Faire son doctorat à l’étranger : pays, financement et candidature (2026)
Faire un doctorat à l’étranger implique de choisir un pays et un système (PhD anglo-saxon salarié, bourse, cotutelle), de contacter un directeur, puis de candidater avec un projet de recherche et un financement. Les destinations privilégiées des francophones sont le Canada, la Suisse, la Belgique, l’Allemagne et le Royaume-Uni.
En résumé : La Belgique et le Canada concentrent à eux seuls un tiers des étudiants français en mobilité diplômante. Contrairement au système français, un PhD anglo-saxon ou canadien s’accompagne presque toujours d’un salaire ou d’une bourse dès l’admission. La candidature repose sur trois piliers : un directeur de recherche identifié en amont, un projet de recherche solide et un plan de financement clair.
Pourquoi faire son doctorat à l’étranger ?
Un doctorat à l’étranger permet d’intégrer un laboratoire disposant d’équipements ou de terrains de recherche uniques, de construire un réseau académique international dès le début de sa carrière, et souvent de bénéficier d’un financement plus confortable qu’en France. Selon les données Campus France, les étudiants français en mobilité diplômante sont majoritairement inscrits en licence (53 %) et en master (36 %), les doctorants ne représentant qu’environ 7 % de ces effectifs — un choix qui reste minoritaire mais structurant pour la suite d’une carrière académique.
Cette mobilité doctorale se distingue d’une cotutelle de thèse internationale, qui suppose de rester inscrit en France tout en étant co-encadré à l’étranger. Ici, il s’agit d’un doctorat mené intégralement dans un système étranger, avec inscription et diplôme délivrés par l’établissement d’accueil.
Quels pays recrutent le plus de doctorants français ?
D’après les chiffres clés de Campus France, la Belgique et le Canada sont les deux premières destinations des étudiants français en mobilité diplômante, réunissant à eux seuls environ un tiers des effectifs. Le tableau suivant compare les cinq destinations les plus prisées pour un doctorat.
Pays
Système doctoral
Tendance sur 5 ans
Belgique
Proche du système français, doctorat salarié possible (FNRS, FRS)
Stable, 1re destination diplômante
Canada
PhD nord-américain, financement quasi systématique
PhD anglo-saxon, financement variable selon la discipline
-10 % sur 5 ans, en recul
Allemagne
Doctorat structuré ou individuel, contrat de recherche fréquent
+37 % sur 5 ans, destination émergente
L’Allemagne se distingue par la progression la plus marquée, avec près de 10 000 étudiants français accueillis toutes filières confondues. À l’échelle mondiale, ce sont toutefois les États-Unis qui attirent le plus de doctorants internationaux (environ 31 % des doctorants mobiles), suivis du Royaume-Uni et de l’Allemagne.
Canada, Belgique, Suisse et Allemagne concentrent l’essentiel des destinations doctorales des étudiants français.
Quelle différence entre PhD et doctorat français ?
Le PhD anglo-saxon et le doctorat français partagent le même objectif — produire une thèse originale sous la direction d’un chercheur senior — mais leur organisation diffère sensiblement.
Durée : un PhD nord-américain ou britannique dure généralement 4 à 6 ans, contre 3 ans en France (renouvelable une fois).
Cours obligatoires : les PhD anglo-saxons incluent souvent une première ou deuxième année de cours doctoraux (coursework) avant le passage à la recherche à temps plein, une étape absente du modèle français.
Statut : le doctorant est presque systématiquement salarié ou boursier dès l’admission dans les systèmes nord-américain, suisse et allemand, alors qu’en France ce statut dépend de l’obtention d’un contrat doctoral ou d’une bourse spécifique.
Encadrement : un comité de thèse (thesis committee) suit régulièrement l’avancement dans de nombreux systèmes anglo-saxons, en plus du directeur principal.
Comment financer un doctorat à l’étranger ?
Le financement est le point de vigilance numéro un avant de candidater : sans financement identifié, une candidature à un doctorat à l’étranger a très peu de chances d’aboutir dans la majorité des systèmes.
Financement de l’établissement d’accueil : la plupart des universités nord-américaines et suisses proposent des postes de doctorant assistant (assistantship) incluant salaire et exemption de frais de scolarité.
Bourses gouvernementales du pays d’accueil : programmes nationaux de bourses doctorales (par exemple les bourses de la Confédération suisse ou les bourses ministérielles allemandes du DAAD).
Bourses Campus France et programmes bilatéraux : programmes Eiffel, Ostwald ou accords bilatéraux permettant un co-financement de mobilité doctorale.
Financements européens : les bourses Marie Skłodowska-Curie Actions (MSCA) financent des doctorats dans le cadre de réseaux de recherche européens, avec mobilité obligatoire entre pays.
Financements américains pour doctorants internationaux : programme Fulbright et fellowships propres à chaque université, généralement très compétitifs.
La candidature à un doctorat à l’étranger suit généralement une séquence en quatre temps, à anticiper 12 à 18 mois avant le départ souhaité.
Identifier le laboratoire et le directeur : consulter les publications récentes du champ, repérer les chercheurs actifs sur le sujet visé.
Prendre contact directement : un courriel synthétique présentant son parcours, son projet de recherche et sa motivation à travailler avec ce directeur précis.
Constituer le dossier : lettre de motivation, projet de recherche détaillé (souvent 2 à 5 pages), relevés de notes traduits, lettres de recommandation, résultats de tests de langue (TOEFL, IELTS selon le pays).
Candidater au financement en parallèle : de nombreux programmes de bourses ont des calendriers propres, indépendants du calendrier d’admission de l’université.
Un dossier de candidature solide s’anticipe 12 à 18 mois avant le départ souhaité.
Comment trouver un directeur de thèse à l’étranger ?
La recherche d’un directeur de thèse à l’étranger repose sur une veille bibliographique ciblée : identifiez les auteurs qui publient régulièrement sur votre sujet dans les revues de référence de votre discipline, en particulier dans les cinq dernières années. Un directeur actif publie généralement plusieurs articles par an et encadre déjà d’autres doctorants — deux signaux qui indiquent une équipe fonctionnelle et une capacité d’encadrement réelle.
Le premier courriel de contact est déterminant : il doit être court, spécifique à ce chercheur précis (jamais un message générique envoyé à plusieurs destinataires), et mentionner explicitement un ou deux travaux récents du directeur en expliquant le lien avec votre propre projet. Un outil comme Tesify peut vous aider à structurer et clarifier votre projet de recherche avant de l’envoyer, ce qui améliore sensiblement la qualité de la première impression auprès d’un directeur potentiel.
Un premier échange court et spécifique avec le futur directeur augmente les chances de réponse.
Questions fréquentes
Comment financer un doctorat à l’étranger ?
Les principales sources sont le financement de l’établissement d’accueil (poste de doctorant assistant salarié), les bourses gouvernementales du pays visé (DAAD en Allemagne, bourses fédérales en Suisse), les programmes Campus France et bilatéraux, les bourses européennes Marie Skłodowska-Curie, et pour les États-Unis, le programme Fulbright ou les fellowships universitaires.
Quels pays recrutent le plus de doctorants français ?
La Belgique et le Canada réunissent à eux seuls environ un tiers des étudiants français en mobilité diplômante. La Suisse connaît la plus forte croissance sur cinq ans (+23 %), suivie de l’Allemagne (+37 %), tandis que le Royaume-Uni est en recul (-10 % sur cinq ans).
Faut-il un master pour un PhD à l’étranger ?
Dans la plupart des systèmes européens et canadiens, un master est un prérequis pour candidater à un doctorat. Certains programmes nord-américains acceptent des étudiants directement après une licence, à condition d’intégrer d’abord une ou deux années de cours doctoraux (coursework) avant le passage à la recherche à temps plein.
Quelle différence entre PhD et doctorat français ?
Un PhD anglo-saxon dure généralement 4 à 6 ans contre 3 ans en France, inclut souvent une phase de cours doctoraux avant la recherche à temps plein, et s’accompagne presque systématiquement d’un salaire ou d’une bourse dès l’admission, contrairement au doctorat français où ce statut dépend de l’obtention d’un financement spécifique.
Comment trouver un directeur de thèse à l’étranger ?
Identifiez les chercheurs qui publient régulièrement sur votre sujet dans les cinq dernières années, puis contactez-les directement par un courriel court et spécifique mentionnant un ou deux de leurs travaux récents et le lien avec votre projet de recherche. Un directeur qui publie et encadre déjà d’autres doctorants indique une équipe active et disponible.
Vous envisagez d’étudier en France et vous cherchez à comprendre le rôle de Campus France dans votre candidature ? Vous êtes au bon endroit. Chaque année, plus de 380 000 étudiants étrangers choisissent la France pour leurs études supérieures, faisant du pays la 7e destination mondiale pour les étudiants internationaux. Campus France est l’agence officielle qui orchestre ce processus — de la découverte des formations jusqu’à l’obtention du visa.
Ce guide complet 2026 vous explique tout : comment fonctionne la procédure CEF, quels pays sont concernés, les délais à respecter, les bourses disponibles et les erreurs à éviter. Que vous postuliez depuis le Maroc, la Tunisie, le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou tout autre pays partenaire, ce guide est fait pour vous.
En résumé : Campus France est l’agence française officielle qui gère les candidatures des étudiants étrangers souhaitant étudier en France. La procédure CEF (Centres pour les Études en France) est obligatoire dans 42 pays. Il faut commencer les démarches 4 à 6 mois avant la rentrée souhaitée.
Qu’est-ce que Campus France ?
Campus France est l’agence française pour la promotion de l’enseignement supérieur, l’accueil et la mobilité internationale. Créée en 2012 sous tutelle du Ministère des Affaires Étrangères et du Ministère de l’Enseignement Supérieur, elle remplace l’ancienne structure Egide et l’association EduFrance.
Ses missions principales sont :
Promouvoir l’enseignement supérieur français à l’étranger
Accueillir les étudiants étrangers et faciliter leur intégration
Gérer les bourses du gouvernement français
Instruire les dossiers de candidature via la procédure CEF
Mettre en relation étudiants et établissements français
En 2026, Campus France dispose d’un réseau de 240 espaces dans 120 pays, dont des bureaux dans les ambassades et consulats français. La plateforme en ligne etudiant.campusfrance.org centralise toutes les démarches.
Campus France vs les candidatures directes
Il existe deux voies pour postuler en France selon votre situation :
Procédure CEF (obligatoire dans 42 pays) : tout passe par Campus France avant le visa
Candidature directe (autres pays) : vous postulez directement auprès des établissements, mais Campus France reste une ressource utile
La procédure CEF : étapes détaillées
La procédure CEF (Centres pour les Études en France) est le parcours officiel de candidature pour les étudiants des pays concernés. Voici les 7 étapes à suivre :
Étape 1 : Créer son dossier en ligne (octobre – janvier)
Rendez-vous sur etudiant.campusfrance.org pour créer votre compte. Vous devrez renseigner vos informations personnelles, vos diplômes, votre niveau de langue française et vos motivations.
Étape 2 : Constituer le dossier académique
Documents requis :
Relevés de notes des 3 dernières années (certifiés conformes)
Diplômes obtenus (originaux et copies)
Justificatif de niveau de français (TCF, DELF, DALF ou équivalent)
Curriculum vitae académique
Lettre de motivation (ou Statement of Purpose pour les masters anglophones)
Lettres de recommandation (selon les formations)
Passeport en cours de validité
Étape 3 : Choisir ses formations (3 à 12 vœux)
La plateforme vous permet de choisir entre 3 et 12 formations dans des établissements partenaires. Il est conseillé de :
Diversifier les types d’établissements (universités, grandes écoles, IAE)
Varier les niveaux de sélectivité
Prioriser les formations accréditées (AACSB, EQUIS, AMBA pour le management)
Étape 4 : Passer l’entretien Campus France
Dans la plupart des pays CEF, un entretien de 20 à 30 minutes est obligatoire. Il se déroule en français ou en anglais selon les pays, et porte sur :
Votre parcours académique
Votre projet professionnel
Votre connaissance de la France et des formations choisies
Votre niveau de langue
Étape 5 : Recevoir l’avis Campus France
Campus France émet un avis favorable ou défavorable. Attention : un avis favorable n’est pas une admission — c’est une validation de votre dossier pour la demande de visa. Les établissements décident eux-mêmes des admissions.
Étape 6 : Recevoir les réponses des établissements
Les délais varient selon les établissements (2 semaines à 3 mois). Pour les masters les plus sélectifs à Sciences Po, HEC ou Polytechnique, les délais peuvent être plus longs.
Étape 7 : Demander le visa étudiant
Une fois admis, vous déposez votre demande de visa long séjour étudiant (VLS-TS) au consulat avec le dossier Campus France validé. Le délai de traitement est de 15 à 30 jours ouvrés.
Quels pays sont concernés ?
