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  • Annuaire des écoles doctorales en France 2026 : liste complète par discipline et région

    Annuaire des écoles doctorales en France 2026 : liste complète par discipline et région

    Annuaire des écoles doctorales en France 2026 : liste complète par discipline et région

    Constituer l’annuaire des écoles doctorales en France par discipline est la première démarche concrète de tout futur doctorant — et souvent la plus opaque. En France, plus de 280 écoles doctorales (ED) sont accréditées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), réparties sur l’ensemble du territoire national et organisées autour de grands domaines scientifiques. Chacune fédère des unités de recherche, délivre des formations doctorales spécifiques et accompagne les candidats de l’admission jusqu’à la soutenance.

    Ce guide-annuaire recense les écoles doctorales françaises par grand domaine disciplinaire — Sciences humaines et sociales, Sciences exactes et ingénierie, Santé et sciences de la vie, Droit-Économie-Gestion, Lettres-Arts-Langues — et indique les sources officielles pour consulter la liste exhaustive par région. Il détaille également les étapes d’inscription, les modalités de financement et les ressources institutionnelles à mobiliser pour préparer votre candidature.

    Toutes les informations contenues dans cet article sont issues de sources françaises officielles (MESR, ADUM, HCERES, Campus France). Les effectifs et calendriers évoluant d’une année sur l’autre, vérifiez systématiquement les données directement auprès de chaque ED avant toute démarche administrative.

    En bref : la France compte plus de 280 écoles doctorales accréditées par le MESR. Chacune est identifiée par un numéro national (ex. ED 478) et couvre un ou plusieurs domaines disciplinaires. Pour trouver l’ED correspondant à votre sujet, consultez l’annuaire officiel MESRI ou le portail Campus France, puis candidatez via la plateforme ADUM.

    Qu’est-ce qu’une école doctorale ?

    Une école doctorale est une structure organisée au sein d’un établissement d’enseignement supérieur — ou en partenariat entre plusieurs établissements — chargée d’organiser la formation des doctorants et de veiller à la qualité de l’encadrement des thèses. Son rôle va bien au-delà d’une simple administration d’inscription : elle sélectionne les candidats, coordonne l’offre de formations transversales (méthodologie, éthique, langues, compétences professionnelles), suit les trajectoires des docteurs et rend compte au HCERES lors des évaluations quinquennales.

    Chaque ED est identifiée par un numéro national attribué par le MESR. Ce numéro figure dans tous les documents officiels : diplôme de doctorat, publications, actes de colloques. À titre d’exemple, l’ED 356 « Cognition, Langage, Éducation » est adossée à l’Université Aix-Marseille ; l’ED 478 « Sciences de Gestion » est rattachée à l’Université Toulouse-Capitole. Ces numéros sont stables : ils ne changent pas lors des renouvellements d’accréditation, sauf en cas de fusion ou de réorganisation institutionnelle.

    L’accréditation est accordée par le MESR sur avis du HCERES pour une période de cinq ans. Durant ce cycle, l’ED doit démontrer la qualité scientifique des unités de recherche qu’elle fédère, la pertinence de ses formations et l’employabilité de ses diplômés. La charte d’intégrité scientifique, obligatoire dans toutes les EDs depuis le décret du 26 août 2022, fait partie des critères évalués par le HCERES.

    Qui peut s’inscrire dans une école doctorale ?

    L’accès au doctorat requiert un diplôme national de master (bac+5) ou un diplôme conférant le grade de master. Certains établissements proposent des dérogations sur dossier pour les candidats titulaires d’un diplôme étranger équivalent. La condition préalable reste l’obtention d’un accord d’encadrement d’un directeur de thèse membre d’une unité de recherche rattachée à l’ED visée.

    Le rôle du comité de suivi individuel (CSI)

    Depuis le décret du 25 mai 2016, chaque doctorant bénéficie annuellement d’un comité de suivi individuel (CSI), composé d’au moins deux membres extérieurs à l’équipe d’encadrement. Le CSI rend un avis sur l’avancement des travaux et peut alerter l’ED en cas de difficultés relationnelles ou scientifiques. Ce dispositif renforce l’indépendance du suivi doctoral vis-à-vis du seul directeur de thèse.

    Les cinq grands domaines disciplinaires

    Les écoles doctorales françaises sont traditionnellement regroupées en cinq grands domaines. Cette classification n’est pas rigide — certaines EDs sont explicitement pluridisciplinaires — mais elle structure la plupart des annuaires et des appels à candidature.

    1. Sciences humaines et sociales (SHS)

    Le domaine SHS est l’un des plus vastes de l’enseignement doctoral français. Il recouvre la sociologie, l’anthropologie, la géographie, l’histoire, la psychologie, les sciences de l’éducation, la philosophie, les sciences de l’information et de la communication (SIC) et la linguistique. On y trouve des EDs pluridisciplinaires comme l’ED « Sciences Sociales et Humanités » (n° 629) de l’Université Paris-Saclay, qui réunit des unités de recherche en sciences sociales, philosophie et SIC. Des EDs équivalentes existent dans la plupart des grandes universités régionales : Lille, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Aix-Marseille, Rennes.

    Exemples d’EDs en SHS (données indicatives — vérifiez auprès de l’ED concernée)
    Dénomination Domaines couverts Rattachement principal
    Sciences Sociales et Humanités (n° 629) Sociologie, géographie, philosophie, SIC Université Paris-Saclay
    Sciences Humaines et Sociales Sociologie, anthropologie, psychologie Université de Reims (URCA)
    Arts, Humanités, Sciences Sociales (n° 628) Arts, cultures, sciences sociales (24 spécialités) CY Cergy Paris Université
    Sciences de l’homme et de la société Histoire, géographie, sociologie, ethnologie Plusieurs universités (réseau)

    2. Sciences exactes, naturelles et ingénierie

    Ce domaine fédère les EDs en mathématiques, physique, chimie, sciences de la terre, informatique, génie des procédés et sciences de l’ingénieur. Les grands organismes de recherche (CEA, CNRS, INRIA) y adossent fréquemment leurs thèses, de même que les grandes écoles (Polytechnique, CentraleSupélec, Grenoble INP). L’ED 178 « Sciences Fondamentales » de l’Université Clermont-Auvergne illustre la pluridisciplinarité de ce domaine : chimie organique, biotechnologie, écologie, pharmacologie et sciences analytiques y coexistent. L’ED 361 « Sciences et Technologies » de l’Université de Caen propose un périmètre comparable pour la Normandie.

    3. Santé et sciences de la vie

    Ce domaine couvre la biologie cellulaire et moléculaire, la médecine, la pharmacie, la santé publique, les neurosciences et les sciences vétérinaires. Les EDs de santé sont souvent adossées aux CHU régionaux et aux unités INSERM. L’ED Pierre Louis de Santé Publique (Sorbonne Université, n° 393) et les EDs sciences de la vie des universités de Strasbourg, Montpellier et Lyon figurent parmi les plus actives en termes d’effectifs financés. Les doctorants de ce domaine travaillent fréquemment en lien avec des projets financés par l’ANR ou des fonds européens Horizon Europe.

    4. Droit, économie et gestion

    Ce domaine regroupe les EDs en droit privé, droit public, sciences politiques, économie et management. L’ED 284 « Droit et Science Politique » de CY Cergy Paris Université accueille des doctorants en droit privé, droit pénal, droit public et sociologie du droit. L’ED 231 « Économie et Gestion » de l’Université de Montpellier couvre l’agriculture, l’entrepreneuriat, le développement durable et les marchés. Les thèses CIFRE y sont particulièrement fréquentes, notamment en sciences de gestion et en économie appliquée.

    5. Lettres, arts et langues

    Littératures françaises et comparées, langues vivantes, études culturelles, sciences du langage, histoire de l’art et musicologie composent ce domaine. Des EDs spécialisées comme celles rattachées aux facultés des lettres de Sorbonne Université, de Strasbourg ou d’Aix-Marseille forment chaque année des centaines de docteurs. Une proportion significative de ces diplômés s’oriente vers l’enseignement supérieur et la recherche, mais aussi vers les métiers de la culture, de l’édition et de la traduction.

    Trouver l’annuaire officiel des écoles doctorales par région

    Il n’existe pas d’annuaire papier national mis à jour en temps réel : le référentiel officiel est maintenu par le MESR sur sa plateforme open data et via l’application ADUM. Pour localiser rapidement les EDs d’une région, trois sources font autorité :

    1. Annuaire MESRI (appliweb)appliweb.dgri.education.fr/annuaire/ : filtres par discipline, établissement et région ; données issues directement du système d’information du ministère.
    2. Portail Campus France – La Recherche en Francedoctorat.campusfrance.org : annuaire filtrable par domaine et région, utile notamment pour les candidats francophones internationaux.
    3. Jeu de données open data MESRdata.enseignementsup-recherche.gouv.fr : liste des EDs accréditées, téléchargeable au format CSV/JSON pour analyse ou export.

    Le tableau ci-dessous dresse un panorama des principales régions universitaires et de leurs domaines doctoraux forts. Les données sur les effectifs sont à titre indicatif et se mettent à jour chaque vague d’accréditation HCERES.

    Paysage doctoral français par région (données indicatives — vérifiez auprès des EDs concernées)
    Région Pôles universitaires majeurs Domaines forts
    Île-de-France PSL, Sorbonne Université, Paris Cité, Paris-Saclay, Panthéon-Assas, Paris-Nanterre, Paris 8… Tous domaines ; SHS, droit, sciences exactes, santé
    Auvergne-Rhône-Alpes Université Claude Bernard Lyon 1, Lumière Lyon 2, Jean Moulin Lyon 3, Grenoble Alpes, Clermont-Ferrand Sciences, santé, ingénierie, SHS
    Occitanie Université Toulouse-Capitole (UT1), Université Toulouse III (UT3/Paul Sabatier), INPT, Montpellier Sciences de gestion, aérospatial, agronomie, droit
    Nouvelle-Aquitaine Université de Bordeaux, Bordeaux Montaigne, Pau, Limoges, La Rochelle Sciences de la vie, droit, SHS, chimie
    Hauts-de-France Université de Lille, Valenciennes, Amiens (UPJV) Sciences et technologies, SHS, lettres
    Grand Est Université de Strasbourg, Reims, Lorraine (Nancy/Metz) Chimie, droit, lettres, SHS, sciences
    Provence-Alpes-Côte d’Azur Aix-Marseille Université, Université Côte d’Azur (Nice), Toulon Sciences cognitives, médecine, SHS, droit
    Pays de la Loire / Bretagne Université de Nantes, Rennes 1, Rennes 2, Brest, Angers Droit, sciences, mer et environnement, lettres
    Bourgogne-Franche-Comté Université de Bourgogne (Dijon), Université de Franche-Comté (Besançon), Belfort-Montbéliard Ingénierie, SHS, sciences, droit
    Normandie Université de Caen, Université de Rouen, Le Havre Normandie Histoire, droit, sciences, lettres

    Le choix de votre région de thèse est intimement lié à la réputation de l’établissement porteur dans votre discipline. Consultez notre article sur le classement des meilleures universités françaises 2026 pour identifier les pôles d’excellence selon les grands classements internationaux (QS, THE, Shanghai).

    Comment choisir son école doctorale

    Le choix d’une ED ne se fait pas indépendamment du laboratoire et du directeur de thèse : il en découle directement. Voici les critères qui structurent cette décision.

    1. L’adéquation disciplinaire

    Chaque ED est habilitée à délivrer des doctorats dans une ou plusieurs spécialités précises. Vérifiez que la spécialité correspondant à votre thèse figure bien dans le périmètre de l’ED visée. Si votre sujet est à la croisée de deux disciplines — par exemple, informatique et linguistique computationnelle — recherchez une ED interdisciplinaire ou renseignez-vous sur la possibilité d’une co-inscription dans deux EDs.

    2. L’appartenance institutionnelle de votre directeur de thèse

    Le directeur de thèse doit impérativement être membre d’une unité de recherche rattachée à l’ED dans laquelle vous vous inscrivez. C’est ce lien institutionnel qui conditionne la validité de l’inscription. Dans le cas d’une co-direction, le second directeur peut être rattaché à une ED différente, voire à un établissement étranger (convention de co-tutelle internationale).

    3. L’offre de formation et l’accompagnement

    Comparez l’offre pédagogique des EDs : séminaires méthodologiques, ateliers d’écriture académique, formation en langues étrangères, préparation à la valorisation des recherches, suivi de l’insertion professionnelle. Certaines EDs proposent des modules spécifiques à la gestion des données de recherche — indispensables si vous devez rédiger un plan de gestion des données (PGD) pour l’ANR ou d’autres financeurs publics.

    4. Les indicateurs de performance de l’ED

    Le rapport HCERES de chaque ED est accessible en ligne et contient des données précieuses : taux de financement des doctorants, durée médiane de la thèse, taux de soutenance dans les délais (trois à quatre ans), devenir professionnel des docteurs à deux et cinq ans après la soutenance. Ces indicateurs varient de façon notable d’une ED à l’autre. Les causes du non-achèvement de thèse sont multifactorielles : notre article sur le taux d’abandon en thèse de doctorat en France présente les statistiques disponibles et les facteurs de risque identifiés dans la littérature.

    5. Les possibilités de mobilité internationale

    Certaines EDs sont membres de réseaux doctoraux européens ou partenaires de collèges doctoraux transfrontaliers (ex. EuroCampus franco-allemand, réseau universitaire franco-québécois). Ces affiliations ouvrent des possibilités de financement pour des séjours de recherche à l’étranger, cofinancés par l’ED et par des dispositifs comme le DAAD, la bourse Explora’doc (Région Auvergne-Rhône-Alpes) ou les aides de Campus France. Consultez les aides régionales à la mobilité étudiante 2026 pour un tableau comparatif par région.

    Inscription et procédure d’admission en école doctorale

    La procédure d’inscription suit des étapes relativement standardisées sur le plan national, même si les calendriers diffèrent d’un établissement à l’autre.

    Étape 1 : Identifier et contacter un directeur de thèse

    C’est le prérequis absolu. Parcourez les pages des laboratoires rattachés à l’ED visée, lisez les publications récentes des enseignants-chercheurs, identifiez ceux dont les axes de recherche correspondent à votre projet. Contactez-les par email avec un projet de thèse d’une à deux pages, un CV académique détaillé et vos relevés de notes de master. La période de recrutement s’intensifie généralement entre avril et juillet pour une rentrée en octobre, en lien avec les concours de contrats doctoraux organisés par les EDs.

    Étape 2 : Déposer la demande d’admission via ADUM

    Une fois l’accord de votre futur directeur obtenu, toute la procédure d’admission s’effectue sur la plateforme nationale ADUM. Vous y renseignez votre sujet de thèse, les informations de votre directeur, votre unité de recherche et vos modalités de financement. Le dossier est ensuite validé successivement par le directeur de thèse, le directeur de l’unité de recherche, puis par la direction de l’ED.

    Étape 3 : Validation par l’ED et inscription administrative

    Après validation par l’ED, vous procédez à l’inscription administrative dans l’établissement porteur. Cette inscription est annuelle et doit être renouvelée chaque année universitaire avec un rapport d’avancement et un avis favorable du directeur de thèse. La plupart des EDs exigent la signature d’une charte du doctorat qui reprend les engagements réciproques entre l’ED, le directeur de thèse et le doctorant — ainsi que les dispositions de la charte d’intégrité scientifique en thèse issue du décret du 26 août 2022.

    Étape 4 : Le suivi annuel et le dépôt de thèse

    Chaque année, le comité de suivi individuel (CSI) se réunit avec le doctorant pour évaluer l’avancement des travaux. À l’issue de la thèse, le manuscrit est déposé sur ADUM, puis référencé automatiquement sur THESES.FR, le portail national. La version définitive peut ensuite être diffusée en open access via HAL. Notre guide sur publier votre travail sur HAL/DUMAS étape par étape détaille la procédure de soumission institutionnelle, applicable également aux thèses de doctorat.

    Les modes de financement de la thèse

    Un doctorat non financé reste juridiquement possible mais est fortement déconseillé. Le MESR a engagé une politique volontariste en faveur du financement doctoral : la proportion de doctorants financés est passée d’environ 50 % à plus de 80 % sur une vingtaine d’années, et la loi de programmation de la recherche (LPR) a revalorisé de manière significative les contrats doctoraux.

    Le contrat doctoral

    C’est le mode de financement de référence pour les thèses au sein des établissements publics. Il s’agit d’un contrat de travail de droit public d’une durée de trois ans. À compter du 1er janvier 2026, la rémunération minimale est fixée à 2 300 € brut mensuel (soit environ 1 850 € net), conformément à la LPR. Des missions complémentaires rémunérées — enseignement (jusqu’à 64 heures annuelles équivalent TD), valorisation de la recherche, diffusion scientifique — peuvent porter cette rémunération à la hausse. Les contrats doctoraux sont attribués via des concours organisés par chaque ED, généralement en mai-juin pour une prise de fonction en octobre. À la fin des trois ans, les doctorants ont droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) via France Travail s’ils n’ont pas trouvé de poste.

    Le dispositif CIFRE

    La Convention Industrielle de Formation par la Recherche (CIFRE), gérée par l’ANRT pour le compte du MESR, permet à une entreprise d’accueillir un doctorant travaillant sur un sujet en lien avec ses activités. L’entreprise verse un salaire brut annuel minimum de 27 600 € par an et reçoit en retour une subvention forfaitaire de 14 000 € par an de l’État. Environ 1 300 conventions CIFRE sont attribuées chaque année selon l’ANRT. Cette voie est particulièrement développée en sciences de gestion, informatique, ingénierie et sciences de l’environnement.

    Financements ANR, Horizon Europe et organismes de recherche

    Les projets ANR (Agence Nationale de la Recherche), les programmes Horizon Europe et les contrats des grands organismes (CNRS, INRAE, INSERM, INRIA, CEA) constituent d’autres sources de financement doctoral. Ces postes sont attribués directement par les laboratoires dans le cadre de leurs projets financés. Les doctorants rattachés à ces financements ont souvent l’obligation de rédiger un plan de gestion des données (PGD) ANR décrivant comment les données de recherche seront collectées, stockées et partagées.

    Les aides complémentaires à la mobilité

    Parallèlement au financement principal, plusieurs dispositifs permettent de financer des séjours de recherche à l’étranger ou des participations à des congrès internationaux : allocations de mobilité de l’ED, bourses de congrès des établissements, aides régionales spécifiques. Le guide complet des aides régionales à la mobilité étudiante en France 2026 recense les principaux dispositifs par région, dont certains sont accessibles aux doctorants.

