculture.

    Les effectifs, et ce qu’ils recouvrent

    Périmètre Effectif 2025-2026
    Enseignement technique (de la 4e au BTSA) 203 000
    Enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage (cursus de référence) plus de 16 300
    Ensemble 219 000

    Vérification : 203 000 + 16 300 = 219 300, contre 219 000 annoncés. L’écart de 300 s’explique par les arrondis — la source écrit d’ailleurs « plus de 16 300 » et non un chiffre exact. Les composantes bouclent donc, à la précision près de la publication.

    Une précision de périmètre utile : l’enseignement agricole ne commence pas au lycée. Il scolarise dès la classe de 4e, ce qui explique un total sans commune mesure avec le seul enseignement supérieur. Les 16 300 étudiants du supérieur représentent moins de 8 % de l’ensemble.

    Sur la répartition public-privé, l’enseignement technique agricole présente une structure atypique dans le paysage français : 44 % des élèves, étudiants et apprentis dans le public, 56 % dans le privé.

    Le fait marquant : l’apprentissage tire la croissance

    C’est le chiffre que la progression d’ensemble masque. Sur les cinq dernières années :

    • l’effectif total de l’enseignement agricole progresse de 7 % ;
    • le nombre d’apprentis progresse de plus de 33 %.

    La source qualifie la voie de l’apprentissage de « particulièrement dynamique ces dernières années », et les deux chiffres montrent l’ampleur du décalage : la croissance de la filière est portée par une seule voie. Un lecteur qui retiendrait « +7 % » comme la caractéristique de l’enseignement agricole passerait à côté du mouvement réel.

    Cette dynamique a une conséquence directe et rarement énoncée : elle change ce que les apprenants doivent rendre. Un parcours en apprentissage s’évalue en situation professionnelle, adossé à une entreprise d’accueil, et non sur les mêmes exercices qu’un parcours scolaire. Nos guides détaillent les deux écrits concernés : l’épreuve E7 du BTSA, dont le rapport s’appuie sur huit semaines minimum en entreprise, et le BPREA, dont les unités s’évaluent en situation sous forme d’oraux d’explicitation.

    Poste de travail d'un apprenti dans une entreprise du secteur agricole
    +33 % d’apprentis en cinq ans, contre +7 % pour l’ensemble : la croissance passe par l’entreprise.

    Où vont les apprentis

    Au sein de l’enseignement technique, la répartition des apprentis par secteur est nettement concentrée :

    Secteur Part des apprentis
    Production agricole 43 %
    Aménagement des espaces 40 %
    Autres secteurs cités 7 %

    Ces trois lignes totalisent 90 %, et non 100 : la source ne détaille pas l’intégralité des secteurs. Nous présentons donc cette ventilation comme partielle, et non comme une répartition complète. Le résidu d’environ 10 % correspond aux secteurs non chiffrés dans le document — services, transformation et autres.

    Deux secteurs concentrent donc à eux seuls plus de huit apprentis sur dix. C’est une information utile pour qui cherche un contrat : l’offre est massivement là, et beaucoup plus rare ailleurs.

    Une ouverture du recrutement vétérinaire

    Un point de contexte que le document signale et qui échappe souvent : un recrutement post-bac dans les écoles nationales vétérinaires est possible depuis 2021. Les lauréats de ce concours post-bac ont, selon la source, « permis de renforcer la diversité des milieux sociaux et géographiques des écoles ».

    C’est une modification de voie d’accès, pas seulement d’effectif : la prépa n’est plus le passage obligé. Pour la suite du parcours, notre guide de la filière et de l’insertion des diplômés du supérieur agricole donne les ordres de grandeur, et celui de la thèse d’exercice vétérinaire détaille l’écrit final.

    Chantier d'aménagement paysager en cours de réalisation
    Production agricole et aménagement des espaces : plus de huit apprentis sur dix.

    Ce que ces chiffres ne disent pas

    • Ils ne mesurent pas l’insertion. Les taux d’emploi relèvent d’enquêtes distinctes, conduites sur des promotions précises. Ils sont traités séparément dans notre analyse des diplômés du supérieur agricole, et les deux séries ne se combinent pas.
    • Ils ne se comparent pas directement à l’enseignement supérieur relevant d’autres ministères. Le périmètre commence en 4e et l’autorité de tutelle diffère — voir quel ministère délivre votre diplôme.
    • La ventilation sectorielle des apprentis est partielle, comme indiqué plus haut.

    Comment citer ces chiffres

    1. Nommez l’année scolaire — 2025-2026 — et non l’année de publication de l’édition.
    2. Précisez le périmètre : « enseignement agricole, de la 4e au supérieur », faute de quoi le lecteur comprendra « enseignement supérieur agricole » et le chiffre sera faux d’un facteur treize.
    3. Distinguez les deux taux de croissance. +7 % pour l’ensemble, +33 % pour les apprentis, tous deux sur cinq ans. Les confondre inverse la lecture.
    4. Signalez ce qui est calculé. Le rapport entre les deux progressions, par exemple, est une comparaison que nous faisons ; la source publie les deux taux séparément.

    Sur la vérification des sources officielles en général, notre annuaire des textes officiels détaille les niveaux de documents et la question des versions.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne fabrique pas de statistique et ne complète pas une ventilation incomplète. Quand trois catégories totalisent 90 %, la réponse honnête est de le dire, pas d’inventer la quatrième.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Sur un travail chiffré, la faiblesse apparaît dès qu’un jury demande d’où vient un nombre et sur quel périmètre il porte.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.

