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  • theses.fr en chiffres 2026 : 563 354 thèses, et pourquoi son moteur ne peut pas compter vos mots-clés

    theses.fr en chiffres 2026 : 563 354 thèses, et pourquoi son moteur ne peut pas compter vos mots-clés

    Le chiffre d’abord. Au 16 août 2026, theses.fr référence 485 330 thèses soutenues et 78 024 thèses en préparation, soit 563 354 thèses au total, et 917 711 personnes liées à ces travaux — auteurs, directeurs, rapporteurs, membres de jury.

    Ces trois nombres sont affichés sur la page d’accueil du portail. Le quatrième vient de son interface de programmation, et c’est lui qui rend l’ensemble solide : une requête vide sur l’API renvoie totalHits: 563354, exactement la somme des deux sous-totaux publiés. Deux routes indépendantes, un accord au chiffre près.

    Mais cet article a un second objet, plus utile encore si vous rédigez en ce moment. Beaucoup d’étudiants utilisent le compteur de theses.fr pour justifier un choix de méthode — « 505 thèses françaises utilisent SPSS » — et cette phrase est fausse. Non parce que le portail se trompe, mais parce que son moteur ne fait pas ce qu’on croit. Voici la mesure, et la méthode pour ne plus vous faire prendre.

    Les chiffres, et ce qu’ils recouvrent

    Indicateur Valeur au 16/08/2026 Source
    Thèses soutenues 485 330 Page d’accueil theses.fr
    Thèses en préparation 78 024 Page d’accueil theses.fr
    Total référencé 563 354 Somme, confirmée par l’API
    Personnes liées aux thèses 917 711 Page d’accueil theses.fr

    Trois précisions que vous devez faire figurer si vous citez ces nombres.

    Ce sont des thèses de doctorat, pas des mémoires. Un mémoire de master n’y figure pas. Pour les mémoires, les dépôts sont ailleurs — DUMAS pour les travaux d’étudiants, HAL pour la production scientifique — et notre annuaire des portails de mémoires les recense.

    « En préparation » n’est pas « en cours ». Les 78 024 thèses en préparation correspondent à des sujets déclarés. Une partie de ces doctorats sera abandonnée, et un sujet déclaré il y a huit ans peut y figurer encore. C’est un stock de sujets enregistrés, pas un effectif de doctorants actifs — deux grandeurs que l’on confond très souvent.

    Le référencement n’est pas la disponibilité. Une thèse peut être signalée sans que son texte intégral soit accessible en ligne : embargo, diffusion restreinte à l’intranet de l’établissement, ou dépôt antérieur à la généralisation du dépôt électronique. Le nombre de thèses signalées excède donc largement le nombre de thèses que vous pouvez lire.

    Réconciliation arithmétique de deux sous-totaux avec le total affiché
    485 330 + 78 024 = 563 354, et l’API renvoie le même nombre. Deux routes qui concordent valent mieux qu’une source qui affirme.

    Le piège : ce que le compteur compte vraiment

    L’API de theses.fr renvoie, pour chaque requête, un champ totalHits. La tentation est irrésistible : tapez un terme, lisez le nombre, citez-le comme une mesure de prévalence.

    Commençons par le test que tout le monde connaît. Un moteur de recherche n’est pas un instrument de comptage tant qu’on n’a pas vérifié que son total réagit aux filtres : certains portails plafonnent leur compteur à une valeur fixe. Ici, le test passe :

    • q=*563 354
    • q=régression4 292

    Le nombre baisse, franchement. Le compteur n’est donc pas plafonné, et son total se réconcilie avec les chiffres officiels. À ce stade, tous les contrôles habituels sont au vert.

    Et pourtant le chiffre ne veut rien dire. Voici la mesure qui le démontre :

    Requête Résultats annoncés
    SPSS 505
    SPSSXchaîne qui ne désigne rien 496
    zzzqwertynotaword 0

    Un mot inventé, obtenu en ajoutant une lettre à SPSS, renvoie 496 résultats — soit 98 % du score du vrai terme. Le moteur ne cherche pas la chaîne que vous avez tapée : il applique une correspondance approximative, tolérante aux variations, conçue pour être généreuse quand un utilisateur fait une faute de frappe.

    La vérification directe achève la démonstration. En ouvrant les cinq premiers résultats de la requête SPSS et en cherchant la chaîne dans leur notice complète, un seul sur cinq la contient. Les quatre autres portent sur le frittage Spark Plasma Sintering, sur des Stream Processing Systems, et sur le polystyrène syndiotactique. Des sigles voisins, aucun rapport avec un logiciel de statistiques.

    Une recherche floue renvoie surtout des résultats hors sujet
    505 résultats pour SPSS, 496 pour un mot qui n’existe pas. Le compteur fonctionne ; il ne compte simplement pas ce que vous croyez.

    Une seconde limite : des paramètres silencieusement ignorés

    En interrogeant l’API avec un filtre de statut, on obtient :

    • sans filtre → 563 354
    • status=soutenue563 354
    • status=enCours563 354

    Les trois réponses sont identiques, alors que les chiffres officiels prouvent qu’elles devraient valoir 563 354, 485 330 et 78 024. Le paramètre n’est pas rejeté par une erreur : il est ignoré en silence, et la requête renvoie un HTTP 200 parfaitement normal. C’est le pire cas de figure, parce que rien n’avertit l’utilisateur que son filtre n’a pas été appliqué.

    Le test en trois questions, à appliquer à n’importe quel portail

    Généralisons, parce que ce problème ne concerne pas que theses.fr. Avant de citer un nombre issu d’un moteur de recherche — theses.fr, un catalogue de bibliothèque, une base de données bibliographique, un portail open data :

    1. Le compteur bouge-t-il ? Ajoutez un filtre. Si le total ne baisse jamais, il est plafonné ou ignoré : inutilisable.
    2. Une absurdité s’effondre-t-elle ? Interrogez une variante inventée de votre terme. Si elle renvoie un nombre du même ordre, la recherche est approximative et votre compte est du bruit. C’est le test que presque personne ne fait, et c’est celui qui a démasqué le cas ci-dessus.
    3. Les résultats contiennent-ils le terme ? Ouvrez les cinq premiers et vérifiez de vos yeux. Un compteur juste sur des documents faux reste un chiffre faux.

    Un nombre qui passe les trois est citable. Un nombre qui n’en passe que deux ne l’est pas — et le premier test seul, celui que la plupart des guides recommandent, ne suffit manifestement pas.

    Alors comment justifier un choix de méthode ?

    Le besoin de départ était légitime : vous vouliez écrire que votre approche est courante dans votre champ. Trois routes défendables remplacent le compteur :

    Citez des travaux, pas des totaux. « Cette approche a été mobilisée notamment par X (2023) et Y (2024) dans des travaux comparables » est plus solide, plus vérifiable et mieux reçu qu’un nombre invérifiable. Deux références réelles battent un compteur.

    Utilisez theses.fr pour ce qu’il fait très bien : trouver des thèses lisibles. Le portail est excellent pour identifier des travaux voisins du vôtre, repérer qui dirige des recherches sur votre sujet, et lire des chapitres de méthodologie déjà validés par un jury. Une thèse soutenue dans votre discipline est le meilleur modèle disponible pour votre propre section méthodologique. Le comparatif entre HAL et theses.fr précise lequel utiliser selon ce que vous cherchez.

    Appuyez-vous sur des sources statistiques conçues pour compter. Le service statistique du ministère publie des données sur le doctorat construites pour l’usage quantitatif — ce que notre article sur l’attractivité internationale du doctorat français exploite. La différence est de nature : un moteur de recherche indexe, un service statistique dénombre. Ne demandez pas au premier le travail du second.

    Ce que theses.fr indexe réellement

    Une dernière précision qui explique beaucoup. theses.fr est d’abord un outil de signalement : il décrit chaque thèse par ses métadonnées — titre, auteur, directeur, établissement, école doctorale, discipline, mots-clés, résumé lorsqu’il est fourni — et renvoie vers le texte intégral quand celui-ci est accessible.

    Conséquence directe pour votre recherche documentaire : un terme absent des métadonnées peut être omniprésent dans la thèse sans jamais apparaître dans vos résultats. Un doctorant qui a mené toutes ses analyses sous SPSS n’a aucune raison de le mentionner dans son titre ni dans ses mots-clés. C’est pourquoi les logiciels, les tests statistiques et les détails de protocole sont systématiquement sous-représentés, et pourquoi une recherche par méthode y est structurellement peu productive — indépendamment même du problème de correspondance approximative.

    Pour trouver des thèses par méthode, la voie efficace est de partir de la discipline et du sujet, puis d’ouvrir les textes intégraux et de lire leurs chapitres de méthodologie. C’est plus lent qu’une requête, et c’est la seule qui donne un résultat juste. Notre guide de rédaction d’une thèse de doctorat détaille ce que l’on peut en tirer.

    Transformer une recherche documentaire en chapitre

    Trouver les bonnes thèses n’est que la première moitié du travail. La seconde consiste à en tirer un état de l’art structuré, à situer votre travail par rapport à elles, et à écrire une méthodologie qui assume ses choix — avec des chiffres que vous pouvez défendre.

    Tesify vous accompagne sur cette seconde moitié : organiser vos lectures en une revue cohérente, tenir une terminologie constante d’un chapitre à l’autre, et rédiger les passages de justification à partir de vos propres sources. Vos références restent les vôtres, et le texte est écrit à 100 % par vous.

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    Questions fréquentes

    Combien y a-t-il de thèses référencées sur theses.fr ?

    Au 16 août 2026 : 485 330 thèses soutenues et 78 024 thèses en préparation, soit 563 354 au total, plus 917 711 personnes liées aux thèses. Le total renvoyé par l’API du portail correspond exactement à la somme des deux sous-totaux affichés en page d’accueil, ce qui est un bon indice de cohérence. Ces chiffres évoluant en continu, relevez-les vous-même le jour où vous les citez et datez la consultation.

    Puis-je écrire dans mon mémoire que X thèses utilisent SPSS ?

    Non. La requête SPSS renvoie 505 résultats, mais SPSSX — une chaîne qui ne désigne rien — en renvoie 496, et la plupart des premiers résultats ne contiennent pas le terme. Ce nombre ne mesure pas la prévalence d’un logiciel. Justifiez votre choix méthodologique par des travaux cités nommément.

    theses.fr indexe-t-il le texte intégral des thèses ?

    C’est avant tout un outil de signalement : il décrit les thèses par leurs métadonnées et renvoie vers le texte intégral quand il est accessible. Un mot absent du titre, des mots-clés et du résumé peut donc figurer partout dans la thèse sans jamais ressortir d’une recherche. Les détails méthodologiques sont, de ce fait, structurellement sous-représentés.

    Comment vérifier qu’un compteur de recherche est fiable ?

    Trois tests, dans cet ordre. Ajoutez un filtre et vérifiez que le total baisse. Interrogez une variante inventée de votre terme et vérifiez que le compte s’effondre. Ouvrez les premiers résultats et vérifiez que le terme y figure. Le premier test seul est insuffisant, comme le montre le cas décrit ici : un compteur peut réagir correctement aux filtres tout en dénombrant les mauvais documents.

    Quelle différence entre une thèse « en préparation » et un doctorant inscrit ?

    Un sujet déclaré n’est pas un doctorant actif. Les 78 024 thèses en préparation forment un stock de sujets enregistrés, dont une partie correspond à des doctorats abandonnés ou à des sujets anciens jamais retirés. Pour un effectif réel de doctorants inscrits, il faut se tourner vers les publications du service statistique du ministère, qui mesurent des inscriptions et non des déclarations de sujet.

    Puis-je citer theses.fr comme source dans ma bibliographie ?

    Oui, en le traitant comme une ressource en ligne : nom du portail, organisme responsable, URL et date de consultation. La date est indispensable ici, puisque les compteurs évoluent quotidiennement. Pour une thèse précise trouvée via le portail, citez la thèse elle-même — auteur, titre, année, établissement, et son identifiant national — et non le moteur qui vous a permis de la trouver.

  • Plan de gestion des données (PGD/DMP) pour la thèse et le master : guide OPIDoR 2026

    Plan de gestion des données (PGD/DMP) pour la thèse et le master : guide OPIDoR 2026

    Plan de gestion des données (PGD/DMP) pour la thèse et le master : guide OPIDoR 2026

    Votre directeur de thèse vous demande un plan de gestion des données, l’ANR l’exige avant le premier versement, ou votre établissement vous y oblige en vertu d’un décret paru fin 2021 : dans tous ces cas, vous vous retrouvez face à un document dont personne ne vous a expliqué ni la structure, ni les enjeux réels. Le plan de gestion des données mémoire thèse 2026 n’est pas une formalité administrative de plus — c’est l’outil qui protège vos données, sécurise votre travail contre la perte accidentelle et démontre votre rigueur scientifique à tout jury ou évaluateur. Ce guide pratique vous donne tout ce qu’il faut savoir : cadre légal exact, outil OPIDoR, les sept rubriques standard et la procédure pas à pas pour rédiger votre premier PGD.

    Que vous soyez doctorant en début de thèse, masterant en M2 avec des données d’entretiens ou un jeu de données quantitatif, ou encore chercheur junior soumettant un projet ANR ou Horizon Europe, ce guide vous accompagne de la première rubrique à la validation finale. Les exigences ont évolué en 2026 : les établissements publics de recherche sont désormais soumis à une obligation légale explicite, et les financeurs européens ont renforcé leurs critères d’évaluation des DMP.

    En bref : Un plan de gestion des données (PGD ou DMP) est un document structuré en 7 rubriques qui décrit comment vous collectez, documentez, stockez, protégez et partagez vos données de recherche tout au long de votre projet. En France, le Décret n° 2021-1572 du 3 décembre 2021 le rend obligatoire dans les établissements publics de recherche. L’outil gratuit recommandé est DMP OPIDoR, opéré par l’INIST-CNRS.

    Le Décret n° 2021-1572 du 3 décembre 2021, publié au Journal officiel, définit les exigences d’intégrité scientifique applicables aux établissements publics contribuant au service public de la recherche ainsi qu’aux fondations reconnues d’utilité publique dont la recherche publique constitue l’activité principale. Son article 6 — confirmé par plusieurs universités françaises dans leur documentation interne — impose aux chercheurs de ces établissements de rédiger un plan de gestion des données dans le cadre de leurs projets de recherche.

    L’intégrité scientifique y est définie comme l’ensemble des règles et valeurs qui doivent régir les activités de recherche pour en garantir le caractère honnête et scientifiquement rigoureux. Le plan de gestion des données s’inscrit directement dans cette logique : il documente les choix méthodologiques relatifs aux données, rend la recherche reproductible, et prévient les risques de perte, de manipulation ou de mauvaise utilisation des données primaires.

    Pour les doctorants, ce décret s’applique dès le premier jour d’inscription. Pour les masterants en M2 réalisant un mémoire de recherche avec collecte de données empiriques, la rédaction d’un PGD — même simplifié — constitue une bonne pratique fortement encouragée par les écoles doctorales et les bibliothèques universitaires, et parfois exigée par les directeurs de mémoire.

    Point de vigilance : Le décret cible les établissements publics de recherche. Si vous êtes inscrit dans une grande école privée ou un organisme non soumis au service public de la recherche, vérifiez le règlement intérieur de votre établissement. En pratique, la quasi-totalité des écoles doctorales françaises ont intégré cette exigence dans leurs chartes.

    Qu’est-ce qu’un PGD/DMP ? Définition et enjeux

    Un plan de gestion des données (PGD en français, DMP pour Data Management Plan en anglais) est un document évolutif qui décrit, à chaque étape du cycle de vie de la recherche, comment les données sont collectées, traitées, documentées, stockées, protégées et, le cas échéant, partagées ou archivées à long terme. Il ne s’agit pas d’un document figé : le PGD s’actualise au fil du projet, notamment lors de changements méthodologiques ou de nouvelles contraintes éthiques identifiées en cours de terrain.

    Trois enjeux majeurs justifient la rédaction d’un PGD pour tout mémoire ou thèse comportant de la collecte de données :

    • Protection contre la perte : identifier dès le départ les stratégies de sauvegarde (règle 3-2-1 : 3 copies, sur 2 supports différents, dont 1 hors site) protège des années de travail.
    • Conformité RGPD et éthique : toute collecte de données personnelles (entretiens, questionnaires avec données identifiantes) doit être encadrée par une base légale explicite et un protocole d’anonymisation documenté — voir à ce sujet le guide complet sur le protocole RGPD pour entretiens de mémoire 2026.
    • Valorisation et partage : un PGD bien rédigé facilite le dépôt dans un entrepôt de données certifié et la citation de vos données par d’autres chercheurs, renforçant l’impact de vos travaux.

    Le PGD s’inscrit dans le mouvement international pour la science ouverte et les données FAIR (Findable, Accessible, Interoperable, Reusable). Ces quatre principes — trouvabilité, accessibilité, interopérabilité, réutilisabilité — constituent le socle de toute politique de gestion des données moderne, qu’il s’agisse d’une thèse de doctorat ou d’un grand projet de recherche financé par l’Union européenne.


    📊 Cycle de vie des données de recherche — Ressource interactive INIST-CNRS
    Source : DoRANum / INIST-CNRS — Licence CC BY-NC-SA

    OPIDoR : l’outil gratuit de l’INIST-CNRS

    DMP OPIDoR (Outil en ligne pour un Plan de gestion de données Ouvert et Réutilisable) est la plateforme de référence en France pour rédiger son plan de gestion des données. Opérée par l’INIST-CNRS (Institut de l’information scientifique et technique du Centre national de la recherche scientifique), elle est accessible gratuitement à l’adresse dmp.opidor.fr.

    OPIDoR propose plusieurs ressources adaptées aux étudiants comme aux chercheurs confirmés :

    • Modèles de plans publics : des gabarits préconfigurés selon le financeur (ANR, Horizon Europe) ou la discipline permettent de ne pas partir d’une page blanche.
    • Groupes de guidage : des ensembles de recommandations organisées par communauté disciplinaire, rédigées par des experts de domaine.
    • Plans publics en exemple : des PGD réels (anonymisés ou publics) illustrent ce qu’un plan finalisé doit contenir.
    • Glossaire et ressources pédagogiques : définitions des types de données de recherche, FAQ technique, accès API pour les établissements.

    Pour créer votre compte OPIDoR, rendez-vous sur dmp.opidor.fr et utilisez de préférence votre identifiant institutionnel (via la fédération d’identité éducation/recherche). Une fois connecté, sélectionnez le modèle correspondant à votre financeur ou, à défaut, le modèle générique. L’outil vous guidera rubrique par rubrique avec des questions directrices et des exemples de réponses.

    Pour compléter votre apprentissage de l’outil, la plateforme DoRANum (Données de la Recherche : Apprentissage NUMérique) propose un module interactif spécifiquement dédié à la prise en main d’OPIDoR, accessible sans inscription. De nombreuses bibliothèques universitaires françaises, comme celle d’Aix-Marseille Université, proposent également des tutoriels en quatre étapes rédigés par leur cellule Science ouverte — consultez notamment les ressources en ligne de l’AMU.

    Les 7 rubriques standard d’un DMP expliquées

    Quel que soit le modèle utilisé (ANR, Horizon Europe, institutionnel), un plan de gestion des données s’articule autour de sept rubriques fondamentales. Le tableau ci-dessous synthétise leur contenu et les questions directrices associées.

