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  • L’enseignement agricole en 2026 : 219 000 apprenants, et l’apprentissage qui progresse près de cinq fois plus vite

    L’enseignement agricole en 2026 : 219 000 apprenants, et l’apprentissage qui progresse près de cinq fois plus vite

    L’enseignement agricole accueille 219 000 élèves, étudiants et apprentis en 2025-2026, soit une hausse de 7 % sur cinq ans. Mais le nombre d’apprentis, lui, a progressé de plus de 33 % sur la même période — près de cinq fois plus vite que l’ensemble. La croissance de la filière est en réalité concentrée sur une voie.

    Ces chiffres proviennent du Portrait de l’enseignement agricole, édition 2026, publié par la direction générale de l’enseignement et de la recherche du ministère chargé de l’agriculture.

    Les effectifs, et ce qu’ils recouvrent

    Périmètre Effectif 2025-2026
    Enseignement technique (de la 4e au BTSA) 203 000
    Enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage (cursus de référence) plus de 16 300
    Ensemble 219 000

    Vérification : 203 000 + 16 300 = 219 300, contre 219 000 annoncés. L’écart de 300 s’explique par les arrondis — la source écrit d’ailleurs « plus de 16 300 » et non un chiffre exact. Les composantes bouclent donc, à la précision près de la publication.

    Une précision de périmètre utile : l’enseignement agricole ne commence pas au lycée. Il scolarise dès la classe de 4e, ce qui explique un total sans commune mesure avec le seul enseignement supérieur. Les 16 300 étudiants du supérieur représentent moins de 8 % de l’ensemble.

    Sur la répartition public-privé, l’enseignement technique agricole présente une structure atypique dans le paysage français : 44 % des élèves, étudiants et apprentis dans le public, 56 % dans le privé.

    Le fait marquant : l’apprentissage tire la croissance

    C’est le chiffre que la progression d’ensemble masque. Sur les cinq dernières années :

    • l’effectif total de l’enseignement agricole progresse de 7 % ;
    • le nombre d’apprentis progresse de plus de 33 %.

    La source qualifie la voie de l’apprentissage de « particulièrement dynamique ces dernières années », et les deux chiffres montrent l’ampleur du décalage : la croissance de la filière est portée par une seule voie. Un lecteur qui retiendrait « +7 % » comme la caractéristique de l’enseignement agricole passerait à côté du mouvement réel.

    Cette dynamique a une conséquence directe et rarement énoncée : elle change ce que les apprenants doivent rendre. Un parcours en apprentissage s’évalue en situation professionnelle, adossé à une entreprise d’accueil, et non sur les mêmes exercices qu’un parcours scolaire. Nos guides détaillent les deux écrits concernés : l’épreuve E7 du BTSA, dont le rapport s’appuie sur huit semaines minimum en entreprise, et le BPREA, dont les unités s’évaluent en situation sous forme d’oraux d’explicitation.

    Poste de travail d'un apprenti dans une entreprise du secteur agricole
    +33 % d’apprentis en cinq ans, contre +7 % pour l’ensemble : la croissance passe par l’entreprise.

    Où vont les apprentis

    Au sein de l’enseignement technique, la répartition des apprentis par secteur est nettement concentrée :

    Secteur Part des apprentis
    Production agricole 43 %
    Aménagement des espaces 40 %
    Autres secteurs cités 7 %

    Ces trois lignes totalisent 90 %, et non 100 : la source ne détaille pas l’intégralité des secteurs. Nous présentons donc cette ventilation comme partielle, et non comme une répartition complète. Le résidu d’environ 10 % correspond aux secteurs non chiffrés dans le document — services, transformation et autres.

    Deux secteurs concentrent donc à eux seuls plus de huit apprentis sur dix. C’est une information utile pour qui cherche un contrat : l’offre est massivement là, et beaucoup plus rare ailleurs.

    Une ouverture du recrutement vétérinaire

    Un point de contexte que le document signale et qui échappe souvent : un recrutement post-bac dans les écoles nationales vétérinaires est possible depuis 2021. Les lauréats de ce concours post-bac ont, selon la source, « permis de renforcer la diversité des milieux sociaux et géographiques des écoles ».

    C’est une modification de voie d’accès, pas seulement d’effectif : la prépa n’est plus le passage obligé. Pour la suite du parcours, notre guide de la filière et de l’insertion des diplômés du supérieur agricole donne les ordres de grandeur, et celui de la thèse d’exercice vétérinaire détaille l’écrit final.

