,

Chiffres clés de la recherche en France : données 2026

61,5 milliards d’euros : c’est le montant de la dépense intérieure de recherche et développement (DIRD) de la France en 2023, d’après les publications du service statistique du ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (SIES, ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche). Ce montant résume à lui seul l’essentiel des chiffres clés de la recherche en France : un effort équivalent à 2,18 % du produit intérieur brut, qui maintient le pays parmi les principales économies de l’OCDE.

Ces données reviennent dans un grand nombre d’introductions de mémoires, de notes de synthèse et de dossiers de candidature. Elles sont pourtant souvent citées sans source, avec des années mélangées, ou en confondant deux agrégats très différents : la dépense de recherche et la dépense consacrée à l’enseignement supérieur. Le résultat est une contextualisation fragile, que le jury repère immédiatement.

Ce roundup rassemble cinq indicateurs officiels, tous issus du ministère et de sa publication de référence, L’État de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en France (EESRI). Pour chacun, vous trouverez la valeur, l’année, ce qu’il mesure réellement et la précaution d’usage à respecter avant de l’intégrer à un travail universitaire.

En 2023, la France a consacré 61,5 milliards d’euros à la recherche et développement, soit 2,18 % de son PIB, ce qui la situe généralement au 6e rang des grands pays de l’OCDE. La Nation a par ailleurs dépensé 44,9 milliards d’euros pour l’enseignement supérieur en 2024, pour un coût moyen d’environ 13 300 € par étudiant et par an, et les étudiants en mobilité internationale représentent autour de 11,7 % des effectifs.

Le résultat clé : 61,5 milliards d’euros pour la R&D

Si vous ne deviez retenir qu’un indicateur, ce serait celui-ci. Selon les notes d’information et notes flash du SIES, la dépense intérieure de recherche et développement expérimental de la France atteint 61,5 milliards d’euros en 2023, soit 2,18 % du PIB (source : SIES).

Ces deux valeurs ne disent pas la même chose et doivent être lues ensemble. Le montant en euros exprime un volume : il permet de comparer la France à d’autres pays en masse d’investissement. Le ratio rapporté au PIB exprime une intensité : il indique la part de la richesse nationale que le pays consacre à la recherche. Un pays peut afficher un volume élevé simplement parce que son économie est grande, tout en ayant une intensité modeste, et inversement. C’est pour cette raison que les publications officielles présentent systématiquement les deux mesures côte à côte.

Pour un mémoire, cette distinction a une conséquence pratique : si votre problématique porte sur l’effort relatif d’un pays, c’est le ratio qui compte. Si elle porte sur la capacité d’un système à financer des équipes, des infrastructures ou des programmes, c’est le volume qui est pertinent.

Paillasse de laboratoire avec microscope, pipettes et flacons en verre
La DIRD comptabilise les travaux de recherche exécutés sur le territoire, en entreprise comme dans le secteur public.

Les chiffres clés de la recherche en France en un tableau

Le tableau ci-dessous regroupe les cinq indicateurs vérifiés, avec leur année de référence et leur source. Il constitue une base de travail fiable pour toute introduction ou revue de contexte.

Indicateur Valeur Année Ce qu’il mesure Source
Dépense intérieure de R&D (DIRD) 61,5 milliards d’euros 2023 Volume des travaux de R&D exécutés sur le territoire SIES
Intensité de R&D 2,18 % du PIB 2023 Part de la richesse nationale consacrée à la R&D SIES
Rang au sein de l’OCDE (volume de DIRD) Généralement 6e parmi les grands pays Éditions récentes Position relative en volume d’investissement Ministère
Dépense de la Nation pour l’enseignement supérieur 44,9 milliards d’euros 2024 Effort financier global en faveur du supérieur EESRI
Dépense moyenne par étudiant Environ 13 300 € par an Données récentes Coût annuel moyen de formation d’un étudiant EESRI
Part des étudiants en mobilité internationale Autour de 11,7 % des effectifs Dernières éditions Attractivité internationale des formations EESRI

Notez que les années ne sont pas identiques d’une ligne à l’autre : la DIRD est disponible pour 2023, la dépense pour l’enseignement supérieur pour 2024. Ce décalage est normal, car les enquêtes sur la recherche nécessitent davantage de temps de collecte et de consolidation. Il interdit en revanche de présenter ces valeurs comme une photographie d’une même année.

