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Revue de Littérature Systématique : la Méthode PRISMA 2020 Appliquée à un Mémoire (Guide 2026)

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Revue de Littérature Systématique : la Méthode PRISMA 2020 Appliquée à un Mémoire (Guide 2026)

Revue de Littérature Systématique : la Méthode PRISMA 2020 Appliquée à un Mémoire (Guide 2026)

Votre directeur de mémoire vous demande une « revue de littérature », et vous produisez une synthèse de dix articles glanés sur Google Scholar. Au jury, la question tombe : « Quelle était votre stratégie de recherche ? Sur quels critères avez-vous inclus ces études et exclu les autres ? » L’absence de réponse structurée trahit une revue narrative — légitime dans certains contextes, mais insuffisante dès qu’on revendique une analyse systématique de la littérature.

La revue de littérature systématique impose un protocole explicite, prédéfini et reproductible. Sa référence internationale est la déclaration PRISMA 2020, publiée par Page et al. dans le British Medical Journal (DOI : 10.1136/bmj.n71) pour remplacer la version 2009 et intégrer quinze années d’évolutions méthodologiques. Conçu pour les revues publiées dans des journaux à comité de lecture, ce cadre s’adapte — avec des ajustements raisonnés — au contexte d’un mémoire de master.

Ce guide présente chaque étape du protocole PRISMA 2020, propose des tableaux comparatifs des outils d’évaluation qualité et délivre une version allégée applicable dans le cadre d’un mémoire, en signalant les adaptations légitimes et les erreurs qui font baisser la note.

En bref

Une revue de littérature systématique suit un protocole prédéfini et reproductible : question PICO ou PECO, équation booléenne documentée, bases de données multiples, critères d’inclusion/exclusion formalisés, sélection en deux étapes et rapport via le diagramme de flux PRISMA 2020. Pour un mémoire de master, la méthode s’allège (2-3 bases, 1 évaluateur, évaluation qualité simplifiée) mais le protocole reste explicite et traçable.

1. Revue narrative ou systématique : la distinction qui change tout

La revue narrative (ou traditionnelle) est un résumé sélectif de la littérature : l’auteur choisit les sources qui illustrent son propos, sans formaliser les critères de sélection ni la couverture bibliographique. Elle a toute sa légitimité pour situer un sujet ou construire un cadre théorique, mais elle comporte un biais de confirmation élevé — on cite ce qui conforte la thèse, on écarte ce qui la contredit.

La revue systématique répond à une question empirique précise en suivant un protocole enregistré a priori, c’est-à-dire avant d’accéder aux résultats. Elle vise l’exhaustivité relative : toutes les études répondant aux critères prédéfinis sont incluses, celles qui ne les remplissent pas sont exclues avec des raisons documentées. Elle est reproductible : deux équipes appliquant le même protocole doivent parvenir à des résultats similaires.

Revue narrative vs revue systématique
Critère Revue narrative Revue systématique
Question de recherche Large, souvent implicite Précise, formalisée (PICO/PECO)
Stratégie de recherche Non formalisée Équation documentée et reproductible
Sélection des sources Discrétionnaire Critères d’inclusion/exclusion explicites
Risque de biais Élevé Contrôlé et évalué
Reproductibilité Faible Élevée
Diagramme PRISMA Non applicable Obligatoire

Une troisième forme, la scoping review, explore l’étendue d’un domaine sans évaluer la qualité méthodologique des études ; elle suit le cadre Arksey & O’Malley actualisé par le JBI (2020) et obéit à ses propres règles de rapport. Le choix entre ces trois formes dépend de votre question de recherche et du niveau de maturité de la littérature dans votre discipline.

2. Le cadre PRISMA 2020 : ce que Page et al. ont changé

La déclaration PRISMA (Preferred Reporting Items for Systematic reviews and Meta-Analyses) a été publiée pour la première fois en 2009. La version 2020, rédigée par Page MJ, McKenzie JE, Bossuyt PM, Boutron I, Hoffmann TC, Mulrow CD et leurs co-auteurs, paraît simultanément dans le BMJ, PLoS Medicine et plusieurs autres journaux. Elle comporte 27 items organisés autour du titre, du résumé, de l’introduction, des méthodes, des résultats et de la discussion.

Les évolutions majeures par rapport à la version 2009 :

  • Distinction des sources d’identification. Les études repérées via des registres d’essais, des citations croisées ou des contacts d’experts sont désormais distinguées des résultats issus des bases de données indexées.
  • Étape de dédoublonnage explicite. Un sous-ensemble « records removed before screening » est ajouté dans le diagramme pour rendre compte du nettoyage automatisé ou manuel.
  • Automatisation reconnue. PRISMA 2020 intègre l’usage d’outils logiciels (Rayyan, Covidence, ASReview) pour la sélection assistée des titres et résumés.
  • Évaluation du biais au niveau du résultat. L’item correspondant est désormais explicité à l’échelle de chaque résultat individuel, et non uniquement de l’étude dans son ensemble.

