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  • Annuaire des écoles doctorales en France 2026 : liste complète par discipline et région

    Annuaire des écoles doctorales en France 2026 : liste complète par discipline et région

    Annuaire des écoles doctorales en France 2026 : liste complète par discipline et région

    Constituer l’annuaire des écoles doctorales en France par discipline est la première démarche concrète de tout futur doctorant — et souvent la plus opaque. En France, plus de 280 écoles doctorales (ED) sont accréditées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), réparties sur l’ensemble du territoire national et organisées autour de grands domaines scientifiques. Chacune fédère des unités de recherche, délivre des formations doctorales spécifiques et accompagne les candidats de l’admission jusqu’à la soutenance.

    Ce guide-annuaire recense les écoles doctorales françaises par grand domaine disciplinaire — Sciences humaines et sociales, Sciences exactes et ingénierie, Santé et sciences de la vie, Droit-Économie-Gestion, Lettres-Arts-Langues — et indique les sources officielles pour consulter la liste exhaustive par région. Il détaille également les étapes d’inscription, les modalités de financement et les ressources institutionnelles à mobiliser pour préparer votre candidature.

    Toutes les informations contenues dans cet article sont issues de sources françaises officielles (MESR, ADUM, HCERES, Campus France). Les effectifs et calendriers évoluant d’une année sur l’autre, vérifiez systématiquement les données directement auprès de chaque ED avant toute démarche administrative.

    En bref : la France compte plus de 280 écoles doctorales accréditées par le MESR. Chacune est identifiée par un numéro national (ex. ED 478) et couvre un ou plusieurs domaines disciplinaires. Pour trouver l’ED correspondant à votre sujet, consultez l’annuaire officiel MESRI ou le portail Campus France, puis candidatez via la plateforme ADUM.

    Qu’est-ce qu’une école doctorale ?

    Une école doctorale est une structure organisée au sein d’un établissement d’enseignement supérieur — ou en partenariat entre plusieurs établissements — chargée d’organiser la formation des doctorants et de veiller à la qualité de l’encadrement des thèses. Son rôle va bien au-delà d’une simple administration d’inscription : elle sélectionne les candidats, coordonne l’offre de formations transversales (méthodologie, éthique, langues, compétences professionnelles), suit les trajectoires des docteurs et rend compte au HCERES lors des évaluations quinquennales.

    Chaque ED est identifiée par un numéro national attribué par le MESR. Ce numéro figure dans tous les documents officiels : diplôme de doctorat, publications, actes de colloques. À titre d’exemple, l’ED 356 « Cognition, Langage, Éducation » est adossée à l’Université Aix-Marseille ; l’ED 478 « Sciences de Gestion » est rattachée à l’Université Toulouse-Capitole. Ces numéros sont stables : ils ne changent pas lors des renouvellements d’accréditation, sauf en cas de fusion ou de réorganisation institutionnelle.

    L’accréditation est accordée par le MESR sur avis du HCERES pour une période de cinq ans. Durant ce cycle, l’ED doit démontrer la qualité scientifique des unités de recherche qu’elle fédère, la pertinence de ses formations et l’employabilité de ses diplômés. La charte d’intégrité scientifique, obligatoire dans toutes les EDs depuis le décret du 26 août 2022, fait partie des critères évalués par le HCERES.

    Qui peut s’inscrire dans une école doctorale ?

    L’accès au doctorat requiert un diplôme national de master (bac+5) ou un diplôme conférant le grade de master. Certains établissements proposent des dérogations sur dossier pour les candidats titulaires d’un diplôme étranger équivalent. La condition préalable reste l’obtention d’un accord d’encadrement d’un directeur de thèse membre d’une unité de recherche rattachée à l’ED visée.

    Le rôle du comité de suivi individuel (CSI)

    Depuis le décret du 25 mai 2016, chaque doctorant bénéficie annuellement d’un comité de suivi individuel (CSI), composé d’au moins deux membres extérieurs à l’équipe d’encadrement. Le CSI rend un avis sur l’avancement des travaux et peut alerter l’ED en cas de difficultés relationnelles ou scientifiques. Ce dispositif renforce l’indépendance du suivi doctoral vis-à-vis du seul directeur de thèse.

    Les cinq grands domaines disciplinaires

    Les écoles doctorales françaises sont traditionnellement regroupées en cinq grands domaines. Cette classification n’est pas rigide — certaines EDs sont explicitement pluridisciplinaires — mais elle structure la plupart des annuaires et des appels à candidature.

    1. Sciences humaines et sociales (SHS)

    Le domaine SHS est l’un des plus vastes de l’enseignement doctoral français. Il recouvre la sociologie, l’anthropologie, la géographie, l’histoire, la psychologie, les sciences de l’éducation, la philosophie, les sciences de l’information et de la communication (SIC) et la linguistique. On y trouve des EDs pluridisciplinaires comme l’ED « Sciences Sociales et Humanités » (n° 629) de l’Université Paris-Saclay, qui réunit des unités de recherche en sciences sociales, philosophie et SIC. Des EDs équivalentes existent dans la plupart des grandes universités régionales : Lille, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Aix-Marseille, Rennes.

    Exemples d’EDs en SHS (données indicatives — vérifiez auprès de l’ED concernée)
    Dénomination Domaines couverts Rattachement principal
    Sciences Sociales et Humanités (n° 629) Sociologie, géographie, philosophie, SIC Université Paris-Saclay
    Sciences Humaines et Sociales Sociologie, anthropologie, psychologie Université de Reims (URCA)
    Arts, Humanités, Sciences Sociales (n° 628) Arts, cultures, sciences sociales (24 spécialités) CY Cergy Paris Université
    Sciences de l’homme et de la société Histoire, géographie, sociologie, ethnologie Plusieurs universités (réseau)

    2. Sciences exactes, naturelles et ingénierie

    Ce domaine fédère les EDs en mathématiques, physique, chimie, sciences de la terre, informatique, génie des procédés et sciences de l’ingénieur. Les grands organismes de recherche (CEA, CNRS, INRIA) y adossent fréquemment leurs thèses, de même que les grandes écoles (Polytechnique, CentraleSupélec, Grenoble INP). L’ED 178 « Sciences Fondamentales » de l’Université Clermont-Auvergne illustre la pluridisciplinarité de ce domaine : chimie organique, biotechnologie, écologie, pharmacologie et sciences analytiques y coexistent. L’ED 361 « Sciences et Technologies » de l’Université de Caen propose un périmètre comparable pour la Normandie.

    3. Santé et sciences de la vie

    Ce domaine couvre la biologie cellulaire et moléculaire, la médecine, la pharmacie, la santé publique, les neurosciences et les sciences vétérinaires. Les EDs de santé sont souvent adossées aux CHU régionaux et aux unités INSERM. L’ED Pierre Louis de Santé Publique (Sorbonne Université, n° 393) et les EDs sciences de la vie des universités de Strasbourg, Montpellier et Lyon figurent parmi les plus actives en termes d’effectifs financés. Les doctorants de ce domaine travaillent fréquemment en lien avec des projets financés par l’ANR ou des fonds européens Horizon Europe.

    4. Droit, économie et gestion

    Ce domaine regroupe les EDs en droit privé, droit public, sciences politiques, économie et management. L’ED 284 « Droit et Science Politique » de CY Cergy Paris Université accueille des doctorants en droit privé, droit pénal, droit public et sociologie du droit. L’ED 231 « Économie et Gestion » de l’Université de Montpellier couvre l’agriculture, l’entrepreneuriat, le développement durable et les marchés. Les thèses CIFRE y sont particulièrement fréquentes, notamment en sciences de gestion et en économie appliquée.

    5. Lettres, arts et langues

    Littératures françaises et comparées, langues vivantes, études culturelles, sciences du langage, histoire de l’art et musicologie composent ce domaine. Des EDs spécialisées comme celles rattachées aux facultés des lettres de Sorbonne Université, de Strasbourg ou d’Aix-Marseille forment chaque année des centaines de docteurs. Une proportion significative de ces diplômés s’oriente vers l’enseignement supérieur et la recherche, mais aussi vers les métiers de la culture, de l’édition et de la traduction.

    Trouver l’annuaire officiel des écoles doctorales par région

    Il n’existe pas d’annuaire papier national mis à jour en temps réel : le référentiel officiel est maintenu par le MESR sur sa plateforme open data et via l’application ADUM. Pour localiser rapidement les EDs d’une région, trois sources font autorité :

    1. Annuaire MESRI (appliweb)appliweb.dgri.education.fr/annuaire/ : filtres par discipline, établissement et région ; données issues directement du système d’information du ministère.
    2. Portail Campus France – La Recherche en Francedoctorat.campusfrance.org : annuaire filtrable par domaine et région, utile notamment pour les candidats francophones internationaux.
    3. Jeu de données open data MESRdata.enseignementsup-recherche.gouv.fr : liste des EDs accréditées, téléchargeable au format CSV/JSON pour analyse ou export.

    Le tableau ci-dessous dresse un panorama des principales régions universitaires et de leurs domaines doctoraux forts. Les données sur les effectifs sont à titre indicatif et se mettent à jour chaque vague d’accréditation HCERES.

    Paysage doctoral français par région (données indicatives — vérifiez auprès des EDs concernées)
    Région Pôles universitaires majeurs Domaines forts
    Île-de-France PSL, Sorbonne Université, Paris Cité, Paris-Saclay, Panthéon-Assas, Paris-Nanterre, Paris 8… Tous domaines ; SHS, droit, sciences exactes, santé
    Auvergne-Rhône-Alpes Université Claude Bernard Lyon 1, Lumière Lyon 2, Jean Moulin Lyon 3, Grenoble Alpes, Clermont-Ferrand Sciences, santé, ingénierie, SHS
    Occitanie Université Toulouse-Capitole (UT1), Université Toulouse III (UT3/Paul Sabatier), INPT, Montpellier Sciences de gestion, aérospatial, agronomie, droit
    Nouvelle-Aquitaine Université de Bordeaux, Bordeaux Montaigne, Pau, Limoges, La Rochelle Sciences de la vie, droit, SHS, chimie
    Hauts-de-France Université de Lille, Valenciennes, Amiens (UPJV) Sciences et technologies, SHS, lettres
    Grand Est Université de Strasbourg, Reims, Lorraine (Nancy/Metz) Chimie, droit, lettres, SHS, sciences
    Provence-Alpes-Côte d’Azur Aix-Marseille Université, Université Côte d’Azur (Nice), Toulon Sciences cognitives, médecine, SHS, droit
    Pays de la Loire / Bretagne Université de Nantes, Rennes 1, Rennes 2, Brest, Angers Droit, sciences, mer et environnement, lettres
    Bourgogne-Franche-Comté Université de Bourgogne (Dijon), Université de Franche-Comté (Besançon), Belfort-Montbéliard Ingénierie, SHS, sciences, droit
    Normandie Université de Caen, Université de Rouen, Le Havre Normandie Histoire, droit, sciences, lettres

    Le choix de votre région de thèse est intimement lié à la réputation de l’établissement porteur dans votre discipline. Consultez notre article sur le classement des meilleures universités françaises 2026 pour identifier les pôles d’excellence selon les grands classements internationaux (QS, THE, Shanghai).

    Comment choisir son école doctorale

    Le choix d’une ED ne se fait pas indépendamment du laboratoire et du directeur de thèse : il en découle directement. Voici les critères qui structurent cette décision.

    1. L’adéquation disciplinaire

    Chaque ED est habilitée à délivrer des doctorats dans une ou plusieurs spécialités précises. Vérifiez que la spécialité correspondant à votre thèse figure bien dans le périmètre de l’ED visée. Si votre sujet est à la croisée de deux disciplines — par exemple, informatique et linguistique computationnelle — recherchez une ED interdisciplinaire ou renseignez-vous sur la possibilité d’une co-inscription dans deux EDs.

    2. L’appartenance institutionnelle de votre directeur de thèse

    Le directeur de thèse doit impérativement être membre d’une unité de recherche rattachée à l’ED dans laquelle vous vous inscrivez. C’est ce lien institutionnel qui conditionne la validité de l’inscription. Dans le cas d’une co-direction, le second directeur peut être rattaché à une ED différente, voire à un établissement étranger (convention de co-tutelle internationale).

    3. L’offre de formation et l’accompagnement

    Comparez l’offre pédagogique des EDs : séminaires méthodologiques, ateliers d’écriture académique, formation en langues étrangères, préparation à la valorisation des recherches, suivi de l’insertion professionnelle. Certaines EDs proposent des modules spécifiques à la gestion des données de recherche — indispensables si vous devez rédiger un plan de gestion des données (PGD) pour l’ANR ou d’autres financeurs publics.

    4. Les indicateurs de performance de l’ED

    Le rapport HCERES de chaque ED est accessible en ligne et contient des données précieuses : taux de financement des doctorants, durée médiane de la thèse, taux de soutenance dans les délais (trois à quatre ans), devenir professionnel des docteurs à deux et cinq ans après la soutenance. Ces indicateurs varient de façon notable d’une ED à l’autre. Les causes du non-achèvement de thèse sont multifactorielles : notre article sur le taux d’abandon en thèse de doctorat en France présente les statistiques disponibles et les facteurs de risque identifiés dans la littérature.

    5. Les possibilités de mobilité internationale

    Certaines EDs sont membres de réseaux doctoraux européens ou partenaires de collèges doctoraux transfrontaliers (ex. EuroCampus franco-allemand, réseau universitaire franco-québécois). Ces affiliations ouvrent des possibilités de financement pour des séjours de recherche à l’étranger, cofinancés par l’ED et par des dispositifs comme le DAAD, la bourse Explora’doc (Région Auvergne-Rhône-Alpes) ou les aides de Campus France. Consultez les aides régionales à la mobilité étudiante 2026 pour un tableau comparatif par région.

    Inscription et procédure d’admission en école doctorale

    La procédure d’inscription suit des étapes relativement standardisées sur le plan national, même si les calendriers diffèrent d’un établissement à l’autre.

    Étape 1 : Identifier et contacter un directeur de thèse

    C’est le prérequis absolu. Parcourez les pages des laboratoires rattachés à l’ED visée, lisez les publications récentes des enseignants-chercheurs, identifiez ceux dont les axes de recherche correspondent à votre projet. Contactez-les par email avec un projet de thèse d’une à deux pages, un CV académique détaillé et vos relevés de notes de master. La période de recrutement s’intensifie généralement entre avril et juillet pour une rentrée en octobre, en lien avec les concours de contrats doctoraux organisés par les EDs.

    Étape 2 : Déposer la demande d’admission via ADUM

    Une fois l’accord de votre futur directeur obtenu, toute la procédure d’admission s’effectue sur la plateforme nationale ADUM. Vous y renseignez votre sujet de thèse, les informations de votre directeur, votre unité de recherche et vos modalités de financement. Le dossier est ensuite validé successivement par le directeur de thèse, le directeur de l’unité de recherche, puis par la direction de l’ED.

    Étape 3 : Validation par l’ED et inscription administrative

    Après validation par l’ED, vous procédez à l’inscription administrative dans l’établissement porteur. Cette inscription est annuelle et doit être renouvelée chaque année universitaire avec un rapport d’avancement et un avis favorable du directeur de thèse. La plupart des EDs exigent la signature d’une charte du doctorat qui reprend les engagements réciproques entre l’ED, le directeur de thèse et le doctorant — ainsi que les dispositions de la charte d’intégrité scientifique en thèse issue du décret du 26 août 2022.

    Étape 4 : Le suivi annuel et le dépôt de thèse

    Chaque année, le comité de suivi individuel (CSI) se réunit avec le doctorant pour évaluer l’avancement des travaux. À l’issue de la thèse, le manuscrit est déposé sur ADUM, puis référencé automatiquement sur THESES.FR, le portail national. La version définitive peut ensuite être diffusée en open access via HAL. Notre guide sur publier votre travail sur HAL/DUMAS étape par étape détaille la procédure de soumission institutionnelle, applicable également aux thèses de doctorat.

    Les modes de financement de la thèse

    Un doctorat non financé reste juridiquement possible mais est fortement déconseillé. Le MESR a engagé une politique volontariste en faveur du financement doctoral : la proportion de doctorants financés est passée d’environ 50 % à plus de 80 % sur une vingtaine d’années, et la loi de programmation de la recherche (LPR) a revalorisé de manière significative les contrats doctoraux.