    Ressources officielles pour l’annuaire des écoles doctorales

    Pour naviguer efficacement dans le paysage doctoral français, voici les ressources institutionnelles incontournables :

    • Annuaire MESRI (appliweb) — liste officielle des EDs par discipline, sous-discipline et région ; données issues directement du système d’information du ministère.
    • Portail Campus France – Annuaire des EDs — filtres par relevance, nom, numéro, domaine et région ; utile pour les candidats francophones et internationaux.
    • data.gouv.fr – Liste des EDs accréditées — jeu de données ouvert, téléchargeable au format CSV/JSON, historique depuis 1991.
    • ADUM — plateforme nationale pour candidater, gérer les inscriptions annuelles et déposer le manuscrit de thèse.
    • doctorat.gouv.fr — portail officiel du doctorat français : réglementation, financement, reconnaissance internationale du titre de docteur.
    • HCERES — accès aux rapports d’évaluation des EDs par vague, permettant de comparer les indicateurs de performance.

    Si votre parcours commence par un mémoire de master avant d’envisager une thèse, la méthodologie de rédaction et les normes bibliographiques sont très proches de celles du doctorat. Le guide comment rédiger un mémoire en 2026 aborde la structuration du cadre théorique, la gestion des sources et l’usage responsable de l’IA dans la rédaction académique. Pour les normes de citation bibliographique en vigueur dans les universités françaises, consultez également notre article sur la norme ISO 690 pour les citations et la bibliographie de mémoire 2026.

    Foire aux questions

    Combien y a-t-il d’écoles doctorales en France ?

    Selon les données de l’annuaire MESRI (appliweb.dgri.education.fr), la France comptait 287 écoles doctorales accréditées à la rentrée universitaire 2022. Ce chiffre évolue d’une année sur l’autre en fonction des fusions d’établissements, des reconfigurations régionales et des nouvelles accréditations accordées par le MESR sur avis du HCERES. Consultez l’annuaire officiel pour le nombre actualisé.

    Comment trouver l’école doctorale correspondant à ma discipline ?

    Utilisez l’annuaire MESRI (appliweb.dgri.education.fr/annuaire/) et filtrez par discipline ou sous-discipline (ex. « sciences de l’information et de la communication »). Le portail Campus France (doctorat.campusfrance.org) offre également un filtre par domaine et par région. Si votre sujet est interdisciplinaire, consultez directement les laboratoires susceptibles d’accueillir votre thèse : ils sont rattachés à une ou plusieurs EDs précises.

    Peut-on changer d’école doctorale en cours de thèse ?

    Un changement d’ED en cours de thèse est possible mais rare et administrativement complexe. Il intervient généralement en cas de changement d’établissement, de changement de directeur de thèse ou d’évolution significative du sujet qui sort du périmètre disciplinaire de l’ED initiale. La démarche passe par une demande conjointe du doctorant et du directeur, validée par les deux EDs et les deux établissements porteurs. Vérifiez les conditions auprès de votre ED actuelle avant d’engager la procédure.

    Quel est le salaire d’un doctorant avec un contrat doctoral en 2026 ?

    Pour un contrat signé à partir du 1er janvier 2026, la rémunération mensuelle minimale est de 2 300 € brut (environ 1 850 € net), conformément à la loi de programmation de la recherche. Des missions complémentaires rémunérées — enseignement, valorisation, diffusion scientifique — peuvent augmenter ce montant. Un contrat CIFRE prévoit quant à lui un salaire brut annuel minimum de 27 600 €, versé par l’entreprise d’accueil, avec une subvention de 14 000 € versée à l’entreprise par l’ANRT.

    Faut-il un financement pour s’inscrire en doctorat en France ?

    Non, l’inscription en doctorat sans financement reste juridiquement possible. Cependant, la plupart des EDs regardent très favorablement — voire exigent — un financement avant d’accepter une inscription, particulièrement dans les disciplines scientifiques. En SHS et en lettres, des inscriptions sans financement sont plus souvent tolérées, à condition que le doctorant dispose de ressources propres ou d’un emploi compatible. Les EDs mettent en garde contre les risques élevés de non-achèvement en l’absence de financement dédié.

    Qu’est-ce que le numéro d’une école doctorale et à quoi sert-il ?

    Chaque école doctorale accréditée reçoit un numéro national unique attribué par le MESR (ex. ED 356, ED 478, ED 629). Ce numéro identifie l’ED dans tous les documents officiels : diplôme de doctorat, publications scientifiques, actes de colloques, dossiers d’évaluation HCERES. Il est stable et ne change pas lors des renouvellements d’accréditation, sauf en cas de fusion ou de réorganisation institutionnelle majeure.

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  • Taux d’abandon en thèse de doctorat en France : chiffres 2026, causes et durée réelle

    Taux d’abandon en thèse de doctorat en France : chiffres 2026, causes et durée réelle

    Taux d’abandon en thèse de doctorat en France : chiffres 2026, causes et durée réelle

    Sur les 69 600 étudiants inscrits en doctorat en France à la rentrée 2023-2024, une proportion significative ne déposera jamais sa thèse. Les statistiques officielles sur le taux d’abandon en thèse de doctorat en France restent peu centralisées, mais les données du SIES (Sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques, MESR), les rapports d’évaluation du HCERES et le rapport Pommier-Lazarus de novembre 2024 permettent désormais de dresser un tableau précis. Cet article compile l’ensemble des données disponibles : taux d’abandon par discipline, durée réelle de la thèse, effet du financement et facteurs humains qui précipitent le décrochage.

    Résultat clé

    Le taux de réussite en doctorat est estimé à environ 87 % pour 2023-2024 (SIES/MESR), soit un taux d’abandon d’environ 13 % sur l’ensemble du cycle. Ce taux varie fortement selon la discipline et le financement : inférieur à 5 % dans les écoles doctorales scientifiques bien dotées, il peut dépasser 30 % en sciences humaines et sociales lorsque les doctorants ne bénéficient d’aucun financement dédié. La durée réelle de la thèse s’étend de moins de 40 mois en sciences exactes à plus de 72 mois en SHS.

    Panorama des effectifs doctoraux 2023-2024

    Le doctorat français est en contraction structurelle depuis plus d’une décennie. À la rentrée 2023-2024, le MESR/SIES dénombre 69 600 inscrits en doctorat, soit une baisse de 1,5 % en un an et de 11,2 % par rapport à la rentrée 2012. Le nombre de primo-inscrits recule de 13,6 % sur la même période, même si la rentrée 2023-2024 enregistre un rebond de +4,6 % avec 16 500 nouveaux doctorants — signe que la désaffection n’est pas irréversible.

    Effectifs doctoraux par champ disciplinaire — rentrée 2023-2024 (Source : MESR/SIES, EESRI n°18)
    Champ disciplinaire Inscrits Part du total
    Sciences exactes et applications 26 332 37,8 %
    Sciences humaines et humanités 17 980 25,8 %
    Sciences du vivant 13 026 18,7 %
    Sciences de la société 12 301 17,7 %
    Total 69 600 100 %

    Côté résultats, le bilan est plus encourageant : 15 187 diplômes de doctorat ont été conférés en 2023, un record absolu (+9,6 % par rapport à 2022, +2,6 % par rapport à 2012), en partie grâce au rattrapage post-pandémie. Les hausses les plus marquées concernent les sciences agronomiques (+20,8 %), les sciences exactes (+20,2 %) et les sciences du vivant (+14,8 %). À l’inverse, les sciences humaines et sociales affichent un léger recul de −2,2 % du nombre de primo-inscrits.

    Taux d’abandon en thèse de doctorat : ce que disent les données nationales

    La mesure centralisée du taux d’abandon en thèse de doctorat en France reste lacunaire. Le MESR ne publie pas de taux national consolidé d’attrition : les données disponibles proviennent des enquêtes SIES sur les promotions de nouveaux docteurs, des rapports d’évaluation HCERES portant sur les écoles doctorales et des travaux de l’Observatoire de la vie étudiante (OVE). La synthèse de ces sources permet néanmoins de dégager des ordres de grandeur solides.

    La donnée la plus synthétique disponible est le taux de réussite estimé à 87 % pour 2023-2024 (SIES), ce qui implique un taux d’abandon global d’environ 13 % sur l’ensemble du cycle doctoral toutes disciplines confondues.

    Ce que révèlent les évaluations HCERES école doctorale par école doctorale

    Dans leurs rapports d’évaluation des écoles doctorales, les comités d’experts du HCERES documentent systématiquement les taux d’abandon. L’analyse croisée de ces rapports individuels met en évidence une amélioration tendancielle significative :

    • Taux moyen d’abandon estimé à 12,1 % pour les promotions entrantes en 2017-2018
    • Ramené à 6,3 % pour les promotions entrantes en 2021-2022
    • Moyenne consolidée sur la période évaluée : environ 8,6 %
    • Dans les écoles doctorales scientifiques bien dotées : taux fréquemment inférieurs à 5 %
    • Dans les disciplines peu financées : taux pouvant dépasser 30 %
    Point méthodologique : attention à l’interprétation des chiffres bruts

    Une fraction des abandons officiellement comptabilisés correspond à des doctorants qui ont trouvé un emploi avant la soutenance — notamment via des conventions CIFRE en entreprise ou des recrutements en collectivités. Dans certaines écoles doctorales évaluées par le HCERES, ce motif représente la moitié des sorties sans diplôme. Le taux d’abandon « subi » — véritablement involontaire — est donc structurellement inférieur aux chiffres bruts présentés dans les rapports.

    Durée réelle de la thèse par discipline

    L’arrêté du 25 mai 2016 relatif à la formation doctorale fixe à trois ans en équivalent temps plein la durée normale de préparation d’une thèse. La réalité statistique s’éloigne sensiblement de cette norme selon la discipline, le type de financement et le contexte institutionnel.

    Durée réelle de la thèse par discipline — promotions 2023 (Source : MESR/SIES)
    Discipline Part terminant en < 40 mois Part dépassant 72 mois Profil type
    Sciences exactes et applications 37,6 % Faible Contrat doctoral 3 ans
    Sciences du vivant 40,5 % Faible Contrat doctoral 3–4 ans
    Sciences humaines et sociales < 14 % 37,3 % Souvent sans financement dédié
    Toutes disciplines 38 % ~10 %

    Le contraste est saisissant : en sciences du vivant et en sciences exactes, les doctorants financés terminent leur thèse avec une régularité proche du calendrier légal. En SHS, plus de 8 doctorants sur 10 ne respectent pas les 40 mois réglementaires, et plus d’un tiers mettent plus de six ans. La corrélation avec le financement est directe : seuls 4 doctorants en SHS sur 10 bénéficient d’un contrat doctoral ou d’une allocation dédiée, contre 7 sur 10 en moyenne nationale (données AEF info / SIES).

    La comparaison dans le temps confirme une légère dégradation post-pandémie : la proportion de doctorants soutenant en moins de 40 mois était de 43 % pour la promotion 2016 (contre 38 % en 2023), en lien avec les reports de soutenance contraints par la crise sanitaire de 2020.

    Le financement, premier déterminant de la réussite doctorale

    Le lien entre financement et probabilité d’aller au bout de la thèse est la donnée la plus robuste et la plus constamment documentée de la littérature sur le doctorat français. Le rapport Pommier-Lazarus (novembre 2024), commandé par les ministres chargés de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’industrie, consolide cette démonstration avec des données récentes.

    Financement des primo-inscrits en doctorat par discipline — 2023-2024 (Source : Rapport Pommier-Lazarus / MESR)
    Discipline Taux de financement dédié Part combinant thèse et emploi Sans financement ni emploi
    Sciences exactes et applications 97,1 % 3 % Marginal
    Sciences du vivant 85,3 % 15 % Rare
    Sciences humaines et sociales 50,9 % 30 % ~20 %
    Toutes disciplines 79,2 % 14 % 6,5 %

    Ce taux global de 79,2 % de primo-inscrits financés représente une amélioration notable par rapport à 2012 (68,1 %), soit un gain de 11 points en une décennie. La structure du financement se décompose ainsi pour 2023-2024 (MESR/SIES) :

    • Contrats doctoraux MESR : 40,8 % des financements
    • Organismes de recherche (CNRS, Inserm, CEA, etc.) : 16,9 %
    • Conventions CIFRE (industrie) : 9,9 %
    • Financement par un établissement étranger : 10,6 %

    La conséquence directe sur l’abandon : selon les rapports d’évaluation HCERES, dans les disciplines où le financement est la norme, les abandons restent l’exception. À l’inverse, parmi les doctorants en SHS sans financement ni emploi régulier — environ 20 % de cette population —, le risque de décrochage est le plus élevé.

    Causes de l’abandon : encadrement, isolement et précarité financière

    Au-delà du financement, la décision d’abandonner la thèse est multifactorielle. Les travaux publiés dans la Revue internationale de pédagogie de l’enseignement supérieur (OpenEdition) et les enquêtes de l’Observatoire de la vie étudiante (OVE) identifient trois catégories de déterminants qui s’alimentent mutuellement.

    La relation d’encadrement : facteur protecteur ou déclencheur

    La qualité de la relation entre le doctorant et son directeur de thèse constitue le premier déterminant non financier du parcours doctoral. Une direction claire, un retour régulier sur les travaux et une capacité à sortir le doctorant de l’isolement intellectuel réduisent considérablement le risque d’abandon. À l’inverse, une supervision défaillante — consignes floues, indisponibilité chronique, conflits interpersonnels — figure parmi les premiers motifs explicitement mentionnés dans les études qualitatives françaises sur le décrochage doctoral.

    La charte d’intégrité scientifique en thèse, rendue obligatoire par le décret du 26 août 2022, encadre désormais les obligations mutuelles entre le doctorant, son directeur et son institution. Elle prévoit notamment des formations obligatoires à l’éthique de la recherche — une mesure qui contribue à clarifier les attendus du parcours doctoral et à réduire les malentendus susceptibles de mener à l’abandon.

    Isolement social et santé mentale : une problématique documentée

    Le doctorat est structurellement une expérience solitaire, particulièrement en SHS où les doctorants travaillent souvent en dehors des grands laboratoires collectifs. Le Réseau National des Collèges Doctoraux (RNCD) indique que, parmi les doctorants inscrits en 2022-2023, 54 % se déclaraient exposés au stress. Cette prévalence est cohérente avec des données comparatives publiées dans la littérature internationale en sciences de l’éducation, qui montrent que les doctorants présentent des niveaux de vulnérabilité psychologique significativement plus élevés que des salariés de niveau de qualification comparable.

    Les variables les plus corrélées à la dégradation du bien-être incluent l’isolement social, la difficulté à maintenir une vie en dehors de la thèse et le sentiment de stagnation face aux exigences de production scientifique. Ces facteurs se cumulent chez les doctorants précaires qui combinent rédaction et activité salariée à temps plein. Les enquêtes récentes sur les usages numériques montrent par ailleurs que les étudiants chercheurs intègrent progressivement des outils d’IA dans leur pratique de recherche documentaire et de rédaction — une évolution dont les implications sur les pratiques académiques sont suivies de près, comme en témoignent les statistiques sur l’utilisation de l’IA par les étudiants en 2026 (fr.tesify.pro).

    Précarité financière et travail contraint

    Pour les doctorants sans financement dédié, la thèse se rédige en parallèle d’une activité professionnelle souvent incompatible avec le rythme de la recherche. Les données de l’enquête OVE 2020 (n = 636 doctorants) montrent que 80 à 90 % des doctorants en situation de travail occasionnel déclarent ne pas pouvoir couvrir leurs besoins mensuels — un signal fort de précarité structurelle qui pèse directement sur la motivation à poursuivre.

    Les statistiques sur la mobilité étudiante internationale en France 2026 illustrent un contraste révélateur : les doctorants bénéficiant de co-tutelles ou de financements internationaux accèdent à des structures d’encadrement diversifiées qui atténuent ces risques. Pourtant, les inscriptions en co-tutelle internationale ont elles aussi reculé à 931 primo-inscrits en 2023-2024, niveau le plus bas depuis 2012 selon le MESR/SIES — une convergence préoccupante de plusieurs indicateurs négatifs.

    Tendances 2026 et perspectives

    Une contraction structurelle des effectifs qui se confirme

    La France a perdu 18 % de nouveaux inscrits en doctorat entre 2010 et 2022 (AEF info / MESR). Si le rebond de rentrée 2023-2024 est encourageant, il ne compense pas la tendance de fond. La désaffection est particulièrement marquée en sciences humaines, où le déficit chronique de financement, la durée allongée des thèses et des perspectives d’insertion académique limitées se cumulent pour décourager les vocations.

    La professionnalisation du doctorat comme réponse structurelle

    Le rapport Pommier-Lazarus (2024) formule dix recommandations pour améliorer la reconnaissance et la valorisation du doctorat en entreprise, notamment en augmentant la part des docteurs parmi les chercheurs et ingénieurs du secteur privé. L’objectif est d’élargir les débouchés pour réduire le sentiment d’impasse qui pousse certains doctorants à l’abandon — en particulier ceux dont les perspectives académiques s’avèrent étroites.

    La vague E du HCERES : un suivi renforcé à partir de 2026

    La vague E des évaluations HCERES (2026), portant sur les universités d’Île-de-France et des Hauts-de-France, renforce le suivi des taux de complétion et des délais de soutenance dans son référentiel d’évaluation des formations doctorales. Les écoles doctorales concernées devront documenter plus précisément leurs dispositifs d’accompagnement des doctorants en difficulté — ce qui améliorera la disponibilité des données nationales d’ici 2027. Pour repérer les écoles doctorales par discipline et établissement, l’annuaire des écoles doctorales en France par discipline 2026 constitue un point d’entrée structuré.

    La valorisation de l’archive ouverte comme levier de visibilité

    Dans ce contexte de contraction, rendre visibles ses travaux doctoraux prend une importance accrue, y compris pour les doctorants qui n’iront pas jusqu’à la soutenance. Le dépôt en archive ouverte nationale — dont le guide pratique est détaillé dans HAL/DUMAS : publier son mémoire étape par étape 2026 — permet d’assurer la diffusion et de valoriser une contribution scientifique partielle le cas échéant.

    À titre comparatif, les taux d’abandon à l’université en France au niveau licence et master présentent un profil différent — concentrés en première année de licence, souvent liés à l’orientation plutôt qu’à la précarité — mais les facteurs financiers et d’accompagnement restent des constantes à tous les niveaux du cycle universitaire.

    Questions fréquentes sur le taux d’abandon en thèse de doctorat en France

    Quel est le taux d’abandon moyen en thèse de doctorat en France ?

