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  • Évaluer une action de prévention dans un mémoire : la masterclass RE-AIM (2026)

    Évaluer une action de prévention dans un mémoire : la masterclass RE-AIM (2026)

    Vous avez organisé une action : un atelier d’éducation thérapeutique, une campagne de dépistage, une intervention en classe, un programme d’activité physique adaptée. Votre mémoire doit maintenant l’évaluer.

    Dans l’immense majorité des cas, l’évaluation se réduit à une chose : un questionnaire de satisfaction distribué à la fin, dont on rapporte que les participants étaient contents. Ce n’est pas faux. C’est simplement la plus petite partie de ce qu’il fallait mesurer — et elle porte sur les seules personnes qui étaient là.

    Le cadre qui complète la question

    RE-AIM tient dans un acronyme dont chaque lettre est une dimension : Reach, Effectiveness, Adoption, Implementation, and Maintenance — portée, efficacité, adoption, mise en œuvre et maintien. Le cadre pose que ces éléments « déterminent ensemble l’impact en santé publique ».

    Le mot important est « ensemble ». Une action très efficace sur ceux qui la suivent, mais qui n’atteint que les personnes déjà convaincues, a un impact faible. Une action largement adoptée mais appliquée de façon dégradée n’a pas l’effet qu’on lui prête. Aucune dimension isolée ne dit l’impact.

    Depuis l’article original de 1999, environ 700 publications s’en réclament, dans des champs aussi variés que le vieillissement, le dépistage des cancers, l’activité physique et les maladies chroniques. Sa vocation, telle que ses auteurs la formulent, est d’inciter à prêter attention à des éléments essentiels du programme, dont la validité externe — c’est-à-dire la capacité de ce qui a marché ici à fonctionner ailleurs.

    C’est exactement le reproche qu’un jury adresse à un mémoire d’évaluation : « et en dehors de votre service, cela tiendrait-il ? »

    Les cinq dimensions, et ce que chacune exige

    Cinq dimensions successives par lesquelles se mesure la portée réelle d'une action
    À chaque étage, une partie de l’effet se perd — et c’est cette perte qu’il faut documenter.

    Portée

    Combien de personnes l’action a-t-elle touchées, et lesquelles ? Il faut donc un dénominateur : la population que vous visiez. Sans lui, « quarante participants » ne veut rien dire ; avec lui, « quarante participants sur les deux cent dix patients éligibles » devient un résultat.

    C’est ici que se pose la question la plus féconde et la plus évitée : qui n’est pas venu ? Comparer le profil des participants à celui de la population visée révèle presque toujours un biais de recrutement — et ce biais est souvent le résultat le plus intéressant du mémoire.

    Efficacité

    Quel effet sur les résultats visés, y compris les effets non désirés ? C’est la seule dimension que les mémoires traitent spontanément. Elle exige un indicateur défini à l’avance, pas une impression recueillie après coup.

    Adoption

    Combien de professionnels, de services ou de structures ont accepté de mettre en œuvre l’action, et lesquels ? Attention à ne pas confondre avec la portée : la portée concerne les bénéficiaires, l’adoption concerne les acteurs qui délivrent l’action. Un mémoire qui les mélange rend ses deux résultats inexploitables.

    Mise en œuvre

    L’action a-t-elle été menée comme prévu ? Combien de séances effectivement tenues sur celles programmées, avec quels écarts, quelles adaptations, quels moyens réels. C’est la dimension qui explique le plus souvent une efficacité décevante : ce n’est pas l’action qui n’a pas marché, c’est une version dégradée de l’action qui a été délivrée.

    Maintien

    Que reste-t-il après ? À deux niveaux : chez les personnes — l’effet persiste-t-il — et dans l’organisation — l’action a-t-elle été intégrée aux pratiques ou s’est-elle arrêtée avec votre stage ? Un mémoire honnête écrit que le dispositif s’est interrompu à son départ, et en fait un objet d’analyse.

    La question que le cadre force à poser

    La population visée comparée à la population effectivement touchée par une action
    Ceux qui sont venus ne ressemblent presque jamais à ceux qu’on visait.

    Si vous ne deviez retenir qu’une chose : votre évaluation doit décrire ceux que l’action n’a pas atteints.

    Une action de prévention touche préférentiellement les personnes déjà sensibilisées, disponibles, mobiles, à l’aise avec l’écrit ou avec l’institution. Documenter cet écart transforme un compte rendu d’atelier en analyse de santé publique, et il se documente avec des données que vous avez déjà : la liste des personnes éligibles et celle des participants.

    C’est aussi ce qui donne à votre discussion sa conclusion la plus utile — non pas « l’action a été appréciée », mais « l’action, sous cette forme, ne touche pas le public qui en aurait le plus besoin, et voici pourquoi ».

    Comment en faire le plan de votre mémoire

    La grande économie du cadre est qu’il fournit directement l’ossature de votre partie résultats : une sous-partie par dimension retenue, dans l’ordre de l’acronyme.

    1. Choisissez les dimensions traitables. Un mémoire de quelques mois ne peut pas mesurer sérieusement le maintien à un an. Retenez-en trois, dites pourquoi, et signalez les autres comme non couvertes plutôt que de les survoler.
    2. Définissez un indicateur par dimension, avant l’action. Rétrospectivement, il est presque toujours trop tard : le dénominateur de la portée, en particulier, ne se reconstitue pas après coup.
    3. Identifiez les données déjà existantes. Feuilles de présence, plannings, comptes rendus de réunion, listes d’éligibles : l’essentiel de ce qu’exige RE-AIM se trouve dans des documents de service, pas dans un questionnaire supplémentaire.
    4. Restituez dimension par dimension, puis concluez sur leur articulation. C’est cette dernière étape — montrer comment une portée étroite limite un effet pourtant réel — qui distingue une évaluation d’un bilan d’activité.

    Pour le recueil qualitatif qui accompagne souvent ces mesures, voyez le guide de l’entretien semi-directif et l’analyse thématique. Pour la déclaration de méthode attendue selon votre design, la grille de rédaction correspondante vous dira quoi documenter.

    Ouvrez votre mémoire dans Tesify et construisez votre partie résultats dimension par dimension — la structure tient, chaque phrase reste écrite par vous.

    Deux cadres, deux questions différentes

    Une confusion fréquente mérite d’être levée. RE-AIM répond à « qu’est-ce que cette action a produit, et jusqu’où ? ». Il ne répond pas à « pourquoi cela s’est-il passé ainsi ? ».

    Si votre question porte sur les freins organisationnels — pourquoi un dispositif valide ne s’installe pas dans un service —, c’est un cadre d’analyse de l’implémentation qu’il vous faut, comme le cadre CFIR pour un mémoire professionnel. Les deux se combinent très bien : l’un chiffre la portée, l’autre en explique les limites.

    Et si vous hésitez encore sur le modèle à retenir, le critère décisif reste le même : privilégiez celui qui vient avec des définitions et des outils publiés, comme l’explique choisir un modèle théorique qui vient avec son instrument.

    Questions fréquentes

    Faut-il mesurer les cinq dimensions ?

    Non, et c’est même déconseillé dans un mémoire. Traitez-en deux ou trois avec des indicateurs sérieux, et déclarez les autres comme hors du périmètre de votre travail. Une couverture partielle assumée vaut mieux qu’une couverture complète superficielle.

    Mon action n’a touché que douze personnes. Est-ce exploitable ?

    Oui, à condition de rapporter ce nombre à une population visée. Douze participants sur quinze éligibles est un excellent résultat de portée ; douze sur trois cents en est un autre, tout aussi analysable, mais qui appelle une discussion différente.

    Peut-on appliquer ce cadre hors du champ de la santé ?

    Oui. Il a été conçu pour la santé publique mais ses dimensions valent pour toute action collective : dispositif éducatif, action sociale, programme de formation. Justifiez simplement la transposition en une phrase.

    Comment mesurer le maintien en quelques mois ?

    Vous ne mesurerez pas un maintien à long terme. Ce que vous pouvez documenter, c’est l’existence ou l’absence d’un dispositif de pérennisation : l’action est-elle inscrite au projet de service, un référent a-t-il été désigné, un budget prévu. C’est un indicateur de maintien organisationnel, et il est honnête.

    Faut-il un groupe témoin ?

    Ce n’est ni exigé ni réaliste dans la plupart des mémoires. En son absence, votre efficacité est mesurée avant-après sans comparaison, ce qui doit être dit clairement dans les limites : vous décrivez une évolution, vous n’établissez pas qu’elle est due à l’action.

    Où citer le cadre dans le mémoire ?

    Dans la méthode, en annonçant les dimensions retenues et les indicateurs correspondants ; puis en bibliographie, avec l’article fondateur de 1999. Les intitulés de vos résultats doivent reprendre les dimensions, pour que le lecteur suive sans effort.

    Que faire si les données de portée n’existent pas ?

    Reconstituez le dénominateur le plus défendable à partir des documents disponibles — file active du service, effectif de la classe, population du territoire — et dites explicitement comment vous l’avez établi. Un dénominateur approximatif mais documenté vaut infiniment mieux qu’un effectif de participants présenté seul.

    L’action que j’évalue est la mienne : est-ce recevable ?

    C’est le cas le plus fréquent en mémoire professionnel, et c’est recevable à une condition : nommer le conflit de position. Vous êtes à la fois concepteur, animateur et évaluateur, ce qui affecte la façon dont les participants vous répondent et la sévérité de votre propre regard. Dites-le dans la méthode, et privilégiez pour l’efficacité des indicateurs objectivables plutôt que déclaratifs — un taux de participation se discute moins qu’une satisfaction exprimée devant l’animateur.

    Évaluer, ce n’est pas demander si les gens étaient contents. Rédigez votre mémoire d’évaluation avec Tesify.

  • Pourquoi le dispositif n’a pas pris : le cadre CFIR pour un mémoire professionnel en santé (2026)

    Pourquoi le dispositif n’a pas pris : le cadre CFIR pour un mémoire professionnel en santé (2026)

    Il existe une phrase que l’on retrouve dans un nombre considérable de mémoires professionnels en santé, en travail social et en management public : « le dispositif était pertinent, mais il n’a pas été appliqué ».

    Le problème n’est pas le constat, qui est souvent juste. Le problème est qu’il reste un constat. Faute de cadre pour organiser l’explication, l’auteur énumère des causes — le manque de temps, la résistance au changement, le turnover — sans jamais montrer laquelle pèse, ni comment elles s’articulent.

    Un cadre existe précisément pour cela.

    Ce que le CFIR apporte à un mémoire

    Le Consolidated Framework for Implementation Research est un cadre d’analyse de la mise en œuvre d’une innovation dans une organisation. Il ne demande pas si le dispositif est bon : il demande pourquoi il s’installe, ou non, dans un contexte donné.

    C’est exactement la question d’un mémoire de cadre de santé, de directeur d’établissement ou de responsable d’unité — et c’est une question que les cadres théoriques généralistes traitent mal, parce qu’ils portent sur les comportements individuels plutôt que sur l’articulation entre un dispositif, une organisation et des personnes.

    Trois qualités le rendent utilisable dans le calendrier d’un mémoire : ses domaines sont définis explicitement, ses construits sont publiés, et le guide officiel propose des traductions — dont une version française. Vous n’avez donc pas à traduire vous-même la grille avant de coder vos entretiens, ce qui est le point où beaucoup d’étudiants perdent la validité de leur outil.

    Les cinq domaines

    Cinq domaines d'analyse emboîtés, du dispositif lui-même au contexte qui l'entoure
    Le dispositif, les deux niveaux de contexte, les personnes, et le processus qui traverse le tout.

    Le cadre organise l’analyse en cinq domaines, dont les définitions sont données sans ambiguïté par le guide officiel.

