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Comment faire un glossaire dans un mémoire (7 étapes)

Un jury qui bute sur trois termes techniques dès la première page de votre introduction perd le fil de votre argumentation. Savoir comment faire un glossaire dans un mémoire, c’est précisément éviter cette rupture : vous rassemblez en un seul endroit les mots spécialisés de votre recherche, vous les définissez une fois pour toutes, et votre texte principal reste fluide.

Le glossaire n’est pas exigé dans toutes les formations. Mais dès que votre sujet mobilise un vocabulaire disciplinaire pointu, des notions théoriques ou des termes empruntés à un terrain professionnel, il devient un véritable outil de lecture. Encore faut-il le construire selon les règles décrites par les guides universitaires : choix des entrées, ordre alphabétique, définitions courtes, séparation avec les sigles, emplacement et pagination.

Ce guide vous accompagne étape par étape, avec un exemple d’entrées prêt à adapter et la liste des erreurs qui reviennent le plus souvent lors des relectures.

Réponse rapide : pour faire un glossaire dans un mémoire, relevez les termes techniques ou théoriques que votre lecteur ne maîtrise pas forcément, rédigez pour chacun une définition d’une à trois phrases, puis classez-les strictement de A à Z avec le terme en gras. Placez ensuite la liste dans les pages liminaires avant l’introduction ou en fin de document, et gardez les sigles et abréviations dans une liste séparée.

Qu’est-ce qu’un glossaire de mémoire ?

Le guide des mémoires et thèses de l’Université de Montréal le définit comme « une liste alphabétique de termes techniques, scientifiques, professionnels ou théoriques utilisés dans votre mémoire, accompagnés de leur définition ». Son rôle est simple : permettre une lecture fluide sans surcharger le corps du texte de parenthèses explicatives et de notes de bas de page.

Concrètement, le glossaire remplit trois fonctions :

  1. Il fixe le sens des mots. Un même terme peut avoir plusieurs acceptions selon les auteurs. Le glossaire indique celle que vous retenez.
  2. Il rend votre mémoire accessible. Un membre du jury issu d’une autre spécialité, ou un professionnel de terrain, peut vérifier un terme en quelques secondes.
  3. Il allège la rédaction. Vous n’avez plus à redéfinir chaque notion à chaque chapitre.

Quand un glossaire est-il vraiment utile ?

Posez-vous la question dès le plan de votre mémoire. Le glossaire se justifie notamment lorsque :

  • votre discipline utilise un vocabulaire technique dense, comme le droit, les soins infirmiers, la chirurgie dentaire ou l’informatique ;
  • votre terrain professionnel emploie un jargon interne que le jury ne partage pas ;
  • vous employez des néologismes ou des concepts théoriques dans un sens précis ;
  • votre jury est pluridisciplinaire.

En droit, par exemple, la précision terminologique fait partie de la note : notre guide sur le style et le vocabulaire juridique attendus dans un mémoire de droit montre comment un terme mal employé peut fragiliser tout un raisonnement. Le glossaire sécurise ce point.

Carnet avec un tableau de suivi des termes à définir posé à côté d'un ordinateur portable
Relever les termes au fil de la rédaction évite de bâtir le glossaire dans l’urgence.

Glossaire ou liste des abréviations : ne pas confondre

C’est l’erreur la plus répandue. Les normes universitaires séparent formellement le glossaire de la liste des sigles, abréviations et acronymes. Le guide de l’Université de Montréal est explicite : les abréviations, sigles et acronymes « font l’objet d’une section séparée (la liste des abréviations). Ne les mélangez pas dans le glossaire. »

Critère Glossaire Liste des abréviations
Contenu Termes techniques, concepts, jargon, néologismes Sigles, acronymes, abréviations
Ce qu’on écrit Une définition explicative La forme développée du sigle
Longueur d’une entrée Une à trois phrases Quelques mots
Exemple d’entrée Évaluation formative : évaluation menée pendant l’apprentissage pour ajuster l’enseignement… ARS : Agence régionale de santé

Cas particulier : un sigle qui désigne aussi une notion complexe. La solution la plus propre consiste à développer le sigle dans la liste des abréviations, puis à définir la notion dans le glossaire sous son nom complet. Vous respectez ainsi la séparation tout en donnant au lecteur l’explication dont il a besoin.

