Étiquette : 2026

  • BPREA 2026 : ce que vous rendez vraiment, et pourquoi l’UCARE décide de votre projet

    BPREA 2026 : ce que vous rendez vraiment, et pourquoi l’UCARE décide de votre projet

    Le brevet professionnel « responsable d’entreprise agricole » ne s’obtient pas par un examen final ni par un mémoire. Il est organisé et délivré en unités capitalisables, chaque UC correspondant à une capacité du référentiel de certification, et les UC s’évaluent en situation professionnelle, sous forme d’oraux d’explicitation.

    C’est la formation la plus empruntée par les adultes qui s’installent en agriculture, et son fonctionnement surprend presque tout le monde — parce qu’on l’aborde avec les réflexes d’un diplôme scolaire. Voici ce que dit le cadre officiel, et les deux décisions qui pèsent réellement sur votre parcours.

    D’abord : ce n’est plus le même diplôme qu’avant

    Le BP « responsable d’entreprise agricole » a été créé par l’arrêté du 9 mars 2017, publié au Journal officiel du 18 mars 2017, et il est en vigueur depuis janvier 2018.

    Il a remplacé le BP « responsable d’exploitation agricole ». Le changement d’un seul mot — exploitation devient entreprise — n’est pas cosmétique : il signale le déplacement du diplôme vers la conduite d’une entreprise, avec ce que cela implique de gestion, de commercialisation et de stratégie. Un arrêté du 16 février 2018 organise d’ailleurs les équivalences entre les UC obtenues sous l’ancien diplôme et celles du nouveau.

    La conséquence pratique est immédiate : une bonne partie de ce qui circule en ligne sur « le BPREA » décrit encore l’ancien référentiel. Vérifiez toujours la date de ce que vous lisez — c’est le réflexe que décrit notre annuaire des textes officiels par type de travail.

    Comment le diplôme est construit

    Le BP REA est « organisé et délivré en unités capitalisables (UC), modalité spécifique à la formation professionnelle continue et à l’apprentissage ». Autrement dit, la modalité UC n’est pas une variante : c’est le mode normal de ce diplôme, conçu pour des adultes.

    Le principe d’articulation est simple et il vaut la peine d’être retenu tel quel : chaque UC correspond à une capacité du référentiel de certification. Vous ne validez pas des matières, vous validez des capacités professionnelles, une par une.

    Deux familles coexistent : des unités nationales, communes à tous les candidats, et des UCARE — unités capitalisables d’adaptation régionale à l’emploi.

    Table de ferme préparée pour un entretien d'évaluation en situation
    L’évaluation se fait en situation professionnelle, sous forme d’oraux d’explicitation — pas sur copie.

    L’oral d’explicitation : ce que ça change concrètement

    Les unités capitalisables s’évaluent en situations professionnelles, sous forme d’oraux d’explicitation. C’est le point que les candidats sous-estiment le plus, et il retourne complètement la préparation.

    Un examen écrit récompense ce que vous savez restituer. Un oral d’explicitation récompense votre capacité à rendre explicite votre propre raisonnement sur une situation que vous avez vécue : pourquoi vous avez fait ce choix de rotation, comment vous avez calculé ce prix de vente, ce que vous avez fait quand la commande n’est pas partie.

    Trois conséquences opérationnelles :

    • Prendre des notes de terrain vaut plus que réviser. Ce qu’on ne peut pas raconter précisément, on ne peut pas l’expliciter. Un carnet daté — décisions, chiffres, incidents — est le meilleur outil de préparation qui existe pour ce diplôme.
    • « Je fais comme on m’a montré » ne suffit pas. L’explicitation porte sur les raisons. Une pratique correcte dont vous ne pouvez pas justifier le choix se traite comme une pratique non maîtrisée.
    • Les difficultés sont de la matière, pas des aveux. Ce que vous avez raté et corrigé démontre mieux une capacité que ce qui s’est bien passé du premier coup.

    C’est une logique proche de celle des diplômes Jeunesse et Sports, eux aussi organisés en unités capitalisables : voir notre article sur les écrits du BPJEPS, du DEJEPS et du DESJEPS, où le document écrit sert de support à un entretien deux fois plus long que l’exposé.

    L’UCARE : la seule partie du diplôme que vous choisissez

    Les unités capitalisables d’adaptation régionale à l’emploi valident des capacités professionnelles supplémentaires relatives à un savoir-faire particulier, permettant l’adaptation régionale ou l’adaptation à l’emploi. L’objectif affiché est de favoriser l’insertion professionnelle compte tenu des enjeux locaux, et pour le BP REA, l’UCARE « doit inciter à la diversification des systèmes de production et à la valorisation ».

    C’est, très concrètement, la partie du diplôme qui ressemble le plus à votre futur métier — transformation à la ferme, vente directe, production spécialisée, accueil, services. Et c’est celle sur laquelle vous avez une prise réelle, puisque les UCARE varient d’un centre à l’autre.

    Deux réflexes à avoir avant de choisir son centre de formation, pas après :

    1. Regarder quelles UCARE le centre met en œuvre. Un centre dont les UCARE ne correspondent pas à votre projet vous fera valider des capacités dont vous n’aurez pas l’usage. Il existe un registre national des UCARE, dont l’objet est précisément de recenser l’ensemble des UCARE mises en œuvre sur le territoire pour chaque diplôme en unités capitalisables.
    2. Vérifier l’habilitation du centre. La mise en œuvre des UC et du contrôle en cours de formation suppose une habilitation, encadrée par note de service de la direction générale de l’enseignement et de la recherche. Ce n’est pas une formalité invisible : elle conditionne la validité de ce que vous validez.
    Atelier de transformation à la ferme avec bocaux et matériel
    Transformation, vente directe, production spécialisée : l’UCARE est la partie du diplôme qui ressemble à votre projet.

    La capacité professionnelle agricole : ce que le diplôme ouvre

    Le BP REA prépare à l’exercice du métier de responsable d’entreprise agricole et permet d’obtenir la capacité professionnelle. C’est la raison pour laquelle tant d’adultes en reconversion le visent : la capacité professionnelle agricole conditionne l’accès aux aides à l’installation.

    Une précision utile pour cadrer les attentes : le diplôme est une composante de ce dispositif, aux côtés du plan professionnel personnalisé. Les conditions exactes d’accès aux aides relèvent de la réglementation de l’installation et de votre point d’accueil départemental, pas du référentiel du diplôme. Le référentiel dit ce que vous devez démontrer ; il ne dit pas ce que vous obtiendrez ensuite.

    Le diplôme s’inscrit par ailleurs dans le cadre « enseigner à produire autrement » et renforce explicitement le caractère professionnalisant de la formation préalable à l’installation.

    Et si vous avez déjà de l’expérience ?

    La modalité UC se combine avec la validation des acquis de l’expérience : les unités s’obtiennent séparément, ce qui rend possible un parcours mixte plutôt qu’une formation intégrale. Si c’est votre situation, l’écrit attendu n’est pas celui du diplôme mais un dossier construit contre le référentiel — notre guide du livret 2 de VAE traite ce document-là.

    Et pour situer le BP REA parmi les autres écrits et épreuves professionnelles françaises, voir notre comparatif des travaux de fin d’études. Sur la filière agricole dans son ensemble — diplômés, insertion, débouchés —, nos chiffres de l’enseignement supérieur agricole donnent le contexte, à ceci près qu’ils portent sur les diplômes d’ingénieur, de vétérinaire et de paysagiste, d’un tout autre niveau.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne prépare pas un oral d’explicitation à votre place. L’épreuve porte sur des situations que vous avez vécues et sur les raisons de vos propres décisions : il n’y a littéralement rien à générer.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et ici doublement hors sujet : l’évaluation est orale et se fait en situation professionnelle. Le contrôle n’est pas le problème — c’est le travail personnel manquant qui l’est, et un formateur agricole le voit à la première question technique.
    • Tesify ne choisit pas votre UCARE et ne vérifie pas l’habilitation de votre centre.

    Ce que l’outil peut faire pour ce diplôme est plus modeste qu’ailleurs, et autant le dire : mettre au propre des notes de terrain accumulées, structurer un dossier écrit quand votre centre en demande un, et vous aider à formuler par écrit un raisonnement que vous devrez ensuite tenir à l’oral. La matière, elle, vient de votre exploitation.

    Mettez au propre vos écrits de formation avec Tesify — vos pratiques et vos décisions restent les vôtres.

    FAQ — Le BPREA

    Y a-t-il un mémoire à rendre pour le BPREA ?

    Non. Le BP « responsable d’entreprise agricole » est organisé et délivré en unités capitalisables, et les UC s’évaluent en situations professionnelles sous forme d’oraux d’explicitation. Certains centres demandent des écrits de support, mais le diplôme ne repose pas sur un mémoire final.

    Qu’est-ce qu’une UCARE ?

    Une unité capitalisable d’adaptation régionale à l’emploi. Elle valide des capacités professionnelles supplémentaires relatives à un savoir-faire particulier, permettant l’adaptation régionale ou l’adaptation à l’emploi, dans le but de favoriser l’insertion compte tenu des enjeux locaux. Pour le BP REA, elle doit inciter à la diversification des systèmes de production et à la valorisation.

    Les UCARE sont-elles les mêmes partout ?

    Non, et c’est tout l’intérêt du dispositif. Elles varient selon les centres et les enjeux locaux. Un registre national des UCARE recense l’ensemble de celles mises en œuvre sur le territoire pour chaque diplôme en unités capitalisables : c’est le document à consulter avant de choisir son centre de formation.

    Quel texte encadre le BPREA aujourd’hui ?

    L’arrêté du 9 mars 2017 portant création de l’option « responsable d’entreprise agricole » du brevet professionnel et fixant ses conditions de délivrance, publié au Journal officiel du 18 mars 2017. Le diplôme est en vigueur depuis janvier 2018 et remplace le BP « responsable d’exploitation agricole ».

    Le BPREA donne-t-il la capacité professionnelle agricole ?

    Le diplôme prépare au métier de responsable d’entreprise agricole et permet d’obtenir la capacité professionnelle. Les conditions précises d’accès aux aides à l’installation relèvent toutefois de la réglementation de l’installation et de votre point d’accueil départemental, pas du référentiel du diplôme.

    Comment se prépare un oral d’explicitation ?

    En documentant ses pratiques au fil de l’eau plutôt qu’en révisant. L’épreuve porte sur les raisons de vos choix dans des situations que vous avez conduites : un carnet daté de décisions, de chiffres et d’incidents est le support de préparation le plus efficace, et les difficultés rencontrées sont de la matière, pas des aveux.

    Peut-on valider certaines unités par la VAE ?

    La modalité des unités capitalisables permet d’obtenir les unités séparément, ce qui rend possible un parcours combinant formation et validation des acquis de l’expérience. Les modalités précises se vérifient auprès de l’autorité académique compétente et du centre habilité.

  • Le mémoire du DDEEAS en 2026 : votre sujet doit être agréé avant que vous puissiez passer la moindre épreuve

    Le mémoire du DDEEAS en 2026 : votre sujet doit être agréé avant que vous puissiez passer la moindre épreuve

    Le mémoire du DDEEAS est présenté quinze minutes devant le jury, puis discuté trente minutes. Mais l’échéance qui décide de votre session est bien antérieure : le sujet est déposé à l’inscription et doit obtenir l’agrément du président du jury avant la fin du troisième mois qui suit la date limite de dépôt des demandes. Sans cet agrément, vous n’êtes pas autorisé à vous présenter à l’ensemble des épreuves.

    C’est une mécanique rare : dans la plupart des examens professionnels, un sujet mal cadré coûte des points. Ici, il coûte la session entière — et il la coûte avant que vous ayez écrit une ligne.

    Le texte applicable

    Le diplôme de directeur d’établissement d’éducation adaptée et spécialisée est régi par l’arrêté du 19 février 1988 modifié, en vigueur au 5 août 2026. Malgré son ancienneté, il a été retouché à plusieurs reprises — arrêtés du 12 juillet 1990, du 29 juillet 1992, du 18 novembre 1993, du 9 janvier 1995, et en dernier lieu arrêté du 23 décembre 2020.

    Cette longévité mérite d’être signalée, parce qu’elle est l’exception dans ce domaine. La plupart des certifications professionnelles françaises sont réécrites tous les quelques années ; celle-ci fonctionne sur une base de 1988 régulièrement amendée. Vérifiez malgré tout la version en vigueur pour votre session : c’est le texte modifié, et non l’original de 1988, qui vous est opposable.

    Les trois épreuves

    L’article 4 dispose que « l’examen comprend trois épreuves dont les sujets sont en rapport direct avec le référentiel de compétences joint en annexe » :

    # Épreuve Format
    1 Épreuve écrite de législation, administration, gestion Durée : quatre heures
    2 Un exposé suivi d’une interrogation 15 minutes + 15 minutes
    3 La présentation d’un mémoire 15 minutes + 30 minutes d’interrogation

    L’article 5 fixe le seuil : une note minimale de 10 sur 20 est exigée à chaque épreuve. Il n’y a donc pas de compensation entre les trois — un écrit de législation solide ne rattrape pas un mémoire faible, et réciproquement.

    Notez la dissymétrie de la troisième épreuve : quinze minutes pour présenter, trente minutes pour répondre. C’est le double. Sur les trois épreuves, c’est celle où le jury dispose du plus de temps pour creuser, et de loin.

    Formulaire administratif posé à côté d'une enveloppe timbrée sur une table
    Le sujet se dépose au moment de l’inscription, bien avant que le mémoire existe.