    Chantier d'aménagement paysager en cours de réalisation
    Production agricole et aménagement des espaces : plus de huit apprentis sur dix.

    Ce que ces chiffres ne disent pas

    • Ils ne mesurent pas l’insertion. Les taux d’emploi relèvent d’enquêtes distinctes, conduites sur des promotions précises. Ils sont traités séparément dans notre analyse des diplômés du supérieur agricole, et les deux séries ne se combinent pas.
    • Ils ne se comparent pas directement à l’enseignement supérieur relevant d’autres ministères. Le périmètre commence en 4e et l’autorité de tutelle diffère — voir quel ministère délivre votre diplôme.
    • La ventilation sectorielle des apprentis est partielle, comme indiqué plus haut.

    Comment citer ces chiffres

    1. Nommez l’année scolaire — 2025-2026 — et non l’année de publication de l’édition.
    2. Précisez le périmètre : « enseignement agricole, de la 4e au supérieur », faute de quoi le lecteur comprendra « enseignement supérieur agricole » et le chiffre sera faux d’un facteur treize.
    3. Distinguez les deux taux de croissance. +7 % pour l’ensemble, +33 % pour les apprentis, tous deux sur cinq ans. Les confondre inverse la lecture.
    4. Signalez ce qui est calculé. Le rapport entre les deux progressions, par exemple, est une comparaison que nous faisons ; la source publie les deux taux séparément.

    Sur la vérification des sources officielles en général, notre annuaire des textes officiels détaille les niveaux de documents et la question des versions.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne fabrique pas de statistique et ne complète pas une ventilation incomplète. Quand trois catégories totalisent 90 %, la réponse honnête est de le dire, pas d’inventer la quatrième.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Sur un travail chiffré, la faiblesse apparaît dès qu’un jury demande d’où vient un nombre et sur quel périmètre il porte.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.

    Ce que l’outil fait : garder la cohérence entre les chiffres cités et ce que le texte en conclut, et signaler quand deux grandeurs voisines — un effectif total et la croissance d’une de ses composantes — racontent des histoires différentes.

    Structurez votre mémoire avec Tesify — vos sources et vos analyses restent les vôtres.

    FAQ — Les chiffres de l’enseignement agricole

    Combien d’apprenants compte l’enseignement agricole ?

    219 000 élèves, étudiants et apprentis en 2025-2026, en hausse de 7 % sur les cinq dernières années. 203 000 sont scolarisés de la 4e au BTSA dans l’enseignement technique et plus de 16 300 sont inscrits en cursus de référence dans l’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage.

    L’enseignement agricole commence-t-il au lycée ?

    Non. Il scolarise dès la classe de 4e, ce qui explique un effectif total sans commune mesure avec celui du seul enseignement supérieur agricole, qui représente moins de 8 % de l’ensemble.

    L’apprentissage progresse-t-il plus vite que le reste ?

    Nettement. Le nombre d’apprentis dans l’enseignement agricole a progressé de plus de 33 % sur cinq ans, contre 7 % pour l’effectif total sur la même période. La croissance de la filière est donc largement portée par cette voie.

    Dans quels secteurs les apprentis se forment-ils ?

    Au sein de l’enseignement technique, la production agricole accueille à elle seule 43 % des apprentis et l’aménagement des espaces 40 %, un troisième ensemble cité représentant 7 %. Ces lignes totalisent 90 % : la source ne détaille pas l’intégralité des secteurs, et la ventilation doit être lue comme partielle.

    Quelle est la répartition entre public et privé ?

    Dans l’enseignement technique agricole, 44 % des élèves, étudiants et apprentis sont dans le public et 56 % dans le privé.

    Peut-on entrer en école vétérinaire après le bac ?

    Oui, un recrutement post-bac dans les écoles nationales vétérinaires est possible depuis 2021. Selon le document, les lauréats de ce concours ont permis de renforcer la diversité des milieux sociaux et géographiques des écoles.

    Ces chiffres mesurent-ils l’insertion professionnelle ?

    Non. Ils décrivent des effectifs et des voies de formation. Les taux d’emploi relèvent d’enquêtes distinctes, menées sur des promotions précises et à un horizon donné ; les deux séries ne se combinent pas.

