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  • theses.fr en chiffres 2026 : 563 354 thèses, et pourquoi son moteur ne peut pas compter vos mots-clés

    theses.fr en chiffres 2026 : 563 354 thèses, et pourquoi son moteur ne peut pas compter vos mots-clés

    Le chiffre d’abord. Au 16 août 2026, theses.fr référence 485 330 thèses soutenues et 78 024 thèses en préparation, soit 563 354 thèses au total, et 917 711 personnes liées à ces travaux — auteurs, directeurs, rapporteurs, membres de jury.

    Ces trois nombres sont affichés sur la page d’accueil du portail. Le quatrième vient de son interface de programmation, et c’est lui qui rend l’ensemble solide : une requête vide sur l’API renvoie totalHits: 563354, exactement la somme des deux sous-totaux publiés. Deux routes indépendantes, un accord au chiffre près.

    Mais cet article a un second objet, plus utile encore si vous rédigez en ce moment. Beaucoup d’étudiants utilisent le compteur de theses.fr pour justifier un choix de méthode — « 505 thèses françaises utilisent SPSS » — et cette phrase est fausse. Non parce que le portail se trompe, mais parce que son moteur ne fait pas ce qu’on croit. Voici la mesure, et la méthode pour ne plus vous faire prendre.

    Les chiffres, et ce qu’ils recouvrent

    Indicateur Valeur au 16/08/2026 Source
    Thèses soutenues 485 330 Page d’accueil theses.fr
    Thèses en préparation 78 024 Page d’accueil theses.fr
    Total référencé 563 354 Somme, confirmée par l’API
    Personnes liées aux thèses 917 711 Page d’accueil theses.fr

    Trois précisions que vous devez faire figurer si vous citez ces nombres.

    Ce sont des thèses de doctorat, pas des mémoires. Un mémoire de master n’y figure pas. Pour les mémoires, les dépôts sont ailleurs — DUMAS pour les travaux d’étudiants, HAL pour la production scientifique — et notre annuaire des portails de mémoires les recense.

    « En préparation » n’est pas « en cours ». Les 78 024 thèses en préparation correspondent à des sujets déclarés. Une partie de ces doctorats sera abandonnée, et un sujet déclaré il y a huit ans peut y figurer encore. C’est un stock de sujets enregistrés, pas un effectif de doctorants actifs — deux grandeurs que l’on confond très souvent.

    Le référencement n’est pas la disponibilité. Une thèse peut être signalée sans que son texte intégral soit accessible en ligne : embargo, diffusion restreinte à l’intranet de l’établissement, ou dépôt antérieur à la généralisation du dépôt électronique. Le nombre de thèses signalées excède donc largement le nombre de thèses que vous pouvez lire.

    Réconciliation arithmétique de deux sous-totaux avec le total affiché
    485 330 + 78 024 = 563 354, et l’API renvoie le même nombre. Deux routes qui concordent valent mieux qu’une source qui affirme.

    Le piège : ce que le compteur compte vraiment

    L’API de theses.fr renvoie, pour chaque requête, un champ totalHits. La tentation est irrésistible : tapez un terme, lisez le nombre, citez-le comme une mesure de prévalence.

    Commençons par le test que tout le monde connaît. Un moteur de recherche n’est pas un instrument de comptage tant qu’on n’a pas vérifié que son total réagit aux filtres : certains portails plafonnent leur compteur à une valeur fixe. Ici, le test passe :

    • q=*563 354
    • q=régression4 292

    Le nombre baisse, franchement. Le compteur n’est donc pas plafonné, et son total se réconcilie avec les chiffres officiels. À ce stade, tous les contrôles habituels sont au vert.

    Et pourtant le chiffre ne veut rien dire. Voici la mesure qui le démontre :

    Requête Résultats annoncés
    SPSS 505
    SPSSXchaîne qui ne désigne rien 496
    zzzqwertynotaword 0

    Un mot inventé, obtenu en ajoutant une lettre à SPSS, renvoie 496 résultats — soit 98 % du score du vrai terme. Le moteur ne cherche pas la chaîne que vous avez tapée : il applique une correspondance approximative, tolérante aux variations, conçue pour être généreuse quand un utilisateur fait une faute de frappe.

    La vérification directe achève la démonstration. En ouvrant les cinq premiers résultats de la requête SPSS et en cherchant la chaîne dans leur notice complète, un seul sur cinq la contient. Les quatre autres portent sur le frittage Spark Plasma Sintering, sur des Stream Processing Systems, et sur le polystyrène syndiotactique. Des sigles voisins, aucun rapport avec un logiciel de statistiques.

    Une recherche floue renvoie surtout des résultats hors sujet
    505 résultats pour SPSS, 496 pour un mot qui n’existe pas. Le compteur fonctionne ; il ne compte simplement pas ce que vous croyez.

    Une seconde limite : des paramètres silencieusement ignorés

    En interrogeant l’API avec un filtre de statut, on obtient :

    • sans filtre → 563 354
    • status=soutenue563 354
    • status=enCours563 354

    Les trois réponses sont identiques, alors que les chiffres officiels prouvent qu’elles devraient valoir 563 354, 485 330 et 78 024. Le paramètre n’est pas rejeté par une erreur : il est ignoré en silence, et la requête renvoie un HTTP 200 parfaitement normal. C’est le pire cas de figure, parce que rien n’avertit l’utilisateur que son filtre n’a pas été appliqué.

    Le test en trois questions, à appliquer à n’importe quel portail

    Généralisons, parce que ce problème ne concerne pas que theses.fr. Avant de citer un nombre issu d’un moteur de recherche — theses.fr, un catalogue de bibliothèque, une base de données bibliographique, un portail open data :

    1. Le compteur bouge-t-il ? Ajoutez un filtre. Si le total ne baisse jamais, il est plafonné ou ignoré : inutilisable.
    2. Une absurdité s’effondre-t-elle ? Interrogez une variante inventée de votre terme. Si elle renvoie un nombre du même ordre, la recherche est approximative et votre compte est du bruit. C’est le test que presque personne ne fait, et c’est celui qui a démasqué le cas ci-dessus.
    3. Les résultats contiennent-ils le terme ? Ouvrez les cinq premiers et vérifiez de vos yeux. Un compteur juste sur des documents faux reste un chiffre faux.

    Un nombre qui passe les trois est citable. Un nombre qui n’en passe que deux ne l’est pas — et le premier test seul, celui que la plupart des guides recommandent, ne suffit manifestement pas.

    Alors comment justifier un choix de méthode ?

    Le besoin de départ était légitime : vous vouliez écrire que votre approche est courante dans votre champ. Trois routes défendables remplacent le compteur :

    Citez des travaux, pas des totaux. « Cette approche a été mobilisée notamment par X (2023) et Y (2024) dans des travaux comparables » est plus solide, plus vérifiable et mieux reçu qu’un nombre invérifiable. Deux références réelles battent un compteur.

    Utilisez theses.fr pour ce qu’il fait très bien : trouver des thèses lisibles. Le portail est excellent pour identifier des travaux voisins du vôtre, repérer qui dirige des recherches sur votre sujet, et lire des chapitres de méthodologie déjà validés par un jury. Une thèse soutenue dans votre discipline est le meilleur modèle disponible pour votre propre section méthodologique. Le comparatif entre HAL et theses.fr précise lequel utiliser selon ce que vous cherchez.

    Appuyez-vous sur des sources statistiques conçues pour compter. Le service statistique du ministère publie des données sur le doctorat construites pour l’usage quantitatif — ce que notre article sur l’attractivité internationale du doctorat français exploite. La différence est de nature : un moteur de recherche indexe, un service statistique dénombre. Ne demandez pas au premier le travail du second.

    Ce que theses.fr indexe réellement

    Une dernière précision qui explique beaucoup. theses.fr est d’abord un outil de signalement : il décrit chaque thèse par ses métadonnées — titre, auteur, directeur, établissement, école doctorale, discipline, mots-clés, résumé lorsqu’il est fourni — et renvoie vers le texte intégral quand celui-ci est accessible.

    Conséquence directe pour votre recherche documentaire : un terme absent des métadonnées peut être omniprésent dans la thèse sans jamais apparaître dans vos résultats. Un doctorant qui a mené toutes ses analyses sous SPSS n’a aucune raison de le mentionner dans son titre ni dans ses mots-clés. C’est pourquoi les logiciels, les tests statistiques et les détails de protocole sont systématiquement sous-représentés, et pourquoi une recherche par méthode y est structurellement peu productive — indépendamment même du problème de correspondance approximative.

    Pour trouver des thèses par méthode, la voie efficace est de partir de la discipline et du sujet, puis d’ouvrir les textes intégraux et de lire leurs chapitres de méthodologie. C’est plus lent qu’une requête, et c’est la seule qui donne un résultat juste. Notre guide de rédaction d’une thèse de doctorat détaille ce que l’on peut en tirer.

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    Trouver les bonnes thèses n’est que la première moitié du travail. La seconde consiste à en tirer un état de l’art structuré, à situer votre travail par rapport à elles, et à écrire une méthodologie qui assume ses choix — avec des chiffres que vous pouvez défendre.

    Tesify vous accompagne sur cette seconde moitié : organiser vos lectures en une revue cohérente, tenir une terminologie constante d’un chapitre à l’autre, et rédiger les passages de justification à partir de vos propres sources. Vos références restent les vôtres, et le texte est écrit à 100 % par vous.

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    Questions fréquentes

    Combien y a-t-il de thèses référencées sur theses.fr ?

    Au 16 août 2026 : 485 330 thèses soutenues et 78 024 thèses en préparation, soit 563 354 au total, plus 917 711 personnes liées aux thèses. Le total renvoyé par l’API du portail correspond exactement à la somme des deux sous-totaux affichés en page d’accueil, ce qui est un bon indice de cohérence. Ces chiffres évoluant en continu, relevez-les vous-même le jour où vous les citez et datez la consultation.

    Puis-je écrire dans mon mémoire que X thèses utilisent SPSS ?

    Non. La requête SPSS renvoie 505 résultats, mais SPSSX — une chaîne qui ne désigne rien — en renvoie 496, et la plupart des premiers résultats ne contiennent pas le terme. Ce nombre ne mesure pas la prévalence d’un logiciel. Justifiez votre choix méthodologique par des travaux cités nommément.

    theses.fr indexe-t-il le texte intégral des thèses ?

    C’est avant tout un outil de signalement : il décrit les thèses par leurs métadonnées et renvoie vers le texte intégral quand il est accessible. Un mot absent du titre, des mots-clés et du résumé peut donc figurer partout dans la thèse sans jamais ressortir d’une recherche. Les détails méthodologiques sont, de ce fait, structurellement sous-représentés.

    Comment vérifier qu’un compteur de recherche est fiable ?

    Trois tests, dans cet ordre. Ajoutez un filtre et vérifiez que le total baisse. Interrogez une variante inventée de votre terme et vérifiez que le compte s’effondre. Ouvrez les premiers résultats et vérifiez que le terme y figure. Le premier test seul est insuffisant, comme le montre le cas décrit ici : un compteur peut réagir correctement aux filtres tout en dénombrant les mauvais documents.

    Quelle différence entre une thèse « en préparation » et un doctorant inscrit ?

    Un sujet déclaré n’est pas un doctorant actif. Les 78 024 thèses en préparation forment un stock de sujets enregistrés, dont une partie correspond à des doctorats abandonnés ou à des sujets anciens jamais retirés. Pour un effectif réel de doctorants inscrits, il faut se tourner vers les publications du service statistique du ministère, qui mesurent des inscriptions et non des déclarations de sujet.

    Puis-je citer theses.fr comme source dans ma bibliographie ?

    Oui, en le traitant comme une ressource en ligne : nom du portail, organisme responsable, URL et date de consultation. La date est indispensable ici, puisque les compteurs évoluent quotidiennement. Pour une thèse précise trouvée via le portail, citez la thèse elle-même — auteur, titre, année, établissement, et son identifiant national — et non le moteur qui vous a permis de la trouver.

  • Annuaire des Maisons des Sciences de l’Homme (MSH) en France 2026 : réseau, missions et accès

    Annuaire des Maisons des Sciences de l’Homme (MSH) en France 2026 : réseau, missions et accès

    Annuaire des Maisons des Sciences de l’Homme (MSH) en France 2026 : réseau, missions et accès

    Une Maison des Sciences de l’Homme est une structure d’appui à la recherche en sciences humaines et sociales, implantée sur un site universitaire et ouverte à plusieurs laboratoires. Elle mutualise des moyens — plateformes techniques, financements d’amorçage, appui méthodologique — que les équipes ne pourraient pas porter seules.

    Réponse rapide : le Réseau national des Maisons des Sciences sociales et des Humanités (RnMSH) fédère actuellement 21 MSH réparties sur une grande partie du territoire. Toutes ont aujourd’hui le statut d’unité d’appui et de recherche (UAR), et le réseau constitue depuis 2012 une infrastructure de recherche distribuée reconnue par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Les MSH sont accessibles aux doctorants et, selon les sites, aux étudiants de master rattachés à un laboratoire partenaire.

    Qu’est-ce qu’une Maison des Sciences de l’Homme ?

    Une MSH n’est ni un laboratoire ni une université : c’est une structure d’interface. Sa raison d’être est de faire travailler ensemble des équipes de sciences humaines et sociales rattachées à des institutions différentes — université, CNRS, EHESS, écoles — autour de moyens partagés et de projets transversaux.

    Cette position explique la nature de ce qu’on y trouve. Une MSH héberge rarement des chercheurs à titre permanent ; elle met à disposition ce qui est trop coûteux ou trop spécialisé pour un seul laboratoire : salles d’expérimentation, matériel de captation, ingénieurs de recherche, appui aux humanités numériques, accompagnement au montage de projets européens.

    Toutes les MSH ont aujourd’hui le statut d’unité d’appui et de recherche (UAR), une catégorie qui traduit précisément cette fonction de service à la communauté scientifique plutôt que de production directe de recherche.

    Bâtiment moderne d'une Maison des Sciences de l'Homme sur un campus universitaire français
    Les MSH sont des structures d’interface implantées sur les grands sites universitaires français.

    Combien y a-t-il de MSH en France ?

    Le RnMSH fédère actuellement 21 Maisons des Sciences sociales et des Humanités, réparties sur une grande partie du territoire national, outre-mer compris. Ce chiffre a évolué : plusieurs sources antérieures mentionnent 22 ou 23 MSH, le réseau ayant connu des créations, des fusions et des changements de périmètre au fil des vagues de contractualisation.

    Depuis 2012, le RnMSH et ses MSH constituent une infrastructure de recherche distribuée en sciences humaines et sociales, inscrite parmi les infrastructures reconnues par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Cette reconnaissance est ce qui distingue le réseau d’une simple association d’établissements : elle lui confère un statut national et un financement dédié.

