Population cible, population accessible et critères d’inclusion : définir qui vous étudiez dans un mémoire (2026)
La plupart des mémoires sautent une marche. On y lit « notre échantillon est composé de 142 répondants », parfois « nous avons procédé par échantillonnage de convenance », mais rarement la phrase qui devrait précéder les deux : voici la population que ce travail prétend décrire, voici celle que j’ai réellement pu atteindre, et voici l’écart entre les deux. C’est pourtant sur cette phrase que se joue la portée des résultats, et c’est elle que le jury cherche en premier dans le chapitre méthodologique.
Définir sa population n’est pas la même opération que choisir une technique d’échantillonnage ni que calculer une taille. C’est l’étape qui précède les deux, et qui les rend possibles.
Trois populations, pas une
La séquence PoP-HealtH de l’université de Bordeaux consacrée à la question « Quelle population étudier ? », animée par la statisticienne Marthe-Aline Jutand, pose les définitions avec une netteté rare. Une population y est « un ensemble d’éléments (êtres humains, êtres vivants ou objets) soumis à une étude statistique », et une unité statistique « tout élément faisant partie de la population visée, pour lequel des données sont recueillies ».
Vient ensuite la distinction décisive. La population cible « correspond à la population qui a motivé au départ la mise en place de l’enquête et que nous voudrions atteindre pour obtenir l’information nous permettant de répondre à notre objectif ». Elle se définit par trois éléments : le temps, le lieu et les personnes. Pour l’Étude nationale nutrition santé, dont l’objectif était de décrire les apports alimentaires et l’état nutritionnel des adultes et des enfants vivant en France métropolitaine en 2006-2007, la population cible était précisément « les adultes et les enfants vivant en France métropolitaine en 2006-2007 ».
Mais, comme le résume la même séquence, « il y a souvent un écart entre ce que l’on veut et ce que l’on peut ». Dans cette étude, le recrutement passait par l’envoi d’une brochure, un contact téléphonique puis une visite à domicile : les unités incluables devaient donc « être accessibles par téléphone et avoir un domicile », ce qui excluait de fait les personnes sans domicile fixe. La population réellement joignable — adultes et enfants de France métropolitaine, en 2006-2007, ayant un domicile fixe et joignables par téléphone — constitue la population source, définie comme « la population accessible lors de l’enquête selon la stratégie définie », sous-ensemble de la population cible.
L’échantillon, enfin, est l’ensemble des unités effectivement sélectionnées au sein de cette population source. Le moyen mnémotechnique proposé par la séquence est efficace : « l’échantillon est puisé dans la population-source ». Autrement dit, vous ne tirez jamais dans la population cible ; vous tirez dans ce que votre dispositif vous laisse atteindre, et c’est exactement ce qui limite la généralisation.

Cette chaîne prolonge dans le chapitre méthodologique le travail de cadrage mené en introduction. Raymond Quivy et Luc Van Campenhoudt, dans le Manuel de recherche en sciences sociales (Dunod), consacrent d’ailleurs la cinquième étape de leur démarche à « délimiter le champ d’observation ». Si votre périmètre général n’est pas encore fixé, commencez par délimiter le sujet du mémoire : les bornes posées là déterminent directement la population cible.
Mesurer l’écart : la couverture quantitative et qualitative
L’écart entre population cible et population source porte un nom : la couverture. La séquence de Bordeaux la décompose en deux critères qu’un mémoire sérieux traite séparément.
- Le critère quantitatif « correspond à la proportion que représente l’effectif de la population-source par rapport à l’effectif de la population-cible ». C’est une question d’ampleur : combien de gens votre dispositif laisse-t-il hors d’atteinte ?
- Le critère qualitatif « correspond au caractère de ressemblance ou de dissemblance des unités appartenant à la population-cible et non à la population-source par rapport aux unités appartenant aux deux populations ». C’est une question de nature : ceux que vous n’atteignez pas ressemblent-ils à ceux que vous atteignez ?