    L’innovation — « the « thing » being implemented », la chose que l’on met en œuvre : un nouveau traitement clinique, un programme éducatif, un service. Dans un mémoire, c’est votre protocole, votre outil, votre nouvelle organisation du travail.

    Le contexte externe — « the setting in which the Inner Setting exists », le cadre dans lequel s’inscrit le contexte interne : un groupe hospitalier, un district scolaire, un échelon régional. C’est le niveau où se décident les financements, les tutelles et les injonctions.

    Le contexte interne — « the setting in which the innovation is implemented » : l’établissement, le service, l’unité. C’est le niveau où vous travaillez et où se joue l’essentiel.

    Les individus — « the roles and characteristics of individuals ». Non pas les personnes comme sujets psychologiques, mais comme titulaires de rôles : qui porte le dispositif, qui l’arbitre, qui le subit.

    Le processus d’implémentation — « the activities and strategies used to implement the innovation » : comment on s’y est pris. Planification, engagement des acteurs, exécution, évaluation.

    Chacun de ces domaines se décline en construits nommés et définis, que le guide met à disposition dans une version actualisée. C’est cette granularité qui fait la différence entre une explication vague et une analyse.

    Ce que le cadre change concrètement

    Passage d'un constat d'échec global à des facteurs explicatifs identifiés séparément
    Le même échec, décomposé en facteurs que l’on peut nommer, comparer et hiérarchiser.

    Prenons un cas courant : un protocole de prévention introduit dans un service, appliqué trois semaines, puis abandonné.

    Sans cadre, le mémoire écrit que « les équipes ont manqué de temps et n’ont pas été suffisamment associées ». C’est plausible, c’est invérifiable, et cela pourrait s’écrire sans avoir mis les pieds dans le service.

    Avec le cadre, l’analyse se répartit : la complexité du protocole relève de l’innovation ; l’injonction de la tutelle qui l’a imposé relève du contexte externe ; l’effectif et les priorités concurrentes du service relèvent du contexte interne ; l’absence de porteur identifié relève des individus ; le fait qu’aucune phase de planification n’ait eu lieu relève du processus.

    Vous obtenez alors ce qu’un jury attend : non pas une liste de causes, mais une hiérarchie de facteurs, chacun rattaché à un niveau, et une conclusion qui dit lesquels sont modifiables par un cadre de proximité et lesquels ne le sont pas. Cette dernière distinction est celle qui rend un mémoire professionnel réellement utile à son auteur.

    Du construit à la question d’entretien

    La manœuvre concrète mérite d’être détaillée, car c’est elle qui fait gagner le plus de temps.

    Chaque construit du cadre se convertit en une ou deux questions ouvertes, formulées dans le vocabulaire de vos interlocuteurs. Un construit relatif à la complexité du dispositif ne se demande pas en ces termes : il devient « pouvez-vous me décrire, concrètement, ce que le protocole vous demandait de faire en plus, un jour ordinaire ? ». Un construit relatif à la pression externe devient « d’où venait la demande, et comment vous a-t-elle été présentée ? ». Un construit relatif au processus devient « qu’est-ce qui a été prévu avant le lancement ? ».

    Vous obtenez un guide d’entretien dont chaque question est rattachée à une catégorie d’analyse connue d’avance. Au moment du codage, vous savez déjà où ranger la réponse — et surtout, vous repérez immédiatement les réponses qui n’entrent dans aucune case, qui sont précisément celles à examiner de près.

    Comment l’utiliser, étape par étape

    1. Choisissez les domaines pertinents, pas tous. Un mémoire n’a pas les moyens de traiter les cinq. Deux ou trois, justifiés par votre question, valent mieux qu’un survol complet.
    2. Traduisez les construits retenus en questions d’entretien, comme ci-dessus.
    3. Codez vos entretiens avec les construits comme catégories de départ. Vous partez d’une grille existante, que vous complétez par les catégories émergentes propres à votre terrain — et ces catégories émergentes sont souvent votre apport le plus intéressant.
    4. Restituez par domaine, en disant pour chacun ce qui favorise et ce qui freine. La structure de vos résultats découle du cadre, et le lecteur ne se perd pas.

    Si vous en êtes encore à concevoir vos entretiens, la conduite pratique relève du guide de l’entretien semi-directif, et le traitement du matériau de l’analyse thématique. Pour la déclaration de la méthode dans le mémoire, la grille de compte rendu adaptée aux entretiens est identifiée dans quelle grille de rédaction suivre selon votre design.

    Ouvrez votre mémoire dans Tesify et faites descendre les domaines du cadre jusque dans votre guide d’entretien, vos résultats et votre discussion — la cohérence est tenue, l’écriture reste la vôtre.

    Les limites à déclarer

    Le cadre décrit, il n’explique pas mécaniquement. Il vous donne des catégories pour organiser des facteurs, pas une théorie causale. Écrire que tel construit « a causé » l’échec dépasse ce que le cadre autorise ; écrire qu’il apparaît systématiquement dans les entretiens comme un frein est exact.

    Il vient d’un champ anglophone et hospitalier. Sa transposition à un établissement médico-social français, à une école ou à une collectivité demande une adaptation que vous devez expliciter, plutôt que de plaquer le vocabulaire.

    Sa richesse est un piège. Le nombre de construits disponibles invite à tout couvrir. Résistez : un mémoire qui traite trois construits sérieusement vaut mieux qu’un mémoire qui en cite vingt.

    Et si votre question porte moins sur les freins que sur la portée effective d’une action — combien de personnes touchées, avec quel maintien dans le temps —, ce n’est pas ce cadre qu’il vous faut : le choix d’un modèle doit se faire sur ce qu’il permet de mesurer, comme le rappelle choisir un modèle théorique qui vient avec son instrument.

    Questions fréquentes

    Faut-il avoir une formation en recherche pour l’utiliser ?

    Non. Le cadre est conçu pour être appliqué par des praticiens. Sa force est justement de donner un langage commun à des professionnels qui décrivent des situations qu’ils connaissent mieux que quiconque.

    Convient-il à un mémoire hors santé ?

    Oui, ses définitions sont volontairement génériques — l’exemple d’un district scolaire ou d’un service municipal figure dans le guide lui-même. L’adaptation est à justifier, pas à craindre.

    Peut-on l’utiliser sur un dispositif qui a réussi ?

    Absolument, et c’est même une variante intéressante : analyser une implantation réussie permet d’identifier les facteurs facilitants, sujet moins traité que l’échec et souvent plus utile à l’établissement.

    Combien d’entretiens faut-il ?

    Cela dépend des rôles à couvrir plutôt que d’un nombre absolu. Assurez-vous d’entendre au moins un représentant de chaque position concernée par le dispositif — porteur, arbitre, utilisateur —, et dites explicitement qui vous n’avez pas pu interroger.

    Faut-il citer le cadre dans la bibliographie ?

    Oui, comme toute référence méthodologique, en précisant la version des construits que vous avez utilisée et, si vous vous êtes appuyé sur la traduction française, en le mentionnant dans la méthode.

    Peut-on combiner ce cadre avec un autre ?

    Oui, à condition de dire ce que le second apporte que le premier ne couvre pas, et à quel endroit précis de l’analyse il intervient. La combinaison la plus fréquente associe un cadre de compréhension des freins à un cadre d’évaluation de la portée de l’action.

    Mon terrain est mon propre service : est-ce un problème ?

    C’est un atout et une contrainte. Vous accédez à des informations qu’un chercheur extérieur n’obtiendrait pas, mais votre position influence ce que vos collègues vous diront. Traitez cette implication comme une donnée méthodologique : décrivez votre place dans le service, ce qu’elle facilite et ce qu’elle peut inhiber. Un jury sanctionne l’implication non déclarée, pas l’implication.

    Un constat vague devient une analyse dès qu’il a un cadre. Rédigez votre mémoire professionnel avec Tesify.

  • Le mémoire du DDEEAS en 2026 : votre sujet doit être agréé avant que vous puissiez passer la moindre épreuve

    Le mémoire du DDEEAS en 2026 : votre sujet doit être agréé avant que vous puissiez passer la moindre épreuve

    Le mémoire du DDEEAS est présenté quinze minutes devant le jury, puis discuté trente minutes. Mais l’échéance qui décide de votre session est bien antérieure : le sujet est déposé à l’inscription et doit obtenir l’agrément du président du jury avant la fin du troisième mois qui suit la date limite de dépôt des demandes. Sans cet agrément, vous n’êtes pas autorisé à vous présenter à l’ensemble des épreuves.

    C’est une mécanique rare : dans la plupart des examens professionnels, un sujet mal cadré coûte des points. Ici, il coûte la session entière — et il la coûte avant que vous ayez écrit une ligne.

    Le texte applicable

    Le diplôme de directeur d’établissement d’éducation adaptée et spécialisée est régi par l’arrêté du 19 février 1988 modifié, en vigueur au 5 août 2026. Malgré son ancienneté, il a été retouché à plusieurs reprises — arrêtés du 12 juillet 1990, du 29 juillet 1992, du 18 novembre 1993, du 9 janvier 1995, et en dernier lieu arrêté du 23 décembre 2020.

    Cette longévité mérite d’être signalée, parce qu’elle est l’exception dans ce domaine. La plupart des certifications professionnelles françaises sont réécrites tous les quelques années ; celle-ci fonctionne sur une base de 1988 régulièrement amendée. Vérifiez malgré tout la version en vigueur pour votre session : c’est le texte modifié, et non l’original de 1988, qui vous est opposable.

    Les trois épreuves

    L’article 4 dispose que « l’examen comprend trois épreuves dont les sujets sont en rapport direct avec le référentiel de compétences joint en annexe » :

    # Épreuve Format
    1 Épreuve écrite de législation, administration, gestion Durée : quatre heures
    2 Un exposé suivi d’une interrogation 15 minutes + 15 minutes
    3 La présentation d’un mémoire 15 minutes + 30 minutes d’interrogation

    L’article 5 fixe le seuil : une note minimale de 10 sur 20 est exigée à chaque épreuve. Il n’y a donc pas de compensation entre les trois — un écrit de législation solide ne rattrape pas un mémoire faible, et réciproquement.

    Notez la dissymétrie de la troisième épreuve : quinze minutes pour présenter, trente minutes pour répondre. C’est le double. Sur les trois épreuves, c’est celle où le jury dispose du plus de temps pour creuser, et de loin.

    Formulaire administratif posé à côté d'une enveloppe timbrée sur une table
    Le sujet se dépose au moment de l’inscription, bien avant que le mémoire existe.

    L’agrément du sujet : la vraie échéance

    L’article 4 pose deux obligations que l’on peut manquer sans s’en apercevoir.

    La première : « Le sujet du mémoire est déposé lors de l’inscription et soumis à l’approbation du président du jury. » Vous ne choisissez donc pas votre sujet après avoir exploré le terrain — vous l’annoncez au moment où vous vous inscrivez.

    La seconde est la plus lourde de conséquences : « Pour être autorisé à se présenter à l’ensemble des épreuves, le candidat doit obtenir l’agrément de son sujet de mémoire avant la fin du troisième mois qui suit la date limite de dépôt des demandes d’inscription. »

    Lisez bien « l’ensemble des épreuves ». Ce n’est pas la seule épreuve de mémoire qui est conditionnée : c’est l’accès à l’examen. Un sujet refusé ou laissé sans réponse au-delà du délai vous ferme aussi l’écrit de législation et l’exposé.

    La conséquence pratique est un calendrier inversé. Le travail utile des premières semaines n’est pas d’écrire, mais de faire valider un intitulé — et d’en avoir un deuxième prêt si le premier ne passe pas. Sur la manière de formuler une question qui tienne, notre méthode pour formuler une problématique de mémoire s’applique, avec une contrainte supplémentaire ici : le sujet doit être « en rapport direct avec le référentiel de compétences joint en annexe ».

