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  • L’épreuve E7 du BTSA en 2026 : le dossier, les trois fiches SPS et le piège des 10 minutes

    L’épreuve E7 du BTSA en 2026 : le dossier, les trois fiches SPS et le piège des 10 minutes

    L’épreuve E7 du BTSA est une épreuve nationale et terminale affectée du coefficient 12 — de loin la plus lourde du diplôme. En option « Production animale », elle repose sur un rapport de 20 à 30 pages maximum adossé à huit semaines minimum en entreprise, accompagné de trois fiches de situations professionnelles significatives qui ne sont pas notées — et sur lesquelles le jury passe pourtant dix des trente-cinq minutes d’entretien.

    C’est le piège le plus coûteux de cette épreuve, et il est écrit noir sur blanc dans la fiche officielle. Voici ce que le texte prévoit exactement, et pourquoi la structure change selon votre option.

    Attention : BTSA n’est pas BTS

    Le brevet de technicien supérieur agricole relève du ministère chargé de l’agriculture ; le BTS relève de l’éducation nationale. Ce ne sont pas les mêmes épreuves, pas les mêmes textes et pas les mêmes intitulés.

    Si vous préparez un BTS et que vous cherchiez l’épreuve E6, c’est notre guide du mémoire de BTS qu’il vous faut. Cet article-ci traite du BTSA. Sur ce que ce partage d’autorité change en général, voir quel ministère délivre votre diplôme.

    Ce qu’est l’épreuve E7

    Son intitulé officiel est « Épreuve intégrative à caractère technique, scientifique et professionnel ». La fiche descriptive la présente comme « caractérisée par son aspect contextualisé et intégratif, rendant compte d’une capacité globale à analyser les réalités professionnelles ». Elle se déroule dans les mêmes conditions pour les candidats en contrôle en cours de formation et hors CCF.

    Le coefficient 12 est le chiffre à retenir. Aucune autre épreuve du BTSA n’en approche : E7 est le point où le diplôme se joue.

    La structure dépend de votre option — et l’écart est considérable

    Le coefficient total est le même partout, mais sa répartition ne l’est pas du tout. Deux exemples, tirés des fiches descriptives officielles dans leur version 2022 :

    Option Composition de l’épreuve Coefficients
    Production animale
    note de service DGER/SDES/2016-787 du 6 octobre 2016
    Partie 1 : écrit de 4 heures (dont 30 minutes d’appropriation des documents)
    Partie 2 : soutenance d’un dossier, écrite et orale, 45 minutes
    6 + 6 = 12
    Génie des équipements agricoles
    note de service DGER/SDESR/N2012-2089 du 23 juillet 2012
    Partie 1 : oral de 40 minutes
    Partie 2 : oral de 20 minutes
    Partie 3 : écrit de 3 heures
    5 + 2 + 5 = 12

    Même nom d’épreuve, même poids dans le diplôme, deux architectures sans rapport : deux situations d’évaluation d’un côté, trois de l’autre ; un dossier de stage soutenu d’un côté, deux oraux distincts de l’autre.

    Conséquence pratique immédiate : un plan de révision, un modèle de rapport ou un conseil trouvé en ligne pour « l’E7 du BTSA » peut être totalement hors sujet pour votre option. Le document qui vous engage est la fiche descriptive de l’épreuve de votre option, publiée par la direction générale de l’enseignement et de la recherche — et elle renvoie elle-même à une note de service dont la date varie d’une option à l’autre.

    Rapport relié accompagné de trois fiches courtes posées à côté
    Le dossier, ce n’est pas seulement le rapport : trois fiches courtes l’accompagnent, et le jury les lira.

    Le dossier en option Production animale, pièce par pièce

    Le dossier comprend deux éléments, et c’est le second qui piège.

    1. Le rapport

    Un rapport de 20 à 30 pages maximum, annexes non comprises, avec un résumé d’une page, relatif à la participation du candidat pendant huit semaines au minimum aux activités d’un organisme ou d’une entreprise.

    L’attendu est décrit avec précision : « L’étude personnelle présentée dans le rapport est à dominante technique et doit privilégier une démarche méthodologique de réponse à une problématique d’élevage. Le candidat analyse la situation existante, décrit et explique les choix et stratégies mises en œuvre, évalue les conséquences, dresse un bilan critique et argumenté, présente et justifie ses propositions personnelles. »

    Cinq verbes, dans cet ordre : analyser, décrire et expliquer, évaluer, dresser un bilan critique, proposer et justifier. C’est un plan, pas une liste de qualités. Un rapport qui s’arrête à « décrire et expliquer » — le cas le plus courant — laisse trois cinquièmes de l’attendu sur la table.

    2. Les trois fiches SPS

    Trois fiches de deux pages maximum chacune, relatives à des situations professionnelles significatives vécues en tant qu’acteur ou observateur impliqué, pendant le stage principal ou à l’occasion d’autres présences en milieu professionnel. Elles s’établissent en référence aux 15 situations professionnelles significatives figurant dans le référentiel professionnel.

    Dans chaque fiche, le candidat « présente et justifie les situations choisies, analyse les enjeux professionnels, considère les difficultés rencontrées et propose éventuellement des évolutions argumentées ».

    Le dossier complet — rapport et trois fiches — est envoyé au préalable aux membres du jury et sert de support à la soutenance.

    Le piège des dix minutes

    Voici la phrase qui coûte le plus cher chaque année. Les trois fiches SPS sont, dit la fiche officielle, « non évaluées en tant que telles ».

    Beaucoup de candidats en concluent qu’elles sont accessoires et les rédigent la veille. Or voici la structure exacte de la soutenance :

    Séquence Durée maximale Objet
    Présentation du rapport 10 minutes L’étude, l’analyse critique de la méthode, les résultats, leur impact, les prolongements
    Entretien — premier temps 25 minutes Éclaircissements et approfondissements sur l’étude ; capacité à prendre du recul ; aptitude à discuter résultats et impacts
    Entretien — second temps 10 minutes Interrogation sur au moins une des trois fiches SPS, choisie par le jury
    Total 45 minutes

    Dix minutes sur quarante-cinq, soit plus d’un cinquième de l’oral, portent sur des documents « non évalués en tant que tels ». Et c’est le jury qui choisit laquelle des trois — vous ne pouvez donc pas en soigner une et bâcler les deux autres.

    La formulation officielle n’est pas contradictoire : les fiches ne reçoivent pas de note propre, mais elles alimentent une séquence notée dans le cadre de l’épreuve. La lecture correcte est donc : les fiches ne sont pas notées, la discussion qu’elles déclenchent l’est.

    Ce que cette séquence évalue est d’ailleurs explicite : « la capacité du candidat à montrer l’intérêt de la SPS présentée, sa signification et ses apports au regard du contexte professionnel et de la construction d’un parcours personnel et professionnel ». Autrement dit, on ne vous demande pas de raconter la situation, mais de dire ce qu’elle vous a appris et ce qu’elle vaut professionnellement.

    Salle de lycée agricole préparée pour une soutenance devant deux examinateurs
    Deux examinateurs : un enseignant et un professionnel. Et l’épreuve reste valable si le second manque.

    Qui vous évalue

    L’évaluation est conduite à partir d’une grille nationale critériée et assurée par deux examinateurs : un enseignant assurant la préparation au BTSA et un professionnel.

    Une précision de la fiche mérite d’être connue, parce qu’elle évite une inquiétude inutile le jour J : « L’absence du membre de jury professionnel n’est pas de nature à invalider le déroulement de l’épreuve. Le chef de centre pourvoit à son remplacement. » Si le professionnel manque, l’épreuve se tient quand même.

    Point pratique souvent négligé : la grille d’évaluation est publiée. Demandez-la, ou allez la chercher — c’est le document le plus informatif de toute votre préparation, comme pour la plupart des jurys d’écrits professionnels.

    Le détail administratif qui se règle avant le stage, pas après

    En option Production animale, les dossiers sont répartis en six groupes selon leur support de production : ruminants laitiers, ruminants à viande, équins, porcins, volailles et lapins, et enfin « autres espèces ».

    Cette dernière catégorie regroupe les supports non traditionnels et, précise la fiche, ils « ont en général dû faire l’objet d’une demande de dérogation auprès du président de jury en amont du stage ».

    Si votre projet porte sur une production atypique — apiculture, escargots, aquaculture, camélidés —, la démarche se fait avant de commencer, pas au moment du dépôt. C’est exactement le type de contrainte que décrit notre annuaire des textes officiels : la règle qui vous engage n’est pas là où on la cherche spontanément.

    Comment s’y prendre

    1. Récupérez la fiche descriptive de votre option, dans sa version en vigueur, et la grille d’évaluation qui l’accompagne.
    2. Choisissez vos trois SPS dès le début du stage, en les rattachant explicitement aux 15 situations du référentiel professionnel. Attendre la fin oblige à reconstruire de mémoire.
    3. Construisez le rapport sur les cinq verbes de l’attendu plutôt que sur un plan chronologique de stage.
    4. Préparez les trois fiches comme trois mini-oraux, puisque le jury en choisira une. Pour chacune : ce que j’ai fait, ce qui était en jeu, ce qui a coincé, ce que je changerais.
    5. Réglez la question du support de production tôt si votre production sort des six groupes.

    Sur la forme d’un rapport de stage en général — structure, mise en page, annexes —, nos guides du rapport de stage restent transposables, à condition de faire primer les attendus de l’E7 sur toute convention générale.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne rédige pas votre rapport E7. Il porte sur huit semaines minimum passées dans une entreprise précise, sur une problématique technique observée sur place et sur vos propres propositions. Cette matière n’existe pas ailleurs.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et le format de l’épreuve la rend inopérante : après votre exposé de dix minutes viennent trente-cinq minutes de questions, dont dix sur une fiche choisie par le jury. Le contrôle n’est pas le problème — c’est le travail personnel manquant qui l’est, et un professionnel du secteur le voit immédiatement.
    • Tesify ne connaît pas la fiche descriptive de votre option, qui est le seul document fixant la structure de votre épreuve.

    Ce que l’outil fait : tenir un rapport dans une fourchette serrée de 20 à 30 pages hors annexes, structurer le texte sur les attendus de la grille plutôt que sur la chronologie du stage, et vérifier que vos trois fiches SPS renvoient chacune à une situation identifiable du référentiel professionnel.

    Structurez votre dossier E7 avec Tesify — votre stage et vos observations restent les vôtres.

    FAQ — L’épreuve E7 du BTSA

    Quel est le coefficient de l’épreuve E7 ?

    Coefficient 12. C’est une épreuve nationale et terminale, qui se déroule dans les mêmes conditions pour les candidats en contrôle en cours de formation et hors CCF. Aucune autre épreuve du BTSA n’a un poids comparable.

    Combien de pages doit faire le rapport ?

    En option « Production animale », de 20 à 30 pages maximum, annexes non comprises, avec un résumé d’une page. Le rapport porte sur une participation d’au moins huit semaines aux activités d’un organisme ou d’une entreprise. Les autres options peuvent prévoir un format différent : vérifiez la fiche descriptive de la vôtre.

    L’épreuve E7 est-elle la même dans toutes les options ?

    Non. Le coefficient total de 12 est commun, mais sa répartition varie. En « Production animale », l’épreuve comprend un écrit de 4 heures (coefficient 6) et la soutenance d’un dossier de 45 minutes (coefficient 6). En « Génie des équipements agricoles », elle comprend trois parties : un oral de 40 minutes (coefficient 5), un oral de 20 minutes (coefficient 2) et un écrit de 3 heures (coefficient 5).

    Que sont les trois fiches SPS ?

    Trois fiches de deux pages maximum chacune, relatives à des situations professionnelles significatives vécues en tant qu’acteur ou observateur impliqué, établies en référence aux 15 situations significatives du référentiel professionnel. Elles accompagnent le rapport dans le dossier envoyé au jury.

    Les fiches SPS sont-elles notées ?

    Elles ne sont pas évaluées en tant que telles, mais elles occupent dix des trente-cinq minutes d’entretien : le jury choisit au moins l’une des trois et interroge le candidat dessus. Les fiches ne reçoivent pas de note propre ; la discussion qu’elles déclenchent, elle, compte.

    Comment se déroule la soutenance ?

    En option « Production animale », 45 minutes au total : 10 minutes maximum de présentation du rapport, puis 35 minutes maximum d’entretien réparties en 25 minutes sur l’étude présentée et 10 minutes sur au moins une des trois fiches SPS choisie par le jury.

    Qui compose le jury ?

    Deux examinateurs : un enseignant assurant la préparation au BTSA et un professionnel, évaluant à partir d’une grille nationale critériée. L’absence du membre professionnel n’invalide pas le déroulement de l’épreuve, le chef de centre pourvoyant à son remplacement.

  • Qui juge votre mémoire professionnel ? Huit jurys et leurs seuils comparés (2026)

    Qui juge votre mémoire professionnel ? Huit jurys et leurs seuils comparés (2026)

    La composition d’un jury est le document le plus informatif que vous puissiez obtenir sur ce qu’on attend de vous — plus que n’importe quel guide de rédaction. Un jury composé aux deux tiers de praticiens n’attend pas la même chose qu’un jury où siège un enseignant habilité à diriger des recherches, et les seuils de validation varient du simple « 10 sur 20 » à des barèmes composites.

    Ce comparatif ne dit pas quel travail vous devez rendre — pour cela, notre comparatif des travaux de fin d’études est le point d’entrée. Il répond à la question d’après : qui va me lire, à combien, et selon quelle règle de calcul ?

    Le tableau

    Travail Composition du jury Règle de validation
    Mémoire du DEC Jury national : commissaire du gouvernement près le Conseil supérieur de l’ordre, un inspecteur général de l’éducation nationale, quatre enseignants, quatre experts-comptables, un diplômé exerçant en entreprise Coefficient 4 ; toute note inférieure à 10/20 est éliminatoire ; soutenance d’une heure maximum
    HMONP 5 membres minimum, dont au moins les deux tiers d’architectes praticiens, un enseignant d’une autre école, un membre proposé par le conseil régional de l’ordre ; tuteur et directeur d’études présents sans voix délibérative Habilitation délivrée après soutenance, sur présentation des « éléments nécessaires à la démonstration »
    PFE en architecture 6 à 8 membres, 5 minimum pour siéger valablement ; majorité d’architectes ; au moins un membre habilité à diriger des recherches Mémoire 8 crédits et soutenance du PFE 10 crédits, non compensables
    Mémoire d’ingénieur du Cnam 4 membres minimum : président, tuteur académique, un expert du monde industriel ou de la recherche, un enseignant de la spécialité ou un second expert 39 crédits attribués à partir de 10/20 après délibération ; procès-verbal signé
    Rapport ou mémoire de notariat 3 personnes, dont un universitaire et un notaire Validée à partir de 10/20
    Titre professionnel 2 membres habilités minimum, obligatoirement des professionnels justifiant d’au moins 3 ans d’expérience dans le métier visé Décision au vu du dossier professionnel, de la mise en situation et d’un entretien final
    CAFDES Correcteurs désignés dans le cadre fixé par l’arrêté du 27 août 2022 Un écrit noté sur 20 et une soutenance notée sur 20
    DEIS Jury incluant le directeur de mémoire avec voix délibérative Écrit coefficient 3 + soutenance coefficient 2, validation à 50 points sur 100 ; soutenance de 50 minutes dont 10 d’exposé
    Grille d'évaluation imprimée posée à côté d'une calculatrice
    Trois règles de calcul coexistent : la moyenne, le seuil éliminatoire et le crédit non compensable.