    Ce que l’outil fait : garder la cohérence entre les chiffres cités et ce que le texte en conclut, et signaler quand deux grandeurs voisines — un effectif total et la croissance d’une de ses composantes — racontent des histoires différentes.

    Structurez votre mémoire avec Tesify — vos sources et vos analyses restent les vôtres.

    FAQ — Les chiffres de l’enseignement agricole

    Combien d’apprenants compte l’enseignement agricole ?

    219 000 élèves, étudiants et apprentis en 2025-2026, en hausse de 7 % sur les cinq dernières années. 203 000 sont scolarisés de la 4e au BTSA dans l’enseignement technique et plus de 16 300 sont inscrits en cursus de référence dans l’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage.

    L’enseignement agricole commence-t-il au lycée ?

    Non. Il scolarise dès la classe de 4e, ce qui explique un effectif total sans commune mesure avec celui du seul enseignement supérieur agricole, qui représente moins de 8 % de l’ensemble.

    L’apprentissage progresse-t-il plus vite que le reste ?

    Nettement. Le nombre d’apprentis dans l’enseignement agricole a progressé de plus de 33 % sur cinq ans, contre 7 % pour l’effectif total sur la même période. La croissance de la filière est donc largement portée par cette voie.

    Dans quels secteurs les apprentis se forment-ils ?

    Au sein de l’enseignement technique, la production agricole accueille à elle seule 43 % des apprentis et l’aménagement des espaces 40 %, un troisième ensemble cité représentant 7 %. Ces lignes totalisent 90 % : la source ne détaille pas l’intégralité des secteurs, et la ventilation doit être lue comme partielle.

    Quelle est la répartition entre public et privé ?

    Dans l’enseignement technique agricole, 44 % des élèves, étudiants et apprentis sont dans le public et 56 % dans le privé.

    Peut-on entrer en école vétérinaire après le bac ?

    Oui, un recrutement post-bac dans les écoles nationales vétérinaires est possible depuis 2021. Selon le document, les lauréats de ce concours ont permis de renforcer la diversité des milieux sociaux et géographiques des écoles.

    Ces chiffres mesurent-ils l’insertion professionnelle ?

    Non. Ils décrivent des effectifs et des voies de formation. Les taux d’emploi relèvent d’enquêtes distinctes, menées sur des promotions précises et à un horizon donné ; les deux séries ne se combinent pas.

  • L’enseignement supérieur Culture en 2026 : 36 300 étudiants, et l’architecture qui recule

    L’enseignement supérieur Culture en 2026 : 36 300 étudiants, et l’architecture qui recule

    Les 99 écoles de l’enseignement supérieur Culture accueillent 36 300 étudiants en 2023-2024, un effectif stable. Mais derrière cette stabilité, une recomposition : l’architecture, qui pèse plus de la moitié du total, est passée de 20 100 à 19 000 étudiants en deux ans, tandis que les arts plastiques progressent.

    Ces chiffres proviennent des Chiffres clés, statistiques de la culture, édition 2025, publiés par le département des études, de la prospective et des statistiques du ministère de la Culture, à partir de l’enquête SISE-Culture.

    Méthode : ce que nous avons vérifié avant de citer

    Sur ce type de source, la vérification la plus rentable consiste à s’assurer que les composantes bouclent sur le total publié. Nous l’avons faite :

    • La répartition par domaine boucle exactement. Architecture 19 000 + arts plastiques 11 400 + spectacle vivant 3 800 + patrimoine 1 800 + cinéma et audiovisuel 300 = 36 300, soit précisément le total annoncé. Une lecture qui aurait mal apparié une ligne n’aurait pas donné ce résultat.
    • Les parts publiées se recoupent. 11 400 sur 36 300 représentent 31,4 %, cohérent avec les 31 % indiqués ; 19 000 sur 36 300 font 52,3 %, cohérent avec « plus de la moitié ».
    • En revanche, la ventilation hors ESC ne boucle pas — et c’est normal. Les quatre catégories chiffrées totalisent 60 800 pour un ensemble annoncé à « près de 62 000 ». L’écart correspond aux écoles privées d’architecture, dont l’effectif n’est pas publié séparément. Nous ne présentons donc pas cette ventilation comme exhaustive.

    Les effectifs par domaine

    Domaine Étudiants 2023-2024 Part Tendance
    Architecture (20 ENSA + École de Chaillot) 19 000 52 % En baisse : 20 100 en 2021-2022, 19 300 en 2022-2023
    Arts plastiques 11 400 31 % En légère augmentation sur quatre ans
    Spectacle vivant (33 établissements) 3 800 10 % Légèrement moins qu’auparavant (~4 000)
    Patrimoine 1 800 5 % En légère hausse après 1 700 en 2022-2023
    Cinéma et audiovisuel 300 1 % Stable sur quatre ans
    Total ESC 36 300 100 % Stable

    Le total de l’enseignement supérieur Culture suit une trajectoire lente : 36 900 en 2019-2020, 37 000 en 2020-2021, 37 400 en 2021-2022, puis un tassement jusqu’aux 36 300 actuels.

