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  • Où lire des mémoires professionnels validés : annuaire 2026 par diplôme

    Où lire des mémoires professionnels validés : annuaire 2026 par diplôme

    Lire deux ou trois mémoires validés de son propre diplôme est le geste le plus rentable avant d’écrire. Pour les mémoires universitaires, les portails d’archives ouvertes sont bien connus. Pour les diplômes professionnels, les mémoires existent aussi — mais ils sont dispersés dans les catalogues des écoles et des professions, et la plupart ne sont pas sur Google.

    Cet annuaire recense les points d’entrée réels, filière par filière. Il dit aussi, sans détour, les cas où aucun dépôt public n’existe : c’est une information utile, parce qu’elle vous évite de chercher pendant des heures ce qui n’est pas en ligne.

    D’abord : ce qui n’existe pas

    Contrairement aux mémoires de master, il n’y a pas de dépôt national obligatoire pour les écrits de certification professionnelle. Un mémoire de titre RNCP, un dossier professionnel, un livret 2 de VAE ne rejoignent aucune archive ouverte : ils restent chez l’organisme certificateur, qui n’a aucune obligation de les publier.

    Concrètement, cela signifie que pour ces certifications, les seules sources fiables sont l’organisme lui-même — cahier des charges, mémoires anonymisés parfois communiqués aux promotions — et le référentiel de certification publié par le certificateur. Notre annuaire des textes officiels par type de travail indique où trouver ce référentiel dans chaque cas.

    Là où des collections publiques existent, elles sont adossées à une école ou à une profession. Voici lesquelles.

    Architecture — le réseau ArchiRès

    ArchiRès est le portail documentaire commun aux bibliothèques des écoles nationales supérieures d’architecture et de paysage. C’est le catalogue de référence du domaine, et il donne accès aux travaux d’étudiants déposés par les écoles du réseau.

    Deux précisions pratiques. Les collections et les droits d’accès varient d’une école à l’autre : certaines notices renvoient à un document en ligne, d’autres à une consultation sur place. Et la connexion avec ses identifiants d’école ouvre davantage de contenus qu’une consultation anonyme — si vous êtes inscrit en ENSA, connectez-vous avant de conclure qu’un document est introuvable.

    Pour ce que le jury attend ensuite, voir notre guide du mémoire de HMONP.

    Poste de consultation d'un catalogue documentaire en bibliothèque
    Beaucoup de ces catalogues ne sont pas indexés par les moteurs de recherche : il faut y entrer directement.

    Santé publique et direction d’établissement — la documentation de l’EHESP

    Le catalogue en ligne du service documentation de l’École des hautes études en santé publique est le point d’entrée pour les travaux liés à la santé publique, au management hospitalier et à la direction d’établissement sanitaire, social et médico-social.

    C’est la ressource la plus pertinente si vous préparez un mémoire d’élève-directeur, puisque l’école est l’opérateur de la formation statutaire. Elle l’est aussi, indirectement, pour le CAFDES, dont l’EHESP est l’établissement délivrant le diplôme — voir notre comparatif CAFDES ou DEIS.

    Comme pour ArchiRès, une partie du catalogue est réservée aux comptes de l’école ; la création d’un compte externe est proposée.

    Expertise comptable — la Bibliotique

    Bibliotique est la bibliothèque de la profession comptable. C’est le point d’entrée documentaire pour la filière, y compris pour la production des mémorialistes.

    Un détail technique qui a son importance : l’adresse avec www ne répond pas correctement, alors que l’adresse sans www fonctionne. Si vous obtenez une erreur de connexion sécurisée, essayez la seconde avant de conclure que le site est hors service.

    Pour les règles de l’épreuve elle-même — agrément du sujet, volume, soutenance — voir notre guide du mémoire du DEC.

    Ingénieur, paramédical, master — DUMAS et les archives ouvertes

    DUMAS reste le dépôt le plus large pour les travaux d’étudiants en France, et il ne contient pas que des mémoires de master : on y trouve aussi des travaux de filières paramédicales et d’établissements comme le Cnam, selon la politique de dépôt de chaque établissement.

    C’est donc la première recherche à faire si vous préparez un mémoire d’ingénieur du Cnam ou un mémoire de fin d’études paramédical — avec une réserve : le dépôt dépend de l’établissement et de l’autorisation de l’auteur, donc l’absence d’un travail sur DUMAS ne signifie pas qu’il n’existe pas.

    Pour le détail du fonctionnement de DUMAS, de HAL, de theses.fr, de Cairn et du SUDOC — modes de recherche, dépôt, différences entre plateformes —, notre annuaire des portails de mémoires traite ce volet en détail. Le présent article ne le double pas : il complète la carte du côté professionnel.

    Plusieurs mémoires professionnels classés par filière sur une table
    Trois mémoires validés de votre propre diplôme valent mieux que quinze exemples d’une autre filière.

    Validation des acquis de l’expérience — vae.gouv.fr

    Le portail public vae.gouv.fr centralise l’information sur la démarche. Il ne diffuse pas de livrets validés — ceux-ci ne sont pas publics — mais il donne le cadre, les étapes et les interlocuteurs, ce qui est l’essentiel de ce qu’on cherche au départ.

    Tableau récapitulatif

    Filière / diplôme Point d’entrée Accès aux travaux
    Architecture (DEA, HMONP) ArchiRès Variable selon l’école ; connexion école recommandée
    Santé publique, direction d’établissement (D3S, CAFDES) Documentation EHESP Catalogue public, compte externe possible
    Expertise comptable (DEC) Bibliotique Bibliothèque de la profession
    Ingénieur Cnam, paramédical, master DUMAS Accès libre, dépôt non systématique
    Titre RNCP, titre professionnel, CQP Organisme certificateur Aucun dépôt public — demander à l’organisme
    VAE vae.gouv.fr Cadre et démarche ; livrets non publics

    Comment lire un mémoire validé — et ce qu’il ne faut pas en faire

    Lire des exemplaires validés sert trois choses précises, et une seule d’entre elles concerne le contenu.

    1. Calibrer le volume et la structure. C’est l’usage le plus rentable. Vous voyez ce que 60 pages représentent réellement, comment la problématique est posée, où s’arrête la partie contextuelle.
    2. Comprendre le registre. Un mémoire de direction ne s’écrit pas comme un mémoire de recherche ; le lire est plus efficace que se le faire expliquer.
    3. Repérer ce que le jury a laissé passer et ce qu’il a manifestement exigé. Les rapports de jury, quand ils existent, sont encore plus instructifs que les mémoires eux-mêmes.

    En revanche, un mémoire validé n’est pas un gisement de contenu. Reprendre l’analyse d’un autre sur un terrain qui n’est pas le vôtre est du plagiat, et c’est aussi le meilleur moyen de vous retrouver incapable de répondre à la première question du jury. Si vous cherchez surtout des exemples commentés côté universitaire, notre sélection de mémoires réussis par discipline les analyse déjà.

    Un dernier réflexe, valable pour tous ces catalogues : vérifiez l’année. Un mémoire de CAFDES antérieur à la réforme de 2022, ou de DEIS antérieur à celle de 2024, décrit une architecture de certification qui n’est plus la vôtre. Il reste utile pour le style ; il ne l’est plus pour le cadre.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne vous fournit pas de mémoires d’autres candidats et ne réécrit pas un travail existant. Lire des exemplaires validés relève de votre préparation, pas d’un service.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et elle est particulièrement déplacée ici : le risque, quand on lit beaucoup d’exemplaires, est de s’approprier sans s’en rendre compte l’analyse de quelqu’un d’autre. Le contrôle n’est pas le problème — c’est le travail personnel manquant qui l’est.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.

    Ce que l’outil fait, une fois vos deux ou trois exemplaires lus : traduire ce que vous en avez retenu en une structure applicable à votre terrain, tenir cette structure sur une rédaction longue, et vérifier que chaque exigence de votre référentiel trouve une réponse dans le texte.

    Structurez votre mémoire avec Tesify — après avoir lu ce qui a été validé avant vous.

    FAQ — Trouver des mémoires professionnels

    Les mémoires de certification professionnelle sont-ils publics ?

    Non, en règle générale. Il n’existe pas de dépôt national obligatoire pour les écrits de certification professionnelle : mémoires de titre RNCP, dossiers professionnels et livrets de VAE restent chez l’organisme certificateur, qui n’a pas d’obligation de publication. Les collections publiques existent seulement là où une école ou une profession en a constitué une.

    Où trouver des mémoires en architecture ?

    Sur ArchiRès, le portail documentaire commun aux bibliothèques des écoles nationales supérieures d’architecture et de paysage. Les collections et les droits d’accès varient selon l’école, et une connexion avec ses identifiants d’école ouvre davantage de contenus qu’une consultation anonyme.

    Où trouver des mémoires de direction d’établissement sanitaire ou social ?

    Dans le catalogue en ligne du service documentation de l’École des hautes études en santé publique, qui est l’opérateur de la formation statutaire des élèves-directeurs et l’établissement délivrant le CAFDES. Un compte externe peut être créé pour accéder à une partie des ressources.

    Où trouver des mémoires d’expertise comptable ?

    Auprès de Bibliotique, la bibliothèque de la profession comptable. Attention à l’adresse : la version avec www ne répond pas correctement, contrairement à l’adresse sans www.

    DUMAS contient-il autre chose que des mémoires de master ?

    Oui. Selon la politique de dépôt de chaque établissement, on y trouve aussi des travaux de filières paramédicales et d’établissements comme le Cnam. Le dépôt n’étant ni systématique ni obligatoire, l’absence d’un travail sur DUMAS ne signifie pas qu’il n’existe pas.

    Peut-on s’inspirer d’un mémoire validé sans plagier ?

    Oui, à condition de s’en servir pour calibrer le volume, la structure et le registre, et non pour reprendre une analyse. Un mémoire professionnel s’appuie sur votre terrain et vos décisions : une analyse empruntée ne résiste pas à la première question du jury, indépendamment de toute question de plagiat.

    Faut-il vérifier l’année du mémoire consulté ?

    Impérativement. Un mémoire de CAFDES antérieur à la réforme de 2022 ou un mémoire de DEIS antérieur à celle entrée en vigueur en septembre 2024 décrit une architecture de certification qui n’est plus applicable. Ces exemplaires restent utiles pour le style et la méthode, pas pour le cadre réglementaire.

  • Le mémoire de géomètre-expert (DPLG) en 2026 : 150 000 signes, et un sujet qui doit tenir dans le 1°

    Le mémoire de géomètre-expert (DPLG) en 2026 : 150 000 signes, et un sujet qui doit tenir dans le 1°

    Le mémoire du diplôme de géomètre-expert foncier DPLG fait environ 150 000 signes hors infographie, annexes et bibliographie. Mais la contrainte qui élimine le plus de sujets n’est pas la longueur : c’est que le mémoire doit se rapporter principalement aux activités du 1° de l’article 1er de la loi de 1946 — le bornage et la définition des limites — et non aux activités d’aménagement du 2°.

    C’est la distinction que beaucoup de candidats découvrent tard, parce qu’elle ne saute pas aux yeux : les deux alinéas décrivent le même métier, et un seul ouvre le champ du mémoire.

    Le texte applicable a changé deux fois en 2025

    Avant tout, une mise en garde de méthode. Le diplôme est régi par le décret n° 2010-1406 du 12 novembre 2010, modifié coup sur coup par le décret n° 2025-238 du 13 mars 2025 puis par le décret n° 2025-1150 du 29 novembre 2025. Les modalités, elles, relèvent de l’arrêté du 8 décembre 2015 — dont l’article 1er a été modifié par un arrêté du 13 mars 2025 et l’article 3, celui qui décrit le mémoire, par un arrêté du 29 novembre 2025.

    Autrement dit : l’article qui définit votre mémoire est en vigueur dans sa version actuelle depuis le 1er décembre 2025. Toute fiche méthodologique antérieure — et il en circule qui renvoient encore à l’arrêté du 1er février 2011, remplacé depuis dix ans — décrit un cadre qui n’est plus le bon. Vérifiez la version consolidée avant de vous fier à un plan type ; si vous devez ensuite citer ces textes dans votre mémoire, notre guide sur la manière de citer une loi ou un arrêté donne les conventions.

    Plan parcellaire roulé posé à côté d'un mètre ruban sur une table en bois
    Le mémoire s’adosse aux travaux réellement exécutés pendant le stage, pas à un sujet choisi hors sol.