Gagner du temps sur les références. Chaque ligne de ce tableau doit apparaître dans votre bibliographie avec le bon organisme auteur, le bon titre et la bonne date. La Bibliographie Automatique de Tesify génère ces références en APA 7e édition, MLA, Chicago ou Vancouver en un clic, et organise automatiquement la liste finale de votre mémoire.

La DIRD : ce que recouvrent les 2,18 % du PIB

La DIRD mesure l’ensemble des travaux de recherche et développement expérimental exécutés sur le territoire national, quel que soit l’origine de leur financement. C’est un indicateur d’exécution : il comptabilise là où la recherche est réalisée, pas qui la paie. Cette nuance est essentielle, car un autre agrégat, centré sur le financement, aboutit à une lecture différente de l’effort national.

Une dépense partagée entre plusieurs acteurs

La DIRD agrège la recherche menée par les entreprises et celle conduite par les administrations, au sens large, ce qui inclut les organismes publics de recherche et les établissements d’enseignement supérieur. Lorsque votre sujet porte spécifiquement sur la recherche universitaire ou sur l’innovation en entreprise, vous devez chercher la ventilation par secteur dans les notes du SIES plutôt que d’utiliser le total, qui ne vous dira rien de l’équilibre entre public et privé.

Pourquoi le ratio au PIB bouge parfois sans que la dépense change

Un ratio a un numérateur et un dénominateur. Si le PIB progresse plus vite que la dépense de recherche, l’intensité baisse mécaniquement, même si les montants investis augmentent. À l’inverse, une contraction du PIB peut faire monter le ratio sans aucun effort supplémentaire. Avant d’écrire qu’un pays « investit davantage » ou « décroche », vérifiez donc les deux composantes. Cette prudence relève de la même logique que celle qui consiste à éviter la surinterprétation des résultats dans un mémoire : un chiffre isolé ne porte jamais seul une conclusion.

Quand utiliser la DIRD dans un travail universitaire

  • Pour poser le contexte d’un mémoire en économie de l’innovation, en politiques publiques ou en management de la R&D.
  • Pour justifier l’intérêt d’un sujet portant sur le financement de la science ou la valorisation de la recherche.
  • Pour comparer, avec prudence, la situation française à celle d’autres pays, à condition d’utiliser des séries harmonisées.

Si votre mémoire mobilise plusieurs séries macroéconomiques, le guide consacré aux sources de données pour un mémoire d’économie et leurs pièges vous aidera à croiser ces chiffres avec d’autres bases sans erreur de champ.

Salle de lecture d'une bibliothèque universitaire française vide avec lampes de bureau vertes
L’enseignement supérieur forme les futurs chercheurs et mobilise une dépense nationale distincte de la DIRD.

La position de la France dans l’OCDE

En volume de DIRD, le ministère indique que la France se positionne solidement parmi les principales économies de l’OCDE, en occupant généralement le 6e rang parmi les grands pays de l’organisation (source : ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche).

Le mot « généralement » est important et doit être conservé dans votre rédaction. Un classement en volume dépend des taux de change, des révisions statistiques et du périmètre des pays comparés. Une place peut varier d’une édition à l’autre sans que la situation réelle ait changé. Écrire que « la France est 6e de l’OCDE » sans nuance, c’est transformer une tendance en fait figé.

Deux autres précautions s’imposent :

  • Préciser le critère. Ce rang porte sur le volume de dépense, pas sur l’intensité rapportée au PIB. Un classement fondé sur le ratio aboutirait à une hiérarchie différente.
  • Préciser l’ensemble comparé. Le classement concerne les grands pays de l’organisation. Il ne s’agit pas d’une comparaison avec la totalité des pays du monde.

Bien formulé, cet indicateur est un argument solide pour montrer que la France dispose d’un système de recherche d’envergure internationale. Mal formulé, il devient une approximation qu’un membre du jury un peu attentif contestera.

