À l’Université Paris Nanterre, les consignes concrètes du mémoire de master se cherchent du côté de chaque formation plutôt que d’un service central : la bibliothèque universitaire précise d’ailleurs que le service commun de documentation ne prend en charge ni la collecte, ni le signalement dans un catalogue, ni la conservation des mémoires de recherche de master, les bibliothèques d’UFR pouvant avoir leurs propres politiques. Ce guide s’appuie sur le document de conseils publié pour le master Lettres, parcours littérature française et comparée — « Conseils pour la réalisation du mémoire de recherche en Littérature française et comparée », un PDF mis en ligne sur le site de l’université en 2014 et qui mentionne encore l’ancien nom de Paris-Ouest Nanterre. C’est un exemple concret de ce que ces règles locales demandent, à confronter à la version en vigueur dans votre formation.
Pourquoi consulter le guide de son propre département plutôt qu’un guide générique
Les points précis de présentation (police, marges, nombre d’exemplaires, seuil de citation longue) peuvent varier d’une discipline à l’autre, y compris au sein d’un même établissement. Un mémoire de droit ou de sciences suit rarement les mêmes conventions typographiques qu’un mémoire de littérature, où la citation d’œuvres et l’usage d’abréviations propres à l’analyse littéraire (acte, scène, chapitre) jouent un rôle que d’autres disciplines ignorent. C’est pourquoi ce guide se concentre sur le document réellement publié pour le master Lettres plutôt que d’extrapoler des règles génériques valables « à Nanterre » en général. Le document le dit lui-même : ses éléments de présentation sont donnés à titre indicatif, et le directeur de mémoire peut préciser ou modifier certains points.
Un mémoire de recherche personnelle, pas une dissertation étendue
Le document le formule sans détour : le mémoire « n’est pas une dissertation étendue, mais l’exposé d’une recherche personnelle », menée sous la direction suivie d’un enseignant-chercheur que l’étudiant doit tenir régulièrement au courant de l’avancement de son travail. Cette exigence de suivi régulier, plus qu’une formalité, structure tout le calendrier proposé sur les quatre semestres du master.

Longueur et présentation matérielle
Le mémoire doit compter environ une centaine de pages, présentées selon des consignes précises. Le document propose une feuille de style : le texte courant en Times New Roman 12 points, interligne 1,5, justifié ; les titres en 14 points, centrés ; les sous-titres en 12 points, justifiés et en italiques ; les notes de bas de page en 10 points, interligne simple ; les citations longues en 11 points, interligne simple, avec un décalage de la marge gauche de trois centimètres. La mise en page prévoit une marge gauche de quatre centimètres, réservée à la reliure, et des marges de deux centimètres à droite, en haut et en bas. La pagination se place dans la marge droite, en haut de page, en chiffres arabes. Le document précise également quelques règles typographiques simples mais souvent négligées : accentuer les majuscules, ne jamais couper un mot en fin de ligne et ne pas mettre de point final aux titres et sous-titres.
Le document demande quatre exemplaires dactylographiés du mémoire : un pour le directeur de recherche, un pour le second membre du jury, un pour l’étudiant, et, selon l’avis du jury, un exemplaire supplémentaire pouvant être déposé à la bibliothèque du département. Vérifiez auprès de votre directeur si cette exigence de tirages papier reste d’actualité pour votre session, les pratiques de dépôt ayant pu évoluer depuis la mise en ligne du document.

Les règles de citation propres au département
Le document fixe un seuil précis pour distinguer citation courte et citation longue : en dessous de 37 mots, la citation est placée entre guillemets français et intégrée au texte, dont elle doit respecter la syntaxe ; au-delà de 37 mots ou de plusieurs phrases, elle est séparée du corps du texte dans un style distinct, sans guillemets. Toute intervention formelle sur une citation est signalée par des crochets droits, les coupures par des points de suspension entre crochets ([…]), et l’ajout d’italiques doit être mentionné comme une intervention de l’auteur du mémoire (« nos italiques »). Les guillemets anglais doubles ne s’emploient qu’à l’intérieur d’une citation, pour remplacer ou reproduire une ponctuation d’origine. Les références bibliographiques complètes figurent en note de bas de page, avec un modèle précis pour les ouvrages (prénom, nom, titre en italique, lieu, éditeur, année, page) et pour les articles de périodique.
Abréviations et typographie des notes
Le guide détaille une liste d’abréviations latines et conventionnelles à utiliser dans les notes de bas de page, plutôt que de les développer en toutes lettres à chaque occurrence : « op. cit. » (ou « ouvr. cit. ») pour renvoyer à un ouvrage déjà cité, « ibid. » pour une référence identique à la précédente, « art. cit. » pour un article déjà cité, « et al. » pour les collaborateurs supplémentaires, ainsi que des conventions propres à la discipline littéraire pour désigner les actes, chapitres, scènes ou parties d’une œuvre (acte I, ch. 1, sc. 1). Le document fixe aussi des règles précises d’espacement typographique avant et après chaque signe de ponctuation, notamment une espace insécable avant le deux-points, le point-virgule et les points d’exclamation et d’interrogation — une convention typographique française classique que beaucoup de traitements de texte appliquent automatiquement, mais qu’il faut vérifier avant l’impression finale.
L’intégrité et le contrôle anti-plagiat
Le document est explicite sur ce point : aucun fait ni aucune analyse ne doit être emprunté à une publication antérieure, imprimée ou en ligne, sans être signalé par une référence bibliographique précise. Tout emprunt non signalé est qualifié de plagiat et peut être considéré comme une tentative de triche à un examen et sanctionné comme tel. Le document demande par ailleurs à l’étudiant de remettre à son directeur une version électronique du mémoire définitif avant la soutenance, afin qu’elle puisse être soumise à un logiciel de détection du copier-coller.
