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  • L’enseignement agricole en 2026 : 219 000 apprenants, et l’apprentissage qui progresse près de cinq fois plus vite

    L’enseignement agricole en 2026 : 219 000 apprenants, et l’apprentissage qui progresse près de cinq fois plus vite

    L’enseignement agricole accueille 219 000 élèves, étudiants et apprentis en 2025-2026, soit une hausse de 7 % sur cinq ans. Mais le nombre d’apprentis, lui, a progressé de plus de 33 % sur la même période — près de cinq fois plus vite que l’ensemble. La croissance de la filière est en réalité concentrée sur une voie.

    Ces chiffres proviennent du Portrait de l’enseignement agricole, édition 2026, publié par la direction générale de l’enseignement et de la recherche du ministère chargé de l’agriculture.

    Les effectifs, et ce qu’ils recouvrent

    Périmètre Effectif 2025-2026
    Enseignement technique (de la 4e au BTSA) 203 000
    Enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage (cursus de référence) plus de 16 300
    Ensemble 219 000

    Vérification : 203 000 + 16 300 = 219 300, contre 219 000 annoncés. L’écart de 300 s’explique par les arrondis — la source écrit d’ailleurs « plus de 16 300 » et non un chiffre exact. Les composantes bouclent donc, à la précision près de la publication.

    Une précision de périmètre utile : l’enseignement agricole ne commence pas au lycée. Il scolarise dès la classe de 4e, ce qui explique un total sans commune mesure avec le seul enseignement supérieur. Les 16 300 étudiants du supérieur représentent moins de 8 % de l’ensemble.

    Sur la répartition public-privé, l’enseignement technique agricole présente une structure atypique dans le paysage français : 44 % des élèves, étudiants et apprentis dans le public, 56 % dans le privé.

    Le fait marquant : l’apprentissage tire la croissance

    C’est le chiffre que la progression d’ensemble masque. Sur les cinq dernières années :

    • l’effectif total de l’enseignement agricole progresse de 7 % ;
    • le nombre d’apprentis progresse de plus de 33 %.

    La source qualifie la voie de l’apprentissage de « particulièrement dynamique ces dernières années », et les deux chiffres montrent l’ampleur du décalage : la croissance de la filière est portée par une seule voie. Un lecteur qui retiendrait « +7 % » comme la caractéristique de l’enseignement agricole passerait à côté du mouvement réel.

    Cette dynamique a une conséquence directe et rarement énoncée : elle change ce que les apprenants doivent rendre. Un parcours en apprentissage s’évalue en situation professionnelle, adossé à une entreprise d’accueil, et non sur les mêmes exercices qu’un parcours scolaire. Nos guides détaillent les deux écrits concernés : l’épreuve E7 du BTSA, dont le rapport s’appuie sur huit semaines minimum en entreprise, et le BPREA, dont les unités s’évaluent en situation sous forme d’oraux d’explicitation.

    Poste de travail d'un apprenti dans une entreprise du secteur agricole
    +33 % d’apprentis en cinq ans, contre +7 % pour l’ensemble : la croissance passe par l’entreprise.

    Où vont les apprentis

    Au sein de l’enseignement technique, la répartition des apprentis par secteur est nettement concentrée :

    Secteur Part des apprentis
    Production agricole 43 %
    Aménagement des espaces 40 %
    Autres secteurs cités 7 %

    Ces trois lignes totalisent 90 %, et non 100 : la source ne détaille pas l’intégralité des secteurs. Nous présentons donc cette ventilation comme partielle, et non comme une répartition complète. Le résidu d’environ 10 % correspond aux secteurs non chiffrés dans le document — services, transformation et autres.

    Deux secteurs concentrent donc à eux seuls plus de huit apprentis sur dix. C’est une information utile pour qui cherche un contrat : l’offre est massivement là, et beaucoup plus rare ailleurs.

    Une ouverture du recrutement vétérinaire

    Un point de contexte que le document signale et qui échappe souvent : un recrutement post-bac dans les écoles nationales vétérinaires est possible depuis 2021. Les lauréats de ce concours post-bac ont, selon la source, « permis de renforcer la diversité des milieux sociaux et géographiques des écoles ».

    C’est une modification de voie d’accès, pas seulement d’effectif : la prépa n’est plus le passage obligé. Pour la suite du parcours, notre guide de la filière et de l’insertion des diplômés du supérieur agricole donne les ordres de grandeur, et celui de la thèse d’exercice vétérinaire détaille l’écrit final.

    Chantier d'aménagement paysager en cours de réalisation
    Production agricole et aménagement des espaces : plus de huit apprentis sur dix.

    Ce que ces chiffres ne disent pas

    • Ils ne mesurent pas l’insertion. Les taux d’emploi relèvent d’enquêtes distinctes, conduites sur des promotions précises. Ils sont traités séparément dans notre analyse des diplômés du supérieur agricole, et les deux séries ne se combinent pas.
    • Ils ne se comparent pas directement à l’enseignement supérieur relevant d’autres ministères. Le périmètre commence en 4e et l’autorité de tutelle diffère — voir quel ministère délivre votre diplôme.
    • La ventilation sectorielle des apprentis est partielle, comme indiqué plus haut.