    Ce que l’arrêté impose, mot pour mot

    L’article 3 de l’arrêté du 8 décembre 2015, dans sa version en vigueur, pose que le mémoire :

    « se rapporte à l’exercice du métier de géomètre-expert, principalement aux activités décrites au 1° de l’article 1er de la loi n° 46-942 du 7 mai 1946 »

    et qu’il est « d’environ 150 000 signes hors infographie, annexes et bibliographie », se présentant « sous la forme d’un exposé structuré autour d’une problématique définie par le candidat en concertation avec le maître de stage et un enseignant ».

    Sur la soutenance, le texte est tout aussi précis : « La soutenance du mémoire par le candidat dure vingt minutes maximum. Elle est suivie d’un échange avec le jury d’une durée de trente minutes maximum. »

    Le 1° et le 2° : la ligne de partage qui décide de votre sujet

    L’article 1er de la loi du 7 mai 1946, dans sa rédaction en vigueur depuis le 16 décembre 1987, distingue deux blocs d’activité.

    Le couvre « les études et les travaux topographiques qui fixent les limites des biens fonciers et, à ce titre, lève et dresse […] les plans et documents topographiques concernant la définition des droits attachés à la propriété foncière, tels que les plans de division, de partage, de vente et d’échange des biens fonciers, les plans de bornage ou de délimitation de la propriété foncière ».

    Le couvre « les études, les documents topographiques, techniques et d’information géographique dans le cadre des missions publiques ou privées d’aménagement du territoire » ainsi que « toutes opérations techniques ou études sur l’évaluation, la gestion ou l’aménagement des biens fonciers ».

    C’est le 1° qui constitue le monopole de la profession — la partie que seul un géomètre-expert peut exercer. Et c’est à lui que l’arrêté rattache « principalement » le mémoire.

    Type de sujet Alinéa Recevable comme sujet principal ?
    Traitement des limites incertaines en bornage amiable Oui
    Division en volumes et définition des droits attachés Oui
    Preuve de la limite : titres, possession, éléments matériels Oui
    Méthodologie de délimitation du domaine public Oui
    Optimisation d’un flux de production topographique Non, sauf à le rattacher au 1°
    Modélisation BIM ou SIG pour une collectivité Non, sauf à le rattacher au 1°
    Évaluation ou gestion d’un patrimoine foncier Non, sauf à le rattacher au 1°

    Le mot « principalement » laisse une marge réelle : un sujet technique du 2° reste défendable s’il est construit pour répondre à une question de définition des droits fonciers. Ce qui ne passe pas, c’est le mémoire qui traite un outil pour lui-même. Un travail sur la donnée géographique pour l’aménagement relève d’une autre logique — c’est plutôt le terrain du mémoire de géographie et d’aménagement du territoire, dont les attendus n’ont rien à voir avec ceux d’un diplôme d’exercice.

    150 000 signes : ce que cela représente vraiment

    L’arrêté raisonne en signes, pas en pages — un choix cohérent pour une profession dont les productions comportent beaucoup de figures. À raison de 1 500 à 1 800 signes par page selon la mise en page retenue, 150 000 signes représentent de l’ordre de 83 à 100 pages de texte ; cette conversion est un calcul, pas une valeur publiée par le texte, et c’est le nombre de signes qui fait foi.

    La triple exclusion mérite qu’on s’y arrête : hors infographie, hors annexes et hors bibliographie. L’infographie sortie du décompte est une particularité notable — vos plans, coupes, schémas de bornage et illustrations techniques ne consomment pas votre quota. Vous n’avez donc aucune raison de rogner sur l’appareil graphique, qui est précisément là où se démontre la compétence technique. Sur la frontière entre corps et annexes, les règles générales du comptage des annexes dans la pagination restent un bon repère.

    Borne de délimitation en pierre plantée dans l'herbe à l'angle d'une parcelle
    Le 1° de l’article 1er — fixer les limites des biens fonciers — est le cœur du monopole, et le champ naturel du mémoire.

    Une problématique à trois voix

    L’arrêté ne dit pas que la problématique est choisie par le candidat : il dit qu’elle est « définie par le candidat en concertation avec le maître de stage et un enseignant ». Deux validateurs, deux exigences distinctes — l’une professionnelle, l’autre scientifique et juridique.

    La conséquence pratique est un calendrier : un sujet arrêté seul, puis soumis, se heurte presque toujours à l’une des deux exigences. Mieux vaut faire circuler deux ou trois formulations concurrentes tôt, pendant que les travaux de stage peuvent encore infléchir le corpus. Notre méthode pour formuler une problématique de mémoire s’applique ici avec une contrainte de plus : la question doit rester dans le champ du 1°.

    À cela s’ajoute le carnet de stage. L’article 1er de l’arrêté prévoit que le maître de stage y consigne ses observations sur les activités et les aptitudes professionnelles du candidat, et que ce carnet « constitue un des éléments d’appréciation et de validation du stage ». Il existe donc, comme pour la HMONP, un document que vous n’écrivez pas et qui décrit votre travail. Les unités de formation, elles, doivent être acquises « impérativement dans la période de stage ».

    Trois tentatives, cinq ans, et un point de départ décalé

    L’arrêté prévoit que le mémoire peut être présenté à trois reprises au cours des cinq années qui suivent la délivrance des certificats, ce délai courant « à compter du 1er janvier de l’année civile qui suit » cette délivrance.

    Ce décalage est favorable et souvent mal lu : le compte à rebours ne démarre pas le jour de l’obtention de vos certificats, mais au 1er janvier suivant. Selon le moment de l’année où vous les obtenez, cela représente plusieurs mois qui ne sont pas décomptés.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne produit pas vos travaux de terrain. Le mémoire s’adosse aux opérations que vous avez exécutées ou auxquelles vous avez participé pendant votre stage. Sans ce matériau, il n’y a pas de mémoire — il y a une synthèse documentaire, et un jury de géomètres-experts fait la différence en quelques questions.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur. La promesse est vide, et elle est hors sujet devant un jury qui vous interroge trente minutes sur des dossiers que vous êtes censé avoir traités.
    • Tesify ne valide pas votre sujet. Cette validation appartient au maître de stage et à l’enseignant, et elle est prévue par le texte.

    Ce que l’outil fait, une fois vos opérations documentées : tenir la longueur sans délayer sur 150 000 signes, garder la problématique du côté du 1° quand la tentation technique tire vers le 2°, et vérifier que chaque affirmation juridique renvoie au texte en vigueur plutôt qu’à une version abrogée. Ce qu’il produit est un brouillon à réécrire avec vos mots — c’est vous qui le soutenez, vingt minutes durant, devant des praticiens.

    Cadrez votre mémoire de DPLG avec Tesify — après avoir vérifié la version de l’arrêté applicable à votre session.

    FAQ — Le mémoire du diplôme de géomètre-expert DPLG

    Quelle est la longueur du mémoire de géomètre-expert ?

    Environ 150 000 signes, hors infographie, hors annexes et hors bibliographie, selon l’article 3 de l’arrêté du 8 décembre 2015. Le texte raisonne en signes et non en pages ; c’est le nombre de signes qui fait foi.

    Sur quoi le mémoire doit-il porter ?

    Sur l’exercice du métier de géomètre-expert, et principalement sur les activités décrites au 1° de l’article 1er de la loi n° 46-942 du 7 mai 1946 : les études et travaux topographiques qui fixent les limites des biens fonciers, les plans de division, de partage, de bornage ou de délimitation de la propriété foncière.

    Un sujet d’aménagement ou de SIG est-il recevable ?

    Les activités d’aménagement, d’évaluation et de gestion relèvent du 2° de l’article 1er, alors que l’arrêté rattache le mémoire « principalement » au 1°. Un sujet technique reste défendable s’il est construit pour répondre à une question de définition des droits fonciers, mais un travail sur un outil pour lui-même s’expose à un refus.

    Combien de temps dure la soutenance ?

    Vingt minutes maximum pour la soutenance, suivies d’un échange avec le jury d’une durée de trente minutes maximum, conformément à l’article 3 de l’arrêté du 8 décembre 2015.

    Combien de fois peut-on présenter le mémoire ?

    À trois reprises au cours des cinq années qui suivent la délivrance des certificats. Le délai court à compter du 1er janvier de l’année civile qui suit cette délivrance, et non du jour de l’obtention.

    Qui valide la problématique ?

    Elle est définie par le candidat en concertation avec le maître de stage et un enseignant. Le texte prévoit donc deux interlocuteurs, l’un professionnel et l’autre pédagogique, et non un choix libre du candidat.

    Le texte applicable a-t-il changé récemment ?

    Oui. L’article 3 de l’arrêté du 8 décembre 2015, qui décrit le mémoire, a été modifié par un arrêté du 29 novembre 2025 et est en vigueur dans sa rédaction actuelle depuis le 1er décembre 2025. Le décret n° 2010-1406 a lui-même été modifié deux fois en 2025. Les fiches méthodologiques antérieures peuvent décrire un cadre périmé.

    Qu’est-ce que le carnet de stage ?

    Un document dans lequel le maître de stage consigne ses observations sur les activités et les aptitudes professionnelles du candidat. L’arrêté précise qu’il constitue un des éléments d’appréciation et de validation du stage : il est donc rédigé par un tiers et pèse sur l’évaluation.

  • Rédiger son mémoire d’ingénieur du Cnam (hors temps de travail) avec Tesify en 2026

    Rédiger son mémoire d’ingénieur du Cnam (hors temps de travail) avec Tesify en 2026

    Le mémoire d’ingénieur du Cnam est une unité d’activités de 39 crédits ECTS — la plus lourde du cursus. Il démontre votre capacité à mobiliser des compétences scientifiques, techniques et professionnelles pour résoudre une problématique complexe, et il doit obligatoirement intégrer une dimension internationale et une dimension responsabilité sociale et environnementale.

    Ces deux obligations de contenu sont écrites noir sur blanc dans le règlement des études, et elles surprennent chaque année des candidats qui découvrent trois semaines avant le dépôt qu’un mémoire techniquement irréprochable ne coche pas deux cases explicites. Voici ce que le règlement impose réellement, dans sa version 2025-2026 pour le cursus hors temps de travail.

    Ce que le règlement des études impose (et que personne ne lit avant)

    Le règlement des études des formations d’ingénieurs de l’EiCnam, dans sa version applicable au cursus hors temps de travail 2025-2026, est le document qui vous engage. Trois points en découlent directement.

    Élément Ce que prévoit le règlement
    Poids du mémoire Une UA « Mémoire d’ingénieur » de 39 ECTS, consistant en la réalisation d’un mémoire et de sa soutenance
    Expérience professionnelle Une UA de 15 ECTS correspondant à « l’équivalent de 2 ans d’emploi à temps plein sur des fonctions classiquement confiées à un ingénieur »
    Note requise Au moins 10/20 après délibération, pour l’attribution des 39 ECTS
    Jury Au minimum quatre membres, dont un expert du domaine issu du monde industriel ou de la recherche
    Contenu obligatoire Une dimension internationale et une dimension RSE

    Le poids relatif dit l’essentiel : 39 ECTS pour le mémoire contre 15 pour deux ans d’expérience professionnelle validée. Le diplôme d’ingénieur se joue en très grande partie sur ce document et sur l’heure qui suit.

    Les trois verrous d’inscription à l’UA mémoire

    On ne s’inscrit pas au mémoire quand on se sent prêt. Le règlement pose trois conditions cumulatives, et chacune peut vous coûter un semestre entier si vous la découvrez tard.

    1. Avoir validé l’UE « Communication et information pour l’ingénieur – Oral probatoire ». Cette UE de 3 ECTS vérifie que le candidat a acquis les connaissances, compétences et savoir-être requis pour exercer le métier d’ingénieur. Point capital : « Le candidat ne peut se présenter plus de trois fois à l’épreuve de l’examen probatoire quelle que soit la spécialité ou le parcours. » Trois tentatives, toutes spécialités confondues — changer de parcours ne remet pas le compteur à zéro.
    2. Présenter un sujet de mémoire validé par le responsable du diplôme ou son représentant.
    3. Présenter un test externe de langue anglaise du cadre européen commun de référence. Le niveau minimal exigé pour la délivrance du diplôme est le B2, et le règlement est catégorique : sans l’UE d’anglais et le test externe, « le titre d’ingénieur ne pourra être délivré ».

    Le troisième verrou est celui qui piège le plus de candidats, parce qu’il est administratif et non académique. Passer un test externe demande de s’inscrire, d’attendre une session et de recevoir un résultat : plusieurs semaines, souvent plusieurs mois. Le règlement le dit d’ailleurs explicitement, en demandant de présenter ce test « pour éviter toute difficulté au moment de la diplomation ».