    Le contrat doctoral

    C’est le mode de financement de référence pour les thèses au sein des établissements publics. Il s’agit d’un contrat de travail de droit public d’une durée de trois ans. À compter du 1er janvier 2026, la rémunération minimale est fixée à 2 300 € brut mensuel (soit environ 1 850 € net), conformément à la LPR. Des missions complémentaires rémunérées — enseignement (jusqu’à 64 heures annuelles équivalent TD), valorisation de la recherche, diffusion scientifique — peuvent porter cette rémunération à la hausse. Les contrats doctoraux sont attribués via des concours organisés par chaque ED, généralement en mai-juin pour une prise de fonction en octobre. À la fin des trois ans, les doctorants ont droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) via France Travail s’ils n’ont pas trouvé de poste.

    Le dispositif CIFRE

    La Convention Industrielle de Formation par la Recherche (CIFRE), gérée par l’ANRT pour le compte du MESR, permet à une entreprise d’accueillir un doctorant travaillant sur un sujet en lien avec ses activités. L’entreprise verse un salaire brut annuel minimum de 27 600 € par an et reçoit en retour une subvention forfaitaire de 14 000 € par an de l’État. Environ 1 300 conventions CIFRE sont attribuées chaque année selon l’ANRT. Cette voie est particulièrement développée en sciences de gestion, informatique, ingénierie et sciences de l’environnement.

    Financements ANR, Horizon Europe et organismes de recherche

    Les projets ANR (Agence Nationale de la Recherche), les programmes Horizon Europe et les contrats des grands organismes (CNRS, INRAE, INSERM, INRIA, CEA) constituent d’autres sources de financement doctoral. Ces postes sont attribués directement par les laboratoires dans le cadre de leurs projets financés. Les doctorants rattachés à ces financements ont souvent l’obligation de rédiger un plan de gestion des données (PGD) ANR décrivant comment les données de recherche seront collectées, stockées et partagées.

    Les aides complémentaires à la mobilité

    Parallèlement au financement principal, plusieurs dispositifs permettent de financer des séjours de recherche à l’étranger ou des participations à des congrès internationaux : allocations de mobilité de l’ED, bourses de congrès des établissements, aides régionales spécifiques. Le guide complet des aides régionales à la mobilité étudiante en France 2026 recense les principaux dispositifs par région, dont certains sont accessibles aux doctorants.

    Ressources officielles pour l’annuaire des écoles doctorales

    Pour naviguer efficacement dans le paysage doctoral français, voici les ressources institutionnelles incontournables :

    • Annuaire MESRI (appliweb) — liste officielle des EDs par discipline, sous-discipline et région ; données issues directement du système d’information du ministère.
    • Portail Campus France – Annuaire des EDs — filtres par relevance, nom, numéro, domaine et région ; utile pour les candidats francophones et internationaux.
    • data.gouv.fr – Liste des EDs accréditées — jeu de données ouvert, téléchargeable au format CSV/JSON, historique depuis 1991.
    • ADUM — plateforme nationale pour candidater, gérer les inscriptions annuelles et déposer le manuscrit de thèse.
    • doctorat.gouv.fr — portail officiel du doctorat français : réglementation, financement, reconnaissance internationale du titre de docteur.
    • HCERES — accès aux rapports d’évaluation des EDs par vague, permettant de comparer les indicateurs de performance.

    Si votre parcours commence par un mémoire de master avant d’envisager une thèse, la méthodologie de rédaction et les normes bibliographiques sont très proches de celles du doctorat. Le guide comment rédiger un mémoire en 2026 aborde la structuration du cadre théorique, la gestion des sources et l’usage responsable de l’IA dans la rédaction académique. Pour les normes de citation bibliographique en vigueur dans les universités françaises, consultez également notre article sur la norme ISO 690 pour les citations et la bibliographie de mémoire 2026.

    Foire aux questions

    Combien y a-t-il d’écoles doctorales en France ?

    Selon les données de l’annuaire MESRI (appliweb.dgri.education.fr), la France comptait 287 écoles doctorales accréditées à la rentrée universitaire 2022. Ce chiffre évolue d’une année sur l’autre en fonction des fusions d’établissements, des reconfigurations régionales et des nouvelles accréditations accordées par le MESR sur avis du HCERES. Consultez l’annuaire officiel pour le nombre actualisé.

    Comment trouver l’école doctorale correspondant à ma discipline ?

    Utilisez l’annuaire MESRI (appliweb.dgri.education.fr/annuaire/) et filtrez par discipline ou sous-discipline (ex. « sciences de l’information et de la communication »). Le portail Campus France (doctorat.campusfrance.org) offre également un filtre par domaine et par région. Si votre sujet est interdisciplinaire, consultez directement les laboratoires susceptibles d’accueillir votre thèse : ils sont rattachés à une ou plusieurs EDs précises.

    Peut-on changer d’école doctorale en cours de thèse ?

    Un changement d’ED en cours de thèse est possible mais rare et administrativement complexe. Il intervient généralement en cas de changement d’établissement, de changement de directeur de thèse ou d’évolution significative du sujet qui sort du périmètre disciplinaire de l’ED initiale. La démarche passe par une demande conjointe du doctorant et du directeur, validée par les deux EDs et les deux établissements porteurs. Vérifiez les conditions auprès de votre ED actuelle avant d’engager la procédure.

    Quel est le salaire d’un doctorant avec un contrat doctoral en 2026 ?

    Pour un contrat signé à partir du 1er janvier 2026, la rémunération mensuelle minimale est de 2 300 € brut (environ 1 850 € net), conformément à la loi de programmation de la recherche. Des missions complémentaires rémunérées — enseignement, valorisation, diffusion scientifique — peuvent augmenter ce montant. Un contrat CIFRE prévoit quant à lui un salaire brut annuel minimum de 27 600 €, versé par l’entreprise d’accueil, avec une subvention de 14 000 € versée à l’entreprise par l’ANRT.

    Faut-il un financement pour s’inscrire en doctorat en France ?

    Non, l’inscription en doctorat sans financement reste juridiquement possible. Cependant, la plupart des EDs regardent très favorablement — voire exigent — un financement avant d’accepter une inscription, particulièrement dans les disciplines scientifiques. En SHS et en lettres, des inscriptions sans financement sont plus souvent tolérées, à condition que le doctorant dispose de ressources propres ou d’un emploi compatible. Les EDs mettent en garde contre les risques élevés de non-achèvement en l’absence de financement dédié.

    Qu’est-ce que le numéro d’une école doctorale et à quoi sert-il ?

    Chaque école doctorale accréditée reçoit un numéro national unique attribué par le MESR (ex. ED 356, ED 478, ED 629). Ce numéro identifie l’ED dans tous les documents officiels : diplôme de doctorat, publications scientifiques, actes de colloques, dossiers d’évaluation HCERES. Il est stable et ne change pas lors des renouvellements d’accréditation, sauf en cas de fusion ou de réorganisation institutionnelle majeure.

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  • Taux d’abandon en thèse de doctorat en France : chiffres 2026, causes et durée réelle

    Taux d’abandon en thèse de doctorat en France : chiffres 2026, causes et durée réelle

    Taux d’abandon en thèse de doctorat en France : chiffres 2026, causes et durée réelle

    Sur les 69 600 étudiants inscrits en doctorat en France à la rentrée 2023-2024, une proportion significative ne déposera jamais sa thèse. Les statistiques officielles sur le taux d’abandon en thèse de doctorat en France restent peu centralisées, mais les données du SIES (Sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques, MESR), les rapports d’évaluation du HCERES et le rapport Pommier-Lazarus de novembre 2024 permettent désormais de dresser un tableau précis. Cet article compile l’ensemble des données disponibles : taux d’abandon par discipline, durée réelle de la thèse, effet du financement et facteurs humains qui précipitent le décrochage.

    Résultat clé

    Le taux de réussite en doctorat est estimé à environ 87 % pour 2023-2024 (SIES/MESR), soit un taux d’abandon d’environ 13 % sur l’ensemble du cycle. Ce taux varie fortement selon la discipline et le financement : inférieur à 5 % dans les écoles doctorales scientifiques bien dotées, il peut dépasser 30 % en sciences humaines et sociales lorsque les doctorants ne bénéficient d’aucun financement dédié. La durée réelle de la thèse s’étend de moins de 40 mois en sciences exactes à plus de 72 mois en SHS.

    Panorama des effectifs doctoraux 2023-2024

    Le doctorat français est en contraction structurelle depuis plus d’une décennie. À la rentrée 2023-2024, le MESR/SIES dénombre 69 600 inscrits en doctorat, soit une baisse de 1,5 % en un an et de 11,2 % par rapport à la rentrée 2012. Le nombre de primo-inscrits recule de 13,6 % sur la même période, même si la rentrée 2023-2024 enregistre un rebond de +4,6 % avec 16 500 nouveaux doctorants — signe que la désaffection n’est pas irréversible.

    Effectifs doctoraux par champ disciplinaire — rentrée 2023-2024 (Source : MESR/SIES, EESRI n°18)
    Champ disciplinaire Inscrits Part du total
    Sciences exactes et applications 26 332 37,8 %
    Sciences humaines et humanités 17 980 25,8 %
    Sciences du vivant 13 026 18,7 %
    Sciences de la société 12 301 17,7 %
    Total 69 600 100 %

    Côté résultats, le bilan est plus encourageant : 15 187 diplômes de doctorat ont été conférés en 2023, un record absolu (+9,6 % par rapport à 2022, +2,6 % par rapport à 2012), en partie grâce au rattrapage post-pandémie. Les hausses les plus marquées concernent les sciences agronomiques (+20,8 %), les sciences exactes (+20,2 %) et les sciences du vivant (+14,8 %). À l’inverse, les sciences humaines et sociales affichent un léger recul de −2,2 % du nombre de primo-inscrits.

    Taux d’abandon en thèse de doctorat : ce que disent les données nationales

    La mesure centralisée du taux d’abandon en thèse de doctorat en France reste lacunaire. Le MESR ne publie pas de taux national consolidé d’attrition : les données disponibles proviennent des enquêtes SIES sur les promotions de nouveaux docteurs, des rapports d’évaluation HCERES portant sur les écoles doctorales et des travaux de l’Observatoire de la vie étudiante (OVE). La synthèse de ces sources permet néanmoins de dégager des ordres de grandeur solides.

    La donnée la plus synthétique disponible est le taux de réussite estimé à 87 % pour 2023-2024 (SIES), ce qui implique un taux d’abandon global d’environ 13 % sur l’ensemble du cycle doctoral toutes disciplines confondues.

    Ce que révèlent les évaluations HCERES école doctorale par école doctorale

    Dans leurs rapports d’évaluation des écoles doctorales, les comités d’experts du HCERES documentent systématiquement les taux d’abandon. L’analyse croisée de ces rapports individuels met en évidence une amélioration tendancielle significative :

    • Taux moyen d’abandon estimé à 12,1 % pour les promotions entrantes en 2017-2018
    • Ramené à 6,3 % pour les promotions entrantes en 2021-2022
    • Moyenne consolidée sur la période évaluée : environ 8,6 %
    • Dans les écoles doctorales scientifiques bien dotées : taux fréquemment inférieurs à 5 %
    • Dans les disciplines peu financées : taux pouvant dépasser 30 %
    Point méthodologique : attention à l’interprétation des chiffres bruts

    Une fraction des abandons officiellement comptabilisés correspond à des doctorants qui ont trouvé un emploi avant la soutenance — notamment via des conventions CIFRE en entreprise ou des recrutements en collectivités. Dans certaines écoles doctorales évaluées par le HCERES, ce motif représente la moitié des sorties sans diplôme. Le taux d’abandon « subi » — véritablement involontaire — est donc structurellement inférieur aux chiffres bruts présentés dans les rapports.

    Durée réelle de la thèse par discipline

    L’arrêté du 25 mai 2016 relatif à la formation doctorale fixe à trois ans en équivalent temps plein la durée normale de préparation d’une thèse. La réalité statistique s’éloigne sensiblement de cette norme selon la discipline, le type de financement et le contexte institutionnel.

    Durée réelle de la thèse par discipline — promotions 2023 (Source : MESR/SIES)
    Discipline Part terminant en < 40 mois Part dépassant 72 mois Profil type
    Sciences exactes et applications 37,6 % Faible Contrat doctoral 3 ans
    Sciences du vivant 40,5 % Faible Contrat doctoral 3–4 ans
    Sciences humaines et sociales < 14 % 37,3 % Souvent sans financement dédié
    Toutes disciplines 38 % ~10 %

    Le contraste est saisissant : en sciences du vivant et en sciences exactes, les doctorants financés terminent leur thèse avec une régularité proche du calendrier légal. En SHS, plus de 8 doctorants sur 10 ne respectent pas les 40 mois réglementaires, et plus d’un tiers mettent plus de six ans. La corrélation avec le financement est directe : seuls 4 doctorants en SHS sur 10 bénéficient d’un contrat doctoral ou d’une allocation dédiée, contre 7 sur 10 en moyenne nationale (données AEF info / SIES).

    La comparaison dans le temps confirme une légère dégradation post-pandémie : la proportion de doctorants soutenant en moins de 40 mois était de 43 % pour la promotion 2016 (contre 38 % en 2023), en lien avec les reports de soutenance contraints par la crise sanitaire de 2020.

    Le financement, premier déterminant de la réussite doctorale

    Le lien entre financement et probabilité d’aller au bout de la thèse est la donnée la plus robuste et la plus constamment documentée de la littérature sur le doctorat français. Le rapport Pommier-Lazarus (novembre 2024), commandé par les ministres chargés de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’industrie, consolide cette démonstration avec des données récentes.

    Financement des primo-inscrits en doctorat par discipline — 2023-2024 (Source : Rapport Pommier-Lazarus / MESR)
    Discipline Taux de financement dédié Part combinant thèse et emploi Sans financement ni emploi
    Sciences exactes et applications 97,1 % 3 % Marginal
    Sciences du vivant 85,3 % 15 % Rare
    Sciences humaines et sociales 50,9 % 30 % ~20 %
    Toutes disciplines 79,2 % 14 % 6,5 %

    Ce taux global de 79,2 % de primo-inscrits financés représente une amélioration notable par rapport à 2012 (68,1 %), soit un gain de 11 points en une décennie. La structure du financement se décompose ainsi pour 2023-2024 (MESR/SIES) :

    • Contrats doctoraux MESR : 40,8 % des financements
    • Organismes de recherche (CNRS, Inserm, CEA, etc.) : 16,9 %
    • Conventions CIFRE (industrie) : 9,9 %
    • Financement par un établissement étranger : 10,6 %

    La conséquence directe sur l’abandon : selon les rapports d’évaluation HCERES, dans les disciplines où le financement est la norme, les abandons restent l’exception. À l’inverse, parmi les doctorants en SHS sans financement ni emploi régulier — environ 20 % de cette population —, le risque de décrochage est le plus élevé.

    Causes de l’abandon : encadrement, isolement et précarité financière

    Au-delà du financement, la décision d’abandonner la thèse est multifactorielle. Les travaux publiés dans la Revue internationale de pédagogie de l’enseignement supérieur (OpenEdition) et les enquêtes de l’Observatoire de la vie étudiante (OVE) identifient trois catégories de déterminants qui s’alimentent mutuellement.

    La relation d’encadrement : facteur protecteur ou déclencheur

    La qualité de la relation entre le doctorant et son directeur de thèse constitue le premier déterminant non financier du parcours doctoral. Une direction claire, un retour régulier sur les travaux et une capacité à sortir le doctorant de l’isolement intellectuel réduisent considérablement le risque d’abandon. À l’inverse, une supervision défaillante — consignes floues, indisponibilité chronique, conflits interpersonnels — figure parmi les premiers motifs explicitement mentionnés dans les études qualitatives françaises sur le décrochage doctoral.

    La charte d’intégrité scientifique en thèse, rendue obligatoire par le décret du 26 août 2022, encadre désormais les obligations mutuelles entre le doctorant, son directeur et son institution. Elle prévoit notamment des formations obligatoires à l’éthique de la recherche — une mesure qui contribue à clarifier les attendus du parcours doctoral et à réduire les malentendus susceptibles de mener à l’abandon.