    L’agrément du sujet : la vraie échéance

    L’article 4 pose deux obligations que l’on peut manquer sans s’en apercevoir.

    La première : « Le sujet du mémoire est déposé lors de l’inscription et soumis à l’approbation du président du jury. » Vous ne choisissez donc pas votre sujet après avoir exploré le terrain — vous l’annoncez au moment où vous vous inscrivez.

    La seconde est la plus lourde de conséquences : « Pour être autorisé à se présenter à l’ensemble des épreuves, le candidat doit obtenir l’agrément de son sujet de mémoire avant la fin du troisième mois qui suit la date limite de dépôt des demandes d’inscription. »

    Lisez bien « l’ensemble des épreuves ». Ce n’est pas la seule épreuve de mémoire qui est conditionnée : c’est l’accès à l’examen. Un sujet refusé ou laissé sans réponse au-delà du délai vous ferme aussi l’écrit de législation et l’exposé.

    La conséquence pratique est un calendrier inversé. Le travail utile des premières semaines n’est pas d’écrire, mais de faire valider un intitulé — et d’en avoir un deuxième prêt si le premier ne passe pas. Sur la manière de formuler une question qui tienne, notre méthode pour formuler une problématique de mémoire s’applique, avec une contrainte supplémentaire ici : le sujet doit être « en rapport direct avec le référentiel de compétences joint en annexe ».

    Trois exemplaires, un mois avant, cachet de la poste faisant foi

    La seconde échéance est matérielle. Le candidat doit « avoir déposé ou adressé au centre chargé de l’organisation de l’examen au moins un mois avant la date fixée pour la première épreuve, le cachet de la poste faisant foi, trois exemplaires du mémoire réalisé ».

    Trois éléments à retenir. Trois exemplaires, donc une impression et une reliure à prévoir, pas un simple envoi de fichier. Un mois avant la première épreuve — c’est-à-dire avant l’écrit de législation, et non avant la soutenance du mémoire : votre date butoir est plus précoce que l’intuition ne le suggère. Et le cachet de la poste faisant foi, ce qui vous protège d’un acheminement lent mais ne pardonne pas un dépôt tardif à la poste.

    Bureau de direction vide avec des dossiers rangés et une fenêtre donnant sur une cour
    Le mémoire porte sur la direction d’un établissement, pas sur l’enseignement en classe.

    Ce que ce mémoire n’est pas

    Le DDEEAS s’adresse à des personnels qui dirigent — ou se préparent à diriger — un établissement, une section ou un service d’éducation adaptée ou spécialisée. L’objet du mémoire suit : il porte sur la conduite d’un établissement, pas sur la conduite d’une classe.

    C’est ce qui le sépare du dossier de l’épreuve 2 du CAPPEI, qui relève du même univers de l’éducation adaptée mais se place du côté de l’enseignant spécialisé et de sa pratique de classe. Les deux certifications coexistent et ne visent ni le même poste, ni le même écrit : le CAPPEI attend une sélection commentée de documents dans une pagination stricte, le DDEEAS un mémoire soutenu.

    Il ne se confond pas davantage avec le mémoire d’élève-directeur de l’EHESP, qui concerne les directeurs d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux et relève d’une tout autre filière de formation. Même figure — un futur directeur qui écrit — mais deux ministères, deux écoles et deux régimes d’examen distincts.

    Sur le registre, il s’agit d’un mémoire professionnel au sens plein : une analyse de situation débouchant sur des choix argumentés, et non une contribution à la recherche.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify n’obtient pas l’agrément de votre sujet. C’est une décision du président du jury, et c’est la première chose à sécuriser. Aucun outil ne s’y substitue.
    • Tesify ne dirige pas votre établissement à votre place. Ce mémoire s’appuie sur des situations de direction que vous avez conduites ou observées. Sans ce matériau, il n’y a rien à soutenir pendant trente minutes de questions.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur. La promesse est vide, et elle est hors sujet devant un jury qui dispose de deux fois plus de temps pour vous interroger que vous n’en avez pour exposer.

    Ce que l’outil fait utilement : formuler deux ou trois intitulés de sujet défendables au moment de l’inscription plutôt qu’un seul, rattacher explicitement chaque partie au référentiel de compétences annexé, et tenir le calendrier à rebours de l’envoi des trois exemplaires. Le texte produit est un brouillon à réécrire avec vos mots — c’est vous qui le soutenez.

    Cadrez votre mémoire de DDEEAS avec Tesify — en commençant par le sujet, pas par le plan.

    FAQ — Le mémoire du DDEEAS

    Quand faut-il déposer le sujet du mémoire ?

    Lors de l’inscription. Il est ensuite soumis à l’approbation du président du jury, et l’agrément doit être obtenu avant la fin du troisième mois qui suit la date limite de dépôt des demandes d’inscription.

    Que se passe-t-il si le sujet n’est pas agréé dans les délais ?

    L’arrêté conditionne à cet agrément l’autorisation de se présenter à l’ensemble des épreuves, et non à la seule épreuve de mémoire. Un sujet non agréé dans le délai ferme donc l’accès à l’examen entier pour la session.

    Combien d’exemplaires du mémoire faut-il fournir, et quand ?

    Trois exemplaires, déposés ou adressés au centre chargé de l’organisation de l’examen au moins un mois avant la date fixée pour la première épreuve, le cachet de la poste faisant foi.

    Comment se déroule l’épreuve de mémoire ?

    Une présentation de quinze minutes par le candidat, suivie d’une interrogation de trente minutes par le jury.

    Quelles sont les trois épreuves du DDEEAS ?

    Une épreuve écrite de législation, administration et gestion de quatre heures ; un exposé de quinze minutes suivi d’une interrogation de quinze minutes ; et la présentation du mémoire. Les sujets sont en rapport direct avec le référentiel de compétences joint en annexe de l’arrêté.

    Y a-t-il une compensation entre les épreuves ?

    Non. L’article 5 exige une note minimale de 10 sur 20 à chaque épreuve, ce qui exclut qu’une bonne note en rattrape une insuffisante.

    L’arrêté de 1988 est-il toujours applicable ?

    Oui, dans sa version modifiée, en vigueur en 2026. Il a été amendé notamment en 1990, 1992, 1993, 1995 et, en dernier lieu, par un arrêté du 23 décembre 2020. C’est cette version consolidée qui vous est opposable, et non le texte d’origine.

  • Diplômés de l’enseignement supérieur agricole 2026 : les chiffres, et les trois taux d’emploi qu’il ne faut pas confondre

    Diplômés de l’enseignement supérieur agricole 2026 : les chiffres, et les trois taux d’emploi qu’il ne faut pas confondre

    L’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage forme chaque année environ 3 500 nouveaux diplômés ingénieurs, 640 vétérinaires, 60 paysagistes et 150 docteurs d’État. Sur l’insertion, le même document officiel publie trois taux différents pour les mêmes ingénieurs — 82 %, 92 % et 93 % — et ils sont tous les trois exacts.

    C’est ce dernier point qui rend ces données si facilement mal citées. Elles ne se contredisent pas : elles mesurent trois populations différentes. Voici les chiffres, leur source, et la clé de lecture qui évite l’erreur.

    Méthode : d’où viennent ces chiffres

    Toutes les données de cet article proviennent du Portrait de l’enseignement agricole, édition 2026, publié par le ministère chargé de l’agriculture via sa direction générale de l’enseignement et de la recherche. Les chiffres d’insertion reposent sur les enquêtes exhaustives sur l’insertion professionnelle des diplômés des promotions 2023, réalisées en 2025 au sein des écoles relevant de ce ministère.

    Deux précautions de méthode, que nous appliquons systématiquement et qui ont ici changé notre lecture :

    • Nous avons vérifié que les répartitions bouclent. Les quatre situations publiées pour chaque filière — en emploi, en recherche d’emploi, en poursuite d’études, autres situations — totalisent exactement 100 % dans les trois cas : 82 + 6 + 9 + 3 pour les ingénieurs, 88 + 3 + 5 + 4 pour les vétérinaires, 84 + 9 + 3 + 4 pour les paysagistes. C’est la vérification la plus rentable sur ce type de source : une lecture qui aurait mal apparié une colonne n’aurait pas donné 100.
    • Nous ne publions aucun chiffre que nous aurions calculé nous-mêmes sans le signaler. Tous les pourcentages ci-dessous figurent tels quels dans le document.

    Combien de diplômés par an ?

    Diplôme Nouveaux diplômés par an (ordre de grandeur publié)
    Ingénieur environ 3 500
    Vétérinaire 640
    Paysagiste 60
    Doctorat d’État 150

    L’écart d’échelle est le fait le plus structurant de ce paysage. Les paysagistes diplômés d’État sont près de soixante fois moins nombreux que les ingénieurs. Cela a une conséquence directe sur la lecture des pourcentages qui suivent : un point de pourcentage sur les paysagistes représente moins d’un diplômé, alors qu’il en représente trente-cinq chez les ingénieurs. Les taux publiés pour les très petites cohortes doivent être lus comme des ordres de grandeur, pas comme des mesures fines.

    Trois instruments de mesure différents alignés sur une table de laboratoire
    Trois taux d’emploi, trois instruments : le même mot ne mesure pas la même population.

    Les trois taux d’emploi, et pourquoi ils diffèrent

    C’est le cœur de l’article. Le document publie, pour les ingénieurs agronomes de la même promotion, trois chiffres qui circulent ensuite séparément et se contredisent en apparence.

    Chiffre Ingénieurs Ce qu’il mesure
    Part en emploi, 1 an après la sortie 82 % Sur l’ensemble des diplômés, y compris ceux en poursuite d’études, en recherche d’emploi ou dans une autre situation
    Taux net d’emploi après 1 an 92 % Sur les seuls diplômés présents sur le marché du travail
    Taux publié dans le texte 93 % Sur les diplômés 2023 « entrés dans la vie active »

    Les trois sont exacts. L’écart entre 82 % et 92 % s’explique entièrement par les 9 % en poursuite d’études et les autres situations : ces diplômés ne cherchent pas d’emploi, donc les exclure fait mécaniquement monter le taux.

    La règle de citation qui en découle est simple : ne jamais citer un taux d’emploi sans dire de quelle population il est le taux. « 93 % des ingénieurs agronomes trouvent un emploi en un an » est faux si on l’applique à la promotion entière ; c’est exact si l’on précise « parmi ceux entrés dans la vie active ». C’est la même précaution que celle qui vaut pour n’importe quelle statistique d’insertion, y compris celles de notre classement des écoles d’ingénieurs, dont les taux relèvent d’enquêtes distinctes et ne se comparent pas terme à terme avec ceux-ci.

    Situation détaillée un an après la sortie

    Situation Ingénieurs agronomes Vétérinaires Paysagistes
    En emploi (dont volontariat) 82 % 88 % 84 %
    En recherche d’emploi 6 % 3 % 9 %
    En poursuite d’études (dont thèse) 9 % 5 % 3 %
    Autres situations (woofing, congé sabbatique, etc.) 3 % 4 % 4 %
    Total 100 % 100 % 100 %

    En taux net d’emploi après un an, l’ordre change : vétérinaires 98 %, ingénieurs 92 %, paysagistes 72 %. Chez les vétérinaires comme chez les ingénieurs, l’écart entre femmes et hommes est nul ou d’un point — 98 % contre 98 % pour les premiers, 92 % contre 93 % pour les seconds. Le document précise toutefois que si l’accès à l’emploi est comparable, les conditions d’emploi sont moins favorables pour les femmes, ce qu’il explique par les secteurs et les fonctions d’insertion. Aucune répartition par sexe n’est publiée pour les paysagistes, et nous ne l’inventons pas.

    Salle de consultation vétérinaire équipée, sans personne
    98 % de taux net d’emploi — mais mesuré sur des diplômés qui n’ont pas encore soutenu leur thèse.

    Le piège de population le plus important : les vétérinaires enquêtés n’ont pas fini

    Une note de bas de page du document mérite d’être remontée en pleine lumière, parce qu’elle change ce que mesure le fameux 98 %.

    « Pour les vétérinaires, les diplômés enquêtés sont ceux ayant terminé la 5e année du cursus vétérinaire et obtenu le Diplôme d’études fondamentales vétérinaires. À la fin de la 6e année du cursus, la quasi-totalité soutiennent avec succès leur thèse de doctorat vétérinaire. »

    Autrement dit, la population enquêtée est celle des titulaires du DEFV, et non celle des docteurs vétérinaires ayant soutenu. Le taux de 98 % décrit l’insertion de personnes qui, pour beaucoup, ont encore leur thèse d’exercice à soutenir.

    Ce n’est pas un défaut de l’enquête — c’est une définition de champ parfaitement explicite. Mais elle est presque systématiquement perdue quand le chiffre est repris. Si vous préparez précisément ce travail, notre guide pour rédiger sa thèse d’exercice vétérinaire détaille le cadre réglementaire et la soutenance. Et pour la démographie de la profession elle-même — praticiens en exercice, répartition, modes d’exercice —, c’est un tout autre instrument : notre analyse de la démographie vétérinaire d’après l’Atlas de l’Ordre traite cette population-là, et les deux séries ne se croisent pas.

    L’apprentissage : le seul écart franc du jeu de données

    Près de 19 % des ingénieurs diplômés ont suivi leur cursus par la voie de l’apprentissage. Leur insertion est meilleure sur trois dimensions à la fois, ce que le document énonce explicitement : un taux en emploi de 94,4 %, une insertion plus rapide, et des conditions d’emploi plus favorables en part de CDI comme en niveau de rémunération.