    Le réseau des MSH en bref
    Élément Situation en 2026
    Nombre de MSH fédérées 21 (chiffre RnMSH ; 22-23 selon des sources antérieures)
    Statut juridique des MSH Unité d’appui et de recherche (UAR)
    Reconnaissance nationale Infrastructure de recherche distribuée depuis 2012
    Champ disciplinaire Sciences humaines et sociales, humanités
    Tutelles typiques Université(s) du site et CNRS

    Le portail du réseau (msh-reseau.fr) tient à jour la liste nominative des MSH et leurs coordonnées : c’est la source à consulter pour identifier la structure de votre site.

    Quelles sont les missions d’une MSH ?

    Les missions varient d’un site à l’autre, mais quatre axes se retrouvent partout :

    1. Mutualiser des moyens techniques — plateformes méthodologiques, salles d’enquête et d’expérimentation, matériel audiovisuel, équipements d’humanités numériques.
    2. Soutenir des projets émergents — appels à projets internes finançant des recherches exploratoires, souvent interdisciplinaires, à des montants modestes mais décisifs en phase d’amorçage.
    3. Accompagner le montage de projets — ingénierie administrative et financière pour les réponses aux appels ANR, européens ou régionaux.
    4. Animer la vie scientifique — séminaires, colloques, écoles d’été, journées doctorales ouvertes au-delà d’un seul laboratoire.

    C’est le deuxième axe qui surprend le plus les jeunes chercheurs : beaucoup de MSH financent effectivement des projets portés par des doctorants ou des post-doctorants, à travers des appels internes nettement moins concurrentiels que les guichets nationaux.

    Quels services concrets pour un jeune chercheur ?

    Pour un doctorant ou un étudiant de master en recherche, l’intérêt d’une MSH est très concret et souvent sous-exploité.

    Ce qu’une MSH peut apporter à un travail de recherche
    Besoin Ce que la MSH peut offrir
    Collecte de données Salles d’entretien, matériel d’enregistrement, dispositifs d’observation
    Traitement de données Appui d’ingénieurs, licences logicielles, plateformes de calcul
    Humanités numériques Numérisation, encodage de corpus, cartographie, bases de données
    Financement Appels à projets internes, aides à la mobilité et au terrain
    Diffusion Appui à l’édition, soutien à l’organisation de journées d’étude
    Formation Ateliers méthodologiques, écoles d’été, formations aux outils

    Les ateliers méthodologiques méritent une mention particulière : ils portent fréquemment sur des compétences que les cursus couvrent mal — gestion des données de la recherche, outils d’analyse qualitative, cartographie, statistiques appliquées. Ils sont en général ouverts aux doctorants du site sans frais.

    Les MSH sont aussi des relais actifs de la science ouverte et du dépôt en archive ouverte, une démarche détaillée dans notre guide d’utilisation de HAL Archives Ouvertes.

    Chercheurs travaillant ensemble dans une salle de plateforme technique en sciences humaines
    Plateformes techniques, appui d’ingénieurs et ateliers méthodologiques comptent parmi les services les plus utiles aux doctorants.

    Qui peut y accéder et comment ?

    Les règles d’accès dépendent de chaque MSH, mais la logique est constante : l’accès passe par le rattachement à un laboratoire partenaire du site, et non par une inscription individuelle.

    • Doctorants — accès large, dès lors que le laboratoire d’accueil est partenaire de la MSH.
    • Étudiants de master recherche — accès variable selon les sites et les services ; les ateliers et séminaires sont souvent ouverts, les plateformes techniques plus encadrées.
    • Chercheurs invités — certaines MSH disposent de programmes d’accueil dédiés.

    La démarche pratique tient en trois étapes : identifier la MSH de votre site sur le portail du réseau, vérifier si votre laboratoire figure parmi ses partenaires, puis contacter directement le service concerné en passant par votre directeur de recherche — c’est lui qui légitime la demande.

    Pour situer votre laboratoire et votre école doctorale dans ce paysage, consultez notre annuaire des écoles doctorales de France par discipline.

    Quelle différence avec un laboratoire ou une école doctorale ?

    La confusion est fréquente, et pourtant les trois structures répondent à des questions différentes. Le laboratoire est votre rattachement scientifique : c’est là que se situe votre équipe et votre encadrement. L’école doctorale gère votre parcours doctoral : inscription, formations obligatoires, suivi, autorisation de soutenance. La MSH ne fait ni l’un ni l’autre : elle fournit des moyens et des services transversaux à plusieurs laboratoires.

    Autrement dit, on n’est pas « inscrit » dans une MSH comme on l’est dans une école doctorale. On y a recours ponctuellement, pour un besoin précis — un équipement, un financement d’amorçage, un appui technique. C’est une ressource à mobiliser, pas une affiliation.

    Pour les travaux déjà déposés et consultables en ligne, l’accès se fait par les archives ouvertes recensées dans notre annuaire des portails de mémoires et de thèses.

    Questions fréquentes

    Combien de Maisons des Sciences de l’Homme existe-t-il en France ?

    Le Réseau national des Maisons des Sciences sociales et des Humanités (RnMSH) fédère actuellement 21 MSH réparties sur une grande partie du territoire. Des sources antérieures mentionnent 22 ou 23 structures, le périmètre du réseau ayant évolué au fil des créations, fusions et vagues de contractualisation.

    Qu’est-ce qu’une MSH exactement ?

    C’est une structure d’appui à la recherche en sciences humaines et sociales, implantée sur un site universitaire et ouverte à plusieurs laboratoires. Elle mutualise des plateformes techniques, des financements d’amorçage et un appui méthodologique. Toutes ont le statut d’unité d’appui et de recherche (UAR).

    Un étudiant de master peut-il accéder à une MSH ?

    Cela dépend du site et du service. Les séminaires et ateliers méthodologiques sont souvent ouverts aux masterants rattachés à un laboratoire partenaire, tandis que l’accès aux plateformes techniques est généralement plus encadré et passe par le directeur de recherche.

    Une MSH peut-elle financer un projet de recherche ?

    Oui. Beaucoup de MSH lancent des appels à projets internes finançant des recherches exploratoires, souvent interdisciplinaires. Les montants sont modestes mais ces guichets sont nettement moins concurrentiels que les appels nationaux, ce qui les rend accessibles à des doctorants et post-doctorants.

    Quelle différence entre une MSH et une école doctorale ?

    L’école doctorale gère le parcours doctoral : inscription, formations, suivi et autorisation de soutenance. La MSH ne gère aucun cursus : elle fournit des moyens techniques, des financements d’amorçage et des services transversaux à plusieurs laboratoires. On n’est pas inscrit dans une MSH, on y a recours ponctuellement.

    Les MSH concernent-elles uniquement les sciences humaines ?

    Leur cœur de mission porte sur les sciences humaines et sociales et les humanités. Beaucoup de MSH soutiennent toutefois des projets interdisciplinaires associant SHS et sciences expérimentales, de la santé ou de l’environnement, ce qui est précisément l’un de leurs axes de valeur ajoutée.

  • Cotutelle de Thèse Internationale : Guide Pratique pour Doctorants Français 2026

    Cotutelle de Thèse Internationale : Guide Pratique pour Doctorants Français 2026

    Cotutelle de Thèse Internationale : Guide Pratique pour Doctorants Français 2026

    La cotutelle de thèse internationale est un dispositif permettant à un doctorant de préparer son doctorat sous la co-direction de deux directeurs de thèse dans deux pays différents, et d’obtenir soit un double diplôme (deux diplômes nationaux distincts), soit un diplôme unique reconnu par les deux établissements. C’est une opportunité exceptionnelle pour enrichir son parcours de chercheur, construire un réseau international et valoriser sa thèse à l’étranger — mais c’est aussi une procédure administrative qui demande une préparation soigneuse.

    En 2026, la France est l’un des pays les plus actifs dans ce domaine : les universités françaises entretiennent des relations de cotutelle avec des établissements en Allemagne, Italie, Espagne, Canada, Maroc, Tunisie, et dans de nombreux autres pays. Le cadre réglementaire est fixé par l’arrêté du 25 mai 2016 modifié le 26 août 2022.

    En résumé : Une cotutelle de thèse nécessite un accord formel entre deux établissements, deux co-directeurs de thèse (un dans chaque pays), un séjour alternant dans les deux établissements, et une soutenance unique reconnue par les deux parties. La procédure doit être initiée dans les 18 premiers mois du doctorat. Le financement est un défi majeur — plusieurs bourses spécifiques existent (CNRS mobilité, Campus France, Erasmus+).

    1. Définition et avantages de la cotutelle

    La cotutelle est formellement définie comme un dispositif dans lequel « le travail de recherche [est] effectué sous la responsabilité conjointe de deux directeurs de thèse, l’un en France, l’autre dans un pays étranger ». Le doctorant travaille alternativement dans les deux établissements et soutient une thèse unique.

    Pourquoi choisir une cotutelle ?

    Avantage Détail pratique
    Double diplôme ou diplôme co-délivré Valorisation internationale du titre de docteur
    Réseau international de recherche Accès aux laboratoires, infrastructures et financements des deux pays
    Compétitivité pour les concours CNRS / ERC Une expérience internationale est fortement valorisée dans les dossiers de recrutement
    Co-publications internationales Les co-publications avec des auteurs étrangers augmentent les citations
    Maîtrise de la langue du pays partenaire Compétence linguistique pratique et prouvée

    2. Conditions d’éligibilité

    • Être inscrit en doctorat dans un établissement français accrédité
    • Avoir identifié un co-directeur de thèse dans l’établissement étranger, habilité à diriger des recherches selon les règles de son pays
    • Que l’établissement étranger soit habilité à délivrer le doctorat dans la discipline concernée
    • Initier la procédure dans les 18 premiers mois du doctorat (fortement recommandé, parfois exigé)
    • Que les deux directeurs de thèse s’accordent sur le sujet, le calendrier et les modalités de co-encadrement

    3. L’accord de cotutelle : contenu et négociation

    L’accord de cotutelle est le document central de toute la procédure. Il est rédigé en français et dans la langue du pays partenaire (ou en anglais si les deux parties l’acceptent), et doit être signé par les deux directeurs de thèse, les deux directeurs d’école doctorale et les présidents/directeurs des deux établissements.

    Clauses obligatoires de l’accord de cotutelle

    1. Identité du doctorant et sujet de thèse
    2. Identité des deux co-directeurs et leurs établissements d’appartenance
    3. Calendrier des séjours : durée minimale passée dans chaque établissement (en général au moins 6 mois de chaque côté sur la durée totale du doctorat)
    4. Langue de la thèse et langues acceptées pour la soutenance
    5. Composition du jury : qui nomme les membres, règles de parité entre les deux pays
    6. Modalités de délivrance des diplômes : double diplôme ou co-délivrance
    7. Droits de propriété intellectuelle : partage des résultats, brevets éventuels
    8. Conditions financières : qui prend en charge les frais de séjour, l’hébergement, les droits d’inscription (en général un seul pays facture les droits)
    Attention : La négociation de l’accord peut prendre 3 à 6 mois à cause des allers-retours entre services juridiques des deux établissements. Ne commencez pas votre thèse en comptant sur une cotutelle si vous n’avez pas déjà un accord de principe des deux côtés avant votre inscription.

    4. Procédure étape par étape

    Étape 1 — Identification des partenaires (M0 à M3)

    • Trouvez un co-directeur étranger, idéalement lors d’un séjour de recherche, d’une conférence ou sur recommandation de votre directeur principal
    • Vérifiez que l’établissement étranger est éligible à la cotutelle (certains pays ont des accords-cadres avec la France, ce qui simplifie la procédure)

    Étape 2 — Accord de principe (M3 à M6)

    • Lettre d’intention signée par les deux directeurs de thèse
    • Accord de principe des deux directeurs d’école doctorale

    Étape 3 — Rédaction et signature de la convention (M6 à M12)

    • Rédaction du texte de la convention (en général initiée par l’établissement français ou selon désignation mutuelle)
    • Navette de validation entre les services juridiques et les directions des deux établissements
    • Signature de toutes les parties

    Étape 4 — Inscription en cotutelle (M12)

    • Inscription administrative dans les deux établissements (ou un seul selon l’accord)
    • Le doctorant est souvent exempté des droits dans l’un des deux établissements

    Étape 5 — Séjours alternés (M12 à M36-42)

    • Organisation des séjours dans chaque établissement selon le calendrier prévu
    • Le doctorant maintient une double affiliation mais peut n’avoir qu’un seul contrat de financement principal

    5. Financements disponibles pour les cotutelles

    Le financement d’une cotutelle est souvent le principal obstacle pratique. Voici les principales sources :

    Financements côté français

    • Contrat doctoral avec mission de mobilité internationale (CNRS INSHS 2026) : 5 contrats doctoraux de 36 mois avec mobilité internationale, débutant au 1er octobre 2026
    • Bourse de cotutelle du CNRS : aide à la mobilité des doctorants en cotutelle, sous forme d’allocation mensuelle complémentaire
    • Bourses Campus France : co-financement de séjours doctoraux à l’étranger selon les programmes bilatéraux (Eiffel, Ostwald, Bernstein, etc.)
    • ANR — contrats doctoraux dans les projets financés : certains projets ANR incluent explicitement un volet cotutelle

    Financements côté établissement partenaire

    • Bourses de l’établissement étranger partenaire (équivalent de nos contrats doctoraux)
    • Programme Erasmus+ : les mobilités doctorales Erasmus+ couvrent les séjours dans les pays du programme
    • Fondations privées ou régionales selon le pays partenaire

    6. Soutenance et obtention du diplôme

    La soutenance en cotutelle est unique — elle n’est pas répétée dans chaque pays. Elle peut avoir lieu dans l’un ou l’autre des établissements (selon l’accord) et doit satisfaire les règles des deux systèmes :

    • Jury mixte : composition respectant les règles des deux pays (en France, 5 membres minimum HDR, moitié extérieure ; règles variables à l’étranger)
    • Langue de soutenance : définie dans la convention (souvent l’anglais pour des jurys internationaux)
    • Résumé étendu en français obligatoire si la thèse est rédigée dans une autre langue (pour la version déposée dans thèses.fr)
    • Après soutenance, dépôt de la thèse dans les deux systèmes d’archivage nationaux (HAL et équivalent étranger)

    7. Points de vigilance et difficultés courantes

    • Allongement de la durée de thèse : les mobilités et la complexité administrative peuvent allonger de 6 à 12 mois la durée totale du doctorat
    • Double charge administrative : deux inscriptions, deux systèmes de rapports annuels, deux ensembles de règles à respecter
    • Divergences culturelles d’encadrement : les pratiques d’encadrement doctoral varient fortement d’un pays à l’autre (fréquence des réunions, autonomie attendue, rythme de publication)
    • Propriété intellectuelle : à clarifier dès le départ si la thèse implique des résultats valorisables
    • Couverture sociale : vérifiez votre couverture maladie, retraite et accident du travail dans chaque pays de séjour

    Questions fréquentes

    Peut-on initier une cotutelle après la première année de doctorat ?

    Techniquement oui, mais c’est de plus en plus difficile après la deuxième année. La plupart des écoles doctorales exigent que la convention soit signée dans les 18 mois suivant l’inscription en doctorat. Au-delà, certains établissements étrangers refusent d’entrer dans une cotutelle sur un doctorat déjà avancé. Si vous envisagez une cotutelle, commencez les démarches dès votre première année.