L’exemple donné est parlant. Pour une enquête visant à « estimer la prévalence des caries dentaires chez les enfants des écoles primaires de Gironde en décembre 2016 » au moyen d’un examen dentaire réalisé dans les écoles, la population source se réduit aux enfants présents en décembre et dont les parents ont donné leur autorisation. Le critère quantitatif reste bon, puisque peu d’enfants sont absents. Le critère qualitatif, lui, est incertain : une absence en décembre n’a probablement rien à voir avec l’état bucco-dentaire, mais « il est plus difficile de savoir si la non-autorisation parentale ne serait pas due à des mauvais soins bucco-dentaires ».
C’est exactement le raisonnement qu’un jury attend. Deux phrases dans le mémoire suffisent : quelle part de la cible la source couvre-t-elle, et y a-t-il une raison de penser que les non-couverts diffèrent sur la variable étudiée ? Si la réponse à la seconde question est oui, cela devient une limite à énoncer, et notre article sur les biais méthodologiques d’un mémoire donne le vocabulaire pour la nommer. Si l’écart est déjà constaté après coup sur les données recueillies, la question devient celle traitée par un échantillon non représentatif : pondérer ou déclarer.
La base de sondage : la liste qui rend la population opérante
Une population source n’est exploitable que si vous disposez d’une liste de ses unités. C’est la base de sondage. Dans le Courrier des statistiques de 2020, l’article « Pour les enquêtes auprès des ménages, l’Insee rénove ses échantillons » la définit comme « une liste des ménages ou individus de l’ensemble de la population, ou à défaut, d’un sous-ensemble, lui-même issu d’une sélection aléatoire dans la population générale », et précise qu’elle doit porter « des variables permettant de les contacter : adresse de résidence, caractérisation du logement, numéro de téléphone, courriel, etc. ».
Dans un mémoire de master, la base de sondage est rarement un fichier national. C’est un annuaire d’entreprise, une liste de licenciés transmise par un comité départemental, le fichier des étudiants inscrits dans une composante, le registre des patients d’un service. Nommer cette liste, dire qui la détient et dire ce qu’elle omet vaut plus qu’une page de considérations générales sur la représentativité. Une base de sondage qui ne recense que les salariés disposant d’une adresse professionnelle, par exemple, exclut mécaniquement les intérimaires : c’est une limite de couverture, pas un détail administratif.

Lorsque aucune liste n’existe — cas fréquent en sociologie et en sciences de gestion — la population source est définie par le canal d’accès lui-même (un réseau professionnel, un groupe en ligne, une porte d’entrée de terrain), et c’est ce canal qu’il faut décrire. Le choix de la technique de tirage qui s’ensuit relève alors de l’échantillonnage probabiliste, raisonné ou boule de neige.
Inclusion, non-inclusion, exclusion : trois listes à ne pas fusionner
Le glossaire du portail Notre Recherche Clinique, publié par le collectif d’organismes français de la recherche en santé, distingue les deux premières listes avec précision. Les critères d’inclusion sont « des critères positifs décrivant les caractéristiques que doivent présenter les personnes ». Les critères de non-inclusion sont « des critères négatifs, c’est-à-dire qu’ils décrivent les caractéristiques que ne doivent pas présenter les personnes ». Les critères d’exclusion y sont définis comme « des critères définis avant le début de la recherche dont l’existence conduit à ne pas inclure ou à faire sortir une personne d’une étude clinique ».