    Atelier industriel où se déroule le projet support du mémoire d'ingénieur
    Le sujet naît d’un échange entre l’élève, l’entreprise et l’enseignant responsable — et se formalise par une convention.

    Comment se choisit le sujet

    Le règlement décrit le sujet comme « le résultat d’un échange entre l’élève, un représentant de son entreprise et l’enseignant responsable de la spécialité ou du parcours », formalisé par la signature d’une convention de stage.

    C’est une négociation à trois, et les trois parties n’ont pas les mêmes intérêts. Votre entreprise veut un problème qui la concerne. Votre responsable de spécialité veut une problématique d’ingénierie qui laisse place à une démarche. Vous, vous avez besoin d’un périmètre tenable en parallèle d’un emploi à temps plein.

    Le sujet qui satisfait les trois a une propriété simple : il porte sur un problème réel de votre organisation et il expose un arbitrage technique non trivial. Une mission d’exécution bien menée ne fait pas un mémoire d’ingénieur, même si elle a demandé six mois de travail.

    Le suivi est ensuite assuré par un tuteur enseignant du Cnam, et quand c’est possible par un tuteur en entreprise. La désignation du tuteur enseignant est validée par l’enseignant responsable de la spécialité.

    Les deux dimensions obligatoires : international et RSE

    C’est la spécificité la plus concrète et la plus sous-estimée. Le règlement énonce que le mémoire d’ingénieur « devra intégrer obligatoirement » :

    • Une dimension internationale, illustrée par un contexte, une problématique ou une bibliographie en lien avec l’international ;
    • Une dimension responsabilité sociale et environnementale, démontrant la prise en compte d’enjeux environnementaux, éthiques ou sociaux dans l’approche ingénierie.

    Notez la formulation de la première : le règlement accepte trois voies alternatives — le contexte, la problématique, ou la bibliographie. Une bibliographie sérieusement internationale suffit à satisfaire l’exigence formelle, ce qui est une bonne nouvelle si votre projet est franco-français. Mais un contexte international réellement argumenté — benchmark de solutions étrangères, normes internationales applicables, comparaison de pratiques — vaut évidemment mieux devant un jury où siège un industriel.

    La dimension RSE, elle, n’admet pas de voie de contournement bibliographique : il faut démontrer la prise en compte d’enjeux dans l’approche ingénierie. Une section RSE ajoutée à la fin se voit. Un arbitrage technique justifié en partie par un critère environnemental, social ou éthique, intégré au corps du raisonnement, est ce qui est attendu.

    À cela s’ajoute une UA « Activités liées à l’international » de 3 ECTS, elle aussi validée lors de la soutenance du mémoire.

    Salle préparée pour la soutenance du mémoire d'ingénieur devant quatre membres de jury
    Quatre membres minimum, dont un expert industriel ou de la recherche : la faisabilité est testée par quelqu’un du métier.

    Le jury et la soutenance

    Le jury de soutenance est constitué par décision de la direction de l’EiCnam et présidé par l’enseignant responsable de la spécialité ou du parcours, qui peut déléguer cette fonction. Il comprend a minima quatre membres : le président, le tuteur académique du mémoire, un expert du domaine issu du monde industriel ou de la recherche, et un enseignant de la spécialité ou un second expert. Si le président est également le tuteur académique, un enseignant supplémentaire est ajouté.

    À l’issue de la soutenance, un procès-verbal est rédigé et signé par les membres du jury, puis transmis à la direction de l’EiCnam.

    La présence garantie d’un expert industriel ou de recherche oriente la préparation : les questions les plus dures ne portent pas sur la forme du document mais sur vos choix — pourquoi cette solution, à quel coût, avec quelles limites, et ce que vous feriez différemment. Nos guides sur les questions de jury en soutenance et la construction de l’oral s’appliquent, à condition d’y substituer un registre d’ingénierie.

    Et si le sujet est confidentiel ?

    Le cas est prévu. À la demande de l’organisme au sein duquel le mémoire a été préparé et/ou de l’auteur, et sur décision du président de jury, la soutenance du mémoire ou le mémoire lui-même peut avoir un caractère confidentiel.

    La décision appartient donc au président de jury, sur demande — ce n’est ni automatique ni acquis. Pour les mécanismes généraux (clause, embargo, qui peut lire le document), notre guide du mémoire confidentiel en entreprise détaille la marche à suivre.

    Ce n’est pas un PFE d’école d’ingénieur

    La confusion est fréquente et coûteuse. Le projet de fin d’études d’une école d’ingénieur en formation initiale se déroule en fin de cursus, chez un commanditaire, avec un double encadrement école-entreprise. Le mémoire d’ingénieur du Cnam se prépare en emploi, adossé à une expérience professionnelle validée comme telle, avec des obligations de contenu propres.

    Si c’est un PFE que vous préparez, notre guide pour rédiger son PFE en école d’ingénieur traite ce livrable-là. Et si vous n’êtes pas certain de la nature de l’écrit qu’on attend de vous, le comparatif des travaux de fin d’études situe les deux l’un par rapport à l’autre.

    Ce que Tesify ne fait pas

    Une précision nécessaire, parce que ce cursus se suit en travaillant, souvent sur plusieurs années, et que la pression au moment du dépôt est réelle :

    • Tesify ne produit pas un mémoire remettable en l’état. La matière — votre projet, vos données industrielles, vos arbitrages — n’existe que chez vous, et votre jury comprend obligatoirement un expert du domaine.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Sur un mémoire d’ingénieur, la vérification se fait en direct, par un industriel qui connaît le sujet et vous demande le coût de votre solution.
    • Tesify ne valide pas votre sujet, ne passe pas votre oral probatoire et ne remplace pas votre test d’anglais. Ces trois verrous sont administratifs et vous appartiennent.

    Ce que l’outil fait : tenir la structure d’un document long rédigé le soir et le week-end sur plusieurs mois, garder la cohérence entre la problématique validée et ce que le texte démontre à l’arrivée, et vérifier point par point que les exigences du règlement — dimension internationale, dimension RSE, démarche d’ingénierie explicite — trouvent chacune une réponse identifiable dans le mémoire plutôt qu’une mention en conclusion.

    Structurez votre mémoire d’ingénieur avec Tesify — votre projet et vos données restent les vôtres.

    FAQ — Le mémoire d’ingénieur du Cnam

    Combien d’ECTS vaut le mémoire d’ingénieur du Cnam ?

    39 ECTS, au titre d’une unité d’activités consistant en la réalisation d’un mémoire et de sa soutenance. À titre de comparaison, l’unité validant deux ans d’expérience professionnelle sur des fonctions d’ingénieur en vaut 15.

    Quelles conditions faut-il remplir pour s’inscrire à l’UA mémoire d’ingénieur ?

    Trois conditions cumulatives : avoir validé l’UE « Communication et information pour l’ingénieur – Oral probatoire » ; présenter un sujet de mémoire validé par le responsable du diplôme ou son représentant ; et présenter un test externe de langue anglaise reconnu, du cadre européen commun de référence.

    Combien de fois peut-on passer l’oral probatoire ?

    Trois fois au maximum, quelle que soit la spécialité ou le parcours. Changer de spécialité ne réinitialise pas ce nombre de tentatives, et la validation de cette UE conditionne l’inscription au mémoire.

    Quel niveau d’anglais est exigé ?

    Le niveau B2 du cadre européen commun de référence, attesté par un test externe, en plus de la validation de l’UE d’anglais du programme. Sans ces deux validations, le titre d’ingénieur ne peut pas être délivré.

    Le mémoire doit-il vraiment contenir une partie internationale et une partie RSE ?

    Oui, les deux sont obligatoires. La dimension internationale peut être illustrée par un contexte, une problématique ou une bibliographie en lien avec l’international. La dimension responsabilité sociale et environnementale doit démontrer la prise en compte d’enjeux environnementaux, éthiques ou sociaux dans l’approche ingénierie.

    Qui compose le jury de soutenance ?

    Au minimum quatre membres : le président — l’enseignant responsable de la spécialité ou son délégué —, le tuteur académique du mémoire, un expert du domaine issu du monde industriel ou de la recherche, et un enseignant de la spécialité ou un second expert. Les 39 ECTS sont attribués à partir d’une note d’au moins 10 sur 20 après délibération.

    Un mémoire d’ingénieur du Cnam peut-il être confidentiel ?

    Oui. À la demande de l’organisme d’accueil et/ou de l’auteur, et sur décision du président de jury, la soutenance ou le mémoire lui-même peut avoir un caractère confidentiel. La demande doit être formulée : ce n’est pas automatique.

  • Le mémoire de HMONP en 2026 : mise en situation, protocole et soutenance

    Le mémoire de HMONP en 2026 : mise en situation, protocole et soutenance

    La HMONP — habilitation de l’architecte diplômé d’État à exercer la maîtrise d’œuvre en son nom propre — s’obtient après une soutenance devant un jury, à l’issue d’au moins six mois de mise en situation professionnelle et d’un minimum de cent cinquante heures d’enseignement encadré. L’arrêté du 10 avril 2007 qui l’organise ne parle jamais de « mémoire » : il parle des éléments nécessaires à votre démonstration.

    Cette nuance de vocabulaire explique la plus grande part de l’angoisse des candidats. On vous demande un « mémoire de HMONP », vous cherchez le format réglementaire de ce mémoire, et vous ne le trouvez pas — parce qu’il n’existe pas au niveau national. Ce qui existe, en revanche, est une définition très précise de ce que le jury vient vérifier.

    Ce que dit exactement l’arrêté du 10 avril 2007

    L’arrêté du 10 avril 2007 relatif à l’habilitation de l’architecte diplômé d’État à l’exercice de la maîtrise d’œuvre en son nom propre, dans sa version en vigueur, structure la formation en deux volets équivalents.

    Volet Ce que l’arrêté impose Crédits
    Enseignements (art. 14) « Un minimum de cent cinquante heures encadrées par des enseignants » 30 crédits européens
    Mise en situation professionnelle (art. 13) « Une durée équivalant à au moins six mois à temps plein » 30 crédits européens

    Les enseignements portent, aux termes de l’article 7, sur trois domaines : les responsabilités du maître d’œuvre — entreprise, déontologie, contrats, chantier —, l’économie du projet, et les réglementations et normes. Ces trois domaines ne sont pas décoratifs : ils reviennent à la soutenance, comme on va le voir.

    La mise en situation professionnelle fait l’objet d’un contrat entre la structure d’accueil, le candidat et l’école, qui précise « sa rémunération, les conditions du suivi des enseignements à l’école et le détail des acquisitions attendues ». Trois éléments dans une seule phrase, et le troisième est le plus souvent négligé : les acquisitions attendues sont contractualisées dès le départ. C’est le document le plus utile de tout le dispositif, et c’est aussi celui qu’on signe sans le lire.

    Chantier de construction visité pendant la mise en situation professionnelle
    Six mois à temps plein minimum : la matière de votre démonstration se constitue là, pas devant l’écran.

    Pourquoi il n’existe pas de format national du « mémoire »

    L’article 16 est le cœur du dispositif et il tient en peu de mots : « L’habilitation de l’architecte diplômé d’État à exercer la maîtrise d’œuvre en son nom propre est délivrée après une soutenance devant un jury », et le candidat « présente lors de sa soutenance tous les éléments nécessaires à sa démonstration ».

    Aucun nombre de pages. Aucun plan type. Aucune obligation de produire un document relié — juridiquement, l’écrit est un support de la démonstration, pas l’épreuve. Chaque école nationale supérieure d’architecture définit donc son propre attendu : volume, structure, calendrier de remise, articulation avec le protocole de formation. D’une ENSA à l’autre, les formats diffèrent réellement, et c’est parfaitement régulier.

    La conséquence pratique est simple : le document qui vous engage est celui de votre école, pas un modèle trouvé en ligne. C’est la hiérarchie que décrit notre annuaire des textes officiels par type de travail — le texte national fixe la nature de l’épreuve, le règlement local fixe la forme du rendu.

    Ce que le jury vient réellement vérifier

    La composition du jury, fixée à l’article 17, dit tout de l’exercice attendu. Il comprend au minimum cinq membres, dont au moins les deux tiers d’architectes praticiens — enseignants ou non —, un architecte-enseignant d’une autre école, et un membre proposé par le conseil régional de l’ordre des architectes. Le tuteur de la mise en situation et le directeur d’études assistent à la soutenance sans voix délibérative.

    Lisez cette composition comme un cahier des charges implicite. Une majorité qualifiée de praticiens, un regard extérieur à votre école, et la présence de l’Ordre : ce jury n’évalue pas une qualité de projet architectural — vous l’avez déjà démontrée en obtenant votre diplôme d’État. Il évalue votre capacité à porter une responsabilité : signer, engager votre assurance, tenir un budget, arbitrer sur un chantier, répondre d’un contrat.

