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  • Des verbatims au chapitre résultats : rédiger la partie qualitative de son mémoire avec Tesify (2026)

    Des verbatims au chapitre résultats : rédiger la partie qualitative de son mémoire avec Tesify (2026)

    C’est le paradoxe le plus cruel du mémoire qualitatif : le plus dur n’est ni de conduire les entretiens, ni de les coder — c’est d’écrire le chapitre résultats. Vous avez cent pages de transcriptions, des dizaines de codes, des thèmes qui se dessinent… et une page blanche qui résiste. Combien de citations mettre ? Faut-il présenter entretien par entretien ou thème par thème ? Où s’arrête le résultat, où commence l’interprétation ? Voici la méthode complète — et la façon d’organiser ce chantier précis dans Tesify.

    La décision structurante : par thèmes, pas par entretiens

    Le premier réflexe — présenter les entretiens un par un — produit un chapitre illisible : dix résumés successifs, aucune synthèse, et un jury qui fait votre travail à votre place. Le chapitre résultats d’un mémoire qualitatif se structure par thèmes : chaque section porte un résultat (un thème et ce qu’il contient), et convoque les entretiens comme preuves. C’est la continuité directe de votre analyse thématique : les thèmes que le codage a stabilisés deviennent les sections du chapitre — dans un ordre choisi, du plus structurant au plus périphérique, pas dans l’ordre où ils ont émergé.

    Le test de solidité d’une section : son titre doit déjà être un mini-résultat. « Thème 1 : la charge administrative » ne dit rien ; « Une charge administrative vécue comme un empêchement du cœur de métier » dit ce que vos données montrent. Si vos titres de sections racontent votre résultat à eux seuls, la charpente est bonne.

    Transcriptions d'entretiens surlignées se transformant en chapitre de résultats structuré
    Le chapitre ne raconte pas vos entretiens : il démontre vos thèmes, entretiens à l’appui.

    Le dosage des verbatims : la règle du un-pour-un

    Un verbatim n’est pas une décoration : c’est une pièce à conviction. La règle qui tient : une affirmation analytique, une citation qui la porte — puis votre texte qui reprend la main. Trois erreurs de dosage reviennent dans tous les mémoires :

    Le collage. Des pages de citations enchaînées avec trois lignes de liaison. Le lecteur n’a pas besoin de tout entendre ; il a besoin de savoir ce que vous avez compris. Si les citations occupent plus du tiers du chapitre, l’analyse est en sous-poids.

    La citation-orpheline. Un verbatim posé sans introduction ni reprise : le lecteur ignore ce qu’il doit y voir. Chaque citation s’annonce (« cette tension s’exprime de façon presque identique chez trois enquêtés : ») et se commente (« le vocabulaire de l’urgence, ici, dit moins la charge réelle que… »).

    La citation-maquillée. Corriger la syntaxe orale, couper sans le signaler, choisir uniquement les phrases qui arrangent. Les coupes se marquent […], l’oral reste de l’oral, et les cas contraires — les enquêtés qui contredisent le thème — figurent dans le chapitre : un paragraphe « analyse des cas divergents » est l’un des signaux de rigueur les plus appréciés des jurys.

    Et chaque citation porte son étiquette d’anonymisation cohérente (E3, femme, 15 ans d’ancienneté…) — définie une fois, tenue partout, conforme à ce que votre chapitre méthode a annoncé, dans l’esprit du guide de l’entretien semi-directif.

    Le paragraphe type d’une section résultats

    Voici la cellule de base, à répéter autant de fois que le thème a de facettes. Affirmation : « Chez les enquêtés en poste depuis moins de cinq ans, la charge administrative n’est pas décrite comme un volume mais comme une interruption permanente du travail auprès des usagers. » Preuve : « E2 le formule ainsi : « c’est pas que ça prend du temps, c’est que ça coupe tout le temps […] tu reprends jamais où t’étais ». » Reprise analytique : « L’image de la coupure, présente chez quatre enquêtés sur dix, déplace le problème : ce n’est pas la quantité de tâches qui est en cause, mais leur distribution dans la journée — un constat qui a des implications d’organisation, pas seulement d’effectifs. »

    Trois phrases, trois fonctions : vous affirmez, vous prouvez, vous analysez. Une section de résultats de cinq pages, c’est cette cellule répétée et variée — avec, de temps en temps, un paragraphe de transition qui relie la facette qui s’achève à celle qui s’ouvre. Le jour où vous tenez cette cellule, la page blanche a disparu.

    La frontière résultats / discussion

    Le chapitre résultats dit ce que vos données montrent ; la discussion dit ce que cela signifie au regard de la littérature et de votre cadre. La frontière pratique : dans les résultats, vous citez vos enquêtés ; dans la discussion, vous citez vos auteurs. Une phrase des résultats qui commence par « comme le montre la littérature… » a changé de chapitre sans vous prévenir — et si votre travail s’adosse à un modèle nommé, c’est dans la discussion que ses dimensions reviennent dialoguer avec vos thèmes, comme le prévoit le choix d’un modèle théorique.

    Une exception assumée existe — le format « résultats et discussion » fusionné, courant dans certaines disciplines. Si votre établissement l’admet et que vous le choisissez, dites-le en tête de chapitre et tenez alors la distinction à l’échelle du paragraphe : donnée d’abord, interprétation ensuite, toujours dans cet ordre.

    Le chantier dans Tesify, concrètement

    Ce passage des verbatims au texte est un problème d’organisation autant que d’écriture — et c’est là que Tesify change la mécanique du travail.

    1. Une section par thème, créée avant d’écrire. Ouvrez votre chapitre résultats et posez vos thèmes en sections, chacune titrée par son mini-résultat. La page blanche de quarante pages devient six pages blanches de six pages — psychologiquement et méthodiquement, ce n’est plus le même problème.

    2. Les pièces à conviction d’abord. Dans chaque section, collez d’abord les deux ou trois verbatims les plus forts du thème, avec leurs étiquettes. Puis écrivez autour : l’annonce avant, l’analyse après. Écrire autour d’une preuve est plus facile qu’écrire dans le vide — c’est le même principe que pour les situations du mémoire professionnel.

    3. Une passe de cohérence à la fin. Relisez les seules premières et dernières phrases de chaque section : mises bout à bout, elles doivent raconter votre résultat d’ensemble. C’est la lecture que fera un jury pressé — autant l’écrire pour lui.

    4. Chaque phrase reste la vôtre. L’analyse de vos entretiens est exactement ce qu’un jury vérifie en soutenance en vous demandant « pourquoi ce thème ? », « que disait E5 déjà ? ». La structure vous porte, les verbatims sont vos preuves — et l’écriture qui les relie est la vôtre, phrase par phrase.

    Organisation des thèmes d'entretiens en colonnes avant la rédaction du chapitre résultats
    Le chapitre s’écrit d’autant plus vite que les thèmes sont posés en sections avant la première phrase.

    Questions fréquentes

    Combien de verbatims par thème ?

    Deux à quatre citations bien choisies par section suffisent généralement — une qui incarne le cœur du thème, une qui en montre une variante, éventuellement une divergente. Le reste de vos données travaille en coulisse : vous pouvez signaler qu’un constat traverse « la majorité des entretiens » sans tous les citer.

    Faut-il compter les occurrences (« 7 enquêtés sur 10 disent que ») ?

    Avec prudence. Un décompte simple aide le lecteur à situer le poids d’un thème, mais un mémoire qualitatif ne démontre pas par les fréquences — dix entretiens ne sont pas un sondage. Donnez l’ordre de grandeur (« la plupart », « trois enquêtés seulement »), pas des pourcentages qui suggéreraient une représentativité que votre méthode n’a pas.

    Où mettre les transcriptions complètes ?

    En annexe si votre établissement le demande — et dans ce cas, anonymisées avec le même soin que le corps du texte. Beaucoup d’établissements préfèrent un exemple de transcription et la grille de codage plutôt que l’intégralité : vérifiez la consigne avant de gonfler les annexes.

    Comment présenter un thème auquel je ne m’attendais pas ?

    Comme un résultat à part entière — souvent le meilleur du mémoire. Signalez qu’il a émergé du terrain sans être prévu par votre grille de départ : loin d’être un aveu de faiblesse, c’est la preuve que votre analyse a écouté les données au lieu de leur faire réciter vos hypothèses.

