Le mémoire compte-t-il dans la moyenne du master ? (réponse 2026)
Oui, le mémoire entre dans la moyenne — et son poids est considérable. En M2, l’UE mémoire représente généralement entre 20 et 30 crédits ECTS sur les 60 du diplôme national de master. Sa note est intégrée dans la moyenne pondérée par les ECTS ; dans de nombreuses mentions, obtenir moins de 10/20 bloque la délivrance du titre, même si vos autres notes sont excellentes.
En bref : le mémoire de M2 représente souvent entre un tiers et la moitié de la deuxième année de master (20-30 ECTS sur 60). Il est intégré dans la moyenne pondérée par les ECTS. Dans de nombreuses formations, c’est une UE non compensable soumise à une note plancher de 10/20. En dessous de ce seuil, le diplôme n’est pas validé, quel que soit votre résultat dans les autres unités.
Comment le mémoire pèse dans votre moyenne (crédits ECTS)
En France, le master national est organisé en 120 crédits ECTS répartis sur deux ans (60 ECTS par année). La moyenne est une moyenne pondérée : chaque unité d’enseignement (UE) contribue à la note finale proportionnellement au nombre de crédits qui lui sont affectés. Une UE de 9 ECTS pèse donc trois fois plus qu’une UE de 3 ECTS.
L’UE mémoire — qui regroupe souvent la rédaction du document et la soutenance orale — est systématiquement l’une des UE les plus lourdes du cursus, en particulier en deuxième année. À titre indicatif, voici les fourchettes les plus fréquemment observées :
| Niveau | ECTS typiques du mémoire | Part de l’année |
|---|---|---|
| M1 | 10 à 20 ECTS sur 60 | 17 % – 33 % |
| M2 | 20 à 30 ECTS sur 60 | 33 % – 50 % |
Ces valeurs sont indicatives. Le volume exact est précisé dans le règlement des études de chaque mention — consultez l’onglet « Scolarité » de votre UFR ou l’espace numérique de travail de votre établissement.
Concrètement, un mémoire noté 8/20 dans une mention où il vaut 25 ECTS tire la moyenne annuelle vers le bas de façon très significative, même si l’étudiant a obtenu 15/20 dans ses autres UE. C’est pourquoi le mémoire compte-t-il dans la moyenne n’est pas une simple question administrative : c’est un enjeu de diplôme.
Mémoire et compensation semestrielle
Le système LMD repose sur la compensation : une note insuffisante dans une UE peut être rattrapée par de bonnes notes dans d’autres UE du même semestre ou de l’autre semestre de la même année. La moyenne semestrielle est calculée en pondérant les notes par les ECTS, puis les deux semestres d’une même année se compensent entre eux avec un coefficient identique.
Dans ce cadre général, le mémoire — qui occupe souvent tout le second semestre de M2 — entre dans le calcul de la moyenne de ce semestre. Si votre mention pratique la compensation entre les deux semestres du M2, une bonne note au premier semestre peut théoriquement atténuer l’impact d’une note décevante au mémoire sur la moyenne annuelle.
Toutefois, cette logique a une limite majeure, exposée dans la section suivante.
Quand le mémoire est non compensable
Un nombre croissant de formations excluent explicitement le mémoire du mécanisme de compensation. On parle alors d’UE non compensable ou de « note éliminatoire » : la note obtenue au mémoire ne peut être amortie par les résultats des autres UE, et ce même si la moyenne générale du semestre ou de l’année dépasse 10/20.
Cette règle est particulièrement répandue dans :
- Les masters MEEF (Métiers de l’Éducation, de l’Enseignement et de la Formation), où stage et mémoire forment souvent un bloc indissociable non compensable ;
- Les mentions de sciences humaines et sociales dont le mémoire constitue le cœur de la formation ;
- Certains masters professionnels qui exigent la validation séparée du mémoire et du stage d’entreprise.
Sur le plan juridique, les tribunaux administratifs rappellent que l’absence de compensation n’est opposable à l’étudiant que si le règlement des études — et notamment les Modalités de Contrôle des Connaissances (MCC) — a fait l’objet d’une publication préalable et régulière par l’établissement. En cas de doute sur la légalité d’une décision de refus de compensation, un recours gracieux auprès du président de l’université est possible.

La note plancher : le seuil à ne pas franchir
Indépendamment de la question de la compensation, de nombreux règlements fixent une note minimale obligatoire pour la validation du mémoire — et donc du diplôme. Ce seuil est le plus souvent fixé à 10/20.
Concrètement : si votre règlement précise que le mémoire est soumis à une note plancher de 10/20, obtenir 9,5/20 suffit à faire échouer l’année, même si :
- votre moyenne générale du semestre dépasse 12/20 ;
- la compensation entre semestres vous aurait, autrement, permis de valider ;
- vous avez brillé dans toutes vos autres matières.
Certaines mentions vont plus loin et exigent une note plancher plus élevée — 12/20 dans quelques formations sélectives — pour l’obtention d’une mention spécifique (Bien, Très bien). Là encore, seul le règlement de votre mention fait foi.