  • Diplômés de l’enseignement supérieur agricole 2026 : les chiffres, et les trois taux d’emploi qu’il ne faut pas confondre

    Diplômés de l’enseignement supérieur agricole 2026 : les chiffres, et les trois taux d’emploi qu’il ne faut pas confondre

    L’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage forme chaque année environ 3 500 nouveaux diplômés ingénieurs, 640 vétérinaires, 60 paysagistes et 150 docteurs d’État. Sur l’insertion, le même document officiel publie trois taux différents pour les mêmes ingénieurs — 82 %, 92 % et 93 % — et ils sont tous les trois exacts.

    C’est ce dernier point qui rend ces données si facilement mal citées. Elles ne se contredisent pas : elles mesurent trois populations différentes. Voici les chiffres, leur source, et la clé de lecture qui évite l’erreur.

    Méthode : d’où viennent ces chiffres

    Toutes les données de cet article proviennent du Portrait de l’enseignement agricole, édition 2026, publié par le ministère chargé de l’agriculture via sa direction générale de l’enseignement et de la recherche. Les chiffres d’insertion reposent sur les enquêtes exhaustives sur l’insertion professionnelle des diplômés des promotions 2023, réalisées en 2025 au sein des écoles relevant de ce ministère.

    Deux précautions de méthode, que nous appliquons systématiquement et qui ont ici changé notre lecture :

    • Nous avons vérifié que les répartitions bouclent. Les quatre situations publiées pour chaque filière — en emploi, en recherche d’emploi, en poursuite d’études, autres situations — totalisent exactement 100 % dans les trois cas : 82 + 6 + 9 + 3 pour les ingénieurs, 88 + 3 + 5 + 4 pour les vétérinaires, 84 + 9 + 3 + 4 pour les paysagistes. C’est la vérification la plus rentable sur ce type de source : une lecture qui aurait mal apparié une colonne n’aurait pas donné 100.
    • Nous ne publions aucun chiffre que nous aurions calculé nous-mêmes sans le signaler. Tous les pourcentages ci-dessous figurent tels quels dans le document.

    Combien de diplômés par an ?

    Diplôme Nouveaux diplômés par an (ordre de grandeur publié)
    Ingénieur environ 3 500
    Vétérinaire 640
    Paysagiste 60
    Doctorat d’État 150

    L’écart d’échelle est le fait le plus structurant de ce paysage. Les paysagistes diplômés d’État sont près de soixante fois moins nombreux que les ingénieurs. Cela a une conséquence directe sur la lecture des pourcentages qui suivent : un point de pourcentage sur les paysagistes représente moins d’un diplômé, alors qu’il en représente trente-cinq chez les ingénieurs. Les taux publiés pour les très petites cohortes doivent être lus comme des ordres de grandeur, pas comme des mesures fines.

    Trois instruments de mesure différents alignés sur une table de laboratoire
    Trois taux d’emploi, trois instruments : le même mot ne mesure pas la même population.

    Les trois taux d’emploi, et pourquoi ils diffèrent

    C’est le cœur de l’article. Le document publie, pour les ingénieurs agronomes de la même promotion, trois chiffres qui circulent ensuite séparément et se contredisent en apparence.

    Chiffre Ingénieurs Ce qu’il mesure
    Part en emploi, 1 an après la sortie 82 % Sur l’ensemble des diplômés, y compris ceux en poursuite d’études, en recherche d’emploi ou dans une autre situation
    Taux net d’emploi après 1 an 92 % Sur les seuls diplômés présents sur le marché du travail
    Taux publié dans le texte 93 % Sur les diplômés 2023 « entrés dans la vie active »

    Les trois sont exacts. L’écart entre 82 % et 92 % s’explique entièrement par les 9 % en poursuite d’études et les autres situations : ces diplômés ne cherchent pas d’emploi, donc les exclure fait mécaniquement monter le taux.

    La règle de citation qui en découle est simple : ne jamais citer un taux d’emploi sans dire de quelle population il est le taux. « 93 % des ingénieurs agronomes trouvent un emploi en un an » est faux si on l’applique à la promotion entière ; c’est exact si l’on précise « parmi ceux entrés dans la vie active ». C’est la même précaution que celle qui vaut pour n’importe quelle statistique d’insertion, y compris celles de notre classement des écoles d’ingénieurs, dont les taux relèvent d’enquêtes distinctes et ne se comparent pas terme à terme avec ceux-ci.

