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  • ANR, ERC et Bourses Marie Curie : Guide des Financements de Recherche en France 2026

    ANR, ERC et Bourses Marie Curie : Guide des Financements de Recherche en France 2026

    ANR, ERC et Bourses Marie Curie : Guide des Financements de Recherche en France 2026

    Chercheurs, maîtres de conférences, post-doctorants : la question du financement de la recherche est centrale à toutes les étapes de la carrière académique. En France comme en Europe, les sources de financement sont multiples — ANR, ERC, Marie Curie, INSERM, régions — mais les règles d’éligibilité, les montants et les calendriers varient considérablement d’un programme à l’autre. Ce guide complet 2026 vous donne une vue d’ensemble des principaux dispositifs, avec les informations clés pour décider où concentrer votre énergie.

    Obtenir un financement externe — qu’il s’agisse d’un projet ANR JCJC ou d’un ERC Starting Grant — est devenu un critère de sélection incontournable dans les dossiers de qualification MCF, de recrutement CNRS et de promotion PU. Soigner sa stratégie de financement est donc aussi une stratégie de carrière.

    En résumé : L’ANR (Agence Nationale de la Recherche) finance des projets français via l’AAPG annuel (JCJC jusqu’à 300 k€, PRC jusqu’à 600 k€). L’ERC finance des chercheurs européens d’excellence (Starting Grant : jusqu’à 1,5 M€ sur 5 ans). Les Actions Marie Curie (MSCA) financent la mobilité et la formation des chercheurs dans toute l’Europe. Ces trois dispositifs sont complémentaires et non exclusifs.

    1. L’ANR : Agence Nationale de la Recherche

    L’Agence Nationale de la Recherche est le principal financeur public de la recherche sur projet en France. Son instrument phare est l’AAPG (Appel à Projets Générique), ouvert à toutes les disciplines scientifiques.

    Les 5 instruments de l’AAPG

    Instrument Pour qui ? Financement max. Durée
    JCJC (Jeune Chercheur·e) 1 porteur, ≤ 40 ans ou ≤ 5 ans après HDR 300 k€ 36-48 mois
    PRME (Projet de Recherche de l’Établissement) 1 porteur, équipe ≤ 3 partenaires publics 600 k€ 48 mois
    PRC (Projet de Recherche Collaborative) Collaboration nationale multi-équipes publiques 600 k€ 48 mois
    PRCI (Bilatéral international) Partenariat France + 1 pays étranger partenaire 600 k€ 48 mois
    PRCE (Public-Privé) Partenariat public + entreprise privée 600 k€ 48 mois

    Calendrier AAPG 2026 (indicatif)

    • Septembre 2025 : publication du guide AAPG 2026 et ouverture d’IRIS pour dépôt des projets
    • 15 octobre 2025 (17h Paris) : clôture de l’Étape 1 (pré-proposition)
    • 17 février 2026 : notification des résultats de l’Étape 1
    • Printemps 2026 : dépôt des dossiers complets (Étape 2) pour les projets sélectionnés
    • Automne 2026 : résultats finaux et contractualisation
    Taux de succès ANR AAPG 2025 : environ 16-20 % selon les instruments, avec des variations importantes par discipline. Le JCJC a historiquement un taux de succès légèrement supérieur aux autres instruments car la concurrence est ciblée.

    2. L’ERC : Conseil Européen de la Recherche

    L’ERC (European Research Council) finance la recherche exploratoire de pointe en Europe via le programme Horizon Europe. Il cible l’excellence scientifique individuelle, indépendamment de la thématique ou de la collaboration industrielle.

    Les 4 types de grants ERC

    Grant Pour qui ? Montant max. Durée
    Starting Grant (StG) 2-7 ans après le doctorat 1 500 000 € 5 ans
    Consolidator Grant (CoG) 7-12 ans après le doctorat 2 000 000 € 5 ans
    Advanced Grant (AdG) Chercheurs confirmés (pas de limite d’âge) 2 500 000 € 5 ans
    Synergy Grant (SyG) 2-4 chercheurs principaux conjointement 10 000 000 € 6 ans

    Programme Access ERC 2026 (France)

    L’ANR propose un dispositif d’accompagnement spécifique pour les chercheurs en SHS souhaitant candidater à l’ERC :

    • Objectif : préparer un dépôt ERC Starting Grant 2028 en bénéficiant d’un contrat post-doctoral de 2 ans (juillet 2026 – août 2028)
    • Financement ANR : jusqu’à 185 000 € (frais d’environnement exclus)
    • Ouvert : aux disciplines des sciences humaines et sociales uniquement
    • Contact : ANR Access ERC SG 2026

    Taux de succès ERC

    L’ERC est extrêmement sélectif. Le taux de succès global sur les Starting Grants oscille entre 10 et 15 % selon les années et les panels disciplinaires. Les panels SH (sciences humaines et sociales) et LS (sciences de la vie) sont parmi les plus concurrentiels.

    3. Les Actions Marie Curie (MSCA)

    Les Actions Marie Sklodowska-Curie (MSCA) financent la mobilité et la formation des chercheurs à tous les stades de leur carrière, du doctorat au post-doctorat. Elles font partie du programme Horizon Europe.

    Principaux instruments MSCA

    • MSCA Postdoctoral Fellowships (PF) : financement de 2 ans pour des post-doctorants (European Fellowship dans un pays UE/associé, ou Global Fellowship pour un séjour de 2 ans hors Europe + 1 an de retour en Europe). Taux de succès : ~14-18 %.
    • MSCA Doctoral Networks (DN) : réseaux de formation doctorale internationale, financés via les établissements (pas de candidature individuelle).
    • MSCA Staff Exchanges (SE) : échanges de personnel entre organismes de recherche et entreprises.
    • MSCA COFUND : co-financement de programmes doctoraux ou post-doctoraux nationaux/régionaux.

    Calendrier MSCA Postdoctoral Fellowships 2026

    • Ouverture des candidatures : printemps 2026
    • Date limite de dépôt : généralement en septembre chaque année
    • Résultats : décembre 2026 / janvier 2027
    • Démarrage des fellowships : à partir de mars 2027

    4. Autres financements pour chercheurs en France

    • Chaires de professeur junior (CPJ) — Loi LPR 2021-2030 : contrats de 3 à 6 ans avec financements intégrés, ouverts aux candidats non permanents. Recrutement via Galaxie.
    • INSERM / INSB : bourses post-doctorales INSERM pour les projets en biomédecine et sciences de la vie
    • Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, Fondation pour la Recherche Médicale (FRM) : financement de projets et de personnels en sciences médicales
    • Financements régionaux : de nombreuses régions (Île-de-France, Occitanie, Grand Est, etc.) proposent leurs propres programmes d’aide à la recherche, souvent en co-financement avec l’ANR ou Horizon Europe
    • Bourses DAAD, Fulbright, British Council : pour les séjours de recherche à l’étranger de courte ou longue durée
    • Académie des sciences : prix et dotations pour des profils scientifiques reconnus (pas de candidature ouverte, sur nomination)

    5. Comparatif des dispositifs clés

    Dispositif Niveau Montant max. Taux succès Délai candidature
    ANR JCJC National 300 k€ ~18 % Oct → résultats fév.
    ANR PRC National 600 k€ ~15 % Oct → résultats fév.
    ERC Starting Grant Européen 1 500 k€ ~12 % Oct → résultats mars
    MSCA PF European Européen ~180 k€ (2 ans) ~16 % Printemps → résultats déc.
    CPJ (Chaire jr) National Variable Très variable Via Galaxie (annuel)

    6. Quelle stratégie de financement selon votre profil ?

    Vous êtes docteur en recherche de post-doc

    • Ciblez les MSCA Postdoctoral Fellowships (ouverture plus large, dossier individuel)
    • Regardez les appels post-doctoraux ANR intégrés aux projets PRC déjà financés
    • Explorez les bourses sectorielles (FRM, ARC, etc.) selon votre discipline

    Vous êtes MCF ou CR en début de carrière

    • L’ANR JCJC est votre premier objectif national (dépôt dans les 5 premières années)
    • Préparez en parallèle une candidature ERC Starting Grant — le processus de rédaction, même sans succès, structure votre projet scientifique

    Vous êtes MCF ou CR en milieu de carrière (après HDR)

    • Ciblez l’ANR PRC ou PRCI (projets collaboratifs à portée internationale)
    • Explorez l’ERC Consolidator Grant si vous êtes dans la fenêtre d’éligibilité (7-12 ans post-doctorat)

    Questions fréquentes

    Peut-on cumuler un financement ANR et un financement ERC sur le même projet ?

    Non, pas sur le même projet et les mêmes dépenses. En revanche, un chercheur peut porter simultanément un projet ANR et un ERC sur des projets distincts, à condition que les budgets et les équipes ne se recoupent pas et que les règles de non-double financement soient respectées. L’ERC impose notamment une déclaration de tous les financements en cours du porteur au moment de la candidature.

    L’ERC Starting Grant est-il accessible aux MCF non titulaires d’une HDR ?

    Oui. L’ERC ne conditionne pas l’éligibilité à l’HDR. Le critère principal est d’être entre 2 et 7 ans après la soutenance du doctorat (avec des extensions possibles pour congé maternité/paternité, service militaire, maladie). Des MCF sans HDR ont obtenu des ERC Starting Grants. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles un ERC est si valorisé dans un dossier de qualification PU même sans HDR.

    Où déposer un projet ANR : qui est l’établissement porteur ?

    L’établissement porteur d’un projet ANR est l’établissement d’affectation du porteur principal au moment du dépôt (université, grande école, organisme de recherche). Le dossier est déposé via la plateforme IRIS de l’ANR. La signature administrative est apposée par le responsable de la structure de recherche (directeur de labo) et le service des contrats de recherche de l’établissement. Prévoyez au moins 4-6 semaines pour les validations internes.

    Les bourses Marie Curie (MSCA) sont-elles réservées aux ressortissants européens ?

    Non. Les MSCA Postdoctoral Fellowships (European Fellowship) imposent une règle de mobilité (ne pas avoir vécu ou travaillé dans le pays d’accueil plus de 12 mois au cours des 3 dernières années), mais elles sont ouvertes à tous les chercheurs quelle que soit leur nationalité. Les MSCA Global Fellowship permettent même à des chercheurs basés en Europe d’aller effectuer 2 ans de recherche hors Europe puis de revenir 1 an en Europe.

    Un jeune chercheur peut-il porter un projet ANR JCJC sans être HDR ?

    Oui. L’instrument JCJC (Jeune Chercheur·e Jeune Chercheuse) est spécifiquement conçu pour les chercheurs en début de carrière, avec pour seule condition d’être titulaires d’un doctorat et d’avoir moins de 5 ans d’ancienneté dans leur premier poste permanent (ou d’avoir moins de 40 ans dans certaines conditions). L’HDR n’est pas requise. C’est souvent le premier grand projet ANR d’un MCF ou d’un CR CNRS nouvellement recruté.

    Ressources officielles

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    Un dossier de financement convaincant repose sur des travaux bien présentés. Tesify vous aide à structurer et mettre en forme vos documents académiques — mémoire, rapport, synthèse de travaux — avec l’IA, pour vous concentrer sur le fond et l’impact scientifique.

  • Plan de gestion des données (PGD/DMP) pour la thèse et le master : guide OPIDoR 2026

    Plan de gestion des données (PGD/DMP) pour la thèse et le master : guide OPIDoR 2026

    Plan de gestion des données (PGD/DMP) pour la thèse et le master : guide OPIDoR 2026

    Votre directeur de thèse vous demande un plan de gestion des données, l’ANR l’exige avant le premier versement, ou votre établissement vous y oblige en vertu d’un décret paru fin 2021 : dans tous ces cas, vous vous retrouvez face à un document dont personne ne vous a expliqué ni la structure, ni les enjeux réels. Le plan de gestion des données mémoire thèse 2026 n’est pas une formalité administrative de plus — c’est l’outil qui protège vos données, sécurise votre travail contre la perte accidentelle et démontre votre rigueur scientifique à tout jury ou évaluateur. Ce guide pratique vous donne tout ce qu’il faut savoir : cadre légal exact, outil OPIDoR, les sept rubriques standard et la procédure pas à pas pour rédiger votre premier PGD.