    Amphithéâtre d'école d'architecture partiellement vide
    1 100 étudiants de moins en architecture en deux ans, dans un ensemble par ailleurs stable.

    Le fait marquant : l’architecture recule

    C’est le mouvement que la stabilité du total masque. Les écoles d’architecture — les 20 écoles nationales supérieures d’architecture plus l’École de Chaillot, qui forme les architectes du patrimoine — comptaient 20 100 étudiants en 2021-2022, 19 300 en 2022-2023 et 19 000 en 2023-2024.

    Soit 1 100 étudiants de moins en deux ans (chiffre calculé à partir des trois valeurs publiées), sur le domaine qui représente à lui seul plus de la moitié de l’enseignement supérieur Culture. Pendant le même temps, les arts plastiques progressent légèrement et occupent désormais 31 % des effectifs.

    Autrement dit, l’ensemble est stable parce que deux mouvements contraires se compensent. Une lecture qui s’arrêterait au total — « effectif stable » — manquerait entièrement la recomposition en cours.

    Nous ne proposons pas d’explication à ce recul : la source n’en donne pas, et nous n’avons pas d’instrument permettant d’en établir une. Ce que nous pouvons dire, c’est que le fait est net et qu’il porte sur trois années consécutives.

    Si vous êtes concerné directement, nos guides détaillent les deux écrits qui jalonnent ce cursus : le mémoire de master en école d’architecture, qui vaut 8 crédits non compensables, et le mémoire de HMONP, postérieur au diplôme.

    Le périmètre : les écoles du ministère sont minoritaires

    C’est le point de méthode le plus utile pour qui cite ces chiffres. Les 36 300 étudiants de l’ESC ne représentent pas l’ensemble des étudiants en formation artistique et culturelle.

    À côté, 200 écoles supérieures spécialisées ne relevant pas du ministère de la Culture accueillent près de 62 000 élèves — publiques, associatives ou, le plus souvent, privées à but lucratif. Parmi elles : 43 % d’écoles d’arts plastiques et d’arts appliqués (16 900 inscrits), un quart d’écoles pluridisciplinaires (52 écoles, 29 000 étudiants), 24 écoles de cinéma, audiovisuel et multimédia (9 800 inscrits) et 34 écoles de spectacle vivant (5 100 inscrits).

    Les écoles sous tutelle du ministère scolarisent donc nettement moins d’étudiants que celles qui n’en relèvent pas. Citer « 36 300 étudiants en formation artistique en France » serait une erreur de périmètre — c’est le chiffre du périmètre SISE-Culture, qui exclut par construction les cursus artistiques dispensés à l’université, dans les grandes écoles et dans les établissements non spécialisés.

    Atelier d'école supérieure d'art avec chevalets et travaux en cours
    Les arts plastiques : 44 % des écoles de l’ESC, 31 % des étudiants — et en progression.

    Qui sont ces étudiants

    65 % de femmes en moyenne dans l’ESC en 2023-2024, contre 63 % les deux années précédentes. La répartition varie fortement selon les disciplines : 80 % dans le patrimoine, 71 % en arts plastiques, 63 % en architecture, 58 % en cinéma et audiovisuel, et 49 % dans le spectacle vivant — le seul domaine où les femmes ne sont pas majoritaires.

    Dans les écoles hors ESC, la part des femmes est proche (63 %), avec le même contraste : 74 % en arts plastiques et arts appliqués, mais 48 % en cinéma, audiovisuel et multimédia.

    Les étudiants étrangers représentent 15 % des inscrits de l’ESC, une proportion stable sur six ans, la plus forte dans le spectacle vivant (19 %) et la plus faible en cinéma et audiovisuel (4 %). Hors ESC, la part est de 10 %, avec une exception notable : 29 % dans les deux écoles privées d’architecture.

    L’insertion : trois ans après, et non un an

    Attention au décalage d’instrument par rapport aux enquêtes d’insertion habituelles. Les chiffres publiés ici portent sur les diplômés 2021 n’ayant pas poursuivi d’études entre 2021 et 2024, interrogés trois ans après leur entrée sur le marché du travail — et non douze mois après, comme dans la plupart des enquêtes.

    Filière En emploi 3 ans après Dont dans le champ du diplôme
    Spectacle vivant 95 % 91 %
    Architecture 89 % 81 %
    Arts plastiques 85 % 72 %
    Ensemble ESC 90 % 81 %

    9 % des diplômés sont en recherche d’emploi au moment de l’enquête.

    La colonne de droite est celle qu’on oublie, et c’est souvent la plus parlante. Les diplômés du spectacle vivant sont à la fois les plus employés (95 %) et les plus souvent employés dans leur domaine (91 %). Les diplômés en arts plastiques cumulent l’inverse : le taux d’emploi le plus bas (85 %) et la proportion la plus faible d’activité en rapport avec le diplôme (72 %). L’écart entre les deux colonnes est de 4 points pour le spectacle vivant et de 13 points pour les arts plastiques.

    Ces chiffres ne se comparent pas terme à terme avec ceux d’autres ministères : notre analyse des diplômés de l’enseignement supérieur agricole repose sur des enquêtes menées à douze mois, sur d’autres promotions et par une autre administration. Sur ce que ce cloisonnement change en général, voir quel ministère délivre votre diplôme.