    Situation détaillée un an après la sortie

    Situation Ingénieurs agronomes Vétérinaires Paysagistes
    En emploi (dont volontariat) 82 % 88 % 84 %
    En recherche d’emploi 6 % 3 % 9 %
    En poursuite d’études (dont thèse) 9 % 5 % 3 %
    Autres situations (woofing, congé sabbatique, etc.) 3 % 4 % 4 %
    Total 100 % 100 % 100 %

    En taux net d’emploi après un an, l’ordre change : vétérinaires 98 %, ingénieurs 92 %, paysagistes 72 %. Chez les vétérinaires comme chez les ingénieurs, l’écart entre femmes et hommes est nul ou d’un point — 98 % contre 98 % pour les premiers, 92 % contre 93 % pour les seconds. Le document précise toutefois que si l’accès à l’emploi est comparable, les conditions d’emploi sont moins favorables pour les femmes, ce qu’il explique par les secteurs et les fonctions d’insertion. Aucune répartition par sexe n’est publiée pour les paysagistes, et nous ne l’inventons pas.

    Salle de consultation vétérinaire équipée, sans personne
    98 % de taux net d’emploi — mais mesuré sur des diplômés qui n’ont pas encore soutenu leur thèse.

    Le piège de population le plus important : les vétérinaires enquêtés n’ont pas fini

    Une note de bas de page du document mérite d’être remontée en pleine lumière, parce qu’elle change ce que mesure le fameux 98 %.

    « Pour les vétérinaires, les diplômés enquêtés sont ceux ayant terminé la 5e année du cursus vétérinaire et obtenu le Diplôme d’études fondamentales vétérinaires. À la fin de la 6e année du cursus, la quasi-totalité soutiennent avec succès leur thèse de doctorat vétérinaire. »

    Autrement dit, la population enquêtée est celle des titulaires du DEFV, et non celle des docteurs vétérinaires ayant soutenu. Le taux de 98 % décrit l’insertion de personnes qui, pour beaucoup, ont encore leur thèse d’exercice à soutenir.

    Ce n’est pas un défaut de l’enquête — c’est une définition de champ parfaitement explicite. Mais elle est presque systématiquement perdue quand le chiffre est repris. Si vous préparez précisément ce travail, notre guide pour rédiger sa thèse d’exercice vétérinaire détaille le cadre réglementaire et la soutenance. Et pour la démographie de la profession elle-même — praticiens en exercice, répartition, modes d’exercice —, c’est un tout autre instrument : notre analyse de la démographie vétérinaire d’après l’Atlas de l’Ordre traite cette population-là, et les deux séries ne se croisent pas.

    L’apprentissage : le seul écart franc du jeu de données

    Près de 19 % des ingénieurs diplômés ont suivi leur cursus par la voie de l’apprentissage. Leur insertion est meilleure sur trois dimensions à la fois, ce que le document énonce explicitement : un taux en emploi de 94,4 %, une insertion plus rapide, et des conditions d’emploi plus favorables en part de CDI comme en niveau de rémunération.

    C’est, dans ce jeu de données, le seul facteur qui déplace nettement et simultanément les trois indicateurs. Aucun chiffre équivalent n’est publié pour les vétérinaires ou les paysagistes.

    Où vont-ils travailler ?

    Les cinq premiers secteurs d’emploi des ingénieurs sont l’industrie agroalimentaire, y compris la restauration collective (22 %), les sociétés de conseil et de services (12 %), les organisations professionnelles agricoles (9 %), le commerce et la distribution (9 %) et les administrations, dont le volontariat (7 %).

    Ces cinq secteurs totalisent 59 % : plus de quatre ingénieurs sur dix travaillent donc ailleurs que dans les cinq premiers secteurs. Le document liste ces autres débouchés — productions agricoles et forêts, bureaux d’études, agrofourniture, agrochimie et agroéquipement, environnement, aménagement, paysage et urbanisme, enseignement et recherche, industries chimique, pharmaceutique et cosmétique, BTP, génie civil, bois, infrastructures et réseaux. La dispersion est donc la caractéristique dominante, et une lecture qui ne retiendrait que « l’agroalimentaire » manquerait 78 % des cas.

    Côté vétérinaires, les fonctions se répartissent entre animaux de compagnie (52 %), exercice mixte (28 %), animaux de production (8 %), équin (5 %) et autres (7 %) — soit 100 %. Chez les paysagistes diplômés d’État, on trouve chargé de projet (28 %), chargé d’études (27 %) et assistant paysagiste, dessinateur ou projeteur (22 %), le document signalant par ailleurs un taux d’entrepreneuriat plus important que dans les autres filières.