    Les 7 rubriques standard d’un plan de gestion des données
    # Rubrique Questions directrices
    1 Collecte et description des données Quels types de données ? Quels formats ? Quel volume estimé ? Des données existantes sont-elles réutilisées ?
    2 Documentation et métadonnées Quelles informations permettront d’interpréter les données dans 10 ans ? Quels standards de métadonnées (Dublin Core, DataCite) ?
    3 Stockage et sauvegarde Où les données sont-elles stockées ? Quelle stratégie de sauvegarde (règle 3-2-1) ? Qui a accès ? Quelle sécurité (chiffrement, ISO 27001) ?
    4 Éthique et conformité légale Y a-t-il des données personnelles (RGPD) ? Un comité d’éthique est-il requis ? Quelles conditions de confidentialité ? Quels consentements obtenus ?
    5 Conservation à long terme Quelles données méritent d’être conservées après le projet ? Pour combien de temps ? Dans quel entrepôt ? Quels formats pérennes (PDF/A, CSV, TIFF) ?
    6 Partage et diffusion Les données seront-elles ouvertes ou soumises à embargo ? Dans quel entrepôt (Zenodo, Recherche Data Gouv, Nakala) ? Quelle licence (Creative Commons) ?
    7 Responsabilités et ressources Qui est responsable de chaque tâche ? Quels coûts humains et techniques sont associés (stockage, curation) ?

    Rubrique 1 — Collecte et description des données

    Décrivez précisément la nature de vos données : données textuelles (transcriptions d’entretiens, notes de terrain), numériques (tableurs de mesures, bases de données statistiques), visuelles (photographies, vidéos) ou mixtes. Précisez les formats de fichier — privilégiez les formats ouverts (CSV, TXT, ODT) aux formats propriétaires (XLSX, DOCX) pour garantir la pérennité. Si vous réutilisez des données existantes (bases publiques, corpus en ligne), indiquez leur source et les conditions de réutilisation.

    Rubrique 4 — Éthique et conformité RGPD

    Cette rubrique est souvent celle qui demande le plus d’attention pour les masterants et doctorants en sciences humaines et sociales. Toute collecte de données personnelles (entretiens enregistrés, questionnaires comportant des données identifiantes directes ou indirectes) doit reposer sur une base légale explicite au sens du RGPD (article 6), généralement le consentement éclairé de la personne enquêtée. Documentez dans votre PGD : le formulaire de consentement utilisé, la procédure d’anonymisation ou de pseudonymisation, la durée de conservation des données brutes et les mesures de sécurité adoptées. Pour une méthodologie complète de mise en conformité, consultez notre guide détaillé sur le protocole RGPD pour entretiens de mémoire 2026.

    Rubrique 6 — Partage et diffusion

    Le partage des données est au cœur de la politique de science ouverte. En France, les principaux entrepôts recommandés sont Recherche Data Gouv (portail national généraliste), Nakala (données en SHS, opéré par la TGIR Huma-Num), et Zenodo (plateforme européenne du CERN, acceptant toutes les disciplines). Pour les thèses, le dépôt dans l’entrepôt de votre établissement est souvent possible en parallèle du dépôt institutionnel sur HAL/DUMAS. Pensez à appliquer une licence Creative Commons (CC BY 4.0 recommandée pour les données ouvertes) et à indiquer si un embargo temporaire est justifié (valorisation commerciale, données sensibles).

    Rédiger son PGD étape par étape

    Voici la procédure recommandée pour créer votre premier plan de gestion des données via OPIDoR, de la connexion à la validation finale.

    1. Créez votre compte OPIDoR : Rendez-vous sur dmp.opidor.fr et connectez-vous via votre identifiant institutionnel ou créez un compte avec votre adresse email universitaire. La connexion via la fédération d’identité éducation/recherche (eduGAIN) est recommandée si votre établissement la supporte.
    2. Sélectionnez ou créez un plan : Cliquez sur « Créer un plan ». Donnez-lui un titre explicite (ex. : PGD — Mémoire M2 Sociologie — Données d’entretiens sur les pratiques numériques — 2025-2026). Choisissez votre établissement dans la liste pour obtenir des recommandations contextualisées.
    3. Choisissez le bon modèle : OPIDoR propose des modèles spécifiques ANR, Horizon Europe, et des modèles institutionnels. Si votre recherche n’est pas financée par un appel à projets, sélectionnez le modèle générique Science Europe ou le modèle de votre établissement. Pour une thèse ANR, le modèle ANR 2023 est le plus récent disponible.
    4. Répondez aux 7 rubriques : Ne cherchez pas l’exhaustivité dès la première version. Répondez honnêtement en indiquant ce que vous savez, ce qui est incertain et ce qui reste à décider. L’outil accepte les réponses partielles ; le PGD sera complété au fil du projet. Chaque rubrique comporte des questions directrices et des exemples de réponses adaptées à votre discipline.
    5. Faites relire par votre bibliothèque universitaire : La plupart des BU françaises disposent d’un service dédié aux données de recherche (souvent rattaché à la cellule Science ouverte). Soumettez votre PGD pour relecture avant de le finaliser — c’est gratuit et les bibliothécaires-documentalistes connaissent les attentes des financeurs locaux.
    6. Exportez et déposez : OPIDoR permet d’exporter le PGD en PDF ou en JSON (pour interopérabilité avec d’autres outils). Si votre financeur exige un dépôt dans son espace dédié (portail ANR, espace projet Horizon Europe), exportez en PDF et déposez via l’interface du financeur. Conservez une copie dans votre dossier de projet.
    7. Mettez à jour à chaque jalon : Le PGD doit évoluer avec votre projet. Planifiez une révision à mi-parcours (ex. : après la collecte de données) et une révision finale (avant la soutenance ou la clôture du projet). Indiquez la date de dernière mise à jour sur la page de couverture du document.

    Exigences ANR et Horizon Europe en 2026

    Les deux principaux financeurs de la recherche pour les chercheurs et doctorants en France ont des politiques de gestion des données distinctes mais convergentes.

    ANR (Agence Nationale de la Recherche)

    L’ANR exige un plan de gestion des données pour tous les projets qu’elle finance depuis 2019. Le PGD doit être soumis dans les six premiers mois suivant le démarrage officiel du projet et mis à jour à chaque jalon. L’ANR s’appuie sur le modèle Science Europe, disponible directement dans OPIDoR sous la dénomination « modèle ANR ». Les données doivent respecter les principes FAIR et, dans la mesure du possible, être déposées dans un entrepôt certifié — l’ANR recommande prioritairement Recherche Data Gouv.

    Horizon Europe (Commission européenne)

    Le programme-cadre européen pour la recherche et l’innovation Horizon Europe va plus loin : le PGD est obligatoire pour tous les projets financés, le premier livrable devant être soumis dans les six premiers mois. La Commission européenne exige que les données soient « aussi ouvertes que possible, aussi fermées que nécessaire » (as open as possible, as closed as necessary). Le modèle Horizon Europe est disponible dans OPIDoR et intègre des sections spécifiques sur les logiciels et codes sources. Un embargo peut être accordé pour des données commercialement sensibles ou soumises à des contraintes éthiques légitimes, mais doit être explicitement justifié dans le PGD.

    Conseil pratique : Si vous êtes doctorant dans un laboratoire porteur d’un contrat ANR ou Horizon Europe, votre PGD de thèse peut être aligné avec le PGD du projet. Demandez à votre directeur de thèse ou au responsable scientifique du projet si un PGD de contrat existe — vous pourrez vous en inspirer pour votre propre document.

    Erreurs fréquentes à éviter

    L’analyse des plans soumis par des doctorants et masterants français révèle un ensemble d’erreurs récurrentes que l’on peut facilement éviter avec une bonne information préalable.

    • Rédiger le PGD une seule fois et ne jamais le mettre à jour : Le plan est conçu comme un document évolutif. Un PGD non actualisé depuis la phase de conception ne correspond plus à la réalité du terrain.
    • Omettre la rubrique éthique/RGPD : Beaucoup d’étudiants considèrent que leurs données ne sont « pas vraiment personnelles » car anonymisées a posteriori. Rappel : dès que vous collectez des données sur des individus identifiables — même temporairement — le RGPD s’applique. Documentez chaque étape de l’anonymisation.
    • Choisir des formats de fichiers propriétaires pour l’archivage : Stocker vos données définitives uniquement en .xlsx ou .docx expose à une inaccessibilité future. Convertissez en formats pérennes (CSV, TXT, PDF/A) pour l’archivage long terme. Consultez également notre guide sur la publication de mémoire sur HAL/DUMAS pour comprendre les exigences de format à l’étape du dépôt.
    • Ne pas indiquer de responsable clairement identifié : La rubrique 7 est souvent expédiée. Pour une thèse individuelle, le doctorant est certes le principal responsable, mais précisez le rôle du directeur de thèse, du laboratoire et de la bibliothèque dans la chaîne de conservation.
    • Négliger l’évaluation des coûts : Stocker des téraoctets de données vidéo sur un serveur institutionnel a un coût. Anticiper ces ressources dans le PGD, même approximativement, montre la maturité de votre approche aux évaluateurs.
    • Confondre entrepôt de données et archive institutionnelle : HAL et DUMAS sont des archives pour les publications et mémoires ; elles ne sont pas conçues pour héberger des jeux de données bruts. Utilisez un entrepôt dédié (Zenodo, Recherche Data Gouv, Nakala) pour vos données primaires.

    FAQ — Plan de gestion des données mémoire thèse 2026

    Le plan de gestion des données est-il obligatoire pour un mémoire de master ?

    Pour un mémoire de master, le PGD n’est pas encore légalement obligatoire au sens du Décret 2021-1572 (qui cible les chercheurs des établissements publics). Cependant, de nombreux directeurs de mémoire l’exigent dès que le mémoire comporte une collecte de données empiriques (entretiens, questionnaires, observation). À minima, sa rédaction est vivement recommandée : elle structure la démarche, protège le travail contre la perte de données et constitue un atout lors de la soutenance.

    OPIDoR est-il le seul outil pour rédiger un DMP en France ?

    Non. D’autres outils existent, comme DMPonline (développé par le DCC britannique) ou RDMO (Research Data Management Organiser). Cependant, OPIDoR est l’outil de référence recommandé par la grande majorité des universités françaises, les bibliothèques universitaires et l’ANR, car il est opéré par l’INIST-CNRS, disponible en français et intègre des modèles adaptés au contexte de la recherche française et européenne.

    Quelle est la différence entre un PGD et un registre des traitements RGPD ?

    Le PGD couvre l’intégralité du cycle de vie des données de recherche (collecte, documentation, stockage, partage, archivage) et a une finalité scientifique et institutionnelle. Le registre des traitements RGPD est un document juridique spécifique, tenu par le délégué à la protection des données (DPO) de l’établissement, qui recense les traitements de données personnelles. Les deux documents sont complémentaires : la rubrique 4 de votre PGD (éthique et conformité légale) doit être cohérente avec ce que le DPO a enregistré pour votre projet.

    Que faire si mes données sont confidentielles et ne peuvent pas être partagées ?

    La politique de science ouverte est « aussi ouverte que possible, aussi fermée que nécessaire ». Si vos données sont confidentielles (données cliniques identifiables, données issues d’entreprises sous accord de confidentialité, données sensibles relevant de l’article 9 du RGPD), vous pouvez opter pour un accès restreint ou un embargo dans votre PGD. L’essentiel est d’expliquer clairement la raison de cette restriction, sa durée et la procédure d’accès pour les chercheurs légitimes. OPIDoR prévoit ces options dans ses modèles.

    Combien de pages doit faire un PGD pour une thèse ?

    Il n’existe pas de norme de longueur fixe. Un PGD de thèse pour un projet individuel en SHS avec des entretiens semi-directifs tient généralement en 5 à 10 pages. Un projet en sciences expérimentales avec de grands volumes de données (imagerie, séquençage) peut nécessiter 15 à 20 pages. Pour un mémoire de master, un PGD simplifié de 2 à 4 pages suffit dans la plupart des cas. L’ANR et Horizon Europe n’imposent pas de limite de pages mais évaluent la qualité et la complétude des réponses.

    Quels entrepôts de données sont recommandés pour les chercheurs en France ?

    Recherche Data Gouv est le portail national généraliste soutenu par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche — il est recommandé en premier lieu par l’ANR. Nakala (TGIR Huma-Num) est spécialisé dans les données en sciences humaines et sociales. Zenodo (CERN) est une solution européenne pluridisciplinaire, gratuite, attribuant des DOI. Pour les disciplines spécifiques, le registre re3data.org répertorie plus de 2 000 entrepôts certifiés et permet de filtrer par discipline, pays et type de données.

    Le plan de gestion des données doit-il figurer en annexe de la thèse ou du mémoire ?

    Non, le PGD n’est pas un appendice de la thèse ou du mémoire : c’est un document de gestion de projet qui reste dans l’espace de travail du chercheur et de son établissement. Il n’est pas soumis au jury de soutenance. En revanche, vous pouvez vous appuyer sur son contenu pour rédiger la section méthodologique de votre chapitre sur le terrain (description des données, procédures de collecte, mesures éthiques), ce qui renforce la rigueur de votre texte académique.

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    Structurer un plan de gestion des données, rédiger un chapitre méthodologique conforme aux exigences RGPD et science ouverte, organiser la bibliographie selon les normes APA ou Chicago — autant de tâches que Tesify peut vous aider à aborder avec rigueur et efficacité. Découvrez comment l’outil accompagne chercheurs et masterants dans la rédaction académique.

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  • Bibliographie APA : Guide Complet 7e Édition en Français (2026)

    Bibliographie APA : Guide Complet 7e Édition en Français (2026)

    Bibliographie APA : Guide Complet 7e Édition en Français (2026)

    La bibliographie APA est la norme de citation la plus utilisée dans les sciences humaines, sociales et de la santé en France et dans l’espace francophone. Depuis la publication de la 7e édition du Publication Manual of the American Psychological Association en 2020, plusieurs règles ont évolué de manière significative — et de nombreux étudiants continuent d’appliquer par erreur les conventions de la 6e édition. Ce guide vous présente l’intégralité des règles en vigueur en 2026, avec des exemples adaptés aux sources françaises : articles Cairn.info, thèses déposées sur theses.fr, documents HAL, et publications institutionnelles.

    Que vous rédigiez un mémoire de master, une thèse de doctorat ou un article soumis à une revue à comité de lecture, la maîtrise des normes APA est un marqueur de rigueur académique que vos lecteurs — et votre jury — évalueront. Ce guide vous donne les règles, les exemples vérifiés et les outils pour construire une bibliographie irréprochable.

    En bref : La bibliographie APA 7e édition supprime le lieu d’édition des livres, impose le DOI en format URL (https://doi.org/…), utilise « et al. » dès le troisième auteur à la première citation, et requiert jusqu’à 20 auteurs en liste de références. Les modifications majeures par rapport à la 6e édition concernent le format DOI, le seuil « et al. » et la présentation des titres de journaux.

    1. Différences clés entre la 6e et la 7e édition APA

    La 7e édition, publiée en 2019 (disponible en français depuis 2020), introduit des simplifications substantielles. Si votre université n’a pas encore adopté officiellement la nouvelle version, vérifiez avec votre directeur de mémoire quelle édition est requise. La tendance générale dans les universités françaises est d’adopter la 7e édition depuis 2022.

    Élément 6e édition 7e édition (en vigueur)
    Lieu d’édition Obligatoire Supprimé
    Format DOI doi:10.xxxx/xxx https://doi.org/10.xxxx/xxx
    Nombre d’auteurs avant « et al. » 6 auteurs minimum pour « et al. » 3 auteurs ou plus → « et al. » dès la 1re citation
    Nombre maximal d’auteurs 6 auteurs + et al. Jusqu’à 20 auteurs listés
    Mention « Récupéré de » avant URL Obligatoire Supprimée
    Titre de l’article Même format Seule la première lettre en majuscule (+ propres)
    Nom de la revue Italique, majuscules principales Italique, majuscules principales (inchangé)

    2. Structure générale d’une référence APA

    Toute référence bibliographique APA suit le schéma en quatre éléments : Qui. (Quand). Quoi. Où.

    • Auteur(s) — Nom, Initiale(s) du prénom.
    • Date — (Année).
    • Titre — En italique pour les monographies ; en romain pour les articles.
    • Source — Éditeur, nom de la revue, DOI ou URL.

    La bibliographie APA est présentée en ordre alphabétique par nom d’auteur. En cas d’égalité de nom et prénom, on classe par date (du plus ancien au plus récent). Si un même auteur a plusieurs publications la même année, on ajoute une lettre minuscule : (2023a), (2023b).

    3. Livres et chapitres d’ouvrages collectifs

    Livre d’un seul auteur

    Quivy, R., & Van Campenhoudt, L. (2011). Manuel de recherche en sciences sociales (4e éd.). Dunod.

    Livre de plusieurs auteurs (jusqu’à 20)

    Combessie, J.-C. (2007). La méthode en sociologie (5e éd.). La Découverte.

    Chapitre dans un ouvrage collectif

    Beaud, S. (2010). L’entretien compréhensif. Dans S. Paugam (Dir.), L’enquête sociologique (pp. 185-206). Presses Universitaires de France.

    Remarque : En 7e édition, le lieu d’édition (Paris, London, etc.) est supprimé. Indiquez uniquement le nom de l’éditeur.

    4. Articles de revues académiques

    Article avec DOI

    Charmillot, M., & Dayer, C. (2007). Démarche compréhensive et méthodes qualitatives : clarifications épistémologiques. Recherches Qualitatives, 3(hors série), 126-139. https://doi.org/10.7202/000XY

    Article sans DOI (URL stable)

    Pires, A. (1997). Échantillonnage et recherche qualitative. Cahiers de recherche sociologique, 27, 113-169. https://www.erudit.org/fr/revues/crs/1997-n27-crs1514728/

    Article de revue en ligne (Cairn.info)

    Demazière, D., & Dubar, C. (2004). Analyser les entretiens biographiques. Revue Française de Sociologie, 45(2), 245-267. https://www.cairn.info/revue-francaise-de-sociologie-2004-2.htm

    Pour en savoir plus sur la structure complète des citations APA, consultez notre guide normes APA en français — 7e édition complet.

    5. Thèses et mémoires (theses.fr, SUDOC)

    Theses.fr est le portail officiel de référencement des thèses de doctorat soutenues en France, géré par l’Agence Bibliographique de l’Enseignement Supérieur (ABES). Il recense plus de 600 000 thèses depuis les années 1980.

    Thèse de doctorat non publiée

    Dupont, A. (2022). Les pratiques numériques des étudiants en doctorat : une analyse longitudinale [Thèse de doctorat, Université Paris Cité]. theses.fr. https://theses.fr/2022PARIS001

    Thèse de master (mémoire)

    Martin, C. (2023). L’impact de l’intelligence artificielle sur la rédaction académique [Mémoire de master, Université Lyon 2]. SUDOC. https://www.sudoc.fr/280895XXX

    Astuce : Sur theses.fr, chaque thèse dispose d’un identifiant unique et d’une URL pérenne. Utilisez-la directement comme source dans votre bibliographie APA — c’est une référence institutionnelle acceptée par toutes les universités françaises.

    6. Sources HAL et archives ouvertes

    HAL (Hyper Articles en Ligne) est l’archive ouverte nationale française du CNRS. Elle donne accès à des prépublications (preprints), des articles publiés, des communications de colloques et des rapports de recherche. La règle APA pour les documents HAL suit le modèle « rapport de recherche ou document de travail ».

    Document HAL (article ou preprint)

    Bernard, L. (2023). Méthodes mixtes en sciences de l’éducation : état des lieux [Preprint]. HAL archives ouvertes. https://hal.science/hal-04XXXXXX

    Communication de colloque déposée sur HAL

    Lemaire, P., & Renard, M. (2022). Pratiques de citation chez les doctorants en SHS. Dans Actes du 5e Colloque International sur la Recherche en Éducation. HAL. https://hal.science/hal-03XXXXXX

    HAL attribue des identifiants pérennes (hal-XXXXXXXX) qui servent d’URL stable dans la bibliographie. Contrairement aux liens Cairn, les URL HAL ne nécessitent pas d’abonnement institutionnel pour être consultées.