    Comment citer ces chiffres

    1. Nommez l’année scolaire — 2025-2026 — et non l’année de publication de l’édition.
    2. Précisez le périmètre : « enseignement agricole, de la 4e au supérieur », faute de quoi le lecteur comprendra « enseignement supérieur agricole » et le chiffre sera faux d’un facteur treize.
    3. Distinguez les deux taux de croissance. +7 % pour l’ensemble, +33 % pour les apprentis, tous deux sur cinq ans. Les confondre inverse la lecture.
    4. Signalez ce qui est calculé. Le rapport entre les deux progressions, par exemple, est une comparaison que nous faisons ; la source publie les deux taux séparément.

    Sur la vérification des sources officielles en général, notre annuaire des textes officiels détaille les niveaux de documents et la question des versions.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne fabrique pas de statistique et ne complète pas une ventilation incomplète. Quand trois catégories totalisent 90 %, la réponse honnête est de le dire, pas d’inventer la quatrième.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Sur un travail chiffré, la faiblesse apparaît dès qu’un jury demande d’où vient un nombre et sur quel périmètre il porte.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.

    Ce que l’outil fait : garder la cohérence entre les chiffres cités et ce que le texte en conclut, et signaler quand deux grandeurs voisines — un effectif total et la croissance d’une de ses composantes — racontent des histoires différentes.

    Structurez votre mémoire avec Tesify — vos sources et vos analyses restent les vôtres.

    FAQ — Les chiffres de l’enseignement agricole

    Combien d’apprenants compte l’enseignement agricole ?

    219 000 élèves, étudiants et apprentis en 2025-2026, en hausse de 7 % sur les cinq dernières années. 203 000 sont scolarisés de la 4e au BTSA dans l’enseignement technique et plus de 16 300 sont inscrits en cursus de référence dans l’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage.

    L’enseignement agricole commence-t-il au lycée ?

    Non. Il scolarise dès la classe de 4e, ce qui explique un effectif total sans commune mesure avec celui du seul enseignement supérieur agricole, qui représente moins de 8 % de l’ensemble.

    L’apprentissage progresse-t-il plus vite que le reste ?

    Nettement. Le nombre d’apprentis dans l’enseignement agricole a progressé de plus de 33 % sur cinq ans, contre 7 % pour l’effectif total sur la même période. La croissance de la filière est donc largement portée par cette voie.

    Dans quels secteurs les apprentis se forment-ils ?

    Au sein de l’enseignement technique, la production agricole accueille à elle seule 43 % des apprentis et l’aménagement des espaces 40 %, un troisième ensemble cité représentant 7 %. Ces lignes totalisent 90 % : la source ne détaille pas l’intégralité des secteurs, et la ventilation doit être lue comme partielle.

    Quelle est la répartition entre public et privé ?

    Dans l’enseignement technique agricole, 44 % des élèves, étudiants et apprentis sont dans le public et 56 % dans le privé.

    Peut-on entrer en école vétérinaire après le bac ?

    Oui, un recrutement post-bac dans les écoles nationales vétérinaires est possible depuis 2021. Selon le document, les lauréats de ce concours ont permis de renforcer la diversité des milieux sociaux et géographiques des écoles.

    Ces chiffres mesurent-ils l’insertion professionnelle ?

    Non. Ils décrivent des effectifs et des voies de formation. Les taux d’emploi relèvent d’enquêtes distinctes, menées sur des promotions précises et à un horizon donné ; les deux séries ne se combinent pas.

  • L’enseignement supérieur Culture en 2026 : 36 300 étudiants, et l’architecture qui recule

    L’enseignement supérieur Culture en 2026 : 36 300 étudiants, et l’architecture qui recule

    Les 99 écoles de l’enseignement supérieur Culture accueillent 36 300 étudiants en 2023-2024, un effectif stable. Mais derrière cette stabilité, une recomposition : l’architecture, qui pèse plus de la moitié du total, est passée de 20 100 à 19 000 étudiants en deux ans, tandis que les arts plastiques progressent.

    Ces chiffres proviennent des Chiffres clés, statistiques de la culture, édition 2025, publiés par le département des études, de la prospective et des statistiques du ministère de la Culture, à partir de l’enquête SISE-Culture.

    Méthode : ce que nous avons vérifié avant de citer

    Sur ce type de source, la vérification la plus rentable consiste à s’assurer que les composantes bouclent sur le total publié. Nous l’avons faite :

    • La répartition par domaine boucle exactement. Architecture 19 000 + arts plastiques 11 400 + spectacle vivant 3 800 + patrimoine 1 800 + cinéma et audiovisuel 300 = 36 300, soit précisément le total annoncé. Une lecture qui aurait mal apparié une ligne n’aurait pas donné ce résultat.
    • Les parts publiées se recoupent. 11 400 sur 36 300 représentent 31,4 %, cohérent avec les 31 % indiqués ; 19 000 sur 36 300 font 52,3 %, cohérent avec « plus de la moitié ».
    • En revanche, la ventilation hors ESC ne boucle pas — et c’est normal. Les quatre catégories chiffrées totalisent 60 800 pour un ensemble annoncé à « près de 62 000 ». L’écart correspond aux écoles privées d’architecture, dont l’effectif n’est pas publié séparément. Nous ne présentons donc pas cette ventilation comme exhaustive.