    Trois mécaniques de notation, et une seule est indulgente

    Derrière ces barèmes se cachent trois logiques radicalement différentes, et confondre celle qui vous concerne est une erreur de stratégie, pas de rédaction.

    1. La moyenne pondérée. C’est le cas du DEIS : écrit coefficient 3, soutenance coefficient 2, validation à 50 points sur 100. Une soutenance moyenne peut être rattrapée par un écrit solide, et réciproquement. C’est la seule mécanique où l’on peut réellement compenser.
    2. Le seuil éliminatoire. C’est le cas du DEC : en dessous de 10 sur 20 à l’épreuve n° 3, le diplôme est refusé quelle que soit la moyenne générale — alors que les deux écrits, eux, n’éliminent qu’en dessous de 6. La même épreuve concentre le coefficient le plus élevé et le seuil le plus sévère.
    3. Le crédit non compensable. C’est le cas de l’architecture : 8 crédits pour le mémoire et 10 pour la soutenance du PFE, au-delà des crédits des unités d’enseignement. Aucune moyenne ne les rattrape, et les deux épreuves ne se rattrapent pas non plus l’une l’autre.

    La conséquence est un calcul de risque, pas de mérite. Dans une mécanique à seuil éliminatoire ou à crédits non compensables, le temps consacré à sécuriser le minimum vaut davantage que le temps consacré à viser l’excellence ailleurs.

    Lire une composition de jury comme un cahier des charges

    Trois signaux, présents dans presque toutes ces compositions, disent ce que le jury vérifiera réellement.

    La proportion de praticiens

    Quand le texte impose une majorité — deux tiers d’architectes praticiens pour la HMONP, exclusivement des professionnels de trois ans d’expérience pour le titre professionnel — l’attente porte sur la faisabilité. Les questions sont : combien ça coûte, qui le fait, que se passe-t-il si ça échoue. Un développement conceptuel élégant n’y répond pas.

    La présence d’un chercheur

    À l’inverse, l’exigence d’au moins un membre habilité à diriger des recherches — jury de PFE en architecture — garantit qu’un regard sera porté sur la rigueur de la démonstration : la question est-elle bien posée, les sources sont-elles maîtrisées, les limites énoncées.

    Le membre extérieur

    La présence obligatoire d’un enseignant venu d’une autre école, ou d’une personnalité extérieure, a une conséquence d’écriture très concrète : une partie du jury ne connaît ni votre établissement, ni votre atelier, ni les conventions de votre promotion. Ce qui va de soi chez vous doit être écrit. C’est la cause la plus banale de perte de points sur un travail par ailleurs bon.

    Le cas le plus intéressant est le jury mixte à deux têtes : notariat — un universitaire et un notaire — ou Cnam — un tuteur académique et un expert industriel. Là, chaque point doit être traité sur deux plans, le raisonnement et l’application. Un travail qui ne satisfait qu’un des deux lecteurs est vulnérable même s’il est excellent.

    Couloir d'attente devant une salle de soutenance
    Demander la composition du jury est gratuit — et c’est l’information la plus rentable de toute la préparation.

    Le membre présent sans voix délibérative

    Un détail réglementaire mérite d’être isolé, parce qu’il change la préparation. Pour la HMONP, le tuteur de la mise en situation et le directeur d’études assistent à la soutenance sans voix délibérative — et par ailleurs, les observations du tuteur sont portées à la connaissance du jury.

    Deux choses en découlent. D’une part, la personne qui vous connaît le mieux ne vote pas : vous ne pouvez pas compter sur elle pour porter votre dossier. D’autre part, un document que vous n’avez pas écrit décrit votre travail au jury. L’écart entre ce que vous racontez et ce que ce document dit est visible, et il coûte plus cher que n’importe quelle faiblesse d’analyse.

    À l’opposé, pour le DEIS, le directeur de mémoire siège avec voix délibérative. Ce n’est pas anecdotique : cela signifie que la relation de suivi fait partie de l’évaluation, et qu’un accompagnement irrégulier se paiera au moment de la délibération.

    La seule question à poser avant d’écrire

    Quel que soit votre diplôme, une demande écrite au secrétariat pédagogique suffit à obtenir trois documents, dans cet ordre d’utilité :

    1. La grille d’évaluation, si elle existe. C’est le document le plus informatif et le plus rarement demandé.
    2. La composition du jury — au minimum les catégories de membres, à défaut des noms.
    3. Le cahier des charges ou règlement applicable à votre session, dans sa version en vigueur.

    Sur ce dernier point, une vigilance particulière s’impose sur les diplômes professionnels : plusieurs de ceux comparés ici ont été réécrits récemment — le CAFDES en 2022, le notariat en 2023, le DEIS en 2024, le DEC en 2026 — et l’essentiel de ce qui circule en ligne décrit encore le régime antérieur. Notre annuaire des textes officiels par type de travail indique où vérifier, et notre annuaire des mémoires professionnels validés où lire des travaux acceptés par ces mêmes jurys.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne soutient pas à votre place. Tous les jurys comparés ici ont un point commun : ils interrogent un candidat sur des décisions, des données ou une pratique dont il est le seul dépositaire.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et ce tableau explique pourquoi elle est même hors sujet : quand le jury est composé de praticiens du métier, ce n’est pas un logiciel qui repère un travail non construit, ce sont deux ou trois professionnels en quelques questions.
    • Tesify n’obtient pas votre grille d’évaluation — c’est à vous de la demander.

    Ce que l’outil fait, une fois cette grille en main : construire un plan qui répond point par point aux critères annoncés, tenir les deux registres quand le jury est mixte, et vérifier qu’aucun attendu du référentiel ne reste sans réponse identifiable dans le texte.

    Cadrez votre mémoire avec Tesify — en sachant d’abord qui va le lire.

    FAQ — Les jurys de mémoire professionnel

    Pourquoi la composition du jury est-elle si informative ?

    Parce qu’elle indique ce qui sera vérifié. Une majorité de praticiens signale une attente de faisabilité — coûts, mise en œuvre, risques. La présence d’un membre habilité à diriger des recherches signale une attente de rigueur méthodologique. Un membre extérieur à l’établissement impose d’expliciter ce qui va de soi localement.

    Quelle est la note minimale pour valider un mémoire professionnel ?

    Cela dépend de la mécanique. Le mémoire du DEC et le mémoire d’ingénieur du Cnam demandent au moins 10 sur 20, le premier avec un effet éliminatoire sur le diplôme entier. Le DEIS fonctionne sur un total de 100 points avec un seuil de 50. Le notariat valide à partir de 10 sur 20. L’architecture ne fonctionne pas à la note mais à des crédits non compensables.

    Que signifie « sans voix délibérative » ?

    Que la personne assiste à la soutenance mais ne participe pas à la décision. C’est le cas du tuteur de mise en situation et du directeur d’études pour la HMONP. À l’inverse, pour le DEIS, le directeur de mémoire siège avec voix délibérative et participe donc à la délibération.

    Peut-on connaître la composition de son jury à l’avance ?

    Les textes fixent les catégories de membres et leur nombre ; les noms sont arrêtés par l’établissement ou l’organisme certificateur. Demander au minimum les catégories est légitime et suffit à orienter la préparation, même sans les identités.

    Un jury de professionnels attend-il un travail moins rigoureux ?

    Non, il attend une rigueur d’une autre nature. Les sources sectorielles, réglementaires et de gestion doivent être aussi précisément référencées que des sources académiques, et les chiffres avancés doivent être défendables — un jury de praticiens connaît les ordres de grandeur de son secteur.

    Ces règles ont-elles changé récemment ?

    Plusieurs, oui. Le CAFDES a été réécrit en 2022, le diplôme de notariat en 2023, le DEIS en 2024 et les épreuves du DEC en 2026. Il est donc indispensable de vérifier la version du texte applicable à votre session plutôt que de se fier à une description trouvée en ligne.

  • Le mémoire d’actuariat en 2026 : 70 pages, jury de l’Institut et admission au tableau

    Le mémoire d’actuariat en 2026 : 70 pages, jury de l’Institut et admission au tableau

    Le mémoire d’actuariat est le travail de fin d’études soutenu devant le jury de l’Institut des actuaires en vue de l’admission au tableau. Ses recommandations officielles, applicables depuis le 1er mars 2019, fixent un corps de mémoire d’environ 70 pages hors introduction, conclusion et annexes, une introduction et une conclusion de deux à trois pages chacune, et un double résumé français-anglais de 150 à 250 mots.

    C’est l’un des rares écrits professionnels français dont le cahier des charges soit à ce point explicite. Et c’est aussi l’un des rares où l’on peut, sans s’en apercevoir, devoir écrire le même travail deux ou trois fois.

    Le piège des trois mémoires

    Les recommandations de l’Institut posent d’emblée une distinction que beaucoup d’étudiants découvrent trop tard : elles « ne concernent que le mémoire destiné à l’admission de l’étudiant au tableau des actuaires de l’Institut des actuaires ». Lorsque les objectifs de l’entreprise, de la filière et de l’Institut divergent, l’étudiant « peut être amené à présenter son travail sous la forme de plusieurs mémoires » :

    • Un mémoire destiné à l’entreprise — il se peut par exemple qu’elle ne souhaite pas que la composante scientifique apparaisse explicitement de façon conséquente ;
    • Un mémoire destiné à l’Institut des actuaires, qui fera l’objet de l’évaluation lors de la soutenance ;
    • Le cas échéant, un autre mémoire destiné à la filière, si elle a édicté ses propres exigences incompatibles avec celles de l’Institut.

    Le texte est explicite sur ce qu’il faut en faire : « L’étudiant devra donc se préparer à cette éventualité et se préparer en amont de manière à pouvoir respecter le calendrier imposé par la filière. »

    Autrement dit, la première question à poser — en début de stage, pas à la fin — est de savoir si les attentes de votre entreprise, de votre filière et de l’Institut sont compatibles. Si elles ne le sont pas, ce n’est pas un problème de rédaction : c’est un problème de charge de travail, et il se planifie.

    Le format attendu, chiffre par chiffre

    Élément Ce que recommande l’Institut
    Corps du mémoire Environ 70 pages, hors introduction, conclusion et annexes
    Introduction 2 à 3 pages
    Conclusion 2 à 3 pages
    Résumés Un en français et un en anglais, 150 à 250 mots, suivis d’une liste de mots-clés
    Page de garde Homogénéisée pour toutes les filières, signée par l’étudiant et par le responsable du stage

    La contrainte sur la page de garde n’est pas administrative. Elle mentionne l’autorisation de publication, et la signature du responsable de stage vaut accord de l’entreprise. Le texte précise que « l’absence de signature ne permet la publication du mémoire », la responsabilité de l’Institut pouvant être engagée en cas de contestation par l’entreprise d’accueil. Si vous visez la mention « publiable », cette signature n’est pas une formalité de dernière minute.

    Document relié posé sur un bureau à côté d'un stylo pour signature
    La signature du responsable de stage sur la page de garde conditionne la publication du mémoire.

    Ce que le jury attend du corps du mémoire

    La phrase qui résume le mieux l’exercice figure au cœur des recommandations : « Tout ce qui a été écrit par l’étudiant doit pouvoir être expliqué par lui-même. » Elle est suivie d’une mise en garde directe contre la reprise de « formules toutes faites issues de la bibliographie sans en avoir cerné et compris tous les fondements ».

    L’Institut ajoute une définition utile de ce qui est attendu : « Le mémoire d’actuariat est un travail de fin d’études qui nécessite un apport personnel : il ne s’agit pas d’une simple compilation de documents mais d’un travail de conception. » Un travail de réflexion sous forme de revue, d’état de l’art ou d’essai « trouve naturellement sa place », sous réserve que l’étudiant puisse en démontrer l’apport et que le travail soit particulièrement bien référencé.

    Chaque partie ou chapitre « doit pouvoir se comprendre isolément » des autres, même si leur enchaînement compte. Et le texte insiste explicitement sur la qualité rédactionnelle : elle est « la vitrine » du travail et « le Jury IA y attache de l’importance ».

    Les recommandations de lisibilité valent d’être suivies à la lettre, parce qu’elles disent en creux les défauts les plus fréquents :

    • Ne pas introduire de formules ou notations mathématiques sans lien avec le texte qui les entoure ; il n’est pas « absolument indispensable de combler le mémoire de formules ».
    • Vérifier la cohérence des notations d’un bout à l’autre.
    • Indiquer source et référence pour chaque graphique, figure, schéma ou tableau, rendre les informations « traçables », soigner la présentation — « les copier-coller sont à proscrire » — et légender avec unités et axes de façon que chaque élément se comprenne sans revenir au texte.
    • Éviter les renvois systématiques entre paragraphes et chapitres.
    • Limiter abréviations et acronymes, sauf ceux du langage professionnel commun.
    • Soigner orthographe et grammaire, avec « une phase de relecture intensive » avant le dépôt, et faire relire par un tiers.

    Introduction et conclusion : ce qu’elles doivent contenir

    L’introduction, en deux à trois pages, doit comporter un préambule replaçant le sujet dans son contexte, l’énoncé de la problématique actuarielle aboutissant à la question centrale, et les éléments différenciants du travail — originalité, intérêt, objectifs. Elle doit aussi présenter les références bibliographiques clés et dire en quoi elles ont nourri la réflexion. Sur la manière de constituer ce socle, notre guide pour faire une revue de littérature reste applicable.

    La conclusion, également de deux à trois pages, doit rappeler la problématique, exposer les principaux résultats, les limites des travaux et de la méthodologie, et ouvrir sur des voies futures. Le texte est net sur un point que les candidats redoutent : elle doit indiquer ce que le travail a apporté à la science actuarielle, « que les résultats soient positifs et intéressants ou qu’il n’y ait pas eu de résultats probants ». Un résultat négatif honnêtement analysé n’est pas un échec de mémoire.

    Salle de réunion professionnelle préparée pour une soutenance devant trois examinateurs
    Le jury de l’Institut est l’échelon de validation finale pour l’admission au tableau des actuaires.

    La confidentialité : cinq ans maximum

    C’est le point où l’information qui circule est le plus souvent périmée, et où l’écart est important.

    Les recommandations en vigueur posent trois règles. La demande de confidentialité doit être formulée dans un délai raisonnable avant la soutenance ; pour une durée supérieure à deux ans, elle « doit obligatoirement passer par la filière de formation et être dûment justifiée » ; et surtout, la confidentialité d’un mémoire « est — quelle qu’en soit la raison — limitée à 5 ans maximum à compter de la date de soutenance ».