    Trois exemplaires, un mois avant, cachet de la poste faisant foi

    La seconde échéance est matérielle. Le candidat doit « avoir déposé ou adressé au centre chargé de l’organisation de l’examen au moins un mois avant la date fixée pour la première épreuve, le cachet de la poste faisant foi, trois exemplaires du mémoire réalisé ».

    Trois éléments à retenir. Trois exemplaires, donc une impression et une reliure à prévoir, pas un simple envoi de fichier. Un mois avant la première épreuve — c’est-à-dire avant l’écrit de législation, et non avant la soutenance du mémoire : votre date butoir est plus précoce que l’intuition ne le suggère. Et le cachet de la poste faisant foi, ce qui vous protège d’un acheminement lent mais ne pardonne pas un dépôt tardif à la poste.

    Bureau de direction vide avec des dossiers rangés et une fenêtre donnant sur une cour
    Le mémoire porte sur la direction d’un établissement, pas sur l’enseignement en classe.

    Ce que ce mémoire n’est pas

    Le DDEEAS s’adresse à des personnels qui dirigent — ou se préparent à diriger — un établissement, une section ou un service d’éducation adaptée ou spécialisée. L’objet du mémoire suit : il porte sur la conduite d’un établissement, pas sur la conduite d’une classe.

    C’est ce qui le sépare du dossier de l’épreuve 2 du CAPPEI, qui relève du même univers de l’éducation adaptée mais se place du côté de l’enseignant spécialisé et de sa pratique de classe. Les deux certifications coexistent et ne visent ni le même poste, ni le même écrit : le CAPPEI attend une sélection commentée de documents dans une pagination stricte, le DDEEAS un mémoire soutenu.

    Il ne se confond pas davantage avec le mémoire d’élève-directeur de l’EHESP, qui concerne les directeurs d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux et relève d’une tout autre filière de formation. Même figure — un futur directeur qui écrit — mais deux ministères, deux écoles et deux régimes d’examen distincts.

    Sur le registre, il s’agit d’un mémoire professionnel au sens plein : une analyse de situation débouchant sur des choix argumentés, et non une contribution à la recherche.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify n’obtient pas l’agrément de votre sujet. C’est une décision du président du jury, et c’est la première chose à sécuriser. Aucun outil ne s’y substitue.
    • Tesify ne dirige pas votre établissement à votre place. Ce mémoire s’appuie sur des situations de direction que vous avez conduites ou observées. Sans ce matériau, il n’y a rien à soutenir pendant trente minutes de questions.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur. La promesse est vide, et elle est hors sujet devant un jury qui dispose de deux fois plus de temps pour vous interroger que vous n’en avez pour exposer.

    Ce que l’outil fait utilement : formuler deux ou trois intitulés de sujet défendables au moment de l’inscription plutôt qu’un seul, rattacher explicitement chaque partie au référentiel de compétences annexé, et tenir le calendrier à rebours de l’envoi des trois exemplaires. Le texte produit est un brouillon à réécrire avec vos mots — c’est vous qui le soutenez.

    Cadrez votre mémoire de DDEEAS avec Tesify — en commençant par le sujet, pas par le plan.

    FAQ — Le mémoire du DDEEAS

    Quand faut-il déposer le sujet du mémoire ?

    Lors de l’inscription. Il est ensuite soumis à l’approbation du président du jury, et l’agrément doit être obtenu avant la fin du troisième mois qui suit la date limite de dépôt des demandes d’inscription.

    Que se passe-t-il si le sujet n’est pas agréé dans les délais ?

    L’arrêté conditionne à cet agrément l’autorisation de se présenter à l’ensemble des épreuves, et non à la seule épreuve de mémoire. Un sujet non agréé dans le délai ferme donc l’accès à l’examen entier pour la session.

    Combien d’exemplaires du mémoire faut-il fournir, et quand ?

    Trois exemplaires, déposés ou adressés au centre chargé de l’organisation de l’examen au moins un mois avant la date fixée pour la première épreuve, le cachet de la poste faisant foi.

    Comment se déroule l’épreuve de mémoire ?

    Une présentation de quinze minutes par le candidat, suivie d’une interrogation de trente minutes par le jury.

    Quelles sont les trois épreuves du DDEEAS ?

    Une épreuve écrite de législation, administration et gestion de quatre heures ; un exposé de quinze minutes suivi d’une interrogation de quinze minutes ; et la présentation du mémoire. Les sujets sont en rapport direct avec le référentiel de compétences joint en annexe de l’arrêté.

    Y a-t-il une compensation entre les épreuves ?

    Non. L’article 5 exige une note minimale de 10 sur 20 à chaque épreuve, ce qui exclut qu’une bonne note en rattrape une insuffisante.

    L’arrêté de 1988 est-il toujours applicable ?

    Oui, dans sa version modifiée, en vigueur en 2026. Il a été amendé notamment en 1990, 1992, 1993, 1995 et, en dernier lieu, par un arrêté du 23 décembre 2020. C’est cette version consolidée qui vous est opposable, et non le texte d’origine.

  • Qui juge votre mémoire professionnel ? Huit jurys et leurs seuils comparés (2026)

    Qui juge votre mémoire professionnel ? Huit jurys et leurs seuils comparés (2026)

    La composition d’un jury est le document le plus informatif que vous puissiez obtenir sur ce qu’on attend de vous — plus que n’importe quel guide de rédaction. Un jury composé aux deux tiers de praticiens n’attend pas la même chose qu’un jury où siège un enseignant habilité à diriger des recherches, et les seuils de validation varient du simple « 10 sur 20 » à des barèmes composites.

    Ce comparatif ne dit pas quel travail vous devez rendre — pour cela, notre comparatif des travaux de fin d’études est le point d’entrée. Il répond à la question d’après : qui va me lire, à combien, et selon quelle règle de calcul ?

    Le tableau

    Travail Composition du jury Règle de validation
    Mémoire du DEC Jury national : commissaire du gouvernement près le Conseil supérieur de l’ordre, un inspecteur général de l’éducation nationale, quatre enseignants, quatre experts-comptables, un diplômé exerçant en entreprise Coefficient 4 ; toute note inférieure à 10/20 est éliminatoire ; soutenance d’une heure maximum
    HMONP 5 membres minimum, dont au moins les deux tiers d’architectes praticiens, un enseignant d’une autre école, un membre proposé par le conseil régional de l’ordre ; tuteur et directeur d’études présents sans voix délibérative Habilitation délivrée après soutenance, sur présentation des « éléments nécessaires à la démonstration »
    PFE en architecture 6 à 8 membres, 5 minimum pour siéger valablement ; majorité d’architectes ; au moins un membre habilité à diriger des recherches Mémoire 8 crédits et soutenance du PFE 10 crédits, non compensables
    Mémoire d’ingénieur du Cnam 4 membres minimum : président, tuteur académique, un expert du monde industriel ou de la recherche, un enseignant de la spécialité ou un second expert 39 crédits attribués à partir de 10/20 après délibération ; procès-verbal signé
    Rapport ou mémoire de notariat 3 personnes, dont un universitaire et un notaire Validée à partir de 10/20
    Titre professionnel 2 membres habilités minimum, obligatoirement des professionnels justifiant d’au moins 3 ans d’expérience dans le métier visé Décision au vu du dossier professionnel, de la mise en situation et d’un entretien final
    CAFDES Correcteurs désignés dans le cadre fixé par l’arrêté du 27 août 2022 Un écrit noté sur 20 et une soutenance notée sur 20
    DEIS Jury incluant le directeur de mémoire avec voix délibérative Écrit coefficient 3 + soutenance coefficient 2, validation à 50 points sur 100 ; soutenance de 50 minutes dont 10 d’exposé
    Grille d'évaluation imprimée posée à côté d'une calculatrice
    Trois règles de calcul coexistent : la moyenne, le seuil éliminatoire et le crédit non compensable.

    Trois mécaniques de notation, et une seule est indulgente

    Derrière ces barèmes se cachent trois logiques radicalement différentes, et confondre celle qui vous concerne est une erreur de stratégie, pas de rédaction.

    1. La moyenne pondérée. C’est le cas du DEIS : écrit coefficient 3, soutenance coefficient 2, validation à 50 points sur 100. Une soutenance moyenne peut être rattrapée par un écrit solide, et réciproquement. C’est la seule mécanique où l’on peut réellement compenser.
    2. Le seuil éliminatoire. C’est le cas du DEC : en dessous de 10 sur 20 à l’épreuve n° 3, le diplôme est refusé quelle que soit la moyenne générale — alors que les deux écrits, eux, n’éliminent qu’en dessous de 6. La même épreuve concentre le coefficient le plus élevé et le seuil le plus sévère.
    3. Le crédit non compensable. C’est le cas de l’architecture : 8 crédits pour le mémoire et 10 pour la soutenance du PFE, au-delà des crédits des unités d’enseignement. Aucune moyenne ne les rattrape, et les deux épreuves ne se rattrapent pas non plus l’une l’autre.

    La conséquence est un calcul de risque, pas de mérite. Dans une mécanique à seuil éliminatoire ou à crédits non compensables, le temps consacré à sécuriser le minimum vaut davantage que le temps consacré à viser l’excellence ailleurs.

    Lire une composition de jury comme un cahier des charges

    Trois signaux, présents dans presque toutes ces compositions, disent ce que le jury vérifiera réellement.

    La proportion de praticiens

    Quand le texte impose une majorité — deux tiers d’architectes praticiens pour la HMONP, exclusivement des professionnels de trois ans d’expérience pour le titre professionnel — l’attente porte sur la faisabilité. Les questions sont : combien ça coûte, qui le fait, que se passe-t-il si ça échoue. Un développement conceptuel élégant n’y répond pas.

    La présence d’un chercheur

    À l’inverse, l’exigence d’au moins un membre habilité à diriger des recherches — jury de PFE en architecture — garantit qu’un regard sera porté sur la rigueur de la démonstration : la question est-elle bien posée, les sources sont-elles maîtrisées, les limites énoncées.

    Le membre extérieur

    La présence obligatoire d’un enseignant venu d’une autre école, ou d’une personnalité extérieure, a une conséquence d’écriture très concrète : une partie du jury ne connaît ni votre établissement, ni votre atelier, ni les conventions de votre promotion. Ce qui va de soi chez vous doit être écrit. C’est la cause la plus banale de perte de points sur un travail par ailleurs bon.

    Le cas le plus intéressant est le jury mixte à deux têtes : notariat — un universitaire et un notaire — ou Cnam — un tuteur académique et un expert industriel. Là, chaque point doit être traité sur deux plans, le raisonnement et l’application. Un travail qui ne satisfait qu’un des deux lecteurs est vulnérable même s’il est excellent.

    Couloir d'attente devant une salle de soutenance
    Demander la composition du jury est gratuit — et c’est l’information la plus rentable de toute la préparation.

    Le membre présent sans voix délibérative

    Un détail réglementaire mérite d’être isolé, parce qu’il change la préparation. Pour la HMONP, le tuteur de la mise en situation et le directeur d’études assistent à la soutenance sans voix délibérative — et par ailleurs, les observations du tuteur sont portées à la connaissance du jury.

    Deux choses en découlent. D’une part, la personne qui vous connaît le mieux ne vote pas : vous ne pouvez pas compter sur elle pour porter votre dossier. D’autre part, un document que vous n’avez pas écrit décrit votre travail au jury. L’écart entre ce que vous racontez et ce que ce document dit est visible, et il coûte plus cher que n’importe quelle faiblesse d’analyse.

    À l’opposé, pour le DEIS, le directeur de mémoire siège avec voix délibérative. Ce n’est pas anecdotique : cela signifie que la relation de suivi fait partie de l’évaluation, et qu’un accompagnement irrégulier se paiera au moment de la délibération.