    C’est, dans ce jeu de données, le seul facteur qui déplace nettement et simultanément les trois indicateurs. Aucun chiffre équivalent n’est publié pour les vétérinaires ou les paysagistes.

    Où vont-ils travailler ?

    Les cinq premiers secteurs d’emploi des ingénieurs sont l’industrie agroalimentaire, y compris la restauration collective (22 %), les sociétés de conseil et de services (12 %), les organisations professionnelles agricoles (9 %), le commerce et la distribution (9 %) et les administrations, dont le volontariat (7 %).

    Ces cinq secteurs totalisent 59 % : plus de quatre ingénieurs sur dix travaillent donc ailleurs que dans les cinq premiers secteurs. Le document liste ces autres débouchés — productions agricoles et forêts, bureaux d’études, agrofourniture, agrochimie et agroéquipement, environnement, aménagement, paysage et urbanisme, enseignement et recherche, industries chimique, pharmaceutique et cosmétique, BTP, génie civil, bois, infrastructures et réseaux. La dispersion est donc la caractéristique dominante, et une lecture qui ne retiendrait que « l’agroalimentaire » manquerait 78 % des cas.

    Côté vétérinaires, les fonctions se répartissent entre animaux de compagnie (52 %), exercice mixte (28 %), animaux de production (8 %), équin (5 %) et autres (7 %) — soit 100 %. Chez les paysagistes diplômés d’État, on trouve chargé de projet (28 %), chargé d’études (27 %) et assistant paysagiste, dessinateur ou projeteur (22 %), le document signalant par ailleurs un taux d’entrepreneuriat plus important que dans les autres filières.

    Ce que ces chiffres ne disent pas

    • Ils ne comparent pas l’enseignement agricole aux autres filières. Les enquêtes sont propres aux écoles relevant du ministère chargé de l’agriculture. Les rapprocher d’enquêtes d’insertion conduites par d’autres ministères reviendrait à comparer des instruments différents.
    • Ils ne portent que sur une promotion. Les diplômés 2023, interrogés en 2025. Une conjoncture différente donnerait d’autres taux.
    • Ils ne disent rien de la rémunération en valeur absolue, seulement d’écarts relatifs. Nous ne publions donc aucun salaire.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne fabrique pas de statistique. Les chiffres d’un mémoire doivent provenir d’une source nommée, datée et dont le champ est décrit — comme ci-dessus.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Sur un travail chiffré, le point faible se voit d’ailleurs bien avant : un jury demande d’où vient le nombre et sur quelle population il porte.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.

    Ce que l’outil fait : tenir la cohérence entre les chiffres cités et ce que le texte en conclut, et signaler quand une même grandeur apparaît sous deux définitions différentes dans un même document — exactement le cas des trois taux d’emploi ci-dessus.

    Structurez votre mémoire avec Tesify — vos sources et vos analyses restent les vôtres.

    FAQ — Les diplômés de l’enseignement supérieur agricole

    Combien de diplômés forme l’enseignement supérieur agricole chaque année ?

    Environ 3 500 nouveaux diplômés ingénieurs, 640 vétérinaires, 60 paysagistes et 150 docteurs d’État par an, selon le Portrait de l’enseignement agricole édition 2026 publié par le ministère chargé de l’agriculture.

    Pourquoi trois taux d’emploi différents pour les ingénieurs ?

    Parce qu’ils portent sur trois populations. 82 % est la part en emploi sur l’ensemble des diplômés, y compris ceux en poursuite d’études ou en recherche d’emploi. 92 % est le taux net d’emploi, calculé sur les seuls diplômés présents sur le marché du travail. 93 % est le taux publié dans le texte pour les diplômés entrés dans la vie active. Les trois sont exacts et ne doivent jamais être cités sans leur champ.

    Quel est le taux net d’emploi par filière ?

    98 % pour les vétérinaires, 92 % pour les ingénieurs et 72 % pour les paysagistes, un an après la sortie de l’école. Chez les vétérinaires comme chez les ingénieurs, l’écart entre femmes et hommes est nul ou d’un point ; aucune répartition par sexe n’est publiée pour les paysagistes.

    Le taux de 98 % des vétérinaires porte-t-il sur des docteurs vétérinaires ?

    Pas exactement. Le document précise que les diplômés enquêtés sont ceux ayant terminé la 5e année du cursus et obtenu le Diplôme d’études fondamentales vétérinaires. La thèse de doctorat vétérinaire se soutient à la fin de la 6e année, et la quasi-totalité la soutiennent avec succès. Le taux décrit donc l’insertion de titulaires du DEFV.

    L’apprentissage améliore-t-il l’insertion des ingénieurs agronomes ?

    Oui, et sur trois dimensions simultanément. Près de 19 % des ingénieurs diplômés ont suivi leur cursus par apprentissage ; leur taux en emploi atteint 94,4 %, leur insertion est plus rapide et leurs conditions d’emploi — part de contrats à durée indéterminée et niveau de rémunération — sont plus favorables.

    Dans quels secteurs travaillent les ingénieurs agronomes ?

    Les cinq premiers secteurs sont l’industrie agroalimentaire, restauration collective comprise (22 %), les sociétés de conseil et de services (12 %), les organisations professionnelles agricoles (9 %), le commerce et la distribution (9 %) et les administrations, volontariat compris (7 %). Ces cinq secteurs ne représentent que 59 % du total : la dispersion des débouchés est la caractéristique dominante.

    Ces chiffres sont-ils comparables à ceux des autres écoles d’ingénieurs ?

    Non, pas directement. Ils proviennent d’enquêtes exhaustives menées au sein des écoles relevant du ministère chargé de l’agriculture, sur les promotions 2023 interrogées en 2025. Les rapprocher d’enquêtes conduites par d’autres ministères ou par d’autres organismes reviendrait à comparer des instruments qui ne mesurent pas la même population de la même façon.

  • BPJEPS, DEJEPS, DESJEPS : quel écrit rendre et pourquoi un échec ne recommence pas tout (2026)

    BPJEPS, DEJEPS, DESJEPS : quel écrit rendre et pourquoi un échec ne recommence pas tout (2026)

    Les diplômes Jeunesse et Sports ne se jouent pas sur un mémoire final. Ils s’obtiennent par unités capitalisables, chacune acquise séparément et — c’est la règle décisive — acquise définitivement. L’écrit que vous devez rendre est une UC parmi d’autres : le rater coûte cette UC, pas le diplôme.

    Cette mécanique change complètement la façon d’aborder la rédaction, et elle est mal comprise parce qu’on l’assimile spontanément à un examen universitaire. Voici ce que dit le code du sport, et ce que cela implique concrètement quand on prépare un BPJEPS, un DEJEPS ou un DESJEPS en travaillant.

    Comment ces diplômes sont construits

    Le code du sport regroupe le certificat professionnel, le brevet professionnel, le diplôme d’État et le diplôme d’État supérieur de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport sous des dispositions générales communes (articles R. 212-10-1 et suivants).

    L’article R. 212-10-5 pose le principe : les unités capitalisables sont attribuées selon le référentiel de certification défini aux articles D. 212-23, D. 212-38 et D. 212-54, fixé par arrêté des ministres chargés de la jeunesse et des sports. C’est ce référentiel — et non un règlement d’établissement — qui détermine ce qu’on vous demande.

    Le même article confie au jury trois missions : valider les épreuves certificatives, se prononcer sur la validation partielle ou totale des acquis de l’expérience, et arrêter les résultats.

    Le DESJEPS, par exemple, se délivre après l’obtention de quatre unités capitalisables : deux UC transversales, une UC de spécialité et une UC de mention.

    La règle qui change tout : les UC sont acquises définitivement

    L’article R. 212-10-6 prévoit que les unités capitalisables acquises — par la formation comme par la validation des acquis de l’expérience — le sont à titre définitif. Aucune durée de validité n’est posée : une fois obtenue, une UC reste acquise.

    Et l’article R. 212-10-7 en tire la conséquence : le directeur régional délivre le diplôme dès lors que le candidat justifie de la possession de toutes les unités capitalisables en état de validité, quel que soit leur mode d’acquisition.

    Trois conséquences pratiques, et elles sont considérables pour un adulte en formation :

    • Un échec sur l’écrit n’annule rien d’autre. Vous ne repassez pas le diplôme : vous repassez cette UC. Les autres restent acquises.
    • Le parcours peut s’étaler. Une interruption — professionnelle, de santé, familiale — ne fait pas perdre ce qui est déjà validé.
    • Les modes d’acquisition se mélangent. Rien n’oblige à obtenir toutes les UC par la même voie : certaines par la formation, d’autres par la VAE. Le texte dit expressément « quel que soit leur mode d’acquisition ». Si la voie VAE vous concerne pour une partie du diplôme, notre guide du livret 2 de VAE traite ce document-là.

    C’est l’inverse exact de la logique des crédits non compensables qu’on trouve ailleurs — par exemple en école d’architecture, où deux épreuves indépendantes verrouillent le diplôme. Ici, la modularité joue en votre faveur.

    Quatre blocs distincts alignés symbolisant des unités acquises séparément
    Chaque UC est un bloc indépendant, acquis définitivement — y compris si les autres ne le sont pas encore.

    Ce que vous rendez : un document d’analyse, pas un mémoire

    L’écrit attendu dans les UC transversales n’est pas un travail de recherche. Il porte sur votre propre projet d’action : vous analysez une expérience que vous avez conçue et dont vous avez coordonné la mise en œuvre.

    Un exemple concret donne la mesure de l’exercice. Pour le DEJEPS spécialité « perfectionnement sportif », mention « activités physiques et sportives adaptées », l’évaluation des UC 1 et 2 s’appuie sur un document écrit personnel de vingt pages, hors annexes, analysant une expérience de conception et de coordination de la mise en œuvre d’un projet d’action. Ce document fait l’objet d’une soutenance orale de 20 minutes au maximum, suivie d’un entretien de 40 minutes au maximum.

    ⚠️ Attention à ne pas généraliser ces chiffres. Ils figurent dans l’arrêté propre à cette mention. Chaque spécialité et chaque mention a son arrêté, et le volume comme le format de l’oral varient. Le principe — un document personnel d’analyse d’un projet d’action, soutenu à l’oral — est en revanche largement partagé. Récupérez l’arrêté de votre mention avant de fixer votre plan : c’est exactement la hiérarchie que décrit notre annuaire des textes officiels par type de travail.

    Notez la structure du temps d’oral : vingt minutes d’exposé, quarante minutes d’entretien. Le double du temps est consacré aux questions. Un candidat qui prépare une présentation soignée et néglige l’entretien prépare le tiers de l’épreuve.

    Vingt pages : la contrainte est de sélection, pas de rédaction

    Un document d’une vingtaine de pages hors annexes, sur un projet conduit pendant des mois, impose de renoncer. C’est là que la plupart des candidats perdent des points — non par manque de matière, mais par excès.

    Quelques repères qui découlent directement de ce qui est évalué :

    1. Le récit du projet n’est pas l’objet. Ce qui est évalué est votre capacité de conception et de coordination — donc les décisions, pas la chronologie. Une page de contexte suffit là où beaucoup en écrivent six.
    2. Les preuves vont en annexe. Plannings, budgets, courriers, grilles d’observation, comptes rendus de réunion : hors des vingt pages, et cités dans le corps du texte.
    3. Les difficultés se racontent. Un projet d’action qui se serait déroulé exactement comme prévu n’existe pas, et un jury de professionnels le sait. Ce que vous avez arbitré quand ça a dérapé est la matière la plus démonstrative dont vous disposez.
    4. Chaque compétence du référentiel doit être repérable. Construisez le tableau de correspondance entre le référentiel de votre mention et votre plan avant d’écrire, pas après.

    Ce dernier réflexe est le même que pour les autres certifications professionnelles : notre guide du mémoire de titre RNCP en détaille la méthode, transposable telle quelle.

    Document écrit de vingt pages posé sur une table avec des notes de terrain
    Vingt pages hors annexes : l’exercice consiste d’abord à choisir ce qu’on n’écrit pas.

    Où se situent ces diplômes par rapport au reste

    Diplômes Jeunesse et Sports Master STAPS
    Ministère Chargés de la jeunesse et des sports Enseignement supérieur
    Architecture Unités capitalisables, acquises définitivement Semestres et ECTS
    Écrit attendu Document d’analyse d’un projet d’action conduit par le candidat Mémoire de recherche
    Ce qui est évalué Conception et coordination d’une action Démarche de recherche et validité des résultats
    Délivrance Le directeur régional, sur possession de toutes les UC L’université, par validation des semestres

    La confusion entre les deux est fréquente parce que les publics se croisent — beaucoup d’éducateurs sportifs reprennent un master, et beaucoup d’étudiants STAPS préparent en parallèle un diplôme professionnel. Mais les attendus n’ont rien à voir. Si c’est le mémoire universitaire que vous préparez, notre guide du mémoire de master STAPS traite la méthodologie de recherche, les protocoles de mesure et l’éthique du consentement — des questions qui ne se posent pas dans un document de projet d’action.

    Pour situer plus largement votre écrit parmi les livrables professionnels français, voir notre comparatif des travaux de fin d’études et notre comparatif des jurys et de leurs seuils.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne rédige pas votre document à votre place. L’exercice porte sur un projet d’action que vous avez conçu et coordonné : la matière est votre terrain, vos décisions, vos arbitrages. Elle n’existe nulle part ailleurs.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et le format de l’épreuve la rend même absurde : quarante minutes d’entretien après vingt minutes d’exposé, devant des professionnels du champ. Le contrôle n’est pas le problème — c’est le travail personnel manquant qui l’est, et il se voit dans les questions.
    • Tesify ne connaît pas l’arrêté de votre mention, qui est le seul document fixant le volume et le format attendus.