    Mon chapitre résultats peut-il contenir des tableaux ?

    Oui — un tableau de synthèse des thèmes (thème, définition, nombre d’entretiens concernés, verbatim illustratif) en ouverture ou en clôture de chapitre aide beaucoup le lecteur. Il complète le texte, il ne le remplace pas : le tableau montre l’architecture, le texte fait la démonstration.

    Structurez par thèmes, dosez vos preuves, gardez la frontière avec la discussion — et rédigez votre chapitre résultats avec Tesify : les sections tiennent le plan, chaque phrase reste la vôtre.

  • Un article publié sur deux contient un p incohérent : ce que statcheck mesure, et comment vérifier les vôtres (2026)

    Un article publié sur deux contient un p incohérent : ce que statcheck mesure, et comment vérifier les vôtres (2026)

    Un article de psychologie publié sur deux contient au moins un p incompatible avec la statistique et les degrés de liberté rapportés à côté de lui. Un sur huit contient une incohérence assez grave pour avoir pu changer la conclusion.

    Ce n’est pas une estimation. C’est le résultat d’un dépouillement automatisé de plus de 250 000 valeurs de p publiées dans huit grandes revues de psychologie entre 1985 et 2013, réalisé par Nuijten, Hartgerink, van Assen, Epskamp et Wicherts au moyen d’un programme nommé statcheck (Behavior Research Methods, vol. 48, p. 1205-1226).

    Une étude antérieure de Bakker et Wicherts, sur 281 articles, aboutissait à des ordres de grandeur cohérents : environ 18 % des résultats statistiques y étaient incorrectement rapportés, et environ 15 % des articles contenaient au moins une conclusion qui s’inversait après recalcul (Behavior Research Methods, vol. 43, p. 666-678).

    Ces chiffres portent sur des articles relus par des pairs, écrits par des chercheurs professionnels. La question qu’ils posent à un mémoire est simple : et vous, avez-vous vérifié ?

    Les chiffres, et ce qu’ils ne disent pas

    Mesure Valeur Corpus
    Articles avec ≥ 1 p incohérent la moitié 8 revues de psychologie, 1985-2013
    Articles avec une incohérence grave, susceptible d’avoir changé la conclusion un sur huit même corpus
    Valeurs de p examinées plus de 250 000 même corpus
    Résultats statistiques incorrectement rapportés ≈ 18 % 281 articles (Bakker & Wicherts)
    Articles dont au moins une conclusion s’inverse après recalcul ≈ 15 % même corpus

    Deux précisions honnêtes, parce qu’elles conditionnent l’usage que vous pouvez faire de ces nombres.

    Le champ est la psychologie anglophone publiée. Les auteurs ne prétendent pas généraliser à toutes les disciplines, et la prévalence pourrait différer ailleurs. Ce qui est transposable, ce n’est pas le pourcentage : c’est le mécanisme, qui ne dépend ni de la langue ni du champ.

    Il n’existe pas, à notre connaissance, d’équivalent français portant sur des mémoires de master. Nous ne citerons donc aucun taux d’erreur pour les mémoires — il faudrait l’inventer. Ce que l’on peut dire sans se tromper, c’est que les conditions qui produisent ces erreurs dans les articles publiés sont toutes réunies, et plutôt aggravées, dans un mémoire rédigé en quelques semaines par une personne seule.

    Un article sur deux contient au moins une incohérence, un sur huit une incohérence grave
    Un article sur deux, une incohérence ; un sur huit, une incohérence qui a pu changer la conclusion.

    Pourquoi c’est vérifiable — et pourquoi presque personne ne le fait

    Un résultat de test rapporté correctement contient trois éléments : la statistique, ses degrés de liberté et la probabilité. Or ces trois éléments ne sont pas indépendants : p se déduit exactement des deux autres. Écrire t(48) = 2,14 ; p = 0,004 est donc une impossibilité arithmétique, au même titre qu’une addition fausse — la valeur correcte est proche de 0,037.

    Statistique, degrés de liberté et p forment un triplet dont la cohérence se recalcule
    Le triplet est redondant : c’est cette redondance qui rend le contrôle possible en dix minutes.

    C’est exactement ce que fait statcheck : il repère dans un texte les résultats écrits au format standard, recalcule chaque p et signale les écarts. L’outil est disponible en ligne sur statcheck.io et sous forme de bibliothèque R.

    Une réserve pratique : il est conçu pour la notation anglophone, avec un point décimal et des symboles latins non accentués. Sur un mémoire rédigé en français, avec des virgules décimales et parfois des espaces insécables, attendez-vous à ce qu’il ne reconnaisse pas une partie de vos résultats. Le contrôle manuel décrit plus bas prend dix minutes et ne dépend d’aucun outil.

    D’où viennent les erreurs

    Aucune ne suppose la moindre intention. Toutes viennent de la copie.

    • La retranscription à la main. Le nombre est lu dans un tableau à l’écran et retapé dans le traitement de texte. Un chiffre saute, une décimale se déplace.
    • La mauvaise ligne. Le tableau du test t en contient deux ; le tableau de l’ANOVA en contient une par effet plus une pour l’erreur. Copier la ligne voisine est l’erreur la plus fréquente, et elle est invisible à la relecture — voyez notre annuaire des tableaux de sortie SPSS, qui indique pour chacun la cellule à prendre.
    • Le modèle qui a changé. Vous ajoutez une covariable, vous relancez, vous mettez à jour le tableau — et vous oubliez la phrase du paragraphe précédent, qui garde les anciens chiffres.
    • Les degrés de liberté recopiés d’un autre test. Fréquent dès qu’un chapitre enchaîne plusieurs analyses sur des sous-échantillons de tailles différentes.
    • L’arrondi mal placé. Écrire p = 0,05 pour un p de 0,0503 change une conclusion binaire sans changer un seul chiffre significatif.
    • Le « ,000 » recopié tel quel. p = 0,000 n’existe pas ; la forme correcte est p < 0,001. C’est l’erreur la plus visible d’un chapitre résultats.

    Un détail rassurant du corpus étudié : les incohérences graves y étaient plus fréquentes parmi les résultats déclarés significatifs que parmi les non significatifs. Rassurant, parce que cela indique où concentrer votre vérification — sur ce qui porte vos conclusions.

    Le contrôle en dix minutes

    Ouvrez un tableur, listez chacun de vos résultats en une ligne, et recalculez. Les fonctions ci-dessous existent dans Google Sheets sous leur nom anglais, et dans Excel sous un nom qui dépend de la langue de l’interface.

    Test Ce que vous rapportez Formule de recalcul
    Test t t(ddl), p T.DIST.2T(ABS(t); ddl) — en français LOI.STUDENT.BILATERALE
    ANOVA / F F(ddl1, ddl2), p F.DIST.RT(F; ddl1; ddl2) — en français LOI.F.DROITE
    Khi-deux χ²(ddl), p CHISQ.DIST.RT(chi2; ddl) — en français LOI.KHIDEUX.DROITE
    Corrélation r, n, p Convertir en t = r√((n−2)/(1−r²)), puis comme un test t avec n−2 ddl

    Un écart à la troisième décimale est un arrondi, pas une erreur. Un écart qui déplace le résultat de part et d’autre de 0,05 est à corriger immédiatement.

    Ajoutez ensuite quatre vérifications que le calcul ne couvre pas :

    1. La chaîne des effectifs. Le N de la méthode, le N du tableau descriptif et les ddl de chaque test doivent se déduire les uns des autres. Pour un test t sur groupes indépendants, ddl = n₁ + n₂ − 2 ; si vous avez appliqué la correction de Welch, les ddl sont décimaux et la règle ne s’applique plus.
    2. Le sens de l’effet. La phrase dit « le groupe expérimental obtient un score supérieur » ; vérifiez que les moyennes du tableau vont bien dans ce sens. L’inversion est fréquente quand le codage du groupe est 0/1 et que la référence a changé en cours de route.
    3. La correspondance texte-tableau. Chaque nombre cité dans le texte doit figurer à l’identique dans son tableau. Relisez en pointant les deux avec le doigt, littéralement.
    4. Le nombre de tests annoncés. Si la méthode annonce trois comparaisons et que les résultats en présentent sept, ce n’est plus un problème de recopie mais de plan d’analyse — la question rejoint alors celle du choix entre plusieurs tests séparés et une analyse multivariée.