    D’où la structure la plus solide pour votre démonstration : partir des objectifs que vous aviez posés dans votre protocole de formation, montrer ce que la mise en situation vous a effectivement permis d’acquérir, et traiter explicitement les trois domaines de l’article 7. Une démonstration qui parle longuement de conception et rapidement de responsabilité juridique est structurellement fragile devant ce jury-là.

    Salle d'école d'architecture préparée pour une soutenance devant cinq membres de jury
    Cinq membres minimum, deux tiers de praticiens, un représentant de l’Ordre : le jury évalue une responsabilité, pas un projet.

    Le rôle du tuteur, et le document que vous ne rédigez pas

    Un point que beaucoup de candidats découvrent tard : selon l’article 15, la période de mise en situation « est évaluée en continu » et le tuteur « transmet ses observations au directeur d’études ». Et surtout : « Ce document est porté à la connaissance des membres du jury lors de la soutenance. »

    Autrement dit, une pièce que vous n’écrivez pas se trouve sur la table du jury. Elle décrit ce que vous avez réellement fait pendant six mois, vue par quelqu’un qui était là.

    Cela a deux conséquences concrètes. D’abord, une démonstration qui embellit le périmètre réel de vos missions se heurte à un document contradictoire — et l’écart, lui, est fatal. Ensuite, et c’est plus utile : parlez à votre tuteur de ses observations avant la soutenance. Vous ne le pilotez pas, mais vous pouvez vous assurer que vos deux récits portent sur les mêmes missions, et anticiper les points sur lesquels il sera plus réservé que vous.

    Les cas pratiques : le support prévu par le texte

    L’article 12 prévoit qu’« un ou plusieurs cas pratiques servent de support, dans le cadre des enseignements théoriques et pratiques, pour assurer la maîtrise de la confrontation de la conception avec la réalité du projet et l’autonomie du candidat sur une ou plusieurs questions de mise en œuvre du projet ».

    C’est la meilleure indication de méthode que donne le texte. La démonstration attendue n’est pas un traité général sur la maîtrise d’œuvre : c’est la confrontation de la conception avec la réalité du projet, sur des cas identifiés. Un dossier construit autour de deux ou trois situations réellement vécues — un avenant négocié, une entreprise défaillante, un dépassement d’enveloppe arbitré — démontre davantage qu’une revue exhaustive de la réglementation.

    C’est aussi ce qui distingue cet exercice d’un travail universitaire. Si le partage vous semble encore flou, notre comparatif de la différence entre mémoire de recherche et mémoire professionnel pose le cadre général, et le comparatif des travaux de fin d’études situe la HMONP parmi les autres livrables professionnels.

    Préparer l’oral

    La soutenance est le moment où l’habilitation se joue, et le format des questions découle directement de la composition du jury : des praticiens vous demanderont ce que vous auriez fait autrement, ce que vous auriez refusé de signer, et comment vous auriez financé ce que vous proposez. Nos guides sur les questions de jury en soutenance et la préparation de l’oral restent applicables sur la forme, à condition de transposer le fond : ici, la bonne réponse est une décision assumée, pas une nuance méthodologique.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne produit pas un dossier de HMONP remettable en l’état. Votre démonstration repose sur six mois de mise en situation dont le tuteur transmet ses propres observations au jury. La matière n’existe que chez vous, et elle est contre-vérifiée par un document que vous n’écrivez pas.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Devant un jury composé aux deux tiers de praticiens, un dossier que vous n’avez pas construit se démonte sur la première question de responsabilité.
    • Tesify ne remplace pas le règlement de votre ENSA, qui est le seul document fixant le format attendu.

    Ce que l’outil fait : structurer une démonstration écrite en parallèle d’une activité à temps plein en agence, garder la cohérence entre les objectifs posés dans votre protocole et ce que vous démontrez à l’arrivée, et vérifier que les trois domaines de l’article 7 — responsabilités, économie du projet, réglementations — trouvent chacun une réponse identifiable dans votre dossier.

    Structurez votre dossier de HMONP avec Tesify — vos six mois d’agence restent les vôtres.

    FAQ — Le mémoire de HMONP

    Existe-t-il un format officiel du mémoire de HMONP ?

    Non. L’arrêté du 10 avril 2007 prévoit une soutenance devant un jury, lors de laquelle le candidat « présente tous les éléments nécessaires à sa démonstration ». Il ne fixe ni nombre de pages, ni plan type, ni format de document. Chaque école nationale supérieure d’architecture définit son propre attendu : c’est le règlement de votre école qui vous engage.

    Combien de temps dure la mise en situation professionnelle ?

    Une durée équivalant à au moins six mois à temps plein, qui permet la validation de trente crédits européens. Elle s’accompagne d’un contrat entre la structure d’accueil, le candidat et l’école, précisant la rémunération, les conditions du suivi des enseignements et le détail des acquisitions attendues.

    Combien d’heures d’enseignement la HMONP comporte-t-elle ?

    Un minimum de cent cinquante heures encadrées par des enseignants, validant trente crédits européens. Elles portent sur les responsabilités du maître d’œuvre, l’économie du projet, et les réglementations et normes.

    Qui compose le jury de la HMONP ?

    Au minimum cinq membres, dont au moins les deux tiers d’architectes praticiens, enseignants ou non, un architecte-enseignant d’une autre école et un membre proposé par le conseil régional de l’ordre des architectes. Le tuteur de la mise en situation et le directeur d’études assistent à la soutenance sans voix délibérative.

    Le tuteur transmet-il un avis au jury ?

    Oui. La période de mise en situation est évaluée en continu et le tuteur transmet ses observations au directeur d’études ; ce document est porté à la connaissance des membres du jury lors de la soutenance. Il est donc utile d’échanger avec son tuteur avant l’oral pour que les deux récits portent sur le même périmètre de missions.

    Sur quoi le jury interroge-t-il vraiment ?

    Sur votre capacité à assumer la maîtrise d’œuvre en votre nom propre : responsabilité juridique, contrats, économie du projet, conduite de chantier. L’arrêté prévoit d’ailleurs que des cas pratiques servent de support pour éprouver « la confrontation de la conception avec la réalité du projet ». Une démonstration centrée sur la conception plutôt que sur la responsabilité est structurellement fragile.

  • Titre professionnel : qu’est-ce que le dossier professionnel (DP) et comment le remplir en 2026 ?

    Titre professionnel : qu’est-ce que le dossier professionnel (DP) et comment le remplir en 2026 ?

    Le dossier professionnel (DP) est le document dans lequel le candidat à un titre professionnel du ministère chargé de l’emploi consigne les preuves de sa pratique professionnelle. Ce n’est pas un mémoire : il ne se rédige pas comme une démonstration, mais comme un recueil d’exemples de pratique, un à trois par activité-type du titre visé.

    Beaucoup de candidats abordent le DP avec les réflexes du mémoire — problématique, plan, développement — et produisent un document que le jury ne peut pas exploiter. Le malentendu est compréhensible : le titre professionnel est enregistré au répertoire national des certifications professionnelles, comme les titres pour lesquels on rédige effectivement un mémoire. Mais son architecture d’évaluation n’a rien à voir.

    Le titre professionnel demande-t-il un mémoire ?

    Non. L’arrêté du 22 décembre 2015 relatif aux conditions de délivrance du titre professionnel du ministère chargé de l’emploi ne prévoit aucun mémoire. Il organise une session d’examen construite autour d’une mise en situation professionnelle.

    Son article 8 pose l’architecture : l’évaluation comprend « la mise en situation professionnelle complétés, éventuellement, du questionnaire professionnel ou de l’entretien technique ou du questionnement à partir de production(s) ». Le même article précise que le jury dispose « du Dossier Professionnel (DP) dans lequel le candidat a consigné les preuves de sa pratique professionnelle ».

    Autrement dit : ce qui est évalué, c’est une pratique observée. Le DP n’est pas l’épreuve — il est la pièce qui permet au jury de lire cette pratique sur la durée, au-delà de ce qu’il voit le jour de la session.

    Dossier professionnel (titre professionnel) Mémoire de titre RNCP
    Nature du document Recueil d’exemples de pratique professionnelle Écrit long argumenté
    Ce qu’il démontre Des preuves de ce que vous avez fait Une compétence d’analyse et de préconisation
    Rôle dans l’évaluation Pièce mise à disposition du jury Épreuve notée en tant que telle
    Épreuve principale Mise en situation professionnelle La rédaction et la soutenance
    Texte de référence Arrêté du 22 décembre 2015 Référentiel de l’organisme certificateur

    Si votre formation vous demande explicitement un mémoire, vous n’êtes pas dans ce cadre-là et notre guide du mémoire de titre RNCP niveau 6 ou 7 traite votre cas. Si vous hésitez sur la nature exacte de l’écrit attendu, le comparatif des travaux de fin d’études aide à trancher avant d’écrire une ligne.

    Poste de travail préparé pour une mise en situation professionnelle devant le jury
    L’épreuve centrale est une mise en situation professionnelle : le DP l’accompagne, il ne la remplace pas.

    Que contient exactement le dossier professionnel ?

    Le DP comporte, pour chaque activité-type du titre visé, un à trois exemples de pratique professionnelle. S’y ajoute un tableau à renseigner si le candidat souhaite porter à la connaissance du jury la détention d’un titre, d’un diplôme, d’un certificat de qualification professionnelle ou d’attestations de formation.

    Cette structure a une conséquence directe sur la méthode : votre plan est déjà écrit. Il est donné par le découpage du titre en activités-types, que vous trouvez sur la fiche publique de votre certification et dans le référentiel de votre organisme. Vous n’avez pas à inventer une architecture — vous avez à alimenter celle-là.

    L’erreur la plus fréquente consiste à raconter une activité de façon générale (« je gère les commandes clients ») au lieu de décrire un exemple daté et situé (une commande précise, ce qui posait problème, ce que vous avez fait, avec quoi, et ce que ça a produit). Le jury n’évalue pas une description de poste : il cherche des preuves.

    Qui remplit le DP, et le jury le lit-il vraiment ?

    Le DP est renseigné par le candidat. C’est un document personnel, et c’est précisément ce qui en fait une pièce exploitable par un jury.

    Et oui, il est lu. L’article 9 de l’arrêté indique que le jury se prononce au vu « du dossier professionnel (DP) attestant des pratiques professionnelles et de ses annexes si prévues au RC », ainsi que des résultats des évaluations passées en cours de formation pour les candidats issus d’un parcours de formation. Le même article prévoit un entretien final, conduit à l’issue de la session, destiné à vérifier la maîtrise des compétences par le candidat.

    Cet entretien final est la raison la plus concrète de remplir le DP soi-même : c’est le document sur lequel le jury s’appuie pour vous questionner. Un exemple de pratique que vous n’avez pas vécu se démonte en deux questions.

    Qui compose le jury ?

    L’article 6 de l’arrêté est explicite : le jury est composé « a minima, de deux membres habilités », qui sont « obligatoirement des professionnels justifiant d’au moins trois ans d’expérience dans le métier visé ».

    Cette composition dit tout du registre attendu. Vous n’écrivez pas pour des universitaires mais pour des gens qui exercent votre métier depuis au moins trois ans. Le vocabulaire technique exact est un atout, l’approximation se voit immédiatement, et une formulation empruntée à un modèle trouvé en ligne détonne d’autant plus qu’elle décrit une pratique que le lecteur connaît de l’intérieur.

    Salle d'examen préparée pour l'entretien final devant deux membres de jury
    Deux professionnels du métier, au minimum trois ans d’expérience : le DP se lit devant ceux qui savent.

    Peut-on obtenir le titre par blocs ?

    Oui. L’article 1er prévoit que le titre professionnel s’obtient « par capitalisation de l’ensemble des certificats de compétences professionnelles composant le titre », le candidat se présentant à des sessions CCP.

    L’article 10 pose la limite temporelle qui structure toute stratégie de parcours fractionné : « À partir de l’obtention d’un ou plusieurs CCP, le candidat peut se présenter aux autres CCP constitutifs du titre professionnel dans la limite de la durée de validité du titre. »

    C’est le point à vérifier avant de choisir un parcours en plusieurs sessions : la fenêtre n’est pas ouverte indéfiniment, et elle est indexée sur la validité de votre titre — une information qui figure sur la fiche publique de la certification, avec sa date d’échéance d’enregistrement. Un titre en fin de cycle d’enregistrement réduit mécaniquement votre marge.

