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Âge moyen des doctorants et à la soutenance de thèse en France (chiffres 2026)

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Âge moyen des doctorants et à la soutenance de thèse en France (chiffres 2026)

Âge moyen des doctorants et à la soutenance de thèse en France (chiffres 2026)

L’âge moyen auquel un doctorant obtient son diplôme en France s’établit à 31,6 ans, selon la note d’information du SIES consacrée aux comparaisons internationales sur le doctorat, publiée le 11 mars 2025. Ce chiffre place la France parmi les pays où l’on soutient sa thèse le plus jeune, un résultat que le SIES attribue à des parcours généralement linéaires (formation continue sans interruption majeure avant l’entrée en doctorat) et à la faible part des doctorants en santé, une discipline où l’âge de diplomation est structurellement plus élevé ailleurs dans le monde. Cet article détaille ce chiffre, sa méthode de calcul et les écarts connus entre disciplines.

Résultat clé : 31,6 ans est l’âge moyen de diplomation d’un doctorant en France (SIES, note d’information n°05, mars 2025), un chiffre parmi les plus bas des comparaisons internationales disponibles. L’âge varie ensuite fortement selon la discipline : les parcours les plus linéaires et les thèses les plus courtes se trouvent en sciences exactes et en ingénierie, tandis que les sciences humaines et sociales, moins souvent financées, affichent des durées de thèse — et donc des âges de soutenance — plus élevés.

Le chiffre clé : 31,6 ans en moyenne

Dans sa note d’information n°05 de mars 2025, intitulée « Comparaisons internationales sur le doctorat : l’attractivité française avérée », le SIES (Service statistique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche) établit l’âge moyen de diplomation d’un docteur en France à 31,6 ans. Ce chiffre agrège l’ensemble des disciplines et constitue la donnée de référence la plus récente disponible publiquement sur le sujet.

Ce résultat s’inscrit dans un contexte où, selon les notes flash du SIES sur les docteurs diplômés, environ 14 700 doctorats ont été délivrés en France en 2024, et où la durée médiane de thèse se situe généralement dans une fourchette de 40 à 52 mois selon la discipline — un facteur qui, combiné à l’âge d’entrée en doctorat (généralement peu après l’obtention du master, soit autour de 22-23 ans), permet de retrouver un âge moyen de soutenance cohérent avec le chiffre de 31,6 ans publié par le SIES. Pour le détail des effectifs, taux de réussite et durée par discipline, notre état des lieux du doctorat en France en chiffres complète cette donnée d’âge par l’ensemble des indicateurs officiels 2026.

Jeune docteur lors de sa soutenance de thèse devant un jury universitaire en France
La soutenance intervient en moyenne à 31,6 ans en France, au terme d’un parcours généralement linéaire depuis le master.

Où se situe la France par rapport aux autres pays ?

Le SIES souligne que les docteurs français comptent parmi les plus jeunes des comparaisons internationales disponibles, pour deux raisons principales identifiées dans la note : des parcours d’études généralement linéaires, sans interruption prolongée entre la licence, le master et le doctorat, contrairement à des systèmes où une expérience professionnelle intermédiaire est plus fréquente avant l’entrée en doctorat ; et une part relativement faible de doctorants en santé, discipline où l’âge de diplomation est structurellement plus élevé dans la plupart des pays, en raison de cursus médicaux plus longs en amont du doctorat de recherche.

Indicateur Donnée Source
Âge moyen à la diplomation (France) 31,6 ans SIES, note d’information n°05, mars 2025
Doctorats délivrés en 2024 ~14 700 SIES, note flash n°14, juin 2025
Durée médiane de thèse 40 à 52 mois selon discipline SIES
Doctorants financés en 1ère année (sciences exactes) 97,1 % SIES
Doctorants financés en 1ère année (SHS) ~50,9 % SIES

Les écarts par discipline

Le SIES ne publie pas, dans ses notes accessibles publiquement, un âge moyen de soutenance détaillé par discipline. En revanche, les données de durée de thèse — un déterminant direct de l’âge de soutenance à âge d’entrée comparable — montrent des écarts nets : en sciences exactes, environ 58 % des thèses sont soutenues en moins de 40 mois, contre seulement 11 % en sciences humaines et sociales. À l’inverse, plus de 37 % des thèses en SHS dépassent 72 mois, contre une minorité en sciences dures. Mécaniquement, à âge d’entrée en doctorat comparable, cet écart de durée se traduit par un âge moyen de soutenance plus élevé en SHS qu’en sciences exactes.

Pour une lecture complète de ces écarts de durée et d’abandon par discipline, notre analyse du taux d’abandon en thèse de doctorat en France détaille les facteurs — financement, encadrement, précarité — qui expliquent ces trajectoires différenciées.

Doctorant en sciences exactes travaillant en laboratoire, discipline où le financement et les parcours linéaires raccourcissent la durée de thèse
En sciences exactes, un financement quasi systématique dès la première année contribue à des thèses plus courtes, et donc à un âge de soutenance plus bas.