    7. Sites web et documents institutionnels

    Page web d’un site institutionnel

    Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. (2024). Guide de l’intégrité scientifique pour les établissements d’enseignement supérieur. https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/

    Rapport d’organisation

    CNRS. (2023). L’état de la recherche française — Rapport annuel 2023. https://www.cnrs.fr/fr/rapport-annuel

    Remarque importante : Depuis la 7e édition, la mention « Récupéré le [date] de » n’est plus nécessaire sauf si le contenu est susceptible de changer avec le temps (par exemple, les pages Wikipedia ou les billets de blog). Pour les archives officielles et les DOI, la date d’accès est inutile.

    8. Sources Cairn.info et Persée

    Cairn.info est la principale plateforme d’accès aux revues de sciences humaines et sociales en France. Elle propose environ 800 revues académiques, dont de nombreuses en libre accès différé. Persée est le portail de référence pour les archives numérisées des revues françaises (archives anciennes librement accessibles).

    Article Cairn.info avec DOI

    Lahire, B. (2012). Monde pluriel : penser l’unité des sciences sociales. Revue française de sociologie, 53(1), 3-32. https://doi.org/10.3917/rfs.531.0003

    Article Persée (archive numérisée)

    Bourdieu, P. (1986). L’illusion biographique. Actes de la recherche en sciences sociales, 62(1), 69-72. https://www.persee.fr/doc/arss_0335-5322_1986_num_62_1_2317

    Les URL Persée sont stables et permanentes : elles ne changent pas au fil du temps. Vous pouvez les insérer directement dans votre liste de références sans craindre des liens brisés.

    9. Citations dans le texte (in-text citations)

    Dans le corps du texte, la citation APA prend la forme (Auteur, année) pour une référence parenthétique, ou Auteur (année) pour une référence narrative.

    Cas Format Exemple
    1 auteur (Nom, année) (Bourdieu, 1986)
    2 auteurs (Nom & Nom, année) (Quivy & Van Campenhoudt, 2011)
    3 auteurs et plus (Nom et al., année) (Lahire et al., 2020)
    Citation directe (Nom, année, p. X) (Bourdieu, 1986, p. 70)
    Auteur institutionnel (Institution, année) (CNRS, 2023)
    Plusieurs sources simultanées (Nom1, année ; Nom2, année) (Bourdieu, 1986 ; Lahire, 2012)

    Pour maîtriser l’ensemble des cas particuliers des citations dans le texte, consultez notre guide complet sur les citations APA dans le texte.

    10. Dix erreurs courantes dans une bibliographie APA

    1. Utiliser l’ancien format DOI : écrire « doi:10.xxxx » au lieu de « https://doi.org/10.xxxx ».
    2. Inclure le lieu d’édition : la 7e édition supprime Paris, Londres, etc. pour les livres.
    3. Appliquer le seuil de 6 auteurs pour « et al. » — en 7e édition, c’est dès 3 auteurs dans le texte.
    4. Mettre une majuscule à chaque mot du titre d’article : seule la première lettre et les noms propres prennent une majuscule.
    5. Oublier l’italique pour le titre de la revue et son volume.
    6. Mélanger les styles APA, MLA et Chicago dans le même document.
    7. Omettre le numéro de page pour les citations directes.
    8. Ne pas classer par ordre alphabétique la liste de références.
    9. Confondre « References » et « Bibliography » : en APA, on inclut uniquement les sources citées dans le texte.
    10. Utiliser une URL non pérenne (lien de session Cairn, lien Google Drive) : préférez toujours le DOI ou l’URL institutionnelle.

    Pour automatiser la création de votre liste, notre guide sur comment créer une bibliographie automatiquement présente Zotero, Mendeley et les extensions Word.

    11. Outils de gestion bibliographique recommandés

    Aucun étudiant en master ou en doctorat ne devrait construire sa bibliographie APA manuellement. Les outils suivants automatisent la mise en forme et réduisent les erreurs :

    Outil Type Gratuit ? Points forts
    Zotero Logiciel Oui Import DOI/ISBN, plugin Word, styles APA 7 intégrés
    Mendeley Logiciel Oui (base) Annotation PDF, réseau social académique
    EndNote Logiciel Payant (licence BU) Intégration Scopus, WOS ; bibliothèques universitaires
    Scribbr Générateur En ligne Oui Interface simple, APA 7 en français

    Zotero reste la référence recommandée par la quasi-totalité des bibliothèques universitaires françaises pour sa gratuité totale, son intégration avec Word et LibreOffice, et la disponibilité du style APA 7e édition.

    Si vous rédigez votre mémoire avec l’aide d’un assistant IA, découvrez comment Tesify génère automatiquement les sections bibliographiques conformément aux normes APA 7e édition.

    FAQ — Bibliographie APA

    Quelle est la différence entre la bibliographie APA et la liste de références APA ?

    En APA, la « liste de références » (References) inclut uniquement les sources citées dans le corps du texte. La « bibliographie » (Bibliography) peut inclure des sources consultées mais non citées. Dans l’usage académique français, les deux termes sont souvent confondus, mais une liste APA au sens strict ne contient que les sources effectivement citées dans le texte.

    Comment citer un article Cairn.info en APA 7 ?

    Citez l’article avec son DOI si disponible (format : https://doi.org/10.XXXX/XXXX). Si aucun DOI n’est attribué, utilisez l’URL stable Cairn. Exemple : Lahire, B. (2012). Titre. Nom de la revue, volume(numéro), pages. https://doi.org/10.3917/rfs.531.0003

    Dois-je mettre une date d’accès pour les URL dans ma bibliographie APA ?

    Non, en APA 7e édition, la date d’accès n’est généralement plus requise. Elle n’est mentionnée que pour les contenus susceptibles de changer sans archivage (ex. : page Wikipédia, billet de blog sans date). Pour les DOI, articles de revues et pages institutionnelles archivées, ne mettez pas de date de consultation.

    Comment citer une thèse française trouvée sur theses.fr ?

    Dupont, A. (2022). Titre de la thèse [Thèse de doctorat, Nom de l’université]. Theses.fr. https://theses.fr/identifiantNNTdelaThèse. La mention [Thèse de doctorat, …] en crochets identifie la nature et l’institution d’origine du document.

    Comment gérer un auteur institutionnel comme le CNRS ou le Ministère ?

    Utilisez le nom de l’institution en toutes lettres comme auteur, sans abréviations : « Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche » ou « Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ». À la première citation dans le texte, donnez le nom en entier avec l’abréviation entre parenthèses si vous l’utilisez ensuite : (Centre national de la recherche scientifique [CNRS], 2023). Aux citations suivantes : (CNRS, 2023).

    Comment citer un document HAL sans DOI ?

    HAL attribue des identifiants pérennes de la forme hal-XXXXXXXX. Utilisez l’URL de la page HAL : https://hal.science/hal-XXXXXXXX. Si le document est une communication de colloque publiée dans des actes, traitez-le comme un chapitre d’ouvrage collectif avec l’URL HAL en lieu et place du DOI.

    Conclusion

    La bibliographie APA 7e édition est un standard précis mais accessible dès lors que vous en maîtrisez les règles fondamentales : format DOI en URL, suppression du lieu d’édition, seuil « et al. » à 3 auteurs, et jusqu’à 20 auteurs listés. Les sources françaises — Cairn.info, Persée, HAL, theses.fr — s’intègrent sans difficulté dans ce cadre dès lors qu’on utilise leurs identifiants pérennes.

    Pour aller plus loin dans la rédaction académique, explorez notre guide complet de méthodologie de recherche 2026 et notre article sur l’analyse thématique pas à pas.

  • Méthodologie de Recherche : Guide Complet 2026 pour Mémoire et Thèse

    Méthodologie de Recherche : Guide Complet 2026 pour Mémoire et Thèse

    Méthodologie de Recherche : Guide Complet 2026 pour Mémoire et Thèse

    La méthodologie de recherche est le socle de tout travail académique rigoureux. C’est elle qui justifie comment vous avez collecté vos données, pourquoi vous avez choisi telle méthode plutôt qu’une autre, et comment vos résultats peuvent être considérés comme fiables. Pour un jury de mémoire ou de thèse, une méthodologie solide et bien rédigée est souvent aussi importante que les résultats eux-mêmes. Ce guide couvre l’ensemble du processus — du choix du paradigme épistémologique à la rédaction du chapitre méthodologique.

    En résumé : La méthodologie de recherche comprend le paradigme épistémologique (positivisme, interprétivisme, constructivisme), l’approche (qualitative, quantitative, mixte), les méthodes de collecte (entretiens, questionnaires, observations, analyse documentaire) et les méthodes d’analyse (thématique, statistique, de contenu). Ces choix doivent être justifiés par votre problématique.

    Les paradigmes épistémologiques

    Avant de choisir vos méthodes, vous devez vous positionner sur un paradigme épistémologique — c’est-à-dire votre conception de la connaissance et de la façon dont elle peut être produite.

    Positivisme

    La réalité existe indépendamment du chercheur et peut être mesurée objectivement. Ce paradigme privilégie les méthodes quantitatives et la recherche de lois généralisables. Dominant dans les sciences naturelles et l’économie.

    Interprétivisme

    La réalité est construite socialement et le chercheur fait partie du phénomène étudié. Privilégie les méthodes qualitatives pour comprendre les significations que les acteurs donnent à leurs actions. Courant dans les SHS, la gestion, l’éducation.

    Constructivisme

    La connaissance est co-construite entre le chercheur et les participants. Approches participatives, recherche-action. De plus en plus présent dans les sciences de l’éducation et le travail social.

    Conseil pratique : Votre paradigme épistémologique découle naturellement de votre problématique. Si vous cherchez à mesurer un effet (ex. : « L’usage des réseaux sociaux réduit-il les résultats académiques ? »), vous serez positiviste. Si vous cherchez à comprendre un vécu (ex. : « Comment les étudiants vivent-ils la pression académique ? »), vous serez interprétiviste.

    Approches qualitative, quantitative et mixte

    Recherche qualitative

    Explore des phénomènes en profondeur, cherche à comprendre des significations, des processus, des expériences. Travaille avec des données non numériques (discours, textes, observations). Échantillons restreints mais riches.

    Méthodes typiques : entretiens semi-directifs, focus groups, ethnographie, analyse documentaire

    Recherche quantitative

    Mesure des phénomènes à grande échelle, cherche des corrélations et des généralisations. Travaille avec des données numériques. Nécessite des échantillons représentatifs.

    Méthodes typiques : questionnaires, expérimentations, données secondaires statistiques

    Méthodes mixtes

    Combine les deux approches pour obtenir une image plus complète. Par exemple : une enquête quantitative pour cartographier un phénomène, puis des entretiens qualitatifs pour en comprendre les mécanismes.

    Méthodes de collecte de données

    Méthode Type Avantages Limites
    Entretien semi-directif Qualitatif Profondeur, flexibilité Chronophage, peu généralisable
    Questionnaire en ligne Quantitatif Échantillon large, rapide Biais de réponse, superficiel
    Observation Quali/Quanti Données contextuelles, naturelles Effet observateur, accès difficile
    Analyse documentaire Quali/Quanti Accès à des données historiques Données existantes, pas adaptées
    Focus group Qualitatif Dynamique de groupe, émergence Conformisme social, organisation

    Méthodes d’analyse

    Analyse thématique (qualitative)

    Identification de thèmes récurrents dans les données qualitatives (entretiens, documents). La plus utilisée en SHS pour les mémoires de master. Voir notre guide détaillé sur l’analyse thématique.

    Analyse de contenu

    Comptage systématique de catégories dans un corpus de textes. Peut être qualitative (interprétatif) ou quantitative (fréquences). Utilisée pour l’analyse de médias, discours politiques, communications d’entreprise.

    Statistiques descriptives et inférentielles

    Pour les données quantitatives : moyennes, écarts-types, tableaux croisés (descriptives) ou tests de corrélation, régressions, chi-carré (inférentielles). Nécessite la maîtrise d’un logiciel statistique (SPSS, R, jamovi).

    Rédiger le chapitre méthodologique

    Le chapitre méthodologique (généralement chapitre 2 ou 3 du mémoire) doit justifier chaque choix. La structure recommandée :

    1. Positionnement épistémologique : Quel est votre paradigme et pourquoi ?
    2. Approche de recherche : Qualitative, quantitative ou mixte ? Justification par rapport à la problématique
    3. Terrain et échantillon : Qui/quoi avez-vous étudié, comment, combien ?
    4. Méthodes de collecte : Quels outils, protocoles, conditions de collecte ?
    5. Méthodes d’analyse : Comment avez-vous traité les données ?
    6. Limites de la recherche : Reconnaître les biais et contraintes renforce la crédibilité

    Pour la structure globale du mémoire, consultez notre guide sur le plan de mémoire. Pour les méthodes qualitatives en détail, voir notre article sur la recherche qualitative.

    Erreurs méthodologiques fréquentes

    • Ne pas justifier ses choix : Dire « j’ai fait des entretiens » sans expliquer pourquoi cette méthode répond à votre problématique
    • Échantillon mal défini : Critères de sélection des participants vagues ou non explicités
    • Confondre méthode et outil : L’entretien est une méthode, le guide d’entretien est l’outil
    • Ignorer les limites : Ne pas mentionner les biais potentiels de votre recherche affaiblit sa crédibilité académique
    • Méthodologie décalée par rapport aux résultats : Les données présentées dans les résultats doivent correspondre exactement aux méthodes annoncées

    FAQ — Méthodologie de recherche

    Quelle est la différence entre méthode et méthodologie ?

    La méthode est un outil concret de collecte ou d’analyse (entretien, questionnaire, régression). La méthodologie est la réflexion sur le choix et la justification de ces méthodes dans le contexte de votre recherche. Le chapitre « méthodologie » de votre mémoire inclut les deux : la justification (méthodologie) et la description des outils utilisés (méthodes).

    Combien d’entretiens faut-il pour une recherche qualitative ?

    En général, entre 8 et 20 entretiens suffisent pour atteindre la saturation théorique (point où les entretiens supplémentaires n’apportent plus de nouvelles informations). Pour un mémoire de master, 8 à 12 entretiens est une norme acceptable selon la plupart des directeurs de recherche en France.

    Peut-on faire une recherche purement bibliographique sans terrain ?

    Oui, certains mémoires sont exclusivement documentaires (revue de littérature systématique, méta-analyse, analyse comparative de textes). Cette approche est particulièrement courante en droit, histoire, littérature et certains masters de sciences politiques. Discutez avec votre directeur de mémoire pour valider cette approche.

    Comment choisir entre méthodes qualitatives et quantitatives ?

    La question de recherche guide ce choix : si vous cherchez à « comprendre » ou « explorer » (comment ? pourquoi ?), choisissez le qualitatif. Si vous cherchez à « mesurer » ou « tester » (combien ? dans quelle proportion ? y a-t-il un effet ?), choisissez le quantitatif. Les méthodes mixtes conviennent si votre problématique requiert les deux dimensions.

    Structurez votre méthodologie avec Tesify

    Tesify vous guide dans la rédaction du chapitre méthodologique selon les exigences de votre université.

    Rédiger ma méthodologie

  • Voix Active vs Voix Passive en Rédaction Académique : Le Guide Complet 2026

    Voix Active vs Voix Passive en Rédaction Académique : Le Guide Complet 2026

    Voix Active vs Voix Passive en Rédaction Académique : Le Guide Complet 2026

    Vous rédigez votre mémoire et une question revient sans cesse : faut-il écrire « nous avons analysé les données » ou « les données ont été analysées » ? Le choix entre la voix active et la voix passive en rédaction académique n’est pas anodin. Il influence la clarté de votre propos, la perception de votre objectivité scientifique et même la note de votre directeur de recherche. Ce guide vous donne les règles précises du style académique français, discipline par discipline.

    En France, les pratiques varient selon les universités et les champs disciplinaires : les sciences dures privilégient traditionnellement la voix passive pour renforcer l’objectivité, tandis que les sciences humaines et sociales acceptent de plus en plus la première personne et la voix active. Comprendre cette distinction vous évitera de nombreuses corrections de forme.

    Réponse rapide : En rédaction académique française, utilisez la voix passive en sciences exactes et expérimentales pour décrire vos méthodes et résultats (neutralité, objectivité). Utilisez la voix active en sciences humaines et sociales, notamment pour présenter votre analyse et argumentation. Dans tous les cas, la cohérence tout au long du document prime sur le choix de l’une ou l’autre.

    Voix active et voix passive : définitions et construction

    Avant d’aborder les recommandations spécifiques à la rédaction académique, rappelons les mécanismes grammaticaux de base.

    La voix active

    À la voix active, le sujet grammatical est l’agent de l’action — il fait l’action :

    « Nous avons collecté 120 questionnaires auprès d’étudiants de licence. »

    Structure : Sujet (agent) + verbe actif + complément d’objet. La phrase est directe, dynamique, et attribue clairement la responsabilité de l’action.

    La voix passive

    À la voix passive, le sujet grammatical subit l’action. L’agent (celui qui agit) est soit absent, soit introduit par « par » ou « de » :

    « 120 questionnaires ont été collectés auprès d’étudiants de licence. »

    Structure : Sujet (patient) + auxiliaire être + participe passé [+ complément d’agent]. La phrase met en avant l’objet de l’action plutôt que son auteur.

    Les formes impersonnelles

    Une troisième option, très courante en français académique, est la construction impersonnelle avec « il » ou « on » :

    • « Il convient de noter que… »
    • « On peut observer que… »
    • « Il ressort de cette analyse que… »

    Ces constructions permettent d’éviter tant la voix passive lourde que la première personne trop directe.

    Les différences fondamentales en contexte académique

    En rédaction académique, le choix entre voix active et voix passive ne relève pas seulement de la grammaire : il traduit une posture épistémologique.

    Critère Voix active Voix passive
    Objectivité apparente Faible (implique l’auteur) Forte (efface l’auteur)
    Clarté et lisibilité Élevée Moyenne (phrases plus longues)
    Engagement de l’auteur Visible Effacé
    Discipline recommandée SHS, droit, littérature Sciences, médecine, ingénierie
    Risque principal Paraître trop subjectif Phrases lourdes, ambiguïté

    Sciences dures et expérimentales : quand préférer le passif

    En biologie, chimie, physique, médecine et sciences de l’ingénieur, la tradition académique française — héritée des normes des revues scientifiques internationales — favorise la voix passive dans les sections Méthodes et Résultats. Cette convention sert un objectif clair : suggérer que l’expérience serait reproductible par n’importe quel autre chercheur, ce qui renforce la validité scientifique.

    Section Méthodes : exemples

    À éviter (trop personnel)

    « Nous avons pesé les échantillons sur une balance de précision Mettler Toledo. Nous avons ensuite dissous les composés dans 50 mL d’éthanol. »

    Recommandé (passif objectif)

    « Les échantillons ont été pesés sur une balance de précision Mettler Toledo. Les composés ont ensuite été dissous dans 50 mL d’éthanol. »

    Section Résultats : exemples

    À éviter

    « Nous avons observé une augmentation significative du taux de cortisol (p < 0,05). »

    Recommandé

    « Une augmentation significative du taux de cortisol a été observée (p < 0,05). »

    En revanche, même en sciences dures, la section Discussion peut utiliser la voix active pour présenter l’interprétation et les hypothèses : « Ces résultats suggèrent que… » ou « Nous interprétons cela comme… »

    Sciences humaines et sociales : la place de la voix active

    En sociologie, psychologie, histoire, droit, gestion et sciences de l’éducation, la tendance a évolué. Les normes APA 7e édition (désormais standard dans de nombreuses universités françaises) recommandent explicitement d’éviter la voix passive passive excessive et de préférer la voix active pour améliorer la lisibilité.

