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  • L’usage de l’IA générative par les enseignants-chercheurs en France en 2026 (données)

    L’usage de l’IA générative par les enseignants-chercheurs en France en 2026 (données)

    L’usage de l’IA générative par les enseignants-chercheurs en France en 2026 (données)

    À titre indicatif, une majorité d’enseignants-chercheurs français déclare avoir testé un outil d’IA générative au moins une fois en 2026, mais l’usage régulier et assumé reste concentré sur une minorité, avec des écarts marqués selon la discipline, la génération et la politique de l’établissement. Les usages dominants restent la préparation de cours et l’aide rédactionnelle, loin devant la correction automatisée.

    Selon les retours croisés du ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), du Service statistique (SIES) et de France Universités, l’usage IA enseignants-chercheurs France 2026 se caractérise par une adoption large mais superficielle : beaucoup d’essais ponctuels, peu d’intégrations pédagogiques structurées. Les usages de recherche (relecture, synthèse bibliographique) progressent plus vite que les usages d’évaluation, jugés plus sensibles.

    Où en est-on en 2026 ? État des lieux chiffré

    Enseignant-chercheur utilisant l'IA générative dans son bureau
    L’IA générative s’installe dans les usages des enseignants-chercheurs : préparation de cours, recherche, rédaction.

    Il n’existe pas, à ce jour, d’enquête nationale unique et récurrente mesurant précisément l’usage IA enseignants-chercheurs France 2026 sur l’ensemble des établissements publics et privés. Les données disponibles proviennent d’une mosaïque de sources : notes de cadrage du MESR, travaux ponctuels du SIES sur le numérique dans l’enseignement supérieur, rapports d’évaluation du HCERES intégrant des observations sur les pratiques pédagogiques, et enquêtes internes menées par certains établissements membres de France Universités. Ces sources convergent sur un constat qualitatif : l’essai de l’outil est devenu quasi généralisé, tandis que l’intégration systématique dans la pratique professionnelle reste minoritaire.

    Ce décalage entre essai et adoption durable est cohérent avec ce qui a été observé dans d’autres secteurs professionnels depuis l’arrivée des grands modèles de langage grand public. Pour resituer ce mouvement dans le contexte plus large de l’enseignement supérieur français, notre panorama IA et enseignement supérieur : statistiques 2026 détaille les tendances par type d’établissement et par région académique.

    Ordres de grandeur indicatifs de l’usage déclaré (2026)
    Indicateur Ordre de grandeur indicatif Source citée
    A déjà testé un outil d’IA générative Majorité des enseignants-chercheurs interrogés Remontées d’établissements, France Universités
    Usage jugé « régulier » (hebdomadaire ou plus) Minorité significative, en progression Enquêtes internes d’établissements, MESR
    Établissements dotés d’une charte ou de lignes directrices IA Proportion croissante mais incomplète France Universités, HCERES
    Usage déclaré pour la correction/évaluation Nettement minoritaire par rapport aux autres usages Retours qualitatifs d’établissements

    Ces chiffres sont présentés comme des ordres de grandeur indicatifs et non comme des statistiques officielles consolidées ; ils doivent être interprétés avec prudence en l’absence d’enquête nationale unifiée et méthodologiquement stabilisée.

    Quels sont les principaux usages déclarés ?

    Les retours d’expérience recensés par les services numériques d’établissements et relayés par France Universités identifient plusieurs familles d’usages, par ordre de fréquence déclarée :

    • Préparation de supports de cours : reformulation de contenus, génération de plans de séance, création d’exemples ou de cas pratiques.
    • Aide à la rédaction administrative et institutionnelle : comptes rendus, dossiers de demande de financement, réponses à appels à projets.
    • Recherche documentaire et synthèse bibliographique : repérage rapide de références, résumés d’articles pour orienter une lecture plus approfondie.
    • Relecture et amélioration stylistique d’articles scientifiques, en particulier pour les chercheurs non anglophones natifs publiant en anglais.
    • Aide ponctuelle à la correction ou à l’évaluation, usage le moins répandu et le plus encadré, en raison des enjeux d’équité et de responsabilité pédagogique.

    Ce classement traduit une logique de prudence : les enseignants-chercheurs mobilisent plus volontiers l’IA générative sur des tâches où l’erreur est facilement détectable et corrigeable par eux-mêmes, et beaucoup moins sur des tâches à fort enjeu d’équité comme la notation.

    Existe-t-il des écarts selon la discipline ?

    Les observations qualitatives disponibles, notamment via les rapports d’évaluation du HCERES et les retours de composantes universitaires, suggèrent des écarts disciplinaires nets. Les disciplines liées à l’informatique, à la gestion, à l’ingénierie et à certaines sciences appliquées affichent une appropriation plus rapide, portée à la fois par une plus grande familiarité technique et par une proximité professionnelle avec ces outils. À l’inverse, les sciences humaines et sociales, le droit et certaines filières de santé expriment davantage de réserves, liées aux risques d’approximation factuelle, à la déontologie professionnelle et à l’attachement à des méthodes de production de connaissance spécifiques.

    Ces écarts se retrouvent également dans l’adoption d’outils français ou européens spécialisés, dont l’essor est documenté dans notre article sur l’adoption de Mistral AI dans les universités françaises en 2026, qui met en lumière des dynamiques différentes selon les composantes.

    L’âge et l’ancienneté influencent-ils l’adoption ?

    Contrairement à une idée reçue, l’adoption de l’IA générative par les enseignants-chercheurs ne suit pas une simple courbe décroissante avec l’âge. Les retours d’établissements évoquent plutôt une adoption en U : les jeunes maîtres de conférences et les doctorants encadrant des travaux dirigés mobilisent l’outil de façon pragmatique pour gagner du temps, tandis que certains professeurs seniors, disposant d’une expertise disciplinaire solide leur permettant de vérifier rapidement la pertinence des réponses générées, l’intègrent également avec confiance dans leurs usages de recherche. La tranche intermédiaire, souvent la plus chargée en responsabilités administratives et pédagogiques, apparaît parfois la plus prudente, faute de temps pour tester et valider ces outils.

    Cette hétérogénéité générationnelle rejoint des dynamiques déjà observées côté étudiant, où l’appropriation varie également selon le niveau d’études et la discipline, comme le montre notre étude sur l’utilisation de ChatGPT par les étudiants en France.

    Que prévoient les chartes IA des établissements ?

    Une proportion croissante mais encore incomplète d’établissements d’enseignement supérieur a publié, depuis 2024-2025, une charte ou des lignes directrices encadrant l’usage de l’IA générative, tant pour les étudiants que pour les personnels enseignants et de recherche. Ces documents, souvent élaborés en lien avec les conseils scientifiques, les directions du numérique et parfois les services juridiques, couvrent généralement plusieurs volets :

    1. Les usages autorisés, tolérés ou proscrits en contexte d’évaluation des étudiants.
    2. Les recommandations de transparence, invitant à mentionner le recours à l’IA générative dans les travaux et publications.
    3. Les enjeux de confidentialité des données, notamment pour les travaux de recherche impliquant des données sensibles ou soumises à des clauses contractuelles.
    4. Le cadre déontologique applicable à la recherche, en écho aux recommandations plus larges portées par le CNRS et d’autres organismes de recherche sur l’intégrité scientifique.

    Le niveau de détail et de contrainte de ces chartes varie fortement : certains établissements se contentent de recommandations générales, d’autres ont mis en place des formations obligatoires ou des référents IA au sein de leurs composantes. France Universités a par ailleurs publié des recommandations-cadres destinées à harmoniser certaines pratiques entre établissements, sans toutefois imposer un modèle unique, chaque université conservant son autonomie pédagogique.

    Comment se situe l’usage étudiant en comparaison ?

    Les enquêtes étudiantes, dont certaines s’inspirent de la méthodologie des observatoires de la vie étudiante proches de l’OVE, tendent à montrer une appropriation plus rapide et plus intensive de l’IA générative chez les étudiants que chez leurs enseignants. Cet écart s’explique en partie par la nature des tâches concernées : la rédaction de dossiers, de comptes rendus ou de mémoires se prête plus directement à un usage assisté par IA qu’une activité d’enseignement en présentiel ou une activité de recherche encadrée par des exigences méthodologiques strictes.

    Ce différentiel d’usage crée par ailleurs une forme de tension pédagogique : une partie des enseignants-chercheurs découvre encore les capacités réelles des outils au moment même où leurs étudiants les utilisent déjà de façon routinière, ce qui nourrit la demande de formation continue observée dans plusieurs établissements depuis 2025.

    Quel impact sur les pratiques de recherche et de publication ?

    Amphithéâtre universitaire à l'ère de l'IA
    Les politiques d’établissement encadrent progressivement l’usage de l’IA dans l’enseignement supérieur.

    Au-delà de l’enseignement, l’IA générative modifie progressivement certaines pratiques de recherche : accélération du défrichage bibliographique, aide à la mise en forme de données, appui à la traduction et à la relecture linguistique pour les publications internationales. Les organismes de recherche, dont le CNRS, ont publié des recommandations invitant les chercheurs à la prudence quant à la fiabilité des contenus générés, notamment sur les citations et références bibliographiques, un point de vigilance largement partagé par les revues scientifiques elles-mêmes dans leurs politiques éditoriales.

    Cette vigilance méthodologique reste cohérente avec l’exigence d’intégrité académique qui structure également l’accompagnement des étudiants avancés dans la rédaction de leurs travaux de recherche.

    Un accompagnement méthodologique reste précieux, à toutes les étapes. Que l’on soit enseignant-chercheur encadrant un mémoire ou étudiant en phase de rédaction, structurer son travail rigoureusement reste indispensable. Tesify propose un essai gratuit de 14 jours pour accompagner la structuration et la relecture de mémoires universitaires : découvrir l’essai gratuit Tesify pour la rédaction de mémoire.

    Quelles sont les limites de ces données ?

    Il convient de rappeler que ce panorama repose sur une combinaison de sources partielles : notes de cadrage ministérielles, rapports d’évaluation, enquêtes internes d’établissements et communications de France Universités. Aucune de ces sources ne constitue, à elle seule, une enquête nationale exhaustive et répétée dans le temps sur l’usage IA enseignants-chercheurs France 2026. Les chiffres cités dans cet article doivent donc être lus comme des ordres de grandeur indicatifs destinés à éclairer les tendances générales, et non comme des statistiques officielles consolidées au sens strict. Ce constat rejoint d’ailleurs les limites méthodologiques déjà identifiées pour d’autres indicateurs liés à la vie étudiante, comme ceux évoqués dans notre article sur l’entrepreneuriat étudiant en France, où la diversité des sources impose la même prudence de lecture.

    FAQ

    Quelle proportion d’enseignants-chercheurs français utilise l’IA générative en 2026 ?

    Il n’existe pas d’enquête nationale unique et exhaustive, mais les remontées d’établissements et les travaux du MESR suggèrent, à titre indicatif, qu’une majorité d’enseignants-chercheurs a déjà testé un outil d’IA générative, avec un usage régulier concentré sur une minorité plus restreinte.

    Pour quels usages les enseignants-chercheurs mobilisent-ils le plus l’IA générative ?

    Les usages les plus cités concernent la préparation de supports de cours, l’aide à la rédaction administrative, la relecture d’articles scientifiques et, plus prudemment, l’aide à la correction ou à l’évaluation, ce dernier usage restant le plus débattu sur le plan déontologique.

    Les écarts d’usage entre disciplines sont-ils marqués ?

    Oui, selon les retours qualitatifs de France Universités et du HCERES, les disciplines informatiques, de gestion et certaines sciences appliquées affichent des taux d’appropriation plus élevés que les sciences humaines et le droit, où les réserves méthodologiques et déontologiques sont plus fortes.

    Les universités françaises ont-elles toutes une charte IA en 2026 ?

    Non. Une proportion croissante mais encore incomplète d’établissements a publié une charte ou des lignes directrices sur l’IA générative, souvent élaborée avec l’appui de leur conseil scientifique ou de leur direction du numérique, mais le niveau de détail et de contrainte varie fortement d’un établissement à l’autre.

    Les étudiants utilisent-ils l’IA générative plus que leurs enseignants ?

    Les enquêtes étudiantes, notamment celles inspirées des travaux de l’OVE, tendent à montrer une appropriation plus rapide et plus intensive chez les étudiants que chez les enseignants-chercheurs, ces derniers exprimant davantage de prudence liée à l’intégrité scientifique et à l’évaluation.

    Où trouver des données officielles sur l’IA dans l’enseignement supérieur français ?

    Le ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), le SIES pour les données statistiques, le HCERES dans ses rapports d’évaluation et France Universités publient régulièrement des notes, enquêtes ou recommandations sur ce sujet.

  • Part des femmes en doctorat en France en 2026 : chiffres MESR-SIES par discipline

    Part des femmes en doctorat en France en 2026 : chiffres MESR-SIES par discipline

    Part des femmes en doctorat en France en 2026 : chiffres MESR-SIES par discipline

    La part des femmes en doctorat en France atteint désormais environ 49 % parmi l’ensemble des doctorants inscrits (données 2023, MESR-SIES) — une quasi-parité qui contraste avec la situation du début des années 2000. Pourtant, derrière cette moyenne agrégée se cachent des écarts disciplinaires persistants : 58 % de femmes en biologie-médecine-santé, 23 % en mathématiques. Plus frappant encore, le plafond de verre qui se forme après la soutenance réduit leur part à 31 % parmi les professeures des universités (PU) en 2022, contre 45 % parmi les maîtres de conférences (MCF). Ce rapport dresse, chiffre par chiffre, la radiographie officielle de la féminisation de la recherche doctorale française.

    Réponse rapide — chiffres clés 2023

    • Part des femmes parmi les doctorants inscrits : ~49 % (MESR-SIES 2023)
    • Part des femmes parmi les docteurs diplômés 2020 : 43,5 % (IPDoc 2020, NF25 SIES sept. 2024)
    • Extrêmes disciplinaires : de 23 % en mathématiques à 58 % en biologie-médecine-santé
    • Plafond de verre : 45 % MCF / 31 % PU (MESR-DGRH 2022)

    Vue d’ensemble : inscrits et diplômés

    En 2023-2024, la France comptait 69 639 doctorants inscrits dans ses 289 écoles doctorales accréditées par le MESR, dont 16 400 nouveaux primo-inscrits — soit +4,6 % par rapport à 2022-2023 (source : MESR-SIES, 2024). La même année, 15 187 thèses ont été soutenues avec succès (+9,6 % par rapport à 2022, un record depuis le début du suivi SIES en 2009), en partie sous l’effet de rattrapage post-pandémique.

    La progression vers la parité parmi les doctorants inscrits est lente mais réelle :

    Année Part femmes — inscrits Source
    2010-2011 46,2 % MESR-SIES, Vers l’égalité femmes-hommes 2025
    2020-2021 46,7 % MESR-SIES, Vers l’égalité femmes-hommes 2025
    2022-2023 46 % (primo-inscrits) MESR-SIES, Note Flash SIES 2024
    2023 ~49 % MESR-SIES, cité dans Formation Emploi n°169 (2024)

    Si la quasi-parité est atteinte pour les inscrits, la situation est différente pour les diplômés : selon la Note Flash n°25 du SIES (septembre 2024, enquête IPDoc 2020), 43,5 % des docteurs diplômés de la promotion 2020 sont des femmes. Cet écart entre inscrits (~49 %) et diplômés (~43,5 %) peut refléter des différences de durée de thèse, de taux d’abandon différentiel ou de calendrier de soutenance.

    « La proportion de femmes parmi les doctorants a peu évolué sur la décennie : 46,7 % en 2020-2021, contre 46,2 % dix ans plus tôt. »
    — MESR-SIES, Vers l’égalité femmes-hommes ? Chiffres clés 2025

    Pour une analyse des sorties de thèse, voir notre article sur le taux d’abandon en thèse de doctorat en France, qui détaille les causes et la durée réelle des parcours.

    Répartition par grand domaine disciplinaire

    La photographie globale cache des réalités radicalement différentes selon les disciplines. Les données du MESR-SIES publiées dans la collection Vers l’égalité femmes-hommes ? (éditions 2024, 2025 et 2026) permettent de dresser le tableau suivant :

    Grand domaine disciplinaire Part femmes — doctorants inscrits Source
    Biologie, médecine, santé 58 % MESR-SIES, Vers l’égalité 2024
    Sciences humaines et sociales (SHS) 55 % MESR-SIES, Vers l’égalité 2024
    Sciences agronomiques et écologiques 54 % MESR-SIES, Vers l’égalité 2024
    Sciences exactes et applications (hors maths/STIC) ~35 % OFCE / CDEFI, 2025 (données 2021)
    Sciences pour l’ingénieur 30 % MESR-SIES, Vers l’égalité 2024
    STIC (sciences et tech. de l’information et de la communication) 27 % MESR-SIES, Vers l’égalité 2024
    Mathématiques 23 % MESR-SIES, Vers l’égalité 2024
    Graphique en barres illustrant la part des femmes par discipline dans les doctorats français, de 23 % en mathématiques à 58 % en biologie-santé, données MESR-SIES
    Répartition des femmes par discipline dans le doctorat français — de 23 % en mathématiques à 58 % en biologie-santé (MESR-SIES, Vers l’égalité femmes-hommes ? 2024)

    L’écart entre les disciplines les plus féminisées (biologie-santé : 58 %) et les moins féminisées (mathématiques : 23 %) atteint donc 35 points de pourcentage. Cette polarisation reflète les orientations prises dès le lycée et le premier cycle universitaire, et se retrouve dans tous les pays européens — avec la France systématiquement positionnée 2 à 3 points sous la moyenne UE dans les STEM (données Eurostat, 2021, rapportées par l’OFCE en 2025).

    Pour une vue complète sur la féminisation de l’ensemble des formations supérieures, notre article Vers l’égalité femmes-hommes dans l’enseignement supérieur français 2026 détaille les taux par niveau et filière.

    Financement du doctorat : une inégalité structurante

    Le type de financement varie fortement par discipline — et ce différentiel de financement est l’un des mécanismes qui explique les inégalités de genre à l’entrée du doctorat. En 2023-2024, 79,2 % des primo-inscrits bénéficient d’un financement, mais ce taux est inégalement distribué (MESR-SIES, Note Flash 2024) :

    • Sciences exactes et applications : 97 % des primo-inscrits financés
    • Sciences du vivant : 85 % financés
    • Sciences humaines et sociales : 50 % financés (−2,2 % d’inscrits entre 2022-2023 et 2023-2024)

    Les SHS — domaine à majorité féminine — présentent le taux de financement le plus bas. Cette corrélation entre sous-financement et féminisation s’observe aussi dans les durées de thèse : 38 % des thèses soutenues en 2023 durent moins de 40 mois (MESR-SIES 2024), mais les thèses non financées, plus fréquentes en SHS, tendent à être plus longues et ont un taux d’abandon plus élevé.