    Ce que cela change pour votre mémoire

    Trois conséquences pratiques.

    Sur votre propre texte : ce contrôle est le meilleur rapport temps / risque de toute la relecture. Il coûte dix minutes, il porte sur les nombres exacts que le jury lit en premier, et une incohérence repérée en soutenance jette un doute sur l’ensemble du chapitre. Intégrez-le à votre check-list de relecture finale.

    Sur les articles que vous citez : si votre revue de littérature repose sur un résultat unique et spectaculaire, recalculez-le. C’est faisable en trente secondes et cela vous évite de bâtir une hypothèse sur une coquille. La logique est la même que celle qui préside à l’évaluation critique dans une méta-analyse, où l’extraction des données est systématiquement contrôlée à deux.

    Sur ce que vous pouvez en écrire : ce constat est un argument légitime en discussion, à condition d’être cité correctement et de ne pas être surinterprété. Une erreur de recopie n’est pas une fraude ; c’est une défaillance de procédure, et elle se corrige par des procédures — vérification systématique, sorties conservées en annexe, chiffres produits par le logiciel plutôt que retapés. C’est l’esprit des chartes d’intégrité scientifique, qui parlent de traçabilité bien avant de parler de faute.

    Trois habitudes qui suppriment le problème à la source

    • Ne retapez jamais un nombre. Copiez-collez depuis la sortie, puis reformatez. Chaque saisie manuelle est une occasion d’erreur.
    • Écrivez le résultat complet dès le premier jet — statistique, ddl, p, taille d’effet, intervalle. Compléter après coup, à partir d’une sortie relancée entre-temps, est la situation qui produit le plus d’incohérences.
    • Datez vos sorties. Si vous relancez une analyse, la version précédente doit disparaître du dossier de travail, faute de quoi vous recopierez un jour la mauvaise.

    Et un rappel qui vaut au-delà de l’arithmétique : un p exact reste un p. Le vérifier ne dispense ni de rapporter la taille d’effet et son intervalle de confiance, ni de savoir ce qu’un seuil de signification autorise réellement à conclure, ni de traiter correctement un résultat non significatif.

    Relire les chiffres, puis relire le texte

    Le contrôle arithmétique prend dix minutes. Ce qui prend du temps, c’est la mise en cohérence de l’ensemble : que la méthode annonce ce que les résultats présentent, que la discussion n’aille pas au-delà de ce que les chiffres autorisent, et que le vocabulaire reste le même d’un chapitre à l’autre.

    Tesify travaille avec vous sur cette cohérence : structurer le chapitre résultats à partir de vos propres sorties, aligner méthode, résultats et discussion, et signaler les affirmations que vos données ne soutiennent pas. Vos données restent les vôtres, et le texte est écrit à 100 % par vous.

    Mettre votre mémoire au carré avec Tesify

    Questions fréquentes

    Ces chiffres valent-ils pour ma discipline ?

    Le corpus étudié est celui de la psychologie anglophone. Aucune donnée équivalente n’existe, à notre connaissance, pour la gestion, les sciences de l’éducation ou les mémoires paramédicaux français. Ce qui se transpose est le mécanisme — la recopie manuelle d’un triplet redondant — et non le pourcentage.

    Dois-je citer statcheck dans mon mémoire ?

    Si vous l’utilisez sur votre propre texte, ce n’est pas nécessaire : c’est un outil de relecture, pas une méthode d’analyse. Si vous en citez les résultats en discussion, référencez l’article de Nuijten et ses collègues, pas le site.

    Mon p recalculé diffère de 0,002 de celui de SPSS. Est-ce grave ?

    Non. Un écart de cet ordre vient de l’arrondi de la statistique que vous avez saisie : SPSS calcule sur la valeur complète, vous recalculez sur deux décimales. Seuls comptent les écarts qui changent la lecture, en particulier ceux qui traversent le seuil retenu.

    Faut-il vérifier aussi les tableaux ?

    Oui, et c’est plus rapide qu’il n’y paraît : contrôlez que chaque nombre du texte figure dans le tableau correspondant, que les totaux de colonnes tombent juste et que les pourcentages somment à 100 aux arrondis près. Sur la mise en forme elle-même, voyez comment présenter tableaux et figures.

    Et si je découvre une erreur après le dépôt ?

    Signalez-la à votre directeur avant la soutenance et préparez la correction par écrit. Une erreur annoncée par l’auteur et corrigée coûte infiniment moins cher qu’une erreur découverte en séance. C’est aussi la posture attendue par les chartes d’intégrité : la traçabilité prime sur l’infaillibilité.

    Comment repérer un résultat douteux dans un article que je cite ?

    Recalculez son p, vérifiez que ses ddl sont compatibles avec l’effectif annoncé, et regardez si la taille d’effet est cohérente avec le p compte tenu de n. Une taille d’effet énorme assortie d’un p à peine significatif sur un grand échantillon est arithmétiquement suspecte. C’est un réflexe voisin de celui qu’il faut avoir face aux revues prédatrices, où la relecture est faible ou fictive.

  • Le « Tableau 1 » de votre mémoire : décrire l’échantillon sans perdre le lecteur (2026)

    Le « Tableau 1 » de votre mémoire : décrire l’échantillon sans perdre le lecteur (2026)

    C’est le premier tableau du chapitre résultats, celui qu’un lecteur regarde avant toute autre chose, et celui auquel presque personne ne consacre plus de dix minutes : le tableau qui décrit qui a participé.

    Il porte un nom implicite dans la plupart des disciplines — le « Tableau 1 » — et il fait un travail que le reste du chapitre ne peut pas faire. Il dit combien de personnes ont été analysées, à quoi elles ressemblent, et donc à qui vos conclusions peuvent raisonnablement s’appliquer. Un jury qui le lit se forme immédiatement une opinion sur la portée de votre travail.

    Voici ce qu’il doit contenir, ce qu’il ne doit surtout pas contenir, et comment le rédiger.

    Ce que le tableau doit faire

    Trois fonctions, et pas une de plus.

    1. Fixer l’effectif analysé. Le N annoncé dans l’en-tête est celui sur lequel portent les analyses, pas celui des réponses reçues. Si les deux diffèrent, l’écart s’explique dans la méthode.
    2. Décrire la composition. Chaque caractéristique susceptible de peser sur vos résultats ou de conditionner leur portée : les variables sociodémographiques utiles, les variables de contexte, et les variables que votre littérature identifie comme des facteurs de confusion possibles.
    3. Rendre la comparaison possible. Un lecteur doit pouvoir situer votre échantillon par rapport au sien, à la population de référence, ou à une étude qu’il connaît.

    Tout ce qui ne sert aucune de ces trois fonctions n’a rien à y faire.

    Quelles lignes retenir, selon votre champ

    La liste utile n’est pas la même partout, et la question à se poser est toujours : si le lecteur ignorait cette caractéristique, comprendrait-il mal mes résultats ?

    • Sciences de l’éducation : niveau et filière, ancienneté dans le poste pour les enseignants, type d’établissement, indice de position sociale s’il est connu.
    • Santé et paramédical : âge, sexe, service ou spécialité, ancienneté, statut (titulaire, contractuel, étudiant), et toute variable clinique conditionnant l’issue étudiée.
    • Gestion et RH : taille de l’organisation, secteur, fonction, ancienneté, type de contrat, encadrement ou non.
    • Psychologie : âge, sexe, niveau d’études, mode de recrutement, et les scores aux échelles de contrôle utilisées comme covariables.

    Une caractéristique mérite en outre sa ligne dès que la littérature la présente comme un facteur susceptible d’expliquer votre variable dépendante. C’est ce qui vous permettra, plus loin, de justifier son introduction comme covariable au lieu de l’ajouter sans explication.

    Quelle statistique pour quelle variable

    La règle tient en trois lignes, et c’est la décision la plus fréquemment mal prise du tableau.

    • Variable catégorielle — effectif et pourcentage : n (%). Donnez toujours les deux ; un pourcentage seul sur un petit effectif est trompeur, et « 66,7 % » sur trois personnes est ridicule.
    • Variable continue à distribution symétrique — moyenne et écart-type : M (SD).
    • Variable continue à distribution asymétrique — médiane et intervalle interquartile : Md [Q1–Q3]. C’est le cas des âges dans une population hétérogène, des durées, des montants, des nombres d’événements.
    Distribution symétrique et distribution asymétrique : moyenne avec écart-type d'un côté, médiane avec intervalle interquartile de l'autre
    Une moyenne sur une distribution fortement asymétrique décrit un individu qui n’existe pas.