    Ce que l’outil fait : tenir un document court et dense écrit en parallèle d’un emploi d’encadrement, aider à trancher ce qui reste dans les vingt pages et ce qui part en annexe, et vérifier que chaque compétence du référentiel de votre mention trouve dans le texte une démonstration identifiable plutôt qu’une allusion.

    Structurez votre document de certification avec Tesify — votre projet d’action reste le vôtre.

    FAQ — Les écrits des diplômes Jeunesse et Sports

    Faut-il rendre un mémoire pour un BPJEPS, un DEJEPS ou un DESJEPS ?

    Non, pas au sens universitaire. Ces diplômes s’obtiennent par unités capitalisables, et l’écrit attendu dans les UC transversales est un document personnel analysant une expérience de conception et de coordination d’un projet d’action que le candidat a lui-même mené.

    Les unités capitalisables sont-elles acquises pour toujours ?

    Oui. Le code du sport prévoit que les unités capitalisables acquises, par la formation comme par la validation des acquis de l’expérience, le sont à titre définitif. Aucune durée de validité n’est fixée.

    Que se passe-t-il si je rate l’écrit ?

    Vous perdez cette unité capitalisable, pas le diplôme. Les autres UC déjà obtenues restent acquises définitivement, et le diplôme est délivré par le directeur régional dès que vous justifiez de la possession de toutes les unités en état de validité.

    Peut-on obtenir certaines UC par la VAE et d’autres par la formation ?

    Oui. Le texte précise que le diplôme est délivré dès lors que le candidat possède toutes les unités capitalisables en état de validité, quel que soit leur mode d’acquisition. Le jury se prononce d’ailleurs explicitement sur la validation partielle ou totale des acquis de l’expérience.

    Combien de pages doit faire le document écrit ?

    Cela dépend de votre mention. Pour le DEJEPS spécialité « perfectionnement sportif » mention « activités physiques et sportives adaptées », l’arrêté prévoit un document écrit personnel de vingt pages hors annexes, avec une soutenance de 20 minutes maximum suivie d’un entretien de 40 minutes maximum. Chaque mention ayant son propre arrêté, il faut vérifier celui qui vous concerne.

    Qui fixe ce qui est attendu ?

    Le référentiel de certification, défini aux articles D. 212-23, D. 212-38 et D. 212-54 du code du sport et fixé par arrêté des ministres chargés de la jeunesse et des sports. Ce n’est ni votre organisme de formation ni votre employeur.

    Qui délivre le diplôme ?

    Le directeur régional, dès lors que le candidat justifie de la possession de l’ensemble des unités capitalisables en état de validité. Le jury, lui, valide les épreuves certificatives, se prononce sur la validation des acquis de l’expérience et arrête les résultats.

  • Qui juge votre mémoire professionnel ? Huit jurys et leurs seuils comparés (2026)

    Qui juge votre mémoire professionnel ? Huit jurys et leurs seuils comparés (2026)

    La composition d’un jury est le document le plus informatif que vous puissiez obtenir sur ce qu’on attend de vous — plus que n’importe quel guide de rédaction. Un jury composé aux deux tiers de praticiens n’attend pas la même chose qu’un jury où siège un enseignant habilité à diriger des recherches, et les seuils de validation varient du simple « 10 sur 20 » à des barèmes composites.

    Ce comparatif ne dit pas quel travail vous devez rendre — pour cela, notre comparatif des travaux de fin d’études est le point d’entrée. Il répond à la question d’après : qui va me lire, à combien, et selon quelle règle de calcul ?

    Le tableau

    Travail Composition du jury Règle de validation
    Mémoire du DEC Jury national : commissaire du gouvernement près le Conseil supérieur de l’ordre, un inspecteur général de l’éducation nationale, quatre enseignants, quatre experts-comptables, un diplômé exerçant en entreprise Coefficient 4 ; toute note inférieure à 10/20 est éliminatoire ; soutenance d’une heure maximum
    HMONP 5 membres minimum, dont au moins les deux tiers d’architectes praticiens, un enseignant d’une autre école, un membre proposé par le conseil régional de l’ordre ; tuteur et directeur d’études présents sans voix délibérative Habilitation délivrée après soutenance, sur présentation des « éléments nécessaires à la démonstration »
    PFE en architecture 6 à 8 membres, 5 minimum pour siéger valablement ; majorité d’architectes ; au moins un membre habilité à diriger des recherches Mémoire 8 crédits et soutenance du PFE 10 crédits, non compensables
    Mémoire d’ingénieur du Cnam 4 membres minimum : président, tuteur académique, un expert du monde industriel ou de la recherche, un enseignant de la spécialité ou un second expert 39 crédits attribués à partir de 10/20 après délibération ; procès-verbal signé
    Rapport ou mémoire de notariat 3 personnes, dont un universitaire et un notaire Validée à partir de 10/20
    Titre professionnel 2 membres habilités minimum, obligatoirement des professionnels justifiant d’au moins 3 ans d’expérience dans le métier visé Décision au vu du dossier professionnel, de la mise en situation et d’un entretien final
    CAFDES Correcteurs désignés dans le cadre fixé par l’arrêté du 27 août 2022 Un écrit noté sur 20 et une soutenance notée sur 20
    DEIS Jury incluant le directeur de mémoire avec voix délibérative Écrit coefficient 3 + soutenance coefficient 2, validation à 50 points sur 100 ; soutenance de 50 minutes dont 10 d’exposé
    Grille d'évaluation imprimée posée à côté d'une calculatrice
    Trois règles de calcul coexistent : la moyenne, le seuil éliminatoire et le crédit non compensable.

    Trois mécaniques de notation, et une seule est indulgente

    Derrière ces barèmes se cachent trois logiques radicalement différentes, et confondre celle qui vous concerne est une erreur de stratégie, pas de rédaction.

    1. La moyenne pondérée. C’est le cas du DEIS : écrit coefficient 3, soutenance coefficient 2, validation à 50 points sur 100. Une soutenance moyenne peut être rattrapée par un écrit solide, et réciproquement. C’est la seule mécanique où l’on peut réellement compenser.
    2. Le seuil éliminatoire. C’est le cas du DEC : en dessous de 10 sur 20 à l’épreuve n° 3, le diplôme est refusé quelle que soit la moyenne générale — alors que les deux écrits, eux, n’éliminent qu’en dessous de 6. La même épreuve concentre le coefficient le plus élevé et le seuil le plus sévère.
    3. Le crédit non compensable. C’est le cas de l’architecture : 8 crédits pour le mémoire et 10 pour la soutenance du PFE, au-delà des crédits des unités d’enseignement. Aucune moyenne ne les rattrape, et les deux épreuves ne se rattrapent pas non plus l’une l’autre.

    La conséquence est un calcul de risque, pas de mérite. Dans une mécanique à seuil éliminatoire ou à crédits non compensables, le temps consacré à sécuriser le minimum vaut davantage que le temps consacré à viser l’excellence ailleurs.

    Lire une composition de jury comme un cahier des charges

    Trois signaux, présents dans presque toutes ces compositions, disent ce que le jury vérifiera réellement.

    La proportion de praticiens

    Quand le texte impose une majorité — deux tiers d’architectes praticiens pour la HMONP, exclusivement des professionnels de trois ans d’expérience pour le titre professionnel — l’attente porte sur la faisabilité. Les questions sont : combien ça coûte, qui le fait, que se passe-t-il si ça échoue. Un développement conceptuel élégant n’y répond pas.

    La présence d’un chercheur

    À l’inverse, l’exigence d’au moins un membre habilité à diriger des recherches — jury de PFE en architecture — garantit qu’un regard sera porté sur la rigueur de la démonstration : la question est-elle bien posée, les sources sont-elles maîtrisées, les limites énoncées.

    Le membre extérieur

    La présence obligatoire d’un enseignant venu d’une autre école, ou d’une personnalité extérieure, a une conséquence d’écriture très concrète : une partie du jury ne connaît ni votre établissement, ni votre atelier, ni les conventions de votre promotion. Ce qui va de soi chez vous doit être écrit. C’est la cause la plus banale de perte de points sur un travail par ailleurs bon.

    Le cas le plus intéressant est le jury mixte à deux têtes : notariat — un universitaire et un notaire — ou Cnam — un tuteur académique et un expert industriel. Là, chaque point doit être traité sur deux plans, le raisonnement et l’application. Un travail qui ne satisfait qu’un des deux lecteurs est vulnérable même s’il est excellent.

    Couloir d'attente devant une salle de soutenance
    Demander la composition du jury est gratuit — et c’est l’information la plus rentable de toute la préparation.

    Le membre présent sans voix délibérative

    Un détail réglementaire mérite d’être isolé, parce qu’il change la préparation. Pour la HMONP, le tuteur de la mise en situation et le directeur d’études assistent à la soutenance sans voix délibérative — et par ailleurs, les observations du tuteur sont portées à la connaissance du jury.

    Deux choses en découlent. D’une part, la personne qui vous connaît le mieux ne vote pas : vous ne pouvez pas compter sur elle pour porter votre dossier. D’autre part, un document que vous n’avez pas écrit décrit votre travail au jury. L’écart entre ce que vous racontez et ce que ce document dit est visible, et il coûte plus cher que n’importe quelle faiblesse d’analyse.

    À l’opposé, pour le DEIS, le directeur de mémoire siège avec voix délibérative. Ce n’est pas anecdotique : cela signifie que la relation de suivi fait partie de l’évaluation, et qu’un accompagnement irrégulier se paiera au moment de la délibération.

    La seule question à poser avant d’écrire

    Quel que soit votre diplôme, une demande écrite au secrétariat pédagogique suffit à obtenir trois documents, dans cet ordre d’utilité :

    1. La grille d’évaluation, si elle existe. C’est le document le plus informatif et le plus rarement demandé.
    2. La composition du jury — au minimum les catégories de membres, à défaut des noms.
    3. Le cahier des charges ou règlement applicable à votre session, dans sa version en vigueur.

    Sur ce dernier point, une vigilance particulière s’impose sur les diplômes professionnels : plusieurs de ceux comparés ici ont été réécrits récemment — le CAFDES en 2022, le notariat en 2023, le DEIS en 2024, le DEC en 2026 — et l’essentiel de ce qui circule en ligne décrit encore le régime antérieur. Notre annuaire des textes officiels par type de travail indique où vérifier, et notre annuaire des mémoires professionnels validés où lire des travaux acceptés par ces mêmes jurys.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne soutient pas à votre place. Tous les jurys comparés ici ont un point commun : ils interrogent un candidat sur des décisions, des données ou une pratique dont il est le seul dépositaire.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et ce tableau explique pourquoi elle est même hors sujet : quand le jury est composé de praticiens du métier, ce n’est pas un logiciel qui repère un travail non construit, ce sont deux ou trois professionnels en quelques questions.
    • Tesify n’obtient pas votre grille d’évaluation — c’est à vous de la demander.

    Ce que l’outil fait, une fois cette grille en main : construire un plan qui répond point par point aux critères annoncés, tenir les deux registres quand le jury est mixte, et vérifier qu’aucun attendu du référentiel ne reste sans réponse identifiable dans le texte.

    Cadrez votre mémoire avec Tesify — en sachant d’abord qui va le lire.

    FAQ — Les jurys de mémoire professionnel

    Pourquoi la composition du jury est-elle si informative ?

    Parce qu’elle indique ce qui sera vérifié. Une majorité de praticiens signale une attente de faisabilité — coûts, mise en œuvre, risques. La présence d’un membre habilité à diriger des recherches signale une attente de rigueur méthodologique. Un membre extérieur à l’établissement impose d’expliciter ce qui va de soi localement.

    Quelle est la note minimale pour valider un mémoire professionnel ?

    Cela dépend de la mécanique. Le mémoire du DEC et le mémoire d’ingénieur du Cnam demandent au moins 10 sur 20, le premier avec un effet éliminatoire sur le diplôme entier. Le DEIS fonctionne sur un total de 100 points avec un seuil de 50. Le notariat valide à partir de 10 sur 20. L’architecture ne fonctionne pas à la note mais à des crédits non compensables.

    Que signifie « sans voix délibérative » ?

    Que la personne assiste à la soutenance mais ne participe pas à la décision. C’est le cas du tuteur de mise en situation et du directeur d’études pour la HMONP. À l’inverse, pour le DEIS, le directeur de mémoire siège avec voix délibérative et participe donc à la délibération.

    Peut-on connaître la composition de son jury à l’avance ?

    Les textes fixent les catégories de membres et leur nombre ; les noms sont arrêtés par l’établissement ou l’organisme certificateur. Demander au minimum les catégories est légitime et suffit à orienter la préparation, même sans les identités.

    Un jury de professionnels attend-il un travail moins rigoureux ?

    Non, il attend une rigueur d’une autre nature. Les sources sectorielles, réglementaires et de gestion doivent être aussi précisément référencées que des sources académiques, et les chiffres avancés doivent être défendables — un jury de praticiens connaît les ordres de grandeur de son secteur.

    Ces règles ont-elles changé récemment ?

    Plusieurs, oui. Le CAFDES a été réécrit en 2022, le diplôme de notariat en 2023, le DEIS en 2024 et les épreuves du DEC en 2026. Il est donc indispensable de vérifier la version du texte applicable à votre session plutôt que de se fier à une description trouvée en ligne.