    La seule question à poser avant d’écrire

    Quel que soit votre diplôme, une demande écrite au secrétariat pédagogique suffit à obtenir trois documents, dans cet ordre d’utilité :

    1. La grille d’évaluation, si elle existe. C’est le document le plus informatif et le plus rarement demandé.
    2. La composition du jury — au minimum les catégories de membres, à défaut des noms.
    3. Le cahier des charges ou règlement applicable à votre session, dans sa version en vigueur.

    Sur ce dernier point, une vigilance particulière s’impose sur les diplômes professionnels : plusieurs de ceux comparés ici ont été réécrits récemment — le CAFDES en 2022, le notariat en 2023, le DEIS en 2024, le DEC en 2026 — et l’essentiel de ce qui circule en ligne décrit encore le régime antérieur. Notre annuaire des textes officiels par type de travail indique où vérifier, et notre annuaire des mémoires professionnels validés où lire des travaux acceptés par ces mêmes jurys.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne soutient pas à votre place. Tous les jurys comparés ici ont un point commun : ils interrogent un candidat sur des décisions, des données ou une pratique dont il est le seul dépositaire.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et ce tableau explique pourquoi elle est même hors sujet : quand le jury est composé de praticiens du métier, ce n’est pas un logiciel qui repère un travail non construit, ce sont deux ou trois professionnels en quelques questions.
    • Tesify n’obtient pas votre grille d’évaluation — c’est à vous de la demander.

    Ce que l’outil fait, une fois cette grille en main : construire un plan qui répond point par point aux critères annoncés, tenir les deux registres quand le jury est mixte, et vérifier qu’aucun attendu du référentiel ne reste sans réponse identifiable dans le texte.

    Cadrez votre mémoire avec Tesify — en sachant d’abord qui va le lire.

    FAQ — Les jurys de mémoire professionnel

    Pourquoi la composition du jury est-elle si informative ?

    Parce qu’elle indique ce qui sera vérifié. Une majorité de praticiens signale une attente de faisabilité — coûts, mise en œuvre, risques. La présence d’un membre habilité à diriger des recherches signale une attente de rigueur méthodologique. Un membre extérieur à l’établissement impose d’expliciter ce qui va de soi localement.

    Quelle est la note minimale pour valider un mémoire professionnel ?

    Cela dépend de la mécanique. Le mémoire du DEC et le mémoire d’ingénieur du Cnam demandent au moins 10 sur 20, le premier avec un effet éliminatoire sur le diplôme entier. Le DEIS fonctionne sur un total de 100 points avec un seuil de 50. Le notariat valide à partir de 10 sur 20. L’architecture ne fonctionne pas à la note mais à des crédits non compensables.

    Que signifie « sans voix délibérative » ?

    Que la personne assiste à la soutenance mais ne participe pas à la décision. C’est le cas du tuteur de mise en situation et du directeur d’études pour la HMONP. À l’inverse, pour le DEIS, le directeur de mémoire siège avec voix délibérative et participe donc à la délibération.

    Peut-on connaître la composition de son jury à l’avance ?

    Les textes fixent les catégories de membres et leur nombre ; les noms sont arrêtés par l’établissement ou l’organisme certificateur. Demander au minimum les catégories est légitime et suffit à orienter la préparation, même sans les identités.

    Un jury de professionnels attend-il un travail moins rigoureux ?

    Non, il attend une rigueur d’une autre nature. Les sources sectorielles, réglementaires et de gestion doivent être aussi précisément référencées que des sources académiques, et les chiffres avancés doivent être défendables — un jury de praticiens connaît les ordres de grandeur de son secteur.

    Ces règles ont-elles changé récemment ?

    Plusieurs, oui. Le CAFDES a été réécrit en 2022, le diplôme de notariat en 2023, le DEIS en 2024 et les épreuves du DEC en 2026. Il est donc indispensable de vérifier la version du texte applicable à votre session plutôt que de se fier à une description trouvée en ligne.

  • Où lire des mémoires professionnels validés : annuaire 2026 par diplôme

    Où lire des mémoires professionnels validés : annuaire 2026 par diplôme

    Lire deux ou trois mémoires validés de son propre diplôme est le geste le plus rentable avant d’écrire. Pour les mémoires universitaires, les portails d’archives ouvertes sont bien connus. Pour les diplômes professionnels, les mémoires existent aussi — mais ils sont dispersés dans les catalogues des écoles et des professions, et la plupart ne sont pas sur Google.

    Cet annuaire recense les points d’entrée réels, filière par filière. Il dit aussi, sans détour, les cas où aucun dépôt public n’existe : c’est une information utile, parce qu’elle vous évite de chercher pendant des heures ce qui n’est pas en ligne.

    D’abord : ce qui n’existe pas

    Contrairement aux mémoires de master, il n’y a pas de dépôt national obligatoire pour les écrits de certification professionnelle. Un mémoire de titre RNCP, un dossier professionnel, un livret 2 de VAE ne rejoignent aucune archive ouverte : ils restent chez l’organisme certificateur, qui n’a aucune obligation de les publier.

    Concrètement, cela signifie que pour ces certifications, les seules sources fiables sont l’organisme lui-même — cahier des charges, mémoires anonymisés parfois communiqués aux promotions — et le référentiel de certification publié par le certificateur. Notre annuaire des textes officiels par type de travail indique où trouver ce référentiel dans chaque cas.

    Là où des collections publiques existent, elles sont adossées à une école ou à une profession. Voici lesquelles.

    Architecture — le réseau ArchiRès

    ArchiRès est le portail documentaire commun aux bibliothèques des écoles nationales supérieures d’architecture et de paysage. C’est le catalogue de référence du domaine, et il donne accès aux travaux d’étudiants déposés par les écoles du réseau.

    Deux précisions pratiques. Les collections et les droits d’accès varient d’une école à l’autre : certaines notices renvoient à un document en ligne, d’autres à une consultation sur place. Et la connexion avec ses identifiants d’école ouvre davantage de contenus qu’une consultation anonyme — si vous êtes inscrit en ENSA, connectez-vous avant de conclure qu’un document est introuvable.

    Pour ce que le jury attend ensuite, voir notre guide du mémoire de HMONP.

    Poste de consultation d'un catalogue documentaire en bibliothèque
    Beaucoup de ces catalogues ne sont pas indexés par les moteurs de recherche : il faut y entrer directement.

    Santé publique et direction d’établissement — la documentation de l’EHESP

    Le catalogue en ligne du service documentation de l’École des hautes études en santé publique est le point d’entrée pour les travaux liés à la santé publique, au management hospitalier et à la direction d’établissement sanitaire, social et médico-social.

    C’est la ressource la plus pertinente si vous préparez un mémoire d’élève-directeur, puisque l’école est l’opérateur de la formation statutaire. Elle l’est aussi, indirectement, pour le CAFDES, dont l’EHESP est l’établissement délivrant le diplôme — voir notre comparatif CAFDES ou DEIS.

    Comme pour ArchiRès, une partie du catalogue est réservée aux comptes de l’école ; la création d’un compte externe est proposée.

    Expertise comptable — la Bibliotique

    Bibliotique est la bibliothèque de la profession comptable. C’est le point d’entrée documentaire pour la filière, y compris pour la production des mémorialistes.

    Un détail technique qui a son importance : l’adresse avec www ne répond pas correctement, alors que l’adresse sans www fonctionne. Si vous obtenez une erreur de connexion sécurisée, essayez la seconde avant de conclure que le site est hors service.

    Pour les règles de l’épreuve elle-même — agrément du sujet, volume, soutenance — voir notre guide du mémoire du DEC.

    Ingénieur, paramédical, master — DUMAS et les archives ouvertes

    DUMAS reste le dépôt le plus large pour les travaux d’étudiants en France, et il ne contient pas que des mémoires de master : on y trouve aussi des travaux de filières paramédicales et d’établissements comme le Cnam, selon la politique de dépôt de chaque établissement.

    C’est donc la première recherche à faire si vous préparez un mémoire d’ingénieur du Cnam ou un mémoire de fin d’études paramédical — avec une réserve : le dépôt dépend de l’établissement et de l’autorisation de l’auteur, donc l’absence d’un travail sur DUMAS ne signifie pas qu’il n’existe pas.

    Pour le détail du fonctionnement de DUMAS, de HAL, de theses.fr, de Cairn et du SUDOC — modes de recherche, dépôt, différences entre plateformes —, notre annuaire des portails de mémoires traite ce volet en détail. Le présent article ne le double pas : il complète la carte du côté professionnel.

    Plusieurs mémoires professionnels classés par filière sur une table
    Trois mémoires validés de votre propre diplôme valent mieux que quinze exemples d’une autre filière.

    Validation des acquis de l’expérience — vae.gouv.fr

    Le portail public vae.gouv.fr centralise l’information sur la démarche. Il ne diffuse pas de livrets validés — ceux-ci ne sont pas publics — mais il donne le cadre, les étapes et les interlocuteurs, ce qui est l’essentiel de ce qu’on cherche au départ.

    Tableau récapitulatif

    Filière / diplôme Point d’entrée Accès aux travaux
    Architecture (DEA, HMONP) ArchiRès Variable selon l’école ; connexion école recommandée
    Santé publique, direction d’établissement (D3S, CAFDES) Documentation EHESP Catalogue public, compte externe possible
    Expertise comptable (DEC) Bibliotique Bibliothèque de la profession
    Ingénieur Cnam, paramédical, master DUMAS Accès libre, dépôt non systématique
    Titre RNCP, titre professionnel, CQP Organisme certificateur Aucun dépôt public — demander à l’organisme
    VAE vae.gouv.fr Cadre et démarche ; livrets non publics

    Comment lire un mémoire validé — et ce qu’il ne faut pas en faire

    Lire des exemplaires validés sert trois choses précises, et une seule d’entre elles concerne le contenu.

    1. Calibrer le volume et la structure. C’est l’usage le plus rentable. Vous voyez ce que 60 pages représentent réellement, comment la problématique est posée, où s’arrête la partie contextuelle.
    2. Comprendre le registre. Un mémoire de direction ne s’écrit pas comme un mémoire de recherche ; le lire est plus efficace que se le faire expliquer.
    3. Repérer ce que le jury a laissé passer et ce qu’il a manifestement exigé. Les rapports de jury, quand ils existent, sont encore plus instructifs que les mémoires eux-mêmes.

    En revanche, un mémoire validé n’est pas un gisement de contenu. Reprendre l’analyse d’un autre sur un terrain qui n’est pas le vôtre est du plagiat, et c’est aussi le meilleur moyen de vous retrouver incapable de répondre à la première question du jury. Si vous cherchez surtout des exemples commentés côté universitaire, notre sélection de mémoires réussis par discipline les analyse déjà.

    Un dernier réflexe, valable pour tous ces catalogues : vérifiez l’année. Un mémoire de CAFDES antérieur à la réforme de 2022, ou de DEIS antérieur à celle de 2024, décrit une architecture de certification qui n’est plus la vôtre. Il reste utile pour le style ; il ne l’est plus pour le cadre.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne vous fournit pas de mémoires d’autres candidats et ne réécrit pas un travail existant. Lire des exemplaires validés relève de votre préparation, pas d’un service.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et elle est particulièrement déplacée ici : le risque, quand on lit beaucoup d’exemplaires, est de s’approprier sans s’en rendre compte l’analyse de quelqu’un d’autre. Le contrôle n’est pas le problème — c’est le travail personnel manquant qui l’est.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.

    Ce que l’outil fait, une fois vos deux ou trois exemplaires lus : traduire ce que vous en avez retenu en une structure applicable à votre terrain, tenir cette structure sur une rédaction longue, et vérifier que chaque exigence de votre référentiel trouve une réponse dans le texte.

    Structurez votre mémoire avec Tesify — après avoir lu ce qui a été validé avant vous.