    Comment citer ces chiffres sans se tromper

    1. Nommez le périmètre. « Écoles de l’enseignement supérieur Culture » et non « formations artistiques en France ».
    2. Datez l’année universitaire, pas l’année de publication : les données 2023-2024 paraissent dans l’édition 2025.
    3. Précisez l’horizon de l’insertion. Trois ans après l’entrée sur le marché du travail, pour les diplômés 2021 n’ayant pas poursuivi d’études.
    4. Distinguez taux d’emploi et emploi dans le champ du diplôme. L’écart va de 4 à 13 points selon la filière.
    5. Signalez ce que vous calculez vous-même. La baisse de 1 100 étudiants en architecture, par exemple, est une différence que nous avons faite entre deux valeurs publiées ; elle n’est pas énoncée telle quelle dans la source.

    Ce réflexe de vérification du périmètre et de la version vaut pour toute source officielle, comme le rappelle notre annuaire des textes officiels.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne fabrique pas de statistique et ne complète pas une série incomplète. Quand une ventilation ne boucle pas — comme celle des écoles hors ESC —, la seule réponse honnête est de le dire.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Sur un travail chiffré, la faiblesse se voit à la première question du jury sur l’origine et le périmètre d’un nombre.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.

    Ce que l’outil fait : garder la cohérence entre les chiffres cités et ce que le texte en conclut, et signaler quand deux grandeurs voisines relèvent en réalité de périmètres ou d’horizons différents — exactement le cas des 36 300 et des 62 000 ci-dessus.

    Structurez votre mémoire avec Tesify — vos sources et vos analyses restent les vôtres.

    FAQ — L’enseignement supérieur Culture en chiffres

    Combien d’étudiants compte l’enseignement supérieur Culture ?

    36 300 étudiants en 2023-2024, répartis dans 99 écoles relevant du ministère de la Culture. L’effectif est stable par rapport à l’année précédente, après 36 900 en 2019-2020, 37 000 en 2020-2021 et 37 400 en 2021-2022.

    Quelle est la part de l’architecture ?

    Plus de la moitié. Les 20 écoles nationales supérieures d’architecture et l’École de Chaillot accueillent 19 000 étudiants, soit environ 52 % du total. Cet effectif est en recul : il était de 20 100 en 2021-2022 et de 19 300 en 2022-2023.

    Les 36 300 étudiants représentent-ils toutes les formations artistiques ?

    Non. Ce chiffre correspond au périmètre SISE-Culture, qui recense les écoles publiques de l’enseignement supérieur Culture et les autres écoles spécialisées qui en relèvent. À côté, 200 écoles supérieures spécialisées ne relevant pas du ministère accueillent près de 62 000 élèves, et l’enquête exclut par construction les cursus artistiques dispensés à l’université, dans les grandes écoles et dans les établissements non spécialisés.

    Quelle est la part des femmes ?

    65 % des effectifs de l’enseignement supérieur Culture en 2023-2024, contre 63 % les deux années précédentes. Elle varie de 80 % dans le patrimoine et 71 % en arts plastiques à 63 % en architecture, 58 % en cinéma et audiovisuel et 49 % dans le spectacle vivant, seul domaine où les femmes ne sont pas majoritaires.

    Quel est le taux d’insertion des diplômés ?

    90 % des diplômés 2021 n’ayant pas poursuivi d’études exercent une activité trois ans après leur entrée sur le marché du travail, et 9 % sont en recherche d’emploi. Parmi les actifs en emploi, 81 % déclarent exercer dans le champ de leur diplôme. Le taux atteint 95 % pour le spectacle vivant, 89 % pour l’architecture et 85 % pour les arts plastiques.

    Ces taux se comparent-ils à ceux des autres filières ?

    Pas directement. Ils sont mesurés trois ans après l’entrée sur le marché du travail, sur les diplômés 2021, alors que la plupart des enquêtes d’insertion publiées par d’autres ministères mesurent à douze mois et sur d’autres promotions. Comparer ces taux à ceux d’un autre ministère reviendrait à comparer des instruments différents.

    Quelle est la part d’étudiants étrangers ?

    15 % des inscrits de l’enseignement supérieur Culture en 2023-2024, une proportion stable sur les six dernières années. Elle est la plus élevée dans le spectacle vivant (19 %) et la plus faible en cinéma et audiovisuel (4 %). Dans les écoles hors ESC, la part est de 10 %, avec 29 % dans les deux écoles privées d’architecture.

  • Les ULIS en 2026 : 10 226 établissements, et pourquoi ce chiffre n’est pas un nombre d’élèves

    Les ULIS en 2026 : 10 226 établissements, et pourquoi ce chiffre n’est pas un nombre d’élèves

    10 226 établissements scolaires sont référencés comme accueillant une ULIS dans l’annuaire de l’éducation, dont 9 158 publics et 1 068 privés. Ce nombre compte des établissements, pas des élèves — et pas non plus des dispositifs. C’est la première chose à préciser si vous citez ce chiffre dans un mémoire ou un dossier.

    Les unités localisées pour l’inclusion scolaire sont les dispositifs de scolarisation des élèves en situation de handicap dans le premier et le second degrés. Elles reviennent constamment dans les écrits professionnels et universitaires portant sur l’école inclusive — et la statistique qu’on y trouve est souvent mal qualifiée.