En 2026, la procédure CEF est obligatoire dans 42 pays, principalement en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient. Voici les principaux :
Vietnam, Chine, Inde, Indonésie, Corée du Sud, Japon
Moyen-Orient
Liban, Jordanie, Turquie, Iran
Amérique latine
Brésil, Mexique, Colombie, Argentine
Pour les étudiants des pays non-CEF (Europe, USA, Canada…), la procédure est simplifiée : vous candidatez directement auprès des établissements, puis demandez le visa.
Délais et calendrier 2026
Le respect des délais est crucial. Voici le calendrier type pour une rentrée en septembre 2026 :
Période
Action à effectuer
Octobre – novembre 2025
Recherche des formations, préparation du dossier
Décembre 2025 – janvier 2026
Ouverture de la plateforme Campus France, création du compte
Janvier – mars 2026
Dépôt du dossier et entretien Campus France
Mars – mai 2026
Réponses des établissements
Mai – juin 2026
Demande de visa étudiant
Juillet – août 2026
Préparation de l’installation, recherche logement
Attention : Les dates d’ouverture varient selon les pays. Vérifiez toujours le calendrier spécifique de votre espace Campus France local, car certains pays (Maroc, Tunisie) ouvrent la plateforme dès novembre.
Bourses et financements disponibles
L’un des grands avantages de passer par Campus France est l’accès à un large éventail de bourses d’études. En 2026, voici les principales :
1. Bourse du gouvernement français (BGF)
Attribuées par les ambassades françaises sur dossier d’excellence. Elles couvrent :
Frais d’inscription universitaires
Allocation mensuelle de 700 à 1 200 €
Couverture santé (sécurité sociale étudiante)
Billet d’avion (selon pays)
2. Bourse Eiffel (Excellence)
Gérée par Campus France pour les étudiants de master et doctorat d’excellence internationale. Montant : 1 181 €/mois pour le master, 1 400 €/mois pour le doctorat. Très sélective (3 000 candidats pour 350 bourses).
3. Bourses régionales et locales
Les régions françaises comme Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Bretagne proposent des bourses supplémentaires pour les étudiants internationaux. Montants variables (300 à 600 €/mois).
4. Bourses des établissements
De nombreuses grandes écoles (HEC, Centrale, Sciences Po) disposent de leurs propres programmes de bourses, souvent indexés sur les résultats académiques.
5. CROUS
Les étudiants étrangers titulaires d’une bourse du gouvernement français peuvent accéder aux aides CROUS : logement en résidence universitaire (190 à 400 €/mois), restauration à 1 € avec le ticket U, etc.
Formations les plus demandées
En 2026, selon les données Campus France, les domaines les plus prisés par les étudiants internationaux sont :
Sciences de gestion et management (HEC, ESSEC, EDHEC) — 25% des candidats
Ingénierie et technologies (Polytechnique, CentraleSupélec, INSA) — 20%
Sciences sociales et droit (Sciences Po, Sorbonne, Paris II) — 18%
Sciences humaines et langues — 15%
Informatique et numérique — 12%
Médecine et santé — 10%
Pour les niveaux, le master (M1/M2) attire 58% des candidatures internationales, suivi du doctorat (22%) et de la licence (20%).
Après Campus France : visa et installation
Le visa long séjour étudiant (VLS-TS)
Une fois votre dossier Campus France validé et votre admission confirmée, vous demandez un visa long séjour valant titre de séjour (VLS-TS). Ce visa vous permet de séjourner en France pendant la durée de vos études sans avoir à demander de carte de séjour la première année.
La validation du VLS-TS à l’arrivée
Dans les 3 mois suivant votre arrivée en France, vous devez valider votre VLS-TS sur le site de l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration). Sans cette validation, votre titre de séjour devient invalide.
Colocation : via SeLoger, LeBonCoin, Facebook Groups
Famille d’accueil : via des associations spécialisées
L’APL (Aide Personnalisée au Logement) est accessible aux étudiants étrangers, y compris ceux non ressortissants de l’UE, sous conditions de ressources.
Erreurs à éviter
Les 6 erreurs les plus fréquentes :
Commencer trop tard : la procédure nécessite 4 à 6 mois. Un dossier déposé en mars pour une rentrée en septembre est souvent trop tardif.
Négliger la lettre de motivation : c’est souvent le critère de différenciation entre deux candidats aux profils similaires.
Choisir des formations incompatibles avec son niveau : être réaliste sur son niveau académique augmente les chances d’admission.
Sous-estimer l’entretien : préparez-vous à défendre votre projet en 5-10 minutes de manière claire et convaincante.
Ignorer les délais de validation du VLS-TS : passé 3 mois, des complications administratives s’ensuivent.
Ne pas candidater à des bourses complémentaires : combiner plusieurs sources de financement est tout à fait possible.
FAQ — Campus France 2026
Campus France est-il obligatoire pour étudier en France ?
La procédure CEF de Campus France est obligatoire pour les étudiants de 42 pays spécifiques souhaitant obtenir un visa étudiant pour la France. Pour les ressortissants de l’Union Européenne et de nombreux autres pays, la candidature directe auprès des établissements est suffisante, bien que Campus France reste une ressource utile pour s’informer.
Combien coûte la procédure Campus France ?
Les frais de dossier Campus France varient selon les pays, généralement entre 35 € et 80 €. Ces frais couvrent le traitement de votre candidature. À cela s’ajoutent les frais de visa (99 €) et les frais d’inscription universitaires (2 770 € en master pour les étudiants extra-européens depuis 2019, sauf exonérations).
Peut-on faire Campus France sans maîtriser le français ?
Oui, si vous postulez pour des formations dispensées en anglais (nombreuses grandes écoles proposent des masters 100% anglophones). Dans ce cas, un niveau B2 en anglais suffit. Pour les formations en français, un minimum de B2 (DELF B2 ou TCF niveau 4) est généralement requis. Certaines formations acceptent le B1 pour des licences.
Comment préparer l’entretien Campus France ?
Préparez-vous à répondre à 4 types de questions : votre parcours académique (diplômes, résultats, spécialités), votre projet professionnel (où vous voyez-vous dans 5 ans ?), votre choix de la France (pourquoi pas votre pays ou un autre pays ?), et votre connaissance des formations choisies (quels cours, quels débouchés ?). Entraînez-vous à présenter votre projet en 3 minutes maximum.
Peut-on travailler en France avec un visa étudiant ?
Oui. Les étudiants étrangers titulaires d’un visa étudiant valide peuvent travailler jusqu’à 964 heures par an (équivalent 60% d’un temps plein) sans autorisation de travail supplémentaire. Les ressortissants de l’UE, de l’EEE et de la Suisse peuvent travailler sans restriction d’heures.
Prêt à rédiger votre mémoire universitaire ?
Une fois arrivé en France, votre premier grand défi académique sera souvent la rédaction d’un mémoire de master. Si vous n’avez pas encore d’expérience avec les normes françaises de rédaction académique, les outils d’IA spécialisés peuvent faire la différence.
Mobilité Erasmus+ des étudiants français 2026-2027 en chiffres
La France est aujourd’hui le premier pays d’Europe pour le nombre de participants envoyés dans le cadre du programme Erasmus+. En 2024, 164 000 mobilités ont été financées au départ du territoire national — soit une hausse de 15 % en un an —, dont 40 % concernaient l’enseignement supérieur. Pour les étudiants qui envisagent un semestre ou un stage à l’étranger en 2026-2027, ces statistiques mobilité Erasmus France 2026 2027 chiffres dessinent un programme en pleine expansion, avec un budget 2025 en hausse de 21 % et une demande qui dépasse désormais largement l’offre de financement.
En bref : La France a financé 164 000 départs Erasmus+ en 2024 (+15 %), dont plus de 57 000 dans l’enseignement supérieur. Les bourses 2026-2027 varient de 250 à 800 €/mois selon la destination. L’Espagne, l’Allemagne et l’Italie restent les trois premiers pays d’accueil des étudiants français.
Chiffres clés 2024 : la France en tête en Europe
Selon les données publiées par l’Agence Erasmus+ France, le programme a franchi en juin 2025 le cap symbolique des 2 millions de bénéficiaires cumulés depuis son lancement, dont la moitié acquis au cours des dix dernières années. C’est la démonstration d’une montée en puissance continue qui positionne la France comme l’État membre qui envoie le plus de participants à l’échelle européenne.
Vidéo : comprendre les étapes d’une mobilité d’études Erasmus+, du dossier au départ.
Évolution des mobilités Erasmus+ au départ de la France
Année
Total mobilités (toutes filières)
Évolution annuelle
2022
environ 115 000
—
2023
142 000
+23 %
2024
164 000
+15 %
Pour l’enseignement supérieur spécifiquement, Campus France recense plus de 57 000 étudiants et personnels en mobilité Erasmus+ en 2023 — chiffre en hausse de 9 % sur un an et de 18 % sur cinq ans (2018–2023), selon les Chiffres clés 2025 de Campus France.
Répartition par secteur éducatif
Le programme Erasmus+ ne se limite pas à l’université. Les 164 000 départs de 2024 se distribuent entre quatre grands secteurs, avec des dynamiques très différentes :
Mobilités Erasmus+ par secteur éducatif (France, 2024)
Secteur
Part estimée
Fait marquant
Enseignement supérieur (études + stages)
~40 %
Mobilités de personnels +41 %
Formation professionnelle (VET)
~21 %
34 400+ mobilités courtes d’apprenants
Enseignement scolaire
~25 %
Mobilités de groupe élèves : 42 000 (vs 24 500 en 2023)
Jeunesse et sport
~14 %
20 000 bénéficiaires ; job shadowing +71 %
La forte progression de l’enseignement scolaire — tirée par les mobilités de groupe d’élèves — explique une grande partie de la hausse globale de +15 %. Pour les étudiants en master ou en licence, la filière enseignement supérieur reste le canal principal, avec des mobilités individuelles d’études (3 à 12 mois) et de stages (2 à 12 mois).
Pour approfondir la dimension financière de vos études avant de partir, consultez notre analyse du coût des études supérieures en France en 2026 : frais d’inscription, logement et aides disponibles.
Pays de destination des étudiants français
La répartition géographique des mobilités Erasmus+ de l’enseignement supérieur montre une forte concentration sur cinq destinations, selon les données Campus France 2025 :
Top 5 des destinations Erasmus+ pour les étudiants français (enseignement supérieur, 2023)
Rang
Pays d’accueil
Mobilités (étudiants + personnels)
Part du total
Évolution
1
Espagne
11 174
19 %
+11 %
2
Allemagne
6 224
11 %
+17 %
3
Italie
5 945
10 %
+24 %
4
Belgique
4 830
8 %
+35 %
5
Irlande
3 044
5 %
+17 %
L’Italie et la Belgique affichent les progressions les plus rapides (+24 % et +35 %), reflétant un attrait croissant pour des destinations historiquement sous-représentées dans les parcours français. L’Irlande, seul pays anglophone de l’espace Erasmus+, reste prisée pour les étudiants en langues ou en management international.
En sens inverse, la France accueille des mobilités entrantes : plus de 32 000 étudiants et personnels étrangers sont venus en France dans le cadre du programme en 2023, l’Allemagne étant le premier pays émetteur avec 20 % des arrivées (en hausse de 46 %).
Montants des bourses Erasmus+ 2026-2027
La bourse mensuelle Erasmus+ est calculée selon trois groupes de pays, définis en fonction du coût de la vie dans le pays d’accueil. Les montants ci-dessous sont ceux en vigueur pour la campagne 2026-2027, conformément aux données de messervices.etudiant.gouv.fr :
Montants de la bourse Erasmus+ par groupe de pays (2026-2027)
Aides complémentaires : les étudiants boursiers CROUS (échelons 6 et 7), en situation de handicap, originaires de zones rurales ou de quartiers prioritaires (QPV) bénéficient d’un forfait inclusion de 250 €/mois supplémentaires. Un bonus mobilité durable est également versé aux étudiants qui choisissent un moyen de transport bas-carbone (train, covoiturage) pour se rendre dans leur pays d’accueil.
Pour les étudiants des collectivités d’outre-mer, le montant est fixé à 786 €/mois, quelle que soit la destination.
La bourse Erasmus+ est cumulable avec la bourse sur critères sociaux du CROUS et l’Aide à la Mobilité Internationale (AMI) du MESR. Pour le détail des montants par pays et le calendrier des dossiers, retrouvez notre guide complet sur les bourses Erasmus+ master 2026-2027 et leur calendrier.
Budget et taux de financement
Le programme Erasmus+ est doté d’un budget pluriannuel de 28 milliards d’euros pour 2021-2027, soit une augmentation de 80 % par rapport à la période précédente (2014-2020), selon Toute l’Europe. En France, l’enveloppe annuelle allouée par l’Agence Erasmus+ France a évolué comme suit :
Budget Erasmus+ alloué à la France (Education Formation)
Appel à projets
Enveloppe
Évolution
Taux de financement
2023
~316 M€
—
50 %
2024
~357 M€
+13 %
44 %
2025
433,6 M€
+21 %
n.d. (demande : 890 M€)
La demande financière sur l’appel à projets 2025 atteint 890 M€ — soit plus du double de l’enveloppe disponible — ce qui traduit une pression forte sur le programme. Le taux de financement a baissé de 50 % à 44 % entre 2023 et 2024, même si les taux par secteur restent différenciés : 56 % pour la formation professionnelle, 62 % pour l’enseignement supérieur, et 100 % pour l’éducation des adultes. Les 4 782 dossiers de candidatures reçus sur l’appel 2025 se répartissent entre organismes déjà accrédités Erasmus+ (72 %) et nouveaux entrants.