Le texte intégral, la checklist des 27 items et le diagramme de flux modifiable sont disponibles en accès libre sur www.prisma-statement.org.

3. Formuler sa question de recherche : PICO et PECO

Le format PICO est le standard en sciences de santé. PECO est son adaptation pour les études observationnelles en sciences sociales et en santé publique, où l’on ne contrôle pas une intervention mais on observe une exposition.

Structure PICO vs PECO
Composante PICO (sciences de santé) PECO (sciences sociales)
P Population / Problème Population / Problème
I / E Intervention Exposition (comportement, condition socio-économique)
C Comparaison / Contrôle Comparaison
O Outcome (critère de résultat) Outcome

Exemple de question PICO pour un mémoire en santé publique : « Chez les adultes atteints de diabète de type 2 (P), un programme d’activité physique structuré de douze semaines (I) améliore-t-il davantage le contrôle glycémique (O) qu’un traitement habituel sans activité structurée (C) ? »

Formaliser la question PICO en amont force à délimiter le périmètre avant de lancer les recherches — et non après avoir consulté les résultats. Ce travail est directement lié à la formulation de votre problématique de mémoire : la question PICO en est la traduction documentaire.

En éducation, en sciences de l’information et en management, des variantes existent : SPIDER (pour les études qualitatives), PICOS (ajout du type d’étude), ou ECLIPSE (pour les politiques de santé). Précisez dans votre méthode la variante retenue et la raison de ce choix.

Cadre PICO pour la formulation de la question de recherche dans une revue de littérature systématique
Schéma PICO : quatre composantes structurantes — Population, Intervention (ou Exposition), Comparaison, Outcome — pour cadrer la question de recherche systématique

4. Équations booléennes et sélection des bases de données

L’équation de recherche traduit la question PICO en langage documentaire à l’aide de trois opérateurs logiques :

  • AND (ET) : restreint la recherche — récupère les références citant tous les concepts associés.
  • OR (OU) : élargit — récupère les références citant au moins un synonyme au sein d’un même concept.
  • NOT (SAUF) : exclut un terme — à manier avec prudence pour ne pas éliminer des résultats pertinents.

La troncature (*) capture les variantes morphologiques : exerci* renvoie exercice, exercices, exercising. Les guillemets imposent une expression exacte : "activité physique". Les parenthèses organisent la priorité des opérateurs.

Exemple d’équation structurée :

("diabetes mellitus type 2" OR "type 2 diabetes" OR "diabète de type 2")
AND ("physical activity" OR "exercise" OR "activité physique")
AND ("glycemic control" OR "HbA1c" OR "blood glucose")

Le choix des bases de données dépend de votre discipline. Pour un mémoire de master, 2 à 3 bases suffisent, à condition de les justifier et de les compléter par des rebonds bibliographiques (consultation des références des articles retenus, méthode dite du snowballing).

Bases de données recommandées par discipline
Discipline Bases recommandées
Santé / Médecine PubMed/MEDLINE, Embase, Cochrane Library
Sciences sociales Scopus, PsycINFO, Sociological Abstracts
Éducation ERIC, PsycINFO, JSTOR
SHS francophones Cairn.info, Persée, HAL
Pluridisciplinaire Web of Science, OpenAlex

Pour un inventaire exhaustif des bases accessibles sans abonnement, consultez notre guide des 23 bases de données scientifiques gratuites pour votre mémoire. Des outils d’exploration comme Elicit, Consensus ou Perplexity peuvent compléter la recherche traditionnelle via des interfaces en langage naturel, mais ils ne remplacent pas une interrogation directe avec une équation booléenne structurée.

5. Critères d’inclusion et d’exclusion

Les critères doivent être définis avant la consultation des résultats. Les modifier après avoir vu les titres constitue un biais connu sous le nom de HARKing (Hypothesizing After Results are Known). Ils se déclinent habituellement sur cinq axes :

  1. Période. Cinq à dix ans est courant pour un mémoire portant sur un domaine en évolution rapide ; vingt ans pour des sujets plus stables.
  2. Langue. Français et anglais au minimum ; toute exclusion linguistique doit être justifiée et signalée comme limite.
  3. Type d’étude. Essais randomisés, cohortes, études qualitatives — à préciser selon la question PICO.
  4. Population. Conforme aux paramètres P de la question.
  5. Critère de résultat. La variable mesurée doit correspondre au O de PICO.

Toute étude exclue à l’étape texte intégral doit être listée avec la raison d’exclusion — c’est l’exigence de l’item 17 de la checklist PRISMA 2020.

