Taux de réussite en PASS et LAS en 2026 : statistiques de la première année de santé
Le taux de réussite PASS LAS 2026 mesure la part d’étudiants inscrits en Parcours Accès Spécifique Santé (PASS) ou en Licence Accès Santé (L.AS) qui accèdent effectivement à la deuxième année des filières MMOPK : médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie.
Réponse rapide : selon la note flash du SIES (ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche), sur la cohorte des néobacheliers inscrits en 2022, environ 40 % des étudiants en PASS ou en L.AS sont admis en deuxième année MMOPK en un ou deux ans. Le PASS affiche un taux d’admission cumulé d’environ 47,5 %, contre 25,7 % en L.AS. Ces moyennes nationales masquent des écarts importants selon l’université et l’année de candidature.
Qu’est-ce que le PASS et le LAS ?
Depuis la réforme de 2020, la première année des études de santé ne repose plus sur la PACES (Première Année Commune aux Études de Santé) ni sur le numerus clausus. Deux voies d’accès coexistent désormais dans la quasi-totalité des universités françaises.
Le PASS (Parcours Accès Spécifique Santé) associe une majeure santé à une mineure disciplinaire (droit, biologie, économie…). Il ne peut en principe être tenté qu’une seule fois en cas d’échec. Le L.AS (Licence Accès Santé) fonctionne à l’inverse : une licence classique sert de majeure, avec une mineure santé, et l’accès aux filières MMOPK peut être retenté à plusieurs reprises au cours du cursus de licence, selon le règlement propre à chaque université.
Les deux voies mènent aux mêmes filières, regroupées sous l’acronyme MMOPK : médecine, maïeutique (sage-femme), odontologie (dentaire), pharmacie et kinésithérapie.

Quel est le taux de réussite en PASS en 2026 ?
D’après la note flash du SIES portant sur la cohorte des néobacheliers inscrits en PASS ou L.AS en 2022 (publiée fin novembre 2025), le taux d’admission en deuxième année MMOPK pour les étudiants de PASS atteint 33,8 % en une seule année, et 13,8 % supplémentaires en deux ans (redoublement ou passage via une seconde tentative), soit un taux cumulé d’environ 47,5 %.
Concrètement, un peu moins d’un étudiant sur deux inscrit en PASS finit par intégrer une filière de santé, la majorité dès la première tentative. Ces chiffres nationaux agrègent des situations très différentes selon les facultés, certaines universités affichant des taux nettement supérieurs ou inférieurs à la moyenne.
Quel est le taux de réussite en LAS en 2026 ?
Pour la même cohorte, le taux d’admission des étudiants de L.AS est plus faible : 19,5 % en un an et 6,3 % supplémentaires en deux ans, soit un taux cumulé d’environ 25,7 %.
Cet écart ne signifie pas que le L.AS soit une voie de second choix pour tous les profils : le L.AS attire davantage d’étudiants qui privilégient une licence disciplinaire par sécurité ou par intérêt académique, et qui candidatent parfois à la santé sur plusieurs années de licence plutôt qu’une seule fois comme en PASS. Le mode de calcul explique une partie de l’écart de taux.
PASS ou LAS : quelle voie a le plus de chances de réussite ?
Le tableau suivant synthétise les données SIES disponibles pour la cohorte 2022, à titre de repère national. Ces moyennes doivent être pondérées par les chiffres propres à chaque université, qui peuvent s’écarter sensiblement de la moyenne nationale.
| Indicateur | PASS | L.AS |
|---|---|---|
| Part des néobacheliers inscrits | ~63 % | ~37 % |
| Admission MMOPK en 1 an | 33,8 % | 19,5 % |
| Admission MMOPK supplémentaire en 2 ans | 13,8 % | 6,3 % |
| Taux cumulé (1 ou 2 ans) | ~47,5 % | ~25,7 % |
| Part des admis totaux en MMOPK | ~80 % | ~20 % |
Le PASS reste statistiquement la voie la plus efficace pour rejoindre les filières de santé, avec un taux de réussite cumulé environ 1,8 fois supérieur au L.AS sur cette cohorte. Ce constat doit toutefois être nuancé : le PASS concentre historiquement une part plus importante de candidats déjà très préparés (mention au bac, spécialités scientifiques), ce qui influence mécaniquement le taux de réussite observé, indépendamment du mérite propre de la voie.
Qu’est-ce que le numerus apertus et disparaît-il en 2026 ?
Le numerus apertus a remplacé le numerus clausus en 2020. Contrairement au numerus clausus, qui fixait un nombre national unique de places, le numerus apertus laisse chaque université déterminer ses propres capacités d’accueil en deuxième année MMOPK, en fonction de ses moyens pédagogiques et des besoins territoriaux en professionnels de santé.
Selon plusieurs sources spécialisées (dont diploma-sante.fr), une loi adoptée courant 2025 prévoirait la suppression complète de tout mécanisme de quota, national comme local, avec un objectif annoncé de 15 000 à 17 000 admissions annuelles en MMOPK à terme, contre environ 12 000 sous le régime du numerus apertus et 8 000 à 9 000 sous l’ancien numerus clausus. Ces projections doivent être vérifiées chaque année sur les arrêtés officiels de capacités d’accueil et sur Parcoursup, les chiffres réels pouvant différer des objectifs annoncés.
Comment se répartissent les admis entre les filières MMOPK ?
Toutes voies confondues, la médecine capte la part la plus importante des places de deuxième année, suivie par la pharmacie, la kinésithérapie, l’odontologie puis la maïeutique, qui reste la filière la moins pourvue en effectifs. La répartition précise change chaque année selon les capacités fixées par arrêté dans chaque université et selon les besoins régionaux en professionnels de santé identifiés par les Agences régionales de santé.
Sur le plan des parcours, une part significative des étudiants admis en MMOPK, y compris parmi ceux comptabilisés comme issus du L.AS, ont en réalité suivi un PASS avant de basculer de parcours en cas de redoublement. Cette porosité entre les deux voies complique la lecture brute des statistiques d’admission par filière d’origine.
Pourquoi les taux varient-ils autant d’une université à l’autre ?
Plusieurs facteurs locaux expliquent des écarts parfois marqués entre facultés pour un même parcours :
- Capacités d’accueil fixées par arrêté : chaque université définit son propre nombre de places en 2e année, indépendamment des autres établissements.
- Nombre de candidats par place : la pression démographique varie fortement selon les bassins universitaires, notamment en Île-de-France par rapport aux villes moyennes.
- Modalités d’évaluation : poids respectif de l’écrit, de l’oral et du dossier, qui diffère d’une faculté à l’autre.
- Offre de mineures disponibles en L.AS : certaines universités proposent un large choix de licences support, d’autres un nombre restreint, ce qui influence le profil des candidats.
- Politique de redoublement et de réorientation : les règles internes de passage en seconde tentative ne sont pas strictement identiques partout.
Pour ces raisons, les moyennes nationales publiées par le SIES doivent être complétées par les statistiques propres à l’université visée avant toute décision d’orientation, disponibles en général sur les sites des composantes santé et sur Parcoursup.