Rédigez vos définitions sans quitter votre document. L’Éditeur IA de Tesify vous aide à reformuler une définition trop longue, à corriger le registre académique et à vérifier en temps réel la cohérence entre le sens donné dans votre glossaire et l’usage du terme dans vos chapitres. Il fonctionne directement dans le navigateur et exporte en PDF, Word et LaTeX.

Comment faire un glossaire dans un mémoire en 7 étapes

Chaque étape ci-dessous peut être appliquée isolément. Si vous avez déjà une liste de termes, commencez directement à l’étape 4.

Étape 1 : vérifier les consignes de votre formation

Avant d’écrire la moindre entrée, consultez le guide méthodologique de votre département ou demandez à votre directeur de mémoire :

  1. le glossaire est-il obligatoire, conseillé ou facultatif ?
  2. où doit-il être placé : avant l’introduction ou en fin de document ?
  3. une mise en forme précise est-elle imposée (police, retrait, gras) ?
  4. faut-il citer la source de chaque définition ?

Les règles varient selon les établissements et les disciplines. La consigne locale prime toujours sur les usages généraux présentés ici.

Étape 2 : relever les termes au fil de la rédaction

Ne construisez pas votre glossaire la veille du dépôt. Ouvrez dès le début un tableau de suivi avec cinq colonnes : le terme, le chapitre où il apparaît pour la première fois, une définition provisoire, la source éventuelle et une case « à garder / à retirer ». Chaque fois que vous écrivez un mot que votre grand-mère ou un étudiant d’une autre filière ne comprendrait pas, ajoutez-le.

Ce relevé est particulièrement riche dans le cadre théorique et la méthodologie, là où se concentrent les concepts et les termes techniques.

Étape 3 : trier les termes candidats

Votre liste provisoire est souvent trop longue. Gardez un terme s’il répond oui à au moins une de ces questions :

  1. Un lecteur cultivé mais non spécialiste risque-t-il de ne pas le comprendre ?
  2. L’employez-vous dans un sens plus précis que son sens courant ?
  3. Revient-il dans plusieurs chapitres ?
  4. Sa mauvaise compréhension fausserait-elle la lecture de vos résultats ?

Retirez en revanche les mots du langage courant, les termes utilisés une seule fois et déjà expliqués dans la phrase, ainsi que tous les sigles, qui rejoignent la liste des abréviations.

Étape 4 : rédiger des définitions courtes et autonomes

Selon les repères méthodologiques de l’UCLouvain, une entrée se compose du terme suivi d’une définition synthétique, d’environ une à trois phrases. Pour y parvenir :

  1. Commencez par la catégorie : « Démarche pédagogique qui… », « Trouble caractérisé par… », « Acte juridique par lequel… ».
  2. Ajoutez le trait distinctif qui sépare ce terme des notions voisines.
  3. Précisez le sens retenu dans votre mémoire si plusieurs acceptions coexistent.
  4. Évitez la définition circulaire : ne définissez pas « motivation intrinsèque » par « motivation qui vient de l’intérieur » sans rien expliquer.
  5. Écrivez au présent de vérité générale, le temps habituel des définitions. Notre tableau sur le temps verbal à utiliser dans chaque chapitre du mémoire détaille ces usages.

Attention à ne pas confondre définition de glossaire et définition opérationnelle. Le glossaire explique le sens d’un mot ; l’opérationnalisation explique comment vous mesurez un concept. Si vous travaillez avec des variables, la seconde relève de votre méthodologie, comme le montre notre exemple complet de matrice d’opérationnalisation des variables.

Étape 5 : citer la source quand la définition est empruntée

Si votre définition reprend ou adapte celle d’un auteur, d’un dictionnaire spécialisé ou d’un texte officiel, indiquez la source selon la norme bibliographique exigée par votre formation, par exemple APA. La référence apparaît en fin d’entrée, entre parenthèses, et la référence complète figure dans votre bibliographie. Si la définition est la vôtre, aucune citation n’est nécessaire, mais elle doit rester cohérente avec la littérature mobilisée dans votre cadre théorique.