    Le critère de choix n’est pas le résultat d’un test de normalité, c’est la forme de la distribution : regardez l’histogramme. Une moyenne d’ancienneté de 8,4 ans avec un écart-type de 9,1 ans annonce d’elle-même le problème — l’écart-type dépasse presque la moyenne, la distribution est forcément très étalée à droite, et la médiane décrira mieux la personne typique. C’est la même question de forme que celle qui se pose au moment de choisir entre transformation, bootstrap et test non paramétrique, mais elle se tranche ici sans aucun test.

    Soyez cohérent en colonne. Si vous choisissez la médiane pour l’âge, ne passez pas à la moyenne pour l’ancienneté dans le même tableau sans raison lisible. Une note sous le tableau précise la convention retenue.

    La question du p dans le Tableau 1

    Beaucoup de modèles, en santé notamment, ajoutent une colonne de p comparant les groupes ligne à ligne. C’est un usage répandu et discutable, et il faut savoir dans quel cas vous êtes.

    • Étude purement descriptive, un seul groupe : aucune colonne de p. Il n’y a rien à comparer.
    • Groupes constitués par tirage au sort : la colonne de p teste que la randomisation a bien fonctionné — ce qui est vrai par construction. Elle n’apprend rien et la plupart des recommandations méthodologiques déconseillent aujourd’hui de la mettre.
    • Groupes préexistants que vous comparez : c’est le seul cas où la question se pose vraiment. Un p non significatif sur un petit échantillon n’y prouve pas la comparabilité — il reflète surtout le manque de puissance, exactement le raisonnement décrit dans notre article sur la puissance et les résultats non significatifs. Ce qui compte n’est pas la significativité de l’écart mais son ampleur et sa pertinence : un déséquilibre de dix points de pourcentage sur une variable qui influence votre résultat doit être contrôlé dans l’analyse, qu’il soit significatif ou non.

    Si votre discipline attend cette colonne, mettez-la, mais commentez les écarts plutôt que les étoiles. Et déclarez ce que vous en faites : une variable déséquilibrée et pertinente devient une covariable, pas une note de bas de page.

    Un modèle

    Caractéristique Total (n = 173) Groupe A (n = 88) Groupe B (n = 85)
    Âge, Md [Q1–Q3] 34 [27–45] 33 [26–44] 35 [28–46]
    Femmes, n (%) 121 (69,9) 60 (68,2) 61 (71,8)
    Ancienneté en années, Md [Q1–Q3] 6 [2–14] 5 [2–13] 7 [3–15]
    Niveau de diplôme, n (%)
    — Bac +3 74 (42,8) 39 (44,3) 35 (41,2)
    — Bac +5 ou plus 99 (57,2) 49 (55,7) 50 (58,8)
    Score d’épuisement, M (SD) 3,42 (0,81) 3,38 (0,79) 3,46 (0,84)
    Temps partiel, n (%)a 28 (16,4) 15 (17,2) 13 (15,7)

    Note. Md = médiane ; Q1–Q3 = premier et troisième quartiles. a Donnée manquante pour 2 participants.

    Sept points de forme méritent d’être copiés de ce modèle : l’unité et la statistique figurent dans l’intitulé de ligne et non répétées dans chaque cellule ; les modalités d’une variable catégorielle sont indentées sous elle ; les pourcentages d’une même variable somment à 100 ; les décimales sont homogènes en colonne ; l’effectif de chaque groupe est dans l’en-tête ; les données manquantes sont signalées par une note appelée plutôt que par une colonne supplémentaire ; et il n’y a aucun quadrillage vertical. Les conventions générales de mise en forme sont détaillées dans notre article sur la présentation des tableaux et figures.

    Ce qu’il ne faut pas y mettre

    • Toutes les variables collectées. Un Tableau 1 de vingt-deux lignes n’est plus lu. Gardez ce qui décrit, ce qui conditionne la portée, et ce qui pourrait confondre ; le reste va en annexe.
    • Vos variables de résultat. Elles appartiennent aux tableaux suivants. Le Tableau 1 décrit qui, pas ce qu’on a trouvé.
    • La sortie SPSS telle quelle. Ni la capture d’écran, ni le tableau « Statistiques descriptives » copié-collé. Il faut le reconstruire — notre annuaire des tableaux de sortie indique dans quelle cellule prendre chaque nombre.
    • Des pourcentages sans effectifs. Ni des effectifs qui ne somment pas au N annoncé sans qu’on comprenne pourquoi.
    • Une moyenne sur une variable ordinale à quatre modalités. Donnez la répartition.

    La chaîne des effectifs, qui commence bien avant le tableau

    De la base brute à l'échantillon analysé : la chaîne des effectifs que le tableau doit refléter
    Le N de l’en-tête est l’aboutissement d’une chaîne : réponses reçues, réponses écartées, échantillon analysé.

    Le N du Tableau 1 doit se raccorder sans trou à tout ce qui précède : combien de personnes sollicitées, combien de réponses, combien d’exclusions et pour quel motif. Si vous avez appliqué des critères de qualité des réponses, c’est là que le décompte doit apparaître. Une incohérence entre le N de la méthode, celui du tableau et les degrés de liberté de vos tests est l’une des premières choses qu’un rapporteur vérifie — et l’une des plus faciles à contrôler, comme le montre notre article sur la vérification arithmétique des résultats.

    Enfin, le Tableau 1 est le lieu où se voit la composition réelle de votre échantillon. S’il révèle une sur-représentation nette — 70 % de femmes, une seule filière, un seul établissement —, ne la laissez pas parler toute seule : c’est précisément le point à reprendre dans la discussion, avec la question de savoir s’il faut pondérer ou simplement le déclarer. Et si votre stratégie de recrutement était non probabiliste, rappelez-le en une incise renvoyant à votre section sur l’échantillonnage.

    Le paragraphe qui l’accompagne

    Un tableau ne se laisse jamais seul. Trois ou quatre phrases suffisent, et elles ne répètent pas les chiffres : elles disent ce qu’il faut en retenir.

    « L’échantillon analysé compte 173 participants, d’un âge médian de 34 ans, majoritairement des femmes (69,9 %). L’ancienneté est très dispersée (médiane 6 ans, intervalle interquartile 2–14), ce qui reflète la coexistence de professionnels en début de carrière et d’équipes stables. Les deux groupes sont comparables sur l’ensemble des caractéristiques recueillies ; l’écart d’ancienneté, de deux ans sur la médiane, a néanmoins conduit à l’introduire comme covariable dans les analyses. »

    Ce paragraphe fait ce que le tableau ne peut pas faire : il hiérarchise, il interprète, et il annonce une décision d’analyse.

    Rédiger la description de l’échantillon avec Tesify

    Construire le tableau prend une demi-heure. Ce qui prend du temps, c’est ce qui l’entoure : justifier le choix de la médiane plutôt que de la moyenne, expliquer un déséquilibre sans donner l’impression de s’excuser, raccorder les effectifs à la section méthode, et annoncer les conséquences sur l’analyse — le tout dans un vocabulaire qui tiendra jusqu’à la discussion.

    Tesify travaille avec vous sur ce passage : structurer l’ouverture du chapitre résultats à partir de vos propres chiffres, tenir la cohérence entre méthode, résultats et discussion, et rédiger les justifications que le tableau appelle. Vos données restent les vôtres, et le texte est écrit à 100 % par vous.

    Rédiger votre chapitre résultats avec Tesify

    Questions fréquentes

    Combien de lignes le Tableau 1 doit-il compter ?

    Entre six et douze dans la plupart des mémoires. Au-delà, le lecteur décroche et l’information utile se dilue. Le bon critère n’est pas le nombre mais la justification : chaque ligne doit décrire, conditionner la portée, ou pouvoir confondre.

    Faut-il mettre l’âge en classes ou en continu ?

    En continu, avec la médiane et les quartiles, si vous l’avez recueilli ainsi. Le découper en classes fait perdre de l’information sans rien apporter au lecteur. Si vous ne disposez que de classes parce que le questionnaire les imposait, présentez-les telles quelles avec n (%) et ne calculez pas de moyenne à partir des centres de classes.