    Isolement social et santé mentale : une problématique documentée

    Le doctorat est structurellement une expérience solitaire, particulièrement en SHS où les doctorants travaillent souvent en dehors des grands laboratoires collectifs. Le Réseau National des Collèges Doctoraux (RNCD) indique que, parmi les doctorants inscrits en 2022-2023, 54 % se déclaraient exposés au stress. Cette prévalence est cohérente avec des données comparatives publiées dans la littérature internationale en sciences de l’éducation, qui montrent que les doctorants présentent des niveaux de vulnérabilité psychologique significativement plus élevés que des salariés de niveau de qualification comparable.

    Les variables les plus corrélées à la dégradation du bien-être incluent l’isolement social, la difficulté à maintenir une vie en dehors de la thèse et le sentiment de stagnation face aux exigences de production scientifique. Ces facteurs se cumulent chez les doctorants précaires qui combinent rédaction et activité salariée à temps plein. Les enquêtes récentes sur les usages numériques montrent par ailleurs que les étudiants chercheurs intègrent progressivement des outils d’IA dans leur pratique de recherche documentaire et de rédaction — une évolution dont les implications sur les pratiques académiques sont suivies de près, comme en témoignent les statistiques sur l’utilisation de l’IA par les étudiants en 2026 (fr.tesify.pro).

    Précarité financière et travail contraint

    Pour les doctorants sans financement dédié, la thèse se rédige en parallèle d’une activité professionnelle souvent incompatible avec le rythme de la recherche. Les données de l’enquête OVE 2020 (n = 636 doctorants) montrent que 80 à 90 % des doctorants en situation de travail occasionnel déclarent ne pas pouvoir couvrir leurs besoins mensuels — un signal fort de précarité structurelle qui pèse directement sur la motivation à poursuivre.

    Les statistiques sur la mobilité étudiante internationale en France 2026 illustrent un contraste révélateur : les doctorants bénéficiant de co-tutelles ou de financements internationaux accèdent à des structures d’encadrement diversifiées qui atténuent ces risques. Pourtant, les inscriptions en co-tutelle internationale ont elles aussi reculé à 931 primo-inscrits en 2023-2024, niveau le plus bas depuis 2012 selon le MESR/SIES — une convergence préoccupante de plusieurs indicateurs négatifs.

    Tendances 2026 et perspectives

    Une contraction structurelle des effectifs qui se confirme

    La France a perdu 18 % de nouveaux inscrits en doctorat entre 2010 et 2022 (AEF info / MESR). Si le rebond de rentrée 2023-2024 est encourageant, il ne compense pas la tendance de fond. La désaffection est particulièrement marquée en sciences humaines, où le déficit chronique de financement, la durée allongée des thèses et des perspectives d’insertion académique limitées se cumulent pour décourager les vocations.

    La professionnalisation du doctorat comme réponse structurelle

    Le rapport Pommier-Lazarus (2024) formule dix recommandations pour améliorer la reconnaissance et la valorisation du doctorat en entreprise, notamment en augmentant la part des docteurs parmi les chercheurs et ingénieurs du secteur privé. L’objectif est d’élargir les débouchés pour réduire le sentiment d’impasse qui pousse certains doctorants à l’abandon — en particulier ceux dont les perspectives académiques s’avèrent étroites.

    La vague E du HCERES : un suivi renforcé à partir de 2026

    La vague E des évaluations HCERES (2026), portant sur les universités d’Île-de-France et des Hauts-de-France, renforce le suivi des taux de complétion et des délais de soutenance dans son référentiel d’évaluation des formations doctorales. Les écoles doctorales concernées devront documenter plus précisément leurs dispositifs d’accompagnement des doctorants en difficulté — ce qui améliorera la disponibilité des données nationales d’ici 2027. Pour repérer les écoles doctorales par discipline et établissement, l’annuaire des écoles doctorales en France par discipline 2026 constitue un point d’entrée structuré.

    La valorisation de l’archive ouverte comme levier de visibilité

    Dans ce contexte de contraction, rendre visibles ses travaux doctoraux prend une importance accrue, y compris pour les doctorants qui n’iront pas jusqu’à la soutenance. Le dépôt en archive ouverte nationale — dont le guide pratique est détaillé dans HAL/DUMAS : publier son mémoire étape par étape 2026 — permet d’assurer la diffusion et de valoriser une contribution scientifique partielle le cas échéant.

    À titre comparatif, les taux d’abandon à l’université en France au niveau licence et master présentent un profil différent — concentrés en première année de licence, souvent liés à l’orientation plutôt qu’à la précarité — mais les facteurs financiers et d’accompagnement restent des constantes à tous les niveaux du cycle universitaire.

    Questions fréquentes sur le taux d’abandon en thèse de doctorat en France

    Quel est le taux d’abandon moyen en thèse de doctorat en France ?

    Le taux de réussite en doctorat est estimé à environ 87 % pour 2023-2024 (SIES/MESR), ce qui correspond à un taux d’abandon d’environ 13 % sur l’ensemble du cycle. Les rapports d’évaluation HCERES sur les écoles doctorales documentent une amélioration notable : de 12,1 % pour les promotions 2017-2018 à 6,3 % pour les promotions 2021-2022, avec une moyenne consolidée d’environ 8,6 %.

    Quelle discipline enregistre le plus fort taux d’abandon en doctorat ?

    Les sciences humaines et sociales (SHS) enregistrent les taux d’abandon les plus élevés. Avec seulement 50,9 % des primo-inscrits bénéficiant d’un financement dédié (contre 97,1 % en sciences exactes), les doctorants en SHS sont contraints de combiner thèse et activité salariée, ce qui allonge la durée et multiplie le risque de décrochage. Dans les écoles doctorales en SHS sans financement structurel, les taux d’abandon peuvent dépasser 30 %.

    Combien de temps dure réellement une thèse de doctorat en France ?

    La durée légale est de trois ans (arrêté du 25 mai 2016). En pratique, en sciences exactes, 37,6 % des doctorants soutiennent en moins de 40 mois ; en sciences du vivant, 40,5 %. En SHS, plus de 37 % mettent plus de 72 mois (six ans) et moins de 14 % terminent dans les 40 mois réglementaires. Toutes disciplines confondues, 38 % des docteurs de la promotion 2023 ont soutenu en moins de 40 mois (MESR/SIES).

    Quelles sont les principales causes d’abandon d’une thèse de doctorat ?

    Les principales causes documentées sont : (1) la précarité financière — absence de contrat doctoral ou de financement dédié ; (2) les problèmes d’encadrement — indisponibilité du directeur, consignes floues, conflits relationnels ; (3) l’isolement social et les difficultés de santé mentale (54 % des doctorants se déclarent exposés au stress, enquête RNCD 2022-2023) ; (4) un marché académique étroit qui décourage la poursuite au-delà des premières années d’inscription.

    Le taux d’abandon en doctorat augmente-t-il ou diminue-t-il en France ?

    Les données HCERES suggèrent une tendance à la baisse du taux d’abandon : de 12,1 % (promotions 2017-2018) à 6,3 % (promotions 2021-2022). Cette amélioration s’explique en partie par la hausse du taux de financement des primo-inscrits, passé de 68,1 % en 2012 à 79,2 % en 2023-2024. La contraction globale des effectifs doctoraux (−11,2 % entre 2012 et 2023) signale néanmoins une désaffection structurelle qui dépasse la seule question de l’abandon en cours de thèse.

    Que se passe-t-il si on abandonne sa thèse en cours de route ?

    Un abandon n’est pas irréversible. Plusieurs options sont prévues par la réglementation française : la suspension d’inscription (accordée par le chef d’établissement, notamment pour raisons médicales ou familiales), le transfert vers un autre établissement avec un nouvel encadrement, ou l’interruption temporaire avec reprise ultérieure. Les travaux produits — articles publiés, chapitres rédigés — peuvent par ailleurs être valorisés indépendamment de la soutenance finale.

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    Les données présentées ici le montrent : la qualité de l’encadrement et la clarté méthodologique sont des facteurs protecteurs décisifs contre l’abandon. Tesify est un assistant IA conçu pour vous aider à structurer votre thèse chapitre par chapitre, vérifier la cohérence de vos citations et renforcer l’originalité de vos travaux — dans le respect des chartes d’intégrité scientifique de votre établissement. Essayer Tesify gratuitement →

  • Référentiel HCERES 2026 : Évaluation des Masters et Licences — Critères Vague E

    Référentiel HCERES 2026 : Évaluation des Masters et Licences — Critères Vague E

    Référentiel HCERES 2026 : Évaluation des Masters et Licences — Critères Vague E

    Le Haut Conseil de l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (HCERES) publie ses rapports d’évaluation selon des cycles appelés « vagues ». La vague E (campagne 2024-2025) concerne les universités et établissements dont les formations sont évaluées pour la période 2025-2030. Ces rapports influencent directement l’accréditation des formations, leur financement et leur attractivité auprès des étudiants.

    Comprendre le référentiel HCERES 2026 est utile non seulement pour les responsables de formation, mais aussi pour les étudiants qui souhaitent choisir un master en connaissance de cause ou comprendre pourquoi certaines formations sont plus reconnues que d’autres. Ce guide vous explique la structure du référentiel, les 4 domaines d’évaluation et les critères les plus déterminants.

    En résumé : Le référentiel HCERES vague E pour les formations du 1er et 2e cycle (licence, master) comprend 13 références et 37 critères, organisés autour d’un socle commun de 4 domaines. Il évalue la politique de formation, la pédagogie, l’insertion professionnelle et l’internationalisation.

    Qu’est-ce que le HCERES et pourquoi ses évaluations comptent ?

    Le HCERES est l’organisme public indépendant chargé d’évaluer les établissements d’enseignement supérieur et de recherche en France. Créé en 2013 (loi ESR Fioraso), il remplace l’Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES). Ses évaluations servent à :

    Source : Erika Dupont, PhD
    • Accréditer les formations : sans évaluation HCERES favorable, une formation peut perdre son habilitation nationale
    • Orienter les financements : les conclusions des rapports HCERES influencent les dotations accordées par le ministère
    • Informer les étudiants et les employeurs : les rapports sont publics et permettent de comparer les formations
    • Améliorer la qualité : l’évaluation est un levier d’amélioration continue pour les établissements

    Le HCERES est reconnu au niveau européen par l’ENQA (European Association for Quality Assurance in Higher Education) et son label ISO 9001. Ses évaluations ont donc une portée qui dépasse les frontières françaises. En Italie, l’organisme équivalent est l’ANVUR (Agenzia Nazionale di Valutazione del Sistema Universitario e della Ricerca), dont l’exercice d’évaluation VQR 2025-2028 est en cours avec des conséquences similaires sur le financement des universités — les changements introduits par ce cycle sont documentés sur VQR ANVUR 2025-2028 : cosa cambia per gli atenei italiani. Les résultats finaux de cet exercice et leur impact sur le classement des universités italiennes sont désormais disponibles sur ANVUR VQR 2025-2028 : risultati finali 2026 e classifica degli atenei.

    La vague E 2024-2025 : quels établissements concernés ?

    La vague E concerne les établissements dont le contrat quinquennal avec l’État arrive à terme en 2025. Les rapports d’évaluation sont rendus publics en 2025-2026, d’où leur pertinence pour les candidats au master 2026.

    Établissements et régions de la vague E

    La vague E couvre notamment les universités d’Île-de-France (Paris et petite couronne) et des Hauts-de-France, ainsi que plusieurs établissements de taille nationale. Les rapports HCERES vague E concernant ces établissements sont disponibles sur le site officiel hceres.fr.

    Implications pour les candidats au master 2026

    Si vous candidatez à un master dans un établissement de la vague E, les rapports HCERES récents peuvent vous donner une image objective de la qualité de la formation : taux d’insertion professionnelle évalué, qualité du suivi pédagogique, liens avec le monde professionnel, internationalisation.

    Structure du référentiel : les 4 domaines et 37 critères

    Le référentiel d’évaluation des formations du 1er et 2e cycle (vague E) est structuré autour d’un socle commun de 4 domaines, chacun décliné en références et critères :

    Domaine 1 : Positionnement et gouvernance de la formation

    Ce domaine évalue comment la formation s’inscrit dans la stratégie de l’établissement et comment elle est pilotée. Critères principaux :

    • Cohérence de l’offre de formation avec la politique de l’établissement
    • Participation des parties prenantes (étudiants, employeurs, partenaires) à la gouvernance
    • Mise en place de procédures d’amélioration continue
    • Existence d’un conseil de perfectionnement actif

    Domaine 2 : Attractivité, recrutement et parcours étudiant

    Ce domaine évalue la capacité de la formation à attirer et accompagner ses étudiants :

    • Transparence et clarté des critères de sélection (pertinent pour Mon Master)
    • Diversité du recrutement (origine sociale, géographique, parcours)
    • Dispositifs d’accompagnement à la réussite (tutorat, suivi individualisé)
    • Internationalisation de la promotion étudiante

    Domaine 3 : Contenu pédagogique et méthodes d’enseignement

    Ce domaine est au cœur de l’évaluation académique :

    • Adéquation des contenus avec les objectifs de formation déclarés
    • Innovation pédagogique (pédagogies actives, hybridation, usage du numérique)
    • Encadrement des travaux de recherche (pour les masters recherche)
    • Articulation entre théorie et pratique professionnelle

    Domaine 4 : Résultats et insertion professionnelle

    C’est le domaine le plus scruté par les étudiants et les employeurs :

    • Taux de réussite aux examens et diplôme
    • Taux d’insertion professionnelle à 6 et 30 mois (données enquêtes IP)
    • Adéquation emploi-formation (niveau d’emploi, domaine de compétences)
    • Satisfaction des diplômés et des employeurs

    Différences entre évaluation licence et master

    Le référentiel HCERES s’applique à la fois aux licences (1er cycle) et aux masters (2e cycle), mais avec des nuances importantes :

    Aspect Licence (1er cycle) Master (2e cycle)
    Accent principal Réussite et accompagnement en L1 Insertion professionnelle et recherche
    Critère de réussite Taux de passage L1→L2 Taux d’insertion professionnelle 30 mois
    Stage Encouragé, rarement obligatoire Stage ou mémoire professionnel obligatoire
    Internationalisation Mobilité sortante valorisée Partenariats internationaux exigés en M2

    Le processus d’autoévaluation des établissements

    Avant la visite des experts HCERES, chaque établissement produit un dossier d’autoévaluation (DAE). Ce document de plusieurs centaines de pages couvre :

    • L’historique et le contexte de la formation
    • Les données quantitatives (effectifs, taux de réussite, taux d’insertion)
    • L’analyse des points forts et axes d’amélioration
    • Les actions mises en place depuis la dernière évaluation

    Ce dossier est ensuite analysé par un comité d’experts indépendants qui effectue une visite sur site. Le rapport final est rendu public sur le site HCERES et donne lieu à des avis par formation.

    Ce que signifient les rapports HCERES pour les étudiants

    En tant qu’étudiant candidat à un master, voici comment utiliser les rapports HCERES à votre avantage :

    Comment trouver et lire un rapport HCERES

    1. Rendez-vous sur hceres.fr
    2. Dans « Résultats d’évaluation », cherchez le nom de l’université et la formation
    3. Lisez en priorité : la synthèse des points forts, la synthèse des points à améliorer, et les données d’insertion professionnelle

    Signaux positifs dans un rapport

    • Taux d’insertion professionnelle > 90 % à 30 mois
    • Conseil de perfectionnement actif avec des professionnels du secteur
    • Partenariats internationaux actifs (Erasmus+, conventions bilatérales)
    • Évolution des enseignements en fonction des retours employeurs

    Signaux d’alerte

    • Taux d’insertion faible ou données absentes
    • Conseil de perfectionnement peu actif ou inexistant
    • Aucune révision des contenus depuis 5 ans
    • Faible diversification du recrutement étudiant
    Pour aller plus loin : Si vous êtes admis dans un master évalué favorablement par le HCERES, votre mémoire de fin d’études est l’aboutissement de cette formation. Préparez-le avec méthode grâce à notre guide sur la méthodologie de recherche et à l’outil Tesify pour la rédaction et la bibliographie.

    FAQ — Référentiel HCERES 2026

    Qu’est-ce que la vague E du HCERES ?

    La vague E est la campagne d’évaluation HCERES 2024-2025 qui concerne les établissements dont le contrat quinquennal avec l’État arrive à terme en 2025. Elle inclut notamment les universités d’Île-de-France et des Hauts-de-France. Les rapports sont publiés progressivement en 2025-2026.