    Une conséquence pratique lourde : si la demande est transmise après la soutenance, « le dossier sera alors bloqué », non transmis au Conseil. Il est donc recommandé que les motifs soient énoncés par écrit par l’étudiant en début de stage, sur un document type disponible auprès de l’Institut, rempli avec l’entreprise d’accueil et soumis à la filière pour approbation.

    Le texte propose par ailleurs deux alternatives à la confidentialité totale lorsqu’une entreprise ne veut pas rendre publiques certaines données : les placer dans une annexe destinée aux seuls membres du jury, ou transformer les données en respectant leur structure interne. Sur les mécanismes généraux de confidentialité d’un mémoire en entreprise, voir notre guide du mémoire confidentiel.

    Où situer ce mémoire parmi les autres écrits professionnels

    Le mémoire d’actuariat appartient à une famille rare : celle des écrits dont un ordre ou une association professionnelle — et non une université — tient le jury final et l’admission. Il partage cette logique avec le mémoire du diplôme d’expertise comptable, tout en s’en distinguant nettement sur la forme, puisque l’Institut publie un format chiffré là où l’arrêté du DEC n’en fixe aucun.

    Pour le contexte général des écrits en finance, comptabilité et audit, notre guide du mémoire en finance, comptabilité et audit couvre les aspects méthodologiques communs. Pour situer ce livrable parmi les autres travaux de fin de parcours, voir le comparatif des travaux de fin d’études. Et pour lire des mémoires déjà validés dans les filières professionnelles, notre annuaire des mémoires professionnels indique les points d’entrée existants.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne produit pas un mémoire d’actuariat remettable en l’état. La règle de l’Institut est explicite et ne souffre aucune interprétation : « Tout ce qui a été écrit par l’étudiant doit pouvoir être expliqué par lui-même. » Vos données, vos modèles et vos arbitrages méthodologiques n’existent que chez vous.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Le jury de l’Institut est composé de professionnels et constitue l’échelon de validation finale de votre admission au tableau — une méthode que vous ne pouvez pas défendre ligne à ligne se voit en quelques questions.
    • Tesify ne négocie pas votre confidentialité et ne signe pas votre page de garde à votre place.

    Ce que l’outil fait : tenir un plan sur un corps de mémoire d’environ 70 pages rédigé pendant un stage à temps plein, garder la cohérence entre la problématique actuarielle annoncée en introduction et ce que la conclusion revendique, et faire respecter les exigences formelles que le jury vérifie — traçabilité des sources de chaque figure, cohérence des notations, résumés bilingues calibrés, limites explicitement énoncées.

    Structurez votre mémoire d’actuariat avec Tesify — vos modèles et vos données restent les vôtres.

    FAQ — Le mémoire d’actuariat

    Combien de pages doit faire un mémoire d’actuariat ?

    Le volume du corps du mémoire correspond à environ 70 pages, hors introduction, conclusion et annexes. L’introduction et la conclusion représentent chacune deux à trois pages, et le mémoire comporte en outre un résumé en français et un en anglais de 150 à 250 mots, suivis d’une liste de mots-clés.

    Faut-il écrire plusieurs mémoires ?

    Parfois. Les recommandations de l’Institut ne concernent que le mémoire destiné à l’admission au tableau des actuaires. Lorsque les objectifs de l’entreprise, de la filière académique et de l’Institut divergent, l’étudiant peut devoir présenter son travail sous la forme de plusieurs mémoires — un pour l’entreprise, un pour l’Institut, et le cas échéant un pour la filière. C’est une question à trancher en début de stage.

    Un mémoire d’actuariat peut-il être confidentiel ?

    Oui, mais dans un cadre strict. La demande doit être formulée dans un délai raisonnable avant la soutenance ; au-delà de deux ans, elle doit obligatoirement passer par la filière de formation et être dûment justifiée ; et la confidentialité est, quelle qu’en soit la raison, limitée à cinq ans maximum à compter de la date de soutenance. Une demande transmise après la soutenance bloque le dossier.

    Qui signe la page de garde et pourquoi ?

    L’étudiant et le responsable du stage. La page de garde mentionne l’autorisation de publication, et la signature du responsable de stage, en tant que représentant de l’entreprise, justifie de cet accord. Sans elle, le mémoire ne peut pas être publié.

    Un mémoire sans résultat probant peut-il être validé ?

    Oui. La conclusion doit indiquer ce que le travail a apporté à la science actuarielle, que les résultats soient positifs et intéressants ou qu’il n’y ait pas eu de résultats probants. Ce qui est attendu, c’est l’énoncé des limites de la méthodologie et une vision claire de la contribution, pas un résultat spectaculaire.

    Le mémoire d’actuariat est-il un travail de recherche ou un travail professionnel ?

    Les deux à la fois. Il matérialise la capacité du futur actuaire à mobiliser ses connaissances scientifiques et académiques pour apporter une réponse pertinente et étayée à une problématique professionnelle concrète rencontrée en entreprise. L’Institut précise qu’il ne s’agit pas d’une simple compilation de documents mais d’un travail de conception nécessitant un apport personnel.

  • Le mémoire de HMONP en 2026 : mise en situation, protocole et soutenance

    Le mémoire de HMONP en 2026 : mise en situation, protocole et soutenance

    La HMONP — habilitation de l’architecte diplômé d’État à exercer la maîtrise d’œuvre en son nom propre — s’obtient après une soutenance devant un jury, à l’issue d’au moins six mois de mise en situation professionnelle et d’un minimum de cent cinquante heures d’enseignement encadré. L’arrêté du 10 avril 2007 qui l’organise ne parle jamais de « mémoire » : il parle des éléments nécessaires à votre démonstration.

    Cette nuance de vocabulaire explique la plus grande part de l’angoisse des candidats. On vous demande un « mémoire de HMONP », vous cherchez le format réglementaire de ce mémoire, et vous ne le trouvez pas — parce qu’il n’existe pas au niveau national. Ce qui existe, en revanche, est une définition très précise de ce que le jury vient vérifier.

    Ce que dit exactement l’arrêté du 10 avril 2007

    L’arrêté du 10 avril 2007 relatif à l’habilitation de l’architecte diplômé d’État à l’exercice de la maîtrise d’œuvre en son nom propre, dans sa version en vigueur, structure la formation en deux volets équivalents.

    Volet Ce que l’arrêté impose Crédits
    Enseignements (art. 14) « Un minimum de cent cinquante heures encadrées par des enseignants » 30 crédits européens
    Mise en situation professionnelle (art. 13) « Une durée équivalant à au moins six mois à temps plein » 30 crédits européens

    Les enseignements portent, aux termes de l’article 7, sur trois domaines : les responsabilités du maître d’œuvre — entreprise, déontologie, contrats, chantier —, l’économie du projet, et les réglementations et normes. Ces trois domaines ne sont pas décoratifs : ils reviennent à la soutenance, comme on va le voir.

    La mise en situation professionnelle fait l’objet d’un contrat entre la structure d’accueil, le candidat et l’école, qui précise « sa rémunération, les conditions du suivi des enseignements à l’école et le détail des acquisitions attendues ». Trois éléments dans une seule phrase, et le troisième est le plus souvent négligé : les acquisitions attendues sont contractualisées dès le départ. C’est le document le plus utile de tout le dispositif, et c’est aussi celui qu’on signe sans le lire.

    Chantier de construction visité pendant la mise en situation professionnelle
    Six mois à temps plein minimum : la matière de votre démonstration se constitue là, pas devant l’écran.

    Pourquoi il n’existe pas de format national du « mémoire »

    L’article 16 est le cœur du dispositif et il tient en peu de mots : « L’habilitation de l’architecte diplômé d’État à exercer la maîtrise d’œuvre en son nom propre est délivrée après une soutenance devant un jury », et le candidat « présente lors de sa soutenance tous les éléments nécessaires à sa démonstration ».

    Aucun nombre de pages. Aucun plan type. Aucune obligation de produire un document relié — juridiquement, l’écrit est un support de la démonstration, pas l’épreuve. Chaque école nationale supérieure d’architecture définit donc son propre attendu : volume, structure, calendrier de remise, articulation avec le protocole de formation. D’une ENSA à l’autre, les formats diffèrent réellement, et c’est parfaitement régulier.

    La conséquence pratique est simple : le document qui vous engage est celui de votre école, pas un modèle trouvé en ligne. C’est la hiérarchie que décrit notre annuaire des textes officiels par type de travail — le texte national fixe la nature de l’épreuve, le règlement local fixe la forme du rendu.

    Ce que le jury vient réellement vérifier

    La composition du jury, fixée à l’article 17, dit tout de l’exercice attendu. Il comprend au minimum cinq membres, dont au moins les deux tiers d’architectes praticiens — enseignants ou non —, un architecte-enseignant d’une autre école, et un membre proposé par le conseil régional de l’ordre des architectes. Le tuteur de la mise en situation et le directeur d’études assistent à la soutenance sans voix délibérative.

    Lisez cette composition comme un cahier des charges implicite. Une majorité qualifiée de praticiens, un regard extérieur à votre école, et la présence de l’Ordre : ce jury n’évalue pas une qualité de projet architectural — vous l’avez déjà démontrée en obtenant votre diplôme d’État. Il évalue votre capacité à porter une responsabilité : signer, engager votre assurance, tenir un budget, arbitrer sur un chantier, répondre d’un contrat.

    D’où la structure la plus solide pour votre démonstration : partir des objectifs que vous aviez posés dans votre protocole de formation, montrer ce que la mise en situation vous a effectivement permis d’acquérir, et traiter explicitement les trois domaines de l’article 7. Une démonstration qui parle longuement de conception et rapidement de responsabilité juridique est structurellement fragile devant ce jury-là.

    Salle d'école d'architecture préparée pour une soutenance devant cinq membres de jury
    Cinq membres minimum, deux tiers de praticiens, un représentant de l’Ordre : le jury évalue une responsabilité, pas un projet.

    Le rôle du tuteur, et le document que vous ne rédigez pas

    Un point que beaucoup de candidats découvrent tard : selon l’article 15, la période de mise en situation « est évaluée en continu » et le tuteur « transmet ses observations au directeur d’études ». Et surtout : « Ce document est porté à la connaissance des membres du jury lors de la soutenance. »

    Autrement dit, une pièce que vous n’écrivez pas se trouve sur la table du jury. Elle décrit ce que vous avez réellement fait pendant six mois, vue par quelqu’un qui était là.

    Cela a deux conséquences concrètes. D’abord, une démonstration qui embellit le périmètre réel de vos missions se heurte à un document contradictoire — et l’écart, lui, est fatal. Ensuite, et c’est plus utile : parlez à votre tuteur de ses observations avant la soutenance. Vous ne le pilotez pas, mais vous pouvez vous assurer que vos deux récits portent sur les mêmes missions, et anticiper les points sur lesquels il sera plus réservé que vous.

    Les cas pratiques : le support prévu par le texte

    L’article 12 prévoit qu’« un ou plusieurs cas pratiques servent de support, dans le cadre des enseignements théoriques et pratiques, pour assurer la maîtrise de la confrontation de la conception avec la réalité du projet et l’autonomie du candidat sur une ou plusieurs questions de mise en œuvre du projet ».

    C’est la meilleure indication de méthode que donne le texte. La démonstration attendue n’est pas un traité général sur la maîtrise d’œuvre : c’est la confrontation de la conception avec la réalité du projet, sur des cas identifiés. Un dossier construit autour de deux ou trois situations réellement vécues — un avenant négocié, une entreprise défaillante, un dépassement d’enveloppe arbitré — démontre davantage qu’une revue exhaustive de la réglementation.

    C’est aussi ce qui distingue cet exercice d’un travail universitaire. Si le partage vous semble encore flou, notre comparatif de la différence entre mémoire de recherche et mémoire professionnel pose le cadre général, et le comparatif des travaux de fin d’études situe la HMONP parmi les autres livrables professionnels.

    Préparer l’oral

    La soutenance est le moment où l’habilitation se joue, et le format des questions découle directement de la composition du jury : des praticiens vous demanderont ce que vous auriez fait autrement, ce que vous auriez refusé de signer, et comment vous auriez financé ce que vous proposez. Nos guides sur les questions de jury en soutenance et la préparation de l’oral restent applicables sur la forme, à condition de transposer le fond : ici, la bonne réponse est une décision assumée, pas une nuance méthodologique.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne produit pas un dossier de HMONP remettable en l’état. Votre démonstration repose sur six mois de mise en situation dont le tuteur transmet ses propres observations au jury. La matière n’existe que chez vous, et elle est contre-vérifiée par un document que vous n’écrivez pas.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Devant un jury composé aux deux tiers de praticiens, un dossier que vous n’avez pas construit se démonte sur la première question de responsabilité.
    • Tesify ne remplace pas le règlement de votre ENSA, qui est le seul document fixant le format attendu.

    Ce que l’outil fait : structurer une démonstration écrite en parallèle d’une activité à temps plein en agence, garder la cohérence entre les objectifs posés dans votre protocole et ce que vous démontrez à l’arrivée, et vérifier que les trois domaines de l’article 7 — responsabilités, économie du projet, réglementations — trouvent chacun une réponse identifiable dans votre dossier.

    Structurez votre dossier de HMONP avec Tesify — vos six mois d’agence restent les vôtres.

    FAQ — Le mémoire de HMONP

    Existe-t-il un format officiel du mémoire de HMONP ?

    Non. L’arrêté du 10 avril 2007 prévoit une soutenance devant un jury, lors de laquelle le candidat « présente tous les éléments nécessaires à sa démonstration ». Il ne fixe ni nombre de pages, ni plan type, ni format de document. Chaque école nationale supérieure d’architecture définit son propre attendu : c’est le règlement de votre école qui vous engage.

    Combien de temps dure la mise en situation professionnelle ?

    Une durée équivalant à au moins six mois à temps plein, qui permet la validation de trente crédits européens. Elle s’accompagne d’un contrat entre la structure d’accueil, le candidat et l’école, précisant la rémunération, les conditions du suivi des enseignements et le détail des acquisitions attendues.

    Combien d’heures d’enseignement la HMONP comporte-t-elle ?

    Un minimum de cent cinquante heures encadrées par des enseignants, validant trente crédits européens. Elles portent sur les responsabilités du maître d’œuvre, l’économie du projet, et les réglementations et normes.

    Qui compose le jury de la HMONP ?

    Au minimum cinq membres, dont au moins les deux tiers d’architectes praticiens, enseignants ou non, un architecte-enseignant d’une autre école et un membre proposé par le conseil régional de l’ordre des architectes. Le tuteur de la mise en situation et le directeur d’études assistent à la soutenance sans voix délibérative.

    Le tuteur transmet-il un avis au jury ?

    Oui. La période de mise en situation est évaluée en continu et le tuteur transmet ses observations au directeur d’études ; ce document est porté à la connaissance des membres du jury lors de la soutenance. Il est donc utile d’échanger avec son tuteur avant l’oral pour que les deux récits portent sur le même périmètre de missions.

    Sur quoi le jury interroge-t-il vraiment ?