    Comment écrire un exemple de pratique qui tienne

    Une trame simple fonctionne pour la quasi-totalité des activités-types, quel que soit le métier :

    1. Le contexte. Où, quand, dans quelle structure, avec quels moyens et sous quelle contrainte.
    2. La demande ou le problème. Ce qui déclenchait l’intervention — précisément, pas en général.
    3. Ce que vous avez fait. Les gestes, les outils, les étapes, dans l’ordre réel. C’est le cœur, et c’est la partie que les candidats abrègent le plus.
    4. Ce que ça a produit. Le résultat, y compris s’il a fallu reprendre ou corriger.
    5. Ce que vous en retenez. Deux ou trois lignes suffisent, mais elles distinguent celui qui exécute de celui qui maîtrise.

    Deux réflexes évitent les rejets les plus bêtes. D’abord, vérifiez ce que votre référentiel de certification (RC) prévoit en matière d’annexes : l’arrêté renvoie explicitement au RC sur ce point, et les pratiques varient d’un titre à l’autre. Ensuite, n’écrivez rien qui expose des données confidentielles de votre employeur — anonymisez les noms de clients et les montants sensibles, comme vous le feriez dans n’importe quel écrit professionnel remis à un tiers.

    Cette superposition entre texte national, référentiel du certificateur et consignes du centre est la règle générale, pas une bizarrerie du titre professionnel : notre annuaire des textes officiels par type de travail explique où chercher à chaque niveau.

    DP, livret 2 de VAE : quelle différence ?

    Les deux documents décrivent une expérience professionnelle, et il est tentant de recycler l’un pour l’autre. C’est une mauvaise idée.

    Le livret 2 de VAE se construit contre le référentiel d’un diplôme et vise à faire reconnaître des acquis en lieu et place d’une formation ; il demande une analyse réflexive développée. Le DP se construit contre les activités-types d’un titre et accompagne une session d’examen où votre pratique sera observée. Le premier argumente, le second documente. Si c’est la voie de la validation des acquis qui vous concerne, notre guide du livret 2 de VAE traite ce document-là.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne remplit pas votre dossier professionnel à votre place. Le DP consigne les preuves de votre pratique : il n’existe aucune matière à générer, et l’entretien final est précisément conçu pour vérifier que vous êtes celui qui a fait ce qui est décrit.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un contrôle de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et ici elle est même hors sujet : votre jury est composé de professionnels du métier: ce n’est pas un logiciel qui repère un exemple emprunté, ce sont deux praticiens en trois questions.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur, et ne se substitue pas au référentiel de certification.

    Ce que l’outil fait : mettre en forme un document long quand on n’a plus rédigé depuis des années, tenir la même structure sur tous les exemples de pratique, et vérifier que chaque activité-type du titre trouve bien dans le dossier le nombre d’exemples attendus — la vérification la plus rentable, et celle qu’on fait le plus souvent trop tard.

    Structurez votre dossier professionnel avec Tesify — vos exemples de pratique restent les vôtres.

    FAQ — Le dossier professionnel du titre professionnel

    Le dossier professionnel est-il un mémoire ?

    Non. L’arrêté du 22 décembre 2015 relatif aux conditions de délivrance du titre professionnel du ministère chargé de l’emploi ne prévoit pas de mémoire. Le DP est le document dans lequel le candidat consigne les preuves de sa pratique professionnelle, mis à disposition du jury lors d’une session d’examen organisée autour d’une mise en situation professionnelle.

    Combien d’exemples de pratique faut-il par activité-type ?

    Un à trois exemples de pratique professionnelle par activité-type du titre visé. Le dossier comporte en outre un tableau permettant de porter à la connaissance du jury la détention d’un titre, d’un diplôme, d’un certificat de qualification professionnelle ou d’attestations de formation.

    Qui remplit le dossier professionnel ?

    Le candidat lui-même. C’est le document sur lequel le jury s’appuie pour l’entretien final prévu à l’issue de la session, destiné à vérifier la maîtrise des compétences : un exemple que vous n’avez pas vécu ne résiste pas au questionnement.

    Qui compose le jury d’un titre professionnel ?

    Le jury comprend au minimum deux membres habilités, obligatoirement des professionnels justifiant d’au moins trois ans d’expérience dans le métier visé. C’est ce qui explique l’attente d’un vocabulaire technique exact plutôt que d’un registre académique.

    Peut-on obtenir un titre professionnel bloc par bloc ?

    Oui, par capitalisation de l’ensemble des certificats de compétences professionnelles composant le titre, en se présentant à des sessions CCP. À partir de l’obtention d’un ou plusieurs CCP, le candidat peut se présenter aux autres dans la limite de la durée de validité du titre : cette échéance est à vérifier avant de choisir un parcours fractionné.

    Peut-on réutiliser son livret 2 de VAE comme dossier professionnel ?

    Ce n’est pas recommandé. Le livret 2 se construit contre le référentiel d’un diplôme et demande une analyse réflexive développée ; le dossier professionnel se construit contre les activités-types d’un titre et documente des exemples de pratique en vue d’une session d’examen. Les deux décrivent la même expérience, mais ne répondent pas à la même question.

  • CAFFA ou CAFIPEMF en 2026 : un mémoire de 20 à 30 pages d’un côté, plus aucun de l’autre

    CAFFA ou CAFIPEMF en 2026 : un mémoire de 20 à 30 pages d’un côté, plus aucun de l’autre

    Le CAFFA impose la soutenance d’un mémoire professionnel de 20 à 30 pages hors annexes. Le CAFIPEMF n’en impose plus aucun : depuis l’arrêté du 4 mai 2021, l’écrit attendu est un rapport de visite sur une séance observée. Les deux certificats sont nés le même jour, en 2015, avec le même mémoire — un seul l’a conservé.

    Si vous préparez l’un des deux certificats d’aptitude aux fonctions de formateur, la question « combien de pages fait le mémoire » n’a pas la même réponse selon que vous enseignez dans le premier ou le second degré. Elle n’a même plus de réponse du tout dans un cas sur deux.

    Deux certificats nés le même jour, deux textes différents aujourd’hui

    Le CAFIPEMF (certificat d’aptitude aux fonctions d’instituteur ou de professeur des écoles maître formateur) et le CAFFA (certificat d’aptitude aux fonctions de formateur académique) ont été organisés par deux arrêtés distincts mais portant la même date : le 20 juillet 2015. Ils prévoyaient l’un et l’autre la soutenance d’un mémoire professionnel.

    C’est là que les chemins divergent. L’arrêté du 4 mai 2021 a abrogé celui de 2015 pour le seul CAFIPEMF, et l’a remplacé par une architecture d’épreuves entièrement différente. L’arrêté du 20 juillet 2015 relatif au CAFFA, lui, est toujours en vigueur — vérification faite sur le texte consolidé au 5 août 2026.

    Les dispositions de 2015 sont restées applicables jusqu’au 31 août 2022 aux candidats déjà admissibles des sessions en cours. Ce régime transitoire est clos depuis quatre ans : plus aucun candidat au CAFIPEMF ne relève aujourd’hui du mémoire.

    Salle de classe vide vue depuis le fond, tables et chaises alignées
    Le CAFIPEMF a déplacé l’évaluation du bureau vers la classe : l’écrit porte désormais sur une séance observée.

    Ce que le CAFFA demande : un mémoire de 20 à 30 pages hors annexes

    L’arrêté du 20 juillet 2015 relatif au CAFFA décrit la seconde épreuve d’admission en ces termes :

    « La soutenance d’un mémoire professionnel de 20 à 30 pages hors annexes consistant en un travail personnel de réflexion s’appuyant sur l’expérience professionnelle du candidat et traitant d’une problématique d’accompagnement ou de formation. »

    Trois contraintes se lisent dans cette seule phrase. La fourchette est hors annexes — contrairement au dossier du CAPPEI, où les documents sont comptés dans la pagination. Le travail doit être personnel et réflexif, adossé à votre propre expérience. Et sa problématique doit porter sur l’accompagnement ou la formation — pas sur votre discipline, pas sur vos élèves : sur votre activité de formateur d’adultes.

    C’est la contrainte la plus mal comprise. Un professeur de mathématiques qui rédige un mémoire de CAFFA sur la didactique des fractions est hors sujet ; le même travail devient recevable s’il porte sur la manière dont il accompagne des collègues à faire évoluer leur enseignement des fractions. Le changement d’objet est total.

    L’épreuve d’admissibilité, elle, repose sur « un entretien avec le jury, lequel s’appuie sur un dossier fourni par le candidat, un rapport d’activité et les rapports d’évaluation (administrative et pédagogique) ». Le mémoire n’intervient donc qu’après ce premier filtre.

    Ce que le CAFIPEMF demande depuis 2021 : un rapport de visite

    L’arrêté du 4 mai 2021 ne contient ni le mot « mémoire », ni le mot « soutenance ». Les épreuves sont désormais adossées à des observations en situation :

    • Première épreuve (art. 5) : observation par le jury d’un temps d’enseignement assuré par le candidat pendant soixante minutes, suivie d’un entretien. Une version aménagée (art. 6) existe pour les directeurs d’école et les conseillers pédagogiques.
    • Deuxième épreuve (art. 7) : quatre séquences, dont une observation en classe de soixante minutes, une analyse de trente minutes, et surtout la production par le candidat d’un rapport de visite sur la séance observée.
    • Épreuve complémentaire de spécialisation (art. 18), facultative : elle commence par la rédaction d’un rapport d’activité portant sur les années de service.

    L’écrit n’a pas disparu — il a changé de nature. On ne vous demande plus une réflexion construite de vingt à trente pages, mais un document professionnel court, adossé à une séance précise, dans le registre du conseil à un pair.

    Le tableau comparatif

    CAFIPEMF (1er degré) CAFFA (2nd degré)
    Texte en vigueur Arrêté du 4 mai 2021 Arrêté du 20 juillet 2015
    Mémoire professionnel Non Oui
    Longueur imposée Aucune 20 à 30 pages hors annexes
    Écrit principal attendu Rapport de visite sur une séance observée Mémoire réflexif soutenu devant un jury
    Objet de l’écrit Une séance précise, observée Une problématique d’accompagnement ou de formation
    Écrit supplémentaire Rapport d’activité si épreuve de spécialisation Dossier + rapport d’activité à l’admissibilité
    Observation en classe Deux épreuves sur deux Une épreuve de pratique professionnelle

    Pourquoi la plupart des pages que vous trouverez sont périmées

    Cherchez « mémoire CAFIPEMF » et vous obtiendrez des guides détaillés, des plans types, des conseils de problématique — décrivant un exercice supprimé en 2021. Ces pages ne sont pas malveillantes : elles décrivaient correctement le régime de 2015 et personne ne les a retirées.

    C’est un phénomène régulier sur les certifications professionnelles, qui sont réécrites tous les quelques années sans que la couche de contenu en ligne suive. La règle pratique tient en une ligne : vérifiez la date de l’arrêté qui vous est opposable avant de faire confiance à un plan type, et prenez la version consolidée plutôt qu’une description de seconde main. Notre annuaire des textes officiels par type de travail indique où les trouver.

    Carnet de notes ouvert posé à côté d'un ordinateur portable sur une table de salle des professeurs
    Vingt à trente pages hors annexes : la fourchette du CAFFA est étroite dans les deux sens.

    Une fourchette étroite dans les deux sens

    « 20 à 30 pages » se lit d’ordinaire comme un plafond. C’est aussi un plancher, et le plancher est la contrainte la plus exigeante des deux : vingt pages de réflexion personnelle sur votre propre pratique de formateur, sans revue de littérature pour tenir la longueur, demandent d’avoir réellement conduit et documenté des actions d’accompagnement.

    Le fait que la fourchette soit hors annexes a une conséquence directe : les supports de vos actions de formation, grilles et productions de stagiaires ne consomment pas votre pagination. Ils ne la remplissent pas non plus. Si vous hésitez sur ce qui relève du corps et ce qui relève des annexes, notre guide sur les annexes et leur comptage dans la pagination pose les règles générales.

    Sur le registre attendu, ce mémoire est un mémoire professionnel au sens plein : il n’a pas à produire un savoir nouveau, mais à analyser une pratique et à en tirer des conséquences. La différence entre mémoire de recherche et mémoire professionnel vaut ici pleinement. Et si vous enseignez déjà et visez plutôt une certification en éducation inclusive, c’est un troisième format encore : le dossier de l’épreuve 2 du CAPPEI obéit à des règles de pagination inverses.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne conduit pas vos actions de formation à votre place. Un mémoire de CAFFA repose sur des accompagnements que vous avez menés auprès de collègues. Sans ce matériau, aucun outil ne produit autre chose qu’un texte creux — et un jury de formateurs le voit immédiatement.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur. La promesse est vide, et elle est hors sujet devant un jury qui vous interroge sur des séances que vous êtes censé avoir observées et analysées.
    • Tesify ne vous dira pas quel arrêté vous est opposable. Cela dépend du certificat et de votre session ; c’est à vérifier auprès de votre académie.