Le glossaire signale lui-même que « critères d’exclusion » est souvent employé à la place de « critères de non-inclusion ». Pour un mémoire, la convention la plus lisible — et celle que les directeurs en santé et en sciences sociales attendent le plus souvent — consiste à tenir trois colonnes séparées :
| Liste | Sens | Quand elle s’applique | Exemple |
|---|---|---|---|
| Inclusion | Caractéristiques que la personne doit présenter | Avant l’entrée dans l’étude | Être salarié en CDI depuis au moins douze mois |
| Non-inclusion | Caractéristiques que la personne ne doit pas présenter | Avant l’entrée dans l’étude | Occuper une fonction de direction générale |
| Exclusion | Événement qui fait sortir une personne déjà incluse | En cours d’étude | Questionnaire rempli à moins de 80 %, retrait du consentement |
Deux règles de rédaction rendent ces listes défendables. Chaque critère doit être opérationnel, c’est-à-dire vérifiable par une question précise du questionnaire ou par une donnée du dossier : « avoir de l’ancienneté » n’est pas un critère, « être en poste depuis au moins douze mois au 1er mars 2026 » en est un. Et chaque critère doit être justifié par le cadre théorique ou par une contrainte de terrain, jamais par le simple confort de recrutement.
Six définitions de population entièrement rédigées, par discipline
Chaque exemple ci-dessous suit la même grille : population cible, population source accessible, base de sondage ou canal d’accès, puis les trois listes de critères. Vous pouvez les transposer en changeant le contenu, pas l’ordre.
1. Sciences de gestion et ressources humaines
Population cible : les cadres intermédiaires des entreprises de taille intermédiaire de l’industrie française en 2026.
Population source : les cadres intermédiaires de l’entreprise partenaire disposant d’une adresse professionnelle active au 1er mars 2026.
Base de sondage : l’annuaire interne fourni par la direction des ressources humaines, 312 adresses.
Inclusion : encadrer au moins deux collaborateurs ; être en poste depuis douze mois ou plus.
Non-inclusion : appartenir au comité de direction ; être en préavis de départ.
Exclusion : questionnaire rempli à moins de 80 % ; durée de réponse inférieure à trois minutes.
Couverture : les intérimaires et les prestataires encadrant des équipes ne figurent pas dans l’annuaire ; ils sont hors de la population source et cette limite est signalée en discussion.
2. Marketing
Population cible : les femmes de 18 à 30 ans résidant en France métropolitaine et achetant des cosmétiques biologiques.
Population source : les membres francophones de trois communautés en ligne consacrées à la cosmétique naturelle, atteignables par publication dans le fil de discussion.
Base de sondage : aucune liste nominative ; le canal d’accès est la publication dans les trois groupes, avec accord des administrateurs.
Inclusion : être une femme de 18 à 30 ans ; résider en France métropolitaine ; avoir acheté au moins un cosmétique biologique dans les six derniers mois.
Non-inclusion : travailler dans le secteur cosmétique ou dans la création de contenu rémunérée par une marque.
Exclusion : réponses incohérentes aux deux questions de contrôle insérées dans le questionnaire.
Couverture : la population source surreprésente les acheteuses déjà engagées dans la démarche, ce qui interdit toute estimation de prévalence et limite le travail à l’étude des relations entre variables.
3. Psychologie
Population cible : les étudiants de première année de licence des universités françaises.
Population source : les étudiants inscrits en première année dans deux composantes d’une université, présents en travaux dirigés pendant la semaine de passation.
Base de sondage : les listes d’émargement des groupes de travaux dirigés, transmises par le secrétariat pédagogique.
Inclusion : être inscrit en première année de licence ; être majeur ; consentir par écrit.
Non-inclusion : être en reprise d’études après une interruption de plus de deux ans ; redoubler la première année.
Exclusion : échelle de stress perçu incomplète ; retrait du consentement avant la fin du recueil.
Couverture : les étudiants absents des travaux dirigés pendant la semaine de passation sont hors de la source, et leur absence peut être corrélée au stress — c’est la dissemblance qualitative à signaler.
4. Sciences de l’éducation
Population cible : les professeurs de mathématiques de cycle 4 exerçant en collège public.
Population source : les professeurs de mathématiques de cycle 4 des collèges publics d’une académie dont l’adresse professionnelle figure dans l’annuaire académique.
Base de sondage : l’annuaire académique des établissements, complété par les adresses transmises par les chefs d’établissement ayant accepté la diffusion.