Pour ne pas perdre de temps sur le format, la bibliographie automatique de Tesify génère la citation en APA, MLA, Chicago ou Vancouver en un clic et l’ajoute à votre liste de références. Si vous rédigez en psychologie, consultez aussi notre guide pour rédiger un mémoire de psychologie en style APA.

Étape 6 : classer de A à Z et mettre en forme

Le classement alphabétique n’est pas une option. L’UCLouvain le rappelle : « Ordre alphabétique : c’est impératif. Classez vos termes de A à Z. Utilisez de préférence une mise en page en gras pour le terme, suivie de sa définition. » Quelques règles pratiques :

  1. ignorez les articles initiaux : « La médiation » se classe à M ;
  2. classez les termes composés au premier mot : « Évaluation formative » à É, rangé avec les E ;
  3. gardez une présentation identique pour toutes les entrées : terme en gras, deux-points ou tiret, définition ;
  4. utilisez au besoin un retrait pour séparer visuellement les entrées ;
  5. supprimez les doublons et les synonymes redondants, ou renvoyez de l’un à l’autre avec « Voir… ».

Étape 7 : placer, paginer et relier au reste du document

Choisissez l’emplacement autorisé par votre formation (voir la section suivante), insérez le titre « Glossaire » au même niveau que les autres sections liminaires, puis faites-le apparaître dans la table des matières. Dernière vérification : relisez chaque chapitre et assurez-vous que tous les termes du glossaire y figurent bien, et dans le sens défini.

Pages imprimées d'un glossaire de mémoire avec des termes en gras suivis de définitions courtes en retrait
Un terme en gras, une définition d’une à trois phrases : la structure type d’une entrée.

Où placer le glossaire et comment le paginer

Les institutions admettent deux emplacements. Le vade-mecum des mémoires de master de l’Université de Genève les résume ainsi : « Juste après la table des matières (ou après la liste des abréviations), avant l’introduction […] En fin de document : juste avant les annexes ou après la bibliographie. »

Emplacement Position exacte Atout Pagination
Début du mémoire Après la table des matières et la liste des abréviations, avant l’introduction Le lecteur découvre le vocabulaire avant d’entrer dans le sujet Chiffres romains, comme les autres pages liminaires
Fin du mémoire Juste avant les annexes ou après la bibliographie Les pages d’ouverture restent légères ; le glossaire sert d’outil de consultation Suite de la numérotation en chiffres arabes

Côté pagination, lorsque le glossaire figure dans les pages préliminaires, il est généralement numéroté en chiffres romains (i, ii, iii ou I, II, III selon le guide suivi), la numérotation en chiffres arabes ne commençant qu’à la première page de l’introduction. C’est ce qu’indique l’Université de Genève : si le glossaire est placé au début, il est inclus dans la numérotation en chiffres romains qui précède le corps du texte en chiffres arabes.

Si vous optez pour le début du document, l’ordre type des pages liminaires ressemble à ceci :

  1. page de titre ;
  2. remerciements et résumé, si votre formation les place à cet endroit ;
  3. table des matières ;
  4. liste des sigles et abréviations ;
  5. glossaire ;
  6. introduction, où débute la pagination en chiffres arabes.

Le résumé et l’introduction obéissent eux aussi à des règles précises : notre article sur la rédaction du résumé, des mots-clés et de l’introduction d’un mémoire vous aide à harmoniser l’ensemble de ces pages d’ouverture.

Exemple de glossaire commenté

Voici un extrait de glossaire pour un mémoire de sciences de l’éducation consacré à l’évaluation en classe. Observez la structure : terme en gras, catégorie, trait distinctif, sens retenu.

Autoévaluation
Démarche par laquelle l’élève porte lui-même un jugement sur son travail à partir de critères explicites. Dans ce mémoire, le terme désigne uniquement les autoévaluations guidées par une grille fournie par l’enseignant.
Décrochage scolaire
Processus progressif de désengagement d’un élève vis-à-vis de l’école, pouvant aboutir à une sortie du système scolaire sans diplôme. Il se distingue de l’absentéisme ponctuel par sa durée et son caractère cumulatif.
Différenciation pédagogique
Ensemble des adaptations apportées par l’enseignant aux contenus, aux supports ou aux modalités de travail pour tenir compte de l’hétérogénéité des élèves.
Évaluation formative
Évaluation menée pendant l’apprentissage, sans visée de notation, afin d’informer l’élève et l’enseignant sur les progrès réalisés et d’ajuster l’enseignement.
Évaluation sommative
Évaluation réalisée à la fin d’une séquence pour mesurer le niveau atteint et, le plus souvent, attribuer une note. Voir aussi : Évaluation formative.
Rétroaction
Information fournie à l’élève sur l’écart entre sa production et l’objectif visé, accompagnée de pistes d’amélioration.

