Annuaire des Maisons des Sciences de l’Homme (MSH) en France 2026 : réseau, missions et accès
Une Maison des Sciences de l’Homme est une structure d’appui à la recherche en sciences humaines et sociales, implantée sur un site universitaire et ouverte à plusieurs laboratoires. Elle mutualise des moyens — plateformes techniques, financements d’amorçage, appui méthodologique — que les équipes ne pourraient pas porter seules.
Réponse rapide : le Réseau national des Maisons des Sciences sociales et des Humanités (RnMSH) fédère actuellement 21 MSH réparties sur une grande partie du territoire. Toutes ont aujourd’hui le statut d’unité d’appui et de recherche (UAR), et le réseau constitue depuis 2012 une infrastructure de recherche distribuée reconnue par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Les MSH sont accessibles aux doctorants et, selon les sites, aux étudiants de master rattachés à un laboratoire partenaire.
Qu’est-ce qu’une Maison des Sciences de l’Homme ?
Une MSH n’est ni un laboratoire ni une université : c’est une structure d’interface. Sa raison d’être est de faire travailler ensemble des équipes de sciences humaines et sociales rattachées à des institutions différentes — université, CNRS, EHESS, écoles — autour de moyens partagés et de projets transversaux.
Cette position explique la nature de ce qu’on y trouve. Une MSH héberge rarement des chercheurs à titre permanent ; elle met à disposition ce qui est trop coûteux ou trop spécialisé pour un seul laboratoire : salles d’expérimentation, matériel de captation, ingénieurs de recherche, appui aux humanités numériques, accompagnement au montage de projets européens.
Toutes les MSH ont aujourd’hui le statut d’unité d’appui et de recherche (UAR), une catégorie qui traduit précisément cette fonction de service à la communauté scientifique plutôt que de production directe de recherche.

Combien y a-t-il de MSH en France ?
Le RnMSH fédère actuellement 21 Maisons des Sciences sociales et des Humanités, réparties sur une grande partie du territoire national, outre-mer compris. Ce chiffre a évolué : plusieurs sources antérieures mentionnent 22 ou 23 MSH, le réseau ayant connu des créations, des fusions et des changements de périmètre au fil des vagues de contractualisation.
Depuis 2012, le RnMSH et ses MSH constituent une infrastructure de recherche distribuée en sciences humaines et sociales, inscrite parmi les infrastructures reconnues par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Cette reconnaissance est ce qui distingue le réseau d’une simple association d’établissements : elle lui confère un statut national et un financement dédié.
| Élément | Situation en 2026 |
|---|---|
| Nombre de MSH fédérées | 21 (chiffre RnMSH ; 22-23 selon des sources antérieures) |
| Statut juridique des MSH | Unité d’appui et de recherche (UAR) |
| Reconnaissance nationale | Infrastructure de recherche distribuée depuis 2012 |
| Champ disciplinaire | Sciences humaines et sociales, humanités |
| Tutelles typiques | Université(s) du site et CNRS |
Le portail du réseau (msh-reseau.fr) tient à jour la liste nominative des MSH et leurs coordonnées : c’est la source à consulter pour identifier la structure de votre site.
Quelles sont les missions d’une MSH ?
Les missions varient d’un site à l’autre, mais quatre axes se retrouvent partout :
- Mutualiser des moyens techniques — plateformes méthodologiques, salles d’enquête et d’expérimentation, matériel audiovisuel, équipements d’humanités numériques.
- Soutenir des projets émergents — appels à projets internes finançant des recherches exploratoires, souvent interdisciplinaires, à des montants modestes mais décisifs en phase d’amorçage.
- Accompagner le montage de projets — ingénierie administrative et financière pour les réponses aux appels ANR, européens ou régionaux.
- Animer la vie scientifique — séminaires, colloques, écoles d’été, journées doctorales ouvertes au-delà d’un seul laboratoire.
C’est le deuxième axe qui surprend le plus les jeunes chercheurs : beaucoup de MSH financent effectivement des projets portés par des doctorants ou des post-doctorants, à travers des appels internes nettement moins concurrentiels que les guichets nationaux.
Quels services concrets pour un jeune chercheur ?
Pour un doctorant ou un étudiant de master en recherche, l’intérêt d’une MSH est très concret et souvent sous-exploité.
| Besoin | Ce que la MSH peut offrir |
|---|---|
| Collecte de données | Salles d’entretien, matériel d’enregistrement, dispositifs d’observation |
| Traitement de données | Appui d’ingénieurs, licences logicielles, plateformes de calcul |
| Humanités numériques | Numérisation, encodage de corpus, cartographie, bases de données |
| Financement | Appels à projets internes, aides à la mobilité et au terrain |
| Diffusion | Appui à l’édition, soutien à l’organisation de journées d’étude |
| Formation | Ateliers méthodologiques, écoles d’été, formations aux outils |
Les ateliers méthodologiques méritent une mention particulière : ils portent fréquemment sur des compétences que les cursus couvrent mal — gestion des données de la recherche, outils d’analyse qualitative, cartographie, statistiques appliquées. Ils sont en général ouverts aux doctorants du site sans frais.
Les MSH sont aussi des relais actifs de la science ouverte et du dépôt en archive ouverte, une démarche détaillée dans notre guide d’utilisation de HAL Archives Ouvertes.