    Le chiffre, et ce qu’il mesure exactement

    La source est le jeu de données « Les ULIS » publié en open data par le ministère de l’Éducation nationale, construit à partir de l’annuaire de l’éducation. Il recense 10 226 établissements portant l’indicateur ULIS, état de la base au 30 mars 2026.

    Trois précautions s’imposent avant de reprendre ce nombre.

    • Ce sont des établissements, pas des élèves. Le jeu de données ne contient aucun effectif. Il ne permet donc pas de dire combien d’élèves sont scolarisés en ULIS.
    • Ce sont des établissements, pas nécessairement des dispositifs. L’indicateur est binaire : un établissement est signalé comme accueillant une ULIS ou non. Un établissement qui en accueillerait plusieurs compte pour un.
    • Il n’y a pas d’année scolaire de référence dans le jeu de données. C’est un annuaire, mis à jour en continu, et non une série statistique arrêtée à une rentrée. La date qu’on peut citer honnêtement est celle de l’état de la base, pas une rentrée.

    Cette dernière distinction est celle qui pose le plus de problèmes en rédaction : un annuaire et une enquête statistique ne répondent pas à la même question, et une note de bas de page qui présente un annuaire comme un recensement de rentrée est une erreur d’instrument, pas une approximation.

    Cour d'école vide bordée de bâtiments scolaires
    L’unité comptée est l’établissement, pas le dispositif ni l’élève.

    La répartition public / privé

    Statut Établissements Part (calculée)
    Public 9 158 89,6 %
    Privé 1 068 10,4 %
    Total 10 226 100 %

    Les deux composantes s’additionnent exactement au total publié : 9 158 + 1 068 = 10 226. Les parts en pourcentage sont, elles, des valeurs que nous avons calculées à partir de ces effectifs, et non des chiffres publiés comme tels.

    La répartition par type d’établissement

    Type Établissements Part (calculée)
    École 5 247 51,3 %
    Collège 4 107 40,2 %
    Lycée 840 8,2 %
    EREA 32 0,3 %
    Total 10 226 100 %

    Ici encore l’addition tombe juste : 5 247 + 4 107 + 840 + 32 = 10 226.

    Ces deux ventilations sont la meilleure garantie que l’on puisse obtenir à peu de frais. Deux découpages indépendants — l’un par statut, l’autre par type — qui retombent l’un et l’autre exactement sur le même total ne prouvent pas seulement que les chiffres vont deux à deux : ils prouvent qu’aucune catégorie ne manque à l’appel. Une vérification ligne à ligne ne peut pas établir cela.

    Ce que la structure révèle

    La moitié des établissements concernés sont des écoles, et l’ensemble école + collège représente 9 354 établissements sur 10 226. La présence se réduit nettement au lycée : 840 établissements, soit 8,2 % du total selon notre calcul.

    Cette décroissance par niveau est le fait saillant du jeu de données, et c’est aussi le point sur lequel il faut être prudent : l’annuaire dit où le dispositif existe, pas combien d’élèves y sont scolarisés ni pourquoi la présence diminue. Attribuer cette décroissance à une cause — orientation, sorties du système, transferts vers d’autres dispositifs — demanderait une autre source. Le jeu de données n’en fournit aucune, et nous n’en avançons donc aucune.

    Petite salle de classe avec quelques tables disposées en îlot et du matériel pédagogique adapté
    Un annuaire indique où un dispositif existe, pas combien d’élèves y sont accueillis.

    Comment citer ce chiffre correctement

    Si vous reprenez ces données dans un écrit, la formulation défendable ressemble à ceci :

    « Selon le jeu de données Les ULIS publié en open data par le ministère de l’Éducation nationale à partir de l’annuaire de l’éducation, 10 226 établissements sont référencés comme accueillant une ULIS (état de la base au 30 mars 2026), dont 89,6 % d’établissements publics — part calculée à partir des effectifs publiés. »

    Trois éléments y sont explicites : la source, ce que compte l’unité, et le fait que le pourcentage est dérivé. C’est ce qui distingue une donnée citable d’un chiffre repris de seconde main. La même exigence vaut pour toute statistique reprise dans un travail universitaire — nos guides de méthodologie du mémoire de MEEF et du mémoire de sciences de l’éducation détaillent la manière d’adosser un argument à une source de ce type.

    Si vous préparez le certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive, ces chiffres relèvent typiquement des « éléments de connaissance de l’environnement » que la circulaire attend dans le dossier — notre guide du dossier de l’épreuve 2 du CAPPEI précise ce que la commission évalue dans ce choix documentaire. La coordination d’une ULIS est d’ailleurs l’un des modules de professionnalisation du certificat.

    Les limites à connaître avant de s’appuyer dessus

    L’annuaire de l’éducation est un référentiel administratif d’établissements. Il est excellent pour répondre à « où ce dispositif existe-t-il ? » et inadapté pour répondre à « combien d’élèves, et avec quels moyens ? ». Pour ces dernières questions, il faut une enquête statistique, pas un annuaire.

    Deux conséquences pratiques. D’abord, ne construisez pas de ratio entre ce nombre et un effectif d’élèves tiré d’une autre source : les deux instruments ne mesurent pas la même population et ne sont pas arrêtés à la même date. Ensuite, si votre écrit a besoin d’une évolution dans le temps, ce jeu de données ne la fournit pas — il donne un état, pas une série.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne produit pas de statistiques. Les chiffres cités ici viennent d’un jeu de données public, et c’est à vous de vérifier l’état de la base au moment où vous écrivez : un annuaire bouge.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur. La promesse est vide, et sur un écrit adossé à des données, ce qui se voit n’est pas l’outil employé mais une source mal qualifiée.
    • Tesify ne choisit pas votre argument à votre place. Un chiffre ne devient une démonstration que rapporté à une question que vous posez.