    Que vous soyez doctorant en début de thèse, masterant en M2 avec des données d’entretiens ou un jeu de données quantitatif, ou encore chercheur junior soumettant un projet ANR ou Horizon Europe, ce guide vous accompagne de la première rubrique à la validation finale. Les exigences ont évolué en 2026 : les établissements publics de recherche sont désormais soumis à une obligation légale explicite, et les financeurs européens ont renforcé leurs critères d’évaluation des DMP.

    En bref : Un plan de gestion des données (PGD ou DMP) est un document structuré en 7 rubriques qui décrit comment vous collectez, documentez, stockez, protégez et partagez vos données de recherche tout au long de votre projet. En France, le Décret n° 2021-1572 du 3 décembre 2021 le rend obligatoire dans les établissements publics de recherche. L’outil gratuit recommandé est DMP OPIDoR, opéré par l’INIST-CNRS.

    Le Décret n° 2021-1572 du 3 décembre 2021, publié au Journal officiel, définit les exigences d’intégrité scientifique applicables aux établissements publics contribuant au service public de la recherche ainsi qu’aux fondations reconnues d’utilité publique dont la recherche publique constitue l’activité principale. Son article 6 — confirmé par plusieurs universités françaises dans leur documentation interne — impose aux chercheurs de ces établissements de rédiger un plan de gestion des données dans le cadre de leurs projets de recherche.

    L’intégrité scientifique y est définie comme l’ensemble des règles et valeurs qui doivent régir les activités de recherche pour en garantir le caractère honnête et scientifiquement rigoureux. Le plan de gestion des données s’inscrit directement dans cette logique : il documente les choix méthodologiques relatifs aux données, rend la recherche reproductible, et prévient les risques de perte, de manipulation ou de mauvaise utilisation des données primaires.

    Pour les doctorants, ce décret s’applique dès le premier jour d’inscription. Pour les masterants en M2 réalisant un mémoire de recherche avec collecte de données empiriques, la rédaction d’un PGD — même simplifié — constitue une bonne pratique fortement encouragée par les écoles doctorales et les bibliothèques universitaires, et parfois exigée par les directeurs de mémoire.

    Point de vigilance : Le décret cible les établissements publics de recherche. Si vous êtes inscrit dans une grande école privée ou un organisme non soumis au service public de la recherche, vérifiez le règlement intérieur de votre établissement. En pratique, la quasi-totalité des écoles doctorales françaises ont intégré cette exigence dans leurs chartes.

    Qu’est-ce qu’un PGD/DMP ? Définition et enjeux

    Un plan de gestion des données (PGD en français, DMP pour Data Management Plan en anglais) est un document évolutif qui décrit, à chaque étape du cycle de vie de la recherche, comment les données sont collectées, traitées, documentées, stockées, protégées et, le cas échéant, partagées ou archivées à long terme. Il ne s’agit pas d’un document figé : le PGD s’actualise au fil du projet, notamment lors de changements méthodologiques ou de nouvelles contraintes éthiques identifiées en cours de terrain.

    Trois enjeux majeurs justifient la rédaction d’un PGD pour tout mémoire ou thèse comportant de la collecte de données :

    • Protection contre la perte : identifier dès le départ les stratégies de sauvegarde (règle 3-2-1 : 3 copies, sur 2 supports différents, dont 1 hors site) protège des années de travail.
    • Conformité RGPD et éthique : toute collecte de données personnelles (entretiens, questionnaires avec données identifiantes) doit être encadrée par une base légale explicite et un protocole d’anonymisation documenté — voir à ce sujet le guide complet sur le protocole RGPD pour entretiens de mémoire 2026.
    • Valorisation et partage : un PGD bien rédigé facilite le dépôt dans un entrepôt de données certifié et la citation de vos données par d’autres chercheurs, renforçant l’impact de vos travaux.

    Le PGD s’inscrit dans le mouvement international pour la science ouverte et les données FAIR (Findable, Accessible, Interoperable, Reusable). Ces quatre principes — trouvabilité, accessibilité, interopérabilité, réutilisabilité — constituent le socle de toute politique de gestion des données moderne, qu’il s’agisse d’une thèse de doctorat ou d’un grand projet de recherche financé par l’Union européenne.


    📊 Cycle de vie des données de recherche — Ressource interactive INIST-CNRS
    Source : DoRANum / INIST-CNRS — Licence CC BY-NC-SA

    OPIDoR : l’outil gratuit de l’INIST-CNRS

    DMP OPIDoR (Outil en ligne pour un Plan de gestion de données Ouvert et Réutilisable) est la plateforme de référence en France pour rédiger son plan de gestion des données. Opérée par l’INIST-CNRS (Institut de l’information scientifique et technique du Centre national de la recherche scientifique), elle est accessible gratuitement à l’adresse dmp.opidor.fr.

    OPIDoR propose plusieurs ressources adaptées aux étudiants comme aux chercheurs confirmés :

    • Modèles de plans publics : des gabarits préconfigurés selon le financeur (ANR, Horizon Europe) ou la discipline permettent de ne pas partir d’une page blanche.
    • Groupes de guidage : des ensembles de recommandations organisées par communauté disciplinaire, rédigées par des experts de domaine.
    • Plans publics en exemple : des PGD réels (anonymisés ou publics) illustrent ce qu’un plan finalisé doit contenir.
    • Glossaire et ressources pédagogiques : définitions des types de données de recherche, FAQ technique, accès API pour les établissements.

    Pour créer votre compte OPIDoR, rendez-vous sur dmp.opidor.fr et utilisez de préférence votre identifiant institutionnel (via la fédération d’identité éducation/recherche). Une fois connecté, sélectionnez le modèle correspondant à votre financeur ou, à défaut, le modèle générique. L’outil vous guidera rubrique par rubrique avec des questions directrices et des exemples de réponses.

    Pour compléter votre apprentissage de l’outil, la plateforme DoRANum (Données de la Recherche : Apprentissage NUMérique) propose un module interactif spécifiquement dédié à la prise en main d’OPIDoR, accessible sans inscription. De nombreuses bibliothèques universitaires françaises, comme celle d’Aix-Marseille Université, proposent également des tutoriels en quatre étapes rédigés par leur cellule Science ouverte — consultez notamment les ressources en ligne de l’AMU.

    Les 7 rubriques standard d’un DMP expliquées

    Quel que soit le modèle utilisé (ANR, Horizon Europe, institutionnel), un plan de gestion des données s’articule autour de sept rubriques fondamentales. Le tableau ci-dessous synthétise leur contenu et les questions directrices associées.

    Les 7 rubriques standard d’un plan de gestion des données
    # Rubrique Questions directrices
    1 Collecte et description des données Quels types de données ? Quels formats ? Quel volume estimé ? Des données existantes sont-elles réutilisées ?
    2 Documentation et métadonnées Quelles informations permettront d’interpréter les données dans 10 ans ? Quels standards de métadonnées (Dublin Core, DataCite) ?
    3 Stockage et sauvegarde Où les données sont-elles stockées ? Quelle stratégie de sauvegarde (règle 3-2-1) ? Qui a accès ? Quelle sécurité (chiffrement, ISO 27001) ?
    4 Éthique et conformité légale Y a-t-il des données personnelles (RGPD) ? Un comité d’éthique est-il requis ? Quelles conditions de confidentialité ? Quels consentements obtenus ?
    5 Conservation à long terme Quelles données méritent d’être conservées après le projet ? Pour combien de temps ? Dans quel entrepôt ? Quels formats pérennes (PDF/A, CSV, TIFF) ?
    6 Partage et diffusion Les données seront-elles ouvertes ou soumises à embargo ? Dans quel entrepôt (Zenodo, Recherche Data Gouv, Nakala) ? Quelle licence (Creative Commons) ?
    7 Responsabilités et ressources Qui est responsable de chaque tâche ? Quels coûts humains et techniques sont associés (stockage, curation) ?

    Rubrique 1 — Collecte et description des données

    Décrivez précisément la nature de vos données : données textuelles (transcriptions d’entretiens, notes de terrain), numériques (tableurs de mesures, bases de données statistiques), visuelles (photographies, vidéos) ou mixtes. Précisez les formats de fichier — privilégiez les formats ouverts (CSV, TXT, ODT) aux formats propriétaires (XLSX, DOCX) pour garantir la pérennité. Si vous réutilisez des données existantes (bases publiques, corpus en ligne), indiquez leur source et les conditions de réutilisation.

    Rubrique 4 — Éthique et conformité RGPD

    Cette rubrique est souvent celle qui demande le plus d’attention pour les masterants et doctorants en sciences humaines et sociales. Toute collecte de données personnelles (entretiens enregistrés, questionnaires comportant des données identifiantes directes ou indirectes) doit reposer sur une base légale explicite au sens du RGPD (article 6), généralement le consentement éclairé de la personne enquêtée. Documentez dans votre PGD : le formulaire de consentement utilisé, la procédure d’anonymisation ou de pseudonymisation, la durée de conservation des données brutes et les mesures de sécurité adoptées. Pour une méthodologie complète de mise en conformité, consultez notre guide détaillé sur le protocole RGPD pour entretiens de mémoire 2026.

    Rubrique 6 — Partage et diffusion

    Le partage des données est au cœur de la politique de science ouverte. En France, les principaux entrepôts recommandés sont Recherche Data Gouv (portail national généraliste), Nakala (données en SHS, opéré par la TGIR Huma-Num), et Zenodo (plateforme européenne du CERN, acceptant toutes les disciplines). Pour les thèses, le dépôt dans l’entrepôt de votre établissement est souvent possible en parallèle du dépôt institutionnel sur HAL/DUMAS. Pensez à appliquer une licence Creative Commons (CC BY 4.0 recommandée pour les données ouvertes) et à indiquer si un embargo temporaire est justifié (valorisation commerciale, données sensibles).

    Rédiger son PGD étape par étape

    Voici la procédure recommandée pour créer votre premier plan de gestion des données via OPIDoR, de la connexion à la validation finale.

    1. Créez votre compte OPIDoR : Rendez-vous sur dmp.opidor.fr et connectez-vous via votre identifiant institutionnel ou créez un compte avec votre adresse email universitaire. La connexion via la fédération d’identité éducation/recherche (eduGAIN) est recommandée si votre établissement la supporte.
    2. Sélectionnez ou créez un plan : Cliquez sur « Créer un plan ». Donnez-lui un titre explicite (ex. : PGD — Mémoire M2 Sociologie — Données d’entretiens sur les pratiques numériques — 2025-2026). Choisissez votre établissement dans la liste pour obtenir des recommandations contextualisées.
    3. Choisissez le bon modèle : OPIDoR propose des modèles spécifiques ANR, Horizon Europe, et des modèles institutionnels. Si votre recherche n’est pas financée par un appel à projets, sélectionnez le modèle générique Science Europe ou le modèle de votre établissement. Pour une thèse ANR, le modèle ANR 2023 est le plus récent disponible.
    4. Répondez aux 7 rubriques : Ne cherchez pas l’exhaustivité dès la première version. Répondez honnêtement en indiquant ce que vous savez, ce qui est incertain et ce qui reste à décider. L’outil accepte les réponses partielles ; le PGD sera complété au fil du projet. Chaque rubrique comporte des questions directrices et des exemples de réponses adaptées à votre discipline.
    5. Faites relire par votre bibliothèque universitaire : La plupart des BU françaises disposent d’un service dédié aux données de recherche (souvent rattaché à la cellule Science ouverte). Soumettez votre PGD pour relecture avant de le finaliser — c’est gratuit et les bibliothécaires-documentalistes connaissent les attentes des financeurs locaux.
    6. Exportez et déposez : OPIDoR permet d’exporter le PGD en PDF ou en JSON (pour interopérabilité avec d’autres outils). Si votre financeur exige un dépôt dans son espace dédié (portail ANR, espace projet Horizon Europe), exportez en PDF et déposez via l’interface du financeur. Conservez une copie dans votre dossier de projet.
    7. Mettez à jour à chaque jalon : Le PGD doit évoluer avec votre projet. Planifiez une révision à mi-parcours (ex. : après la collecte de données) et une révision finale (avant la soutenance ou la clôture du projet). Indiquez la date de dernière mise à jour sur la page de couverture du document.