Qui peut y accéder et comment ?
Les règles d’accès dépendent de chaque MSH, mais la logique est constante : l’accès passe par le rattachement à un laboratoire partenaire du site, et non par une inscription individuelle.
- Doctorants — accès large, dès lors que le laboratoire d’accueil est partenaire de la MSH.
- Étudiants de master recherche — accès variable selon les sites et les services ; les ateliers et séminaires sont souvent ouverts, les plateformes techniques plus encadrées.
- Chercheurs invités — certaines MSH disposent de programmes d’accueil dédiés.
La démarche pratique tient en trois étapes : identifier la MSH de votre site sur le portail du réseau, vérifier si votre laboratoire figure parmi ses partenaires, puis contacter directement le service concerné en passant par votre directeur de recherche — c’est lui qui légitime la demande.
Pour situer votre laboratoire et votre école doctorale dans ce paysage, consultez notre annuaire des écoles doctorales de France par discipline.
Quelle différence avec un laboratoire ou une école doctorale ?
La confusion est fréquente, et pourtant les trois structures répondent à des questions différentes. Le laboratoire est votre rattachement scientifique : c’est là que se situe votre équipe et votre encadrement. L’école doctorale gère votre parcours doctoral : inscription, formations obligatoires, suivi, autorisation de soutenance. La MSH ne fait ni l’un ni l’autre : elle fournit des moyens et des services transversaux à plusieurs laboratoires.
Autrement dit, on n’est pas « inscrit » dans une MSH comme on l’est dans une école doctorale. On y a recours ponctuellement, pour un besoin précis — un équipement, un financement d’amorçage, un appui technique. C’est une ressource à mobiliser, pas une affiliation.
Pour les travaux déjà déposés et consultables en ligne, l’accès se fait par les archives ouvertes recensées dans notre annuaire des portails de mémoires et de thèses.
Questions fréquentes
Combien de Maisons des Sciences de l’Homme existe-t-il en France ?
Le Réseau national des Maisons des Sciences sociales et des Humanités (RnMSH) fédère actuellement 21 MSH réparties sur une grande partie du territoire. Des sources antérieures mentionnent 22 ou 23 structures, le périmètre du réseau ayant évolué au fil des créations, fusions et vagues de contractualisation.
Qu’est-ce qu’une MSH exactement ?
C’est une structure d’appui à la recherche en sciences humaines et sociales, implantée sur un site universitaire et ouverte à plusieurs laboratoires. Elle mutualise des plateformes techniques, des financements d’amorçage et un appui méthodologique. Toutes ont le statut d’unité d’appui et de recherche (UAR).
Un étudiant de master peut-il accéder à une MSH ?
Cela dépend du site et du service. Les séminaires et ateliers méthodologiques sont souvent ouverts aux masterants rattachés à un laboratoire partenaire, tandis que l’accès aux plateformes techniques est généralement plus encadré et passe par le directeur de recherche.
Une MSH peut-elle financer un projet de recherche ?
Oui. Beaucoup de MSH lancent des appels à projets internes finançant des recherches exploratoires, souvent interdisciplinaires. Les montants sont modestes mais ces guichets sont nettement moins concurrentiels que les appels nationaux, ce qui les rend accessibles à des doctorants et post-doctorants.
Quelle différence entre une MSH et une école doctorale ?
L’école doctorale gère le parcours doctoral : inscription, formations, suivi et autorisation de soutenance. La MSH ne gère aucun cursus : elle fournit des moyens techniques, des financements d’amorçage et des services transversaux à plusieurs laboratoires. On n’est pas inscrit dans une MSH, on y a recours ponctuellement.
Les MSH concernent-elles uniquement les sciences humaines ?
Leur cœur de mission porte sur les sciences humaines et sociales et les humanités. Beaucoup de MSH soutiennent toutefois des projets interdisciplinaires associant SHS et sciences expérimentales, de la santé ou de l’environnement, ce qui est précisément l’un de leurs axes de valeur ajoutée.

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