    Le taux de réussite en doctorat est estimé à environ 87 % pour 2023-2024 (SIES/MESR), ce qui correspond à un taux d’abandon d’environ 13 % sur l’ensemble du cycle. Les rapports d’évaluation HCERES sur les écoles doctorales documentent une amélioration notable : de 12,1 % pour les promotions 2017-2018 à 6,3 % pour les promotions 2021-2022, avec une moyenne consolidée d’environ 8,6 %.

    Quelle discipline enregistre le plus fort taux d’abandon en doctorat ?

    Les sciences humaines et sociales (SHS) enregistrent les taux d’abandon les plus élevés. Avec seulement 50,9 % des primo-inscrits bénéficiant d’un financement dédié (contre 97,1 % en sciences exactes), les doctorants en SHS sont contraints de combiner thèse et activité salariée, ce qui allonge la durée et multiplie le risque de décrochage. Dans les écoles doctorales en SHS sans financement structurel, les taux d’abandon peuvent dépasser 30 %.

    Combien de temps dure réellement une thèse de doctorat en France ?

    La durée légale est de trois ans (arrêté du 25 mai 2016). En pratique, en sciences exactes, 37,6 % des doctorants soutiennent en moins de 40 mois ; en sciences du vivant, 40,5 %. En SHS, plus de 37 % mettent plus de 72 mois (six ans) et moins de 14 % terminent dans les 40 mois réglementaires. Toutes disciplines confondues, 38 % des docteurs de la promotion 2023 ont soutenu en moins de 40 mois (MESR/SIES).

    Quelles sont les principales causes d’abandon d’une thèse de doctorat ?

    Les principales causes documentées sont : (1) la précarité financière — absence de contrat doctoral ou de financement dédié ; (2) les problèmes d’encadrement — indisponibilité du directeur, consignes floues, conflits relationnels ; (3) l’isolement social et les difficultés de santé mentale (54 % des doctorants se déclarent exposés au stress, enquête RNCD 2022-2023) ; (4) un marché académique étroit qui décourage la poursuite au-delà des premières années d’inscription.

    Le taux d’abandon en doctorat augmente-t-il ou diminue-t-il en France ?

    Les données HCERES suggèrent une tendance à la baisse du taux d’abandon : de 12,1 % (promotions 2017-2018) à 6,3 % (promotions 2021-2022). Cette amélioration s’explique en partie par la hausse du taux de financement des primo-inscrits, passé de 68,1 % en 2012 à 79,2 % en 2023-2024. La contraction globale des effectifs doctoraux (−11,2 % entre 2012 et 2023) signale néanmoins une désaffection structurelle qui dépasse la seule question de l’abandon en cours de thèse.

    Que se passe-t-il si on abandonne sa thèse en cours de route ?

    Un abandon n’est pas irréversible. Plusieurs options sont prévues par la réglementation française : la suspension d’inscription (accordée par le chef d’établissement, notamment pour raisons médicales ou familiales), le transfert vers un autre établissement avec un nouvel encadrement, ou l’interruption temporaire avec reprise ultérieure. Les travaux produits — articles publiés, chapitres rédigés — peuvent par ailleurs être valorisés indépendamment de la soutenance finale.

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  • Insertion professionnelle des docteurs en France 2024 : emploi, CDI et secteur privé par discipline

    Insertion professionnelle des docteurs en France 2024 : emploi, CDI et secteur privé par discipline

    Insertion professionnelle des docteurs en France 2024 : emploi, CDI et secteur privé par discipline

    En France, 89 % des docteurs diplômés en 2020 occupaient un emploi un an après leur soutenance, selon la Note Flash SIES n°25 publiée en septembre 2024. Ce chiffre global masque des réalités très différentes selon la discipline, la nationalité et le secteur d’activité. Les docteurs en sciences et ingénierie affichent des taux d’emploi proches de 95 %, quand leurs homologues en sciences de la vie peinent à décrocher un poste stable dans les douze premiers mois. L’enquête IPDoc, conduite par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, offre la photographie la plus complète à ce jour de l’entrée sur le marché du travail après le doctorat.

    Comprendre ces chiffres intéresse autant les doctorants en cours de thèse que les directeurs d’école doctorale et les responsables RH. Car derrière le taux d’emploi global se cache une dichotomie structurelle : l’emploi académique reste très précaire à court terme (seulement 45 % de postes stables dans le secteur public-académique à un an), tandis que le secteur privé offre de meilleures conditions de stabilité immédiate, notamment pour les profils scientifiques et d’ingénierie.

    Résultat clé
    À un an, 89 % des docteurs français 2020 sont en emploi, dont 49 % dans le secteur académique. Seulement 49 % occupent un poste stable (CDI ou équivalent). À trois ans, le taux d’emploi monte à 94 % et la stabilité à 66 %. Les sciences et ingénierie dominent en salaire médian (2 724 €/mois net à 3 ans), les SHS restent en retrait (2 000 €/mois à un an). Source : MESR-SIES, enquête IPDoc 2021 et EESR n°15.

    Méthodologie de l’enquête IPDoc

    L’enquête IPDoc (Insertion Professionnelle des Docteurs) est conduite chaque année par le Service statistique du MESR (SIES). La cinquième édition — IPDoc 2021 — a interrogé les docteurs diplômés en 2020, soit un an après l’obtention de leur diplôme. Le périmètre couvre 11 806 diplômes de doctorat délivrés en 2020, avec 10 146 docteurs contactés et un taux de réponse net de 64 %, soit 6 477 réponses exploitables. Les résultats sont publiés en septembre 2024 dans la Note Flash SIES n°25.

    La même édition interroge également les docteurs diplômés en 2018 sur leur situation à trois ans (volet longitudinal IPDoc 2021). Cette double fenêtre temporelle — un an et trois ans — permet de mesurer la progression de l’insertion, le passage du précaire au stable, et l’évolution salariale au début de carrière. Les données nationales sexuées par discipline détaillée sont accessibles en open data sur data.gouv.fr.

    Trois grands champs disciplinaires structurent les analyses : les sciences exactes et leurs applications (mathématiques, physique, chimie, informatique, ingénierie), les sciences de la vie et de la santé (biologie, médecine, pharmacie), et les sciences humaines et sociales (SHS : droit, économie, lettres, sciences sociales). Cette tripartition est celle retenue par le SIES dans l’ensemble de ses publications.

    Taux d’emploi global à un an et à trois ans

    Le taux d’insertion à un an s’établit à 89 % pour la cohorte 2020 — c’est-à-dire 89 % des docteurs en situation active sur le marché du travail occupent un emploi, quelle qu’en soit la nature. Ce résultat est cohérent avec les cohortes antérieures et confirme la robustesse globale du doctorat comme signal employabilité. À titre de comparaison, le taux d’insertion à un an des diplômés de master se situe autour de 88 à 92 % selon les disciplines, ce qui place le doctorat dans un registre comparable mais sans avantage net à très court terme.

    À trois ans, le taux d’emploi progresse à 94 %, et la qualité de l’emploi s’améliore sensiblement : 90 % occupent un poste de cadre ou de profession intellectuelle supérieure, et 95 % travaillent à temps plein. Ces chiffres confirment que le doctorat, même s’il ne garantit pas une insertion immédiate dans les meilleures conditions, positionne ses titulaires dans le segment supérieur du marché du travail à horizon trois ans. Pour les aspects liés au financement du doctorat en France via les contrats doctoraux et le CIFRE, les conditions d’entrée sur le marché du travail varient également selon le type de financement reçu pendant la thèse.

    Tableau 1 — Taux d’emploi des docteurs par horizon temporel (cohortes 2018-2020, France)
    Horizon Taux d’emploi Emploi stable Cadres Temps plein
    1 an (cohorte 2020) 89 % 49 % 90 % 95 %
    3 ans (cohorte 2018) 94 % 66 % 96 % ~95 %
    Source : MESR-SIES, enquête IPDoc 2021 (Note Flash SIES n°25, sept. 2024) et EESR n°15.

    Stabilité de l’emploi et répartition sectorielle

    Le chiffre qui mérite le plus d’attention n’est pas le taux d’emploi brut mais le taux d’emploi stable : à un an, seuls 49 % des docteurs en emploi occupent un poste stable (CDI dans le privé, titularisation dans le public, ou contrat de longue durée). Cela reflète la réalité de l’entrée dans la carrière académique, qui passe généralement par des post-doctorats, des ATER (attachés temporaires d’enseignement et de recherche) ou des contrats à durée déterminée.

    La répartition sectorielle à un an se divise ainsi : 49,1 % des docteurs en emploi travaillent dans le secteur académique (universités, CNRS, INSERM, CEA et autres organismes publics de recherche), tandis que le secteur privé et les autres structures absorbent les 51 % restants. Cette quasi-parité est trompeuse, car les conditions d’emploi diffèrent radicalement selon le secteur. Dans l’académique, moins de la moitié des postes sont stables à un an. Dans le secteur privé, le CDI est la norme dès l’embauche pour les profils scientifiques et d’ingénierie, ce qui explique l’avantage structurel du privé sur la stabilité immédiate.

    Point de vigilance
    Le taux d’emploi stable dans le secteur académique à un an s’établit à environ 45 % seulement, contre un taux bien supérieur dans le secteur privé pour les disciplines scientifiques. La précarité post-doctorale est donc avant tout un phénomène du secteur public académique, pas du marché du travail dans son ensemble.

    À trois ans, la situation du secteur académique s’améliore : 66 % des docteurs toutes disciplines confondues occupent un emploi stable. Mais l’écart entre secteurs reste significatif : un docteur en sciences de la vie qui reste dans l’académique après un ou deux post-docs peut attendre cinq à sept ans avant d’accéder à un CDI ou un poste de titulaire. C’est l’une des raisons pour lesquelles on observe une mobilité croissante vers le secteur privé, notamment dans l’industrie pharmaceutique et les biotechnologies. Le phénomène de non-soutenance ou d’abandon en cours de thèse, documenté dans notre analyse du taux d’abandon en doctorat en France, s’explique en partie par ces perspectives perçues comme incertaines.

    Données par discipline : emploi, CDI et salaire

    Les disparités entre disciplines sont la variable la plus déterminante de l’insertion professionnelle des docteurs. L’enquête IPDoc ventile les résultats selon les trois grands champs disciplinaires, et les écarts sont substantiels, en particulier sur la stabilité de l’emploi à court terme.

    Tableau 2 — Insertion professionnelle à 1 an par discipline (cohorte 2020)
    Discipline Taux d’emploi Emploi stable Cadres
    Sciences exactes & ingénierie ~94 % 51 % ~98 %
    Sciences de la vie & de la santé ~92 % 40 % ~96 %
    Sciences humaines & sociales ~92 % 54 % ~92 %
    Ensemble 89 % 49 % 90 %
    Source : MESR-SIES, IPDoc 2021 (cohorte diplômés 2020). Données arrondies.
    Données interactives : taux d’insertion des docteurs à 1 an par discipline (cohorte 2020). Source : MESR-SIES, EESR n°18

    Plusieurs constats se dégagent de ce tableau. Premièrement, le taux d’emploi à un an est élevé dans toutes les disciplines — les écarts entre champs restent inférieurs à 3 points. Deuxièmement, et c’est là l’information la plus saillante, le taux d’emploi stable à un an varie de 40 à 54 % selon la discipline. Les sciences de la vie enregistrent le score le plus faible, reflet direct de la prédominance des post-doctorats à durée déterminée dans ce secteur. Les SHS surprennent avec le taux le plus élevé (54 %), car une fraction importante des docteurs en lettres, droit ou économie s’insère directement dans des postes pérennes du secteur tertiaire (enseignement secondaire via l’agrégation, secteur public, cabinets de conseil).

    À trois ans, les écarts se réduisent mais persistent. L’enquête EESR n°15 (Le devenir des docteurs trois ans après l’obtention de leur thèse) documente une stabilité à 69,7 % pour les sciences et ingénierie, 53,2 % pour les sciences de la vie et 70,3 % pour les SHS à l’horizon trois ans. Le rattrapage en sciences de la vie reste partiel, ce qui confirme la longueur des trajectoires post-doctorales dans ce champ.

    L’effet nationalité : docteurs étrangers et secteur privé

    La Note Flash SIES n°25 met en lumière une divergence marquée selon la nationalité. 57 % des docteurs de nationalité étrangère diplômés en France en 2020 travaillaient dans le secteur privé à un an, contre 40 % seulement pour les docteurs français. Cet écart de 17 points s’explique par plusieurs facteurs structurels.

    D’abord, les docteurs étrangers sont davantage représentés dans les disciplines scientifiques et d’ingénierie, où l’insertion dans le privé est plus fréquente. Ensuite, l’accès au secteur académique français (maîtres de conférences, chargés de recherche) suppose pour les non-Européens une bonne maîtrise du français et une familiarité avec le système d’accréditation national, ce qui limite l’attractivité de cette voie. Enfin, les grandes entreprises technologiques et pharmaceutiques, notamment en Île-de-France, recrutent activement des docteurs étrangers en CDI dès la soutenance, particulièrement en data science, intelligence artificielle et chimie.

    La question de la rétention des docteurs étrangers en France est un enjeu de politique scientifique. Selon l’enquête à trois ans conduite par Dauphine PSL, 57 % des docteurs étrangers en emploi trois ans après la soutenance travaillent toujours en France — les 43 % restants ont rejoint un autre pays, souvent dans le cadre de post-doctorats internationaux ou d’emplois dans leurs pays d’origine. La mobilité internationale post-doctorale est donc un phénomène massif, particulièrement dans les disciplines à fort recrutement mondial (mathématiques, physique, informatique, biologie). Ce sujet est directement lié aux enjeux de science ouverte en France, où l’attractivité de la recherche française pour les profils internationaux conditionne aussi la visibilité des publications.

    Salaires médians par discipline et secteur

    Les données salariales de l’enquête IPDoc portent sur le salaire net mensuel, primes incluses, pour les docteurs employés à temps plein en France. À un an, les SHS affichent un salaire médian de 2 000 €/mois net, nettement inférieur à la médiane toutes disciplines. À trois ans, la médiane nationale remonte à 2 450 €/mois net, avec des écarts importants selon le champ disciplinaire.

    Tableau 3 — Salaire net médian mensuel des docteurs à 3 ans par discipline (cohorte 2016-2018)
    Discipline Salaire médian (net/mois) Part secteur privé Taux cadres
    Sciences & Ingénierie (docteurs-ingénieurs) 2 724 € 63 % 99 %
    Toutes disciplines (médiane nationale) 2 450 € ~51 % 96 %
    Sciences humaines & sociales ~2 000 € ~40 % 91 %
    Source : MESR-SIES EESR n°15 (cohorte 3 ans) et IPDoc 2021 (SHS à 1 an). Salaires nets mensuels, primes incluses, temps plein.

    Les docteurs-ingénieurs (sciences exactes et ingénierie) bénéficient d’un avantage salarial structurel de l’ordre de +11 % par rapport à la médiane nationale à trois ans. Cet avantage s’explique par la très forte demande des secteurs technologiques (semiconducteurs, intelligence artificielle, aérospatial, défense, énergie) pour des profils disposant à la fois d’une expertise théorique de niveau doctoral et d’une orientation applicative. Le secteur privé représente 63 % des débouchés pour ces profils.

    À l’opposé, les SHS démarrent avec un désavantage salarial qui reflète principalement la forte part d’emploi académique (précaire à court terme) et le déclassement partiel observé dans certains sous-champs (lettres, arts, philosophie) où le débouché « enseignant du secondaire » reste prédominant. Il convient toutefois de nuancer : les docteurs en économie, droit des affaires ou sciences de gestion accèdent à des rémunérations proches de la médiane nationale, tandis que ceux en lettres classiques ou philosophie restent nettement en deçà.

    La trajectoire à trois ans : convergence et divergences

    La comparaison entre l’horizon un an et l’horizon trois ans fait apparaître une convergence générale : le taux d’emploi progresse, la stabilité s’améliore, et la part des cadres se consolide. Mais cette convergence est inégale selon les disciplines. Pour les sciences de la vie, le bond entre un an (40 % d’emploi stable) et trois ans (53,2 %) est réel mais insuffisant : plus d’un docteur sur deux dans ce champ n’a toujours pas de poste stable au bout de trois ans, ce qui reste une réalité difficile pour des diplômés qui ont consacré trois à cinq années à leur thèse.

    En sciences et ingénierie, la trajectoire est beaucoup plus favorable. Le taux d’emploi stable passe de 51 % à 69,7 % entre un an et trois ans, et le taux de cadres frôle les 98 %. La durée de recherche d’emploi est généralement courte dans ces disciplines — souvent inférieure à deux mois — et les recrutements en CDI dès la soutenance sont fréquents, notamment pour les docteurs ayant effectué une thèse CIFRE en entreprise. Le passage master-doctorat est d’ailleurs de plus en plus anticipé dès la phase de sélection en master, les étudiants préparant en amont leurs candidatures en école doctorale pour maximiser leurs chances d’insertion.

    La mobilité internationale constitue une variable additionnelle : 32 % des docteurs travaillent à l’étranger trois ans après leur soutenance, dont 52 % des docteurs étrangers diplômés en France. Cette proportion est bien supérieure à celle observée pour d’autres niveaux de diplômes, reflétant la nature internationale de la carrière scientifique. Pour les Français, 17 % sont expatriés à trois ans, principalement en Europe du Nord, en Amérique du Nord et en Suisse.

    Implications pour les doctorants et les employeurs

    Ces statistiques d’insertion professionnelle dessinent plusieurs lignes d’action concrètes pour les différentes parties prenantes du doctorat.

    Pour les doctorants : Le type de financement influe sur l’insertion. Un doctorant en contrat CIFRE bénéficie d’une immersion en entreprise qui facilite significativement le recrutement en CDI à la sortie. Les docteurs ayant effectué au moins un stage ou une mission en entreprise pendant leur thèse présentent des taux d’insertion dans le privé nettement supérieurs. La rédaction d’un CV doctoral adapté au secteur privé — qui valorise les compétences transversales (gestion de projet, analyse de données, communication scientifique) plutôt que la seule liste de publications — est une compétence à développer dès la deuxième année de thèse. Pour naviguer efficacement dans la phase de rédaction et de valorisation de la thèse, des outils comme Tesify permettent de structurer le manuscrit doctoral tout en anticipant les usages professionnels des données produites.

    Pour les écoles doctorales : Les données IPDoc constituent un outil de pilotage précieux. Un taux d’emploi stable à un an inférieur à 40 % dans une discipline devrait déclencher une révision de l’offre de formation professionnelle et des partenariats avec le tissu économique local. Les résultats de l’enquête par établissement, disponibles sur data.gouv.fr, permettent de comparer les établissements et d’identifier les écoles doctorales les plus efficaces en termes d’insertion.