    Exigences ANR et Horizon Europe en 2026

    Les deux principaux financeurs de la recherche pour les chercheurs et doctorants en France ont des politiques de gestion des données distinctes mais convergentes.

    ANR (Agence Nationale de la Recherche)

    L’ANR exige un plan de gestion des données pour tous les projets qu’elle finance depuis 2019. Le PGD doit être soumis dans les six premiers mois suivant le démarrage officiel du projet et mis à jour à chaque jalon. L’ANR s’appuie sur le modèle Science Europe, disponible directement dans OPIDoR sous la dénomination « modèle ANR ». Les données doivent respecter les principes FAIR et, dans la mesure du possible, être déposées dans un entrepôt certifié — l’ANR recommande prioritairement Recherche Data Gouv.

    Horizon Europe (Commission européenne)

    Le programme-cadre européen pour la recherche et l’innovation Horizon Europe va plus loin : le PGD est obligatoire pour tous les projets financés, le premier livrable devant être soumis dans les six premiers mois. La Commission européenne exige que les données soient « aussi ouvertes que possible, aussi fermées que nécessaire » (as open as possible, as closed as necessary). Le modèle Horizon Europe est disponible dans OPIDoR et intègre des sections spécifiques sur les logiciels et codes sources. Un embargo peut être accordé pour des données commercialement sensibles ou soumises à des contraintes éthiques légitimes, mais doit être explicitement justifié dans le PGD.

    Conseil pratique : Si vous êtes doctorant dans un laboratoire porteur d’un contrat ANR ou Horizon Europe, votre PGD de thèse peut être aligné avec le PGD du projet. Demandez à votre directeur de thèse ou au responsable scientifique du projet si un PGD de contrat existe — vous pourrez vous en inspirer pour votre propre document.

    Erreurs fréquentes à éviter

    L’analyse des plans soumis par des doctorants et masterants français révèle un ensemble d’erreurs récurrentes que l’on peut facilement éviter avec une bonne information préalable.

    • Rédiger le PGD une seule fois et ne jamais le mettre à jour : Le plan est conçu comme un document évolutif. Un PGD non actualisé depuis la phase de conception ne correspond plus à la réalité du terrain.
    • Omettre la rubrique éthique/RGPD : Beaucoup d’étudiants considèrent que leurs données ne sont « pas vraiment personnelles » car anonymisées a posteriori. Rappel : dès que vous collectez des données sur des individus identifiables — même temporairement — le RGPD s’applique. Documentez chaque étape de l’anonymisation.
    • Choisir des formats de fichiers propriétaires pour l’archivage : Stocker vos données définitives uniquement en .xlsx ou .docx expose à une inaccessibilité future. Convertissez en formats pérennes (CSV, TXT, PDF/A) pour l’archivage long terme. Consultez également notre guide sur la publication de mémoire sur HAL/DUMAS pour comprendre les exigences de format à l’étape du dépôt.
    • Ne pas indiquer de responsable clairement identifié : La rubrique 7 est souvent expédiée. Pour une thèse individuelle, le doctorant est certes le principal responsable, mais précisez le rôle du directeur de thèse, du laboratoire et de la bibliothèque dans la chaîne de conservation.
    • Négliger l’évaluation des coûts : Stocker des téraoctets de données vidéo sur un serveur institutionnel a un coût. Anticiper ces ressources dans le PGD, même approximativement, montre la maturité de votre approche aux évaluateurs.
    • Confondre entrepôt de données et archive institutionnelle : HAL et DUMAS sont des archives pour les publications et mémoires ; elles ne sont pas conçues pour héberger des jeux de données bruts. Utilisez un entrepôt dédié (Zenodo, Recherche Data Gouv, Nakala) pour vos données primaires.

    FAQ — Plan de gestion des données mémoire thèse 2026

    Le plan de gestion des données est-il obligatoire pour un mémoire de master ?

    Pour un mémoire de master, le PGD n’est pas encore légalement obligatoire au sens du Décret 2021-1572 (qui cible les chercheurs des établissements publics). Cependant, de nombreux directeurs de mémoire l’exigent dès que le mémoire comporte une collecte de données empiriques (entretiens, questionnaires, observation). À minima, sa rédaction est vivement recommandée : elle structure la démarche, protège le travail contre la perte de données et constitue un atout lors de la soutenance.

    OPIDoR est-il le seul outil pour rédiger un DMP en France ?

    Non. D’autres outils existent, comme DMPonline (développé par le DCC britannique) ou RDMO (Research Data Management Organiser). Cependant, OPIDoR est l’outil de référence recommandé par la grande majorité des universités françaises, les bibliothèques universitaires et l’ANR, car il est opéré par l’INIST-CNRS, disponible en français et intègre des modèles adaptés au contexte de la recherche française et européenne.

    Quelle est la différence entre un PGD et un registre des traitements RGPD ?

    Le PGD couvre l’intégralité du cycle de vie des données de recherche (collecte, documentation, stockage, partage, archivage) et a une finalité scientifique et institutionnelle. Le registre des traitements RGPD est un document juridique spécifique, tenu par le délégué à la protection des données (DPO) de l’établissement, qui recense les traitements de données personnelles. Les deux documents sont complémentaires : la rubrique 4 de votre PGD (éthique et conformité légale) doit être cohérente avec ce que le DPO a enregistré pour votre projet.

    Que faire si mes données sont confidentielles et ne peuvent pas être partagées ?

    La politique de science ouverte est « aussi ouverte que possible, aussi fermée que nécessaire ». Si vos données sont confidentielles (données cliniques identifiables, données issues d’entreprises sous accord de confidentialité, données sensibles relevant de l’article 9 du RGPD), vous pouvez opter pour un accès restreint ou un embargo dans votre PGD. L’essentiel est d’expliquer clairement la raison de cette restriction, sa durée et la procédure d’accès pour les chercheurs légitimes. OPIDoR prévoit ces options dans ses modèles.

    Combien de pages doit faire un PGD pour une thèse ?

    Il n’existe pas de norme de longueur fixe. Un PGD de thèse pour un projet individuel en SHS avec des entretiens semi-directifs tient généralement en 5 à 10 pages. Un projet en sciences expérimentales avec de grands volumes de données (imagerie, séquençage) peut nécessiter 15 à 20 pages. Pour un mémoire de master, un PGD simplifié de 2 à 4 pages suffit dans la plupart des cas. L’ANR et Horizon Europe n’imposent pas de limite de pages mais évaluent la qualité et la complétude des réponses.

    Quels entrepôts de données sont recommandés pour les chercheurs en France ?

    Recherche Data Gouv est le portail national généraliste soutenu par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche — il est recommandé en premier lieu par l’ANR. Nakala (TGIR Huma-Num) est spécialisé dans les données en sciences humaines et sociales. Zenodo (CERN) est une solution européenne pluridisciplinaire, gratuite, attribuant des DOI. Pour les disciplines spécifiques, le registre re3data.org répertorie plus de 2 000 entrepôts certifiés et permet de filtrer par discipline, pays et type de données.

    Le plan de gestion des données doit-il figurer en annexe de la thèse ou du mémoire ?

    Non, le PGD n’est pas un appendice de la thèse ou du mémoire : c’est un document de gestion de projet qui reste dans l’espace de travail du chercheur et de son établissement. Il n’est pas soumis au jury de soutenance. En revanche, vous pouvez vous appuyer sur son contenu pour rédiger la section méthodologique de votre chapitre sur le terrain (description des données, procédures de collecte, mesures éthiques), ce qui renforce la rigueur de votre texte académique.

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    Structurer un plan de gestion des données, rédiger un chapitre méthodologique conforme aux exigences RGPD et science ouverte, organiser la bibliographie selon les normes APA ou Chicago — autant de tâches que Tesify peut vous aider à aborder avec rigueur et efficacité. Découvrez comment l’outil accompagne chercheurs et masterants dans la rédaction académique.

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  • Financements de Doctorat en France 2026 : Cartographie ANR, ED, Régions et Industriels (Chiffres)

    Financements de Doctorat en France 2026 : Cartographie ANR, ED, Régions et Industriels (Chiffres)

    Financements de Doctorat en France 2026 : Cartographie ANR, ED, Régions et Industriels (Chiffres)

    En 2026, la situation des financements de doctorat en France a connu une évolution majeure : 80 % des nouveaux doctorants sont désormais financés (contre 50 % il y a vingt ans), la rémunération minimale du contrat doctoral a été revalorisée à 2 300 € brut par mois, et de nouveaux dispositifs ont émergé dans le sillage de la Loi de Programmation de la Recherche (LPR) 2021-2030. Ce panorama chiffré vous permet de cartographier les options disponibles avant de postuler.

    Chiffres clés 2026 : Rémunération minimale du contrat doctoral : 2 300 € brut/mois (27 600 € brut/an). Coût chargé employeur sur 3 ans : ~130 000 €. Répartition : 40,8 % financement via ED, 16,9 % organismes de recherche, 9,9 % CIFRE, 6,2 % collectivités territoriales, 10,6 % doctorants étrangers.

    Contrats doctoraux des écoles doctorales (40,8 %)

    Le contrat doctoral est le mode de financement le plus commun en France. Il est attribué par les établissements d’enseignement supérieur à partir de leur dotation annuelle de l’État. En 2026, 40,8 % des doctorants sont financés par ce biais.

    Modalités

    Le contrat doctoral est un contrat de droit public d’une durée de trois ans (renouvelable une fois pour une durée maximale d’un an en cas de nécessité justifiée). La rémunération minimale est fixée réglementairement à 2 300 € brut par mois en 2026, soit une augmentation de 30 % en six ans. Le doctorant bénéficie de l’ensemble des droits sociaux des salariés (sécurité sociale, chômage, retraite).

    Attribution

    Les contrats doctoraux sont attribués de manière compétitive par les écoles doctorales sur dossier. Les critères incluent la qualité du projet de recherche, les résultats académiques du candidat (mention de master), l’accord d’un directeur de thèse et l’adéquation avec les thématiques de l’ED. La concurrence est forte : dans certains domaines (SHS, lettres), plusieurs dizaines de candidats peuvent se disputer un seul contrat.

    La qualité de votre mémoire de master joue un rôle important dans l’attribution. Pour comprendre le poids de la mention dans ce processus, notre article sur la mention TB du mémoire et le doctorat en 2026 l’analyse en détail.

    Financements des organismes de recherche (16,9 %)

    Les grands organismes de recherche (CNRS, Inserm, INRAE, Inria, CEA, etc.) financent 16,9 % des doctorats français, soit via leurs budgets récurrents alloués par le MESRI, soit via des projets gérés dans le cadre de France 2030, de l’ANR ou d’Horizon Europe.