    Une cotutelle allonge-t-elle obligatoirement la durée de la thèse ?

    Pas nécessairement, mais c’est fréquent. Les déplacements, la communication avec deux directeurs dans des fuseaux horaires différents, et l’adaptation à deux environnements de travail différents peuvent créer des délais. En pratique, les cotutelles prennent en moyenne 3 à 6 mois de plus qu’une thèse classique. Un financement initial de 4 ans (au lieu de 3) est fortement recommandé.

    Le doctorant en cotutelle paie-t-il des droits d’inscription dans les deux pays ?

    Non, dans la très grande majorité des accords de cotutelle. La convention prévoit généralement que le doctorant ne règle les droits d’inscription que dans un seul des deux établissements (en alternance selon les années, ou toujours dans le même). En France, les droits de scolarité en doctorat sont de 380 € par an (régime général 2026). L’établissement étranger peut avoir ses propres règles, à clarifier dans la convention.

    La cotutelle est-elle valorisée lors des concours MCF et CNRS ?

    Oui, très fortement. Une cotutelle démontre une capacité à travailler dans des contextes internationaux, à construire des collaborations durables et à s’adapter à des cultures de recherche différentes. Dans les rapports des sections CNU et CoNRS, l’expérience internationale (dont les cotutelles) est systématiquement mentionnée comme un facteur de valorisation du dossier. Elle ne compense pas l’absence de publications, mais différencie des profils par ailleurs équivalents.

    Existe-t-il une liste d’universités partenaires pour les cotutelles françaises ?

    Il n’existe pas de liste nationale unique. Chaque université française dispose de ses propres accords de cotutelle avec des établissements étrangers. Consultez le service des relations internationales de votre école doctorale : il dispose généralement d’une liste des partenaires avec lesquels des conventions-cadres existent déjà, ce qui simplifie et accélère la procédure. En dehors de ces partenaires existants, une cotutelle ad hoc est possible mais demande plus de temps administratif.

    Ressources officielles

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    Une thèse en cotutelle répond souvent à des normes de présentation issues des deux pays partenaires. Tesify vous aide à structurer et rédiger votre thèse en conformité avec les exigences françaises, en vous appuyant sur l’IA pour gagner en clarté et en cohérence — quelle que soit la langue de rédaction choisie.

  • Qu’est-ce qu’un rapporteur et à quoi sert le pré-rapport ? (2026)

    Qu’est-ce qu’un rapporteur et à quoi sert le pré-rapport ? (2026)

    Qu’est-ce qu’un rapporteur et à quoi sert le pré-rapport ? (2026)

    Un rapporteur est un enseignant-chercheur chargé d’examiner un travail de recherche avant sa soutenance et de rendre un avis écrit. C’est sur la base de ces rapports que l’établissement autorise — ou non — la soutenance. Le pré-rapport désigne ce document d’évaluation préalable, distinct du rapport de soutenance rédigé après la séance.

    Réponse rapide : le rapporteur évalue le manuscrit avant la soutenance et rend un avis écrit qui conditionne l’autorisation de soutenir. En doctorat, la procédure est encadrée par l’arrêté du 25 mai 2016 : au moins deux rapporteurs, en principe extérieurs à l’école doctorale et à l’établissement, transmettent leurs rapports au moins quatorze jours avant la date prévue de soutenance. En master, la fonction existe mais relève des règlements propres à chaque formation.

    Quel est le rôle exact d’un rapporteur ?

    Le rapporteur remplit une fonction de filtre scientifique préalable. Il lit le manuscrit complet et se prononce sur une question simple mais décisive : le travail est-il en état d’être soutenu ? Son avis n’est pas une note ; c’est une autorisation technique qui conditionne la tenue même de la soutenance.

    Cette étape explique un phénomène qui surprend beaucoup de candidats : lorsqu’une soutenance a lieu, l’issue est rarement un échec. Le tri s’opère en amont, au stade des rapports. Un manuscrit manifestement insuffisant ne franchit pas ce filtre et la soutenance est repoussée plutôt qu’organisée pour être sanctionnée.

    Enseignant-chercheur annotant un manuscrit de thèse avant la soutenance
    Le rapporteur examine le manuscrit complet et rend un avis écrit avant la soutenance.

    Quelle différence entre rapporteur, directeur et membre du jury ?

    La confusion entre ces trois rôles est fréquente. Ils correspondent pourtant à des positions distinctes, et l’indépendance du rapporteur est précisément ce qui donne du poids à son avis.

    Rapporteur, directeur et membre du jury : trois rôles distincts
    Rôle Intervient Lien avec le travail Fonction principale
    Directeur de recherche Pendant toute la durée du travail Encadre et accompagne le candidat Suivi scientifique et validation du dépôt
    Rapporteur Avant la soutenance Aucune participation aux travaux Avis écrit conditionnant l’autorisation de soutenir
    Membre du jury Le jour de la soutenance Variable selon la composition Interroger le candidat et délibérer

    En doctorat, l’arrêté du 25 mai 2016 précise que les rapporteurs n’ont pris aucune part aux travaux du doctorant. Les rapporteurs peuvent ensuite siéger dans le jury de soutenance, mais leur fonction de rapporteur reste antérieure et séparée. Sur la composition et les critères d’évaluation du jury lui-même, voir notre article sur les critères d’évaluation du jury de mémoire de master.

    Qui nomme les rapporteurs ?

    En doctorat, la nomination suit une chaîne précise : les rapporteurs sont désignés par le chef d’établissement, sur proposition du directeur de l’école doctorale, après avis du directeur de thèse. Le candidat ne les choisit pas.

    Deux conditions d’indépendance s’ajoutent. Les rapporteurs doivent être habilités à diriger des recherches ou appartenir à des catégories équivalentes prévues par le texte. Et, sauf lorsque le champ disciplinaire ou le contenu des travaux ne le permet pas, ils sont extérieurs à l’école doctorale et à l’établissement du doctorant.

    Cette extériorité est le cœur du dispositif. Elle vise à garantir qu’un regard neuf, sans lien institutionnel ni relationnel avec le candidat ou son encadrement, se prononce sur la qualité du travail.

    Quels sont les délais à respecter ?

    Le délai le plus structurant est celui des rapports. En doctorat, les rapporteurs font connaître leur avis par des rapports écrits au moins quatorze jours avant la date prévue de la soutenance. C’est sur cette base que le chef d’établissement autorise la soutenance.

    Ce délai a une conséquence pratique directe : le manuscrit doit être transmis aux rapporteurs bien plus tôt. En pratique, les écoles doctorales demandent couramment un envoi six à huit semaines avant la date envisagée, afin de laisser aux rapporteurs un temps de lecture réaliste tout en préservant la marge de quatorze jours.

    Rétroplanning type autour du pré-rapport en doctorat
    Étape Repère temporel
    Proposition des rapporteurs et du jury Environ 3 mois avant la soutenance
    Envoi du manuscrit aux rapporteurs 6 à 8 semaines avant (pratique courante des ED)
    Transmission des rapports écrits Au moins 14 jours avant (cadre réglementaire)
    Autorisation de soutenance Après réception des rapports
    Soutenance Date prévue
    Calendrier de préparation de soutenance avec échéances de dépôt et de rapports
    Le délai réglementaire de quatorze jours impose d’envoyer le manuscrit plusieurs semaines en amont.

    Que contient un pré-rapport ?

    Le pré-rapport est un texte argumenté, généralement de deux à quatre pages, qui suit une logique d’expertise plutôt que de notation. On y retrouve le plus souvent :

    • un résumé du travail montrant que le rapporteur en a saisi l’objet et la démarche ;
    • une appréciation de la problématique et de sa pertinence scientifique ;
    • un examen de la méthodologie et de la solidité des données ;
    • une évaluation de l’originalité et de l’apport à la discipline ;
    • des critiques et des questions destinées à être discutées en soutenance ;
    • une conclusion explicite : autorisation de soutenir, ou non.

    Les rapports sont communiqués au jury et au candidat avant la soutenance. Ils constituent donc une ressource de préparation précieuse : les questions qu’ils soulèvent sont très souvent celles qui reviendront lors de la séance. Les intégrer à sa préparation — quitte à répéter les réponses lors d’une soutenance blanche — est l’un des usages les plus efficaces de ce document.

    Que se passe-t-il en cas d’avis défavorable ?

    Un avis défavorable n’est pas un échec définitif. Dans la très grande majorité des cas, il se traduit par un report de la soutenance accompagné d’une demande de corrections, et non par une exclusion.

    Trois scénarios se rencontrent en pratique :

    1. Avis favorables assortis de réserves — la soutenance est autorisée ; les réserves alimentent la discussion et, parfois, une demande de corrections après soutenance.
    2. Avis partagés — un rapport favorable, un défavorable. L’établissement peut désigner un troisième rapporteur pour départager.
    3. Avis défavorables convergents — la soutenance n’est pas autorisée à la date prévue. Le candidat retravaille son manuscrit et une nouvelle procédure est engagée ultérieurement.

    Dans tous les cas, l’interlocuteur à mobiliser en premier est le directeur de recherche, puis l’école doctorale ou le responsable de formation. Un avis défavorable porte sur un état du manuscrit à une date donnée, pas sur la valeur du candidat.

    Et en master : y a-t-il des rapporteurs ?

    Le cadre réglementaire national des rapporteurs concerne le doctorat. En master, il n’existe pas d’équivalent uniforme : chaque formation fixe ses propres modalités dans son règlement des études.

    On observe néanmoins des pratiques comparables. De nombreux masters désignent un second lecteur ou un évaluateur distinct du directeur de mémoire, chargé de lire le travail en amont et de produire une appréciation écrite. Selon les formations, cette lecture peut conditionner l’autorisation de soutenir, ou simplement alimenter la note finale.

    La conséquence pratique est claire : en master, la seule source fiable est le règlement des études de votre formation. Les délais de dépôt, le nombre de lecteurs et le rôle exact de leur avis y sont précisés, et ils varient sensiblement d’une université à l’autre. Anticiper ces échéances est l’un des points couverts par notre checklist de la dernière semaine avant la soutenance.

    Questions fréquentes

    Combien de rapporteurs faut-il pour une thèse de doctorat ?

    Au moins deux rapporteurs, selon l’arrêté du 25 mai 2016. Ils sont désignés par le chef d’établissement sur proposition du directeur de l’école doctorale, après avis du directeur de thèse, et doivent en principe être extérieurs à l’école doctorale et à l’établissement du doctorant.

    Quel est le délai légal entre les rapports et la soutenance ?

    Les rapporteurs font connaître leur avis par des rapports écrits au moins quatorze jours avant la date prévue de la soutenance. C’est sur la base de ces rapports que le chef d’établissement autorise la soutenance.

    Peut-on choisir ses rapporteurs ?

    Non. Le candidat ne désigne pas ses rapporteurs. Ils sont nommés par le chef d’établissement, sur proposition du directeur de l’école doctorale et après avis du directeur de thèse. Cette procédure garantit l’indépendance de l’évaluation préalable.

    Le rapporteur peut-il faire partie du jury de soutenance ?

    Oui, un rapporteur peut ensuite siéger dans le jury de soutenance. Sa fonction de rapporteur reste toutefois distincte et antérieure : elle consiste à rendre un avis écrit préalable conditionnant l’autorisation de soutenir, indépendamment de sa participation éventuelle au jury.

    Que faire si un rapporteur rend un avis défavorable ?

    Un avis défavorable entraîne généralement un report de la soutenance assorti d’une demande de corrections, et non un échec définitif. En cas d’avis partagés, l’établissement peut désigner un troisième rapporteur. Le directeur de recherche et l’école doctorale sont les premiers interlocuteurs à solliciter.

    Un mémoire de master a-t-il aussi des rapporteurs ?

    Le cadre réglementaire des rapporteurs concerne le doctorat. En master, chaque formation fixe ses propres modalités : beaucoup désignent un second lecteur ou un évaluateur distinct du directeur de mémoire. Le règlement des études de la formation est la seule source fiable sur ce point.

    Reçoit-on les rapports avant la soutenance ?

    Oui. Les rapports sont communiqués au jury et au candidat avant la soutenance. Ils constituent un excellent support de préparation, car les critiques et questions qu’ils formulent sont fréquemment reprises lors de la séance.

  • HDR — Habilitation à Diriger des Recherches : Guide Complet 2026

    HDR — Habilitation à Diriger des Recherches : Guide Complet 2026

    HDR — Habilitation à Diriger des Recherches : Guide Complet 2026

    L’HDR (Habilitation à Diriger des Recherches) est le diplôme d’État français qui constitue le sésame pour diriger des thèses de doctorat en toute autonomie et accéder au corps des professeurs des universités. Souvent perçue comme mystérieuse par les maîtres de conférences qui s’y préparent, la procédure HDR suit pourtant des règles précises et un calendrier bien établi. Ce guide complet vous détaille tout ce que vous devez savoir en 2026 : conditions d’accès, contenu du dossier, composition du jury, délais et impact concret sur votre carrière académique.

    Selon les données du Ministère de l’Enseignement supérieur, environ 4 000 HDR sont soutenues chaque année en France, toutes disciplines confondues. La plupart des candidats sont des maîtres de conférences entre leur 5e et 12e année de poste, mais la procédure est également ouverte aux chercheurs des organismes publics (CNRS, INSERM, INRAE) sans qualification d’enseignant-chercheur.

    En résumé : L’HDR est un diplôme national délivré par un établissement d’enseignement supérieur. Elle exige au minimum 2 ans après le doctorat, un dossier de travaux synthétisant votre trajectoire scientifique, un jury de 5 membres minimum (dont au moins la moitié extérieurs à l’établissement), et une soutenance publique. Elle est indispensable pour devenir directeur de thèse à titre principal et pour être qualifié aux fonctions de professeur des universités.

    1. Qu’est-ce que l’HDR et à quoi sert-elle ?

    L’Habilitation à Diriger des Recherches est définie par l’arrêté du 23 novembre 1988 et régi par le décret n°2002-596 du 24 avril 2002. Elle sanctionne officiellement trois choses :

    • La haute qualification scientifique du candidat dans son domaine
    • L’originalité et la maturité de sa démarche de recherche
    • La capacité à encadrer et à animer une équipe de jeunes chercheurs

    Concrètement, l’HDR a trois effets directs sur votre carrière :

    Effets immédiats de l’HDR

    Effet Détail
    Direction de thèse Vous pouvez diriger des doctorants à titre principal, sans co-directeur
    Qualification PU Éligibilité à la qualification CNU aux fonctions de professeur des universités
    PEDR Accès à la Prime d’Encadrement Doctoral et de Recherche (env. 3 500-7 000 €/an)
    Jury de thèse Éligibilité à siéger comme rapporteur ou président de jury de doctorat

    2. Conditions d’accès à l’HDR

    Les conditions d’accès à l’HDR sont fixées réglementairement et contrôlées par l’école doctorale ou l’instance équivalente de l’établissement :

    1. Être titulaire d’un doctorat (ou d’un diplôme de docteur en médecine, odontologie, pharmacie, vétérinaire + DEA/Master Recherche).
    2. Justifier d’un délai minimum de 2 ans après l’obtention du doctorat avant de pouvoir soutenir l’HDR.
    3. Avoir suivi les formations obligatoires (depuis 2023) : « Encadrement de doctorants » et « Prévention des violences sexistes et sexuelles / Harcèlement au travail » — à compléter au maximum 6 mois avant ou après la soutenance.
    4. Obtenir l’autorisation d’inscription auprès du président ou directeur de l’établissement, sur proposition du directeur de l’école doctorale ou d’une instance équivalente.
    Important : Il n’y a pas de « garant » obligatoire pour l’HDR (contrairement au directeur de thèse pour le doctorat), mais dans la pratique, la plupart des candidats s’appuient sur un collègue PU ou HDR qui les conseille dans la rédaction du mémoire.