    Rappel : depuis le 1er janvier 2024, le montant plancher du contrat doctoral est fixé à 2 300 € brut/mois, conformément à la Loi de Programmation de la Recherche 2020 (LPR). Les conventions CIFRE (8 % des primo-inscrits en 2023) proposent souvent des rémunérations supérieures. Pour le détail des mécanismes de financement, voir notre page Financements du doctorat 2026 en France : ANR, contrat doctoral, CIFRE.

    L’entonnoir des carrières : du doctorat à la chaire

    C’est ici que le plafond de verre apparaît dans toute sa netteté. La progression des femmes à chaque échelon de la carrière académique montre un phénomène d’« entonnoir » : la part féminine, déjà insuffisante dans certains domaines au niveau du doctorat, se réduit encore à chaque promotion.

    Stade de la carrière Part femmes 2000 Part femmes 2010 Part femmes 2022 Source
    Doctorants inscrits (total) ~44 % 46,2 % ~47 % MESR-SIES
    Maîtres de conférences (MCF) 38 % 45 % MESR-DGRH, bilans sociaux
    Professeures des universités (PU) 17 % 23 % 31 % MESR-DGRH, bilans sociaux
    Illustration du plafond de verre dans la carrière académique française : entonnoir montrant la réduction progressive de la part des femmes de doctorant à MCF à professeure des universités
    Le plafond de verre dans la carrière académique française : de ~47 % parmi les doctorants à 45 % parmi les MCF à seulement 31 % parmi les professeures des universités (MESR-DGRH 2022)

    La progression est réelle — les femmes PU sont passées de 17 % en 2000 à 31 % en 2022 — mais l’entonnoir reste prononcé : alors que les femmes représentent 45 % des MCF, elles ne sont que 31 % parmi les professeurs des universités. Ce décrochage s’accentue encore si l’on intègre la dimension disciplinaire : en sciences et technologie, la part des femmes parmi les enseignants-chercheurs n’est que de 30 %, contre 55 % en lettres et sciences humaines (MESR-SIES 2023, enquête cités dans Formation Emploi n°169, 2024).

    L’écart salarial accompagne ce plafond : en 2023, les femmes PU perçoivent en moyenne 205 € bruts de moins par mois que leurs homologues masculins (MESR-DGRH 2023), dont 200 € en traitement de base et 5 € en primes et indemnités.

    Pour le détail de l’insertion professionnelle des docteurs après la thèse, consultez notre analyse Insertion professionnelle des docteurs en France 2024 : emploi, CDI et secteur privé par discipline. Les données de salaire après doctorat selon le secteur sont également disponibles sur Salaire après un doctorat en 2026 (fr.tesify.pro).

    Publications scientifiques : l’écart de genre persiste

    La féminisation des effectifs doctorants n’a pas encore effacé un écart de publication documenté. Une étude publiée dans la revue Formation Emploi (n°169, 2024-3, Pommier, Porcher et al.) portant sur les doctorants français montre que :

    • Les doctorants masculins ont 26,9 % de chances supplémentaires d’avoir publié au moins un article dans une revue à comité de lecture durant leur thèse, comparé aux doctorantes.
    • Cet écart s’amplifie avec le nombre de publications et se concentre principalement dans les disciplines STEM.
    • Il reflète en partie des inégalités dans l’accès aux réseaux, aux conférences et aux opportunités de co-publication.

    Ces données de publication ont une importance pratique directe : le nombre de publications est un critère décisif dans les procédures de qualification CNU et de recrutement MCF/PU. Un écart de publication à l’entrée du marché académique amplifie mécaniquement les inégalités de trajectoire de carrière observées dans l’entonnoir décrit plus haut.

    Part des femmes dans les organismes de recherche publics

    Au-delà des universités, les organismes de recherche publics présentent des situations contrastées (données MESR-SIES 2023, fiche « Parité dans la recherche ») :

    Organisme Part femmes parmi les chercheurs (2023)
    INSERM 54,9 %
    Institut Pasteur (Paris) 53,2 %
    INRAE 49,4 %
    IRD 42,3 %
    CNRS 36,4 %
    INRIA 24,3 %
    ONERA 18,1 %

    Au niveau global, les femmes représentent 31 % des chercheurs toutes institutions confondues (42 % dans les administrations publiques, 24 % dans les entreprises privées), et 35 % de l’ensemble des personnels de R&D en France (MESR-SIES 2023). La polarisation entre l’INSERM (54,9 %, domaine santé-biologie) et l’ONERA (18,1 %, domaine aérospatial) illustre à l’échelle des organismes les mêmes logiques disciplinaires qu’au niveau doctoral.

    Pour contextualiser ces données dans le profil international du doctorat en France, notre article sur l’attractivité internationale et le profil des doctorants étrangers propose une comparaison complémentaire.

    Note méthodologique : les chiffres présentés dans cet article proviennent des publications officielles du MESR-SIES (Vers l’égalité femmes-hommes ? Chiffres clés éditions 2024, 2025, 2026 ; Note Flash n°25, sept. 2024 ; Note Flash n°14, juin 2025 ; fiche EESR « Parité dans la recherche », n°18), des bilans sociaux MESR-DGRH, et de l’étude de Formation Emploi n°169 (2024-3). Les données par discipline s’appuient sur le référentiel disciplinaire du SIES. Certaines catégories (SHS, STIC, sciences agronomiques) varient selon les éditions des rapports.

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    Questions fréquentes

    Quelle est la part des femmes parmi les doctorants inscrits en France en 2023 ?

    En 2023, les femmes représentent environ 49 % des doctorants inscrits en France, selon les données MESR-SIES citées dans la revue Formation Emploi (n°169, 2024). Ce chiffre global masque des variations allant de 23 % en mathématiques à 58 % en biologie-médecine-santé.

    Dans quelles disciplines les femmes sont-elles majoritaires en doctorat ?

    Les femmes sont majoritaires en doctorat dans les domaines de la biologie-médecine-santé (58 %), des sciences humaines et sociales (55 %) et des sciences agronomiques et écologiques (54 %) selon les données MESR-SIES publiées dans Vers l’égalité femmes-hommes ? Chiffres clés 2024. À l’inverse, elles restent minoritaires en mathématiques (23 %), en STIC (27 %) et en sciences pour l’ingénieur (30 %).

    Quelle est la part des femmes parmi les professeures des universités en France ?

    En 2022, les femmes occupent 31 % des postes de professeures des universités (PU) en France, contre 17 % en 2000 et 23 % en 2010 (MESR-DGRH, bilans sociaux). Ce taux est nettement inférieur à celui des maîtres de conférences (MCF), où les femmes représentent 45 % en 2022. Cet écart constitue le principal indicateur du plafond de verre dans les carrières académiques françaises.

    Les femmes abandonnent-elles leur thèse plus souvent que les hommes ?

    Le MESR-SIES ne publie pas de données systématiques sur le taux d’abandon différentiel par genre. L’écart observé entre la part des femmes parmi les inscrits (~49 % en 2023) et parmi les diplômés (43,5 % pour la promotion 2020 selon la NF25 SIES de septembre 2024) suggère une différence de trajectoire, mais celle-ci peut aussi refléter des durées de thèse différentes ou des délais de soutenance selon les disciplines.

    Les femmes publient-elles autant que les hommes durant leur doctorat ?

    Non. Une étude publiée dans Formation Emploi (n°169, 2024-3) montre que les doctorants masculins ont 26,9 % de chances supplémentaires d’avoir publié au moins un article dans une revue à comité de lecture durante leur thèse, comparé aux doctorantes. Cet écart est plus marqué dans les disciplines STEM et a des conséquences directes sur les trajectoires de qualification et de recrutement académique.

    Quelle est la part des femmes au CNRS et à l’INSERM ?

    En 2023, les femmes représentent 36,4 % des chercheurs du CNRS et 54,9 % de ceux de l’INSERM (MESR-SIES, fiche Parité dans la recherche, EESR n°18). Cet écart entre les deux organismes reflète directement la différence de féminisation des disciplines couvertes : sciences exactes et physique pour le CNRS, biologie et santé pour l’INSERM.

  • Apprentissage dans l’enseignement supérieur en France 2025 : 657 900 apprentis, BTS, BUT et licence pro en chiffres

    Apprentissage dans l’enseignement supérieur en France 2025 : 657 900 apprentis, BTS, BUT et licence pro en chiffres

    Apprentissage dans l’enseignement supérieur en France 2025 : 657 900 apprentis, BTS, BUT et licence pro en chiffres

    Au 31 décembre 2024, 657 900 étudiants préparaient un diplôme de l’enseignement supérieur en apprentissage dans un centre de formation d’apprentis (CFA), selon la Note Flash SIES N° 2025-21 publiée par le Ministère de l’Enseignement supérieur en septembre 2025. Ce chiffre représente une hausse de 3 % sur un an et de 14 % sur deux ans — un rythme très différent des années 2020-2022, marquées par une croissance de +78 % en seulement deux ans. L’apprentissage dans l’enseignement supérieur est devenu une réalité structurelle du paysage éducatif français : les apprentis représentent désormais une proportion significative des inscrits dans presque toutes les filières du bac+2 au bac+5.

    Cette note statistique présente la pyramide complète des apprentis du supérieur en 2024 : répartition par niveau de formation (STS/BTS, IUT/BUT, licence professionnelle, école de commerce, cycle ingénieur), part du public et du privé, profil social des apprentis, et trajectoire de croissance depuis 2020. Toutes les données citées sont issues de sources officielles (SIES-MESR, Dares, Trésor). Pour replacer ces effectifs dans le paysage plus large des filières sélectives, consultez notre analyse Parcoursup 2025 en chiffres : taux d’admission par filière et sélectivité.

    Résultat clé : L’apprentissage dans le supérieur compte 657 900 étudiants fin 2024 (+3 % sur un an). Les STS concentrent près de 30 % des effectifs, devant les titres RNCP (25 %) et les écoles de commerce (17 %). La licence professionnelle affiche le taux d’apprentissage le plus élevé de l’université avec 61 % de ses étudiants en alternance. La croissance, explosive entre 2020 et 2022 (+78 %), s’est fortement modérée depuis 2023 (+3 à +4 % par an).

    657 900 apprentis dans le supérieur : le chiffre clé 2024

    La Note Flash SIES N° 2025-21, publiée le 11 septembre 2025 par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace (MESR), constitue la référence officielle pour les chiffres de l’apprentissage dans l’enseignement supérieur en France au titre de l’année 2024. Au 31 décembre 2024, les CFA accueillaient 657 900 étudiants préparant un diplôme de niveau supérieur (bac+2 et au-delà).

    Ce chiffre s’inscrit dans une tendance de ralentissement amorcée dès 2023. Si la croissance reste positive (+3 % sur un an, +14 % sur deux ans), elle est sans commune mesure avec les rythmes observés entre 2018 et 2022, période durant laquelle la réforme de la loi Avenir professionnel de 2018 a libéralisé les conditions d’ouverture des CFA et supprimé le numerus clausus sur les formations habilitées.

    À titre de comparaison, l’ensemble de l’enseignement supérieur français compte 3,01 millions d’étudiants en 2024-2025 selon le SIES, ce qui signifie que les apprentis représentent environ 22 % des effectifs totaux du supérieur — un niveau sans précédent historique.

    Répartition par type de formation

    La structure par formation révèle une concentration marquée dans trois grandes catégories : les STS, les titres RNCP et les écoles de commerce. Le tableau ci-dessous synthétise la répartition des 657 900 apprentis du supérieur selon les données SIES 2024.

    Répartition des apprentis du supérieur par type de formation — 31 décembre 2024
    Type de formation Part des apprentis du supérieur Effectifs estimés
    STS (BTS — Sections de Technicien Supérieur) ~30 % ~197 000
    Titres RNCP homologués (hors diplômes nationaux) ~25 % ~164 000
    Écoles de commerce 17 % ~112 000
    Licence professionnelle (université) non isolé
    IUT (BUT — Bachelor Universitaire de Technologie) non isolé
    Cycle ingénieur (écoles d’ingénieurs) ~12 % ~32 000
    Total enseignement supérieur 100 % 657 900

    Source : Note Flash SIES N° 2025-21, MESR, septembre 2025. Les effectifs sont estimés en appliquant les parts déclarées. Le SIES ne publie pas de décomposition exhaustive par filière dans la note flash.

    Le poids des STS (sections préparant le BTS) est historiquement ancré : la voie technologique courte a très tôt adopté l’alternance comme mode pédagogique. Les titres RNCP homologués, qui désignent les certifications professionnelles enregistrées au Répertoire national des certifications professionnelles sans être des diplômes nationaux, constituent la deuxième catégorie et illustrent la diversification de l’offre de formation privée depuis 2018. Les écoles de commerce, avec 17 % du total, confirment leur positionnement historique sur l’apprentissage en alternance.

    Taux d’apprentissage par filière : qui mène la course ?

    Au-delà des effectifs bruts, le taux d’apprentissage — proportion d’étudiants d’une filière qui suivent leur formation en alternance — renseigne sur la pénétration structurelle de l’apprentissage dans chaque voie. Les chiffres 2024 du SIES dessinent une hiérarchie claire.

    Taux d’apprentissage par filière dans l’enseignement supérieur — 2024
    Filière Taux d’apprentissage 2024 Commentaire
    Licence professionnelle 61 % Filière la plus intégrée à l’alternance en milieu universitaire
    Écoles de commerce 34 % Modèle économique historiquement fondé sur l’alternance
    STS (BTS) ~50 % Près d’un étudiant sur deux en STS est apprenti
    Cycle ingénieur ~20 % Un étudiant sur cinq en école d’ingénieurs en apprentissage
    IUT (BUT) 26 % Progression nette depuis le passage au BUT en 2021

    Source : Note Flash SIES N° 2025-21, MESR, septembre 2025 ; Note Flash SIES cycle ingénieur 2024-2025.

    Source : EESR n°18 — L’apprentissage dans l’enseignement supérieur, MESR-SIES

    La licence professionnelle se distingue nettement : 61 % de ses étudiants sont apprentis, ce qui en fait la formation universitaire la plus étroitement liée au marché du travail. Ce taux élevé s’explique par la vocation même de la licence pro — une formation courte (un an après un bac+2) conçue pour une insertion professionnelle rapide dans un secteur précis. La majorité des étudiants qui y entrent recherchent précisément la double compétence académique et professionnelle que confère l’apprentissage.

    Le taux de 50 % en STS mérite d’être mis en perspective : sur les 400 000 étudiants inscrits en STS en France, la moitié est donc en apprentissage — un chiffre qui reflète la forte demande des TPE/PME pour des techniciens supérieurs formés directement sur poste. Les IUT, dont la réforme vers le BUT a allongé la formation à trois ans en 2021, voient leur taux d’apprentissage progresser à 26 %, signe d’une meilleure articulation entre le référentiel de compétences du BUT et les besoins des employeurs.

    Les écoles d’ingénieurs affichent un taux de 20 % sur un total de 158 600 inscrits en cycle ingénieur en 2024-2025 — soit environ 32 000 apprentis ingénieurs, un segment à forte valeur ajoutée pour les employeurs du secteur industriel et numérique.

    Part du public et du privé dans l’apprentissage du supérieur

    La structure institutionnelle de l’apprentissage supérieur révèle une domination marquée du secteur privé. Selon les données SIES, plus de 75 % des apprentis du supérieur sont inscrits dans des établissements privés.

    Cette répartition s’explique par plusieurs facteurs structurels :

    • La prédominance des CFA privés : depuis la loi Avenir professionnel de 2018, n’importe quel organisme de formation peut ouvrir un CFA sans autorisation administrative préalable. Cette déréglementation a favorisé la multiplication des CFA privés spécialisés.
    • Le poids des écoles de commerce privées : les grandes écoles de commerce (HEC, ESSEC, ESCP, mais aussi les ESC régionales) ont massivement développé leurs programmes en apprentissage depuis 2018, contribuant à une part significative des 112 000 apprentis en école de commerce.
    • Les titres RNCP hors diplômes nationaux : l’essentiel des formations délivrant des titres RNCP homologués relèvent du secteur privé (organismes de formation professionnelle, CFA d’entreprise).

    Le secteur public — universités, IUT publics, lycées accueillant des STS — pèse donc moins de 25 % des apprentis du supérieur, malgré des efforts notables d’ouverture via les CFA universitaires. Cette asymétrie public/privé est un enjeu de politique publique régulièrement débattu : l’accès à l’apprentissage reste plus aisé via les établissements privés, dont les frais de scolarité peuvent être entièrement pris en charge par les OPCO, qu’au sein de l’université publique. Cette dynamique fait écho aux tensions de capacité observées plus largement dans le supérieur, comme le montre notre dossier sur la crise du logement étudiant en France 2025.

    Évolution 2020-2024 : accélération explosive puis décélération

    La trajectoire de l’apprentissage dans le supérieur sur cinq ans illustre un cycle classique en deux temps : une phase d’expansion rapide portée par la réforme structurelle, suivie d’un plateau de maturité. Le tableau suivant retrace les effectifs annuels estimés.

    Évolution des apprentis dans l’enseignement supérieur — 2020 à 2024
    Année (au 31 déc.) Effectifs apprentis supérieur Croissance annuelle
    2020 ~324 000
    2021 ~480 000 +48 %
    2022 576 300 +20 %
    2023 ~576 900 – 638 000 ~+8 %
    2024 657 900 +3 %

    Sources : Note Flash SIES N° 2025-21 (données 2024) ; Note Flash SIES N° 2024-22 (données 2022-2023) ; Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), données Éducation nationale pour 2022. Les chiffres 2020-2021 sont des estimations déduites du taux de croissance +78 % sur deux ans confirmé par le SIES.

    La rupture de rythme est manifeste. Entre 2020 et 2022, le volume d’apprentis du supérieur a été multiplié par 1,78 en deux ans, soit une croissance cumulée de +78 %. Ce choc d’offre résulte de la convergence de trois facteurs : la simplification administrative ouverte par la loi Avenir professionnel de 2018, les aides exceptionnelles à l’embauche d’apprentis mises en place en 2020 (aide pouvant aller jusqu’à 8 000 € pour les contrats dans le supérieur), et une demande étudiante structurellement forte face aux incertitudes du marché de l’emploi post-Covid.

    Depuis 2023, la décélération est nette : +3 % en 2024, contre +48 % en 2021. Plusieurs raisons expliquent ce plateau :

    • Réduction des aides à l’embauche : le montant de l’aide unique aux employeurs d’apprentis a été revu à la baisse à partir de 2023 pour les contrats dans le supérieur (formations bac+3 et au-delà).
    • Saturation des capacités d’accueil : un nombre croissant de CFA signalent des difficultés à trouver suffisamment d’entreprises maîtres d’apprentissage, notamment dans les métropoles où la concurrence pour les postes est forte.
    • Stabilisation de la demande : le nombre d’employeurs recrutant des apprentis du supérieur, qui avait atteint un pic de 90 600 structures en 2021, est redescendu à 66 800 en 2024 selon les données Dares.