  • Notariat : rapport de stage ou mémoire ? Ce que l’arrêté de 2023 a changé (2026)

    Notariat : rapport de stage ou mémoire ? Ce que l’arrêté de 2023 a changé (2026)

    Pour obtenir le diplôme d’études supérieures de notariat, il faut réussir les examens de chaque période de formation, obtenir le certificat de fin de stage et — sauf dispense — soutenir un rapport de stage ou un mémoire devant un jury de trois personnes comprenant un universitaire et un notaire. La soutenance est validée à partir de 10 sur 20.

    Deux choses rendent ce dossier particulièrement piégeux. D’abord, le cadre a changé en 2023 et la quasi-totalité des pages qui circulent décrit l’ancien. Ensuite, il existe une dispense — et beaucoup de candidats l’ignorent alors qu’ils y auraient droit.

    Le changement que presque personne n’a répercuté

    Le texte applicable est l’arrêté du 5 juillet 2023 relatif au diplôme d’études supérieures de notariat. Il a abrogé l’arrêté du 28 avril 2008 relatif au diplôme supérieur de notariat ainsi que les deux arrêtés du 8 août 2013 qui fixaient les modalités de l’examen par modules et du rapport de stage.

    Le nom du diplôme lui-même a changé : on ne parle plus de diplôme supérieur de notariat mais de diplôme d’études supérieures de notariat. La nuance paraît mince ; elle a une conséquence pratique désagréable. Un candidat qui cherche « DSN rapport de stage » tombe massivement sur des pages décrivant un régime abrogé, et il ne trouve pas les pages qui décrivent le sien.

    C’est le même réflexe que celui décrit dans notre annuaire des textes officiels par type de travail : vérifier non seulement la règle, mais le nom et la version du texte qui la porte.

    Rapport de stage ou mémoire : que dit exactement le texte ?

    L’arrêté laisse une alternative : le candidat soutient un rapport de stage ou un mémoire. Il ne définit pas de format imposé pour l’un ou pour l’autre — ces modalités relèvent de l’Institut national des formations notariales et de votre site de formation.

    La différence de nature est en revanche celle qu’on retrouve dans toutes les filières professionnelles. Le rapport de stage part de la pratique : dossiers traités, difficultés rencontrées, montages effectués, et ce que vous en avez tiré. Le mémoire part d’une question : un point de droit ou de pratique notariale que vous instruisez, avec une méthode et une position argumentée.

    Le choix n’est pas neutre pour la suite. Un mémoire bien mené sur une question technique — fiscalité du démembrement, société civile immobilière familiale, régimes matrimoniaux internationaux — construit une compétence identifiable dans une étude. Un rapport de stage documente une polyvalence. À charge de travail comparable, les deux ne racontent pas la même chose sur vous.

    Calendrier mural annoté à côté d'un dossier de stage
    La date limite se compte à partir de la réussite aux périodes de formation, pas à partir de la fin du stage.

    La date limite, et pourquoi elle surprend

    La soutenance doit intervenir au plus tard à la fin de l’année civile suivant celle de la réussite à l’ensemble des périodes de formation.

    Le point de départ est donc la réussite aux périodes de formation — pas la fin du stage, dont la durée est de vingt-quatre mois pour les candidats au diplôme d’études supérieures de notariat et de trente mois pour les candidats au diplôme de notaire. Les deux calendriers ne coïncident pas nécessairement, et c’est là que des candidats se retrouvent à devoir soutenir alors qu’ils sont en pleine charge professionnelle.

    Une dérogation à ce délai existe : elle est accordée par le directeur général de l’Institut national des formations notariales, après avis du directeur du diplôme et du directeur de site. Elle se demande — elle ne s’obtient pas par défaut, et une demande formulée après l’échéance est une position bien plus faible qu’une demande anticipée.

    La dispense : la question qu’il faut poser avant de commencer

    C’est l’information la plus rentable de cet article. Le candidat est dispensé de rapport de stage ou de mémoire s’il a suivi avec succès :

    • une formation de spécialisation d’au moins cent vingt heures ;
    • ou une formation diplômante à l’étranger, à condition qu’elle figure sur la liste des formations établie par l’Institut national des formations notariales.

    Un candidat qui a suivi une spécialisation longue pendant son stage peut donc, sans le savoir, avoir déjà satisfait à l’exigence. Le coût de la vérification est de quelques minutes auprès de son site de formation ; le coût de l’ignorance est plusieurs mois de rédaction.

    Deux précautions tout de même. La dispense suppose une formation suivie avec succès — une inscription ne suffit pas. Et pour la voie étrangère, l’inscription sur la liste de l’Institut est une condition, pas une appréciation au cas par cas : vérifiez que votre formation y figure avant de compter dessus.

    Petite salle préparée pour une soutenance devant trois membres de jury
    Trois personnes, dont un universitaire et un notaire : deux registres à tenir dans la même heure.

    Le jury : deux lecteurs, deux attentes

    Le jury comprend trois personnes, dont un universitaire et un notaire, et la soutenance est validée à partir d’une note de 10 sur 20.

    Cette composition mixte est la clé de la préparation. L’universitaire vérifiera la rigueur de la démarche : la question est-elle bien posée, les sources sont-elles maîtrisées, la position est-elle argumentée plutôt qu’affirmée. Le notaire vérifiera l’utilité : la solution est-elle praticable dans une étude, quel est le risque, qu’écririez-vous dans l’acte.

    Un travail qui ne satisfait qu’un des deux registres est vulnérable. Le réflexe le plus efficace consiste à traiter systématiquement chaque point sur deux plans — ce que dit le droit, et ce que cela implique concrètement à la rédaction de l’acte ou au conseil du client.

    Sur l’appareil de citation propre à la matière — codes, jurisprudence, doctrine —, notre guide pour citer une loi et une décision de justice s’applique intégralement, et notre guide méthodologique du mémoire en droit couvre la construction d’une démonstration juridique.

    Où situer cet écrit parmi les autres

    Le notariat partage avec l’expertise comptable et l’actuariat une logique particulière : la profession elle-même est présente dans le jury final, et la validation conditionne un accès professionnel, pas seulement un diplôme. C’est ce qui distingue ces travaux d’un mémoire universitaire, où le jury est entièrement académique.

    Pour situer votre écrit parmi les autres travaux de fin de parcours français, voir notre comparatif des travaux de fin d’études. Et pour lire des travaux déjà validés dans les filières professionnelles, notre annuaire des mémoires professionnels recense les points d’entrée qui existent réellement.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne rédige pas un rapport de stage ou un mémoire remettable en l’état. Vos dossiers, les montages que vous avez suivis et les difficultés que vous avez rencontrées en étude n’existent que chez vous — et un notaire siège au jury.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Sur une question de pratique notariale, un praticien repère en deux questions un développement que son auteur n’a pas construit.
    • Tesify ne vérifie pas votre éligibilité à la dispense et ne demande pas de dérogation de délai à votre place.

    Ce que l’outil fait : structurer un écrit long rédigé en parallèle d’un stage à temps plein, tenir la double lecture attendue — rigueur juridique et utilité pratique — sur chaque point traité, et vérifier que la question posée en introduction reçoit effectivement une réponse argumentée à l’arrivée.

    Structurez votre rapport de stage ou votre mémoire de notariat avec Tesify — vos dossiers restent les vôtres.

    FAQ — Rapport de stage et mémoire en notariat

    Quel texte encadre aujourd’hui le diplôme de notariat ?

    L’arrêté du 5 juillet 2023 relatif au diplôme d’études supérieures de notariat. Il a abrogé l’arrêté du 28 avril 2008 relatif au diplôme supérieur de notariat et les deux arrêtés du 8 août 2013 qui fixaient notamment les modalités de l’examen par modules et du rapport de stage. Le nom du diplôme a changé : diplôme d’études supérieures de notariat.

    Faut-il rendre un rapport de stage ou un mémoire ?

    L’un ou l’autre. Le diplôme est délivré aux étudiants ayant réussi les examens de chaque période de formation, obtenu le certificat de fin de stage et validé, sauf dispense, la soutenance du rapport de stage ou du mémoire. Le choix entre les deux relève du candidat, en accord avec son site de formation.

    Qui compose le jury et quelle note faut-il obtenir ?

    Un jury de trois personnes, dont un universitaire et un notaire. La soutenance est validée à partir d’une note de 10 sur 20.

    Quelle est la date limite de soutenance ?

    Au plus tard à la fin de l’année civile suivant celle de la réussite à l’ensemble des périodes de formation. Une dérogation peut être accordée par le directeur général de l’Institut national des formations notariales, après avis du directeur du diplôme et du directeur de site concerné.

    Peut-on être dispensé du rapport de stage ou du mémoire ?

    Oui. La dispense s’applique à l’étudiant ayant suivi avec succès une formation de spécialisation d’au moins cent vingt heures, ou une formation diplômante à l’étranger figurant sur la liste des formations établie par l’Institut national des formations notariales. C’est une vérification à faire tôt : beaucoup de candidats y sont éligibles sans le savoir.

    Combien de temps dure le stage ?

    Vingt-quatre mois pour les candidats au diplôme d’études supérieures de notariat et trente mois pour les candidats au diplôme de notaire. Attention : la date limite de soutenance ne se compte pas à partir de la fin du stage, mais à partir de la réussite aux périodes de formation.

  • La certification complémentaire en 2026 : un rapport à remettre, et une seule note sur 20

    La certification complémentaire en 2026 : un rapport à remettre, et une seule note sur 20

    Pour obtenir une certification complémentaire, vous remettez au recteur un rapport sur votre formation et vos activités liées au secteur choisi, puis vous passez une épreuve orale de trente minutes maximum. L’arrêté attache la note à cette épreuve — il ne prévoit aucune note distincte pour le rapport. Votre écrit ne vaut donc que par ce qu’il vous permet de dire.

    C’est une configuration inhabituelle : un document obligatoire, remis à l’avance, dont le texte ne fixe ni la longueur ni le barème. Comprendre à quoi il sert change complètement la manière de l’écrire.

    Ce que dit l’arrêté du 23 décembre 2003

    Le cadre est fixé par l’arrêté du 23 décembre 2003 relatif aux conditions d’attribution d’une certification complémentaire dans certains secteurs disciplinaires, en vigueur au 5 août 2026, modifié par un arrêté du 6 mars 2018 puis par un arrêté du 10 février 2022 applicable depuis le 1er septembre 2022.

    Sur le rapport, l’article 4 dispose :

    « Le candidat remet au recteur d’académie, à la date fixée par celui-ci, un rapport relatif à sa formation et à ses activités professionnelles ou personnelles en lien avec le secteur disciplinaire choisi, établi dans les conditions fixées par note de service du ministre chargé de l’éducation nationale. »

    Trois éléments à retenir. Le destinataire est le recteur, pas le jury directement. La date est fixée par le recteur, donc académique. Et les conditions d’établissement du rapport renvoient à une note de service ministérielle — ce qui explique que le format circule sous des versions différentes selon les années et les académies.

    Chaise vide face à une table de jury dans une salle de réunion sobre
    Trente minutes : c’est le seul moment où une note est attribuée.

    Trente minutes, découpées en deux

    L’épreuve dure trente minutes au maximum et se découpe en deux temps : un exposé du candidat « pendant une durée de dix minutes maximum », portant sur sa formation, son expérience et ses pratiques personnelles dans le secteur choisi, puis un entretien « d’une durée de vingt minutes maximum » au cours duquel le jury apprécie la connaissance des contenus d’enseignement et des programmes, ainsi que la capacité à concevoir et mettre en œuvre des enseignements ou des activités liés à ce secteur.

    Les deux durées additionnées donnent exactement le maximum annoncé — dix plus vingt égale trente — ce qui confirme qu’aucune séquence supplémentaire n’est prévue par le texte.

    L’article 7 fixe le seuil : « Sont déclarés admis les candidats ayant obtenu une note égale ou supérieure à 10 à l’épreuve, notée sur 20. » Une seule note, une seule épreuve.

    La conséquence pratique : écrivez un rapport dont on parle

    Puisque l’arrêté ne prévoit pas de note propre au rapport, celui-ci n’est pas un exercice à optimiser pour lui-même. Il remplit deux fonctions réelles.

    D’abord, il fixe le terrain de l’entretien. Le jury dispose de votre document avant de vous voir ; ce que vous y mentionnez devient interrogeable, et ce que vous n’y mentionnez pas a peu de chances d’être exploré. Un stage marquant, une séquence construite, une collaboration avec une structure culturelle : s’ils ne sont pas dans le rapport, ils n’existent pas pour la commission.

    Ensuite, il alimente vos dix minutes d’exposé, qui portent sur les mêmes objets. Un rapport dense mais mal hiérarchisé produit un exposé bavard ; un rapport qui distingue nettement deux ou trois expériences structurantes en produit un tenable.

    Le réflexe qui coûte cher est l’exhaustivité — mentionner toutes ses activités depuis quinze ans. Chaque ligne ajoutée est une question possible sur un sujet que vous ne maîtrisez plus. Un rapport se resserre autour de ce que vous pouvez défendre vingt minutes durant.

    Horloge murale à côté d'une petite pile de feuilles sur un bureau
    Dix minutes d’exposé, vingt minutes d’entretien : le rapport sert les deux.