    Où placer ce tableau ?

    Au tout début du chapitre résultats, avant toute analyse. Certains mémoires le placent en fin de méthode : c’est acceptable et parfois demandé, mais la convention dominante en fait le premier tableau des résultats — d’où son nom.

    Que faire des données manquantes dans une ligne ?

    Signalez-les par une note appelée sous le tableau, en indiquant le nombre de valeurs manquantes pour cette variable, et calculez le pourcentage sur les répondants effectifs. N’inventez pas de catégorie « non renseigné » si elle n’existait pas dans le questionnaire.

    Faut-il un Tableau 1 dans un mémoire qualitatif ?

    Oui, sous une autre forme : un tableau des participants avec un identifiant anonymisé, la fonction, l’ancienneté et la durée de l’entretien. Il remplit exactement la même fonction — permettre au lecteur de situer les voix qu’il va lire.

    Puis-je reprendre le format d’un article que je cite ?

    C’est même recommandé : reprendre le format dominant de votre champ facilite la comparaison et rassure le jury. Vérifiez seulement qu’il ne contredit pas le gabarit imposé par votre établissement, qui prime toujours.

  • Annuaire 2026 : chaque tableau de sortie SPSS, ce qu’il dit et le chiffre à recopier

    Annuaire 2026 : chaque tableau de sortie SPSS, ce qu’il dit et le chiffre à recopier

    Vous avez lancé la procédure. SPSS a produit sept tableaux. Sur la centaine de nombres affichés, votre mémoire en utilisera cinq — et le reste sert à vérifier des conditions ou n’a aucun intérêt pour vous.

    Cet annuaire range les sorties dans l’ordre où elles apparaissent, par famille d’analyse. Pour chacune : ce que le tableau dit, quel nombre recopier, et sous quelle forme l’écrire. Les intitulés donnés sont ceux de l’interface française ; l’équivalent anglais est indiqué quand il diffère nettement, parce que beaucoup de licences universitaires sont installées en anglais.

    La règle qui vaut pour tous les tableaux

    Trois repères suffisent à lire n’importe quelle sortie.

    1. Trouvez le N — et vérifiez qu’il correspond à ce que vous attendez. Un N plus petit signale des observations écartées pour valeurs manquantes, et il change selon les analyses. C’est le premier chiffre à contrôler, avant même le résultat.
    2. Trouvez la statistique et ses degrés de libertét, F, χ², U, accompagnés de leur ddl. Ce couple est ce qui identifie le test ; le p seul ne suffit jamais.
    3. Trouvez la colonne Sig. — c’est le p. SPSS ne l’appelle jamais p.
    Trois cellules d'un tableau de sortie deviennent une seule phrase de résultat
    Une phrase de résultat, c’est trois cellules : la statistique, ses degrés de liberté, et la significativité.

    Les conventions de transcription

    Elles ne sont écrites nulle part dans SPSS, et elles reviennent dans presque toutes les corrections.

    • Sig. affiche « ,000 » : n’écrivez jamais p = 0,000. Une probabilité n’est pas nulle ; SPSS a simplement arrondi à trois décimales. La forme correcte est p < 0,001. Pour toute autre valeur, écrivez l’égalité avec trois décimales : p = 0,032.
    • Deux décimales pour les statistiques (t = 2,41 ; F = 5,82 ; r = 0,43), trois pour les probabilités. Au-delà, vous affichez une précision que vos données n’ont pas.
    • Symboles en italiques : t, F, p, r, n, M, SD, d. Les lettres grecques (α, χ², η²) restent droites.
    • Virgule décimale en français, y compris dans les tableaux, et espace insécable avant les deux-points et les points-virgules. Si votre département impose un gabarit, il prime : vérifiez-le avant de tout reformater.
    • « Sig. (bilatéral) » veut dire bilatéral. Si votre hypothèse est unilatérale et que vous l’avez annoncée comme telle avant l’analyse, divisez par deux — et dites-le. Ne divisez jamais après avoir vu le résultat.

    Statistiques descriptives

    « Statistiques descriptives » / « Récapitulatif du traitement des observations ». À recopier : N, moyenne, écart-type, minimum et maximum. Le second tableau donne le nombre de valeurs manquantes par variable : regardez-le, il justifie les écarts de N entre analyses. Ces chiffres alimentent le tableau de description de l’échantillon, jamais le corps du texte ligne à ligne. Notre tutoriel d’analyse quantitative détaille l’enchaînement complet depuis l’import du fichier.

    Comparer deux groupes

    « Statistiques de groupe » donne n, moyenne et écart-type par groupe. C’est de là que sortent les M et SD de votre phrase.

    « Test d’échantillons indépendants » est le tableau le plus mal lu de tout SPSS, parce qu’il contient deux lignes de résultats. La partie gauche donne le test de Levene sur l’égalité des variances ; la partie droite donne le test t, une fois en supposant les variances égales, une fois sans cette hypothèse (correction de Welch). Lisez d’abord Levene, puis choisissez la ligne. Si le Levene est significatif, c’est la seconde ligne qu’il faut recopier, et ses degrés de liberté seront décimaux — c’est normal. Le détail du choix est traité dans notre article sur le test t et Mann-Whitney.

    « Test des échantillons appariés » pour deux mesures sur les mêmes personnes : le tableau des corrélations qui le précède n’est pas le résultat, c’est un indicateur de liaison entre les deux mesures.

    Comparer trois groupes ou plus

    « Tests des effets inter-sujets » (Tests of Between-Subjects Effects) est le tableau central de l’ANOVA. Recopiez, pour chaque effet : F, les ddl de l’effet, les ddl de l’erreur (dernière ligne du tableau), Sig. et l’êta-carré partiel si vous l’avez demandé. La ligne « Total corrigé » ne se rapporte jamais. La lecture de l’ANOVA factorielle, et notamment celle de l’interaction, mérite une attention particulière : c’est elle qui porte le résultat, pas les effets principaux.

    « Comparaisons multiples » contient les tests post-hoc. Chaque paire y figure deux fois, en miroir : n’en recopiez qu’une.

    Si vous avez ajouté une covariable, la sortie s’enrichit d’un tableau de moyennes ajustées — ce sont elles, et non les moyennes brutes, qui doivent être rapportées. Voyez notre article sur l’ANCOVA avec le pré-test en covariable.

    Tests non paramétriques

    La procédure moderne produit d’abord un « Récapitulatif des tests d’hypothèses » : une ligne, une décision en clair, et un Sig. C’est utile pour trancher, insuffisant pour rédiger. Double-cliquez pour ouvrir la vue détaillée, qui contient la statistique U ou H, les rangs moyens et les effectifs par groupe — ce sont ces valeurs qu’il faut rapporter. Les articles sur le test de Wilcoxon et le test de Friedman donnent la phrase type pour chacun.

    Croiser deux variables catégorielles

    « Tableau croisé » puis « Tests du khi-deux ». Recopiez la ligne Khi-deux de Pearson : valeur, ddl, Sig. La note sous le tableau indique le pourcentage de cellules dont l’effectif théorique est inférieur à 5 — c’est la condition d’application, et elle décide si vous devez passer au test exact de Fisher. Le tableau « Mesures symétriques » donne le V de Cramér, c’est-à-dire la taille d’effet. Tout est détaillé dans notre article sur le khi-deux sur tableau croisé.

    Relier deux variables continues

    « Corrélations » : une matrice symétrique où chaque coefficient apparaît deux fois. Recopiez la moitié inférieure. Attention au N propre à chaque paire, qui varie avec les valeurs manquantes. Le choix entre Pearson et Spearman se fait avant, pas en regardant lequel donne le plus petit p.

    Expliquer par plusieurs prédicteurs

    La régression linéaire produit quatre tableaux, et chacun a un usage distinct.