    FAQ — Trouver des mémoires professionnels

    Les mémoires de certification professionnelle sont-ils publics ?

    Non, en règle générale. Il n’existe pas de dépôt national obligatoire pour les écrits de certification professionnelle : mémoires de titre RNCP, dossiers professionnels et livrets de VAE restent chez l’organisme certificateur, qui n’a pas d’obligation de publication. Les collections publiques existent seulement là où une école ou une profession en a constitué une.

    Où trouver des mémoires en architecture ?

    Sur ArchiRès, le portail documentaire commun aux bibliothèques des écoles nationales supérieures d’architecture et de paysage. Les collections et les droits d’accès varient selon l’école, et une connexion avec ses identifiants d’école ouvre davantage de contenus qu’une consultation anonyme.

    Où trouver des mémoires de direction d’établissement sanitaire ou social ?

    Dans le catalogue en ligne du service documentation de l’École des hautes études en santé publique, qui est l’opérateur de la formation statutaire des élèves-directeurs et l’établissement délivrant le CAFDES. Un compte externe peut être créé pour accéder à une partie des ressources.

    Où trouver des mémoires d’expertise comptable ?

    Auprès de Bibliotique, la bibliothèque de la profession comptable. Attention à l’adresse : la version avec www ne répond pas correctement, contrairement à l’adresse sans www.

    DUMAS contient-il autre chose que des mémoires de master ?

    Oui. Selon la politique de dépôt de chaque établissement, on y trouve aussi des travaux de filières paramédicales et d’établissements comme le Cnam. Le dépôt n’étant ni systématique ni obligatoire, l’absence d’un travail sur DUMAS ne signifie pas qu’il n’existe pas.

    Peut-on s’inspirer d’un mémoire validé sans plagier ?

    Oui, à condition de s’en servir pour calibrer le volume, la structure et le registre, et non pour reprendre une analyse. Un mémoire professionnel s’appuie sur votre terrain et vos décisions : une analyse empruntée ne résiste pas à la première question du jury, indépendamment de toute question de plagiat.

    Faut-il vérifier l’année du mémoire consulté ?

    Impérativement. Un mémoire de CAFDES antérieur à la réforme de 2022 ou un mémoire de DEIS antérieur à celle entrée en vigueur en septembre 2024 décrit une architecture de certification qui n’est plus applicable. Ces exemplaires restent utiles pour le style et la méthode, pas pour le cadre réglementaire.

  • Le mémoire de géomètre-expert (DPLG) en 2026 : 150 000 signes, et un sujet qui doit tenir dans le 1°

    Le mémoire de géomètre-expert (DPLG) en 2026 : 150 000 signes, et un sujet qui doit tenir dans le 1°

    Le mémoire du diplôme de géomètre-expert foncier DPLG fait environ 150 000 signes hors infographie, annexes et bibliographie. Mais la contrainte qui élimine le plus de sujets n’est pas la longueur : c’est que le mémoire doit se rapporter principalement aux activités du 1° de l’article 1er de la loi de 1946 — le bornage et la définition des limites — et non aux activités d’aménagement du 2°.

    C’est la distinction que beaucoup de candidats découvrent tard, parce qu’elle ne saute pas aux yeux : les deux alinéas décrivent le même métier, et un seul ouvre le champ du mémoire.

    Le texte applicable a changé deux fois en 2025

    Avant tout, une mise en garde de méthode. Le diplôme est régi par le décret n° 2010-1406 du 12 novembre 2010, modifié coup sur coup par le décret n° 2025-238 du 13 mars 2025 puis par le décret n° 2025-1150 du 29 novembre 2025. Les modalités, elles, relèvent de l’arrêté du 8 décembre 2015 — dont l’article 1er a été modifié par un arrêté du 13 mars 2025 et l’article 3, celui qui décrit le mémoire, par un arrêté du 29 novembre 2025.

    Autrement dit : l’article qui définit votre mémoire est en vigueur dans sa version actuelle depuis le 1er décembre 2025. Toute fiche méthodologique antérieure — et il en circule qui renvoient encore à l’arrêté du 1er février 2011, remplacé depuis dix ans — décrit un cadre qui n’est plus le bon. Vérifiez la version consolidée avant de vous fier à un plan type ; si vous devez ensuite citer ces textes dans votre mémoire, notre guide sur la manière de citer une loi ou un arrêté donne les conventions.

    Plan parcellaire roulé posé à côté d'un mètre ruban sur une table en bois
    Le mémoire s’adosse aux travaux réellement exécutés pendant le stage, pas à un sujet choisi hors sol.

    Ce que l’arrêté impose, mot pour mot

    L’article 3 de l’arrêté du 8 décembre 2015, dans sa version en vigueur, pose que le mémoire :

    « se rapporte à l’exercice du métier de géomètre-expert, principalement aux activités décrites au 1° de l’article 1er de la loi n° 46-942 du 7 mai 1946 »

    et qu’il est « d’environ 150 000 signes hors infographie, annexes et bibliographie », se présentant « sous la forme d’un exposé structuré autour d’une problématique définie par le candidat en concertation avec le maître de stage et un enseignant ».

    Sur la soutenance, le texte est tout aussi précis : « La soutenance du mémoire par le candidat dure vingt minutes maximum. Elle est suivie d’un échange avec le jury d’une durée de trente minutes maximum. »

    Le 1° et le 2° : la ligne de partage qui décide de votre sujet

    L’article 1er de la loi du 7 mai 1946, dans sa rédaction en vigueur depuis le 16 décembre 1987, distingue deux blocs d’activité.

    Le couvre « les études et les travaux topographiques qui fixent les limites des biens fonciers et, à ce titre, lève et dresse […] les plans et documents topographiques concernant la définition des droits attachés à la propriété foncière, tels que les plans de division, de partage, de vente et d’échange des biens fonciers, les plans de bornage ou de délimitation de la propriété foncière ».

    Le couvre « les études, les documents topographiques, techniques et d’information géographique dans le cadre des missions publiques ou privées d’aménagement du territoire » ainsi que « toutes opérations techniques ou études sur l’évaluation, la gestion ou l’aménagement des biens fonciers ».

    C’est le 1° qui constitue le monopole de la profession — la partie que seul un géomètre-expert peut exercer. Et c’est à lui que l’arrêté rattache « principalement » le mémoire.

    Type de sujet Alinéa Recevable comme sujet principal ?
    Traitement des limites incertaines en bornage amiable Oui
    Division en volumes et définition des droits attachés Oui
    Preuve de la limite : titres, possession, éléments matériels Oui
    Méthodologie de délimitation du domaine public Oui
    Optimisation d’un flux de production topographique Non, sauf à le rattacher au 1°
    Modélisation BIM ou SIG pour une collectivité Non, sauf à le rattacher au 1°
    Évaluation ou gestion d’un patrimoine foncier Non, sauf à le rattacher au 1°

    Le mot « principalement » laisse une marge réelle : un sujet technique du 2° reste défendable s’il est construit pour répondre à une question de définition des droits fonciers. Ce qui ne passe pas, c’est le mémoire qui traite un outil pour lui-même. Un travail sur la donnée géographique pour l’aménagement relève d’une autre logique — c’est plutôt le terrain du mémoire de géographie et d’aménagement du territoire, dont les attendus n’ont rien à voir avec ceux d’un diplôme d’exercice.

    150 000 signes : ce que cela représente vraiment

    L’arrêté raisonne en signes, pas en pages — un choix cohérent pour une profession dont les productions comportent beaucoup de figures. À raison de 1 500 à 1 800 signes par page selon la mise en page retenue, 150 000 signes représentent de l’ordre de 83 à 100 pages de texte ; cette conversion est un calcul, pas une valeur publiée par le texte, et c’est le nombre de signes qui fait foi.

    La triple exclusion mérite qu’on s’y arrête : hors infographie, hors annexes et hors bibliographie. L’infographie sortie du décompte est une particularité notable — vos plans, coupes, schémas de bornage et illustrations techniques ne consomment pas votre quota. Vous n’avez donc aucune raison de rogner sur l’appareil graphique, qui est précisément là où se démontre la compétence technique. Sur la frontière entre corps et annexes, les règles générales du comptage des annexes dans la pagination restent un bon repère.

    Borne de délimitation en pierre plantée dans l'herbe à l'angle d'une parcelle
    Le 1° de l’article 1er — fixer les limites des biens fonciers — est le cœur du monopole, et le champ naturel du mémoire.

    Une problématique à trois voix

    L’arrêté ne dit pas que la problématique est choisie par le candidat : il dit qu’elle est « définie par le candidat en concertation avec le maître de stage et un enseignant ». Deux validateurs, deux exigences distinctes — l’une professionnelle, l’autre scientifique et juridique.

    La conséquence pratique est un calendrier : un sujet arrêté seul, puis soumis, se heurte presque toujours à l’une des deux exigences. Mieux vaut faire circuler deux ou trois formulations concurrentes tôt, pendant que les travaux de stage peuvent encore infléchir le corpus. Notre méthode pour formuler une problématique de mémoire s’applique ici avec une contrainte de plus : la question doit rester dans le champ du 1°.

    À cela s’ajoute le carnet de stage. L’article 1er de l’arrêté prévoit que le maître de stage y consigne ses observations sur les activités et les aptitudes professionnelles du candidat, et que ce carnet « constitue un des éléments d’appréciation et de validation du stage ». Il existe donc, comme pour la HMONP, un document que vous n’écrivez pas et qui décrit votre travail. Les unités de formation, elles, doivent être acquises « impérativement dans la période de stage ».

    Trois tentatives, cinq ans, et un point de départ décalé

    L’arrêté prévoit que le mémoire peut être présenté à trois reprises au cours des cinq années qui suivent la délivrance des certificats, ce délai courant « à compter du 1er janvier de l’année civile qui suit » cette délivrance.

    Ce décalage est favorable et souvent mal lu : le compte à rebours ne démarre pas le jour de l’obtention de vos certificats, mais au 1er janvier suivant. Selon le moment de l’année où vous les obtenez, cela représente plusieurs mois qui ne sont pas décomptés.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne produit pas vos travaux de terrain. Le mémoire s’adosse aux opérations que vous avez exécutées ou auxquelles vous avez participé pendant votre stage. Sans ce matériau, il n’y a pas de mémoire — il y a une synthèse documentaire, et un jury de géomètres-experts fait la différence en quelques questions.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur. La promesse est vide, et elle est hors sujet devant un jury qui vous interroge trente minutes sur des dossiers que vous êtes censé avoir traités.
    • Tesify ne valide pas votre sujet. Cette validation appartient au maître de stage et à l’enseignant, et elle est prévue par le texte.

    Ce que l’outil fait, une fois vos opérations documentées : tenir la longueur sans délayer sur 150 000 signes, garder la problématique du côté du 1° quand la tentation technique tire vers le 2°, et vérifier que chaque affirmation juridique renvoie au texte en vigueur plutôt qu’à une version abrogée. Ce qu’il produit est un brouillon à réécrire avec vos mots — c’est vous qui le soutenez, vingt minutes durant, devant des praticiens.

    Cadrez votre mémoire de DPLG avec Tesify — après avoir vérifié la version de l’arrêté applicable à votre session.

    FAQ — Le mémoire du diplôme de géomètre-expert DPLG

    Quelle est la longueur du mémoire de géomètre-expert ?

    Environ 150 000 signes, hors infographie, hors annexes et hors bibliographie, selon l’article 3 de l’arrêté du 8 décembre 2015. Le texte raisonne en signes et non en pages ; c’est le nombre de signes qui fait foi.

    Sur quoi le mémoire doit-il porter ?

