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  • Concours CNRS Chercheur : Tout Savoir pour Candidater en 2026

    Concours CNRS Chercheur : Tout Savoir pour Candidater en 2026

    Concours CNRS Chercheur : Tout Savoir pour Candidater en 2026

    Le concours CNRS chercheur est l’une des voies les plus prisées — et les plus sélectives — de la recherche publique française. Avec environ 300 postes de chargé de recherche (CR) ouverts chaque année pour plusieurs milliers de candidatures, le taux de succès moyen tourne autour de 5 à 8 %. Pourtant, avec une bonne connaissance du processus et un dossier bien préparé, vos chances s’améliorent considérablement. Ce guide vous détaille tout : sections disciplinaires, calendrier 2026, constitution du dossier, déroulement des concours et stratégies de candidature.

    Contrairement au poste de maître de conférences, le chercheur CNRS n’a pas d’obligation réglementaire d’enseignement. C’est une voie entièrement dédiée à la recherche, avec une stabilité de fonctionnaire et l’accès aux infrastructures d’un grand organisme national.

    En résumé : Le concours externe CNRS 2026 s’est ouvert en novembre 2025 (clôture des inscriptions : 12 janvier 2026). Les auditions d’admissibilité ont lieu de février à mars 2026, les jurys d’admission en juin-juillet 2026. Le CNRS recrute par sections disciplinaires (10 instituts, 40+ sections CoNRS). Il n’y a pas de limite de candidatures simultanées mais chaque concours est distinct.

    1. Les corps et grades de chercheurs au CNRS

    Le CNRS comprend deux grades dans le corps des chercheurs permanents :

    Grade Accès Équivalent universitaire Salaire brut début
    Chargé de Recherche (CR) Concours externe (doctorat requis) Maître de conférences ~2 700 €
    Directeur de Recherche (DR) Concours externe ou promotion interne (HDR recommandée) Professeur des universités ~3 800 €

    Le concours externe CR est le plus accessible pour les docteurs en début ou milieu de carrière. Le concours DR cible des profils plus seniors avec un bilan scientifique substantiel.

    2. Sections disciplinaires et instituts du CNRS

    Le CNRS est structuré en 10 instituts thématiques et le CoNRS (Comité National de la Recherche Scientifique) compte 40 sections disciplinaires qui évaluent les dossiers. Chaque poste est rattaché à une section précise :

    • INC (Institut de Chimie) — Sections 11-16
    • INS2I (Sciences informatiques) — Sections 6-7
    • INSIS (Ingénierie) — Sections 8-10
    • IN2P3 (Physique nucléaire) — Sections 1-5
    • INSU (Sciences de l’univers) — Sections 17-20
    • INSB (Biologie) — Sections 21-30
    • INSHS (Sciences humaines et sociales) — Sections 31-40
    • INP (Physique) — Sections 1-5
    • INEE (Écologie et environnement) — Sections 26-30
    • INSMI (Mathématiques) — Section 1
    Conseil : Il est possible de candidater à plusieurs sections simultanément si votre profil est interdisciplinaire. Consultez les rapports de chaque section pour comprendre leurs critères spécifiques (rang des revues valorisées, importance des collaborations internationales, etc.).

    3. Calendrier du concours CNRS 2026

    • Ouverture des inscriptions : novembre 2025
    • Clôture des inscriptions : 12 janvier 2026 (13h00, heure de Paris)
    • Publication des postes ouverts : décembre 2025 (arrêté du 9 décembre 2025, Légifrance)
    • Jurys d’admissibilité : février-mars 2026 (examen des dossiers + auditions)
    • Jurys d’admission : juin-juillet 2026
    • Affectation dans les laboratoires : automne 2026
    • Prise de poste : 1er octobre 2026

    Un programme spécifique pour les candidats en situation de handicap (recrutement 2026) est également proposé par le CNRS, avec des modalités adaptées.

    4. Constitution du dossier de candidature

    La candidature s’effectue en ligne via le portail Concours CNRS (carrieres.cnrs.fr). Le dossier comprend :

    Documents obligatoires

    1. Formulaire de candidature en ligne — identité, coordonnées, section(s) visée(s), laboratoire d’accueil souhaité
    2. CV académique (4-6 pages maximum selon les sections)
    3. Rapport d’activité (ou « notice de titres et travaux ») — synthèse de vos recherches (10-20 pages selon sections)
    4. Projet de recherche — vos axes scientifiques pour les 5 prochaines années (5-10 pages)
    5. Liste commentée des publications — avec indication des facteurs d’impact, rang de classement, rôle dans la publication
    6. Lettres de recommandation (2-3 selon les sections, pas toujours obligatoires)
    7. Diplôme de doctorat

    Erreurs fréquentes à éviter

    • Ne pas identifier clairement un laboratoire CNRS d’accueil — les jurys regardent si l’intégration dans le tissu CNRS est réaliste
    • Présenter un projet de recherche trop générique, sans ancrage dans les thématiques de la section
    • Négliger la présentation des collaborations internationales et des financements obtenus
    • Déposer un dossier identique pour plusieurs sections sans l’adapter

    5. Déroulement du concours : admissibilité et admission

    Phase d’admissibilité

    Chaque section du CoNRS examine les dossiers reçus. Les jurys d’admissibilité :

    1. Évaluent et notent les dossiers écrits (rapport d’activité + projet)
    2. Sélectionnent les candidats à auditionner (environ 3-5 candidats par poste)
    3. Auditionnent les candidats sélectionnés (15-30 minutes par candidat)
    4. Établissent la liste des candidats admissibles (en général autant que de postes ouverts + quelques réserves)

    Phase d’admission

    Le jury d’admission — composition différente du jury d’admissibilité — examine les dossiers des candidats admissibles, valide ou réordonne le classement, et arrête la liste définitive d’admission.