Enseignement supérieur : 44,9 milliards d’euros et 13 300 € par étudiant

Le second bloc des chiffres clés de la recherche en France concerne l’enseignement supérieur, qui forme les chercheurs et accueille une partie importante de l’activité scientifique. La publication EESRI indique que la Nation consacre plusieurs dizaines de milliards d’euros par an à l’enseignement supérieur, avec 44,9 milliards d’euros recensés pour l’année 2024 (source : EESRI).

Ne pas additionner ce montant avec la DIRD

C’est l’erreur la plus fréquente. La dépense pour l’enseignement supérieur et la DIRD se recouvrent en partie, puisque les établissements du supérieur réalisent de la recherche comptabilisée dans la DIRD. Additionner les deux montants pour obtenir un « effort total pour la connaissance » revient à compter deux fois une partie des mêmes dépenses. Si vous souhaitez parler des deux, présentez-les séparément, chacun avec son périmètre et son année.

Le coût moyen d’un étudiant

Toujours selon l’EESRI, la dépense moyenne annuelle pour former un étudiant s’élève à environ 13 300 € par an, un montant comparable ou légèrement supérieur à la dépense moyenne pour un lycéen (source : EESRI).

Ce chiffre est une moyenne, et il faut le présenter comme tel. Il agrège des filières dont les coûts sont très hétérogènes : formations à faibles effectifs et équipements lourds d’un côté, cursus à grands amphithéâtres de l’autre. Il ne dit rien du coût d’une licence précise ou d’une école particulière. Dans un mémoire sur l’économie de l’éducation ou sur l’équité entre filières, ce chiffre sert de point de repère national, jamais de valeur applicable à un établissement donné.

Pour relier ces montants aux effectifs, consultez l’analyse des effectifs de master en France et de ce que les chiffres officiels comptent vraiment : le dénominateur d’un coût par étudiant dépend directement de la définition retenue pour « étudiant ».

Étudiants internationaux : environ 11,7 % des effectifs

L’attractivité des formations et des viviers de recherche se mesure notamment par la présence d’étudiants venus de l’étranger. Selon les dernières éditions de l’EESRI, les étudiants en mobilité internationale représentent autour de 11,7 % des effectifs de l’enseignement supérieur en France (source : EESRI).

La notion de mobilité internationale est plus restrictive que celle d’étudiant de nationalité étrangère. Un étudiant étranger ayant effectué toute sa scolarité secondaire en France n’est pas un étudiant en mobilité au sens statistique : il n’est pas venu en France pour ses études. Si votre mémoire porte sur l’attractivité internationale, c’est bien la mobilité qu’il faut mobiliser. S’il porte sur la diversité des publics ou l’intégration, la nationalité peut être plus pertinente, mais il faudra alors aller chercher une autre série.

Cet indicateur est particulièrement utile au niveau doctoral, où l’internationalisation des équipes est un enjeu central. Pour aller plus loin sur la production de thèses elle-même, l’article theses.fr en chiffres et les limites de son moteur de recherche détaille ce que l’on peut, ou non, compter à partir de cette base.

Citer ces chiffres dans un mémoire sans erreur

Disposer de chiffres fiables ne suffit pas : encore faut-il les intégrer correctement. Voici les cinq règles qui distinguent une contextualisation solide d’une accumulation de données.

Erreur fréquente Pourquoi c’est un problème Bonne pratique
Citer un chiffre sans année Les séries sont révisées et actualisées chaque année Toujours associer la valeur à son année de référence
Mélanger DIRD et dépense pour le supérieur Périmètres différents, recouvrement partiel Présenter les deux agrégats séparément
Supprimer les mots « environ » ou « généralement » Transforme une approximation en valeur exacte Conserver la formulation prudente de la source
Citer un site d’actualité plutôt que le ministère Source secondaire, risque d’erreur de recopie Remonter à la publication du SIES ou à l’EESRI
Tirer une conclusion causale d’un indicateur Un agrégat décrit, il n’explique pas Utiliser le chiffre comme contexte, pas comme preuve

Où placer ces chiffres

Les chiffres clés de la recherche en France trouvent naturellement leur place dans trois endroits du mémoire : l’introduction, pour justifier l’intérêt du sujet ; la revue de littérature, pour situer le contexte institutionnel ; et la discussion, pour mettre vos propres résultats en perspective. En revanche, ils ont rarement leur place dans la partie résultats, qui doit être consacrée à vos données.