    Les effectifs par domaine

    Domaine Étudiants 2023-2024 Part Tendance
    Architecture (20 ENSA + École de Chaillot) 19 000 52 % En baisse : 20 100 en 2021-2022, 19 300 en 2022-2023
    Arts plastiques 11 400 31 % En légère augmentation sur quatre ans
    Spectacle vivant (33 établissements) 3 800 10 % Légèrement moins qu’auparavant (~4 000)
    Patrimoine 1 800 5 % En légère hausse après 1 700 en 2022-2023
    Cinéma et audiovisuel 300 1 % Stable sur quatre ans
    Total ESC 36 300 100 % Stable

    Le total de l’enseignement supérieur Culture suit une trajectoire lente : 36 900 en 2019-2020, 37 000 en 2020-2021, 37 400 en 2021-2022, puis un tassement jusqu’aux 36 300 actuels.

    Amphithéâtre d'école d'architecture partiellement vide
    1 100 étudiants de moins en architecture en deux ans, dans un ensemble par ailleurs stable.

    Le fait marquant : l’architecture recule

    C’est le mouvement que la stabilité du total masque. Les écoles d’architecture — les 20 écoles nationales supérieures d’architecture plus l’École de Chaillot, qui forme les architectes du patrimoine — comptaient 20 100 étudiants en 2021-2022, 19 300 en 2022-2023 et 19 000 en 2023-2024.

    Soit 1 100 étudiants de moins en deux ans (chiffre calculé à partir des trois valeurs publiées), sur le domaine qui représente à lui seul plus de la moitié de l’enseignement supérieur Culture. Pendant le même temps, les arts plastiques progressent légèrement et occupent désormais 31 % des effectifs.

    Autrement dit, l’ensemble est stable parce que deux mouvements contraires se compensent. Une lecture qui s’arrêterait au total — « effectif stable » — manquerait entièrement la recomposition en cours.

    Nous ne proposons pas d’explication à ce recul : la source n’en donne pas, et nous n’avons pas d’instrument permettant d’en établir une. Ce que nous pouvons dire, c’est que le fait est net et qu’il porte sur trois années consécutives.

    Si vous êtes concerné directement, nos guides détaillent les deux écrits qui jalonnent ce cursus : le mémoire de master en école d’architecture, qui vaut 8 crédits non compensables, et le mémoire de HMONP, postérieur au diplôme.

    Le périmètre : les écoles du ministère sont minoritaires

    C’est le point de méthode le plus utile pour qui cite ces chiffres. Les 36 300 étudiants de l’ESC ne représentent pas l’ensemble des étudiants en formation artistique et culturelle.

    À côté, 200 écoles supérieures spécialisées ne relevant pas du ministère de la Culture accueillent près de 62 000 élèves — publiques, associatives ou, le plus souvent, privées à but lucratif. Parmi elles : 43 % d’écoles d’arts plastiques et d’arts appliqués (16 900 inscrits), un quart d’écoles pluridisciplinaires (52 écoles, 29 000 étudiants), 24 écoles de cinéma, audiovisuel et multimédia (9 800 inscrits) et 34 écoles de spectacle vivant (5 100 inscrits).

    Les écoles sous tutelle du ministère scolarisent donc nettement moins d’étudiants que celles qui n’en relèvent pas. Citer « 36 300 étudiants en formation artistique en France » serait une erreur de périmètre — c’est le chiffre du périmètre SISE-Culture, qui exclut par construction les cursus artistiques dispensés à l’université, dans les grandes écoles et dans les établissements non spécialisés.

    Atelier d'école supérieure d'art avec chevalets et travaux en cours
    Les arts plastiques : 44 % des écoles de l’ESC, 31 % des étudiants — et en progression.

    Qui sont ces étudiants

    65 % de femmes en moyenne dans l’ESC en 2023-2024, contre 63 % les deux années précédentes. La répartition varie fortement selon les disciplines : 80 % dans le patrimoine, 71 % en arts plastiques, 63 % en architecture, 58 % en cinéma et audiovisuel, et 49 % dans le spectacle vivant — le seul domaine où les femmes ne sont pas majoritaires.

    Dans les écoles hors ESC, la part des femmes est proche (63 %), avec le même contraste : 74 % en arts plastiques et arts appliqués, mais 48 % en cinéma, audiovisuel et multimédia.

    Les étudiants étrangers représentent 15 % des inscrits de l’ESC, une proportion stable sur six ans, la plus forte dans le spectacle vivant (19 %) et la plus faible en cinéma et audiovisuel (4 %). Hors ESC, la part est de 10 %, avec une exception notable : 29 % dans les deux écoles privées d’architecture.

    L’insertion : trois ans après, et non un an

    Attention au décalage d’instrument par rapport aux enquêtes d’insertion habituelles. Les chiffres publiés ici portent sur les diplômés 2021 n’ayant pas poursuivi d’études entre 2021 et 2024, interrogés trois ans après leur entrée sur le marché du travail — et non douze mois après, comme dans la plupart des enquêtes.

    Filière En emploi 3 ans après Dont dans le champ du diplôme
    Spectacle vivant 95 % 91 %
    Architecture 89 % 81 %
    Arts plastiques 85 % 72 %
    Ensemble ESC 90 % 81 %

    9 % des diplômés sont en recherche d’emploi au moment de l’enquête.

    La colonne de droite est celle qu’on oublie, et c’est souvent la plus parlante. Les diplômés du spectacle vivant sont à la fois les plus employés (95 %) et les plus souvent employés dans leur domaine (91 %). Les diplômés en arts plastiques cumulent l’inverse : le taux d’emploi le plus bas (85 %) et la proportion la plus faible d’activité en rapport avec le diplôme (72 %). L’écart entre les deux colonnes est de 4 points pour le spectacle vivant et de 13 points pour les arts plastiques.