    3. Contenu du dossier HDR

    Le dossier d’HDR se compose généralement de deux parties principales :

    3.1 Le mémoire de synthèse (ou « mémoire d’HDR »)

    C’est le cœur du dossier. Ce document original — généralement entre 80 et 200 pages selon les disciplines — présente :

    • Une synthèse de vos travaux depuis le doctorat : axes développés, résultats marquants, évolutions de votre positionnement scientifique
    • Un bilan critique de votre trajectoire : ce que vous avez produit, les voies explorées, les limites rencontrées
    • Un projet de recherche prospectif sur 5-10 ans : thématiques à développer, questions ouvertes, ressources humaines et financières envisagées (ANR, ERC, partenariats)

    3.2 Le dossier de travaux

    Recueil (ou liste annotée) de vos publications et contributions scientifiques depuis le doctorat :

    • Articles dans des revues à comité de lecture (ACL)
    • Chapitres d’ouvrages collectifs
    • Ouvrages scientifiques
    • Communications en colloques internationaux
    • Contrats de recherche financés (ANR, ERC, conventions industrielles)
    • Activités d’encadrement (master, co-encadrement de doctorats)

    3.3 Documents administratifs

    • CV académique complet
    • Copie du diplôme de doctorat
    • Attestations de formation (« encadrement de doctorants », « VSS/VDH »)
    • Demande d’autorisation d’inscription à l’HDR

    4. Procédure : les étapes de A à Z

    La procédure HDR se déroule en trois phases et s’étend sur environ 5 à 6 mois en pratique, bien que le minimum réglementaire soit plus court :

    Phase 1 — Demande d’autorisation d’inscription (J-5 mois)

    • Contacter l’école doctorale de l’établissement d’accueil (pas nécessairement votre établissement employeur)
    • Soumettre un dossier préliminaire : CV, liste des publications, note d’intention sur le projet HDR
    • Obtenir l’accord du directeur de l’ED, puis l’autorisation officielle du président de l’établissement

    Phase 2 — Inscription et dépôt du dossier complet (J-3 à J-2 mois)

    • Inscription administrative à l’HDR (règlement de droits de scolarité, variables selon établissement : 0 à ~400 €)
    • Constitution et dépôt du mémoire de synthèse et du dossier de travaux
    • Proposition de la liste des membres du jury (soumise à validation)

    Phase 3 — Soutenance (J)

    • Date et lieu fixés en accord avec l’ED et les membres du jury
    • La soutenance est publique (contrairement à certaines idées reçues)
    • Durée typique : 2 heures (présentation 30-45 min + questions du jury + délibération)
    • Délivrance du diplôme d’État d’HDR après validation par l’établissement

    5. Composition du jury et soutenance

    Le jury d’HDR est réglementairement composé de 5 membres minimum, avec plusieurs contraintes :

    • Tous les membres doivent être HDR (ou équivalent : directeurs/maîtres de recherche CNRS, INSERM, etc.)
    • Au moins la moitié doit être extérieure à l’établissement délivrant l’HDR
    • Au moins la moitié doit avoir le rang de professeur ou assimilé (PU, directeur de recherche)
    • La parité hommes/femmes doit être respectée dans la mesure du possible (recommandation forte depuis 2020)

    Déroulement de la soutenance d’HDR

    1. Présentation (30-45 min) : vous exposez votre trajectoire scientifique, vos contributions majeures et votre projet de recherche prospectif.
    2. Questions du jury (60-90 min) : le jury interroge sur la cohérence de votre synthèse, la solidité de votre projet, votre expérience d’encadrement, votre positionnement dans le champ.
    3. Délibération à huis clos (15-30 min).
    4. Proclamation du résultat : l’HDR est accordée ou non (les refus sont rares mais possibles, notamment si le projet de recherche est jugé insuffisant).

    6. Délais et calendrier type

    Étape Délai avant soutenance
    Premier contact avec l’ED 5-6 mois avant
    Demande d’autorisation officielle 5 mois avant
    Inscription administrative 3-4 mois avant
    Dépôt du mémoire au jury 6-8 semaines avant
    Soutenance J
    Délivrance du diplôme 4-12 semaines après

    Pour l’exemple de Nantes Université, le conseil académique restreint de septembre 2026 convoque à un dépôt conseillé début juin 2026. Planifiez donc vos soutenances HDR d’automne en commençant la démarche en janvier-février de la même année.

    7. Après l’HDR : impact sur la carrière

    L’obtention de l’HDR ouvre concrètement plusieurs portes :

    7.1 Devenir directeur de thèse à titre principal

    Vous pouvez désormais encadrer des doctorants sans co-directeur HDR. L’encadrement doctoral est une responsabilité majeure : il s’agit d’accompagner un chercheur pendant 3 à 4 ans, de sa question de recherche à sa soutenance.

    7.2 Candidater à la qualification PU

    La qualification aux fonctions de professeur des universités (PU) nécessite l’HDR dans la très grande majorité des sections CNU. Elle suit la même procédure que la qualification MCF, mais avec des exigences plus élevées en termes de publications et d’encadrement.

    7.3 Intégrer un concours d’organismes de recherche

    L’HDR est valorisée (et parfois exigée) pour les concours de directeur de recherche CNRS (DR), INSERM, INRAE. Elle atteste d’une autonomie scientifique reconnue par la communauté.

    7.4 Renforcer l’accès aux financements

    Les porteurs de projets ANR (JCJC — Jeune Chercheur·e) peuvent être MCF non HDR, mais les projets les plus ambitieux (PRC, PRME) sont plus facilement portés par des chercheurs HDR. Pour les ERC Starting Grants, l’HDR est un signal fort de maturité scientifique.

    8. Conseils pour préparer une HDR solide

    • Commencez à rédiger la synthèse 18-24 mois avant votre soutenance prévue. Le mémoire HDR n’est pas une thèse de plus : c’est un exercice de mise en perspective et de vision prospective qui demande du recul.
    • Choisissez votre établissement de soutenance stratégiquement. Vous pouvez soutenir votre HDR dans un établissement différent de celui qui vous emploie. Certains établissements ont des procédures plus fluides ou un réseau de jurys plus accessible dans votre discipline.
    • Construisez votre jury avec soin. Les membres extérieurs doivent être des personnalités reconnues dans votre domaine, accessibles et disponibles. Sollicitez-les très en avance (6 mois minimum).
    • Articulez un vrai projet de recherche, pas un catalogue de projets. Le jury cherche une cohérence thématique et une vision à long terme, pas une liste de sujets épars.
    • Valorisez votre expérience d’encadrement. Les co-encadrements de master et de doctorat, les stagiaires, les contrats post-doctoraux supervisés : tout cela prouve votre capacité à « diriger des recherches » au sens large.

    Questions fréquentes

    L’HDR est-elle obligatoire pour être professeur des universités ?

    Dans la grande majorité des sections CNU, l’HDR est une condition de fait pour obtenir la qualification aux fonctions de professeur des universités. Toutefois, réglementairement, le CNU peut accorder la qualification PU à des candidats « justifiant de travaux scientifiques jugés suffisants par la section » même sans HDR, notamment pour des profils atypiques ou des disciplines où l’HDR est moins systématique (certaines disciplines artistiques, par exemple).

    Combien coûte l’inscription à l’HDR ?

    Les droits d’inscription à l’HDR varient selon les établissements. Ils sont généralement compris entre 0 et 400 € par an d’inscription. Certains établissements publics exemptent les fonctionnaires de l’État (dont les MCF) de ces droits. Renseignez-vous auprès de l’école doctorale de l’établissement où vous souhaitez soutenir.

    Un chercheur CNRS peut-il soutenir une HDR ?

    Oui, absolument. Les chercheurs des établissements publics de recherche (CNRS, INSERM, INRAE, IRD, etc.) sont tout à fait éligibles à l’HDR. Pour eux, la procédure est identique, mais l’établissement de rattachement pour l’inscription sera généralement une université partenaire. L’HDR est particulièrement utile pour les chargés de recherche qui souhaitent diriger des doctorants ou évoluer vers un poste de directeur de recherche.

    Peut-on soutenir son HDR dans un établissement étranger ?

    Non. L’HDR est un diplôme national français délivré exclusivement par des établissements français accrédités. Cependant, des diplômes équivalents existent dans d’autres pays (Habilitationsschrift en Allemagne, DSc au Royaume-Uni, etc.). Ces diplômes étrangers peuvent être reconnus de facto par le CNU pour la qualification PU, mais ils ne remplacent pas l’HDR française pour diriger des thèses en France.

    Quand est-il conseillé de préparer son HDR ?

    La plupart des maîtres de conférences visent une soutenance d’HDR entre la 7e et la 12e année après leur recrutement. Soutenir trop tôt (avant 5 ans de poste MCF) peut être perçu comme prématuré dans certaines disciplines. Soutenir après 15 ans fragilise les candidatures aux postes PU car les comités de sélection valorisent une activité d’encadrement récente. Un timing optimal serait : HDR soutenue entre 8 et 12 ans après le recrutement MCF.

    Ressources officielles

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    La rédaction du mémoire de synthèse est souvent l’étape la plus chronophage du processus HDR. Tesify vous aide à structurer et rédiger vos textes académiques longs avec l’IA, en gardant votre style et en respectant les normes de la recherche française. Gagner du temps sur la rédaction, c’est en avoir plus pour la recherche.

  • Âge moyen des doctorants et à la soutenance de thèse en France (chiffres 2026)

    Âge moyen des doctorants et à la soutenance de thèse en France (chiffres 2026)

    Âge moyen des doctorants et à la soutenance de thèse en France (chiffres 2026)

    L’âge moyen auquel un doctorant obtient son diplôme en France s’établit à 31,6 ans, selon la note d’information du SIES consacrée aux comparaisons internationales sur le doctorat, publiée le 11 mars 2025. Ce chiffre place la France parmi les pays où l’on soutient sa thèse le plus jeune, un résultat que le SIES attribue à des parcours généralement linéaires (formation continue sans interruption majeure avant l’entrée en doctorat) et à la faible part des doctorants en santé, une discipline où l’âge de diplomation est structurellement plus élevé ailleurs dans le monde. Cet article détaille ce chiffre, sa méthode de calcul et les écarts connus entre disciplines.

    Résultat clé : 31,6 ans est l’âge moyen de diplomation d’un doctorant en France (SIES, note d’information n°05, mars 2025), un chiffre parmi les plus bas des comparaisons internationales disponibles. L’âge varie ensuite fortement selon la discipline : les parcours les plus linéaires et les thèses les plus courtes se trouvent en sciences exactes et en ingénierie, tandis que les sciences humaines et sociales, moins souvent financées, affichent des durées de thèse — et donc des âges de soutenance — plus élevés.

    Le chiffre clé : 31,6 ans en moyenne

    Dans sa note d’information n°05 de mars 2025, intitulée « Comparaisons internationales sur le doctorat : l’attractivité française avérée », le SIES (Service statistique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche) établit l’âge moyen de diplomation d’un docteur en France à 31,6 ans. Ce chiffre agrège l’ensemble des disciplines et constitue la donnée de référence la plus récente disponible publiquement sur le sujet.

    Ce résultat s’inscrit dans un contexte où, selon les notes flash du SIES sur les docteurs diplômés, environ 14 700 doctorats ont été délivrés en France en 2024, et où la durée médiane de thèse se situe généralement dans une fourchette de 40 à 52 mois selon la discipline — un facteur qui, combiné à l’âge d’entrée en doctorat (généralement peu après l’obtention du master, soit autour de 22-23 ans), permet de retrouver un âge moyen de soutenance cohérent avec le chiffre de 31,6 ans publié par le SIES. Pour le détail des effectifs, taux de réussite et durée par discipline, notre état des lieux du doctorat en France en chiffres complète cette donnée d’âge par l’ensemble des indicateurs officiels 2026.

    Jeune docteur lors de sa soutenance de thèse devant un jury universitaire en France
    La soutenance intervient en moyenne à 31,6 ans en France, au terme d’un parcours généralement linéaire depuis le master.

    Où se situe la France par rapport aux autres pays ?

    Le SIES souligne que les docteurs français comptent parmi les plus jeunes des comparaisons internationales disponibles, pour deux raisons principales identifiées dans la note : des parcours d’études généralement linéaires, sans interruption prolongée entre la licence, le master et le doctorat, contrairement à des systèmes où une expérience professionnelle intermédiaire est plus fréquente avant l’entrée en doctorat ; et une part relativement faible de doctorants en santé, discipline où l’âge de diplomation est structurellement plus élevé dans la plupart des pays, en raison de cursus médicaux plus longs en amont du doctorat de recherche.

    Indicateur Donnée Source
    Âge moyen à la diplomation (France) 31,6 ans SIES, note d’information n°05, mars 2025
    Doctorats délivrés en 2024 ~14 700 SIES, note flash n°14, juin 2025
    Durée médiane de thèse 40 à 52 mois selon discipline SIES
    Doctorants financés en 1ère année (sciences exactes) 97,1 % SIES
    Doctorants financés en 1ère année (SHS) ~50,9 % SIES

    Les écarts par discipline

    Le SIES ne publie pas, dans ses notes accessibles publiquement, un âge moyen de soutenance détaillé par discipline. En revanche, les données de durée de thèse — un déterminant direct de l’âge de soutenance à âge d’entrée comparable — montrent des écarts nets : en sciences exactes, environ 58 % des thèses sont soutenues en moins de 40 mois, contre seulement 11 % en sciences humaines et sociales. À l’inverse, plus de 37 % des thèses en SHS dépassent 72 mois, contre une minorité en sciences dures. Mécaniquement, à âge d’entrée en doctorat comparable, cet écart de durée se traduit par un âge moyen de soutenance plus élevé en SHS qu’en sciences exactes.

    Pour une lecture complète de ces écarts de durée et d’abandon par discipline, notre analyse du taux d’abandon en thèse de doctorat en France détaille les facteurs — financement, encadrement, précarité — qui expliquent ces trajectoires différenciées.