    Présentation lors de l’audition (phase admissibilité)

    Structure recommandée pour une audition de 20-25 min :

    • 3-5 min : contexte et enjeux de votre domaine de recherche
    • 7-10 min : résultats principaux de vos travaux (2-3 contributions majeures)
    • 5-7 min : projet de recherche à 5 ans, avec questions ouvertes et méthodes envisagées
    • 2-3 min : intégration dans le laboratoire d’accueil visé

    6. Taux de succès et statistiques

    Les statistiques de recrutement CNRS montrent des variations importantes selon les sections et les années :

    • En sciences humaines et sociales (INSHS), le ratio candidats/postes dépasse souvent 20:1
    • En informatique et mathématiques, la concurrence est légèrement moindre mais les profils attendus très spécialisés
    • Les candidats internationaux représentent une proportion croissante des admis (CNRS politique active d’internationalisation)
    • L’âge moyen d’admission au grade CR se situe autour de 32-35 ans, mais la fourchette est large (28-45 ans selon les disciplines)
    Conseil stratégique : Consultez le rapport annuel de chaque section sur le site du CoNRS. Ces rapports présentent le profil des candidats admis (nombre de publications, expériences post-doctorales, nationalité) et donnent des indications précieuses sur les critères réels de sélection.

    7. Après le recrutement : premiers mois au CNRS

    Après admission, le chargé de recherche est affecté dans un laboratoire CNRS (UMR — Unité Mixte de Recherche — ou UPR — Unité Propre de Recherche). La prise de poste se fait au 1er octobre.

    Premiers mois

    • Délégation de signature budgétaire : vous gérez vos propres crédits de recherche (déplacements, consommables, invitations)
    • Entretien annuel individuel avec le directeur de laboratoire et evaluation par la section CoNRS tous les 4 ans
    • Accès aux appels à projets ANR : les CR peuvent porter des projets JCJC dès leur première année
    • Mobilité possible : le CNRS encourage les délégations dans d’autres labos ou à l’international (programme CNRS International)

    8. Stratégies pour optimiser votre candidature

    1. Identifiez le laboratoire d’accueil en amont. Contactez le directeur du labo cible 6-12 mois avant le concours. Une lettre de soutien informelle du directeur, bien que non officielle, peut peser dans la délibération.
    2. Publiez dans les revues valorisées par votre section. Chaque section CoNRS a ses propres listes de revues de référence. Ce n’est pas la même chose qu’une liste ISI ou Scopus.
    3. Candidatez plusieurs années de suite si nécessaire. Le CNRS admet des candidats dès la première tentative, mais 2-3 tentatives sont courantes. Améliorer son dossier entre chaque candidature est attendu.
    4. Préparez votre projet de recherche en montrant sa faisabilité. Un projet « à financer via ANR sur tel appel » est plus crédible qu’un projet trop ambitieux sans feuille de route.
    5. Valorisez vos collaborations internationales. Le CNRS est un organisme très international ; des co-publications avec des équipes étrangères, des séjours post-doctoraux à l’étranger sont fortement valorisés.

    Questions fréquentes

    Faut-il être de nationalité française pour passer le concours CNRS ?

    Non. Le concours CNRS est ouvert aux ressortissants de l’Union européenne et de l’Espace économique européen sans restriction. Les ressortissants hors UE peuvent également candidater, sous réserve de remplir les conditions générales d’accès à la fonction publique française (notamment un titre de séjour valide pour les ressortissants de pays tiers). La nationalité n’est pas un critère de sélection scientifique.

    Peut-on candidater au CNRS et à un poste MCF la même année ?

    Oui, et c’est même une stratégie courante. Les calendriers des deux voies se chevauchent partiellement mais ne sont pas identiques. La qualification CNU reste valide pour les postes MCF même si vous obtenez un poste CNRS, et vice versa. En cas d’admission simultanée, vous devrez choisir entre les deux voies.

    Quelle est la différence entre un CR et un MCF dans le quotidien de travail ?

    La différence principale est l’absence d’obligation d’enseignement pour le CR. Un CR consacre 100 % de son temps à la recherche (sauf enseignements volontaires dans le cadre d’HETD complémentaires). Un MCF est tenu d’assurer 192h ETD d’enseignement par an. En pratique, les CR disposent de plus de temps pour publier, voyager en congrès et monter des projets, mais peuvent se sentir moins insérés dans la vie universitaire quotidienne.

    Le CNRS recrute-t-il des chercheurs en dehors du concours externe ?

    Oui. En dehors du concours externe, le CNRS recrute via : (1) le concours interne (réservé aux contractuels CNRS depuis 3 ans), (2) les détachements d’autres corps de la fonction publique, (3) les contrats post-doctoraux (CNRS Postdoc Fellow, Marie Curie IF hébergés au CNRS). Il existe également des « chaires de professeur junior » (CPJ) dans le cadre de la loi de programmation de la recherche 2021-2030, accessibles à des profils externes.

    Peut-on évoluer de CR à Directeur de Recherche au CNRS ?

    Oui. La promotion de CR à DR (Directeur de Recherche) se fait soit par concours externe (ouvert à des candidats extérieurs HDR), soit par promotion interne sur dossier (avancement au choix). L’HDR est très fortement recommandée pour accéder au grade DR. La section CoNRS évalue les bilans scientifiques lors des promotions internes tous les 4 ans environ.

    Ressources officielles

    Structurez votre dossier CNRS avec Tesify

    Le rapport d’activité et le projet de recherche sont les pièces maîtresses de votre candidature CNRS. Tesify vous aide à organiser, structurer et réviser vos documents académiques longs avec l’IA — idéal pour mettre en forme une notice de titres et travaux claire et percutante.