    Ces chiffres ne se comparent pas terme à terme avec ceux d’autres ministères : notre analyse des diplômés de l’enseignement supérieur agricole repose sur des enquêtes menées à douze mois, sur d’autres promotions et par une autre administration. Sur ce que ce cloisonnement change en général, voir quel ministère délivre votre diplôme.

    Comment citer ces chiffres sans se tromper

    1. Nommez le périmètre. « Écoles de l’enseignement supérieur Culture » et non « formations artistiques en France ».
    2. Datez l’année universitaire, pas l’année de publication : les données 2023-2024 paraissent dans l’édition 2025.
    3. Précisez l’horizon de l’insertion. Trois ans après l’entrée sur le marché du travail, pour les diplômés 2021 n’ayant pas poursuivi d’études.
    4. Distinguez taux d’emploi et emploi dans le champ du diplôme. L’écart va de 4 à 13 points selon la filière.
    5. Signalez ce que vous calculez vous-même. La baisse de 1 100 étudiants en architecture, par exemple, est une différence que nous avons faite entre deux valeurs publiées ; elle n’est pas énoncée telle quelle dans la source.

    Ce réflexe de vérification du périmètre et de la version vaut pour toute source officielle, comme le rappelle notre annuaire des textes officiels.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne fabrique pas de statistique et ne complète pas une série incomplète. Quand une ventilation ne boucle pas — comme celle des écoles hors ESC —, la seule réponse honnête est de le dire.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Sur un travail chiffré, la faiblesse se voit à la première question du jury sur l’origine et le périmètre d’un nombre.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.

    Ce que l’outil fait : garder la cohérence entre les chiffres cités et ce que le texte en conclut, et signaler quand deux grandeurs voisines relèvent en réalité de périmètres ou d’horizons différents — exactement le cas des 36 300 et des 62 000 ci-dessus.

    Structurez votre mémoire avec Tesify — vos sources et vos analyses restent les vôtres.

    FAQ — L’enseignement supérieur Culture en chiffres

    Combien d’étudiants compte l’enseignement supérieur Culture ?

    36 300 étudiants en 2023-2024, répartis dans 99 écoles relevant du ministère de la Culture. L’effectif est stable par rapport à l’année précédente, après 36 900 en 2019-2020, 37 000 en 2020-2021 et 37 400 en 2021-2022.

    Quelle est la part de l’architecture ?

    Plus de la moitié. Les 20 écoles nationales supérieures d’architecture et l’École de Chaillot accueillent 19 000 étudiants, soit environ 52 % du total. Cet effectif est en recul : il était de 20 100 en 2021-2022 et de 19 300 en 2022-2023.

    Les 36 300 étudiants représentent-ils toutes les formations artistiques ?

    Non. Ce chiffre correspond au périmètre SISE-Culture, qui recense les écoles publiques de l’enseignement supérieur Culture et les autres écoles spécialisées qui en relèvent. À côté, 200 écoles supérieures spécialisées ne relevant pas du ministère accueillent près de 62 000 élèves, et l’enquête exclut par construction les cursus artistiques dispensés à l’université, dans les grandes écoles et dans les établissements non spécialisés.

    Quelle est la part des femmes ?

    65 % des effectifs de l’enseignement supérieur Culture en 2023-2024, contre 63 % les deux années précédentes. Elle varie de 80 % dans le patrimoine et 71 % en arts plastiques à 63 % en architecture, 58 % en cinéma et audiovisuel et 49 % dans le spectacle vivant, seul domaine où les femmes ne sont pas majoritaires.

    Quel est le taux d’insertion des diplômés ?

    90 % des diplômés 2021 n’ayant pas poursuivi d’études exercent une activité trois ans après leur entrée sur le marché du travail, et 9 % sont en recherche d’emploi. Parmi les actifs en emploi, 81 % déclarent exercer dans le champ de leur diplôme. Le taux atteint 95 % pour le spectacle vivant, 89 % pour l’architecture et 85 % pour les arts plastiques.

    Ces taux se comparent-ils à ceux des autres filières ?

    Pas directement. Ils sont mesurés trois ans après l’entrée sur le marché du travail, sur les diplômés 2021, alors que la plupart des enquêtes d’insertion publiées par d’autres ministères mesurent à douze mois et sur d’autres promotions. Comparer ces taux à ceux d’un autre ministère reviendrait à comparer des instruments différents.

    Quelle est la part d’étudiants étrangers ?

    15 % des inscrits de l’enseignement supérieur Culture en 2023-2024, une proportion stable sur les six dernières années. Elle est la plus élevée dans le spectacle vivant (19 %) et la plus faible en cinéma et audiovisuel (4 %). Dans les écoles hors ESC, la part est de 10 %, avec 29 % dans les deux écoles privées d’architecture.

  • Les ULIS en 2026 : 10 226 établissements, et pourquoi ce chiffre n’est pas un nombre d’élèves

    Les ULIS en 2026 : 10 226 établissements, et pourquoi ce chiffre n’est pas un nombre d’élèves

    10 226 établissements scolaires sont référencés comme accueillant une ULIS dans l’annuaire de l’éducation, dont 9 158 publics et 1 068 privés. Ce nombre compte des établissements, pas des élèves — et pas non plus des dispositifs. C’est la première chose à préciser si vous citez ce chiffre dans un mémoire ou un dossier.