    Doctorant en sciences exactes travaillant en laboratoire, discipline où le financement et les parcours linéaires raccourcissent la durée de thèse
    En sciences exactes, un financement quasi systématique dès la première année contribue à des thèses plus courtes, et donc à un âge de soutenance plus bas.

    Pourquoi ces écarts existent-ils ?

    Le financement constitue le facteur le plus déterminant identifié par le SIES : 97,1 % des doctorants en sciences exactes bénéficient d’un financement dès la première année, contre environ 50,9 % en sciences humaines et sociales. Un doctorat non financé oblige fréquemment l’étudiant à cumuler un emploi parallèle, ce qui allonge mécaniquement la durée de préparation et repousse d’autant l’âge de soutenance. Le niveau de rémunération lui-même — fixé au 1er janvier 2026 à un minimum de 2 300 € brut mensuel pour un contrat doctoral ou une convention CIFRE — influence également l’attractivité du doctorat selon les profils et les âges d’entrée, un sujet détaillé dans notre comparatif des salaires doctorants par type de financement. Pour une vue d’ensemble des effectifs et de la répartition par discipline, notre guide statistique complet du doctorat en France 2026 complète ces données par les chiffres d’inscription et de parité.

    L’encadrement joue également un rôle secondaire mais documenté : un directeur de thèse peu disponible ou un isolement prolongé du doctorant, en particulier en fin de parcours, retarde fréquemment la soutenance au-delà de la durée initialement prévue, indépendamment du financement. Ce facteur touche l’ensemble des disciplines mais pèse proportionnellement davantage sur les parcours déjà fragilisés par l’absence de financement.

    Une tendance au vieillissement du recrutement académique

    Au-delà de l’âge de soutenance lui-même, les données SIES sur le recrutement académique après la thèse suggèrent une tendance de fond au vieillissement des parcours de recherche en France : sur une période de 13 ans, l’âge de recrutement des chargés de recherche (CR) et des maîtres de conférences (MCF) a progressé respectivement d’environ 24 et 28 mois, soit un allongement de deux à un peu plus de deux ans. Ce chiffre concerne le recrutement post-doctoral dans des postes permanents, pas la soutenance de thèse elle-même, mais il éclaire un phénomène plus large : la période entre la fin du doctorat et la stabilisation dans un poste de recherche ou d’enseignement s’allonge, sous l’effet combiné de la multiplication des contrats post-doctoraux successifs et de la contraction du nombre de postes permanents ouverts chaque année.

    Ce contexte aide à replacer le chiffre de 31,6 ans à la diplomation dans une perspective de carrière plus longue : obtenir son doctorat jeune, comme c’est le cas en France par comparaison internationale, ne garantit pas une insertion professionnelle académique tout aussi rapide, un sujet distinct qui dépasse le cadre strict de cet article mais que tout doctorant en fin de parcours a intérêt à anticiper. Notre analyse du salaire après un doctorat, par secteur et débouché détaille comment ce parcours plus long se traduit ensuite en termes de rémunération.

    Jeune chercheur postdoctoral dans un bureau universitaire, illustrant l'allongement du parcours vers un poste de recherche permanent après la thèse
    L’âge de recrutement en poste permanent (CR, MCF) s’est allongé de deux à un peu plus de deux ans sur 13 ans, au-delà de l’âge de soutenance lui-même.

    Tesify est mentionné à titre informatif comme l’un des outils utilisés par des doctorants et étudiants en master pour structurer la rédaction de leurs travaux de recherche, sans lien direct avec la donnée d’âge présentée dans cet article.

    FAQ

    À quel âge soutient-on sa thèse en France ?

    En moyenne à 31,6 ans selon le SIES (note d’information n°05, mars 2025), ce qui place la France parmi les pays où l’on obtient son doctorat le plus jeune, grâce à des parcours généralement linéaires entre le master et le doctorat.

    L’âge d’entrée varie-t-il selon la discipline ?

    Oui. Les doctorants en santé entrent et soutiennent généralement plus tard, après un parcours médical plus long, tandis que les sciences exactes et l’ingénierie affichent les parcours les plus linéaires et les durées de thèse les plus courtes, ce qui tire leur âge moyen à la soutenance vers le bas.

    Peut-on commencer un doctorat après 30 ans ?

    Oui, rien n’interdit d’entamer un doctorat après 30 ans, notamment via une reprise d’études, un contrat CIFRE ou une validation des acquis. Ce profil reste minoritaire au regard de la moyenne nationale mais n’est pas rare, en particulier en sciences humaines et sociales.

    Quel âge moyen en SHS vs sciences ?

    Les données SIES sur la durée de thèse montrent que les sciences exactes achèvent le plus souvent en moins de 40 mois quand les sciences humaines et sociales dépassent fréquemment 72 mois, ce qui se traduit mécaniquement par un âge moyen à la soutenance plus élevé en SHS, à âge d’entrée comparable.

    Le financement dépend-il de l’âge ?

    Le financement dépend surtout de la discipline plutôt que de l’âge du doctorant : 97,1 % des doctorants en sciences exactes sont financés contre environ 50,9 % en sciences humaines et sociales, ce qui explique en partie pourquoi les thèses non financées en SHS s’étirent davantage et repoussent l’âge de soutenance.

  • Part des femmes en doctorat en France en 2026 : chiffres MESR-SIES par discipline

    Part des femmes en doctorat en France en 2026 : chiffres MESR-SIES par discipline

    Part des femmes en doctorat en France en 2026 : chiffres MESR-SIES par discipline

    La part des femmes en doctorat en France atteint désormais environ 49 % parmi l’ensemble des doctorants inscrits (données 2023, MESR-SIES) — une quasi-parité qui contraste avec la situation du début des années 2000. Pourtant, derrière cette moyenne agrégée se cachent des écarts disciplinaires persistants : 58 % de femmes en biologie-médecine-santé, 23 % en mathématiques. Plus frappant encore, le plafond de verre qui se forme après la soutenance réduit leur part à 31 % parmi les professeures des universités (PU) en 2022, contre 45 % parmi les maîtres de conférences (MCF). Ce rapport dresse, chiffre par chiffre, la radiographie officielle de la féminisation de la recherche doctorale française.

    Réponse rapide — chiffres clés 2023

    • Part des femmes parmi les doctorants inscrits : ~49 % (MESR-SIES 2023)
    • Part des femmes parmi les docteurs diplômés 2020 : 43,5 % (IPDoc 2020, NF25 SIES sept. 2024)
    • Extrêmes disciplinaires : de 23 % en mathématiques à 58 % en biologie-médecine-santé
    • Plafond de verre : 45 % MCF / 31 % PU (MESR-DGRH 2022)

    Vue d’ensemble : inscrits et diplômés

    En 2023-2024, la France comptait 69 639 doctorants inscrits dans ses 289 écoles doctorales accréditées par le MESR, dont 16 400 nouveaux primo-inscrits — soit +4,6 % par rapport à 2022-2023 (source : MESR-SIES, 2024). La même année, 15 187 thèses ont été soutenues avec succès (+9,6 % par rapport à 2022, un record depuis le début du suivi SIES en 2009), en partie sous l’effet de rattrapage post-pandémique.

    La progression vers la parité parmi les doctorants inscrits est lente mais réelle :

    Année Part femmes — inscrits Source
    2010-2011 46,2 % MESR-SIES, Vers l’égalité femmes-hommes 2025
    2020-2021 46,7 % MESR-SIES, Vers l’égalité femmes-hommes 2025
    2022-2023 46 % (primo-inscrits) MESR-SIES, Note Flash SIES 2024
    2023 ~49 % MESR-SIES, cité dans Formation Emploi n°169 (2024)

    Si la quasi-parité est atteinte pour les inscrits, la situation est différente pour les diplômés : selon la Note Flash n°25 du SIES (septembre 2024, enquête IPDoc 2020), 43,5 % des docteurs diplômés de la promotion 2020 sont des femmes. Cet écart entre inscrits (~49 %) et diplômés (~43,5 %) peut refléter des différences de durée de thèse, de taux d’abandon différentiel ou de calendrier de soutenance.

    « La proportion de femmes parmi les doctorants a peu évolué sur la décennie : 46,7 % en 2020-2021, contre 46,2 % dix ans plus tôt. »
    — MESR-SIES, Vers l’égalité femmes-hommes ? Chiffres clés 2025

    Pour une analyse des sorties de thèse, voir notre article sur le taux d’abandon en thèse de doctorat en France, qui détaille les causes et la durée réelle des parcours.

    Répartition par grand domaine disciplinaire

    La photographie globale cache des réalités radicalement différentes selon les disciplines. Les données du MESR-SIES publiées dans la collection Vers l’égalité femmes-hommes ? (éditions 2024, 2025 et 2026) permettent de dresser le tableau suivant :

    Grand domaine disciplinaire Part femmes — doctorants inscrits Source
    Biologie, médecine, santé 58 % MESR-SIES, Vers l’égalité 2024
    Sciences humaines et sociales (SHS) 55 % MESR-SIES, Vers l’égalité 2024
    Sciences agronomiques et écologiques 54 % MESR-SIES, Vers l’égalité 2024
    Sciences exactes et applications (hors maths/STIC) ~35 % OFCE / CDEFI, 2025 (données 2021)
    Sciences pour l’ingénieur 30 % MESR-SIES, Vers l’égalité 2024
    STIC (sciences et tech. de l’information et de la communication) 27 % MESR-SIES, Vers l’égalité 2024
    Mathématiques 23 % MESR-SIES, Vers l’égalité 2024
    Graphique en barres illustrant la part des femmes par discipline dans les doctorats français, de 23 % en mathématiques à 58 % en biologie-santé, données MESR-SIES
    Répartition des femmes par discipline dans le doctorat français — de 23 % en mathématiques à 58 % en biologie-santé (MESR-SIES, Vers l’égalité femmes-hommes ? 2024)

    L’écart entre les disciplines les plus féminisées (biologie-santé : 58 %) et les moins féminisées (mathématiques : 23 %) atteint donc 35 points de pourcentage. Cette polarisation reflète les orientations prises dès le lycée et le premier cycle universitaire, et se retrouve dans tous les pays européens — avec la France systématiquement positionnée 2 à 3 points sous la moyenne UE dans les STEM (données Eurostat, 2021, rapportées par l’OFCE en 2025).

    Pour une vue complète sur la féminisation de l’ensemble des formations supérieures, notre article Vers l’égalité femmes-hommes dans l’enseignement supérieur français 2026 détaille les taux par niveau et filière.

    Financement du doctorat : une inégalité structurante

    Le type de financement varie fortement par discipline — et ce différentiel de financement est l’un des mécanismes qui explique les inégalités de genre à l’entrée du doctorat. En 2023-2024, 79,2 % des primo-inscrits bénéficient d’un financement, mais ce taux est inégalement distribué (MESR-SIES, Note Flash 2024) :

    • Sciences exactes et applications : 97 % des primo-inscrits financés
    • Sciences du vivant : 85 % financés
    • Sciences humaines et sociales : 50 % financés (−2,2 % d’inscrits entre 2022-2023 et 2023-2024)

    Les SHS — domaine à majorité féminine — présentent le taux de financement le plus bas. Cette corrélation entre sous-financement et féminisation s’observe aussi dans les durées de thèse : 38 % des thèses soutenues en 2023 durent moins de 40 mois (MESR-SIES 2024), mais les thèses non financées, plus fréquentes en SHS, tendent à être plus longues et ont un taux d’abandon plus élevé.

    Rappel : depuis le 1er janvier 2024, le montant plancher du contrat doctoral est fixé à 2 300 € brut/mois, conformément à la Loi de Programmation de la Recherche 2020 (LPR). Les conventions CIFRE (8 % des primo-inscrits en 2023) proposent souvent des rémunérations supérieures. Pour le détail des mécanismes de financement, voir notre page Financements du doctorat 2026 en France : ANR, contrat doctoral, CIFRE.

    L’entonnoir des carrières : du doctorat à la chaire

    C’est ici que le plafond de verre apparaît dans toute sa netteté. La progression des femmes à chaque échelon de la carrière académique montre un phénomène d’« entonnoir » : la part féminine, déjà insuffisante dans certains domaines au niveau du doctorat, se réduit encore à chaque promotion.

    Stade de la carrière Part femmes 2000 Part femmes 2010 Part femmes 2022 Source
    Doctorants inscrits (total) ~44 % 46,2 % ~47 % MESR-SIES
    Maîtres de conférences (MCF) 38 % 45 % MESR-DGRH, bilans sociaux
    Professeures des universités (PU) 17 % 23 % 31 % MESR-DGRH, bilans sociaux
    Illustration du plafond de verre dans la carrière académique française : entonnoir montrant la réduction progressive de la part des femmes de doctorant à MCF à professeure des universités
    Le plafond de verre dans la carrière académique française : de ~47 % parmi les doctorants à 45 % parmi les MCF à seulement 31 % parmi les professeures des universités (MESR-DGRH 2022)

    La progression est réelle — les femmes PU sont passées de 17 % en 2000 à 31 % en 2022 — mais l’entonnoir reste prononcé : alors que les femmes représentent 45 % des MCF, elles ne sont que 31 % parmi les professeurs des universités. Ce décrochage s’accentue encore si l’on intègre la dimension disciplinaire : en sciences et technologie, la part des femmes parmi les enseignants-chercheurs n’est que de 30 %, contre 55 % en lettres et sciences humaines (MESR-SIES 2023, enquête cités dans Formation Emploi n°169, 2024).

    L’écart salarial accompagne ce plafond : en 2023, les femmes PU perçoivent en moyenne 205 € bruts de moins par mois que leurs homologues masculins (MESR-DGRH 2023), dont 200 € en traitement de base et 5 € en primes et indemnités.

    Pour le détail de l’insertion professionnelle des docteurs après la thèse, consultez notre analyse Insertion professionnelle des docteurs en France 2024 : emploi, CDI et secteur privé par discipline. Les données de salaire après doctorat selon le secteur sont également disponibles sur Salaire après un doctorat en 2026 (fr.tesify.pro).

    Publications scientifiques : l’écart de genre persiste

    La féminisation des effectifs doctorants n’a pas encore effacé un écart de publication documenté. Une étude publiée dans la revue Formation Emploi (n°169, 2024-3, Pommier, Porcher et al.) portant sur les doctorants français montre que :

    • Les doctorants masculins ont 26,9 % de chances supplémentaires d’avoir publié au moins un article dans une revue à comité de lecture durant leur thèse, comparé aux doctorantes.
    • Cet écart s’amplifie avec le nombre de publications et se concentre principalement dans les disciplines STEM.
    • Il reflète en partie des inégalités dans l’accès aux réseaux, aux conférences et aux opportunités de co-publication.

    Ces données de publication ont une importance pratique directe : le nombre de publications est un critère décisif dans les procédures de qualification CNU et de recrutement MCF/PU. Un écart de publication à l’entrée du marché académique amplifie mécaniquement les inégalités de trajectoire de carrière observées dans l’entonnoir décrit plus haut.