    Sur l’exercice du métier de géomètre-expert, et principalement sur les activités décrites au 1° de l’article 1er de la loi n° 46-942 du 7 mai 1946 : les études et travaux topographiques qui fixent les limites des biens fonciers, les plans de division, de partage, de bornage ou de délimitation de la propriété foncière.

    Un sujet d’aménagement ou de SIG est-il recevable ?

    Les activités d’aménagement, d’évaluation et de gestion relèvent du 2° de l’article 1er, alors que l’arrêté rattache le mémoire « principalement » au 1°. Un sujet technique reste défendable s’il est construit pour répondre à une question de définition des droits fonciers, mais un travail sur un outil pour lui-même s’expose à un refus.

    Combien de temps dure la soutenance ?

    Vingt minutes maximum pour la soutenance, suivies d’un échange avec le jury d’une durée de trente minutes maximum, conformément à l’article 3 de l’arrêté du 8 décembre 2015.

    Combien de fois peut-on présenter le mémoire ?

    À trois reprises au cours des cinq années qui suivent la délivrance des certificats. Le délai court à compter du 1er janvier de l’année civile qui suit cette délivrance, et non du jour de l’obtention.

    Qui valide la problématique ?

    Elle est définie par le candidat en concertation avec le maître de stage et un enseignant. Le texte prévoit donc deux interlocuteurs, l’un professionnel et l’autre pédagogique, et non un choix libre du candidat.

    Le texte applicable a-t-il changé récemment ?

    Oui. L’article 3 de l’arrêté du 8 décembre 2015, qui décrit le mémoire, a été modifié par un arrêté du 29 novembre 2025 et est en vigueur dans sa rédaction actuelle depuis le 1er décembre 2025. Le décret n° 2010-1406 a lui-même été modifié deux fois en 2025. Les fiches méthodologiques antérieures peuvent décrire un cadre périmé.

    Qu’est-ce que le carnet de stage ?

    Un document dans lequel le maître de stage consigne ses observations sur les activités et les aptitudes professionnelles du candidat. L’arrêté précise qu’il constitue un des éléments d’appréciation et de validation du stage : il est donc rédigé par un tiers et pèse sur l’évaluation.

  • CAFFA ou CAFIPEMF en 2026 : un mémoire de 20 à 30 pages d’un côté, plus aucun de l’autre

    CAFFA ou CAFIPEMF en 2026 : un mémoire de 20 à 30 pages d’un côté, plus aucun de l’autre

    Le CAFFA impose la soutenance d’un mémoire professionnel de 20 à 30 pages hors annexes. Le CAFIPEMF n’en impose plus aucun : depuis l’arrêté du 4 mai 2021, l’écrit attendu est un rapport de visite sur une séance observée. Les deux certificats sont nés le même jour, en 2015, avec le même mémoire — un seul l’a conservé.

    Si vous préparez l’un des deux certificats d’aptitude aux fonctions de formateur, la question « combien de pages fait le mémoire » n’a pas la même réponse selon que vous enseignez dans le premier ou le second degré. Elle n’a même plus de réponse du tout dans un cas sur deux.

    Deux certificats nés le même jour, deux textes différents aujourd’hui

    Le CAFIPEMF (certificat d’aptitude aux fonctions d’instituteur ou de professeur des écoles maître formateur) et le CAFFA (certificat d’aptitude aux fonctions de formateur académique) ont été organisés par deux arrêtés distincts mais portant la même date : le 20 juillet 2015. Ils prévoyaient l’un et l’autre la soutenance d’un mémoire professionnel.

    C’est là que les chemins divergent. L’arrêté du 4 mai 2021 a abrogé celui de 2015 pour le seul CAFIPEMF, et l’a remplacé par une architecture d’épreuves entièrement différente. L’arrêté du 20 juillet 2015 relatif au CAFFA, lui, est toujours en vigueur — vérification faite sur le texte consolidé au 5 août 2026.

    Les dispositions de 2015 sont restées applicables jusqu’au 31 août 2022 aux candidats déjà admissibles des sessions en cours. Ce régime transitoire est clos depuis quatre ans : plus aucun candidat au CAFIPEMF ne relève aujourd’hui du mémoire.

    Salle de classe vide vue depuis le fond, tables et chaises alignées
    Le CAFIPEMF a déplacé l’évaluation du bureau vers la classe : l’écrit porte désormais sur une séance observée.

    Ce que le CAFFA demande : un mémoire de 20 à 30 pages hors annexes

    L’arrêté du 20 juillet 2015 relatif au CAFFA décrit la seconde épreuve d’admission en ces termes :

    « La soutenance d’un mémoire professionnel de 20 à 30 pages hors annexes consistant en un travail personnel de réflexion s’appuyant sur l’expérience professionnelle du candidat et traitant d’une problématique d’accompagnement ou de formation. »

    Trois contraintes se lisent dans cette seule phrase. La fourchette est hors annexes — contrairement au dossier du CAPPEI, où les documents sont comptés dans la pagination. Le travail doit être personnel et réflexif, adossé à votre propre expérience. Et sa problématique doit porter sur l’accompagnement ou la formation — pas sur votre discipline, pas sur vos élèves : sur votre activité de formateur d’adultes.

    C’est la contrainte la plus mal comprise. Un professeur de mathématiques qui rédige un mémoire de CAFFA sur la didactique des fractions est hors sujet ; le même travail devient recevable s’il porte sur la manière dont il accompagne des collègues à faire évoluer leur enseignement des fractions. Le changement d’objet est total.

    L’épreuve d’admissibilité, elle, repose sur « un entretien avec le jury, lequel s’appuie sur un dossier fourni par le candidat, un rapport d’activité et les rapports d’évaluation (administrative et pédagogique) ». Le mémoire n’intervient donc qu’après ce premier filtre.

    Ce que le CAFIPEMF demande depuis 2021 : un rapport de visite

    L’arrêté du 4 mai 2021 ne contient ni le mot « mémoire », ni le mot « soutenance ». Les épreuves sont désormais adossées à des observations en situation :

    • Première épreuve (art. 5) : observation par le jury d’un temps d’enseignement assuré par le candidat pendant soixante minutes, suivie d’un entretien. Une version aménagée (art. 6) existe pour les directeurs d’école et les conseillers pédagogiques.
    • Deuxième épreuve (art. 7) : quatre séquences, dont une observation en classe de soixante minutes, une analyse de trente minutes, et surtout la production par le candidat d’un rapport de visite sur la séance observée.
    • Épreuve complémentaire de spécialisation (art. 18), facultative : elle commence par la rédaction d’un rapport d’activité portant sur les années de service.

    L’écrit n’a pas disparu — il a changé de nature. On ne vous demande plus une réflexion construite de vingt à trente pages, mais un document professionnel court, adossé à une séance précise, dans le registre du conseil à un pair.

    Le tableau comparatif

    CAFIPEMF (1er degré) CAFFA (2nd degré)
    Texte en vigueur Arrêté du 4 mai 2021 Arrêté du 20 juillet 2015
    Mémoire professionnel Non Oui
    Longueur imposée Aucune 20 à 30 pages hors annexes
    Écrit principal attendu Rapport de visite sur une séance observée Mémoire réflexif soutenu devant un jury
    Objet de l’écrit Une séance précise, observée Une problématique d’accompagnement ou de formation
    Écrit supplémentaire Rapport d’activité si épreuve de spécialisation Dossier + rapport d’activité à l’admissibilité
    Observation en classe Deux épreuves sur deux Une épreuve de pratique professionnelle

    Pourquoi la plupart des pages que vous trouverez sont périmées

    Cherchez « mémoire CAFIPEMF » et vous obtiendrez des guides détaillés, des plans types, des conseils de problématique — décrivant un exercice supprimé en 2021. Ces pages ne sont pas malveillantes : elles décrivaient correctement le régime de 2015 et personne ne les a retirées.

    C’est un phénomène régulier sur les certifications professionnelles, qui sont réécrites tous les quelques années sans que la couche de contenu en ligne suive. La règle pratique tient en une ligne : vérifiez la date de l’arrêté qui vous est opposable avant de faire confiance à un plan type, et prenez la version consolidée plutôt qu’une description de seconde main. Notre annuaire des textes officiels par type de travail indique où les trouver.

    Carnet de notes ouvert posé à côté d'un ordinateur portable sur une table de salle des professeurs
    Vingt à trente pages hors annexes : la fourchette du CAFFA est étroite dans les deux sens.

    Une fourchette étroite dans les deux sens

    « 20 à 30 pages » se lit d’ordinaire comme un plafond. C’est aussi un plancher, et le plancher est la contrainte la plus exigeante des deux : vingt pages de réflexion personnelle sur votre propre pratique de formateur, sans revue de littérature pour tenir la longueur, demandent d’avoir réellement conduit et documenté des actions d’accompagnement.

    Le fait que la fourchette soit hors annexes a une conséquence directe : les supports de vos actions de formation, grilles et productions de stagiaires ne consomment pas votre pagination. Ils ne la remplissent pas non plus. Si vous hésitez sur ce qui relève du corps et ce qui relève des annexes, notre guide sur les annexes et leur comptage dans la pagination pose les règles générales.

    Sur le registre attendu, ce mémoire est un mémoire professionnel au sens plein : il n’a pas à produire un savoir nouveau, mais à analyser une pratique et à en tirer des conséquences. La différence entre mémoire de recherche et mémoire professionnel vaut ici pleinement. Et si vous enseignez déjà et visez plutôt une certification en éducation inclusive, c’est un troisième format encore : le dossier de l’épreuve 2 du CAPPEI obéit à des règles de pagination inverses.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne conduit pas vos actions de formation à votre place. Un mémoire de CAFFA repose sur des accompagnements que vous avez menés auprès de collègues. Sans ce matériau, aucun outil ne produit autre chose qu’un texte creux — et un jury de formateurs le voit immédiatement.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur. La promesse est vide, et elle est hors sujet devant un jury qui vous interroge sur des séances que vous êtes censé avoir observées et analysées.
    • Tesify ne vous dira pas quel arrêté vous est opposable. Cela dépend du certificat et de votre session ; c’est à vérifier auprès de votre académie.

    Ce que l’outil fait, une fois vos actions documentées : tenir la fourchette de vingt à trente pages sans délayer, garder la problématique du côté de l’accompagnement plutôt que de la discipline, et vérifier que chaque affirmation sur votre pratique est adossée à une trace. Le texte produit est un brouillon de travail, à réécrire avec vos mots — c’est vous qui le soutenez.

    Cadrez votre mémoire de CAFFA avec Tesify — après avoir vérifié le texte applicable à votre session.

    FAQ — Mémoire du CAFFA et écrits du CAFIPEMF

    Combien de pages fait le mémoire du CAFFA ?

    De 20 à 30 pages hors annexes, selon l’arrêté du 20 juillet 2015 relatif au certificat d’aptitude aux fonctions de formateur académique, toujours en vigueur en 2026. Les annexes ne sont pas comptées dans cette fourchette.

    Y a-t-il encore un mémoire au CAFIPEMF ?

    Non. L’arrêté du 4 mai 2021 a abrogé l’arrêté du 20 juillet 2015 relatif au CAFIPEMF et ne prévoit plus de mémoire professionnel ni de soutenance. L’écrit attendu est un rapport de visite sur une séance observée, produit lors de la deuxième épreuve.

    Jusqu’à quand l’ancien régime du CAFIPEMF s’est-il appliqué ?

    Les dispositions de l’arrêté de 2015 sont restées applicables jusqu’au 31 août 2022 aux candidats admissibles des sessions alors en cours. Depuis, tous les candidats relèvent du texte de 2021.

    Sur quoi doit porter la problématique du mémoire de CAFFA ?

    Sur une problématique d’accompagnement ou de formation, et non sur votre discipline d’enseignement. L’arrêté demande un travail personnel de réflexion s’appuyant sur l’expérience professionnelle du candidat en tant que formateur.