Si vous préparez un protocole avant de démarrer, le guide sur l’avant-projet de mémoire d’économie et son exemple rédigé montre comment intégrer ce type d’indicateur dès la phase de cadrage, sans alourdir la problématique.

Organiser ses sources dès le départ

Une rédaction qui mobilise des données institutionnelles accumule vite des références hétérogènes : notes du SIES, éditions de l’EESRI, rapports d’organismes, articles scientifiques. Un éditeur comme Tesify, la plateforme pour écrire son mémoire avec l’IA, centralise la rédaction, les références et la vérification anti-plagiat dans un même espace, ce qui évite de perdre la trace d’un chiffre entre deux versions du document.

Règle d’or. Un chiffre sans source n’existe pas pour un jury. Un chiffre avec une source secondaire est fragile. Un chiffre avec la source officielle, l’année et la formulation exacte est inattaquable.

Ce qu’il faut retenir

Les chiffres clés de la recherche en France tiennent en quelques repères solides : 61,5 milliards d’euros de DIRD en 2023, soit 2,18 % du PIB ; une place généralement au 6e rang des grands pays de l’OCDE en volume ; 44,9 milliards d’euros consacrés à l’enseignement supérieur en 2024 ; un coût moyen d’environ 13 300 € par étudiant et par an ; et une part d’étudiants en mobilité internationale autour de 11,7 %. Chacun de ces indicateurs a un périmètre, une année et une formulation qu’il faut respecter.

La valeur d’un chiffre dans un mémoire tient moins à son ampleur qu’à la rigueur avec laquelle il est cité. Remonter à la source officielle, conserver les nuances et séparer les agrégats suffit à transformer une introduction banale en contextualisation crédible.

Vos références, prêtes en un clic. Pour citer le SIES, l’EESRI et vos articles scientifiques dans le bon format, la Bibliographie Automatique de Tesify accède à des millions d’articles depuis Google Scholar, PubMed, HAL et Cairn.info, et classe automatiquement vos références en APA, MLA, Chicago ou Vancouver.

Questions fréquentes

Combien la France dépense-t-elle pour la recherche ?

Selon le SIES, la dépense intérieure de recherche et développement de la France s’établit à 61,5 milliards d’euros en 2023, ce qui représente 2,18 % du produit intérieur brut.

Quel est le rang de la France dans l’OCDE pour la recherche ?

En volume de dépense intérieure de recherche et développement, la France occupe généralement le 6e rang parmi les grands pays de l’OCDE, selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Ce classement porte sur le volume, pas sur l’intensité rapportée au PIB.

Combien coûte un étudiant en France par an ?

D’après la publication L’État de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en France, la dépense moyenne s’élève à environ 13 300 euros par étudiant et par an, un montant comparable ou légèrement supérieur à celui d’un lycéen. Il s’agit d’une moyenne nationale qui masque de fortes différences entre filières.

Peut-on additionner la DIRD et la dépense pour l’enseignement supérieur ?

Non. Les deux agrégats se recouvrent en partie, car la recherche réalisée dans les établissements d’enseignement supérieur est comptabilisée dans la DIRD. Les additionner reviendrait à compter deux fois une partie des mêmes dépenses. Il faut les présenter séparément, chacun avec son année.

Quelle source citer pour les chiffres clés de la recherche en France ?

La source de référence est le ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, en particulier les notes d’information du SIES et la publication annuelle L’État de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en France. Il vaut mieux citer ces publications directement plutôt qu’un article de presse qui les reprend.

Rédige ton mémoire avec l’IA

Pose ton plan, avance chapitre par chapitre et garde ta bibliographie propre.

Commencer gratuitement → Sans carte bancaire

Catégories