    Part des femmes dans les organismes de recherche publics

    Au-delà des universités, les organismes de recherche publics présentent des situations contrastées (données MESR-SIES 2023, fiche « Parité dans la recherche ») :

    Organisme Part femmes parmi les chercheurs (2023)
    INSERM 54,9 %
    Institut Pasteur (Paris) 53,2 %
    INRAE 49,4 %
    IRD 42,3 %
    CNRS 36,4 %
    INRIA 24,3 %
    ONERA 18,1 %

    Au niveau global, les femmes représentent 31 % des chercheurs toutes institutions confondues (42 % dans les administrations publiques, 24 % dans les entreprises privées), et 35 % de l’ensemble des personnels de R&D en France (MESR-SIES 2023). La polarisation entre l’INSERM (54,9 %, domaine santé-biologie) et l’ONERA (18,1 %, domaine aérospatial) illustre à l’échelle des organismes les mêmes logiques disciplinaires qu’au niveau doctoral.

    Pour contextualiser ces données dans le profil international du doctorat en France, notre article sur l’attractivité internationale et le profil des doctorants étrangers propose une comparaison complémentaire.

    Note méthodologique : les chiffres présentés dans cet article proviennent des publications officielles du MESR-SIES (Vers l’égalité femmes-hommes ? Chiffres clés éditions 2024, 2025, 2026 ; Note Flash n°25, sept. 2024 ; Note Flash n°14, juin 2025 ; fiche EESR « Parité dans la recherche », n°18), des bilans sociaux MESR-DGRH, et de l’étude de Formation Emploi n°169 (2024-3). Les données par discipline s’appuient sur le référentiel disciplinaire du SIES. Certaines catégories (SHS, STIC, sciences agronomiques) varient selon les éditions des rapports.

    Vous préparez une thèse ou un mémoire sur les questions de genre et d’enseignement supérieur ? Tesify accompagne les doctorants et mastérants dans la structuration, la rédaction et la vérification d’intégrité de leurs travaux académiques.

    Questions fréquentes

    Quelle est la part des femmes parmi les doctorants inscrits en France en 2023 ?

    En 2023, les femmes représentent environ 49 % des doctorants inscrits en France, selon les données MESR-SIES citées dans la revue Formation Emploi (n°169, 2024). Ce chiffre global masque des variations allant de 23 % en mathématiques à 58 % en biologie-médecine-santé.

    Dans quelles disciplines les femmes sont-elles majoritaires en doctorat ?

    Les femmes sont majoritaires en doctorat dans les domaines de la biologie-médecine-santé (58 %), des sciences humaines et sociales (55 %) et des sciences agronomiques et écologiques (54 %) selon les données MESR-SIES publiées dans Vers l’égalité femmes-hommes ? Chiffres clés 2024. À l’inverse, elles restent minoritaires en mathématiques (23 %), en STIC (27 %) et en sciences pour l’ingénieur (30 %).

    Quelle est la part des femmes parmi les professeures des universités en France ?

    En 2022, les femmes occupent 31 % des postes de professeures des universités (PU) en France, contre 17 % en 2000 et 23 % en 2010 (MESR-DGRH, bilans sociaux). Ce taux est nettement inférieur à celui des maîtres de conférences (MCF), où les femmes représentent 45 % en 2022. Cet écart constitue le principal indicateur du plafond de verre dans les carrières académiques françaises.

    Les femmes abandonnent-elles leur thèse plus souvent que les hommes ?

    Le MESR-SIES ne publie pas de données systématiques sur le taux d’abandon différentiel par genre. L’écart observé entre la part des femmes parmi les inscrits (~49 % en 2023) et parmi les diplômés (43,5 % pour la promotion 2020 selon la NF25 SIES de septembre 2024) suggère une différence de trajectoire, mais celle-ci peut aussi refléter des durées de thèse différentes ou des délais de soutenance selon les disciplines.

    Les femmes publient-elles autant que les hommes durant leur doctorat ?

    Non. Une étude publiée dans Formation Emploi (n°169, 2024-3) montre que les doctorants masculins ont 26,9 % de chances supplémentaires d’avoir publié au moins un article dans une revue à comité de lecture durante leur thèse, comparé aux doctorantes. Cet écart est plus marqué dans les disciplines STEM et a des conséquences directes sur les trajectoires de qualification et de recrutement académique.

    Quelle est la part des femmes au CNRS et à l’INSERM ?

    En 2023, les femmes représentent 36,4 % des chercheurs du CNRS et 54,9 % de ceux de l’INSERM (MESR-SIES, fiche Parité dans la recherche, EESR n°18). Cet écart entre les deux organismes reflète directement la différence de féminisation des disciplines couvertes : sciences exactes et physique pour le CNRS, biologie et santé pour l’INSERM.

  • Après la soutenance de doctorat : emploi, césure et reconversion — guide 2026

    Après la soutenance de doctorat : emploi, césure et reconversion — guide 2026

    Après la soutenance de doctorat : emploi, césure et reconversion — guide 2026

    Vous venez de soutenir votre thèse de doctorat. Après trois à cinq ans d’un travail intellectuel intense, la question qui s’impose immédiatement est : que fait-on maintenant ? La réponse est moins évidente qu’elle n’y paraît, et ce guide vous donne une vision complète des options disponibles en 2026 — que vous envisagiez une carrière académique, un poste dans le privé, une année de transition ou une reconversion radicale.

    Les chiffres sont encourageants : selon les données du ministère de l’Enseignement supérieur, 94 % des docteurs sont en emploi trois ans après l’obtention de leur thèse, et 76 % ont un contrat stable. Le doctorat ouvre des portes — à condition de savoir les frapper.

    En bref : 3 voies s’offrent à vous après la thèse — l’académique (MCF, post-doc, chercheur CNRS), le privé (R&D, conseil, management) et la transition (ATER, césure, entrepreneuriat). Le choix dépend de votre discipline, de votre projet et du marché. Ce guide détaille chaque option avec les délais et démarches 2026.

    La période de décompression post-thèse

    La fin d’une thèse s’accompagne fréquemment d’un phénomène bien documenté dans la littérature en psychologie : le vide post-doctoral. Après des années rythmées par des objectifs de recherche précis, l’absence soudaine de ce cadre peut générer anxiété, perte de sens et difficulté à se projeter. Ce n’est pas un signe de faiblesse — c’est une réaction normale à une transition d’une ampleur exceptionnelle.

    Source : Erika Dupont, PhD

    Accordez-vous au minimum deux à quatre semaines de décompression active avant de vous lancer dans des candidatures. Cette période n’est pas du temps perdu : elle vous permet de reconstituer vos ressources cognitives et de faire le point sur vos priorités réelles, pas seulement sur ce que vous pensez devoir faire.

    Voie académique : MCF, CNRS, post-doc

    La voie académique reste l’aspiration première de nombreux doctorants, mais elle est étroite et compétitive. Voici l’état des lieux en 2026.

    Maître de Conférences (MCF)

    Pour candidater à un poste de MCF, vous devez d’abord être qualifié par le Conseil National des Universités (CNU). La campagne de qualification s’ouvre généralement en octobre-novembre pour des résultats en janvier-février de l’année suivante. La qualification est valable 4 ans.

    Une fois qualifié, vous candidatez aux postes ouverts lors de la campagne synchronisée (mars-juin) ou asynchrone (tout au long de l’année). En 2025-2026, environ 1 800 postes de MCF ont été ouverts au concours, soit une légère hausse par rapport aux années précédentes.

    Conseil : publiez au moins deux articles dans des revues classées avant votre première candidature. Les comités de sélection regardent en priorité le nombre de publications et les financements obtenus.

    Post-doctorat

    Le post-doc est souvent une étape intermédiaire indispensable, notamment dans les sciences exactes. Il dure généralement 1 à 3 ans et vous permet de renforcer votre dossier de publication et votre réseau international. En 2026, les financements ANR, ERC et H2020 sont les principales sources de postes post-doctoraux en France.

    Pour les docteurs en sciences humaines et sociales, le post-doc reste moins systématique mais se développe, notamment via les programmes MSCA (Marie Skłodowska-Curie Actions) de l’Union européenne. En Italie, les parcours de dottorato di ricerca et les bourses post-doctorales sont organisés différemment — les plans de soutien aux borsisti italiens pour 2026 sont détaillés sur Tesify per il dottorato in Italia 2026 : piano per i borsisti.

    Chercheur CNRS, INSERM, INRAE

    Les concours des grands organismes de recherche (CR2 au CNRS) sont très sélectifs — environ 200 à 300 postes par an pour plusieurs milliers de candidats dans certaines sections. La préparation du dossier doit commencer 6 à 9 mois avant les concours (généralement en printemps).

    Voie privée : R&D, conseil, management

    Le secteur privé représente une part croissante des débouchés doctoraux. En 2026, les entreprises du CAC 40 emploient davantage de docteurs qu’il y a dix ans, notamment dans les secteurs de l’industrie pharmaceutique, de l’aéronautique, de la finance quantitative et des technologies de l’information.

    Recherche & Développement privée

    Les laboratoires R&D d’entreprises comme Sanofi, Airbus, EDF, TotalEnergies ou les start-ups deeptech recrutent régulièrement des docteurs. Le dispositif CIFRE (Conventions Industrielles de Formation par la Recherche) prépare spécifiquement à ce type de carrière. Si vous n’avez pas fait de CIFRE, votre expertise disciplinaire et vos méthodes de recherche restent des atouts majeurs.

    Conseil et management

    Les cabinets de conseil (McKinsey, BCG, Capgemini, et les boutiques spécialisées) sont friands de docteurs pour leur capacité d’analyse, leur rigueur méthodologique et leur résistance à l’incertitude. Les docteurs en sciences sociales, économie et gestion trouvent naturellement leur place dans le conseil en stratégie et en transformation organisationnelle.

    La reconversion vers le management demande souvent une mise à niveau en compétences opérationnelles (gestion de projet, Excel avancé, présentation executive). Un bootcamp court ou une formation en ligne de quelques semaines suffit généralement.

    Finance quantitative et data science

    Les docteurs en mathématiques, physique, statistique et informatique trouvent des débouchés excellents dans la finance de marché, le machine learning et la data science. Les rémunérations dans ces secteurs dépassent généralement celles de l’académique dès le premier poste.

    Année de transition : ATER, césure, volontariat

    ATER (Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche)

    Le statut d’ATER vous permet d’enseigner en université (64 ou 192 heures annuelles) tout en continuant à chercher un poste permanent. C’est une passerelle classique entre la thèse et le MCF. Les contrats ATER sont annuels et renouvelables dans la limite de 2 à 4 ans selon les cas. Consultez notre guide sur les financements post-doctoraux en France 2026.

    Année sabbatique ou de césure

    Prendre une année pour voyager, créer un projet personnel ou tout simplement se ressourcer est une option légitime après une thèse. Elle ne nuit pas à votre carrière si elle est bien présentée lors d’entretiens ultérieurs. Des programmes comme le Volontariat International en Entreprise (VIE) permettent de combiner transition géographique et expérience professionnelle valorisable.

    Service civique et engagement associatif

    Des docteurs choisissent de mettre leur expertise au service d’ONG, de think tanks ou d’organisations internationales (ONU, UNESCO, Banque mondiale). Ces expériences enrichissent le CV et ouvrent des réseaux inattendus.

    Reconversion et entrepreneuriat

    La reconversion après un doctorat est plus courante qu’on ne le croit. Les compétences transversales développées pendant la thèse — gestion de projet complexe, autonomie, communication scientifique, résilience face à l’échec — sont précieuses dans des secteurs très éloignés de la recherche.

    Entrepreneuriat scientifique

    Le transfert de technologie et la création de start-ups deeptech se développent fortement en France depuis 2020. Si votre thèse a produit des résultats à potentiel commercial, les dispositifs SATT (Sociétés d’Accélération du Transfert de Technologie) et les programmes d’incubation universitaires peuvent accompagner votre projet. Le statut de Jeune Entreprise Innovante (JEI) offre des avantages fiscaux significatifs.

    Reconversion professions réglementées

    Les docteurs en sciences (chimie, biologie, pharmacie) peuvent accéder à certaines professions réglementées avec des passerelles spécifiques. Les docteurs en droit peuvent s’orienter vers le barreau avec une formation complémentaire (CRFPA). Chaque cas est à analyser en fonction de votre discipline et du pays visé.

    Valoriser le titre de docteur

    En France, le titre de « Docteur » est protégé par la loi et peut être utilisé dans tous les contextes professionnels (cartes de visite, CV, correspondances officielles). Pourtant, beaucoup de docteurs sous-utilisent ce titre hors de l’académique.

    • Sur LinkedIn : ajoutez « Dr » devant votre nom dans votre profil — c’est autorisé et valorisant. Dans une perspective européenne, LinkedIn et ResearchGate remplissent des fonctions différentes après l’obtention du diplôme selon les pays : les pratiques italiennes en la matière sont comparées sur LinkedIn vs ResearchGate dopo la laurea in Italia 2026 : confronto.
    • Dans les candidatures : précisez « Docteur en [discipline], spécialité [votre domaine] » dans votre en-tête de CV.
    • En entretien : traduisez vos compétences de thèse en langage opérationnel : « J’ai dirigé pendant 4 ans un projet de recherche complexe avec des ressources limitées » vaut mieux que « J’ai fait ma thèse ».

    Pour la rédaction académique post-doctorale (articles, chapitres d’ouvrages, rapports d’expertise), des outils spécialisés comme Tesify accompagnent les docteurs dans la valorisation écrite de leurs résultats de recherche.

    Ce qui change selon la discipline

    Discipline Débouchés prioritaires Délai moyen d’insertion
    Mathématiques / Informatique Finance, IA, ingénierie 2-4 mois
    Sciences de la vie Pharma, R&D, post-doc 4-8 mois
    Sciences humaines et sociales Conseil, médias, ONG, MCF 6-12 mois
    Droit / Sciences politiques Barreau, institutions, MCF 4-8 mois
    Sciences de gestion Conseil, MCF, directions 3-6 mois

    Consultez également notre article charte d’intégrité scientifique pour la thèse de doctorat 2026 pour comprendre les obligations qui perdurent après votre soutenance.

    Questions fréquentes

    Combien de temps après la thèse trouve-t-on généralement un emploi ?

    Un an après l’obtention de leur thèse, 86 % des docteurs sont en emploi. Trois ans après, ce taux monte à 94 %. Le délai moyen d’insertion varie de 2-4 mois pour les profils très demandés (mathématiques, informatique) à 6-12 mois pour les SHS. La discipline, le réseau et le projet professionnel clair sont les trois facteurs les plus déterminants.

    Le doctorat est-il reconnu en entreprise ?

    La reconnaissance du doctorat en entreprise a progressé en France mais reste inégale. La loi Fioraso (2013) a facilité la mention du titre dans les conventions collectives, mais en pratique, les DRH et managers opérationnels valorisent davantage les compétences concrètes que le diplôme lui-même. Savoir « traduire » votre thèse en compétences opérationnelles est donc essentiel lors de vos candidatures.

    Peut-on chercher un MCF immédiatement après la soutenance ?