    Les secteurs disciplinaires ouverts

    L’article 2, dans sa rédaction applicable depuis le 1er septembre 2022, ouvre la certification aux secteurs suivants :

    Secteur disciplinaire Détail
    Arts Cinéma et audiovisuel, danse, histoire des arts, théâtre, ou arts du cirque
    Enseignement en langue étrangère Dans une discipline non linguistique
    Français Seconde langue
    Langue des signes française Enseignement en LSF
    Langues et cultures de l’Antiquité Latin ou grec

    Cette liste a été modifiée en 2022 : vérifiez la version en vigueur pour votre session plutôt qu’une liste recopiée sur une page ancienne, car les intitulés ont bougé.

    Ce que cette certification n’est pas

    Elle ne relève pas de la même logique que les certifications qui reposent sur un écrit long et évalué. Le mémoire professionnel du CAFFA, par exemple, fait vingt à trente pages hors annexes et il est soutenu — c’est-à-dire noté comme tel. Ici, l’écrit précède et prépare, mais la note se joue entièrement à l’oral.

    Elle ne se confond pas non plus avec le dossier de l’épreuve 2 du CAPPEI, qui vise l’éducation inclusive, obéit à une pagination stricte et fait l’objet d’une notation propre. Trois certifications de l’Éducation nationale, trois régimes d’écrit distincts — c’est la règle plutôt que l’exception dans ce domaine.

    Enfin, ce rapport n’est pas un mémoire professionnel au sens habituel : il ne construit pas de problématique et ne conclut pas. Il documente un parcours.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify n’invente pas votre parcours. Ce rapport porte sur votre formation et vos activités réelles dans le secteur choisi. Un document étoffé artificiellement produit exactement le contraire de l’effet recherché : il élargit la surface d’interrogation d’un jury qui a vingt minutes pour vous questionner.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur. La promesse est vide, et elle est sans objet ici : rien n’est noté à l’écrit, et tout se vérifie à l’oral.
    • Tesify ne remplace pas la note de service. Le format attendu en est issu et vous est communiqué par votre rectorat.

    Ce que l’outil fait utilement : structurer le rapport autour de deux ou trois expériences défendables plutôt que d’un inventaire, mettre en cohérence ce que vous écrivez et ce que vous direz en dix minutes, et vérifier que chaque élément mentionné est bien quelque chose que vous pouvez développer. Le texte produit est un brouillon à réécrire avec vos mots — c’est vous qui vous présentez devant la commission.

    Préparez votre rapport de certification complémentaire avec Tesify — après avoir récupéré le format demandé par votre académie.

    FAQ — Le rapport de la certification complémentaire

    Le rapport de la certification complémentaire est-il noté ?

    L’arrêté du 23 décembre 2003 attache la note à l’épreuve orale, notée sur 20, et ne prévoit pas de note distincte pour le rapport. Celui-ci est remis au recteur avant l’épreuve et sert de support à l’exposé et à l’entretien.

    Quelle longueur doit faire le rapport ?

    L’arrêté ne fixe aucune longueur. Il renvoie aux conditions établies par note de service du ministre chargé de l’éducation nationale, relayée par votre rectorat. C’est donc cette note qu’il faut se procurer, et non un modèle trouvé en ligne.

    À qui remet-on le rapport et quand ?

    Au recteur d’académie, à la date fixée par celui-ci, selon l’article 4 de l’arrêté. La date est donc académique et non nationale.

    Combien de temps dure l’épreuve ?

    Trente minutes au maximum : un exposé de dix minutes maximum, suivi d’un entretien de vingt minutes maximum avec le jury.

    Quelle note faut-il obtenir ?

    Sont déclarés admis les candidats ayant obtenu une note égale ou supérieure à 10 à l’épreuve, notée sur 20, selon l’article 7 de l’arrêté.

    Quels secteurs disciplinaires sont concernés ?

    Les arts (cinéma et audiovisuel, danse, histoire des arts, théâtre ou arts du cirque), l’enseignement en langue étrangère dans une discipline non linguistique, le français seconde langue, l’enseignement en langue des signes française, et les langues et cultures de l’Antiquité (latin ou grec), dans la rédaction applicable depuis le 1er septembre 2022.

    Sur quoi porte l’exposé de dix minutes ?

    Sur la formation du candidat, son expérience et ses pratiques personnelles dans le secteur disciplinaire choisi. L’entretien qui suit permet au jury d’apprécier la connaissance des contenus d’enseignement et des programmes, ainsi que la capacité à concevoir et mettre en œuvre des enseignements liés à ce secteur.

  • Le mémoire d’actuariat en 2026 : 70 pages, jury de l’Institut et admission au tableau

    Le mémoire d’actuariat en 2026 : 70 pages, jury de l’Institut et admission au tableau

    Le mémoire d’actuariat est le travail de fin d’études soutenu devant le jury de l’Institut des actuaires en vue de l’admission au tableau. Ses recommandations officielles, applicables depuis le 1er mars 2019, fixent un corps de mémoire d’environ 70 pages hors introduction, conclusion et annexes, une introduction et une conclusion de deux à trois pages chacune, et un double résumé français-anglais de 150 à 250 mots.

    C’est l’un des rares écrits professionnels français dont le cahier des charges soit à ce point explicite. Et c’est aussi l’un des rares où l’on peut, sans s’en apercevoir, devoir écrire le même travail deux ou trois fois.

    Le piège des trois mémoires

    Les recommandations de l’Institut posent d’emblée une distinction que beaucoup d’étudiants découvrent trop tard : elles « ne concernent que le mémoire destiné à l’admission de l’étudiant au tableau des actuaires de l’Institut des actuaires ». Lorsque les objectifs de l’entreprise, de la filière et de l’Institut divergent, l’étudiant « peut être amené à présenter son travail sous la forme de plusieurs mémoires » :

    • Un mémoire destiné à l’entreprise — il se peut par exemple qu’elle ne souhaite pas que la composante scientifique apparaisse explicitement de façon conséquente ;
    • Un mémoire destiné à l’Institut des actuaires, qui fera l’objet de l’évaluation lors de la soutenance ;
    • Le cas échéant, un autre mémoire destiné à la filière, si elle a édicté ses propres exigences incompatibles avec celles de l’Institut.

    Le texte est explicite sur ce qu’il faut en faire : « L’étudiant devra donc se préparer à cette éventualité et se préparer en amont de manière à pouvoir respecter le calendrier imposé par la filière. »

    Autrement dit, la première question à poser — en début de stage, pas à la fin — est de savoir si les attentes de votre entreprise, de votre filière et de l’Institut sont compatibles. Si elles ne le sont pas, ce n’est pas un problème de rédaction : c’est un problème de charge de travail, et il se planifie.

    Le format attendu, chiffre par chiffre

    Élément Ce que recommande l’Institut
    Corps du mémoire Environ 70 pages, hors introduction, conclusion et annexes
    Introduction 2 à 3 pages
    Conclusion 2 à 3 pages
    Résumés Un en français et un en anglais, 150 à 250 mots, suivis d’une liste de mots-clés
    Page de garde Homogénéisée pour toutes les filières, signée par l’étudiant et par le responsable du stage

    La contrainte sur la page de garde n’est pas administrative. Elle mentionne l’autorisation de publication, et la signature du responsable de stage vaut accord de l’entreprise. Le texte précise que « l’absence de signature ne permet la publication du mémoire », la responsabilité de l’Institut pouvant être engagée en cas de contestation par l’entreprise d’accueil. Si vous visez la mention « publiable », cette signature n’est pas une formalité de dernière minute.

    Document relié posé sur un bureau à côté d'un stylo pour signature
    La signature du responsable de stage sur la page de garde conditionne la publication du mémoire.

    Ce que le jury attend du corps du mémoire

    La phrase qui résume le mieux l’exercice figure au cœur des recommandations : « Tout ce qui a été écrit par l’étudiant doit pouvoir être expliqué par lui-même. » Elle est suivie d’une mise en garde directe contre la reprise de « formules toutes faites issues de la bibliographie sans en avoir cerné et compris tous les fondements ».

    L’Institut ajoute une définition utile de ce qui est attendu : « Le mémoire d’actuariat est un travail de fin d’études qui nécessite un apport personnel : il ne s’agit pas d’une simple compilation de documents mais d’un travail de conception. » Un travail de réflexion sous forme de revue, d’état de l’art ou d’essai « trouve naturellement sa place », sous réserve que l’étudiant puisse en démontrer l’apport et que le travail soit particulièrement bien référencé.

    Chaque partie ou chapitre « doit pouvoir se comprendre isolément » des autres, même si leur enchaînement compte. Et le texte insiste explicitement sur la qualité rédactionnelle : elle est « la vitrine » du travail et « le Jury IA y attache de l’importance ».

    Les recommandations de lisibilité valent d’être suivies à la lettre, parce qu’elles disent en creux les défauts les plus fréquents :

    • Ne pas introduire de formules ou notations mathématiques sans lien avec le texte qui les entoure ; il n’est pas « absolument indispensable de combler le mémoire de formules ».
    • Vérifier la cohérence des notations d’un bout à l’autre.
    • Indiquer source et référence pour chaque graphique, figure, schéma ou tableau, rendre les informations « traçables », soigner la présentation — « les copier-coller sont à proscrire » — et légender avec unités et axes de façon que chaque élément se comprenne sans revenir au texte.
    • Éviter les renvois systématiques entre paragraphes et chapitres.
    • Limiter abréviations et acronymes, sauf ceux du langage professionnel commun.
    • Soigner orthographe et grammaire, avec « une phase de relecture intensive » avant le dépôt, et faire relire par un tiers.

    Introduction et conclusion : ce qu’elles doivent contenir

    L’introduction, en deux à trois pages, doit comporter un préambule replaçant le sujet dans son contexte, l’énoncé de la problématique actuarielle aboutissant à la question centrale, et les éléments différenciants du travail — originalité, intérêt, objectifs. Elle doit aussi présenter les références bibliographiques clés et dire en quoi elles ont nourri la réflexion. Sur la manière de constituer ce socle, notre guide pour faire une revue de littérature reste applicable.

    La conclusion, également de deux à trois pages, doit rappeler la problématique, exposer les principaux résultats, les limites des travaux et de la méthodologie, et ouvrir sur des voies futures. Le texte est net sur un point que les candidats redoutent : elle doit indiquer ce que le travail a apporté à la science actuarielle, « que les résultats soient positifs et intéressants ou qu’il n’y ait pas eu de résultats probants ». Un résultat négatif honnêtement analysé n’est pas un échec de mémoire.

    Salle de réunion professionnelle préparée pour une soutenance devant trois examinateurs
    Le jury de l’Institut est l’échelon de validation finale pour l’admission au tableau des actuaires.

    La confidentialité : cinq ans maximum

    C’est le point où l’information qui circule est le plus souvent périmée, et où l’écart est important.

    Les recommandations en vigueur posent trois règles. La demande de confidentialité doit être formulée dans un délai raisonnable avant la soutenance ; pour une durée supérieure à deux ans, elle « doit obligatoirement passer par la filière de formation et être dûment justifiée » ; et surtout, la confidentialité d’un mémoire « est — quelle qu’en soit la raison — limitée à 5 ans maximum à compter de la date de soutenance ».

    Une conséquence pratique lourde : si la demande est transmise après la soutenance, « le dossier sera alors bloqué », non transmis au Conseil. Il est donc recommandé que les motifs soient énoncés par écrit par l’étudiant en début de stage, sur un document type disponible auprès de l’Institut, rempli avec l’entreprise d’accueil et soumis à la filière pour approbation.

    Le texte propose par ailleurs deux alternatives à la confidentialité totale lorsqu’une entreprise ne veut pas rendre publiques certaines données : les placer dans une annexe destinée aux seuls membres du jury, ou transformer les données en respectant leur structure interne. Sur les mécanismes généraux de confidentialité d’un mémoire en entreprise, voir notre guide du mémoire confidentiel.

    Où situer ce mémoire parmi les autres écrits professionnels

    Le mémoire d’actuariat appartient à une famille rare : celle des écrits dont un ordre ou une association professionnelle — et non une université — tient le jury final et l’admission. Il partage cette logique avec le mémoire du diplôme d’expertise comptable, tout en s’en distinguant nettement sur la forme, puisque l’Institut publie un format chiffré là où l’arrêté du DEC n’en fixe aucun.

    Pour le contexte général des écrits en finance, comptabilité et audit, notre guide du mémoire en finance, comptabilité et audit couvre les aspects méthodologiques communs. Pour situer ce livrable parmi les autres travaux de fin de parcours, voir le comparatif des travaux de fin d’études. Et pour lire des mémoires déjà validés dans les filières professionnelles, notre annuaire des mémoires professionnels indique les points d’entrée existants.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne produit pas un mémoire d’actuariat remettable en l’état. La règle de l’Institut est explicite et ne souffre aucune interprétation : « Tout ce qui a été écrit par l’étudiant doit pouvoir être expliqué par lui-même. » Vos données, vos modèles et vos arbitrages méthodologiques n’existent que chez vous.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Le jury de l’Institut est composé de professionnels et constitue l’échelon de validation finale de votre admission au tableau — une méthode que vous ne pouvez pas défendre ligne à ligne se voit en quelques questions.
    • Tesify ne négocie pas votre confidentialité et ne signe pas votre page de garde à votre place.

    Ce que l’outil fait : tenir un plan sur un corps de mémoire d’environ 70 pages rédigé pendant un stage à temps plein, garder la cohérence entre la problématique actuarielle annoncée en introduction et ce que la conclusion revendique, et faire respecter les exigences formelles que le jury vérifie — traçabilité des sources de chaque figure, cohérence des notations, résumés bilingues calibrés, limites explicitement énoncées.