Calendrier clé pour 2026-2027
La mobilité Erasmus+ suit un cycle annuel encadré par l’institution d’envoi et l’Agence nationale. Voici les étapes-clés à anticiper pour un départ en 2026-2027 :
Dès la rentrée 2025-2026 (septembre–octobre 2025) : prise de contact avec le bureau des relations internationales (BRI) de votre université ou grande école. Les places sont attribuées sur dossier ; les candidatures internes ferment souvent en novembre–décembre.
Novembre–janvier : sélection interne, signature de l’accord bilatéral inter-établissements (Learning Agreement pour les études, Training Agreement pour les stages).
Janvier–mars 2026 : dépôt du dossier de mobilité auprès de l’université partenaire et validation du plan d’études.
Avril–mai 2026 : signature de la convention de subvention avec votre établissement et premier versement de la bourse Erasmus+.
Septembre 2026 ou janvier 2027 : départ pour les semestres d’automne ou de printemps.
L’Agence Erasmus+ France recommande d’entamer les démarches 6 à 12 mois avant la date de départ prévue. Pour les stages, les délais sont généralement plus courts mais restent soumis à validation pédagogique. Pour ne manquer aucune date limite, consultez notre calendrier Erasmus+ 2026-2027 détaillé des candidatures pour la rentrée de septembre.
Si votre mobilité s’accompagne d’un mémoire de recherche à rédiger, pensez à organiser votre méthode de travail bien avant le départ : l’analyse du coût total d’un master en France peut aussi vous aider à simuler l’impact financier de votre semestre à l’étranger sur votre budget global.
FAQ
Combien d’étudiants français partent en Erasmus+ chaque année ?
En 2024, plus de 57 000 étudiants et personnels de l’enseignement supérieur ont effectué une mobilité Erasmus+, soit une hausse de 9 % par rapport à 2023. Toutes filières confondues, 164 000 mobilités ont été financées au départ de la France (+15 % en un an), dont 40 % dans l’enseignement supérieur, selon l’Agence Erasmus+ France.
Quels sont les pays de destination les plus choisis par les étudiants français en Erasmus+ ?
Les cinq premières destinations pour les étudiants et personnels de l’enseignement supérieur français sont : l’Espagne (11 174 mobilités, 19 % du total), l’Allemagne (6 224, +17 %), l’Italie (5 945, +24 %), la Belgique (4 830, +35 %) et l’Irlande (3 044, +17 %). Source : Campus France, Chiffres clés 2025.
Quel est le montant de la bourse Erasmus+ en 2026-2027 ?
Pour les mobilités d’études, la bourse Erasmus+ varie de 250 à 800 €/mois selon le groupe de pays. Pour les stages, 150 € supplémentaires par mois s’ajoutent. Un forfait inclusion de 250 €/mois est accordé aux étudiants boursiers CROUS (échelons 6–7), en situation de handicap ou issus de zones QPV/rurales. Les étudiants ultramarins reçoivent 786 €/mois.
La France est-elle le premier pays envoyeur d’Erasmus+ en Europe ?
Oui. Selon l’Agence Erasmus+ France, la France est l’État membre qui envoie le plus de participants dans le programme Erasmus+. La barre des 2 millions de bénéficiaires cumulés a été franchie en juin 2025, avec la moitié des mobilités réalisées au cours des dix dernières années.
Peut-on cumuler la bourse Erasmus+ avec d’autres aides ?
Oui. La bourse Erasmus+ est cumulable avec la bourse sur critères sociaux du CROUS, l’Aide à la Mobilité Internationale (AMI) du MESR, et les aides régionales ou municipales. Les étudiants boursiers des échelons 6 et 7 bénéficient du forfait inclusion de 250 €/mois en supplément.
Quand faut-il s’inscrire pour partir en Erasmus+ en 2026-2027 ?
Il est conseillé de lancer les démarches 6 à 12 mois avant la date de départ, soit dès la rentrée 2025-2026 pour un départ à l’automne ou au printemps 2026-2027. Les candidatures se déposent auprès du bureau des relations internationales de votre établissement, qui fixe ses propres délais internes — souvent en novembre ou décembre pour les départs du semestre suivant.
Mobilité étudiante internationale en France 2026 : Erasmus+, entrants et sortants en chiffres
La France est le premier pays d’envoi du programme Erasmus+ depuis deux ans consécutifs : 57 418 participants en 2023, devant l’Allemagne et l’Espagne. Ce rang de leader coexiste avec un flux entrant bien plus modeste — 32 295 étudiants et personnels étrangers accueillis en France via le même programme — révélant un solde sortant net de plus de 25 000 personnes que peu d’analyses chiffrent explicitement. Parallèlement, 443 500 étudiants étrangers toutes filières confondues étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français en 2024-2025, confirmant l’attractivité globale du système.
Cet article synthétise les données officielles les plus récentes (MESR/SIES, Campus France Chiffres clés 2025, Agence Erasmus+ France) pour dresser un panorama complet des deux sens de la mobilité : volumes de mobilités, top destinations et origines, répartition études/stages, durées moyennes, profil démographique et tendances à horizon 2027. L’angle retenu est délibérément celui des flux bruts, distinct des analyses centrées sur les montants de bourses ou les aides régionales.
Résultats clés 2023-2025
57 418 participants français en mobilité Erasmus+ (enseignement supérieur, 2023) — 1er pays d’envoi en Europe
32 295 étudiants et personnels étrangers accueillis en France via Erasmus+ en 2023 (+19 % sur un an)
443 500 étudiants étrangers en France toutes filières, 2024-2025 (+17 % sur cinq ans)
5,6 mois : durée moyenne d’une mobilité Erasmus+ en enseignement supérieur
164 000 mobilités totales au départ de la France (tous secteurs Erasmus+, 2024)
La France, premier pays d’envoi en Europe
Pour la deuxième année consécutive, la France se classe au premier rang des pays d’envoi du programme Erasmus+ dans l’enseignement supérieur. En 2023, l’Agence Erasmus+ France et Campus France ont enregistré 57 418 participants français (étudiants et personnels), contre environ 52 700 en 2022. La progression annuelle atteint +9 %, et sur cinq ans (2018-2023) la hausse est de +18 %, signe d’une demande structurellement orientée à la hausse.
Ce rang de premier pays d’envoi traduit à la fois la taille de la population étudiante française — environ 2,9 millions d’inscrits dans l’enseignement supérieur — et une politique publique de valorisation de la mobilité internationale, portée notamment par la stratégie « Bienvenue en France » et les conventions cadres entre le MESR et les établissements.
Répartition études / stages
Les mobilités sortantes françaises se répartissent en deux grandes catégories, avec une dynamique divergente en 2022-2023 :
Mobilité sortante Erasmus+ France — enseignement supérieur, 2022-2023
Type de mobilité
Participants
Part
Évolution N-1
Mobilité d’études (SMS)
35 125
61,6 %
−5,0 %
Mobilité de stage (SMP)
21 914
38,4 %
+19,4 %
Total
57 039
100 %
+3,1 %
Source : MESR/SIES — État de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (EESR 18), données 2022-2023.
La chute de la mobilité d’études (−5 %) reflète en partie un effet calendrier post-pandémie et une saturation relative des places dans certaines universités d’accueil espagnoles, tandis que la mobilité de stage bénéficie d’une demande croissante des employeurs et d’un cadre réglementaire assoupli depuis 2021.
Flux sortants : destinations, profil et durées
Top 5 des destinations
L’Espagne demeure, et de loin, la destination privilégiée des étudiants français en Erasmus+. Les trois premières destinations captent 38,6 % du total des mobilités sortantes en 2022-2023. La Belgique (+35 %) et l’Irlande (+17 %) enregistrent les progressions les plus marquées parmi les cinq premières, traduisant un intérêt croissant pour les pays francophones et anglophones.
Top 5 destinations des participants français Erasmus+ — 2022-2023
Pays d’accueil
Participants
Part
Évolution N-1
Espagne
11 174
18,8 %
+11 %
Allemagne
6 224
10,4 %
+17 %
Italie
5 945
9,3 %
+24 %
Belgique
4 830
8,1 %
+35 %
Irlande
3 044
5,1 %
+17 %
Source : Campus France, Chiffres clés 2025.
Profil démographique des mobiles français
Le profil type de l’étudiant français en mobilité Erasmus+ révèle des inégalités de genre et de discipline stables d’une année sur l’autre :
Genre : 56,9 % de femmes, 43,1 % d’hommes — une sur-représentation féminine constante, plus marquée en mobilité d’études qu’en stage.
Niveau d’études : 47,9 % en master, 42,0 % en licence (bachelor), 7,7 % en BTS/BUT (cycle court), 0,5 % en doctorat. La mobilité doctorante est fortement sous-représentée au regard des effectifs réels.
Disciplines : commerce, administration et droit dominent avec 32,3 % des mobilités, suivis par l’ingénierie et les technologies (24 %), puis les lettres, langues et arts (13,8 %).
Cette répartition disciplinaire souligne la place centrale des grandes écoles de commerce et des IAE dans les mobilités sortantes : leurs cursus intègrent souvent un semestre à l’étranger comme exigence de diplôme, ce qui gonfle mécaniquement la part des filières gestion.
Durée des séjours
La durée moyenne d’un séjour Erasmus+ en enseignement supérieur s’établit à 5,6 mois, avec un écart significatif selon le type de mobilité :
Mobilité d’études : 6,5 mois — un semestre académique complet constitue la norme, certains établissements imposant un minimum d’une année.
Mobilité de stage : 3,6 mois — contrainte par les calendriers des entreprises d’accueil et les périodes de stage intégrées aux cursus.
La durée minimale réglementaire est de 3 mois pour la mobilité d’études et de 2 mois pour le stage. Les mobilités de très courte durée (moins de 2 mois) ne sont pas éligibles aux bourses Erasmus+ pour l’enseignement supérieur, même si elles peuvent l’être dans d’autres volets du programme.
Bon à savoir : À leur retour, les étudiants partis en Erasmus+ doivent souvent remettre un rapport de mobilité ou intégrer leur expérience internationale dans leur mémoire de master. Un assistant comme Tesify permet de structurer et de rédiger ce travail académique de manière rigoureuse, tout en respectant les normes de citation exigées par leur établissement.
Flux entrants Erasmus+ : qui vient en France ?
La France a accueilli 32 295 étudiants et personnels étrangers via Erasmus+ en 2023, un chiffre en hausse de +19 % sur un an — une progression nettement supérieure à celle des sortants (+9 %). L’Allemagne est devenue en 2023 le premier pays d’envoi vers la France, avec une explosion de +46 % de ses ressortissants en mobilité Erasmus+ en France.
Top 5 pays d’origine des mobilités Erasmus+ entrantes en France — 2023
Pays d’origine
Participants
Évolution N-1
Allemagne
6 598
+46 %
Italie
5 825
+11 %
Espagne
4 899
+4 %
Belgique
2 329
+27 %
Roumanie
1 497
+20 %
Source : Campus France, Chiffres clés 2025.
La montée en puissance des Allemands s’explique par le renforcement des accords bilatéraux franco-allemands dans le cadre de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) et par l’attractivité croissante des formations en anglais dans les établissements parisiens et lyonnais. La Roumanie, cinquième contingent entrant, confirme l’intégration progressive des pays d’Europe centrale et orientale dans les flux Erasmus+ vers la France.
443 500 étudiants étrangers toutes filières confondues
Au-delà du seul programme Erasmus+, la France accueille un volume bien plus large d’étudiants internationaux. En 2024-2025, 443 500 étudiants étrangers étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français, selon les données de Campus France publiées en mai 2025. Ce chiffre marque une hausse de +3 % sur un an et de +17 % sur cinq ans, confirmant la dynamique structurelle d’internationalisation.
Parmi ces 443 500 inscrits :
76 % sont en mobilité internationale au sens strict (ils ont quitté leur pays pour venir étudier en France).
24 % sont des étudiants étrangers résidents (nés à l’étranger mais établis en France depuis plusieurs années).
Les cinq premiers pays d’origine pour l’ensemble des étudiants étrangers inscrits en France sont, par ordre décroissant : Maroc, Algérie, Chine, Italie et Sénégal. La prépondérance des pays maghrébin et subsahariens reflète les liens historiques et linguistiques de la France, ainsi que les partenariats académiques structurés avec ces pays via Campus France et les ambassades.
Pour une analyse approfondie de la dimension doctorale de cette attractivité — la France accueille une proportion croissante de doctorants étrangers attirés par les cotutelles internationales et les financements ANR — notre article sur l’attractivité du doctorat français pour les étudiants internationaux (données SIES 2025) détaille les chiffres par discipline et pays d’origine.