Pourquoi ces écarts existent-ils ?

Le financement constitue le facteur le plus déterminant identifié par le SIES : 97,1 % des doctorants en sciences exactes bénéficient d’un financement dès la première année, contre environ 50,9 % en sciences humaines et sociales. Un doctorat non financé oblige fréquemment l’étudiant à cumuler un emploi parallèle, ce qui allonge mécaniquement la durée de préparation et repousse d’autant l’âge de soutenance. Le niveau de rémunération lui-même — fixé au 1er janvier 2026 à un minimum de 2 300 € brut mensuel pour un contrat doctoral ou une convention CIFRE — influence également l’attractivité du doctorat selon les profils et les âges d’entrée, un sujet détaillé dans notre comparatif des salaires doctorants par type de financement. Pour une vue d’ensemble des effectifs et de la répartition par discipline, notre guide statistique complet du doctorat en France 2026 complète ces données par les chiffres d’inscription et de parité.

L’encadrement joue également un rôle secondaire mais documenté : un directeur de thèse peu disponible ou un isolement prolongé du doctorant, en particulier en fin de parcours, retarde fréquemment la soutenance au-delà de la durée initialement prévue, indépendamment du financement. Ce facteur touche l’ensemble des disciplines mais pèse proportionnellement davantage sur les parcours déjà fragilisés par l’absence de financement.

Une tendance au vieillissement du recrutement académique

Au-delà de l’âge de soutenance lui-même, les données SIES sur le recrutement académique après la thèse suggèrent une tendance de fond au vieillissement des parcours de recherche en France : sur une période de 13 ans, l’âge de recrutement des chargés de recherche (CR) et des maîtres de conférences (MCF) a progressé respectivement d’environ 24 et 28 mois, soit un allongement de deux à un peu plus de deux ans. Ce chiffre concerne le recrutement post-doctoral dans des postes permanents, pas la soutenance de thèse elle-même, mais il éclaire un phénomène plus large : la période entre la fin du doctorat et la stabilisation dans un poste de recherche ou d’enseignement s’allonge, sous l’effet combiné de la multiplication des contrats post-doctoraux successifs et de la contraction du nombre de postes permanents ouverts chaque année.

Ce contexte aide à replacer le chiffre de 31,6 ans à la diplomation dans une perspective de carrière plus longue : obtenir son doctorat jeune, comme c’est le cas en France par comparaison internationale, ne garantit pas une insertion professionnelle académique tout aussi rapide, un sujet distinct qui dépasse le cadre strict de cet article mais que tout doctorant en fin de parcours a intérêt à anticiper. Notre analyse du salaire après un doctorat, par secteur et débouché détaille comment ce parcours plus long se traduit ensuite en termes de rémunération.

Jeune chercheur postdoctoral dans un bureau universitaire, illustrant l'allongement du parcours vers un poste de recherche permanent après la thèse
L’âge de recrutement en poste permanent (CR, MCF) s’est allongé de deux à un peu plus de deux ans sur 13 ans, au-delà de l’âge de soutenance lui-même.

Tesify est mentionné à titre informatif comme l’un des outils utilisés par des doctorants et étudiants en master pour structurer la rédaction de leurs travaux de recherche, sans lien direct avec la donnée d’âge présentée dans cet article.

FAQ

À quel âge soutient-on sa thèse en France ?

En moyenne à 31,6 ans selon le SIES (note d’information n°05, mars 2025), ce qui place la France parmi les pays où l’on obtient son doctorat le plus jeune, grâce à des parcours généralement linéaires entre le master et le doctorat.

L’âge d’entrée varie-t-il selon la discipline ?

Oui. Les doctorants en santé entrent et soutiennent généralement plus tard, après un parcours médical plus long, tandis que les sciences exactes et l’ingénierie affichent les parcours les plus linéaires et les durées de thèse les plus courtes, ce qui tire leur âge moyen à la soutenance vers le bas.

Peut-on commencer un doctorat après 30 ans ?

Oui, rien n’interdit d’entamer un doctorat après 30 ans, notamment via une reprise d’études, un contrat CIFRE ou une validation des acquis. Ce profil reste minoritaire au regard de la moyenne nationale mais n’est pas rare, en particulier en sciences humaines et sociales.

Quel âge moyen en SHS vs sciences ?

Les données SIES sur la durée de thèse montrent que les sciences exactes achèvent le plus souvent en moins de 40 mois quand les sciences humaines et sociales dépassent fréquemment 72 mois, ce qui se traduit mécaniquement par un âge moyen à la soutenance plus élevé en SHS, à âge d’entrée comparable.

Le financement dépend-il de l’âge ?

Le financement dépend surtout de la discipline plutôt que de l’âge du doctorant : 97,1 % des doctorants en sciences exactes sont financés contre environ 50,9 % en sciences humaines et sociales, ce qui explique en partie pourquoi les thèses non financées en SHS s’étirent davantage et repoussent l’âge de soutenance.

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