    Oui, vous pouvez candidater à la qualification CNU dès que votre doctorat est obtenu. Si votre soutenance a lieu en décembre ou en printemps, vous pouvez déposer un dossier de qualification pour la campagne suivante (octobre-novembre). Cependant, obtenir un poste MCF dès la première campagne est rare — la plupart des docteurs passent par un ou plusieurs post-docs ou ATER.

    Que faire si on ne veut plus faire de recherche après la thèse ?

    C’est une situation plus courante qu’on ne le dit. Les compétences développées pendant la thèse (rigueur analytique, rédaction, gestion de projet, présentation de résultats complexes) sont directement transférables dans des secteurs variés. Conseil, formation, journalisme scientifique, politique publique, entrepreneuriat : les voies sont nombreuses. Un bilan de compétences (financé par le CPF) peut aider à formaliser votre projet de reconversion.

    L’ATER est-il compatible avec une candidature MCF ?

    Oui, et c’est même son objectif principal. Le statut d’ATER vous maintient dans le milieu académique, vous permet de publier et d’enseigner, tout en vous laissant le temps de renforcer votre dossier de qualification et de candidature MCF. De nombreux MCF actuels sont passés par 1 à 3 années d’ATER avant d’obtenir un poste permanent.

    Valorisez vos recherches avec Tesify

    Que vous continuiez en académique ou passiez au secteur privé, vos résultats de thèse méritent d’être diffusés. Tesify accompagne les docteurs dans la rédaction d’articles, de rapports d’expertise et de communications scientifiques — avec la rigueur académique française et les outils anti-plagiat qui s’imposent.

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  • Le Doctorat en France en Chiffres 2026 : Nombre de Doctorants, Durée Moyenne et Achèvement (Données MESR-SIES)

    Le Doctorat en France en Chiffres 2026 : Nombre de Doctorants, Durée Moyenne et Achèvement (Données MESR-SIES)

    Le Doctorat en France en Chiffres 2026 : Nombre de Doctorants, Durée Moyenne et Achèvement (Données MESR-SIES)

    Soixante-neuf mille doctorants inscrits, quatorze mille sept cents thèses soutenues en un an, une durée réglementaire de trois ans que moins de la moitié des docteurs tiennent : les chiffres du doctorat en France 2026 racontent une réalité plus complexe que le calendrier officiel. Ce tour d’horizon s’appuie exclusivement sur les publications du service statistique du ministère (SIES), les notes flash annuelles et l’état de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (EESR n°19). Chaque donnée est sourcée et datée — aucune estimation non vérifiée n’est présentée.

    Que vous soyez candidat au doctorat, directeur de thèse ou responsable d’une école doctorale, ces indicateurs permettent de situer un parcours dans le contexte national : combien de doctorants entrent chaque année, dans quels domaines, avec quels financements, et en combien de temps la majorité parvient à soutenir.

    Résultat clé : À la rentrée 2024-2025, 69 432 doctorants sont inscrits dans 289 écoles doctorales françaises. En 2024, 14 727 doctorats ont été délivrés (−3 % vs 2023). En 2024, 42 % des thèses sont soutenues en moins de 40 mois (+4 points sur un an) — mais ce taux culmine à 58 % en sciences exactes contre 11 % en sciences humaines. 81 % des nouveaux doctorants bénéficient d’un financement dédié. (Sources : SIES Note Flash n°14, juin 2025 ; EESR n°19, 2025.)

    69 432 doctorants inscrits : l’effectif 2024-2025

    À la rentrée 2024-2025, la France compte 69 432 étudiants inscrits en doctorat, en légère baisse de 0,3 % par rapport à 2023-2024. Sur dix ans, l’effectif total a reculé de 9,6 % par rapport à 2013 (EESR n°19, SIES 2025). Cette contraction traduit principalement le déclin des inscriptions en sciences de la société (−4,7 % sur un an) et en sciences humaines et humanités (−0,9 %), partiellement compensé par la progression des sciences exactes et applications (+1,8 %) et la quasi-stabilité des sciences du vivant (+0,4 %).

    Les primo-inscrits — doctorants entrant en première année — sont en revanche en hausse : 17 000 nouveaux doctorants ont intégré le système à la rentrée 2024, soit +3,2 % par rapport à 2023 (16 400 primo-inscrits). Ces étudiants se répartissent dans les 289 écoles doctorales accréditées par le MESR. Pour comprendre le fonctionnement de ces structures et les critères d’admission, voir École doctorale en France : comment choisir et intégrer la bonne.

    Effectifs du doctorat en France — évolution 2022-2025
    Rentrée Inscrits total Primo-inscrits Source
    2022-2023 70 700 15 700 SIES NF 2024-17 / Campus France
    2023-2024 69 639 16 400 SIES enquête EDs 2024
    2024-2025 69 432 17 000 SIES enquête EDs 2025 / EESR n°19

    14 727 docteurs diplômés en 2024 : la production annuelle

    En 2024, la France a délivré 14 727 doctorats, soit une baisse de 3,0 % par rapport à 2023 (SIES Note Flash n°14, juin 2025). L’année 2023 avait constitué un pic à 15 187 diplômes (+9,6 % vs 2022), en partie liée au rattrapage post-pandémique des soutenances retardées. Le niveau 2024 reste toutefois supérieur aux années antérieures à 2022, confirmant une progression de long terme : +0,9 % par rapport à 2013 (EESR n°19).

    Docteurs diplômés en France — évolution récente
    Année Docteurs diplômés Variation Source SIES
    2023 15 187 +9,6 % Note Flash SIES n°17, juin 2024
    2024 14 727 −3,0 % Note Flash SIES n°14, juin 2025

    Une fois la soutenance réussie, la question de l’insertion professionnelle s’impose. Les données détaillées par discipline et type d’employeur sont disponibles dans l’article : Insertion professionnelle des docteurs en France 2024 : emploi, CDI et secteur privé par discipline.

    Répartition par grand domaine : sciences, SHS et vivant

    Le SIES ventile les effectifs doctoraux selon quatre grands domaines disciplinaires. À la rentrée 2024-2025, les sciences exactes et applications (mathématiques, physique, chimie, informatique, ingénierie) forment le premier contingent avec 26 815 inscrits (38,6 % du total). Les sciences humaines et humanités (littérature, histoire, philosophie, arts) arrivent en deuxième position (17 765 inscrits, 25,6 %), suivies des sciences du vivant — biologie, agronomie, environnement — (13 081 inscrits, 18,8 %) et des sciences de la société — économie, droit, gestion, sciences politiques — (11 771 inscrits, 17,0 %).

    Doctorants inscrits et diplômés par domaine — France 2024-2025 et 2024 (Source : EESR n°19, SIES 2025)
    Domaine Inscrits 2024-25 Part Diplômés 2024 Part diplômés
    Sciences exactes & applications 26 815 38,6 % 7 125 48,4 %
    Sciences humaines & humanités 17 765 25,6 % 2 499 17,0 %
    Sciences du vivant 13 081 18,8 % 3 362 22,8 %
    Sciences de la société 11 771 17,0 % 1 741 11,8 %
    Total 69 432 100 % 14 727 100 %

    L’écart entre la part dans les inscrits (25,6 %) et la part dans les diplômés (17,0 %) pour les sciences humaines est le signal le plus visible d’un phénomène structurel : ces doctorants mettent plus longtemps à soutenir — et certains n’y parviennent pas. À l’inverse, les sciences exactes surreprésentent les diplômés (48,4 %) par rapport à leur poids parmi les inscrits (38,6 %), signe d’une durée de thèse plus courte et d’un taux d’achèvement plus élevé.

    Diagramme en barres comparant la part de doctorants inscrits et diplômés par grand domaine disciplinaire en France — sciences exactes, sciences humaines, sciences du vivant, sciences de la société
    Illustration de la répartition des doctorants inscrits et des diplômés par grand domaine en France (2024-2025). Source de données : EESR n°19, SIES 2025.

    Part de doctorants étrangers : la France, pôle d’attraction doctoral

    Le doctorat français attire une proportion très élevée d’étudiants internationaux. En 2022-2023, 25 880 doctorants de nationalité étrangère étaient inscrits sur un total de 70 700, soit 37 % des effectifs (SIES / Campus France, Chiffres clés 2024). Ce taux dépasse la moyenne européenne (25 %) et place la France à égalité avec l’Irlande, légèrement derrière l’Autriche (39 %).

    L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient constituent la première zone géographique d’origine, devant l’Europe. En termes de diplôme d’accès, les données EESR n°19 indiquent que 80 % des primo-inscrits sont titulaires d’un diplôme français (master ou diplôme d’ingénieur) : la mobilité internationale au doctorat concerne donc principalement des étudiants qui ont effectué leurs études supérieures en France.

    Tendance à surveiller : le nombre de doctorants étrangers inscrits à l’université a reculé d’environ 15 % en cinq ans, passant de près de 24 000 à environ 20 000 entre 2018-2019 et 2023-2024 (Campus France 2024). Cette évolution interroge sur l’attractivité internationale du doctorat français dans un contexte de concurrence accrue avec les universités anglo-saxonnes et asiatiques.

    Durée de la thèse par discipline (données SIES 2025)

    La durée réglementaire d’une thèse est fixée à 36 mois (3 ans) par les textes, avec possibilité d’extensions annuelles jusqu’à 6 ans en cas de contrat CIFRE, de situation de handicap, de thèse en cotutelle ou de circonstances exceptionnelles. La réalité statistique s’écarte sensiblement de ce cadre.

    En 2024, 42 % des docteurs diplômés ont soutenu en moins de 40 mois, en hausse de 4 points sur un an et proche du niveau d’avant-Covid (SIES Note Flash n°14, juin 2025). Autrement dit, une majorité de docteurs dépasse encore la durée réglementaire de 36 mois. La durée médiane tous domaines confondus se situe dans la tranche 40-52 mois, soit environ 3 ans et demi à 4 ans et demi ; à l’autre extrémité, environ un diplômé sur dix soutient au-delà de 72 mois (EESR n°19, SIES 2025).

    Part des docteurs 2024 ayant soutenu en moins de 40 mois, par domaine (Sources : SIES Note Flash n°14, juin 2025 ; contraste disciplinaire d’après EESR n°19)
    Durée de la thèse Tous domaines Sciences exactes Sciences humaines
    Moins de 40 mois 42 % ≈ 58 % ≈ 11 %
    40 mois et plus 58 % ≈ 42 % ≈ 89 %

    Le contraste disciplinaire sur la tranche « moins de 40 mois » est saisissant : près de 58 % en sciences exactes contre à peine 11 % en sciences humaines. Cet écart tient à plusieurs facteurs structurels cumulatifs : le financement quasi-systématique des thèses en sciences exactes (qui permet de consacrer la totalité du temps à la recherche), la dépendance fréquente des doctorants SHS à une activité professionnelle parallèle, la nature des travaux en SHS (enquêtes de terrain longues, corpus documentaires étendus, conditions d’accès aux archives), et des cultures disciplinaires qui n’accordent pas la même valeur à la brièveté.

    Pour explorer comment organiser concrètement la rédaction d’une thèse, le guide complet du doctorat en France 2026 détaille les étapes depuis l’inscription jusqu’à la soutenance.

    Financement des doctorants : qui finance les thèses ?

    Le financement est le déterminant le plus puissant de la durée et de l’achèvement de la thèse. À la rentrée 2024-2025, 81 % des primo-inscrits bénéficient d’un financement dédié — contre 79,2 % en 2023-2024 (SIES enquête EDs 2025 / EESR n°19). Ce taux agrégé cache des disparités disciplinaires considérables.

    Principales sources de financement des primo-inscrits en doctorat — 2024-2025 (Source : SIES enquête EDs 2025 / EESR n°19)
    Type de financement Part des primo-inscrits
    Contrats doctoraux MESRE (ministère) 38,6 %
    Financement organismes de recherche (CNRS, Inserm, CEA, etc.) 18,4 %
    Financements étrangers (co-financements internationaux) 11,2 %
    Contrats CIFRE (partenariat avec une entreprise privée) 9,4 %
    Autres financements (ANR, collectivités, fondations, etc.) ~3,4 %
    Sans financement dédié (avec ou sans activité salariée parallèle) ~19 %

    La disparité disciplinaire en matière de financement est l’une des plus prononcées du système d’enseignement supérieur français. En sciences exactes et applications, le taux de financement dépasse 97 % des primo-inscrits. En sciences humaines et humanités, il avoisine 50 % (données SIES 2023-2024). Cette inégalité structure directement le rythme de la thèse et la probabilité d’achèvement. Un doctorant non financé doit articuler son travail de recherche avec une activité professionnelle, ce qui allonge mécaniquement la durée de la thèse et accroît le risque d’abandon.

    Achèvement et abandon : ce que disent les données

    Les statistiques sur le taux d’achevement du doctorat sont moins systématiquement publiées que les effectifs ou les données de durée. Les études disponibles — analyses par cohorte du SIES, rapports HCERES et rapport Pommier-Lazarus — documentent un taux d’abandon significatif, particulièrement marqué en SHS et parmi les doctorants non financés. Cette dimension mérite un traitement à part entière, disponible dans l’article dédié : Taux d’abandon en thèse de doctorat en France : chiffres 2026, causes et durée réelle.

    La distribution des durées présentée dans la section précédente offre un signal indirect : les thèses dépassant 72 mois ne sont pas toutes abandonnées, mais les analyses par cohorte de primo-inscrits montrent qu’une fraction non négligeable des doctorants inscrits ne parvient jamais à la soutenance — avec des taux qui varient fortement selon le domaine et la présence ou l’absence d’un financement. Pour situer le doctorat dans l’ensemble des diplômes de cycle long et comprendre la distinction fondamentale avec le master, voir le guide différence entre mémoire et thèse en 2026 sur fr.tesify.pro.

    FAQ — Le doctorat en France en chiffres

    Combien y a-t-il de doctorants en France en 2025 ?

    À la rentrée 2024-2025, 69 432 doctorants sont inscrits dans les 289 écoles doctorales françaises, dont 17 000 primo-inscrits (+3,2 % par rapport à 2023). L’effectif total est en légère baisse de 0,3 % sur un an et de 9,6 % par rapport à 2013. Source : SIES enquête EDs 2025 / EESR n°19.

    Combien de doctorats sont délivrés en France chaque année ?

    En 2024, la France a délivré 14 727 doctorats, soit −3 % par rapport au pic de 2023 (15 187 diplômes). Les sciences exactes représentent 48,4 % des diplômes (7 125), devant les sciences du vivant (3 362), les sciences humaines (2 499) et les sciences de la société (1 741). Source : SIES Note Flash n°14, juin 2025.

    Quelle est la durée médiane d’une thèse en France ?

    En 2024, 42 % des thèses sont soutenues en moins de 40 mois (+4 points sur un an). La durée médiane tous domaines confondus se situe dans la tranche 40-52 mois. L’écart disciplinaire est considérable : environ 58 % des thèses en sciences exactes sont soutenues en moins de 40 mois, contre seulement 11 % en sciences humaines et humanités. Sources : SIES Note Flash n°14, juin 2025 ; EESR n°19.