Bilan bilatéral : sortants vs. entrants Erasmus+
Un des angles les moins analysés dans les publications sur Erasmus+ est le solde bilatéral des flux, c’est-à-dire la comparaison directe entre le volume de participants français qui partent et celui d’étrangers qui arrivent via le même programme.
Flux Erasmus+ en France — enseignement supérieur, 2023
Indicateur
Valeur
Évolution N-1
Sortants (participants français en Erasmus+)
57 418
+9 %
Entrants (mobilités Erasmus+ en France)
32 295
+19 %
Solde sortant net
+25 123
—
Ratio sortants / entrants
1,78
—
La France envoie donc 1,78 fois plus de participants qu’elle n’en accueille via Erasmus+. Ce déséquilibre n’est pas une anomalie structurelle : il traduit la forte appétence des étudiants français pour la mobilité internationale, combinée à une capacité d’accueil Erasmus+ qui, bien que significative, reste inférieure à la demande sortante. Néanmoins, la progression des entrants (+19 %) est nettement supérieure à celle des sortants (+9 %), indiquant un rééquilibrage progressif du flux.
Pour le détail des mobilités sortantes et de leur financement (montants des bourses Erasmus+ selon les pays de destination, critères d’éligibilité et répartition par établissement), notre article Mobilité Erasmus+ des étudiants français 2026-2027 en chiffres complète ce panorama avec les données les plus récentes.
Tendances 2024 et objectifs à horizon 2027
Les données 2024, publiées par l’Agence Erasmus+ France, marquent une nouvelle accélération : 164 000 mobilités totales au départ de la France sur l’ensemble des secteurs Erasmus+ (enseignement supérieur, scolaire, formation professionnelle et jeunesse), soit +15 % par rapport aux 142 000 mobilités de 2023. Une partie de cette progression est portée par les mobilités scolaires de groupe, dont le volume a presque doublé en un an, mais la tendance de fond dans l’enseignement supérieur reste positive.
Côté accueil, la France progresse vers son objectif officiel de 500 000 étudiants étrangers accueillis d’ici 2027 dans le cadre de la stratégie « Bienvenue en France ». Partant de 443 500 en 2024-2025, l’objectif requiert une hausse annuelle d’environ 20 000 inscrits supplémentaires sur les trois prochaines années. Le rythme récent (+13 000 en un an) reste en deçà de ce qu’implique la trajectoire cible.
Perspective 2026 : Deux leviers pourraient accélérer le rééquilibrage des flux. D’abord, l’extension du programme Erasmus+ aux apprentis, soutenue par la loi pour un Erasmus de l’apprentissage promulguée en 2024, devrait faire progresser les entrants en formation professionnelle. Ensuite, le développement des formations délivrées en anglais dans les universités françaises — encore limité par rapport à l’Allemagne ou aux Pays-Bas — reste un facteur clé pour attirer des étudiants hors zone francophone.
Sur le plan qualitatif, les enquêtes de satisfaction menées par l’Agence Erasmus+ France auprès des participants étrangers accueillis font ressortir deux axes d’amélioration persistants : la complexité des démarches administratives à l’arrivée (logement, visa étudiant, inscription) et le niveau d’accueil linguistique dans les établissements hors grandes métropoles. Ces obstacles freinent l’attractivité relative de la France face à des pays comme l’Espagne ou les Pays-Bas, qui ont investi dans des services d’accueil structurés.
Enfin, les étudiants qui intègrent leur expérience de mobilité internationale dans un mémoire de master ou un rapport Erasmus+ trouveront un cadre méthodologique pratique dans le guide comment rédiger un mémoire (fr.tesify.pro), adapté aux normes académiques françaises.
FAQ — Mobilité étudiante internationale et Erasmus+ en France
Combien d’étudiants français partent en Erasmus+ chaque année ?
En 2023, 57 418 participants français (étudiants et personnels) ont pris part au programme Erasmus+ dans l’enseignement supérieur, faisant de la France le premier pays d’origine du programme en Europe. Ce chiffre est en hausse de +9 % sur un an et de +18 % sur cinq ans. En 2024, tous secteurs Erasmus+ confondus, 164 000 mobilités ont été réalisées au départ de la France.
Quelle est la principale destination Erasmus+ des étudiants français ?
L’Espagne est la première destination, avec 11 174 participants français en 2022-2023, soit 18,8 % des mobilités sortantes. Elle est suivie par l’Allemagne (10,4 %) et l’Italie (9,3 %). La Belgique (+35 %) et l’Irlande (+17 %) enregistrent les progressions les plus dynamiques parmi les cinq premières destinations.
Combien d’étudiants étrangers viennent en France via Erasmus+ ?
La France a accueilli 32 295 étudiants et personnels étrangers via Erasmus+ en 2023, en hausse de +19 % sur un an. L’Allemagne est le premier pays d’envoi vers la France (6 598 participants, +46 %), devant l’Italie (5 825) et l’Espagne (4 899). Au total, en incluant toutes les filières, la France accueille 443 500 étudiants étrangers en 2024-2025.
Quelle est la durée moyenne d’une mobilité Erasmus+ en enseignement supérieur ?
La durée moyenne est de 5,6 mois pour l’ensemble des mobilités Erasmus+ en enseignement supérieur. Elle varie selon le type : 6,5 mois pour la mobilité d’études (un semestre complet) et 3,6 mois pour la mobilité de stage. La durée minimale éligible est de 3 mois pour les études et de 2 mois pour les stages.
La France envoie-t-elle plus d’étudiants qu’elle n’en accueille via Erasmus+ ?
Oui. La France envoie nettement plus d’étudiants et personnels (57 418 en 2023) qu’elle n’en accueille via Erasmus+ (32 295), avec un solde sortant net de plus de 25 000 participants. Le ratio est de 1,78 sortant pour 1 entrant. Toutefois, la progression des entrants (+19 %) est supérieure à celle des sortants (+9 %), ce qui indique un rééquilibrage progressif.
Quel est l’objectif de la France en matière d’accueil d’étudiants étrangers ?
La France s’est fixé l’objectif d’accueillir 500 000 étudiants étrangers dans ses établissements d’enseignement supérieur d’ici 2027, dans le cadre de la stratégie « Bienvenue en France ». En 2024-2025, le chiffre s’établit à 443 500, soit une progression de +17 % sur cinq ans. Atteindre 500 000 requiert de maintenir une hausse annuelle d’environ 20 000 inscrits supplémentaires.
Sources : MESR/SIES, État de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (EESR 18) ; Campus France, Chiffres clés de la mobilité étudiante dans le monde, mai 2025 ; Agence Erasmus+ France, résultats de l’appel à projets 2024 (juillet 2025).
Doctorat en France : attractivité internationale et profil des doctorants étrangers 2025 — les données SIES
La France occupe le 4e rang mondial pour l’accueil des doctorants en mobilité internationale. Ce résultat, documenté par les notes d’information SIES NI-2025-05 et NF-2025-14 du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), coexiste avec un paradoxe structurel : le pays présente l’un des ratios d’entrée en doctorat les plus bas de l’espace OCDE. Comprendre cette tension — attractivité internationale avérée, faible accès national — est devenu un enjeu stratégique pour les établissements français, les candidats étrangers et les financeurs publics.
Les chiffres publiés par le MESR et Campus France pour l’attractivité doctorat France international statistiques 2025 permettent d’en dresser un tableau précis. Cet article synthétise ces données en croisant trois angles : la position de la France dans la compétition mondiale pour les doctorants étrangers, le profil détaillé de cette population, et les dynamiques de diplôme et de financement qui conditionnent l’avenir du dispositif doctoral français.
Résultat clé : 38 % des doctorants inscrits en France sont en mobilité internationale (moyenne UE : 25 %), ce qui place le pays au 4e rang mondial pour l’accueil doctoral étranger. Pourtant, avec seulement 2,0 nouvelles inscriptions en doctorat pour 100 entrants dans l’enseignement supérieur (contre 2,8 en moyenne OCDE et 3,7 en UE), la France présente un double visage : très attractive pour les candidats étrangers, mais sous-utilisée par ses propres diplômés.
La France au 4e rang mondial : ce que mesurent réellement les indicateurs
Selon les données compilées par Campus France dans ses Chiffres clés 2025, la France se classe au 4e rang mondial pour l’accueil des doctorants en mobilité internationale, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada. Cette mesure porte sur les étudiants qui ont quitté leur pays d’origine pour s’inscrire dans un programme doctoral à l’étranger — ce que les statistiques de l’OCDE désignent comme « étudiants mobiles au niveau doctoral ».
Ce rang n’est pas fortuit. Il résulte de plusieurs facteurs structurels : la gratuité relative des frais d’inscription dans les universités publiques françaises par rapport aux établissements anglophones, la densité du tissu de laboratoires de recherche, la reconnaissance internationale des grandes universités et des grandes écoles d’ingénieurs, ainsi que la présence de cotutelles internationales de thèse facilement accessibles. Pour de nombreux candidats africains et du Proche-Orient, la France représente également un accès à l’enseignement supérieur occidental dans un cadre linguistique familier.
L’indicateur clé qui reflète cette attractivité est la part des doctorants en mobilité internationale dans l’effectif doctoral total. En France, cette part s’établit à 38 %, soit 13 points au-dessus de la moyenne européenne de 25 %. Cette proportion place la France dans une catégorie à part en Europe continentale, aux côtés des Pays-Bas et de la Suisse.
Tableau 1 — Part des doctorants en mobilité internationale dans l’effectif doctoral total (sélection de pays, données OCDE/Campus France 2025)
Le paradoxe du ratio d’entrée : fort pour l’étranger, faible pour les nationaux
La note SIES NI-2025-05 met en évidence un paradoxe structurel que les seuls chiffres absolus de mobilité masquent. Si la France attire massivement les doctorants étrangers, son ratio d’entrée en doctorat — soit le nombre de nouvelles inscriptions en doctorat pour 100 entrants dans l’enseignement supérieur — est l’un des plus faibles de l’espace OCDE et européen.
En 2021, ce ratio s’établissait à 2,0 en France, contre 2,8 en moyenne dans l’ensemble des pays de l’OCDE et 3,7 dans l’Union européenne. Autrement dit : à entrée dans le supérieur équivalente, un étudiant européen est presque deux fois plus susceptible d’accéder au doctorat qu’un étudiant français.
Pourquoi ce faible ratio ? La structure du système français d’enseignement supérieur joue un rôle déterminant. Une proportion élevée des étudiants s’oriente vers des filières courtes et professionnalisantes (BTS, BUT, licences professionnelles) qui ne constituent pas un continuum vers la recherche doctorale. Par ailleurs, la culture de la recherche reste concentrée dans les universités et dans certaines grandes écoles, sans diffuser suffisamment vers l’ensemble des cursus de niveau master.
Ce constat a une conséquence directe sur la composition du corps doctoral : pour maintenir les effectifs, les écoles doctorales françaises sont structurellement dépendantes du recrutement international. La forte représentation des doctorants étrangers (38 %) n’est donc pas seulement le signe d’une attractivité ; c’est aussi le reflet d’un déficit national.
Profil des doctorants étrangers : origines, disciplines, établissements
Au total, environ 25 300 doctorants étrangers étaient inscrits en France en 2023-2024, répartis dans 270 écoles doctorales au sein de 57 établissements d’enseignement supérieur (source : Campus France, Chiffres clés 2025).
Origines géographiques
La géographie des origines reflète à la fois les réseaux historiques de la francophonie et l’internationalisation croissante de la formation doctorale. Les cinq premiers pays d’origine sont :
Tableau 2 — Principaux pays d’origine des doctorants étrangers en France, 2023-2024 (Campus France)
Pays d’origine
Effectif (doctorants)
Remarque
Chine
1 806
Stable sur 5 ans
Italie
1 622
Forte progression
Liban
1 534
20 % de tous les Libanais en France
Maroc
1 229
En recul sur 5 ans
Algérie
1 090
Recul de -24 % sur 5 ans
Un indicateur de concentration mérite d’être signalé : 39 % de l’ensemble des étudiants indiens présents en France sont inscrits au niveau doctoral — une proportion exceptionnellement élevée qui illustre que la France attire les Indiens principalement pour la recherche, non pour les cursus de premier ou second cycle.
Répartition par disciplines
La distribution disciplinaire des doctorants étrangers diffère sensiblement de celle de leurs homologues français. Les sciences dures et l’informatique concentrent l’essentiel des flux :
Sciences (mathématiques, physique, chimie, informatique, ingénierie) : 53 % des inscriptions de doctorants étrangers
Lettres, sciences humaines et sociales : 28 %
Santé et médecine : minoritaire en volume, mais en croissance de +67 % sur cinq ans
Cette concentration en sciences est cohérente avec les données MESR sur l’ensemble de la population doctorale : en 2020, les disciplines ICT, sciences naturelles, mathématiques et statistiques représentaient déjà 37 % des doctorants en France. En revanche, la santé reste structurellement sous-représentée dans le doctorat français (5 % des inscriptions doctorales contre 21 % en moyenne dans l’UE), ce qui constitue une divergence notable vis-à-vis des systèmes américain et britannique.