Le calendrier indicatif sur les quatre semestres
Le document propose un calendrier « idéal », à titre indicatif, réparti sur les deux années de master. Au premier semestre, l’étudiant lit ou relit les œuvres et auteurs qui l’intéressent, prend contact avec un enseignant-chercheur susceptible de diriger le mémoire, fixe un sujet avec lui et rédige un projet de recherche de deux pages. Au deuxième semestre, il approfondit ses lectures critiques, construit une bibliographie, propose un plan à son directeur et rédige une dizaine de pages sur un aspect du sujet pour permettre un premier retour. Au troisième semestre, la rédaction se poursuit, avec l’objectif de présenter une partie complète vers la mi-décembre ; l’introduction et la conclusion, plus substantielles que dans une dissertation courte, gagnent à être rédigées en dernier. Au quatrième semestre, la rédaction s’achève, suivie d’une relecture attentive de l’orthographe, de la bibliographie et de la table des matières détaillée, avant la remise au directeur (idéalement vers la mi-avril) puis, s’il juge le niveau acceptable, la fixation d’une date de soutenance. Le document recommande par ailleurs de rencontrer son directeur environ une fois par mois pour le tenir informé de l’avancée du travail et lui soumettre régulièrement des pages à relire.
La structure attendue du document
Le document recommande de consulter un ou deux mémoires réussis pour se familiariser avec l’ordre attendu : page de titre, remerciements le cas échéant, introduction, parties rédigées, conclusion, annexes, bibliographie, table des illustrations, puis table des matières détaillée avec une numérotation de pages et des titres strictement identiques à ceux qui figurent dans le corps du mémoire. La page de titre doit mentionner l’université, l’UFR, le département, le prénom et le nom de l’étudiant, le titre du mémoire, le nom du directeur et l’année scolaire. Pour les illustrations insérées dans le corps du texte, le document demande de veiller à leur bonne qualité et de toujours indiquer leur référence précise.
La soutenance
Le document présente la soutenance comme un exercice sans mystère particulier, dès lors que le directeur a accepté de faire soutenir un mémoire qui a atteint un niveau acceptable. La présentation orale, d’une durée de dix à quinze minutes, peut suivre une structure en trois temps : les raisons du choix du sujet, la présentation de la problématique et des principales articulations du mémoire, puis un bilan portant sur les difficultés rencontrées, les points forts ou faibles du travail selon l’étudiant lui-même, et les perspectives que ce travail ouvre.
Ce que ce guide ne dit pas, et où le vérifier
Le document ne précise ni les dates limites de dépôt, ni la composition exacte du jury au-delà du directeur et d’un second membre, ni les modalités d’un éventuel dépôt en ligne sur la base DUMAS. Sur ce dernier point, la bibliothèque universitaire de Nanterre indique mettre en œuvre une politique de mise en ligne des mémoires sur DUMAS, tout en précisant que le service commun de documentation ne prend en charge ni la collecte, ni le signalement, ni la conservation des mémoires de recherche. Un étudiant en master Lettres doit donc vérifier ces points précis directement auprès du secrétariat pédagogique ou de son directeur de mémoire, plutôt que de les supposer identiques à ceux d’une autre discipline ou d’une autre université.
Questions fréquentes
Ces règles s’appliquent-elles à tous les masters de l’Université Paris Nanterre ?
Non. Elles figurent dans le document de conseils du master Lettres, parcours littérature française et comparée. Les autres formations peuvent avoir leurs propres consignes, et la bibliothèque universitaire précise que le service commun de documentation ne gère ni la collecte ni la conservation des mémoires de recherche.
Faut-il encore remettre des exemplaires papier du mémoire ?
Le document mentionne quatre exemplaires dactylographiés, mais cette exigence peut avoir évolué depuis sa mise en ligne. Vérifiez directement auprès de votre directeur de mémoire ou du secrétariat pédagogique la pratique en vigueur pour votre session.
Le mémoire est-il mis en ligne automatiquement après la soutenance ?
La bibliothèque universitaire indique mettre en œuvre une politique de mise en ligne sur DUMAS, mais le service central ne prend pas en charge la collecte ni le signalement des mémoires. Renseignez-vous auprès de votre département sur la procédure exacte applicable à votre mémoire.
Ces consignes de citation valent-elles pour un mémoire dans une autre discipline à Nanterre ?
Pas nécessairement telles quelles : elles sont formulées pour un mémoire de littérature, où la nature des sources (œuvres, éditions, citations littéraires) diffère de celle d’un mémoire de droit, de sciences ou de sciences sociales. Le principe général (citer précisément, distinguer citation courte et longue) reste transposable, mais vérifiez les conventions propres à votre propre UFR.
Que faire si mon directeur donne une consigne différente de ce guide écrit ?
Le document indique lui-même que ses éléments de présentation sont indicatifs et que le directeur peut préciser ou modifier certains points. En cas de doute ou de contradiction, demandez à votre directeur de trancher explicitement plutôt que de choisir vous-même entre les deux sources.
Pour comparer ces exigences à celles d’un autre établissement, le guide sur le mémoire à la Sorbonne détaille un exemple de règlement d’une autre grande université francilienne, et le comparatif des règlements de Paris-Saclay, PSL, Aix-Marseille et Lyon 2 montre à quel point ces consignes varient d’une université à l’autre. Et pour la construction générale d’une problématique de mémoire, quelle que soit la discipline, le guide sur la formulation de la problématique reste applicable à un mémoire de littérature comparée.
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