    Pour les employeurs du secteur privé : La quasi-totalité des docteurs (90 % à un an, 96 % à trois ans) occupent des postes de cadre. Le recrutement doctoral dans le privé bénéficie d’un avantage de séniorité intellectuelle réel — un docteur apporte une capacité d’analyse, de synthèse et d’autonomie dans la conduite de projets complexes que les formations de niveau master ne transmettent pas systématiquement. Côté rentrée universitaire, les chiffres publiés dans notre analyse des chiffres clés de la rentrée 2026-2027 montrent que les inscriptions en doctorat restent stables, ce qui garantit un vivier de recrutement régulier pour les années à venir.

    FAQ

    Quel est le taux d’emploi des docteurs français un an après leur soutenance ?

    Selon la Note Flash SIES n°25 (septembre 2024), 89 % des docteurs diplômés en 2020 occupaient un emploi un an après leur soutenance. Ce taux porte sur les docteurs en situation active sur le marché du travail. 90 % de ces emplois sont des postes de cadre, et 95 % sont à temps plein. Il existe des variations disciplinaires : les sciences et ingénierie approchent les 94 % de taux d’emploi, contre 92 % pour les sciences de la vie et les SHS.

    Combien de docteurs obtiennent un CDI directement après la thèse ?

    À un an, seulement 49 % des docteurs en emploi occupent un poste stable (CDI dans le privé ou équivalent dans le public). Ce taux faible reflète la prédominance des post-doctorats à durée déterminée dans le secteur académique. À trois ans, le taux d’emploi stable monte à 66 %. Dans le secteur privé, notamment en sciences et ingénierie, les recrutements en CDI dès la soutenance sont fréquents et le taux de stabilité est bien supérieur à la moyenne.

    Quelle discipline offre les meilleures perspectives d’emploi après un doctorat ?

    Les sciences et ingénierie présentent les meilleurs indicateurs globaux : taux d’emploi proche de 94 %, 51 % d’emplois stables à un an, salaire médian de 2 724 €/mois net à trois ans, et 63 % d’insertion dans le secteur privé. Les SHS présentent le taux de stabilité le plus élevé à un an (54 %), mais avec un salaire médian nettement inférieur. Les sciences de la vie souffrent de la précarité post-doctorale la plus longue (seulement 40 % de postes stables à un an).

    Les docteurs étrangers s’insèrent-ils différemment dans le marché du travail français ?

    Oui, avec une différence marquée sur le secteur d’activité. 57 % des docteurs étrangers diplômés en France travaillent dans le secteur privé à un an, contre 40 % pour les docteurs français. Les docteurs étrangers sont davantage présents dans les disciplines scientifiques et recrutés directement par des entreprises privées. Ils sont aussi plus mobiles à l’international : 43 % d’entre eux travaillent hors de France trois ans après leur soutenance.

    Quel est le salaire médian d’un docteur en France au début de sa carrière ?

    À trois ans post-soutenance, le salaire net médian mensuel toutes disciplines est de 2 450 € (primes incluses, temps plein). Les docteurs-ingénieurs en sciences et ingénierie atteignent une médiane de 2 724 €/mois, tandis que les SHS se situent autour de 2 000 €/mois à un an. Ces salaires sont des médianes nationales et peuvent varier significativement selon la région, le secteur (public/privé) et la taille de l’employeur.

    Où trouver les données officielles d’insertion des docteurs par établissement ?

    Les données nationales sexuées par discipline détaillée et les résultats par établissement sont disponibles en open data sur data.gouv.fr dans le jeu de données IP Doc. Les synthèses annuelles sont publiées dans les Notes Flash SIES, accessibles sur le site du ministère de l’Enseignement supérieur. La dernière édition (Note Flash n°25, septembre 2024) porte sur la cohorte des diplômés 2020.

    Le doctorat améliore-t-il vraiment l’employabilité par rapport au master ?

    À court terme, l’avantage du doctorat sur le master est limité en termes de taux d’emploi brut (89 % à un an, comparable à un master professionnel bien ciblé). L’avantage réel est qualitatif : 90 à 96 % des docteurs accèdent à des postes de cadre, contre une proportion moindre pour les masters. À moyen terme (cinq ans et plus), les écarts salariaux en faveur du doctorat se creusent, particulièrement dans les secteurs R&D intensifs. Le coût d’opportunité (trois à cinq ans supplémentaires d’études) reste un facteur de décision central pour les étudiants.

  • iThenticate vs Turnitin : quelle différence pour votre thèse ou mémoire de recherche en 2026 ?

    iThenticate vs Turnitin : quelle différence pour votre thèse ou mémoire de recherche en 2026 ?

    iThenticate vs Turnitin : quelle différence pour votre thèse ou mémoire de recherche en 2026 ?

    Votre directeur de thèse vous demande un rapport iThenticate avant la soumission. Votre université utilise Turnitin pour les mémoires de master. Deux noms qui sonnent familiers, deux outils qui portent le même logo — et pourtant deux produits radicalement différents dans leur fonctionnement, leur politique de stockage et leur public cible. Comprendre la différence entre iThenticate et Turnitin avant de soumettre votre thèse ou mémoire de recherche en 2026 peut vous éviter une erreur aux conséquences durables sur la confidentialité de vos travaux.

    La confusion est compréhensible : les deux outils appartiennent au même groupe, Turnitin LLC, et s’appuient sur la même technologie de détection de similarité. Mais ils s’adressent à des populations d’utilisateurs distinctes — chercheurs et doctorants d’un côté, étudiants et institutions de l’autre — et leurs politiques de stockage des documents divergent sur un point essentiel pour la confidentialité d’une thèse non encore publiée.

    Réponse rapide : iThenticate est destiné aux chercheurs, doctorants et revues académiques : les documents soumis ne sont pas archivés dans une base de données partagée. Turnitin est un outil institutionnel pour les étudiants dont les travaux sont stockés dans un référentiel commun. Si vous préparez une thèse ou soumettez un article à une revue, iThenticate est le choix standard.

    Tableau comparatif iThenticate vs Turnitin

    Ce tableau synthétise les différences vérifiées entre les deux produits au moment de la rédaction (mai 2026).

    Critère iThenticate Turnitin
    Public cible Chercheurs, doctorants, revues, éditeurs Étudiants, enseignants, établissements
    Stockage des documents Non archivés dans une base partagée — accessibles uniquement dans votre compte Archivés dans la base Turnitin, comparés aux soumissions futures
    Mode d’accès Compte individuel avec crédits achetables Licence institutionnelle (accès via l’université)
    Tarification Crédits à l’unité (1 crédit = 1 fichier jusqu’à 25 000 mots, 5 révisions incluses) Abonnement institutionnel annuel
    Base de données 90+ millions de titres de recherche via Crossref, MEDLINE, PubMed, ProQuest 47 milliards de pages web, 81 000 revues académiques, 1+ million de thèses étudiants
    Rapport accepté par les revues Oui — standard de la plupart des revues internationales Non — généralement refusé par les revues académiques
    Confidentialité RGPD Données hébergées sur AWS (US, Europe, Asie-Pacifique), chiffrement TLS, pas de revente Hébergement institutionnel, données soumises à la politique de l’établissement
    Cas d’usage principal Thèse de doctorat, article pour revue, manuscrit de recherche Devoirs, mémoires de licence/master soumis via la plateforme universitaire

    Même entreprise, deux produits distincts

    iThenticate est un produit de Turnitin LLC, la même société qui édite Turnitin. Les deux outils reposent sur le même moteur de détection de similarité — ce sont leurs usages, leurs paramètres de stockage et leurs modèles d’accès qui diffèrent fondamentalement.

    Turnitin a été conçu pour les établissements d’enseignement. Un professeur configure un devoir, les étudiants soumettent leurs travaux via la plateforme LMS, et chaque soumission est automatiquement archivée dans la base de données de Turnitin. Cette logique de cumul est volontaire : elle enrichit la base de référence afin de détecter les réutilisations entre promotions.

    iThenticate a été développé pour répondre aux besoins des chercheurs et des éditeurs scientifiques. L’objectif n’est plus de surveiller un cours mais de permettre à un auteur de vérifier l’originalité de son manuscrit avant soumission, dans la plus stricte confidentialité. C’est pourquoi la politique de stockage est radicalement différente : iThenticate n’archive pas vos documents dans une base partagée.

    Stockage des documents : la différence clé pour la thèse

    Pour un doctorant ou un chercheur qui vérifie sa thèse avant soutenance, ce point est critique. Si vous soumettez votre thèse non publiée à Turnitin et que celle-ci est archivée, une future soumission de votre propre travail — lors de la mise en ligne sur HAL ou d’un article issu de la thèse — pourrait générer un taux de similarité élevé avec… vos propres écrits. C’est le phénomène d’auto-plagiat involontaire par indexation précoce.

    Avec iThenticate, la situation est nettement différente. Selon plusieurs universités qui proposent l’outil à leurs chercheurs (Princeton, Georgia Southern, Naval Postgraduate School) :

    • Les documents uploadés ne sont accessibles que depuis votre compte personnel.
    • iThenticate n’ajoute pas votre manuscrit à une base de données partagée.
    • La suppression d’un document est définitive et aucune copie n’est conservée.
    • Le prestataire est contractuellement tenu à la confidentialité de vos travaux.
    • Les fichiers sont chiffrés lors du transfert et du stockage sur des serveurs AWS conformes aux standards internationaux de protection des données.

    Cette architecture est particulièrement importante dans le contexte du RGPD et de la protection des données de recherche non publiées.

    Bases de données comparées

    Les deux outils n’interrogent pas exactement les mêmes corpus, ce qui influe sur la pertinence du rapport selon votre discipline.

    iThenticate est orienté vers la littérature savante publiée. Il accède à plus de 90 millions de titres de recherche via Crossref (1 500 éditeurs membres), MEDLINE, PubMed et les thèses ProQuest. C’est la base la plus pertinente pour un chercheur qui veut s’assurer qu’aucun passage de son manuscrit ne chevauche une publication existante dans sa discipline.

    Turnitin couvre un spectre plus large incluant les pages web (47 milliards) et un million de thèses étudiantes soumises par les établissements. Cette couverture est adaptée pour détecter du plagiat sur des sources généralistes ou des travaux de cours, mais moins pertinente pour valider l’originalité d’un article de recherche spécialisé.

    Conséquence directe : la quasi-totalité des revues académiques à comité de lecture exige un rapport iThenticate, non un rapport Turnitin. Les comités éditoriaux considèrent que le corpus de référence d’iThenticate est plus fiable pour évaluer l’originalité d’un article scientifique.

    Accès et tarification

    Turnitin ne propose pas d’accès individuel direct. L’outil est accessible uniquement via une licence souscrite par votre établissement. Si votre université utilise Turnitin, votre accès est configuré par votre service pédagogique ; vous ne pouvez pas acheter un accès personnel.

    iThenticate fonctionne avec un système de crédits individuels achetables directement sur ithenticate.com :

    • 1 crédit = 1 fichier jusqu’à 25 000 mots, avec 5 révisions incluses (chaque révision remet la comptabilité à zéro pour ce fichier)
    • 3 crédits = 1 fichier jusqu’à 75 000 mots (adapté aux thèses longues)
    • Les crédits n’ont pas de date d’expiration une fois achetés
    • Le compte a une durée de vie de 12 mois, renouvelée automatiquement à chaque achat de crédit

    Certaines universités proposent également un accès institutionnel à iThenticate pour leurs doctorants et chercheurs — renseignez-vous auprès de votre bibliothèque universitaire ou de votre école doctorale avant d’acheter des crédits individuels.

    Quand utiliser iThenticate ? Quand utiliser Turnitin ?

    Utilisez iThenticate si :

    • Vous préparez une thèse de doctorat et souhaitez vérifier la similarité avant la soutenance
    • Vous soumettez un article à une revue académique internationale qui exige un rapport de similarité
    • Vous tenez à ce que votre manuscrit non publié ne soit pas archivé dans une base partagée
    • Vous êtes chercheur indépendant ou post-doctorant sans accès institutionnel à Turnitin
    • Votre directeur ou comité de thèse vous demande explicitement un rapport iThenticate

    Utilisez Turnitin si :

    • Votre université vous demande de soumettre votre mémoire de licence ou master via sa plateforme Turnitin
    • Votre enseignant a configuré un devoir sur Turnitin et la soumission est obligatoire via ce canal
    • Vous souhaitez simplement vérifier un travail de cours avant rendu dans un cadre pédagogique

    En résumé : pour tout travail de recherche original — thèse, HDR, article pour revue — iThenticate est le standard. Pour les travaux pédagogiques soumis à l’université, Turnitin est l’outil institutionnel habituel.

    Tesify en amont : réduire la similarité avant iThenticate

    Avoir accès au bon outil de détection est une chose ; obtenir un taux de similarité acceptable en est une autre. Un taux élevé sur iThenticate — même sans intention de plagiat — peut retarder la soumission d’un article ou fragiliser une soutenance.

    La cause la plus fréquente d’un taux de similarité surprenant sur une thèse originale n’est pas le copier-coller, mais la répétition de formulations-types propres à un champ disciplinaire, les transitions mécaniques entre sections, ou le recyclage involontaire de phrases déjà utilisées dans des publications antérieures. C’est précisément là qu’un outil de réécriture académique intervient en amont.

    Tesify propose un éditeur IA conçu pour la rédaction académique en français qui aide à reformuler les passages à fort taux de chevauchement tout en préservant la rigueur scientifique du propos. Contrairement à un simple paraphraseur, Tesify maintient le registre académique et les références en place — il reformule la forme sans altérer le fond.

    Ce positionnement en amont d’iThenticate est cohérent avec la pratique de nombreux doctorants : d’abord rédiger et structurer avec un assistant comme Tesify, ensuite faire passer le manuscrit à iThenticate pour valider l’originalité, enfin soumettre. Pour comprendre comment humaniser un texte rédigé avec l’IA avant de le passer à un détecteur, l’article humaniser un texte IA avant Compilatio avec Tesify détaille la méthode applicable également à iThenticate.

    Si vous cherchez une vue d’ensemble des outils de détection disponibles dans l’écosystème francophone — dont Compilatio, outil souvent utilisé par les universités françaises — le comparatif Tesify, Scribbr et Compilatio 2026 offre un état des lieux objectif des coûts et des fonctionnalités.

    Prêt à réduire votre taux de similarité avant iThenticate ?

    Utilisez Tesify pour reformuler vos passages critiques avec un registre académique irréprochable — sans perdre vos références ni votre argument.

    Essayer Tesify Anti-Plagiat

    FAQ

    iThenticate et Turnitin sont-ils vraiment la même chose ?

    Non. Les deux produits appartiennent au même groupe (Turnitin LLC) et partagent le même moteur de détection, mais leurs paramètres de stockage, leur public cible et leur mode d’accès sont différents. iThenticate est destiné aux chercheurs avec des comptes individuels et sans archivage de documents ; Turnitin est un outil institutionnel où les travaux soumis sont archivés. Pour une thèse non publiée, la différence est importante.

    Ma thèse sera-t-elle archivée si je la soumet à iThenticate ?

    Non. iThenticate n’archive pas votre document dans une base de données partagée. Votre fichier est uniquement accessible depuis votre propre compte. La suppression est définitive et aucune copie n’est conservée par iThenticate. C’est un gage de confidentialité essentiel pour les travaux non encore publiés.

    Pourquoi les revues académiques demandent-elles iThenticate et non Turnitin ?

    Les revues académiques exigent iThenticate car sa base de données est centrée sur la littérature savante publiée (90+ millions de titres via Crossref, MEDLINE, PubMed) — la source la plus pertinente pour évaluer l’originalité d’un article scientifique. La base Turnitin, orientée vers les travaux étudiants et les pages web, est jugée insuffisante pour cet usage par les comités éditoriaux.

    Combien coûte un crédit iThenticate en 2026 ?

    Les crédits iThenticate sont achetables directement sur ithenticate.com. Un crédit permet de vérifier un fichier jusqu’à 25 000 mots avec 5 révisions incluses. Pour une thèse longue, 3 crédits couvrent jusqu’à 75 000 mots. Les crédits n’ont pas de date d’expiration une fois achetés. Certaines universités proposent un accès institutionnel gratuit — vérifiez d’abord auprès de votre bibliothèque ou école doctorale.

    Quel taux de similarité est acceptable sur iThenticate pour une thèse ?

    Il n’existe pas de seuil universel, mais la plupart des directeurs de thèse et revues considèrent un taux inférieur à 15-20 % comme acceptable, à condition que les correspondances détectées proviennent exclusivement de citations correctement référencées. Un taux élevé dû à des formulations génériques répétées peut être réduit en reformulant ces passages — c’est précisément ce qu’un outil comme Tesify aide à faire avant soumission.

    Puis-je accéder à iThenticate sans passer par mon université ?

    Oui. Contrairement à Turnitin qui nécessite une licence institutionnelle, iThenticate propose des comptes individuels avec achat de crédits directement sur ithenticate.com. N’importe quel chercheur, doctorant ou auteur indépendant peut créer un compte et acheter des crédits sans passer par son établissement.

    iThenticate est-il conforme au RGPD ?

    iThenticate stocke les données sur une infrastructure AWS sécurisée avec des centres de données en Europe, aux États-Unis et en Asie-Pacifique, conformes aux standards internationaux de protection des données. Les fichiers soumis sont chiffrés et ne sont ni partagés ni revendus. Pour les utilisateurs européens, cela constitue un niveau de protection aligné avec les exigences RGPD.

    Compilatio est-il une alternative à iThenticate pour les doctorants en France ?

    Compilatio est largement utilisé par les universités françaises pour les mémoires de master et les thèses dans un cadre institutionnel. Cependant, pour la soumission d’articles à des revues internationales, c’est iThenticate qui est demandé. Les deux outils ne sont pas interchangeables dans ce contexte. Compilatio reste très adapté pour les vérifications internes imposées par votre établissement, tandis qu’iThenticate est le standard des revues à comité de lecture.

  • Modèle de plan de gestion des données (PGD) ANR 2026

    Modèle de plan de gestion des données (PGD) ANR 2026

    Modèle de plan de gestion des données (PGD) ANR 2026

    Depuis le plan d’action 2019 de l’Agence nationale de la recherche (ANR), tout projet financé par l’agence doit être accompagné d’un plan de gestion des données (PGD) — ou data management plan (DMP) en anglais. Ce document vivant décrit comment les données produites dans le cadre d’un projet seront collectées, documentées, stockées, partagées et préservées tout au long du cycle de recherche. Pourtant, beaucoup de doctorants et de maîtres de conférences découvrent la contrainte au dernier moment, faute d’un modèle clair à portée de main. Cet article propose un modèle structuré, section par section, conforme aux exigences actuelles de l’ANR pour 2026.