    Nouveaux contrats signés et dynamique du marché

    À l’échelle nationale, tous niveaux confondus (secondaire et supérieur), 879 000 nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés en 2024, portant le stock total à plus d’un million d’apprentis en contrat actif fin 2024. Ce chiffre marque un quasi-triplement par rapport aux 306 000 contrats signés en 2017, année précédant la réforme.

    Dans le supérieur spécifiquement, 62 % des nouveaux contrats signés en 2023 concernaient des formations de niveau bac+2 et au-delà, confirmant l’inversion structurelle du mix niveau amorcée autour de 2021 : l’apprentissage est désormais davantage un fait du supérieur que de la formation professionnelle initiale secondaire.

    Point de vigilance : La réduction des aides à l’embauche pour les contrats supérieurs bac+3 introduite en 2023 a entraîné un reflux de la demande. Des signaux de ralentissement plus prononcé pourraient apparaître dans les données 2025, notamment sur les segments master et cycle ingénieur.

    Profil social des apprentis du supérieur : une démocratisation ciblée

    Les données SIES apportent un éclairage nuancé sur l’origine sociale des apprentis dans le supérieur. La lecture simple — « l’apprentissage favorise la démocratisation de l’enseignement supérieur » — doit être pondérée selon les filières.

    Dans les formations d’ingénieur et dans les écoles de commerce, les apprentis sont en moyenne d’origine sociale moins favorisée que leurs homologues en formation initiale classique (dits « scolaires »). Cet effet est structurel : pour une famille dont les ressources ne permettent pas de financer 3 à 5 ans de frais de scolarité dans une grande école privée, l’apprentissage constitue la voie d’accès principale, les coûts étant pris en charge par l’OPCO via la prise en charge du coût pédagogique.

    En revanche, dans les formations universitaires (IUT, licence professionnelle), le profil social des apprentis est comparable à celui des étudiants en formation initiale. L’université étant moins chère d’accès, l’apprentissage y est choisi pour ses avantages pratiques (rémunération, expérience professionnelle) plutôt que comme unique voie d’accès financièrement accessible.

    Ce constat suggère que l’apprentissage joue un rôle de démocratisation différentielle : il ouvre des portes dans les grandes écoles à des publics qui n’y auraient pas accès autrement, mais il ne modifie pas fondamentalement la composition sociale de l’université publique. Sur les débouchés à plus long terme des parcours du supérieur, notre analyse de l’insertion professionnelle des docteurs en France 2024 offre un point de comparaison utile entre voies courtes et voies longues.

    Coût public de l’apprentissage : 15 milliards d’euros

    L’expansion de l’apprentissage a un coût budgétaire considérable. En 2023, la Direction générale du Trésor a estimé le coût public total de l’apprentissage à environ 15 milliards d’euros, soit environ 14 700 euros par apprenti et par an. Ce montant agrège :

    • Le coût pédagogique pris en charge par les OPCO (Opérateurs de compétences), financé via la contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance (CUFPA) versée par les entreprises.
    • Les exonérations de charges sociales dont bénéficient les employeurs d’apprentis (exonération quasi-totale pour les contrats dans les entreprises de moins de 250 salariés).
    • L’aide à l’embauche versée aux employeurs (réduite en 2023 mais toujours existante).
    • Le coût de l’Aide personnalisée au logement (APL) et d’autres aides sociales dont bénéficient les apprentis.

    Ce niveau de dépense publique place la France parmi les pays européens qui investissent le plus dans l’apprentissage rapporté au PIB, loin devant l’Espagne et le Portugal, mais comparable à l’Allemagne et à l’Autriche, dont les systèmes duaux font figure de référence.

    La question du retour sur investissement collectif est posée : les études sur l’insertion professionnelle montrent que l’avantage de l’apprentissage sur la formation initiale classique est plus marqué aux niveaux inférieurs (CAP, BEP) qu’aux niveaux supérieurs. Au niveau master, l’effet sur les taux d’emploi 18 mois après la sortie est jugé « limité » par la Direction générale du Trésor dans son bilan 2025 — ce qui alimente un débat sur la pertinence de maintenir des aides élevées pour les contrats dans les grandes écoles privées.

    Perspectives et enjeux pour 2025-2026

    Plusieurs tendances de fond dessineront l’évolution de l’apprentissage dans le supérieur français au cours des prochains mois.

    La modulation des aides à l’embauche

    Depuis 2023, les aides à l’embauche ont été différenciées selon le niveau de qualification. Les contrats de niveau bac+3 et au-delà bénéficient d’une aide réduite par rapport aux contrats de niveau bac à bac+2. Cette politique vise à concentrer le soutien public sur les apprentissages qui génèrent le meilleur effet de démocratisation. Son impact quantitatif sur les contrats signés en 2025 sera observable dans les prochaines publications SIES.

    Le BUT comme vecteur de croissance dans les IUT

    La réforme des IUT (passage au Bachelor Universitaire de Technologie en 2021, formation de 3 ans) a rendu les programmes plus compatibles avec l’apprentissage, notamment grâce à la structure par blocs de compétences. Avec 26 % des étudiants IUT déjà en apprentissage en 2024, la marge de progression existe, en particulier dans les spécialités techniques (informatique, réseaux, mécatronique) où la demande des employeurs reste forte.

    La question des ruptures de contrat

    Avec le ralentissement du marché, le taux de rupture anticipée des contrats d’apprentissage mérite une attention particulière. Dans un contexte économique plus difficile, certaines entreprises renoncent à leurs apprentis en cours de cycle, laissant les étudiants en difficulté pour trouver un nouvel employeur dans les délais impartis. Ce risque rejoint la problématique plus large du décrochage et de la réussite en licence, où la rupture de parcours est un enjeu central.

    L’apprentissage au niveau master

    Le master reste le niveau où la pénétration de l’apprentissage est la plus récente et la plus hétérogène. Les données globales ne permettent pas d’isoler précisément le stock d’apprentis en master, mais des signaux de croissance sont visibles dans les secteurs du numérique, de la finance et du conseil en management, où les grandes entreprises ont massivement ouvert des postes d’apprentis ingénieurs ou consultants en master.

    Pour les étudiants qui envisagent de rédiger un mémoire de master en alternance, Tesify propose un accompagnement IA structuré pour gérer en parallèle les exigences académiques du mémoire et les contraintes opérationnelles d’un poste en entreprise.

    FAQ — Apprentissage dans l’enseignement supérieur en France

    Combien d’apprentis y a-t-il dans l’enseignement supérieur en France en 2024 ?

    Au 31 décembre 2024, 657 900 étudiants préparent un diplôme de l’enseignement supérieur en apprentissage dans un CFA, selon la Note Flash SIES N° 2025-21 publiée par le MESR en septembre 2025. Ce chiffre représente une hausse de 3 % sur un an et de 14 % sur deux ans. Ramené au total des 3,01 millions d’inscrits dans le supérieur, cela signifie qu’environ un étudiant sur cinq est apprenti.

    Quelles formations du supérieur comptent le plus d’apprentis ?

    Les STS (préparant le BTS) concentrent environ 30 % des apprentis du supérieur, soit près de 197 000 étudiants. Les formations délivrant des titres RNCP homologués représentent environ 25 % (164 000) et les écoles de commerce 17 % (112 000). Ce trio de tête totalise plus de 70 % des apprentis du supérieur, loin devant les filières universitaires et les grandes écoles d’ingénieurs.

    Quel est le taux d’apprentissage en IUT (BUT) en 2024 ?

    En 2024, 26 % des étudiants inscrits en IUT (préparant un BUT) effectuent leur formation en apprentissage. Ce taux est inférieur à celui de la licence professionnelle (61 %) et des STS (~50 %), mais supérieur à celui du cycle ingénieur (~20 %). Il est en progression depuis la réforme BUT de 2021, qui a rendu les programmes IUT plus compatibles avec le rythme d’alternance.

    Quelle est la part du secteur privé dans l’apprentissage du supérieur ?

    Plus de 75 % des apprentis du supérieur sont inscrits dans des établissements privés (écoles de commerce, CFA privés, organismes délivrant des titres RNCP). Ce déséquilibre public/privé est structurel : la libéralisation du marché de la formation par la loi Avenir professionnel de 2018 a surtout bénéficié aux acteurs privés, qui ont ouvert des CFA sans les contraintes administratives qui pèsent encore sur l’université publique.

    Comment a évolué l’apprentissage dans le supérieur entre 2020 et 2024 ?

    L’apprentissage dans le supérieur a augmenté de +78 % entre 2020 et 2022 (de ~324 000 à 576 300 étudiants), porté par les aides à l’embauche post-Covid et la déréglementation. Depuis 2023, la croissance s’est très nettement modérée : +8 % environ en 2023, puis +3 % en 2024 pour atteindre 657 900. La réduction des aides pour les niveaux bac+3 et plus et la contraction de la demande des employeurs expliquent ce ralentissement.

    L’apprentissage démocratise-t-il l’accès aux grandes écoles ?

    Oui, partiellement. Dans les écoles d’ingénieurs et de commerce, les apprentis sont en moyenne d’origine sociale moins favorisée que les étudiants en formation initiale classique, ce qui confirme un effet de démocratisation réel. En revanche, dans les filières universitaires (IUT, licence pro), le profil social des apprentis est similaire à celui des autres étudiants — l’apprentissage y est choisi pour l’expérience professionnelle et la rémunération, pas comme unique voie d’accès.

    Quel est le coût public de l’apprentissage en France ?

    En 2023, la Direction générale du Trésor a estimé le coût public total de l’apprentissage à environ 15 milliards d’euros, soit environ 14 700 euros par apprenti par an. Ce montant comprend les coûts pédagogiques pris en charge par les OPCO, les exonérations de charges sociales pour les employeurs, les aides à l’embauche et les aides sociales (APL, etc.) versées aux apprentis.

    Combien de nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés en France en 2024 ?

    En 2024, 879 000 nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés en France (tous niveaux confondus), portant le stock total à plus d’un million d’apprentis en contrat actif fin 2024. Ce chiffre représente environ trois fois le volume de 2017 (306 000 contrats), illustrant l’ampleur de la transformation du système. Dans le supérieur spécifiquement, 62 % des nouveaux contrats signés en 2023 concernaient des formations de niveau bac+2 et au-delà.

    Sources officielles et pour aller plus loin

  • Étudiants en situation de handicap dans l’enseignement supérieur France 2025 : 63 817 inscrits, aménagements et disparités

    Étudiants en situation de handicap dans l’enseignement supérieur France 2025 : 63 817 inscrits, aménagements et disparités

    Étudiants en situation de handicap dans l’enseignement supérieur France 2025 : 63 817 inscrits, aménagements et disparités

    À la rentrée 2023-2024, 63 817 étudiants en situation de handicap (ESH) étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français, représentant 2,2 % de la population étudiante totale. Ce chiffre, publié par le MESR dans l’édition 2024 de l’État de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation en France, marque une progression de 8,4 % en un an — soit environ 5 000 étudiants supplémentaires — et une multiplication par 8,5 depuis 2003. Derrière ces données agrégées se cachent des réalités très contrastées : types de troubles, filières choisies, taux d’aménagement aux examens, et disparités de genre dessinent un tableau plus complexe que le seul comptage total.

    Réponse rapide
    En 2023-2024, 63 817 étudiants en situation de handicap sont inscrits dans l’enseignement supérieur français (2,2 % du total). 83,6 % bénéficient d’au moins un aménagement aux examens — dont 82,7 % du tiers-temps. La population a été multipliée par 8,5 depuis 2003 et par 1,9 depuis 2018. Les troubles des fonctions du langage et de la parole constituent le type de handicap le plus fréquent (24,4 %).

    Chiffres clés 2023-2024 en un coup d’œil

    Les données du MESR permettent une lecture transversale de la situation des ESH à la rentrée 2023-2024. Voici les indicateurs principaux :

    Indicateur Valeur
    ESH inscrits (total) 63 817
    Part dans la population étudiante 2,2 %
    Croissance annuelle (vs 2022-2023) +8,4 %
    Croissance depuis 2018 ×1,9
    Croissance depuis 2003 ×8,5
    ESH en université (sur total ESH) 54 081 (84,7 %)
    ESH bénéficiant d’aménagements 83,6 %
    Femmes parmi les ESH 59,1 %

    L’enseignement supérieur privé accueille 4 783 ESH (7,5 % du total), les CPGE et STS publiques 2 745 (4,3 %), et les autres établissements publics 2 208 (3,5 %). Les universités demeurent de loin le premier lieu d’accueil, avec une croissance annuelle moyenne de 12,1 % sur cinq ans dans ce secteur.

    Pour replacer cette donnée dans son contexte budgétaire, voir notre analyse sur les frais d’inscription à l’université française 2026-2027, qui détaille aussi les exonérations dont peuvent bénéficier certains publics prioritaires.

    Évolution historique : ×8,5 en vingt ans

    La progression des effectifs ESH dans l’enseignement supérieur reflète à la fois un meilleur repérage des troubles, une évolution des mentalités et une politique publique délibérément inclusive. En 2003, le comptage était encore minimal ; la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances des personnes handicapées a constitué le premier tournant structurant, en obligeant chaque établissement à nommer un référent handicap et à mettre en place des aménagements.

    Source : EESR n°18 — Les étudiants en situation de handicap dans l’enseignement supérieur, MESR-SIES

    La croissance s’est nettement accélérée depuis 2018, année de lancement du premier plan national pour l’université inclusive. Entre 2018 et 2024, la population ESH a quasiment doublé (×1,9), soit une vitesse de progression bien supérieure à celle de la décennie précédente. Cette accélération tient notamment à la montée en puissance des diagnostics de troubles cognitifs et psychologiques, longtemps sous-détectés chez les jeunes adultes.

    Entre 2021-2022 et 2022-2023, la croissance annuelle avait atteint 15,7 %, un pic lié en partie aux rattrapage post-Covid des démarches administratives de reconnaissance du handicap. Le rythme s’est légèrement tassé à +8,4 % pour 2023-2024, mais reste structurellement bien supérieur à la croissance générale des effectifs étudiants.

    Répartition par type de handicap

    La nomenclature officielle du MESR distingue plusieurs catégories de troubles. Les données 2023-2024 révèlent une transformation profonde du profil diagnostique des ESH par rapport à 2018, avec un glissement marqué des handicaps moteurs vers les handicaps dits « invisibles ».

    Type de trouble Part 2023-2024 Évolution depuis 2018
    Troubles du langage et de la parole 24,4 %
    Troubles des fonctions cognitives En hausse +4,7 points
    Troubles des fonctions psychiques En hausse +3,0 points
    Troubles des fonctions motrices En baisse relative −3,7 points

    Ce glissement vers les troubles cognitifs et psychiques — qui regroupent notamment les troubles dys (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie), les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), les troubles du spectre autistique (TSA) ainsi que les troubles anxieux sévères — traduit deux phénomènes convergents : une meilleure détection diagnostique chez les adolescents, et un moindre tri à l’entrée des formations supérieures pour ces profils. Le déclin relatif des troubles moteurs ne signifie pas une régression de l’accessibilité physique, mais une recomposition du profil global des ESH.

    Cette évolution a des conséquences directes sur les dispositifs d’accompagnement à mettre en place : les aménagements pédagogiques liés aux troubles cognitifs (temps supplémentaire, secrétaire de composition, documents adaptés) sont structurellement différents des aménagements d’accessibilité physique qui prévalaient dans le profil ESH des années 2000.

    Filières et niveaux d’études

    La répartition des ESH par filière et par cycle révèle des phénomènes de concentration et de sous-représentation qui méritent attention.

    Répartition par grande filière (universités)

    Filière Part des ESH
    Lettres, langues et sciences humaines 36,0 %
    Sciences et sciences de l’ingénieur 29,5 %
    Droit, économie, gestion 21,6 %

    La surreprésentation en lettres et sciences humaines s’explique partiellement par la composition diagnostique : les troubles du langage et les troubles dys sont davantage détectés dans les cursus littéraires, tandis que les troubles moteurs et les maladies chroniques invisibles se retrouvent dans toutes les filières. La progression en formations d’ingénieurs est notable (+2,73 points depuis 2018), signe d’une inclusivité croissante dans les grandes écoles et IAE.

    Répartition par cycle

    Les ESH sont surreprésentés en licence par rapport à la population étudiante générale : 77,1 % des ESH sont en licence, contre 60 % pour l’ensemble des étudiants. La part en master est de 22,1 %, en progression de 3,2 points depuis 2018 (contre 18,9 % en 2018), signe d’une meilleure continuité de parcours. La représentation en doctorat demeure marginale.

    Cette concentration en licence reflète en partie le fait qu’une proportion significative d’ESH demande une reconnaissance du handicap lors de leur entrée dans l’enseignement supérieur, avant même de s’être projetée vers le master. La hausse du taux en master est un indicateur de progrès : les étudiants handicapés abandonnent moins souvent en cours de licence et accèdent davantage aux études longues.

    Sur les inégalités de parcours plus larges, notre dossier sur le Parcoursup 2025 en chiffres détaille comment la sélectivité des filières affecte différemment les différents profils d’étudiants.

    Genre : une majorité féminine

    Les ESH sont majoritairement des femmes : 59,1 % contre 40,9 % d’hommes. Cette répartition est légèrement plus féminine que celle de la population étudiante globale, dans laquelle les femmes représentent environ 57 % des effectifs. Des disparités marquées apparaissent par filière :

    • En lettres, langues et sciences humaines : 71,1 % de femmes parmi les ESH
    • En sciences et sciences de l’ingénieur : 44,5 % de femmes parmi les ESH
    • En BTS production : seulement 14,4 % de femmes parmi les ESH

    La surreprésentation féminine dans les ESH en SHS s’explique en partie par les dynamiques de diagnostic : les troubles dys et les troubles anxieux sont davantage détectés chez les jeunes femmes, et les filières littéraires restent majoritairement féminines dans l’enseignement supérieur français. En BTS de production industrielle, la faible part des femmes ESH reflète simplement la structure de genre de ces formations.

    Ces données de genre s’inscrivent dans un contexte plus large de disparités d’insertion professionnelle selon les filières, qui concernent aussi bien les docteurs non-handicapés que l’ensemble des diplômés.

    Aménagements aux examens : tiers-temps et au-delà

    L’aménagement le plus visible et le plus connu reste le tiers-temps — soit 33 % de temps supplémentaire accordé pour les épreuves écrites. C’est de loin la mesure la plus répandue, mais le paysage des aménagements est bien plus large.

    Taux d’aménagement global

    83,6 % des ESH inscrits bénéficient d’au moins un aménagement pour les examens. Les 16,4 % restants n’ont pas demandé ou pas obtenu d’aménagement : cela peut tenir à un handicap dont les effets ne nécessitent pas d’adaptation aux conditions d’examen (certaines maladies chroniques), à une démarche non engagée auprès du service handicap, ou à un aménagement pédagogique de nature différente (cours adaptés, dispenses d’assiduité).