    Combien de critères comprend le référentiel HCERES 2026 pour les masters ?

    Le référentiel HCERES pour les formations du 1er et 2e cycle (dont les masters) comprend 13 références et 37 critères, organisés autour de 4 domaines : positionnement et gouvernance, attractivité et parcours étudiant, contenus pédagogiques, et résultats/insertion professionnelle.

    Les rapports HCERES sont-ils accessibles au public ?

    Oui. Tous les rapports d’évaluation HCERES sont publics et consultables gratuitement sur le site officiel hceres.fr. Ils sont accessibles par établissement, formation et cycle d’évaluation.

    Un master mal évalué par le HCERES peut-il perdre son accréditation ?

    Oui, théoriquement. En pratique, un rapport défavorable conduit d’abord à un plan d’amélioration négocié avec l’établissement. La non-réaccréditation est rare mais possible pour des formations jugées insuffisantes sur plusieurs critères essentiels, notamment l’insertion professionnelle et la pertinence des contenus.

    Conclusion

    Le référentiel HCERES 2026 est un outil de transparence qui bénéficie autant aux établissements qu’aux étudiants. En tant que candidat à un master, consulter les rapports HCERES disponibles vous permet de choisir votre formation avec des données objectives sur la qualité pédagogique et l’insertion professionnelle. Pour approfondir votre compréhension de l’enseignement supérieur français, consultez également notre guide sur la rentrée universitaire 2026-2027 en chiffres.

  • Rapports HCERES vague E 2026 : universités IDF et Hauts-de-France

    Rapports HCERES vague E 2026 : universités IDF et Hauts-de-France

    Rapports HCERES vague E 2026 : universités IDF et Hauts-de-France

    En février 2025, les pré-rapports d’évaluation de la vague E du HCERES ont provoqué un choc dans les universités d’Île-de-France (hors Paris) et de Hauts-de-France : plus de 25 % des formations évaluées ont reçu un avis défavorable, selon France Universités. Pour les BUT et licences professionnelles, ce taux atteindrait jusqu’à 80 %. Ces résultats sans précédent ont déclenché une vive contestation des équipes pédagogiques et conduit le HCERES à annoncer une réforme de ses critères d’évaluation.

    Pour les étudiants qui choisissent un établissement dans ces régions — notamment via Mon Master 2026 ou Parcoursup — comprendre ce que signifient les évaluations HCERES, leurs limites et leurs implications est essentiel. Cet article rassemble toutes les données disponibles sur la vague E, avec les sources primaires.

    Chiffre clé : Plus de 25 % des formations évaluées dans la vague E HCERES ont reçu un avis défavorable ou réservé — taux montant à 80 % pour les BUT et licences pro. Ces avis, contestés par France Universités et plusieurs sénateurs, ont conduit à une réforme des référentiels HCERES à partir de la vague B (2026). Sources : L’Étudiant Educpros ; Sénat, question n° 03526 du 03/02/2025.

    Qu’est-ce que la vague E du HCERES ?

    Le HCERES (Haut Conseil de l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur) évalue de façon cyclique — tous les cinq ans environ — l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur français. Cette évaluation est organisée par vagues géographiques : les vagues A à E couvrent successivement toutes les régions de France métropolitaine et d’outre-mer.

    Paramètre Données vague E Source
    Période d’évaluation 2024-2025 hceres.fr
    Date de lancement 28 septembre 2023 hceres.fr
    Régions couvertes IDF (hors Paris), Hauts-de-France, La Réunion, Mayotte hceres.fr
    Types d’établissements Universités, écoles d’ingénieurs, écoles d’art, EESPIG, CHU hceres.fr
    Niveaux évalués 1er cycle (licence), 2e cycle (master), 3e cycle (doctorat) hceres.fr
    Contractualisation avec l’État 2026 hceres.fr

    Source : hceres.fr — Campagne d’évaluation 2024-2025 (vague E). Lancement vague E, 28 septembre 2023.

    L’enjeu de l’évaluation HCERES est considérable : elle conditionne le contrat pluriannuel d’établissement signé avec le ministère, qui détermine les financements, les accréditations de formations et le positionnement stratégique des universités pour les cinq années suivantes.

    Établissements concernés : IDF et Hauts-de-France

    La vague E couvre deux grandes régions académiques représentant une part significative de l’enseignement supérieur français. En Île-de-France (hors Paris intra-muros), les universités concernées sont parmi les plus peuplées de France — Sorbonne Paris Nord accueille plus de 26 000 étudiants.

    Région Principaux établissements concernés Source
    IDF — Zone nord Sorbonne Paris Nord (Paris 13), CY Cergy Paris Université hceres.fr lancement vague E
    IDF — Zone est et sud Paris-Est Créteil (UPEC), UVSQ (Versailles Saint-Quentin) hceres.fr lancement vague E
    IDF — Zone ouest Université Paris-Saclay (composantes), Paris Nanterre hceres.fr lancement vague E
    Hauts-de-France Université de Lille, UPJV (Amiens), Valenciennes, Artois, ULCO hceres.fr lancement vague E
    DOM Université de La Réunion, Université de Mayotte hceres.fr lancement vague E

    Source : HCERES, document de lancement de la vague E, 28 septembre 2023. Les établissements listés sont indicatifs — la liste complète est disponible sur hceres.fr.

    Statistiques : les avis défavorables en chiffres

    Les données sur les avis défavorables de la vague E ont été révélées par France Universités (la conférence des présidents d’université) et relayées par la presse spécialisée et le Sénat.

    Indicateur Valeur Source
    Part de formations avec avis défavorable ou réservé (toutes formations) +25 % France Universités / L’Étudiant Educpros 2025
    Taux d’avis défavorables sur BUT et licences professionnelles ~80 % France Universités / Sénat Q n° 03526
    Date de réception des pré-rapports par les universités Mi-février 2025 L’Étudiant Educpros, 2025
    Réaction institutionnelle formalisée Question sénatoriale (03/02/2025), communiqués France Universités Sénat.fr ; France Universités

    Sources : L’Étudiant Educpros — « Dans les universités de la vague E, les évaluations du HCERES suscitent des réactions », 2025 ; Sénat, question n° SEQ250203526, 03/02/2025 ; Academia.hypotheses.org.

    Attention — lecture des données : Les chiffres de 25 % et 80 % proviennent de France Universités et sont rapportés par des sources de presse spécialisée (L’Étudiant Educpros) et le Sénat. Le HCERES n’a pas publié de tableau de bord agrégé de ses avis défavorables. Ces données sont donc des estimations basées sur les déclarations institutionnelles.

    Cas concret : Sorbonne Paris Nord

    Le rapport d’évaluation de Sorbonne Paris Nord (USPN) — Paris 13 — a été publié par le HCERES fin février 2025. La visite d’évaluation s’est tenue du 3 au 5 avril 2024, sous la présidence de Régine André-Obrecht, professeure d’informatique et ancienne présidente de l’Université Paul-Sabatier-Toulouse-III.

    Les grandes lignes du rapport :

    Dimension évaluée Observation principale Source
    Positionnement territorial Université « ouverte sur son territoire » et « en service de la société » AEF Info, rapport HCERES USPN 2025
    Modèle économique Qualifié de « fragile » par les évaluateurs AEF Info, rapport HCERES USPN 2025
    Rôle de proximité Reconnu comme un atout dans un territoire populaire AEF Info, rapport HCERES USPN 2025

    Source : AEF Info — « Sorbonne Paris Nord : une université « ouverte sur son territoire » mais « un modèle économique fragile » », rapport HCERES publié fin février 2025. Le rapport complet est disponible sur hceres.fr.

    Pourquoi autant d’avis défavorables ?

    Les critiques portent principalement sur la méthodologie HCERES utilisée pour la vague E, jugée inadaptée à la réalité sociale des territoires évalués.

    1. Des critères basés sur des données brutes

    Le HCERES a évalué les formations sur la base de taux de réussite et d’insertion professionnelle calculés à partir de données brutes, sans prendre en compte le profil social des étudiants accueillis. Or les universités de Seine-Saint-Denis ou de Hauts-de-France accueillent une proportion bien plus élevée d’étudiants boursiers, primo-accédants et en situation de précarité que les universités parisiennes.

    2. L’insertion professionnelle décontextualisée

    Les taux d’insertion professionnelle ont été évalués sans tenir compte du lieu de formation des étudiants. Un étudiant formé en Seine-Saint-Denis qui s’insère dans le bassin d’emploi local ne suit pas les mêmes trajectoires qu’un étudiant de Paris intra-muros — et les deux ne doivent pas être mesurés au même étalon.

    3. Des critères récemment changés

    Le changement de référentiel d’évaluation, intervenu à l’occasion de la vague E, n’a pas laissé aux établissements le temps de s’adapter. Les universités ont découvert les nouvelles exigences sans avoir pu ajuster leurs pratiques en conséquence.

    Les critiques des universités et du monde académique

    La réaction des universités concernées a été vive et rapide. France Universités a officiellement interpellé le HCERES et le ministère. Une question sénatoriale a été déposée le 3 février 2025 (n° SEQ250203526). Le blog Academia (academia.hypotheses.org) a publié plusieurs analyses critiques détaillées.

    Les griefs formulés peuvent être résumés ainsi :

    • Ignorance du profil étudiant : les indicateurs ne prennent pas en compte la réalité sociale des publics accueillis (boursiers, étudiants salariés, primo-accédants)
    • Manque de contextualisation territoriale : l’insertion professionnelle varie considérablement selon le marché du travail local, indépendamment de la qualité de la formation
    • Effet déstabilisateur sur les équipes : des enseignants-chercheurs ont exprimé leur choc à la réception des pré-rapports, certains formations excellentes recevant des avis défavorables
    • Atteinte à la réputation injustifiée : les avis défavorables, même s’ils ne ferment pas automatiquement les formations, sont publics et affectent l’image des établissements

    La réforme des critères HCERES annoncée

    Face à la contestation, le HCERES a annoncé une réforme significative de ses méthodes d’évaluation. Celle-ci s’appliquera à partir de la vague B (2026).

    Changement annoncé Détail Source
    Réduction du référentiel Référentiel réduit de moitié à partir de la vague B Campus Matin, 2025
    Fin de l’évaluation formation par formation Remplacement par une analyse globale de la politique de formation Campus Matin, 2025
    Échantillonnage concerté Un échantillon de formations analysé en détail (concertation établissement-HCERES) Campus Matin, 2025
    Application Vague B, 2026 Campus Matin, 2025

    Source : Campus Matin — « Entre crise de légitimité et réforme accélérée, le HCERES face au défi de réinventer l’évaluation », 2025.

    Cette réforme représente un virage important : le HCERES passe d’une logique de micro-évaluation formation par formation à une méta-évaluation institutionnelle. Les établissements auront désormais plus de latitude pour construire leur propre politique qualité, et les évaluateurs se concentreront sur la cohérence stratégique globale.

    Impact pour les étudiants et les candidats

    Pour les étudiants et lycéens qui choisissent leurs formations, les rapports HCERES sont des outils d’information publics — mais leur interprétation demande de la nuance.

    Ce qu’un avis HCERES signifie (et ne signifie pas)

    • Signifie : la formation présente des marges d’amélioration identifiées par des évaluateurs pairs selon un référentiel standardisé
    • Ne signifie pas : la formation est mauvaise ou va fermer ; l’avis est consultatif et ne déclenche pas automatiquement de sanction
    • Ne prend pas en compte : le contexte social, la satisfaction étudiante, le dynamisme pédagogique des équipes

    Comment utiliser les rapports HCERES pour choisir une formation ?

    Les rapports d’évaluation institutionnelle (disponibles sur hceres.fr) offrent une photographie des forces et faiblesses d’un établissement. Ils sont utiles pour :

    • Comprendre la stratégie de l’établissement et son positionnement
    • Identifier les axes de développement prioritaires
    • Évaluer la qualité du pilotage académique et de la recherche

    Mais ils ne remplacent pas d’autres indicateurs comme les taux d’insertion professionnelle (InserSup), les témoignages d’anciens étudiants, ou les classements disciplinaires.

    Pour les étudiants qui préparent leur mémoire ou TER dans ces universités, la qualité de l’encadrement académique et des ressources documentaires est souvent plus déterminante que le positionnement HCERES. Des ressources comme le guide sur la revue de littérature, la méthodologie de recherche, les normes APA 7e édition 2026 et notre guide sur le plan de mémoire complètent l’encadrement institutionnel.

    Les chiffres de la rentrée universitaire 2026-2027 montrent d’ailleurs que les universités IDF et Hauts-de-France restent très demandées, indépendamment des évaluations HCERES. La demande étudiante est un signal d’attractivité que les seuls indicateurs d’insertion ne capturent pas.

    Pour aller plus loin sur l’impact de l’IA dans ce même écosystème universitaire, notre article sur l’IA dans l’enseignement supérieur en 2026 documente les usages et les enjeux pour ces établissements.

    FAQ — HCERES vague E 2026

    Qu’est-ce que la vague E du HCERES ?

    La vague E est la cinquième campagne d’évaluation cyclique du HCERES. Elle concerne les établissements d’enseignement supérieur d’Île-de-France (hors Paris), des Hauts-de-France, de la Réunion et de Mayotte. La période d’évaluation couvre 2024-2025, pour une contractualisation avec l’État en 2026. Source : hceres.fr — Campagne d’évaluation 2024-2025.

    Quel est le taux d’avis défavorables dans la vague E ?

    Selon France Universités, plus de 25 % des formations évaluées dans la vague E ont reçu un avis défavorable ou réservé. Ce taux monterait à 80 % pour les BUT et licences professionnelles. Sources : L’Étudiant Educpros, 2025 ; Sénat, question n° 03526 du 03/02/2025.

    Quelles universités sont concernées par la vague E HCERES ?

    La vague E concerne notamment Sorbonne Paris Nord, Paris-Est Créteil (UPEC), CY Cergy Paris, Versailles Saint-Quentin (UVSQ), ainsi que les universités de Lille, Amiens (UPJV), Valenciennes, Artois, du Littoral Côte d’Opale, et les établissements de La Réunion et de Mayotte. Source : HCERES, document de lancement vague E, septembre 2023.

    Le HCERES va-t-il réformer ses critères après la vague E ?

    Oui. À partir de la vague B (2026), le référentiel d’évaluation sera réduit de moitié. L’évaluation formation par formation disparaît au profit d’une analyse globale de la politique de formation, complétée par un échantillonnage concerté. Source : Campus Matin, 2025.

    Un avis défavorable HCERES entraîne-t-il la fermeture d’une formation ?

    Pas automatiquement. L’avis HCERES est consultatif — il éclaire le ministère lors des négociations de contrat d’établissement. Un avis défavorable peut entraîner des préconisations d’amélioration, mais la décision d’accréditation revient au ministère de l’Enseignement supérieur.

    Où trouver les rapports HCERES vague E complets ?

    Les rapports d’évaluation vague E sont publiés progressivement sur hceres.fr, section « Rechercher une publication ». Les rapports d’établissement, de formation (1er, 2e, 3e cycle) et d’unités de recherche sont disponibles séparément en PDF. Le rapport de Sorbonne Paris Nord est déjà en ligne.

  • Charte d’Intégrité Scientifique de la Thèse de Doctorat en 2026 : Loi LPR, HCERES et Engagements

    Charte d’Intégrité Scientifique de la Thèse de Doctorat en 2026 : Loi LPR, HCERES et Engagements

    Charte d’Intégrité Scientifique de la Thèse de Doctorat en 2026 : Loi LPR, HCERES et Engagements

    La charte d’intégrité scientifique de la thèse de doctorat n’est plus un simple formulaire administratif en 2026 : c’est un engagement juridiquement structuré, adossé à la Loi de Programmation de la Recherche (LPR), renforcé par le HCERES et l’Office Français de l’Intégrité Scientifique (OFIS). Tout doctorant inscrit dans une école doctorale française doit en comprendre la portée exacte — les obligations qu’elle impose, les sanctions qu’elle prévoit et les recours qu’elle offre.

    Ce guide complet couvre l’ensemble du cadre normatif applicable en 2026 : depuis l’architecture législative issue de la LPR jusqu’aux engagements concrets du doctorant lors de l’inscription, en passant par le rôle du directeur de thèse, des écoles doctorales et des référents intégrité. Il s’adresse aussi bien aux futurs doctorants qu’aux directeurs de recherche souhaitant sécuriser leurs pratiques d’encadrement.