  • Publier son mémoire sur HAL/DUMAS étape par étape 2026

    Publier son mémoire sur HAL/DUMAS étape par étape 2026

    Publier son mémoire sur HAL/DUMAS étape par étape 2026

    Vous venez de soutenir votre mémoire de master et votre directeur vous suggère de le déposer sur DUMAS. Ou bien votre SCD vous envoie un formulaire dont vous ne savez que faire. Chaque année, des milliers d’étudiants de Sorbonne, d’Aix-Marseille ou de Bordeaux se retrouvent devant cette même question : comment fonctionne concrètement le dépôt sur HAL/DUMAS, quels documents préparer, quel niveau d’accès choisir, et combien de temps cela prend-il ? Ce guide détaille chacune de ces étapes pour 2026, en s’appuyant sur les procédures officielles des services communs de documentation (SCD) et sur les règles du CCSD, l’opérateur national de l’infrastructure HAL.

    Début 2026, le portail DUMAS (Dépôt Universitaire de Mémoires Après Soutenance) héberge plus de 70 000 documents en texte intégral, contre quelques milliers à sa création en 2008, et le rythme dépasse désormais les 11 000 nouveaux dépôts par an d’après le compteur public de la plateforme. Ce dynamisme reflète une tendance de fond dans l’enseignement supérieur français : rendre visible la production étudiante dans un cadre de science ouverte, tout en garantissant aux auteurs la maîtrise de leurs droits. Publier sur DUMAS n’est pas une obligation légale pour les mémoires de master — contrairement aux thèses de doctorat, soumises à un arrêté ministériel de 2006 — mais c’est un geste académique de plus en plus valorisé par les recruteurs et les jurys de concours.

    En résumé — Pour publier votre mémoire sur DUMAS en 2026, vous devez : (1) obtenir l’accord de votre jury et remplir le formulaire d’autorisation de diffusion, (2) préparer un PDF valide nommé selon les conventions de votre SCD, (3) envoyer le tout à la bibliothèque universitaire qui effectue le dépôt en votre nom. Vous ne déposez jamais directement sur la plateforme.

    Qu’est-ce que DUMAS et quel est son lien avec HAL ?

    HAL (Hyper Articles en Ligne) est l’infrastructure nationale d’archives ouvertes gérée par le CCSD, une unité du CNRS. Elle accueille aussi bien des articles de chercheurs que des rapports, des thèses et des communications de conférence. DUMAS est un portail thématique hébergé sur cette même infrastructure, exclusivement consacré aux travaux d’étudiants de niveau Bac+4 et au-delà, validés par un jury universitaire. En déposant sur DUMAS, votre mémoire bénéficie automatiquement de la visibilité de HAL et de la pérennité assurée par le CINES (Centre Informatique National de l’Enseignement Supérieur), qui garantit la conservation à long terme des fichiers.

    La différence essentielle avec theses.fr (géré par l’ABES) est la suivante : theses.fr ne recense que les thèses de doctorat soutenues en France à partir de 1985 et dont le dépôt est encadré par l’arrêté du 7 août 2006. Les mémoires de master, en revanche, relèvent de DUMAS dès lors que l’établissement est partenaire. Comme le rappelle l’Enssib, l’archivage des mémoires de master n’est pas soumis à une obligation légale : chaque unité pédagogique fixe sa propre politique de conservation et de diffusion.

    Pour une cartographie complète des portails de diffusion académique en France, consultez également notre annuaire des portails de mémoires HAL, DUMAS, theses.fr et Cairn 2026.

    Conditions d’éligibilité : qui peut déposer quoi ?

    Avant de rassembler vos documents, vérifiez que vous remplissez les critères de base :

    • Niveau minimal : Bac+4 (master 1, master 2, diplômes d’ingénieur, certains diplômes paramédicaux de Bac+3 dans les disciplines spécialisées).
    • Validation par un jury : le travail doit avoir été soutenu et approuvé. En cas de travaux non soumis à soutenance formelle, une signature du responsable pédagogique est requise.
    • Note minimale : une note seuil est exigée, dont le niveau exact est fixé par chaque établissement. La mention Assez bien (12/20) est souvent le plancher, mais certaines universités exigent la mention Bien (14/20). Renseignez-vous auprès de votre SCD.
    • Établissement partenaire : votre université doit avoir signé une convention avec le CCSD pour rejoindre le réseau DUMAS. La quasi-totalité des universités françaises en font partie en 2026.
    • Absence de confidentialité : si votre mémoire traite de données sensibles, de secrets industriels ou de données personnelles non anonymisées, un embargo ou une restriction d’accès sera nécessaire.

    Si votre mémoire contient des entretiens avec des personnes physiques, veillez à ce que les données soient correctement anonymisées avant tout dépôt. Notre guide sur le protocole RGPD pour les entretiens de mémoire 2026 détaille les exigences légales et propose un modèle d’anonymisation.

    Étape 1 — Préparer les documents avant la soutenance

    La bonne pratique est d’anticiper le dépôt avant même la soutenance, car certains formulaires doivent être signés par le jury le jour J ou immédiatement après. Voici les documents à télécharger sur le site de votre SCD :

    1. Le formulaire d’autorisation de diffusion étudiant : vous y précisez le niveau d’accès souhaité (ouvert, restreint, archivé) et signez une cession non exclusive de droits de reproduction et de représentation.
    2. Le formulaire d’autorisation de diffusion jury : à faire remplir et signer par le président du jury ou votre directeur de mémoire. Le niveau d’accès final retenu sera le plus restrictif entre vos deux autorisations.
    3. La déclaration anti-plagiat : attestation sur l’honneur que le travail est personnel et que le rapport de détection d’originalité a été consulté. Certains établissements demandent à joindre le rapport Compilatio ou Turnitin.
    4. Le formulaire de description bibliographique : titre complet, discipline, mots-clés, résumé en français et éventuellement en anglais. Ces métadonnées alimenteront directement la fiche DUMAS et le catalogue Sudoc.

    Ces documents varient d’un établissement à l’autre. À Paris 1 Panthéon-Sorbonne, par exemple, ils sont disponibles sur la page du service d’appui à la recherche de la bibliothèque.