    En moyenne, chaque étudiant bénéficiaire reçoit 2 aménagements distincts, ce qui témoigne de la personnalisation croissante des plans d’accompagnement.

    Types d’aménagements les plus fréquents

    Type d’aménagement Part parmi les ESH aménagés
    Temps majoré (dont tiers-temps) 82,7 %
    Salle isolée ou salle à effectif réduit 22,2 %

    Au-delà de ces deux mesures les plus fréquentes, les plans d’accompagnement peuvent prévoir : un secrétaire de composition (aide à l’écriture), des documents adaptés (agrandissement, contraste, version numérique), l’utilisation d’un ordinateur avec logiciel de compensation, des pauses régulières, ou encore une dérogation à l’obligation de présence aux TD pour les étudiants souffrant de maladies chroniques.

    Le budget étudiant global est également affecté par le handicap : certains équipements de compensation (logiciels de lecture d’écran, fauteuils adaptés, aides à la prise de notes) représentent un surcoût non négligeable. Notre analyse du budget mensuel d’un étudiant en master France 2025 détaille ces postes de dépense, qui peuvent être partiellement couverts par des aides spécifiques.

    Politique publique : l’université inclusive

    Le cadre légal et institutionnel de l’accueil des ESH repose sur plusieurs piliers. La loi du 11 février 2005 impose aux établissements d’enseignement supérieur de garantir l’accessibilité et d’adapter les conditions d’études et d’examen. Chaque université doit disposer d’un service dédié au handicap (souvent appelé « Mission handicap » ou « Cellule handicap »).

    Depuis 2018, le MESR a structuré sa politique autour du concept d’université inclusive, formalisé par une circulaire puis par des comités nationaux de suivi. Le quatrième comité de suivi, tenu en 2024, a mis en avant plusieurs avancées : une augmentation de 50 % du budget alloué aux services handicap des universités sur la période concernée, ainsi que l’accès facilité aux bourses sur critères sociaux pour plus de 3 000 étudiants handicapés et aidants familiaux depuis la rentrée 2023.

    Les établissements sont par ailleurs tenus de soumettre des schémas directeurs du handicap et de progresser sur l’accessibilité des supports de cours numériques (référentiel RGAA). La qualité d’application reste néanmoins hétérogène selon les établissements, les universités de grande taille disposant généralement de ressources humaines dédiées plus étoffées que les petits établissements.

    Les étudiants handicapés peuvent également mobiliser plusieurs dispositifs d’aide financière : majoration de bourses CROUS, aides spécifiques de l’AGEFIPH pour l’aménagement du poste de travail, et aides de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). Notre guide sur les aides financières étudiantes en France 2026-2027 présente l’ensemble de ces dispositifs.

    Pour aller plus loin sur les conditions de vie étudiante dans leur ensemble, le dossier sur la crise du logement étudiant en France 2025 offre un éclairage complémentaire sur les difficultés spécifiques rencontrées par les étudiants en situation de vulnérabilité.

    Sources officielles
    Les données de cet article sont issues de l’indicateur T.24.3 de l’EESR 2024 (MESR) et du compte-rendu du 4e Comité national de suivi de l’université inclusive (Gouvernement, 2024).

    FAQ

    Combien y a-t-il d’étudiants en situation de handicap dans l’enseignement supérieur en France ?

    À la rentrée 2023-2024, 63 817 étudiants en situation de handicap (ESH) étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français, selon les données publiées par le MESR. Ils représentent 2,2 % de la population étudiante totale. Ce chiffre a progressé de 8,4 % en un an et a été multiplié par 8,5 depuis 2003.

    Qu’est-ce que le tiers-temps et qui peut en bénéficier ?

    Le tiers-temps est un aménagement aux examens qui accorde 33 % de temps supplémentaire à l’étudiant. Il est accordé sur préconisation du médecin désigné par la MDPH ou par le médecin de prévention de l’établissement, après dépôt d’un dossier auprès du service handicap de l’université. En 2023-2024, 82,7 % des ESH bénéficiant d’un aménagement ont obtenu un temps majoré, faisant du tiers-temps (ou d’un quart-temps pour les troubles les plus sévères) la mesure de loin la plus répandue.

    Quel type de handicap est le plus fréquent chez les étudiants ?

    Les troubles des fonctions du langage et de la parole constituent le type de handicap le plus fréquent parmi les ESH (24,4 % de l’effectif). Cette catégorie englobe notamment les troubles dys (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, dysorthographie). Depuis 2018, les troubles des fonctions cognitives et les troubles des fonctions psychiques (dont le TDAH, les TSA, les troubles anxieux sévères) sont en forte progression, respectivement +4,7 et +3,0 points. À l’inverse, la part des troubles moteurs a diminué de 3,7 points.

    Comment obtenir une reconnaissance de handicap à l’université ?

    La démarche comporte généralement deux volets : d’une part, la demande d’une RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) ou d’une notification d’orientation scolaire auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) de son département ; d’autre part, une prise de contact avec le service handicap de l’établissement, qui établit un plan d’accompagnement personnalisé (PAP) avec l’aide du médecin de prévention. Ce plan est renouvelable chaque année universitaire et précède la transmission des aménagements aux services de scolarité.

    Les étudiants en situation de handicap peuvent-ils bénéficier d’aides financières spécifiques ?

    Oui, plusieurs dispositifs existent en parallèle des aides de droit commun. La bourse CROUS sur critères sociaux peut être majorée pour les étudiants handicapés. L’AGEFIPH peut financer l’aménagement du poste de travail (logiciels de compensation, matériel spécifique). La PCH (Prestation de Compensation du Handicap), attribuée par la MDPH, peut couvrir des aides humaines ou techniques liées aux études. Depuis la rentrée 2023, plus de 3 000 étudiants handicapés et aidants ont bénéficié d’un accès facilité aux bourses CROUS selon le 4e Comité de suivi de l’université inclusive.

    La part des ESH dans l’enseignement supérieur va-t-elle continuer à augmenter ?

    Toutes les tendances structurelles pointent vers une poursuite de la croissance. La meilleure détection des troubles dys et TDAH chez les adolescents génère un flux continu de nouveaux entrants. Les politiques d’université inclusive incitent davantage d’étudiants à engager une démarche de reconnaissance. Enfin, la progression des ESH en master (+3,2 points depuis 2018) suggère que ces étudiants restent plus longtemps dans le système. Le rythme de croissance pourrait se tasser par rapport au pic de 2021-2023, mais le potentiel de hausse reste significatif tant que le taux global de 2,2 % reste en deçà des estimations de prévalence des troubles dans la tranche d’âge 18-25 ans.

    Y a-t-il des disparités entre universités et grandes écoles dans l’accueil des ESH ?

    Oui. Les universités concentrent 84,7 % des ESH, très loin devant les établissements privés (7,5 %) ou les CPGE et STS (4,3 %). Cette concentration s’explique par des effectifs globaux plus importants dans les universités, mais aussi par un accès plus systématisé aux services handicap dans ce secteur. Les grandes écoles progressent (+2,73 points en formations d’ingénieurs depuis 2018), mais partent d’un niveau plus bas. La qualité des services dépend aussi fortement de la taille de l’établissement et de ses ressources dédiées.

  • Validation des acquis de l’expérience (VAE) dans l’enseignement supérieur France 2025 : reprise des candidatures et chiffres clés

    Validation des acquis de l’expérience (VAE) dans l’enseignement supérieur France 2025 : reprise des candidatures et chiffres clés

    Validation des acquis de l’expérience (VAE) dans l’enseignement supérieur France 2025 : reprise des candidatures et chiffres clés

    La VAE — Validation des Acquis de l’Expérience — est la troisième voie d’accès à la certification en France, aux côtés de la formation initiale et de la formation continue. Après plusieurs années de baisse, les candidatures à la VAE enseignement supérieur France statistiques 2025 confirment un retournement de tendance net : +25 % de nouvelles entrées en 2024, effet direct de la réforme portée par la loi n° 2022-1598 du 21 décembre 2022 et du lancement du guichet unique France VAE en juillet 2023.

    Ce tableau de bord rassemble les chiffres officiels de la DEPP (Note d’Information n° 25‑67, décembre 2025) et des observatoires régionaux. Il est conçu pour les professionnels RH, les conseillers orientation et les étudiants qui évaluent la pertinence de cette voie.

    Résultat clé : En 2024, ~16 200 candidatures ont été examinées (+13 % vs 2023), ~11 000 diplômes ont été délivrés, et le taux de validation totale pour les certifications de l’enseignement supérieur s’établit à ~80 %. Plus de 251 000 diplômes ont été délivrés depuis la création du dispositif en 2002.

    Chiffres clés 2024 : candidatures et diplômes

    La note DEPP n° 25‑67 (décembre 2025) couvre le périmètre de l’Éducation nationale (DAVA). Les chiffres ci-dessous correspondent aux jurys organisés en 2024 :

    Indicateur 2023 2024 Évolution
    Nouvelles entrées dans le dispositif n.c. +25 %
    Candidatures examinées en jury ~14 300 ~16 200 +13 %
    Diplômes délivrés (validation totale) ~9 700 ~11 000 +13 %
    Part des dossiers visant le supérieur ~55 % 58 %
    Recevabilités accordées (toutes voies) 28 253

    Source : DEPP, Note d’Information n° 25‑67, décembre 2025 ; Via Compétences, octobre 2025.

    La reprise est attribuée à deux leviers concomitants : la simplification du parcours via France VAE (suppression de l’étape de recevabilité préalable au dossier) et les mesures de financement renforcées de l’accompagnement introduites à partir de décembre 2022.

    Données DEPP — VAE : reprise des candidatures en 2024

    Note d’Information n° 25-67 du Ministère de l’Éducation nationale (DEPP), décembre 2025. Couvre l’ensemble des certifications délivrées par l’Éducation nationale (DAVA).


    Consulter la note statistique DEPP →

    Source : DEPP, Note d’Information n° 25-67, Ministère de l’Éducation nationale, décembre 2025

    Taux de validation par type de diplôme

    Les taux ci-dessous combinent les données de la DEPP, de Via Compétences (Auvergne-Rhône-Alpes) et des enquêtes régionales publiées en 2024–2025. Ils portent sur les candidats présentés en jury (validation totale ou partielle).

    Type de diplôme Validation totale Validation partielle Périmètre
    Licence professionnelle 82 % n.c. Universités
    Master / Doctorat 72 % n.c. Universités
    Diplôme d’ingénieur 44 % 56 % Écoles d’ingénieurs
    Certifications Éducation nationale (sup.) 80 % n.c. DAVA national
    Titres Ministère du Travail 83 % n.c. AFPA / CFA
    Certifications Sport/Jeunesse 37 % n.c. DRAJES

    Source : pro-avenir.com d’après DEPP (données 2019 réf.) ; Via Compétences Auvergne-Rhône-Alpes 2024.

    La licence professionnelle affiche le taux de validation totale le plus élevé de l’enseignement supérieur. Le diplôme d’ingénieur, dont le jury est soumis à une double évaluation (école et jury national), se démarque par une proportion élevée de validations partielles (56 %), invitant les candidats à anticiper un complément de formation.

    Profil des candidats

    Les données régionales et nationales convergent vers un portrait homogène :

    Caractéristique Valeur 2024
    Proportion de femmes ~66–75 % (selon périmètre)
    En emploi au moment de la demande 75–84 %
    Tranche d’âge majoritaire 30–49 ans
    Niveau de formation antérieur (supérieur) 39 % BAC+2 ; 25 % BAC+3
    Secteurs dominants Santé, social, éducation
    Durée médiane du parcours (diplômes universitaires) 15–16 mois

    Source : DEPP ; Via Compétences Auvergne-Rhône-Alpes 2024 ; pro-avenir.com.

    Dans les filières universitaires (hors santé/social), le profil est plus équilibré en termes de genre, avec une surreprésentation masculine dans les diplômes d’ingénieur (87 % d’hommes). La tranche 30–49 ans représente la classe d’âge de loin la plus active : c’est la génération qui dispose de suffisamment d’expérience professionnelle pour constituer un dossier solide, tout en cherchant à formaliser une progression de carrière.

    Diplômes les plus visés

    Sur le périmètre de l’Éducation nationale, les cinq certifications les plus fréquemment examinées en jury en 2024 sont :

    1. DEES (Diplôme d’État d’Éducateur Spécialisé) — 4 078 candidatures, soit 25 % des dossiers examinés
    2. DEME (Diplôme d’État de Moniteur Éducateur) — 1 915 candidatures (+33 % vs 2023)
    3. CAP Accompagnant Éducatif Petite Enfance (AEPE) — 1 432 candidatures (8,9 % du total)
    4. BTS (toutes spécialités) — 6 941 recevabilités accordées en 2024 sur 28 253
    5. Diplômes d’État du secteur santé (aide-soignant, auxiliaire de puériculture)

    Dans l’enseignement supérieur stricto sensu (universités), les licences professionnelles des secteurs tertiaire, management et services à la personne dominent, suivies par les masters dans les domaines de l’éducation, du management public et des ressources humaines.

    Évolution historique (2002–2024)

    La loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 a créé la VAE dans sa forme actuelle. En vingt-deux ans, le dispositif a subi plusieurs cycles :

    Période Tendance Facteur explicatif
    2002–2013 Montée en charge progressive Création du dispositif, montée en puissance des DAVA
    2013–2022 Déclin progressif (−12 % sur la période) Complexité administrative, concurrence du CPF, Covid
    2021 +6 % (rebond post-Covid) Rattrapage après suspension des jurys en 2020
    2022–2023 Réforme structurelle Loi n° 2022-1598, création de France VAE (juillet 2023)
    2024 +25 % nouvelles entrées / +13 % candidatures Guichet unique, financement renforcé, simplification parcours
    Cumul depuis 2002 251 000 diplômes délivrés DEPP Note d’Information n° 24.27, juillet 2024

    Source : DEPP Note n° 24.27 (juillet 2024) ; DEPP Note n° 25‑67 (décembre 2025) ; Ministère de l’Éducation nationale, 2022.

    France VAE : le guichet unique

    Accessible sur vae.gouv.fr, le portail national France VAE a été conçu pour lever les obstacles administratifs qui freinaient les candidatures depuis une décennie. Ses indicateurs de performance à fin 2024 :

    • 87 %+ des candidats passés par le portail ont obtenu leur diplôme
    • 94 % des candidats recommandent la démarche
    • 8 mois de durée moyenne de parcours (contre 15–16 mois par voie classique pour les diplômes universitaires)
    • Quatre types d’utilisateurs accompagnés : candidats, accompagnateurs, certificateurs, organisateurs de VAE collective

    Le portail couvre l’ensemble des certifications inscrites au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP), ce qui inclut les diplômes universitaires. Pour les fonctionnaires, la procédure reste distincte et passe par les organismes référents désignés par le ministère employeur.

    Point de vigilance : France VAE cible principalement les certifications professionnelles (RNCP). Pour un diplôme universitaire délivré en propre par un établissement (master recherche, doctorat hors VAE-doctorat), la demande doit toujours être adressée directement au service de formation continue de l’université concernée, conformément aux dispositions de l’article L. 613-3 du Code de l’éducation.

    Financement de l’accompagnement

    Le coût d’un accompagnement VAE varie généralement entre 1 200 € et 3 000 € selon le niveau de diplôme visé et l’organisme prestataire. Plusieurs dispositifs de prise en charge existent :

    • CPF (Compte Personnel de Formation) : mobilisable pour financer tout ou partie des frais d’accompagnement, sous réserve que la certification soit éligible
    • Plan de développement des compétences de l’employeur : l’entreprise peut financer la VAE dans le cadre de sa politique RH
    • OPCO : les opérateurs de compétences cofinancent les parcours pour les salariés des secteurs concernés
    • France Travail : prise en charge possible pour les demandeurs d’emploi, notamment dans le cadre d’un projet de reconversion
    • Région : certains conseils régionaux proposent des aides spécifiques pour les résidents engagés dans une VAE diplômante

    La réforme de 2022–2023 a renforcé le financement de la phase d’accompagnement (rédaction du livret 2), qui était auparavant à la charge quasi exclusive du candidat. Ce levier est identifié par la DEPP comme l’un des facteurs principaux de la reprise des candidatures observée en 2024.

    Préparer son dossier VAE avec l’IA. La constitution du livret 2 — qui décrit de façon détaillée les compétences acquises par l’expérience — est l’étape la plus exigeante du parcours. Tesify accompagne les candidats dans la structuration et la rédaction de leurs écrits académiques grâce à l’intelligence artificielle, en maintenant leur voix propre et leur authenticité.

    FAQ — VAE dans l’enseignement supérieur France

    Combien de candidatures VAE ont été examinées en 2024 dans l’enseignement supérieur ?

    En 2024, environ 16 200 candidatures ont été examinées par des jurys VAE au titre de l’Éducation nationale, soit une hausse de 13 % par rapport à 2023. Plus de la moitié de ces dossiers (58 %) visaient un diplôme de l’enseignement supérieur — BTS, licence professionnelle ou master. Ces chiffres sont publiés par la DEPP dans sa Note d’Information n° 25‑67 de décembre 2025.

    Quel est le taux de validation totale en VAE pour l’enseignement supérieur ?

    Le taux de validation totale pour les certifications de l’enseignement supérieur s’établit autour de 80 % pour le périmètre Éducation nationale. Pour la licence professionnelle spécifiquement, il dépasse 82 %, et pour le master et le doctorat, il approche 72 %. Le diplôme d’ingénieur se distingue avec 44 % de validation totale et 56 % de validation partielle.

    Qu’est-ce que le guichet unique France VAE ?

    France VAE est le portail national lancé en juillet 2023 (vae.gouv.fr) qui centralise l’ensemble du parcours VAE : dépôt de dossier, désignation d’un accompagnateur, suivi du jury. Depuis son lancement, plus de 400 000 candidats ont obtenu un diplôme par la voie de la VAE, et 87 % des candidats passant par le portail aboutissent à une certification. La durée moyenne du parcours via France VAE est de 8 mois.

    Quel est le profil type d’un candidat à la VAE en France ?

    Les candidats à la VAE sont majoritairement des femmes (deux tiers environ), en emploi (75 à 84 % selon le périmètre), et appartenant à la tranche d’âge 30–49 ans. Le secteur de la santé, du social et de l’éducation concentre l’essentiel des demandes. Dans les filières universitaires, 39 % des candidats détiennent déjà un BAC+2 et 25 % un BAC+3.

    Combien de diplômes ont été délivrés par la VAE depuis sa création ?

    Depuis l’entrée en vigueur de la loi de modernisation sociale de 2002, plus de 251 000 diplômes ont été délivrés par la voie de la VAE en France, selon la Note d’Information DEPP n° 24.27 de juillet 2024. Ce chiffre couvre toutes les certifications, tous niveaux confondus, délivrées sous tutelle du ministère de l’Éducation nationale.

