Écoles doctorales France 2026 : effectifs par région, disciplines et financement

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Écoles doctorales France 2026 : effectifs par région, disciplines et financement

La France dispose d’un réseau dense de 270 écoles doctorales accréditées par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESRI), rattachées à 57 établissements. Ces structures encadrent 69 432 doctorants en 2024-2025 — un chiffre stable après une décennie de baisse. Comprendre la géographie, la composition disciplinaire et les modalités de financement des écoles doctorales France 2026 est essentiel pour tout candidat au doctorat ou chercheur qui souhaite situer son projet dans le paysage national.

Les données proviennent de l’enquête annuelle du SIES (Sous-direction des Systèmes d’Information et des Études Statistiques) auprès des écoles doctorales, disponibles en Open Data sur la plateforme du MESRI.

Chiffres clés 2024-2025 : 270 écoles doctorales dans 57 établissements, 69 432 doctorants (-0,3 %), 16 970 nouvelles inscriptions, 14 727 thèses soutenues. L’Île-de-France concentre environ 35 % des effectifs.

Structure nationale du réseau doctoral

La France s’est dotée d’un modèle d’organisation doctorale fondé sur les écoles doctorales (ED), structures créées par le décret de 1995 et réformées plusieurs fois depuis. Chaque école doctorale est accréditée pour 5 ans par le MESRI, souvent après évaluation par l’HCERES. Elle regroupe plusieurs unités de recherche autour d’un domaine disciplinaire et encadre les doctorants depuis l’inscription jusqu’à la soutenance.

En 2022-2023, la plateforme Open Data ESR du MESRI répertorie 295 écoles doctorales accréditées dans son annuaire — un chiffre qui a diminué à environ 270 dans les données 2024-2025, en raison des regroupements opérés lors des renouvellements d’accréditation, notamment dans le cadre des fusions d’établissements (Universités Paris-Saclay, Université Grenoble Alpes, etc.).

Les écoles doctorales sont portées par 57 établissements d’enseignement supérieur et de recherche, allant des universités classiques aux grandes écoles (Polytechnique, ENS, ENPC), en passant par les établissements publics à caractère scientifique et technologique comme le CNRS ou l’Inserm qui co-accréditent des ED avec les universités.

Répartition régionale des effectifs

La géographie du doctorat en France est fortement marquée par la concentration parisienne. L’Île-de-France concentre environ un tiers des doctorants inscrits — une situation héritée de la centralisation du système universitaire et de la localisation des grandes infrastructures de recherche (CNRS, Inserm, CEA, campus de Paris-Saclay).

Répartition estimée des doctorants par grande région — France 2024-2025
Région Doctorants (estimés) Part du total Pôles principaux
Île-de-France ~24 000 ~35 % Paris-Saclay, Sorbonne, Paris Cité, ENS
Auvergne-Rhône-Alpes ~9 000 ~13 % Grenoble Alpes, Lyon, Clermont
Occitanie ~7 000 ~10 % Toulouse, Montpellier
Nouvelle-Aquitaine ~5 500 ~8 % Bordeaux, Pau, Limoges
Pays de la Loire / Bretagne ~5 000 ~7 % Nantes, Rennes, Brest
Autres régions ~19 000 ~27 % Strasbourg, Lille, Marseille, Nice…

La région Île-de-France dispose d’un dispositif spécifique d’attractivité doctorale : le programme Paris Region PhD 2026, piloté par la Région Île-de-France, finance des allocations doctorales pour les candidats s’inscrivant en 1ère année à la rentrée 2026-2027 dans une école doctorale francilienne — un signal fort de l’enjeu de rétention des talents sur le territoire.

Répartition par disciplines scientifiques

Les écoles doctorales sont généralement organisées autour de grandes familles disciplinaires. La répartition des doctorants selon les domaines scientifiques révèle la prédominance historique des sciences exactes et de la vie, même si les sciences humaines et sociales représentent une part non négligeable.

Répartition des doctorants par grand domaine scientifique — France
Domaine Part estimée Exemples d’écoles doctorales
Sciences de la vie et de la santé ~28 % ED Complexité du vivant, ED Santé Paris-Saclay
Sciences et technologies (STI) ~25 % ED EOBE, ED SMEMAG
Sciences exactes (Maths, Physique, Chimie) ~22 % ED Mathématiques, ED Physique
Sciences humaines et sociales (SHS) ~18 % ED Sciences des Sociétés, ED Histoire
Autres (droit, gestion, éducation) ~7 % ED Droit, ED Sciences de gestion

Types de financement doctoral

L’un des enjeux majeurs de la politique doctorale française est le taux de financement des doctorants. La LPR de 2020 a fixé comme objectif que l’ensemble des nouveaux doctorants soient financés par un contrat. En 2024, les principales sources de financement sont :