    Ces contrats, souvent rattachés à des projets de recherche spécifiques, offrent généralement des conditions équivalentes ou supérieures aux contrats doctoraux standard (possibilité de prime de performance, équipements, missions). Ils sont attribués par le responsable du projet de recherche, en accord avec le laboratoire d’accueil.

    CIFRE : partenariat industriel (9,9 %)

    Le dispositif CIFRE (Convention Industrielle de Formation par la REcherche), géré par l’ANRT (Association Nationale de Recherche et Technologie), permet à une entreprise de recruter un doctorant pour mener des travaux de recherche en partenariat avec un laboratoire public. En 2026, 9,9 % des doctorants sont financés par ce mécanisme.

    Fonctionnement

    • L’entreprise reçoit une subvention forfaitaire de 14 000 € par an de l’État ;
    • Le doctorant est salarié de l’entreprise (contrat de travail de droit privé) avec une rémunération brute minimale fixée par la convention CIFRE (supérieure au contrat doctoral standard) ;
    • L’objectif de la LPR est d’atteindre 2 150 CIFRE par an en 2027 (contre 1 500 en 2020) ;
    • Les secteurs les plus actifs : industries numériques, industries de santé, énergie, ingénierie.

    Avantages et contraintes

    La CIFRE offre une rémunération généralement supérieure au contrat doctoral et une insertion professionnelle facilitée. En contrepartie, le doctorant doit concilier les exigences de l’entreprise (résultats applicables) avec les exigences académiques de la thèse. La propriété intellectuelle des résultats est partagée selon les termes du contrat.

    Financements régionaux (6,2 %)

    Les conseils régionaux françaises financent 6,2 % des doctorats, généralement dans le cadre de leurs stratégies de développement économique et de valorisation de la recherche locale. Ces financements prennent plusieurs formes :

    • Contrats doctoraux régionaux : Attribués sur des thématiques prioritaires pour la région (tourisme, agriculture, industries locales, santé) ;
    • Co-financements : La région abonde un contrat doctoral de l’ED ou un contrat CIFRE pour favoriser une recherche ancrée dans le territoire ;
    • Bourses de mobilité : Pour les doctorants en cotutelle internationale ou en séjour de recherche à l’étranger.

    Doctorants étrangers : bourses spécifiques (10,6 %)

    Les doctorants étrangers représentent environ 10,6 % des financements, avec des dispositifs dédiés :

    • Bourses du gouvernement français (BGF) : Attribuées via les ambassades de France dans les pays d’origine ;
    • Bourses Eiffel : Programme d’excellence du Campus France pour attirer les meilleurs étudiants étrangers ;
    • Cotutelles internationales : Permettent un financement partagé entre deux pays ;
    • Bourses du pays d’origine : Certains pays (Maroc, Algérie, Chine, Brésil, Arabie Saoudite) financent leurs doctorants à l’étranger via des accords bilatéraux.

    ANR et projets européens

    L’Agence Nationale de la Recherche (ANR) finance des contrats doctoraux via les projets de recherche qu’elle soutient. En 2026, les appels à projets ANR (dont le programme France 2030) constituent une source croissante de financements doctoraux, notamment dans les domaines prioritaires : IA, santé, transition écologique, industrie du futur. Côté italien, l’équivalent principal est le financement PNRR des dottorati di ricerca : les chiffres 2026 sur les borse di dottorato PNRR sont détaillés dans l’article sur les données MUR sur les dottorats de recherche italiens et les bourses PNRR 2026.

    Les projets européens Horizon Europe (ERC, Marie Curie, réseaux ITN/MSCA) financent également des doctorats en France, avec des rémunérations souvent supérieures au niveau national. Ces financements sont attribués par les coordinateurs de projets sur des critères d’excellence académique stricts.

    La question de l’intégrité scientifique est au cœur de ces financements. Notre PILLAR sur la charte d’intégrité de la thèse de doctorat en 2026 couvre les engagements liés à ces financements. Pour bien valoriser vos résultats, notre article sur la publication sur HAL-DUMAS et notre analyse sur le taux de dépôt DUMAS en 2026 vous seront utiles. Enfin, notre analyse de la mention TB et son utilité pour le doctorat vous aidera à évaluer votre profil pour ces financements.

    Doctorants non financés : une réalité persistante

    Malgré les progrès réalisés, environ 20 % des doctorants restent non financés en 2026 (contre 50 % en 2000). Ces doctorants exercent généralement une activité professionnelle parallèle et progressent plus lentement dans leur thèse. La LPR vise à réduire encore ce taux, mais certaines disciplines (SHS, arts, certains domaines en gestion) restent structurellement sous-financées.

    Conseils pour maximiser ses chances d’obtenir un financement

    • Identifiez un directeur financé. Un directeur qui dispose d’un projet ANR ou d’un partenariat industriel actif est en mesure de vous proposer directement un financement sans passer par la procédure compétitive de l’ED.
    • Postulez à plusieurs ED simultanément. Les règlements le permettent généralement, et la concurrence varie fortement entre établissements.
    • Soignez votre projet de thèse. Un projet précis, ancré dans les enjeux actuels de la discipline et aligné avec les priorités de l’ED augmente significativement vos chances.
    • Explorez les CIFRE tôt. Les entreprises recrutent souvent 6 à 12 mois avant le démarrage de la thèse. Commencez votre prospection dès la deuxième année de master.
    • Renseignez-vous sur les financements régionaux. Ces dispositifs sont souvent moins connus et donc moins concurrentiels que les contrats doctoraux des ED.

    FAQ

    Quelle est la rémunération d’un doctorant en France en 2026 ?

    La rémunération minimale d’un contrat doctoral en 2026 est de 2 300 € brut par mois (soit environ 1 840 € net), soit 27 600 € brut annuels. Cette rémunération a augmenté de 30 % en six ans. Les contrats CIFRE et les financements sur projets ANR peuvent offrir des rémunérations supérieures selon les conditions négociées.

    Peut-on faire un doctorat sans financement en France en 2026 ?

    Oui, mais c’est de plus en plus découragé. Les écoles doctorales sont encouragées par le ministère à ne pas inscrire de doctorants sans financement. En pratique, environ 20 % des doctorants restent non financés, principalement en SHS et en certains domaines de gestion. Un doctorat sans financement nécessite de concilier thèse et activité professionnelle, ce qui rallonge souvent la durée de rédaction au-delà des trois ans.

    La CIFRE est-elle compatible avec toutes les disciplines ?

    En théorie oui, mais en pratique les CIFRE sont très concentrées dans les disciplines ayant des applications industrielles directes : informatique, ingénierie, sciences de la vie, chimie, économie appliquée. Les CIFRE en lettres ou en arts existent mais restent rares. La clé est l’identification d’une entreprise dont les besoins correspondent à votre sujet de recherche.

  • Financements du Doctorat en France 2026 : Cartographie ANR, Écoles Doctorales et Régions

    Financements du Doctorat en France 2026 : Cartographie ANR, Écoles Doctorales et Régions

    Financement Doctorat France 2026 : Contrats Doctoraux, CIFRE, ANR et Alternatives

    Financer un doctorat en France en 2026 sans bourse est possible mais difficile. La grande majorité des doctorants qui mènent leur thèse à terme bénéficient d’un financement dédié — contrat doctoral, CIFRE, bourse ANR ou financement régional. Sans revenu stable pendant 3 à 4 ans, le risque d’abandon est élevé. Ce guide fait le point sur toutes les sources de financement disponibles, leurs montants, leurs conditions d’accès et les stratégies pour maximiser vos chances d’en obtenir un.

    En bref : Le contrat doctoral standard (financement MES) représente environ 2 300 €/mois brut en 2026. La CIFRE (entreprise + ANRT) offre un salaire minimum de 2 200 €/mois brut. Les bourses ANR dépendent du projet. Environ 40 % des doctorants français ne disposent d’aucun financement institutionnel.

    Le contrat doctoral : la référence nationale

    Le contrat doctoral est un contrat de travail de droit public conclu entre le doctorant et l’établissement d’enseignement supérieur pour une durée initiale de 3 ans. Il est régi par le décret n°2009-464 et régulièrement revalorisé. En 2026, les montants sont :

    • Doctorant sans mission complémentaire : environ 2 300 €/mois brut (1 980 € net)
    • Doctorant avec mission d’enseignement (64h TD/an) : environ 2 650 €/mois brut
    • Doctorant avec mission de valorisation ou expertise : montant variable selon l’accord

    Les contrats doctoraux sont alloués par les écoles doctorales sur leur dotation propre. Chaque ED reçoit annuellement un quota de contrats — généralement entre 5 et 30 selon sa taille — et les attribue selon un classement compétitif des dossiers. La mention TB au mémoire de master est souvent déterminante dans cette sélection.

    La CIFRE : doctorat en entreprise

    La Convention Industrielle de Formation par la REcherche (CIFRE) est financée par l’Agence Nationale de la Recherche Technologique (ANRT). Elle permet à une entreprise de recruter un doctorant pour mener une recherche appliquée en lien avec un laboratoire académique. Les conditions en 2026 :

    • Salaire minimum : 2 200 €/mois brut (imposé par l’ANRT)
    • Subvention ANRT à l’entreprise : 14 000 €/an
    • Durée : 3 ans (prolongeable 1 an)
    • Secteurs : tous, y compris les associations et collectivités depuis 2021

    La CIFRE est particulièrement attractive pour les disciplines à fort potentiel d’application industrielle : informatique, chimie, biologie, ingénierie, économie appliquée, sciences de gestion.

    Financements ANR et projets de recherche

    L’Agence Nationale de la Recherche finance des projets pluriannuels qui peuvent inclure des postes de doctorants. Le montant et la durée dépendent du projet spécifique. Les doctorants recrutés sur projet ANR sont soumis aux mêmes conditions que le contrat doctoral, mais le financement provient du budget du projet plutôt que de l’ED.

    Pour identifier les projets ANR en cours dans votre domaine, consultez l’outil ANR Open Science sur le site anr.fr. Les laboratoires qui portent des projets actifs sont les mieux placés pour recruter des doctorants financés.

    Bourses régionales et collectivités

    De nombreuses régions françaises cofinancent des thèses en lien avec leurs priorités de développement économique. Les montants et conditions varient selon les régions :

    • Île-de-France : DIM (Domaines d’Intérêt Majeur) — bourses sectorielles
    • Bretagne, Pays de Loire : cofinancements avec les universités régionales
    • Occitanie : programme Doctorants Sud, ouvert aux étudiants étrangers

    Ces bourses régionales sont souvent moins connues que les contrats doctoraux et moins concurrentielles. Renseignez-vous auprès de votre école doctorale.

    Bourses internationales (ERC, Marie Curie)

    Pour les doctorats à dimension internationale ou en co-tutelle :

    • Marie Skłodowska-Curie Actions (MSCA) : financements de la Commission européenne pour la mobilité des chercheurs
    • ERC Starting Grant : pour les directeurs de thèse, mais les budgets peuvent inclure des postes doctoraux
    • Erasmus+ Mundus : pour les étudiants de pays tiers souhaitant faire leur doctorat en Europe

    Dans une perspective de co-tutelle franco-italienne, il est utile de connaître les modalités d’accès au doctorat en Italie : les concours d’entrée, les bandos MUR et les procédures d’inscription sont détaillés sur come iscriversi al dottorato 2026-2027 : concorso, bando MUR e iscrizione.

    Doctorat sans financement : quelles alternatives ?

    Environ 40 % des doctorants français en 2026 n’ont pas de financement dédié. Les alternatives les plus fréquentes :

    • Emploi à temps partiel : compatible avec une thèse, mais ralentit considérablement l’avancement
    • Contrat ATER (Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche) : accessible en 2e ou 3e année pour enseigner à l’université
    • Monitorat : contrat de 3 ans permettant des missions d’enseignement, désormais intégré dans le contrat doctoral avec mission
    • Bourses de fondations privées : Fondation de France, ARC pour la Recherche sur le Cancer, Fondation Bettencourt Schueller selon les disciplines

    FAQ

    Quel est le montant d’un contrat doctoral en 2026 ?