    Sur votre capacité à assumer la maîtrise d’œuvre en votre nom propre : responsabilité juridique, contrats, économie du projet, conduite de chantier. L’arrêté prévoit d’ailleurs que des cas pratiques servent de support pour éprouver « la confrontation de la conception avec la réalité du projet ». Une démonstration centrée sur la conception plutôt que sur la responsabilité est structurellement fragile.

  • Le mémoire du DEC en 2026 : agrément du sujet, rédaction et soutenance

    Le mémoire du DEC en 2026 : agrément du sujet, rédaction et soutenance

    Le mémoire du diplôme d’expertise comptable est l’épreuve n° 3 du DEC : la rédaction puis la soutenance d’un mémoire portant sur une activité relevant de l’expertise comptable ou du commissariat aux comptes. Son sujet doit avoir été agréé par le jury national, il compte pour le coefficient le plus élevé du diplôme, et toute note inférieure à 10 sur 20 y est éliminatoire.

    C’est la seule épreuve du DEC qui se prépare sur des mois plutôt que sur des heures, et la seule dont l’échec ne se rattrape pas par une moyenne. Un arrêté du 23 avril 2026 vient d’en réécrire les modalités : la règle change entre la session 2026 et la session de printemps 2027, et beaucoup de mémorialistes préparent aujourd’hui un dossier sous un calendrier qui ne sera plus le leur.

    Qu’est-ce que l’épreuve n° 3 du DEC exactement ?

    L’arrêté du 13 février 2019 relatif aux épreuves du DEC (NOR ESRS1900136A) fixe trois épreuves et leur pondération. Le mémoire est la troisième, et de loin la plus lourde.

    Épreuve Nature Durée Coefficient Note éliminatoire
    N° 1 — Réglementation professionnelle et déontologie Écrit sous forme de questions 1 heure 1 Inférieure à 6/20
    N° 2 — Révision légale et contractuelle des comptes Écrit, cas pratique 4 h 30 3 Inférieure à 6/20
    N° 3 — Mémoire Rédaction et soutenance Soutenance : 1 heure maximum 4 Inférieure à 10/20

    Deux chiffres méritent d’être lus ensemble. Le mémoire pèse 4 sur un total de 8 : à lui seul, il vaut autant que les deux écrits réunis. Et son seuil éliminatoire n’est pas 6 comme ailleurs, mais 10 sur 20 — autrement dit, une note en dessous de la moyenne sur le mémoire fait échouer le diplôme quelle que soit la performance sur les écrits. Le diplôme est décerné aux candidats ayant obtenu une moyenne générale d’au moins 10 sur 20 sans note éliminatoire, sur des épreuves toutes notées sur 20.

    Deux sessions sont organisées chaque année pour chacune des épreuves. Et l’inscription suppose de produire l’attestation de fin de stage prévue par le décret du 30 mars 2012 : le mémoire n’est pas un travail d’étudiant mais l’aboutissement d’un stage professionnel de trois ans, que ce même décret définit comme « l’exécution de travaux professionnels complétés par des actions de formation ».

    Notice de demande d'agrément du sujet de mémoire annotée avant dépôt
    L’agrément du sujet est la première décision qui vous engage — et celle dont le calendrier change en 2027.

    Ce que l’arrêté du 23 avril 2026 change — et à partir de quand

    L’arrêté du 23 avril 2026 (NOR ESRS2611472A, Bulletin officiel de l’enseignement supérieur et de la recherche n° 19 du 7 mai 2026) modifie l’arrêté de 2019 sur trois points. Chacun entre en vigueur à une date différente, et c’est là que se joue le risque d’erreur.

    Point modifié Règle jusqu’à la session 2026 Nouvelle règle Entrée en vigueur
    Dépôt de la demande d’agrément Sujet proposé à l’agrément du jury national six mois au moins avant le début des épreuves de la session de soutenance Délai supprimé ; l’inscription à l’épreuve requiert simplement d’avoir obtenu l’agrément, et la décision est communiquée dans un délai de deux mois à compter de la demande Session de printemps 2027
    Inscription aux épreuves écrites Obligation de s’inscrire aux épreuves n° 1 et n° 2 lors de la première inscription Alinéa supprimé Session de printemps 2027
    Conservation des notes Toute note supérieure ou égale à 10 reportable sur demande pendant huit sessions Toute note égale ou supérieure à 10 est conservée pendant les huit sessions suivantes, sans possibilité de repasser l’épreuve ; pour les épreuves n° 1 et n° 2, les notes comprises entre 6 et 10 peuvent aussi être conservées, sur demande Session d’automne 2026, pour les notes obtenues au titre de cette session

    L’arrêté est explicite sur le sort de la session en cours : « Pour la session 2026, le sujet du mémoire continue à être proposé à l’agrément du jury national six mois au moins avant la date de début des épreuves de la session de soutenance. » Si vous visez une soutenance en 2026, la règle des six mois s’applique encore intégralement. Si vous visez le printemps 2027, elle ne s’applique plus — mais l’agrément doit être obtenu avant l’inscription, ce qui déplace la contrainte sans la supprimer.

    Le changement le plus sous-estimé est le troisième. La conservation d’une note égale ou supérieure à 10 devient automatique et s’accompagne d’une interdiction de repasser l’épreuve concernée. Un candidat qui obtenait 11 à un écrit et espérait remonter sa moyenne en le repassant ne le pourra plus. La stratégie de session s’en trouve modifiée dès l’automne 2026.

    Comment obtenir l’agrément du sujet ?

    L’agrément est une décision du jury national, pas une formalité de votre cabinet. Le sujet doit relever d’une ou plusieurs des activités de l’expertise comptable ou du commissariat aux comptes — c’est la seule contrainte thématique que pose l’arrêté.

    Trois règles gouvernent la durée de vie de cette décision, et elles n’ont pas été modifiées en 2026 :

    • La décision accordant l’agrément a une durée de validité de quatre sessions.
    • Si le mémoire n’a pas été soutenu dans ce délai, l’agrément devient caduc.
    • Le dépôt d’une nouvelle demande d’agrément entraîne la renonciation définitive à tout agrément obtenu antérieurement.

    Cette dernière règle est celle qui coûte le plus cher. Déposer un second sujet « pour voir » ne crée pas une option supplémentaire : elle annule la première. À partir du printemps 2027, l’arrêté ouvre en revanche deux portes explicites — en cas de refus, le candidat peut déposer une nouvelle demande ; et lorsque le jury demande des modifications du sujet, le candidat peut déposer une nouvelle demande qui en tient compte. Ces deux cas sont désormais nommés dans le texte.

    Quel format pour le mémoire ? Ce que le texte ne dit pas

    Il faut le dire clairement : ni l’arrêté de 2019 ni celui de 2026 ne fixent un nombre de pages, une police, un interligne ou un plan type pour le mémoire du DEC. Les chiffres qui circulent — souvent « une centaine de pages » — ne viennent pas d’un texte réglementaire.

    Ils viennent des documents du jury national : la notice qui accompagne la demande d’agrément et les rapports de session. Ce sont ces documents-là qui vous engagent sur la forme, et ils sont révisés régulièrement. C’est exactement la hiérarchie décrite dans notre annuaire des textes officiels par type de mémoire : le texte national fixe la nature de l’épreuve, le document opérationnel fixe le format. Récupérez la version de votre session, pas celle qu’un collègue a utilisée deux ans plus tôt.

    DEC ou DSCG : deux mémoires, deux exercices

    La confusion est fréquente parce que les deux diplômes appartiennent à la même filière et que les deux épreuves s’appellent « mémoire ». Elles n’attendent pourtant pas la même chose.

    Mémoire du DSCG (UE 7) Mémoire du DEC (épreuve n° 3)
    Situe le candidat En fin de cursus, avant le stage En fin de stage professionnel
    Qui agrée le sujet Procédure d’agrément propre à l’UE 7 Le jury national du DEC
    Coefficient dans le diplôme Une UE parmi d’autres 4 sur 8
    Seuil éliminatoire Selon le règlement du DSCG 10/20 — sous ce seuil, le diplôme est refusé

    Si c’est le mémoire du DSCG que vous préparez, notre guide du mémoire DSCG UE 7 traite la fiche d’agrément, le plan et la soutenance propres à cette épreuve. Le présent article ne s’adresse qu’aux mémorialistes du DEC. Et si vous hésitez plus largement sur la nature de l’écrit qu’on attend de vous, le comparatif des travaux de fin d’études replace le mémoire du DEC parmi les autres livrables professionnels.

    Salle de soutenance avec une table de jury et un pupitre de candidat
    Une heure maximum devant le jury national : le format le plus court du diplôme, pour l’épreuve la plus lourde.

    La soutenance : une heure maximum

    L’arrêté fixe une seule contrainte de durée — une heure au maximum — et laisse au jury le soin d’organiser l’échange. La composition de ce jury national est en revanche entièrement définie par l’arrêté de 2019 : le commissaire du gouvernement près le Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables ou son représentant, un inspecteur général de l’éducation nationale, quatre enseignants dont deux au moins enseignant en master Comptabilité, contrôle, audit, deux experts-comptables, deux experts-comptables exerçant également comme commissaires aux comptes, et un diplômé d’expertise comptable exerçant en entreprise.

    Cette composition dit ce que la soutenance vérifie : un jury où siègent des praticiens en exercice et des universitaires n’attend ni un exposé académique ni un compte rendu de mission. Il attend que vous défendiez des choix professionnels — de périmètre, de méthode, de recommandation — en sachant pourquoi vous les avez faits et ce que vous auriez pu faire autrement.

    Et si vous échouez à l’épreuve n° 3 ?

    Une note inférieure à 10 sur 20 au mémoire est éliminatoire : elle empêche l’obtention du diplôme, indépendamment des notes obtenues aux écrits. Vos notes égales ou supérieures à 10 aux autres épreuves sont conservées pendant les huit sessions suivantes, ce qui vous laisse quatre ans pour revenir.

    La question pratique est alors : faut-il reprendre le même sujet ou en changer ? Reprendre le même sujet conserve l’agrément, tant qu’on reste dans la fenêtre de quatre sessions. En changer implique une nouvelle demande — et donc la renonciation définitive à l’agrément en cours. Le calcul se fait sur ce que le rapport de jury vous reproche : un défaut de méthode se corrige sur le même sujet, un sujet mal calibré dès l’origine ne se corrige pas.

    Pour les aspects transversaux — construction d’un corpus, traitement des données de mission, appareil de citation — notre guide du mémoire en finance, comptabilité et audit reste applicable.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne rédige pas un mémoire remettable en l’état. La matière de votre épreuve n° 3 — vos missions, vos dossiers, vos arbitrages en cabinet — n’existe que chez vous, et le jury est composé de praticiens qui le vérifieront en une heure.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et particulièrement ici : le contrôle n’est pas le problème, c’est le travail professionnel manquant qui l’est. Un mémoire qu’on ne peut pas défendre devant deux experts-comptables en exercice échoue à la soutenance, pas au contrôle.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur, et n’obtient pas l’agrément à votre place.

    Ce que l’outil fait, une fois le sujet agréé : tenir la structure d’un document long rédigé sur plusieurs mois en parallèle d’une activité à temps plein, vérifier que chaque partie du plan agréé trouve une réponse dans le texte, et calibrer un registre professionnel qui n’est ni celui du rapport de mission ni celui de l’article académique.

    Structurez votre mémoire du DEC avec Tesify — une fois votre sujet agréé.

    FAQ — Le mémoire du DEC

    Quand faut-il déposer la demande d’agrément du sujet ?

    Pour la session 2026, six mois au moins avant la date de début des épreuves de la session de soutenance. À partir de la session de printemps 2027, ce délai est supprimé : l’inscription à l’épreuve requiert simplement que l’agrément ait été obtenu, et la décision du jury est communiquée dans un délai de deux mois à compter de la demande.

    Combien de temps l’agrément reste-t-il valable ?

    Quatre sessions. Si le mémoire n’a pas été soutenu dans ce délai, la décision devient caduque. Déposer une nouvelle demande d’agrément entraîne par ailleurs la renonciation définitive à tout agrément obtenu antérieurement.

    Combien de pages doit faire le mémoire du DEC ?

    Aucun texte réglementaire ne fixe un nombre de pages. Les contraintes de format figurent dans la notice du jury national qui accompagne la demande d’agrément, ainsi que dans les rapports de session. Ce sont ces documents qu’il faut récupérer, dans leur version applicable à votre session.

    Quelle note faut-il obtenir au mémoire ?

    Au moins 10 sur 20. Contrairement aux épreuves n° 1 et n° 2, où le seuil éliminatoire est de 6 sur 20, toute note inférieure à 10 sur 20 à l’épreuve n° 3 est éliminatoire et empêche l’obtention du diplôme.

    Combien de temps dure la soutenance ?

    Une heure au maximum. L’arrêté ne fixe aucune autre contrainte de déroulement : la répartition entre exposé et questions relève du jury national.

    Le mémoire du DEC est-il la même chose que le mémoire du DSCG ?

    Non. Le mémoire de l’UE 7 du DSCG se prépare en fin de cursus, avant le stage d’expertise comptable. Le mémoire du DEC est l’épreuve n° 3 du diplôme final, se prépare après le stage, et son sujet est agréé par le jury national du DEC. Les deux épreuves ont des attendus et des jurys différents.

  • Qu’est-ce qu’un rapporteur et à quoi sert le pré-rapport ? (2026)

    Qu’est-ce qu’un rapporteur et à quoi sert le pré-rapport ? (2026)

    Qu’est-ce qu’un rapporteur et à quoi sert le pré-rapport ? (2026)

    Un rapporteur est un enseignant-chercheur chargé d’examiner un travail de recherche avant sa soutenance et de rendre un avis écrit. C’est sur la base de ces rapports que l’établissement autorise — ou non — la soutenance. Le pré-rapport désigne ce document d’évaluation préalable, distinct du rapport de soutenance rédigé après la séance.

    Réponse rapide : le rapporteur évalue le manuscrit avant la soutenance et rend un avis écrit qui conditionne l’autorisation de soutenir. En doctorat, la procédure est encadrée par l’arrêté du 25 mai 2016 : au moins deux rapporteurs, en principe extérieurs à l’école doctorale et à l’établissement, transmettent leurs rapports au moins quatorze jours avant la date prévue de soutenance. En master, la fonction existe mais relève des règlements propres à chaque formation.

    Quel est le rôle exact d’un rapporteur ?

    Le rapporteur remplit une fonction de filtre scientifique préalable. Il lit le manuscrit complet et se prononce sur une question simple mais décisive : le travail est-il en état d’être soutenu ? Son avis n’est pas une note ; c’est une autorisation technique qui conditionne la tenue même de la soutenance.

    Cette étape explique un phénomène qui surprend beaucoup de candidats : lorsqu’une soutenance a lieu, l’issue est rarement un échec. Le tri s’opère en amont, au stade des rapports. Un manuscrit manifestement insuffisant ne franchit pas ce filtre et la soutenance est repoussée plutôt qu’organisée pour être sanctionnée.