    Étape 2 — Obtenir les autorisations après la soutenance

    Immédiatement après la soutenance, recueillez les signatures manquantes. C’est souvent le moment le plus délicat, car le jury se disperse rapidement. Quelques conseils pratiques :

    • Imprimez les formulaires en double exemplaire et glissez-les dans votre dossier de soutenance.
    • Si un membre du jury ne peut pas signer le jour J, une signature électronique (via Adobe Sign ou la solution de votre établissement) est généralement acceptée.
    • En cas de soutenance à distance (visioconférence), certains établissements acceptent les formulaires scannés transmis par courriel institutionnel, à condition que l’adresse soit celle de l’université.
    • Si votre mémoire comporte des annexes contenant des données d’entretiens, vérifiez que l’autorisation de diffusion couvre explicitement ces annexes ou prévoyez une version expurgée à déposer.

    Le jury peut aussi conditionner sa signature à des corrections mineures avant publication. Dans ce cas, c’est la version corrigée et non la version soutenue que vous transmettrez à la bibliothèque.

    Étape 3 — Convertir et nommer le fichier PDF

    DUMAS impose un format précis pour le fichier principal :

    Exigence Détail
    Format PDF version 1.4 ou supérieure (idéalement PDF/A pour l’archivage long terme)
    Nommage recommandé NOM_Prénom_Année_mémoire_M2.pdf (ex. : DUPONT_Marie_2026_mémoire_M2.pdf)
    Annexes multimédia Acceptées si testées avec l’outil FACILE du CINES
    Taille maximale Variable selon les SCD (souvent 200 Mo à 500 Mo) ; compressez les images au-delà
    Polices incorporées Obligatoires (évite les problèmes d’affichage sur d’autres systèmes)

    Pour convertir votre document Word ou LibreOffice en PDF, utilisez l’option « Enregistrer sous → PDF » ou l’export natif, en cochant la case « Intégrer les polices ». Si vous utilisez LaTeX, votre compilateur produit directement un PDF conforme. En cas de doute, l’outil FACILE du CINES analyse gratuitement votre fichier et signale toute non-conformité.

    Pensez également à retirer les commentaires et révisions de Word avant la conversion finale, et à vérifier que les liens hypertextes internes (table des matières, notes de bas de page) fonctionnent dans le PDF.

    Étape 4 — Choisir le niveau d’accès

    C’est l’une des décisions les plus importantes du processus. Les options varient selon les établissements, mais les grandes catégories sont :

    1. Accès ouvert (internet) : le mémoire est consultable par quiconque dispose d’un navigateur. C’est le niveau par défaut recommandé par le CCSD dans une logique de science ouverte. Votre travail est indexé par Google Scholar, BASE et les moteurs de recherche académiques.
    2. Accès restreint : le document n’est accessible qu’aux membres de la communauté universitaire (authentification via CAS ou Shibboleth). Option pertinente si le mémoire contient des données industrielles ou des informations sensibles qui n’ont pas encore été publiées.
    3. Archivage avec embargo : le document est conservé mais non consultable pendant une période définie (6 mois, 1 an, 2 ans). Utilisé en cas de dépôt de brevet en cours ou de valorisation commerciale imminente.
    4. Archivage non consultable : le mémoire est conservé à des fins d’archivage institutionnel mais jamais rendu public. Option de dernier recours.

    Règle à retenir : la décision finale retient toujours le niveau le plus restrictif entre l’autorisation étudiante et l’autorisation jury. Si vous souhaitez l’accès ouvert mais que votre directeur opte pour l’accès restreint, c’est ce dernier qui s’applique. L’autorisation de diffusion est révocable à tout moment par demande écrite à la bibliothèque.

    Pour les étudiants dont le mémoire traite de données de recherche volumineuses, il peut être utile de combiner le dépôt DUMAS avec un plan de gestion des données. Voir notre article sur le modèle de plan de gestion des données PGD ANR 2026.

    Étape 5 — Envoyer les documents à la bibliothèque

    Une précision fondamentale : vous ne déposez jamais directement sur DUMAS. Contrairement à HAL (où un chercheur peut s’auto-archiver après création d’un compte), DUMAS fonctionne uniquement via dépôt institutionnel. C’est la bibliothèque universitaire de votre établissement — via son ou sa référent(e) DUMAS — qui soumet le dépôt en votre nom.

    Voici ce que vous devez transmettre à la bibliothèque (en général par courriel à l’adresse du service d’appui à la recherche) :

    • Le fichier PDF du mémoire (nommé selon les conventions)
    • L’autorisation de diffusion signée par l’étudiant
    • L’autorisation de diffusion signée par le jury (ou le directeur)
    • La déclaration anti-plagiat signée
    • Le formulaire de description bibliographique rempli (titre, résumé, mots-clés, discipline, formation)
    • Le rapport de détection d’originalité (Compilatio, Turnitin) si demandé par l’établissement

    Certains SCD — comme celui de l’Université CY Cergy Paris — proposent aussi des feuilles de style disciplinaires pour harmoniser la mise en page avant le dépôt, bien que leur utilisation soit facultative sauf indication contraire de votre responsable pédagogique.

    La rapidité de traitement dépend de la période de l’année. Les mois de juin, juillet et septembre sont les plus chargés pour les bibliothèques, en raison du pic de soutenances. Transmettez vos documents dès que possible après la soutenance pour éviter les délais.

    Étape 6 — Modération, licence et mise en ligne

    Une fois le dépôt soumis par la bibliothèque, l’équipe du CCSD procède à une modération manuelle. Selon les informations publiées sur about.hal.science, cette vérification porte sur :

    • L’accessibilité et la lisibilité du fichier (le texte intégral doit pouvoir être consulté et téléchargé par tout utilisateur)
    • La conformité au regard de la propriété intellectuelle (absence de contenu protégé par des droits tiers non autorisés)
    • L’exactitude des informations bibliographiques associées au document
    • La présence d’une licence de réutilisation claire et accessible dans les métadonnées

    HAL demande que chaque dépôt comportant un fichier soit accompagné d’une licence d’utilisation explicite, et privilégie les licences Creative Commons, en particulier CC BY (Attribution), car elle maximise la diffusion tout en exigeant la citation de l’auteur. Des options plus restrictives (CC BY-NC, CC BY-ND) restent possibles selon vos souhaits. En l’absence de choix exprimé, la bibliothèque peut appliquer la licence par défaut de l’établissement.