    En SHS françaises, l’usage du « nous » de modestie (ou du « nous » auctorial) reste courant pour marquer l’engagement intellectuel de l’auteur tout en maintenant une certaine forme de distanciation académique :

    • « Nous proposons une lecture critique de… »
    • « Notre analyse montre que… »
    • « Dans ce mémoire, nous défendons l’hypothèse selon laquelle… »

    Certaines universités, comme Paris 1 Panthéon-Sorbonne ou Sciences Po, admettent également le « je » dans les mémoires de master, à condition d’en avoir discuté avec le directeur de recherche. La règle générale : consultez votre guide de rédaction de formation avant de choisir.

    Exemples comparatifs en SHS

    Section Voix passive (acceptable) Voix active (préférable en SHS)
    Introduction « Il sera démontré que… » « Ce mémoire démontre que… »
    Méthodologie « Des entretiens ont été conduits » « Nous avons conduit 12 entretiens semi-directifs »
    Analyse « Trois thèmes ont été identifiés » « L’analyse thématique fait ressortir trois axes »
    Conclusion « Il a été conclu que… » « Cette recherche permet de conclure que… »

    Exemples comparatifs par section de mémoire

    Voici un récapitulatif pratique pour chaque grande section de votre mémoire :

    1. La problématique et l’introduction

    Ici, les deux voix sont acceptables, mais la voix active est plus percutante :

    • Passif : « La question de l’impact des réseaux sociaux sur la concentration étudiante sera traitée dans ce mémoire. »
    • Actif : « Ce mémoire examine l’impact des réseaux sociaux sur la concentration étudiante. »

    2. La revue de littérature

    La voix active avec des sujets extérieurs à l’auteur est idéale pour présenter les travaux des autres chercheurs :

    • « Dupont (2019) démontre que… » (actif, recommandé)
    • « Il a été démontré par Dupont (2019) que… » (passif, lourd)

    3. La méthodologie

    La distinction discipline/approche s’applique ici pleinement. Voir les exemples ci-dessus selon votre champ disciplinaire.

    4. La discussion et l’interprétation

    Dans toutes les disciplines, la discussion peut et doit utiliser la voix active pour clairement assumer votre posture intellectuelle :

    • « Ces résultats confirment notre hypothèse initiale selon laquelle… »
    • « Nous interprétons cette corrélation comme le signe que… »
    • « Cette étude contribue à la littérature sur X en montrant que… »

    Les 7 erreurs courantes à éviter

    1. Alterner sans logique — Passer du « nous avons » au « il a été » dans le même paragraphe crée de la confusion. Choisissez une approche et tenez-vous-y dans chaque section.
    2. Abuser du passif en SHS — Un mémoire de sociologie où chaque phrase est passive paraît artificiel et difficile à lire. Les normes APA le déconseillent explicitement.
    3. Construire des passifs ambigus — « Les résultats ont été interprétés différemment » : par qui ? Quand le passif cache l’agent de manière problématique, reformulez.
    4. Oublier l’accord du participe passé — Au passif, le participe s’accorde avec le sujet : « Les données ont été analysées » (féminin pluriel).
    5. Utiliser le passif pour éviter la responsabilité — « Des erreurs ont été commises » : si vous devez assumer une limite méthodologique, assumez-la à la voix active.
    6. Confondre voix passive et tournures impersonnelles — « Il semble que », « On peut constater que » ne sont pas des formes passives mais des constructions impersonnelles, qui ont leur propre utilité rhétorique.
    7. Ignorer les consignes de votre université — Avant tout, consultez le guide de rédaction de votre formation. Certains masters imposent explicitement l’une ou l’autre forme.

    Formules de transition et connecteurs académiques

    Quelle que soit la voix choisie, le style académique français exige des connecteurs logiques précis. Voici les plus utiles :

    Pour présenter une idée

    • Il convient de noter que…
    • Il importe de souligner que…
    • Force est de constater que…
    • Il ressort de cette analyse que…

    Pour articuler une argumentation

    • Cependant / Néanmoins / Toutefois…
    • En revanche / À l’inverse…
    • Dans la mesure où…
    • C’est pourquoi / Ainsi / Dès lors…
    • Par conséquent / Il s’ensuit que…

    Pour citer et rapporter

    • Selon X (2023)…
    • X (2023) soutient que…
    • Comme le souligne X…
    • Ainsi que l’a montré X…
    • Pour reprendre la formulation de X…
    Astuce Tesify : Si la cohérence stylistique de votre mémoire vous préoccupe, l’IA de Tesify analyse et harmonise automatiquement le registre de votre texte — voix active, passive, connecteurs — pour un style académique uniforme de l’introduction à la conclusion.

    Pour approfondir vos compétences rédactionnelles, consultez notre guide sur comment rédiger un mémoire complet et notre article sur la rédaction de la méthodologie.

    FAQ — Voix active et passive en rédaction académique

    Peut-on utiliser « je » dans un mémoire de master ?

    Cela dépend de votre université et de votre directeur de recherche. En France, le « nous » de modestie reste la norme dans la majorité des établissements. Certaines universités — notamment en SHS — admettent le « je » depuis quelques années. Vérifiez le guide de rédaction de votre formation et discutez-en avec votre directeur avant de faire un choix.

    La voix passive est-elle obligatoire en sciences ?

    Non, elle n’est pas obligatoire, mais elle est fortement recommandée dans les sections Méthodes et Résultats des mémoires scientifiques. Les normes de rédaction des grandes revues scientifiques (Nature, Science, etc.) la privilégient pour renforcer l’objectivité et la reproductibilité. La section Discussion peut utiliser la voix active pour les interprétations.

    Comment éviter de trop utiliser la voix passive ?

    Relisez votre texte en cherchant systématiquement les constructions « a été + participe passé ». Pour chacune, demandez-vous : l’agent est-il important ? Si oui, reformulez en voix active. Si l’effacement de l’agent est intentionnel (neutralité, généralisation), conservez le passif. L’outil d’édition de Tesify peut automatiser cette analyse stylistique.

    Quelle voix utiliser pour la revue de littérature ?

    La voix active est recommandée pour la revue de littérature, avec les autres chercheurs comme sujets : « Dupont (2020) montre que… », « Martin et al. (2022) démontrent que… ». Cela attribue clairement les idées à leurs auteurs et rend le texte plus vivant. Évitez « Il a été montré par Dupont que… » qui est lourd et moins précis.

    Les normes APA recommandent-elles la voix active ou passive ?

    Les normes APA 7e édition recommandent explicitement la voix active pour améliorer la clarté et la lisibilité. Le Manuel APA indique que « la voix active présente généralement un style d’écriture plus fort ». Cependant, la voix passive reste acceptable quand le sujet de l’action est inconnu ou non pertinent pour la discussion.

    Comment harmoniser le style de voix dans un long mémoire ?

    Définissez dès le départ une règle par section : passif pour Méthodes/Résultats (si sciences), actif pour Introduction/Discussion/Conclusion. Notez cette règle dans un document de style personnel. En relecture finale, utilisez la fonction « Rechercher » de Word pour repérer « a été », « ont été » et évaluer si chaque occurrence est justifiée. Tesify propose également une harmonisation stylistique automatisée.

  • 23 bases de données scientifiques gratuites pour votre mémoire en 2026 (accès libre)

    23 bases de données scientifiques gratuites pour votre mémoire en 2026 (accès libre)

    23 bases de données scientifiques gratuites pour votre mémoire en 2026 (accès libre)

    Trouver des sources scientifiques fiables et gratuites pour votre mémoire ou votre thèse est l’un des défis les plus chronophages de la recherche universitaire. Entre les revues payantes derrière des paywalls, les abonnements institutionnels limités et la jungle des résultats Google, de nombreux étudiants ignorent qu’ils ont accès — sans bourse ni VPN — à des dizaines de millions de publications scientifiques validées. Ces bases de données scientifiques gratuites couvrent l’ensemble des disciplines, des sciences de la santé à la philosophie, de l’éducation aux mathématiques. Ce guide référence les 23 meilleures, avec pour chacune les disciplines couvertes, le type de contenu accessible et une astuce pratique pour exploiter la plateforme efficacement.

    Ce panorama complète notre liste des 10 bases franco-phones essentielles : ici, l’angle est plus large, avec des ressources anglophones et internationales incontournables pour tout étudiant en master ou en doctorat.

    Réponse rapide : Les meilleures bases de données scientifiques gratuites en 2026 sont HAL (archives ouvertes françaises), Google Scholar (tous domaines), PubMed (santé/biologie), DOAJ (revues open access), OpenAlex (métadonnées globales) et BASE (agrégateur multidisciplinaire). Toutes sont en accès libre, sans inscription obligatoire, et indexent des contenus évalués par les pairs.

    Groupe I — Archives ouvertes françaises

    Ces cinq plateformes sont portées par des institutions publiques françaises (CNRS, ABES, universités). Elles indexent la production scientifique nationale et constituent le socle de toute recherche documentaire en France.

    1. HAL — Hyper Articles en Ligne

    URL : hal.science
    Contenu : Plus de 5 millions de documents déposés directement par les chercheurs et enseignants-chercheurs français — articles, thèses, rapports, communications.
    Disciplines : Toutes (SHS, sciences exactes, santé, droit, gestion).
    Accès : Gratuit, sans inscription. Texte intégral quand le déposant l’autorise.
    Astuce : Utilisez le filtre « Texte intégral » pour n’afficher que les documents téléchargeables. Combinez les champs « Auteur » et « Laboratoire » pour suivre une équipe de recherche spécifique.

    2. theses.fr

    URL : theses.fr
    Contenu : Portail national des thèses de doctorat soutenues en France depuis 1985, géré par l’ABES.
    Disciplines : Toutes.
    Accès : Gratuit. Le texte intégral est disponible pour les thèses en accès ouvert ; les autres indiquent la bibliothèque de consultation.
    Astuce : Recherchez par « École doctorale » ou « Directeur de thèse » pour identifier les travaux de recherche d’un laboratoire, et repérer des bibliographies récentes sur votre sujet.

    3. DUMAS — Dépôt Universitaire de Mémoires Après Soutenance

    URL : dumas.ccsd.cnrs.fr
    Contenu : Plus de 76 000 mémoires de master et travaux de fin d’études en texte intégral en janvier 2026, déposés par les universités membres.
    Disciplines : Toutes — particulièrement riche en SHS, santé, droit, gestion.
    Accès : Gratuit, sans inscription, texte intégral.
    Astuce : DUMAS est idéal pour voir comment d’autres étudiants ont structuré leur problématique ou leur revue de littérature sur un sujet voisin. Filtrez par établissement pour trouver les mémoires de votre université.

    4. Persée

    URL : persee.fr
    Contenu : Plus d’un million de documents numérisés — collections complètes de revues scientifiques françaises, principalement en sciences humaines et sociales.
    Disciplines : SHS, histoire, géographie, lettres, sciences de l’éducation, archéologie.
    Accès : Gratuit, intégral, sans inscription.
    Astuce : Persée numérise les archives jusqu’aux années 1950-1970, introuvables ailleurs en ligne. Parfait pour les états de l’art qui nécessitent une perspective historique longue.

    5. Sudoc — Système Universitaire de Documentation

    URL : sudoc.abes.fr
    Contenu : Catalogue collectif national : plus de 15 millions de références bibliographiques disponibles dans plus de 3 000 bibliothèques universitaires membres.
    Disciplines : Toutes.
    Accès : Le catalogue est gratuit. Pour le document physique, le Sudoc indique la bibliothèque de localisation et permet le prêt entre bibliothèques (PEB).
    Astuce : Utilisez l’option « Voir dans une bibliothèque » pour demander un prêt à distance depuis votre BU. Le Sudoc recense aussi les thèses électroniques liées à theses.fr.

    Groupe II — Portails encyclopédiques et patrimoniaux

    6. Gallica — Bibliothèque numérique de la BnF

    URL : gallica.bnf.fr
    Contenu : Collections numérisées de la Bibliothèque nationale de France : livres, presse, manuscrits, cartes, partitions, photographies — quasi exclusivement dans le domaine public.
    Disciplines : Histoire, lettres, arts, droit ancien, presse historique.
    Accès : Gratuit, intégral, sans inscription.
    Astuce : Utilisez la recherche plein texte dans les journaux numérisés (XIXe-XXe siècles) pour retrouver des sources primaires sur des événements historiques — un atout rare pour les mémoires en histoire contemporaine.

    7. OpenEdition

    URL : openedition.org
    Contenu : Portail fédérant quatre plateformes SHS : OpenEdition Journals (revues), OpenEdition Books, Hypothèses (carnets de recherche) et Calenda (annonces scientifiques).
    Disciplines : SHS, droit, linguistique, anthropologie, histoire.
    Accès : Partiellement gratuit. Les revues en « freemium » proposent les archives en accès libre ; les numéros récents peuvent être payants via les bibliothèques.
    Astuce : Les carnets Hypothèses hébergent les blogs de chercheurs actifs — une source précieuse pour suivre l’actualité d’un champ de recherche et identifier des experts à citer.

    8. Cairn — Accès libre aux archives

    URL : cairn.info
    Contenu : Plateforme de revues francophones en SHS. Une part significative des archives (articles de plus de 3 à 5 ans) est accessible gratuitement selon les revues.
    Disciplines : Sciences politiques, sociologie, psychologie, économie, gestion, droit, santé publique.
    Accès : Mixte. Filtrez par « Accès ouvert » pour n’afficher que les articles libres. Votre université peut avoir un abonnement pour le reste.
    Astuce : Cochez la case « Accès ouvert uniquement » dans les filtres de recherche avancée pour éviter les frustrations. Les bibliographies de chaque article Cairn sont toujours visibles, même sans accès au texte.

    9. Isidore

    URL : isidore.science
    Contenu : Moteur de recherche spécialisé SHS et humanités numériques, qui moissonne et agrège les contenus de HAL, OpenEdition, Persée, Gallica et d’autres dépôts francophones.
    Disciplines : SHS, lettres, philosophie, histoire, géographie, linguistique.
    Accès : Gratuit, sans inscription.
    Astuce : Isidore permet une recherche sémantique — elle comprend les synonymes et les concepts proches, utile quand vous cherchez un terme dans plusieurs disciplines à la fois.

    Réseau des archives ouvertes françaises HAL, theses.fr, DUMAS, Persée et Sudoc — les cinq bases de données académiques nationales gratuites
    Les cinq archives ouvertes françaises forment un écosystème interconnecté couvrant toutes les disciplines académiques

    Groupe III — Moteurs et agrégateurs mondiaux

    Ces plateformes agrègent des sources du monde entier et indexent des centaines de millions de références. Indispensables pour les mémoires à ancrage international ou pluridisciplinaire.

    10. Google Scholar

    URL : scholar.google.com
    Contenu : Le plus grand index académique gratuit du monde — articles, thèses, livres, prépublications, rapports techniques. Toutes disciplines, toutes langues.
    Disciplines : Toutes.
    Accès : Gratuit. Le lien vers le texte intégral dépend du journal (cherchez le lien « [PDF] » ou « Toutes les N versions »).
    Astuce : Utilisez l’opérateur cited by pour identifier les articles qui citent un texte fondateur, et ainsi remonter les travaux récents dans votre champ. Configurez des alertes Google Scholar sur vos mots-clés pour rester informé.

    11. BASE — Bielefeld Academic Search Engine

    URL : base-search.net
    Contenu : Agrégateur géré par la bibliothèque universitaire de Bielefeld (Allemagne), qui moissonne des milliers de dépôts institutionnels et de revues en accès ouvert dans le monde entier, avec plusieurs centaines de millions de documents indexés.
    Disciplines : Toutes.
    Accès : Gratuit. Filtrez par « Open Access » pour n’afficher que les documents téléchargeables librement.
    Astuce : BASE couvre de nombreux dépôts institutionnels ignorés par Google Scholar — particulièrement utile pour la littérature grise (rapports d’institutions, documents de travail).

    12. CORE

    URL : core.ac.uk
    Contenu : Agrégateur britannique spécialisé dans l’accès ouvert, qui indexe des dizaines de millions d’articles en texte intégral depuis des dépôts et journaux du monde entier.
    Disciplines : Toutes, avec une forte représentation des sciences exactes et de la technologie.
    Accès : Gratuit, texte intégral pour tous les documents indexés.
    Astuce : CORE propose une API gratuite — utile pour les étudiants en informatique ou en data science qui veulent construire un corpus automatisé pour leur analyse.

    13. OpenAlex

    URL : openalex.org
    Contenu : Alternative entièrement ouverte à Web of Science et Scopus, lancée en 2022 par Our Research. Indexe plusieurs centaines de millions de métadonnées (auteurs, institutions, concepts, citations).
    Disciplines : Toutes. Meilleure couverture des revues non-anglophones que les bases commerciales.
    Accès : Gratuit, données réutilisables (licence CC0). Le CNRS a adopté OpenAlex comme référence bibliométrique en 2025.
    Astuce : Utilisez la fonction de visualisation des réseaux de citations pour cartographier les influences théoriques d’un champ — idéal pour structurer l’état de l’art de votre mémoire.

    14. Semantic Scholar

    URL : semanticscholar.org
    Contenu : Moteur de recherche académique propulsé par l’intelligence artificielle, développé par l’Allen Institute for AI. Analyse les liens sémantiques entre articles.
    Disciplines : Sciences, médecine, informatique, notamment fort en NLP et IA.
    Accès : Gratuit, sans inscription.
    Astuce : La fonctionnalité « TLDR » génère automatiquement un résumé en une phrase de chaque article — utile pour trier rapidement une longue liste de résultats avant de lire en détail.

    15. DART-Europe

    URL : dart-europe.org
    Contenu : Portail européen des thèses de doctorat en accès ouvert, fédérant des dépôts nationaux de nombreux pays membres (dont theses.fr pour la France).
    Disciplines : Toutes.
    Accès : Gratuit. Liens directs vers les dépôts nationaux.
    Astuce : Précieux pour comparer les approches méthodologiques adoptées par des doctorants européens sur un même sujet, et identifier des perspectives comparatives pour votre mémoire.

    Comparaison des agrégateurs mondiaux de littérature scientifique : Google Scholar, BASE, CORE, OpenAlex et Semantic Scholar, couverture et spécialités
    Les cinq grands agrégateurs mondiaux se distinguent par leur couverture disciplinaire et leur volume d’indexation — une combinaison de deux ou trois offre la meilleure couverture

    Groupe IV — Dépôts thématiques spécialisés

    Ces plateformes sont le premier réflexe à avoir selon votre discipline. Elles combinent profondeur de corpus et couverture temporelle longue.

    16. DOAJ — Directory of Open Access Journals

    URL : doaj.org
    Contenu : Répertoire international de revues scientifiques 100 % open access, évaluées selon des critères stricts de qualité éditoriale. Filtre par discipline et langue (dont le français).
    Disciplines : Toutes.
    Accès : Gratuit, texte intégral.
    Astuce : Avant de citer une revue, vérifiez qu’elle figure dans le DOAJ — c’est le signe qu’elle n’est pas prédatrice et qu’elle applique une évaluation par les pairs rigoureuse. Consultez notre comparatif des outils IA pour la revue de littérature pour aller plus loin.