Les universités hébergent 79 % des doctorants étrangers. Les écoles d’ingénieurs en accueillent 10 %, et les autres établissements (instituts, EPST, etc.) les 11 % restants. Cette prédominance universitaire s’explique par la densité des unités de recherche labellisées CNRS et par la plus grande accessibilité des universités aux candidats étrangers comparativement aux concours sélectifs des grandes écoles.
Tendances sur cinq ans : les baisses préoccupantes
Malgré son rang mondial, la France enregistre une érosion significative de ses effectifs doctoraux étrangers sur la période 2018-2023. La baisse globale est de -12 % sur cinq ans selon les données Campus France 2025 — un recul qui contraste avec la croissance observée dans la plupart des pays concurrents.
Les dynamiques sont toutefois très hétérogènes selon les origines :
Tableau 3 — Évolution des effectifs de doctorants étrangers en France par région d’origine, 2018-2023 (Campus France)
Région / Pays d’origine
Évolution 2018-2023
Algérie
-24 %
Tunisie
-35 %
Europe de l’Ouest (hors Italie)
-12 à -16 %
Amérique latine
-12 à -16 %
Italie
Forte hausse
Inde / Chine
Stable / légère progression
Les baisses en provenance du Maghreb s’expliquent par plusieurs facteurs conjugués : durcissement des conditions d’octroi des visas de long séjour, concurrence accrue des destinations anglophones (Canada, Allemagne), et tensions diplomatiques ponctuelles. La baisse tunisienne de -35 % est particulièrement préoccupante au regard des liens historiques entre les deux pays et de la forte tradition académique tunisienne.
À l’inverse, la progression italienne — qui hisse l’Italie au 2e rang des pays d’origine — traduit un phénomène de mobilité intra-européenne : face à un système doctoral national sous-financé, les doctorants italiens cherchent des financements à l’étranger. La France bénéficie ici de sa politique de contrat doctoral et de cotutelle.
Campus France — Chiffres clés 2025 : mobilité doctorale
La page interactive de Campus France présente l’ensemble des données sur les doctorants étrangers en France : origines, disciplines, établissements d’accueil et comparaisons internationales. Source de référence pour les statistiques SIES NI-2025-05.
Financement et durée de thèse : les données 2024-2025
Le financement est le principal levier d’attractivité du doctorat français — et aussi son principal point de fragilité comparatif. La note NF-2025-14 du MESR fournit les données les plus récentes sur ce sujet.
En 2024-2025, 81 % des doctorants inscrits en première année de thèse bénéficient d’un financement — une proportion en progression par rapport aux années précédentes. Cette évolution reflète la politique du Plan doctoral national, qui vise à généraliser le contrat doctoral et à réduire les situations de thèse sans financement, longtemps endémiques dans certaines disciplines des sciences humaines et sociales.
Le taux de 81 % masque toutefois de fortes disparités disciplinaires. En sciences dures, l’accès au financement est quasi-systématique depuis une décennie. En sciences humaines et sociales, en droit et en lettres, les taux restent structurellement plus faibles, même si la tendance est à la convergence. C’est dans ces disciplines que se concentrent paradoxalement les doctorants étrangers dont le financement provient de leur pays d’origine — bourses gouvernementales, financements d’ambassades ou ressources personnelles.
La durée des thèses évolue également : en 2024, la part des thèses soutenues en moins de 40 mois a progressé de 4 points de pourcentage. Ce raccourcissement partiel est un signal positif pour l’attractivité, notamment vis-à-vis des candidats étrangers qui préfèrent des durées prévisibles compatibles avec des financements à terme fixe.
Le nombre de docteurs diplômés en France en 2024 accuse une baisse de 3,0 % par rapport à 2023. Cette diminution succède à une hausse exceptionnelle de 9,6 % en 2023, elle-même imputable à un effet de rattrapage post-pandémique : de nombreuses thèses dont la soutenance avait été reportée en 2020-2021 se sont concentrées sur 2023.
Le recul de 2024 ne traduit donc pas une dégradation structurelle du système doctoral, mais le retour à une trajectoire normalisée après deux années atypiques. Les nouvelles inscriptions en 2024-2025 progressent d’ailleurs de 3,2 % — signe que l’entrée dans le dispositif doctoral reste dynamique.
La baisse de 3,0 % en 2024 doit être mise en regard des effectifs absolus : la France produit chaque année entre 16 000 et 17 000 docteurs, ce qui la place parmi les premiers producteurs européens en valeur absolue, derrière l’Allemagne mais devant l’Espagne et l’Italie.
Ces données rejoignent les constats sur le taux d’abandon en doctorat en France, qui soulignent que le goulot d’étranglement principal n’est pas l’entrée mais la phase de rédaction.
Insertion professionnelle des docteurs : l’avantage comparatif
L’attractivité d’une formation doctorale ne se mesure pas uniquement au nombre d’inscrits : elle se mesure aussi aux perspectives offertes aux diplômés. Sur ce point, les données MESR révèlent un avantage comparatif des docteurs français, mais un avantage moins marqué que dans les autres pays de l’OCDE.
Les titulaires d’un doctorat en France bénéficient d’un avantage d’environ 2 points de pourcentage sur leur taux d’emploi par rapport aux détenteurs d’un master ou d’un diplôme d’ingénieur. Dans le reste de l’OCDE, cet avantage est en moyenne de 4 points. L’écart tient en partie à la nature du marché du travail français, où les grandes entreprises ont historiquement privilégié les diplômes de grandes écoles pour leurs recrutements de cadres supérieurs.
Pour les docteurs étrangers, la question de l’insertion se pose différemment : une part significative d’entre eux retourne dans leur pays d’origine après la soutenance — phénomène qualifié de « fuite des cerveaux inversée ». D’autres s’insèrent dans le marché du travail français, contribuant à l’économie de la recherche et développement du pays.
Par ailleurs, les docteurs français sortent du cursus doctoral plus tôt que leurs homologues de la plupart des pays comparables — un atout pour une entrée précoce sur le marché du travail, à condition que la durée réduite de thèse ne se fasse pas au détriment de la qualité scientifique de la contribution.
Enjeux stratégiques et perspectives
Les données SIES pour 2025 dessinent un système doctoral français à la croisée des chemins. Quatre enjeux se dégagent.
Enjeu 1 — Consolider le financement doctoral universel. La progression vers les 81 % de doctorants de première année financés est réelle, mais le chemin vers 100 % reste long, notamment en sciences humaines. Un financement insuffisant fragilise l’attractivité internationale sur les segments de candidats qui ne peuvent mobiliser de bourses extérieures.
Enjeu 2 — Inverser la baisse des flux maghrébins. Les reculs de -24 % (Algérie) et -35 % (Tunisie) sur cinq ans représentent une perte substantielle pour la diversité du corps doctoral français. Les politiques de visas et les accords bilatéraux de recherche sont des leviers prioritaires.
Enjeu 3 — Augmenter le ratio d’entrée national. Un ratio de 2,0 pour 100 entrants dans le supérieur n’est pas compatible avec les ambitions de la France en matière de recherche et d’innovation. Cela suppose de mieux articuler les masters recherche avec le doctorat et de valoriser davantage le grade de docteur dans le recrutement privé.
Enjeu 4 — Développer la représentation en santé. La sous-représentation chronique de la santé dans le doctorat français (5 % contre 21 % en UE) est un angle mort stratégique, dans un contexte où les sciences biomédicales et pharmaceutiques concentrent une part croissante des financements de recherche mondiaux.
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FAQ
Quel est le rang de la France pour l’accueil des doctorants étrangers dans le monde ?
La France est le 4e pays d’accueil mondial des doctorants en mobilité internationale, selon les données Campus France 2025. Elle devance l’Australie et l’Allemagne, mais reste derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada.
Quelle part des doctorants en France sont étrangers ?
38 % des doctorants inscrits en France sont en mobilité internationale, contre 25 % en moyenne dans l’Union européenne. Au total, environ 25 300 doctorants étrangers étaient inscrits en 2023-2024.
Quels pays envoient le plus de doctorants en France ?
Les principaux pays d’origine sont la Chine (1 806 doctorants), l’Italie (1 622), le Liban (1 534), le Maroc (1 229) et l’Algérie (1 090), selon les chiffres Campus France 2025.
Pourquoi le ratio d’entrée en doctorat est-il faible en France ?
La France enregistre seulement 2,0 nouvelles inscriptions en doctorat pour 100 entrants dans l’enseignement supérieur, contre 2,8 en moyenne OCDE et 3,7 en UE. Ce faible ratio s’explique par la forte proportion de filières professionnalisantes (BTS, BUT, licences pro) qui n’ouvrent pas sur le doctorat, et par une culture de la recherche encore concentrée dans certains types d’établissements.
Quel est le taux de financement des doctorants en première année en France en 2025 ?
En 2024-2025, 81 % des doctorants inscrits en première année bénéficient d’un financement, contre des niveaux inférieurs les années précédentes. Cette progression reflète les efforts du Plan doctoral national pour généraliser le contrat doctoral.
Le nombre de doctorants étrangers en France augmente-t-il ?
Non. Les effectifs de doctorants étrangers ont reculé de 12 % entre 2018 et 2023. Les baisses les plus marquées concernent l’Algérie (-24 %), la Tunisie (-35 %) et plusieurs pays d’Europe de l’Ouest, même si certaines origines comme la Chine et l’Inde restent stables ou progressent légèrement.
Dans quelles disciplines les doctorants étrangers sont-ils les plus représentés en France ?
Les sciences (mathématiques, physique, chimie, informatique) concentrent 53 % des inscriptions de doctorants étrangers. Les lettres, sciences humaines et sociales représentent 28 %. La santé, bien que minoritaire en volume, a connu une croissance de 67 % sur cinq ans.
Combien de docteurs ont été diplômés en France en 2024 ?
Le nombre de docteurs diplômés en 2024 a baissé de 3,0 % après la forte hausse de 9,6 % enregistrée en 2023, laquelle s’expliquait par un effet de rattrapage post-pandémique. La part des thèses soutenues en moins de 40 mois a cependant progressé de 4 points de pourcentage.
Campus France 2026 : Guide Complet pour Étudiants Étrangers (Procédure, Visa, Entretien)
En 2026, la France accueille près de 445 000 étudiants étrangers dans ses établissements d’enseignement supérieur — un record historique, en hausse de 17 % sur cinq ans selon les données de Campus France. Pour la plupart de ces étudiants, Campus France est la porte d’entrée obligatoire : cet organisme public pilote la candidature, l’entretien consulaire et la demande de visa dans 72 pays à travers sa plateforme « Études en France ». Ce guide détaille chaque étape, les délais réels, les coûts exacts et les erreurs à éviter pour mettre toutes les chances de votre côté.
Que vous visiez une licence, un master, un doctorat ou un programme en grande école, la procédure Campus France conditionne votre admission en France. En comprendre le fonctionnement précis vous fait gagner plusieurs semaines — et parfois évite un refus de visa.
Réponse rapide : Campus France est l’agence officielle française d’accueil des étudiants étrangers. Pour 72 pays (procédure CEF), toute candidature à un établissement français passe par la plateforme Études en France, un entretien consulaire puis une demande de visa VLS-TS. La procédure complète dure 6 à 9 mois et coûte entre 200 et 400 € selon le pays.
1. Qu’est-ce que Campus France ?
Campus France est l’agence nationale française de promotion de l’enseignement supérieur à l’international, placée sous la tutelle conjointe du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du ministère de l’Enseignement supérieur. Créée en 2011, elle remplace l’Egide et l’association EDUFRANCE.
Campus France remplit trois missions principales :
Promotion de l’offre française d’enseignement supérieur à l’étranger (salons, forums, site web)
Gestion des candidatures des étudiants étrangers via la plateforme Études en France
Accompagnement des boursiers du gouvernement français (BGF) et des programmes de mobilité internationale
En chiffres clés 2024-2025 :
443 500 étudiants étrangers inscrits dans l’enseignement supérieur français (+3 % sur un an)
72 pays couverts par la procédure Études en France (CEF)
Plus de 200 espaces Campus France dans le monde
La France reste le 3e pays au monde pour l’accueil d’étudiants internationaux après les États-Unis et le Royaume-Uni
2. Quels pays sont concernés par la procédure Campus France ?
La procédure Campus France (procédure CEF — Centre pour les Études en France) est obligatoire pour les étudiants résidant dans l’un des 72 pays à espace Campus France. Ces pays couvrent l’essentiel de l’Afrique subsaharienne et du Maghreb, une grande partie de l’Asie, l’Amérique latine et quelques pays d’Europe hors EEE.
Important : Si votre pays ne figure pas dans la liste des 72 pays CEF, vous pouvez postuler directement auprès des établissements français sans passer par Campus France. Pour les ressortissants UE/EEE, la procédure Parcoursup s’applique normalement.