    Ce que l’outil fait utilement sur ce type de matériau : tenir la cohérence entre ce qu’une source mesure et ce que votre phrase lui fait dire, garder trace de la source et de sa date à chaque reprise du chiffre, et signaler les valeurs que vous avez calculées vous-même plutôt que relevées. Le texte produit est un brouillon à réécrire avec vos mots.

    Adossez votre mémoire à des sources correctement qualifiées avec Tesify.

    FAQ — Les chiffres des ULIS

    Combien y a-t-il d’ULIS en France ?

    Le jeu de données public du ministère référence 10 226 établissements accueillant une ULIS, état de la base au 30 mars 2026. Ce nombre compte des établissements et non des dispositifs : un établissement accueillant plusieurs ULIS n’est compté qu’une fois.

    Combien d’élèves sont scolarisés en ULIS ?

    Ce jeu de données ne permet pas de le dire : il ne contient aucun effectif d’élèves. Répondre à cette question demande une enquête statistique, pas l’annuaire des établissements.

    Quelle est la répartition entre public et privé ?

    9 158 établissements publics et 1 068 établissements privés, soit un total de 10 226. Cela représente environ 89,6 % de public et 10,4 % de privé, parts calculées à partir des effectifs publiés.

    Comment les ULIS se répartissent-elles par niveau ?

    5 247 écoles, 4 107 collèges, 840 lycées et 32 EREA, pour un total de 10 226 établissements. La présence diminue nettement au lycée, mais le jeu de données ne fournit aucune explication de cette décroissance.

    À quelle année scolaire ces chiffres correspondent-ils ?

    À aucune en particulier. Le jeu de données est construit sur l’annuaire de l’éducation, mis à jour en continu ; la seule date citable est celle de l’état de la base, ici le 30 mars 2026, et non une rentrée scolaire.

    Peut-on citer ces chiffres dans un mémoire ?

    Oui, à condition de préciser la source, de dire que l’unité comptée est l’établissement et d’indiquer la date de l’état de la base. Signalez également comme calculée toute part en pourcentage que vous dérivez vous-même des effectifs.

    Qu’est-ce qu’une ULIS ?

    Une unité localisée pour l’inclusion scolaire : un dispositif de scolarisation des élèves en situation de handicap dans le premier et le second degrés, implanté au sein d’un établissement ordinaire.

  • Diplômés de l’enseignement supérieur agricole 2026 : les chiffres, et les trois taux d’emploi qu’il ne faut pas confondre

    Diplômés de l’enseignement supérieur agricole 2026 : les chiffres, et les trois taux d’emploi qu’il ne faut pas confondre

    L’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage forme chaque année environ 3 500 nouveaux diplômés ingénieurs, 640 vétérinaires, 60 paysagistes et 150 docteurs d’État. Sur l’insertion, le même document officiel publie trois taux différents pour les mêmes ingénieurs — 82 %, 92 % et 93 % — et ils sont tous les trois exacts.

    C’est ce dernier point qui rend ces données si facilement mal citées. Elles ne se contredisent pas : elles mesurent trois populations différentes. Voici les chiffres, leur source, et la clé de lecture qui évite l’erreur.

    Méthode : d’où viennent ces chiffres

    Toutes les données de cet article proviennent du Portrait de l’enseignement agricole, édition 2026, publié par le ministère chargé de l’agriculture via sa direction générale de l’enseignement et de la recherche. Les chiffres d’insertion reposent sur les enquêtes exhaustives sur l’insertion professionnelle des diplômés des promotions 2023, réalisées en 2025 au sein des écoles relevant de ce ministère.

    Deux précautions de méthode, que nous appliquons systématiquement et qui ont ici changé notre lecture :

    • Nous avons vérifié que les répartitions bouclent. Les quatre situations publiées pour chaque filière — en emploi, en recherche d’emploi, en poursuite d’études, autres situations — totalisent exactement 100 % dans les trois cas : 82 + 6 + 9 + 3 pour les ingénieurs, 88 + 3 + 5 + 4 pour les vétérinaires, 84 + 9 + 3 + 4 pour les paysagistes. C’est la vérification la plus rentable sur ce type de source : une lecture qui aurait mal apparié une colonne n’aurait pas donné 100.
    • Nous ne publions aucun chiffre que nous aurions calculé nous-mêmes sans le signaler. Tous les pourcentages ci-dessous figurent tels quels dans le document.

    Combien de diplômés par an ?

    Diplôme Nouveaux diplômés par an (ordre de grandeur publié)
    Ingénieur environ 3 500
    Vétérinaire 640
    Paysagiste 60
    Doctorat d’État 150

    L’écart d’échelle est le fait le plus structurant de ce paysage. Les paysagistes diplômés d’État sont près de soixante fois moins nombreux que les ingénieurs. Cela a une conséquence directe sur la lecture des pourcentages qui suivent : un point de pourcentage sur les paysagistes représente moins d’un diplômé, alors qu’il en représente trente-cinq chez les ingénieurs. Les taux publiés pour les très petites cohortes doivent être lus comme des ordres de grandeur, pas comme des mesures fines.