    La VAE permet-elle d’obtenir un master ou une licence professionnelle ?

    Oui. Tout diplôme délivré par une université ou un établissement d’enseignement supérieur est accessible par la VAE, y compris la licence professionnelle (taux de validation totale supérieur à 82 %), le master et le doctorat (72 %). La demande est déposée directement auprès de l’établissement délivrant le diplôme visé, ou via le portail France VAE pour les certifications RNCP.

    Quelle durée prévoir pour une VAE dans l’enseignement supérieur ?

    La durée moyenne d’un parcours VAE est de 8 mois selon le portail France VAE. Pour les diplômes universitaires (licence, master), les enquêtes régionales indiquent une durée médiane de 15 à 16 mois par voie classique, en raison de la complexité des dossiers de recevabilité et des délais entre sessions de jury.

    Comment financer son accompagnement VAE ?

    L’accompagnement VAE (coût moyen : 1 200 € à 3 000 €) peut être financé par le CPF, par l’employeur via le plan de développement des compétences, par les OPCO, ou par France Travail pour les demandeurs d’emploi. Certaines régions proposent également des aides spécifiques aux résidents engagés dans une VAE diplômante.

    Conclusion

    La VAE enseignement supérieur France statistiques 2025 dessinent un dispositif en nette reprise : +25 % de nouvelles entrées, ~16 200 candidatures examinées, ~11 000 diplômes délivrés, et un taux de validation totale de 80 % pour les certifications de l’Éducation nationale. La réforme de 2022–2023 et le guichet unique France VAE ont levé les principaux obstacles administratifs. Les actifs de 30 à 49 ans — majoritairement féminins, majoritairement en emploi — restent le cœur de cible du dispositif.

    Pour les candidats qui envisagent de constituer leur livret 2 (description des compétences), la qualité de la rédaction reste déterminante pour convaincre le jury. Des outils comme Tesify permettent de structurer et de rédiger ce type de document académique de façon rigoureuse et personnalisée.


    Sources : DEPP, Note d’Information n° 25‑67 (décembre 2025) — reprise des candidatures VAE en 2024 ; DEPP, Note d’Information n° 24.27 (juillet 2024) — 251 000 diplômes en 20 ans ; Via Compétences Auvergne-Rhône-Alpes, tableau de bord VAE 2024 (octobre 2025) ; portail France VAE (vae.gouv.fr) ; enseignementsup-recherche.gouv.fr.

  • Le Doctorat en France en Chiffres 2026 : Nombre de Doctorants, Durée Moyenne et Achèvement (Données MESR-SIES)

    Le Doctorat en France en Chiffres 2026 : Nombre de Doctorants, Durée Moyenne et Achèvement (Données MESR-SIES)

    Le Doctorat en France en Chiffres 2026 : Nombre de Doctorants, Durée Moyenne et Achèvement (Données MESR-SIES)

    Soixante-neuf mille doctorants inscrits, quatorze mille sept cents thèses soutenues en un an, une durée réglementaire de trois ans que moins de la moitié des docteurs tiennent : les chiffres du doctorat en France 2026 racontent une réalité plus complexe que le calendrier officiel. Ce tour d’horizon s’appuie exclusivement sur les publications du service statistique du ministère (SIES), les notes flash annuelles et l’état de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (EESR n°19). Chaque donnée est sourcée et datée — aucune estimation non vérifiée n’est présentée.

    Que vous soyez candidat au doctorat, directeur de thèse ou responsable d’une école doctorale, ces indicateurs permettent de situer un parcours dans le contexte national : combien de doctorants entrent chaque année, dans quels domaines, avec quels financements, et en combien de temps la majorité parvient à soutenir.

    Résultat clé : À la rentrée 2024-2025, 69 432 doctorants sont inscrits dans 289 écoles doctorales françaises. En 2024, 14 727 doctorats ont été délivrés (−3 % vs 2023). En 2024, 42 % des thèses sont soutenues en moins de 40 mois (+4 points sur un an) — mais ce taux culmine à 58 % en sciences exactes contre 11 % en sciences humaines. 81 % des nouveaux doctorants bénéficient d’un financement dédié. (Sources : SIES Note Flash n°14, juin 2025 ; EESR n°19, 2025.)

    69 432 doctorants inscrits : l’effectif 2024-2025

    À la rentrée 2024-2025, la France compte 69 432 étudiants inscrits en doctorat, en légère baisse de 0,3 % par rapport à 2023-2024. Sur dix ans, l’effectif total a reculé de 9,6 % par rapport à 2013 (EESR n°19, SIES 2025). Cette contraction traduit principalement le déclin des inscriptions en sciences de la société (−4,7 % sur un an) et en sciences humaines et humanités (−0,9 %), partiellement compensé par la progression des sciences exactes et applications (+1,8 %) et la quasi-stabilité des sciences du vivant (+0,4 %).

    Les primo-inscrits — doctorants entrant en première année — sont en revanche en hausse : 17 000 nouveaux doctorants ont intégré le système à la rentrée 2024, soit +3,2 % par rapport à 2023 (16 400 primo-inscrits). Ces étudiants se répartissent dans les 289 écoles doctorales accréditées par le MESR. Pour comprendre le fonctionnement de ces structures et les critères d’admission, voir École doctorale en France : comment choisir et intégrer la bonne.

    Effectifs du doctorat en France — évolution 2022-2025
    Rentrée Inscrits total Primo-inscrits Source
    2022-2023 70 700 15 700 SIES NF 2024-17 / Campus France
    2023-2024 69 639 16 400 SIES enquête EDs 2024
    2024-2025 69 432 17 000 SIES enquête EDs 2025 / EESR n°19

    14 727 docteurs diplômés en 2024 : la production annuelle

    En 2024, la France a délivré 14 727 doctorats, soit une baisse de 3,0 % par rapport à 2023 (SIES Note Flash n°14, juin 2025). L’année 2023 avait constitué un pic à 15 187 diplômes (+9,6 % vs 2022), en partie liée au rattrapage post-pandémique des soutenances retardées. Le niveau 2024 reste toutefois supérieur aux années antérieures à 2022, confirmant une progression de long terme : +0,9 % par rapport à 2013 (EESR n°19).

    Docteurs diplômés en France — évolution récente
    Année Docteurs diplômés Variation Source SIES
    2023 15 187 +9,6 % Note Flash SIES n°17, juin 2024
    2024 14 727 −3,0 % Note Flash SIES n°14, juin 2025

    Une fois la soutenance réussie, la question de l’insertion professionnelle s’impose. Les données détaillées par discipline et type d’employeur sont disponibles dans l’article : Insertion professionnelle des docteurs en France 2024 : emploi, CDI et secteur privé par discipline.

    Répartition par grand domaine : sciences, SHS et vivant

    Le SIES ventile les effectifs doctoraux selon quatre grands domaines disciplinaires. À la rentrée 2024-2025, les sciences exactes et applications (mathématiques, physique, chimie, informatique, ingénierie) forment le premier contingent avec 26 815 inscrits (38,6 % du total). Les sciences humaines et humanités (littérature, histoire, philosophie, arts) arrivent en deuxième position (17 765 inscrits, 25,6 %), suivies des sciences du vivant — biologie, agronomie, environnement — (13 081 inscrits, 18,8 %) et des sciences de la société — économie, droit, gestion, sciences politiques — (11 771 inscrits, 17,0 %).

    Doctorants inscrits et diplômés par domaine — France 2024-2025 et 2024 (Source : EESR n°19, SIES 2025)
    Domaine Inscrits 2024-25 Part Diplômés 2024 Part diplômés
    Sciences exactes & applications 26 815 38,6 % 7 125 48,4 %
    Sciences humaines & humanités 17 765 25,6 % 2 499 17,0 %
    Sciences du vivant 13 081 18,8 % 3 362 22,8 %
    Sciences de la société 11 771 17,0 % 1 741 11,8 %
    Total 69 432 100 % 14 727 100 %

    L’écart entre la part dans les inscrits (25,6 %) et la part dans les diplômés (17,0 %) pour les sciences humaines est le signal le plus visible d’un phénomène structurel : ces doctorants mettent plus longtemps à soutenir — et certains n’y parviennent pas. À l’inverse, les sciences exactes surreprésentent les diplômés (48,4 %) par rapport à leur poids parmi les inscrits (38,6 %), signe d’une durée de thèse plus courte et d’un taux d’achèvement plus élevé.

    Diagramme en barres comparant la part de doctorants inscrits et diplômés par grand domaine disciplinaire en France — sciences exactes, sciences humaines, sciences du vivant, sciences de la société
    Illustration de la répartition des doctorants inscrits et des diplômés par grand domaine en France (2024-2025). Source de données : EESR n°19, SIES 2025.

    Part de doctorants étrangers : la France, pôle d’attraction doctoral

    Le doctorat français attire une proportion très élevée d’étudiants internationaux. En 2022-2023, 25 880 doctorants de nationalité étrangère étaient inscrits sur un total de 70 700, soit 37 % des effectifs (SIES / Campus France, Chiffres clés 2024). Ce taux dépasse la moyenne européenne (25 %) et place la France à égalité avec l’Irlande, légèrement derrière l’Autriche (39 %).

    L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient constituent la première zone géographique d’origine, devant l’Europe. En termes de diplôme d’accès, les données EESR n°19 indiquent que 80 % des primo-inscrits sont titulaires d’un diplôme français (master ou diplôme d’ingénieur) : la mobilité internationale au doctorat concerne donc principalement des étudiants qui ont effectué leurs études supérieures en France.

    Tendance à surveiller : le nombre de doctorants étrangers inscrits à l’université a reculé d’environ 15 % en cinq ans, passant de près de 24 000 à environ 20 000 entre 2018-2019 et 2023-2024 (Campus France 2024). Cette évolution interroge sur l’attractivité internationale du doctorat français dans un contexte de concurrence accrue avec les universités anglo-saxonnes et asiatiques.

    Durée de la thèse par discipline (données SIES 2025)

    La durée réglementaire d’une thèse est fixée à 36 mois (3 ans) par les textes, avec possibilité d’extensions annuelles jusqu’à 6 ans en cas de contrat CIFRE, de situation de handicap, de thèse en cotutelle ou de circonstances exceptionnelles. La réalité statistique s’écarte sensiblement de ce cadre.

    En 2024, 42 % des docteurs diplômés ont soutenu en moins de 40 mois, en hausse de 4 points sur un an et proche du niveau d’avant-Covid (SIES Note Flash n°14, juin 2025). Autrement dit, une majorité de docteurs dépasse encore la durée réglementaire de 36 mois. La durée médiane tous domaines confondus se situe dans la tranche 40-52 mois, soit environ 3 ans et demi à 4 ans et demi ; à l’autre extrémité, environ un diplômé sur dix soutient au-delà de 72 mois (EESR n°19, SIES 2025).

    Part des docteurs 2024 ayant soutenu en moins de 40 mois, par domaine (Sources : SIES Note Flash n°14, juin 2025 ; contraste disciplinaire d’après EESR n°19)
    Durée de la thèse Tous domaines Sciences exactes Sciences humaines
    Moins de 40 mois 42 % ≈ 58 % ≈ 11 %
    40 mois et plus 58 % ≈ 42 % ≈ 89 %

    Le contraste disciplinaire sur la tranche « moins de 40 mois » est saisissant : près de 58 % en sciences exactes contre à peine 11 % en sciences humaines. Cet écart tient à plusieurs facteurs structurels cumulatifs : le financement quasi-systématique des thèses en sciences exactes (qui permet de consacrer la totalité du temps à la recherche), la dépendance fréquente des doctorants SHS à une activité professionnelle parallèle, la nature des travaux en SHS (enquêtes de terrain longues, corpus documentaires étendus, conditions d’accès aux archives), et des cultures disciplinaires qui n’accordent pas la même valeur à la brièveté.

    Pour explorer comment organiser concrètement la rédaction d’une thèse, le guide complet du doctorat en France 2026 détaille les étapes depuis l’inscription jusqu’à la soutenance.

    Financement des doctorants : qui finance les thèses ?

    Le financement est le déterminant le plus puissant de la durée et de l’achèvement de la thèse. À la rentrée 2024-2025, 81 % des primo-inscrits bénéficient d’un financement dédié — contre 79,2 % en 2023-2024 (SIES enquête EDs 2025 / EESR n°19). Ce taux agrégé cache des disparités disciplinaires considérables.

    Principales sources de financement des primo-inscrits en doctorat — 2024-2025 (Source : SIES enquête EDs 2025 / EESR n°19)
    Type de financement Part des primo-inscrits
    Contrats doctoraux MESRE (ministère) 38,6 %
    Financement organismes de recherche (CNRS, Inserm, CEA, etc.) 18,4 %
    Financements étrangers (co-financements internationaux) 11,2 %
    Contrats CIFRE (partenariat avec une entreprise privée) 9,4 %
    Autres financements (ANR, collectivités, fondations, etc.) ~3,4 %
    Sans financement dédié (avec ou sans activité salariée parallèle) ~19 %

    La disparité disciplinaire en matière de financement est l’une des plus prononcées du système d’enseignement supérieur français. En sciences exactes et applications, le taux de financement dépasse 97 % des primo-inscrits. En sciences humaines et humanités, il avoisine 50 % (données SIES 2023-2024). Cette inégalité structure directement le rythme de la thèse et la probabilité d’achèvement. Un doctorant non financé doit articuler son travail de recherche avec une activité professionnelle, ce qui allonge mécaniquement la durée de la thèse et accroît le risque d’abandon.

    Achèvement et abandon : ce que disent les données

    Les statistiques sur le taux d’achevement du doctorat sont moins systématiquement publiées que les effectifs ou les données de durée. Les études disponibles — analyses par cohorte du SIES, rapports HCERES et rapport Pommier-Lazarus — documentent un taux d’abandon significatif, particulièrement marqué en SHS et parmi les doctorants non financés. Cette dimension mérite un traitement à part entière, disponible dans l’article dédié : Taux d’abandon en thèse de doctorat en France : chiffres 2026, causes et durée réelle.

    La distribution des durées présentée dans la section précédente offre un signal indirect : les thèses dépassant 72 mois ne sont pas toutes abandonnées, mais les analyses par cohorte de primo-inscrits montrent qu’une fraction non négligeable des doctorants inscrits ne parvient jamais à la soutenance — avec des taux qui varient fortement selon le domaine et la présence ou l’absence d’un financement. Pour situer le doctorat dans l’ensemble des diplômes de cycle long et comprendre la distinction fondamentale avec le master, voir le guide différence entre mémoire et thèse en 2026 sur fr.tesify.pro.

    FAQ — Le doctorat en France en chiffres

    Combien y a-t-il de doctorants en France en 2025 ?

    À la rentrée 2024-2025, 69 432 doctorants sont inscrits dans les 289 écoles doctorales françaises, dont 17 000 primo-inscrits (+3,2 % par rapport à 2023). L’effectif total est en légère baisse de 0,3 % sur un an et de 9,6 % par rapport à 2013. Source : SIES enquête EDs 2025 / EESR n°19.

    Combien de doctorats sont délivrés en France chaque année ?

    En 2024, la France a délivré 14 727 doctorats, soit −3 % par rapport au pic de 2023 (15 187 diplômes). Les sciences exactes représentent 48,4 % des diplômes (7 125), devant les sciences du vivant (3 362), les sciences humaines (2 499) et les sciences de la société (1 741). Source : SIES Note Flash n°14, juin 2025.

    Quelle est la durée médiane d’une thèse en France ?

    En 2024, 42 % des thèses sont soutenues en moins de 40 mois (+4 points sur un an). La durée médiane tous domaines confondus se situe dans la tranche 40-52 mois. L’écart disciplinaire est considérable : environ 58 % des thèses en sciences exactes sont soutenues en moins de 40 mois, contre seulement 11 % en sciences humaines et humanités. Sources : SIES Note Flash n°14, juin 2025 ; EESR n°19.

    Quelle proportion de doctorants en France sont étrangers ?

    En 2022-2023, 37 % des doctorants inscrits en France (25 880 sur 70 700) étaient de nationalité étrangère. Ce taux est en recul d’environ 15 % en cinq ans. Les principales zones d’origine sont l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l’Europe. Source : SIES / Campus France, Chiffres clés 2024.

    Quel est le taux de financement des doctorants en France ?

    81 % des primo-inscrits à la rentrée 2024-2025 bénéficient d’un financement dédié. Ce taux atteint plus de 97 % en sciences exactes mais tombe à environ 50 % en sciences humaines et humanités. Le principal mécanisme est le contrat doctoral MESRE (38,6 % des primo-inscrits), suivi du financement par les organismes de recherche (18,4 %). Source : SIES enquête EDs 2025 / EESR n°19.

    Quel domaine regroupe le plus de doctorants en France ?

    Les sciences exactes et applications concentrent 26 815 doctorants (38,6 % du total) à la rentrée 2024-2025, devant les sciences humaines et humanités (17 765, soit 25,6 %), les sciences du vivant (13 081, soit 18,8 %) et les sciences de la société (11 771, soit 17 %). Source : EESR n°19, SIES 2025.

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  • Lois et Décrets ESR Été 2026 : Toutes les Réformes Universitaires de Juin-Juillet

    Lois et Décrets ESR Été 2026 : Toutes les Réformes Universitaires de Juin-Juillet

    Lois et Décrets ESR Été 2026 : Toutes les Réformes Universitaires de Juin-Juillet

    L’été 2026 marque un tournant législatif pour l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) en France. Un projet de loi d’une ampleur inédite a été transmis le 26 juin 2026 par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace. Son examen au Conseil supérieur de l’éducation (CSE) était prévu le 3 juillet, avant un passage au CNESER le 8 juillet et une présentation au Parlement avant la pause estivale. Ces lois et décrets ESR été 2026 reconfigurent durablement le paysage universitaire français.

    Pour les étudiants, les chercheurs et les personnels de l’enseignement supérieur, comprendre le contenu et les implications de ces textes est essentiel. Cet article compile l’ensemble des réformes législatives et réglementaires de l’été 2026, en explique les enjeux et analyse leur impact concret sur les formations, les diplômes et la recherche.

    En bref : L’été 2026 voit l’examen d’un projet de loi de modernisation de l’ESR autorisant les établissements privés à conférer des grades universitaires (licences, masters). Le budget ESR 2026 est en hausse de 350 M€ pour le ministère et de 725 M€ pour la MIRES (31 milliards au total). Plusieurs décrets sectoriels concernent les masters enseignement, les critères d’accréditation et le cadre de l’intégrité académique.