    Quelle est l’épreuve d’admissibilité du CAFFA ?

    Un entretien avec le jury s’appuyant sur un dossier fourni par le candidat, un rapport d’activité et les rapports d’évaluation administrative et pédagogique. Le mémoire n’intervient qu’aux épreuves d’admission.

    Le rapport de visite du CAFIPEMF a-t-il une longueur imposée ?

    L’arrêté du 4 mai 2021 ne fixe aucune longueur pour le rapport de visite. Il en précise l’objet — la séance observée — et sa place dans la deuxième épreuve, mais les attendus de format relèvent des consignes académiques.

    Pourquoi trouve-t-on encore des guides du mémoire de CAFIPEMF ?

    Parce qu’ils décrivaient correctement le régime en vigueur avant 2021 et n’ont pas été retirés. C’est un phénomène courant sur les certifications professionnelles, réécrites régulièrement sans que les contenus en ligne suivent. Vérifiez toujours la date du texte applicable à votre session.

  • Le mémoire du DEC en 2026 : agrément du sujet, rédaction et soutenance

    Le mémoire du DEC en 2026 : agrément du sujet, rédaction et soutenance

    Le mémoire du diplôme d’expertise comptable est l’épreuve n° 3 du DEC : la rédaction puis la soutenance d’un mémoire portant sur une activité relevant de l’expertise comptable ou du commissariat aux comptes. Son sujet doit avoir été agréé par le jury national, il compte pour le coefficient le plus élevé du diplôme, et toute note inférieure à 10 sur 20 y est éliminatoire.

    C’est la seule épreuve du DEC qui se prépare sur des mois plutôt que sur des heures, et la seule dont l’échec ne se rattrape pas par une moyenne. Un arrêté du 23 avril 2026 vient d’en réécrire les modalités : la règle change entre la session 2026 et la session de printemps 2027, et beaucoup de mémorialistes préparent aujourd’hui un dossier sous un calendrier qui ne sera plus le leur.

    Qu’est-ce que l’épreuve n° 3 du DEC exactement ?

    L’arrêté du 13 février 2019 relatif aux épreuves du DEC (NOR ESRS1900136A) fixe trois épreuves et leur pondération. Le mémoire est la troisième, et de loin la plus lourde.

    Épreuve Nature Durée Coefficient Note éliminatoire
    N° 1 — Réglementation professionnelle et déontologie Écrit sous forme de questions 1 heure 1 Inférieure à 6/20
    N° 2 — Révision légale et contractuelle des comptes Écrit, cas pratique 4 h 30 3 Inférieure à 6/20
    N° 3 — Mémoire Rédaction et soutenance Soutenance : 1 heure maximum 4 Inférieure à 10/20

    Deux chiffres méritent d’être lus ensemble. Le mémoire pèse 4 sur un total de 8 : à lui seul, il vaut autant que les deux écrits réunis. Et son seuil éliminatoire n’est pas 6 comme ailleurs, mais 10 sur 20 — autrement dit, une note en dessous de la moyenne sur le mémoire fait échouer le diplôme quelle que soit la performance sur les écrits. Le diplôme est décerné aux candidats ayant obtenu une moyenne générale d’au moins 10 sur 20 sans note éliminatoire, sur des épreuves toutes notées sur 20.

    Deux sessions sont organisées chaque année pour chacune des épreuves. Et l’inscription suppose de produire l’attestation de fin de stage prévue par le décret du 30 mars 2012 : le mémoire n’est pas un travail d’étudiant mais l’aboutissement d’un stage professionnel de trois ans, que ce même décret définit comme « l’exécution de travaux professionnels complétés par des actions de formation ».

    Notice de demande d'agrément du sujet de mémoire annotée avant dépôt
    L’agrément du sujet est la première décision qui vous engage — et celle dont le calendrier change en 2027.

    Ce que l’arrêté du 23 avril 2026 change — et à partir de quand

    L’arrêté du 23 avril 2026 (NOR ESRS2611472A, Bulletin officiel de l’enseignement supérieur et de la recherche n° 19 du 7 mai 2026) modifie l’arrêté de 2019 sur trois points. Chacun entre en vigueur à une date différente, et c’est là que se joue le risque d’erreur.

    Point modifié Règle jusqu’à la session 2026 Nouvelle règle Entrée en vigueur
    Dépôt de la demande d’agrément Sujet proposé à l’agrément du jury national six mois au moins avant le début des épreuves de la session de soutenance Délai supprimé ; l’inscription à l’épreuve requiert simplement d’avoir obtenu l’agrément, et la décision est communiquée dans un délai de deux mois à compter de la demande Session de printemps 2027
    Inscription aux épreuves écrites Obligation de s’inscrire aux épreuves n° 1 et n° 2 lors de la première inscription Alinéa supprimé Session de printemps 2027
    Conservation des notes Toute note supérieure ou égale à 10 reportable sur demande pendant huit sessions Toute note égale ou supérieure à 10 est conservée pendant les huit sessions suivantes, sans possibilité de repasser l’épreuve ; pour les épreuves n° 1 et n° 2, les notes comprises entre 6 et 10 peuvent aussi être conservées, sur demande Session d’automne 2026, pour les notes obtenues au titre de cette session

    L’arrêté est explicite sur le sort de la session en cours : « Pour la session 2026, le sujet du mémoire continue à être proposé à l’agrément du jury national six mois au moins avant la date de début des épreuves de la session de soutenance. » Si vous visez une soutenance en 2026, la règle des six mois s’applique encore intégralement. Si vous visez le printemps 2027, elle ne s’applique plus — mais l’agrément doit être obtenu avant l’inscription, ce qui déplace la contrainte sans la supprimer.

    Le changement le plus sous-estimé est le troisième. La conservation d’une note égale ou supérieure à 10 devient automatique et s’accompagne d’une interdiction de repasser l’épreuve concernée. Un candidat qui obtenait 11 à un écrit et espérait remonter sa moyenne en le repassant ne le pourra plus. La stratégie de session s’en trouve modifiée dès l’automne 2026.

    Comment obtenir l’agrément du sujet ?

    L’agrément est une décision du jury national, pas une formalité de votre cabinet. Le sujet doit relever d’une ou plusieurs des activités de l’expertise comptable ou du commissariat aux comptes — c’est la seule contrainte thématique que pose l’arrêté.

    Trois règles gouvernent la durée de vie de cette décision, et elles n’ont pas été modifiées en 2026 :

    • La décision accordant l’agrément a une durée de validité de quatre sessions.
    • Si le mémoire n’a pas été soutenu dans ce délai, l’agrément devient caduc.
    • Le dépôt d’une nouvelle demande d’agrément entraîne la renonciation définitive à tout agrément obtenu antérieurement.

    Cette dernière règle est celle qui coûte le plus cher. Déposer un second sujet « pour voir » ne crée pas une option supplémentaire : elle annule la première. À partir du printemps 2027, l’arrêté ouvre en revanche deux portes explicites — en cas de refus, le candidat peut déposer une nouvelle demande ; et lorsque le jury demande des modifications du sujet, le candidat peut déposer une nouvelle demande qui en tient compte. Ces deux cas sont désormais nommés dans le texte.

    Quel format pour le mémoire ? Ce que le texte ne dit pas

    Il faut le dire clairement : ni l’arrêté de 2019 ni celui de 2026 ne fixent un nombre de pages, une police, un interligne ou un plan type pour le mémoire du DEC. Les chiffres qui circulent — souvent « une centaine de pages » — ne viennent pas d’un texte réglementaire.

    Ils viennent des documents du jury national : la notice qui accompagne la demande d’agrément et les rapports de session. Ce sont ces documents-là qui vous engagent sur la forme, et ils sont révisés régulièrement. C’est exactement la hiérarchie décrite dans notre annuaire des textes officiels par type de mémoire : le texte national fixe la nature de l’épreuve, le document opérationnel fixe le format. Récupérez la version de votre session, pas celle qu’un collègue a utilisée deux ans plus tôt.

    DEC ou DSCG : deux mémoires, deux exercices

    La confusion est fréquente parce que les deux diplômes appartiennent à la même filière et que les deux épreuves s’appellent « mémoire ». Elles n’attendent pourtant pas la même chose.

    Mémoire du DSCG (UE 7) Mémoire du DEC (épreuve n° 3)
    Situe le candidat En fin de cursus, avant le stage En fin de stage professionnel
    Qui agrée le sujet Procédure d’agrément propre à l’UE 7 Le jury national du DEC
    Coefficient dans le diplôme Une UE parmi d’autres 4 sur 8
    Seuil éliminatoire Selon le règlement du DSCG 10/20 — sous ce seuil, le diplôme est refusé

    Si c’est le mémoire du DSCG que vous préparez, notre guide du mémoire DSCG UE 7 traite la fiche d’agrément, le plan et la soutenance propres à cette épreuve. Le présent article ne s’adresse qu’aux mémorialistes du DEC. Et si vous hésitez plus largement sur la nature de l’écrit qu’on attend de vous, le comparatif des travaux de fin d’études replace le mémoire du DEC parmi les autres livrables professionnels.

    Salle de soutenance avec une table de jury et un pupitre de candidat
    Une heure maximum devant le jury national : le format le plus court du diplôme, pour l’épreuve la plus lourde.

    La soutenance : une heure maximum

    L’arrêté fixe une seule contrainte de durée — une heure au maximum — et laisse au jury le soin d’organiser l’échange. La composition de ce jury national est en revanche entièrement définie par l’arrêté de 2019 : le commissaire du gouvernement près le Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables ou son représentant, un inspecteur général de l’éducation nationale, quatre enseignants dont deux au moins enseignant en master Comptabilité, contrôle, audit, deux experts-comptables, deux experts-comptables exerçant également comme commissaires aux comptes, et un diplômé d’expertise comptable exerçant en entreprise.

    Cette composition dit ce que la soutenance vérifie : un jury où siègent des praticiens en exercice et des universitaires n’attend ni un exposé académique ni un compte rendu de mission. Il attend que vous défendiez des choix professionnels — de périmètre, de méthode, de recommandation — en sachant pourquoi vous les avez faits et ce que vous auriez pu faire autrement.

    Et si vous échouez à l’épreuve n° 3 ?

    Une note inférieure à 10 sur 20 au mémoire est éliminatoire : elle empêche l’obtention du diplôme, indépendamment des notes obtenues aux écrits. Vos notes égales ou supérieures à 10 aux autres épreuves sont conservées pendant les huit sessions suivantes, ce qui vous laisse quatre ans pour revenir.

    La question pratique est alors : faut-il reprendre le même sujet ou en changer ? Reprendre le même sujet conserve l’agrément, tant qu’on reste dans la fenêtre de quatre sessions. En changer implique une nouvelle demande — et donc la renonciation définitive à l’agrément en cours. Le calcul se fait sur ce que le rapport de jury vous reproche : un défaut de méthode se corrige sur le même sujet, un sujet mal calibré dès l’origine ne se corrige pas.

    Pour les aspects transversaux — construction d’un corpus, traitement des données de mission, appareil de citation — notre guide du mémoire en finance, comptabilité et audit reste applicable.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne rédige pas un mémoire remettable en l’état. La matière de votre épreuve n° 3 — vos missions, vos dossiers, vos arbitrages en cabinet — n’existe que chez vous, et le jury est composé de praticiens qui le vérifieront en une heure.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et particulièrement ici : le contrôle n’est pas le problème, c’est le travail professionnel manquant qui l’est. Un mémoire qu’on ne peut pas défendre devant deux experts-comptables en exercice échoue à la soutenance, pas au contrôle.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur, et n’obtient pas l’agrément à votre place.

    Ce que l’outil fait, une fois le sujet agréé : tenir la structure d’un document long rédigé sur plusieurs mois en parallèle d’une activité à temps plein, vérifier que chaque partie du plan agréé trouve une réponse dans le texte, et calibrer un registre professionnel qui n’est ni celui du rapport de mission ni celui de l’article académique.