Parmi les principaux pays concernés : Maroc, Algérie, Tunisie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Madagascar, Vietnam, Chine, Japon, Brésil, Mexique, Russie, Ukraine, Turquie, Inde, Liban, Égypte. La liste complète est consultable sur le site de Campus France — Études en France.
3. Les 7 étapes de la procédure Études en France 2026
Étape 1 : Ouvrir votre dossier sur la plateforme (octobre-novembre 2025)
Connectez-vous au portail Campus France de votre pays et créez votre espace personnel. La plateforme ouvre généralement début novembre pour la rentrée de septembre N+1. Renseignez vos informations personnelles, vos diplômes et votre projet d’études. Vous devrez scanner et télécharger tous vos documents académiques.
Étape 2 : Candidater aux formations (novembre 2025 – janvier 2026)
Depuis votre espace Campus France, vous sélectionnez les formations et établissements souhaités. Vous pouvez candidater simultanément à plusieurs établissements (nombre variable selon les espaces Campus France). Chaque vœu implique un dossier de candidature spécifique adapté aux exigences de l’établissement.
Étape 3 : Passer l’entretien consulaire Campus France (janvier – mars 2026)
Une fois votre dossier complet, vous êtes convoqué pour un entretien de 20 à 30 minutes en français dans l’espace Campus France ou dans le bureau Campus France de votre ville. L’entretien évalue votre projet d’études, votre niveau de français et votre motivation. Voir la section entretien pour la préparation complète.
Étape 4 : Recevoir les réponses des établissements (février – avril 2026)
Les universités françaises ont jusqu’au 30 avril 2026 pour répondre à vos candidatures sur la plateforme. Certains établissements répondent dès janvier pour les programmes très sélectifs. Vous recevez une notification dans votre espace Campus France.
Étape 5 : Confirmer votre choix (avant le 31 mai 2026)
Vous devez confirmer votre établissement définitif avant le 31 mai 2026. Une fois confirmé, l’établissement vous envoie une lettre d’admission qui sera nécessaire pour la demande de visa.
Étape 6 : Demander le visa étudiant (juin – juillet 2026)
Avec votre lettre d’admission, vous déposez votre demande de visa VLS-TS (Visa Long Séjour valant Titre de Séjour) auprès du consulat français via le site France-Visas. Le délai de traitement est de 2 à 6 semaines.
Étape 7 : Arriver en France et valider votre titre de séjour (septembre 2026)
À votre arrivée en France, vous devez valider votre VLS-TS dans les 3 mois suivant votre entrée sur le territoire, via le site de l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration). Cette validation est gratuite et obligatoire.
4. L’entretien Campus France : comment se préparer
L’entretien Campus France est souvent la partie la plus stressante de la procédure. Il dure 20 à 30 minutes et se déroule en français avec un conseiller Campus France ou un représentant consulaire. Voici les thèmes abordés et comment vous préparer.
Questions fréquentes à l’entretien
Votre projet d’études : « Pourquoi cette formation ? Pourquoi en France et pas dans votre pays ou ailleurs ? » — Soyez précis sur la spécialité et l’établissement choisi.
Votre niveau de français : Pas besoin d’être parfait, mais vous devez vous exprimer clairement. Un niveau B2 est généralement attendu pour une licence ou un master.
Votre financement : « Comment allez-vous financer vos études ? » — Préparez vos justificatifs (relevés bancaires, attestation de bourse, engagement parental).
Votre retour dans votre pays : « Qu’envisagez-vous de faire après vos études ? » — Une réponse claire sur un projet de retour ou de carrière rassure l’administration consulaire.
Votre connaissance de la France : Vous pouvez mentionner des villes, des établissements, des spécificités du système universitaire français.
Conseil pratique : Préparez un « exposé de projet » de 2-3 minutes que vous pouvez réciter naturellement. Entraînez-vous à l’oral avec quelqu’un qui parle français. Les conseillers vérifient que votre projet est cohérent et que vous comprenez réellement ce dans quoi vous vous engagez.
Documents à apporter à l’entretien
Passeport valide
Relevés de notes et diplômes (originaux + copies)
Attestation(s) de test de français (TCF, DELF/DALF, IELTS si anglophone)
Justificatifs de financement (relevés bancaires des 3 derniers mois)
Lettre de motivation (si votre dossier en contient une)
Curriculum vitae
5. Le visa étudiant France VLS-TS
Le visa étudiant français est un Visa Long Séjour valant Titre de Séjour (VLS-TS), valable 12 mois et renouvelable. Il remplace l’ancienne carte de séjour étudiant pour la première année en France.
Conditions d’obtention
Lettre d’admission d’un établissement français reconnu
Preuve de ressources suffisantes : 615 € par mois minimum (ressources propres, bourse, aide familiale)
Assurance maladie couvrant la France
Justificatif de logement (CROUS, résidence étudiante, hébergement chez un particulier)
Passeport valide au minimum 6 mois après la fin du séjour prévu
Droits attachés au visa étudiant
Travail : Jusqu’à 964 heures par an (60 % du temps légal), soit environ 20 heures par semaine
APL : Accès aux aides au logement de la CAF sous conditions
Sécurité sociale : Affiliation automatique à l’Assurance Maladie française (CPAM)
Carte de transport : Éligible aux réductions étudiantes (carte Navigo Imagine R à Paris, Carte M’ra à Montpellier, etc.)
Note importante sur les droits différenciés : Depuis 2019, les universités françaises appliquent des droits d’inscription plus élevés pour les étudiants hors-EEE, mais elles sont tenues d’exonérer 10 % des étudiants concernés sur critères académiques et sociaux. Les boursiers du gouvernement français (BGF) et du programme Erasmus+ sont systématiquement exonérés.
7. La procédure DAP pour les pays hors procédure CEF
Pour les étudiants résidant dans un pays non couvert par la procédure Campus France (CEF), l’entrée en première année de licence dans une université française nécessite une Demande d’Admission Préalable (DAP). La DAP est un dossier papier (« dossier blanc ») à télécharger sur le site du ministère de l’Enseignement supérieur.
Pour l’année universitaire 2026-2027, la DAP doit être déposée avant le 15 décembre 2025 dans votre ambassade ou consulat français. La DAP n’est pas requise pour les admissions en master ou en doctorat.
8. Après l’admission : ce qu’il faut organiser avant d’arriver
Logement
Commencez vos recherches de logement dès que vous avez votre lettre d’admission. Le CROUS propose des chambres entre 200 et 500 €/mois mais les places sont limitées et attribuées sur critères sociaux. Pour les candidatures CROUS, la demande doit être faite sur le portail Trouverunlogement.lescrous.fr avant la rentrée. Consultez notre guide complet sur le logement étudiant en France 2026.
Santé et assurance maladie
Vous serez affilié à la Sécurité Sociale française via votre inscription universitaire (sans démarche supplémentaire depuis 2018). Vous aurez accès aux soins avec une prise en charge à 70 %. Une mutuelle complémentaire (10-40 €/mois) est recommandée.
Banque
Ouvrez un compte bancaire français dès votre arrivée (nécessaire pour le paiement des loyers, les aides CAF, etc.). Des banques comme Boursorama, Hello Bank ou N26 permettent l’ouverture à distance avec un passeport étranger.
Rédaction académique en français
Si vous rédigez un mémoire ou une thèse en France, les exigences méthodologiques et de style académique peuvent différer de votre pays d’origine. Tesify propose un accompagnement IA en français pour structurer votre travail selon les standards académiques français — particulièrement utile pour les étudiants en master venant de systèmes universitaires différents.
FAQ — Campus France 2026
Combien de temps dure la procédure Campus France ?
La procédure complète — de l’ouverture du dossier en novembre jusqu’à l’arrivée en France en septembre — dure entre 6 et 9 mois. Le délai de traitement du visa seul est de 2 à 6 semaines. Il est crucial de commencer en novembre de l’année N-1 pour une rentrée en septembre N.
Peut-on postuler en France sans passer par Campus France ?
Oui, si vous résidez dans un pays non couvert par la procédure CEF (72 pays), ou si vous êtes ressortissant UE/EEE. Dans ce cas, vous candidatez directement sur Parcoursup (pour les formations post-bac) ou directement auprès des établissements (pour les masters et doctorats). La DAP reste obligatoire pour la première inscription en licence dans une université publique pour les étudiants hors-EEE sans procédure CEF.
Quel niveau de français est requis pour passer l’entretien Campus France ?
Il n’existe pas de niveau DELF/TCF minimum imposé par Campus France pour l’entretien lui-même. Cependant, les établissements français exigent généralement un niveau B2 (DELF B2 ou TCF niveau 4) pour les formations en licence et master en français. L’entretien se déroule en français, donc un niveau B1 minimum est indispensable pour communiquer efficacement.
Les boursiers sont-ils exonérés des droits d’inscription différenciés ?
Oui. Les boursiers du gouvernement français (BGF), les boursiers des programmes de coopération bilatérale, les bénéficiaires d’Erasmus+ et les réfugiés reconnus sont systématiquement exonérés des droits différenciés. Par ailleurs, chaque université est obligée d’exonérer au moins 10 % des étudiants hors-EEE sur critères académiques et sociaux. Renseignez-vous auprès du service des bourses de chaque établissement.
Combien d’heures peut-on travailler avec un visa étudiant en France ?
Un étudiant étranger titulaire d’un visa étudiant peut travailler jusqu’à 964 heures par an, soit environ 20 heures par semaine en dehors des périodes de vacances. Le travail au-delà de ce seuil nécessite une autorisation de travail spécifique. Les emplois dans les CROUS (moniteurs, agents de restauration) sont particulièrement adaptés aux étudiants étrangers.
Peut-on rester en France après ses études avec un visa étudiant ?
Oui. Les diplômés à niveau master ou plus peuvent obtenir une Autorisation Provisoire de Séjour (APS) de 12 mois pour chercher un emploi ou créer une entreprise en France. Cette APS ne nécessite pas de justifier d’un emploi immédiat mais exige de justifier de ressources suffisantes (environ 1 000 €/mois). Elle peut ensuite être convertie en titre de séjour « salarié » ou « talent-entrepreneur ».
Conclusion : Campus France, première étape d’un parcours ambitieux
La procédure Campus France est rigoureuse mais transparente. En commençant vos démarches dès novembre de l’année précédente, en soignant votre dossier académique et en préparant sérieusement l’entretien, vous maximisez vos chances d’être admis dans l’établissement de votre choix en France.
Une fois installé, votre réussite académique dépendra de votre capacité à maîtriser rapidement les codes de l’université française. Pour la rédaction de vos mémoires, Tesify vous accompagne en français avec ses outils IA adaptés aux normes académiques françaises. Consultez également nos guides Master en France 2026 et Logement étudiant France 2026 pour préparer votre arrivée.
Étudiants Étrangers en France 2026 : Statistiques, Origines et Tendances
La France compte parmi les cinq premières destinations mondiales pour les étudiants étrangers, et les chiffres 2026 confirment cette attractivité. Selon les données du MESRI et de Campus France, 329 100 étudiants étrangers en mobilité internationale étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français en 2024-2025, représentant 12 % de l’ensemble des effectifs. Ce chiffre marque une progression de +13 % par rapport à 2019-2020 et de +38 % sur la dernière décennie — une croissance qui remodèle profondément la sociologie des campus français.
Résultat clé :329 100 étudiants étrangers en mobilité internationale en France en 2024-2025 (+3 % en un an, +38 % en dix ans). Le Maroc, l’Algérie et la Chine restent les trois premiers pays d’origine. L’Afrique subsaharienne constitue la zone à la plus forte croissance (+34 % en cinq ans). La France est le 4e pays d’accueil au monde pour les étudiants en mobilité internationale.
1. Chiffres globaux 2026
Les effectifs d’étudiants étrangers en mobilité internationale suivent une trajectoire de croissance régulière depuis 2013, interrompue brièvement par la crise COVID en 2020-2021. En 2024-2025, les niveaux ont non seulement retrouvé mais dépassé ceux d’avant la pandémie.
Indicateur
Valeur 2024-2025
Évolution
Effectifs totaux (mobilité internationale)
329 100
+3 % (1 an)
Part dans les effectifs du supérieur
12 %
stable
Progression sur 5 ans
+17 %
—
Progression sur 10 ans
+38 %
—
Effectifs via Campus France (tous statuts)
~445 000
+3 %
La différence entre les 329 100 en mobilité internationale (au sens MESRI) et les ~445 000 de Campus France tient à la définition retenue. Campus France inclut les étudiants étrangers résidents (binationaux, enfants d’immigrés) en plus des étudiants en mobilité pure.