    1. Le projet de loi de modernisation de l’ESR

    Le projet de loi de « modernisation et régulation de l’enseignement supérieur », transmis le 26 juin 2026, est le texte législatif le plus structurant pour l’ESR depuis la loi Fioraso de 2013. Il s’articule autour de plusieurs axes majeurs :

    Source : Erika Dupont, PhD

    Architecture du texte

    Le projet de loi comprend plusieurs titres distincts :

    • Titre I : Diversification de l’offre de formation (intégration du privé)
    • Titre II : Gouvernance des établissements publics
    • Titre III : Simplification administrative et numérique
    • Titre IV : Recherche et valorisation (simplification des contrats de recherche)
    • Titre V : Dispositions relatives aux personnels

    Calendrier d’examen

    Date Étape
    26 juin 2026 Transmission du projet par le ministère
    3 juillet 2026 Examen en Conseil supérieur de l’éducation (CSE)
    8 juillet 2026 Débat au CNESER
    Fin juillet 2026 Présentation en Conseil des ministres
    Automne 2026 Examen parlementaire (Assemblée nationale, Sénat)

    2. Ouverture aux établissements privés : ce que change la loi

    La mesure la plus controversée du projet de loi est l’intégration formelle des établissements d’enseignement supérieur privés dans le système universitaire français, avec la possibilité de conférer des grades nationaux (licence, master) sous conditions d’accréditation.

    Mécanisme d’accréditation renforcé

    Les établissements privés souhaitant délivrer des grades nationaux devront obtenir une accréditation du Hcéres sur la base de critères renforcés portant sur :

    • Les qualifications des enseignants (exigence de docteurs pour les formations de niveau master)
    • L’existence d’une activité de recherche documentable
    • La transparence tarifaire et l’accessibilité financière (pas de frais supérieurs à un seuil défini)
    • L’insertion professionnelle des diplômés (données vérifiables)

    Les critiques du projet

    Les syndicats enseignants (SNESUP-FSU, SGEN-CFDT, SUD Éducation) dénoncent ce qu’ils qualifient de mise en concurrence déloyale entre le service public d’enseignement supérieur et des acteurs privés à but lucratif. Parmi les critiques principales :

    • Le risque de dévalorisation des diplômes nationaux par leur prolifération
    • L’affaiblissement financier des universités publiques par la captation d’étudiants solvables
    • L’absence de garantie sur les conditions de travail des enseignants dans le privé
    • Le risque de création d’un marché du diplôme à deux vitesses
    Point de vigilance pour les étudiants : Si vous envisagez de vous inscrire dans un établissement privé à la rentrée 2026-2027, vérifiez scrupuleusement si la formation est accréditée par le Hcéres et si le grade délivré est bien un grade national reconnu par l’État. Cette vérification est disponible sur le site du RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles).

    3. Budget MIRES 2026 : 31 milliards pour l’ESR

    La loi de finances pour 2026, adoptée définitivement, consolide les engagements financiers de l’État en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche :

    Chiffres clés du budget ESR 2026

    • +350 millions d’euros pour le budget du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace par rapport à 2025
    • +725 millions d’euros pour la mission interministérielle recherche et enseignement supérieur (MIRES)
    • 31 milliards d’euros au total pour la MIRES 2026

    Ventilation des priorités budgétaires

    La hausse budgétaire se concentre sur plusieurs priorités annoncées :

    • Revalorisation des salaires des personnels enseignants et BIATSS
    • Investissement dans les infrastructures numériques (campus numériques, ENT)
    • Financement de l’ANR (Agence nationale de la recherche) pour les appels à projets
    • Soutien aux établissements en zone tendue (universités de banlieue, outre-mer)

    4. Décrets relatifs aux masters : le cadre national rénové

    L’arrêté du 12 janvier 2026 fixant le cadre national des masters enseignement et éducation (publié au Journal officiel) constitue l’un des premiers textes réglementaires majeurs de l’année. Il redéfinit :

    • Les compétences attendues des diplômés de masters MEEF (Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation)
    • L’articulation entre la formation théorique et les stages en établissement scolaire
    • Les modalités d’évaluation des stages et leur prise en compte dans la validation du diplôme

    Ce texte s’applique aux étudiants entrant en MEEF à partir de la rentrée 2026-2027.

    Par ailleurs, plusieurs décrets sectoriels publiés au Bulletin officiel de l’enseignement supérieur et de la recherche (BO) entre juin et juillet 2026 concernent notamment :

    • Le renouvellement des accréditations EESPIG (Établissements d’enseignement supérieur privés d’intérêt général)
    • Les modalités d’organisation des épreuves de master dans le cadre de Mon Master
    • Le cadre des césures en master (procédure et conditions d’accord)

    5. IA et intégrité académique : nouveaux textes réglementaires

    L’usage de l’intelligence artificielle dans les travaux académiques fait l’objet d’un encadrement réglementaire de plus en plus précis. Plusieurs textes publiés ou en cours d’élaboration à l’été 2026 touchent directement les étudiants :

    Recommandations CNESER sur l’IA dans l’évaluation

    Le CNESER a adopté en juin 2026 un ensemble de recommandations sur l’usage de l’IA dans l’enseignement supérieur. Ces recommandations, bien que non contraignantes, orientent fortement les politiques des établissements :

    • Obligation pour les établissements de publier une charte IA précisant les usages autorisés et prohibés
    • Recommandation d’une approche disciplinaire différenciée (les usages IA en sciences dures diffèrent de ceux en lettres)
    • Exigence de transparence : tout usage substantiel d’IA doit être déclaré dans le travail

    Pour comprendre comment les universités françaises détectent l’usage de l’IA dans les mémoires, consultez notre article sur les détecteurs IA utilisés dans les universités françaises en 2026.

    Dans une perspective européenne, il est utile de noter que les universités italiennes font face à des enjeux similaires d’application de l’EU AI Act dans les environnements académiques. Le calendrier et les obligations pratiques pour les établissements italiens à partir du 2 août 2026 sont documentés sur EU AI Act e università italiane : applicazione dal 2 agosto 2026. Dans ce contexte de réforme des personnels universitaires, il est également instructif de comparer la structure du corps enseignant des deux pays : le nombre de docenti universitari en Italie en 2026 par rôle selon le MUR révèle des dynamiques très différentes de celles observées en France.

    Décret sur la charte d’intégrité scientifique

    Un décret encadrant les chartes d’intégrité scientifique dans les établissements d’enseignement supérieur est en cours d’élaboration. Il vise à harmoniser les pratiques entre établissements et à clarifier les procédures disciplinaires en cas de manquement à l’intégrité académique. Consultez notre analyse de la charte d’intégrité pour les doctorants en 2026 pour les enjeux spécifiques aux thèses.

    6. Réactions des syndicats et des organisations étudiantes

    Le projet de loi de modernisation de l’ESR a suscité des réactions contrastées dans la communauté universitaire :

    Organisations syndicales enseignantes

    Le SNESUP-FSU, premier syndicat des enseignants-chercheurs, a qualifié le texte de « scandale démocratique » et dénoncé « un pas supplémentaire dans la destruction du service public de l’ESR ». SUD Éducation a appelé à une mobilisation syndicale à l’automne lors de l’examen parlementaire.

    Organisations étudiantes

    L’UNEF s’est opposée au volet privatisation tout en soutenant les mesures de simplification administrative. La FAGE a adopté une position plus nuancée, conditionnant son soutien à des garanties sur l’encadrement des frais de scolarité dans le privé.

    France Universités

    L’organisation représentant les présidents d’université a exprimé des inquiétudes sur la gouvernance des établissements, tout en saluant la hausse budgétaire. Elle a demandé des garanties complémentaires sur les mécanismes d’accréditation des établissements privés.

    7. Impact concret sur les étudiants et les formations

    Au-delà des enjeux politiques, voici ce que ces réformes changent concrètement pour les étudiants :

    Pour les futurs masterants (rentrée 2026-2027)

    L’élargissement de l’offre de formations accréditées (y compris dans le privé) diversifie les possibilités sur Mon Master. Vérifiez systématiquement l’accréditation des formations dans lesquelles vous candidatez. Consultez notre guide sur le fonctionnement de Mon Master 2026 pour optimiser vos candidatures.

    Pour les doctorants

    Le décret sur la charte d’intégrité et les recommandations sur l’IA renforcent les obligations de déclaration des outils utilisés dans les thèses. Anticipez ces exigences en documentant vos pratiques de recherche dès maintenant.

    Pour les étudiants en formation initiale

    La simplification administrative annoncée (Titre III du projet de loi) devrait se traduire par des démarches d’inscription et de réinscription simplifiées, potentiellement via un portail unique. Ces changements ne seront effectifs qu’après adoption de la loi et publication des décrets d’application, probablement à partir de 2027.

    Pour les étudiants en master MEEF

    L’arrêté du 12 janvier 2026 sur les masters MEEF s’applique dès la rentrée 2026-2027. Si vous entrez en M1 MEEF à la rentrée, vérifiez les nouvelles modalités d’évaluation des stages auprès de votre INSPE.

    FAQ — Lois et Décrets ESR Été 2026

    Le projet de loi de modernisation de l’ESR 2026 a-t-il été adopté ?

    À l’été 2026, le projet de loi est en cours d’examen au Parlement. Il a été transmis par le ministère fin juin, examiné par le CSE début juillet et présenté au CNESER mi-juillet. Son passage à l’Assemblée nationale et au Sénat est prévu à l’automne 2026. L’adoption définitive et la publication au Journal officiel sont donc anticipées pour fin 2026 ou début 2027.

    Les établissements privés pourront-ils vraiment délivrer des licences et des masters reconnus par l’État ?

    C’est l’objet du projet de loi actuellement en discussion. Si adopté, le texte permettrait aux établissements privés satisfaisant les critères d’accréditation du Hcéres de conférer des grades nationaux (licence, master). Cette possibilité existe déjà partiellement via le RNCP, mais le projet de loi l’étend et la formalise dans un cadre plus large. La mise en œuvre effective nécessitera des décrets d’application.

    La hausse du budget MIRES 2026 bénéficiera-t-elle directement aux étudiants ?

    La hausse de 725 M€ de la MIRES 2026 se répartit entre la recherche, les personnels et les infrastructures. Pour les étudiants, les effets directs concernent principalement l’amélioration des conditions d’accueil (numérique, locaux), la revalorisation des rémunérations des enseignants (qualité pédagogique) et le renforcement des bourses et aides sociales via les CROUS. L’impact n’est pas immédiat ni uniforme selon les établissements.

    Quels sont les nouveaux textes sur l’IA applicables à partir de la rentrée 2026 ?

    Les recommandations du CNESER de juin 2026 sur l’IA dans l’évaluation académique ne sont pas contraignantes mais orientent fortement les politiques des établissements. À la rentrée 2026-2027, la plupart des universités devraient avoir publié ou mis à jour leur charte IA. Vérifiez la politique de votre établissement en début d’année et déclarez tout usage substantiel d’outil IA dans vos travaux.

    Où trouver le texte officiel des décrets ESR publiés à l’été 2026 ?

    Les textes officiels sont disponibles sur Légifrance (legifrance.gouv.fr) pour les lois et décrets publiés au Journal officiel, et sur le Bulletin officiel de l’enseignement supérieur et de la recherche (bo.enseignementsup-recherche.gouv.fr) pour les arrêtés et circulaires ministériels. Le site du ministère (enseignementsup-recherche.gouv.fr) publie également des résumés accessibles de chaque réforme.

    Ces réformes ESR 2026 changent-elles quelque chose pour mon mémoire ou ma thèse en cours ?

    Pour un mémoire ou une thèse déjà en cours, les réformes ESR de l’été 2026 ont un impact limité à court terme. Les changements les plus pertinents concernent les déclarations d’usage de l’IA (nouvelles recommandations CNESER) et, pour les doctorants, le cadre de la charte d’intégrité scientifique. Renseignez-vous auprès de votre directeur de recherche ou de l’école doctorale sur les nouvelles exigences applicables à votre travail.

    Conclusion

    Les lois et décrets ESR de l’été 2026 dessinent un paysage universitaire en mutation profonde. La réforme de modernisation, si elle est adoptée dans sa forme actuelle, marquera une rupture significative avec le modèle français d’enseignement supérieur public et monopolistique sur la délivrance des grades nationaux. Le débat qui s’annonce à l’automne 2026 au Parlement promet d’être intense.

    Pour les étudiants en cours de formation, la priorité reste de suivre les communications de leur établissement et de vérifier l’accréditation des formations qu’ils envisagent. Pour approfondir votre compréhension des enjeux institutionnels de l’université française, consultez notre analyse des rapports HCERES vague E 2026 et leur impact sur les formations en Île-de-France et Hauts-de-France.

    Enfin, quelle que soit la direction prise par les réformes institutionnelles, la qualité de votre travail académique reste votre meilleur capital. Investissez dans votre méthodologie de recherche et dans la rigueur de votre rédaction pour traverser ces transitions avec sérénité.

  • Phase Complémentaire Mon Master 2026 : Stratégie Pré-Résultats (19 juin – 19 juillet)

    Phase Complémentaire Mon Master 2026 : Stratégie Pré-Résultats (19 juin – 19 juillet)

    Phase Complémentaire Mon Master 2026 : Stratégie Pré-Résultats (19 juin – 19 juillet)

    La phase complémentaire Mon Master 2026 ouvre le 19 juin 2026. Pour les candidats qui n’ont pas obtenu de réponse positive lors de la phase principale, cette deuxième fenêtre représente souvent la dernière chance d’intégrer un master en septembre. Avec plus de 3 400 formations concernées et des places dont le nombre varie selon les établissements, la réactivité et la stratégie font toute la différence.

    Ce guide vous présente les données officielles de la phase complémentaire 2026, le calendrier précis, et les stratégies éprouvées pour maximiser vos chances — y compris les actions à mener avant même le 19 juin.

    Résumé clé : La phase complémentaire Mon Master 2026 se déroule du 19 juin au 19 juillet. Vous pouvez déposer jusqu’à 20 nouveaux vœux. Les premières admissions tombent à partir du 10 juillet. La réactivité est décisive : acceptez les offres dans les délais imposés par les établissements.

    Le calendrier officiel 2026 semaine par semaine

    Le calendrier de la phase complémentaire Mon Master 2026 est structuré en trois sous-phases :

    Source : Diplomeo
    Période Dates 2026 Action
    Ouverture des candidatures 19 juin – 25 juin 2026 Dépôt des nouveaux vœux + classement des vœux par ordre de préférence
    Examen des dossiers 26 juin – 9 juillet 2026 Les établissements étudient les candidatures
    Admissions et décisions 10 juillet – 19 juillet 2026 Réception des propositions d’admission + acceptation/refus

    La clôture complète de Mon Master est prévue pour le 19 juillet 2026. Au-delà de cette date, les candidats non admis doivent se tourner vers d’autres solutions (année de césure, masters à l’étranger, formations alternatives).

    Chiffres clés : places disponibles et taux d’admission

    Les données statistiques de Mon Master permettent de mieux appréhender la réalité de la phase complémentaire :

    • Plus de 3 400 formations participent à la phase complémentaire
    • Le nombre exact de places disponibles est affiché pour chaque formation (ex. : « 20 places disponibles sur 30 en phase principale »)
    • Les formations les plus sélectives peuvent avoir 0 à 2 places restantes ; les formations moins demandées peuvent en avoir une dizaine ou plus
    • Certaines formations apparaissent uniquement en phase complémentaire, n’ayant pas participé à la phase principale
    Attention : Toutes les formations de la phase principale ne sont pas disponibles en phase complémentaire. Les formations dont la capacité d’accueil est atteinte n’y figurent plus. Il est donc essentiel de consulter régulièrement la plateforme monmaster.gouv.fr pour identifier les formations ouvertes.

    Spécialités où les places sont généralement plus abondantes

    Sans données définitives disponibles avant l’ouverture de la phase, les tendances historiques indiquent que certains domaines offrent plus de places en phase complémentaire :

    • Masters en sciences de l’éducation
    • Masters en management et gestion dans les villes secondaires
    • Masters en linguistique appliquée
    • Masters professionnels dans les universités hors Top 10

    Ce qu’il faut faire avant le 19 juin

    La préparation en amont est ce qui distingue les candidats qui réussissent de ceux qui subissent la phase complémentaire dans la précipitation. Voici le plan d’action recommandé :

    Dès maintenant (mai–début juin)

    1. Identifiez vos cibles alternatives : parcourez monmaster.gouv.fr et repérez les formations qui vous intéressent et qui, selon vous, auront encore des places. Notez leurs exigences spécifiques.
    2. Mettez à jour votre dossier : CV actualisé, lettre de motivation adaptée à chaque formation, relevés de notes, lettre de recommandation si possible.
    3. Diversifiez géographiquement : les formations dans les académies moins demandées (Limoges, Reims, Besançon) ont statistiquement plus de places restantes.
    4. Préparez un pitch de 3 minutes : certaines formations demandent un entretien rapide. Soyez prêt à expliquer votre projet professionnel de manière concise.

    Du 10 au 18 juin

    1. Consultez la liste des formations proposées lors de la phase complémentaire des années précédentes (archives disponibles sur le site officiel).
    2. Contactez directement les secrétariats pédagogiques des formations qui vous intéressent : certains établissements apprécient les démarches proactives.
    3. Préparez votre connexion à la plateforme le 19 juin à l’ouverture.

    Stratégie pour vos 20 nouveaux vœux

    Vous pouvez déposer jusqu’à 20 nouveaux vœux en phase complémentaire (10 pour les formations hors alternance + 10 pour les formations en alternance). Comment les répartir intelligemment ?

    La règle des tiers

    • 6-7 vœux « réalistes » : formations dont le profil correspond à votre dossier et qui ont manifestement des places.
    • 6-7 vœux « accessibles » : formations moins sélectives, potentiellement en dehors de votre ville ou région, mais qui correspondent à votre projet.
    • 4-6 vœux « stratégiques » : formations que vous n’aviez pas envisagées en phase principale mais qui s’ouvrent en phase complémentaire.

    Classer les vœux par ordre de préférence réelle

    Le système Mon Master propose en priorité les formations les mieux classées dans votre liste. Soyez donc honnête dans votre classement : mettez en tête les formations où vous seriez réellement prêt à vous inscrire si vous étiez admis. Ne placez pas en premier une formation que vous refuseriez par défaut — vous risqueriez de bloquer une place pour quelqu’un d’autre.

    La réactivité pendant les admissions (10–19 juillet)

    Consultez Mon Master plusieurs fois par jour pendant la période d’admission. Les propositions d’admission expirent rapidement. Un candidat qui tarde à répondre peut voir une place lui passer sous le nez. Configurez des alertes e-mail et restez joignable.

    Erreurs à éviter absolument

    • Attendre le 19 juin pour commencer à réfléchir : les meilleurs candidats auront identifié leurs cibles dès le début de juin.
    • Postuler uniquement aux formations très sélectives : la phase complémentaire favorise les candidats qui acceptent d’élargir leur périmètre géographique et thématique.
    • Ne pas mettre à jour sa lettre de motivation : une lettre générique adaptée à la va-vite se détecte immédiatement par les commissions.
    • Refuser une admission sans avoir une solution de repli : si vous acceptez une formation moins préférée, vous pouvez continuer à candidater en parallèle jusqu’à la clôture.
    • Oublier de classer ses vœux : le classement est obligatoire pour que vos candidatures soient traitées.
    Ressource utile : Consultez également notre article sur le calendrier Mon Master 2026 imprimable pour suivre toutes les dates clés et notre analyse des statistiques officielles de candidatures Mon Master 2026.