    • « Récapitulatif des modèles »R, R-deux, R-deux ajusté, erreur standard de l’estimation. Rapportez le R-deux ajusté dès que vous avez plusieurs prédicteurs. La statistique de Durbin-Watson, si demandée, s’affiche ici.
    • « ANOVA » — le test global du modèle. Un F significatif dit que le modèle explique plus que rien, pas que chaque prédicteur compte.
    • « Coefficients » — le tableau qui porte le résultat : B non standardisé, erreur standard, bêta standardisé, t, Sig., et si vous les avez demandés l’intervalle de confiance de B et les indices de tolérance et de VIF.
    • « Diagnostics des observations » — la liste des cas dont le résidu standardisé dépasse 3. Ce tableau ne dit pas tout : la question de savoir si une observation pèse sur le modèle se traite avec la distance de Cook et le levier, qui s’enregistrent en colonnes plutôt qu’en tableau.

    Pour une issue binaire, la sortie change de noms : « Variables dans l’équation » remplace « Coefficients » et donne B, Wald, Sig. et Exp(B) — c’est ce dernier qui est l’odds ratio. S’y ajoutent le test de Hosmer-Lemeshow, où un résultat non significatif est le bon signe, et le tableau de classement.

    L'annuaire des tableaux de sortie, regroupés par famille d'analyse
    Chaque famille d’analyse a sa sortie type ; dans chacune, deux ou trois cellules seulement partent dans le mémoire.

    Questionnaires et échelles

    « Statistiques de fiabilité » donne l’alpha de Cronbach et le nombre d’éléments. Le tableau « Statistiques de total des éléments » qui suit est le plus utile des deux : sa colonne Corrélation complète des éléments corrigés repère les items qui ne collent pas à l’échelle, et sa dernière colonne indique l’alpha obtenu si l’item était supprimé. Une corrélation négative y signale presque toujours un item inversé non recodé — voyez notre article sur l’alpha de Cronbach.

    Pour une structure factorielle : « Indice KMO et test de Bartlett » (les deux conditions préalables), « Variance totale expliquée » (le nombre de facteurs retenus et leur part), et « Matrice des composantes après rotation » (les saturations à interpréter). Le détail figure dans nos articles sur l’analyse factorielle exploratoire et sur l’analyse en composantes principales. La suite confirmatoire relève des modèles d’équations structurelles.

    Conditions et diagnostics

    « Tests de normalité » donne Kolmogorov-Smirnov et Shapiro-Wilk. Ici, un résultat significatif est une mauvaise nouvelle — et ce que l’on en fait dépend de ce qu’on est prêt à changer : l’échelle de la variable, le calcul de l’incertitude ou le test lui-même.

    « Aire sous la courbe » accompagne la courbe ROC : recopiez l’AUC, son erreur standard, son Sig. et surtout son intervalle de confiance.

    Enfin, si un bloc « Bootstrap » apparaît sous vos tableaux habituels, c’est que l’option est cochée : ce sont ces intervalles-là qu’il faut rapporter, et non les intervalles théoriques de la ligne du dessus.

    Où va chaque nombre

    Ce que SPSS affiche Ce que vous recopiez Où cela va
    Sig. = ,000 p < 0,001 Dans la phrase de résultat
    Statistiques de groupe M et SD par groupe Tableau descriptif, puis la phrase
    Test de Levene Rien, sauf s’il est significatif Une incise dans la méthode
    ddl de l’erreur Le second nombre entre parenthèses de F Dans la phrase de résultat
    Récapitulatif des modèles R-deux ajusté Une phrase avant le tableau des coefficients
    Matrice de corrélations La moitié inférieure seulement Un tableau reformaté
    Le tableau SPSS lui-même Jamais tel quel Reformaté au gabarit de votre école

    Les cinq pièges

    • Coller la capture d’écran du tableau SPSS. Un tableau de résultats se reconstruit, avec ses seules colonnes utiles et le format imposé par votre établissement : voyez comment présenter tableaux et figures.
    • Recopier la mauvaise ligne du test t. Le tableau en contient deux ; Levene décide.
    • Oublier les degrés de liberté. F = 5,82 ne veut rien dire sans F(2, 147).
    • Rapporter Sig. sans la statistique. Un p isolé n’est pas vérifiable, et un lecteur ne peut pas le recalculer.
    • Prendre un N pour un autre. Le N de l’échantillon, le N valide d’une variable et le N d’une analyse donnée diffèrent souvent. C’est la première incohérence que relève un rapporteur.

    Sur le sens exact de la colonne Sig. et sur ce qu’un seuil autorise à conclure, voyez notre article sur le seuil de signification ; sur ce que les bornes chiffrées ajoutent, celui sur l’intervalle de confiance. Et si vous travaillez sous jamovi ou JASP, les intitulés changent mais la logique de lecture reste exactement la même.

    De la sortie au chapitre

    Extraire les bons nombres prend quelques minutes. Ce qui prend du temps, c’est de les enchaîner en un chapitre lisible : annoncer l’analyse, donner le résultat, l’interpréter en une phrase, et passer au suivant sans que le lecteur se perde.

    Tesify travaille avec vous sur ce passage : structurer le chapitre résultats à partir de vos propres sorties, tenir un vocabulaire constant d’une analyse à l’autre, et rédiger les transitions. Vos données restent les vôtres, et le texte est écrit à 100 % par vous.

    Rédiger votre chapitre résultats avec Tesify

    Questions fréquentes

    Mon SPSS est en anglais. Les intitulés correspondent-ils ?

    Oui, tableau pour tableau. Les correspondances les plus utiles : Group Statistics, Independent Samples Test, Tests of Between-Subjects Effects, Model Summary, Coefficients, Variables in the Equation, Reliability Statistics, Total Variance Explained. La colonne Sig. porte le même nom dans les deux langues.

    Faut-il mettre les sorties brutes en annexe ?

    La plupart des établissements l’apprécient, certains l’exigent. Mettez-y les sorties complètes des analyses principales, pas l’intégralité de vos essais. Le corps du texte ne contient que des tableaux reformatés.

    SPSS affiche « . » ou une cellule vide. Pourquoi ?

    Une valeur non calculable : effectif nul dans une cellule, variance nulle, ou modèle non identifié. Ce n’est pas un bug d’affichage, c’est un signal — revenez aux données avant d’interpréter quoi que ce soit du tableau.

    Dois-je rapporter tous les tableaux produits ?

    Non. Un chapitre résultats rapporte ce qui répond aux hypothèses annoncées, plus les vérifications de conditions. Tout le reste appartient aux annexes ou à rien du tout. Le critère n’est pas « SPSS l’a produit » mais « ma question de recherche en a besoin ».

    Comment citer une taille d’effet quand SPSS ne l’affiche pas ?

    Plusieurs procédures ne la fournissent pas par défaut. L’êta-carré partiel se coche dans les options de l’ANOVA ; le d de Cohen se calcule à partir des moyennes et des écarts-types du tableau descriptif ; le V de Cramér figure dans les mesures symétriques du khi-deux. Pour un accord entre juges, c’est le kappa de Cohen qui joue ce rôle.

    Deux tableaux donnent des N différents. Lequel est le bon ?

    Les deux, pour leur analyse respective. SPSS exclut les observations au cas par cas ou liste par liste selon les procédures et les options. Notez le N de chaque analyse dans son propre tableau et expliquez l’écart une fois pour toutes en début de chapitre.

  • Comment présenter les résultats d’un mémoire : tableaux et figures 2026

    Comment présenter les résultats d’un mémoire : tableaux et figures 2026

    Comment présenter les résultats d’un mémoire : tableaux et figures 2026

    Le chapitre des résultats est souvent celui qui effraie le plus les étudiants en master : les données sont là, mais comment les mettre en page pour que le jury comprenne d’un coup d’œil ? La réponse tient en deux outils — le tableau et la figure — et en un cadre unique, les normes APA 7, utilisées dans la grande majorité des masters en psychologie, sciences de l’éducation, gestion, marketing et sciences sociales en France. Ce guide étape par étape vous explique comment présenter les résultats d’un mémoire avec des tableaux et figures conformes APA 7 en 2026, depuis la numérotation jusqu’aux notes de bas d’élément, en passant par le choix entre tableau et graphique.

    Que vous rédigiez un mémoire de M1, de M2, ou un rapport de stage dans une université comme Aix-Marseille, l’Université de Bordeaux ou Paris-Nanterre, les règles sont les mêmes : chaque visuel doit être autonome, numéroté, et ancré dans le texte. Voici comment procéder sans laisser de place à l’erreur.