    Le délai de mise en ligne est variable : de quelques jours en période creuse à deux semaines en juin-juillet. Une notification par courriel vous est envoyée dès que le document est visible sur DUMAS. Votre mémoire obtient alors un identifiant pérenne HAL (du type dumas-XXXXXXXX) que vous pouvez citer dans votre CV, vos dossiers de candidature ou vos futures publications.

    Pour comprendre les statistiques de dépôt à l’échelle nationale — combien d’établissements contribuent et dans quelles proportions — vous pouvez consulter notre analyse des taux de dépôt des mémoires sur DUMAS/HAL en 2026 par académie.

    Cas particuliers : MEEF, disciplines médicales, co-tutelle

    Masters MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation)

    Les masters MEEF relèvent d’une procédure spécifique dans de nombreux établissements. Votre université peut imposer une feuille de style particulière et un circuit de validation impliquant l’INSPE. Vérifiez le guide thématique dédié sur le site de votre bibliothèque avant d’entamer la procédure générale décrite ici.

    Thèses d’exercice médicales et paramédicales

    DUMAS accepte les thèses d’exercice en médecine, pharmacie, odontologie et certaines disciplines paramédicales (Bac+3 dans des filières spécialisées). Ces travaux sont traités par des collections dédiées dans DUMAS. La procédure est identique dans ses grandes lignes, mais l’autorisation peut devoir émaner du directeur de thèse et du doyen de l’UFR de santé.

    Mémoires en co-tutelle internationale

    Si votre master a été réalisé en co-tutelle avec une université étrangère, l’accord de diffusion doit être obtenu auprès des deux établissements. La convention de co-tutelle précise généralement quel établissement est responsable du dépôt numérique. En cas d’ambiguïté, contactez le service des relations internationales de votre université française.

    Mémoires contenant des données personnelles sensibles

    Tout mémoire intégrant des données d’enquête, d’entretiens ou de dossiers personnels doit avoir fait l’objet d’une anonymisation préalable avant dépôt. Pour les recherches impliquant des mineurs ou des populations vulnérables, des exigences supplémentaires s’appliquent. Consultez notre article sur la charte d’intégrité scientifique en thèse 2026 pour une vue d’ensemble des obligations éthiques.

    Après la publication : visibilité, modification et retrait

    Une fois en ligne, votre mémoire est indexé dans HAL, moissonné dans BASE (Bielefeld Academic Search Engine) et peut apparaître dans Google Scholar sous quelques semaines. Voici ce qu’il est possible (ou non) de faire après la mise en ligne :

    Action Possible ? Comment
    Modifier les métadonnées Oui Demande écrite à la bibliothèque référente
    Déposer une version corrigée Oui Nouvelle version signalée dans la fiche HAL ; l’ancienne reste archivée
    Restreindre l’accès a posteriori Oui Demande écrite à la bibliothèque, traitée sous quelques jours
    Supprimer complètement le dépôt Limité La fiche bibliographique reste dans HAL même si le fichier est retiré
    Changer le niveau de licence CC Non Une licence CC est irrévocable une fois accordée ; seul l’accès peut être restreint

    Valorisez la visibilité de votre dépôt en mentionnant l’identifiant HAL dans la section « Publications » de votre profil LinkedIn ou de votre CV académique. Pour les étudiants qui poursuivent en doctorat, un dépôt DUMAS réussi constitue également une première expérience concrète des pratiques de l’édition scientifique ouverte, qu’il sera utile de mentionner dans les candidatures aux contrats doctoraux.

    Si votre mémoire a nécessité une méthodologie qualitative rigoureuse — entretiens, observations, analyse de discours — et que vous souhaitez approfondir les dimensions éthiques et légales de ce type de recherche, notre guide méthodo HAL, theses.fr, DUMAS et Cairn offre des ressources complémentaires.

    FAQ

    Qui peut déposer un mémoire sur DUMAS ?

    Tout étudiant (actuel ou ancien) d’un établissement partenaire de DUMAS peut y déposer un travail de niveau Bac+4 ou supérieur, validé par un jury. Certains masters médicaux et paramédicaux acceptent des travaux de Bac+3. Le dépôt se fait toujours par l’intermédiaire de la bibliothèque universitaire, jamais en auto-archivage direct sur la plateforme.

    Faut-il une note minimale pour publier sur DUMAS ?

    Oui, une note minimale est nécessaire, mais son seuil exact est fixé par chaque établissement. La mention Assez bien (12/20) est souvent le plancher pratique, mais certaines universités exigent la mention Bien (14/20). Renseignez-vous auprès de votre SCD avant la soutenance pour ne pas avoir de mauvaise surprise.

    Quel format de fichier est requis pour le dépôt sur DUMAS ?

    Le document principal doit être un fichier PDF valide de version 1.4 ou supérieure, idéalement PDF/A pour l’archivage à long terme. Les polices doivent être incorporées. Les annexes multimédia (vidéos, audio, images) sont acceptées mais doivent être testées avec l’outil FACILE du CINES avant envoi à la bibliothèque.

    Peut-on choisir de ne pas rendre son mémoire public sur DUMAS ?

    Oui. Les niveaux d’accès disponibles sont : accès ouvert (internet), accès restreint (réseau universitaire), archivage avec embargo, ou archivage non consultable. La décision la plus restrictive entre l’étudiant et le jury prévaut toujours. L’autorisation de diffusion est révocable à tout moment par demande écrite à la bibliothèque.

    Combien de temps prend la validation d’un dépôt sur HAL/DUMAS ?

    Après réception des documents par la bibliothèque, la modération par l’équipe CCSD peut prendre de quelques jours à deux semaines selon le volume de dépôts. Les mois de juin, juillet et septembre sont les plus chargés. Prévoyez ce délai si vous avez besoin que le mémoire soit visible à une date précise pour un dossier de candidature.