    Trois instruments de mesure différents alignés sur une table de laboratoire
    Trois taux d’emploi, trois instruments : le même mot ne mesure pas la même population.

    Les trois taux d’emploi, et pourquoi ils diffèrent

    C’est le cœur de l’article. Le document publie, pour les ingénieurs agronomes de la même promotion, trois chiffres qui circulent ensuite séparément et se contredisent en apparence.

    Chiffre Ingénieurs Ce qu’il mesure
    Part en emploi, 1 an après la sortie 82 % Sur l’ensemble des diplômés, y compris ceux en poursuite d’études, en recherche d’emploi ou dans une autre situation
    Taux net d’emploi après 1 an 92 % Sur les seuls diplômés présents sur le marché du travail
    Taux publié dans le texte 93 % Sur les diplômés 2023 « entrés dans la vie active »

    Les trois sont exacts. L’écart entre 82 % et 92 % s’explique entièrement par les 9 % en poursuite d’études et les autres situations : ces diplômés ne cherchent pas d’emploi, donc les exclure fait mécaniquement monter le taux.

    La règle de citation qui en découle est simple : ne jamais citer un taux d’emploi sans dire de quelle population il est le taux. « 93 % des ingénieurs agronomes trouvent un emploi en un an » est faux si on l’applique à la promotion entière ; c’est exact si l’on précise « parmi ceux entrés dans la vie active ». C’est la même précaution que celle qui vaut pour n’importe quelle statistique d’insertion, y compris celles de notre classement des écoles d’ingénieurs, dont les taux relèvent d’enquêtes distinctes et ne se comparent pas terme à terme avec ceux-ci.

    Situation détaillée un an après la sortie

    Situation Ingénieurs agronomes Vétérinaires Paysagistes
    En emploi (dont volontariat) 82 % 88 % 84 %
    En recherche d’emploi 6 % 3 % 9 %
    En poursuite d’études (dont thèse) 9 % 5 % 3 %
    Autres situations (woofing, congé sabbatique, etc.) 3 % 4 % 4 %
    Total 100 % 100 % 100 %

    En taux net d’emploi après un an, l’ordre change : vétérinaires 98 %, ingénieurs 92 %, paysagistes 72 %. Chez les vétérinaires comme chez les ingénieurs, l’écart entre femmes et hommes est nul ou d’un point — 98 % contre 98 % pour les premiers, 92 % contre 93 % pour les seconds. Le document précise toutefois que si l’accès à l’emploi est comparable, les conditions d’emploi sont moins favorables pour les femmes, ce qu’il explique par les secteurs et les fonctions d’insertion. Aucune répartition par sexe n’est publiée pour les paysagistes, et nous ne l’inventons pas.

    Salle de consultation vétérinaire équipée, sans personne
    98 % de taux net d’emploi — mais mesuré sur des diplômés qui n’ont pas encore soutenu leur thèse.

    Le piège de population le plus important : les vétérinaires enquêtés n’ont pas fini

    Une note de bas de page du document mérite d’être remontée en pleine lumière, parce qu’elle change ce que mesure le fameux 98 %.

    « Pour les vétérinaires, les diplômés enquêtés sont ceux ayant terminé la 5e année du cursus vétérinaire et obtenu le Diplôme d’études fondamentales vétérinaires. À la fin de la 6e année du cursus, la quasi-totalité soutiennent avec succès leur thèse de doctorat vétérinaire. »

    Autrement dit, la population enquêtée est celle des titulaires du DEFV, et non celle des docteurs vétérinaires ayant soutenu. Le taux de 98 % décrit l’insertion de personnes qui, pour beaucoup, ont encore leur thèse d’exercice à soutenir.

    Ce n’est pas un défaut de l’enquête — c’est une définition de champ parfaitement explicite. Mais elle est presque systématiquement perdue quand le chiffre est repris. Si vous préparez précisément ce travail, notre guide pour rédiger sa thèse d’exercice vétérinaire détaille le cadre réglementaire et la soutenance. Et pour la démographie de la profession elle-même — praticiens en exercice, répartition, modes d’exercice —, c’est un tout autre instrument : notre analyse de la démographie vétérinaire d’après l’Atlas de l’Ordre traite cette population-là, et les deux séries ne se croisent pas.

    L’apprentissage : le seul écart franc du jeu de données

    Près de 19 % des ingénieurs diplômés ont suivi leur cursus par la voie de l’apprentissage. Leur insertion est meilleure sur trois dimensions à la fois, ce que le document énonce explicitement : un taux en emploi de 94,4 %, une insertion plus rapide, et des conditions d’emploi plus favorables en part de CDI comme en niveau de rémunération.

    C’est, dans ce jeu de données, le seul facteur qui déplace nettement et simultanément les trois indicateurs. Aucun chiffre équivalent n’est publié pour les vétérinaires ou les paysagistes.

    Où vont-ils travailler ?

    Les cinq premiers secteurs d’emploi des ingénieurs sont l’industrie agroalimentaire, y compris la restauration collective (22 %), les sociétés de conseil et de services (12 %), les organisations professionnelles agricoles (9 %), le commerce et la distribution (9 %) et les administrations, dont le volontariat (7 %).