    Structurez votre mémoire d’actuariat avec Tesify — vos modèles et vos données restent les vôtres.

    FAQ — Le mémoire d’actuariat

    Combien de pages doit faire un mémoire d’actuariat ?

    Le volume du corps du mémoire correspond à environ 70 pages, hors introduction, conclusion et annexes. L’introduction et la conclusion représentent chacune deux à trois pages, et le mémoire comporte en outre un résumé en français et un en anglais de 150 à 250 mots, suivis d’une liste de mots-clés.

    Faut-il écrire plusieurs mémoires ?

    Parfois. Les recommandations de l’Institut ne concernent que le mémoire destiné à l’admission au tableau des actuaires. Lorsque les objectifs de l’entreprise, de la filière académique et de l’Institut divergent, l’étudiant peut devoir présenter son travail sous la forme de plusieurs mémoires — un pour l’entreprise, un pour l’Institut, et le cas échéant un pour la filière. C’est une question à trancher en début de stage.

    Un mémoire d’actuariat peut-il être confidentiel ?

    Oui, mais dans un cadre strict. La demande doit être formulée dans un délai raisonnable avant la soutenance ; au-delà de deux ans, elle doit obligatoirement passer par la filière de formation et être dûment justifiée ; et la confidentialité est, quelle qu’en soit la raison, limitée à cinq ans maximum à compter de la date de soutenance. Une demande transmise après la soutenance bloque le dossier.

    Qui signe la page de garde et pourquoi ?

    L’étudiant et le responsable du stage. La page de garde mentionne l’autorisation de publication, et la signature du responsable de stage, en tant que représentant de l’entreprise, justifie de cet accord. Sans elle, le mémoire ne peut pas être publié.

    Un mémoire sans résultat probant peut-il être validé ?

    Oui. La conclusion doit indiquer ce que le travail a apporté à la science actuarielle, que les résultats soient positifs et intéressants ou qu’il n’y ait pas eu de résultats probants. Ce qui est attendu, c’est l’énoncé des limites de la méthodologie et une vision claire de la contribution, pas un résultat spectaculaire.

    Le mémoire d’actuariat est-il un travail de recherche ou un travail professionnel ?

    Les deux à la fois. Il matérialise la capacité du futur actuaire à mobiliser ses connaissances scientifiques et académiques pour apporter une réponse pertinente et étayée à une problématique professionnelle concrète rencontrée en entreprise. L’Institut précise qu’il ne s’agit pas d’une simple compilation de documents mais d’un travail de conception nécessitant un apport personnel.

  • Le mémoire de master en école d’architecture (2026) : 8 crédits non compensables

    Le mémoire de master en école d’architecture (2026) : 8 crédits non compensables

    En école nationale supérieure d’architecture, le mémoire de master vaut 8 crédits européens « non compensables », et la soutenance du projet de fin d’études en vaut 10. Ces 18 crédits se situent au-delà des crédits des unités d’enseignement : rien d’autre dans le cycle ne peut les rattraper.

    C’est la particularité que les étudiants découvrent le plus tard, et celle qui explique pourquoi un dossier de master par ailleurs solide peut bloquer sur le mémoire. Voici ce que l’arrêté du 20 juillet 2005, dans sa version en vigueur, dit exactement du deuxième cycle.

    Le cadre du deuxième cycle

    L’arrêté du 20 juillet 2005 relatif aux cycles de formation des études d’architecture conduisant au diplôme d’études en architecture conférant le grade de licence et au diplôme d’État d’architecte conférant le grade de master fixe le volume du cycle master à son article 15 : « Les enseignements de ce cycle sont organisés sur 4 semestres valant 120 crédits européens. Ce cycle comporte 2 600 heures dont 1 200 heures encadrées par des enseignants. »

    Autrement dit, sur 2 600 heures, 1 400 heures sont du travail personnel non encadré. C’est dans ce volume-là que se logent le mémoire et le projet de fin d’études, et c’est pourquoi la question de l’organisation personnelle pèse davantage ici que dans beaucoup d’autres masters.

    Le mémoire : ce que le texte dit, et ce qu’il ne dit pas

    L’article 18 donne la définition, et elle est brève :

    « Le mémoire est un travail personnel d’études et(ou) de recherche qui permet à l’étudiant de traiter d’une problématique propre à un séminaire ou à un travail en lien avec le projet. »

    Deux choses en découlent.

    D’abord, deux ancrages sont explicitement admis : une problématique propre à un séminaire, ou un travail en lien avec le projet. Le second est souvent ignoré des étudiants qui se croient obligés de produire un travail d’histoire ou de théorie déconnecté de leur pratique de projet. Le texte autorise l’articulation ; c’est votre école qui en fixe les modalités.

    Ensuite, la conjonction « et(ou) » n’est pas un détail de rédaction : le mémoire peut être un travail d’études, un travail de recherche, ou les deux. Un mémoire qui documente et analyse rigoureusement un corpus sans prétendre à une contribution de recherche originale reste dans le cadre.

    Ce que le texte ne dit pas : ni nombre de pages, ni format, ni calendrier. Ces éléments relèvent du règlement des études de votre ENSA, et ils varient sensiblement d’une école à l’autre.

    Atelier de projet avec maquette et planches de projet de fin d'études
    Le PFE est « un projet architectural ou urbain accompagné d’un rapport de présentation » — environ 200 heures de travail personnel.

    Le PFE d’architecture n’est pas un rapport

    L’article 19 est catégorique : « Le projet de fin d’études consiste en un projet architectural ou urbain accompagné d’un rapport de présentation. Il équivaut à environ 200 heures de travail personnel sur un semestre. »

    Le PFE est donc un projet, pas un document — le rapport de présentation l’accompagne. C’est une distinction essentielle pour qui cherche des ressources en ligne : le sigle « PFE » désigne dans les écoles d’ingénieurs un tout autre exercice, un travail écrit de résolution d’un problème technique commandité. Si c’est celui-là que vous préparez, c’est notre guide pour rédiger son PFE en école d’ingénieur qu’il vous faut. Même acronyme, deux livrables sans rapport.

    Les 18 crédits non compensables

    C’est le point de mécanique qui change la stratégie de fin de cycle.

    Épreuve Crédits Statut Article
    Mémoire 8 crédits européens Non compensables, au-delà des crédits de l’UE où il se situe Art. 33
    Soutenance du projet de fin d’études 10 crédits européens Non compensables, au-delà des crédits de l’UE Art. 34

    « Non compensable » signifie ce qu’il dit : ces crédits ne s’obtiennent pas par une moyenne. Une excellente année de projet ne rachète pas un mémoire insuffisant, et l’inverse est vrai aussi. Les 18 crédits concernés représentent 15 % des 120 crédits du cycle, mais leur poids réel est bien supérieur, parce qu’ils constituent deux verrous indépendants.

    La conséquence pratique est un problème de calendrier plus que de qualité. Les deux exercices arrivent dans la même fenêtre, tous deux logés dans les 1 400 heures de travail personnel, et aucun ne peut absorber le retard de l’autre. Un rétroplanning qui traite le mémoire comme une variable d’ajustement du projet est le scénario d’échec le plus courant.

    Espace de soutenance avec cimaises vides devant une rangée de sièges de jury
    Six à huit membres, cinq au minimum pour siéger valablement, une majorité d’architectes.

    Le jury du projet de fin d’études

    L’article 34 fixe une composition précise : un jury de six à huit membres, dont cinq au minimum doivent être présents pour qu’il siège valablement. Il réunit un représentant du groupe où le projet a été préparé, le directeur d’études de l’étudiant, un ou deux enseignants de l’école issus d’autres groupes, un ou deux enseignants extérieurs dont au moins un venant d’une autre école d’architecture, et une ou deux personnalités extérieures. La majorité des membres doit être composée d’architectes, et au moins un membre doit être habilité à diriger des recherches.

    Deux enseignements pratiques. La présence obligatoire d’un enseignant d’une autre école signifie qu’une partie du jury ne connaît ni votre parcours ni les conventions internes de votre atelier : ce qui va de soi chez vous doit être explicité. Et l’exigence d’au moins un membre habilité à diriger des recherches garantit qu’un regard académique sera porté sur la rigueur de votre argumentation, y compris dans un exercice de projet.

    La mention recherche : soutenir le mémoire et le PFE ensemble

    L’article 17 ouvre une voie particulière : l’étudiant « peut choisir d’approfondir sa préparation à la recherche par des enseignements méthodologiques et fondamentaux complémentaires dont le descriptif figure sur son diplôme d’architecte ». Dans ce cas, précise le texte, « il doit soutenir en même temps son mémoire et son projet de fin d’études devant le jury », dont la composition est renforcée par des membres titulaires d’un doctorat et habilités à diriger des recherches.

    C’est la voie à considérer si vous envisagez un doctorat en architecture. Elle a un coût réel : des enseignements complémentaires et une soutenance unique où les deux travaux sont défendus ensemble, ce qui laisse moins de marge de rattrapage entre eux. En contrepartie, elle apparaît sur le diplôme et elle oblige à construire dès le départ une cohérence entre le mémoire et le projet — ce qui, quand cela fonctionne, produit les meilleurs dossiers.

    Organiser les deux travaux

    Quelques repères qui découlent directement du cadre réglementaire plutôt que d’une recette :

    1. Décidez tôt de l’ancrage du mémoire — séminaire ou lien avec le projet. Le texte admet les deux, mais l’articulation avec le projet ne s’improvise pas au dernier semestre.
    2. Traitez les 8 crédits comme un jalon indépendant. Fixez une date de rendu du mémoire antérieure à la phase intensive de projet, et tenez-la.
    3. Écrivez pour un lecteur extérieur à votre école. Le jury en comprend obligatoirement un ; les références implicites de votre atelier ne lui parlent pas.
    4. Documentez le corpus au fil de l’eau. Sur la méthode de constitution et d’exploitation d’un corpus de références, notre guide pour faire une revue de littérature reste transposable, à condition d’y intégrer les sources propres à la discipline — archives, relevés, iconographie, documents de projet.

    Pour lire des mémoires et des travaux d’étudiants déjà validés dans le réseau des écoles, notre annuaire des mémoires professionnels indique le point d’entrée documentaire du domaine. Et si vous cherchez l’étape d’après — l’habilitation qui permet d’exercer en son nom propre —, voir notre guide du mémoire de HMONP, qui est un exercice entièrement différent, postérieur au diplôme.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne produit pas un mémoire remettable en l’état et ne conçoit évidemment pas votre projet de fin d’études. Le mémoire est défini par le texte comme « un travail personnel d’études et(ou) de recherche » : la formule ne laisse aucune ambiguïté sur qui doit le produire.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Vous soutenez devant un jury majoritairement composé d’architectes, dont au moins un membre habilité à diriger des recherches et un enseignant venu d’une autre école.
    • Tesify ne connaît pas le règlement des études de votre ENSA, qui est le seul document fixant le volume, le format et le calendrier du mémoire.

    Ce que l’outil fait : tenir la structure d’un mémoire écrit en parallèle d’une charge de projet, garder la cohérence entre la problématique de départ et ce que le texte démontre à l’arrivée, et expliciter ce qui, pour un lecteur extérieur à votre atelier, resterait implicite.

    Structurez votre mémoire de master en architecture avec Tesify — votre corpus et votre projet restent les vôtres.

    FAQ — Le mémoire de master en école d’architecture

    Qu’est-ce que le mémoire de master en ENSA ?

    L’arrêté du 20 juillet 2005 le définit comme « un travail personnel d’études et(ou) de recherche qui permet à l’étudiant de traiter d’une problématique propre à un séminaire ou à un travail en lien avec le projet ». Deux ancrages sont donc admis : le séminaire, ou l’articulation avec la pratique de projet.

    Combien de crédits vaut le mémoire ?

    8 crédits européens non compensables, au-delà des crédits de l’unité d’enseignement dans laquelle il se situe. La soutenance du projet de fin d’études en vaut 10, également non compensables : ces deux épreuves constituent deux verrous indépendants du cycle master.

    Que signifie « crédits non compensables » ?

    Que ces crédits ne peuvent pas être obtenus par une moyenne avec d’autres résultats. Une excellente année de projet ne compense pas un mémoire insuffisant, et réciproquement. C’est la raison pour laquelle le mémoire ne peut pas servir de variable d’ajustement au calendrier de projet.

    Le PFE d’architecture est-il un document écrit ?

    Non. Le texte précise qu’il « consiste en un projet architectural ou urbain accompagné d’un rapport de présentation » et qu’il équivaut à environ 200 heures de travail personnel sur un semestre. Le sigle PFE désigne un exercice tout à fait différent en école d’ingénieur, où il s’agit d’un travail écrit de résolution d’un problème technique.

    Qui compose le jury du projet de fin d’études ?

    Six à huit membres, dont cinq au minimum pour que le jury siège valablement : un représentant du groupe où le projet a été préparé, le directeur d’études, un ou deux enseignants de l’école issus d’autres groupes, un ou deux enseignants extérieurs dont au moins un d’une autre école d’architecture, et une ou deux personnalités extérieures. La majorité doit être composée d’architectes et au moins un membre doit être habilité à diriger des recherches.

    Qu’est-ce que la mention recherche ?

    Une voie prévue par l’article 17 : l’étudiant approfondit sa préparation à la recherche par des enseignements méthodologiques et fondamentaux complémentaires, dont le descriptif figure sur son diplôme d’architecte. Il doit alors soutenir en même temps son mémoire et son projet de fin d’études devant un jury renforcé par des membres titulaires d’un doctorat et habilités à diriger des recherches.