    17. PubMed

    URL : pubmed.ncbi.nlm.nih.gov
    Contenu : Base de référence mondiale en sciences biomédicales et de la vie, maintenue par le NCBI (NIH, États-Unis). Indexe des dizaines de millions de références issues de MEDLINE et de journaux partenaires.
    Disciplines : Médecine, infirmier, pharmacie, biologie, santé publique, neurosciences.
    Accès : Gratuit. Le texte intégral est disponible via PubMed Central (PMC) pour les articles en open access.
    Astuce : Utilisez les filtres « Free full text » et « Clinical Trial » pour cibler les essais cliniques disponibles immédiatement. Les MeSH (Medical Subject Headings) permettent une recherche par concept médical standardisé.

    18. ERIC — Education Resources Information Center

    URL : eric.ed.gov
    Contenu : Base de données de référence pour la recherche en sciences de l’éducation, financée par le Département de l’Éducation des États-Unis. Couvre la littérature éducative depuis 1966.
    Disciplines : Sciences de l’éducation, didactique, formation, psychopédagogie.
    Accès : Gratuit, sans inscription.
    Astuce : ERIC indexe des rapports d’évaluation de programmes scolaires et des thèses de doctorat inaccessibles via Google Scholar. Filtrez par « Peer reviewed only » pour garantir la qualité des sources.

    19. arXiv

    URL : arxiv.org
    Contenu : Dépôt de prépublications (preprints) en sciences exactes, géré par l’Université Cornell. Les articles sont mis en ligne avant ou pendant leur évaluation par les pairs.
    Disciplines : Mathématiques, physique, informatique, statistiques, biologie quantitative, économie.
    Accès : Gratuit, texte intégral, sans inscription.
    Astuce : Les preprints arXiv sont souvent disponibles 6 à 12 mois avant la version finale en revue. Pour les mémoires en informatique ou en IA, c’est souvent la seule façon d’accéder aux travaux les plus récents. Signalez toujours qu’il s’agit d’un preprint non encore évalué.

    20. PhilPapers

    URL : philpapers.org
    Contenu : Index de philosophie académique le plus exhaustif disponible en ligne, maintenu par la communauté des chercheurs. Articles, livres, thèses.
    Disciplines : Philosophie (éthique, épistémologie, logique, métaphysique, philosophie du droit, bioéthique).
    Accès : Gratuit pour la recherche. Texte intégral selon les droits de l’auteur.
    Astuce : PhilPapers classe les auteurs et les articles par « domaine » et « sous-domaine » — utile pour cartographier les positions philosophiques en présence sur un débat avant d’écrire votre cadre théorique.

    21. EconStor

    URL : econstor.eu
    Contenu : Dépôt en accès ouvert dédié à l’économie et aux sciences économiques, géré par la ZBW (Deutsche Zentralbibliothek für Wirtschaftswissenschaften).
    Disciplines : Économie, finance, sciences de gestion, économétrie, politique économique.
    Accès : Gratuit, texte intégral, sans inscription.
    Astuce : EconStor héberge de nombreux working papers et discussion papers d’instituts économiques européens (DIW Berlin, IZA, CEPR) — des sources de données et d’analyses inaccessibles via les bases classiques.

    22. PsychOpen GOLD

    URL : psychopen.eu
    Contenu : Plateforme de publication en accès ouvert dédiée à la psychologie, portée par la Leibniz Institute for Psychology. Publie des revues entièrement gratuites à la lecture et à la publication.
    Disciplines : Psychologie clinique, psychologie sociale, psychologie du travail, psychologie interculturelle.
    Accès : Gratuit, texte intégral.
    Astuce : Les revues de PsychOpen appliquent des standards APA stricts — leurs articles servent d’exemples pour les étudiants en psychologie qui veulent comprendre les conventions de rédaction scientifique.

    23. Numdam

    URL : numdam.org
    Contenu : Bibliothèque numérique des mathématiques françaises, hébergeant les archives complètes de revues de mathématiques publiées en France depuis le XIXe siècle.
    Disciplines : Mathématiques pures et appliquées, statistiques, probabilités.
    Accès : Gratuit, texte intégral, sans inscription.
    Astuce : Pour un mémoire en mathématiques ou en statistiques avec une dimension historique, Numdam offre l’accès à des articles séminaux fondateurs (Bourbaki, Grothendieck) que nulle autre plateforme ne met à disposition gratuitement.

    Tableau comparatif par discipline

    Discipline Bases prioritaires Compléments
    Sciences de la santé PubMed, CORE OpenAlex, HAL
    SHS / Sociologie Cairn, OpenEdition, Isidore Persée, HAL, DOAJ
    Droit Cairn, OpenEdition, Sudoc Google Scholar, HAL
    Économie / Gestion EconStor, DOAJ, Cairn OpenAlex, Google Scholar
    Sciences de l’éducation ERIC, Persée, HAL Isidore, OpenEdition
    Informatique / IA arXiv, Semantic Scholar, CORE OpenAlex, Google Scholar
    Mathématiques arXiv, Numdam, Semantic Scholar OpenAlex, CORE
    Philosophie PhilPapers, Persée, OpenEdition DOAJ, HAL
    Psychologie PsychOpen GOLD, PubMed, Cairn OpenAlex, Google Scholar
    Histoire / Géographie Persée, Gallica, Isidore OpenEdition, Sudoc
    Tableau de sélection des bases de données scientifiques gratuites par discipline académique : santé, SHS, économie, informatique, mathématiques
    Matrice de sélection des bases scientifiques par discipline : combinez une base disciplinaire, un agrégateur mondial et un dépôt national pour une couverture optimale

    Comment choisir sa base selon votre mémoire

    Aucune base ne suffit seule. Une stratégie documentaire efficace combine au minimum trois niveaux :

    1. La base disciplinaire de référence (ex. PubMed pour la santé, ERIC pour l’éducation, EconStor pour l’économie) — pour les sources les plus spécialisées et évaluées par les pairs dans votre champ.
    2. Un agrégateur large (Google Scholar, OpenAlex ou BASE) — pour élargir la recherche et repérer des sources disciplinairement adjacentes.
    3. Un dépôt national ou institutionnel (HAL, DUMAS, theses.fr) — pour trouver des travaux français récents, souvent non indexés dans les bases anglophones.

    Pour gérer vos références et éviter la saisie manuelle, tous ces dépôts sont compatibles avec des gestionnaires de bibliographie comme Zotero, que vous trouverez dans notre sélection des logiciels gratuits indispensables pour les étudiants en master.

    Tesify peut vous aider à structurer vos sources une fois collectées : l’outil analyse vos références, identifie les lacunes bibliographiques et vous propose un plan de revue de littérature cohérent — un gain de temps considérable lors de la phase de documentation.

    Questions fréquentes

    Quelle est la meilleure base de données scientifiques gratuite pour un mémoire de master en France ?

    Il n’existe pas de base universelle : le choix dépend de votre discipline. Pour les SHS, commencez par HAL, Cairn (accès libre) et OpenEdition. Pour la santé, PubMed est indispensable. Pour toutes les disciplines, Google Scholar et OpenAlex offrent une couverture mondiale. Consultez le tableau comparatif par discipline dans cet article pour un choix rapide.

    Puis-je citer un preprint arXiv dans mon mémoire ?

    Oui, à condition de le signaler explicitement. Un preprint arXiv n’a pas encore été évalué par les pairs au moment du dépôt. Dans votre bibliographie, mentionnez « preprint, non évalué » et la date de dépôt. Vérifiez si une version finale a été publiée dans une revue depuis lors — si c’est le cas, citez la version évaluée de préférence.

    Google Scholar suffit-il pour une revue de littérature sérieuse ?

    Google Scholar est un point d’entrée indispensable, mais insuffisant seul pour une revue de littérature méthodique. Il manque de filtres disciplinaires précis, ne permet pas d’exporter facilement des corpus et inclut des sources non évaluées. Combinez-le avec au moins une base disciplinaire (PubMed, ERIC, EconStor selon votre champ) et un agrégateur comme BASE ou OpenAlex pour une couverture complète.

    Comment accéder aux articles payants quand ma bibliothèque n’a pas l’abonnement ?

    Plusieurs solutions légales existent. Vérifiez d’abord si l’article existe en version open access via Unpaywall (extension navigateur) ou OpenAlex, qui indiquent les versions libres disponibles. Vous pouvez aussi contacter l’auteur directement via ResearchGate ou Academia.edu — la plupart acceptent de partager leur article. En dernier recours, demandez un prêt entre bibliothèques (PEB) via le Sudoc : votre BU peut commander l’article auprès d’une autre université en quelques jours.

    DUMAS est-il une source fiable pour citer dans un mémoire de master ?

    DUMAS recense des mémoires de master validés par les universités françaises. Ces travaux peuvent être cités comme sources secondaires pour illustrer une approche méthodologique ou un état de l’art local, mais ils ne remplacent pas les articles évalués par les pairs dans des revues scientifiques. Utilisez DUMAS pour vous inspirer de plans et de bibliographies, et citez les sources primaires que ces mémoires référencent.

    Quelle différence entre HAL et theses.fr ?

    HAL est une archive ouverte généraliste qui héberge tous types de productions scientifiques (articles, thèses, communications, rapports). theses.fr est un portail exclusivement dédié aux thèses de doctorat soutenues en France, géré par l’ABES. Toutes les thèses de HAL sont également référencées sur theses.fr, mais theses.fr inclut aussi les thèses non déposées en texte intégral sur HAL, avec les informations de localisation en bibliothèque.

    Passez de la recherche documentaire à la rédaction

    Consulter 23 bases de données, c’est bien. Transformer ces sources en un mémoire structuré, cohérent et original, c’est une autre étape. Tesify vous accompagne depuis la bibliographie jusqu’à la conclusion : analyse de vos sources, détection des angles non traités dans la littérature et génération d’un plan personnalisé selon les exigences de votre établissement. Retrouvez aussi notre comparatif complet des meilleurs outils IA pour votre mémoire en 2026 pour compléter votre boîte à outils.

  • Citer une source secondaire (apud / « cité dans ») en APA 7 et ISO 690 : le guide 2026

    Citer une source secondaire (apud / « cité dans ») en APA 7 et ISO 690 : le guide 2026

    Citer une source secondaire (apud / « cité dans ») en APA 7 et ISO 690 : le guide 2026

    Lors de la rédaction d’un mémoire ou d’une thèse, vous rencontrez inévitablement ce scénario : un auteur que vous lisez cite lui-même un travail fondateur — une étude ancienne, un ouvrage épuisé, un texte dans une langue peu accessible. Vous souhaitez reprendre cette référence dans votre propre texte. Comment citer une source secondaire sans trahir les règles bibliographiques de votre discipline, et sans risquer d’être accusé de plagiat ou de négligence méthodologique ? Les normes APA 7 (§ 8.6) et ISO 690 répondent à cette question de manière précise, mais avec des conventions différentes.

    Ce guide détaille le format exact à employer dans chaque système, les conditions dans lesquelles la citation de seconde main est acceptable, et les erreurs les plus fréquentes à éviter. Tous les exemples sont construits selon les règles officielles de chaque norme.

    Réponse rapide

    Une source secondaire est un ouvrage qui cite ou reproduit un document que vous n’avez pas lu directement. En APA 7, la formule dans le texte est (Auteur original, année, cité dans Auteur secondaire, année) ; seule la source secondaire figure en bibliographie. En ISO 690 (système notes), on utilise traditionnellement la mention apud suivie de la référence secondaire ; en système auteur-date, la formulation cité par ou cité dans est courante. Dans les deux normes, cette pratique doit rester exceptionnelle : consultez toujours la source primaire si elle est accessible.

    Qu’est-ce qu’une source secondaire ?

    Dans la terminologie bibliographique, une source primaire est le document original que vous souhaitez citer : l’article scientifique d’un chercheur, le chapitre d’une monographie, le rapport d’une institution. Une source secondaire (ou source de seconde main) est l’ouvrage que vous avez effectivement lu et dans lequel l’auteur fait référence à ce document original.

    Concrètement : vous lisez la thèse de Martins (2021) et Martins cite un article de Vygotski (1934). Vous n’avez pas lu Vygotski directement. Si vous souhaitez tout de même mobiliser cette idée dans votre propre texte, vous êtes face à une citation de seconde main — Martins est votre source secondaire, Vygotski est la source primaire que vous n’avez pas consultée.

    Il ne s’agit pas de plagiat si les conventions sont respectées, mais d’une pratique qui doit être signalée explicitement : vous attestez ainsi d’une lecture que vous n’avez pas faite vous-même, ce qui constitue un acte de transparence méthodologique.

    Quand y recourir — et quand l’éviter

    Les normes APA 7 et ISO 690 s’accordent sur un point fondamental : la citation de seconde main doit être utilisée avec parcimonie. Avant de recourir à cette solution, vérifiez si la source primaire est accessible via votre bibliothèque universitaire, les bases de données disciplinaires (Cairn.info, JSTOR, Web of Science, PubMed), les archives ouvertes HAL et OpenEdition, ou encore le service de prêt entre bibliothèques (PEB).

    La citation de seconde main reste acceptable dans les situations suivantes :

    Situation Justification
    Source primaire épuisée et introuvable Aucun exemplaire accessible, même via le PEB
    Texte rédigé dans une langue non maîtrisée L’auteur secondaire traduit ou commente l’original
    Document d’archives non numérisé Déplacement impossible dans les délais impartis
    Œuvre classique antérieure au XXe siècle Éditions critiques modernes servent d’intermédiaires légitimes

    À l’inverse, ne citez jamais de seconde main un article disponible en libre accès, une monographie que votre bibliothèque universitaire possède, ou un rapport téléchargeable en ligne. Les évaluateurs et jurys repèrent rapidement cette pratique et l’interprètent comme un déficit de rigueur documentaire.

    Citer une source secondaire en APA 7 : la règle § 8.6

    Illustration d'une chaîne de citations bibliographiques : source primaire citée dans une source secondaire selon les normes APA 7 et ISO 690
    Chaîne de citation bibliographique : de la source primaire à la source secondaire (APA 7, § 8.6)

    La septième édition du Publication Manual of the American Psychological Association consacre la section 8.6 aux sources secondaires. La formule française officielle est « cité dans » (équivalent de l’anglais « as cited in »). La variante « cité par » est également acceptée dans les universités francophones : les deux sont équivalentes sur le plan normatif.

    Format dans le texte

    Deux constructions syntaxiques sont possibles selon la place de l’auteur original dans la phrase :

    • Parenthèse complète : (Auteur original, année, cité dans Auteur secondaire, année)
    • Auteur original en corps de texte : Auteur original (année, cité dans Auteur secondaire, année) a montré que…

    Si vous souhaitez préciser un numéro de page, il doit renvoyer à la source secondaire — celle que vous avez effectivement lue — jamais à la source primaire dont vous ne pouvez pas vérifier la pagination réelle :

    (Vygotski, 1934, cité dans Martins, 2021, p. 47)

    Format en bibliographie

    La source primaire (Vygotski dans l’exemple) n’apparaît pas dans la liste de références. Seule la source secondaire effectivement consultée y figure, avec sa référence complète :

    Martins, A. (2021). Psychologie du développement et apprentissage : regards croisés. Presses Universitaires de Lyon.

    Exemples corrects et incorrects en APA 7

    Formulation Statut Problème
    (Vygotski, 1934, cité dans Martins, 2021, p. 47) ✓ Correct Aucun
    Vygotski (1934, cité dans Martins, 2021) soutient que… ✓ Correct Aucun
    (Vygotski, 1934) — sans mention de Martins ✗ Incorrect Suppose une lecture directe non réalisée
    (Martins, 2021) — sans mentionner Vygotski ✗ Incorrect Attribue l’idée à l’auteur secondaire
    Vygotski (1934) listé seul en bibliographie ✗ Incorrect Seul Martins (2021) doit figurer en bibliographie

    Pour un aperçu complet des conventions APA 7 appliquées à tous les types de sources rencontrés dans les mémoires français, consultez notre guide des 50 exemples concrets en APA 7.

    Citer en ISO 690 : la notation apud

    La norme ISO 690:2021 (Information et documentation — Principes directeurs pour la rédaction des références bibliographiques et des citations des ressources d’information) ne prescrit pas un terme unique pour les citations de seconde main. Deux systèmes coexistent dans les universités françaises, chacun avec sa propre convention.

    Système auteur-date (ISO 690)

    Dans le système auteur-date, le fonctionnement est proche de l’APA : on indique l’auteur et l’année de la source primaire, suivis de la mention de la source secondaire entre parenthèses. Les formulations cité par et cité dans sont toutes deux admises :

    (Vygotski, 1934, cité par Martins, 2021, p. 47)

    Certains guides universitaires (notamment en sciences de l’éducation et en linguistique) préconisent cité par pour le système auteur-date ISO 690, par opposition au cité dans de l’APA, mais aucune règle normative stricte ne départage les deux : la cohérence interne au sein du document prévaut.

    Système notes de bas de page (ISO 690)

    Dans le système à notes de bas de page, couramment utilisé en histoire, droit, lettres et sciences humaines en France, c’est le terme latin apud qui s’impose par tradition académique. Ce mot latin signifie littéralement « chez » ou « dans » — il indique que la référence a été trouvée chez un autre auteur. La note de bas de page prend la forme suivante :

    1 VYGOTSKI, Lev Semionovitch. Pensée et langage. Moscou, 1934, p. 112. Apud MARTINS, Ana. Psychologie du développement et apprentissage : regards croisés. Lyon : Presses Universitaires de Lyon, 2021, p. 47.

    En bibliographie finale, seule la référence de Martins (2021) apparaît. Vygotski n’est pas listé, car vous ne l’avez pas consulté directement.

    Tableau récapitulatif : ISO 690 vs APA 7

    Norme / Système Terme utilisé Bibliographie
    APA 7 « cité dans » / « cité par » Source secondaire seulement
    ISO 690 auteur-date « cité par » / « cité dans » Source secondaire seulement
    ISO 690 notes de bas de page apud (tradition académique française) Source secondaire seulement

    La version française de la norme (NF ISO 690) est disponible via l’AFNOR. Plusieurs bibliothèques universitaires françaises, dont celles de Rennes 2 et de l’Université de Genève, publient des guides adaptés à leurs disciplines — consultez le guide spécifique à votre établissement pour la formulation exacte attendue par vos jurys.

    Pour des exemples complémentaires couvrant les disciplines juridiques et les sciences humaines, avec un focus sur le système à notes, le guide Citer une source secondaire en APA 7 et ISO 690 sur fr.tesify.pro développe notamment l’articulation entre apud et les conventions de note abrégée (op. cit., ibid.).

    Cas particuliers : textes anciens et sources épuisées

    Certains textes fondateurs de votre discipline — traités philosophiques du XIXe siècle, études ethnographiques d’avant-guerre, rapports techniques anciens non numérisés — n’existent que dans des exemplaires rares ou dans des traductions partielles. Ces cas justifient pleinement la citation de seconde main, à condition de la signaler clairement.

    Textes traduits et commentés

    Lorsqu’un auteur traduit et commente un texte original, il est légitime de citer via cette traduction commentée. Distinguez toutefois deux situations :

    • Traduction disponible en librairie ou en bibliothèque : consultez la traduction directement et citez-la comme source primaire, en indiquant le traducteur dans la référence.
    • Traduction intégrée dans l’ouvrage secondaire sous forme de longue citation reproduite : utilisez la formule secondaire (apud ou « cité dans »), en précisant qu’il s’agit d’une traduction réalisée par l’auteur secondaire.

    Manuscrits et archives non numérisés

    Si un historien ou un sociologue que vous lisez cite un document d’archives que vous ne pouvez pas consulter avant votre soutenance, la citation de seconde main est acceptable. Mentionnez-le explicitement dans une note de bas de page pour informer le lecteur de cette contrainte d’accès. Les jurys apprécient cette transparence : elle témoigne d’une démarche rigoureuse plutôt que d’une faiblesse documentaire.