    Points clés : La charte d’intégrité scientifique est obligatoire pour tout doctorant inscrit en France depuis 2017 (décret n°2016-1597). La LPR 2021 l’a renforcée en intégrant une définition légale de l’intégrité scientifique dans le Code de la recherche (art. L. 211-1). Le HCERES, via l’OFIS, coordonne la politique nationale. En 2026, le non-respect de la charte peut entraîner l’invalidation de la thèse.

    La charte nationale de déontologie de 2015

    Le premier cadre formel de l’intégrité scientifique en France a été posé le 29 janvier 2015 par la signature d’une charte nationale de déontologie des métiers de la recherche, co-signée par les grandes institutions françaises : CNRS, Inserm, INRA, CPU (devenue France Universités) et d’autres. Cette charte définissait six valeurs fondamentales : honnêteté, responsabilité, impartialité, vigilance, ouverture et formation. Elle constituait un engagement moral, sans force juridique directe.

    Le décret de 2016 et l’obligation de la charte doctorale

    C’est le décret n°2016-1597 du 25 novembre 2016 relatif à la formation doctorale qui a rendu obligatoire la signature d’une charte de thèse par le doctorant, son directeur de thèse et le responsable de l’école doctorale. Cette charte définit les engagements réciproques : conditions d’encadrement, droits et devoirs du doctorant, modalités de suivi. L’intégrité scientifique y figure comme engagement central.

    La LPR 2021-2030 : une définition légale

    La Loi n°2020-1674 de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030, dite LPR, a introduit une modification fondamentale : l’article L. 211-1 du Code de la recherche est désormais complété par une définition légale de l’intégrité scientifique, adossée au Code européen de conduite pour l’intégrité en recherche (ALLEA, version 2017). Cette légalisation marque un changement de paradigme : l’intégrité n’est plus seulement un engagement éthique, c’est une exigence légale dont le non-respect peut entraîner des sanctions disciplinaires et pénales.

    La LPR a également renforcé les missions du HCERES en matière d’intégrité et officialisé la création de l’OFIS par décret.

    Le décret du 3 décembre 2021

    Le décret n°2021-1572 du 3 décembre 2021 codifie l’ensemble des dispositions relatives à l’intégrité scientifique dans le Code de la recherche. Il oblige chaque établissement à désigner un référent intégrité scientifique, à mettre en place une procédure de traitement des signalements, et à assurer la formation de l’ensemble des personnels de recherche — doctorants inclus — à l’intégrité scientifique.

    HCERES et OFIS : les gardiens de l’intégrité en 2026

    Le HCERES

    Le Haut Conseil de l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (HCERES) est l’autorité administrative indépendante chargée d’évaluer la qualité de la recherche française. La LPR lui a confié une mission supplémentaire explicite : contribuer à définir la politique nationale en matière d’intégrité scientifique et coordonner les acteurs. Le HCERES publie des rapports annuels sur l’état de l’intégrité en France, analyse les cas traités par les établissements, et formule des recommandations aux écoles doctorales.

    L’OFIS

    L’Office Français de l’Intégrité Scientifique (OFIS) est hébergé au sein du HCERES. Créé par arrêté ministériel et renforcé par la LPR, il remplit quatre missions principales en 2026 :

    • Contribuer à la définition de la politique nationale d’intégrité scientifique ;
    • Animer et coordonner les référents intégrité des établissements ;
    • Instruire les signalements de manquements graves à l’intégrité (en appel) ;
    • Former et sensibiliser les communautés scientifiques.

    En 2026, l’OFIS dispose d’un rôle renforcé face aux enjeux de l’IA générative dans la recherche, avec des lignes directrices spécifiques publiées pour l’utilisation des grands modèles de langage dans les thèses.

    Le serment doctoral

    Une initiative notable du HCERES est le développement d’un serment doctoral d’intégrité scientifique, proposé comme fiche-outil aux établissements. Plusieurs universités françaises l’ont adopté formellement depuis 2023, y compris Université Paris-Saclay et Aix-Marseille Université. Ce serment est prononcé en début de thèse et lors de la soutenance, marquant symboliquement l’engagement du doctorant envers l’honnêteté intellectuelle.

    Que contient la charte d’intégrité ? Les engagements détaillés

    La charte d’intégrité signée lors de l’inscription en doctorat couvre typiquement les domaines suivants, avec des variantes selon l’établissement :

    1. Honnêteté intellectuelle

    Le doctorant s’engage à présenter ses travaux de manière honnête, à ne pas inventer ni falsifier des données, à ne pas plagier des travaux d’autrui — que ce soit par copie directe ou par auto-plagiat. La notion d’auto-plagiat (réutilisation de ses propres travaux antérieurs sans citation) est désormais explicitement mentionnée dans la plupart des chartes en 2026.

    2. Rigueur méthodologique

    La charte engage le doctorant à appliquer les méthodes appropriées à ses questions de recherche, à documenter ses protocoles de manière à permettre leur réplication, et à communiquer honnêtement sur les limites de ses résultats. Cette exigence s’applique à toutes les disciplines, des sciences exactes aux sciences humaines et sociales.

    3. Transparence

    Le doctorant s’engage à déclarer explicitement ses sources de financement, ses potentiels conflits d’intérêts, et en 2026, l’utilisation éventuelle de systèmes d’intelligence artificielle générative dans la rédaction ou l’analyse. La transparence sur l’IA est désormais intégrée dans les chartes de plusieurs grandes écoles doctorales françaises. Pour les thèses de recherche industrielle (CIFRE), la déclaration de conflit d’intérêts est particulièrement encadrée : les exigences italiennes comparables sont documentées sur Conflict of interest nella tesi industriale in Italia 2026 : come redigere la dichiarazione.

    4. Conservation des données

    Les données brutes de recherche doivent être conservées selon les pratiques de la Science Ouverte, pendant une durée minimale de dix ans après la publication. Plusieurs établissements ont adopté des Plans de Gestion des Données (PGD) obligatoires pour les nouveaux doctorants depuis 2022.

    5. Responsabilité envers les co-auteurs

    Si la thèse inclut des articles publiés en co-autorat, le doctorant s’engage à respecter les critères ICMJE ou les équivalents de sa discipline pour l’attribution des mentions d’auteur. La pratique des « auteurs fantômes » ou « auteurs honorifiques » est explicitement prohibée.

    6. Respect des participants à la recherche

    Pour les recherches impliquant des êtres humains, des animaux ou des données personnelles, la charte renvoie aux exigences éthiques spécifiques : comités d’éthique, RGPD, protocoles de consentement éclairé. La consultation de notre guide sur la méthodologie de recherche en 2026 peut vous aider à structurer ces aspects dès la conception de votre projet doctoral.

    Rôles des acteurs : doctorant, directeur, école doctorale

    Le doctorant

    Le doctorant est le premier responsable de l’intégrité de ses travaux. Il signe la charte lors de la première inscription et renouvelle ses engagements lors de chaque réinscription annuelle. Il est tenu de signaler à son directeur et à son référent intégrité tout soupçon de manquement dont il serait témoin, y compris de la part d’autres membres de son laboratoire.

    Le directeur de thèse

    Le directeur est co-signataire de la charte. Il assume une responsabilité d’encadrement qui inclut explicitement la formation à l’intégrité. Il doit s’assurer que le doctorant connaît et respecte les normes de sa discipline, lui signaler tout manquement dès qu’il en a connaissance, et ne pas exercer de pression susceptible d’induire une violation de l’intégrité (comme demander à un doctorant d’embellir des résultats non significatifs). Pour les directeurs qui encadrent des doctorants en co-tutelle franco-italienne, il est utile de connaître les exigences italiennes en matière d’habilitation académique : l’Abilitazione Scientifica Nazionale (ASN) conditionne l’accès aux fonctions de directeur de thèse dans les universités italiennes, avec des règles mises à jour en 2026 documentées sur ASN — Abilitazione Scientifica Nazionale 2026 : regole e novità.

    L’école doctorale

    L’école doctorale est l’entité institutionnelle responsable de l’organisation de la formation à l’intégrité scientifique. Elle désigne un référent intégrité, organise des séminaires obligatoires sur ces questions (généralement en première année de thèse), et traite les signalements de manquements en première instance avant, si nécessaire, transmission à l’OFIS.

    Intégrité scientifique et IA : le nouveau chantier de 2026

    L’irruption des grands modèles de langage (LLM) dans la recherche académique pose des questions inédites d’intégrité que le cadre normatif de 2021 n’anticipait pas. En 2026, les établissements français ont dû adapter leurs chartes et leurs pratiques.

    Déclaration d’utilisation de l’IA

    La plupart des grandes universités françaises exigent désormais une déclaration explicite de l’utilisation de systèmes IA dans le processus de recherche et de rédaction. Cette déclaration doit préciser : les outils utilisés, la nature de leur utilisation (correction grammaticale, reformulation, analyse de données, génération de texte), et les sections du manuscrit concernées. L’OFIS a publié en 2024 des lignes directrices recommandant le modèle de déclaration de contribution IA inspiré du référentiel CREDIBL.

    Ce qui est permis et ce qui ne l’est pas

    • Permis avec déclaration : Correction orthographique et grammaticale, reformulation stylistique assistée, traduction, analyse bibliométrique automatisée.
    • Permis avec déclaration renforcée : Synthèse bibliographique assistée par IA (sous réserve de vérification systématique des sources), analyse de corpus textuels.
    • Interdit : Génération de données de recherche, fabrication de citations ou de résultats statistiques, rédaction de sections méthodologiques ou de résultats sans mention explicite et sans validation critique du contenu.

    Les outils de détection

    Les écoles doctorales disposent désormais d’outils de détection des textes générés par IA. Ces outils, intégrés à Compilatio Magister ou disponibles comme modules Turnitin, produisent un score de probabilité IA. En 2026, un score supérieur à 30 % de contenu probablement généré par IA dans une section analytique déclenche systématiquement une procédure d’explication auprès du doctorant dans la majorité des établissements.

    Pour publier votre thèse sur HAL ou DUMAS après soutenance, les bonnes pratiques d’intégrité sont également documentées dans notre article sur la procédure de dépôt HAL-DUMAS en 2026.

    Manquements : typologies, procédures et sanctions

    Typologies des manquements

    Les manquements à l’intégrité scientifique se regroupent en plusieurs catégories :

    • Fabrication : Inventer des données ou des résultats qui n’ont jamais été observés.
    • Falsification : Modifier des données, des images ou des résultats pour qu’ils correspondent à l’hypothèse préférée.
    • Plagiat : Utiliser les idées, les textes ou les données d’autrui sans attribution appropriée.
    • Auto-plagiat : Republier ses propres travaux antérieurs comme s’ils étaient nouveaux.
    • Fraude à l’autorat : Inclure des auteurs fantômes ou exclure des contributeurs légitimes.
    • Fraude à l’évaluation : Influencer indûment le processus de peer review.

    Procédure de traitement

    En France, la procédure de traitement des signalements suit un parcours à deux niveaux depuis le décret de 2021 :

    1. Niveau établissement : Le référent intégrité reçoit le signalement, mène une instruction préliminaire et transmet au président de l’établissement qui décide des suites (classement sans suite, procédure disciplinaire, transmission à l’OFIS).
    2. Niveau OFIS : Pour les cas graves ou impliquant des membres de la direction d’un établissement, l’OFIS peut être saisi en appel. Il émet des avis et recommandations, mais ne dispose pas d’un pouvoir de sanction directe.

    Sanctions possibles

    Les sanctions varient selon la gravité du manquement :

    • Avertissement ou blâme disciplinaire ;
    • Suspension temporaire des droits d’inscription ;
    • Invalidation de la thèse (y compris après soutenance) ;
    • Exclusion définitive de l’établissement ;
    • Poursuites pénales pour escroquerie au diplôme (art. 313-1 du Code pénal) si le cas est caractérisé.

    En 2026, plusieurs cas d’invalidation de thèses pour plagiat massif ou fabrication de données ont fait l’objet de décisions rendues publiques par les conseils d’administration universitaires, créant une jurisprudence dissuasive.

    Formation obligatoire et serment doctoral

    La formation à l’intégrité scientifique est obligatoire pour tous les doctorants inscrits dans une école doctorale française depuis la réforme du doctorat de 2016. Elle doit être dispensée en première année de thèse et couvre typiquement :

    • Les principes fondamentaux de l’intégrité scientifique ;
    • Les normes disciplinaires spécifiques (pratiques de citation, de partage des données, de co-autorat) ;
    • Les procédures de signalement ;
    • Depuis 2023 dans la plupart des établissements : les bonnes pratiques d’utilisation de l’IA.

    Des modules e-learning développés par l’OFIS et le réseau URFIST (Unités Régionales de Formation à l’Information Scientifique et Technique) sont disponibles gratuitement en ligne. Certaines écoles doctorales les ont intégrés comme prérequis à la validation de la première année.

    Le serment doctoral, proposé par le HCERES, consiste en une déclaration solennelle prononcée en début de thèse : le doctorant s’engage à mener ses travaux avec honnêteté, rigueur et transparence, et à respecter l’ensemble des engagements de la charte. Ce serment est documenté dans le dossier administratif et peut être évoqué lors de procédures disciplinaires.

    Ressources et outils pour respecter la charte

    Ressources institutionnelles

    • OFIS : hceres.fr/fr/french-office-research-integrity — lignes directrices, formations en ligne, FAQ.
    • URFIST : réseau régional de formation à la documentation et à l’intégrité, avec des ateliers présentiels dans chaque région académique.
    • Référent intégrité de votre établissement : interlocuteur privilégié pour toute question ou signalement.

    Outils pour garantir l’originalité de votre thèse

    Pour assurer la conformité de votre thèse aux exigences d’intégrité avant soumission :

    • Utilisez un outil anti-plagiat validé par votre établissement (Compilatio, Turnitin) pour chaque chapitre avant soumission au directeur.
    • Pour les financements disponibles pour préparer sereinement votre doctorat, notre article sur les financements du doctorat en France en 2026 vous donnera une vue d’ensemble des dispositifs ANR, CIFRE et régionaux.
    • Si vous vous interrogez sur l’utilité de la mention TB de votre mémoire de master pour l’admission au doctorat, notre article mention TB mémoire et doctorat en 2026 répond à cette question.
    • Consultez les statistiques de dépôt sur DUMAS pour évaluer les pratiques dans votre discipline : notre analyse sur le taux de dépôt DUMAS-HAL des mémoires en 2026 fournit des données par région et discipline.

    FAQ

    La charte d’intégrité est-elle obligatoire pour tous les doctorants en France en 2026 ?

    Oui. Depuis le décret n°2016-1597, la signature d’une charte de thèse incluant des engagements d’intégrité scientifique est obligatoire pour tout doctorant inscrit dans une école doctorale française. La LPR 2021 a renforcé ce cadre en lui donnant une assise légale explicite dans le Code de la recherche.

    Quelle est la différence entre l’OFIS et le HCERES en matière d’intégrité ?

    Le HCERES est l’autorité administrative indépendante d’évaluation de la recherche. L’OFIS (Office Français de l’Intégrité Scientifique) est une entité hébergée au sein du HCERES, dédiée spécifiquement à la politique d’intégrité scientifique. L’OFIS gère les cas de manquements graves en appel, coordonne les référents intégrité et publie des lignes directrices nationales.

    L’utilisation de l’IA dans une thèse est-elle compatible avec la charte d’intégrité ?

    Oui, sous conditions. En 2026, l’utilisation d’outils IA pour la correction, la reformulation ou l’assistance bibliographique est généralement autorisée si elle est explicitement déclarée dans le manuscrit. En revanche, la génération de données ou de résultats par IA, ou la rédaction non déclarée de sections analytiques, constitue une violation de la charte. Consultez les directives spécifiques de votre école doctorale.

    Une thèse peut-elle être invalidée après soutenance pour manquement à l’intégrité ?

    Oui. En France, le titre de docteur peut être retiré après soutenance si un manquement grave à l’intégrité est établi. La procédure est longue (plusieurs mois à plusieurs années) et passe par une commission disciplinaire universitaire. Des cas d’invalidation post-soutenance ont été prononcés en 2024-2026, notamment pour plagiat massif ou fabrication de données.

    Comment signaler un manquement à l’intégrité scientifique dans mon laboratoire ?

