L’entrepreneuriat étudiant en France en 2026 : chiffres et données (statut, PEPITE)
L’entrepreneuriat étudiant France statistiques 2026 dessinent un écosystème structuré autour du statut national étudiant-entrepreneur (SNEE), porté depuis 2014 par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) et le réseau PEPITE. Environ 5 800 étudiants bénéficiaient du SNEE sur l’année 2023-2024, portant à près de 40 000 le nombre cumulé de porteurs de projet accompagnés depuis la création du dispositif, avec une part de femmes de l’ordre d’un tiers.
En résumé : le statut SNEE, délivré par une trentaine de PEPITE régionaux, concerne chaque année plusieurs milliers d’étudiants et jeunes diplômés porteurs d’un projet entrepreneurial. Les chiffres publics disponibles (MESR, portail SNEE, Bpifrance Création) montrent une progression continue depuis 2014-2015, une majorité d’hommes parmi les bénéficiaires, et une concentration des projets dans le numérique, les services et l’économie sociale et solidaire. Les données de pérennité des entreprises effectivement créées restent plus fragmentaires au niveau national.
Qu’est-ce que le statut national étudiant-entrepreneur ?

Le statut national étudiant-entrepreneur (SNEE) a été créé en 2014 pour donner un cadre juridique aux étudiants et jeunes diplômés qui souhaitent développer un projet de création d’entreprise en parallèle, ou à la place, d’un cursus classique. Il permet notamment de substituer le projet entrepreneurial à un stage, d’aménager son emploi du temps et d’accéder à un accompagnement individualisé au sein d’un PEPITE (Pôle étudiant pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat). Le statut est adossé au diplôme d’établissement étudiant-entrepreneur (D2E), une formation diplômante centrée sur la construction du projet plutôt que sur un contenu académique classique.
Le dispositif est piloté au niveau national par le MESR, qui publie les principales données de cadrage sur le portail dédié au SNEE, tandis que la mise en œuvre opérationnelle revient aux PEPITE régionaux.
Combien d’étudiants-entrepreneurs en France en 2026 ?
Les dernières données consolidées publiquement disponibles portent sur l’année universitaire 2023-2024 et font état d’environ 5 800 étudiants titulaires du SNEE sur cette période. En cumulé depuis la création du statut en 2014-2015, le nombre total de porteurs de projet ayant bénéficié du dispositif approcherait les 40 000. Ces ordres de grandeur, relayés notamment par la page Wikipédia consacrée au SNEE et par les pages institutionnelles du MESR, doivent être lus comme des repères de tendance plutôt que comme des séries statistiques strictement actualisées chaque trimestre.
Pour l’année universitaire 2026-2027, aucune consolidation nationale définitive n’est encore publiée au moment de la rédaction de cet article ; les campagnes de candidature 2025-2026 ouvertes par plusieurs PEPITE régionaux (Pays de la Loire, Bretagne Sud, Hauts-de-France, Nanterre, entre autres) suggèrent toutefois une dynamique de renouvellement comparable aux années précédentes, sans rupture visible dans le volume de candidatures.
| Indicateur | Ordre de grandeur | Période / source |
|---|---|---|
| Étudiants-entrepreneurs SNEE actifs | environ 5 800 | 2023-2024, MESR / portail SNEE |
| Cumul de porteurs de projet depuis la création | près de 40 000 | depuis 2014-2015 |
| Part de femmes parmi les bénéficiaires | de l’ordre d’un tiers | 2023-2024 |
| Nombre de PEPITE régionaux | environ 30 | couverture nationale, tous les territoires universitaires |
| Étudiants accompagnés par un PEPITE régional type (exemple) | plusieurs centaines par an | ex. PEPITE Hauts-de-France, plus de 300 par an |
Le réseau PEPITE : combien de structures, quelle couverture ?
Le réseau PEPITE France fédère une trentaine de pôles régionaux, chacun regroupant plusieurs établissements d’enseignement supérieur d’un même territoire (universités, écoles d’ingénieurs, écoles de commerce, IUT). Cette organisation en consortium territorial explique pourquoi un même étudiant peut candidater au SNEE via son PEPITE de rattachement, quel que soit son établissement d’origine, dès lors que celui-ci est membre du consortium.