    Le contrat doctoral sans mission complémentaire représente environ 2 300 €/mois brut (1 980 € net) en 2026. Avec une mission d’enseignement de 64h TD par an, le montant monte à environ 2 650 €/mois brut. Ces montants sont régulièrement revalorisés par décret.

    Peut-on faire un doctorat sans financement en France ?

    Oui, mais c’est déconseillé. Les statistiques montrent que les doctorants sans financement ont un taux d’abandon trois fois plus élevé que les doctorants financés. Si vous n’obtenez pas de financement la première année, il est possible de recandidater l’année suivante avec un dossier renforcé, ou d’explorer les alternatives (CIFRE, contrat ANR, bourse régionale).

  • Financements du doctorat 2026 en France : ANR, contrat doctoral, CIFRE

    Financements du doctorat 2026 en France : ANR, contrat doctoral, CIFRE

    Financements du doctorat 2026 en France : ANR, contrat doctoral, CIFRE

    En France, 81 % des doctorants de première année inscrits en 2024-2025 bénéficiaient d’un financement dédié pour leurs travaux de recherche, selon les données publiées par la plateforme nationale du doctorat. Ce chiffre, en hausse continue depuis vingt ans, témoigne de la volonté du système académique de ne plus laisser les doctorants sans ressources. Mais la réalité des montants, des conditions d’accès et des dispositifs disponibles reste souvent floue pour les candidats. Cet article rassemble les données vérifiables sur les financements du doctorat en France en 2026 — contrat doctoral public, CIFRE industriel et rôle de l’ANR — avec les références légales et officielles.

    Résultat clé
    Depuis le 1er janvier 2026, le contrat doctoral est rémunéré au minimum 2 300 € brut/mois (arrêté du 26 décembre 2022, applicable progressivement jusqu’en 2026). La CIFRE exige un salaire minimum identique de 2 300 € brut/mois, avec une subvention de 14 000 € par an versée à l’entreprise par l’ANRT. L’ANR soutient environ 1 800 doctorants par ses appels à projets, soit 11 % des primo-inscrits financés.

    Panorama du financement doctoral en France (2024-2025)

    Le MESR publie chaque année une note flash sur les doctorants et docteurs. Les données les plus récentes disponibles portent sur l’année universitaire 2023-2024 et sur les promotions de docteurs diplômés en 2023 et 2024.

    • 69 432 doctorants inscrits au total en 2024-2025 (source).
    • 17 000 primo-inscrits à la rentrée 2024, en hausse de 3,2 % par rapport à 2023.
    • 81 % des primo-inscrits 2024-2025 bénéficient d’un financement dédié, selon la plateforme nationale du doctorat.
    • 289 écoles doctorales accréditées par le MESR en 2024.

    La répartition des sources de financement parmi les primo-inscrits financés en 2024-2025 se présente ainsi :

    Sources de financement des primo-inscrits en doctorat (2024-2025)
    Source de financement Part des primo-inscrits financés
    Dotation MESR (contrat doctoral public) 31 %
    CIFRE (convention industrielle) 8 %
    ANR (projets de recherche) 11 %
    Autres sources (CNRS, Inserm, régions, Europe, entreprises…) 50 % (hors CIFRE et ANR)

    Source : Plateforme nationale du doctorat — Financement.

    Le contrat doctoral public : montants et cadre légal 2026

    Le contrat doctoral est le principal mode de financement public en France. Créé par le décret n° 2009-464 du 23 avril 2009, il permet à un établissement public d’enseignement supérieur ou de recherche d’embaucher un doctorant en qualité d’agent contractuel de la fonction publique pour une durée initiale de trois ans.

    Montants 2026 — évolution depuis 2021

    La rémunération minimale a connu une revalorisation progressive fixée par l’arrêté du 26 décembre 2022 :

    Évolution de la rémunération minimale du doctorant contractuel
    Date d’effet Montant brut mensuel Source
    1er septembre 2021 1 866 € MESR
    1er septembre 2022 1 975 € MESR
    1er janvier 2023 2 044 € Arrêté 26/12/2022
    1er janvier 2024 2 100 € Arrêté 26/12/2022
    1er janvier 2025 2 200 € Arrêté 26/12/2022
    1er janvier 2026 2 300 € Arrêté 26/12/2022

    Ces montants sont confirmés par la page officielle du MESR dédiée au financement doctoral et par la page Étudiant.gouv sur le financement doctoral.

    Caractéristiques du contrat doctoral

    • Durée initiale : 3 ans, prorogeable deux fois (1 an maximum par prorogation).
    • Statut : agent contractuel de la fonction publique, avec affiliation à la Sécurité sociale et cotisation retraite.
    • Missions complémentaires optionnelles : enseignement (64 heures équivalent TD maximum), expertise ou diffusion de la culture scientifique, avec une rémunération complémentaire.
    • Attribution : via les Écoles Doctorales, sur concours ou sélection sur dossier ; le nombre de contrats alloués à chaque ED dépend de la dotation budgétaire du MESR et, pour certains, de crédits ANR ou PEPR.

    La CIFRE : financement industriel, montants et statistiques

    La Convention Industrielle de Formation par la Recherche (CIFRE) est gérée par l’Association Nationale Recherche Technologie (ANRT) pour le compte du MESR. Elle permet à une entreprise d’embaucher un doctorant pour mener des travaux de recherche en lien avec un laboratoire public.

    Montants et subventions 2026

    Dispositif CIFRE — chiffres clés 2026
    Paramètre Valeur 2026
    Salaire brut annuel minimum 27 600 € (soit 2 300 €/mois)
    Subvention annuelle ANRT à l’entreprise 14 000 € (non soumis à TVA)
    Durée de la subvention 3 ans
    Conventions attribuées par an (environ) 1 300 à 1 857 (selon les années)
    Crédit d’impôt recherche (CIR) pour l’entreprise Oui, applicable en complément

    Source : ANRT — Le dispositif CIFRE ; MESR — Le financement doctoral.

    Performances et débouchés

    Les données de l’ANRT mettent en avant des taux d’insertion professionnelle élevés pour les docteurs CIFRE :

    • 91 % des docteurs CIFRE sont en emploi dans l’année suivant la fin de leur convention.
    • 97 % sont en emploi dans les cinq ans.
    • Plus de 70 % poursuivent ou rejoignent le secteur privé, contre moins de 50 % pour l’ensemble des docteurs.
    • Plus de 4 500 partenariats actifs avec des entreprises de toutes tailles et secteurs au moment de la publication des données ANRT.

    L’ANR et ses instruments de financement doctoral

    L’Agence nationale de la recherche (ANR) ne finance pas directement les doctorants : elle alloue des budgets aux projets de recherche sélectionnés, qui peuvent inclure des postes de doctorants. En 2024-2025, l’ANR soutenait environ 1 800 doctorants primo-inscrits, représentant 11 % des primo-inscrits financés.

    Budget ANR 2024

    Le budget d’intervention de l’ANR pour l’exercice 2024 s’élevait à 1,24 milliard d’euros (source : ANR — Budget), en hausse de 3,9 % à périmètre constant par rapport à 2023. Depuis sa création, l’ANR a financé plus de 30 000 projets.

    L’AAPG 2026 en chiffres

    L’Appel à projets générique 2026 (AAPG 2026) mobilise cinq instruments : JCJC (jeunes chercheuses et chercheurs), PRME (projets ambitieux), PRC (collaboratif national), PRCI (collaboratif international) et PRCE (incluant une entreprise). Au terme de l’étape 1, 2 986 pré-propositions ont été sélectionnées pour passer à l’étape 2 parmi 7 290 éligibles, soit un taux de sélection de 40,9 %. Les projets retenus débuteront leurs travaux à partir de juillet 2026 (résultats étape 1 AAPG 2026).

    Important : Les contrats doctoraux financés par l’ANR sont portés par le laboratoire coordinateur du projet, pas directement par l’ANR. C’est l’établissement d’accueil qui signe le contrat doctoral avec l’étudiant, dans le cadre légal du décret 2009-464.

    Autres dispositifs : PEPR, DGA, collectivités, fondations

    Au-delà des trois grands dispositifs, plusieurs sources de financement complémentaires existent :

    • Programmes et équipements prioritaires de recherche (PEPR) : financés dans le cadre de France 2030, ces programmes thématiques (IA, santé, énergie, etc.) incluent des enveloppes pour doctorants. Certaines ED bénéficient d’allocations PEPR allouées via les établissements coordinateurs.
    • DGA (Direction générale de l’armement) : contrats doctoraux dans le domaine de la défense, gérés via des thèses DGA-CNRS ou DGA-universités.
    • Collectivités territoriales : régions et métropoles financent parfois des doctorats en lien avec leurs stratégies économiques (ex : Bretagne, Auvergne-Rhône-Alpes).
    • Fondations et mécènes : Fondation de France, Fondation pour la Recherche Médicale (FRM), etc. pour des disciplines spécifiques.
    • Bourses européennes : Marie Skłodowska-Curie Actions (MSCA), ERC Starting Grant — des dispositifs compétitifs à fort prestige international.

    Comparatif des principaux financements doctoraux 2026

    Comparatif contrat doctoral / CIFRE / ANR (2026)
    Critère Contrat doctoral CIFRE Doctorat ANR
    Employeur Établissement public Entreprise privée Établissement public
    Salaire min. brut/mois (2026) 2 300 € 2 300 € 2 300 € (idem décret)
    Durée 3 ans (+ 2 × 1 an) 3 ans 3 ans (idem décret)
    Subvention supplémentaire Non 14 000 €/an à l’entreprise Non
    Orientation thématique Libre (ED décide) R&D appliquée, entreprise Selon axes projet ANR
    Nombre annuel (approx.) ~4 000–5 000 ~1 300–1 857 ~1 800

    Conseils pratiques pour décrocher un financement

    La compétition pour les financements doctoraux est réelle. Voici les leviers sur lesquels vous pouvez agir :

    1. Contacter les laboratoires avant la publication des offres : les sujets de thèse MESR sont souvent pré-identifiés par les directeurs de recherche avant l’appel officiel de l’ED. Envoyer un dossier spontané en fin de M1 augmente vos chances.
    2. Cibler les ED qui reçoivent des dotations ANR ou PEPR : les informations sur les projets en cours d’un laboratoire sont publiques sur le site ANR (liste des projets ANR).
    3. Explorer la CIFRE si vous visez l’industrie : les offres sont publiées sur la plateforme de l’ANRT. Les secteurs informatique, ingénierie et sciences de la vie concentrent la majorité des postes.
    4. Soigner votre mémoire de M2 : la qualité du mémoire est le premier critère d’évaluation pour une candidature en doctorat. Un document bien rédigé, avec une problématique claire et une revue de littérature solide, fait la différence. Notre article sur la mise en forme du mémoire et les conseils sur la gestion de la soutenance peuvent vous y aider.
    5. Préparer son projet de recherche en amont : un synopsis de 2 à 5 pages présentant la question de recherche, les méthodes envisagées et la contribution attendue est souvent demandé dès la candidature à l’ED.
    Finalisez votre mémoire de M2 avant de candidater en doctorat

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    FAQ — Financements du doctorat en France

    Quel est le salaire d’un doctorant contractuel en France en 2026 ?

    Depuis le 1er janvier 2026, le montant minimum du contrat doctoral est fixé à 2 300 € brut par mois, conformément à l’arrêté du 26 décembre 2022. Ce montant est identique pour les CIFRE et pour les contrats financés par l’ANR dans les laboratoires publics. Les établissements peuvent verser davantage, selon leur politique salariale ou les missions complémentaires (enseignement, etc.).