    Enseignant-chercheur annotant un manuscrit de thèse avant la soutenance
    Le rapporteur examine le manuscrit complet et rend un avis écrit avant la soutenance.

    Quelle différence entre rapporteur, directeur et membre du jury ?

    La confusion entre ces trois rôles est fréquente. Ils correspondent pourtant à des positions distinctes, et l’indépendance du rapporteur est précisément ce qui donne du poids à son avis.

    Rapporteur, directeur et membre du jury : trois rôles distincts
    Rôle Intervient Lien avec le travail Fonction principale
    Directeur de recherche Pendant toute la durée du travail Encadre et accompagne le candidat Suivi scientifique et validation du dépôt
    Rapporteur Avant la soutenance Aucune participation aux travaux Avis écrit conditionnant l’autorisation de soutenir
    Membre du jury Le jour de la soutenance Variable selon la composition Interroger le candidat et délibérer

    En doctorat, l’arrêté du 25 mai 2016 précise que les rapporteurs n’ont pris aucune part aux travaux du doctorant. Les rapporteurs peuvent ensuite siéger dans le jury de soutenance, mais leur fonction de rapporteur reste antérieure et séparée. Sur la composition et les critères d’évaluation du jury lui-même, voir notre article sur les critères d’évaluation du jury de mémoire de master.

    Qui nomme les rapporteurs ?

    En doctorat, la nomination suit une chaîne précise : les rapporteurs sont désignés par le chef d’établissement, sur proposition du directeur de l’école doctorale, après avis du directeur de thèse. Le candidat ne les choisit pas.

    Deux conditions d’indépendance s’ajoutent. Les rapporteurs doivent être habilités à diriger des recherches ou appartenir à des catégories équivalentes prévues par le texte. Et, sauf lorsque le champ disciplinaire ou le contenu des travaux ne le permet pas, ils sont extérieurs à l’école doctorale et à l’établissement du doctorant.

    Cette extériorité est le cœur du dispositif. Elle vise à garantir qu’un regard neuf, sans lien institutionnel ni relationnel avec le candidat ou son encadrement, se prononce sur la qualité du travail.

    Quels sont les délais à respecter ?

    Le délai le plus structurant est celui des rapports. En doctorat, les rapporteurs font connaître leur avis par des rapports écrits au moins quatorze jours avant la date prévue de la soutenance. C’est sur cette base que le chef d’établissement autorise la soutenance.

    Ce délai a une conséquence pratique directe : le manuscrit doit être transmis aux rapporteurs bien plus tôt. En pratique, les écoles doctorales demandent couramment un envoi six à huit semaines avant la date envisagée, afin de laisser aux rapporteurs un temps de lecture réaliste tout en préservant la marge de quatorze jours.

    Rétroplanning type autour du pré-rapport en doctorat
    Étape Repère temporel
    Proposition des rapporteurs et du jury Environ 3 mois avant la soutenance
    Envoi du manuscrit aux rapporteurs 6 à 8 semaines avant (pratique courante des ED)
    Transmission des rapports écrits Au moins 14 jours avant (cadre réglementaire)
    Autorisation de soutenance Après réception des rapports
    Soutenance Date prévue
    Calendrier de préparation de soutenance avec échéances de dépôt et de rapports
    Le délai réglementaire de quatorze jours impose d’envoyer le manuscrit plusieurs semaines en amont.

    Que contient un pré-rapport ?

    Le pré-rapport est un texte argumenté, généralement de deux à quatre pages, qui suit une logique d’expertise plutôt que de notation. On y retrouve le plus souvent :

    • un résumé du travail montrant que le rapporteur en a saisi l’objet et la démarche ;
    • une appréciation de la problématique et de sa pertinence scientifique ;
    • un examen de la méthodologie et de la solidité des données ;
    • une évaluation de l’originalité et de l’apport à la discipline ;
    • des critiques et des questions destinées à être discutées en soutenance ;
    • une conclusion explicite : autorisation de soutenir, ou non.

    Les rapports sont communiqués au jury et au candidat avant la soutenance. Ils constituent donc une ressource de préparation précieuse : les questions qu’ils soulèvent sont très souvent celles qui reviendront lors de la séance. Les intégrer à sa préparation — quitte à répéter les réponses lors d’une soutenance blanche — est l’un des usages les plus efficaces de ce document.

    Que se passe-t-il en cas d’avis défavorable ?

    Un avis défavorable n’est pas un échec définitif. Dans la très grande majorité des cas, il se traduit par un report de la soutenance accompagné d’une demande de corrections, et non par une exclusion.

    Trois scénarios se rencontrent en pratique :

    1. Avis favorables assortis de réserves — la soutenance est autorisée ; les réserves alimentent la discussion et, parfois, une demande de corrections après soutenance.
    2. Avis partagés — un rapport favorable, un défavorable. L’établissement peut désigner un troisième rapporteur pour départager.
    3. Avis défavorables convergents — la soutenance n’est pas autorisée à la date prévue. Le candidat retravaille son manuscrit et une nouvelle procédure est engagée ultérieurement.

    Dans tous les cas, l’interlocuteur à mobiliser en premier est le directeur de recherche, puis l’école doctorale ou le responsable de formation. Un avis défavorable porte sur un état du manuscrit à une date donnée, pas sur la valeur du candidat.

    Et en master : y a-t-il des rapporteurs ?

    Le cadre réglementaire national des rapporteurs concerne le doctorat. En master, il n’existe pas d’équivalent uniforme : chaque formation fixe ses propres modalités dans son règlement des études.

    On observe néanmoins des pratiques comparables. De nombreux masters désignent un second lecteur ou un évaluateur distinct du directeur de mémoire, chargé de lire le travail en amont et de produire une appréciation écrite. Selon les formations, cette lecture peut conditionner l’autorisation de soutenir, ou simplement alimenter la note finale.

    La conséquence pratique est claire : en master, la seule source fiable est le règlement des études de votre formation. Les délais de dépôt, le nombre de lecteurs et le rôle exact de leur avis y sont précisés, et ils varient sensiblement d’une université à l’autre. Anticiper ces échéances est l’un des points couverts par notre checklist de la dernière semaine avant la soutenance.

    Questions fréquentes

    Combien de rapporteurs faut-il pour une thèse de doctorat ?

    Au moins deux rapporteurs, selon l’arrêté du 25 mai 2016. Ils sont désignés par le chef d’établissement sur proposition du directeur de l’école doctorale, après avis du directeur de thèse, et doivent en principe être extérieurs à l’école doctorale et à l’établissement du doctorant.

    Quel est le délai légal entre les rapports et la soutenance ?

    Les rapporteurs font connaître leur avis par des rapports écrits au moins quatorze jours avant la date prévue de la soutenance. C’est sur la base de ces rapports que le chef d’établissement autorise la soutenance.

    Peut-on choisir ses rapporteurs ?

    Non. Le candidat ne désigne pas ses rapporteurs. Ils sont nommés par le chef d’établissement, sur proposition du directeur de l’école doctorale et après avis du directeur de thèse. Cette procédure garantit l’indépendance de l’évaluation préalable.

    Le rapporteur peut-il faire partie du jury de soutenance ?

    Oui, un rapporteur peut ensuite siéger dans le jury de soutenance. Sa fonction de rapporteur reste toutefois distincte et antérieure : elle consiste à rendre un avis écrit préalable conditionnant l’autorisation de soutenir, indépendamment de sa participation éventuelle au jury.

    Que faire si un rapporteur rend un avis défavorable ?

    Un avis défavorable entraîne généralement un report de la soutenance assorti d’une demande de corrections, et non un échec définitif. En cas d’avis partagés, l’établissement peut désigner un troisième rapporteur. Le directeur de recherche et l’école doctorale sont les premiers interlocuteurs à solliciter.

    Un mémoire de master a-t-il aussi des rapporteurs ?

    Le cadre réglementaire des rapporteurs concerne le doctorat. En master, chaque formation fixe ses propres modalités : beaucoup désignent un second lecteur ou un évaluateur distinct du directeur de mémoire. Le règlement des études de la formation est la seule source fiable sur ce point.

    Reçoit-on les rapports avant la soutenance ?

    Oui. Les rapports sont communiqués au jury et au candidat avant la soutenance. Ils constituent un excellent support de préparation, car les critiques et questions qu’ils formulent sont fréquemment reprises lors de la séance.

  • Mémoire d’orthoptie 2026 : sujets, structure et méthode

    Mémoire d’orthoptie 2026 : sujets, structure et méthode

    Mémoire d’orthoptie 2026 : sujets, structure et méthode

    Le mémoire d’orthoptie 2026 est le travail écrit et oralement soutenu qui conditionne, avec la validation des stages et de l’examen clinique objectif structuré (ECOS), l’obtention du Certificat de capacité d’orthoptiste. Rédigé en 3e année du cursus au sein d’une UFR de médecine, il ancre une problématique de pratique clinique — rééducation de la vision binoculaire, dépistage, basse vision, troubles neurovisuels — dans une démarche de recherche encadrée par un directeur de mémoire.

    Contrairement à un mémoire de master en sciences humaines, le mémoire d’orthoptie s’inscrit dans une logique d’initiation à la recherche clinique appliquée : il ne s’agit pas de produire une thèse théorique, mais de démontrer une capacité à interroger sa pratique professionnelle à partir d’observations de stage, d’une revue de littérature ciblée ou d’un recueil de données patients.

    Ce guide détaille le cadre réglementaire, les grandes familles de sujets, la structure attendue, les méthodologies mobilisables et les points de vigilance éthique propres à ce mémoire paramédical.

    Réponse rapide. Le mémoire d’orthoptie est un travail de fin d’études du Certificat de capacité d’orthoptiste (cursus de 3 ans, UFR de médecine), rédigé en 3e année et soutenu à l’oral devant un jury. Il porte sur une problématique clinique liée à la rééducation visuelle, au dépistage ou à un trouble spécifique (strabisme, basse vision, neurovision), et suit une méthodologie d’étude de cas, de revue de littérature ou de petite étude quantitative, avec anonymisation stricte des données patients.

    Le cadre du mémoire d’orthoptie

    Le Certificat de capacité d’orthoptiste se prépare en 3 ans au sein d’une UFR de médecine, sur un format proche de 180 ECTS répartis en 6 semestres. La formation associe enseignements théoriques (anatomie et physiologie de la vision, pathologies oculaires, techniques de rééducation) et stages cliniques représentant plusieurs centaines d’heures sur l’ensemble du cursus. Le mémoire de fin d’études s’inscrit dans cette dernière année : il mobilise les compétences cliniques acquises en stage et les articule à une démarche de recherche documentée.

    Le référentiel de formation précise généralement que la réussite du mémoire — écrit puis soutenu à l’oral — conditionne, aux côtés de l’examen clinique objectif structuré (ECOS) et de la validation des stages, l’obtention du diplôme. Les modalités précises (nombre de pages, calendrier de dépôt, composition du jury) varient d’une école d’orthoptie à l’autre ; il convient donc de toujours se référer au guide méthodologique fourni par son UFR de rattachement.

    Comment choisir son sujet de mémoire d’orthoptie ?

    Le choix du sujet part le plus souvent d’une observation de stage : une prise en charge récurrente, une difficulté de dépistage, un protocole de rééducation dont l’efficacité interroge l’étudiant. Trois critères aident à valider un sujet viable :

    Exercice de rééducation de la vision binoculaire avec matériel orthoptique
    Exercice de rééducation de la vision binoculaire en cabinet d’orthoptie
    • Un accès réaliste au terrain — patients, dossiers ou littérature accessibles dans le temps imparti du stage de 3e année.
    • Une problématique clinique précise, formulée comme une question à laquelle le mémoire doit apporter des éléments de réponse, et non un thème général.
    • Un ancrage dans le référentiel de compétences de l’orthoptiste, pour que le directeur de mémoire puisse valider la pertinence professionnelle du sujet.

    Un sujet trop large («la rééducation visuelle chez l’enfant») doit être resserré en une question opérationnelle («quels indicateurs de suivi utiliser pour évaluer la progression d’une rééducation orthoptique du strabisme convergent chez l’enfant de 6 à 10 ans en cabinet libéral ?»).

    Tableau des axes de sujets et exemples de problématiques

    Axe thématique Exemple de problématique Terrain de stage typique
    Vision binoculaire / strabisme Comment adapter le protocole de rééducation orthoptique chez l’enfant présentant un strabisme intermittent ? Cabinet libéral, service d’ophtalmologie pédiatrique
    Basse vision Quels outils de compensation visuelle privilégier pour un patient atteint de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ? Centre de basse vision, service gériatrique
    Dépistage visuel Quelle est la place de l’orthoptiste dans le dépistage précoce des troubles visuels en école maternelle ? PMI, médecine scolaire
    Troubles neurovisuels Comment l’orthoptiste adapte-t-il sa prise en charge chez un patient présentant une négligence visuo-spatiale post-AVC ? Service de neurologie, SSR
    Orthoptie et troubles DYS La rééducation orthoptique améliore-t-elle le confort de lecture chez un enfant dyslexique présentant un trouble oculomoteur associé ? Cabinet libéral, centre référent des troubles des apprentissages
    Dépistage et prévention Comment sensibiliser les parents au dépistage précoce de l’amblyopie avant 6 ans ? Cabinet libéral, centre de PMI

    Ces exemples sont illustratifs et destinés à orienter la réflexion ; ils doivent être affinés avec le directeur de mémoire en fonction du terrain de stage réellement disponible.

    Quelle structure adopter ?

    La structure d’un mémoire d’orthoptie reprend la logique générale d’un mémoire clinique de fin d’études paramédicales, avec des adaptations selon le type de travail (étude de cas, revue de littérature, étude quantitative) :

    Chapitre Contenu attendu
    Introduction Contexte clinique, motivation du sujet, annonce de la problématique et du plan
    Cadre théorique Anatomie/physiologie concernée, revue de littérature sur la pathologie ou le trouble étudié, état des pratiques orthoptiques existantes
    Méthodologie Description du terrain, du patient ou de l’échantillon, des outils de recueil (bilans orthoptiques, échelles, questionnaires), et des choix éthiques
    Présentation des résultats Étude de cas détaillée, ou résultats chiffrés/synthétisés selon la méthode choisie
    Discussion Mise en perspective avec la littérature, limites du travail, apports pour la pratique
    Conclusion Synthèse et perspectives professionnelles

    Quelle méthodologie choisir ?

    L’étude de cas clinique

    La plus fréquente en orthoptie : elle suit un patient sur la durée du stage, décrit le bilan initial, le protocole de rééducation mis en place et son évolution. Elle exige une observation rigoureuse et une anonymisation systématique des données.

    Rédaction d'un mémoire clinique d'orthoptie sur un bureau
    Rédaction du mémoire clinique d’orthoptie, entre revue de littérature et étude de cas

    La revue de littérature ciblée

    Utile lorsque le terrain de stage ne permet pas un suivi patient suffisant. Elle synthétise les publications existantes sur une problématique précise (efficacité d’un protocole, place de l’orthoptiste dans un parcours de soins) et conclut sur les implications pour la pratique.