    Quelle proportion de doctorants en France sont étrangers ?

    En 2022-2023, 37 % des doctorants inscrits en France (25 880 sur 70 700) étaient de nationalité étrangère. Ce taux est en recul d’environ 15 % en cinq ans. Les principales zones d’origine sont l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l’Europe. Source : SIES / Campus France, Chiffres clés 2024.

    Quel est le taux de financement des doctorants en France ?

    81 % des primo-inscrits à la rentrée 2024-2025 bénéficient d’un financement dédié. Ce taux atteint plus de 97 % en sciences exactes mais tombe à environ 50 % en sciences humaines et humanités. Le principal mécanisme est le contrat doctoral MESRE (38,6 % des primo-inscrits), suivi du financement par les organismes de recherche (18,4 %). Source : SIES enquête EDs 2025 / EESR n°19.

    Quel domaine regroupe le plus de doctorants en France ?

    Les sciences exactes et applications concentrent 26 815 doctorants (38,6 % du total) à la rentrée 2024-2025, devant les sciences humaines et humanités (17 765, soit 25,6 %), les sciences du vivant (13 081, soit 18,8 %) et les sciences de la société (11 771, soit 17 %). Source : EESR n°19, SIES 2025.

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  • Transformer son Mémoire en Article Scientifique Publiable avec Tesify : Méthode 2026

    Transformer son Mémoire en Article Scientifique Publiable avec Tesify : Méthode 2026

    Transformer son Mémoire en Article Scientifique Publiable avec Tesify : Méthode 2026

    Votre mémoire de master représente plusieurs mois de travail — entretiens conduits, données collectées, littérature maîtrisée. Pourtant, ce document de 80 pages dort dans un dossier numérique, invisible pour la communauté scientifique et pour les directeurs de thèse qui examinent votre dossier de candidature au doctorat. Transformer un mémoire en article scientifique est le passage qui donne une seconde vie à ce travail : une publication dans une revue à comité de lecture change la valeur perçue de votre profil chercheur du tout au tout.

    La bonne nouvelle : la transformation n’est pas une réécriture intégrale. C’est un travail de sélection, de restructuration et d’adaptation qui suit une logique claire. Ce guide vous donne la méthode en 5 étapes — de la cartographie de votre mémoire jusqu’à la soumission — et montre comment les outils IA de Tesify raccourcissent concrètement les phases les plus chronophages.

    L’essentiel en 3 lignes

    Transformer un mémoire en article scientifique revient à extraire sa contribution centrale, la restructurer en IMRaD (Introduction–Méthodes–Résultats–Discussion) et l’adapter aux exigences d’une revue cible. Comptez une à quatre semaines de travail selon la discipline. L’éditeur IA et la bibliographie automatique de Tesify réduisent significativement le temps consacré à la reformulation et au reformatage des références.

    Pourquoi publier votre mémoire en revue ?

    Un mémoire de master, même excellent, reste un document institutionnel interne. Il est lu par votre directeur de recherche, évalué par votre jury, puis déposé dans un service de documentation universitaire. Un article dans une revue à comité de lecture, en revanche, est évalué par des pairs extérieurs à votre établissement, indexé dans les bases de données internationales et citable durablement par d’autres chercheurs.

    Pour une candidature en doctorat, la différence est concrète. Disposer d’une publication soumise ou acceptée au moment de candidater atteste d’une capacité à produire de la science communicable, pas seulement de la science validée en interne. Beaucoup de directeurs de thèse et de comités de sélection accordent une attention particulière à ce signal, qui distingue un profil académique d’un profil étudiant.

    Au-delà du doctorat, une publication ouvre des portes : réseaux disciplinaires, invitations à des colloques, dépôt en accès ouvert sur HAL pour maximiser la visibilité de vos travaux. Le travail que vous avez déjà accompli mérite une seconde vie — et elle ne demande pas de repartir de zéro.

    Étape 1 — Cartographier votre mémoire et identifier la contribution centrale

    Avant de toucher à votre texte, répondez à une seule question : quelle est la contribution la plus originale de votre mémoire ? Pas le sujet général, pas le cadre théorique — la contribution précise : ce que vos données, votre analyse ou votre synthèse apportent que la littérature existante n’avait pas encore dit clairement.

    Pour l’identifier, relisez votre conclusion et les deux derniers paragraphes de votre discussion. La contribution se cache souvent là, quand vous nuancez vos résultats par rapport aux travaux antérieurs. Encadrez ce passage — c’est le cœur de votre futur article.

    Une fois la contribution identifiée, cartographiez l’ensemble de votre mémoire en vous posant, pour chaque section, une question binaire : cette partie sert-elle directement la contribution centrale ? Si non, elle n’a pas de place dans l’article. Ce filtre élimine en général la moitié du volume sans appauvrire l’argumentation.

    La grille de cartographie en 4 colonnes

    Créez un tableau et renseignez chaque section de votre mémoire :

    Section du mémoire Garder ? Volume cible Deviendra
    Introduction + revue de littérature Oui (partiel) ~800 mots Introduction IMRaD
    Méthodologie Oui ~600 mots Méthodes IMRaD
    Résultats Oui ~1 200 mots Résultats IMRaD
    Discussion + conclusion Oui (restructuré) ~1 500 mots Discussion IMRaD
    Contexte général, annexes longues Non Supprimé Données supplémentaires si demandé

    Étape 2 — Condenser de 80 à ~8 pages en structure IMRaD

    Un article standard dans la plupart des sciences humaines et sociales, de gestion ou des sciences de l’éducation fait entre 5 000 et 8 000 mots — soit l’équivalent de 20 à 32 pages. Votre mémoire de 80 pages représente donc deux à quatre fois ce volume. La condensation est l’étape la plus exigeante, et la plus formatrice.

    Schéma de la structure IMRaD (Introduction, Méthodes, Résultats, Discussion) utilisée pour rédiger un article scientifique à partir d'un mémoire de master
    La structure IMRaD organise l’article scientifique en quatre sections progressives, de l’identification du problème à l’interprétation des résultats

    La revue de littérature : de 30 pages à 3 paragraphes ciblés

    Dans un mémoire, la revue de littérature a une fonction démonstrative : elle montre que vous maîtrisez le domaine. Dans un article, elle est instrumentale : elle justifie le gap que votre recherche comble. Conservez uniquement les travaux qui permettent d’établir deux choses — ce que l’on sait dans votre domaine, et ce que l’on ne sait pas encore et que vous allez apporter. Tout le reste peut être coupé sans appauvrissement.

    Les résultats : sélectionner, pas tout montrer

    Votre mémoire présente probablement l’ensemble de vos données pour attester de la rigueur du travail de terrain. L’article publie les résultats qui répondent directement à votre question de recherche principale. Les données périphériques — intéressantes, mais tangentielles — peuvent alimenter un second article plus tard, ou rester disponibles en annexe sur demande du relecteur.

    Pour reformuler vos passages les plus longs dans un style plus synthétique sans en trahir le sens, les outils IA de paraphrase académique sont particulièrement utiles sur les transitions entre sections et les formulations redondantes.

    Étape 3 — Recadrer la discussion pour une revue scientifique

    La discussion est la section qui distingue le plus nettement un article publié d’un mémoire de master. Dans un mémoire, elle tend à être réflexive et pédagogique : vous montrez que vous comprenez les limites de votre travail, souvent dans une posture d’apprenti-chercheur. Dans un article, elle est dialogique : vous positionnez vos résultats par rapport aux travaux existants et vous proposez des implications concrètes pour la recherche ou la pratique.

    Pour recadrer votre discussion, posez-vous trois questions dans l’ordre :

    1. En quoi vos résultats confirment-ils, contredisent-ils ou nuancent-ils les travaux cités en introduction ? C’est le cœur du dialogue scientifique. Chaque résultat significatif doit être mis en regard d’au moins une référence.
    2. Quelles sont les implications pratiques ou théoriques de vos résultats ? Même pour une discipline à dominante théorique, l’impact doit être rendu explicite — c’est ce qui intéresse les relecteurs et les lecteurs potentiels.
    3. Quelles limites délimitent la portée de vos conclusions ? Les limites d’un article ne sont pas une faiblesse — elles sont un signe de rigueur épistémologique. Un article qui ne mentionne aucune limite suscite de la méfiance chez les relecteurs expérimentés.

    Terminez votre discussion par des pistes de recherches futures : c’est la façon dont la communauté reconnaît que votre travail s’inscrit dans un programme collectif et non dans un exercice académique isolé. Cette dernière partie est brève (un paragraphe suffit) mais indispensable.

    Étape 4 — Choisir la revue cible et éviter les pièges

    Le choix de la revue conditionne à la fois le fond — les exigences de contenu et de contribution varient sensiblement d’une publication à l’autre — et la forme : longueur maximale autorisée, style de citation obligatoire, format des tableaux et des figures. Ce choix se fait idéalement avant la condensation finale, pour adapter votre article au public-cible dès l’écriture.

    Diagramme de sélection d'une revue scientifique cible pour la publication d'un article issu d'un mémoire de master : critères thématiques, délai de révision, accès ouvert et frais APC
    Critères clés pour choisir une revue cible : adéquation thématique, délai d’évaluation, accès ouvert (DOAJ) et frais APC

    Critères concrets de sélection

    • Périmètre thématique : lisez les 3 à 5 derniers articles publiés dans la revue. Votre contribution s’inscrit-elle naturellement dans cette ligne éditoriale ? Si vous devez forcer l’argument pour y entrer, choisissez une autre revue.
    • Délai d’évaluation : certaines revues indiquent un délai moyen de revue sur leur site. Pour une candidature en doctorat avec une date butoir, un délai de 2 à 4 mois est préférable à 10 ou 12 mois.
    • Accès ouvert : une revue répertoriée sur le DOAJ (Directory of Open Access Journals) maximise la visibilité de votre article sans barrière de lecture.
    • APC (Article Processing Charges) : certaines revues en accès ouvert facturent des frais de publication. Vérifiez le montant avant de soumettre — votre université ou laboratoire dispose peut-être de fonds dédiés à ces frais.

    Repérer les revues prédatrices

    Le paysage de l’édition scientifique comporte des revues qui acceptent des articles sans évaluation rigoureuse, moyennant des frais élevés. Ces publications nuisent à votre réputation au lieu de la construire. Avant de soumettre, vérifiez votre revue cible avec la checklist officielle Think-Check-Submit, et consultez notre guide complet pour repérer les revues prédatrices en 2026.

    Comment Tesify accélère le processus

    Tesify est conçu pour la rédaction académique en contexte universitaire, et ses deux fonctionnalités principales s’appliquent directement à la transformation d’un mémoire en article publiable.

    L’éditeur IA : reformuler sans perdre sa voix d’auteur

    L’éditeur IA de Tesify vous permet de coller un extrait de votre mémoire et d’obtenir une reformulation plus concise, dans un registre adapté à la publication scientifique. C’est particulièrement utile pour les passages où votre style « mémoire » est trop long, trop pédagogique ou trop peu citatif par rapport aux standards d’une revue. L’éditeur ne réécrit pas à votre place : il vous propose des formulations que vous validez, ce qui maintient votre voix d’auteur tout en gagnant un temps considérable sur les phases de réécriture.

    Pour aller plus loin sur l’écriture IA en contexte académique et éviter les erreurs fréquentes, lisez notre article sur les 7 pertes de temps à éviter quand on écrit son mémoire avec l’IA.

    La bibliographie automatique : reformater 60 références en quelques minutes

    Chaque revue impose son propre style de citation — APA 7, Chicago, Vancouver, MLA, normes propres à la revue. Reformater manuellement 50 à 80 références depuis le style de votre mémoire vers le style exigé par la revue représente plusieurs heures de travail fastidieux, avec un risque élevé d’erreurs de formatage qui irrite les relecteurs.

    La bibliographie automatique de Tesify élimine ce problème : vous importez vos sources par URL, DOI ou saisie manuelle, vous sélectionnez le style de citation cible, et Tesify génère la liste de références conforme. Sur un article de 60 à 80 références, le gain est substantiel et la qualité du formatage contribue à une première impression soignée auprès du comité de rédaction. Pour maîtriser le formatage bibliographique dès la rédaction initiale de votre mémoire, le tutoriel sur la bibliographie automatique sur Word vous donnera les bases complémentaires.

    Commencez votre article gratuitement

    Tesify vous permet de tester l’éditeur IA et la bibliographie automatique dès aujourd’hui, sans carte bancaire. Idéal pour valider la méthode sur vos premiers paragraphes avant de vous lancer dans la transformation complète de votre mémoire.

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    FAQ — Transformer son mémoire en article scientifique

    Peut-on publier son mémoire de master tel quel dans une revue scientifique ?

    Non, pas tel quel. Les revues à comité de lecture n’acceptent pas les mémoires dans leur format d’origine. La structure doit être adaptée au format IMRaD, le volume doit être réduit (5 000 à 8 000 mots en général contre 25 000 à 40 000 pour un mémoire), et la discussion doit être repositionnée pour dialoguer avec la littérature existante plutôt que pour démontrer une maîtrise pédagogique.

    Combien de temps faut-il pour transformer un mémoire en article ?

    Selon la discipline, la qualité initiale du mémoire et les exigences de la revue cible, comptez entre une et quatre semaines de travail effectif. La phase la plus longue est généralement la condensation de la revue de littérature et la restructuration de la discussion. L’utilisation d’un éditeur IA comme celui de Tesify réduit significativement le temps consacré à la reformulation des passages trop longs.

    Faut-il informer son directeur de mémoire avant de soumettre l’article ?

    C’est fortement conseillé, et souvent nécessaire. Si votre directeur a orienté le design de recherche, proposé des hypothèses ou contribué intellectuellement à l’analyse, il peut avoir un droit d’auteur ou souhaiter figurer comme co-auteur. Dans tous les cas, l’informer avant la soumission évite des conflits ultérieurs et vous permet de bénéficier de ses conseils sur le choix de la revue et la formulation de la contribution.

    Qu’est-ce que la structure IMRaD et pourquoi est-elle obligatoire ?

    IMRaD signifie Introduction – Méthodes – Résultats – (et) Discussion. C’est le format standard des articles de recherche empirique adopté par la grande majorité des revues scientifiques, toutes disciplines confondues. Il permet aux relecteurs et aux lecteurs de localiser rapidement l’information pertinente. L’introduction pose la question de recherche et le gap dans la littérature, les méthodes décrivent comment les données ont été collectées et analysées, les résultats présentent les données sans interprétation, et la discussion met les résultats en perspective avec la littérature.

    Comment Tesify aide-t-il concrètement pour la bibliographie d’un article scientifique ?

    La fonctionnalité de bibliographie automatique de Tesify permet d’importer vos sources par URL, DOI ou saisie manuelle, puis de les reformater automatiquement dans le style de citation exigé par la revue cible — APA 7, Vancouver, Chicago, MLA ou autre. Cela évite les erreurs de formatage qui retardent souvent la soumission et font mauvaise impression auprès des relecteurs. Sur un article comptant une soixantaine de références, le gain de temps est particulièrement sensible.