Chaque PEPITE propose un accompagnement qui va du sourcing de projets en amont (ateliers de sensibilisation, hackathons) jusqu’au suivi individualisé une fois le statut obtenu, avec un référent dédié, un accès à des espaces de coworking et, selon les territoires, des liens avec des incubateurs universitaires ou des structures d’amorçage type Bpifrance Création.
Quels profils derrière le SNEE ? Genre et niveau d’études
Sur le plan du genre, les données disponibles pour 2023-2024 indiquent qu’environ un tiers des bénéficiaires du SNEE sont des femmes, un écart qui reflète des dynamiques observées plus largement dans l’entrepreneuriat en France, où la création d’entreprise reste marquée par une sur-représentation masculine, y compris dans les filières universitaires à dominante scientifique et technologique d’où proviennent une partie des candidats au statut.
Côté niveau d’études, le SNEE s’adresse aussi bien aux étudiants en licence qu’aux étudiants de master et de doctorat, ainsi qu’aux jeunes diplômés dans les mois suivant l’obtention de leur diplôme. Les PEPITE constatent généralement une proportion significative de candidats en fin de cursus (master 2, dernière année d’école), au moment où le projet entrepreneurial devient une alternative crédible à une insertion professionnelle salariée classique — un choix à mettre en regard des données plus générales sur l’insertion professionnelle des diplômés en France.
Répartition par secteurs et par régions
Aucune nomenclature sectorielle unique et strictement comparable n’est publiée chaque année au niveau national pour l’ensemble des projets SNEE. Les retours qualitatifs des PEPITE régionaux et les observations d’acteurs de l’écosystème comme Bpifrance convergent néanmoins vers quelques tendances récurrentes :
- Numérique et services aux entreprises : applications, plateformes SaaS, conseil, prestations de services digitaux — un des segments les plus représentés, porté notamment par les étudiants issus d’écoles d’ingénieurs et de commerce.
- Commerce et e-commerce : marques, boutiques en ligne, marketplaces de niche.
- Économie sociale et solidaire (ESS) et impact environnemental : projets à mission, économie circulaire, transition écologique — un axe en croissance selon plusieurs PEPITE, en cohérence avec l’intérêt croissant des jeunes générations pour ces thématiques.
- Santé, biotech et deeptech : projets souvent issus de laboratoires universitaires ou de doctorants, avec un accompagnement renforcé côté transfert de technologie.
Sur le plan géographique, la couverture nationale des PEPITE fait que l’Île-de-France, avec sa forte densité d’établissements d’enseignement supérieur, concentre mécaniquement une part importante des candidatures, mais les grandes métropoles universitaires régionales (Lyon, Toulouse, Nantes, Lille, Bordeaux) disposent chacune de PEPITE actifs avec des volumes annuels significatifs, de l’ordre de plusieurs centaines d’étudiants accompagnés pour les pôles les plus importants.
Taux de création et de pérennité des projets
Les éléments suivants sont donnés à titre indicatif et ne constituent pas une série statistique officielle exhaustive : aucune publication nationale récente ne consolide de manière systématique, pour l’ensemble des cohortes SNEE, le taux de transformation en entreprise réellement immatriculée ni le taux de survie à trois ou cinq ans.
Ce que l’on peut affirmer avec un niveau de confiance raisonnable, à partir des retours croisés des PEPITE et des données générales sur la création d’entreprise en France (Insee, Bpifrance Création) : une partie significative mais minoritaire des porteurs de projet SNEE aboutit à une immatriculation effective pendant ou peu après le statut, une autre partie réoriente le projet vers un emploi salarié ou une poursuite d’études, et une dernière part abandonne ou met en pause l’idée initiale. Les jeunes entreprises issues de l’écosystème étudiant partagent par ailleurs les mêmes déterminants de pérennité que les créations d’entreprise en général suivies par l’Insee : accès au financement, solidité du modèle économique et capacité à recruter, plus que l’âge du fondateur en tant que tel.
Ces parcours entrepreneuriaux s’inscrivent aussi dans un contexte plus large de transitions professionnelles étudiantes, à mettre en perspective avec les données sur l’alternance en master en France, qui reste une voie d’insertion majoritaire à côté de la création d’entreprise.