    La petite étude quantitative

    Plus rare au niveau du Certificat de capacité, elle repose sur un échantillon de patients suivis en stage (ex. évolution d’un score d’acuité visuelle avant/après rééducation) et nécessite l’accord du service d’accueil et le respect des règles de recueil de données de santé.

    Éthique et consentement du patient

    Tout mémoire s’appuyant sur des cas cliniques impose l’anonymisation complète des données (nom, âge précis, établissement) et, selon les écoles, une information ou un consentement écrit du patient (ou de ses représentants légaux pour un mineur). Ces exigences s’inscrivent dans le cadre du RGPD applicable aux données de santé et dans la charte d’éthique propre à chaque UFR. Il est recommandé de vérifier en amont auprès du directeur de mémoire et, le cas échéant, du service concerné, la procédure exacte à suivre avant tout recueil de données patient.

    Préparer la soutenance

    La soutenance orale du mémoire d’orthoptie se déroule devant un jury composé d’enseignants de l’UFR et, souvent, d’un professionnel orthoptiste extérieur. Elle comprend généralement une présentation du travail (15 à 20 minutes) suivie d’un échange avec le jury sur la méthodologie, les résultats et leur transférabilité à la pratique clinique. Une bonne préparation repose sur trois points : maîtriser précisément son cas ou ses résultats, anticiper les questions sur les limites méthodologiques du travail, et relier systématiquement les conclusions aux enjeux de la pratique orthoptique quotidienne.

    FAQ

    Le mémoire d’orthoptie est-il obligatoire pour obtenir le Certificat de capacité ?

    Oui. La réussite du travail de mémoire (écrit et soutenance orale) fait partie des conditions d’obtention du Certificat de capacité d’orthoptiste, aux côtés de la validation des enseignements, des stages et de l’examen clinique objectif structuré (ECOS).

    Quand rédige-t-on le mémoire d’orthoptie dans le cursus ?

    La préparation et la rédaction se concentrent principalement sur la 3e année du cursus (6e semestre), en parallèle des derniers stages cliniques, même si le choix du sujet et la recherche bibliographique démarrent souvent plus tôt.

    Un mémoire d’orthoptie doit-il obligatoirement inclure une étude de cas ?

    Non. Une étude de cas clinique est une option fréquente, mais le référentiel autorise aussi une revue de littérature centrée sur une problématique de pratique, ou une petite étude quantitative sur un échantillon de patients suivis en stage.

    Combien de pages fait un mémoire d’orthoptie ?

    Le volume varie selon l’école et le sujet, mais se situe généralement entre 40 et 70 pages hors annexes, sur un format proche de celui des autres mémoires paramédicaux (infirmier, sage-femme, kinésithérapie).

    Faut-il un accord du patient pour présenter son cas dans le mémoire ?

    Oui. Toute présentation de cas clinique impose l’anonymisation des données et, selon les établissements, un consentement écrit ou une information du patient conformément aux exigences RGPD et à la charte d’éthique de l’école.

    Quelle est la différence entre le mémoire d’orthoptie et celui d’audioprothèse ou de podologie ?

    Les trois cursus partagent un format de mémoire clinique de fin d’études, mais chacun a son propre champ d’application : vision binoculaire et rééducation visuelle pour l’orthoptie, appareillage auditif pour l’audioprothèse, pathologies du pied pour la podologie. Le référentiel de compétences et les terrains de stage diffèrent en conséquence.

    Pour aller plus loin

    Certaines étapes du mémoire d’orthoptie rejoignent des méthodes communes à tous les mémoires de fin d’études : consultez notre guide sur comment faire un mémoire pour une vue d’ensemble du calendrier et des étapes, ou notre article dédié à la rédaction d’un mémoire de A à Z pour la structuration des chapitres. Pour comparer les attentes propres aux autres cursus paramédicaux, notre analyse du mémoire infirmier (TFE en IFSI) détaille une démarche clinique très proche. Enfin, pour des exemples de structures commentées applicables à tout travail de fin d’études, voir notre mémoire de master exemple.

  • Comment rédiger une thèse d’exercice de médecine en 2026 (guide étape par étape)

    Comment rédiger une thèse d’exercice de médecine en 2026 (guide étape par étape)

    Comment rédiger une thèse d’exercice de médecine en 2026 (guide étape par étape)

    Rédiger une thèse d’exercice de médecine en 2026 consiste à mener un travail de recherche individuel, structuré selon le format IMRAD, puis à le soutenir devant un jury universitaire pour obtenir le diplôme d’État de docteur en médecine. Contrairement à un doctorat de recherche (PhD), cette thèse valide avant tout votre capacité à exercer, tout en respectant des exigences méthodologiques strictes.

    Réponse rapide : pour rédiger une thèse d’exercice de médecine en 2026, choisissez un sujet avec votre directeur, structurez le manuscrit en IMRAD (Introduction, Méthodes, Résultats, Discussion), menez une recherche bibliographique rigoureuse sur PubMed, citez vos sources au format Vancouver, passez le manuscrit sous Compilatio avant le dépôt, puis soutenez devant un jury d’au moins quatre membres. Prévoyez 12 à 18 mois entre le choix du sujet et la soutenance.

    Qu’est-ce qu’une thèse d’exercice de médecine ?

    La thèse d’exercice est un travail de recherche original, individuel, présenté à la fin du troisième cycle des études médicales (à l’issue du diplôme d’études spécialisées, ou DES). Elle conditionne l’obtention du diplôme d’État de docteur en médecine, indispensable pour exercer. Il ne s’agit donc pas d’un exercice académique optionnel : sans soutenance validée, vous ne pouvez pas être inscrit à l’Ordre des médecins ni facturer d’actes.

    Point important à clarifier dès le départ : la thèse d’exercice n’est pas équivalente à un doctorat de recherche (PhD, aussi appelé « thèse d’université »). Ce dernier est un diplôme académique distinct, préparé en plusieurs années au sein d’un laboratoire, souvent en parallèle ou après l’internat pour les internes qui s’orientent vers une carrière hospitalo-universitaire ou la recherche fondamentale. Beaucoup d’internes confondent les deux au moment de planifier leur troisième cycle, ce qui entraîne des choix de calendrier mal calibrés.

    Comment choisir son sujet de thèse et son directeur ?

    Le choix du sujet se fait généralement dès la phase de consolidation du DES, souvent en concertation avec le département de médecine générale (DMG) ou la coordination de spécialité. Il n’existe en principe pas de liste imposée de sujets ni de directeurs préétablis : c’est à vous d’identifier un praticien ou un enseignant-chercheur rencontré pendant vos stages, ou de consulter la liste des directeurs habilités publiée par votre UFR.

    • Privilégiez un sujet qui répond à une vraie question clinique rencontrée en stage, plutôt qu’un thème trop théorique.
    • Vérifiez la faisabilité : accès aux données, taille de l’échantillon disponible, délai compatible avec votre calendrier de soutenance.
    • Un même sujet ne peut généralement pas être attribué à plusieurs internes simultanément : la thèse est un travail individuel.
    • Formulez votre question de recherche avec une méthode structurée dès cette étape ; notre guide sur la formulation d’une question PICO pour un mémoire en santé s’applique directement à la construction d’une question de thèse médicale.

    Le directeur de thèse peut être n’importe quel docteur en médecine (pas nécessairement universitaire), tandis que le président du jury doit être un professeur des disciplines médicales et ne peut en aucun cas être la même personne que le directeur.

    Comment structurer sa thèse selon le format IMRAD ?

    La quasi-totalité des thèses d’exercice suit la structure IMRAD, standard des publications biomédicales. Cette organisation facilite la lecture par le jury et rapproche votre manuscrit d’un format publiable dans une revue indexée.

    Section Contenu attendu Longueur indicative
    Introduction Contexte clinique, état des connaissances, justification de la question de recherche, objectifs 3 à 5 pages
    Méthodes Type d’étude, population, critères d’inclusion/exclusion, recueil de données, analyse statistique, aspects éthiques 4 à 8 pages
    Résultats Description de l’échantillon, résultats principaux et secondaires, tableaux et figures, sans interprétation 5 à 10 pages
    Discussion Interprétation des résultats, comparaison à la littérature, limites, forces, perspectives 6 à 10 pages
    Conclusion Synthèse courte, réponse directe à la question posée en introduction 1 page
    Bibliographie et annexes Références au format Vancouver, questionnaires, grilles de recueil, avis du comité d’éthique variable

    Chaque UFR peut imposer des variantes (page de garde, résumé structuré en français et en anglais, remerciements, serment d’Hippocrate en fin de document). Reportez-vous systématiquement aux instructions de thèse publiées par votre faculté avant la mise en page finale.

    Manuscrit de thèse de médecine organisé selon la structure IMRAD avec ses différentes sections
    La structure IMRAD organise le manuscrit en sections distinctes : introduction, méthodes, résultats et discussion.

    Comment mener sa recherche bibliographique sur PubMed ?

    PubMed reste la base de référence pour la littérature biomédicale internationale. Une revue de littérature bien menée conditionne la qualité de votre introduction et de votre discussion.

    1. Formulez votre équation de recherche avec des termes MeSH (Medical Subject Headings) plutôt que du texte libre uniquement.
    2. Combinez opérateurs booléens (AND, OR, NOT) et filtres (date, type d’étude, langue) pour affiner les résultats.
    3. Complétez PubMed par d’autres bases selon votre sujet (Cochrane Library pour les revues systématiques, LiSSa pour la littérature francophone).
    4. Organisez vos références au fur et à mesure dans un gestionnaire bibliographique pour éviter la perte de sources en fin de rédaction.

    Pour la méthode complète de tri, lecture critique et synthèse thématique des articles trouvés, consultez notre guide dédié : comment faire une revue de littérature pour un mémoire. Les mêmes principes de sélection et de synthèse s’appliquent à une thèse de médecine, avec une exigence supplémentaire de recherche exhaustive sur PubMed. Pour un panorama complet des outils IA à combiner avec PubMed lors de cette phase (gestion des références, anti-plagiat, assistant de rédaction), voir notre comparatif des meilleurs outils IA pour un mémoire de médecine en 2026.

    Comment rédiger la méthodologie de sa thèse ?

    La section méthodes doit permettre à n’importe quel lecteur de reproduire votre étude. Elle précise le type d’étude (observationnelle, interventionnelle, qualitative), la population cible, les critères d’inclusion et d’exclusion, le mode de recueil des données, les variables mesurées et la méthode d’analyse statistique. C’est également ici que vous mentionnez l’avis du comité d’éthique ou du comité de protection des personnes (CPP) si votre étude l’exige.

    Les erreurs les plus fréquentes relevées par les directeurs de thèse concernent un manque de précision sur les critères d’exclusion, une justification insuffisante de la taille d’échantillon, et une confusion entre objectif principal et objectifs secondaires. Notre guide généraliste sur comment rédiger la méthodologie d’un mémoire détaille la logique de justification des choix méthodologiques, transposable à une thèse médicale, avec l’ajout des exigences réglementaires propres à la recherche en santé (CNIL, CPP, MR-004 selon le type d’étude).

    Comment citer ses sources selon le format Vancouver ?

    Le style Vancouver est le format de citation très majoritairement recommandé par les UFR de médecine, car il correspond aux normes des revues biomédicales indexées sur PubMed (ICMJE). Il repose sur une numérotation des citations dans l’ordre d’apparition dans le texte, avec une bibliographie finale classée dans ce même ordre numérique, et non alphabétique.

    Élément Règle Vancouver
    Appel de citation dans le texte Chiffre entre parenthèses ou en exposant, dans l’ordre d’apparition (1, 2, 3…)
    Ordre de la bibliographie Numérique, selon l’ordre d’apparition des citations, jamais alphabétique
    Nombre d’auteurs cités Généralement les six premiers auteurs suivis de « et al. » au-delà
    Abréviation des revues Selon la nomenclature standard de la NLM (National Library of Medicine)

    Vérifiez malgré tout les consignes typographiques précises publiées par votre faculté : certaines UFR imposent des variantes locales (usage de l’exposant plutôt que la parenthèse, page de titre spécifique, etc.).

    Comment éviter le plagiat et passer Compilatio ?

    La vérification anti-plagiat via le logiciel Compilatio est obligatoire dans la grande majorité des facultés de médecine françaises avant le dépôt du manuscrit. Cette vérification porte sur le manuscrit finalisé, avant mise en forme définitive et généralement hors annexes.

    • Un taux de similarité élevé doit être justifié par les spécificités du travail (formulations méthodologiques standardisées, terminologie médicale répétitive, citations correctement attribuées) ou conduire à des corrections substantielles.
    • Reformulez systématiquement les idées issues de vos sources plutôt que de copier-coller, même en citant ; le copier-coller cité en excès reste souvent signalé.
    • Les seuils d’alerte et la procédure exacte de vérification varient d’une faculté à l’autre : renseignez-vous auprès de votre scolarité sur le seuil retenu et le calendrier de dépôt du rapport Compilatio.

    Comment se déroulent le dépôt et la soutenance ?

    Le calendrier administratif avant la soutenance est resserré et varie selon les UFR, mais on retrouve généralement les grandes étapes suivantes : envoi du manuscrit finalisé au directeur et au président de jury plusieurs semaines avant la date de soutenance, dépôt du dossier d’autorisation de soutenance (parfois encore appelé « permis d’imprimer ») auprès de la scolarité, remise d’exemplaires physiques ou numériques à chaque membre du jury dans le délai fixé, puis soutenance orale publique.

    Le jury de thèse d’exercice comprend en général au moins quatre membres, dont trois titulaires des disciplines médicales, présidé par un professeur des disciplines médicales qui ne peut pas être votre directeur de thèse. Après la soutenance, la thèse doit être déposée à la bibliothèque universitaire dans le délai fixé par votre UFR (souvent de l’ordre d’une à deux semaines), avant archivage sur des plateformes comme DUMAS ou theses.fr pour la consultation publique.

    Ces délais précis (nombre de semaines avant soutenance, nombre d’exemplaires requis, format papier ou numérique) varient sensiblement d’une faculté à l’autre : consultez systématiquement le guide ou le règlement intérieur publié par votre UFR de médecine avant de construire votre rétroplanning.

    Salle de soutenance universitaire avec table du jury et manuscrit de thèse d'exercice de médecine
    Le jury de thèse d’exercice réunit au moins quatre membres autour du manuscrit final lors de la soutenance orale.

    Quel calendrier réaliste prévoir ?

    Comptez généralement entre 12 et 18 mois entre le choix du sujet et la soutenance. Voici un rétroplanning indicatif à adapter à votre spécialité et à votre terrain de recherche.