    FAQ — Phase Complémentaire Mon Master 2026

    Quand ouvre la phase complémentaire Mon Master 2026 ?

    La phase complémentaire Mon Master 2026 ouvre le 19 juin 2026 et se clôture le 19 juillet 2026. Les candidatures se déposent du 19 au 25 juin, l’examen des dossiers se fait du 26 juin au 9 juillet, et les admissions sont communiquées du 10 au 19 juillet.

    Combien de vœux peut-on déposer en phase complémentaire ?

    En phase complémentaire, vous pouvez déposer jusqu’à 20 nouveaux vœux : 10 pour les formations hors alternance et 10 pour les formations en alternance.

    Toutes les formations sont-elles disponibles en phase complémentaire ?

    Non. Seules les formations ayant encore des places disponibles après la phase principale participent à la phase complémentaire. Certaines formations peuvent avoir atteint leur capacité d’accueil et n’y figureront pas. La liste des formations disponibles est consultable sur monmaster.gouv.fr.

    Peut-on être admis en master après le 19 juillet 2026 ?

    Après la clôture de Mon Master le 19 juillet 2026, les candidats non admis doivent explorer des alternatives : contacter directement les formations (hors Mon Master), envisager une année de césure, des formations à l’étranger, ou des masters privés hors plateforme nationale.

    Comment consulter les places disponibles par formation ?

    Sur monmaster.gouv.fr, chaque formation affiche le nombre de places disponibles en phase complémentaire. Un filtre permet de n’afficher que les formations participantes. Le nombre est indiqué ainsi : « X places disponibles en phase complémentaire sur Y en phase principale ».

    Une fois admis en master, la rédaction du mémoire devient votre prochain défi. Pour vous y préparer dès l’été, découvrez comment rédiger un mémoire de master et construire un plan de mémoire solide. L’outil Tesify vous accompagne dès votre première page.

  • Parcoursup 2025 en chiffres : taux d’admission par filière, sélectivité et inégalités territoriales

    Parcoursup 2025 en chiffres : taux d’admission par filière, sélectivité et inégalités territoriales

    Parcoursup 2025 en chiffres : taux d’admission par filière, sélectivité et inégalités territoriales

    Parcoursup 2025 a enregistré un nombre record de 980 117 candidats, soit une hausse de 3,7 % par rapport à 2024 (945 332). Résultat global : 93,5 % des bacheliers ont reçu au moins une proposition d’admission avant la clôture de la plateforme le 10 septembre 2025. Derrière ce chiffre agrégé se cachent pourtant des réalités très contrastées : selon la filière visée, la série du baccalauréat et l’académie de rattachement, les probabilités d’admission peuvent varier du simple au triple.

    Cette synthèse analyse les données publiées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) et le ministère de l’Éducation nationale pour dresser un tableau complet : volume de vœux par filière, sélectivité comparée, évolution sur cinq ans et disparités territoriales documentées. Elle identifie également les parcours conduisant à un master — et donc à la rédaction d’un mémoire — pour lesquels Parcoursup représente la première étape décisive.

    Réponse rapide
    En 2025, 93,5 % des bacheliers ont reçu au moins une proposition sur Parcoursup, avec 4,2 millions de propositions émises. Les licences concentrent 33,7 % des vœux et 36,5 % des admissions effectives ; les filières sélectives (CPGE, PASS, IFSI) affichent des taux d’accès nettement plus bas. Des écarts de 2 à 3 points subsistent entre académies, avec Créteil (87 %) et Versailles (89,2 %) sous la moyenne nationale.

    1. Chiffres clés de Parcoursup 2025

    La session 2025 s’inscrit dans une trajectoire de croissance continue depuis le lancement de la plateforme en 2018. Avec 26 097 formations disponibles contre 13 208 en 2018, l’offre a quasiment doublé en sept ans. Le volume de propositions émises (4,2 millions) est resté stable par rapport à 2024, mais leur distribution entre candidats a évolué.

    Indicateurs globaux Parcoursup 2025 (source : MESR / Éducation nationale)
    Indicateur 2025 2024 Variation
    Candidats totaux 980 117 945 332 +3,7 %
    Formations disponibles 26 097 ~25 000 +800 env.
    Propositions d’admission émises 4,2 millions 4,2 millions stable
    Lycéens ayant reçu ≥ 1 proposition 91,9 % (597 019)
    Bacheliers ayant reçu ≥ 1 proposition (sept.) 93,5 %
    Taux d’acceptation (lycéens) 84,1 % 83,8 % +0,3 pt
    Néo-bacheliers ayant accepté une proposition 81 % 81,7 % −0,7 pt
    Propositions reçues dès le J1 de la phase principale 67,9 % 66,6 % +1,3 pt

    Chaque lycéen admis a reçu en moyenne 5,5 propositions (4,9 tous candidats confondus), ce qui traduit une relative fluidité du système — tout en masquant de fortes asymétries selon les filières les plus demandées.

    2. Répartition des vœux confirmés par filière

    La licence universitaire reste de loin la formation la plus sollicitée. Elle capte 33,7 % des vœux confirmés sur la plateforme, devant le BTS (27,6 %), le BUT (11,5 %) et la CPGE (6,2 %). L’apprentissage progresse mais reste marginal dans les vœux globaux.

    Répartition des vœux confirmés par filière — Parcoursup 2025
    Filière Part des vœux confirmés Part des formations acceptées
    Licence (université) 33,7 % 36,5 %
    BTS / BTSA 27,6 % 20,7 %
    BUT (Bachelor Univ. Technologie) 11,5 % 9,8 %
    CPGE 6,2 %
    Apprentissage ~3 % −0,2 pt vs 2024
    Autres (PASS/LAS, IFSI, écoles…) ~18 %

    La comparaison entre part des vœux et part des formations acceptées révèle un premier signal de sélectivité : le BTS concentre 27,6 % des vœux mais seulement 20,7 % des acceptations effectives, signe que de nombreux lycéens l’inscrivent en vœu de sécurité sans finalement l’intégrer. À l’inverse, la licence affiche un ratio vœux/acceptations légèrement positif, ce qui traduit son accessibilité relative.

    Aller plus loin : du premier cycle au doctorat

    Pour les candidats qui se projettent jusqu’à la recherche, theses.fr recense plus de 483 000 thèses soutenues en France — le portail de référence pour explorer les études doctorales conduites après le master.

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    3. Taux d’admission par type de formation

    Au-delà des volumes, le taux d’admission — c’est-à-dire la proportion de candidats ayant formulé un vœu dans une filière et ayant reçu une proposition dans cette même filière — varie considérablement. Les données publiées par le MESR permettent d’établir le tableau suivant, en distinguant les filières selon leur degré de sélectivité.

    Note méthodologique : les taux ci-dessous sont calculés sur la base du nombre de candidats ayant confirmé au moins un vœu dans chaque filière et du nombre de propositions reçues dans cette filière au terme de la session. Ils diffèrent du taux d’occupation des capacités d’accueil.
    Taux d’admission approximatifs par filière — session 2025 (sources : MESR, données ouvertes Parcoursup)
    Filière Sélectivité Taux d’admission indicatif
    Licence (toutes disciplines) Faible à modérée ~85 %
    BTS voie générale Modérée ~70 %
    BTS voie professionnelle (bac pro) Faible 71 % (admis en BTS)
    BUT Modérée à élevée ~65 %
    CPGE (toutes voies) Élevée ~45 %
    PASS (accès santé) Très élevée ~40 %
    IFSI (formations infirmières) Très élevée ~30 %
    Écoles d’ingénieurs post-bac Élevée ~60 %

    Ces chiffres indicatifs illustrent le gradient de sélectivité du système. La CPGE et le PASS sélectionnent moins d’un candidat sur deux, tandis que la licence reste la filière la plus accessible. Pour les bacheliers généraux, la combinaison de spécialités influence fortement les probabilités : les élèves ayant suivi Mathématiques–Physique–Chimie voient quasiment 99 % d’entre eux recevoir une proposition, contre des taux nettement inférieurs pour les profils littéraires visant des formations scientifiques.

    4. Sélectivité : filières accessibles vs filières fermées

    La notion de sélectivité sur Parcoursup recouvre deux réalités distinctes : la sélectivité à l’entrée (proportion de candidats admis sur le nombre de vœux formulés) et la sélectivité par série de bac (impact du profil lycéen sur les chances d’admission).

    Sélectivité par série de baccalauréat

    Les écarts de traitement selon la voie du baccalauréat sont documentés et significatifs :

    • Bac général : la licence domine parmi les formations acceptées (46,7 % des acceptations de bacheliers généraux), suivie par la CPGE et le BUT. Le délai moyen pour recevoir une première proposition est d’environ deux jours.
    • Bac technologique : les BTS et BUT constituent les destinations privilégiées. Le parcours vers des filières longues reste possible mais statistiquement moins fréquent.
    • Bac professionnel : près de 70 % des bacheliers professionnels ayant accepté une formation ont intégré un BTS. Le délai moyen pour recevoir une première proposition dépasse cinq jours, soit un écart d’attente notable avec la voie générale.

    Le cas particulier du J1 de la phase principale

    L’analyse des données journalières révèle un fossé structurel : 80 % des lycéens de la voie générale reçoivent une proposition dès le premier jour de la phase principale, contre seulement 40 % des lycéens de la voie professionnelle. À la clôture le 10 septembre, les cumuls atteignent respectivement 97 % et 83 %, soit un écart de 14 points persistant tout au long de la session.

    Point clé : sur Parcoursup, le temps d’attente n’est pas neutre. Un lycéen professionnel qui attend plusieurs jours une proposition subit une pression psychologique et informationnelle que les dispositifs d’accompagnement visent à atténuer — mais ne suppriment pas.

    5. Évolution sur cinq ans (2021–2025)

    La trajectoire 2021–2025 montre une montée en charge régulière de la plateforme, tant du côté de l’offre de formations que de la demande :

    Évolution des principaux indicateurs Parcoursup 2018–2025
    Année Candidats Formations Propositions émises
    2018 (lancement) 945 332* 13 208
    2024 945 332 ~25 000 4,2 millions
    2025 980 117 26 097 4,2 millions

    * Le chiffre de candidats 2018 correspond à la première session complète ; il est fourni à titre de référence pour la comparaison avec 2025.

    Les deux dynamiques les plus significatives pour 2025 sont la forte croissance des lycéens professionnels (+11 %) et des étudiants en réorientation (+8,3 %). L’intégration progressive des formations en apprentissage (+800 nouvelles formations en 2025) explique en partie l’afflux de candidats issus de voies jusqu’alors hors périmètre Parcoursup.

    Pour une mise en perspective avec les effectifs étudiants attendus à la rentrée suivante, les chiffres clés de la rentrée universitaire 2026-2027 documentent les 3,04 millions d’étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur français.

    6. Inégalités territoriales

    L’analyse académie par académie révèle des disparités que le chiffre national de 93,5 % tend à lisser. Parmi les résultats documentés par le MESR pour la session 2025 :

    • Académie de Créteil : 87 % des lycéens ont reçu au moins une proposition, soit plus de 4 points sous la moyenne nationale des lycéens (91,9 %).
    • Académie de Versailles : 89,2 %, également sous la moyenne, dans un contexte de forte pression démographique en Île-de-France.
    • Académie de Mayotte : 90 %, reflétant les contraintes spécifiques d’une offre locale limitée et d’une mobilité géographique coûteuse.

    Ces écarts s’expliquent par une combinaison de facteurs : densité de candidats dans les grands bassins urbains, adéquation entre les formations disponibles localement et les vœux formulés, et taux de lycéens boursiers ou issus de filières professionnelles — profils statistiquement moins bien servis dans certaines académies.

    Mobilité géographique : une réponse partielle

    Trois quarts des lycéens ont formulé au moins un vœu en dehors de leur académie de résidence. Pourtant, seulement 20,4 % ont finalement accepté une proposition dans une autre académie. L’écart entre les vœux exprimés à l’extérieur et les acceptations effectives traduit l’attachement au territoire et, souvent, les contraintes économiques qui rendent la mobilité difficile pour les étudiants aux ressources limitées.

    Ces dynamiques sont analysées en détail dans notre article sur la diversité socioéconomique dans l’enseignement supérieur France 2026.

    7. Boursiers, lycéens professionnels et Cordées de la Réussite

    Parcoursup intègre depuis 2019 des mécanismes correctifs pour atténuer les inégalités d’accès : quotas de boursiers, taux garantis pour les bacheliers technologiques et professionnels dans les filières adaptées, et participation aux Cordées de la Réussite.

    Résultats pour les boursiers

    Pour la session 2025, 90,9 % des lycéens boursiers ont été admis dans l’enseignement supérieur. Les taux de boursiers sont appliqués dans plus de 12 600 formations. Le système de quotas est jugé décisif par le MESR pour garantir l’accès aux filières sélectives à des candidats boursiers qui n’auraient pas reçu de proposition sans ce mécanisme.

    Lycéens professionnels

    Le taux d’admission des bacheliers professionnels en BTS atteint 71 % en 2025. Environ 73 % des lycéens professionnels ayant formulé des vœux en STS ont reçu une proposition, soit une progression de 3,5 points depuis 2020. La hausse de +11 % des candidatures de lycéens professionnels sur la plateforme témoigne d’une meilleure intégration de ce public dans le dispositif.

    Cordées de la Réussite

    Le dispositif Cordées de la Réussite a accompagné 39 042 lycéens en 2025, soit une hausse de 9,1 % par rapport à 2024. Le taux d’admission de ces lycéens sur Parcoursup atteint 95,6 %, soit 3,2 points au-dessus de la moyenne nationale. L’écart est encore plus marqué chez les bacheliers professionnels (+ 5,4 points) et technologiques (+ 4 points), ce qui valide l’efficacité du dispositif pour les profils historiquement les plus fragilisés dans le processus d’orientation.

    Taux d’admission des candidats Cordées de la Réussite vs moyenne nationale — 2025
    Profil Taux Cordées Écart vs moyenne
    Tous lycéens Cordées 95,6 % +3,2 pts
    Bacheliers professionnels +5,4 pts
    Bacheliers technologiques +4,0 pts
    Bacheliers généraux +1,8 pt

    Ces données positionnent les Cordées comme le dispositif le plus efficace parmi ceux que pilote l’ANCT (Agence nationale de la cohésion des territoires) pour réduire les inégalités d’accès à l’enseignement supérieur.

    8. Parcoursup comme porte d’entrée vers le master et le mémoire

    Parcoursup est la plateforme d’accès au premier cycle (licence, BTS, BUT, CPGE). Mais les choix effectués dès la terminale déterminent directement l’accès ultérieur au master — et donc à l’obligation de rédiger un mémoire de recherche.

    Filières conduisant au master avec mémoire

    Toutes les filières universitaires longues (licence + master LMD) impliquent la rédaction d’un mémoire de master. Les filières les plus demandées sur Parcoursup en 2025 qui mènent à un master avec mémoire incluent :

    • Licences de sciences humaines et sociales (psychologie, sociologie, histoire, géographie) : masters de recherche systématiquement associés à un mémoire de 80 à 120 pages.
    • Licences de droit : masters droit privé, droit public ou droit des affaires avec mémoire ou rapport de stage de recherche.
    • Licences d’économie-gestion : masters en management, finance ou économie comportant un mémoire professionnel ou de recherche.
    • Licences de sciences : masters recherche ou masters MEEF pour l’enseignement, incluant un mémoire de fin d’études.

    L’entrée en master est gérée par la plateforme Mon Master, distincte de Parcoursup. Les statistiques de candidatures et d’admission y sont tout aussi stratégiques : l’article sur les statistiques candidatures Mon Master 2026 documente les 270 000 candidats et 3 millions de candidatures enregistrés pour la session 2026, tandis que les données sur les taux d’admission en phase complémentaire Mon Master 2026 précisent les opportunités en cas de refus en phase principale.

    Pour les étudiants qui s’interrogent sur leurs chances à l’issue du master, le taux de réussite en master France 2026 (91,6 % selon le MESR) fournit un éclairage rassurant — à condition que le mémoire soit traité avec la rigueur qu’il exige.

    Des filières sélectives à l’entrée, sélectives à la sortie

    Les CPGE, qui affichent un taux d’admission Parcoursup d’environ 45 %, conduisent vers les grandes écoles d’ingénieurs et de management — lesquelles proposent des mastères spécialisés ou des programmes Grande École comportant un mémoire ou un projet de fin d’études. La sélectivité à l’entrée de Parcoursup est donc un prédicteur de la sélectivité de l’ensemble du parcours académique.

    L’analyse détaillée des admissions en phase complémentaire Mon Master 2026 montre que certaines disciplines accueillent plus de 30 % de leurs étudiants de master via cette voie secondaire — ce qui souligne l’importance de ne pas réduire son orientation post-Parcoursup à la seule phase principale.

    FAQ

    Combien de candidats ont participé à Parcoursup 2025 ?

    La session 2025 a enregistré un nombre record de 980 117 candidats, soit 34 785 de plus qu’en 2024 (+3,7 %). Ce chiffre inclut les lycéens terminales, les étudiants en réorientation et les candidats en reprise d’études. Les lycéens professionnels ont affiché la plus forte hausse (+11 %) et les étudiants en réorientation ont progressé de 8,3 %.

    Quel est le taux d’admission global sur Parcoursup 2025 ?

    93,5 % des bacheliers ont reçu au moins une proposition d’admission avant la clôture de la plateforme le 10 septembre 2025. Parmi les lycéens (hors étudiants en réorientation), ce taux atteint 91,9 %, représentant 597 019 lycéens ayant reçu au moins une proposition. En revanche, seulement 81 % des néo-bacheliers ont finalement accepté une proposition, en légère baisse de 0,7 point par rapport à 2024.

    Quelle est la filière la plus demandée sur Parcoursup en 2025 ?

    La licence universitaire reste la filière la plus demandée avec 33,7 % des vœux confirmés, et la plus acceptée avec 36,5 % des formations finalement retenues. Le BTS arrive en deuxième position (27,6 % des vœux), suivi par le BUT (11,5 %) et la CPGE (6,2 %). La licence PASS, qui donne accès aux études de santé, totalise un très grand nombre de vœux en dépit de son fort taux de sélectivité.

    Y a-t-il des inégalités territoriales dans les admissions Parcoursup 2025 ?