    Structurez votre mémoire du DEC avec Tesify — une fois votre sujet agréé.

    FAQ — Le mémoire du DEC

    Quand faut-il déposer la demande d’agrément du sujet ?

    Pour la session 2026, six mois au moins avant la date de début des épreuves de la session de soutenance. À partir de la session de printemps 2027, ce délai est supprimé : l’inscription à l’épreuve requiert simplement que l’agrément ait été obtenu, et la décision du jury est communiquée dans un délai de deux mois à compter de la demande.

    Combien de temps l’agrément reste-t-il valable ?

    Quatre sessions. Si le mémoire n’a pas été soutenu dans ce délai, la décision devient caduque. Déposer une nouvelle demande d’agrément entraîne par ailleurs la renonciation définitive à tout agrément obtenu antérieurement.

    Combien de pages doit faire le mémoire du DEC ?

    Aucun texte réglementaire ne fixe un nombre de pages. Les contraintes de format figurent dans la notice du jury national qui accompagne la demande d’agrément, ainsi que dans les rapports de session. Ce sont ces documents qu’il faut récupérer, dans leur version applicable à votre session.

    Quelle note faut-il obtenir au mémoire ?

    Au moins 10 sur 20. Contrairement aux épreuves n° 1 et n° 2, où le seuil éliminatoire est de 6 sur 20, toute note inférieure à 10 sur 20 à l’épreuve n° 3 est éliminatoire et empêche l’obtention du diplôme.

    Combien de temps dure la soutenance ?

    Une heure au maximum. L’arrêté ne fixe aucune autre contrainte de déroulement : la répartition entre exposé et questions relève du jury national.

    Le mémoire du DEC est-il la même chose que le mémoire du DSCG ?

    Non. Le mémoire de l’UE 7 du DSCG se prépare en fin de cursus, avant le stage d’expertise comptable. Le mémoire du DEC est l’épreuve n° 3 du diplôme final, se prépare après le stage, et son sujet est agréé par le jury national du DEC. Les deux épreuves ont des attendus et des jurys différents.

  • Mémoire d’infirmier spécialisé (IADE, IBODE, puéricultrice) : méthode et rédaction avec Tesify en 2026

    Mémoire d’infirmier spécialisé (IADE, IBODE, puéricultrice) : méthode et rédaction avec Tesify en 2026

    Mémoire d’infirmier spécialisé (IADE, IBODE, puéricultrice) : méthode et rédaction avec Tesify en 2026

    Le mémoire d’infirmier spécialisé est le travail de fin de formation exigé dans les cursus post-diplôme d’État : infirmier anesthésiste (IADE), infirmier de bloc opératoire (IBODE), puéricultrice et infirmier en pratique avancée (IPA). Il diffère nettement du travail de fin d’études réalisé en IFSI, par son exigence méthodologique comme par son ancrage professionnel.

    Réponse rapide : le mémoire de spécialisation s’adresse à un professionnel déjà diplômé et en exercice. Il ne s’agit plus de démontrer l’acquisition d’une posture soignante, mais de produire une analyse rigoureuse d’une question issue de la pratique spécialisée, appuyée sur une revue de littérature solide et une méthodologie explicite. Le sujet doit être suffisamment étroit pour être traité sérieusement dans un exercice mené en parallèle d’une activité clinique.

    En quoi diffère-t-il du TFE d’IFSI ?

    La confusion est courante chez les étudiants qui abordent une spécialisation quelques années après leur diplôme d’État. Les deux exercices portent le nom de mémoire, mais leurs attentes divergent sensiblement.

    Mémoire de spécialisation et TFE d’IFSI : ce qui change
    Critère TFE d’IFSI Mémoire de spécialisation
    Profil de l’auteur Étudiant en formation initiale Professionnel diplômé et en exercice
    Point de départ Situation d’appel vécue en stage Question issue de la pratique spécialisée
    Exigence méthodologique Initiation à la démarche de recherche Méthodologie explicite et argumentée
    Revue de littérature Cadrage conceptuel État de l’art incluant la littérature internationale
    Finalité Valider une posture réflexive Produire un apport utile à la spécialité

    La conséquence pratique est directe : un mémoire de spécialisation rédigé comme un TFE — récit d’une situation vécue suivi d’un questionnement — sera jugé insuffisant. L’attente porte sur la rigueur de la démonstration, pas sur la sincérité du cheminement. Pour situer le niveau attendu en formation initiale, voir notre guide complet du mémoire infirmier en IFSI.

    Infirmière spécialisée consultant des documents professionnels dans un service hospitalier
    Le mémoire de spécialisation part d’une question de pratique professionnelle, pas d’une situation d’appel de stage.

    Quelles spécificités selon la spécialité ?

    Chaque cursus imprime son orientation propre au mémoire, ce qui oriente directement le choix du sujet.

    • IADE — anesthésie, réanimation, urgence et prise en charge de la douleur. Les sujets portent fréquemment sur des protocoles, la sécurité du patient ou l’évaluation de pratiques.
    • IBODE — bloc opératoire, hygiène, circuits, sécurité péri-opératoire et rôle circulant ou instrumentiste.
    • Puéricultrice — soins à l’enfant et au nouveau-né, accompagnement parental, prévention et santé publique de l’enfant.
    • IPA — suivi de patients en pratique avancée, coordination du parcours, coopération entre professionnels.

    Un point commun s’impose à tous : le sujet doit rester dans le périmètre de compétence de la spécialité. Un mémoire IBODE qui glisserait vers une question purement médicale sort de son champ et se retrouve difficile à défendre devant un jury attaché aux frontières professionnelles.

    Comment choisir un sujet exploitable ?

    La difficulté n’est pas de trouver un sujet — la pratique en fournit quantité — mais de le rétrécir suffisamment. La contrainte est réelle : l’exercice se mène en parallèle d’une activité clinique et de stages.

    1. Partir d’un écart observé entre ce que prescrit la recommandation et ce que fait le service. C’est le gisement le plus fertile.
    2. Vérifier l’existence d’une littérature avant de s’engager : un sujet sans littérature mobilisable est intraitable dans le temps imparti.
    3. Restreindre à une population et à un contexte précis — un type d’intervention, une tranche d’âge, un moment du parcours.
    4. Vérifier la faisabilité de l’accès au terrain avant de valider le sujet, et non après.

    Un test simple mesure le bon calibrage : si vous ne parvenez pas à formuler votre question de recherche en une seule phrase mentionnant la population, l’intervention ou le phénomène étudié et le contexte, le sujet est encore trop large.

    Quelle structure adopter ?

    La structure attendue reste classique, avec un centre de gravité déplacé vers la méthodologie et la discussion.

    Structure type d’un mémoire de spécialisation
    Partie Fonction Poids indicatif
    Introduction et contexte professionnel Situer la question dans la pratique de la spécialité 10 %
    Cadre théorique et revue de littérature État de l’art, concepts mobilisés 30 %
    Méthodologie Design, population, outil, cadre éthique 15 %
    Résultats Présentation neutre des données 20 %
    Discussion Confrontation à la littérature, limites, implications 20 %
    Conclusion et perspectives Apport pour la pratique 5 %

    La discussion est la partie qui distingue les meilleurs mémoires. C’est là que se joue la confrontation de vos résultats à la littérature, l’énoncé honnête des limites et la formulation d’implications concrètes pour la pratique. Un mémoire qui s’arrête aux résultats sans les discuter perd l’essentiel de sa valeur.

    Professionnels de santé en réunion autour d'un protocole de soins
    La discussion — confrontation à la littérature et implications pour la pratique — distingue les meilleurs mémoires.

    Quelles contraintes pour l’enquête de terrain ?

    Toute enquête menée en milieu hospitalier obéit à un cadre strict, et c’est la source de retard la plus fréquente. Trois obligations doivent être anticipées très en amont.

    L’autorisation institutionnelle d’abord : l’accord du cadre de santé et de la direction des soins, parfois de la direction de la recherche clinique, conditionne l’accès. Les délais se comptent en semaines.

    Le cadre éthique et réglementaire ensuite : information des participants, consentement, anonymisation, conformité au règlement général sur la protection des données. Ces exigences s’appliquent même à une enquête par questionnaire auprès de collègues.

    La distinction entre données de soin et données de recherche enfin : réutiliser des éléments de dossiers patients relève d’un régime nettement plus contraignant qu’un questionnaire auprès de professionnels. Ces obligations sont détaillées dans notre article sur le cadre légal et éthique d’un mémoire en stage hospitalier.

    Comment tenir le calendrier en travaillant ?

    C’est la difficulté propre à ce public : le mémoire se rédige entre des gardes, des stages et parfois une vie familiale. Trois principes s’imposent.

    Traitez la revue de littérature comme un chantier continu plutôt que comme une phase : quinze minutes de lecture régulière produisent plus, sur trois mois, qu’un week-end intensif.

    Verrouillez le terrain le plus tôt possible : les autorisations conditionnent tout le reste du calendrier et ne dépendent pas de vous.

    Enfin, rédigez la méthodologie avant de collecter. Elle sera de toute façon nécessaire, elle clarifie le protocole, et elle constitue une avance réelle prise sur le manuscrit à un moment où vous avez encore du temps.

    Comment Tesify intervient

    Sur ce type de mémoire, la contrainte dominante n’est pas la compétence clinique — vous l’avez — mais le temps disponible et le passage d’une écriture professionnelle à une écriture académique. Tesify aide sur ces deux points précis : structurer un plan cohérent, formuler la méthodologie et la discussion dans un registre académique, et maintenir une cohérence de style sur un manuscrit rédigé par fragments, sur plusieurs mois.

    L’analyse clinique, l’interprétation des résultats et les implications pour la pratique restent votre apport propre : c’est précisément ce que le jury évalue.

    Questions fréquentes

    Quelle différence entre le mémoire IADE ou IBODE et le TFE d’IFSI ?

    Le TFE d’IFSI part d’une situation d’appel vécue en stage et valide une posture réflexive en formation initiale. Le mémoire de spécialisation s’adresse à un professionnel en exercice et exige une méthodologie explicite, un état de l’art incluant la littérature internationale et un apport utile à la spécialité.

    Comment choisir un sujet de mémoire d’infirmier spécialisé ?

    Partez d’un écart observé entre les recommandations et la pratique réelle du service, vérifiez qu’une littérature mobilisable existe, restreignez à une population et un contexte précis, et assurez-vous de la faisabilité de l’accès au terrain avant de valider le sujet.

    Quelles autorisations faut-il pour enquêter à l’hôpital ?

    L’accord du cadre de santé et de la direction des soins, parfois de la direction de la recherche clinique. S’y ajoutent l’information et le consentement des participants, l’anonymisation et la conformité au RGPD — y compris pour un simple questionnaire auprès de collègues. Les délais se comptent en semaines.

    Quelle partie du mémoire compte le plus ?

    La discussion. C’est là que vos résultats sont confrontés à la littérature, que les limites sont reconnues et que les implications pour la pratique sont formulées. Un mémoire qui s’arrête à la présentation des résultats perd l’essentiel de sa valeur aux yeux du jury.

    Comment savoir si mon sujet est assez précis ?

    Testez-le en une phrase : si vous ne pouvez pas formuler votre question de recherche en mentionnant la population, l’intervention ou le phénomène étudié et le contexte, le sujet est encore trop large pour un mémoire mené en parallèle d’une activité clinique.

    Peut-on traiter un sujet médical dans un mémoire IBODE ou IADE ?

    Le sujet doit rester dans le périmètre de compétence de la spécialité infirmière. Un travail qui glisse vers une question purement médicale sort de son champ et devient difficile à défendre devant un jury attentif aux frontières professionnelles.