    Période avant soutenance Étape
    12 à 18 mois Choix du sujet, du directeur et du président de jury, dépôt du titre auprès de la scolarité
    10 à 14 mois Revue de littérature sur PubMed, rédaction du protocole, démarches auprès du CPP ou de la CNIL si nécessaire
    8 à 10 mois Recueil des données, rédaction de la méthodologie
    4 à 6 mois Analyse statistique, rédaction des résultats et de la discussion
    2 à 3 mois Relecture par le directeur, corrections, mise en forme selon le format Vancouver
    4 à 8 semaines Vérification Compilatio, dossier d’autorisation de soutenance, envoi au jury
    Jour J Soutenance orale devant le jury
    1 à 2 semaines après Dépôt final à la bibliothèque universitaire

    Checklist pratique avant le dépôt

    • Sujet validé par écrit avec le directeur et, si nécessaire, le président de jury
    • Avis du comité d’éthique ou du CPP obtenu si l’étude l’exige
    • Structure IMRAD complète et conforme aux instructions de l’UFR
    • Bibliographie entièrement au format Vancouver, numérotée dans l’ordre d’apparition
    • Rapport Compilatio réalisé sur le manuscrit finalisé, hors annexes
    • Résumés en français et en anglais rédigés (souvent exigés en première page)
    • Dossier d’autorisation de soutenance déposé dans les délais fixés par la scolarité
    • Exemplaires transmis à chaque membre du jury dans le délai requis

    Rédiger sa thèse plus vite, sans y perdre en rigueur. Structurer un manuscrit IMRAD tout en tenant une bibliographie Vancouver propre est l’un des points qui fait le plus perdre de temps aux internes en fin de rédaction. Tesify — Écris ton mémoire avec l’IA vous aide à structurer chaque section de votre thèse d’exercice et à avancer chapitre par chapitre. La fonctionnalité de bibliographie automatique au format Vancouver reformate vos références au fil de la rédaction, pour éviter les erreurs de numérotation lors du dépôt final.

    Si vous préparez plutôt un mémoire infirmier et non une thèse de médecine, la structure et les exigences de soutenance diffèrent sensiblement : consultez notre guide dédié au mémoire infirmier IFSI pour la structure de l’UE 3.4.

    FAQ

    Qu’est-ce qu’une thèse d’exercice de médecine ?

    La thèse d’exercice de médecine est un travail de recherche individuel soutenu en fin de troisième cycle (DES) qui conditionne l’obtention du diplôme d’État de docteur en médecine. Elle suit généralement une structure IMRAD et doit être soutenue devant un jury universitaire.

    Une thèse d’exercice est-elle la même chose qu’un doctorat de recherche (PhD) ?

    Non. La thèse d’exercice délivre le diplôme d’État de docteur en médecine, nécessaire pour exercer, tandis qu’un doctorat de recherche (PhD, thèse d’université) est un diplôme académique distinct obtenu après plusieurs années de recherche en laboratoire, souvent préparé en parallèle ou après l’internat.

    Combien de temps faut-il pour rédiger une thèse de médecine ?

    Comptez généralement entre 12 et 18 mois entre le choix du sujet et la soutenance, en incluant la revue de littérature, le recueil de données et plusieurs allers-retours avec le directeur de thèse. Ce délai varie selon la spécialité et le type d’étude.

    Le format Vancouver est-il obligatoire pour la thèse d’exercice ?

    Le format Vancouver est le standard très majoritairement utilisé et recommandé par la plupart des UFR de médecine, car il correspond aux normes des revues biomédicales indexées sur PubMed. Vérifiez toutefois les consignes typographiques précises de votre faculté.

    Que se passe-t-il si le taux de similarité Compilatio est trop élevé ?

    Un taux de similarité élevé doit être justifié (citations, terminologie technique répétée) ou conduire à des corrections substantielles du manuscrit avant le dépôt final. Le seuil d’alerte et la procédure exacte varient d’une faculté à l’autre.

    Où faut-il déposer sa thèse après la soutenance ?

    Après la soutenance, la thèse doit être déposée à la bibliothèque universitaire dans le délai fixé par votre UFR, puis elle est généralement archivée sur la plateforme DUMAS ou theses.fr, rendant le travail consultable en ligne.

  • Réussir son mémoire en formation à distance (FOAD, CNED) en 2026 : méthode et organisation

    Réussir son mémoire en formation à distance (FOAD, CNED) en 2026 : méthode et organisation

    Réussir son mémoire en formation à distance (FOAD, CNED) en 2026 : méthode et organisation

    Un mémoire formation à distance 2026 se prépare différemment d’un mémoire suivi en présentiel : sans passage régulier sur un campus, sans croisement informel avec d’autres étudiants, la charge d’organisation repose presque entièrement sur l’étudiant lui-même. Cette réalité concerne des dizaines de milliers d’étudiants inscrits en FOAD, en EAD ou via le CNED chaque année, souvent en reprise d’études tout en occupant un emploi. La question n’est donc pas seulement méthodologique, elle est structurelle : comment construire un cadre de travail stable quand personne ne le construit pour vous.

    Ce guide détaille les points de friction propres au mémoire à distance — isolement, encadrement dématérialisé, conciliation avec la vie professionnelle, accès aux ressources documentaires, soutenance en visioconférence — et propose une méthode d’organisation concrète, avec rétroplanning, routines et outils collaboratifs adaptés.

    Réponse rapide : réussir un mémoire en formation à distance en 2026 suppose trois piliers : un rétroplanning découpé en semaines avec jalons de rendu intermédiaires, un rythme d’échange formalisé avec le directeur de mémoire (visio + compte rendu écrit), et des routines de travail fixes qui compensent l’absence de cadre imposé par un campus. La soutenance elle-même se prépare comme un oral filmé, avec un test technique préalable de la plateforme de visioconférence.

    Quelles sont les spécificités du mémoire en formation à distance ?

    Encadrement à distance d'un mémoire par visioconférence
    À distance, chaque échange avec le directeur se planifie et se documente.

    Un mémoire rédigé en FOAD (formation ouverte et à distance) ou en EAD (enseignement à distance) suit le même cadre académique qu’un mémoire classique — problématique, cadre théorique, méthodologie, analyse, discussion — mais la logistique du travail change radicalement. L’étudiant n’a pas de bibliothèque universitaire à proximité, pas de créneau hebdomadaire fixe avec son directeur, pas de salle de travail partagée avec d’autres mémorants. Chaque étape qui serait portée par un cadre institutionnel en présentiel doit être reconstruite volontairement.

    Défis propres au mémoire à distance et solutions concrètes
    Défi de l’EAD / FOAD Solution concrète
    Isolement, absence de contact informel Rejoindre un groupe d’entraide entre mémorants FOAD ou créer un binôme de relecture à distance
    Encadrement limité à quelques échanges Formaliser un calendrier de points visio fixes avec ordre du jour écrit
    Temps de travail dispersé entre emploi et études Rétroplanning en blocs hebdomadaires courts plutôt qu’en journées entières
    Accès limité aux bases documentaires physiques Utiliser les accès distants aux bases en ligne fournis par l’établissement (VPN, portail bibliothèque)
    Soutenance sans repérage physique de la salle Test technique de la plateforme de visioconférence une semaine avant, avec simulation complète

    Pourquoi l’isolement est le premier obstacle en FOAD ?

    L’isolement est souvent cité comme la première difficulté rencontrée par les étudiants en formation à distance, avant même les contraintes de temps. Sans les échanges informels du couloir ou de la cafétéria, un étudiant peut avancer plusieurs semaines sans jamais confronter ses idées à un regard extérieur. Ce silence a un coût réel sur la motivation : moins de retours signifie moins de validation, et moins de validation signifie plus de doute sur la pertinence du travail engagé.

    La parade n’est pas de subir cet isolement mais de le neutraliser activement. Certains établissements proposant des cursus FOAD organisent des forums d’entraide entre mémorants ; quand ce n’est pas le cas, un petit groupe informel de deux ou trois étudiants suivant la même formation, même sans lien académique officiel, permet de recréer un espace de relecture croisée et de motivation mutuelle. Cette dynamique rejoint des mécanismes bien documentés de lutte contre la procrastination, détaillés dans notre guide sur la procrastination et le mémoire.

    Comment fonctionne l’encadrement à distance avec le directeur de mémoire ?

    En présentiel, un directeur de mémoire peut être croisé dans un couloir, sollicité pour une question rapide entre deux cours. À distance, chaque interaction doit être planifiée et généralement passe par deux canaux : la visioconférence pour les échanges de fond, et le mail pour le suivi écrit et les questions ponctuelles.

    Trois règles simplifient cette relation :

    • Fixer un rythme d’échange régulier — un point visio toutes les deux à trois semaines, plutôt que des sollicitations irrégulières qui donnent une impression de désorganisation.
    • Préparer un ordre du jour avant chaque rendez-vous — envoyé par mail 24 à 48 heures avant, il permet au directeur de préparer ses retours et évite de perdre du temps de visio en explications de contexte.
    • Envoyer un compte rendu après chaque échange — un mail de synthèse listant les décisions prises et les prochaines étapes crée une trace écrite qui protège les deux parties en cas de désaccord ultérieur sur ce qui avait été convenu.

    Cette rigueur documentaire compense l’absence de mémoire partagée qu’offre naturellement un suivi en présentiel régulier.

    Comment concilier emploi salarié, vie personnelle et rédaction du mémoire ?

    La majorité des étudiants en FOAD ou EAD travaillent en parallèle de leurs études, ce qui change fondamentalement la manière de découper le temps de rédaction. Bloquer une journée complète le week-end fonctionne rarement sur la durée : la fatigue accumulée dans la semaine réduit la qualité de concentration disponible, et un seul bloc hebdomadaire crée un risque élevé d’abandon en cas d’imprévu ce jour-là.

    Une approche plus robuste consiste à répartir le travail en séquences courtes et répétées : trois à quatre sessions de 45 à 90 minutes réparties sur la semaine, plutôt qu’une seule session longue. Cette approche séquencée s’appuie sur des techniques de concentration éprouvées, notamment la méthode Pomodoro adaptée à la rédaction académique, détaillée dans notre article sur la méthode Pomodoro pour fluidifier la rédaction du mémoire. L’avantage de ce découpage est double : il s’insère plus facilement dans un agenda professionnel chargé, et il réduit le risque d’épuisement qui guette les étudiants tentant de tout concentrer sur un seul jour de repos.

    Comment accéder aux ressources documentaires et bases en ligne à distance ?

    L’absence d’accès physique à une bibliothèque universitaire n’est plus un obstacle majeur en 2026 à condition de connaître les bons canaux. La plupart des établissements proposant des cursus à distance donnent accès à leurs bases documentaires via un portail en ligne sécurisé (identifiants VPN ou authentification fédérée), permettant de consulter des revues scientifiques payantes depuis n’importe quel domicile.

    En complément, des ressources en accès libre restent incontournables : Google Scholar pour le repérage initial de la littérature, HAL (Hyper Articles en Ligne) pour les publications françaises en accès ouvert, et Cairn.info pour les sciences humaines et sociales francophones. Un gestionnaire bibliographique comme Zotero permet de centraliser ces sources consultées à distance et de générer automatiquement la bibliographie dans le format exigé par l’établissement. La structuration de ces sources dans le plan du mémoire suit la même logique méthodologique que pour un mémoire classique, décrite pas à pas dans notre guide complet pour faire un mémoire.

    Comment construire un rétroplanning réaliste pour un mémoire à distance ?

    Le rétroplanning part de la date de soutenance et remonte semaine par semaine jusqu’à aujourd’hui. Pour un étudiant en formation à distance, il doit intégrer des marges plus larges que pour un étudiant à temps plein, car les imprévus professionnels (surcharge au travail, déplacements) sont plus fréquents et moins prévisibles.

    Une structure type sur 5 mois avant la soutenance :

    • Mois 1 — validation de la problématique, revue de littérature initiale, premier point avec le directeur.
    • Mois 2 — cadre théorique, choix méthodologique, deuxième point visio.
    • Mois 3 — collecte de données ou enquête terrain, rédaction des premiers chapitres.
    • Mois 4 — analyse des résultats, rédaction de la discussion, troisième point de suivi.
    • Mois 5 — relecture, mise en forme finale, dépôt, préparation de la soutenance.

    Chaque mois se termine par un jalon de rendu vérifiable — un chapitre envoyé, un plan validé — plutôt qu’un objectif flou comme « avancer sur le mémoire ». Cette granularité est ce qui permet de détecter un retard tôt, quand il est encore rattrapable, plutôt qu’à trois semaines de la date limite.

    Quelles routines de travail mettre en place en formation à distance ?

    Sans horaires de cours fixes pour structurer la semaine, la routine doit être créée artificiellement. Les étudiants qui réussissent le mieux en FOAD partagent généralement trois habitudes :

    • Un créneau fixe et non négociable — par exemple le mardi et le jeudi soir de 20h à 21h30, bloqué dans l’agenda comme un rendez-vous professionnel.
    • Un rituel de démarrage court — relire les cinq dernières lignes écrites avant de reprendre, pour limiter le temps de remise en contexte.
    • Un bilan hebdomadaire de dix minutes — chaque dimanche, noter ce qui a été fait, ce qui a bloqué, et ajuster le planning de la semaine suivante en conséquence.

    Ce dernier point est particulièrement utile en formation à distance : sans directeur présent chaque semaine pour recadrer la progression, ce bilan personnel joue le rôle de garde-fou.

    Quels outils collaboratifs utiliser pour un mémoire en EAD ?

    Organisation du travail en formation à distance
    Des routines fixes et un rétroplanning compensent l’absence de cadre imposé par un campus.

    Le choix des outils compte moins que leur cohérence : mieux vaut trois outils bien maîtrisés qu’une dizaine testés sans suite. Pour un mémoire à distance, quatre catégories d’outils couvrent l’essentiel des besoins :

    • Gestion de tâches — Trello, Notion ou Asana pour visualiser le rétroplanning et cocher les jalons atteints.
    • Stockage et versions — un espace cloud partagé (Google Drive, OneDrive) avec un système de nommage clair par version et par date, pour éviter les fichiers en conflit.
    • Visioconférence — Teams, Zoom ou BigBlueButton selon l’établissement, avec test préalable du micro et du partage d’écran avant chaque point important.
    • Gestion bibliographique — Zotero ou Mendeley, synchronisés entre les différents appareils utilisés pour travailler.

    L’essentiel est de centraliser ces outils dès le début du mémoire plutôt que de les ajouter au fil de l’eau, ce qui évite la dispersion de l’information entre plusieurs plateformes.

    Comment préparer une soutenance de mémoire en visioconférence ?

    La soutenance à distance suit globalement le même déroulé qu’une soutenance en présentiel — présentation orale, questions du jury, délibération — mais ajoute une couche de préparation technique qui ne doit pas être négligée. Un incident de connexion pendant la présentation peut désorganiser l’ensemble de l’oral si rien n’a été anticipé.

    Trois précautions réduisent ce risque :

    • Un test technique complet une semaine avant — connexion, micro, partage d’écran, et si possible avec une personne tierce jouant le rôle du jury pour vérifier le rendu depuis l’autre côté de l’écran.
    • Un plan B de connexion — une deuxième source internet disponible (partage de connexion mobile) en cas de coupure du réseau principal le jour J.
    • Un support visuel simplifié — les diapositives doivent rester lisibles en plein écran partagé, avec une police suffisamment grande et un minimum de texte par diapositive, car la lecture à l’écran est plus fatigante qu’en salle.