    DUMAS et HAL, quelle est la différence ?

    HAL est l’infrastructure générale d’archives ouvertes gérée par le CCSD (CNRS), qui accueille toutes les productions scientifiques. DUMAS est un portail thématique hébergé sur HAL, exclusivement dédié aux mémoires et thèses d’exercice d’étudiants à partir de Bac+4. En déposant sur DUMAS, votre document est automatiquement référencé dans HAL et bénéficie de sa visibilité internationale.

    Mon mémoire sur DUMAS sera-t-il référencé dans theses.fr ?

    Non. Theses.fr, géré par l’ABES, est exclusivement dédié aux thèses de doctorat soutenues en France à partir de 1985, dont le dépôt est obligatoire en vertu de l’arrêté du 7 août 2006. Les mémoires de master déposés sur DUMAS n’y apparaissent pas, mais ils peuvent être signalés dans le catalogue Sudoc via les bibliothèques partenaires.

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    12 Newsletters Académiques Françaises à Suivre en 2026 pour sa Veille Scientifique

    12 Newsletters Académiques Françaises à Suivre en 2026 pour sa Veille Scientifique

    Dans un contexte de production scientifique qui s’accélère — plus d’un million d’articles publiés chaque année en France et dans les espaces francophones — rester informé des avancées de sa discipline sans passer ses journées à surveiller des dizaines de revues est un vrai défi. Les newsletters académiques sont la réponse la plus efficace à ce problème : quelques emails par semaine, sélectionnés par des experts, suffisent à maintenir une veille scientifique sérieuse.

    En 2026, l’écosystème des newsletters académiques françaises s’est considérablement enrichi. Certaines sont généralistes et accessibles au grand public éclairé, d’autres sont disciplinaires et destinées aux chercheurs et étudiants en master. Toutes sont gratuites à l’abonnement et constituent une source d’information bien plus fiable que les algorithmes des réseaux sociaux.

    Réponse rapide : Les 12 meilleures newsletters académiques françaises en 2026 sont : The Conversation France, la Lettre de France Universités, la newsletter du CNRS, ANR Info, la veille de l’INIST-CNRS, la Newsletter de Science Ouverte du Comité pour la Science Ouverte, Campus Matin, la Lettre de France Science, la veille SAES, les newsletters d’OpenEdition, la Lettre d’information du MESRI, et la Newsletter de Huma-Num pour les SHS numériques. Toutes sont gratuites.

    Newsletters Généralistes sur la Recherche Française

    Vidéo : Comment faire une veille scientifique efficace — Scribbr France

    1. The Conversation France — La Référence de la Vulgarisation Académique

    Fréquence : Quotidienne (digest) | Abonnés : 140 000+ | Inscription : theconversation.com/fr/newsletters

    The Conversation France est le média académique de référence en France : des articles rédigés exclusivement par des enseignants-chercheurs et chercheurs, relus par des journalistes professionnels, et publiés sous Creative Commons. La newsletter quotidienne sélectionne les 3 à 5 articles les plus importants du jour sur tous les domaines : sciences sociales, sciences exactes, environnement, santé, politique, économie.

    Avec plus de 140 000 abonnés à sa newsletter et 6 millions de pages vues par mois, The Conversation France est devenu incontournable pour tout étudiant souhaitant s’informer sur les débats académiques actuels avec une rigueur garantie par le statut des auteurs. Depuis 2015, plus de 12 000 auteurs ont contribué à la plateforme française.

    • Pourquoi s’abonner : Actualité scientifique fiable, accessibilité, toutes disciplines, Creative Commons (citabilité)
    • Idéal pour : Veille générale, trouver des angles pour son mémoire, comprendre les débats actuels
    • Astuce : Utilisez la fonction « sauvegarder » de The Conversation pour archiver les articles pertinents pour votre bibliographie

    2. France Universités — Hebdo de l’Enseignement Supérieur

    Fréquence : Hebdomadaire | Inscription : franceuniversites.fr

    France Universités (anciennement CPU — Conférence des Présidents d’Université) publie une lettre de veille hebdomadaire sur l’actualité de l’enseignement supérieur et de la recherche en France. Elle recense les décisions politiques, les rapports officiels, les appels à projets et les données statistiques sur les universités françaises.

    Pour un étudiant en master, cette newsletter est utile pour suivre les évolutions du système universitaire, les nouvelles réglementations sur les mémoires et thèses, et les opportunités de financement (bourses, contrats doctoraux, projets ANR).

    • Pourquoi s’abonner : Décisions politiques, données ESR, appels à projets, bourses
    • Idéal pour : Doctorants, étudiants en M2 cherchant un financement, acteurs universitaires

    3. Campus Matin — Le Quotidien des Acteurs de l’ESR

    Fréquence : Quotidienne | Inscription : campusmatin.com

    Campus Matin est le magazine en ligne des personnels et académiques de l’enseignement supérieur et de la recherche. Sa newsletter quotidienne fait la revue de presse de l’ESR français : articles de journaux, rapports officiels, données statistiques et analyses. C’est la première newsletter à suivre pour les étudiants qui s’intéressent à une carrière académique ou dans la recherche publique.

    • Pourquoi s’abonner : Revue de presse ESR quotidienne, informations sur les carrières académiques
    • Idéal pour : Doctorants, étudiants souhaitant faire de la recherche, personnel universitaire

    4. France Science — La Lettre des Attachés Scientifiques

    Fréquence : Mensuelle | Inscription : france-science.com/newsletters-2/

    Le réseau des conseillers et attachés pour la science et la technologie français à l’étranger publie une série de newsletters thématiques sur la recherche et l’innovation mondiale vue depuis la France. Ces newsletters couvrent des domaines spécifiques (IA, santé, énergie, spatial) avec un regard comparatif international particulièrement utile pour les mémoires avec une dimension de droit comparé ou de politique scientifique internationale.