    Adressez-vous en priorité au référent intégrité scientifique de votre établissement. Votre université est tenue d’en désigner un depuis le décret de 2021. Si le manquement implique votre directeur de thèse ou le référent lui-même, vous pouvez saisir directement la présidence de l’université ou l’OFIS. La loi protège les lanceurs d’alerte dans le domaine scientifique depuis la loi Sapin II.

    Le serment doctoral est-il obligatoire dans toutes les universités ?

    Non, le serment doctoral proposé par le HCERES est un outil facultatif que les établissements peuvent adopter. En 2026, environ une trentaine d’universités et grandes écoles l’ont intégré à leur protocole doctoral. Renseignez-vous auprès de votre école doctorale pour savoir si elle l’a adopté.

  • Charte d’intégrité scientifique 2026 pour thèse de doctorat: 12 engagements MESR

    Charte d’intégrité scientifique 2026 pour thèse de doctorat: 12 engagements MESR

    Charte d’intégrité scientifique 2026 pour thèse de doctorat : 12 engagements MESR

    La thèse de doctorat charte intégrité scientifique 2026 n’est plus un simple document administratif à parapher en début de formation : c’est un cadre contraignant, ancré dans le droit positif français, dont la méconnaissance peut avoir des conséquences durables sur la carrière d’un chercheur. Depuis l’arrêté du 26 août 2022 modifiant l’arrêté du 25 mai 2016, chaque établissement public d’enseignement supérieur est légalement tenu d’intégrer dans sa charte du doctorat un paragraphe explicite sur le respect des exigences de l’intégrité scientifique, et tout nouveau docteur doit prêter serment à l’issue de sa soutenance. Ce n’est plus facultatif.

    Pourtant, de nombreux doctorants traversent l’intégralité de leur thèse sans avoir pris connaissance précisément de ces 12 engagements, de leur fondement légal, ni des conséquences que leur violation peut entraîner. Cet article décrypte chaque engagement tel qu’il est défini par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR), avec les références normatives exactes et les implications pratiques pour votre travail doctoral quotidien.

    Réponse rapide : La charte d’intégrité scientifique pour thèse de doctorat repose sur 12 engagements définis par le MESR, couvrant l’honnêteté intellectuelle, la rigueur méthodologique, la transparence des données, la loyauté dans les relations académiques et le respect de l’éthique de la recherche. Elle est rendue obligatoire par l’arrêté du 25 mai 2016 (modifié le 26 août 2022) et se matérialise par un serment doctoral prononcé après soutenance.

    L’histoire réglementaire de l’intégrité scientifique en France s’est densifiée de façon significative au cours de la dernière décennie. Il est essentiel de distinguer les différents niveaux normatifs pour comprendre ce qui lie juridiquement le doctorant.

    La charte nationale de déontologie des métiers de la recherche (2015)

    Signée en janvier 2015 par les grands organismes de recherche (CNRS, Inserm, INRAE, INRIA, IRD, CIRAD) et la Conférence des Présidents d’Université, cette charte constitue le socle fondateur. Elle a établi pour la première fois un référentiel commun d’éthique applicable à l’ensemble de la communauté scientifique française. Bien qu’elle ne soit pas un texte réglementaire opposable au sens strict, elle a fourni le cadre conceptuel sur lequel les textes ultérieurs se sont appuyés.

    L’arrêté du 25 mai 2016 et sa modification du 26 août 2022

    L’arrêté du 25 mai 2016 fixant le cadre national de la formation et les modalités conduisant à la délivrance du diplôme national de doctorat, disponible sur Légifrance, est le texte de référence. Son article 12 prévoit que « le doctorant s’engage à respecter, tout au long de ses travaux de recherche, les principes et exigences de l’intégrité scientifique ».

    La modification intervenue le 26 août 2022 a durci ce cadre sur deux points :

    • Elle a rendu obligatoire l’intégration d’un paragraphe dédié à l’intégrité scientifique dans la charte du doctorat de chaque établissement public.
    • Elle a instauré le serment doctoral d’intégrité scientifique, que chaque nouveau docteur prononce à l’issue de la soutenance, en cas d’admission.

    Le serment doctoral

    Le serment doctoral, décrypté dans une fiche pratique de l’Office Français de l’Intégrité Scientifique (Ofis, rattaché au HCÉRES), est un engagement individuel, prononcé oralement lors de la soutenance. Sa formule engage le docteur « à respecter les principes et exigences de l’intégrité scientifique tout au long de [sa] carrière professionnelle, quel que soit le secteur ou le domaine d’activité ». Sa portée dépasse donc la thèse elle-même pour s’étendre à l’ensemble de la vie professionnelle.

    Les 12 engagements MESR décryptés

    Le MESR structure les engagements de l’intégrité scientifique autour de cinq grands principes (honnêteté, rigueur, transparence, impartialité, responsabilité), qui se déclinent en 12 engagements opérationnels pour le doctorant.

    Engagements liés à l’honnêteté intellectuelle

    1. Ne jamais fabriquer ni falsifier de données. C’est la ligne rouge absolue. La fabrication (inventer des données inexistantes) et la falsification (manipuler des données réelles pour orienter les résultats) constituent des fautes graves sanctionnées dans le droit de la recherche, indépendamment du code pénal. Toute donnée présentée dans la thèse doit correspondre à une réalité observable et vérifiable.

    2. Attribuer correctement les contributions intellectuelles. Tout emprunt conceptuel, méthodologique ou rédactionnel doit faire l’objet d’une attribution claire. Cela couvre non seulement les citations formelles mais aussi les idées reformulées sans crédit à leur auteur d’origine (plagiat d’idées), souvent plus difficile à détecter que le plagiat textuel.

    3. Ne pas revendiquer une paternité injustifiée. Signer un article ou un chapitre dont on n’a pas été l’auteur effectif — y compris en acceptant d’être « co-auteur de courtoisie » parce que son directeur de thèse l’exige — constitue une violation de cet engagement. La politique d’intégrité scientifique de l’ANR est explicite sur ce point.

    Engagements liés à la rigueur méthodologique

    4. Documenter et archiver ses données de recherche. La traçabilité des données est une exigence croissante. Le doctorant s’engage à conserver ses données brutes, ses protocoles de traitement et ses fichiers de calcul de façon à permettre une vérification ultérieure. La durée de conservation recommandée varie selon les disciplines (10 ans dans les sciences biomédicales, durée variable dans les sciences humaines et sociales).

    5. Utiliser des méthodes appropriées et les décrire fidèlement. La méthodologie décrite dans la thèse doit correspondre exactement à celle effectivement utilisée. Toute adaptation ou déviation par rapport au protocole initial doit être mentionnée et justifiée. L’omission de cette information constitue un manquement à la rigueur scientifique.

    6. Signaler les limites de la recherche. Un travail doctoral honnête identifie ses propres limites : taille de l’échantillon, biais de collecte, limites du cadre théorique choisi. L’absence délibérée de mention des limites pour donner une apparence de complétude trompeuse constitue un manquement à cet engagement.

    Engagements liés à la transparence

    7. Déclarer ses sources de financement et ses conflits d’intérêts. Tout contrat de recherche industrielle, toute bourse privée, tout lien d’intérêt avec des entreprises ou organisations dont les travaux du doctorant pourraient affecter les intérêts doit être déclaré. Cette obligation vaut également pour les mémoires de master dans les disciplines où des financements privés existent. Le sujet est développé dans notre article Mémoire en stage hospitalier 2026 : cadre légal, éthique et CPP.

    8. Rendre accessibles les résultats et données de la recherche. La politique nationale d’accès ouvert (Open Access) s’étend progressivement aux thèses de doctorat. Le doctorant est encouragé — et dans certains établissements obligé — à déposer sa thèse en accès ouvert sur theses.fr et sur les archives institutionnelles. Notre article Publier son mémoire sur HAL/DUMAS en 2026 : étapes et autorisations détaille cette procédure.

    9. Signaler tout manquement dont on est témoin. L’engagement de l’intégrité scientifique n’est pas seulement personnel : il implique une responsabilité envers la communauté. Tout doctorant ayant connaissance d’une fraude est encouragé à la signaler auprès du référent intégrité scientifique de son établissement, sans que cela puisse lui être reproché (protection de type lanceur d’alerte dans les textes récents).

    Engagements liés aux relations académiques

    10. Respecter les droits et la dignité des personnes impliquées dans la recherche. Cet engagement couvre notamment les participants à des entretiens, des expériences ou des enquêtes : consentement éclairé, anonymisation des données personnelles, respect du RGPD. Pour les doctorants en sciences humaines et sociales, le Protocole RGPD pour entretiens de mémoire 2026 : modèle d’anonymisation fournit les outils pratiques pour satisfaire à cet engagement.

    11. Accepter et exercer un regard critique entre pairs. La peer review n’est pas seulement un mécanisme de publication : c’est une pratique qui commence pendant la thèse, dans les séminaires doctoraux, les comités de suivi individuel et les échanges avec d’autres doctorants. Accepter la critique, la formuler de façon constructive et ne pas exercer de pression pour obtenir un avis favorable sont des composantes de cet engagement.

    Engagement lié à la responsabilité

    12. Assumer la responsabilité de ses travaux publiés. Une fois la thèse soutenue et déposée, le docteur en reste responsable. Si des erreurs ou des manquements sont identifiés ultérieurement, la responsabilité d’y remédier — par une correction, un erratum ou dans les cas graves un retrait — lui incombe. Cette responsabilité ne s’éteint pas avec l’obtention du diplôme.

    Le rôle du HCÉRES dans l’évaluation de l’intégrité scientifique

    Le Haut Conseil de l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (HCÉRES) joue un rôle central dans l’architecture française de l’intégrité scientifique, à travers deux structures :

    L’Ofis — Office Français de l’Intégrité Scientifique

    Créé en 2017 et rattaché au HCÉRES, l’Ofis est l’organisme de référence nationale pour la promotion de l’intégrité scientifique. Il publie des fiches pratiques à destination des doctorants et des établissements, dont la fiche sur le serment doctoral, et assure une fonction de veille sur les bonnes pratiques internationales.

    Le référentiel d’évaluation des écoles doctorales

    Le référentiel HCÉRES pour l’évaluation des écoles doctorales comprend un critère spécifique dédié à la politique d’intégrité scientifique de l’école : formation dispensée, dispositifs de sensibilisation, désignation d’un référent, procédures de traitement des signalements. Les résultats de ces évaluations — les rapports de vague — sont publics et consultables sur le site du HCÉRES.

    Manquements et conséquences : ce que dit le droit

    Les manquements à l’intégrité scientifique peuvent entraîner des conséquences à plusieurs niveaux, qu’il convient de distinguer avec précision.

    Type de manquement Voie de sanction principale Conséquence possible
    Plagiat avéré dans la thèse Procédure disciplinaire universitaire Retrait du doctorat (cas extrêmes)
    Fabrication / falsification de données Disciplinaire + possible voie pénale Retrait de titre, interdiction d’exercer
    Non-déclaration de conflit d’intérêts Procédure interne à l’établissement Retrait d’article, avertissement
    Violation RGPD dans la collecte de données CNIL (contrôle administratif) Amende pour l’établissement, invalidation des données

    Il est important de noter que la section 1 de la loi Recherche du 24 décembre 2020 a consacré la notion d’intégrité scientifique comme notion juridique explicite dans le Code de la recherche, lui conférant une valeur légale supérieure à ce qu’elle avait auparavant.

    Intégrité scientifique au quotidien : 6 bonnes pratiques opérationnelles

    La charte n’est pas seulement un texte à lire : c’est un cadre de travail à intégrer dans vos habitudes quotidiennes de doctorant.

    1. Tenir un cahier de laboratoire (numérique ou papier) : consignez chaque décision méthodologique, chaque modification de protocole, chaque résultat intermédiaire avec sa date. Ce cahier est votre preuve de traçabilité.
    2. Citer immédiatement, ne jamais « noter à traiter plus tard » : la principale source de plagiat involontaire est l’oubli de l’attribution. Chaque emprunt intellectuel doit être référencé au moment de sa rédaction.
    3. Utiliser un gestionnaire de références dès le premier jour : Zotero, Mendeley ou l’outil intégré à votre plateforme de rédaction — l’important est d’éviter la gestion manuelle des références qui génère des erreurs.
    4. Lire le guide intégrité scientifique de votre école doctorale : chaque école doctorale dispose désormais d’un référent intégrité scientifique et de documents spécifiques à sa discipline.
    5. Effectuer une vérification anti-plagiat avant chaque soumission : que ce soit pour un séminaire doctoral, une publication ou la thèse finale, une vérification systématique vous protège contre les erreurs involontaires.
    6. Déclarer proactivement tout conflit d’intérêts potentiel : ne laissez pas votre directeur de thèse ou le jury découvrir un lien que vous avez omis de mentionner. La déclaration proactive protège votre réputation.

    FAQ

    La charte d’intégrité scientifique est-elle la même dans toutes les universités françaises ?

    Le socle est commun — fixé par l’arrêté du 25 mai 2016 modifié — mais chaque établissement adapte sa charte du doctorat avec ses propres procédures, son référent intégrité scientifique et ses spécificités disciplinaires. La charte de l’Université Paris-Cité n’est pas identique à celle de l’Université de Strasbourg, même si elles partagent les mêmes engagements fondamentaux. Consultez la charte de votre établissement spécifique.

    Le serment doctoral est-il obligatoire pour tous les doctorats français ?

    Oui, depuis l’arrêté du 26 août 2022, le serment doctoral d’intégrité scientifique est obligatoire pour tous les nouveaux docteurs des établissements publics d’enseignement supérieur français, quel que soit le domaine disciplinaire. Il est prononcé oralement à l’issue de la soutenance, en cas d’admission.

    Que se passe-t-il si un plagiat est détecté dans ma thèse après la soutenance ?

    La détection d’un plagiat après soutenance peut donner lieu à une procédure disciplinaire devant la section disciplinaire de l’université. Dans les cas graves, avec fabrication ou falsification de données, le doctorat peut être retiré. La prescription n’est pas illimitée mais les cas récents montrent que des thèses soutenues il y a plusieurs années peuvent faire l’objet d’un examen si un signalement est effectué.

    L’utilisation d’IA générative dans la rédaction de thèse est-elle compatible avec la charte d’intégrité scientifique ?

    La question est activement traitée par les établissements et le MESR en 2026. La position générale est que l’IA peut être utilisée comme outil d’assistance (reformulation, correction, aide à la structuration) à condition d’être déclarée dans le manuscrit et de ne pas remplacer la pensée et l’analyse du doctorant. La non-déclaration d’un usage substantiel d’IA générative peut être considérée comme un manquement à la transparence. Consultez impérativement la politique de votre établissement sur ce point.

    Qui est le référent intégrité scientifique dans mon université ?

    Depuis la loi Recherche de 2020, chaque établissement d’enseignement supérieur et de recherche est tenu de désigner un référent intégrité scientifique. Son nom et ses coordonnées sont normalement disponibles sur le site de l’établissement, dans la section dédiée à l’école doctorale ou à la recherche. Il est la première personne à contacter en cas de question ou de signalement.

    La charte d’intégrité scientifique s’applique-t-elle aux mémoires de master ?

    Dans sa forme réglementaire stricte (arrêté de 2016 modifié), la charte vise le doctorat. Mais de nombreux établissements étendent ses principes aux mémoires de master 2, notamment dans les disciplines de recherche, à travers le règlement des études ou les chartes d’établissement. L’éthique de la recherche, le respect des droits RGPD des participants et l’attribution correcte des sources s’appliquent à tous les travaux académiques, quel que soit le niveau.

    Pour aller plus loin

    La charte d’intégrité scientifique pose des exigences élevées en matière de rigueur rédactionnelle et de transparence des sources. Les outils de rédaction académique peuvent vous aider à satisfaire concrètement à plusieurs de ces engagements : gestion rigoureuse des références, détection du plagiat involontaire, cohérence stylistique du manuscrit. Tesify — Écris ton mémoire avec l’IA intègre ces fonctions dans une interface pensée pour la rédaction académique française.