    Quelle est la différence entre un contrat doctoral et une CIFRE ?

    Le contrat doctoral est un contrat de droit public avec un établissement d’enseignement supérieur ou de recherche. La CIFRE est un contrat de droit privé (CDI ou CDD) avec une entreprise : l’ANRT verse à l’entreprise une subvention de 14 000 €/an, et l’entreprise doit rémunérer le doctorant à hauteur d’au moins 2 300 € brut/mois en 2026. Les deux modes mènent au même diplôme de doctorat, mais la CIFRE implique une double appartenance (entreprise + laboratoire).

    Est-il possible de faire un doctorat sans financement en France ?

    Légalement, oui — il n’existe pas d’obligation légale de financement pour s’inscrire en doctorat. En pratique, la plupart des ED et des directeurs de thèse refusent de prendre en charge un doctorant non financé, surtout dans les sciences expérimentales. En sciences humaines et sociales, des doctorants en situation de salariat ou de cumul d’activités existent, mais cette configuration est de plus en plus rare et découragée.

    Comment l’ANR finance-t-elle les doctorants ?

    L’ANR ne signe pas de contrats directement avec les doctorants. Elle alloue un budget global à un projet de recherche sélectionné (via l’AAPG ou des appels thématiques), dans lequel le laboratoire peut prévoir des postes de doctorants. L’établissement porteur recrute alors le doctorant via un contrat doctoral standard, financé sur le budget du projet ANR. En 2024-2025, environ 1 800 primo-inscrits bénéficiaient ainsi d’un financement ANR.

    Peut-on cumuler un contrat doctoral avec un enseignement ?

    Oui. Le décret 2009-464 prévoit des missions complémentaires facultatives pour les doctorants contractuels, notamment l’enseignement dans la limite de 64 heures équivalent TD par an. Ces missions donnent lieu à une rémunération complémentaire. Elles sont contractualisées avec l’établissement et ne sont pas automatiques : elles font l’objet d’un avenant au contrat doctoral.

  • Science ouverte en France 2024 : taux d’accès ouvert, disciplines et plan national

    Science ouverte en France 2024 : taux d’accès ouvert, disciplines et plan national

    Science ouverte en France 2024 : taux d’accès ouvert, disciplines et plan national

    En décembre 2024, 67 % des 160 000 publications scientifiques françaises parues en 2023 sont accessibles en accès ouvert, selon le Baromètre français de la Science Ouverte (BSO) publié par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Ce chiffre représente une hausse de 1,5 point par rapport à l’édition précédente et confirme une trajectoire de progression continue depuis la création du baromètre. Loin d’être une simple statistique ministérielle, ce taux conditionne l’accès au savoir pour des millions d’étudiants, de chercheurs indépendants et de professionnels qui ne disposent pas d’abonnements institutionnels coûteux.

    Le science ouverte France statistiques 2024 agrège les données de publications portant un identifiant DOI ou HAL, couvrant des dizaines de disciplines et des centaines d’établissements. Les résultats révèlent des écarts considérables selon les champs disciplinaires, les modes d’ouverture et les financeurs. Pour les doctorants et enseignants-chercheurs qui doivent se conformer aux obligations de dépôt, comprendre ces dynamiques est devenu indispensable.

    Cet article analyse les chiffres clés du BSO 2024, les obligations imposées par l’ANR, le rôle pivot de HAL, les disparités disciplinaires confirmées et les orientations du deuxième Plan national pour la science ouverte (PNSO 2021-2024).

    Résultat clé
    67 % des publications scientifiques françaises (corpus de 160 000 articles de 2023) sont en accès ouvert en décembre 2024 — un taux qui a plus que doublé depuis 2018. Pour les projets financés par l’ANR, ce taux monte à 88,6 %, grâce à un mandat d’accès immédiat appliqué depuis le Plan d’action 2022.

    Taux global d’accès ouvert en 2024 : 67 % sur 160 000 publications

    Le Baromètre français de la Science Ouverte analyse chaque année le corpus des publications scientifiques françaises portant un DOI ou un identifiant HAL. Pour l’édition 2024 — portant sur les publications de l’année 2023 — ce corpus atteint 160 000 articles, représentant la quasi-totalité de la production scientifique nationale indexée.

    Sur ce périmètre, 67 % des publications sont accessibles en accès ouvert au 31 décembre 2024. Ce résultat place la France dans le peloton de tête des pays européens engagés dans la transformation vers l’accès ouvert. La progression annuelle reste positive, même si elle ralentit : +1,5 point par rapport à 2022, contre des gains de 4 à 6 points enregistrés entre 2018 et 2022.

    Évolution du taux d'accès ouvert des publications ANR 2019-2024 : progression de 65,3 % à 88,6 %
    Source : ANR — Baromètre science ouverte 2024
    Taux d’accès ouvert des publications scientifiques françaises — BSO 2024
    Indicateur Valeur 2024
    Corpus analysé (publications 2023) 160 000 articles
    Taux d’accès ouvert global 67 %
    Variation par rapport à l’édition précédente +1,5 point
    Publications partageant un jeu de données 25 % (+3 pts)
    Publications partageant le code produit Légèrement sous 20 % (stable)
    Établissements dotés d’une politique de science ouverte 57,5 %

    Source : MESR — Baromètre français de la Science Ouverte 2024.

    Évolution depuis 2018 : une progression continue, mais un ralentissement récent

    Lancé en 2018 dans le sillage du premier Plan national pour la science ouverte, le baromètre français mesure une transformation structurelle de l’édition scientifique. Les données historiques disponibles tracent une courbe de progression remarquable.

    En décembre 2019, 49 % des publications de 2018 étaient en accès ouvert. En décembre 2020, ce taux atteignait 56 % pour les publications de 2019. En 2022, le baromètre enregistrait déjà 67 % pour les publications de 2021 — un plateau apparent qui se confirme pour 2023. Autrement dit, le taux a plus que doublé par rapport au niveau de référence observé pour les publications de 2017 (environ 38 %), mais la progression annuelle tend à se tasser depuis 2022.

    Évolution du taux d’accès ouvert — publications françaises (BSO)
    Année de publication Taux d’accès ouvert mesuré
    2017 ~38 %
    2018 49 %
    2019 56 %
    2021 67 %
    2023 (édition 2024) 67 % (+1,5 pt)

    Cette stabilisation n’est pas surprenante : les publications les plus facilement convertibles à l’accès ouvert — celles financées sur fonds publics et dans des disciplines où les archives ouvertes sont culturellement acceptées — ont déjà basculé. Les résistances restantes se concentrent dans des segments où les éditeurs commerciaux détiennent une position dominante, notamment en sciences biomédicales et en sciences humaines et sociales.

    Pour les chercheurs qui déposent leurs travaux dans HAL, cette dynamique souligne l’importance d’un dépôt systématique. Les statistiques HAL et thèses.fr pour 2026 montrent que l’archive ouverte nationale reste un levier central pour atteindre les objectifs nationaux d’ici 2030.

    Disparités disciplinaires : de 91 % en mathématiques à 44 % pour les essais cliniques

    Le taux global de 67 % masque des réalités disciplinaires très contrastées. Le Baromètre 2024 confirme que le niveau d’ouverture varie de façon significative d’une discipline à l’autre, tout en restant globalement stable d’une année sur l’autre au sein de chaque champ.

    Les mathématiques affichent le taux le plus élevé : 91 % des publications financées par l’ANR en mathématiques sont en accès ouvert. Cette performance s’explique par une culture disciplinaire ancienne du preprint — les dépôts sur arXiv et HAL précèdent souvent la publication formelle —, et par l’adoption massive de la voie verte. À l’opposé, le secteur de la santé présente des contraintes spécifiques.

    Pour les essais cliniques dans le domaine de la santé, la situation est préoccupante : seulement 44 % des essais partagent leurs résultats dans les trois ans suivant la fin de l’essai, en recul de 8 points par rapport à l’édition précédente (52 %). Ce déclin interpelle, dans un contexte où la transparence sur les résultats d’essais cliniques est une exigence éthique internationale et une condition de reproductibilité scientifique.

    Point de vigilance : essais cliniques
    Le recul de 8 points du partage des résultats d’essais cliniques (de 52 % à 44 %) constitue le signal d’alerte de l’édition 2024. Ce chiffre est surveillé de près par les autorités de santé et les éditeurs médicaux qui conditionnent de plus en plus la publication à la déclaration préalable sur ClinicalTrials.gov ou EU Clinical Trials Register.

    Ces écarts disciplinaires tiennent à plusieurs facteurs structurels :

    • Culture du preprint : très ancrée en mathématiques, physique et informatique ; plus récente en SHS et quasi-absente en droit.
    • Modèles économiques des éditeurs : en médecine et en sciences de la vie, les grands éditeurs commerciaux (Elsevier, Springer, Wiley) maintiennent des embargo longs sur la voie verte.
    • Obligations contractuelles : les financeurs comme l’ANR ou l’ERC imposent des mandats qui pèsent davantage dans les disciplines à fort taux de financement public.
    • Modèles APC (Article Processing Charges) : leur coût, souvent supérieur à 2 000 €, freine l’accès ouvert immédiat via la voie dorée dans les disciplines où les financements sont plus modestes.

    Pour les doctorants préparant leur thèse, connaître le taux de leur discipline permet d’anticiper les contraintes de dépôt. Le panorama complet des publications françaises par discipline, rang mondial et impact HCERES fournit un cadrage utile pour situer ces statistiques d’accès ouvert dans l’écosystème global de la recherche française.

    Modes d’ouverture : l’éditeur progresse, l’archive ouverte stagne

    L’accès ouvert ne se réduit pas à un taux agrégé : il couvre des réalités très différentes selon la voie empruntée. Le BSO distingue deux grands modes :

    • Voie dorée (Gold OA) : publication dans une revue intégralement ou partiellement en accès ouvert, avec ou sans APC.
    • Voie verte (Green OA) : dépôt d’une version du manuscrit (preprint, version acceptée ou version publiée) dans une archive ouverte comme HAL, arXiv ou PubMed Central.

    L’édition 2024 du BSO enregistre une tendance claire : l’ouverture via la plateforme éditeur progresse de +4 points, tandis que l’ouverture via les archives ouvertes stagne. Cette asymétrie traduit l’accélération des politiques de voie dorée des grands éditeurs — notamment via les accords transformants négociés par Couperin — au détriment d’un dépôt en archive qui reste souvent facultatif ou méconnu dans les établissements.

    Cette évolution soulève une question de souveraineté scientifique : la dépendance croissante à la voie dorée via les plateformes éditeurs transfère la maîtrise de l’accès à des acteurs commerciaux, dont les politiques tarifaires et les conditions d’utilisation peuvent évoluer. Les défenseurs de la voie verte — dont HAL, financé sur fonds publics — insistent sur la nécessité d’équilibrer les deux modes.

    Le mandat ANR : 88,6 % d’accès ouvert et 97 % de dépôts dans HAL

    L’Agence nationale de la recherche (ANR) publie depuis plusieurs années sa propre déclinaison du baromètre, centrée sur les publications issues des projets qu’elle finance. Les résultats de l’édition 2024 sont particulièrement significatifs.

    88,6 % des publications issues de projets ANR (publiées en 2023) sont en accès ouvert, soit une progression de 23,3 points depuis 2019 où ce taux s’établissait à 65,3 %. Cette performance reflète l’efficacité du mandat ANR, qui impose depuis le Plan d’action 2022 que toutes les publications de projets financés soient déposées immédiatement en accès ouvert dans HAL, sans embargo, sous licence CC-BY ou équivalente.