    La qualité de vos sources est indissociable de la solidité de votre argumentation. Savoir identifier et écarter les publications non fiables — dont les revues prédatrices font partie — est une compétence aussi fondamentale que la maîtrise des conventions de citation.

    Les erreurs à éviter

    Illustration d'un guide des erreurs fréquentes à éviter lors de la citation d'une source secondaire dans un mémoire ou une thèse
    Les cinq erreurs les plus fréquentes lors de la citation de seconde main dans un mémoire ou une thèse

    Plusieurs erreurs récurrentes se retrouvent dans les mémoires et thèses lors de l’utilisation des sources secondaires. Les voici classées par fréquence d’occurrence.

    1. Faire figurer la source primaire en bibliographie

    Si vous n’avez pas lu Vygotski directement, vous ne pouvez pas l’inclure dans votre liste de références. Un jury qui retrouve un ouvrage cité « cité dans » mais également listé en bibliographie détecte immédiatement la contradiction et remet en question la fiabilité de l’ensemble de vos références.

    2. Omettre la mention « cité dans » ou apud

    Écrire simplement « (Vygotski, 1934) » sans signaler la lecture indirecte revient à prétendre avoir consulté la source primaire. C’est une forme de fraude bibliographique passive — souvent involontaire, mais sanctionnable sous l’angle de l’intégrité scientifique.

    3. Fonder le cadre théorique principal sur des sources secondaires

    Reprendre une citation de seconde main pour illustrer un point périphérique est tolérable. Fonder votre cadre conceptuel sur des références que vous n’avez pas lues est une faiblesse méthodologique sérieuse. Les directeurs de mémoire attendent que les références structurantes de votre travail soient directement consultées.

    4. Mélanger les conventions de citation dans un même document

    Si vous adoptez APA 7, toutes vos sources secondaires suivent le format « cité dans ». Si votre établissement impose ISO 690 en système notes, toutes les sources secondaires utilisent apud. Ne mélangez pas les deux systèmes dans un même document : la cohérence interne est une exigence de base dans tout travail académique.

    5. Indiquer la pagination de la source primaire

    La page que vous mentionnez doit renvoyer à la page dans l’ouvrage que vous avez effectivement lu (la source secondaire). Indiquer la pagination de la source primaire — que vous n’avez pas vérifiée — peut conduire à des erreurs de localisation invérifiables.

    Pour des repères complets sur toutes les conventions APA 7 appliquées aux mémoires, le guide Citation APA : règles et modèles pour chaque source couvre l’ensemble des cas spéciaux rencontrés dans les travaux universitaires.

    FAQ — Citer une source secondaire

    Quelle est la différence entre « cité dans » et « cité par » en APA 7 ?

    Les deux formulations sont équivalentes et acceptées en français. « Cité dans » est la traduction la plus directe de l’anglais « as cited in » employé dans le manuel APA officiel. « Cité par » est très répandue dans les universités francophones, notamment au Québec. En cas de doute, optez pour « cité dans » pour rester au plus proche du texte normatif APA ; vérifiez également les préférences de votre directeur de mémoire ou de thèse.

    Dois-je indiquer la date de la source primaire si je ne l’ai pas lue ?

    Oui, dans la mesure du possible. La date de la source primaire est reprise depuis la source secondaire que vous avez lue. Si l’auteur secondaire mentionne « Smith, 1978 », vous écrirez « (Smith, 1978, cité dans Martin, 2022) ». Si la date de la source primaire n’est pas indiquée dans votre source secondaire, omettez-la et ne l’inventez pas — ne consultez pas une base de données pour y retrouver la date, car vous risqueriez de confondre des publications homonymes.

    Que faire si ma source secondaire cite elle-même de seconde main ?

    Dans ce cas, vous citeriez une source tertiaire, ce qui est fortement déconseillé dans tout travail académique. Remontez autant que possible à une source plus proche de l’original — l’article ou l’ouvrage intermédiaire que cite votre source secondaire est souvent accessible. Si c’est réellement impossible, signalez-le en note de bas de page en expliquant les contraintes d’accès. N’enchaînez jamais plusieurs niveaux de citation indirecte dans votre argumentation principale.

    Le terme apud est-il obligatoire en ISO 690 ?

    Non. La norme ISO 690:2021 ne prescrit pas de terme spécifique pour les citations de seconde main. Apud est une convention académique française traditionnelle, courante dans les systèmes à notes de bas de page pratiqués en histoire, droit et lettres. Dans le système auteur-date ISO 690, « cité par » ou « cité dans » s’emploient plus naturellement. Consultez systématiquement le guide bibliographique de votre université ou les recommandations de votre directeur de thèse.

    Combien de citations de seconde main sont acceptables dans un mémoire de master ?

    Aucune limite chiffrée n’est fixée par les normes APA ou ISO 690, mais la règle tacite est qu’elles doivent être rares et documentairement justifiées. Dans un mémoire de master, deux ou trois citations de seconde main correctement signalées ne soulèvent aucun problème. Un corpus de références majoritairement secondaires, en revanche, interroge la qualité de la revue de littérature et peut entraîner des remarques du jury lors de la soutenance. La règle d’or reste : si la source primaire est accessible, consultez-la.

    Comment gérer une citation secondaire dans Zotero ou Mendeley ?

    Dans Zotero, aucun champ natif ne gère automatiquement les citations secondaires. La solution recommandée est d’enregistrer uniquement la source secondaire (celle que vous avez lue) dans votre bibliothèque, puis d’éditer manuellement la citation dans le corps du texte via le module « Modifier la citation » pour y ajouter la formule « cité dans Auteur secondaire, année ». La source primaire ne doit pas être créée en tant que référence à part entière dans votre bibliothèque Zotero. Mendeley suit une logique identique : édition manuelle de la balise de citation dans le traitement de texte.

  • La Soutenance de Mémoire Est-elle Publique ? Qui Peut y Assister en 2026

    La Soutenance de Mémoire Est-elle Publique ? Qui Peut y Assister en 2026

    La Soutenance de Mémoire Est-elle Publique ? Qui Peut y Assister en 2026

    La soutenance de mémoire est-elle publique ? Pour une thèse de doctorat, oui — l’arrêté du 25 mai 2016 l’impose par défaut. Pour un mémoire de master, la règle est fixée par chaque établissement : beaucoup l’ouvrent aux proches, mais certains la réservent au jury et à l’étudiant seul. Vérifiez le règlement de votre composante avant d’inviter qui que ce soit.

    Réponse directe : La soutenance de thèse de doctorat est publique en France en vertu de l’article 19 de l’arrêté du 25 mai 2016. Celle d’un mémoire de master dépend du règlement de votre formation. Consultez votre secrétariat pédagogique avant d’inviter des proches.

    Thèse de doctorat et mémoire de master obéissent-ils aux mêmes règles de publicité ?

    Non. Le cadre réglementaire diffère profondément selon le niveau du diplôme préparé.

    Pour la thèse de doctorat, l’article 19 de l’arrêté du 25 mai 2016 fixant le cadre national de la formation et les modalités conduisant à la délivrance du diplôme national de doctorat est explicite : la soutenance est publique. Toute personne — famille, amis, collègues, membres d’autres universités ou simples curieux — peut en principe y assister, dans la limite des places disponibles. De nombreuses écoles doctorales publient l’annonce de la soutenance sur leur site web ou sur theses.fr, rendant l’événement accessible à un public large.

    Pour le mémoire de master, aucun texte national n’impose le caractère public. Chaque université, voire chaque mention de master, fixe ses propres règles dans son règlement intérieur ou son guide pédagogique. En pratique, trois configurations coexistent dans les établissements français :

    Configuration Qui entre dans la salle ? Délibération
    Soutenance ouverte Famille, amis, autres étudiants À huis clos (invités sortent)
    Soutenance semi-ouverte Proches pendant la présentation uniquement À huis clos
    Soutenance fermée Jury et étudiant uniquement À huis clos

    La même formation peut appliquer des règles différentes selon le niveau (M1 ou M2), la voie (formation initiale, apprentissage, formation continue) ou le type de mémoire (recherche ou professionnel). Seule la consultation du règlement de votre composante, ou un échange direct avec votre secrétariat pédagogique, permet de trancher.

    Qui peut assister à une soutenance de mémoire de master ?

    Dans les formations qui ouvrent la soutenance au public, les personnes habituellement admises sont :

    • Les membres de la famille proche (parents, fratrie, conjoint ou partenaire)
    • Les amis de l’étudiant
    • D’autres étudiants du même master, à titre pédagogique
    • Un tuteur en entreprise ou un responsable de l’organisme d’accueil, dans le cas d’un mémoire professionnel

    Dans certaines grandes écoles et masters professionnels, un représentant de l’entreprise partenaire peut même siéger dans le jury ou y assister à titre d’observateur, à condition d’y être expressément invité par le responsable pédagogique.

    Ce qui est universel, quelle que soit la formation : les membres du jury — au minimum deux enseignants en M2, dont le directeur de mémoire — sont toujours présents. La délibération finale se déroule systématiquement hors de la présence des invités et de l’étudiant lui-même.

    Pour anticiper les échanges avec le jury lors de l’oral, consultez notre guide sur les questions de jury à la soutenance de mémoire : 40 exemples et stratégies de réponse. Pour préparer le travail écrit qui sera défendu, retrouvez la méthode complète dans le guide comment rédiger un mémoire.

    Illustration d'une soutenance de mémoire devant un jury : étudiant en présentation face aux membres du jury dans une salle universitaire
    Déroulement type d’une soutenance de mémoire : l’étudiant présente son travail face au jury dans une salle universitaire

    Qu’est-ce qu’une soutenance à huis clos et dans quels cas s’applique-t-elle ?

    Le huis clos signifie qu’aucune personne extérieure au jury n’est admise dans la salle pendant la soutenance. Pour un mémoire de master, c’est parfois le fonctionnement par défaut (voir tableau ci-dessus). Pour une thèse de doctorat, le huis clos est une exception qui doit être expressément autorisée par le chef d’établissement.

    Pour la thèse, la dérogation est accordée si le sujet présente un caractère de confidentialité avéré : données industrielles sensibles issues d’un partenariat CIFRE, informations relevant d’enjeux de sécurité nationale, ou données personnelles particulièrement sensibles issues d’une recherche clinique. La demande doit généralement être déposée deux mois avant la date de soutenance auprès du bureau des soutenances de l’école doctorale.

    En cas de huis clos pour une thèse, les conséquences sont les suivantes :

    • Tous les participants (rapporteurs, membres du jury) signent un engagement de confidentialité.
    • La diffusion numérique de la thèse sur internet fait l’objet d’un embargo pendant toute la durée de la période de confidentialité.
    • Un procès-verbal spécifique est rédigé et transmis à l’école doctorale pour archivage.

    Pour un mémoire de master, la notion de huis clos est moins formalisée sur le plan juridique, mais elle produit les mêmes effets pratiques : aucun invité ne peut assister à la soutenance, même brièvement.

    Schéma comparant une soutenance ouverte au public et une soutenance à huis clos : deux configurations de soutenance de mémoire de master
    Deux configurations de soutenance : soutenance ouverte (invités admis pendant la présentation) et soutenance à huis clos (jury et étudiant uniquement)

    Un mémoire confidentiel ou sous embargo empêche-t-il les invités d’assister à la soutenance ?

    Pas nécessairement. Il convient de distinguer deux situations distinctes.

    La confidentialité de la soutenance elle-même signifie que personne d’extérieur au jury ne peut y assister. C’est la situation la plus contraignante, souvent liée à des données sensibles d’une entreprise partenaire.

    L’embargo sur la diffusion numérique du mémoire est différent : la soutenance peut rester ouverte aux proches, mais le texte complet du mémoire ne sera pas mis en ligne (sur DUMAS, HAL ou un dépôt institutionnel) avant la fin de la période d’embargo — qui peut s’étendre de quelques mois à cinq ans selon les accords noués avec les partenaires industriels ou les établissements.

    Dans la majorité des cas de mémoires professionnels liés à une entreprise, l’établissement permet aux proches d’assister à la soutenance tout en imposant une mention de confidentialité sur le document lui-même. L’audience entend alors la présentation générale et les échanges avec le jury, mais les données sensibles restent protégées par l’accord signé en amont.

    Pour comprendre le détail des droits attachés à votre mémoire après la soutenance — droits d’auteur, diffusion, embargo —, consultez notre article sur qui détient les droits d’auteur d’un mémoire de master.

    Peut-on suivre une soutenance en visioconférence en tant qu’invité ?

    Oui, mais avec des règles qui varient sensiblement selon qu’il s’agit des membres du jury ou des personnes invitées à titre personnel.

    Pour les membres du jury, la participation en visioconférence est désormais courante dans les établissements français. La plupart des universités l’autorisent à condition que le président du jury soit physiquement présent en salle. Les délibérations en distanciel excluent généralement le vote à bulletin secret et nécessitent un matériel homologué par l’université (certains établissements n’acceptent pas Skype et imposent des outils via le réseau Renater).

    Pour les invités (famille, amis), les usages sont beaucoup plus restrictifs :

    • La grande majorité des établissements n’admettent les invités qu’en présentiel, dans la salle de soutenance.
    • Certaines formations ont expérimenté des diffusions en direct (streaming) pendant la période de distanciel généralisé, mais cette pratique n’est généralement pas reconduite en dehors de circonstances exceptionnelles.
    • Quelques masters en apprentissage ou en formation continue proposent, à titre dérogatoire, un lien de visio pour des invités qui ne peuvent pas se déplacer — sous réserve de l’accord du jury et du responsable pédagogique.

    Si vous souhaitez qu’un proche puisse suivre votre soutenance à distance, adressez une demande écrite à votre secrétariat pédagogique au moins quatre semaines avant la date prévue, en exposant la situation et en proposant la solution technique envisagée.

    Comment se comporter quand on assiste à une soutenance de mémoire ?

    La soutenance est un acte académique solennel. Quelques règles d’étiquette s’imposent aux invités, souvent rappelées par les secrétariats pédagogiques ou affichées à l’entrée de la salle.

    • Arriver à l’heure — la soutenance commence ponctuellement et les retardataires ne sont généralement plus admis une fois la présentation commencée.
    • Éteindre ou mettre en mode silencieux son téléphone avant d’entrer dans la salle.
    • Ne pas prendre la parole pendant la présentation ni pendant les échanges entre l’étudiant et le jury : les invités assistent, ils n’interviennent pas.
    • Sortir discrètement à la demande du président du jury, qui annonce le début de la délibération.
    • Attendre à l’extérieur pendant la délibération, qui dure généralement entre cinq et vingt minutes.
    • Réserver les félicitations pour après l’annonce officielle de la note ou de la mention par le président du jury.

    Pour préparer l’étudiant à cet oral dans les moindres détails, la checklist de la dernière semaine avant la soutenance de mémoire couvre tous les aspects logistiques et académiques, du dépôt du document au diaporama.

    Quelles sont les 10 questions les plus fréquentes sur le public à la soutenance de mémoire ?

    La soutenance de thèse de doctorat est-elle toujours publique en France ?

    Oui, par principe. L’article 19 de l’arrêté du 25 mai 2016 impose que la soutenance de thèse de doctorat soit publique. Une dérogation à titre exceptionnel (huis clos) peut être accordée par le chef d’établissement si le sujet présente un caractère de confidentialité avéré, mais cette situation reste rare dans la pratique.

    Peut-on inviter ses parents à une soutenance de mémoire de master ?

    Cela dépend du règlement de votre formation. Beaucoup de masters français autorisent les proches à assister à la présentation. D’autres réservent la soutenance au jury et à l’étudiant. Consultez le guide pédagogique de votre master ou demandez directement à votre secrétariat avant d’inviter quiconque.

    Combien de personnes peuvent assister à une soutenance de mémoire ?

    Il n’existe pas de chiffre réglementaire national pour les mémoires de master. La limite pratique est celle de la capacité d’accueil de la salle, souvent une salle de séminaire de quinze à trente places. Certains établissements demandent à l’étudiant de communiquer une liste nominative des invités attendus au moment de la confirmation de la date.

    L’étudiant doit-il prévenir son université s’il souhaite inviter des proches ?

    Souvent, oui. Beaucoup de secrétariats pédagogiques demandent à l’étudiant de signaler le nombre d’invités attendus lors de la confirmation de la date de soutenance, afin de réserver une salle adaptée. Vérifiez les instructions de votre composante dès que la date est fixée.

    Peut-on photographier ou filmer une soutenance de mémoire ?

    Photographier ou filmer n’est pas interdit en soi, mais reste soumis à l’accord préalable du jury et de l’étudiant. Certains enseignants le refusent, notamment lorsque des données sensibles sont présentées. Si vous souhaitez conserver un souvenir audiovisuel, demandez l’autorisation au responsable pédagogique avant le jour J.

    Le public doit-il sortir pendant la délibération du jury ?

    Oui, systématiquement. La délibération du jury est toujours confidentielle. L’étudiant lui-même sort de la salle. Les invités attendent à l’extérieur jusqu’à ce que le président du jury les invite à revenir pour l’annonce officielle de la décision.

    Que se passe-t-il si le mémoire est lié à un accord de confidentialité avec une entreprise ?

    Dans la plupart des cas, la soutenance peut rester ouverte aux proches, mais le document du mémoire fait l’objet d’un embargo sur sa diffusion numérique. Des données ou diapositives jugées trop sensibles peuvent être retirées de la présentation publique, sur accord entre l’étudiant, l’entreprise et le jury.

    La soutenance peut-elle avoir lieu entièrement en ligne avec des invités à distance ?

    Les soutenances entièrement en ligne sont rares depuis la fin des restrictions sanitaires. La plupart des établissements réservent la visioconférence aux membres du jury, pas aux invités personnels. Pour obtenir une exception, il faut déposer une demande écrite au moins quatre semaines avant la date, avec l’accord du responsable pédagogique.

    À quel moment les invités apprennent-ils la note ou la mention obtenue ?

    La note ou la mention est annoncée publiquement après la délibération, devant l’étudiant et les invités réadmis en salle. Le procès-verbal officiel de soutenance est transmis ultérieurement par l’université, parfois dans un délai de quelques jours à quelques semaines selon les établissements.

    Existe-t-il des soutenances de thèse ouvertes au grand public sans invitation préalable ?

    Oui. Puisque la soutenance de thèse de doctorat est publique par définition, n’importe qui peut s’y rendre sans invitation, dans la limite des places disponibles. Les annonces sont souvent publiées sur les sites des écoles doctorales ou sur theses.fr, avec la date, l’heure et la salle.


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  • Annuaire des écoles doctorales en France 2026 : liste complète par discipline et région

    Annuaire des écoles doctorales en France 2026 : liste complète par discipline et région

    Annuaire des écoles doctorales en France 2026 : liste complète par discipline et région

    Constituer l’annuaire des écoles doctorales en France par discipline est la première démarche concrète de tout futur doctorant — et souvent la plus opaque. En France, plus de 280 écoles doctorales (ED) sont accréditées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), réparties sur l’ensemble du territoire national et organisées autour de grands domaines scientifiques. Chacune fédère des unités de recherche, délivre des formations doctorales spécifiques et accompagne les candidats de l’admission jusqu’à la soutenance.

    Ce guide-annuaire recense les écoles doctorales françaises par grand domaine disciplinaire — Sciences humaines et sociales, Sciences exactes et ingénierie, Santé et sciences de la vie, Droit-Économie-Gestion, Lettres-Arts-Langues — et indique les sources officielles pour consulter la liste exhaustive par région. Il détaille également les étapes d’inscription, les modalités de financement et les ressources institutionnelles à mobiliser pour préparer votre candidature.

    Toutes les informations contenues dans cet article sont issues de sources françaises officielles (MESR, ADUM, HCERES, Campus France). Les effectifs et calendriers évoluant d’une année sur l’autre, vérifiez systématiquement les données directement auprès de chaque ED avant toute démarche administrative.