    • Pourquoi s’abonner : Perspective internationale de la recherche française, domaines technologiques
    • Idéal pour : Masters en droit international, sciences politiques, gestion de l’innovation

    Newsletters Institutionnelles de la Recherche Française

    5. CNRS — Les Newsletters Thématiques

    Fréquence : Variable (mensuelle à trimestrielle) | Inscription : cnrs.fr

    Le CNRS propose plusieurs newsletters thématiques correspondant à ses 10 instituts scientifiques : INSB (biologie), INC (chimie), INEE (écologie), INSU (univers), INP (physique), INSHS (SHS), INS2I (informatique), INSIS (ingénierie), INSMI (mathématiques), INC2 (nucléaire). Chaque newsletter est rédigée par les chercheurs de l’institut et présente les avancées récentes, les prix, les publications phares et les événements.

    Pour un étudiant en master, s’abonner à la newsletter de l’institut correspondant à sa discipline est un excellent moyen de rester informé des travaux de pointe en France et de découvrir des laboratoires potentiels pour un stage ou un doctorat.

    • Pourquoi s’abonner : Recherche française de pointe, découverte de laboratoires, actualités disciplinaires
    • Idéal pour : Étudiants en master recherche, candidats au doctorat

    6. ANR Info — Actualités de l’Agence Nationale de la Recherche

    Fréquence : Mensuelle | Inscription : anr.fr

    La newsletter de l’ANR (Agence Nationale de la Recherche) est incontournable pour suivre les appels à projets de financement de la recherche française. Elle recense les nouveaux projets financés, les résultats des appels à projets, les programmes thématiques prioritaires et les partenariats internationaux. Pour un doctorant ou un chercheur en début de carrière, c’est une source d’information stratégique sur les priorités de financement nationales.

    • Pourquoi s’abonner : Appels à projets ANR, financement de la recherche, priorités nationales
    • Idéal pour : Doctorants, jeunes chercheurs, porteurs de projets de recherche

    7. Comité pour la Science Ouverte — Newsletter « Fil SO »

    Fréquence : Mensuelle | Inscription : ouvrirlascience.fr

    Le Comité pour la Science Ouverte (CoSO), placé sous l’égide du MESRI, publie une newsletter dédiée à l’actualité de la science ouverte en France : open access, données de recherche, politiques éditoriales, nouveaux outils de publication et enjeux éthiques. En 2026, avec l’obligation croissante de dépôt en archive ouverte pour les publications financées sur fonds publics, cette newsletter est devenue essentielle pour tout chercheur.

    • Pourquoi s’abonner : Open access, données de recherche, politiques éditoriales
    • Idéal pour : Chercheurs, bibliothécaires, doctorants soucieux de la diffusion de leurs travaux

    8. INIST-CNRS — Veille Scientifique et Technique

    Fréquence : Hebdomadaire | Inscription : inist.fr

    L’INIST-CNRS (Institut de l’Information Scientifique et Technique) est le centre d’expertise du CNRS en matière d’information scientifique. Sa newsletter hebdomadaire propose une veille sur les outils, les méthodes et les politiques d’information scientifique et technique : bases de données, outils de veille, gestion des données, évaluation de la recherche. C’est la newsletter de référence pour les professionnels de l’information documentaire et les chercheurs soucieux de maîtriser les outils de la recherche documentaire.

    • Pourquoi s’abonner : Outils documentaires, veille IST, gestion des données de recherche
    • Idéal pour : Bibliothécaires, documentalistes, chercheurs en master

    Newsletters Disciplinaires et Thématiques

    9. OpenEdition — Newsletter des Revues et Livres en SHS

    Fréquence : Mensuelle | Inscription : openedition.org

    OpenEdition propose des alertes email personnalisables par revue ou collection : abonnez-vous aux nouvelles parutions de vos revues préférées sur OpenEdition Journals et recevez automatiquement les sommaires de chaque nouveau numéro. C’est la forme la plus efficace de veille disciplinaire pour les SHS : vous n’êtes informé que des revues qui comptent pour votre champ.

    • Pourquoi s’abonner : Alertes personnalisées par revue, sommaires automatiques, SHS
    • Idéal pour : Étudiants et chercheurs en SHS qui suivent des revues spécifiques

    10. SAES — Veille Documentaire en Études Anglophones

    Fréquence : Mensuelle | Inscription : saesfrance.org

    La Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur (SAES) publie une veille documentaire mensuelle recensant les nouvelles publications en études anglophones, les appels à contributions, les événements scientifiques et les actualités de la discipline. Un modèle qui existe pour d’autres sociétés savantes françaises dans d’autres disciplines.

    • Pourquoi s’abonner : Veille disciplinaire ciblée, appels à contributions, actualités sociétés savantes
    • Idéal pour : Masters en études anglophones, lettres, langues étrangères
    • Astuce : Cherchez la société savante de votre discipline — la plupart proposent une newsletter ou veille documentaire équivalente

    11. Huma-Num — Newsletter des Humanités Numériques

    Fréquence : Mensuelle | Inscription : huma-num.fr

    Huma-Num, l’infrastructure nationale de soutien aux humanités numériques (CNRS), publie une newsletter sur les outils, méthodes et projets en humanités numériques : traitement automatique des langues, numérisation, cartographie numérique, analyse de réseaux. Pour les étudiants en master qui travaillent sur des corpus numériques ou utilisent des méthodes computationnelles, c’est une référence incontournable.

    • Pourquoi s’abonner : Humanités numériques, outils digitaux, méthodes computationnelles en SHS
    • Idéal pour : Masters en humanités numériques, histoire digitale, linguistique computationnelle

    12. Lettre d’information du MESRI — Politiques Éducatives et Chiffres Clés

    Fréquence : Variable | Inscription : enseignementsup-recherche.gouv.fr

    Le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) publie régulièrement des notes d’information et lettres de veille sur les politiques éducatives françaises, les données statistiques (RERS — Repères et références statistiques) et les textes réglementaires affectant l’enseignement supérieur. Pour les mémoires traitant de politiques éducatives, de statistiques universitaires ou de système d’enseignement supérieur français, ces publications officielles sont des sources primaires indispensables.