    Les unités localisées pour l’inclusion scolaire sont les dispositifs de scolarisation des élèves en situation de handicap dans le premier et le second degrés. Elles reviennent constamment dans les écrits professionnels et universitaires portant sur l’école inclusive — et la statistique qu’on y trouve est souvent mal qualifiée.

    Le chiffre, et ce qu’il mesure exactement

    La source est le jeu de données « Les ULIS » publié en open data par le ministère de l’Éducation nationale, construit à partir de l’annuaire de l’éducation. Il recense 10 226 établissements portant l’indicateur ULIS, état de la base au 30 mars 2026.

    Trois précautions s’imposent avant de reprendre ce nombre.

    • Ce sont des établissements, pas des élèves. Le jeu de données ne contient aucun effectif. Il ne permet donc pas de dire combien d’élèves sont scolarisés en ULIS.
    • Ce sont des établissements, pas nécessairement des dispositifs. L’indicateur est binaire : un établissement est signalé comme accueillant une ULIS ou non. Un établissement qui en accueillerait plusieurs compte pour un.
    • Il n’y a pas d’année scolaire de référence dans le jeu de données. C’est un annuaire, mis à jour en continu, et non une série statistique arrêtée à une rentrée. La date qu’on peut citer honnêtement est celle de l’état de la base, pas une rentrée.

    Cette dernière distinction est celle qui pose le plus de problèmes en rédaction : un annuaire et une enquête statistique ne répondent pas à la même question, et une note de bas de page qui présente un annuaire comme un recensement de rentrée est une erreur d’instrument, pas une approximation.

    Cour d'école vide bordée de bâtiments scolaires
    L’unité comptée est l’établissement, pas le dispositif ni l’élève.

    La répartition public / privé

    Statut Établissements Part (calculée)
    Public 9 158 89,6 %
    Privé 1 068 10,4 %
    Total 10 226 100 %

    Les deux composantes s’additionnent exactement au total publié : 9 158 + 1 068 = 10 226. Les parts en pourcentage sont, elles, des valeurs que nous avons calculées à partir de ces effectifs, et non des chiffres publiés comme tels.

    La répartition par type d’établissement

    Type Établissements Part (calculée)
    École 5 247 51,3 %
    Collège 4 107 40,2 %
    Lycée 840 8,2 %
    EREA 32 0,3 %
    Total 10 226 100 %

    Ici encore l’addition tombe juste : 5 247 + 4 107 + 840 + 32 = 10 226.

    Ces deux ventilations sont la meilleure garantie que l’on puisse obtenir à peu de frais. Deux découpages indépendants — l’un par statut, l’autre par type — qui retombent l’un et l’autre exactement sur le même total ne prouvent pas seulement que les chiffres vont deux à deux : ils prouvent qu’aucune catégorie ne manque à l’appel. Une vérification ligne à ligne ne peut pas établir cela.

    Ce que la structure révèle

    La moitié des établissements concernés sont des écoles, et l’ensemble école + collège représente 9 354 établissements sur 10 226. La présence se réduit nettement au lycée : 840 établissements, soit 8,2 % du total selon notre calcul.

    Cette décroissance par niveau est le fait saillant du jeu de données, et c’est aussi le point sur lequel il faut être prudent : l’annuaire dit où le dispositif existe, pas combien d’élèves y sont scolarisés ni pourquoi la présence diminue. Attribuer cette décroissance à une cause — orientation, sorties du système, transferts vers d’autres dispositifs — demanderait une autre source. Le jeu de données n’en fournit aucune, et nous n’en avançons donc aucune.

    Petite salle de classe avec quelques tables disposées en îlot et du matériel pédagogique adapté
    Un annuaire indique où un dispositif existe, pas combien d’élèves y sont accueillis.

    Comment citer ce chiffre correctement

    Si vous reprenez ces données dans un écrit, la formulation défendable ressemble à ceci :

    « Selon le jeu de données Les ULIS publié en open data par le ministère de l’Éducation nationale à partir de l’annuaire de l’éducation, 10 226 établissements sont référencés comme accueillant une ULIS (état de la base au 30 mars 2026), dont 89,6 % d’établissements publics — part calculée à partir des effectifs publiés. »

    Trois éléments y sont explicites : la source, ce que compte l’unité, et le fait que le pourcentage est dérivé. C’est ce qui distingue une donnée citable d’un chiffre repris de seconde main. La même exigence vaut pour toute statistique reprise dans un travail universitaire — nos guides de méthodologie du mémoire de MEEF et du mémoire de sciences de l’éducation détaillent la manière d’adosser un argument à une source de ce type.

    Si vous préparez le certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive, ces chiffres relèvent typiquement des « éléments de connaissance de l’environnement » que la circulaire attend dans le dossier — notre guide du dossier de l’épreuve 2 du CAPPEI précise ce que la commission évalue dans ce choix documentaire. La coordination d’une ULIS est d’ailleurs l’un des modules de professionnalisation du certificat.

    Les limites à connaître avant de s’appuyer dessus

    L’annuaire de l’éducation est un référentiel administratif d’établissements. Il est excellent pour répondre à « où ce dispositif existe-t-il ? » et inadapté pour répondre à « combien d’élèves, et avec quels moyens ? ». Pour ces dernières questions, il faut une enquête statistique, pas un annuaire.