    En bref : la France compte plus de 280 écoles doctorales accréditées par le MESR. Chacune est identifiée par un numéro national (ex. ED 478) et couvre un ou plusieurs domaines disciplinaires. Pour trouver l’ED correspondant à votre sujet, consultez l’annuaire officiel MESRI ou le portail Campus France, puis candidatez via la plateforme ADUM.

    Qu’est-ce qu’une école doctorale ?

    Une école doctorale est une structure organisée au sein d’un établissement d’enseignement supérieur — ou en partenariat entre plusieurs établissements — chargée d’organiser la formation des doctorants et de veiller à la qualité de l’encadrement des thèses. Son rôle va bien au-delà d’une simple administration d’inscription : elle sélectionne les candidats, coordonne l’offre de formations transversales (méthodologie, éthique, langues, compétences professionnelles), suit les trajectoires des docteurs et rend compte au HCERES lors des évaluations quinquennales.

    Chaque ED est identifiée par un numéro national attribué par le MESR. Ce numéro figure dans tous les documents officiels : diplôme de doctorat, publications, actes de colloques. À titre d’exemple, l’ED 356 « Cognition, Langage, Éducation » est adossée à l’Université Aix-Marseille ; l’ED 478 « Sciences de Gestion » est rattachée à l’Université Toulouse-Capitole. Ces numéros sont stables : ils ne changent pas lors des renouvellements d’accréditation, sauf en cas de fusion ou de réorganisation institutionnelle.

    L’accréditation est accordée par le MESR sur avis du HCERES pour une période de cinq ans. Durant ce cycle, l’ED doit démontrer la qualité scientifique des unités de recherche qu’elle fédère, la pertinence de ses formations et l’employabilité de ses diplômés. La charte d’intégrité scientifique, obligatoire dans toutes les EDs depuis le décret du 26 août 2022, fait partie des critères évalués par le HCERES.

    Qui peut s’inscrire dans une école doctorale ?

    L’accès au doctorat requiert un diplôme national de master (bac+5) ou un diplôme conférant le grade de master. Certains établissements proposent des dérogations sur dossier pour les candidats titulaires d’un diplôme étranger équivalent. La condition préalable reste l’obtention d’un accord d’encadrement d’un directeur de thèse membre d’une unité de recherche rattachée à l’ED visée.

    Le rôle du comité de suivi individuel (CSI)

    Depuis le décret du 25 mai 2016, chaque doctorant bénéficie annuellement d’un comité de suivi individuel (CSI), composé d’au moins deux membres extérieurs à l’équipe d’encadrement. Le CSI rend un avis sur l’avancement des travaux et peut alerter l’ED en cas de difficultés relationnelles ou scientifiques. Ce dispositif renforce l’indépendance du suivi doctoral vis-à-vis du seul directeur de thèse.

    Les cinq grands domaines disciplinaires

    Les écoles doctorales françaises sont traditionnellement regroupées en cinq grands domaines. Cette classification n’est pas rigide — certaines EDs sont explicitement pluridisciplinaires — mais elle structure la plupart des annuaires et des appels à candidature.

    1. Sciences humaines et sociales (SHS)

    Le domaine SHS est l’un des plus vastes de l’enseignement doctoral français. Il recouvre la sociologie, l’anthropologie, la géographie, l’histoire, la psychologie, les sciences de l’éducation, la philosophie, les sciences de l’information et de la communication (SIC) et la linguistique. On y trouve des EDs pluridisciplinaires comme l’ED « Sciences Sociales et Humanités » (n° 629) de l’Université Paris-Saclay, qui réunit des unités de recherche en sciences sociales, philosophie et SIC. Des EDs équivalentes existent dans la plupart des grandes universités régionales : Lille, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Aix-Marseille, Rennes.

    Exemples d’EDs en SHS (données indicatives — vérifiez auprès de l’ED concernée)
    Dénomination Domaines couverts Rattachement principal
    Sciences Sociales et Humanités (n° 629) Sociologie, géographie, philosophie, SIC Université Paris-Saclay
    Sciences Humaines et Sociales Sociologie, anthropologie, psychologie Université de Reims (URCA)
    Arts, Humanités, Sciences Sociales (n° 628) Arts, cultures, sciences sociales (24 spécialités) CY Cergy Paris Université
    Sciences de l’homme et de la société Histoire, géographie, sociologie, ethnologie Plusieurs universités (réseau)

    2. Sciences exactes, naturelles et ingénierie

    Ce domaine fédère les EDs en mathématiques, physique, chimie, sciences de la terre, informatique, génie des procédés et sciences de l’ingénieur. Les grands organismes de recherche (CEA, CNRS, INRIA) y adossent fréquemment leurs thèses, de même que les grandes écoles (Polytechnique, CentraleSupélec, Grenoble INP). L’ED 178 « Sciences Fondamentales » de l’Université Clermont-Auvergne illustre la pluridisciplinarité de ce domaine : chimie organique, biotechnologie, écologie, pharmacologie et sciences analytiques y coexistent. L’ED 361 « Sciences et Technologies » de l’Université de Caen propose un périmètre comparable pour la Normandie.

    3. Santé et sciences de la vie

    Ce domaine couvre la biologie cellulaire et moléculaire, la médecine, la pharmacie, la santé publique, les neurosciences et les sciences vétérinaires. Les EDs de santé sont souvent adossées aux CHU régionaux et aux unités INSERM. L’ED Pierre Louis de Santé Publique (Sorbonne Université, n° 393) et les EDs sciences de la vie des universités de Strasbourg, Montpellier et Lyon figurent parmi les plus actives en termes d’effectifs financés. Les doctorants de ce domaine travaillent fréquemment en lien avec des projets financés par l’ANR ou des fonds européens Horizon Europe.

    4. Droit, économie et gestion

    Ce domaine regroupe les EDs en droit privé, droit public, sciences politiques, économie et management. L’ED 284 « Droit et Science Politique » de CY Cergy Paris Université accueille des doctorants en droit privé, droit pénal, droit public et sociologie du droit. L’ED 231 « Économie et Gestion » de l’Université de Montpellier couvre l’agriculture, l’entrepreneuriat, le développement durable et les marchés. Les thèses CIFRE y sont particulièrement fréquentes, notamment en sciences de gestion et en économie appliquée.

    5. Lettres, arts et langues

    Littératures françaises et comparées, langues vivantes, études culturelles, sciences du langage, histoire de l’art et musicologie composent ce domaine. Des EDs spécialisées comme celles rattachées aux facultés des lettres de Sorbonne Université, de Strasbourg ou d’Aix-Marseille forment chaque année des centaines de docteurs. Une proportion significative de ces diplômés s’oriente vers l’enseignement supérieur et la recherche, mais aussi vers les métiers de la culture, de l’édition et de la traduction.

    Trouver l’annuaire officiel des écoles doctorales par région

    Il n’existe pas d’annuaire papier national mis à jour en temps réel : le référentiel officiel est maintenu par le MESR sur sa plateforme open data et via l’application ADUM. Pour localiser rapidement les EDs d’une région, trois sources font autorité :

    1. Annuaire MESRI (appliweb)appliweb.dgri.education.fr/annuaire/ : filtres par discipline, établissement et région ; données issues directement du système d’information du ministère.
    2. Portail Campus France – La Recherche en Francedoctorat.campusfrance.org : annuaire filtrable par domaine et région, utile notamment pour les candidats francophones internationaux.
    3. Jeu de données open data MESRdata.enseignementsup-recherche.gouv.fr : liste des EDs accréditées, téléchargeable au format CSV/JSON pour analyse ou export.

    Le tableau ci-dessous dresse un panorama des principales régions universitaires et de leurs domaines doctoraux forts. Les données sur les effectifs sont à titre indicatif et se mettent à jour chaque vague d’accréditation HCERES.

    Paysage doctoral français par région (données indicatives — vérifiez auprès des EDs concernées)
    Région Pôles universitaires majeurs Domaines forts
    Île-de-France PSL, Sorbonne Université, Paris Cité, Paris-Saclay, Panthéon-Assas, Paris-Nanterre, Paris 8… Tous domaines ; SHS, droit, sciences exactes, santé
    Auvergne-Rhône-Alpes Université Claude Bernard Lyon 1, Lumière Lyon 2, Jean Moulin Lyon 3, Grenoble Alpes, Clermont-Ferrand Sciences, santé, ingénierie, SHS
    Occitanie Université Toulouse-Capitole (UT1), Université Toulouse III (UT3/Paul Sabatier), INPT, Montpellier Sciences de gestion, aérospatial, agronomie, droit
    Nouvelle-Aquitaine Université de Bordeaux, Bordeaux Montaigne, Pau, Limoges, La Rochelle Sciences de la vie, droit, SHS, chimie
    Hauts-de-France Université de Lille, Valenciennes, Amiens (UPJV) Sciences et technologies, SHS, lettres
    Grand Est Université de Strasbourg, Reims, Lorraine (Nancy/Metz) Chimie, droit, lettres, SHS, sciences
    Provence-Alpes-Côte d’Azur Aix-Marseille Université, Université Côte d’Azur (Nice), Toulon Sciences cognitives, médecine, SHS, droit
    Pays de la Loire / Bretagne Université de Nantes, Rennes 1, Rennes 2, Brest, Angers Droit, sciences, mer et environnement, lettres
    Bourgogne-Franche-Comté Université de Bourgogne (Dijon), Université de Franche-Comté (Besançon), Belfort-Montbéliard Ingénierie, SHS, sciences, droit
    Normandie Université de Caen, Université de Rouen, Le Havre Normandie Histoire, droit, sciences, lettres

    Le choix de votre région de thèse est intimement lié à la réputation de l’établissement porteur dans votre discipline. Consultez notre article sur le classement des meilleures universités françaises 2026 pour identifier les pôles d’excellence selon les grands classements internationaux (QS, THE, Shanghai).

    Comment choisir son école doctorale

    Le choix d’une ED ne se fait pas indépendamment du laboratoire et du directeur de thèse : il en découle directement. Voici les critères qui structurent cette décision.

    1. L’adéquation disciplinaire

    Chaque ED est habilitée à délivrer des doctorats dans une ou plusieurs spécialités précises. Vérifiez que la spécialité correspondant à votre thèse figure bien dans le périmètre de l’ED visée. Si votre sujet est à la croisée de deux disciplines — par exemple, informatique et linguistique computationnelle — recherchez une ED interdisciplinaire ou renseignez-vous sur la possibilité d’une co-inscription dans deux EDs.

    2. L’appartenance institutionnelle de votre directeur de thèse

    Le directeur de thèse doit impérativement être membre d’une unité de recherche rattachée à l’ED dans laquelle vous vous inscrivez. C’est ce lien institutionnel qui conditionne la validité de l’inscription. Dans le cas d’une co-direction, le second directeur peut être rattaché à une ED différente, voire à un établissement étranger (convention de co-tutelle internationale).

    3. L’offre de formation et l’accompagnement

    Comparez l’offre pédagogique des EDs : séminaires méthodologiques, ateliers d’écriture académique, formation en langues étrangères, préparation à la valorisation des recherches, suivi de l’insertion professionnelle. Certaines EDs proposent des modules spécifiques à la gestion des données de recherche — indispensables si vous devez rédiger un plan de gestion des données (PGD) pour l’ANR ou d’autres financeurs publics.

    4. Les indicateurs de performance de l’ED

    Le rapport HCERES de chaque ED est accessible en ligne et contient des données précieuses : taux de financement des doctorants, durée médiane de la thèse, taux de soutenance dans les délais (trois à quatre ans), devenir professionnel des docteurs à deux et cinq ans après la soutenance. Ces indicateurs varient de façon notable d’une ED à l’autre. Les causes du non-achèvement de thèse sont multifactorielles : notre article sur le taux d’abandon en thèse de doctorat en France présente les statistiques disponibles et les facteurs de risque identifiés dans la littérature.

    5. Les possibilités de mobilité internationale

    Certaines EDs sont membres de réseaux doctoraux européens ou partenaires de collèges doctoraux transfrontaliers (ex. EuroCampus franco-allemand, réseau universitaire franco-québécois). Ces affiliations ouvrent des possibilités de financement pour des séjours de recherche à l’étranger, cofinancés par l’ED et par des dispositifs comme le DAAD, la bourse Explora’doc (Région Auvergne-Rhône-Alpes) ou les aides de Campus France. Consultez les aides régionales à la mobilité étudiante 2026 pour un tableau comparatif par région.

    Inscription et procédure d’admission en école doctorale

    La procédure d’inscription suit des étapes relativement standardisées sur le plan national, même si les calendriers diffèrent d’un établissement à l’autre.

    Étape 1 : Identifier et contacter un directeur de thèse

    C’est le prérequis absolu. Parcourez les pages des laboratoires rattachés à l’ED visée, lisez les publications récentes des enseignants-chercheurs, identifiez ceux dont les axes de recherche correspondent à votre projet. Contactez-les par email avec un projet de thèse d’une à deux pages, un CV académique détaillé et vos relevés de notes de master. La période de recrutement s’intensifie généralement entre avril et juillet pour une rentrée en octobre, en lien avec les concours de contrats doctoraux organisés par les EDs.

    Étape 2 : Déposer la demande d’admission via ADUM

    Une fois l’accord de votre futur directeur obtenu, toute la procédure d’admission s’effectue sur la plateforme nationale ADUM. Vous y renseignez votre sujet de thèse, les informations de votre directeur, votre unité de recherche et vos modalités de financement. Le dossier est ensuite validé successivement par le directeur de thèse, le directeur de l’unité de recherche, puis par la direction de l’ED.

    Étape 3 : Validation par l’ED et inscription administrative

    Après validation par l’ED, vous procédez à l’inscription administrative dans l’établissement porteur. Cette inscription est annuelle et doit être renouvelée chaque année universitaire avec un rapport d’avancement et un avis favorable du directeur de thèse. La plupart des EDs exigent la signature d’une charte du doctorat qui reprend les engagements réciproques entre l’ED, le directeur de thèse et le doctorant — ainsi que les dispositions de la charte d’intégrité scientifique en thèse issue du décret du 26 août 2022.

    Étape 4 : Le suivi annuel et le dépôt de thèse

    Chaque année, le comité de suivi individuel (CSI) se réunit avec le doctorant pour évaluer l’avancement des travaux. À l’issue de la thèse, le manuscrit est déposé sur ADUM, puis référencé automatiquement sur THESES.FR, le portail national. La version définitive peut ensuite être diffusée en open access via HAL. Notre guide sur publier votre travail sur HAL/DUMAS étape par étape détaille la procédure de soumission institutionnelle, applicable également aux thèses de doctorat.

    Les modes de financement de la thèse

    Un doctorat non financé reste juridiquement possible mais est fortement déconseillé. Le MESR a engagé une politique volontariste en faveur du financement doctoral : la proportion de doctorants financés est passée d’environ 50 % à plus de 80 % sur une vingtaine d’années, et la loi de programmation de la recherche (LPR) a revalorisé de manière significative les contrats doctoraux.

    Le contrat doctoral

    C’est le mode de financement de référence pour les thèses au sein des établissements publics. Il s’agit d’un contrat de travail de droit public d’une durée de trois ans. À compter du 1er janvier 2026, la rémunération minimale est fixée à 2 300 € brut mensuel (soit environ 1 850 € net), conformément à la LPR. Des missions complémentaires rémunérées — enseignement (jusqu’à 64 heures annuelles équivalent TD), valorisation de la recherche, diffusion scientifique — peuvent porter cette rémunération à la hausse. Les contrats doctoraux sont attribués via des concours organisés par chaque ED, généralement en mai-juin pour une prise de fonction en octobre. À la fin des trois ans, les doctorants ont droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) via France Travail s’ils n’ont pas trouvé de poste.

    Le dispositif CIFRE

    La Convention Industrielle de Formation par la Recherche (CIFRE), gérée par l’ANRT pour le compte du MESR, permet à une entreprise d’accueillir un doctorant travaillant sur un sujet en lien avec ses activités. L’entreprise verse un salaire brut annuel minimum de 27 600 € par an et reçoit en retour une subvention forfaitaire de 14 000 € par an de l’État. Environ 1 300 conventions CIFRE sont attribuées chaque année selon l’ANRT. Cette voie est particulièrement développée en sciences de gestion, informatique, ingénierie et sciences de l’environnement.

    Financements ANR, Horizon Europe et organismes de recherche

    Les projets ANR (Agence Nationale de la Recherche), les programmes Horizon Europe et les contrats des grands organismes (CNRS, INRAE, INSERM, INRIA, CEA) constituent d’autres sources de financement doctoral. Ces postes sont attribués directement par les laboratoires dans le cadre de leurs projets financés. Les doctorants rattachés à ces financements ont souvent l’obligation de rédiger un plan de gestion des données (PGD) ANR décrivant comment les données de recherche seront collectées, stockées et partagées.

    Les aides complémentaires à la mobilité

    Parallèlement au financement principal, plusieurs dispositifs permettent de financer des séjours de recherche à l’étranger ou des participations à des congrès internationaux : allocations de mobilité de l’ED, bourses de congrès des établissements, aides régionales spécifiques. Le guide complet des aides régionales à la mobilité étudiante en France 2026 recense les principaux dispositifs par région, dont certains sont accessibles aux doctorants.

    Ressources officielles pour l’annuaire des écoles doctorales

    Pour naviguer efficacement dans le paysage doctoral français, voici les ressources institutionnelles incontournables :

    • Annuaire MESRI (appliweb) — liste officielle des EDs par discipline, sous-discipline et région ; données issues directement du système d’information du ministère.
    • Portail Campus France – Annuaire des EDs — filtres par relevance, nom, numéro, domaine et région ; utile pour les candidats francophones et internationaux.
    • data.gouv.fr – Liste des EDs accréditées — jeu de données ouvert, téléchargeable au format CSV/JSON, historique depuis 1991.
    • ADUM — plateforme nationale pour candidater, gérer les inscriptions annuelles et déposer le manuscrit de thèse.
    • doctorat.gouv.fr — portail officiel du doctorat français : réglementation, financement, reconnaissance internationale du titre de docteur.
    • HCERES — accès aux rapports d’évaluation des EDs par vague, permettant de comparer les indicateurs de performance.

    Si votre parcours commence par un mémoire de master avant d’envisager une thèse, la méthodologie de rédaction et les normes bibliographiques sont très proches de celles du doctorat. Le guide comment rédiger un mémoire en 2026 aborde la structuration du cadre théorique, la gestion des sources et l’usage responsable de l’IA dans la rédaction académique. Pour les normes de citation bibliographique en vigueur dans les universités françaises, consultez également notre article sur la norme ISO 690 pour les citations et la bibliographie de mémoire 2026.

    Foire aux questions

    Combien y a-t-il d’écoles doctorales en France ?

    Selon les données de l’annuaire MESRI (appliweb.dgri.education.fr), la France comptait 287 écoles doctorales accréditées à la rentrée universitaire 2022. Ce chiffre évolue d’une année sur l’autre en fonction des fusions d’établissements, des reconfigurations régionales et des nouvelles accréditations accordées par le MESR sur avis du HCERES. Consultez l’annuaire officiel pour le nombre actualisé.

    Comment trouver l’école doctorale correspondant à ma discipline ?

    Utilisez l’annuaire MESRI (appliweb.dgri.education.fr/annuaire/) et filtrez par discipline ou sous-discipline (ex. « sciences de l’information et de la communication »). Le portail Campus France (doctorat.campusfrance.org) offre également un filtre par domaine et par région. Si votre sujet est interdisciplinaire, consultez directement les laboratoires susceptibles d’accueillir votre thèse : ils sont rattachés à une ou plusieurs EDs précises.