    Sur le fond, la préparation reste identique à celle d’un oral classique : anticiper les questions probables du jury sur la méthodologie et les limites du travail, et répéter la présentation à voix haute au moins deux fois dans les conditions réelles, micro et caméra allumés.

    CNED et universités proposant l’EAD : quel encadrement attendre ?

    Le CNED (Centre national d’enseignement à distance) propose un accompagnement structuré pour les mémoires réalisés dans le cadre de ses formations, avec un directeur ou un tuteur référent, des échéances de rendu intermédiaires fixées à l’avance, et une préparation dédiée à la soutenance. Plusieurs universités françaises proposent également des parcours en EAD avec un encadrement comparable, notamment dans des filières comme le droit, les sciences de l’éducation ou la gestion. Certains de ces cursus mènent à des mémoires spécialisés, comme ceux préparés dans les filières immobilières, dont les enjeux méthodologiques sont abordés dans notre article sur le mémoire de master immobilier et gestion de patrimoine.

    Dans tous les cas, il est recommandé de clarifier dès le début de la formation les modalités exactes d’encadrement proposées par l’établissement : fréquence des points prévus, canal de communication privilégié, et format attendu pour la soutenance. Cette clarification évite les malentendus qui, en formation à distance, sont plus coûteux à corriger qu’en présentiel faute de contact direct rapide.

    FAQ

    Peut-on soutenir un mémoire de formation à distance en visioconférence ?

    Oui, la grande majorité des établissements proposant des formations FOAD ou EAD, dont le CNED et de nombreuses universités, organisent des soutenances en visioconférence via des plateformes comme Teams, Zoom ou BigBlueButton. Les modalités techniques sont précisées par le règlement des études de chaque établissement.

    Combien de temps prévoir pour rédiger un mémoire en formation à distance ?

    Il faut généralement compter entre 4 et 6 mois de travail effectif, réparti en séquences courtes et régulières compatibles avec une activité salariée. Un rétroplanning découpé en semaines permet d’ajuster ce rythme aux contraintes professionnelles et personnelles.

    Comment communiquer efficacement avec son directeur de mémoire à distance ?

    En formalisant un rythme d’échange fixe, en préparant un ordre du jour écrit avant chaque rendez-vous visio, et en envoyant systématiquement un compte rendu par mail après l’échange pour garder une trace des décisions prises.

    Quels outils collaboratifs utiliser pour un mémoire en EAD ?

    Un gestionnaire de tâches partagé, un espace de stockage cloud pour les versions du document, un outil de visioconférence pour les points d’encadrement, et un gestionnaire bibliographique comme Zotero pour organiser les sources consultées à distance.

    Comment gérer l’isolement pendant la rédaction d’un mémoire à distance ?

    En créant des points de contact réguliers avec le directeur de mémoire, en rejoignant des groupes d’entraide entre étudiants FOAD lorsque l’établissement en propose, et en structurant des routines de travail fixes qui recréent artificiellement le cadre d’un suivi en présentiel.

    Le CNED encadre-t-il la rédaction du mémoire jusqu’à la soutenance ?

    Le CNED propose un accompagnement pédagogique à distance avec un directeur de mémoire ou un tuteur référent, des échéances de rendu intermédiaires et une préparation à la soutenance, mais les modalités précises varient selon la formation et le niveau d’études suivis.

  • Peut-on soutenir son mémoire sans avoir terminé son stage ? (2026)

    Peut-on soutenir son mémoire sans avoir terminé son stage ? (2026)

    Peut-on soutenir son mémoire sans avoir terminé son stage ? (2026)

    Peut-on soutenir mémoire sans stage terminé ? La réponse tient en une phrase : cela dépend entièrement du type de mémoire préparé. Pour un mémoire de recherche disciplinaire, la soutenance avant la fin du stage est souvent envisageable, sous réserve de l’accord du directeur. Pour un mémoire professionnel ou de stage, qui rend compte d’une mission en cours, la fin du stage est généralement une condition d’admission à la soutenance fixée par le règlement des études.

    Réponse rapide : soutenir son mémoire sans stage terminé est possible pour un mémoire de recherche autonome, mais quasiment impossible pour un mémoire professionnel adossé à une mission en cours. Le règlement des études de votre établissement fixe les conditions d’admission à soutenance, et la convention de stage encadre les dates. En cas de chevauchement, la solution la plus courante reste le report vers une session de rattrapage, sur accord du directeur de mémoire et parfois de la commission pédagogique.

    Tous les mémoires ne se valent pas face à cette question

    Articulation entre convention de stage et calendrier de soutenance
    La convention de stage et le règlement des études fixent l’articulation entre stage et soutenance.

    La possibilité de soutenir mémoire sans stage terminé dépend en premier lieu de la nature du mémoire. Trois configurations reviennent le plus souvent dans les cursus de master.

    Le mémoire de recherche

    Un mémoire de recherche s’appuie sur une problématique théorique, une revue de littérature et, éventuellement, une étude de terrain qui n’est pas nécessairement liée à un stage en cours. Dans ce cas, le stage et le mémoire sont deux exigences distinctes du diplôme, évaluées séparément. Il est alors plus fréquent que la soutenance puisse avoir lieu avant la fin officielle du stage, dès lors que le travail de recherche est achevé et validé par le directeur.

    Le mémoire professionnel ou mémoire de stage

    À l’inverse, un mémoire professionnel — parfois appelé mémoire de stage — analyse une mission réalisée en entreprise. Le règlement des études exige presque toujours que la mission soit terminée, ou du moins suffisamment avancée, pour que l’étudiant puisse en tirer un bilan critique complet. Soutenir avant la fin du stage revient alors à présenter un travail incomplet, ce que la plupart des jurys refusent d’évaluer sérieusement.

    Le mémoire en alternance

    En alternance, la temporalité change encore. Le contrat d’alternance dure généralement toute l’année universitaire, voire au-delà, tandis que le mémoire porte sur une mission ou un projet mené en entreprise sur une période plus courte. La soutenance peut donc intervenir avant la fin du contrat de travail, à condition que la mission analysée soit elle-même arrivée à un stade suffisamment abouti. Pour aller plus loin sur ce format particulier, consultez notre article sur le mémoire rédigé sur sa propre entreprise en alternance.

    Quel est le rôle réel de la convention de stage ?

    La convention de stage est un document tripartite signé par l’étudiant, l’établissement et l’entreprise d’accueil. Elle fixe des éléments précis : dates de début et de fin, durée hebdomadaire, missions confiées, gratification, encadrement. Elle ne mentionne en revanche jamais la date de soutenance, qui relève exclusivement du calendrier pédagogique de l’établissement.

    Cela crée parfois une confusion. Certains étudiants pensent qu’ils ne peuvent pas soutenir tant que la convention n’est pas arrivée à son terme. En réalité, la convention encadre la relation contractuelle avec l’entreprise, pas l’organisation académique. Le vrai obstacle n’est donc pas la convention en elle-même, mais ce que le règlement des études exige en matière de contenu du mémoire et de durée minimale de stage validée.

    Un point de vigilance mérite toutefois d’être signalé : si la convention prévoit une présence obligatoire jusqu’à une date donnée et que la soutenance tombe avant cette date, l’étudiant doit s’assurer qu’il peut s’absenter de l’entreprise le jour J sans enfreindre son engagement contractuel. Cela se négocie généralement sans difficulté avec le maître de stage, à condition d’anticiper la demande.

    Que dit le règlement des études sur les modalités de contrôle des connaissances ?

    Le règlement des études — parfois appelé modalités de contrôle des connaissances (MCC) — est le document de référence qui fixe les conditions d’admission à soutenance. Il précise en général :

    • la durée minimale de stage requise avant de pouvoir soutenir ;
    • les pièces à fournir (attestation de stage, certificat de fin de mission, rapport intermédiaire) ;
    • les dates limites de dépôt du mémoire ;
    • les conditions dans lesquelles une dérogation peut être demandée.

    Ce document prime sur toute interprétation informelle. Avant de partir du principe qu’une soutenance anticipée est possible, il est indispensable de le consulter dans son intégralité, ou de solliciter le secrétariat pédagogique pour confirmation écrite. Une soutenance organisée en dehors du cadre fixé par le règlement peut être annulée a posteriori, ce qui expose l’étudiant à un report contraint, souvent vers la session suivante.

    Tableau récapitulatif des cas de figure

    Le tableau ci-dessous synthétise les situations les plus courantes rencontrées par les étudiants confrontés à un chevauchement entre stage et soutenance.

    Type de mémoire Stage requis avant soutenance ? Soutenance anticipée possible ?
    Mémoire de recherche disciplinaire Non, ou stage optionnel Oui, dans la majorité des cas, sur accord du directeur
    Mémoire professionnel / de stage Oui, stage terminé ou quasi terminé exigé Rare, sauf dérogation motivée et validée
    Mémoire en alternance Mission analysée doit être avancée, contrat peut se poursuivre Oui, si la mission étudiée est arrivée à un stade concluant
    Stage à l’étranger prolongé Variable selon accord de mobilité Souvent traité par report vers la session de rattrapage
    Stage prolongé par l’entreprise Dépend du règlement des études Possible avec attestation intermédiaire et accord du jury

    Que faire si le stage déborde sur la période de soutenance ?

    Ce cas de figure est l’un des plus fréquents, notamment lorsque l’entreprise prolonge la mission ou que le stage a démarré en retard. Plusieurs options existent, par ordre de préférence pratique.

    Prévenir le secrétariat pédagogique le plus tôt possible

    Dès que le décalage entre fin de stage et date de soutenance est identifié, l’étudiant doit en informer le secrétariat pédagogique et son directeur de mémoire. Un signalement précoce laisse davantage de marge de manœuvre pour trouver une solution : session de rattrapage, aménagement de calendrier, ou soutenance sur la base d’un rapport intermédiaire validé.

    Demander une session de rattrapage ou de report

    La plupart des établissements organisent une seconde session de soutenance, généralement en septembre, spécifiquement pour les étudiants dont le stage se termine après la session initiale. Ce report n’est pas une sanction : il s’agit d’un mécanisme prévu par le règlement des études pour couvrir ce type de situation.

    Envisager une soutenance sur rapport intermédiaire

    Dans certains cursus, notamment en alternance ou pour les stages longs, une soutenance sur la base d’un rapport intermédiaire peut être acceptée, à condition que la mission ait atteint un stade suffisamment avancé pour permettre une analyse crédible. Cette option reste soumise à l’appréciation du directeur de mémoire et, souvent, à une validation formelle de la commission pédagogique.

    Dérogations, accord du jury et du directeur : ce qui est vraiment possible

    Salle de soutenance de mémoire
    Selon le type de mémoire, la soutenance peut précéder la fin effective du stage.

    Une dérogation permettant de soutenir mémoire sans stage terminé n’est jamais un droit automatique. Elle repose sur trois conditions cumulatives dans la plupart des établissements.

    • L’accord explicite du directeur de mémoire, qui doit juger que le travail rendu est suffisamment abouti pour être évalué en l’état.
    • Une demande écrite et motivée, déposée en général au moins un mois avant la date de soutenance souhaitée, expliquant les raisons du décalage (prolongation du stage, retard de démarrage, contraintes de l’entreprise).
    • La validation de la commission pédagogique ou du jury, qui vérifie que la dérogation reste conforme au règlement des études et n’ouvre pas de précédent problématique.

    Si le directeur de mémoire tarde à répondre à une telle demande, la situation peut rapidement devenir critique compte tenu des délais serrés. Notre article sur que faire quand le directeur de mémoire ne répond plus détaille les démarches à engager pour débloquer la situation sans perdre de temps.

    Conseils pratiques pour articuler calendrier stage et soutenance

    Pour éviter de se retrouver dans une situation de blocage de dernière minute, quelques réflexes simples permettent d’anticiper efficacement.

    1. Vérifier le règlement des études dès le début du stage, et non quelques semaines avant la soutenance. Les délais de rédaction du mémoire étant souvent sous-estimés, mieux vaut caler le calendrier de rédaction en parallèle du stage dès le départ — voir notre guide sur combien de temps il faut vraiment pour rédiger un mémoire de master.
    2. Aligner la date de fin de stage sur la convention avec le secrétariat pédagogique, en particulier si l’entreprise propose une prolongation.
    3. Informer le maître de stage de la date de soutenance dès qu’elle est connue, pour anticiper une éventuelle absence ponctuelle.
    4. Solliciter le directeur de mémoire en amont pour valider si une soutenance anticipée est envisageable compte tenu de l’avancement du travail.
    5. Garder une trace écrite de tous les échanges relatifs à une éventuelle dérogation, utile en cas de contestation ultérieure.

    Une fois la soutenance passée, d’autres démarches administratives restent à accomplir rapidement : notre article sur les démarches à effectuer après la soutenance du mémoire récapitule les étapes à ne pas manquer, du dépôt final à l’archivage.

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    FAQ

    Peut-on soutenir son mémoire avant la fin officielle du stage ?

    Oui, dans certains cas, notamment pour un mémoire de recherche dont le sujet n’est pas directement adossé au stage. Pour un mémoire professionnel ou de stage, la soutenance avant la fin du stage est rare car le mémoire doit généralement rendre compte d’une expérience achevée. Tout dépend du règlement des études de votre établissement.

    Que dit la convention de stage sur la date de soutenance ?

    La convention de stage fixe les dates de début et de fin du stage, mais elle ne fixe pas la date de soutenance : celle-ci relève du calendrier universitaire. En revanche, si la convention impose une durée minimale de présence en entreprise avant la fin du stage, une soutenance anticipée peut entrer en contradiction avec cet engagement contractuel.

    Que se passe-t-il si le stage déborde sur la période de soutenance ?

    La plupart des établissements proposent alors une session de rattrapage ou de report, généralement en septembre. L’étudiant doit signaler la situation à son secrétariat pédagogique dès que le décalage est identifié, idéalement plusieurs semaines à l’avance, afin d’être inscrit à la bonne session.

    Une dérogation est-elle possible pour soutenir plus tôt ?

    Oui, mais elle n’est jamais automatique. Elle nécessite l’accord explicite du directeur de mémoire et, souvent, une validation par la commission pédagogique ou le jury. La demande doit être motivée et déposée par écrit, en général au moins un mois avant la date souhaitée.

    L’alternance change-t-elle la donne ?

    Oui. En alternance, le contrat de travail court en parallèle du cursus et sa durée dépasse souvent celle du mémoire. La soutenance peut donc avoir lieu avant la fin du contrat, à condition que le mémoire porte sur une mission suffisamment avancée pour être analysée et évaluée.

    Qui décide en dernier ressort : le jury ou le règlement d’études ?

    Le règlement des études fixe le cadre général (conditions d’admission à soutenance, durées minimales de stage, dates limites). À l’intérieur de ce cadre, le jury et le directeur de mémoire disposent d’une marge d’appréciation pour les cas particuliers, mais ils ne peuvent pas déroger aux règles institutionnelles sans validation administrative.