Ce qu’il faut retenir de cet exemple :

  • chaque définition tient en une ou deux phrases ;
  • l’entrée « Autoévaluation » précise le sens restreint adopté par l’auteur ;
  • l’entrée « Évaluation sommative » renvoie à une notion voisine pour éviter la confusion ;
  • aucun sigle n’apparaît : ils seraient dans la liste des abréviations ;
  • si l’une de ces définitions était reprise d’un auteur, la citation serait ajoutée en fin d’entrée selon la norme du mémoire.

Les concepts de votre glossaire sont souvent ceux qui structurent votre cadre d’analyse. Si vous devez les articuler visuellement, notre méthode pour dessiner le modèle conceptuel de sa recherche prolonge naturellement ce travail de définition.

Les erreurs fréquentes à corriger avant le dépôt

Avant d’imprimer ou de déposer votre mémoire, passez votre glossaire au crible de cette liste :

  1. Mélanger sigles et termes. Les acronymes vont dans la liste des abréviations, jamais dans le glossaire.
  2. Ne pas respecter l’ordre alphabétique. Un seul terme mal classé suffit à donner une impression de négligence.
  3. Écrire des définitions-paragraphes. Au-delà de trois phrases, vous rédigez un morceau de cadre théorique, pas une entrée de glossaire.
  4. Définir des mots courants. Un glossaire gonflé de termes évidents dilue les vraies notions clés.
  5. Oublier des termes centraux. Relisez vos titres de chapitres : les concepts qui y figurent doivent presque toujours être définis.
  6. Créer des contradictions. Le sens donné dans le glossaire doit être exactement celui employé dans le texte.
  7. Négliger la cohérence typographique. Gras, ponctuation et retraits doivent être identiques d’une entrée à l’autre.
  8. Se tromper de pagination. En pages liminaires, chiffres romains ; dans le corps et après, chiffres arabes.

Une fois ces points vérifiés, vous savez concrètement comment faire un glossaire dans un mémoire qui aide réellement votre jury au lieu d’ajouter une page de plus. Pour accélérer les relectures, l’Éditeur IA de Tesify signale les formulations trop longues ou peu académiques et vous aide à reformuler chaque définition en restant fidèle au sens retenu dans vos chapitres.

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Questions fréquentes sur le glossaire de mémoire

Le glossaire est-il obligatoire dans un mémoire ?

Non, il dépend des consignes de votre formation. Il est fortement conseillé dès que votre mémoire mobilise un vocabulaire technique, du jargon professionnel ou des concepts employés dans un sens précis, surtout si votre jury n’est pas composé uniquement de spécialistes.

Où placer le glossaire dans un mémoire ?

Deux emplacements sont admis : dans les pages liminaires, après la table des matières et la liste des abréviations, juste avant l’introduction ; ou en fin de document, juste avant les annexes ou après la bibliographie. Suivez la consigne de votre établissement si elle existe.

Faut-il mettre les sigles et acronymes dans le glossaire ?

Non. Les sigles, acronymes et abréviations font l’objet d’une liste séparée, appelée liste des abréviations. Si un sigle recouvre une notion complexe, développez-le dans cette liste et définissez la notion dans le glossaire sous son nom complet.

Combien de mots doit contenir une définition de glossaire ?

Visez une définition synthétique d’environ une à trois phrases. Commencez par la catégorie du terme, ajoutez ce qui le distingue des notions voisines, puis précisez si besoin le sens retenu dans votre mémoire.

Comment paginer le glossaire d’un mémoire ?

Placé avant l’introduction, le glossaire suit la numérotation en chiffres romains des pages liminaires, la numérotation en chiffres arabes commençant à la première page de l’introduction. Placé en fin de document, il poursuit simplement la numérotation en chiffres arabes du mémoire.

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