    Ce que l’outil fait, une fois vos actions documentées : tenir la fourchette de vingt à trente pages sans délayer, garder la problématique du côté de l’accompagnement plutôt que de la discipline, et vérifier que chaque affirmation sur votre pratique est adossée à une trace. Le texte produit est un brouillon de travail, à réécrire avec vos mots — c’est vous qui le soutenez.

    Cadrez votre mémoire de CAFFA avec Tesify — après avoir vérifié le texte applicable à votre session.

    FAQ — Mémoire du CAFFA et écrits du CAFIPEMF

    Combien de pages fait le mémoire du CAFFA ?

    De 20 à 30 pages hors annexes, selon l’arrêté du 20 juillet 2015 relatif au certificat d’aptitude aux fonctions de formateur académique, toujours en vigueur en 2026. Les annexes ne sont pas comptées dans cette fourchette.

    Y a-t-il encore un mémoire au CAFIPEMF ?

    Non. L’arrêté du 4 mai 2021 a abrogé l’arrêté du 20 juillet 2015 relatif au CAFIPEMF et ne prévoit plus de mémoire professionnel ni de soutenance. L’écrit attendu est un rapport de visite sur une séance observée, produit lors de la deuxième épreuve.

    Jusqu’à quand l’ancien régime du CAFIPEMF s’est-il appliqué ?

    Les dispositions de l’arrêté de 2015 sont restées applicables jusqu’au 31 août 2022 aux candidats admissibles des sessions alors en cours. Depuis, tous les candidats relèvent du texte de 2021.

    Sur quoi doit porter la problématique du mémoire de CAFFA ?

    Sur une problématique d’accompagnement ou de formation, et non sur votre discipline d’enseignement. L’arrêté demande un travail personnel de réflexion s’appuyant sur l’expérience professionnelle du candidat en tant que formateur.

    Quelle est l’épreuve d’admissibilité du CAFFA ?

    Un entretien avec le jury s’appuyant sur un dossier fourni par le candidat, un rapport d’activité et les rapports d’évaluation administrative et pédagogique. Le mémoire n’intervient qu’aux épreuves d’admission.

    Le rapport de visite du CAFIPEMF a-t-il une longueur imposée ?

    L’arrêté du 4 mai 2021 ne fixe aucune longueur pour le rapport de visite. Il en précise l’objet — la séance observée — et sa place dans la deuxième épreuve, mais les attendus de format relèvent des consignes académiques.

    Pourquoi trouve-t-on encore des guides du mémoire de CAFIPEMF ?

    Parce qu’ils décrivaient correctement le régime en vigueur avant 2021 et n’ont pas été retirés. C’est un phénomène courant sur les certifications professionnelles, réécrites régulièrement sans que les contenus en ligne suivent. Vérifiez toujours la date du texte applicable à votre session.

  • Le mémoire de DES en 2026 : ce que votre maquette exige vraiment

    Le mémoire de DES en 2026 : ce que votre maquette exige vraiment

    Le mémoire de DES n’est pas la thèse d’exercice. C’est un travail exigé — ou non — par la maquette de formation de votre spécialité, annexée à l’arrêté du 21 avril 2017, et il se soutient en phase de consolidation. Selon le DES, il peut être un mémoire classique, un portfolio, un article publié — ou ne pas exister du tout.

    C’est la source de confusion la plus coûteuse du troisième cycle : deux internes de la même promotion, dans deux spécialités différentes, n’ont pas les mêmes obligations écrites. Et la réponse ne se trouve ni dans le règlement de votre faculté ni auprès de vos co-internes, mais dans un document précis que presque personne n’ouvre.

    Mémoire de DES ou thèse d’exercice : deux travaux différents

    Les deux existent, ils ne servent pas à la même chose, et ils ne sont pas régis par les mêmes dispositions.

    Thèse d’exercice Mémoire de DES
    Ce qu’elle ou il valide Le diplôme d’État de docteur en médecine Le diplôme d’études spécialisées
    Texte de référence Article 60 de l’arrêté du 12 avril 2017 La maquette de votre DES (arrêté du 21 avril 2017, annexe II)
    Nature « Un travail de recherche ou un ensemble de travaux approfondis qui relèvent de la pratique de la spécialité préparée » Variable selon la spécialité
    Jury Au moins trois membres, présidé par un professeur des universités des disciplines médicales Défini localement, sous l’autorité du coordonnateur
    Existence Obligatoire pour tous Dépend de la maquette

    L’article 60 de l’arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine encadre la thèse avec précision : sujet choisi au plus tard à la fin du deuxième semestre validé de la phase d’approfondissement, jury d’au moins trois membres, et — pour les spécialités d’une durée de trois ans — soutenance dans les trois ans suivant la validation de la dernière phase. Notre guide de la thèse d’exercice de médecine traite intégralement ce travail-là.

    Le mémoire de DES, lui, n’apparaît pas dans ce texte. Il apparaît dans les maquettes.

    Document réglementaire ouvert sur la maquette de formation d'un DES
    La maquette de votre spécialité est le seul document qui dise si vous devez un mémoire, et sous quelle forme.

    Trois spécialités, trois régimes : la démonstration

    Les maquettes sont publiées en annexe II de l’arrêté du 21 avril 2017 relatif aux connaissances, aux compétences et aux maquettes de formation des diplômes d’études spécialisées. Chaque maquette énumère, phase par phase, les critères de validation. Comparons trois d’entre elles.

    Spécialité Ce que la maquette exige en phase de consolidation Substitution possible ?
    Médecine générale « Soutenance et validation du mémoire de DES qui est constitué par le portfolio complet des 3 phases » Non — le mémoire est le portfolio
    Pneumologie « Soutenance d’un mémoire, ce dernier pouvant être remplacé par la publication d’un article » Oui, par une publication
    Médecine d’urgence Aucune mention d’un mémoire dans les critères de validation Sans objet

    Trois spécialités, trois obligations écrites entièrement différentes. Un interne de médecine générale qui prépare un mémoire « classique » sans avoir construit son portfolio depuis la phase socle découvre en phase de consolidation qu’il doit soutenir un document qu’il aurait dû alimenter pendant six semestres. Un interne de pneumologie qui ignore la clause de substitution rédige un mémoire quand un article accepté aurait suffi — et parfois mieux servi sa carrière.

    La leçon opérationnelle est simple : ouvrez votre maquette, allez à la section « phase de consolidation », lisez les critères de validation. Cela prend cinq minutes et détermine plusieurs mois de travail.

    Où trouver la maquette de votre DES

    Les maquettes sont consultables sur Légifrance, en annexe II de l’arrêté du 21 avril 2017, dans leur version consolidée — c’est le point important, car plusieurs maquettes ont été modifiées depuis 2017. Celle de médecine générale, par exemple, a été réécrite par un arrêté du 3 août 2023.

    Deux réflexes évitent l’essentiel des erreurs :

    • Vérifier la version. Une maquette récupérée auprès d’un interne de la promotion précédente peut être antérieure à une modification. C’est la version en vigueur pour votre année de validation qui vous engage.
    • Ne pas confondre maquette et consignes locales. La maquette dit si un mémoire est exigé et sous quelle forme générale. Le volume, le format, le calendrier de dépôt et la composition du jury relèvent de votre coordonnateur local de DES. Les deux niveaux se cumulent, ils ne se remplacent pas.

    Cette superposition n’a rien de propre à la médecine : c’est la règle générale que décrit notre annuaire des textes officiels par type de mémoire — le texte national fixe la nature de l’épreuve, le document local fixe le format.

    Classeur de portfolio et tablette côte à côte sur un bureau hospitalier
    Quand le mémoire est le portfolio, il ne se rédige pas à la fin : il se constitue dès la phase socle.

    Le cas particulier du mémoire-portfolio

    Lorsque la maquette définit le mémoire comme le portfolio complet des trois phases — c’est le cas en médecine générale — la logique de travail change radicalement.

    Un mémoire classique se rédige après coup, à partir d’un matériau qu’on rassemble. Un portfolio se constitue au fil de l’eau : traces d’apprentissage, situations cliniques analysées, productions personnelles en stage et hors stage. Le rattrapage tardif est visible, parce qu’un portfolio écrit en trois semaines a la texture d’un document rétrospectif là où le jury attend une progression datée.

    La conséquence pratique : si votre maquette prévoit ce format, le travail commence au premier semestre, pas au dernier. Et la soutenance ne porte pas sur un résultat de recherche mais sur un parcours — ce que vous avez appris, quand, et ce que vous en faites aujourd’hui.

    Quand le mémoire peut être remplacé par un article

    Plusieurs maquettes ouvrent explicitement cette substitution. C’est une option, pas une facilité : un article original soumis à une revue à comité de lecture impose un cadre méthodologique plus strict qu’un mémoire interne, des délais éditoriaux que vous ne contrôlez pas, et une négociation de la signature avec votre encadrant.

    Elle a en revanche un intérêt évident si vous visez un post-internat universitaire ou un clinicat. Si vous partez d’un travail déjà rédigé, notre guide pour transformer un mémoire en article scientifique détaille le reformatage attendu, et le diagramme PRISMA reste l’attendu standard si votre travail est une revue systématique. Pour l’appareil de citation, la norme Vancouver s’applique dans les deux cas.

    Une précaution : vérifiez auprès de votre coordonnateur ce que « publication » signifie dans votre DES — article accepté, article soumis, ou article publié. La maquette ne le précise pas, et l’écart entre ces trois états peut représenter un an.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne rédige pas un mémoire de DES remettable en l’état. Vos situations cliniques, vos gardes, vos traces d’apprentissage : cette matière n’existe que chez vous, et elle est précisément ce que le jury vient vérifier.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème ; le travail personnel manquant l’est — et devant un jury de votre spécialité, il se voit en quelques questions.
    • Tesify ne lit pas votre maquette à votre place et ne remplace pas l’avis de votre coordonnateur de DES.

    Ce que l’outil fait : structurer un document long écrit par tranches entre deux stages, tenir un plan cohérent quand la rédaction s’étale sur plusieurs semestres, et vérifier que chaque critère de validation de votre maquette trouve une réponse identifiable dans le texte.

    Structurez votre mémoire de DES avec Tesify — après avoir lu votre maquette.

    FAQ — Le mémoire de DES

    Le mémoire de DES est-il la même chose que la thèse de médecine ?

    Non. La thèse d’exercice valide le diplôme d’État de docteur en médecine et relève de l’article 60 de l’arrêté du 12 avril 2017. Le mémoire de DES valide le diplôme d’études spécialisées et relève de la maquette de votre spécialité, publiée en annexe II de l’arrêté du 21 avril 2017. Les deux peuvent coexister dans un même parcours.

    Tous les DES exigent-ils un mémoire ?

    Non. C’est la maquette de chaque spécialité qui le prévoit ou non. Certaines maquettes imposent la soutenance d’un mémoire en phase de consolidation, d’autres n’en mentionnent aucun dans leurs critères de validation. Il faut lire la sienne.

    Le mémoire de DES peut-il être remplacé par une publication ?

    Dans plusieurs spécialités, oui : la maquette prévoit que le mémoire peut être remplacé par la publication d’un article. Cette clause n’est pas générale — elle figure dans certaines maquettes et pas dans d’autres. Vérifiez également auprès de votre coordonnateur si « publication » signifie article soumis, accepté ou publié.

    Qu’est-ce que le mémoire-portfolio de médecine générale ?

    La maquette du DES de médecine générale prévoit en phase de consolidation la soutenance et la validation du mémoire de DES, lequel est constitué par le portfolio complet des trois phases. Le mémoire n’est donc pas un document rédigé à la fin, mais l’assemblage soutenu d’un travail conduit depuis la phase socle.

    Quand se soutient le mémoire de DES ?

    En phase de consolidation, la dernière des trois phases du troisième cycle, dans le cadre des critères de validation fixés par la maquette. Le calendrier précis, le format et la composition du jury sont arrêtés localement par le coordonnateur de la spécialité.

    Où trouver la maquette de mon DES ?

    Sur Légifrance, en annexe II de l’arrêté du 21 avril 2017, dans sa version consolidée. Plusieurs maquettes ont été modifiées depuis leur publication initiale — celle de médecine générale l’a été par un arrêté du 3 août 2023 — donc vérifiez toujours la version en vigueur plutôt que de reprendre un document transmis par une promotion antérieure.