Comment optimiser ses chances de réussite en PASS ou en LAS ?
Au-delà des statistiques nationales, quelques leviers concrets reviennent régulièrement dans les retours d’universités et d’organismes de préparation :
- Choisir la mineure ou la licence support en cohérence avec son profil, plutôt qu’en fonction d’une réputation de facilité supposée.
- Se renseigner sur les taux et modalités propres à l’université visée, plutôt que de se fier uniquement aux moyennes nationales.
- Anticiper la charge de travail dès le premier semestre, la sélectivité se jouant souvent sur la régularité plus que sur un pic de révision en fin d’année.
- Clarifier en amont les règles de redoublement et de réorientation propres à l’établissement, notamment pour le L.AS où le nombre de tentatives varie selon les universités.
Cette logique de méthode et de suivi rigoureux des exigences propres à chaque parcours universitaire vaut aussi plus tard, au moment de la rédaction d’un mémoire ou d’un rapport de stage en filière de santé : un outil comme Tesify peut aider à structurer un plan et à organiser ses sources sans se substituer au travail de recherche personnel de l’étudiant.
Questions fréquentes
Quel est le taux de réussite global en PASS et LAS ?
Selon la note flash du SIES publiée fin 2025 sur la cohorte des néobacheliers inscrits en 2022, environ deux étudiants sur cinq (40,1 %) sont admis en deuxième année MMOPK en un ou deux ans, tous parcours confondus. Ce taux varie fortement selon la voie choisie et l’université.
Le PASS a-t-il un meilleur taux de réussite que le LAS ?
Oui, dans l’ensemble. D’après le SIES, 47,5 % des étudiants en PASS accèdent à la deuxième année de santé (en un ou deux ans), contre 25,7 % en LAS. Le PASS conserve donc un net avantage statistique, même si les résultats varient beaucoup d’une faculté à l’autre.
Qu’est-ce que le numerus apertus et va-t-il disparaître en 2026 ?
Le numerus apertus a remplacé le numerus clausus en 2020 : chaque université fixe ses propres capacités d’accueil en 2e année de santé, sans plafond national unique. Une loi adoptée en 2025 prévoit la suppression de tout quota national ou local, avec un objectif annoncé de 15 000 à 17 000 admissions annuelles à terme. Le calendrier précis doit être vérifié chaque année auprès des universités et de Parcoursup.
Quelle filière recrute le plus d’étudiants parmi médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique et kinésithérapie ?
La médecine concentre la majorité des places en deuxième année MMOPK, suivie par la pharmacie, la kinésithérapie, l’odontologie puis la maïeutique. La répartition exacte varie chaque année selon les capacités fixées par arrêté dans chaque université.
Pourquoi les taux de réussite PASS et LAS varient-ils autant d’une université à l’autre ?
Les capacités d’accueil en 2e année, le nombre de candidats par université, les modalités d’épreuves (écrit, oral, dossier) et l’offre de mineures ou options diffèrent d’une faculté à l’autre. Ces facteurs locaux expliquent des écarts parfois importants entre établissements pour un même parcours, PASS ou LAS.
Que faire en cas d’échec en PASS ou en LAS ?
Le PASS ne peut être retenté qu’une fois. En cas d’échec, une réorientation vers une autre licence, une école ou une nouvelle tentative via une L.AS reste possible selon le règlement de chaque université. Le L.AS offre en théorie plusieurs tentatives réparties sur la licence, ce qui explique en partie l’écart de profil des candidats entre les deux voies.
Sources et pour aller plus loin
Ces statistiques sont issues de la note flash du SIES (ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche), relayée et détaillée par L’Étudiant, ainsi que d’analyses complémentaires sur la fin annoncée du numerus apertus. Ces données de première année de santé s’inscrivent dans le contexte plus large des chiffres clés de la rentrée universitaire 2026-2027 et complètent les statistiques sur les résultats du Bac 2026 par académie, première étape avant l’entrée en PASS ou en L.AS. Pour un exemple détaillé d’établissement proposant une filière santé, consultez les chiffres clés de l’Université de Strasbourg en 2026.
La sélectivité des études de santé s’inscrit aussi dans une problématique plus large : celle de l’abandon universitaire en France, particulièrement marqué en première année, et celle des formations paramédicales, souvent choisies comme voie alternative par les étudiants n’ayant pas intégré une filière MMOPK.

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