    Que vous rédigiez une thèse à l’Université Paris Cité, à Aix-Marseille Université ou à Sciences Po, et que votre laboratoire soit rattaché à l’ANR ou à Horizon Europe, le PGD répond désormais à des standards formels. La plateforme nationale DMP OPIDoR, hébergée par Inist-CNRS, met à disposition un modèle structuré en français directement aligné sur les attentes de l’ANR — et il est gratuit.

    En bref : Le PGD ANR 2026 comporte six sections obligatoires, se rédige sur DMP OPIDoR en sélectionnant le financeur ANR, et doit être soumis en trois versions (T0+6 mois, mi-parcours, clôture). L’ANR applique le principe « aussi ouvert que possible, aussi fermé que nécessaire ».

    1. Pourquoi le PGD est devenu incontournable en 2026

    La science ouverte n’est plus un simple idéal militant : elle est désormais inscrite dans le paysage institutionnel français. Le Plan national pour la science ouverte (PNSO), piloté par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), fait de la gestion des données un axe stratégique. Parallèlement, Horizon Europe — le programme-cadre européen — exige lui aussi un DMP pour la quasi-totalité des projets qu’il finance.

    Concrètement, pour tout projet ANR dont le démarrage scientifique intervient à partir du plan d’action 2019, la production d’un PGD conditionne le versement final des financements. L’agence a précisé ses attentes via sa FAQ officielle sur le PGD : le document n’est pas une formalité administrative, mais un véritable outil de pilotage des données qui évolue avec le projet.

    Webinaire EcoDoR : prise en main de DMP OPIDoR pour créer son plan de gestion des données, section par section.

    Au-delà de l’obligation formelle, rédiger un PGD présente des avantages concrets :

    • Anticiper les questions de stockage et de sauvegarde avant qu’elles ne deviennent des urgences ;
    • Clarifier dès le départ les droits d’accès aux données entre partenaires du consortium ;
    • Faciliter la réutilisation des données par d’autres équipes après la clôture du projet ;
    • Démontrer aux évaluateurs et aux jurys de thèse que la démarche de recherche respecte les principes FAIR (Trouvable, Accessible, Interopérable, Réutilisable).

    Pour les doctorants qui s’interrogent sur la structure globale de leur projet de recherche, l’article justifier le choix de sa méthodologie dans un mémoire 2026 apporte des repères complémentaires sur l’articulation entre terrain, données et cadre théorique.

    2. DMP OPIDoR : l’outil officiel recommandé par l’ANR

    DMP OPIDoR (Data Management Plan for the Optimization of Sharing and Interoperability of Research Data) est la plateforme nationale de référence pour rédiger des PGD en France. Hébergée et maintenue par Inist-CNRS, elle est construite sur le code open source DMPRoadmap et mise à disposition gratuitement de l’ensemble de la communauté ESR.

    Principales fonctionnalités de DMP OPIDoR
    Fonctionnalité Détail
    Modèles prédéfinis ANR, CNRS, Science Europe, Horizon Europe, modèles institutionnels
    Collaboration Co-propriétaire, éditeur, lecture seule — travail en équipe possible
    Machine-actionable Export JSON/maDMP pour interopérabilité avec data.gouv et autres systèmes
    Formats d’export PDF, DOCX, HTML, JSON — pour dépôt dans les systèmes de l’ANR
    Recommandations guidées Exemples et conseils affichés pour chaque champ du questionnaire
    Nouveauté 2025–2026 Partage automatisé du contenu PGD structuré vers l’ANR directement depuis la plateforme

    Pour accéder au modèle ANR, connectez-vous sur dmp.opidor.fr, créez un nouveau plan et sélectionnez « Agence nationale de la recherche (ANR) » comme financeur. Le modèle structuré officiel, disponible en français et en anglais, se charge automatiquement.

    Depuis juin 2025, une nouvelle fonctionnalité de partage automatisé permet à un porteur de projet de transmettre le contenu du PGD structuré directement à l’ANR depuis l’interface — sans export manuel ni envoi par courriel, selon l’annonce officielle de l’ANR.

    3. Les six sections du modèle ANR : contenu et exemples

    Le modèle ANR structuré comprend six sections. Voici, pour chacune, les questions clés, les éléments attendus et un exemple de formulation.

    Section 1 — Informations générales

    Ce qu’on y met : titre du projet, acronyme, numéro ANR, durée, porteur principal, établissement hébergeur, partenaires.

    Exemple de formulation : « Projet ANR-25-XXXX-0001 « NeuroCog », durée 48 mois, porteur : Université de Bordeaux, partenaires : INSERM U1234, CEA Paris-Saclay. »

    Section 2 — Description des données

    Ce qu’on y met : types de données produites ou réutilisées (textuelles, numériques, images, enregistrements), volume estimé, formats de fichiers, méthodes de collecte.

    Exemple : « Données primaires : entretiens semi-directifs (n=40, format WAV, ~2 Go) et questionnaires en ligne (CSV, ~5 000 lignes). Données secondaires : bases de données INSEE réutilisées sous licence Open Data. »

    Si vous conduisez des entretiens impliquant des personnes physiques, la section données doit renvoyer à votre protocole d’anonymisation. L’article protocole RGPD pour les entretiens de mémoire 2026 fournit un modèle d’anonymisation directement applicable.

    Section 3 — Documentation et qualité

    Ce qu’on y met : métadonnées utilisées (Dublin Core, DataCite, schémas disciplinaires), standards de nommage des fichiers, dictionnaire des variables, procédures de contrôle qualité.

    Exemple : « Métadonnées conformes au schéma DataCite 4.5. Convention de nommage : AAAA-MM-JJ_NomParticipant_Type.ext. Contrôle qualité : double saisie et vérification par le data manager en fin de collecte. »

    Section 4 — Stockage et sauvegarde en cours de recherche

    Ce qu’on y met : infrastructure de stockage (serveurs institutionnels, cloud sécurisé), fréquence des sauvegardes, politique de sauvegarde 3-2-1, responsable des sauvegardes.

    Exemple : « Données stockées sur le serveur NAS du laboratoire (redondance RAID-6) et répliquées quotidiennement sur le cloud institutionnel OVH hébergé en France. Accès restreint aux membres du projet par authentification double facteur. »

    Section 5 — Exigences légales et éthiques

    Ce qu’on y met : données à caractère personnel (RGPD), accord du comité d’éthique le cas échéant, droits de propriété intellectuelle, licences d’utilisation des données sources, confidentialité industrielle.

    Exemple : « Les entretiens impliquent des données personnelles traitées conformément au RGPD. Registre de traitement déposé auprès du DPO de l’établissement. Consentement éclairé signé par chaque participant. Les données anonymisées seront diffusées sous licence CC BY 4.0. »

    Pour aller plus loin sur les enjeux d’intégrité, consultez l’article charte d’intégrité scientifique en thèse 2026 qui détaille ce que dit la loi et les sanctions encourues.

    Section 6 — Partage et conservation à long terme

    Ce qu’on y met : entrepôt de dépôt choisi (Zenodo, Nakala, Recherche Data Gouv, entrepôt disciplinaire), identifiant pérenne (DOI, ARK), embargo éventuel, modalités d’accès après clôture du projet.

    Exemple : « Les données anonymisées seront déposées dans l’entrepôt national Recherche Data Gouv avec un DOI DataCite. Embargo de 24 mois pour les données liées à des brevets en cours. Accès libre en fin d’embargo sous licence CC BY 4.0. »

    Pour retrouver facilement les entrepôts institutionnels et disciplinaires disponibles en France, l’article annuaire des portails de mémoires HAL, DUMAS, theses.fr et Cairn 2026 recense les principales plateformes de dépôt.

    4. Calendrier de soumission et versions successives

    L’ANR attend trois versions successives du PGD tout au long du projet :

    Calendrier des versions PGD selon l’ANR
    Version Échéance Contenu attendu
    Version initiale T0 + 6 mois Description prévisionnelle des données, infrastructure choisie, cadre légal identifié
    Mise à jour mi-parcours Projets > 30 mois uniquement Actualisation des volumes, des formats, des changements de partenaires ou d’entrepôt
    Version finale Date de clôture scientifique Bilan des données effectivement produites, DOI des dépôts réalisés, accès déclaré

    Le versionnement est géré nativement dans DMP OPIDoR : chaque modification peut être annotée, et l’historique est conservé. La version finale conditionne le versement des derniers financements ANR — ne la négligez donc pas.

    5. Dix conseils pratiques pour rédiger un PGD solide

    1. Commencez dès la signature de la convention ANR.

      N’attendez pas T0+5 mois pour ouvrir votre plan sur DMP OPIDoR. Rédiger tôt permet d’identifier les lacunes dans la gestion des données avant qu’elles ne coûtent du temps ou de l’argent.

    2. Choisissez le modèle ANR structuré, pas le modèle libre.

      Sur DMP OPIDoR, deux modèles ANR coexistent : un modèle texte libre (héritage du PDF de 2019) et un modèle structuré machine-actionable. L’ANR recommande depuis 2023 le modèle structuré, qui facilite le partage automatisé avec l’agence.

    3. Nommez un responsable des données dans l’équipe.

      Le PGD doit identifier clairement qui est en charge de la sauvegarde, de la documentation et du dépôt final. Dans les gros consortiums, c’est souvent un ingénieur de recherche ou un data manager dédié.

    4. Soyez précis sur les formats.

      Préférez les formats ouverts et pérennes : CSV plutôt que .xlsx, TIFF ou PNG plutôt que formats propriétaires, PDF/A pour les documents textuels. Les formats propriétaires sont acceptés mais doivent être justifiés.

    5. Distinguez données brutes et données traitées.

      La section 2 doit différencier les données primaires (collectées directement) des données secondaires (réutilisées d’une source tierce) et des données dérivées (produites par traitement des données primaires).

    6. Anticipez les contraintes RGPD dès la section 5.

      Si votre projet implique des données personnelles (entretiens, questionnaires, données de santé), consultez votre DPO (délégué à la protection des données) institutionnel avant de rédiger cette section. Un PGD incomplet sur les aspects éthiques peut bloquer le projet.

    7. Choisissez un entrepôt adapté à votre discipline.

      Recherche Data Gouv est l’entrepôt généraliste national. Pour des disciplines spécifiques, des entrepôts certifiés existent : NAKALA pour les sciences humaines et sociales, SEANOE pour les sciences marines, GenBank pour les données génomiques.

    8. Attribuez un identifiant pérenne.

      Lors du dépôt des données, assurez-vous qu’un DOI ou un ARK est attribué automatiquement par l’entrepôt. Cet identifiant sera à reporter dans la version finale de votre PGD et dans les publications issues du projet.

    9. Justifiez les données non ouvertes.

      L’ANR n’impose pas l’ouverture totale. Pour les données sensibles ou couvertes par un brevet, indiquez la durée d’embargo et les conditions d’accès restreint. Une justification claire vaut mieux qu’une case laissée vide.

    10. Exploitez les ressources de formation de DoRANum.

      La plateforme DoRANum propose des tutoriels vidéo, des guides disciplinaires et des webinaires sur la rédaction de PGD structurés — gratuitement, en français. Un investissement de deux heures évite beaucoup d’allers-retours avec le correspondant science ouverte de l’ANR.

    Si votre mémoire de master inclut une collecte de données avec questionnaire, les principes abordés dans l’article sur construire une échelle de Likert valide pour son mémoire 2026 s’appliquent directement à la section 2 (description et qualité des données).

    FAQ

    Le PGD ANR est-il obligatoire pour tous les projets ?

    Oui, pour tous les projets financés par l’ANR à partir du plan d’action 2019. Une première version est attendue dans les six mois suivant le démarrage scientifique, avec une mise à jour à mi-parcours pour les projets de plus de 30 mois, et une version finale à la clôture. L’absence de PGD peut conditionner le versement final des financements.

    Quel outil utiliser pour rédiger un PGD ANR ?

    L’ANR recommande DMP OPIDoR, la plateforme nationale hébergée par Inist-CNRS. En sélectionnant le financeur ANR à la création, vous accédez directement au modèle structuré officiel en français ou en anglais.

    Combien de versions du PGD faut-il soumettre à l’ANR ?

    En règle générale, trois versions : une initiale à T0+6 mois, une mise à jour à mi-parcours (projets de plus de 30 mois), et une version finale à la clôture du projet. Le versionnement est géré automatiquement dans DMP OPIDoR.

    Les données doivent-elles obligatoirement être ouvertes dans un PGD ANR ?

    Non. L’ANR applique le principe « aussi ouvert que possible, aussi fermé que nécessaire ». Vous pouvez justifier la restriction d’accès (données personnelles, confidentialité industrielle, brevets en cours) et indiquer un embargo ou un accès restreint dans la section partage et conservation.

    Un doctorant non financé par l’ANR doit-il rédiger un PGD ?

    L’obligation réglementaire s’applique aux projets ANR et Horizon Europe. Cependant, de nombreuses universités (Paris Cité, Sorbonne, Aix-Marseille) recommandent ou imposent un PGD dans leur règlement de doctorat pour encourager les bonnes pratiques de science ouverte.

    Quelle est la différence entre un PGD et un DMP ?

    PGD (plan de gestion des données) est le terme français ; DMP (data management plan) est son équivalent anglais. En France, les deux termes désignent le même document. La plateforme nationale s’appelle DMP OPIDoR, mais son interface est disponible en français.

    Tesify vous accompagne dans la gestion de vos données de recherche

    Structurer un mémoire ou une thèse conforme aux standards de science ouverte demande rigueur et méthode. Tesify aide les étudiants et chercheurs français à rédiger, reformuler et vérifier leurs écrits académiques — de l’introduction à la bibliographie. Essayez Tesify gratuitement et gagnez du temps sur la rédaction pour vous concentrer sur vos données.

  • Écoles doctorales France 2026 : effectifs par région, disciplines et financement

    Écoles doctorales France 2026 : effectifs par région, disciplines et financement

    La France dispose d’un réseau dense de 270 écoles doctorales accréditées par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESRI), rattachées à 57 établissements. Ces structures encadrent 69 432 doctorants en 2024-2025 — un chiffre stable après une décennie de baisse. Comprendre la géographie, la composition disciplinaire et les modalités de financement des écoles doctorales France 2026 est essentiel pour tout candidat au doctorat ou chercheur qui souhaite situer son projet dans le paysage national.

    Les données proviennent de l’enquête annuelle du SIES (Sous-direction des Systèmes d’Information et des Études Statistiques) auprès des écoles doctorales, disponibles en Open Data sur la plateforme du MESRI.

    Chiffres clés 2024-2025 : 270 écoles doctorales dans 57 établissements, 69 432 doctorants (-0,3 %), 16 970 nouvelles inscriptions, 14 727 thèses soutenues. L’Île-de-France concentre environ 35 % des effectifs.

    Structure nationale du réseau doctoral

    La France s’est dotée d’un modèle d’organisation doctorale fondé sur les écoles doctorales (ED), structures créées par le décret de 1995 et réformées plusieurs fois depuis. Chaque école doctorale est accréditée pour 5 ans par le MESRI, souvent après évaluation par l’HCERES. Elle regroupe plusieurs unités de recherche autour d’un domaine disciplinaire et encadre les doctorants depuis l’inscription jusqu’à la soutenance.

    En 2022-2023, la plateforme Open Data ESR du MESRI répertorie 295 écoles doctorales accréditées dans son annuaire — un chiffre qui a diminué à environ 270 dans les données 2024-2025, en raison des regroupements opérés lors des renouvellements d’accréditation, notamment dans le cadre des fusions d’établissements (Universités Paris-Saclay, Université Grenoble Alpes, etc.).

    Les écoles doctorales sont portées par 57 établissements d’enseignement supérieur et de recherche, allant des universités classiques aux grandes écoles (Polytechnique, ENS, ENPC), en passant par les établissements publics à caractère scientifique et technologique comme le CNRS ou l’Inserm qui co-accréditent des ED avec les universités.

    Répartition régionale des effectifs

    La géographie du doctorat en France est fortement marquée par la concentration parisienne. L’Île-de-France concentre environ un tiers des doctorants inscrits — une situation héritée de la centralisation du système universitaire et de la localisation des grandes infrastructures de recherche (CNRS, Inserm, CEA, campus de Paris-Saclay).

    Répartition estimée des doctorants par grande région — France 2024-2025
    Région Doctorants (estimés) Part du total Pôles principaux
    Île-de-France ~24 000 ~35 % Paris-Saclay, Sorbonne, Paris Cité, ENS
    Auvergne-Rhône-Alpes ~9 000 ~13 % Grenoble Alpes, Lyon, Clermont
    Occitanie ~7 000 ~10 % Toulouse, Montpellier
    Nouvelle-Aquitaine ~5 500 ~8 % Bordeaux, Pau, Limoges
    Pays de la Loire / Bretagne ~5 000 ~7 % Nantes, Rennes, Brest
    Autres régions ~19 000 ~27 % Strasbourg, Lille, Marseille, Nice…

    La région Île-de-France dispose d’un dispositif spécifique d’attractivité doctorale : le programme Paris Region PhD 2026, piloté par la Région Île-de-France, finance des allocations doctorales pour les candidats s’inscrivant en 1ère année à la rentrée 2026-2027 dans une école doctorale francilienne — un signal fort de l’enjeu de rétention des talents sur le territoire.

    Répartition par disciplines scientifiques

    Les écoles doctorales sont généralement organisées autour de grandes familles disciplinaires. La répartition des doctorants selon les domaines scientifiques révèle la prédominance historique des sciences exactes et de la vie, même si les sciences humaines et sociales représentent une part non négligeable.

    Répartition des doctorants par grand domaine scientifique — France
    Domaine Part estimée Exemples d’écoles doctorales
    Sciences de la vie et de la santé ~28 % ED Complexité du vivant, ED Santé Paris-Saclay
    Sciences et technologies (STI) ~25 % ED EOBE, ED SMEMAG
    Sciences exactes (Maths, Physique, Chimie) ~22 % ED Mathématiques, ED Physique
    Sciences humaines et sociales (SHS) ~18 % ED Sciences des Sociétés, ED Histoire
    Autres (droit, gestion, éducation) ~7 % ED Droit, ED Sciences de gestion

    Types de financement doctoral

    L’un des enjeux majeurs de la politique doctorale française est le taux de financement des doctorants. La LPR de 2020 a fixé comme objectif que l’ensemble des nouveaux doctorants soient financés par un contrat. En 2024, les principales sources de financement sont :

    • Contrat doctoral : principal dispositif public. Financé par l’État, les établissements, ou les laboratoires sur fonds ANR/ERC. Salaire 2026 : 2 300 € brut/mois.
    • Convention CIFRE : 1 760 conventions allouées en 2023, portant un salaire au minimum identique (2 300 € brut/mois) avec subvention ANRT à l’entreprise.
    • Bourse régionale ou institutionnelle : certaines régions (Île-de-France, Bretagne, Occitanie) financent des allocations complémentaires.
    • Financement sur contrat de recherche : ANR, H2020/Horizon Europe, contrats industriels — sans statut de contrat doctoral mais avec rémunération.
    • Autofinancement : en théorie découragé par la LPR, il subsiste notamment en SHS et en droit, où les candidats financent leur thèse sur fonds propres ou en exerçant une activité professionnelle parallèle.