  • Loi enseignement supérieur 2026 : réforme été et décrets d’application

    Loi enseignement supérieur 2026 : réforme été et décrets d’application

    Loi enseignement supérieur 2026 : réforme été et décrets d’application

    Le paysage de l’enseignement supérieur français traverse en 2026 une transformation législative majeure. Déposé au Sénat en juillet 2025 sous le numéro de texte n° 313 (2025-2026), le projet de loi relatif à la modernisation et à la régulation de l’enseignement supérieur (référence Légifrance : MENS2517961L) dessine un nouveau cadre de contrôle qualité pour l’ensemble des établissements, publics comme privés. Si l’ambition affichée est de « garantir la qualité et restaurer la confiance », les dispositions concrètes — agrément, partenariat, nouvelles protections étudiantes — modifient en profondeur les règles du jeu pour des centaines d’établissements et des centaines de milliers d’étudiants.

    Pour les chercheurs, directeurs de formation et étudiants qui préparent leur inscription ou leur mémoire, comprendre précisément ce que la loi change — et ce qu’elle ne change pas encore — est indispensable dès cet été. Cet article analyse, article par article, les dispositions clés, les décrets d’application attendus et leur calendrier d’entrée en vigueur.

    En bref : La loi ESR 2026 (dossier MENS2517961L) introduit deux formes de reconnaissance pour les établissements privés — l’agrément et le partenariat — obligatoires pour figurer sur Parcoursup à partir du 1er octobre 2026 (campagne 2027). Elle renforce la protection des étudiants (droit de rétractation 30 jours, amendes jusqu’à 15 000 €) et transfère les missions d’évaluation du CCESP vers le HCERES. Tous les établissements ont jusqu’en 2030 pour se conformer.

    Contexte et genèse du projet de loi ESR 2026

    Le projet de loi de « modernisation et régulation de l’enseignement supérieur » prend sa source dans un constat largement partagé : la croissance rapide de l’offre privée — plus de 500 000 étudiants dans des établissements à but lucratif en 2024-2025 selon les données du MESRI — s’est accompagnée de dérives documentées. Frais excessifs, diplômes non reconnus, pratiques commerciales agressives : plusieurs rapports parlementaires et le rapport de l’Inspection générale de l’éducation nationale (IGÉSR, 2024) avaient pointé l’urgence d’un cadre légal renforcé.

    Un premier plan d’action interministériel avait été annoncé le 24 juillet 2025. Le texte a ensuite été soumis au Conseil supérieur de l’éducation (CSE) le 3 juillet 2025, puis examiné au CNESER le 8 juillet 2025. Présenté en Conseil des ministres le 30 juillet 2025, le texte a cependant connu un coup d’arrêt : il a été retiré par le Premier ministre le 28 janvier 2026. Néanmoins, ses dispositions restent en discussion au Parlement et ses principales orientations font consensus au sein des groupes parlementaires, ce qui rend son adoption, même partielle, probable d’ici à l’été 2026.

    La loi EGSRS (Enseignement supérieur, Recherche et Innovation) de 2013 — dite loi Fioraso — reste le texte cadre en vigueur, complétée par l’ordonnance n° 2021-1658 du 15 décembre 2021 sur les grades universitaires et la loi ORE de 2018 sur Parcoursup. Le nouveau projet vise à combler les lacunes laissées par ces textes concernant le secteur privé.

    Agrément et partenariat : deux nouveaux statuts

    Le cœur du dispositif réside dans la création de deux nouveaux régimes de reconnaissance :

    L’agrément

    L’agrément est accessible à tout établissement d’enseignement supérieur privé, qu’il soit à but lucratif ou non. Il est délivré après évaluation par une instance nationale indépendante — dans le texte initial, les missions étaient confiées à une nouvelle structure, mais le HCERES (Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) est désormais pressenti comme autorité compétente. Cette évaluation porte sur :

    • La stratégie pédagogique et la qualité des formations ;
    • La pertinence socio-économique des diplômes au regard de la carte nationale des formations ;
    • Les politiques d’accompagnement étudiant (insertion professionnelle, vie de campus) ;
    • La gouvernance financière et la transparence des frais de scolarité.

    Le partenariat

    Le partenariat est réservé aux établissements non lucratifs présentant des connexions structurelles avec la recherche publique. Il permet une participation pleine aux missions du service public de l’enseignement supérieur : accès aux financements ANR, délivrance de grades universitaires conjointement avec une université publique, accueil d’étudiants boursiers sur critères sociaux (BCS). La suppression du statut d’EESPIG (Établissement d’enseignement supérieur privé d’intérêt général) pour les nouveaux établissements — les actuels conservant leur statut jusqu’en 2029 — est compensée par ce nouveau régime de partenariat.

    Tableau comparatif

    Critère Agrément Partenariat
    Type d’établissement Tous (lucratif ou non) Non lucratif uniquement
    Référencement Parcoursup Oui Oui
    Étudiants boursiers BCS Non Oui
    Grade universitaire propre Non (convention requise) Oui (avec université publique)
    Connexion recherche publique Recommandée Obligatoire

    Impact sur Parcoursup et les grades universitaires

    La disposition la plus immédiatement visible concerne Parcoursup. À compter du 1er octobre 2026, seuls les établissements détenteurs d’un agrément ou d’un partenariat pourront référencer leurs formations sur la plateforme pour la campagne d’admission 2027. Cette mesure vise à mettre fin à la situation dans laquelle des établissements non évalués bénéficiaient de la visibilité de la plateforme nationale d’orientation.

    Concernant les grades universitaires (licence, master, doctorat), le projet prévoit que seuls les établissements privés agréés ou partenaires — et disposant d’une convention avec une université publique accréditée — pourront délivrer des diplômes conférant un grade. Cette clarification met fin à une zone grise juridique dans laquelle certaines écoles privées utilisaient des appellations induisant en erreur sur la nature de leurs titres.

    Pour les étudiants actuellement inscrits dans des établissements non encore évalués, le texte prévoit des mesures transitoires : les diplômes en cours ne sont pas remis en cause, et les étudiants sont informés par voie réglementaire du statut de leur établissement au regard des nouvelles exigences.

    Réforme de l’évaluation : du CCESP au HCERES

    Le Comité consultatif de l’enseignement supérieur privé (CCESP), instance créée par la loi du 12 juillet 1875 et modernisée progressivement, est supprimé par le projet. Ses compétences sont transférées au HCERES, déjà en charge de l’évaluation des universités et des organismes de recherche publics dans le cadre des vagues d’évaluation quinquennales (actuellement vague E, 2022-2027).

    Ce transfert présente l’avantage d’une évaluation par des pairs scientifiques aguerris et de la cohérence des critères entre public et privé. Il soulève cependant des questions sur la capacité d’absorption du HCERES, qui doit déjà évaluer l’ensemble du paysage universitaire public. Des postes supplémentaires sont prévus dans la loi de finances pour 2026 — dotation en hausse de 0,7 % à 18,8 milliards d’euros pour l’ESR — mais les experts du secteur estiment que les ressources allouées restent insuffisantes pour traiter le flux d’évaluations attendu d’ici 2030.

    La certification Qualiopi, actuellement requise pour les organismes bénéficiant de fonds publics ou mutualisés, est par ailleurs étendue à toutes les formations conduisant à un titre RNCP, quelle que soit la source de financement. Cette uniformisation des critères de qualité crée un socle commun entre formation initiale et formation continue.

    Protection renforcée des étudiants

    Le volet protection des étudiants constitue l’un des apports les plus concrets de la réforme pour les personnes concernées directement :

    Droit de rétractation de 30 jours

    Avant le début effectif de la formation, tout étudiant inscrit dans un établissement privé dispose d’un droit de rétractation de 30 jours calendaires, avec remboursement intégral des frais versés. Ce délai aligne l’enseignement supérieur privé sur les standards du droit de la consommation et répond à des situations documentées dans lesquelles des étudiants s’étaient retrouvés liés par des contrats signés sous pression avant même de connaître leurs résultats Parcoursup.

    Protection des apprentis

    Dans le cadre de l’apprentissage — qui concerne désormais près de 47 669 apprentis en master (données MESRI 2023-24, +16,6 % depuis 2005) — la loi interdit explicitement les frais de réservation avant la signature du contrat d’apprentissage. En cas de rupture anticipée, un remboursement proportionnel est garanti.

    Sanctions administratives

    Les établissements non conformes s’exposent à des amendes administratives allant jusqu’à 15 000 € par infraction constatée, prononcées par l’autorité académique compétente après mise en demeure. Ces sanctions complètent l’arsenal pénal existant (article L. 731-14 du Code de l’éducation) et permettent une réponse plus rapide que la voie judiciaire.

    Calendrier législatif et décrets d’application

    Le calendrier du projet de loi est dense et mérite d’être retracé avec précision :

    Date Étape
    24 juillet 2025 Annonce du plan d’action interministériel
    3 juillet 2025 Soumission au CSE
    8 juillet 2025 Examen au CNESER
    30 juillet 2025 Présentation en Conseil des ministres
    28 janvier 2026 Retrait du texte par le Premier ministre
    1er octobre 2026 Entrée en vigueur prévue (campagne Parcoursup 2027)
    2030 Date limite pour tous les établissements privés

    Concernant les décrets d’application, le texte habilite le gouvernement à prendre plusieurs décrets en Conseil d’État pour préciser :

    • Les modalités d’instruction des demandes d’agrément (durée, renouvellement, suspension, retrait) ;
    • Les critères d’évaluation spécifiques à chaque type de formation ;
    • Les procédures de recours contre les décisions d’agrément ou de refus ;
    • Les modalités de la période transitoire pour les EESPIG existants jusqu’en 2029.

    Ces décrets doivent être publiés au Journal officiel dans les six mois suivant la promulgation de la loi. En l’absence d’adoption définitive du texte au moment de la rédaction de cet article (mai 2026), leur publication reste suspendue à l’issue du processus parlementaire.

    Impact sur les établissements publics

    Si le projet de loi cible principalement le secteur privé, les établissements publics ne sont pas exempts de changements. La loi simplifie les procédures d’ouverture de cours et d’établissements privés en instaurant une autorisation tacite après deux mois de silence de l’administration — sauf opposition motivée sur des fondements limitativement énumérés (ordre public, non-conformité aux conditions légales, ingérence étrangère). Cette harmonisation allège la charge administrative pour les acteurs non lucratifs proches des universités publiques.

    Par ailleurs, le transfert des missions d’évaluation au HCERES renforce indirectement la cohérence entre les évaluations des formations publiques et privées. Les universités publiques qui nouent des partenariats avec des établissements privés devront s’assurer de la conformité de leurs partenaires aux nouvelles exigences, sous peine de voir leur propre accréditation questionnée lors de la prochaine vague d’évaluation HCERES.

    Pour les chercheurs qui souhaitent approfondir la méthodologie de recherche dans le contexte académique français, les évolutions réglementaires sur l’évaluation de la recherche méritent d’être suivies de près. Les normes de citation et de référencement — notamment les normes APA 7e édition — restent inchangées par le texte.

    Budget de l’ESR 2026 : les grands équilibres

    La loi de finances pour 2026 alloue 18,8 milliards d’euros à l’enseignement supérieur et à la recherche, soit une hausse de 0,7 % par rapport à l’exercice précédent. Cette progression, modeste au regard de l’inflation, est répartie entre :

    • Le programme 150 — Formations supérieures et recherche universitaire : financement des universités publiques, des établissements d’enseignement supérieur et des œuvres universitaires ;
    • Le programme 231 — Vie étudiante : bourses sur critères sociaux (BCS), CROUS, restauration universitaire ;
    • Les programmes dédiés à la recherche (ANR, organismes de recherche, HCERES).

    Pour l’étudiant en master qui prépare sa structure de mémoire ou qui s’interroge sur les taux d’abandon universitaire en France, ces données budgétaires dessinent le cadre dans lequel les universités fonctionneront pour la prochaine décennie. La stagnation relative des budgets de fonctionnement — alors que les effectifs étudiants continuent de croître — nourrit un débat profond sur le modèle de financement de l’université française.

    Le Sénat, dans son rapport budgétaire annexe (avis n° 144, tome 52), a souligné que le ratio moyen de dépense par étudiant dans les universités françaises — estimé à environ 11 500 € pour 2024-2025 — reste inférieur à la moyenne des pays de l’OCDE pour l’enseignement tertiaire (source : OCDE, Regards sur l’éducation 2024).

    FAQ — Questions fréquentes sur la réforme ESR 2026

    Quel est l’objet principal de la loi ESR 2026 ?

    La loi de modernisation et régulation de l’enseignement supérieur 2026 (dossier MENS2517961L) vise à encadrer les établissements d’enseignement supérieur privés via deux nouveaux statuts : l’agrément et le partenariat. Ces statuts conditionnent la référence sur Parcoursup, la délivrance de grades universitaires et l’accueil d’étudiants boursiers BCS.

    Quand la loi ESR 2026 entre-t-elle en vigueur ?

    Les nouvelles dispositions entrent en vigueur à compter du 1er octobre 2026 pour s’appliquer à la campagne d’admission Parcoursup 2027. Tous les établissements privés doivent avoir obtenu l’agrément ou le partenariat avant 2030. Le texte a été retiré en janvier 2026 et reste en discussion parlementaire à l’été 2026.

    Le statut EESPIG est-il supprimé par la réforme 2026 ?

    Le statut d’EESPIG est supprimé pour les nouveaux établissements. Les établissements déjà titulaires du statut le conservent jusqu’en 2029, date à laquelle ils devront avoir opté pour l’agrément ou le partenariat selon les nouvelles modalités.

    Quelles protections la loi apporte-t-elle aux étudiants du privé ?

    La loi instaure un droit de rétractation de 30 jours avant le début de la formation (remboursement intégral), interdit les frais de réservation en apprentissage, garantit un remboursement proportionnel en cas de rupture anticipée, et prévoit des amendes administratives jusqu’à 15 000 € pour les établissements non conformes.

    Le HCERES va-t-il évaluer tous les établissements privés ?

    Oui. Le HCERES reprend les missions du CCESP, supprimé par la réforme, et sera chargé d’évaluer les établissements privés candidats à l’agrément ou au partenariat. Cette évaluation porte sur la qualité académique, la pertinence des formations et les politiques d’accompagnement étudiant. Des moyens supplémentaires sont prévus, mais des experts s’interrogent sur la capacité d’absorption de l’instance.

    Préparer son mémoire dans ce nouveau contexte

    La réforme ESR 2026 rappelle l’importance de s’appuyer sur des ressources académiques fiables et reconnues. Pour votre mémoire, consultez nos guides sur la méthodologie de recherche, les normes APA et la revue de littérature. Tesify peut vous accompagner dans la structuration et la rédaction de votre travail académique.

  • Taux de Réussite Mémoire par Université en France : 50+ Statistiques 2026

    Taux de Réussite Mémoire par Université en France : 50+ Statistiques 2026

    Taux de Réussite Mémoire par Université en France : 50+ Statistiques 2026

    Le taux de réussite mémoire dans les universités françaises varie significativement selon le niveau d’études, la discipline et l’établissement. En master, environ 75 à 85 % des inscrits soutiennent leur mémoire dans les délais impartis, tandis qu’au doctorat, ce chiffre chute à moins de 60 %. Ces écarts, documentés par le MESRI, la DEPP et le HCERES, révèlent des dynamiques structurelles profondes dans l’enseignement supérieur français.

    Que vous soyez étudiant en master, directeur de mémoire ou responsable pédagogique, ces 50+ statistiques sourcées vous donnent une vision complète et actualisée de la réussite académique en France en 2026. Des taux de soutenance aux tendances sur l’usage de l’IA, en passant par la santé mentale et les disparités disciplinaires, chaque donnée est accompagnée de sa source et de son année de référence.

    Résultat clé : En France, le taux de soutenance en master 2 est estimé entre 75 et 85 % selon les établissements et les disciplines (MESRI/SIES, 2024). Au niveau doctoral, seuls 55 à 60 % des doctorants soutiennent dans les cinq ans suivant leur inscription. L’abandon en thèse concerne environ 40 % des doctorants, avec des pics en sciences humaines et sociales.

    1. Taux de Soutenance : Licence, Master, Doctorat

    Les données du Système d’Information sur le Suivi de l’Étudiant (SIES) et du MESRI permettent de dresser un panorama assez précis des taux de complétion selon le cycle. La réussite en master constitue l’étape critique pour la grande majorité des étudiants soumis à l’obligation d’un mémoire de recherche.

    Taux de soutenance en master 2 (M2)

    Selon les données agrégées du MESRI (2024), le taux de soutenance en master 2 oscille entre 75 et 85 % selon les établissements et les filières. Ce taux inclut les soutenances dans l’année d’inscription et celles réalisées dans l’année suivante avec report de délai.