2. Pays d’origine : classement détaillé
La géographie des étudiants étrangers en France reflète des liens historiques, linguistiques et diplomatiques. Les pays francophones d’Afrique du Nord constituent le premier bloc d’origine :
Rang
Pays d’origine
Effectif estimé
Tendance 5 ans
1
Maroc
~50 000
+12 %
2
Algérie
~35 000
+8 %
3
Chine
~25 000
-5 %
4
Sénégal
~18 000
+22 %
5
Tunisie
~16 000
+10 %
6
Cameroun
~15 000
+28 %
7
Côte d’Ivoire
~13 000
+31 %
8
Italie
~12 000
+15 %
Deux tendances se distinguent : la Chine, historiquement 3e pays d’origine, voit ses effectifs baisser (-5 % en cinq ans) au profit d’autres destinations asiatiques (Canada, Royaume-Uni, Australie), tandis que les pays d’Afrique subsaharienne connaissent des croissances à deux chiffres.
3. Dynamiques par zone géographique
Le MESRI analyse les flux d’étudiants étrangers par grande zone d’origine. Les contrastes entre zones sont frappants :
Zone d’origine
Part des effectifs
Croissance sur 5 ans
Afrique du Nord
~35 %
+10 %
Afrique subsaharienne
~20 %
+34 %
Asie-Pacifique
~18 %
+5 %
Europe (hors UE)
~8 %
+12 %
Union européenne
~12 %
+8 %
Amériques
~5 %
+18 %
Moyen-Orient
~2 %
+20 %
L’Afrique subsaharienne constitue le dynamisme le plus remarquable : une croissance de +34 % en cinq ans, soit le double de la croissance moyenne. Ce flux est porté par l’expansion des classes moyennes africaines, la francophonie partagée et les accords Campus France déployés dans une quinzaine de pays.
4. Disciplines et niveaux d’études
Les étudiants étrangers se concentrent dans certaines disciplines et niveaux d’études qui correspondent à la fois à l’attractivité des formations françaises et aux besoins de leurs pays d’origine :
Sciences fondamentales et santé : 43 % des inscrits étrangers, attirés par la qualité de la recherche française et les formations en médecine, pharmacie et ingénierie biomédicale.
Écoles de commerce et gestion : Second domaine de concentration, en forte croissance. Les grandes écoles de commerce françaises attirent massivement des étudiants africains et asiatiques pour leurs doubles diplômes et leur réseau international.
Lettres, langues et sciences humaines : Troisième pôle, historiquement lié à la francophonie culturelle et aux formations en langue française.
En termes de niveau d’études, les étudiants étrangers sont sur-représentés en master et doctorat :
Doctorat : 43 % des doctorants en France sont étrangers, ce qui fait de la France un hub de recherche internationale de premier plan.
Master : ~20 % des inscrits en master sont étrangers, avec une forte concentration dans les masters recherche et professionnels sélectifs.
Licence : Les étudiants étrangers représentent environ 8 % des inscrits en licence, un taux inférieur car l’accès en L1 nécessite la maîtrise du français et une équivalence de baccalauréat.
5. Répartition géographique en France
L’attractivité des étudiants étrangers est fortement concentrée géographiquement. L’Île-de-France capte à elle seule près de 46 % des effectifs internationaux :
Région
Effectifs étrangers
Part du total
Île-de-France
~150 000
~46 %
Auvergne-Rhône-Alpes
~35 000
~11 %
Occitanie
~25 000
~8 %
Nouvelle-Aquitaine
~22 000
~7 %
PACA
~20 000
~6 %
Autres régions
~77 000
~23 %
Cette concentration parisienne s’explique par la densité d’établissements d’excellence (Sorbonne, Sciences Po, HEC, Polytechnique, CentraleSupélec), le dynamisme économique de la région et l’image internationale de Paris comme capitale culturelle et intellectuelle.
6. Attractivité de la France vs ses concurrents
En termes de mobilité internationale, la France se classe au 4e rang mondial derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie. Plusieurs facteurs maintiennent son attractivité :
Frais de scolarité faibles : Les droits d’inscription en université (environ 170 € en licence) sont parmi les plus bas d’Europe, malgré la hausse différentielle pour les étudiants hors UE introduite en 2019 (2 770 € en licence, 3 770 € en master).
Qualité académique : La France compte 33 établissements dans le Top 500 mondial (QS 2026), dont plusieurs dans le Top 100 pour les sciences.
Diplomatie éducative : Le réseau Campus France dans 45 pays et les accords bilatéraux facilitent les démarches des candidats étrangers.
Langue française : Avec 320 millions de locuteurs dans le monde, le français constitue un vecteur naturel d’attractivité, particulièrement en Afrique subsaharienne.
Pour les étudiants étrangers rédigeant leur mémoire de master en France, la maîtrise de la méthodologie académique française est un défi majeur. Les données sur le taux de réussite aux mémoires par discipline illustrent l’importance d’un accompagnement adapté. Voir aussi l’article sur l’IA dans l’enseignement supérieur français pour comprendre comment ces étudiants utilisent les outils numériques.
7. Méthodologie des données
Les données sur les étudiants étrangers en France sont produites par le SIES (Système d’Information et d’Études Statistiques) du MESRI. Elles reposent sur les inscriptions pédagogiques dans l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur français, croisées avec les nationalités déclarées. La distinction entre « mobilité internationale » (étudiant venu en France pour y étudier) et « étudiant étranger résident » (ayant sa résidence principale en France) est appliquée selon les critères Eurostat.
Les chiffres Campus France incluent une périmètre plus large (tous statuts), d’où un total de ~445 000 supérieur aux 329 100 du MESRI. Les deux sources sont complémentaires et non contradictoires.
Combien y a-t-il d’étudiants étrangers en France en 2026 ?
En 2024-2025, on dénombre 329 100 étudiants étrangers en mobilité internationale dans l’enseignement supérieur français selon le MESRI, représentant 12 % des effectifs totaux. Campus France recense environ 445 000 étudiants étrangers tous statuts confondus.
Quel est le premier pays d’origine des étudiants étrangers en France ?
Le Maroc est le premier pays d’origine des étudiants étrangers en mobilité internationale en France, suivi de l’Algérie et de la Chine. Le trio de tête est dominé par des pays francophones ou à fort lien historique avec la France.
Les effectifs d’étudiants étrangers augmentent-ils en France ?
Oui. En 2024-2025, la progression est de +3 % en un an et de +38 % sur dix ans. L’Afrique subsaharienne représente la zone à la croissance la plus forte (+34 % en cinq ans). La France reste l’une des destinations mondiales les plus attractives pour la mobilité étudiante.
Dans quelles disciplines les étudiants étrangers s’inscrivent-ils le plus ?
Les sciences fondamentales et la santé concentrent 43 % des inscrits étrangers, suivies des écoles de commerce et de gestion, puis des lettres, langues et sciences humaines. En doctorat, 43 % des doctorants français sont de nationalité étrangère.
La hausse des frais pour les étudiants hors UE a-t-elle réduit leur nombre ?
Non. Malgré la hausse différentielle des droits d’inscription introduite en 2019 (2 770 € en licence et 3 770 € en master pour les étudiants hors UE), les effectifs d’étudiants étrangers ont continué d’augmenter, attestant que la demande reste forte et que les frais restent compétitifs par rapport au Royaume-Uni ou aux États-Unis.
Où sont concentrés les étudiants étrangers en France ?
L’Île-de-France capte environ 46 % des effectifs (environ 150 000 étudiants étrangers), suivie d’Auvergne-Rhône-Alpes (~11 %) et d’Occitanie (~8 %). Paris concentre à elle seule une part significative grâce à la densité d’établissements d’excellence et à son rayonnement international.
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Campus France : Guide d’Inscription pour Étudiants Étrangers 2026
Campus France est l’agence officielle française chargée de promouvoir l’enseignement supérieur français à l’international et d’accompagner les étudiants étrangers dans leurs démarches d’inscription en France. Chaque année, plus de 100 000 étudiants étrangers passent par cette procédure pour rejoindre les universités, grandes écoles et établissements supérieurs français.
Ce guide vous explique en détail comment fonctionne Campus France en 2026, quelles sont les étapes de la procédure, quels documents préparer et comment optimiser votre dossier pour intégrer l’établissement de votre choix en France.
Réponse rapide : La procédure Campus France se déroule en 3 étapes : (1) création du dossier en ligne sur la plateforme Campus France de votre pays, (2) entretien avec un conseiller Campus France dans votre pays d’origine, (3) demande de visa étudiant long séjour (VLS-TS) auprès du consulat français. La procédure complète prend entre 2 et 4 mois selon les pays.
1. Qu’est-ce que Campus France ?
Campus France est un établissement public industriel et commercial (EPIC) créé en 2011, sous la double tutelle du ministère des Affaires étrangères et du ministère de l’Enseignement supérieur. Ses missions principales :
Promouvoir l’enseignement supérieur français dans plus de 100 pays
Gérer la procédure de candidature des étudiants étrangers vers les établissements français
Centraliser et transmettre les dossiers de candidature aux établissements
Conseiller les candidats sur les formations, les bourses et les démarches administratives
Accompagner les étudiants dans leur intégration en France
Campus France dispose d’un réseau de 204 espaces Campus France répartis dans plus de 100 pays, généralement hébergés dans les Instituts Français et les ambassades françaises.
2. Pays concernés par la procédure Campus France
Tous les ressortissants étrangers ne suivent pas la même procédure pour étudier en France :
Procédure CEF (Centres pour les Études en France) — obligatoire
Les ressortissants des pays suivants doivent obligatoirement passer par la procédure CEF de Campus France :
Ressortissants de l’UE/EEE/Suisse : pas de visa requis, inscription directe dans les établissements
Autres pays hors CEF : procédure via le consulat français, sans étape Campus France obligatoire
3. Les étapes de la procédure Campus France 2026
Étape 1 — Créer votre espace Campus France en ligne : Sur le site Campus France de votre pays (ex : campusfrance.org/maroc, campusfrance.org/sénégal). Remplissez votre profil académique, choisissez jusqu’à 12 formations en France. Délai : novembre à janvier pour une rentrée en septembre.
Étape 2 — Déposer votre dossier en ligne : Téléchargez tous les documents requis (voir section suivante). Un numéro de dossier vous est attribué.
Étape 3 — Entretien avec le conseiller Campus France : Un entretien de 20 à 40 minutes dans votre espace Campus France local. Le conseiller évalue la cohérence de votre projet et peut vous demander des précisions sur vos choix de formation. Cet entretien n’est pas un examen — il vise à s’assurer que votre projet est réaliste.
Étape 4 — Transmission des dossiers aux établissements : Campus France transmet votre dossier aux formations choisies. Chaque établissement instruit la candidature selon ses propres critères.
Étape 5 — Réponse des établissements : De mars à mai. En cas d’admission, vous recevez une lettre d’admission ou un courriel de confirmation.
Étape 6 — Demande de visa étudiant : Avec votre lettre d’admission, vous déposez une demande de visa long séjour (VLS-TS) auprès du consulat français de votre pays (voir section dédiée).
4. Documents à préparer pour le dossier
Document
Précisions
Relevés de notes
Toutes les années post-bac, traduits en français si nécessaire
Diplômes obtenus
Originaux ou copies certifiées conformes
CV académique
En français, centré sur le parcours académique et les expériences de recherche
Lettres de recommandation
2 à 3, de professeurs universitaires, en français ou anglais
Lettre de motivation
Spécifique à chaque formation, en français
Test de langue française
TCF, DELF ou DALF selon le niveau requis par la formation
Passeport valide
Valable au minimum jusqu’à la fin de la formation
Justificatif de ressources
615 € minimum/mois selon les critères consulaires 2026
5. Le visa étudiant pour la France
Une fois admis dans un établissement français, vous devez demander un visa long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) mention « étudiant ». Ce visa est valable 1 an et renouvelable.
Conditions du visa étudiant 2026
Lettre d’admission d’un établissement d’enseignement supérieur français accrédité
Justificatif de ressources financières suffisantes (minimum 615 €/mois)
Justificatif de logement en France (résidence CROUS, lettre d’hébergement, etc.)
Assurance maladie valable en France
Niveau de français suffisant (B1 minimum pour la plupart des formations)
Délais à respecter
Dépôt de la demande de visa : au moins 2 mois avant la date de rentrée
Délai de traitement : 2 à 6 semaines selon le consulat
Validation du VLS-TS à l’arrivée en France : obligatoire dans les 3 mois sur le site de l’OFII
6. À votre arrivée en France
Validez votre VLS-TS en ligne : Dans les 3 mois suivant votre arrivée sur ofii.fr. Cette étape est obligatoire pour rester légalement en France.
Inscrivez-vous à la Sécurité sociale étudiante : Gratuite et obligatoire pour tous les étudiants inscrits dans un établissement français.
Ouvrez un compte bancaire : Idéalement avant ou juste après l’arrivée. Les banques en ligne (N26, Boursorama, Bunq) acceptent facilement les étudiants étrangers sans condition de revenus.
Demandez l’APL : Dès que vous avez votre logement, faites votre demande d’APL sur caf.fr.
Inscrivez-vous auprès du service international de votre université : Il peut vous orienter vers des aides et services spécifiques aux étudiants internationaux.
7. Aides financières pour étudiants étrangers en France
Bourse d’excellence Eiffel : 1 181 €/mois en master, couvre logement et transport. Très sélective (environ 1 000 bourses par an). Candidature en novembre sur campusfrance.org.