Les dispositifs d’accompagnement complémentaires

Au-delà du SNEE et du D2E, plusieurs dispositifs viennent structurer l’écosystème de l’entrepreneuriat étudiant en France :
| Dispositif | Porté par | Apport principal |
|---|---|---|
| SNEE | MESR / PEPITE | Statut juridique, aménagement d’études, référent dédié |
| D2E | Établissements membres des PEPITE | Diplôme centré sur le développement du projet |
| Bourse French Tech Tremplin | État / Bpifrance / France Num | Accompagnement de porteurs de projet issus de milieux ou territoires moins favorisés |
| Prêts d’honneur et garanties | Bpifrance, réseaux Initiative France, Réseau Entreprendre | Financement d’amorçage sans garantie personnelle exigée |
| Accompagnement retour à l’emploi si le projet s’arrête | France Travail | Passerelle vers une recherche d’emploi classique |
Ces dispositifs se combinent souvent : un étudiant peut par exemple obtenir le SNEE via son PEPITE, candidater à une bourse French Tech Tremplin pour financer les premiers mois, puis solliciter un prêt d’honneur auprès d’un réseau partenaire de Bpifrance une fois le prototype validé. Cette logique de parcours, plutôt que de guichet unique, explique en partie la diversité des chiffres avancés selon les sources et les périmètres retenus.
Pour les étudiants qui mènent de front un mémoire ou une thèse et un projet entrepreneurial, la gestion du temps devient un enjeu central : Tesify propose un accompagnement à la rédaction académique qui peut aider à sécuriser le calendrier universitaire pendant que le projet de création prend forme, via un essai gratuit de 14 jours.
Cette articulation entre vie académique et vie entrepreneuriale se joue aussi du côté des équipes pédagogiques, dont les pratiques évoluent avec la diffusion de nouveaux outils, comme le montrent les données sur l’usage de l’IA chez les enseignants-chercheurs en France, et plus largement dans le contexte de la rentrée universitaire décrit dans les chiffres clés de la rentrée universitaire 2026-2027.
FAQ
Combien d’étudiants ont le statut national étudiant-entrepreneur en France ?
Selon les données publiques relayées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), le statut national étudiant-entrepreneur (SNEE) concernait environ 5 800 étudiants sur l’année universitaire 2023-2024, un chiffre qui a progressé d’année en année depuis la création du dispositif en 2014.
Qu’est-ce que le réseau PEPITE ?
Le réseau PEPITE (Pôles étudiants pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat) regroupe une trentaine de structures régionales qui accompagnent les étudiants-entrepreneurs, portent le statut SNEE et organisent le diplôme d’établissement étudiant-entrepreneur (D2E), en lien avec le MESR.
Quelle est la part de femmes parmi les étudiants-entrepreneurs ?
D’après les données disponibles sur le SNEE, la part des femmes parmi les porteurs de projet se situe autour d’un tiers des bénéficiaires, un niveau qui reste inférieur à leur poids démographique dans l’enseignement supérieur, ce qui alimente des politiques ciblées de plusieurs PEPITE régionaux.
Le statut SNEE garantit-il la création effective d’une entreprise ?
Non. Le SNEE offre un cadre juridique et un accompagnement (aménagement d’études, substitution du stage, accès à un référent) mais n’implique aucune obligation de création. Une partie des bénéficiaires immatricule effectivement une structure pendant ou après le statut, une autre partie réoriente ou abandonne le projet, sans que des séries statistiques nationales exhaustives et strictement comparables soient publiées chaque année.
Quels secteurs attirent le plus les étudiants-entrepreneurs ?
Les retours des PEPITE régionaux et des observateurs de l’écosystème (Bpifrance notamment) font ressortir une concentration des projets autour du numérique et des services aux entreprises, du commerce et de l’e-commerce, ainsi que de l’économie sociale et solidaire et de l’impact environnemental, sans que la répartition exacte soit uniforme d’une région à l’autre.
Comment obtenir le statut national étudiant-entrepreneur ?
La candidature se dépose auprès du PEPITE de son territoire, généralement en ligne, avec la présentation d’un projet entrepreneurial. Le dossier est examiné par un comité d’engagement local. Le statut est renouvelable chaque année universitaire, comme le rappellent plusieurs PEPITE dans leurs campagnes de candidature pour 2025-2026.

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