    La proportion de nouveaux doctorants bénéficiant d’un financement a progressé significativement depuis 2020 mais n’atteint pas encore les 100 % visés. En SHS notamment, une part non négligeable de doctorants reste sans financement dédié, ce qui alimente les problèmes de durée excessive de thèse et d’abandon.

    Tendances 2020-2025 : stabilisation après recul

    Après une décennie de baisse continue des effectifs doctoraux (de plus de 80 000 en 2011 à moins de 70 000 en 2022), les données 2024-2025 montrent une stabilisation : -0,3 % seulement. Cette stabilisation est attribuée à la politique LPR de revalorisation salariale, qui rend le doctorat à nouveau attractif pour certains profils.

    En revanche, le nombre de nouvelles inscriptions en première année (16 970 en 2024) reste en dessous des niveaux du début de la décennie. La relance passe notamment par le développement des thèses CIFRE, l’ouverture aux professionnels en formation continue, et les programmes de financement régionaux.

    Le taux de soutenance dans les délais réglementaires (3 ans + possible extension à 4 ou 5 ans selon les règlements intérieurs) reste un indicateur de qualité suivi par les ED. Il varie fortement selon les disciplines : les sciences exactes soutiennent plus régulièrement dans les 4 ans, tandis que les thèses SHS dépassent souvent 5 à 7 ans.

    Cotutelles internationales

    La France est l’un des pays les plus actifs dans les cotutelles de thèse — dispositif permettant à un doctorant de préparer sa thèse sous la direction de deux directeurs appartenant à deux pays différents et d’obtenir un double doctorat. Les données SIES enregistrent plusieurs centaines de cotutelles actives chaque année, principalement avec l’Italie, l’Allemagne, le Maroc, la Tunisie et le Brésil.

    Les cotutelles sont particulièrement fréquentes dans les disciplines scientifiques et jouent un rôle important dans le maintien des flux internationaux de doctorants entrants et sortants. Pour les établissements, elles constituent un indicateur de qualité pris en compte dans les évaluations HCERES.

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    FAQ — Questions fréquentes sur les écoles doctorales en France

    Combien y a-t-il d’écoles doctorales en France en 2026 ?

    En 2024-2025, la France compte environ 270 écoles doctorales accréditées par le MESRI, rattachées à 57 établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Ce chiffre est en légère baisse par rapport aux 295 de 2022-2023, en raison des regroupements d’établissements et des renouvellements d’accréditation.

    Quelle région concentre le plus de doctorants en France ?

    L’Île-de-France concentre environ 35 % des doctorants inscrits en France, soit environ 24 000 sur les 69 432 au total. Les pôles principaux sont Paris-Saclay, Sorbonne Université, Université Paris Cité et les grandes écoles parisiennes (ENS, Polytechnique, ENPC).

    Quelles disciplines accueillent le plus de doctorants en France ?

    Les sciences de la vie et de la santé (28 %), les sciences et technologies de l’ingénieur (25 %) et les sciences exactes (22 %) représentent ensemble les trois quarts des doctorants. Les sciences humaines et sociales représentent environ 18 % des inscrits.

    Comment trouver les données officielles sur les écoles doctorales françaises ?

    Le MESRI publie chaque année ses données sur la plateforme Open Data ESR (data.enseignementsup-recherche.gouv.fr). Le dataset « Effectifs des doctorants et docteurs des écoles doctorales » contient les données par établissement, domaine scientifique et financement. L’annuaire des écoles doctorales est également accessible sur doctorat.campusfrance.org.

    Les effectifs doctoraux sont-ils en hausse ou en baisse en France ?

    Après une décennie de baisse continue (de plus de 80 000 doctorants en 2011 à 69 432 en 2024-2025), les effectifs se stabilisent (-0,3 % en 2024-2025). La politique de revalorisation salariale de la Loi de Programmation de la Recherche (LPR) et le développement des thèses CIFRE contribuent à cette stabilisation.

  • Doctorants étrangers en France 2026 : ratio, origines et tendances démographiques

    Doctorants étrangers en France 2026 : ratio, origines et tendances démographiques

    Doctorants étrangers en France 2026 : ratio, origines et tendances démographiques

    Avec 37 % de doctorants étrangers parmi ses inscrits en thèse, la France figure parmi les destinations doctorales les plus internationales au monde. En 2022-2023, les universités françaises comptaient 70 700 doctorants, dont 25 880 de nationalité étrangère. Ce ratio de doctorants étrangers France 2026 place la France bien au-dessus de la moyenne européenne (25 %), et illustre l’attractivité particulière de son système doctoral pour les chercheurs internationaux.

    Ce phénomène n’est pas sans tensions : sur cinq ans, le nombre absolu de doctorants étrangers inscrits en France a baissé de 15 %, passant d’environ 24 000 à 20 000 (données SIES-MESRI). Une baisse paradoxale avec un pays qui cherche à renforcer son attractivité internationale. Voici l’analyse complète des données officielles.

    Chiffres clés 2022-2023 : 70 700 doctorants en France, dont 25 880 étrangers (37 %). La part de la France dépasse la moyenne UE (25 %). Cinq premiers pays d’origine : Chine (9 %), Liban (8 %), Italie (8 %), Maroc (6 %), Algérie (6 %).

    Chiffres globaux : effectifs et ratio 2022-2023

    En 2022-2023, la France accueillait 70 700 doctorants inscrits dans 295 écoles doctorales au sein de ses établissements d’enseignement supérieur. Parmi eux, 25 880 étaient de nationalité étrangère, représentant 37 % du total. Ce chiffre est stable sur la dernière période disponible, mais cache une tendance de fond préoccupante.

    En 2024-2025, selon les données provisoires du SIES (Note Flash publiée en juillet 2025), le nombre total de doctorants est en léger recul à 69 432, avec une variation de -0,3 % par rapport à l’année précédente. Ce contexte de stabilisation succède à une décennie de baisse continue des effectifs doctoraux globaux, qui avaient culminé autour de 80 000 au début des années 2010.

    Effectifs doctoraux en France — Vue d’ensemble
    Indicateur Valeur Source
    Doctorants inscrits (2022-23) 70 700 SIES-MESRI
    Dont étrangers 25 880 SIES-MESRI
    Part des étrangers 37 % SIES-MESRI
    Nouveaux inscrits 1ère année (2024) 16 970 SIES 2025
    Thèses soutenues (2024) 14 727 SIES 2025
    Total doctorants (2024-25) 69 432 SIES Note Flash 2025

    Origines géographiques : les 10 premiers pays

    La géographie des doctorants étrangers en France révèle une double polarité : une forte représentation des pays méditerranéens et du Proche-Orient d’un côté, et une présence significative des grandes économies émergentes (Chine, Inde) de l’autre. Les cinq premiers pays d’origine selon les données Campus France / SIES sont :

    1. Chine : 9 % des doctorants étrangers
    2. Liban : 8 % (forte tradition de mobilité académique vers la France)
    3. Italie : 8 % (proximité géographique, accord de cotutelle)
    4. Maroc : 6 % (liens historiques et linguistiques)
    5. Algérie : 6 % (liens historiques et linguistiques)

    Au-delà de ce top 5, les pays d’Afrique subsaharienne (Côte d’Ivoire, Sénégal, Cameroun, Tunisie) représentent collectivement une part significative, et leur poids est croissant. L’Afrique est désormais la première zone de recrutement des étudiants internationaux en France toutes formations confondues, et le doctorat ne fait pas exception.

    La présence étudiante des pays d’Europe centrale et orientale (Pologne, Roumanie, Hongrie) est notable en sciences exactes et en ingénierie, souvent dans le cadre de cotutelles ou de programmes Marie Curie.

    Une attractivité en trompe-l’œil : la baisse sur 5 ans

    Malgré un taux de 37 % apparemment flatteur, la tendance sur 5 ans est à la baisse en valeur absolue. Le nombre de doctorants étrangers inscrits en France est passé de près de 24 000 à environ 20 000 — une diminution de 15 % — sur la même période où le total de doctorants français baissait de 5 %. Les étrangers ont donc subi une sortie plus prononcée que les nationaux.

    Plusieurs facteurs expliquent cette tendance :

    • Concurrence internationale accrue : le Canada, l’Allemagne et le Royaume-Uni (malgré le Brexit) ont renforcé leurs offres d’accueil et leur attractivité salariale pour les doctorants étrangers.
    • Conditions financières : jusqu’à la revalorisation LPR, les allocations doctorales françaises étaient nettement inférieures à celles des pays nordiques, des Pays-Bas ou de la Suisse.
    • Politique Visa : les restrictions sur les visas étudiants et les incertitudes post-Covid ont découragé certains flux de mobilité.
    • Baisse globale de la demande doctorale : dans plusieurs pays d’envoi, l’attractivité du doctorat recule face à la concurrence du secteur privé.
    Signal d’alerte : Si la part relative des étrangers reste stable à 37 %, la baisse en valeur absolue de 15 % sur 5 ans représente un recul réel de l’attractivité internationale du doctorat français.

    Comparaison européenne du taux d’internationalisation

    Avec 37 % à 38 % de doctorants mobiles étrangers, la France se situe largement au-dessus de la moyenne UE de 25 %. Cette performance place la France dans le trio de tête européen pour l’internationalisation du doctorat, aux côtés du Royaume-Uni et de la Belgique.

    À titre de comparaison, les grandes économies européennes affichent les taux suivants :

    • Suisse : environ 55 % de doctorants étrangers (forte attractivité salariale)
    • Pays-Bas : environ 45 %
    • Royaume-Uni : environ 40-45 % (hors UE depuis Brexit)
    • France : 37-38 %
    • Allemagne : environ 25-30 %
    • Moyenne UE : 25 %

    Le classement confirme que la France est une destination doctorale internationale de premier plan, mais que des pays plus petits et plus riches (Suisse, Pays-Bas) la surpassent en attractivité relative.

    Disciplines d’accueil des doctorants étrangers

    Les doctorants étrangers en France ne se répartissent pas de façon uniforme dans toutes les disciplines. Les sciences exactes et l’ingénierie concentrent la majorité des mobilités entrantes, notamment parce que ces disciplines s’appuient fortement sur des financements contractuels qui permettent d’accueillir des profils internationaux.

    En sciences humaines et sociales, la mobilité doctorale internationale est plus faible — mais non négligeable, notamment dans les disciplines comme la philosophie, l’histoire et la linguistique, où la tradition intellectuelle française exerce encore une forte attraction sur les chercheurs du monde francophone.

    Les données par école doctorale disponibles sur la plateforme Open Data ESR du MESRI montrent que les grandes écoles doctorales pluridisciplinaires d’Île-de-France (Paris, Sorbonne, Paris-Saclay) concentrent la plus forte part de doctorants étrangers en valeur absolue.

    Facteurs d’attractivité et freins identifiés

    La France dispose d’atouts réels pour l’attractivité doctorale internationale : un réseau dense d’écoles doctorales (270 accréditées), des organismes de recherche de renommée mondiale (CNRS, Inserm, CEA, INRAE), des financements compétitifs (ANR, ERC) et une tradition d’excellence en mathématiques et physique.

    Les principaux freins restent : la langue (le doctorat se déroule principalement en français, sauf mention cotutelle), les conditions salariales (meilleures depuis la LPR mais encore inférieures à l’Europe du Nord), la complexité administrative de l’accueil et du visa, et les perspectives de carrière après le doctorat en France (le marché académique est resserré et la reconnaissance du doctorat dans le secteur privé reste insuffisante).

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    FAQ — Questions fréquentes sur les doctorants étrangers en France

    Quel pourcentage de doctorants en France sont étrangers ?

    En 2022-2023, 37 % des doctorants inscrits en France étaient de nationalité étrangère, soit environ 25 880 personnes sur 70 700 doctorants au total. Ce ratio place la France bien au-dessus de la moyenne de l’Union européenne (25 %).

    Quels sont les principaux pays d’origine des doctorants étrangers en France ?

    Les cinq premiers pays d’origine sont la Chine (9 %), le Liban (8 %), l’Italie (8 %), le Maroc (6 %) et l’Algérie (6 %). Les pays d’Afrique subsaharienne francophone représentent collectivement une part importante et croissante.

    Le nombre de doctorants étrangers en France est-il en hausse ou en baisse ?

    En valeur absolue, le nombre de doctorants étrangers a baissé de 15 % sur 5 ans (d’environ 24 000 à 20 000), ce qui représente un recul plus fort que la baisse globale des effectifs doctoraux en France (-5 %). La part relative reste stable à 37 %, mais la tendance absolue est préoccupante.

    Un doctorant étranger en France peut-il travailler pendant sa thèse ?

    Oui. Un doctorant financé par un contrat doctoral (ou une convention CIFRE) est salarié de son établissement ou de son entreprise. Ce contrat de travail lui donne accès aux droits sociaux complets. Les doctorants étrangers hors UE doivent vérifier les conditions de leur titre de séjour, mais le statut de doctorant salarié facilite généralement l’obtention ou le renouvellement des visas.

    Combien d’écoles doctorales accueillent des doctorants étrangers en France ?

    La France compte 270 à 295 écoles doctorales accréditées par le MESRI (le chiffre varie légèrement selon les années en raison des regroupements et réaccréditations). Elles sont rattachées à 57 établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Les écoles doctorales d’Île-de-France concentrent la plus grande part des doctorants étrangers.

  • Doctorat en France : attractivité internationale et profil des doctorants étrangers 2025 — les données SIES

    Doctorat en France : attractivité internationale et profil des doctorants étrangers 2025 — les données SIES

    Doctorat en France : attractivité internationale et profil des doctorants étrangers 2025 — les données SIES

    La France occupe le 4e rang mondial pour l’accueil des doctorants en mobilité internationale. Ce résultat, documenté par les notes d’information SIES NI-2025-05 et NF-2025-14 du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), coexiste avec un paradoxe structurel : le pays présente l’un des ratios d’entrée en doctorat les plus bas de l’espace OCDE. Comprendre cette tension — attractivité internationale avérée, faible accès national — est devenu un enjeu stratégique pour les établissements français, les candidats étrangers et les financeurs publics.

    Les chiffres publiés par le MESR et Campus France pour l’attractivité doctorat France international statistiques 2025 permettent d’en dresser un tableau précis. Cet article synthétise ces données en croisant trois angles : la position de la France dans la compétition mondiale pour les doctorants étrangers, le profil détaillé de cette population, et les dynamiques de diplôme et de financement qui conditionnent l’avenir du dispositif doctoral français.

    Résultat clé : 38 % des doctorants inscrits en France sont en mobilité internationale (moyenne UE : 25 %), ce qui place le pays au 4e rang mondial pour l’accueil doctoral étranger. Pourtant, avec seulement 2,0 nouvelles inscriptions en doctorat pour 100 entrants dans l’enseignement supérieur (contre 2,8 en moyenne OCDE et 3,7 en UE), la France présente un double visage : très attractive pour les candidats étrangers, mais sous-utilisée par ses propres diplômés.

    La France au 4e rang mondial : ce que mesurent réellement les indicateurs

    Selon les données compilées par Campus France dans ses Chiffres clés 2025, la France se classe au 4e rang mondial pour l’accueil des doctorants en mobilité internationale, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada. Cette mesure porte sur les étudiants qui ont quitté leur pays d’origine pour s’inscrire dans un programme doctoral à l’étranger — ce que les statistiques de l’OCDE désignent comme « étudiants mobiles au niveau doctoral ».

    Ce rang n’est pas fortuit. Il résulte de plusieurs facteurs structurels : la gratuité relative des frais d’inscription dans les universités publiques françaises par rapport aux établissements anglophones, la densité du tissu de laboratoires de recherche, la reconnaissance internationale des grandes universités et des grandes écoles d’ingénieurs, ainsi que la présence de cotutelles internationales de thèse facilement accessibles. Pour de nombreux candidats africains et du Proche-Orient, la France représente également un accès à l’enseignement supérieur occidental dans un cadre linguistique familier.

    L’indicateur clé qui reflète cette attractivité est la part des doctorants en mobilité internationale dans l’effectif doctoral total. En France, cette part s’établit à 38 %, soit 13 points au-dessus de la moyenne européenne de 25 %. Cette proportion place la France dans une catégorie à part en Europe continentale, aux côtés des Pays-Bas et de la Suisse.

    Tableau 1 — Part des doctorants en mobilité internationale dans l’effectif doctoral total (sélection de pays, données OCDE/Campus France 2025)
    Pays Part doctorants mobiles Rang mondial (accueil)
    Royaume-Uni nd 2
    France 38 % 4
    Moyenne UE 25 %
    Moyenne OCDE nd
    Allemagne nd 5

    Sources : Campus France, Chiffres clés 2025 — Au niveau doctoral ; MESR, NI-2025-05, Comparaisons internationales sur le doctorat : l’attractivité française avérée.

    Le paradoxe du ratio d’entrée : fort pour l’étranger, faible pour les nationaux

    La note SIES NI-2025-05 met en évidence un paradoxe structurel que les seuls chiffres absolus de mobilité masquent. Si la France attire massivement les doctorants étrangers, son ratio d’entrée en doctorat — soit le nombre de nouvelles inscriptions en doctorat pour 100 entrants dans l’enseignement supérieur — est l’un des plus faibles de l’espace OCDE et européen.

    En 2021, ce ratio s’établissait à 2,0 en France, contre 2,8 en moyenne dans l’ensemble des pays de l’OCDE et 3,7 dans l’Union européenne. Autrement dit : à entrée dans le supérieur équivalente, un étudiant européen est presque deux fois plus susceptible d’accéder au doctorat qu’un étudiant français.

    Pourquoi ce faible ratio ? La structure du système français d’enseignement supérieur joue un rôle déterminant. Une proportion élevée des étudiants s’oriente vers des filières courtes et professionnalisantes (BTS, BUT, licences professionnelles) qui ne constituent pas un continuum vers la recherche doctorale. Par ailleurs, la culture de la recherche reste concentrée dans les universités et dans certaines grandes écoles, sans diffuser suffisamment vers l’ensemble des cursus de niveau master.