6. La sélection en deux étapes

Étape 1 — Criblage sur titre et résumé

On applique rapidement les critères d’éligibilité pour éliminer les hors-sujets évidents. Dans une revue publiée, deux évaluateurs indépendants réalisent cette étape avec calcul de l’accord inter-juge (coefficient kappa de Cohen). Pour un mémoire, un évaluateur unique est toléré, à condition de le signaler explicitement comme limite méthodologique. Des outils comme Rayyan (gratuit) ou ASReview intègrent une aide à la décision par intelligence artificielle pour accélérer cette étape, à déclarer dans la méthode.

Étape 2 — Lecture du texte intégral

Les articles retenus à l’étape 1 sont lus intégralement. Les exclusions sont documentées avec leur justification : population incorrecte, critère de résultat non mesuré, données insuffisantes, doublon, etc. La liste des textes exclus avec raisons figure en annexe du mémoire ou dans le corps de la méthode, selon les exigences de votre directeur.

7. Le diagramme de flux PRISMA 2020

Le diagramme de flux est l’élément le plus visible d’une revue systématique. Il rend compte du cheminement de chaque référence identifiée jusqu’au corpus final inclus dans la synthèse. La version 2020 introduit deux colonnes distinctes : les sources issues des bases de données indexées, et les sources identifiées par d’autres méthodes (registres d’essais, citations croisées, contacts d’experts).

Les quatre phases du diagramme :

  1. Identification. Nombre total de références trouvées par base, doublons supprimés, enregistrements écartés avant criblage.
  2. Criblage (Screening). Références examinées sur titre/résumé, nombre exclu à ce stade.
  3. Éligibilité. Textes intégraux consultés, nombre exclu avec raisons détaillées.
  4. Inclusion. Études retenues dans la synthèse qualitative (et dans la méta-analyse, si applicable).

Les gabarits officiels — Word, PowerPoint, PDF — sont téléchargeables gratuitement sur www.prisma-statement.org. Renseignez-les en temps réel, au fil de la sélection, et non rétrospectivement d’après des souvenirs approximatifs.

Diagramme de flux PRISMA 2020 : processus de sélection en entonnoir des études pour une revue systématique
Représentation du processus d’identification–criblage–éligibilité–inclusion propre au diagramme de flux PRISMA 2020 : chaque étape réduit le corpus jusqu’aux études finalement retenues

8. Extraction des données et évaluation de la qualité

Grille d’extraction

L’extraction s’effectue via une grille de codage homogène appliquée à chaque étude retenue : auteurs, année, pays, population, intervention ou exposition, critère de résultat, résultats principaux, type d’étude. Un tableau Excel suffit pour un mémoire de master ; Covidence ou Rayyan automatisent cette étape pour des corpus de plus d’une centaine d’études.

Évaluation de la qualité méthodologique

L’évaluation de la qualité est obligatoire dans PRISMA 2020 (item 12). Elle distingue les études robustes des études à risque de biais élevé, ce qui infléchit l’interprétation globale des résultats. Quelques outils de référence :

Outils d’évaluation de la qualité par type d’étude
Type d’étude Outil recommandé
Essais randomisés RoB 2 (Cochrane Risk of Bias)
Études de cohorte / cas-témoins Newcastle-Ottawa Scale (NOS)
Études qualitatives CASP Qualitative Checklist (10 items)
Méthodes mixtes MMAT (Mixed Methods Appraisal Tool)
Études diagnostiques QUADAS-2

Pour un mémoire de master, la checklist CASP (Critical Appraisal Skills Programme, 8 à 10 items en oui / non / impossible à savoir) est accessible et suffisamment rigoureuse pour la plupart des designs qualitatifs et quantitatifs courants en sciences humaines et sociales.

9. Adapter PRISMA au mémoire de master : la version allégée

Une revue systématique publiée mobilise généralement une équipe de deux à quatre chercheurs, plusieurs bases de données et plusieurs mois de travail. Le mémoire de master impose des contraintes de temps et de ressources que le protocole doit refléter honnêtement — sans sacrifier la rigueur sur les points non négociables.

PRISMA standard vs version mémoire de master
Élément Revue publiée Mémoire de master
Évaluateurs 2 indépendants + kappa 1 (à déclarer comme limite)
Bases de données 5 ou plus 2-3, à justifier
Protocole enregistré PROSPERO (obligatoire) Recommandé, non obligatoire
Évaluation de la qualité Double évaluation + kappa 1 évaluateur, CASP
Diagramme de flux PRISMA 2020 Obligatoire Obligatoire — non négociable
Textes intégraux exclus Liste complète avec raisons Liste synthétique en annexe

L’élément non négociable quelle que soit l’échelle : le diagramme de flux PRISMA 2020. Son absence dans un mémoire revendiquant une revue systématique constitue une faute méthodologique que le jury sanctionne systématiquement. De même, l’équation de recherche complète doit figurer dans le texte ou en annexe.