    Deux conséquences pratiques. D’abord, ne construisez pas de ratio entre ce nombre et un effectif d’élèves tiré d’une autre source : les deux instruments ne mesurent pas la même population et ne sont pas arrêtés à la même date. Ensuite, si votre écrit a besoin d’une évolution dans le temps, ce jeu de données ne la fournit pas — il donne un état, pas une série.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne produit pas de statistiques. Les chiffres cités ici viennent d’un jeu de données public, et c’est à vous de vérifier l’état de la base au moment où vous écrivez : un annuaire bouge.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur. La promesse est vide, et sur un écrit adossé à des données, ce qui se voit n’est pas l’outil employé mais une source mal qualifiée.
    • Tesify ne choisit pas votre argument à votre place. Un chiffre ne devient une démonstration que rapporté à une question que vous posez.

    Ce que l’outil fait utilement sur ce type de matériau : tenir la cohérence entre ce qu’une source mesure et ce que votre phrase lui fait dire, garder trace de la source et de sa date à chaque reprise du chiffre, et signaler les valeurs que vous avez calculées vous-même plutôt que relevées. Le texte produit est un brouillon à réécrire avec vos mots.

    Adossez votre mémoire à des sources correctement qualifiées avec Tesify.

    FAQ — Les chiffres des ULIS

    Combien y a-t-il d’ULIS en France ?

    Le jeu de données public du ministère référence 10 226 établissements accueillant une ULIS, état de la base au 30 mars 2026. Ce nombre compte des établissements et non des dispositifs : un établissement accueillant plusieurs ULIS n’est compté qu’une fois.

    Combien d’élèves sont scolarisés en ULIS ?

    Ce jeu de données ne permet pas de le dire : il ne contient aucun effectif d’élèves. Répondre à cette question demande une enquête statistique, pas l’annuaire des établissements.

    Quelle est la répartition entre public et privé ?

    9 158 établissements publics et 1 068 établissements privés, soit un total de 10 226. Cela représente environ 89,6 % de public et 10,4 % de privé, parts calculées à partir des effectifs publiés.

    Comment les ULIS se répartissent-elles par niveau ?

    5 247 écoles, 4 107 collèges, 840 lycées et 32 EREA, pour un total de 10 226 établissements. La présence diminue nettement au lycée, mais le jeu de données ne fournit aucune explication de cette décroissance.

    À quelle année scolaire ces chiffres correspondent-ils ?

    À aucune en particulier. Le jeu de données est construit sur l’annuaire de l’éducation, mis à jour en continu ; la seule date citable est celle de l’état de la base, ici le 30 mars 2026, et non une rentrée scolaire.

    Peut-on citer ces chiffres dans un mémoire ?

    Oui, à condition de préciser la source, de dire que l’unité comptée est l’établissement et d’indiquer la date de l’état de la base. Signalez également comme calculée toute part en pourcentage que vous dérivez vous-même des effectifs.

    Qu’est-ce qu’une ULIS ?

    Une unité localisée pour l’inclusion scolaire : un dispositif de scolarisation des élèves en situation de handicap dans le premier et le second degrés, implanté au sein d’un établissement ordinaire.

  • Diplômés de l’enseignement supérieur agricole 2026 : les chiffres, et les trois taux d’emploi qu’il ne faut pas confondre

    Diplômés de l’enseignement supérieur agricole 2026 : les chiffres, et les trois taux d’emploi qu’il ne faut pas confondre

    L’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage forme chaque année environ 3 500 nouveaux diplômés ingénieurs, 640 vétérinaires, 60 paysagistes et 150 docteurs d’État. Sur l’insertion, le même document officiel publie trois taux différents pour les mêmes ingénieurs — 82 %, 92 % et 93 % — et ils sont tous les trois exacts.

    C’est ce dernier point qui rend ces données si facilement mal citées. Elles ne se contredisent pas : elles mesurent trois populations différentes. Voici les chiffres, leur source, et la clé de lecture qui évite l’erreur.

    Méthode : d’où viennent ces chiffres

    Toutes les données de cet article proviennent du Portrait de l’enseignement agricole, édition 2026, publié par le ministère chargé de l’agriculture via sa direction générale de l’enseignement et de la recherche. Les chiffres d’insertion reposent sur les enquêtes exhaustives sur l’insertion professionnelle des diplômés des promotions 2023, réalisées en 2025 au sein des écoles relevant de ce ministère.

    Deux précautions de méthode, que nous appliquons systématiquement et qui ont ici changé notre lecture :

    • Nous avons vérifié que les répartitions bouclent. Les quatre situations publiées pour chaque filière — en emploi, en recherche d’emploi, en poursuite d’études, autres situations — totalisent exactement 100 % dans les trois cas : 82 + 6 + 9 + 3 pour les ingénieurs, 88 + 3 + 5 + 4 pour les vétérinaires, 84 + 9 + 3 + 4 pour les paysagistes. C’est la vérification la plus rentable sur ce type de source : une lecture qui aurait mal apparié une colonne n’aurait pas donné 100.
    • Nous ne publions aucun chiffre que nous aurions calculé nous-mêmes sans le signaler. Tous les pourcentages ci-dessous figurent tels quels dans le document.

    Combien de diplômés par an ?

    Diplôme Nouveaux diplômés par an (ordre de grandeur publié)
    Ingénieur environ 3 500
    Vétérinaire 640
    Paysagiste 60
    Doctorat d’État 150

    L’écart d’échelle est le fait le plus structurant de ce paysage. Les paysagistes diplômés d’État sont près de soixante fois moins nombreux que les ingénieurs. Cela a une conséquence directe sur la lecture des pourcentages qui suivent : un point de pourcentage sur les paysagistes représente moins d’un diplômé, alors qu’il en représente trente-cinq chez les ingénieurs. Les taux publiés pour les très petites cohortes doivent être lus comme des ordres de grandeur, pas comme des mesures fines.