  • Le mémoire du DEC en 2026 : agrément du sujet, rédaction et soutenance

    Le mémoire du DEC en 2026 : agrément du sujet, rédaction et soutenance

    Le mémoire du diplôme d’expertise comptable est l’épreuve n° 3 du DEC : la rédaction puis la soutenance d’un mémoire portant sur une activité relevant de l’expertise comptable ou du commissariat aux comptes. Son sujet doit avoir été agréé par le jury national, il compte pour le coefficient le plus élevé du diplôme, et toute note inférieure à 10 sur 20 y est éliminatoire.

    C’est la seule épreuve du DEC qui se prépare sur des mois plutôt que sur des heures, et la seule dont l’échec ne se rattrape pas par une moyenne. Un arrêté du 23 avril 2026 vient d’en réécrire les modalités : la règle change entre la session 2026 et la session de printemps 2027, et beaucoup de mémorialistes préparent aujourd’hui un dossier sous un calendrier qui ne sera plus le leur.

    Qu’est-ce que l’épreuve n° 3 du DEC exactement ?

    L’arrêté du 13 février 2019 relatif aux épreuves du DEC (NOR ESRS1900136A) fixe trois épreuves et leur pondération. Le mémoire est la troisième, et de loin la plus lourde.

    Épreuve Nature Durée Coefficient Note éliminatoire
    N° 1 — Réglementation professionnelle et déontologie Écrit sous forme de questions 1 heure 1 Inférieure à 6/20
    N° 2 — Révision légale et contractuelle des comptes Écrit, cas pratique 4 h 30 3 Inférieure à 6/20
    N° 3 — Mémoire Rédaction et soutenance Soutenance : 1 heure maximum 4 Inférieure à 10/20

    Deux chiffres méritent d’être lus ensemble. Le mémoire pèse 4 sur un total de 8 : à lui seul, il vaut autant que les deux écrits réunis. Et son seuil éliminatoire n’est pas 6 comme ailleurs, mais 10 sur 20 — autrement dit, une note en dessous de la moyenne sur le mémoire fait échouer le diplôme quelle que soit la performance sur les écrits. Le diplôme est décerné aux candidats ayant obtenu une moyenne générale d’au moins 10 sur 20 sans note éliminatoire, sur des épreuves toutes notées sur 20.

    Deux sessions sont organisées chaque année pour chacune des épreuves. Et l’inscription suppose de produire l’attestation de fin de stage prévue par le décret du 30 mars 2012 : le mémoire n’est pas un travail d’étudiant mais l’aboutissement d’un stage professionnel de trois ans, que ce même décret définit comme « l’exécution de travaux professionnels complétés par des actions de formation ».

    Notice de demande d'agrément du sujet de mémoire annotée avant dépôt
    L’agrément du sujet est la première décision qui vous engage — et celle dont le calendrier change en 2027.

    Ce que l’arrêté du 23 avril 2026 change — et à partir de quand

    L’arrêté du 23 avril 2026 (NOR ESRS2611472A, Bulletin officiel de l’enseignement supérieur et de la recherche n° 19 du 7 mai 2026) modifie l’arrêté de 2019 sur trois points. Chacun entre en vigueur à une date différente, et c’est là que se joue le risque d’erreur.

    Point modifié Règle jusqu’à la session 2026 Nouvelle règle Entrée en vigueur
    Dépôt de la demande d’agrément Sujet proposé à l’agrément du jury national six mois au moins avant le début des épreuves de la session de soutenance Délai supprimé ; l’inscription à l’épreuve requiert simplement d’avoir obtenu l’agrément, et la décision est communiquée dans un délai de deux mois à compter de la demande Session de printemps 2027
    Inscription aux épreuves écrites Obligation de s’inscrire aux épreuves n° 1 et n° 2 lors de la première inscription Alinéa supprimé Session de printemps 2027
    Conservation des notes Toute note supérieure ou égale à 10 reportable sur demande pendant huit sessions Toute note égale ou supérieure à 10 est conservée pendant les huit sessions suivantes, sans possibilité de repasser l’épreuve ; pour les épreuves n° 1 et n° 2, les notes comprises entre 6 et 10 peuvent aussi être conservées, sur demande Session d’automne 2026, pour les notes obtenues au titre de cette session

    L’arrêté est explicite sur le sort de la session en cours : « Pour la session 2026, le sujet du mémoire continue à être proposé à l’agrément du jury national six mois au moins avant la date de début des épreuves de la session de soutenance. » Si vous visez une soutenance en 2026, la règle des six mois s’applique encore intégralement. Si vous visez le printemps 2027, elle ne s’applique plus — mais l’agrément doit être obtenu avant l’inscription, ce qui déplace la contrainte sans la supprimer.

    Le changement le plus sous-estimé est le troisième. La conservation d’une note égale ou supérieure à 10 devient automatique et s’accompagne d’une interdiction de repasser l’épreuve concernée. Un candidat qui obtenait 11 à un écrit et espérait remonter sa moyenne en le repassant ne le pourra plus. La stratégie de session s’en trouve modifiée dès l’automne 2026.

    Comment obtenir l’agrément du sujet ?

    L’agrément est une décision du jury national, pas une formalité de votre cabinet. Le sujet doit relever d’une ou plusieurs des activités de l’expertise comptable ou du commissariat aux comptes — c’est la seule contrainte thématique que pose l’arrêté.

    Trois règles gouvernent la durée de vie de cette décision, et elles n’ont pas été modifiées en 2026 :

    • La décision accordant l’agrément a une durée de validité de quatre sessions.
    • Si le mémoire n’a pas été soutenu dans ce délai, l’agrément devient caduc.
    • Le dépôt d’une nouvelle demande d’agrément entraîne la renonciation définitive à tout agrément obtenu antérieurement.

    Cette dernière règle est celle qui coûte le plus cher. Déposer un second sujet « pour voir » ne crée pas une option supplémentaire : elle annule la première. À partir du printemps 2027, l’arrêté ouvre en revanche deux portes explicites — en cas de refus, le candidat peut déposer une nouvelle demande ; et lorsque le jury demande des modifications du sujet, le candidat peut déposer une nouvelle demande qui en tient compte. Ces deux cas sont désormais nommés dans le texte.

    Quel format pour le mémoire ? Ce que le texte ne dit pas

    Il faut le dire clairement : ni l’arrêté de 2019 ni celui de 2026 ne fixent un nombre de pages, une police, un interligne ou un plan type pour le mémoire du DEC. Les chiffres qui circulent — souvent « une centaine de pages » — ne viennent pas d’un texte réglementaire.

    Ils viennent des documents du jury national : la notice qui accompagne la demande d’agrément et les rapports de session. Ce sont ces documents-là qui vous engagent sur la forme, et ils sont révisés régulièrement. C’est exactement la hiérarchie décrite dans notre annuaire des textes officiels par type de mémoire : le texte national fixe la nature de l’épreuve, le document opérationnel fixe le format. Récupérez la version de votre session, pas celle qu’un collègue a utilisée deux ans plus tôt.

    DEC ou DSCG : deux mémoires, deux exercices

    La confusion est fréquente parce que les deux diplômes appartiennent à la même filière et que les deux épreuves s’appellent « mémoire ». Elles n’attendent pourtant pas la même chose.

    Mémoire du DSCG (UE 7) Mémoire du DEC (épreuve n° 3)
    Situe le candidat En fin de cursus, avant le stage En fin de stage professionnel
    Qui agrée le sujet Procédure d’agrément propre à l’UE 7 Le jury national du DEC
    Coefficient dans le diplôme Une UE parmi d’autres 4 sur 8
    Seuil éliminatoire Selon le règlement du DSCG 10/20 — sous ce seuil, le diplôme est refusé

    Si c’est le mémoire du DSCG que vous préparez, notre guide du mémoire DSCG UE 7 traite la fiche d’agrément, le plan et la soutenance propres à cette épreuve. Le présent article ne s’adresse qu’aux mémorialistes du DEC. Et si vous hésitez plus largement sur la nature de l’écrit qu’on attend de vous, le comparatif des travaux de fin d’études replace le mémoire du DEC parmi les autres livrables professionnels.

    Salle de soutenance avec une table de jury et un pupitre de candidat
    Une heure maximum devant le jury national : le format le plus court du diplôme, pour l’épreuve la plus lourde.

    La soutenance : une heure maximum

    L’arrêté fixe une seule contrainte de durée — une heure au maximum — et laisse au jury le soin d’organiser l’échange. La composition de ce jury national est en revanche entièrement définie par l’arrêté de 2019 : le commissaire du gouvernement près le Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables ou son représentant, un inspecteur général de l’éducation nationale, quatre enseignants dont deux au moins enseignant en master Comptabilité, contrôle, audit, deux experts-comptables, deux experts-comptables exerçant également comme commissaires aux comptes, et un diplômé d’expertise comptable exerçant en entreprise.

    Cette composition dit ce que la soutenance vérifie : un jury où siègent des praticiens en exercice et des universitaires n’attend ni un exposé académique ni un compte rendu de mission. Il attend que vous défendiez des choix professionnels — de périmètre, de méthode, de recommandation — en sachant pourquoi vous les avez faits et ce que vous auriez pu faire autrement.

    Et si vous échouez à l’épreuve n° 3 ?

    Une note inférieure à 10 sur 20 au mémoire est éliminatoire : elle empêche l’obtention du diplôme, indépendamment des notes obtenues aux écrits. Vos notes égales ou supérieures à 10 aux autres épreuves sont conservées pendant les huit sessions suivantes, ce qui vous laisse quatre ans pour revenir.

    La question pratique est alors : faut-il reprendre le même sujet ou en changer ? Reprendre le même sujet conserve l’agrément, tant qu’on reste dans la fenêtre de quatre sessions. En changer implique une nouvelle demande — et donc la renonciation définitive à l’agrément en cours. Le calcul se fait sur ce que le rapport de jury vous reproche : un défaut de méthode se corrige sur le même sujet, un sujet mal calibré dès l’origine ne se corrige pas.

    Pour les aspects transversaux — construction d’un corpus, traitement des données de mission, appareil de citation — notre guide du mémoire en finance, comptabilité et audit reste applicable.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne rédige pas un mémoire remettable en l’état. La matière de votre épreuve n° 3 — vos missions, vos dossiers, vos arbitrages en cabinet — n’existe que chez vous, et le jury est composé de praticiens qui le vérifieront en une heure.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et particulièrement ici : le contrôle n’est pas le problème, c’est le travail professionnel manquant qui l’est. Un mémoire qu’on ne peut pas défendre devant deux experts-comptables en exercice échoue à la soutenance, pas au contrôle.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur, et n’obtient pas l’agrément à votre place.

    Ce que l’outil fait, une fois le sujet agréé : tenir la structure d’un document long rédigé sur plusieurs mois en parallèle d’une activité à temps plein, vérifier que chaque partie du plan agréé trouve une réponse dans le texte, et calibrer un registre professionnel qui n’est ni celui du rapport de mission ni celui de l’article académique.

    Structurez votre mémoire du DEC avec Tesify — une fois votre sujet agréé.

    FAQ — Le mémoire du DEC

    Quand faut-il déposer la demande d’agrément du sujet ?

    Pour la session 2026, six mois au moins avant la date de début des épreuves de la session de soutenance. À partir de la session de printemps 2027, ce délai est supprimé : l’inscription à l’épreuve requiert simplement que l’agrément ait été obtenu, et la décision du jury est communiquée dans un délai de deux mois à compter de la demande.

    Combien de temps l’agrément reste-t-il valable ?

    Quatre sessions. Si le mémoire n’a pas été soutenu dans ce délai, la décision devient caduque. Déposer une nouvelle demande d’agrément entraîne par ailleurs la renonciation définitive à tout agrément obtenu antérieurement.

    Combien de pages doit faire le mémoire du DEC ?

    Aucun texte réglementaire ne fixe un nombre de pages. Les contraintes de format figurent dans la notice du jury national qui accompagne la demande d’agrément, ainsi que dans les rapports de session. Ce sont ces documents qu’il faut récupérer, dans leur version applicable à votre session.

    Quelle note faut-il obtenir au mémoire ?

    Au moins 10 sur 20. Contrairement aux épreuves n° 1 et n° 2, où le seuil éliminatoire est de 6 sur 20, toute note inférieure à 10 sur 20 à l’épreuve n° 3 est éliminatoire et empêche l’obtention du diplôme.

    Combien de temps dure la soutenance ?