Bourses bilatérales : Selon les accords entre la France et votre pays d’origine. Renseignez-vous auprès de Campus France dans votre pays et du consulat.
Bourses universitaires d’excellence : Sorbonne, PSL, Paris-Saclay et d’autres universités proposent des bourses internes pour les étudiants internationaux admis dans leurs programmes sélectifs.
APL et aides CAF : Accessibles à tous les étudiants légalement en France, quel que soit leur pays d’origine.
Aide d’urgence CROUS : En cas de difficultés financières ponctuelles, le CROUS peut verser une aide ponctuelle sans condition de nationalité.
La procédure Campus France est-elle obligatoire pour tous les étrangers ?
Non. La procédure CEF de Campus France est obligatoire uniquement pour les ressortissants d’une trentaine de pays spécifiques (dont Maroc, Tunisie, Algérie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Chine, Inde, etc.). Les ressortissants de l’UE/EEE/Suisse n’ont besoin d’aucun visa ni procédure Campus France et peuvent s’inscrire directement dans les établissements français. Pour les autres nationalités, la procédure peut être simplifiée via le consulat.
Quel niveau de français faut-il pour étudier en France ?
Le niveau minimum requis est généralement B2 du CECRL pour les formations en français. Certaines formations admettent un niveau B1 pour les premières années et prévoient un soutien linguistique. Les formations dispensées en anglais (de plus en plus nombreuses) n’exigent pas de justificatif de français mais demandent souvent un IELTS ou TOEFL. Le TCF et le DELF sont les tests les plus reconnus par les établissements français.
Combien de formations peut-on choisir via Campus France ?
Selon la procédure CEF, vous pouvez choisir jusqu’à 12 formations en France. Il est recommandé de diversifier les niveaux de sélectivité (formations très sélectives + formations accessibles) pour maximiser vos chances d’admission. Pour les masters, combinez des candidatures via Campus France et via Mon Master si votre profil le permet.
Peut-on travailler en France avec un visa étudiant ?
Oui. Le visa étudiant autorise un travail à temps partiel, dans la limite de 964 heures par an (soit environ 60 % d’un temps plein). Vous n’avez pas besoin d’autorisation de travail spécifique. Le salaire perçu est soumis aux cotisations sociales françaises. Vous accédez aussi à la Sécurité sociale étudiante dès l’inscription dans un établissement.
Que faire si l’entretien Campus France se passe mal ?
L’entretien Campus France n’est pas un examen d’admission — le conseiller ne décide pas de votre admission dans les établissements. Il évalue la cohérence de votre projet et remplit un rapport. En cas de retour négatif du conseiller (ex : projet jugé incohérent), vous pouvez apporter des clarifications et demander à faire modifier le rapport. L’admission reste décidée par les établissements eux-mêmes.
Comment consulter les universités françaises disponibles via Campus France ?
Campus France Procédure 2026 : Guide Complet pour Étudiants Étrangers
Chaque année, plus de 400 000 étudiants internationaux choisissent la France pour leurs études supérieures. Avant d’obtenir un visa et d’intégrer une université française, la plupart d’entre eux doivent passer par la procédure Campus France — un dispositif officiel qui centralise les candidatures, organise les entretiens et facilite les démarches auprès des consulats. Si vous êtes ressortissant d’un pays éligible, ce guide vous explique chaque étape, de la création de votre dossier jusqu’à l’arrivée en France.
La procédure peut sembler complexe, notamment parce qu’elle varie selon les pays et les niveaux d’études. Mais en suivant un plan clair et en respectant les délais, vous maximisez vos chances d’obtenir une place dans l’établissement de votre choix.
En bref : La procédure Campus France est obligatoire pour les ressortissants de plus de 40 pays souhaitant étudier en France. Elle comprend la création d’un dossier en ligne sur la plateforme Etudes en France, un entretien à l’espace Campus France local, puis une demande de visa. Les délais moyens vont de 2 à 4 mois selon le pays.
Qu’est-ce que Campus France ?
Campus France est l’agence nationale française chargée de la promotion de l’enseignement supérieur français à l’international. Elle opère sous la tutelle du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du ministère de l’Enseignement supérieur. Son rôle principal est de faciliter les démarches des étudiants étrangers qui souhaitent étudier en France.
Concrètement, Campus France gère :
La plateforme numérique Études en France (etudiant.campusfrance.org) où les candidats créent leur dossier
Un réseau de 200 espaces Campus France dans 130 pays qui organisent les entretiens
La promotion des établissements d’enseignement supérieur français auprès des étudiants du monde entier
La coordination avec les consulats français pour la délivrance des visas étudiants
Quels pays sont concernés par la procédure ?
La procédure Campus France n’est pas universelle. Elle concerne les ressortissants de pays avec accord (anciennement appelés « procédure CEF »). En 2026, plus de 40 pays sont soumis à cette procédure obligatoire, dont :
Le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, Madagascar, le Bénin
Le Brésil, la Colombie, le Mexique, le Pérou, l’Argentine, le Chili
Le Vietnam, la Chine, la Corée du Sud, le Japon, l’Inde
Les États-Unis, le Canada
La Russie, la Turquie
Si votre pays n’est pas dans la liste des pays « avec accord », vous devez tout de même créer un dossier Campus France (procédure « sans accord ») mais les étapes sont simplifiées — pas d’entretien obligatoire, et le dossier sert uniquement à informer le consulat.
Les étapes de la procédure Campus France
La procédure Campus France suit un calendrier précis. Voici les grandes étapes dans leur ordre chronologique :
Nom, prénom, date et lieu de naissance, nationalité, coordonnées. Assurez-vous que ces informations correspondent exactement à votre passeport, car tout écart peut entraîner un refus de visa.
Parcours académique
Vous devez saisir l’ensemble de vos diplômes, avec les relevés de notes correspondants. Pour les études en cours, fournissez les notes de l’année précédente et un relevé partiel de l’année en cours.
Compétences linguistiques
Si vous souhaitez suivre une formation en français, vous devrez attester de votre niveau — idéalement avec un DELF/DALF, un TCF ou un DELF Pro. Un niveau B2 est généralement requis pour les formations universitaires, C1 pour les grandes écoles. Pour les formations en anglais, un TOEFL ou IELTS peut être demandé.
Choix des formations
La plateforme vous permet de rechercher des formations parmi les établissements partenaires. Vous pouvez candidater à jusqu’à 12 formations dans votre dossier. Sélectionnez des établissements variés (grandes universités, IAE, écoles de commerce ou d’ingénieurs) pour maximiser vos chances d’admission.
Documents à téléverser
Copie du passeport (pages photo et état civil)
Photo d’identité récente
Relevés de notes officiels (traduits en français si nécessaire)
Diplômes obtenus
Certificats de langue
Lettre de motivation (parfois exigée par les formations)
CV académique
Conseil : Rédigez votre lettre de motivation et votre CV dans un français académique soigné. Des outils comme Tesify peuvent vous aider à corriger et améliorer votre rédaction avant de la soumettre dans votre dossier.
L’entretien Campus France
Une fois votre dossier validé et les frais payés, vous serez convoqué pour un entretien dans l’espace Campus France le plus proche de chez vous. Cet entretien est crucial : il permet à un conseiller de vérifier la cohérence de votre projet d’études.
À quoi s’attendre ?
L’entretien dure généralement entre 20 et 45 minutes. Le conseiller vous posera des questions sur :
Votre projet académique : pourquoi ces formations, pourquoi en France ?
Vos résultats scolaires et votre parcours
Votre niveau de français et votre capacité à suivre les cours
Votre financement : comment prévoyez-vous de couvrir vos frais de vie et d’études ?
Votre projet professionnel après les études
Comment se préparer ?
Préparez-vous à l’entretien en connaissant parfaitement les formations que vous avez sélectionnées et en pouvant justifier chaque choix. Entraînez-vous à expliquer votre projet en français de façon claire et concise. L’objectif est de montrer que votre candidature est sérieuse et que vous avez un plan précis.
L’avis Campus France
À l’issue de l’entretien, le conseiller émet un avis (favorable, réservé ou défavorable) qui est transmis au consulat avec votre dossier. Cet avis n’est pas une décision finale d’admission — ce sont les établissements qui acceptent ou refusent — mais il influence la décision de visa.
La demande de visa étudiant long séjour
Une fois que vous avez une ou plusieurs réponses favorables d’établissements, vous pouvez déposer votre demande de visa étudiant long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) auprès du consulat français de votre pays. Ce visa vous permettra de rester en France pendant toute la durée de vos études sans avoir à demander un titre de séjour dès votre arrivée.
Documents requis pour le visa
Formulaire de demande de visa rempli
Passeport valide (validité supérieure de 6 mois à la date de fin du visa)
Photos d’identité aux normes Schengen
Lettre d’admission ou d’inscription définitive de l’établissement français
Preuve de ressources financières suffisantes (environ 615 € par mois pour l’année scolaire)
Justificatif de logement (résidence universitaire, hébergement chez un particulier, contrat de bail)
Attestation d’assurance maladie valable en France
Numéro de dossier Campus France (si procédure avec accord)
Délais de traitement
Comptez entre 2 et 6 semaines pour l’obtention du visa une fois le dossier complet déposé. Déposez votre demande dès que possible après avoir reçu votre lettre d’admission pour éviter tout retard. Certains consulats imposent un délai minimum de 3 mois avant la date de départ.
Après l’obtention du visa : arriver en France
Félicitations — vous avez votre visa ! Voici les démarches essentielles à accomplir dans les premières semaines suivant votre arrivée :
Valider votre VLS-TS
Dans les 3 mois suivant votre arrivée en France, vous devez valider votre VLS-TS sur le site de l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration). Cette validation est obligatoire pour que votre visa soit reconnu comme titre de séjour valide.
S’inscrire à l’université
Complétez votre inscription administrative dans l’établissement qui vous a admis. Vous devrez généralement fournir les mêmes documents que ceux de votre dossier Campus France, plus votre visa et votre justificatif de logement en France.
Ouvrir un compte bancaire
Un compte bancaire français est indispensable pour recevoir les virements de bourse, payer votre loyer et vos frais du quotidien. La Banque Postale, BNP Paribas et plusieurs néobanques (N26, Revolut) proposent des offres adaptées aux étudiants étrangers.
Demander les aides sociales
Renseignez-vous auprès du CROUS de votre région pour les bourses sur critères sociaux (si vous êtes ressortissant d’un pays conventionné), les aides au logement CAF, et les restaurants universitaires à tarif réduit.
Ressource utile : Le portail campusfrance.org propose des guides détaillés par pays, des listes de formations et des témoignages d’étudiants internationaux. Consultez également etudiant.gouv.fr pour toutes les aides nationales disponibles.
FAQ — Procédure Campus France
La procédure Campus France est-elle payante ?
Oui, des frais de dossier sont requis. Ils varient selon le pays, généralement entre 50 € et 100 €. Ces frais sont non remboursables, même en cas de refus de visa. Certains pays proposent des exonérations pour les candidats boursiers du gouvernement français (BGF).
Peut-on faire la procédure Campus France sans parler français ?
Oui, si vous candidatez à des formations enseignées en anglais. Vous devrez alors fournir un certificat d’anglais (TOEFL, IELTS) plutôt qu’un certificat de français. Cependant, un niveau de français conversationnel est toujours un atout pour l’entretien et la vie quotidienne en France.
Combien de formations peut-on choisir avec Campus France ?
Vous pouvez sélectionner jusqu’à 12 formations sur la plateforme Études en France. Il est conseillé de diversifier vos choix entre universités, IUT, IAE et écoles, et de choisir des formations de niveaux de sélectivité différents pour maximiser vos chances d’admission.
Quand faut-il commencer la procédure Campus France ?
Le plus tôt possible — idéalement 4 à 6 mois avant la date de rentrée souhaitée. Pour une rentrée en septembre 2026, il faut commencer en janvier 2026 au plus tard. La plupart des établissements ont des dates limites de candidature entre janvier et mars.
L’avis défavorable de Campus France entraîne-t-il automatiquement un refus de visa ?
Non, l’avis Campus France est consultatif. La décision finale appartient au consulat. Cependant, un avis défavorable réduit significativement vos chances. En cas d’avis négatif, vous pouvez demander un entretien de reconsidération ou renforcer votre dossier pour une prochaine tentative.
Peut-on travailler en France avec un visa étudiant ?
Oui. Le visa étudiant long séjour vous autorise à travailler jusqu’à 964 heures par an (soit environ 60 % d’un temps plein). Vous pouvez exercer n’importe quel emploi salarié sans avoir à demander une autorisation de travail spécifique.
Préparez votre dossier Campus France avec Tesify
Votre lettre de motivation et votre CV doivent être irréprochables en français. Tesify est un outil d’IA académique conçu pour vous aider à rédiger, corriger et améliorer vos documents en respectant les normes du français universitaire. Des milliers d’étudiants l’utilisent pour préparer leurs candidatures.