    Oui. Alors que la moyenne nationale des lycéens ayant reçu une proposition atteint 91,9 %, l’académie de Créteil affiche 87 % et Versailles 89,2 %, soit respectivement 4,9 et 2,7 points sous la moyenne. L’académie de Mayotte enregistre 90 %. Ces écarts s’expliquent par la pression démographique, la structure de l’offre locale de formations et la proportion plus élevée de profils à faibles ressources qui peinent à accepter des formations hors académie.

    Quel est l’impact des Cordées de la Réussite sur l’admission Parcoursup ?

    Les 39 042 lycéens participants aux Cordées de la Réussite en 2025 (en hausse de 9,1 % vs 2024) ont obtenu un taux d’admission de 95,6 %, soit 3,2 points au-dessus de la moyenne nationale. L’écart est particulièrement marqué pour les bacheliers professionnels (+5,4 points) et technologiques (+4 points), ce qui en fait le dispositif anti-inégalités le plus efficace du système selon les données du MESR.

    Comment Parcoursup conduit-il vers la rédaction d’un mémoire de master ?

    Parcoursup ouvre l’accès au premier cycle universitaire (licence, BUT, CPGE), dont l’objectif naturel est la poursuite en master. Toutes les filières universitaires longues — droit, sciences humaines, économie, sciences — aboutissent à un master LMD comportant un mémoire de recherche ou professionnel comme condition de validation. Le choix de filière sur Parcoursup détermine donc indirectement le type de mémoire que l’étudiant devra rédiger deux à trois ans plus tard.

    Parcoursup 2025 a-t-il amélioré la situation des boursiers ?

    Les données du MESR indiquent que 90,9 % des lycéens boursiers ont été admis dans l’enseignement supérieur en 2025. Les taux de boursiers sont appliqués dans plus de 12 600 formations. Le système de quotas garantit une proportion minimale de boursiers dans chaque formation sélective, et le MESR estime que ce mécanisme a été décisif pour des milliers de candidats qui n’auraient pas reçu de proposition sans lui.

    La mobilité géographique est-elle une solution aux inégalités territoriales sur Parcoursup ?

    La mobilité reste limitée en pratique. Si trois quarts des lycéens formulent au moins un vœu hors académie, seulement 20,4 % finalisent une inscription dans une académie différente. Les contraintes économiques (logement, transport) représentent le principal frein, en particulier pour les étudiants boursiers ou issus de milieux défavorisés. C’est précisément pourquoi les quotas de boursiers par formation — et non la mobilité géographique — constituent le levier principal de correction des inégalités.

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  • Vers l’égalité femmes-hommes dans l’enseignement supérieur français 2026 : les chiffres clés par discipline

    Vers l’égalité femmes-hommes dans l’enseignement supérieur français 2026 : les chiffres clés par discipline

    Vers l’égalité femmes-hommes dans l’enseignement supérieur français 2026 : les chiffres clés par discipline

    La dixième édition du rapport Vers l’égalité femmes-hommes ? Chiffres clés, publiée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) en mars 2026, confirme une tendance de fond : les femmes sont majoritaires parmi les étudiants diplômés, mais restent structurellement sous-représentées aux postes de rang A de la recherche, dans les disciplines scientifiques et dans les instances de gouvernance. L’égalité femmes hommes enseignement supérieur France statistiques 2026 révèle des progrès réels sur vingt-cinq ans, et des plafonds de verre persistants à tous les niveaux de la hiérarchie académique.

    Ce panorama compile les données officielles du MESR-SIES, de l’INPI et des publications statistiques du système éducatif pour dresser un état des lieux rigoureux : effectifs étudiants par formation, corps enseignant par discipline et grade, doctorat, gouvernance des établissements et innovation brevetée. Chaque chiffre est issu de sources publiquement vérifiables. Pour une lecture complémentaire des tendances de long terme, voir aussi notre analyse de la féminisation de l’enseignement supérieur en France 2026.

    Résultat clé : En 2024, les femmes représentent 33 % des professeures des universités — soit le double du taux de 2000 (17 %) — mais seulement 14 % des inventors cités dans les dépôts de brevets à l’INPI, et 25 % des présidents d’université. La progression est réelle et documentée ; la parité reste hors d’atteinte dans les filières scientifiques et aux postes de direction.

    Étudiantes par filière : les grandes asymétries

    La première fracture statistique se lit dès l’entrée dans l’enseignement supérieur. Les femmes constituent, à l’échelle nationale, une majorité des diplômés de l’enseignement supérieur : parmi les jeunes sortant de formation initiale, 57 % des femmes ont obtenu un diplôme du supérieur contre 47 % des hommes (MESR-SIES, moyenne 2020-2022). Cette avance globale masque des disparités disciplinaires considérables.

    Tableau 1 — Part des femmes parmi les étudiants par filière, 2023-2024

    Filière / formation Part des femmes Source
    Formations paramédicales et sociales 83,7 % MESR-SIES 2024
    Lettres, sciences humaines (université) 70,9 % MESR-SIES 2024
    Médecine, odontologie, pharmacie 67,2 % MESR-SIES 2024
    CPGE (classes préparatoires) 40,2 % MESR-SIES 2025
    BUT (bachelor universitaire de technologie) 40,3 % MESR-SIES 2024
    Formations d’ingénieurs 29,8 % MESR-SIES 2024
    BUT production, dont informatique 22,1 % MESR-SIES 2024

    Les CPGE illustrent un paradoxe structurel : bien que 46 % des candidates aient soumis un dossier en 2025, seules 40 % ont accepté une proposition d’admission. Le même phénomène s’observe en BUT : 47 % de candidates à l’entrée, 40 % d’admises finales. Ces écarts entre candidatures et admissions dans les filières sélectives sont documentés dans le rapport 2026 du MESR et appellent des analyses d’auto-censure, de conseil d’orientation et de sélection. Pour le détail de la sélectivité de ces filières, voir nos chiffres clés des CPGE 2025.

    Point d’attention : La surreprésentation féminine dans les formations paramédicales et en lettres ne traduit pas une avance globale en termes de statut professionnel ou salarial. Ces filières concentrent des débouchés à rémunération médiane plus basse, ce qui contribue à l’écart salarial persistant à la sortie des études.

    Doctorat et recherche : les inégalités persistent selon la discipline

    Au niveau doctoral, le tableau national est trompeur : 47 % environ des doctorants sont des femmes en 2024, un taux stable depuis une décennie. Cette stabilité globale dissimule des contrastes disciplinaires très marqués.

    Tableau 2 — Part des femmes parmi les doctorants par grand domaine disciplinaire

    Domaine disciplinaire Part des femmes doctorants Source
    Biologie, médecine, santé 58 % MESR-SIES
    Sciences humaines et sociales 55 % MESR-SIES
    Agronomie et écologie 54 % MESR-SIES
    Sciences de l’ingénieur 30 % MESR-SIES
    Sciences de l’information et de la communication (STIC) 27 % MESR-SIES
    Mathématiques 23 % MESR-SIES

    Le doctorat en mathématiques concentre la sous-représentation la plus sévère : trois doctorants sur quatre sont des hommes. Ce déséquilibre n’est pas propre à la France — il est observé dans l’ensemble de l’OCDE — mais il est particulièrement marqué dans les grandes écoles et les formations d’élite qui alimentent les laboratoires de mathématiques pures. Pour situer ces données dans l’ensemble du dispositif doctoral, voir nos statistiques complètes sur le doctorat en France 2026.

    Dans les organismes de recherche publics, les femmes représentent 39 % des chercheurs en 2024, contre 24 % dans la recherche privée (entreprises) en 2023. Cette différence de seize points entre secteur public et secteur privé est une constante européenne : les institutions académiques offrent des structures de recrutement plus transparentes et des politiques d’égalité plus formalisées.

    Personnels enseignants-chercheurs : grade et discipline

    La progression des femmes dans le corps enseignant universitaire est documentée sur le long terme. En 2024, 41 % des enseignants-chercheurs titulaires de l’université sont des femmes, toutes disciplines confondues. Mais ce chiffre moyen efface des écarts considérables entre grades et entre sections.

    Professeures des universités : une progression historique, un plafond persistant

    La part des femmes parmi les professeures des universités (corps de rang A) s’établit à 33 % en 2024. Cette proportion a presque doublé en vingt-cinq ans — elle était de 17 % en 2000 et de 23 % en 2010 — mais elle reste loin de la parité et s’effrite à mesure qu’on monte dans la hiérarchie institutionnelle.

    Pour les maîtres de conférences (rang B), la représentation féminine atteint 45 % de l’ensemble du corps en 2022. En 2024, 49 % des personnels promus au dernier échelon du grade de maître de conférences sont des femmes — un signal positif, mais qui ne se traduit pas encore par une parité au grade supérieur.

    Tableau 3 — Part des femmes parmi les enseignants-chercheurs titulaires par discipline, 2024

    Discipline Part des femmes (tous grades) Source
    Langues et littératures 64–65 % MESR-SIES 2024
    Sciences de la vie (lettres et SHS confondues) 55 % MESR-SIES 2024
    Sciences et techniques (ensemble) 30 % MESR-SIES 2024
    Mathématiques (section CNU) 14–15 % MESR-SIES 2024

    En mathématiques, la sous-représentation féminine se reproduit à chaque étape du parcours : de 23 % des doctorants à 14-15 % des enseignants-chercheurs titulaires. Ce « pipeline leaky » — ou effet d’éviction progressive — est analysé depuis plusieurs années par la communauté de recherche sur le genre en sciences exactes. Il combine des phénomènes de biais implicite dans les recrutements, des conditions de travail peu compatibles avec les responsabilités parentales inégalement réparties, et des réseaux de cooptation à dominante masculine.

    Mécanique du plafond de verre : La proportion de femmes diminue systématiquement à chaque franchissement de grade. En mathématiques, on passe de 23 % au doctorat à 14 % parmi les enseignants-chercheurs titulaires. Dans les sciences et techniques au sens large, on passe de 30 % de femmes en formation d’ingénieur à 30 % des EC — une stagnation relative sur le long terme.

    Gouvernance des établissements

    La gouvernance des universités et des grandes écoles constitue l’un des indicateurs les plus scrutés par les observateurs de la parité dans l’enseignement supérieur. En septembre 2024, les femmes représentent 25 % des présidents d’université et d’établissements publics expérimentaux. Ce taux est en progression par rapport aux années 2010, mais reste très en deçà de la parité.

    À l’échelon des vice-présidences, la représentation féminine est sensiblement plus élevée : 43,7 % des 955 vice-présidents d’université sont des femmes. Cet écart entre la gouvernance de premier rang (25 %) et le second échelon (44 %) signale un phénomène classique d’accès différencié : les femmes sont nombreuses dans les équipes de direction, mais restent minoritaires au sommet.

    Dans les grandes écoles, la situation est encore plus déséquilibrée. La Conférence des grandes écoles (CGE) relevait en 2025 que seulement 15 % des dirigeants de grandes écoles sont des femmes, avec une projection de parité qui, au rythme de progression actuel, ne serait atteinte qu’aux alentours de 2060.

    L’Agence nationale de la recherche (ANR) est dirigée depuis septembre 2024 par Claire Giry, nommée présidente-directrice générale par décret présidentiel. Cette nomination illustre un mouvement de féminisation progressive des agences de financement de la recherche.

    Brevets et innovation : le chantier le plus en retard

    La statistique la plus éloquente en matière de parité dans l’innovation provient de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI). Entre 2021 et 2023, les femmes représentent 14 % des 56 000 personnes physiques désignées comme inventeurs dans les demandes de brevet publiées à l’INPI. Ce chiffre correspond à la moyenne européenne établie par l’Office européen des brevets (EPO) en 2019 à 13 %.

    Tableau 4 — Femmes inventeurs dans les dépôts de brevets français, 2021-2023 (INPI)

    Indicateur Valeur
    Part des femmes parmi les inventeurs cités 14 %
    Part des demandes issues d’équipes 100 % féminines 4 %
    Part des demandes issues d’équipes 100 % masculines 78 %
    Part des femmes dans les dépôts d’établissements publics 16 % (demandes avec femme)
    Part des femmes dans les dépôts d’ETI/PME 9 %
    Secteur le plus paritaire (équipes mixtes) Biotechnologie : 56 % des demandes
    Secteur le moins paritaire Éléments mécaniques : 90 % d’équipes 100 % masculines

    L’écart entre la part des femmes chercheuses (39 % dans les organismes publics) et leur présence dans l’inventariat breveté (14 %) est particulièrement instructif. Il suggère que les femmes chercheuses sont actives dans des domaines moins susceptibles de donner lieu à des dépôts de brevets (recherche fondamentale, sciences humaines) et qu’elles bénéficient moins souvent de l’accompagnement à la valorisation industrielle de leurs travaux.

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    Rapport officiel : Vers l’égalité femmes-hommes ? Chiffres clés 2026

    La dixième édition du rapport MESR-SIES compilant toutes les statistiques de parité dans l’enseignement supérieur et la recherche — effectifs étudiants, corps enseignant, gouvernance, brevets et comparaisons internationales.

    Accéder au rapport PDF →

    Source : Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR-SIES), mars 2026

    Insertion professionnelle et salaires

    L’écart de rémunération à l’entrée dans la vie active est l’une des manifestations les plus directement mesurables des inégalités de genre dans l’enseignement supérieur. En décembre 2023, pour la promotion 2022 :

    • Diplômés de licence professionnelle : salaire médian féminin de 1 740 €/mois, masculin de 1 870 €/mois — écart de 130 € à l’entrée dans l’emploi.
    • Diplômés de master (hors enseignement) : salaire médian féminin de 2 010 €/mois, masculin de 2 220 €/mois — écart de 210 €/mois, soit environ 9,5 %.

    Ces écarts de départ sont observés toutes disciplines confondues et persistent même à niveau de diplôme et de secteur d’activité comparables. Ils s’expliquent en partie par la concentration des femmes dans des filières et métiers structurellement moins bien rémunérés, mais également par des différences de négociation salariale et de temps de travail. Le taux d’insertion à 30 mois est similaire pour les deux sexes au niveau master (83 % pour les femmes, 84 % pour les hommes), mais l’accès à l’emploi stable reste moins favorable aux femmes (65 % contre 73 %). Pour le détail discipline par discipline, consultez nos données sur les salaires des diplômés de master par discipline en France 2026.

    Comparaison européenne et internationale

    La France s’inscrit dans un contexte européen contrasté. Dans l’Union européenne, les femmes représentent en 2025 environ 20 % des spécialistes des technologies de l’information et de la communication (TIC), contre 19 % en France. Ce niveau est relativement faible au regard de certains pays d’Europe centrale et orientale où la féminisation des filières informatiques est historiquement plus élevée.

    Sur les brevets, l’EPO estimait en 2019 à 13 % la part des inventrices dans les dépôts européens, chiffre que la France dépasse légèrement avec 14 % entre 2021 et 2023. Le rapport 2026 du MESR intègre pour la première fois une section comparée avec les données OCDE sur les distinctions scientifiques, où la sous-représentation féminine est également documentée.

    La Commission européenne a publié en mars 2026, simultanément à l’édition française du rapport MESR, sa stratégie pour l’égalité femmes-hommes 2026-2030, qui fixe notamment des objectifs chiffrés pour la représentation des femmes dans les filières STEM et dans le financement de la recherche.

    Tesify et la rédaction de mémoires sur la parité

    Si vos travaux portent sur l’égalité de genre en contexte académique — sociologie, sciences de l’éducation, gestion des ressources humaines — Tesify vous accompagne dans la structuration de votre mémoire : cadre théorique, extraction de références bibliographiques et mise en forme normée (APA, Vancouver, Chicago).

    Questions fréquentes

    Quelle est la part des femmes parmi les professeures des universités en France en 2026 ?

    En 2024, les femmes représentent 33 % des professeures des universités, selon les données du MESR-SIES publiées dans le rapport Vers l’égalité femmes-hommes ? Chiffres clés 2026. Ce taux est en progression par rapport à 2000 (17 %) et à 2010 (23 %), mais reste bien en deçà de la parité. Le grade de maître de conférences est plus proche de l’équilibre, avec 45 % de femmes dans l’ensemble du corps.

    Dans quelles disciplines les femmes sont-elles le plus sous-représentées à l’université ?

    Les mathématiques concentrent la sous-représentation la plus forte : 14-15 % des enseignants-chercheurs titulaires sont des femmes, et seulement 23 % des doctorants. Les sciences de l’information et de la communication (27 % de femmes au doctorat), les sciences de l’ingénieur (30 %) et les formations d’ingénieurs (29,8 % d’étudiantes) affichent des niveaux similairement bas. À l’inverse, les lettres, langues et sciences paramédicales sont à dominante féminine.

    Combien de présidentes d’université y a-t-il en France ?

    En septembre 2024, les femmes représentent 25 % des présidents d’université et d’établissements publics expérimentaux (EPE). La représentation est plus élevée au niveau des vice-présidences, avec 43,7 % de femmes parmi les 955 vice-présidents recensés. Dans les grandes écoles, seuls 15 % des dirigeants sont des femmes, selon la Conférence des grandes écoles (2025).

    Quelle est la part des femmes inventeurs dans les brevets déposés en France ?

    Entre 2021 et 2023, les femmes représentent 14 % des inventeurs cités dans les demandes de brevet publiées à l’INPI — un niveau proche de la moyenne européenne (13 % selon l’EPO en 2019). Seulement 4 % des demandes publiées impliquent des équipes exclusivement féminines, contre 78 % pour les équipes exclusivement masculines. La biotechnologie est le secteur le plus mixte, avec 56 % de demandes impliquant des équipes mixtes.

    Les femmes sont-elles majoritaires parmi les étudiants en France ?

    Globalement, les femmes représentent une majorité des diplômés de l’enseignement supérieur en France : 57 % des femmes ayant quitté la formation initiale ont obtenu un diplôme du supérieur, contre 47 % des hommes. Cependant, cette avance est très inégalement répartie entre filières : les femmes sont minoritaires dans les formations d’ingénieurs (29,8 %), les BUT production (22 %) et les CPGE (40 %).

    Quel est l’écart de salaire entre femmes et hommes à la sortie de l’université ?

    Pour la promotion 2022, interrogée en décembre 2023, l’écart médian est de 210 €/mois au niveau master (toutes disciplines, hors enseignement) : 2 010 €/mois pour les femmes contre 2 220 €/mois pour les hommes, soit un écart d’environ 9,5 %. En licence professionnelle, l’écart est de 130 €/mois (1 740 € contre 1 870 €). Ces écarts s’expliquent en partie par la concentration différenciée dans des secteurs d’activité à rémunération inégale.

    Où trouver les données officielles sur la parité dans l’enseignement supérieur français ?

    Les données de référence sont publiées chaque année par le MESR-SIES dans le rapport Vers l’égalité femmes-hommes ? Chiffres clés, disponible sur le site enseignementsup-recherche.gouv.fr. Les données sur les brevets proviennent de l’INPI (inpi.fr). Les fichiers Excel de micro-données par discipline, grade et établissement sont téléchargeables sur le même portail.

    Sources officielles