    97 % des publications issues des appels spécifiques de science ouverte de l’ANR sont présents dans HAL. Ce taux presque parfait illustre que lorsque l’obligation est claire, bien communiquée et vérifiée, le taux de conformité est quasi total.

    Baromètre science ouverte ANR — évolution du taux d’accès ouvert
    Année de mesure Taux OA publications ANR
    2019 65,3 %
    2021 ~75 % (progression intermédiaire)
    2024 88,6 %
    Progression totale 2019-2024 +23,3 points

    Source : ANR — Baromètre science ouverte 2024 : 88,6 % des publications en accès ouvert.

    Pour les doctorants bénéficiant d’un contrat doctoral ANR ou d’une allocation CIFRE incluant un partenaire ANR, ces obligations s’appliquent directement à leurs articles. Le panorama des financements de doctorat en France 2026 (ANR, écoles doctorales, régions) détaille les conditions contractuelles associées à chaque type de financement.

    Partage des données et des codes : des progrès, mais des marges importantes

    Le BSO 2024 inaugure un suivi élargi incluant pour la première fois, en version bêta, le partage des données de recherche et des codes sources logiciels — deux piliers du deuxième PNSO. Les résultats de cette première mesure fournissent un état des lieux utile.

    25 % des publications françaises de 2023 partagent un jeu de données, soit une progression de 3 points par rapport à l’édition précédente. Ce résultat dépasse la part des publications partageant le code produit, qui reste légèrement sous 20 % (stable). L’écart entre données et codes reflète en partie les différentes cultures disciplinaires : en sciences expérimentales, le dépôt de données brutes devient une norme éditoriale imposée par les revues de haut rang, tandis que le partage de code reste moins systématisé en dehors de l’informatique et de la bioinformatique.

    Pour les chercheurs qui écrivent leurs premiers articles ou préparent leur soutenance de thèse, ces chiffres ont une implication concrète : les revues de référence exigent de plus en plus la mise à disposition des données dans un entrepôt certifié (Zenodo, Figshare, Recherche Data Gouv) comme condition de soumission ou de révision. Anticiper ce dépôt dès la phase de collecte évite des retards à la publication.

    Politiques institutionnelles : 57,5 % des établissements dotés d’une politique de science ouverte

    L’édition 2024 du BSO introduit un nouveau périmètre de mesure : le suivi des politiques institutionnelles de science ouverte dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche français. Ce nouvel indicateur révèle qu’en 2024, 57,5 % des établissements considérés disposent d’une politique formalisée de science ouverte.

    Ce chiffre est en réalité à double lecture. D’un côté, plus de la moitié des établissements ont formalisé leurs engagements, ce qui représente une avancée structurelle significative depuis le premier PNSO de 2018. De l’autre, près d’un établissement sur deux n’a pas encore adopté de cadre institutionnel clair, ce qui se traduit souvent par une connaissance insuffisante des obligations parmi les doctorants et enseignants-chercheurs de ces établissements.

    Dans les universités et grandes écoles dotées d’une politique formalisée, les chercheurs bénéficient généralement :

    • D’un service d’appui au dépôt HAL et à la gestion des données de recherche ;
    • De financements institutionnels pour couvrir les APC des publications en accès ouvert immédiat ;
    • De formations dédiées à la science ouverte, souvent intégrées aux formations doctorales.

    Le Plan national pour la science ouverte 2021-2024 : cadre et objectifs

    Les statistiques du BSO s’inscrivent dans un cadre politique explicite : le deuxième Plan national pour la science ouverte (PNSO 2021-2024), adopté en juillet 2021 par le gouvernement français. Ce plan fixe l’objectif de 100 % de publications en accès ouvert d’ici 2030, en ligne avec la Loi de programmation de la recherche 2021-2030.

    Articulé en 12 mesures, ce deuxième PNSO vise à généraliser la science ouverte à l’ensemble du processus de recherche — publications, données, codes sources et logiciels — et non plus aux seules publications. Parmi ses dispositions clés :

    • Obligation généralisée de dépôt en accès ouvert pour les publications issues de projets financés sur fonds publics, avec accès immédiat sans embargo ;
    • Soutien au modèle diamant (accès ouvert sans frais pour les auteurs ni pour les lecteurs) via le Fonds national pour la science ouverte ;
    • Promotion du multilinguisme et financement de traductions pour assurer la diffusion des travaux français en dehors de l’espace anglophone ;
    • Triplement du budget dédié à la science ouverte, passé de 5 M€ à 15 M€ par an.

    Pour les doctorants, la conséquence la plus directe est l’obligation de déposer leur thèse dans le portail Open Access Monitor France et dans theses.fr, dès validation par le jury. Cette obligation s’étend aux articles produits pendant le doctorat lorsqu’ils sont financés par l’ANR ou un autre bailleur public signataire du Plan S européen.

    La trajectoire de la France vers l’objectif 2030 dépend donc autant des politiques des financeurs que de la montée en puissance des politiques institutionnelles. Pour les données complètes sur les effectifs et les financements de la recherche doctorale, voir les statistiques complètes sur le doctorat en France 2026.

    HAL et les obligations de dépôt pour chercheurs et doctorants

    HAL (Hyper Articles en Ligne) est l’archive ouverte nationale française, gérée par le CCSD (Centre pour la Communication Scientifique Directe). Elle joue un rôle central dans la stratégie de science ouverte française, à la fois comme archive de dépôt et comme vecteur de calcul du baromètre.

    Pour les doctorants, les obligations de dépôt dans HAL varient selon le statut du travail :

    • Thèse de doctorat : dépôt obligatoire dans theses.fr (passerelle vers HAL) au moment de la soutenance, sauf dérogation motivée (confidentialité industrielle, CIFRE sous accord de confidentialité).
    • Articles issus d’un projet ANR (Plan d’action 2022 et ultérieur) : dépôt immédiat de la version acceptée dans HAL, sans embargo, sous licence CC-BY.
    • Mémoires de master : dépôt encouragé, souvent sur DUMAS (Dépôt Universitaire de Mémoires Après Soutenance), hébergé par HAL. Le détail des pratiques est analysé dans l’article sur le taux de dépôt des mémoires sur DUMAS/HAL en 2026.

    Le taux de 97 % de présence dans HAL pour les publications issues des appels spécifiques ANR démontre que l’obligation de dépôt, lorsqu’elle est clairement formulée et vérifiée dans les rapports finaux de projet, est massivement respectée. L’enjeu pour les années à venir est d’étendre ce niveau de conformité à l’ensemble des productions scientifiques françaises, quel que soit le financeur.

    Sur le plan pratique, le dépôt dans HAL est facilité par des interfaces de dépôt par établissement (portails HAL-[NomÉtablissement]) et par l’intégration croissante avec les outils de gestion des références (Zotero, Mendeley). Certains établissements proposent également des imports automatiques depuis des bases comme Web of Science ou Scopus.

    Tesify et la rédaction de thèse ou de mémoire
    Si vous préparez un mémoire de master ou une thèse de doctorat en France, Tesify vous accompagne dans la structuration, la rédaction assistée par IA et la mise en conformité avec les exigences de dépôt HAL ou DUMAS de votre établissement.

    FAQ — Questions fréquentes sur la science ouverte en France

    Quel est le taux d’accès ouvert des publications scientifiques françaises en 2024 ?

    Selon le Baromètre français de la Science Ouverte 2024 (MESR), 67 % des 160 000 publications scientifiques françaises parues en 2023 sont en accès ouvert en décembre 2024. Ce taux est en hausse de 1,5 point par rapport à l’édition précédente et a plus que doublé depuis 2018.

    Qu’est-ce que le Baromètre français de la Science Ouverte (BSO) ?

    Le BSO est un outil de suivi annuel publié par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Il mesure le taux d’accès ouvert des publications scientifiques françaises portant un DOI ou un identifiant HAL. Depuis 2024, il suit également, en version bêta, le partage des données de recherche et des codes sources.

    Quel est le taux d’accès ouvert pour les projets financés par l’ANR ?

    Pour les publications issues de projets ANR (publiées en 2023), le taux d’accès ouvert atteint 88,6 % en 2024, contre 65,3 % en 2019 — soit une progression de 23,3 points en cinq ans. Par ailleurs, 97 % des publications issues des appels spécifiques science ouverte de l’ANR sont présentes dans HAL.

    Quelle discipline a le taux d’accès ouvert le plus élevé en France ?

    Les mathématiques affichent le taux le plus élevé parmi les disciplines suivies par l’ANR : 91 % des publications issues de projets ANR en mathématiques sont en accès ouvert. Cette performance s’explique par la culture ancienne du preprint (arXiv, HAL) dans cette discipline.

    Pourquoi le taux de partage des résultats d’essais cliniques a-t-il baissé en 2024 ?

    Le BSO 2024 enregistre un recul de 8 points du partage des résultats d’essais cliniques dans les trois ans suivant leur fin : de 52 % à 44 %. Ce déclin est attribué à des difficultés structurelles dans le suivi post-essai et aux délais de publication dans les revues médicales commerciales. Les autorités sanitaires et les éditeurs médicaux renforcent leurs exigences en réponse.

    Quelle est l’obligation de dépôt dans HAL pour les doctorants ?

    Tout doctorant soutenant sa thèse en France doit la déposer dans theses.fr (qui alimente HAL), sauf dérogation justifiée (confidentialité industrielle). Pour les articles publiés dans le cadre d’un financement ANR (Plan d’action 2022 et postérieur), le dépôt immédiat en accès ouvert dans HAL, sans embargo, sous licence CC-BY, est obligatoire.

    Qu’est-ce que le Plan national pour la science ouverte 2021-2024 ?

    Le deuxième PNSO, adopté en juillet 2021, vise à généraliser la science ouverte à l’ensemble du processus de recherche — publications, données et codes sources — avec pour objectif 100 % de publications en accès ouvert d’ici 2030. Il comporte 12 mesures, triple le budget dédié à 15 M€/an et renforce le soutien au modèle diamant sans frais pour les auteurs.

    Quelle est la différence entre voie dorée et voie verte en accès ouvert ?

    La voie dorée consiste à publier dans une revue en accès ouvert immédiat, souvent avec des frais d’APC à la charge de l’auteur ou de son établissement. La voie verte consiste à déposer une version du manuscrit (version acceptée ou preprint) dans une archive ouverte comme HAL, sans frais, en parallèle ou après publication dans une revue abonnement.

    Combien d’établissements français ont une politique de science ouverte en 2024 ?

    Selon le BSO 2024, 57,5 % des établissements d’enseignement supérieur et de recherche français considérés dans le baromètre disposaient d’une politique formalisée de science ouverte en 2024. C’est le premier exercice de suivi de cet indicateur, introduit dans cette édition du baromètre.

  • 12 Newsletters Académiques Françaises à Suivre en 2026 pour sa Veille Scientifique

    12 Newsletters Académiques Françaises à Suivre en 2026 pour sa Veille Scientifique

    12 Newsletters Académiques Françaises à Suivre en 2026 pour sa Veille Scientifique

    Dans un contexte de production scientifique qui s’accélère — plus d’un million d’articles publiés chaque année en France et dans les espaces francophones — rester informé des avancées de sa discipline sans passer ses journées à surveiller des dizaines de revues est un vrai défi. Les newsletters académiques sont la réponse la plus efficace à ce problème : quelques emails par semaine, sélectionnés par des experts, suffisent à maintenir une veille scientifique sérieuse.

    En 2026, l’écosystème des newsletters académiques françaises s’est considérablement enrichi. Certaines sont généralistes et accessibles au grand public éclairé, d’autres sont disciplinaires et destinées aux chercheurs et étudiants en master. Toutes sont gratuites à l’abonnement et constituent une source d’information bien plus fiable que les algorithmes des réseaux sociaux.