Inclusion : enseigner les mathématiques à au moins une classe de cycle 4 en 2025-2026 ; exercer dans un collège public de l’académie.
Non-inclusion : être en congé sur toute l’année scolaire ; exercer uniquement en dispositif relais.
Exclusion : questionnaire renseigné pour un niveau hors cycle 4.
Couverture : la diffusion dépend de l’accord de chaque chef d’établissement ; les collèges n’ayant pas répondu sortent de la source, ce qui peut introduire une sélection par climat d’établissement.
5. STAPS
Population cible : les licenciées de handball de niveau régional âgées de 15 à 18 ans.
Population source : les licenciées de 15 à 18 ans des clubs de niveau régional d’un comité départemental ayant accepté de relayer l’enquête.
Base de sondage : la liste des clubs affiliés transmise par le comité, puis les licenciées contactées par l’intermédiaire de leur entraîneur.
Inclusion : être licenciée pour la saison en cours ; évoluer en championnat régional ; avoir entre 15 et 18 ans au 1er septembre.
Non-inclusion : avoir évolué en championnat national au cours des deux saisons précédentes.
Exclusion : arrêt de la pratique pour blessure de plus de trois mois pendant la période d’observation.
Couverture : les licenciées des clubs dont l’entraîneur n’a pas relayé l’enquête sont hors de la source ; l’engagement de l’encadrement est précisément une des variables étudiées, ce qui rend l’écart qualitativement préoccupant et doit être écrit comme tel.
6. Soins infirmiers (mémoire de fin d’études, IFSI)
Population cible : les infirmiers exerçant en service de soins de suite et de réadaptation.
Population source : les infirmiers en poste dans les trois unités de soins de suite et de réadaptation d’un établissement, pendant la période d’enquête et après autorisation du cadre de santé.
Base de sondage : les plannings de service des trois unités.
Inclusion : être infirmier diplômé d’État ; exercer dans l’une des trois unités ; avoir pris en charge au moins un patient adulte non communicant au cours du dernier mois.
Non-inclusion : être en poste depuis moins d’un mois dans l’unité ; exercer en qualité de cadre de santé.
Exclusion : entretien interrompu avant la moitié du guide ; refus d’enregistrement empêchant la retranscription.
Couverture : l’étude porte sur un seul établissement ; la population cible n’est pas couverte au sens statistique, et le travail revendique une visée compréhensive et non une estimation.
En recherche qualitative, la logique de taille diffère : l’arrêt du recueil se justifie par la saturation théorique et non par un calcul. Dans les deux cas, la question du nombre vient après celle de la définition, et elle est traitée dans notre guide sur la taille d’échantillon en qualitatif et en quantitatif.
Le tableau à recopier dans le chapitre méthodologique
Le plus simple, dans un mémoire, est de poser ces éléments sous forme de tableau en ouverture de la section « population et échantillon », puis de développer en trois paragraphes. Le tableau évite la dispersion et permet au jury de vérifier la cohérence d’un coup d’œil.
| Rubrique | À renseigner |
|---|---|
| Population cible | Personnes + lieu + période, en une phrase |
| Population source (accessible) | Ce que le dispositif de recueil permet réellement d’atteindre |
| Base de sondage ou canal d’accès | La liste utilisée, son détenteur, sa date, ce qu’elle omet |
| Critères d’inclusion | Critères positifs, opérationnels et vérifiables |
| Critères de non-inclusion | Critères négatifs appliqués avant l’entrée |
| Critères d’exclusion | Événements faisant sortir une unité déjà incluse |
| Couverture | Part de la cible couverte + ressemblance des non-couverts |
| Échantillon obtenu | Effectif final, après application des critères d’exclusion |
La dernière ligne mérite une précision : l’effectif annoncé doit être celui qui subsiste après exclusion, et le mémoire doit indiquer combien d’unités ont été retirées et pour quel motif. Un écart non expliqué entre le nombre de réponses reçues et le nombre analysé est l’une des premières choses qu’un jury attentif relève.