    Réponse rapide : En APA 7, le numéro et le titre d’un tableau comme d’une figure se placent au-dessus de l’élément (numéro en gras sur sa propre ligne, titre en italique sur la ligne suivante) ; les notes et la légende interne se placent en dessous. Les tableaux et les figures ont chacun une numérotation indépendante démarrant à 1. Tout visuel doit être cité dans le texte par son numéro avant qu’il n’apparaisse dans le document.

    Tableau ou figure : comment choisir ?

    La première décision à prendre, avant toute mise en forme, est de choisir le bon outil. La règle est simple : si la donnée se lit dans une cellule, c’est un tableau ; si elle se lit visuellement, c’est une figure.

    Tableau 1
    Critères de choix entre tableau et figure selon les normes APA 7
    Situation Outil recommandé Exemple
    Comparer des moyennes et écarts-types entre plusieurs groupes Tableau Scores au questionnaire par filière
    Montrer une tendance ou une évolution dans le temps Figure (courbe) Évolution du taux de réponse semaine par semaine
    Présenter la distribution d’une variable Figure (histogramme ou boîte à moustaches) Distribution des scores de satisfaction (Likert)
    Lister des réponses textuelles ou des thèmes qualitatifs Tableau Catégories issues d’une analyse de contenu
    Visualiser un modèle théorique ou un processus Figure (schéma ou diagramme) Cadre conceptuel de la recherche
    Comparer des proportions entre catégories Figure (diagramme en barres ou circulaire) Répartition des répondants par tranche d’âge

    Note. Les exemples illustrent des cas types ; le choix final dépend toujours de la nature de vos données et de l’université. Règles de référence : APA Style — Tables and Figures (7e édition, source officielle). Voir aussi le tutoriel de l’Université Grenoble Alpes (fondé sur la 6e édition : sur l’emplacement du titre de la figure, c’est la 7e édition décrite ci-dessous qui fait foi).

    Une règle absolue : ne doublez jamais l’information. Si vous décrivez déjà un résultat précis en texte (« 68 participants ont répondu favorablement »), inutile de le remettre dans un tableau. Le visuel doit apporter une vue d’ensemble ou une comparaison que la prose ne peut pas rendre aussi efficacement.

    Étape 1 — Structure d’un tableau APA 7

    Un tableau APA 7 se compose de quatre éléments obligatoires dans cet ordre précis, de haut en bas :

    1. Numéro : « Tableau 1 » (en gras, aligné à gauche, sur sa propre ligne), suivi d’une ligne séparée.
    2. Titre : une phrase descriptive et concise, en italique, alignée à gauche. Le titre doit permettre de comprendre le tableau sans lire le corps du document.
    3. Corps du tableau : en-têtes de colonnes et de lignes clairement libellés, uniquement des lignes horizontales (une au-dessus des en-têtes, une en dessous, une en bas du tableau), aucune ligne verticale.
    4. Notes (si nécessaires) : placées immédiatement sous le tableau (voir étape 2).
    Exemple de titre de tableau correct :
    Tableau 2
    Scores moyens de satisfaction des étudiants par discipline et par semestre (N = 120)

    Notez que le numéro et le titre sont deux éléments distincts sur deux lignes distinctes. Une erreur fréquente consiste à les fusionner (« Tableau 2 : Scores moyens… ») — ce format n’est pas conforme à l’APA 7 : il n’y a pas de deux-points entre le numéro et le titre, et le titre seul est en italique, pas le numéro.

    Le corps du tableau n’a pas de bordures verticales. Si votre tableau est trop large pour tenir sur une page, ajoutez « (Suite) » en tête de la deuxième page avec les en-têtes de colonnes répétés. Pour la mise en page Word, la fonctionnalité « Répéter les lignes d’en-tête » dans les propriétés du tableau gère cela automatiquement — consultez notre guide sur le formatage du mémoire sur Word pour les paramètres précis.

    Étape 2 — Les trois types de notes sous un tableau

    APA 7 distingue trois types de notes, toujours présentées dans cet ordre sous le tableau, chacune sur une nouvelle ligne. Le mot introducteur est en italique.

    Note générale

    Introduite par le mot Note. (italique, point inclus), la note générale s’applique à l’ensemble du tableau. On y place :

    • La source si le tableau est repris ou adapté d’un autre travail.
    • L’explication des abréviations utilisées dans les en-têtes (ex. : Note. M = moyenne ; ET = écart-type ; IC = intervalle de confiance à 95 %).
    • Tout contexte nécessaire à la lecture correcte du tableau.

    Note spécifique

    Signalée par une lettre en exposant (a, b, c…), la note spécifique renvoie à une colonne, une ligne ou une cellule particulière. Elle apparaît après la note générale. Exemple : a Donnée manquante pour 3 participants.

    Note de probabilité

    Indispensable dès que vous reportez des résultats inférentiels, la note de probabilité utilise des astérisques : *p < .05. **p < .01. ***p < .001. Elle se place en dernier. Le seuil doit toujours être explicité : ne présupposez pas que le jury sait à quoi correspond chaque niveau d’astérisque.

    Exemple de bloc de notes complet :
    Note. M = moyenne ; ET = écart-type. Les données ont été collectées en janvier 2026 auprès d’étudiants de M2 à l’Université Lumière Lyon 2.
    a Données manquantes pour n = 4 participants exclus de l’analyse.
    *p < .05. **p < .01.

    Si vous construisez un questionnaire avec une échelle de Likert et calculez l’alpha de Cronbach, la note de probabilité et les notes spécifiques deviennent particulièrement importantes pour signaler les items retirés ou les corrélations significatives.

    Étape 3 — Structure d’une figure APA 7

    Une figure APA 7 se compose également de quatre éléments, mais leur ordre diffère du tableau :

    1. Numéro : « Figure 1 » (en gras, aligné à gauche), sur sa propre ligne, au-dessus de la figure.
    2. Titre : phrase descriptive en italique, sur la ligne suivante, au-dessus de la figure (comme pour le tableau, les deux éléments sont au-dessus de l’image).
    3. Image / Graphique : la figure elle-même.
    4. Légende et notes : placées en dessous de la figure. La légende explique les symboles, couleurs ou abréviations utilisés dans le graphique.

    Une confusion extrêmement fréquente consiste à placer le titre sous la figure (comme on le fait pour les photos dans la vie courante, et comme le voulait l’ancienne 6e édition de l’APA). En APA 7, le titre est toujours au-dessus de l’image, qu’il s’agisse d’un tableau ou d’une figure. Seules les notes et légendes vont en dessous.

    Le titre doit préciser le type de figure : histogramme, boîte à moustaches, courbe de régression, diagramme circulaire, schéma conceptuel, capture d’écran, carte, etc. Exemple :

    Exemple de titre de figure correct :
    Figure 3
    Histogramme de la distribution des scores au questionnaire de satisfaction professionnelle (N = 87)

    Exigences graphiques

    Pour qu’une figure soit valide en APA 7, vérifiez ces points :

    • Chaque axe porte un titre explicite avec l’unité de mesure entre parenthèses si nécessaire.
    • Les graduations sont lisibles et proportionnelles aux données (pas d’axe tronqué sans justification explicite).
    • Si plusieurs séries sont représentées, une légende est obligatoire.
    • La figure reste lisible en impression noir et blanc — différenciez les séries par des motifs de ligne (plein, pointillé, tiret) en plus des couleurs.
    • Évitez les associations de couleurs qui véhiculent des stéréotypes (rose/bleu pour le genre, par exemple).

    Des logiciels comme R (avec le package ggplot2 et le thème papaja) ou SPSS permettent de générer des figures quasi-conformes APA directement. Pour les données qualitatives, un schéma conceptuel créé dans Word ou draw.io peut tout à fait constituer une figure valide, à condition de respecter la structure de numérotation et de titre décrite ci-dessus.

    Étape 4 — Ancrer chaque visuel dans le texte

    En APA 7, tout tableau et toute figure doit être cité dans le corps du texte avant d’apparaître. Ne jamais écrire « comme le montre le tableau ci-dessous » ou « voir la figure suivante » : ces formules sont interdites car elles supposent une position géographique dans le document. Utilisez à la place la référence par numéro :

    • « Les résultats descriptifs sont présentés dans le Tableau 2. »
    • « La Figure 1 illustre la distribution des réponses obtenues. »
    • « Une corrélation positive significative a été observée (voir Tableau 3). »

    Placez le visuel le plus près possible de la première mention dans le texte, idéalement sur la même page ou la suivante. Si votre traitement de texte force le tableau sur la page d’après, c’est acceptable — mais évitez de laisser plus de deux pages entre la mention et l’élément.