    Peut-on changer d’école doctorale en cours de thèse ?

    Un changement d’ED en cours de thèse est possible mais rare et administrativement complexe. Il intervient généralement en cas de changement d’établissement, de changement de directeur de thèse ou d’évolution significative du sujet qui sort du périmètre disciplinaire de l’ED initiale. La démarche passe par une demande conjointe du doctorant et du directeur, validée par les deux EDs et les deux établissements porteurs. Vérifiez les conditions auprès de votre ED actuelle avant d’engager la procédure.

    Quel est le salaire d’un doctorant avec un contrat doctoral en 2026 ?

    Pour un contrat signé à partir du 1er janvier 2026, la rémunération mensuelle minimale est de 2 300 € brut (environ 1 850 € net), conformément à la loi de programmation de la recherche. Des missions complémentaires rémunérées — enseignement, valorisation, diffusion scientifique — peuvent augmenter ce montant. Un contrat CIFRE prévoit quant à lui un salaire brut annuel minimum de 27 600 €, versé par l’entreprise d’accueil, avec une subvention de 14 000 € versée à l’entreprise par l’ANRT.

    Faut-il un financement pour s’inscrire en doctorat en France ?

    Non, l’inscription en doctorat sans financement reste juridiquement possible. Cependant, la plupart des EDs regardent très favorablement — voire exigent — un financement avant d’accepter une inscription, particulièrement dans les disciplines scientifiques. En SHS et en lettres, des inscriptions sans financement sont plus souvent tolérées, à condition que le doctorant dispose de ressources propres ou d’un emploi compatible. Les EDs mettent en garde contre les risques élevés de non-achèvement en l’absence de financement dédié.

    Qu’est-ce que le numéro d’une école doctorale et à quoi sert-il ?

    Chaque école doctorale accréditée reçoit un numéro national unique attribué par le MESR (ex. ED 356, ED 478, ED 629). Ce numéro identifie l’ED dans tous les documents officiels : diplôme de doctorat, publications scientifiques, actes de colloques, dossiers d’évaluation HCERES. Il est stable et ne change pas lors des renouvellements d’accréditation, sauf en cas de fusion ou de réorganisation institutionnelle majeure.

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  • Taux d’abandon en thèse de doctorat en France : chiffres 2026, causes et durée réelle

    Taux d’abandon en thèse de doctorat en France : chiffres 2026, causes et durée réelle

    Taux d’abandon en thèse de doctorat en France : chiffres 2026, causes et durée réelle

    Sur les 69 600 étudiants inscrits en doctorat en France à la rentrée 2023-2024, une proportion significative ne déposera jamais sa thèse. Les statistiques officielles sur le taux d’abandon en thèse de doctorat en France restent peu centralisées, mais les données du SIES (Sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques, MESR), les rapports d’évaluation du HCERES et le rapport Pommier-Lazarus de novembre 2024 permettent désormais de dresser un tableau précis. Cet article compile l’ensemble des données disponibles : taux d’abandon par discipline, durée réelle de la thèse, effet du financement et facteurs humains qui précipitent le décrochage.

    Résultat clé

    Le taux de réussite en doctorat est estimé à environ 87 % pour 2023-2024 (SIES/MESR), soit un taux d’abandon d’environ 13 % sur l’ensemble du cycle. Ce taux varie fortement selon la discipline et le financement : inférieur à 5 % dans les écoles doctorales scientifiques bien dotées, il peut dépasser 30 % en sciences humaines et sociales lorsque les doctorants ne bénéficient d’aucun financement dédié. La durée réelle de la thèse s’étend de moins de 40 mois en sciences exactes à plus de 72 mois en SHS.

    Panorama des effectifs doctoraux 2023-2024

    Le doctorat français est en contraction structurelle depuis plus d’une décennie. À la rentrée 2023-2024, le MESR/SIES dénombre 69 600 inscrits en doctorat, soit une baisse de 1,5 % en un an et de 11,2 % par rapport à la rentrée 2012. Le nombre de primo-inscrits recule de 13,6 % sur la même période, même si la rentrée 2023-2024 enregistre un rebond de +4,6 % avec 16 500 nouveaux doctorants — signe que la désaffection n’est pas irréversible.

    Effectifs doctoraux par champ disciplinaire — rentrée 2023-2024 (Source : MESR/SIES, EESRI n°18)
    Champ disciplinaire Inscrits Part du total
    Sciences exactes et applications 26 332 37,8 %
    Sciences humaines et humanités 17 980 25,8 %
    Sciences du vivant 13 026 18,7 %
    Sciences de la société 12 301 17,7 %
    Total 69 600 100 %

    Côté résultats, le bilan est plus encourageant : 15 187 diplômes de doctorat ont été conférés en 2023, un record absolu (+9,6 % par rapport à 2022, +2,6 % par rapport à 2012), en partie grâce au rattrapage post-pandémie. Les hausses les plus marquées concernent les sciences agronomiques (+20,8 %), les sciences exactes (+20,2 %) et les sciences du vivant (+14,8 %). À l’inverse, les sciences humaines et sociales affichent un léger recul de −2,2 % du nombre de primo-inscrits.

    Taux d’abandon en thèse de doctorat : ce que disent les données nationales

    La mesure centralisée du taux d’abandon en thèse de doctorat en France reste lacunaire. Le MESR ne publie pas de taux national consolidé d’attrition : les données disponibles proviennent des enquêtes SIES sur les promotions de nouveaux docteurs, des rapports d’évaluation HCERES portant sur les écoles doctorales et des travaux de l’Observatoire de la vie étudiante (OVE). La synthèse de ces sources permet néanmoins de dégager des ordres de grandeur solides.

    La donnée la plus synthétique disponible est le taux de réussite estimé à 87 % pour 2023-2024 (SIES), ce qui implique un taux d’abandon global d’environ 13 % sur l’ensemble du cycle doctoral toutes disciplines confondues.

    Ce que révèlent les évaluations HCERES école doctorale par école doctorale

    Dans leurs rapports d’évaluation des écoles doctorales, les comités d’experts du HCERES documentent systématiquement les taux d’abandon. L’analyse croisée de ces rapports individuels met en évidence une amélioration tendancielle significative :

    • Taux moyen d’abandon estimé à 12,1 % pour les promotions entrantes en 2017-2018
    • Ramené à 6,3 % pour les promotions entrantes en 2021-2022
    • Moyenne consolidée sur la période évaluée : environ 8,6 %
    • Dans les écoles doctorales scientifiques bien dotées : taux fréquemment inférieurs à 5 %
    • Dans les disciplines peu financées : taux pouvant dépasser 30 %
    Point méthodologique : attention à l’interprétation des chiffres bruts

    Une fraction des abandons officiellement comptabilisés correspond à des doctorants qui ont trouvé un emploi avant la soutenance — notamment via des conventions CIFRE en entreprise ou des recrutements en collectivités. Dans certaines écoles doctorales évaluées par le HCERES, ce motif représente la moitié des sorties sans diplôme. Le taux d’abandon « subi » — véritablement involontaire — est donc structurellement inférieur aux chiffres bruts présentés dans les rapports.

    Durée réelle de la thèse par discipline

    L’arrêté du 25 mai 2016 relatif à la formation doctorale fixe à trois ans en équivalent temps plein la durée normale de préparation d’une thèse. La réalité statistique s’éloigne sensiblement de cette norme selon la discipline, le type de financement et le contexte institutionnel.

    Durée réelle de la thèse par discipline — promotions 2023 (Source : MESR/SIES)
    Discipline Part terminant en < 40 mois Part dépassant 72 mois Profil type
    Sciences exactes et applications 37,6 % Faible Contrat doctoral 3 ans
    Sciences du vivant 40,5 % Faible Contrat doctoral 3–4 ans
    Sciences humaines et sociales < 14 % 37,3 % Souvent sans financement dédié
    Toutes disciplines 38 % ~10 %

    Le contraste est saisissant : en sciences du vivant et en sciences exactes, les doctorants financés terminent leur thèse avec une régularité proche du calendrier légal. En SHS, plus de 8 doctorants sur 10 ne respectent pas les 40 mois réglementaires, et plus d’un tiers mettent plus de six ans. La corrélation avec le financement est directe : seuls 4 doctorants en SHS sur 10 bénéficient d’un contrat doctoral ou d’une allocation dédiée, contre 7 sur 10 en moyenne nationale (données AEF info / SIES).

    La comparaison dans le temps confirme une légère dégradation post-pandémie : la proportion de doctorants soutenant en moins de 40 mois était de 43 % pour la promotion 2016 (contre 38 % en 2023), en lien avec les reports de soutenance contraints par la crise sanitaire de 2020.

    Le financement, premier déterminant de la réussite doctorale

    Le lien entre financement et probabilité d’aller au bout de la thèse est la donnée la plus robuste et la plus constamment documentée de la littérature sur le doctorat français. Le rapport Pommier-Lazarus (novembre 2024), commandé par les ministres chargés de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’industrie, consolide cette démonstration avec des données récentes.

    Financement des primo-inscrits en doctorat par discipline — 2023-2024 (Source : Rapport Pommier-Lazarus / MESR)
    Discipline Taux de financement dédié Part combinant thèse et emploi Sans financement ni emploi
    Sciences exactes et applications 97,1 % 3 % Marginal
    Sciences du vivant 85,3 % 15 % Rare
    Sciences humaines et sociales 50,9 % 30 % ~20 %
    Toutes disciplines 79,2 % 14 % 6,5 %

    Ce taux global de 79,2 % de primo-inscrits financés représente une amélioration notable par rapport à 2012 (68,1 %), soit un gain de 11 points en une décennie. La structure du financement se décompose ainsi pour 2023-2024 (MESR/SIES) :

    • Contrats doctoraux MESR : 40,8 % des financements
    • Organismes de recherche (CNRS, Inserm, CEA, etc.) : 16,9 %
    • Conventions CIFRE (industrie) : 9,9 %
    • Financement par un établissement étranger : 10,6 %

    La conséquence directe sur l’abandon : selon les rapports d’évaluation HCERES, dans les disciplines où le financement est la norme, les abandons restent l’exception. À l’inverse, parmi les doctorants en SHS sans financement ni emploi régulier — environ 20 % de cette population —, le risque de décrochage est le plus élevé.

    Causes de l’abandon : encadrement, isolement et précarité financière

    Au-delà du financement, la décision d’abandonner la thèse est multifactorielle. Les travaux publiés dans la Revue internationale de pédagogie de l’enseignement supérieur (OpenEdition) et les enquêtes de l’Observatoire de la vie étudiante (OVE) identifient trois catégories de déterminants qui s’alimentent mutuellement.

    La relation d’encadrement : facteur protecteur ou déclencheur

    La qualité de la relation entre le doctorant et son directeur de thèse constitue le premier déterminant non financier du parcours doctoral. Une direction claire, un retour régulier sur les travaux et une capacité à sortir le doctorant de l’isolement intellectuel réduisent considérablement le risque d’abandon. À l’inverse, une supervision défaillante — consignes floues, indisponibilité chronique, conflits interpersonnels — figure parmi les premiers motifs explicitement mentionnés dans les études qualitatives françaises sur le décrochage doctoral.

    La charte d’intégrité scientifique en thèse, rendue obligatoire par le décret du 26 août 2022, encadre désormais les obligations mutuelles entre le doctorant, son directeur et son institution. Elle prévoit notamment des formations obligatoires à l’éthique de la recherche — une mesure qui contribue à clarifier les attendus du parcours doctoral et à réduire les malentendus susceptibles de mener à l’abandon.

    Isolement social et santé mentale : une problématique documentée

    Le doctorat est structurellement une expérience solitaire, particulièrement en SHS où les doctorants travaillent souvent en dehors des grands laboratoires collectifs. Le Réseau National des Collèges Doctoraux (RNCD) indique que, parmi les doctorants inscrits en 2022-2023, 54 % se déclaraient exposés au stress. Cette prévalence est cohérente avec des données comparatives publiées dans la littérature internationale en sciences de l’éducation, qui montrent que les doctorants présentent des niveaux de vulnérabilité psychologique significativement plus élevés que des salariés de niveau de qualification comparable.

    Les variables les plus corrélées à la dégradation du bien-être incluent l’isolement social, la difficulté à maintenir une vie en dehors de la thèse et le sentiment de stagnation face aux exigences de production scientifique. Ces facteurs se cumulent chez les doctorants précaires qui combinent rédaction et activité salariée à temps plein. Les enquêtes récentes sur les usages numériques montrent par ailleurs que les étudiants chercheurs intègrent progressivement des outils d’IA dans leur pratique de recherche documentaire et de rédaction — une évolution dont les implications sur les pratiques académiques sont suivies de près, comme en témoignent les statistiques sur l’utilisation de l’IA par les étudiants en 2026 (fr.tesify.pro).

    Précarité financière et travail contraint

    Pour les doctorants sans financement dédié, la thèse se rédige en parallèle d’une activité professionnelle souvent incompatible avec le rythme de la recherche. Les données de l’enquête OVE 2020 (n = 636 doctorants) montrent que 80 à 90 % des doctorants en situation de travail occasionnel déclarent ne pas pouvoir couvrir leurs besoins mensuels — un signal fort de précarité structurelle qui pèse directement sur la motivation à poursuivre.

    Les statistiques sur la mobilité étudiante internationale en France 2026 illustrent un contraste révélateur : les doctorants bénéficiant de co-tutelles ou de financements internationaux accèdent à des structures d’encadrement diversifiées qui atténuent ces risques. Pourtant, les inscriptions en co-tutelle internationale ont elles aussi reculé à 931 primo-inscrits en 2023-2024, niveau le plus bas depuis 2012 selon le MESR/SIES — une convergence préoccupante de plusieurs indicateurs négatifs.

    Tendances 2026 et perspectives

    Une contraction structurelle des effectifs qui se confirme

    La France a perdu 18 % de nouveaux inscrits en doctorat entre 2010 et 2022 (AEF info / MESR). Si le rebond de rentrée 2023-2024 est encourageant, il ne compense pas la tendance de fond. La désaffection est particulièrement marquée en sciences humaines, où le déficit chronique de financement, la durée allongée des thèses et des perspectives d’insertion académique limitées se cumulent pour décourager les vocations.

    La professionnalisation du doctorat comme réponse structurelle

    Le rapport Pommier-Lazarus (2024) formule dix recommandations pour améliorer la reconnaissance et la valorisation du doctorat en entreprise, notamment en augmentant la part des docteurs parmi les chercheurs et ingénieurs du secteur privé. L’objectif est d’élargir les débouchés pour réduire le sentiment d’impasse qui pousse certains doctorants à l’abandon — en particulier ceux dont les perspectives académiques s’avèrent étroites.

    La vague E du HCERES : un suivi renforcé à partir de 2026

    La vague E des évaluations HCERES (2026), portant sur les universités d’Île-de-France et des Hauts-de-France, renforce le suivi des taux de complétion et des délais de soutenance dans son référentiel d’évaluation des formations doctorales. Les écoles doctorales concernées devront documenter plus précisément leurs dispositifs d’accompagnement des doctorants en difficulté — ce qui améliorera la disponibilité des données nationales d’ici 2027. Pour repérer les écoles doctorales par discipline et établissement, l’annuaire des écoles doctorales en France par discipline 2026 constitue un point d’entrée structuré.

    La valorisation de l’archive ouverte comme levier de visibilité

    Dans ce contexte de contraction, rendre visibles ses travaux doctoraux prend une importance accrue, y compris pour les doctorants qui n’iront pas jusqu’à la soutenance. Le dépôt en archive ouverte nationale — dont le guide pratique est détaillé dans HAL/DUMAS : publier son mémoire étape par étape 2026 — permet d’assurer la diffusion et de valoriser une contribution scientifique partielle le cas échéant.

    À titre comparatif, les taux d’abandon à l’université en France au niveau licence et master présentent un profil différent — concentrés en première année de licence, souvent liés à l’orientation plutôt qu’à la précarité — mais les facteurs financiers et d’accompagnement restent des constantes à tous les niveaux du cycle universitaire.

    Questions fréquentes sur le taux d’abandon en thèse de doctorat en France

    Quel est le taux d’abandon moyen en thèse de doctorat en France ?

    Le taux de réussite en doctorat est estimé à environ 87 % pour 2023-2024 (SIES/MESR), ce qui correspond à un taux d’abandon d’environ 13 % sur l’ensemble du cycle. Les rapports d’évaluation HCERES sur les écoles doctorales documentent une amélioration notable : de 12,1 % pour les promotions 2017-2018 à 6,3 % pour les promotions 2021-2022, avec une moyenne consolidée d’environ 8,6 %.

    Quelle discipline enregistre le plus fort taux d’abandon en doctorat ?

    Les sciences humaines et sociales (SHS) enregistrent les taux d’abandon les plus élevés. Avec seulement 50,9 % des primo-inscrits bénéficiant d’un financement dédié (contre 97,1 % en sciences exactes), les doctorants en SHS sont contraints de combiner thèse et activité salariée, ce qui allonge la durée et multiplie le risque de décrochage. Dans les écoles doctorales en SHS sans financement structurel, les taux d’abandon peuvent dépasser 30 %.

    Combien de temps dure réellement une thèse de doctorat en France ?

    La durée légale est de trois ans (arrêté du 25 mai 2016). En pratique, en sciences exactes, 37,6 % des doctorants soutiennent en moins de 40 mois ; en sciences du vivant, 40,5 %. En SHS, plus de 37 % mettent plus de 72 mois (six ans) et moins de 14 % terminent dans les 40 mois réglementaires. Toutes disciplines confondues, 38 % des docteurs de la promotion 2023 ont soutenu en moins de 40 mois (MESR/SIES).

    Quelles sont les principales causes d’abandon d’une thèse de doctorat ?

    Les principales causes documentées sont : (1) la précarité financière — absence de contrat doctoral ou de financement dédié ; (2) les problèmes d’encadrement — indisponibilité du directeur, consignes floues, conflits relationnels ; (3) l’isolement social et les difficultés de santé mentale (54 % des doctorants se déclarent exposés au stress, enquête RNCD 2022-2023) ; (4) un marché académique étroit qui décourage la poursuite au-delà des premières années d’inscription.

    Le taux d’abandon en doctorat augmente-t-il ou diminue-t-il en France ?

    Les données HCERES suggèrent une tendance à la baisse du taux d’abandon : de 12,1 % (promotions 2017-2018) à 6,3 % (promotions 2021-2022). Cette amélioration s’explique en partie par la hausse du taux de financement des primo-inscrits, passé de 68,1 % en 2012 à 79,2 % en 2023-2024. La contraction globale des effectifs doctoraux (−11,2 % entre 2012 et 2023) signale néanmoins une désaffection structurelle qui dépasse la seule question de l’abandon en cours de thèse.

    Que se passe-t-il si on abandonne sa thèse en cours de route ?

    Un abandon n’est pas irréversible. Plusieurs options sont prévues par la réglementation française : la suspension d’inscription (accordée par le chef d’établissement, notamment pour raisons médicales ou familiales), le transfert vers un autre établissement avec un nouvel encadrement, ou l’interruption temporaire avec reprise ultérieure. Les travaux produits — articles publiés, chapitres rédigés — peuvent par ailleurs être valorisés indépendamment de la soutenance finale.

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    Les données présentées ici le montrent : la qualité de l’encadrement et la clarté méthodologique sont des facteurs protecteurs décisifs contre l’abandon. Tesify est un assistant IA conçu pour vous aider à structurer votre thèse chapitre par chapitre, vérifier la cohérence de vos citations et renforcer l’originalité de vos travaux — dans le respect des chartes d’intégrité scientifique de votre établissement. Essayer Tesify gratuitement →