    Ce constat a une conséquence directe sur la composition du corps doctoral : pour maintenir les effectifs, les écoles doctorales françaises sont structurellement dépendantes du recrutement international. La forte représentation des doctorants étrangers (38 %) n’est donc pas seulement le signe d’une attractivité ; c’est aussi le reflet d’un déficit national.

    Pour mieux comprendre le financement qui conditionne cet accès, voir l’article Financements du doctorat 2026 en France : ANR, contrat doctoral, CIFRE.

    Profil des doctorants étrangers : origines, disciplines, établissements

    Au total, environ 25 300 doctorants étrangers étaient inscrits en France en 2023-2024, répartis dans 270 écoles doctorales au sein de 57 établissements d’enseignement supérieur (source : Campus France, Chiffres clés 2025).

    Origines géographiques

    La géographie des origines reflète à la fois les réseaux historiques de la francophonie et l’internationalisation croissante de la formation doctorale. Les cinq premiers pays d’origine sont :

    Tableau 2 — Principaux pays d’origine des doctorants étrangers en France, 2023-2024 (Campus France)
    Pays d’origine Effectif (doctorants) Remarque
    Chine 1 806 Stable sur 5 ans
    Italie 1 622 Forte progression
    Liban 1 534 20 % de tous les Libanais en France
    Maroc 1 229 En recul sur 5 ans
    Algérie 1 090 Recul de -24 % sur 5 ans

    Un indicateur de concentration mérite d’être signalé : 39 % de l’ensemble des étudiants indiens présents en France sont inscrits au niveau doctoral — une proportion exceptionnellement élevée qui illustre que la France attire les Indiens principalement pour la recherche, non pour les cursus de premier ou second cycle.

    Répartition par disciplines

    La distribution disciplinaire des doctorants étrangers diffère sensiblement de celle de leurs homologues français. Les sciences dures et l’informatique concentrent l’essentiel des flux :

    • Sciences (mathématiques, physique, chimie, informatique, ingénierie) : 53 % des inscriptions de doctorants étrangers
    • Lettres, sciences humaines et sociales : 28 %
    • Santé et médecine : minoritaire en volume, mais en croissance de +67 % sur cinq ans

    Cette concentration en sciences est cohérente avec les données MESR sur l’ensemble de la population doctorale : en 2020, les disciplines ICT, sciences naturelles, mathématiques et statistiques représentaient déjà 37 % des doctorants en France. En revanche, la santé reste structurellement sous-représentée dans le doctorat français (5 % des inscriptions doctorales contre 21 % en moyenne dans l’UE), ce qui constitue une divergence notable vis-à-vis des systèmes américain et britannique.

    Pour la carte des écoles doctorales par région et discipline, voir Écoles doctorales France 2026 : effectifs par région, disciplines et financement.

    Répartition par type d’établissement

    Les universités hébergent 79 % des doctorants étrangers. Les écoles d’ingénieurs en accueillent 10 %, et les autres établissements (instituts, EPST, etc.) les 11 % restants. Cette prédominance universitaire s’explique par la densité des unités de recherche labellisées CNRS et par la plus grande accessibilité des universités aux candidats étrangers comparativement aux concours sélectifs des grandes écoles.

    Tendances sur cinq ans : les baisses préoccupantes

    Malgré son rang mondial, la France enregistre une érosion significative de ses effectifs doctoraux étrangers sur la période 2018-2023. La baisse globale est de -12 % sur cinq ans selon les données Campus France 2025 — un recul qui contraste avec la croissance observée dans la plupart des pays concurrents.

    Les dynamiques sont toutefois très hétérogènes selon les origines :

    Tableau 3 — Évolution des effectifs de doctorants étrangers en France par région d’origine, 2018-2023 (Campus France)
    Région / Pays d’origine Évolution 2018-2023
    Algérie -24 %
    Tunisie -35 %
    Europe de l’Ouest (hors Italie) -12 à -16 %
    Amérique latine -12 à -16 %
    Italie Forte hausse
    Inde / Chine Stable / légère progression

    Les baisses en provenance du Maghreb s’expliquent par plusieurs facteurs conjugués : durcissement des conditions d’octroi des visas de long séjour, concurrence accrue des destinations anglophones (Canada, Allemagne), et tensions diplomatiques ponctuelles. La baisse tunisienne de -35 % est particulièrement préoccupante au regard des liens historiques entre les deux pays et de la forte tradition académique tunisienne.

    À l’inverse, la progression italienne — qui hisse l’Italie au 2e rang des pays d’origine — traduit un phénomène de mobilité intra-européenne : face à un système doctoral national sous-financé, les doctorants italiens cherchent des financements à l’étranger. La France bénéficie ici de sa politique de contrat doctoral et de cotutelle.

    Ces tendances sont à lire en lien avec la mobilité Erasmus+ des étudiants français 2026-2027, qui illustre les flux symétriques sortants depuis la France.

    📊
    Campus France — Chiffres clés 2025 : mobilité doctorale

    La page interactive de Campus France présente l’ensemble des données sur les doctorants étrangers en France : origines, disciplines, établissements d’accueil et comparaisons internationales. Source de référence pour les statistiques SIES NI-2025-05.

    Consulter les données doctorales →

    Source : Campus France, Chiffres clés de la mobilité étudiante dans le monde, mai 2025

    Financement et durée de thèse : les données 2024-2025

    Le financement est le principal levier d’attractivité du doctorat français — et aussi son principal point de fragilité comparatif. La note NF-2025-14 du MESR fournit les données les plus récentes sur ce sujet.

    En 2024-2025, 81 % des doctorants inscrits en première année de thèse bénéficient d’un financement — une proportion en progression par rapport aux années précédentes. Cette évolution reflète la politique du Plan doctoral national, qui vise à généraliser le contrat doctoral et à réduire les situations de thèse sans financement, longtemps endémiques dans certaines disciplines des sciences humaines et sociales.

    Le taux de 81 % masque toutefois de fortes disparités disciplinaires. En sciences dures, l’accès au financement est quasi-systématique depuis une décennie. En sciences humaines et sociales, en droit et en lettres, les taux restent structurellement plus faibles, même si la tendance est à la convergence. C’est dans ces disciplines que se concentrent paradoxalement les doctorants étrangers dont le financement provient de leur pays d’origine — bourses gouvernementales, financements d’ambassades ou ressources personnelles.

    La durée des thèses évolue également : en 2024, la part des thèses soutenues en moins de 40 mois a progressé de 4 points de pourcentage. Ce raccourcissement partiel est un signal positif pour l’attractivité, notamment vis-à-vis des candidats étrangers qui préfèrent des durées prévisibles compatibles avec des financements à terme fixe.

    Pour l’ensemble du panorama des mécanismes de financement (ANR, CIFRE, contrats régionaux), voir Financement d’une thèse de doctorat en 2026 : contrat doctoral, ANR, CIFRE.

    Diplômés 2024 : baisse après le pic pandémique

    Le nombre de docteurs diplômés en France en 2024 accuse une baisse de 3,0 % par rapport à 2023. Cette diminution succède à une hausse exceptionnelle de 9,6 % en 2023, elle-même imputable à un effet de rattrapage post-pandémique : de nombreuses thèses dont la soutenance avait été reportée en 2020-2021 se sont concentrées sur 2023.

    Le recul de 2024 ne traduit donc pas une dégradation structurelle du système doctoral, mais le retour à une trajectoire normalisée après deux années atypiques. Les nouvelles inscriptions en 2024-2025 progressent d’ailleurs de 3,2 % — signe que l’entrée dans le dispositif doctoral reste dynamique.

    La baisse de 3,0 % en 2024 doit être mise en regard des effectifs absolus : la France produit chaque année entre 16 000 et 17 000 docteurs, ce qui la place parmi les premiers producteurs européens en valeur absolue, derrière l’Allemagne mais devant l’Espagne et l’Italie.

    Ces données rejoignent les constats sur le taux d’abandon en doctorat en France, qui soulignent que le goulot d’étranglement principal n’est pas l’entrée mais la phase de rédaction.

    Insertion professionnelle des docteurs : l’avantage comparatif

    L’attractivité d’une formation doctorale ne se mesure pas uniquement au nombre d’inscrits : elle se mesure aussi aux perspectives offertes aux diplômés. Sur ce point, les données MESR révèlent un avantage comparatif des docteurs français, mais un avantage moins marqué que dans les autres pays de l’OCDE.

    Les titulaires d’un doctorat en France bénéficient d’un avantage d’environ 2 points de pourcentage sur leur taux d’emploi par rapport aux détenteurs d’un master ou d’un diplôme d’ingénieur. Dans le reste de l’OCDE, cet avantage est en moyenne de 4 points. L’écart tient en partie à la nature du marché du travail français, où les grandes entreprises ont historiquement privilégié les diplômes de grandes écoles pour leurs recrutements de cadres supérieurs.

    Pour les docteurs étrangers, la question de l’insertion se pose différemment : une part significative d’entre eux retourne dans leur pays d’origine après la soutenance — phénomène qualifié de « fuite des cerveaux inversée ». D’autres s’insèrent dans le marché du travail français, contribuant à l’économie de la recherche et développement du pays.

    L’analyse complète des données par discipline et type de contrat est disponible dans l’article Insertion professionnelle des docteurs en France 2024 : emploi, CDI et secteur privé par discipline.

    Par ailleurs, les docteurs français sortent du cursus doctoral plus tôt que leurs homologues de la plupart des pays comparables — un atout pour une entrée précoce sur le marché du travail, à condition que la durée réduite de thèse ne se fasse pas au détriment de la qualité scientifique de la contribution.

    Enjeux stratégiques et perspectives

    Les données SIES pour 2025 dessinent un système doctoral français à la croisée des chemins. Quatre enjeux se dégagent.

    Enjeu 1 — Consolider le financement doctoral universel. La progression vers les 81 % de doctorants de première année financés est réelle, mais le chemin vers 100 % reste long, notamment en sciences humaines. Un financement insuffisant fragilise l’attractivité internationale sur les segments de candidats qui ne peuvent mobiliser de bourses extérieures.

    Enjeu 2 — Inverser la baisse des flux maghrébins. Les reculs de -24 % (Algérie) et -35 % (Tunisie) sur cinq ans représentent une perte substantielle pour la diversité du corps doctoral français. Les politiques de visas et les accords bilatéraux de recherche sont des leviers prioritaires.

    Enjeu 3 — Augmenter le ratio d’entrée national. Un ratio de 2,0 pour 100 entrants dans le supérieur n’est pas compatible avec les ambitions de la France en matière de recherche et d’innovation. Cela suppose de mieux articuler les masters recherche avec le doctorat et de valoriser davantage le grade de docteur dans le recrutement privé.

    Enjeu 4 — Développer la représentation en santé. La sous-représentation chronique de la santé dans le doctorat français (5 % contre 21 % en UE) est un angle mort stratégique, dans un contexte où les sciences biomédicales et pharmaceutiques concentrent une part croissante des financements de recherche mondiaux.

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    FAQ

    Quel est le rang de la France pour l’accueil des doctorants étrangers dans le monde ?

    La France est le 4e pays d’accueil mondial des doctorants en mobilité internationale, selon les données Campus France 2025. Elle devance l’Australie et l’Allemagne, mais reste derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada.

    Quelle part des doctorants en France sont étrangers ?

    38 % des doctorants inscrits en France sont en mobilité internationale, contre 25 % en moyenne dans l’Union européenne. Au total, environ 25 300 doctorants étrangers étaient inscrits en 2023-2024.

    Quels pays envoient le plus de doctorants en France ?

    Les principaux pays d’origine sont la Chine (1 806 doctorants), l’Italie (1 622), le Liban (1 534), le Maroc (1 229) et l’Algérie (1 090), selon les chiffres Campus France 2025.

    Pourquoi le ratio d’entrée en doctorat est-il faible en France ?

    La France enregistre seulement 2,0 nouvelles inscriptions en doctorat pour 100 entrants dans l’enseignement supérieur, contre 2,8 en moyenne OCDE et 3,7 en UE. Ce faible ratio s’explique par la forte proportion de filières professionnalisantes (BTS, BUT, licences pro) qui n’ouvrent pas sur le doctorat, et par une culture de la recherche encore concentrée dans certains types d’établissements.

    Quel est le taux de financement des doctorants en première année en France en 2025 ?

    En 2024-2025, 81 % des doctorants inscrits en première année bénéficient d’un financement, contre des niveaux inférieurs les années précédentes. Cette progression reflète les efforts du Plan doctoral national pour généraliser le contrat doctoral.

    Le nombre de doctorants étrangers en France augmente-t-il ?

    Non. Les effectifs de doctorants étrangers ont reculé de 12 % entre 2018 et 2023. Les baisses les plus marquées concernent l’Algérie (-24 %), la Tunisie (-35 %) et plusieurs pays d’Europe de l’Ouest, même si certaines origines comme la Chine et l’Inde restent stables ou progressent légèrement.

    Dans quelles disciplines les doctorants étrangers sont-ils les plus représentés en France ?

    Les sciences (mathématiques, physique, chimie, informatique) concentrent 53 % des inscriptions de doctorants étrangers. Les lettres, sciences humaines et sociales représentent 28 %. La santé, bien que minoritaire en volume, a connu une croissance de 67 % sur cinq ans.

    Combien de docteurs ont été diplômés en France en 2024 ?

    Le nombre de docteurs diplômés en 2024 a baissé de 3,0 % après la forte hausse de 9,6 % enregistrée en 2023, laquelle s’expliquait par un effet de rattrapage post-pandémique. La part des thèses soutenues en moins de 40 mois a cependant progressé de 4 points de pourcentage.

  • Mention TB au mémoire : utile pour le doctorat en 2026 ?

    Mention TB au mémoire : utile pour le doctorat en 2026 ?

    Mention TB au mémoire : utile pour le doctorat en 2026 ?

    La question « la mention TB au mémoire est-elle utile pour le doctorat 2026 » revient systématiquement dans les discussions des étudiants en master 2 qui envisagent une poursuite en thèse. La réponse est plus nuancée qu’un simple oui ou non : la mention Très Bien est un signal fort, mais elle ne détermine pas seule votre admission. Ce guide démêle les critères réels des écoles doctorales françaises et vous indique comment valoriser votre dossier — quelle que soit votre mention.

    En France, les mentions au niveau master sont attribuées selon le barème national : Passable (10-11,99/20), Assez Bien (12-13,99/20), Bien (14-15,99/20), Très Bien (16/20 et plus). La mention TB est obtenue par une minorité d’étudiants : selon les statistiques de soutenances M2 en France 2026, moins de 20 % des étudiants de master obtiennent la mention Très Bien à leur soutenance — avec des variations disciplinaires significatives.

    Réponse directe : La mention TB au mémoire de master est utile pour le doctorat en 2026, mais pas indispensable. La plupart des écoles doctorales exigent un minimum de « Bien », pas nécessairement « Très Bien ». Ce qui compte davantage : la qualité du projet de recherche, la relation avec le directeur de thèse pressenti et la disponibilité d’un financement.

    Quels critères les écoles doctorales regardent-elles vraiment ?

    Contrairement à une idée répandue, les écoles doctorales françaises n’utilisent pas la mention comme critère de sélection unique. Les dossiers sont évalués selon plusieurs axes :

    • La qualité du projet de recherche : un projet de thèse clair, original, adossé à une problématique précise et à une bibliographie pertinente est le premier facteur de sélection.
    • La lettre de motivation et le parcours académique : les publications, les expériences de recherche (stages, participation à des séminaires doctoraux), les conférences suivies.
    • L’accord d’un directeur de thèse : dans la grande majorité des cas, avoir un directeur pressenti qui accepte de vous encadrer est une condition préalable à toute candidature.
    • La disponibilité d’un financement : contrat doctoral, allocation ANR, bourse CIFRE — les ED privilégient souvent les candidats qui ont un financement identifié.
    • La moyenne générale et la mention du master : c’est ici qu’intervient la mention TB, en cinquième position dans la plupart des grilles d’évaluation.

    Quelle mention minimum pour postuler au doctorat ?

    Les seuils varient selon les établissements. Voici les pratiques les plus répandues en 2026 :

    Établissement / ED Mention minimum requise Source
    Sorbonne Université (ED Lettres) Bien ou Très Bien Règlement ED Sorbonne
    Université de Bordeaux Bien (14/20) + note mémoire 14/20 doctorat.u-bordeaux.fr
    Université de Strasbourg (ED SHS) Bien ed.shs.unistra.fr
    Université Grenoble Alpes (EDSHPT) Mention non spécifiée, projet et directeur priment edshpt.univ-grenoble-alpes.fr
    Sciences Po Paris (École de la recherche) Master recherche requis, mention non formalisée sciencespo.fr/ecole-recherche

    Le constat est clair : la mention « Bien » est le seuil standard. La mention « Très Bien » vous place dans le haut du panier, mais rares sont les ED qui la rendent obligatoire.

    Quels avantages concrets apporte la mention TB ?

    La mention Très Bien offre plusieurs avantages tangibles dans le parcours doctoral :

    Avantage 1 : un signal de distinction dans les dossiers compétitifs

    Lors d’une sélection à plusieurs dizaines de candidats pour un contrat doctoral, la mention TB est un critère de différenciation. Elle signale au jury que votre mémoire a été évalué au-dessus de la norme par vos enseignants — ce qui renforce la crédibilité de votre projet.

    Avantage 2 : l’accès facilité aux financements sélectifs

    Les concours de contrats doctoraux des grandes universités (type Sorbonne, PSL, Saclay) sont très compétitifs. La mention TB peut faire la différence lors du classement final, à projet de recherche équivalent. Les contrats CIFRE de l’ANRT, qui associent entreprise et laboratoire, valorisent également un dossier académique solide.

    Avantage 3 : les prix de mémoire et distinctions

    Plusieurs associations disciplinaires (économie, droit, sciences politiques, histoire) décernent des prix de mémoire réservés aux mentions TB. Ces distinctions figurent utilement dans un CV académique pour les candidatures postdoctorales.

    Avantage 4 : un argument dans la lettre de candidature

    Dans votre lettre de motivation pour l’école doctorale, une mention TB permet d’affirmer que votre travail de recherche a été formellement reconnu comme excellent par un jury universitaire. C’est un ancrage factuel, plus solide que des qualificatifs autoévalués.

    Peut-on être admis en doctorat sans mention TB ?