    Combien d’heures représente le cycle master en architecture ?

    Quatre semestres valant 120 crédits européens, pour 2 600 heures dont 1 200 encadrées par des enseignants. Les 1 400 heures restantes relèvent du travail personnel, et c’est dans ce volume que se logent le mémoire et le projet de fin d’études.

  • SAÉ et portfolio en BUT : ce que vous rendez vraiment pour valider vos compétences (2026)

    SAÉ et portfolio en BUT : ce que vous rendez vraiment pour valider vos compétences (2026)

    En BUT, le document qui décide de votre diplôme n’est pas un mémoire de fin d’études : c’est votre portfolio, alimenté pendant trois ans à partir des situations d’apprentissage et d’évaluation. Chaque unité d’enseignement associe un pôle « Ressources » et un pôle « SAÉ », et le poids relatif du pôle SAÉ va de 40 à 60 % de l’UE.

    Cette architecture est propre au bachelor universitaire de technologie et elle déroute les étudiants qui arrivent avec les réflexes du lycée : on n’attend pas de vous un gros rendu à la fin, on attend une démonstration continue. Voici ce que disent les textes, et ce que cela change concrètement.

    Comment une UE de BUT est construite

    Les dispositions générales du BUT — annexe 1 de l’arrêté du 15 avril 2022 (JO du 23 avril 2022) — posent le principe : chaque unité d’enseignement se réfère à une compétence finale et à un niveau de cette compétence, et se compose de deux éléments constitutifs.

    • Un pôle « Ressources », « qui permet l’acquisition des connaissances et méthodes fondamentales ».
    • Un pôle « Situation d’apprentissage et d’évaluation » (SAÉ), « qui englobe les mises en situation professionnelle au cours desquelles l’étudiant développe la compétence et à partir desquelles il fera la démonstration de l’acquisition de cette compétence dans la démarche portfolio ».

    Cette dernière phrase mérite d’être relue. La SAÉ n’est pas une matière : c’est le lieu où vous développez la compétence, et le portfolio est le vecteur par lequel vous en faites la démonstration. Les deux sont indissociables, et c’est pour cette raison qu’un portfolio reconstitué en fin d’année ne fonctionne pas.

    Le poids réel de la SAÉ dans votre note

    Règle Ce que prévoit le texte
    Acquisition d’une UE UE « définitivement acquise et capitalisable » dès lors que la moyenne obtenue à l’ensemble « pôle ressources » et « SAÉ » est égale ou supérieure à 10
    Poids relatif des deux pôles Varie « dans un rapport de 40 à 60 % »
    Spécificité de la 3e année Ce rapport « peut toutefois être apprécié sur l’ensemble des deux unités d’enseignement d’une même compétence »
    Effet de la validation d’un niveau « La validation des deux UE du niveau d’une compétence emporte la validation de l’ensemble des UE du niveau inférieur de cette même compétence »
    Diplôme Obtenu par acquisition de chaque UE ou par compensation ; confère dans les deux cas la totalité des 180 crédits européens

    Autrement dit, dans le pire des cas pour vous, la SAÉ pèse 40 % d’une UE ; dans le meilleur, 60 %. Aucune UE ne se joue majoritairement sur les contrôles de connaissances. Un étudiant qui traite les SAÉ comme du travail de groupe secondaire se trompe d’arithmétique.

    La dernière ligne du tableau est celle qu’on oublie le plus : valider les deux UE d’un niveau de compétence entraîne la validation des UE du niveau inférieur de la même compétence. C’est un mécanisme de rattrapage structurel, utile à connaître avant de paniquer sur une UE de première année.

    Classeur de portfolio de compétences ouvert avec onglets et traces d'apprentissage
    Le portfolio est décrit comme un processus continu d’autoévaluation — pas comme un dossier à produire.

    Ce qu’est exactement la démarche portfolio

    Le texte en donne une définition précise, et elle est plus exigeante qu’il n’y paraît :

    « Nommé parfois portefeuille de compétences ou passeport professionnel, le portfolio constitue un point de connexion entre le monde universitaire et le monde socio-économique. Accompagnée par l’ensemble des acteurs de l’équipe pédagogique, la démarche portfolio est un processus continu d’autoévaluation qui doit permettre à l’étudiant d’adopter une posture réflexive et critique vis-à-vis des compétences acquises ou en voie d’acquisition. La démarche portfolio contribue donc pour partie à la construction du Projet Personnel et Professionnel de l’étudiant. »

    Trois mots portent tout le poids.

    « Continu » — le portfolio n’a pas de date de production, il a une trajectoire. Un jury qui lit trois années d’autoévaluation datées voit immédiatement la différence avec un document écrit en deux week-ends.

    « Autoévaluation » — vous n’êtes pas censé décrire ce que vous avez fait, mais juger où vous en êtes. La formule « compétences acquises ou en voie d’acquisition » autorise explicitement à écrire qu’une compétence n’est pas encore là. C’est même attendu : un portfolio où tout est acquis dès le semestre 2 n’est pas crédible.

    « Réflexive et critique » — la valeur ajoutée est l’analyse, pas la preuve. Une capture d’écran d’un livrable ne démontre rien seule ; ce qui démontre, c’est ce que vous dites de la manière dont vous l’avez produit.

    Les projets tutorés : 600 heures qui sont des SAÉ

    Les projets tutorés représentent « un volume total de 600 heures » sur les trois ans. Le texte les qualifie d’« axes structurants de la professionnalisation » et, surtout, précise qu’ils sont « des éléments essentiels et fondamentaux du pôle « Situation d’Apprentissage et d’Évaluation » (SAÉ) des UE de chaque semestre ».

    Ces 600 heures s’ajoutent au volume d’enseignement — 1 800 heures pour une spécialité du secteur des services, 2 000 heures pour une spécialité du secteur de la production. Elles sont encadrées par des membres de l’équipe pédagogique « dont une partie issue du monde socio-économique ».

    La conséquence pratique est directe : le travail de projet tutoré n’est pas un à-côté du programme, c’est la matière première de votre portfolio. Documenter un projet tutoré au fil de l’eau — décisions, difficultés, ce que vous auriez fait autrement — coûte quelques minutes par séance et vous évite de reconstruire de mémoire un semestre plus tard.

    Poste de travail en entreprise occupé par un étudiant en stage de dernière année
    12 à 16 semaines en dernière année : le stage de BUT3 est le principal apport de matière au portfolio final.

    Les stages, et pourquoi la dernière année compte double

    Le calendrier des stages est fixé ainsi : « 8 à 12 semaines les 4 premiers semestres ; 12 à 16 semaines la dernière année », dans la limite globale de 22 à 26 semaines posée par l’arrêté. Les commissions pédagogiques nationales décident de la durée et du positionnement exacts pour chaque spécialité, et des dérogations peuvent être envisagées pour les professions réglementées.

    Le déséquilibre est voulu : jusqu’à 16 semaines sur la seule troisième année, contre 8 à 12 semaines réparties sur les quatre semestres précédents. C’est en BUT3 que vous accumulez l’essentiel de la matière professionnelle — et c’est aussi le moment où le portfolio doit démontrer le niveau le plus élevé de chaque compétence.

    L’encadrement du stage est assuré par l’équipe pédagogique en coordination avec l’organisme d’accueil, et recouvre « en particulier la validation des missions, le suivi régulier du stagiaire et son évaluation ». Point utile : la validation des missions est une étape formelle. Si les missions dérivent en cours de stage — ce qui arrive souvent —, le signaler tôt à votre tuteur pédagogique protège la cohérence entre ce que vous vivez et ce que vous devrez démontrer.

    Sur les aspects juridiques communs à tous les stages étudiants, notre guide sur la convention, la gratification et les droits du stagiaire reste applicable, à la réserve près qu’il traite du niveau master.

    Pourquoi votre IUT n’a pas le même format que celui d’à côté

    C’est une question récurrente, et la réponse est dans le texte. L’adaptation locale représente un tiers du volume global d’enseignement — 667 heures pour une spécialité secondaire, 600 heures pour une spécialité tertiaire, sur les trois ans — et jusqu’à 40 % du volume horaire annuel hors projets tutorés.

    Surtout, le texte précise que les SAÉ « ne sont décrites que de manière générique dans le référentiel de formation », ce qui « nécessite de la part des équipes pédagogiques de les adapter localement, notamment dans leur contenu ». Les heures d’enseignement encadré des pôles SAÉ sont donc à considérer comme des heures d’adaptation locale.

    Conclusion opérationnelle : les compétences sont nationales, les SAÉ sont locales. Un modèle de portfolio trouvé en ligne pour une autre spécialité, ou pour un autre IUT, décrit des situations qui ne sont pas les vôtres. Le document qui vous engage est le référentiel de votre spécialité complété par les consignes de votre département — c’est la hiérarchie que décrit notre annuaire des textes officiels par type de travail.

    Ce n’est ni un mémoire de BTS ni un dossier professionnel

    Trois formations professionnalisantes courtes, trois logiques d’évaluation différentes — et la confusion coûte cher quand on cherche des modèles.

    BUT BTS Titre professionnel
    Vecteur de démonstration Portfolio continu, adossé aux SAÉ Écrit professionnel de fin de cursus, soutenu Dossier professionnel accompagnant une mise en situation
    Temporalité Trois ans, en continu Une production finale Un recueil d’exemples de pratique
    Ce qui est évalué Des niveaux de compétences par UE Une analyse professionnelle argumentée Une pratique observée

    Si vous cherchiez en réalité le format du BTS, notre guide du mémoire de BTS traite l’épreuve correspondante. Si vous préparez une certification du ministère du Travail, c’est notre article sur le dossier professionnel qu’il faut lire. Et pour situer le BUT dans le paysage — effectifs, insertion, débouchés —, voir nos données sur les effectifs et l’insertion en BTS et BUT et notre classement des IUT.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne remplit pas votre portfolio. Le texte définit la démarche comme un processus continu d’autoévaluation : par construction, personne d’autre que vous ne peut la conduire, et un portfolio générique se repère à ce qu’il ne décrit aucune SAÉ en particulier.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. En BUT, ce travail est adossé à des situations que votre équipe pédagogique a elle-même encadrées — elle sait ce que vous avez fait.
    • Tesify ne connaît pas les consignes de votre département. Les SAÉ relèvent de l’adaptation locale : personne ne peut deviner les vôtres.

    Ce que l’outil fait : structurer une écriture réflexive quand on n’en a pas l’habitude, transformer des notes de séance accumulées en analyse construite, et vérifier que chaque compétence du référentiel de votre spécialité trouve dans le portfolio une trace argumentée plutôt qu’une simple mention.

    Structurez votre portfolio de BUT avec Tesify — vos SAÉ et vos analyses restent les vôtres.

    FAQ — SAÉ et portfolio en BUT

    Qu’est-ce qu’une SAÉ en BUT ?

    Le pôle « Situation d’apprentissage et d’évaluation » est l’un des deux éléments constitutifs de chaque unité d’enseignement. Il englobe les mises en situation professionnelle au cours desquelles l’étudiant développe la compétence et à partir desquelles il en démontre l’acquisition dans la démarche portfolio. L’autre élément constitutif est le pôle « Ressources ».

    Quel poids la SAÉ a-t-elle dans la note ?

    À l’intérieur de chaque unité d’enseignement, le poids relatif des pôles « ressources » et « SAÉ » varie dans un rapport de 40 à 60 %. En troisième année, ce rapport peut être apprécié sur l’ensemble des deux unités d’enseignement d’une même compétence.

    Le portfolio de BUT est-il un mémoire ?

    Non. Le portfolio est défini comme un processus continu d’autoévaluation, qui doit permettre à l’étudiant d’adopter une posture réflexive et critique vis-à-vis des compétences acquises ou en voie d’acquisition. Ce n’est pas un document produit en fin de cursus mais une démarche conduite pendant les trois années, accompagnée par l’équipe pédagogique.

    Combien de semaines de stage comporte un BUT ?

    De 22 à 26 semaines au total, réparties selon le calendrier suivant : 8 à 12 semaines sur les quatre premiers semestres et 12 à 16 semaines la dernière année. Les commissions pédagogiques nationales fixent la durée et le positionnement exacts par spécialité, et des dérogations sont envisageables pour les professions réglementées.

    Combien d’heures de projet tutoré faut-il faire ?

    600 heures au total sur les trois ans, en complément des 1 800 heures d’enseignement pour une spécialité du secteur des services ou des 2 000 heures pour une spécialité du secteur de la production. Les projets tutorés sont des éléments essentiels et fondamentaux du pôle SAÉ des unités d’enseignement de chaque semestre.

    Pourquoi les SAÉ diffèrent-elles d’un IUT à l’autre ?

    Parce que les SAÉ ne sont décrites que de manière générique dans le référentiel de formation et doivent être adaptées localement par les équipes pédagogiques, notamment dans leur contenu. L’adaptation locale représente un tiers du volume global d’enseignement, soit 667 heures pour une spécialité secondaire et 600 heures pour une spécialité tertiaire sur les trois ans.

    Comment une unité d’enseignement est-elle validée ?

    Une UE est définitivement acquise et capitalisable dès lors que la moyenne obtenue à l’ensemble « pôle ressources » et « SAÉ » est égale ou supérieure à 10. Par ailleurs, la validation des deux UE du niveau d’une compétence emporte la validation de l’ensemble des UE du niveau inférieur de cette même compétence. Le diplôme confère 180 crédits européens.