    Trois instruments de mesure différents alignés sur une table de laboratoire
    Trois taux d’emploi, trois instruments : le même mot ne mesure pas la même population.

    Les trois taux d’emploi, et pourquoi ils diffèrent

    C’est le cœur de l’article. Le document publie, pour les ingénieurs agronomes de la même promotion, trois chiffres qui circulent ensuite séparément et se contredisent en apparence.

    Chiffre Ingénieurs Ce qu’il mesure
    Part en emploi, 1 an après la sortie 82 % Sur l’ensemble des diplômés, y compris ceux en poursuite d’études, en recherche d’emploi ou dans une autre situation
    Taux net d’emploi après 1 an 92 % Sur les seuls diplômés présents sur le marché du travail
    Taux publié dans le texte 93 % Sur les diplômés 2023 « entrés dans la vie active »

    Les trois sont exacts. L’écart entre 82 % et 92 % s’explique entièrement par les 9 % en poursuite d’études et les autres situations : ces diplômés ne cherchent pas d’emploi, donc les exclure fait mécaniquement monter le taux.

    La règle de citation qui en découle est simple : ne jamais citer un taux d’emploi sans dire de quelle population il est le taux. « 93 % des ingénieurs agronomes trouvent un emploi en un an » est faux si on l’applique à la promotion entière ; c’est exact si l’on précise « parmi ceux entrés dans la vie active ». C’est la même précaution que celle qui vaut pour n’importe quelle statistique d’insertion, y compris celles de notre classement des écoles d’ingénieurs, dont les taux relèvent d’enquêtes distinctes et ne se comparent pas terme à terme avec ceux-ci.

    Situation détaillée un an après la sortie

    Situation Ingénieurs agronomes Vétérinaires Paysagistes
    En emploi (dont volontariat) 82 % 88 % 84 %
    En recherche d’emploi 6 % 3 % 9 %
    En poursuite d’études (dont thèse) 9 % 5 % 3 %
    Autres situations (woofing, congé sabbatique, etc.) 3 % 4 % 4 %
    Total 100 % 100 % 100 %

    En taux net d’emploi après un an, l’ordre change : vétérinaires 98 %, ingénieurs 92 %, paysagistes 72 %. Chez les vétérinaires comme chez les ingénieurs, l’écart entre femmes et hommes est nul ou d’un point — 98 % contre 98 % pour les premiers, 92 % contre 93 % pour les seconds. Le document précise toutefois que si l’accès à l’emploi est comparable, les conditions d’emploi sont moins favorables pour les femmes, ce qu’il explique par les secteurs et les fonctions d’insertion. Aucune répartition par sexe n’est publiée pour les paysagistes, et nous ne l’inventons pas.

    Salle de consultation vétérinaire équipée, sans personne
    98 % de taux net d’emploi — mais mesuré sur des diplômés qui n’ont pas encore soutenu leur thèse.

    Le piège de population le plus important : les vétérinaires enquêtés n’ont pas fini

    Une note de bas de page du document mérite d’être remontée en pleine lumière, parce qu’elle change ce que mesure le fameux 98 %.

    « Pour les vétérinaires, les diplômés enquêtés sont ceux ayant terminé la 5e année du cursus vétérinaire et obtenu le Diplôme d’études fondamentales vétérinaires. À la fin de la 6e année du cursus, la quasi-totalité soutiennent avec succès leur thèse de doctorat vétérinaire. »

    Autrement dit, la population enquêtée est celle des titulaires du DEFV, et non celle des docteurs vétérinaires ayant soutenu. Le taux de 98 % décrit l’insertion de personnes qui, pour beaucoup, ont encore leur thèse d’exercice à soutenir.

    Ce n’est pas un défaut de l’enquête — c’est une définition de champ parfaitement explicite. Mais elle est presque systématiquement perdue quand le chiffre est repris. Si vous préparez précisément ce travail, notre guide pour rédiger sa thèse d’exercice vétérinaire détaille le cadre réglementaire et la soutenance. Et pour la démographie de la profession elle-même — praticiens en exercice, répartition, modes d’exercice —, c’est un tout autre instrument : notre analyse de la démographie vétérinaire d’après l’Atlas de l’Ordre traite cette population-là, et les deux séries ne se croisent pas.

    L’apprentissage : le seul écart franc du jeu de données

    Près de 19 % des ingénieurs diplômés ont suivi leur cursus par la voie de l’apprentissage. Leur insertion est meilleure sur trois dimensions à la fois, ce que le document énonce explicitement : un taux en emploi de 94,4 %, une insertion plus rapide, et des conditions d’emploi plus favorables en part de CDI comme en niveau de rémunération.

    C’est, dans ce jeu de données, le seul facteur qui déplace nettement et simultanément les trois indicateurs. Aucun chiffre équivalent n’est publié pour les vétérinaires ou les paysagistes.

    Où vont-ils travailler ?

    Les cinq premiers secteurs d’emploi des ingénieurs sont l’industrie agroalimentaire, y compris la restauration collective (22 %), les sociétés de conseil et de services (12 %), les organisations professionnelles agricoles (9 %), le commerce et la distribution (9 %) et les administrations, dont le volontariat (7 %).