    Ces cinq secteurs totalisent 59 % : plus de quatre ingénieurs sur dix travaillent donc ailleurs que dans les cinq premiers secteurs. Le document liste ces autres débouchés — productions agricoles et forêts, bureaux d’études, agrofourniture, agrochimie et agroéquipement, environnement, aménagement, paysage et urbanisme, enseignement et recherche, industries chimique, pharmaceutique et cosmétique, BTP, génie civil, bois, infrastructures et réseaux. La dispersion est donc la caractéristique dominante, et une lecture qui ne retiendrait que « l’agroalimentaire » manquerait 78 % des cas.

    Côté vétérinaires, les fonctions se répartissent entre animaux de compagnie (52 %), exercice mixte (28 %), animaux de production (8 %), équin (5 %) et autres (7 %) — soit 100 %. Chez les paysagistes diplômés d’État, on trouve chargé de projet (28 %), chargé d’études (27 %) et assistant paysagiste, dessinateur ou projeteur (22 %), le document signalant par ailleurs un taux d’entrepreneuriat plus important que dans les autres filières.

    Ce que ces chiffres ne disent pas

    • Ils ne comparent pas l’enseignement agricole aux autres filières. Les enquêtes sont propres aux écoles relevant du ministère chargé de l’agriculture. Les rapprocher d’enquêtes d’insertion conduites par d’autres ministères reviendrait à comparer des instruments différents.
    • Ils ne portent que sur une promotion. Les diplômés 2023, interrogés en 2025. Une conjoncture différente donnerait d’autres taux.
    • Ils ne disent rien de la rémunération en valeur absolue, seulement d’écarts relatifs. Nous ne publions donc aucun salaire.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne fabrique pas de statistique. Les chiffres d’un mémoire doivent provenir d’une source nommée, datée et dont le champ est décrit — comme ci-dessus.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Sur un travail chiffré, le point faible se voit d’ailleurs bien avant : un jury demande d’où vient le nombre et sur quelle population il porte.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.

    Ce que l’outil fait : tenir la cohérence entre les chiffres cités et ce que le texte en conclut, et signaler quand une même grandeur apparaît sous deux définitions différentes dans un même document — exactement le cas des trois taux d’emploi ci-dessus.

    Structurez votre mémoire avec Tesify — vos sources et vos analyses restent les vôtres.

    FAQ — Les diplômés de l’enseignement supérieur agricole

    Combien de diplômés forme l’enseignement supérieur agricole chaque année ?

    Environ 3 500 nouveaux diplômés ingénieurs, 640 vétérinaires, 60 paysagistes et 150 docteurs d’État par an, selon le Portrait de l’enseignement agricole édition 2026 publié par le ministère chargé de l’agriculture.

    Pourquoi trois taux d’emploi différents pour les ingénieurs ?

    Parce qu’ils portent sur trois populations. 82 % est la part en emploi sur l’ensemble des diplômés, y compris ceux en poursuite d’études ou en recherche d’emploi. 92 % est le taux net d’emploi, calculé sur les seuls diplômés présents sur le marché du travail. 93 % est le taux publié dans le texte pour les diplômés entrés dans la vie active. Les trois sont exacts et ne doivent jamais être cités sans leur champ.

    Quel est le taux net d’emploi par filière ?

    98 % pour les vétérinaires, 92 % pour les ingénieurs et 72 % pour les paysagistes, un an après la sortie de l’école. Chez les vétérinaires comme chez les ingénieurs, l’écart entre femmes et hommes est nul ou d’un point ; aucune répartition par sexe n’est publiée pour les paysagistes.

    Le taux de 98 % des vétérinaires porte-t-il sur des docteurs vétérinaires ?

    Pas exactement. Le document précise que les diplômés enquêtés sont ceux ayant terminé la 5e année du cursus et obtenu le Diplôme d’études fondamentales vétérinaires. La thèse de doctorat vétérinaire se soutient à la fin de la 6e année, et la quasi-totalité la soutiennent avec succès. Le taux décrit donc l’insertion de titulaires du DEFV.

    L’apprentissage améliore-t-il l’insertion des ingénieurs agronomes ?

    Oui, et sur trois dimensions simultanément. Près de 19 % des ingénieurs diplômés ont suivi leur cursus par apprentissage ; leur taux en emploi atteint 94,4 %, leur insertion est plus rapide et leurs conditions d’emploi — part de contrats à durée indéterminée et niveau de rémunération — sont plus favorables.

    Dans quels secteurs travaillent les ingénieurs agronomes ?

    Les cinq premiers secteurs sont l’industrie agroalimentaire, restauration collective comprise (22 %), les sociétés de conseil et de services (12 %), les organisations professionnelles agricoles (9 %), le commerce et la distribution (9 %) et les administrations, volontariat compris (7 %). Ces cinq secteurs ne représentent que 59 % du total : la dispersion des débouchés est la caractéristique dominante.

    Ces chiffres sont-ils comparables à ceux des autres écoles d’ingénieurs ?

    Non, pas directement. Ils proviennent d’enquêtes exhaustives menées au sein des écoles relevant du ministère chargé de l’agriculture, sur les promotions 2023 interrogées en 2025. Les rapprocher d’enquêtes conduites par d’autres ministères ou par d’autres organismes reviendrait à comparer des instruments qui ne mesurent pas la même population de la même façon.