  • Contrat doctoral : principal dispositif public. Financé par l’État, les établissements, ou les laboratoires sur fonds ANR/ERC. Salaire 2026 : 2 300 € brut/mois.
  • Convention CIFRE : 1 760 conventions allouées en 2023, portant un salaire au minimum identique (2 300 € brut/mois) avec subvention ANRT à l’entreprise.
  • Bourse régionale ou institutionnelle : certaines régions (Île-de-France, Bretagne, Occitanie) financent des allocations complémentaires.
  • Financement sur contrat de recherche : ANR, H2020/Horizon Europe, contrats industriels — sans statut de contrat doctoral mais avec rémunération.
  • Autofinancement : en théorie découragé par la LPR, il subsiste notamment en SHS et en droit, où les candidats financent leur thèse sur fonds propres ou en exerçant une activité professionnelle parallèle.

La proportion de nouveaux doctorants bénéficiant d’un financement a progressé significativement depuis 2020 mais n’atteint pas encore les 100 % visés. En SHS notamment, une part non négligeable de doctorants reste sans financement dédié, ce qui alimente les problèmes de durée excessive de thèse et d’abandon.

Tendances 2020-2025 : stabilisation après recul

Après une décennie de baisse continue des effectifs doctoraux (de plus de 80 000 en 2011 à moins de 70 000 en 2022), les données 2024-2025 montrent une stabilisation : -0,3 % seulement. Cette stabilisation est attribuée à la politique LPR de revalorisation salariale, qui rend le doctorat à nouveau attractif pour certains profils.

En revanche, le nombre de nouvelles inscriptions en première année (16 970 en 2024) reste en dessous des niveaux du début de la décennie. La relance passe notamment par le développement des thèses CIFRE, l’ouverture aux professionnels en formation continue, et les programmes de financement régionaux.

Le taux de soutenance dans les délais réglementaires (3 ans + possible extension à 4 ou 5 ans selon les règlements intérieurs) reste un indicateur de qualité suivi par les ED. Il varie fortement selon les disciplines : les sciences exactes soutiennent plus régulièrement dans les 4 ans, tandis que les thèses SHS dépassent souvent 5 à 7 ans.

Cotutelles internationales

La France est l’un des pays les plus actifs dans les cotutelles de thèse — dispositif permettant à un doctorant de préparer sa thèse sous la direction de deux directeurs appartenant à deux pays différents et d’obtenir un double doctorat. Les données SIES enregistrent plusieurs centaines de cotutelles actives chaque année, principalement avec l’Italie, l’Allemagne, le Maroc, la Tunisie et le Brésil.

Les cotutelles sont particulièrement fréquentes dans les disciplines scientifiques et jouent un rôle important dans le maintien des flux internationaux de doctorants entrants et sortants. Pour les établissements, elles constituent un indicateur de qualité pris en compte dans les évaluations HCERES.

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FAQ — Questions fréquentes sur les écoles doctorales en France

Combien y a-t-il d’écoles doctorales en France en 2026 ?

En 2024-2025, la France compte environ 270 écoles doctorales accréditées par le MESRI, rattachées à 57 établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Ce chiffre est en légère baisse par rapport aux 295 de 2022-2023, en raison des regroupements d’établissements et des renouvellements d’accréditation.

Quelle région concentre le plus de doctorants en France ?

L’Île-de-France concentre environ 35 % des doctorants inscrits en France, soit environ 24 000 sur les 69 432 au total. Les pôles principaux sont Paris-Saclay, Sorbonne Université, Université Paris Cité et les grandes écoles parisiennes (ENS, Polytechnique, ENPC).

Quelles disciplines accueillent le plus de doctorants en France ?

Les sciences de la vie et de la santé (28 %), les sciences et technologies de l’ingénieur (25 %) et les sciences exactes (22 %) représentent ensemble les trois quarts des doctorants. Les sciences humaines et sociales représentent environ 18 % des inscrits.

Comment trouver les données officielles sur les écoles doctorales françaises ?

Le MESRI publie chaque année ses données sur la plateforme Open Data ESR (data.enseignementsup-recherche.gouv.fr). Le dataset “Effectifs des doctorants et docteurs des écoles doctorales” contient les données par établissement, domaine scientifique et financement. L’annuaire des écoles doctorales est également accessible sur doctorat.campusfrance.org.

Les effectifs doctoraux sont-ils en hausse ou en baisse en France ?

Après une décennie de baisse continue (de plus de 80 000 doctorants en 2011 à 69 432 en 2024-2025), les effectifs se stabilisent (-0,3 % en 2024-2025). La politique de revalorisation salariale de la Loi de Programmation de la Recherche (LPR) et le développement des thèses CIFRE contribuent à cette stabilisation.


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