    Ces cinq secteurs totalisent 59 % : plus de quatre ingénieurs sur dix travaillent donc ailleurs que dans les cinq premiers secteurs. Le document liste ces autres débouchés — productions agricoles et forêts, bureaux d’études, agrofourniture, agrochimie et agroéquipement, environnement, aménagement, paysage et urbanisme, enseignement et recherche, industries chimique, pharmaceutique et cosmétique, BTP, génie civil, bois, infrastructures et réseaux. La dispersion est donc la caractéristique dominante, et une lecture qui ne retiendrait que « l’agroalimentaire » manquerait 78 % des cas.

    Côté vétérinaires, les fonctions se répartissent entre animaux de compagnie (52 %), exercice mixte (28 %), animaux de production (8 %), équin (5 %) et autres (7 %) — soit 100 %. Chez les paysagistes diplômés d’État, on trouve chargé de projet (28 %), chargé d’études (27 %) et assistant paysagiste, dessinateur ou projeteur (22 %), le document signalant par ailleurs un taux d’entrepreneuriat plus important que dans les autres filières.

    Ce que ces chiffres ne disent pas

    • Ils ne comparent pas l’enseignement agricole aux autres filières. Les enquêtes sont propres aux écoles relevant du ministère chargé de l’agriculture. Les rapprocher d’enquêtes d’insertion conduites par d’autres ministères reviendrait à comparer des instruments différents.
    • Ils ne portent que sur une promotion. Les diplômés 2023, interrogés en 2025. Une conjoncture différente donnerait d’autres taux.
    • Ils ne disent rien de la rémunération en valeur absolue, seulement d’écarts relatifs. Nous ne publions donc aucun salaire.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne fabrique pas de statistique. Les chiffres d’un mémoire doivent provenir d’une source nommée, datée et dont le champ est décrit — comme ci-dessus.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Sur un travail chiffré, le point faible se voit d’ailleurs bien avant : un jury demande d’où vient le nombre et sur quelle population il porte.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.

    Ce que l’outil fait : tenir la cohérence entre les chiffres cités et ce que le texte en conclut, et signaler quand une même grandeur apparaît sous deux définitions différentes dans un même document — exactement le cas des trois taux d’emploi ci-dessus.

    Structurez votre mémoire avec Tesify — vos sources et vos analyses restent les vôtres.

    FAQ — Les diplômés de l’enseignement supérieur agricole

    Combien de diplômés forme l’enseignement supérieur agricole chaque année ?

    Environ 3 500 nouveaux diplômés ingénieurs, 640 vétérinaires, 60 paysagistes et 150 docteurs d’État par an, selon le Portrait de l’enseignement agricole édition 2026 publié par le ministère chargé de l’agriculture.

    Pourquoi trois taux d’emploi différents pour les ingénieurs ?

    Parce qu’ils portent sur trois populations. 82 % est la part en emploi sur l’ensemble des diplômés, y compris ceux en poursuite d’études ou en recherche d’emploi. 92 % est le taux net d’emploi, calculé sur les seuls diplômés présents sur le marché du travail. 93 % est le taux publié dans le texte pour les diplômés entrés dans la vie active. Les trois sont exacts et ne doivent jamais être cités sans leur champ.

    Quel est le taux net d’emploi par filière ?

    98 % pour les vétérinaires, 92 % pour les ingénieurs et 72 % pour les paysagistes, un an après la sortie de l’école. Chez les vétérinaires comme chez les ingénieurs, l’écart entre femmes et hommes est nul ou d’un point ; aucune répartition par sexe n’est publiée pour les paysagistes.

    Le taux de 98 % des vétérinaires porte-t-il sur des docteurs vétérinaires ?

    Pas exactement. Le document précise que les diplômés enquêtés sont ceux ayant terminé la 5e année du cursus et obtenu le Diplôme d’études fondamentales vétérinaires. La thèse de doctorat vétérinaire se soutient à la fin de la 6e année, et la quasi-totalité la soutiennent avec succès. Le taux décrit donc l’insertion de titulaires du DEFV.

    L’apprentissage améliore-t-il l’insertion des ingénieurs agronomes ?

    Oui, et sur trois dimensions simultanément. Près de 19 % des ingénieurs diplômés ont suivi leur cursus par apprentissage ; leur taux en emploi atteint 94,4 %, leur insertion est plus rapide et leurs conditions d’emploi — part de contrats à durée indéterminée et niveau de rémunération — sont plus favorables.

    Dans quels secteurs travaillent les ingénieurs agronomes ?

    Les cinq premiers secteurs sont l’industrie agroalimentaire, restauration collective comprise (22 %), les sociétés de conseil et de services (12 %), les organisations professionnelles agricoles (9 %), le commerce et la distribution (9 %) et les administrations, volontariat compris (7 %). Ces cinq secteurs ne représentent que 59 % du total : la dispersion des débouchés est la caractéristique dominante.

    Ces chiffres sont-ils comparables à ceux des autres écoles d’ingénieurs ?

    Non, pas directement. Ils proviennent d’enquêtes exhaustives menées au sein des écoles relevant du ministère chargé de l’agriculture, sur les promotions 2023 interrogées en 2025. Les rapprocher d’enquêtes conduites par d’autres ministères ou par d’autres organismes reviendrait à comparer des instruments qui ne mesurent pas la même population de la même façon.