    Ce que ces chiffres ne disent pas

    • Ils ne comparent pas l’enseignement agricole aux autres filières. Les enquêtes sont propres aux écoles relevant du ministère chargé de l’agriculture. Les rapprocher d’enquêtes d’insertion conduites par d’autres ministères reviendrait à comparer des instruments différents.
    • Ils ne portent que sur une promotion. Les diplômés 2023, interrogés en 2025. Une conjoncture différente donnerait d’autres taux.
    • Ils ne disent rien de la rémunération en valeur absolue, seulement d’écarts relatifs. Nous ne publions donc aucun salaire.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne fabrique pas de statistique. Les chiffres d’un mémoire doivent provenir d’une source nommée, datée et dont le champ est décrit — comme ci-dessus.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Sur un travail chiffré, le point faible se voit d’ailleurs bien avant : un jury demande d’où vient le nombre et sur quelle population il porte.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.

    Ce que l’outil fait : tenir la cohérence entre les chiffres cités et ce que le texte en conclut, et signaler quand une même grandeur apparaît sous deux définitions différentes dans un même document — exactement le cas des trois taux d’emploi ci-dessus.

    Structurez votre mémoire avec Tesify — vos sources et vos analyses restent les vôtres.

    FAQ — Les diplômés de l’enseignement supérieur agricole

    Combien de diplômés forme l’enseignement supérieur agricole chaque année ?

    Environ 3 500 nouveaux diplômés ingénieurs, 640 vétérinaires, 60 paysagistes et 150 docteurs d’État par an, selon le Portrait de l’enseignement agricole édition 2026 publié par le ministère chargé de l’agriculture.

    Pourquoi trois taux d’emploi différents pour les ingénieurs ?

    Parce qu’ils portent sur trois populations. 82 % est la part en emploi sur l’ensemble des diplômés, y compris ceux en poursuite d’études ou en recherche d’emploi. 92 % est le taux net d’emploi, calculé sur les seuls diplômés présents sur le marché du travail. 93 % est le taux publié dans le texte pour les diplômés entrés dans la vie active. Les trois sont exacts et ne doivent jamais être cités sans leur champ.

    Quel est le taux net d’emploi par filière ?

    98 % pour les vétérinaires, 92 % pour les ingénieurs et 72 % pour les paysagistes, un an après la sortie de l’école. Chez les vétérinaires comme chez les ingénieurs, l’écart entre femmes et hommes est nul ou d’un point ; aucune répartition par sexe n’est publiée pour les paysagistes.

    Le taux de 98 % des vétérinaires porte-t-il sur des docteurs vétérinaires ?

    Pas exactement. Le document précise que les diplômés enquêtés sont ceux ayant terminé la 5e année du cursus et obtenu le Diplôme d’études fondamentales vétérinaires. La thèse de doctorat vétérinaire se soutient à la fin de la 6e année, et la quasi-totalité la soutiennent avec succès. Le taux décrit donc l’insertion de titulaires du DEFV.

    L’apprentissage améliore-t-il l’insertion des ingénieurs agronomes ?

    Oui, et sur trois dimensions simultanément. Près de 19 % des ingénieurs diplômés ont suivi leur cursus par apprentissage ; leur taux en emploi atteint 94,4 %, leur insertion est plus rapide et leurs conditions d’emploi — part de contrats à durée indéterminée et niveau de rémunération — sont plus favorables.

    Dans quels secteurs travaillent les ingénieurs agronomes ?

    Les cinq premiers secteurs sont l’industrie agroalimentaire, restauration collective comprise (22 %), les sociétés de conseil et de services (12 %), les organisations professionnelles agricoles (9 %), le commerce et la distribution (9 %) et les administrations, volontariat compris (7 %). Ces cinq secteurs ne représentent que 59 % du total : la dispersion des débouchés est la caractéristique dominante.

    Ces chiffres sont-ils comparables à ceux des autres écoles d’ingénieurs ?

    Non, pas directement. Ils proviennent d’enquêtes exhaustives menées au sein des écoles relevant du ministère chargé de l’agriculture, sur les promotions 2023 interrogées en 2025. Les rapprocher d’enquêtes conduites par d’autres ministères ou par d’autres organismes reviendrait à comparer des instruments qui ne mesurent pas la même population de la même façon.