    Une heure au maximum. L’arrêté ne fixe aucune autre contrainte de déroulement : la répartition entre exposé et questions relève du jury national.

    Le mémoire du DEC est-il la même chose que le mémoire du DSCG ?

    Non. Le mémoire de l’UE 7 du DSCG se prépare en fin de cursus, avant le stage d’expertise comptable. Le mémoire du DEC est l’épreuve n° 3 du diplôme final, se prépare après le stage, et son sujet est agréé par le jury national du DEC. Les deux épreuves ont des attendus et des jurys différents.

  • Le dossier de l’épreuve 2 du CAPPEI en 2026 : 25 pages, et la règle qui n’est pas dans l’arrêté

    Le dossier de l’épreuve 2 du CAPPEI en 2026 : 25 pages, et la règle qui n’est pas dans l’arrêté

    Le dossier de l’épreuve 2 du CAPPEI fait 25 pages maximum, documents compris. Mais cette limite ne figure pas dans l’arrêté qui organise l’examen : elle vient de la circulaire, relayée par chaque académie. C’est pourquoi le format exact — police, longueur du texte rédigé — peut varier d’un département à l’autre, alors que la durée des épreuves, elle, ne varie jamais.

    Si vous préparez le certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive, vous cherchez probablement deux choses : combien de pages, et ce qu’on attend exactement dedans. Les deux réponses ne viennent pas du même texte, et c’est la source de la plupart des malentendus.

    Ce que l’arrêté fixe — et ce qu’il ne fixe pas

    L’arrêté du 10 février 2017 relatif à l’organisation de l’examen du CAPPEI, dans sa version en vigueur au 5 août 2026 (modifié par les arrêtés du 23 avril 2020, du 21 décembre 2020 et du 8 février 2021), décrit l’épreuve 2 en une phrase :

    « un entretien avec la commission à partir d’un dossier élaboré par le candidat portant sur sa pratique professionnelle. La présentation de ce dossier n’excède pas 15 minutes. Elle est suivie d’un entretien d’une durée de 45 minutes »

    Lisez-la attentivement : elle fixe la nature du dossier, la durée de présentation et la durée d’entretien. Elle ne fixe aucune longueur. Aucun nombre de pages, aucune police, aucun interligne, aucune date de remise.

    Étagère basse avec des boîtes de rangement étiquetées et des cartes images dans une salle de classe
    Le dossier documente une pratique réelle : les documents choisis viennent de votre propre exercice.

    D’où viennent réellement les 25 pages

    La limite de 25 pages provient de la circulaire, et le texte applicable aujourd’hui est la circulaire du 12 février 2021 (NOR MENE2101543C), publiée au Bulletin officiel n° 10 du 11 mars 2021. Elle dispose :

    « Ce dossier de 25 pages maximum est communiqué aux membres de la commission au plus tard 15 jours avant la date fixée pour l’épreuve. Il comprend : une sélection de documents choisis par le candidat pour étayer sa pratique professionnelle ; un texte rédigé par le candidat dans lequel il justifie et commente son choix documentaire pour faire valoir la cohérence de son action. »

    Un point mérite d’être signalé, parce qu’il illustre exactement le réflexe à avoir. Cette circulaire de 2021 a abrogé la circulaire de 2017 qui régissait auparavant le CAPPEI — mais elle a repris la règle du dossier à l’identique. Beaucoup de documents en ligne, y compris des fiches académiques encore en circulation, citent donc un texte abrogé pour énoncer une règle qui, elle, reste exacte. La règle est bonne, la référence ne l’est plus : si vous devez citer le cadre dans votre dossier, citez la circulaire de 2021.

    La note d’inscription à la session 2026 diffusée dans l’académie de Besançon ajoute la précision qui change tout : « Les documents sont intégrés aux 25 pages et ne constituent pas d’annexes. »

    C’est la contrainte structurante de l’épreuve, et celle que l’on découvre le plus souvent trop tard. Vous ne disposez pas de 25 pages de rédaction plus des pièces jointes : vous disposez de 25 pages en tout, dans lesquelles chaque document que vous versez consomme la place que votre analyse n’aura plus. Sur ce point précis, le CAPPEI se comporte à l’inverse de la plupart des écrits universitaires, où les annexes ne sont pas comptées dans la pagination.

    Le tableau : quelle règle vient de quel texte

    Élément Valeur Texte qui la fixe Peut-elle varier ?
    Présentation du dossier 15 minutes maximum Arrêté du 10 février 2017, art. 3 Non
    Entretien qui suit 45 minutes Arrêté du 10 février 2017, art. 3 Non
    Notation Chaque épreuve sur 20 ; moyenne ≥ 10/20 sur les trois Arrêté du 10 février 2017, art. 4 Non
    Longueur du dossier 25 pages maximum, documents inclus Circulaire du 12 février 2021 En pratique, non — mais vérifiez
    Remise à la commission 15 jours au plus tard avant l’épreuve Circulaire du 12 février 2021 La date exacte, oui
    Longueur du texte rédigé Souvent 5 à 7 pages Note académique Oui
    Police et interligne Arial 10 ou 11 selon les notes Note académique Oui

    Les deux dernières lignes méritent une mise en garde. Ni l’arrêté ni la circulaire de 2021 ne fixent la longueur du texte rédigé ni la police à employer. Une fiche de l’académie de Lyon indique un texte rédigé de 5 à 7 pages en Arial 11, interligne 1,5 ; d’autres notes retiennent Arial 10. Ces valeurs sont académiques, pas nationales — ne les traitez pas comme une règle générale et prenez la note de votre propre service des examens comme référence.

    Les deux parties doivent rester distinctes

    La circulaire décrit deux composants — une sélection de documents et un texte qui les justifie — et les notes académiques insistent pour qu’ils soient distincts. Ce n’est pas une exigence de mise en page : c’est ce qui rend l’épreuve évaluable.

    Le jury n’évalue pas vos documents pour eux-mêmes. La circulaire le dit sans ambiguïté : « Plus que le nombre de documents, c’est la pertinence du choix et l’intérêt du document au regard de l’expérience d’enseignement analysée qui seront évalués. » Autrement dit, un dossier de dix documents bien commentés vaut mieux qu’un dossier de trente pièces juxtaposées. La tentation de remplir les 25 pages est précisément celle qui coûte des points.

    La circulaire précise aussi la nature attendue des pièces : extraits de textes législatifs et réglementaires, circulaires, références théoriques, documents de travail personnels, éléments de connaissance de l’environnement permettant de situer son action dans le contexte d’exercice — « ordonnés, structurés et témoign[ant] d’une analyse ».

    Comment le dossier est réellement noté

    La grille d’aide à l’évaluation diffusée par la circonscription ASH de la Côte-d’Or répartit la note de l’épreuve en deux blocs de 10 points : 10 points pour le dossier présenté, 10 points pour sa présentation orale, soit les 20 points de l’épreuve prévus par l’article 4 de l’arrêté. Les deux totaux se recoupent exactement, ce qui confirme qu’aucune composante n’échappe à la grille.

    La conséquence pratique est nette : la moitié des points de l’épreuve se joue après la remise du dossier, et la grille précise que « la présentation du dossier ne doit pas se limiter à une reprise à l’identique du dossier. Elle doit être enrichie d’éléments nouveaux notamment dans l’analyse des documents ». Un candidat qui relit son dossier à voix haute pendant quinze minutes plafonne mécaniquement.

    Calendrier mural à côté d'une pile de chemises cartonnées sur un bureau
    Le dossier part quinze jours avant l’épreuve : le calendrier réel se compte à rebours de cette date.

    Le calendrier se compte à rebours

    La date qui structure votre préparation n’est pas celle de l’épreuve, mais celle de l’envoi : quinze jours plus tôt. Dans l’académie de Besançon, le dossier est transmis au format PDF sous un nom normalisé du type « NOM-Prénom-département-dossier EP2 », et les inscriptions à la session se déroulent à l’automne précédent.

    Un point de sécurité utile : le bénéfice des épreuves réussies est conservé, et les notes académiques rappellent qu’un candidat peut représenter une épreuve au maximum pendant trois années. Échouer à l’épreuve 2 ne vous renvoie donc pas au point de départ.

    Ce que ce dossier n’est pas

    Ce n’est ni un mémoire de recherche, ni un mémoire professionnel classique. Il n’a pas de problématique à démontrer, pas de revue de littérature, pas de protocole. Il documente et commente une pratique existante. Si vous hésitez sur le registre attendu, notre comparatif de la différence entre mémoire de recherche et mémoire professionnel pose la distinction de fond ; le dossier du CAPPEI se situe encore un cran plus loin du côté professionnel.

    Il ne faut pas non plus le confondre avec le mémoire du master MEEF, que rédigent les enseignants en formation initiale : le CAPPEI s’adresse à des enseignants déjà en poste, et les attendus n’ont rien à voir. Si c’est ce mémoire-là que vous préparez, notre guide du mémoire de master MEEF est le bon point d’entrée.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne choisit pas vos documents. Le cœur de cette épreuve est une sélection tirée de votre propre exercice professionnel — une classe, des élèves, des décisions que vous seul avez prises. Aucun outil ne peut la produire à votre place.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur. La promesse est vide, et elle est surtout hors sujet ici : la commission vous interroge quarante-cinq minutes sur des situations que vous êtes censé avoir vécues. Ce n’est pas un logiciel qui repère un dossier non vécu, ce sont trois questions.
    • Tesify ne remplace pas la note de votre académie. Le format exact vient de votre service des examens ; c’est à vous de l’obtenir.

    Ce que l’outil fait utilement, une fois vos documents choisis : tenir la contrainte des 25 pages en arbitrant ce qui reste, structurer le texte de justification pour que chaque document soit relié à une décision professionnelle, et vérifier qu’aucun domaine du référentiel ne reste sans trace identifiable dans le dossier. Le brouillon qu’il produit reste un brouillon : il est à réécrire avec vos mots, et c’est vous qui le soutenez.

    Structurez votre dossier CAPPEI avec Tesify — après avoir vérifié le format exigé dans votre académie.

    FAQ — Le dossier de l’épreuve 2 du CAPPEI

    Combien de pages fait le dossier de l’épreuve 2 du CAPPEI ?

    25 pages maximum, documents compris. Cette limite vient de la circulaire du 12 février 2021 (NOR MENE2101543C) et non de l’arrêté, et les académies la relaient dans leurs notes de service. Les documents sélectionnés sont intégrés à ces 25 pages et ne constituent pas des annexes.

    Les documents comptent-ils dans les 25 pages ?

    Oui. La note de la session 2026 diffusée dans l’académie de Besançon l’indique explicitement : les documents sont intégrés aux 25 pages et ne constituent pas d’annexes. C’est la différence principale avec un mémoire universitaire, où les annexes sont généralement hors pagination.

    Quelle circulaire s’applique au CAPPEI en 2026 ?

    La circulaire du 12 février 2021 (NOR MENE2101543C), publiée au Bulletin officiel n° 10 du 11 mars 2021. Elle a abrogé la circulaire de 2017 tout en reprenant la règle des 25 pages à l’identique : de nombreux documents en ligne citent donc encore le texte abrogé pour énoncer une règle qui reste exacte.

    Quand faut-il envoyer le dossier ?

    Au plus tard 15 jours avant la date fixée pour l’épreuve, puisque le dossier doit être communiqué aux membres de la commission avant celle-ci. La date d’envoi précise et le format de nommage du fichier sont fixés par votre académie.

    Combien de temps dure l’épreuve 2 ?

    La présentation du dossier n’excède pas 15 minutes et elle est suivie d’un entretien de 45 minutes avec la commission, conformément à l’article 3 de l’arrêté du 10 février 2017.

    Quelle police et quel interligne faut-il utiliser ?

    Il n’existe pas de règle nationale sur ce point : ni l’arrêté ni la circulaire de 2021 ne fixent la police ni la longueur du texte rédigé. Les notes académiques diffèrent — certaines indiquent Arial 11 avec un interligne de 1,5, d’autres Arial 10. Prenez la note de votre propre service des examens comme référence.

    Que se passe-t-il en cas d’échec à l’épreuve 2 ?

    Le bénéfice des épreuves réussies est conservé et le candidat peut représenter une épreuve au maximum pendant trois années, selon les notes académiques. Un échec à l’épreuve 2 ne remet donc pas en cause les autres épreuves déjà obtenues.

    Le dossier du CAPPEI est-il un mémoire ?

    Non. Il ne comporte ni problématique à démontrer, ni revue de littérature, ni protocole de recherche. C’est une sélection de documents issus de votre pratique, accompagnée d’un texte qui justifie et commente ce choix pour montrer la cohérence de votre action.