Les erreurs qui coûtent cher en soutenance
| Erreur | Conséquence | Correction |
|---|---|---|
| Confondre population cible et population source | Les conclusions sont généralisées à des gens que l’étude n’a jamais pu atteindre | Écrire les deux, puis une phrase sur la couverture |
| Critères d’inclusion non opérationnels | Impossible de dire, pour un répondant donné, s’il satisfait le critère | Rattacher chaque critère à une question du questionnaire ou à une donnée du dossier |
| Une seule liste « critères d’inclusion et d’exclusion » | On ne sait plus ce qui a été appliqué avant et ce qui l’a été pendant | Trois colonnes distinctes, inclusion, non-inclusion, exclusion |
| Base de sondage jamais nommée | La population source reste une abstraction invérifiable | Nommer la liste, son détenteur, sa date et ce qu’elle omet |
| Critères ajustés après la collecte pour gonfler l’effectif | La population d’étude ne correspond plus à celle annoncée | Figer les critères avant le recueil et signaler tout élargissement ultérieur |
Écrire la section « population et échantillon » sans rien oublier
Tesify construit le plan de votre mémoire section par section et vous demande, au moment du chapitre méthodologique, les éléments que le jury attend : population cible, population accessible, critères, couverture. Vous rédigez chaque paragraphe vous-même, avec une structure qui ne laisse pas de rubrique vide.
Questions fréquentes
Quelle différence entre population cible et population source ?
La population cible est celle qui a motivé l’enquête et à laquelle vous voudriez généraliser vos résultats ; elle se définit par les personnes, le lieu et la période. La population source est « la population accessible lors de l’enquête selon la stratégie définie », c’est-à-dire ce que votre dispositif de recueil permet réellement d’atteindre. C’est un sous-ensemble de la population cible, et c’est dans cette population source que l’échantillon est tiré.
Qu’est-ce qu’une base de sondage dans un mémoire ?
C’est la liste des unités de la population source, assortie des informations permettant de les contacter. L’Insee la définit comme une liste des ménages ou individus de la population, portant « des variables permettant de les contacter : adresse de résidence, caractérisation du logement, numéro de téléphone, courriel ». Dans un mémoire, c’est le plus souvent un annuaire interne, une liste de licenciés ou un planning de service : il faut la nommer et dire ce qu’elle omet.
Quelle différence entre critères de non-inclusion et critères d’exclusion ?
Les critères de non-inclusion sont des critères négatifs appliqués avant l’entrée dans l’étude : ils décrivent les caractéristiques que la personne ne doit pas présenter. Les critères d’exclusion sont définis avant le début de la recherche mais conduisent, selon le glossaire de Notre Recherche Clinique, « à ne pas inclure ou à faire sortir une personne » de l’étude — dans un mémoire, on réserve utilement ce terme aux sorties en cours d’étude, comme un questionnaire trop incomplet ou un retrait de consentement.
Faut-il définir la population avant de choisir la méthode d’échantillonnage ?
Oui, et dans cet ordre. Tant que la population source n’est pas définie, on ne sait pas dans quoi on tire : la technique d’échantillonnage, probabiliste ou raisonnée, s’applique à cette population source et non à la population cible. Le calcul de la taille vient encore après, une fois la technique choisie.
Comment écrire la couverture de la population cible ?
En deux temps. Le critère quantitatif compare l’effectif de la population source à celui de la population cible. Le critère qualitatif examine si les unités non couvertes ressemblent ou non à celles qui le sont, sur la variable étudiée. Deux phrases suffisent, à condition que la seconde soit honnête : c’est elle qui détermine la portée réelle de vos conclusions.
Peut-on avoir une population cible qu’on ne couvre presque pas ?
Oui, et c’est le cas de la plupart des mémoires monocentriques. Ce n’est pas disqualifiant à condition de le dire : le travail revendique alors une visée compréhensive ou exploratoire, décrit des relations entre variables au sein de la population source, et s’abstient d’annoncer des prévalences ou des estimations valables pour la population cible.