Conséquences en cas d’échec au mémoire
Lorsque la note du mémoire est insuffisante et que l’étudiant ne valide pas l’année, les issues les plus fréquentes sont :
- Le redépôt du mémoire : l’étudiant conserve ses notes d’UE validées et soumet un mémoire révisé lors de la session de rattrapage ou lors de l’année suivante, selon les modalités de sa formation.
- La seconde soutenance : certaines mentions accordent une seconde chance devant le même jury ou un jury recomposé, généralement dans les six mois suivant la première soutenance.
- Le redoublement : dans les cas les plus graves (abandon de jury, plagiat avéré, travail considéré comme insuffisant en volume ou en qualité), l’étudiant doit reprendre l’année de M2 dans son intégralité.
Si vous avez connu des imprévus lors de votre oral, l’article Soutenance de mémoire qui se passe mal : 7 scénarios et comment récupérer détaille les recours concrets selon la situation. Si la question porte sur la procédure formelle après un résultat défavorable, consultez Que faire si on rate sa soutenance de mémoire ? pour les étapes administratives à suivre immédiatement.
Dans tous les cas, l’ajout d’une mention au diplôme (Assez bien : 12-13,99 ; Bien : 14-15,99 ; Très bien : 16 et plus) dépend de la moyenne finale pondérée du master, dans laquelle le mémoire pèse directement. Un mémoire exceptionnel peut faire basculer une mention de « Assez bien » à « Bien ».
Pourquoi les règles varient selon l’université
Le droit français confère aux universités une autonomie pédagogique (article L. 711-1 du Code de l’éducation). Chaque établissement adopte son propre règlement des études et ses MCC, dans le respect d’un cadre national minimal. En pratique, cela signifie que :
- Le volume ECTS du mémoire peut aller de 10 à 30 crédits selon la mention ;
- Certains établissements distinguent la note de rédaction et la note de soutenance, chacune avec son coefficient propre ;
- La compensation entre le stage et le mémoire est possible dans certaines formations, impossible dans d’autres ;
- Le délai accordé pour un redépôt varie de quelques semaines à un an complet.
Où trouver votre règlement ? Cherchez « Modalités de Contrôle des Connaissances » ou « Règlement des études » sur l’espace numérique de votre composante (UFR, département, école), ou consultez le secrétariat pédagogique de votre mention. Ce document a une valeur réglementaire : c’est lui qui prévaut en cas de litige.
Une fois le mémoire validé et la moyenne confirmée, plusieurs démarches administratives restent à accomplir — le guide des démarches après soutenance récapitule les étapes à ne pas manquer.
Questions fréquentes
Le mémoire compte-t-il dans la moyenne du master si c’est la même note que celle de la soutenance ?
Dans la majorité des formations, la note du mémoire est une note globale attribuée par le jury après délibération, qui intègre à la fois la qualité du document écrit et la prestation à l’oral. Certaines mentions utilisent deux notes distinctes (écrit et soutenance) affectées de coefficients différents, dont la moyenne entre ensuite dans la moyenne pondérée par les ECTS. Vérifiez dans vos MCC comment ces notes sont combinées.
Peut-on valider son master avec un mémoire noté moins de 10/20 ?
En règle générale, non : dès lors que votre règlement des études prévoit une note plancher de 10/20 ou que le mémoire est une UE non compensable, une note inférieure à ce seuil empêche la validation du diplôme, quelle que soit votre moyenne générale. Des exceptions existent dans les rares formations où aucune note plancher n’est fixée et où la compensation est totale — mais elles sont minoritaires.
Le mémoire de M1 compte-t-il aussi dans la moyenne finale du master ?
Le mémoire de M1 entre dans la moyenne de la première année de master. En revanche, la moyenne finale du master (celle qui figure sur le diplôme et détermine la mention) est généralement calculée sur la base des deux années, ou uniquement sur M2 selon le mode de calcul retenu par votre établissement. Certaines formations calculent une moyenne des deux années (M1 + M2) pondérées à parts égales ; d’autres retiennent uniquement la moyenne de M2. Renseignez-vous auprès de votre secrétariat pédagogique.
Une bonne note au mémoire peut-elle faire monter la mention ?
Oui, tout à fait. Puisque le mémoire porte un poids important en ECTS (souvent 25-30 sur 60 en M2), une note élevée — par exemple 17/20 — tire la moyenne finale vers le haut de façon substantielle. Il n’est pas rare qu’un mémoire exceptionnel fasse passer un étudiant de la mention « Assez bien » à « Bien », ou de « Bien » à « Très bien ». L’investissement dans la qualité du travail a donc un rendement direct sur la valeur du diplôme.
Que se passe-t-il si je ne rends pas mon mémoire à temps ?
Un dépôt hors délai est généralement traité comme une défaillance (absence à l’épreuve), qui entraîne une note de 0 ou la mention « défaillant » dans les cas les plus stricts. Certaines formations accordent un report sous conditions (certificat médical, force majeure dûment justifiée) à demander impérativement auprès du secrétariat avant l’échéance. Ne jamais attendre le dernier jour pour signaler un problème.
Soigner son mémoire : la décision la plus rentable de votre master
Le mémoire n’est pas une formalité. Avec 20 à 30 ECTS sur 60 en M2, c’est l’épreuve qui pèse le plus dans votre diplôme, détermine votre mention et, dans de nombreuses formations, conditionne à elle seule la délivrance du titre. Un travail solide n’est donc pas une option — c’est la condition sine qua non de la validation de votre master.
Si vous souhaitez sécuriser la qualité de votre rédaction — structure, argumentation, originalité, conformité aux normes de votre mention — Tesify propose un accompagnement conçu spécifiquement pour les mémoires de master, en vous aidant à produire un travail personnel de qualité sans compromettre votre intégrité académique.

Laisser un commentaire