    Ce lien entre texte et visuel est aussi la raison pour laquelle votre commentaire du tableau doit compléter et non répéter. Interprétez les données, soulignez les tendances majeures, renvoyez le lecteur vers les valeurs les plus significatives. La rédaction de la discussion reprend ensuite ces résultats pour les confronter à la littérature.

    Étape 5 — Reproduire ou adapter un visuel d’une autre source

    Lorsque vous intégrez un tableau ou une figure issu d’un autre travail (article scientifique, rapport institutionnel, mémoire antérieur), deux cas se posent :

    Reproduction intégrale

    Ajoutez une note générale sous l’élément :

    Note. Reproduit de Titre complet de la source (p. xx), par Prénom Nom, Année, Nom de l’éditeur ou de la revue. Copyright [Année] par [détenteur du copyright]. Reproduit avec autorisation.

    Vérifiez si la source est sous licence Creative Commons ou en accès ouvert sur DUMAS ou HAL Science : dans ce cas, la mention « Reproduit avec autorisation » peut être remplacée par la licence CC appropriée.

    Adaptation

    Si vous avez modifié le tableau ou la figure (traduction, ajout de données, changement de format), la note indique :

    Note. Adapté de Titre complet de la source (p. xx), par Prénom Nom, Année, Éditeur.

    Dans les deux cas, la source complète doit aussi figurer dans votre liste de références bibliographiques en fin de mémoire.

    Étape 6 — Accessibilité et impression noir et blanc

    Plusieurs universités françaises, notamment dans le cadre de politiques d’accessibilité numérique alignées sur le référentiel RGAA, recommandent de rédiger des textes alternatifs pour les figures insérées dans les versions numériques des mémoires. Concrètement :

    • Dans Word, faites un clic droit sur la figure → Modifier le texte de remplacement → rédigez une description de la figure en une ou deux phrases.
    • Dans un PDF exporté, vérifiez que les balises « Texte de remplacement » sont bien conservées dans les propriétés du document.

    Pour l’impression noir et blanc — encore courante lors des soutenances de mémoire dans certaines universités — testez systématiquement votre document en imprimant ou en visualisant en niveaux de gris avant le dépôt. Les histogrammes à barres de même gris sont illisibles ; différenciez-les par des hachures ou des motifs.

    Si vous déposez votre mémoire sur DUMAS ou HAL après la soutenance, les figures doivent également rester lisibles dans la version en ligne. Consultez notre guide sur le dépôt de mémoire sur DUMAS et HAL pour les exigences techniques de fichier.

    Les 5 erreurs les plus fréquentes dans la présentation des résultats

    1. Titre sous la figure au lieu d’au-dessus : c’est l’erreur numéro un. Rappelez-vous : numéro + titre toujours au-dessus, qu’il s’agisse d’un tableau ou d’une figure. Seules notes et légendes vont en dessous.
    2. Numérotation continue tableaux + figures : Tableau 1, Tableau 2, Figure 3, Tableau 4… est faux. Les deux numérotations sont indépendantes. Il doit y avoir un Tableau 1 et une Figure 1.
    3. Répéter en texte ce qui est déjà dans le visuel : si le tableau montre déjà toutes les valeurs, le texte doit commenter la tendance, pas lister les chiffres à nouveau.
    4. Omettre la note de probabilité : dès qu’un tableau contient des résultats inférentiels avec des valeurs p, les astérisques et leurs seuils doivent être explicités sous le tableau.
    5. Utiliser « comme le montre le tableau ci-dessous » : en APA 7, on cite toujours par numéro (« voir Tableau 2 »), jamais par position relative dans la page.

    Pour éviter ces erreurs avant la soutenance, une introduction de mémoire bien structurée et une vérification systématique de chaque section réduisent considérablement le risque. Le temps passé sur l’analyse et la mise en forme des résultats est aussi un facteur clé — consultez notre article sur la durée réelle de l’analyse de données dans un mémoire pour calibrer votre planning.

    Récapitulatif en un coup d’œil

    Tableau 2
    Comparaison rapide : tableaux et figures en APA 7
    Caractéristique Tableau Figure
    Position du numéro Au-dessus, en gras Au-dessus, en gras
    Position du titre Au-dessus, en italique Au-dessus, en italique
    Position des notes / légende En dessous En dessous
    Lignes verticales Aucune N/A
    Numérotation Indépendante, à partir de 1 Indépendante, à partir de 1
    Types de notes spécifiques Générale, Spécifique (a), Probabilité (*) Générale, Spécifique (a), Probabilité (*)

    FAQ

    Doit-on mettre le titre d’un tableau avant ou après le tableau en APA 7 ?

    En APA 7, le titre d’un tableau se place obligatoirement au-dessus du tableau. Il est en italique, précédé du numéro en gras (ex. : Tableau 1) sur une ligne séparée. Cette règle est identique à celle des figures.

    Doit-on mettre la légende d’une figure avant ou après la figure en APA 7 ?

    Le numéro et le titre d’une figure en APA 7 se placent au-dessus de l’image. La légende (qui explique les symboles ou couleurs à l’intérieur du graphique) et les notes se placent en dessous. Beaucoup d’étudiants confondent légende et titre : le titre décrit le visuel entier et va au-dessus ; la légende interne explique les éléments du graphique et va en dessous. À noter : l’ancienne 6e édition plaçait le titre de la figure en dessous, ce qui n’est plus le cas depuis l’APA 7.

    Quelle est la différence entre un tableau et une figure en APA 7 ?

    Un tableau organise des valeurs numériques ou textuelles en colonnes et en lignes. Une figure recouvre tout le reste : graphique, histogramme, diagramme, schéma, photographie, capture d’écran. Si la donnée se lit dans une cellule, c’est un tableau ; si elle se lit visuellement, c’est une figure. Les deux ont leur propre numérotation indépendante.

    Comment numéroter les tableaux et figures dans un mémoire ?

    Les tableaux et les figures ont chacun leur propre numérotation indépendante, démarrant à 1. Il peut donc coexister un Tableau 1 et une Figure 1 dans le même document. On numérote dans l’ordre d’apparition dans le texte, en lisant le document de haut en bas.

    Quels types de notes peut-on ajouter sous un tableau APA 7 ?

    APA 7 distingue trois types de notes : la Note. générale (concerne l’ensemble du tableau : source, abréviations, contexte) ; la note spécifique marquée par une lettre exposant (a, b…) qui pointe une cellule précise ; et la note de probabilité (*p < .05) qui explicite les seuils de significativité. Elles apparaissent toujours dans cet ordre.

    Combien de tableaux et figures doit-on mettre dans un mémoire de master ?

    Il n’existe pas de nombre imposé. Un mémoire de 60–80 pages comporte typiquement entre 5 et 15 visuels. Chaque tableau ou figure doit apporter une information que le texte seul ne peut pas rendre aussi efficacement. Évitez les doublons : ne répétez pas en tableau ce qui est déjà décrit en texte.

    Peut-on utiliser des couleurs dans les figures d’un mémoire ?

    Oui, à condition de vérifier que la figure reste lisible en impression noir et blanc. Différenciez les séries par des motifs de ligne (plein, pointillé, tiret) en plus des couleurs. Évitez les associations stéréotypées (rose/bleu pour le genre). Certaines universités comme l’Université Paris-Saclay ou Sciences Po recommandent de tester le rendu en niveaux de gris avant le dépôt final.

    Comment citer un tableau ou une figure repris d’une autre source ?

    Ajoutez une note générale sous l’élément : Note. Reproduit de Titre complet (p. xx), par Prénom Nom, Année, Éditeur. Pour une adaptation, remplacez « Reproduit de » par « Adapté de ». La source complète doit aussi figurer dans votre bibliographie.

    Prêt à rédiger votre chapitre résultats ?

    Structurer ses tableaux et figures en APA 7 est une compétence qui s’acquiert vite une fois les règles claires. Si vous souhaitez aussi maîtriser la justification de votre choix méthodologique ou la construction d’une échelle de Likert valide avec son alpha de Cronbach, les prochains articles de ce guide couvrent ces étapes en détail.

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