    • Pourquoi s’abonner : Données officielles ESR, politiques éducatives, textes réglementaires
    • Idéal pour : Mémoires sur l’éducation, la politique universitaire, les sciences de l’éducation

    Comment Organiser sa Veille Scientifique par Newsletter

    Créez une boîte mail dédiée à la veille académique

    Évitez de mélanger vos newsletters académiques avec votre boîte principale. Créez une adresse email dédiée (ex: prenom.nom.veille@gmail.com) et regroupez-y toutes vos inscriptions. Parcourez cette boîte une fois par semaine, en vous réservant 30 minutes de « revue de newsletters » le lundi matin par exemple.

    Utilisez un agrégateur de newsletters comme Matter ou Readwise

    Des outils comme Matter ou Readwise Reader permettent d’agréger toutes vos newsletters dans une interface de lecture unique, de les annoter et de synchroniser les passages surlignés avec vos notes Obsidian ou Notion. Cela transforme votre veille passive en veille active intégrée à votre workflow de recherche.

    Combiner newsletters et alertes Google Scholar

    Les newsletters institutionnelles couvrent l’actualité large de la recherche française. Pour votre domaine précis, complétez avec des alertes Google Scholar sur vos mots-clés de recherche : chaque nouvelle publication correspondant à vos critères vous est signalée par email. C’est la veille la plus ciblée possible sur votre sujet de mémoire.

    Pour mettre en ordre toutes les références que vous découvrez via ces newsletters, utilisez Zotero pour les capturer directement depuis votre navigateur. Et pour rédiger votre mémoire, Tesify vous accompagne de la problématique à la bibliographie finale.

    Newsletter Fréquence Éditeur Public cible
    The Conversation FR Quotidienne Académiques + journalistes Tous étudiants/chercheurs
    France Universités Hebdo Hebdomadaire France Universités ESR, doctorants
    Campus Matin Quotidienne Campus Matin Personnel ESR, doctorants
    France Science Mensuelle MEAE Sciences politiques, int.
    CNRS Newsletters Mensuelle CNRS Par discipline
    ANR Info Mensuelle ANR Chercheurs, doctorants
    Fil SO — CoSO Mensuelle MESRI/CoSO Open access, données
    INIST-CNRS Veille Hebdomadaire INIST-CNRS Documentation, IST
    OpenEdition Alertes Par parution OpenEdition SHS (personnalisé)
    SAES Veille Mensuelle SAES Anglicistes, langues
    Huma-Num Newsletter Mensuelle Huma-Num/CNRS Humanités numériques
    Lettre MESRI Variable MESRI Sciences de l’éducation
    Bonne nouvelle : Les articles de The Conversation France sont publiés sous licence Creative Commons CC BY ND. Vous pouvez les citer librement dans votre mémoire en indiquant l’auteur, l’institution et la date. C’est une des rares sources journalistiques citable dans un contexte académique.

    FAQ — Newsletters Académiques Françaises

    Puis-je citer un article de The Conversation France dans mon mémoire ?

    Oui, The Conversation France est une source citable dans un mémoire académique car les articles sont rédigés par des enseignants-chercheurs identifiés par leur institution. Citez-le comme toute source web : Nom Prénom (Année), « Titre de l’article », The Conversation France, date de publication, URL. Vérifiez toutefois si votre directeur de mémoire accepte ce type de source — certains préfèrent que vous remontiez aux publications académiques citées dans l’article.

    Quelle newsletter choisir pour suivre l’actualité en sciences humaines ?

    Pour les sciences humaines en France, combinez The Conversation France (actualité accessible), les alertes OpenEdition sur vos revues préférées (nouvelles parutions), la newsletter CNRS-INSHS (actualité disciplinaire des SHS au CNRS), et la veille ISIDORE (agrégateur de contenus SHS). Si votre discipline a une société savante française, abonnez-vous à sa newsletter — c’est souvent la source la plus ciblée.

    Combien de newsletters dois-je suivre sans me surcharger ?

    3 à 5 newsletters maximum pour une veille équilibrée : une généraliste (The Conversation France), une institutionnelle de votre discipline (CNRS thématique ou société savante), une sur les ressources documentaires (INIST-CNRS ou CoSO si vous êtes sensible à l’open access), et des alertes Google Scholar ciblées sur vos mots-clés. Au-delà, le volume d’information devient contre-productif.

    Existe-t-il des newsletters académiques françaises pour les sciences exactes ?

    Oui : les newsletters disciplinaires du CNRS (INP pour la physique, INC pour la chimie, INSB pour la biologie, INS2I pour l’informatique) sont les plus complètes. La newsletter de la Société Française de Physique, de la Société Chimique de France ou de la Société Mathématique de France proposent également une veille disciplinaire de qualité. Pour l’IA et l’informatique, la newsletter de l’AFIHM ou des revues en accès libre sur DOAJ complètent l’ensemble.

    Comment utiliser ces newsletters pour enrichir mon mémoire de master ?

    Abonnez-vous dès le début de votre master recherche (idéalement en M1). Lisez régulièrement les sommaires et sauvegardez les articles pertinents dans Zotero. Quand vous commencez à rédiger votre mémoire, vous disposez déjà d’une bibliothèque de références actualisées. Les articles de The Conversation France peuvent vous donner accès aux débats académiques les plus récents, souvent publiés quelques semaines après les articles de recherche originaux.

    De la veille à la rédaction

    Vous suivez les bonnes newsletters, vos références s’accumulent dans Zotero. L’étape suivante : transformer cette masse de connaissances en un mémoire cohérent et argumenté. Tesify est l’outil IA qui fait le pont entre votre documentation et votre rédaction : plan structuré, aide à la problématique, synthèse de la littérature et bibliographie automatique aux normes françaises.

    Commencer mon mémoire avec Tesify