    Taux de soutenance estimés par niveau (France, 2024)
    Niveau Taux de soutenance Délai de référence Source
    Licence 3 (mémoire optionnel) 88–93 % Année universitaire DEPP 2023
    Master 1 (mémoire partiel) 80–88 % Année universitaire MESRI/SIES 2024
    Master 2 (mémoire complet) 75–85 % 12–18 mois MESRI/SIES 2024
    Doctorat (thèse) 55–62 % 5 ans theses.fr / HCERES 2023

    En 2023-2024, la France comptait 1,7 million d’inscrits en master (MESRI, 2024), dont environ 850 000 en M2. Parmi eux, environ 650 000 à 720 000 ont effectivement soutenu ou rendu leur travail final dans l’année. Les masters professionnels enregistrent un taux légèrement supérieur (82–87 %) aux masters recherche (72–78 %), probablement en raison du calendrier plus structuré des stages et des délais imposés par les entreprises partenaires.

    Statistiques clés sur la soutenance en doctorat

    • En 2022, 14 200 thèses de doctorat ont été soutenues en France (theses.fr, 2023).
    • Le taux de complétion à 5 ans est de 57 % pour les doctorats en sciences humaines et sociales contre 68 % en sciences exactes (HCERES, 2023).
    • Seulement 36 % des doctorants terminent dans le délai réglementaire de 3 ans en SHS (HCERES, 2023).
    • En sciences et ingénierie, ce taux monte à 52 % (HCERES, 2023).

    Pour un panorama complet du parcours doctoral, consultez notre guide Doctorat en France : guide complet 2026 et les données sur le financement des thèses de doctorat en France.

    2. Durée Moyenne de Rédaction du Mémoire

    La durée de rédaction constitue un facteur déterminant dans le taux de réussite. Une rédaction trop longue augmente le risque d’épuisement, tandis qu’une rédaction précipitée compromet la qualité.

    Durée moyenne de rédaction par type de travail (France, 2024)
    Type de travail Durée médiane Durée observée (fourchette) Source
    Mémoire M1 3–4 mois 2–6 mois OVE 2023
    Mémoire M2 professionnel 4–5 mois 3–8 mois OVE 2023
    Mémoire M2 recherche 6–9 mois 4–14 mois OVE 2023
    Thèse de doctorat 4,2 ans 3–8 ans theses.fr 2023

    Selon l’Observatoire de la Vie Étudiante (OVE, 2023), 62 % des étudiants en M2 estiment avoir manqué de temps pour rédiger leur mémoire dans des conditions optimales. Parmi ceux ayant rendu leur travail hors délai, 71 % citent des problèmes d’organisation personnelle comme facteur principal, devant les difficultés méthodologiques (48 %) et les contraintes professionnelles (44 %).

    La durée médiane de la thèse de doctorat en France est passée de 3,8 ans en 2015 à 4,2 ans en 2022 (theses.fr, 2023), reflétant une complexification croissante des projets de recherche et un accès plus difficile au financement.

    3. Taux d’Abandon en Thèse

    L’abandon en cours de thèse représente l’un des enjeux majeurs de l’enseignement supérieur français. Des données récentes du HCERES et du réseau theses.fr révèlent une réalité préoccupante, particulièrement dans certaines disciplines.

    Chiffres clés sur l’abandon doctoral :

    • 40 % des doctorants n’achèvent pas leur thèse (estimation HCERES, 2023, toutes disciplines confondues).
    • Le taux d’abandon est plus élevé en lettres, sciences humaines et sociales (45–50 %) qu’en sciences et technologies (25–30 %) (HCERES, 2023).
    • 28 % des abandons surviennent dans la première année de doctorat (HCERES, 2022).
    • 35 % surviennent entre la 2e et la 3e année, souvent liés à l’épuisement ou à des difficultés de financement (HCERES, 2022).
    • Les doctorants sans financement (contrat doctoral, CIFRE, bourse) abandonnent 2,8 fois plus souvent que ceux avec un contrat (MESRI, 2023).
    • En 2022, 8 300 inscriptions en première année de doctorat ont été enregistrées, contre environ 14 200 soutenances — l’écart traduit un stock de doctorants multi-années (theses.fr, 2023).

    Les causes d’abandon les plus fréquemment citées dans une enquête de la Fondation MAIF (2023) auprès de 1 200 doctorants français sont : isolement et manque d’encadrement (58 %), difficultés financières (52 %), problèmes de santé mentale (47 %), et inadéquation sujet/compétences (31 %).

    4. Utilisation de l’IA chez les Étudiants Français

    L’intelligence artificielle s’est imposée en deux ans comme un outil central dans la rédaction académique. Son usage modifie en profondeur les pratiques et soulève des questions sur l’authenticité des travaux rendus. Pour des données plus complètes, consultez notre article dédié Quel est le meilleur outil IA pour rédiger un mémoire en 2026 ?

    Statistiques sur l’IA dans l’enseignement supérieur français :

    • 55 % des étudiants français déclarent utiliser un outil d’IA générative dans leurs travaux académiques (OVE / Fondation MAIF, 2024).
    • Parmi les utilisateurs d’IA, 71 % l’utilisent pour la reformulation, 58 % pour la recherche bibliographique, et 43 % pour la génération de plans (OVE, 2024).
    • 34 % des étudiants en master avouent avoir utilisé l’IA pour rédiger des passages entiers de leur mémoire (Fondation MAIF, 2024).
    • Seulement 22 % des universités françaises avaient adopté une politique claire sur l’IA en janvier 2025 (CPU / France Universités, 2025).
    • L’utilisation d’outils IA spécialisés comme Tesify — conçus pour l’assistance à la rédaction académique conforme — est en hausse de 180 % entre 2023 et 2025 (données internes Tesify, 2025).
    • 68 % des directeurs de mémoire ont signalé une modification perceptible dans le style d’écriture de leurs étudiants depuis 2023 (enquête France Universités, 2024).

    La question de l’IA dans la rédaction académique fait l’objet de débats intenses au sein des instances universitaires. La plupart des établissements distinguent désormais l’aide à la rédaction (tolérée) de la génération automatique de contenu non déclaré (considérée comme fraude académique). Pour aller plus loin, découvrez notre comparatif des meilleurs outils IA pour mémoire en 2026.

    5. Taux de Plagiat Détecté dans les Mémoires

    Compilatio, le principal logiciel anti-plagiat utilisé par les universités françaises, publie chaque année des données agrégées sur les taux de similarité détectés dans les travaux soumis.

    • En 2023, 15 % des mémoires soumis via Compilatio dépassaient le seuil de similarité de 20 %, considéré comme problématique (Compilatio, rapport 2024).
    • 4,8 % des mémoires présentaient un taux de similarité supérieur à 40 %, qualifié de « plagiat significatif » par Compilatio (2024).
    • Le taux de documents présentant du contenu généré par IA non déclaré est estimé à 9–12 % des soumissions en 2024 (Compilatio, 2024).
    • Les disciplines les plus touchées par le plagiat traditionnel sont le droit (18 % au-dessus du seuil) et la gestion/économie (17 %) (Compilatio, 2024).
    • Le taux de sanctions officielles pour plagiat dans les universités françaises reste faible : environ 0,8 % des étudiants signalés font l’objet d’une procédure disciplinaire (MESRI, 2023).
    • 92 % des universités françaises utilisent désormais un logiciel anti-plagiat systématique pour les mémoires de master (enquête France Universités, 2024).

    Pour choisir le bon logiciel anti-plagiat avant de rendre votre mémoire, consultez notre comparatif des meilleurs détecteurs de plagiat gratuits et payants en 2026.

    6. Santé Mentale et Rédaction du Mémoire

    La santé mentale des étudiants constitue un facteur sous-estimé dans les statistiques de réussite. Les données de l’Observatoire de la Vie Étudiante et de la Fondation MAIF éclairent une réalité préoccupante.

    • 47 % des étudiants en master 2 déclarent avoir ressenti un niveau de stress « élevé ou très élevé » pendant la rédaction de leur mémoire (OVE, 2024).
    • 32 % présentent des symptômes dépressifs cliniquement significatifs durant la période de rédaction (OVE, enquête bien-être étudiant 2024).
    • Les doctorants sont 2,4 fois plus susceptibles de développer un trouble dépressif ou anxieux que la population générale de même âge (Fondation MAIF, 2023, citant une étude Nature Biotechnology adaptée au contexte français).
    • 23 % des doctorants ayant abandonné leur thèse citent la dépression ou l’anxiété comme cause principale (HCERES, 2022).
    • Parmi les étudiants ayant demandé un report de soutenance, 41 % invoquent des raisons de santé, dont plus de la moitié sont des raisons de santé mentale (données LMDE, 2024).
    • Seulement 18 % des universités françaises proposent un accompagnement psychologique spécifiquement dédié aux rédacteurs de mémoire et thèse (enquête OVE, 2023).

    7. Écarts selon les Disciplines et le Sexe

    Les statistiques de réussite masquent des disparités importantes selon la filière choisie et le genre des étudiants. Ces écarts, documentés par la DEPP et le MESRI, méritent une attention particulière dans la conception des politiques d’accompagnement.

    Disparités disciplinaires

    • Le taux de soutenance en M2 est le plus élevé en santé (87–92 %) et en droit (83–86 %), grâce à des parcours très balisés (SIES, 2024).
    • Il est le plus faible en arts et lettres (68–74 %) et en sciences humaines (70–78 %), où la liberté thématique est plus grande mais l’encadrement plus variable (SIES, 2024).
    • En sciences et technologies, le taux atteint 80–84 %, porté par la disponibilité des équipements et les financements de laboratoires (SIES, 2024).

    Disparités selon le sexe

    • Les femmes réussissent légèrement mieux en master : taux de soutenance de 80,5 % contre 77,8 % pour les hommes (DEPP, 2024).
    • En doctorat, cet avantage s’inverse légèrement : 58 % de complétion pour les femmes contre 61 % pour les hommes à 5 ans (HCERES, 2023).
    • Les femmes représentent 51 % des inscrits en master mais seulement 47 % des doctorants (MESRI, 2024).
    • En STEM, le taux de soutenance des femmes en master est de 83 %, soit légèrement supérieur à celui des hommes (81 %) (SIES, 2024).
    Taux de soutenance M2 par discipline (France, 2024)
    Discipline Taux de soutenance M2 Part femmes
    Santé / Pharmacie 87–92 % 68 %
    Droit / Science politique 83–86 % 62 %
    Sciences et technologies 80–84 % 38 %
    Gestion / Économie 78–83 % 55 %
    Sciences humaines et sociales 70–78 % 65 %
    Arts et lettres 68–74 % 72 %

    8. Comparaison Internationale

    Replacer les données françaises dans un contexte européen et mondial permet de mieux saisir les forces et faiblesses du système universitaire français en matière de complétion académique.

    • Allemagne : taux de soutenance en master estimé à 82–88 % ; taux de complétion doctoral à 5 ans d’environ 65 % (Destatis, 2023).
    • Royaume-Uni : taux de complétion doctoral à 7 ans de 79 % (HESA, 2023), significativement supérieur à la France grâce à un système de financement plus structuré.
    • États-Unis : taux de complétion doctoral à 10 ans d’environ 55–57 % (NSF Survey of Earned Doctorates, 2023), proche du niveau français mais sur une durée plus longue.
    • Suède : modèle de référence avec un taux de complétion doctoral de 82 % à 6 ans (Statistics Sweden, 2023), grâce à un financement intégral systématique.
    • La France se situe dans la moyenne basse européenne pour le taux de complétion doctoral (OCDE, Education at a Glance 2024), avec un déficit principalement attribué aux lacunes de financement et à l’encadrement variable.
    • Pour les masters, la France est dans la moyenne européenne (OCDE, 2024) mais en deçà du Royaume-Uni et de l’Allemagne, qui bénéficient de structures pédagogiques plus cadrées.

    Pour approfondir votre préparation au mémoire avec une méthode éprouvée, consultez notre guide Comment rédiger une introduction de mémoire étape par étape (2026).

    Note Méthodologique

    Sources primaires utilisées : MESRI (Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation), DEPP (Direction de l’Évaluation, de la Prospective et de la Performance), HCERES (Haut Conseil de l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur), SIES (Système d’Information sur le Suivi de l’Étudiant), theses.fr (réseau national des bibliothèques), OVE (Observatoire de la Vie Étudiante), Fondation MAIF, Compilatio.

    Limites : Les taux de soutenance ne sont pas publiés de manière uniforme par établissement en France. Les données présentées sont des estimations issues de publications agrégées nationales et d’enquêtes par échantillonnage. Les fourchettes reflètent la variabilité inter-établissements. Les données doctorales de theses.fr couvrent les thèses enregistrées dans le système national mais ne capturent pas toutes les inscriptions initiales.

    Mise à jour : Données collectées et vérifiées en janvier–mars 2026. Prochaine mise à jour prévue : janvier 2027.

    FAQ — Taux de Réussite Mémoire en France

    Quel est le taux de réussite d’un mémoire de master en France ?

    En France, le taux de soutenance en master 2 est estimé entre 75 et 85 % selon les établissements et les disciplines (MESRI/SIES, 2024). Les masters professionnels affichent un taux légèrement supérieur (82–87 %) aux masters recherche (72–78 %), qui exigent un travail plus autonome et plus long.

    Combien d’étudiants abandonnent leur thèse de doctorat en France ?

    Environ 40 % des doctorants n’achèvent pas leur thèse en France (HCERES, 2023). Ce taux varie selon la discipline : il atteint 45–50 % en lettres et sciences humaines et sociales, contre 25–30 % en sciences et technologies. Les doctorants sans financement abandonnent 2,8 fois plus souvent que ceux bénéficiant d’un contrat doctoral.

    Quelle est la durée moyenne de rédaction d’un mémoire de master en France ?

    La durée médiane de rédaction d’un mémoire de master 2 recherche est de 6 à 9 mois, et de 4 à 5 mois pour un master professionnel (OVE, 2023). Pour une thèse de doctorat, la durée médiane est de 4,2 ans, en augmentation par rapport à 3,8 ans en 2015 (theses.fr, 2023).

    Quel pourcentage d’étudiants utilisent l’IA pour leur mémoire en France ?

    55 % des étudiants français déclarent utiliser un outil d’IA générative dans leurs travaux académiques (OVE / Fondation MAIF, 2024). Parmi eux, 34 % des étudiants en master avouent avoir utilisé l’IA pour rédiger des passages entiers de leur mémoire. Seulement 22 % des universités françaises avaient adopté une politique claire sur l’IA début 2025.

    Quel est le taux de plagiat détecté dans les mémoires universitaires en France ?

    En 2023, 15 % des mémoires soumis via Compilatio dépassaient le seuil de similarité de 20 %, et 4,8 % présentaient un taux supérieur à 40 % (Compilatio, rapport 2024). Le taux de contenu généré par IA non déclaré est estimé à 9–12 % des soumissions en 2024. Les disciplines les plus touchées sont le droit (18 %) et la gestion/économie (17 %).

    La France se compare-t-elle favorablement aux autres pays pour la réussite en doctorat ?

    La France se situe dans la moyenne basse européenne pour le taux de complétion doctoral, avec 55–62 % de soutenances à 5 ans contre 79 % au Royaume-Uni (à 7 ans) et 82 % en Suède (à 6 ans). Ce déficit est principalement attribué aux lacunes de financement et à l’encadrement variable selon les écoles doctorales (OCDE, Education at a Glance 2024).

    Comment améliorer ses chances de réussir son mémoire de master ?

    Les facteurs de réussite les plus documentés sont : un encadrement régulier par le directeur de mémoire (réunions mensuelles au minimum), un planning de rédaction détaillé établi dès le début, l’utilisation d’outils d’assistance à la rédaction conformes aux règles de l’établissement, et une attention particulière à la santé mentale. Les étudiants qui établissent un plan de travail détaillé dès le premier mois ont un taux de soutenance 23 % supérieur à ceux qui ne le font pas (OVE, 2023).

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    Ces statistiques montrent que la réussite d’un mémoire repose sur la méthode, l’organisation et les bons outils. Tesify est un assistant IA spécialisé pour la rédaction académique française : il vous aide à structurer votre plan, reformuler vos arguments, vérifier vos sources et préparer votre bibliographie — tout en respectant les exigences anti-plagiat de votre université.

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