Sur le plan de la rédaction, la revue systématique s’insère naturellement après l’introduction et avant le cadre théorique : elle établit l’état des connaissances empiriques sur lesquelles le cadre théorique apportera ensuite une grille d’analyse. Pour un guide complet des approches méthodologiques — qualitative, quantitative et mixte — et de leur articulation dans un mémoire, consultez notre guide méthodologie de recherche 2026.

10. Les erreurs fréquentes à éviter

  1. Appeler « systématique » une revue narrative. Utiliser le terme sans respecter le protocole expose à une remise en cause frontale lors de la soutenance.
  2. Interroger une seule base de données. PubMed seul ou Google Scholar seul ne couvre pas l’ensemble d’un champ disciplinaire. Croiser au minimum deux bases est impératif.
  3. Modifier les critères après avoir consulté les résultats. Les critères d’inclusion et d’exclusion doivent être arrêtés avant d’examiner les titres — c’est le principe du protocole a priori.
  4. Omettre le diagramme de flux. Sans lui, le jury ne peut pas évaluer la transparence de la sélection.
  5. Négliger l’évaluation de la qualité. Présenter les résultats de cinq études sans signaler que trois présentent un risque de biais élevé fausse l’interprétation globale.
  6. Confondre revue systématique et scoping review. La scoping review ne prétend pas à l’exhaustivité et n’évalue pas la qualité ; elle cartographie un territoire thématique.
  7. Viser un corpus trop large. Quinze études bien analysées avec une grille d’extraction complète valent mieux que soixante études survolées.
  8. Ignorer la littérature grise. Les rapports institutionnels, thèses et documents de travail non indexés — disponibles sur theses.fr, DUMAS et HAL — peuvent contenir des résultats décisifs.
  9. Oublier de reproduire l’équation de recherche. Elle doit apparaître intégralement dans le corps de la méthode ou en annexe.
  10. Dissimuler les limites. Un évaluateur unique, un corpus limité à deux langues, une période restreinte : ce sont des limites à nommer explicitement, pas à cacher.

Questions fréquentes

La revue systématique est-elle obligatoire dans un mémoire de master ?

Non. Elle est pertinente quand la question de recherche est empirique et que la littérature existante est suffisamment fournie — au moins 15 à 20 études potentiellement éligibles dans le domaine. Pour des sujets exploratoires ou des disciplines où la documentation publiée est rare, une revue narrative ou une scoping review est méthodologiquement plus appropriée. Discutez du choix avec votre directeur avant de vous engager.

Faut-il enregistrer son protocole sur PROSPERO avant de commencer ?

C’est fortement recommandé mais non obligatoire dans le cadre d’un mémoire de master. L’enregistrement sur PROSPERO (International Prospective Register of Systematic Reviews, géré par l’Université de York) est gratuit et empêche le biais de sélection a posteriori. À noter : PROSPERO est principalement ouvert aux questions de santé et de protection sociale ; d’autres disciplines ne disposent pas d’équivalent institutionnel francophone.

Comment construire le diagramme de flux PRISMA si je travaille seul ?

Les gabarits officiels sont téléchargeables gratuitement sur www.prisma-statement.org en format Word, PowerPoint et PDF. Tenez un journal de bord dès la première recherche : notez la base consultée, la date, l’équation exacte et le nombre de résultats obtenus. Le diagramme se remplit à partir de ces données au fur et à mesure — et non rétrospectivement d’après des souvenirs approximatifs.

Combien d’études faut-il inclure dans la revue systématique d’un mémoire ?

PRISMA ne fixe pas de nombre minimal. Pour un mémoire de 60 à 80 pages, un corpus de 10 à 25 études bien analysées constitue une fourchette réaliste et rigoureuse. Le nombre dépend avant tout de la question PICO et de la disponibilité de la littérature dans le domaine, pas d’un seuil arbitraire à atteindre.

Peut-on utiliser un outil d’intelligence artificielle pour la sélection des articles ?

Oui, à condition de le déclarer dans la méthode. Des outils comme Rayyan (gratuit) ou ASReview intègrent de l’intelligence artificielle pour accélérer le criblage sur titre et résumé. PRISMA 2020 prévoit explicitement la mention des outils d’automatisation dans le rapport. La décision finale d’inclusion ou d’exclusion reste sous la responsabilité du chercheur.

Quelle est la différence entre PRISMA et PROSPERO ?

PRISMA est un guide de rapport : il indique quelles informations inclure dans la rédaction de votre méthode et de vos résultats. PROSPERO est un registre : il permet d’enregistrer votre protocole avant de commencer la recherche, afin de prévenir les biais rétrospectifs. Les deux sont complémentaires mais indépendants : on peut suivre PRISMA sans avoir enregistré son protocole sur PROSPERO.

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