    Oui, et c’est même fréquent. La réalité des admissions doctorales montre que de nombreux thésards ont obtenu leur master avec la mention « Bien » (14-16/20) voire « Assez Bien » dans des cas dérogatoires. Voici les situations où l’absence de TB est compensée :

    • Un projet de thèse exceptionnel : un sujet novateur, bien documenté, ancré dans les enjeux actuels de la discipline.
    • Une expérience de recherche démontrée : participation à des programmes ANR, publication d’un article dans une revue à comité de lecture, communication dans un colloque.
    • Un directeur de thèse enthousiaste : si un directeur de thèse reconnu dans son domaine soutient fortement votre dossier, les ED accordent souvent une dérogation sur la mention.
    • Un financement propre : un étudiant qui arrive avec un financement CIFRE ou une bourse externe est presque toujours admis, quelle que soit sa mention.
    À savoir : la distribution des mentions varie fortement selon les disciplines. En droit et en médecine, la mention TB est plus fréquente qu’en sciences humaines. Contextualisez votre mention par rapport aux taux de votre discipline avant d’évaluer votre dossier.

    Comment construire un dossier de doctorat solide ?

    Que vous ayez la mention TB ou non, voici les composantes d’un dossier de candidature en école doctorale qui convaincra un jury :

    1. Le projet de thèse (8 à 15 pages) : problématique, hypothèses, revue de littérature, méthodologie envisagée, calendrier prévisionnel. Ce document est le cœur de votre dossier.
    2. Le mémoire de master (ou extraits) : certaines ED demandent l’intégralité du mémoire, d’autres seulement le résumé et la bibliographie.
    3. La lettre de l’encadrant pressenti : une lettre de soutien du directeur de thèse que vous avez contacté en amont.
    4. Les relevés de notes L3, M1, M2 : la progression de votre parcours compte autant que la note finale.
    5. La lettre de motivation : elle doit expliquer pourquoi ce sujet, pourquoi cette ED, et quelle est votre vision du doctorat comme formation à la recherche.
    6. Les expériences de recherche : stages en laboratoire, participation à des groupes de lecture, co-encadrement de TD.

    Mention TB et financement doctoral : le lien

    Le financement est le nerf de la guerre du doctorat en France. Voici comment la mention TB peut influer :

    Les contrats doctoraux des universités

    Chaque université dispose d’un contingent de contrats doctoraux financés par le ministère. Ces contrats sont attribués sur concours par les écoles doctorales. La mention TB est un critère explicite dans la plupart des grilles de classement — elle peut valoir plusieurs points sur l’évaluation finale.

    Les contrats ANR

    Les projets ANR incluent souvent des financements pour doctorants. Le recrutement se fait sur dossier par le porteur de projet : la mention TB n’est pas toujours un critère formel, mais un profil académique solide est attendu.

    Les bourses CIFRE

    Les conventions CIFRE (Convention Industrielle de Formation par la REcherche) associent une entreprise, un laboratoire et un doctorant. Elles sont gérées par l’ANRT. La mention est un critère parmi d’autres — l’adéquation entre le profil du candidat et les besoins de l’entreprise prime souvent.

    Pour un panorama complet des financements disponibles, consultez notre guide des financements du doctorat en France en 2026.

    Ce que disent les grandes écoles doctorales en 2026

    Quelques repères tirés des règlements d’admission en vigueur en 2026 :

    • ED Arts (Paris Panthéon-Sorbonne) : exige explicitement la mention « Bien » ou « Très Bien » pour la sélection en doctorat 2025-2026.
    • École Doctorale Sciences Humaines (Université de Strasbourg) : mentionne la mention « Bien » comme seuil, avec possibilité de dérogation pour les profils exceptionnels.
    • Sciences Po — École de la recherche : exige un master recherche sans mention minimale formalisée, mais attend une note de mémoire élevée.
    • Université de Grenoble Alpes (EDSHPT) : ne fixe pas de mention minimum dans ses conditions publiées, valorisant le projet et le directeur.

    Il est important de noter un changement réglementaire significatif : depuis l’arrêté du 25 mai 2016 relatif à la formation doctorale, les mentions honorifiques des thèses de doctorat ont été supprimées en France. Votre thèse elle-même ne recevra donc pas de mention « Très Bien ». Seul le verdict « admis » ou « ajourné » est rendu, et cette règle s’applique à toutes les disciplines.

    Questions fréquentes

    La mention TB au mémoire M2 est-elle obligatoire pour un contrat doctoral ?

    Non, la mention Très Bien n’est généralement pas obligatoire pour obtenir un contrat doctoral. La plupart des universités exigent la mention Bien (14/20). La TB est un avantage dans les concours compétitifs mais ne constitue pas un prérequis formel dans la majorité des établissements.

    Quelle est la différence entre mention TB au mémoire et félicitations du jury ?

    Les félicitations du jury sont une distinction honorifique accordée par le jury à un mémoire jugé exceptionnel — elles n’ont pas de base réglementaire nationale et leur usage varie selon les établissements. La mention TB (Très Bien) est une mention officielle fondée sur la moyenne, qui apparaît sur le relevé de notes. Les félicitations peuvent accompagner une mention TB, mais les deux sont indépendantes.

    Mon directeur de thèse doit-il obligatoirement être mon directeur de mémoire ?

    Non. Il est fréquent que le directeur de thèse soit un enseignant-chercheur que vous avez rencontré en master mais qui n’a pas encadré votre mémoire. Ce qui compte, c’est qu’il soit habilité à diriger des recherches (HDR) et rattaché à une unité de recherche affiliée à une école doctorale accréditée.

    La mention figure-t-elle sur le diplôme de master ?

    Oui. La mention est inscrite à la fois sur le diplôme national de master et sur le supplément au diplôme (Diploma Supplement). Elle est donc visible par les employeurs et les institutions qui vérifient votre parcours. Les relevés de notes semestriels précisent la note brute.

    Peut-on contester une mention pour obtenir la TB ?

    Non en règle générale. Le jury est souverain sur les notes. Un recours contre l’ajournement ou une irrégularité de procédure est possible, mais contester la mention en elle-même est pratiquement impossible sur le fond. Si vous estimez qu’une erreur de calcul s’est produite, contactez le secrétariat pédagogique pour vérification.

    Les thèses ont-elles aussi des mentions en France ?

    Non. Depuis l’arrêté du 25 mai 2016, les mentions honorifiques ont été supprimées pour les thèses de doctorat en France. Les jurys ne peuvent plus attribuer de mentions comme « Très honorable avec félicitations du jury ». Seul le verdict « admis » ou « ajourné » est rendu. Cette règle s’applique à toutes les disciplines.

    Peut-on candidater au doctorat depuis l’étranger avec un diplôme équivalent ?

    Oui. Les étrangers titulaires d’un diplôme reconnu de niveau master peuvent candidater dans les écoles doctorales françaises. La validation de l’équivalence se fait au cas par cas par le conseil de l’ED. Campus France peut accompagner la démarche pour les candidats extracommunautaires.

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  • Indemnités CIFRE 2026 : chiffres, évolution et financement des thèses industrielles en France

    Indemnités CIFRE 2026 : chiffres, évolution et financement des thèses industrielles en France

    Indemnités CIFRE 2026 : chiffres, évolution et financement des thèses industrielles en France

    En 2026, le dispositif CIFRE (Convention Industrielle de Formation par la Recherche) franchise un nouveau palier salarial : 2 300 € brut par mois, soit 27 600 € brut annuels. Cette revalorisation s’inscrit dans la trajectoire tracée par la Loi de Programmation de la Recherche (LPR) de 2020, qui vise à faire des indemnités CIFRE 2026 un levier d’attractivité pour la recherche partenariale public-privé en France. À l’horizon 2027, l’ANRT ambitionne 2 150 conventions annuelles — contre 1 500 en 2020. Voici le panorama statistique complet du dispositif.

    La thèse CIFRE est le seul dispositif en France permettant à un doctorant de percevoir un salaire de salarié tout en effectuant sa recherche en entreprise et en obtenant son doctorat à l’université. Géré par l’ANRT (Association Nationale Recherche Technologie) pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, il mobilise chaque année plus de 100 millions d’euros de financement public.

    Réponse rapide : En 2026, l’indemnité minimale CIFRE est de 2 300 € brut/mois (27 600 €/an). L’ANRT verse à l’entreprise une subvention de 14 000 €/an pendant 3 ans (42 000 € au total). En 2023, 1 760 allocations ont été accordées, avec un objectif de 2 150/an d’ici 2027.

    Salaire minimum CIFRE 2026 : le montant officiel

    Depuis le 1er janvier 2026, le salaire brut minimum garanti pour un doctorant CIFRE est fixé à 2 300 € brut par mois, soit 27 600 € brut par an. En net, cela représente environ 1 850 € mensuels. Ce montant constitue un plancher légal : l’entreprise d’accueil peut librement proposer une rémunération supérieure, et beaucoup le font — notamment dans les grands groupes industriels et le secteur numérique.

    Il s’agit d’un contrat de travail à part entière, soumis au droit du travail français. Le doctorant bénéficie de la couverture sociale complète : assurance maladie, chômage, retraite et congés payés. Ce statut salarié distingue fondamentalement la CIFRE des bourses doctorales classiques, où la protection sociale est souvent moindre.

    Rémunération minimale mensuelle brute CIFRE — Évolution récente
    Année Salaire brut mensuel Salaire brut annuel Variation
    2023 2 044 € 24 529 €
    2024 2 100 € 25 200 € +2,7 %
    2025 2 200 € 26 400 € +4,8 %
    2026 2 300 € 27 600 € +4,5 %

    Évolution des indemnités CIFRE 2020-2026

    La trajectoire de revalorisation des indemnités CIFRE est directement liée à la Loi de Programmation de la Recherche (LPR), promulguée en décembre 2020. Cette loi a institué un calendrier pluriannuel d’augmentation des rémunérations doctorales, avec un double objectif : améliorer l’attractivité du doctorat industriel et aligner progressivement les salaires sur ceux observés dans les pays comparables (Allemagne, Pays-Bas, Suisse).

    Entre 2020 et 2026, le salaire brut mensuel minimum du doctorant CIFRE a progressé de plus de 25 %. À titre de comparaison, en Allemagne, un doctorant industriel perçoit en moyenne entre 2 500 € et 3 200 € brut par mois — un écart qui reste notable mais se réduit. En Suisse, les rémunérations doctorales dépassent souvent 3 500 CHF nets, ce qui explique en partie les difficultés de rétention des talents scientifiques français.

    La LPR prévoit que cette trajectoire se poursuive jusqu’en 2030. Aucun plafond officiel post-2026 n’a encore été publié au moment de la rédaction de cet article, mais les projections parlementaires évoquent un objectif de 2 500 € brut/mois avant 2030.

    La subvention ANRT : fonctionnement et montants

    Dans une convention CIFRE, l’ANRT (Association Nationale Recherche Technologie) verse directement à l’entreprise d’accueil une subvention de 14 000 € par an, sur toute la durée de la thèse (3 ans), soit 42 000 € au total. Cette subvention est versée trimestriellement et sert à compenser partiellement le coût employeur.

    Le coût total brut chargé d’un doctorant CIFRE sur 3 ans avoisine 130 000 €. Après déduction de la subvention ANRT (42 000 €), le reste à charge pour l’entreprise est d’environ 88 000 € — soit moins de 30 000 € par an. Ce montant peut encore être réduit si l’entreprise bénéficie du Crédit d’Impôt Recherche (CIR), qui offre une réduction fiscale de 30 % des dépenses de R&D éligibles. Pour les Jeunes Entreprises Innovantes (JEI), des exonérations de charges sociales s’ajoutent.

    Point clé : Combinés, la subvention ANRT + CIR + JEI peuvent couvrir plus de 60 % du coût total d’un doctorant CIFRE pour les start-ups éligibles, rendant le dispositif particulièrement attractif pour l’écosystème innovant.

    Nombre de conventions : chiffres et objectif 2027

    En 2023, l’ANRT a alloué 1 760 conventions CIFRE, avec un taux d’acceptation de 93 % des dossiers soumis — un signal fort d’une demande qui dépasse encore l’offre de thésards qualifiés plutôt que les capacités d’instruction de l’ANRT. Ce chiffre marque une progression notable par rapport aux 1 500 conventions de 2020.

    La LPR fixe un objectif de 2 150 CIFRE annuelles d’ici 2027, soit une augmentation de 43 % en 7 ans. Pour y parvenir, plusieurs leviers sont activés : élargissement des secteurs éligibles, simplification du dossier de candidature, et campagnes de sensibilisation auprès des PME (qui restent sous-représentées dans le dispositif par rapport aux grands groupes). Pour en savoir plus sur les conditions d’éligibilité et la procédure, consultez notre guide complet de la bourse CIFRE 2026.

    Nombre de conventions CIFRE allouées — Évolution et objectifs
    Période Conventions/an Statut
    2020 1 500 Référence LPR
    2023 1 760 Réalisé (taux acceptation : 93 %)
    2027 (objectif) 2 150 Cible LPR

    Secteurs et disciplines les plus représentés

    Contrairement à l’idée reçue d’un dispositif exclusivement réservé aux ingénieurs et informaticiens, le programme CIFRE est ouvert à toutes les disciplines. En 2023-2024, 28 % des allocations concernaient des thèses en sciences humaines et sociales (SHS) — un chiffre en hausse régulière depuis 10 ans. Les disciplines SHS les plus représentées sont les sciences de l’information et de la communication, les sciences économiques et de gestion, et le droit privé.

    En termes de secteurs d’accueil, les doctorants CIFRE sont majoritairement intégrés dans des PME et des grands groupes industriels. Mais depuis quatre ans, la présence dans les collectivités locales, acteurs publics et associations est en augmentation nette — signe que le dispositif se diffuse au-delà du secteur privé marchand traditionnel.

    • Industries technologiques et numériques : premier secteur d’accueil (informatique, électronique, télécoms)
    • Ingénierie et services aux entreprises : deuxième secteur, porté par les cabinets de conseil R&D
    • Sciences humaines et sociales : 28 % des conventions — un record historique
    • Agroalimentaire, santé, pharma : secteurs en forte progression depuis 2021
    • Secteur public et ESS : montée en puissance depuis 2020 (collectivités, ONG, fondations)

    CIFRE vs contrat doctoral classique

    Le contrat doctoral classique est financé par les établissements d’enseignement supérieur ou les organismes de recherche (CNRS, Inserm, etc.). En 2026, sa rémunération minimale est identique à celle de la CIFRE : 2 300 € brut/mois, après revalorisation LPR. Mais les différences restent importantes.

    Comparatif CIFRE vs Contrat doctoral classique 2026
    Critère CIFRE Contrat doctoral classique
    Salaire minimum 2026 2 300 € brut/mois 2 300 € brut/mois
    Employeur Entreprise privée ou publique Établissement public
    Lieu de travail principal Entreprise (+ laboratoire) Laboratoire universitaire
    Subvention état 14 000 €/an (ANRT → entreprise) Financement direct établissement
    CIR possible Oui Non (établissement public)
    Rémunération pratiquée (moyenne) Souvent 2 400–3 000 € (grands groupes) Généralement au minimum légal

    Pour une analyse détaillée des montants nets selon chaque type de financement, consultez notre comparatif complet du salaire doctorant en France 2026 : contrat doctoral, CIFRE et ANR.

    Les trois types de CIFRE en 2026

    Le programme CIFRE se décline en trois variantes, chacune ciblant un contexte spécifique de recherche partenariale :

    • CIFRE générale : ouverte à tous les secteurs et disciplines, financement par l’ANRT sur fonds MESRI.
    • CIFRE Défense : pour les projets de recherche liés aux domaines stratégiques nationaux, avec des contraintes de confidentialité spécifiques.
    • CIFRE Brésil : dispositif de coopération scientifique franco-brésilienne, impliquant des chercheurs des deux pays sur des projets conjoints.

    La CIFRE générale représente la très grande majorité des conventions (plus de 95 %). Les deux variantes spéciales restent marginales en volume mais symbolisent la dimension internationale et stratégique que le dispositif cherche à développer.

    Pour un panorama de l’ensemble des dispositifs de financement doctoral disponibles en France — contrat doctoral classique, ANR, ERC — consultez notre guide des financements du doctorat 2026 en France (ANR, contrat doctoral, CIFRE).

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    FAQ — Questions fréquentes sur les indemnités CIFRE 2026

    Quel est le salaire net d’un doctorant CIFRE en 2026 ?

    En 2026, le salaire brut minimum d’un doctorant CIFRE est de 2 300 € par mois. Après cotisations sociales salariales, le net mensuel représente environ 1 840–1 880 €. Les grandes entreprises versent souvent davantage : entre 2 400 et 3 000 € brut est courant dans les secteurs technologiques et pharmaceutiques.

    Combien de conventions CIFRE sont accordées chaque année ?

    En 2023, l’ANRT a accordé 1 760 conventions CIFRE, avec un taux d’acceptation de 93 % des dossiers déposés. L’objectif fixé par la Loi de Programmation de la Recherche est d’atteindre 2 150 conventions annuelles d’ici 2027.

    Combien l’ANRT verse-t-elle à l’entreprise pour une CIFRE ?

    L’ANRT verse une subvention de 14 000 € par an à l’entreprise d’accueil pendant toute la durée de la thèse (3 ans), soit 42 000 € au total. Cette aide est versée trimestriellement et directement à l’entreprise, pas au doctorant.

    Les sciences humaines et sociales sont-elles éligibles à la CIFRE ?

    Oui, toutes les disciplines sont éligibles. En 2023-2024, 28 % des conventions CIFRE portaient sur des thèses en SHS, avec une forte représentation des sciences de l’information, des sciences économiques et de gestion, et du droit. Le secteur public et les associations accueillent de plus en plus de doctorants CIFRE SHS.

    Quelle est la différence entre CIFRE et contrat doctoral en 2026 ?

    Les deux dispositifs offrent le même salaire minimum légal en 2026 (2 300 € brut/mois). La CIFRE se distingue par son ancrage en entreprise (le doctorant travaille majoritairement dans la structure privée ou publique d’accueil), par la subvention ANRT versée à l’entreprise, et par la possibilité de cumuler avec le Crédit d’Impôt Recherche. Le contrat doctoral classique se déroule principalement en laboratoire universitaire.

    Le salaire CIFRE va-t-il encore augmenter après 2026 ?

    La Loi de Programmation de la Recherche (LPR) de 2020 prévoit une revalorisation progressive des rémunérations doctorales jusqu’en 2030. Les projections parlementaires évoquent un objectif de 2 500 € brut/mois avant 2030, mais aucun arrêté fixant le montant post-2026 n’avait été publié au moment de la rédaction de cet article. Il convient de consulter le site de l’ANRT pour les mises à jour officielles.