    Réponse rapide : Les 12 meilleures newsletters académiques françaises en 2026 sont : The Conversation France, la Lettre de France Universités, la newsletter du CNRS, ANR Info, la veille de l’INIST-CNRS, la Newsletter de Science Ouverte du Comité pour la Science Ouverte, Campus Matin, la Lettre de France Science, la veille SAES, les newsletters d’OpenEdition, la Lettre d’information du MESRI, et la Newsletter de Huma-Num pour les SHS numériques. Toutes sont gratuites.

    Newsletters Généralistes sur la Recherche Française

    Vidéo : Comment faire une veille scientifique efficace — Scribbr France

    1. The Conversation France — La Référence de la Vulgarisation Académique

    Fréquence : Quotidienne (digest) | Abonnés : 140 000+ | Inscription : theconversation.com/fr/newsletters

    The Conversation France est le média académique de référence en France : des articles rédigés exclusivement par des enseignants-chercheurs et chercheurs, relus par des journalistes professionnels, et publiés sous Creative Commons. La newsletter quotidienne sélectionne les 3 à 5 articles les plus importants du jour sur tous les domaines : sciences sociales, sciences exactes, environnement, santé, politique, économie.

    Avec plus de 140 000 abonnés à sa newsletter et 6 millions de pages vues par mois, The Conversation France est devenu incontournable pour tout étudiant souhaitant s’informer sur les débats académiques actuels avec une rigueur garantie par le statut des auteurs. Depuis 2015, plus de 12 000 auteurs ont contribué à la plateforme française.

    • Pourquoi s’abonner : Actualité scientifique fiable, accessibilité, toutes disciplines, Creative Commons (citabilité)
    • Idéal pour : Veille générale, trouver des angles pour son mémoire, comprendre les débats actuels
    • Astuce : Utilisez la fonction « sauvegarder » de The Conversation pour archiver les articles pertinents pour votre bibliographie

    2. France Universités — Hebdo de l’Enseignement Supérieur

    Fréquence : Hebdomadaire | Inscription : franceuniversites.fr

    France Universités (anciennement CPU — Conférence des Présidents d’Université) publie une lettre de veille hebdomadaire sur l’actualité de l’enseignement supérieur et de la recherche en France. Elle recense les décisions politiques, les rapports officiels, les appels à projets et les données statistiques sur les universités françaises.

    Pour un étudiant en master, cette newsletter est utile pour suivre les évolutions du système universitaire, les nouvelles réglementations sur les mémoires et thèses, et les opportunités de financement (bourses, contrats doctoraux, projets ANR).

    • Pourquoi s’abonner : Décisions politiques, données ESR, appels à projets, bourses
    • Idéal pour : Doctorants, étudiants en M2 cherchant un financement, acteurs universitaires

    3. Campus Matin — Le Quotidien des Acteurs de l’ESR

    Fréquence : Quotidienne | Inscription : campusmatin.com

    Campus Matin est le magazine en ligne des personnels et académiques de l’enseignement supérieur et de la recherche. Sa newsletter quotidienne fait la revue de presse de l’ESR français : articles de journaux, rapports officiels, données statistiques et analyses. C’est la première newsletter à suivre pour les étudiants qui s’intéressent à une carrière académique ou dans la recherche publique.

    • Pourquoi s’abonner : Revue de presse ESR quotidienne, informations sur les carrières académiques
    • Idéal pour : Doctorants, étudiants souhaitant faire de la recherche, personnel universitaire

    4. France Science — La Lettre des Attachés Scientifiques

    Fréquence : Mensuelle | Inscription : france-science.com/newsletters-2/

    Le réseau des conseillers et attachés pour la science et la technologie français à l’étranger publie une série de newsletters thématiques sur la recherche et l’innovation mondiale vue depuis la France. Ces newsletters couvrent des domaines spécifiques (IA, santé, énergie, spatial) avec un regard comparatif international particulièrement utile pour les mémoires avec une dimension de droit comparé ou de politique scientifique internationale.

    • Pourquoi s’abonner : Perspective internationale de la recherche française, domaines technologiques
    • Idéal pour : Masters en droit international, sciences politiques, gestion de l’innovation

    Newsletters Institutionnelles de la Recherche Française

    5. CNRS — Les Newsletters Thématiques

    Fréquence : Variable (mensuelle à trimestrielle) | Inscription : cnrs.fr

    Le CNRS propose plusieurs newsletters thématiques correspondant à ses 10 instituts scientifiques : INSB (biologie), INC (chimie), INEE (écologie), INSU (univers), INP (physique), INSHS (SHS), INS2I (informatique), INSIS (ingénierie), INSMI (mathématiques), INC2 (nucléaire). Chaque newsletter est rédigée par les chercheurs de l’institut et présente les avancées récentes, les prix, les publications phares et les événements.

    Pour un étudiant en master, s’abonner à la newsletter de l’institut correspondant à sa discipline est un excellent moyen de rester informé des travaux de pointe en France et de découvrir des laboratoires potentiels pour un stage ou un doctorat.

    • Pourquoi s’abonner : Recherche française de pointe, découverte de laboratoires, actualités disciplinaires
    • Idéal pour : Étudiants en master recherche, candidats au doctorat

    6. ANR Info — Actualités de l’Agence Nationale de la Recherche

    Fréquence : Mensuelle | Inscription : anr.fr

    La newsletter de l’ANR (Agence Nationale de la Recherche) est incontournable pour suivre les appels à projets de financement de la recherche française. Elle recense les nouveaux projets financés, les résultats des appels à projets, les programmes thématiques prioritaires et les partenariats internationaux. Pour un doctorant ou un chercheur en début de carrière, c’est une source d’information stratégique sur les priorités de financement nationales.

    • Pourquoi s’abonner : Appels à projets ANR, financement de la recherche, priorités nationales
    • Idéal pour : Doctorants, jeunes chercheurs, porteurs de projets de recherche

    7. Comité pour la Science Ouverte — Newsletter « Fil SO »

    Fréquence : Mensuelle | Inscription : ouvrirlascience.fr

    Le Comité pour la Science Ouverte (CoSO), placé sous l’égide du MESRI, publie une newsletter dédiée à l’actualité de la science ouverte en France : open access, données de recherche, politiques éditoriales, nouveaux outils de publication et enjeux éthiques. En 2026, avec l’obligation croissante de dépôt en archive ouverte pour les publications financées sur fonds publics, cette newsletter est devenue essentielle pour tout chercheur.

    • Pourquoi s’abonner : Open access, données de recherche, politiques éditoriales
    • Idéal pour : Chercheurs, bibliothécaires, doctorants soucieux de la diffusion de leurs travaux

    8. INIST-CNRS — Veille Scientifique et Technique

    Fréquence : Hebdomadaire | Inscription : inist.fr

    L’INIST-CNRS (Institut de l’Information Scientifique et Technique) est le centre d’expertise du CNRS en matière d’information scientifique. Sa newsletter hebdomadaire propose une veille sur les outils, les méthodes et les politiques d’information scientifique et technique : bases de données, outils de veille, gestion des données, évaluation de la recherche. C’est la newsletter de référence pour les professionnels de l’information documentaire et les chercheurs soucieux de maîtriser les outils de la recherche documentaire.

    • Pourquoi s’abonner : Outils documentaires, veille IST, gestion des données de recherche
    • Idéal pour : Bibliothécaires, documentalistes, chercheurs en master

    Newsletters Disciplinaires et Thématiques

    9. OpenEdition — Newsletter des Revues et Livres en SHS

    Fréquence : Mensuelle | Inscription : openedition.org

    OpenEdition propose des alertes email personnalisables par revue ou collection : abonnez-vous aux nouvelles parutions de vos revues préférées sur OpenEdition Journals et recevez automatiquement les sommaires de chaque nouveau numéro. C’est la forme la plus efficace de veille disciplinaire pour les SHS : vous n’êtes informé que des revues qui comptent pour votre champ.

    • Pourquoi s’abonner : Alertes personnalisées par revue, sommaires automatiques, SHS
    • Idéal pour : Étudiants et chercheurs en SHS qui suivent des revues spécifiques

    10. SAES — Veille Documentaire en Études Anglophones

    Fréquence : Mensuelle | Inscription : saesfrance.org

    La Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur (SAES) publie une veille documentaire mensuelle recensant les nouvelles publications en études anglophones, les appels à contributions, les événements scientifiques et les actualités de la discipline. Un modèle qui existe pour d’autres sociétés savantes françaises dans d’autres disciplines.

    • Pourquoi s’abonner : Veille disciplinaire ciblée, appels à contributions, actualités sociétés savantes
    • Idéal pour : Masters en études anglophones, lettres, langues étrangères
    • Astuce : Cherchez la société savante de votre discipline — la plupart proposent une newsletter ou veille documentaire équivalente

    11. Huma-Num — Newsletter des Humanités Numériques

    Fréquence : Mensuelle | Inscription : huma-num.fr

    Huma-Num, l’infrastructure nationale de soutien aux humanités numériques (CNRS), publie une newsletter sur les outils, méthodes et projets en humanités numériques : traitement automatique des langues, numérisation, cartographie numérique, analyse de réseaux. Pour les étudiants en master qui travaillent sur des corpus numériques ou utilisent des méthodes computationnelles, c’est une référence incontournable.

    • Pourquoi s’abonner : Humanités numériques, outils digitaux, méthodes computationnelles en SHS
    • Idéal pour : Masters en humanités numériques, histoire digitale, linguistique computationnelle

    12. Lettre d’information du MESRI — Politiques Éducatives et Chiffres Clés

    Fréquence : Variable | Inscription : enseignementsup-recherche.gouv.fr

    Le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) publie régulièrement des notes d’information et lettres de veille sur les politiques éducatives françaises, les données statistiques (RERS — Repères et références statistiques) et les textes réglementaires affectant l’enseignement supérieur. Pour les mémoires traitant de politiques éducatives, de statistiques universitaires ou de système d’enseignement supérieur français, ces publications officielles sont des sources primaires indispensables.

    • Pourquoi s’abonner : Données officielles ESR, politiques éducatives, textes réglementaires
    • Idéal pour : Mémoires sur l’éducation, la politique universitaire, les sciences de l’éducation

    Comment Organiser sa Veille Scientifique par Newsletter

    Créez une boîte mail dédiée à la veille académique

    Évitez de mélanger vos newsletters académiques avec votre boîte principale. Créez une adresse email dédiée (ex: prenom.nom.veille@gmail.com) et regroupez-y toutes vos inscriptions. Parcourez cette boîte une fois par semaine, en vous réservant 30 minutes de « revue de newsletters » le lundi matin par exemple.

    Utilisez un agrégateur de newsletters comme Matter ou Readwise

    Des outils comme Matter ou Readwise Reader permettent d’agréger toutes vos newsletters dans une interface de lecture unique, de les annoter et de synchroniser les passages surlignés avec vos notes Obsidian ou Notion. Cela transforme votre veille passive en veille active intégrée à votre workflow de recherche.

    Combiner newsletters et alertes Google Scholar

    Les newsletters institutionnelles couvrent l’actualité large de la recherche française. Pour votre domaine précis, complétez avec des alertes Google Scholar sur vos mots-clés de recherche : chaque nouvelle publication correspondant à vos critères vous est signalée par email. C’est la veille la plus ciblée possible sur votre sujet de mémoire.

    Pour mettre en ordre toutes les références que vous découvrez via ces newsletters, utilisez Zotero pour les capturer directement depuis votre navigateur. Et pour rédiger votre mémoire, Tesify vous accompagne de la problématique à la bibliographie finale.

    Newsletter Fréquence Éditeur Public cible
    The Conversation FR Quotidienne Académiques + journalistes Tous étudiants/chercheurs
    France Universités Hebdo Hebdomadaire France Universités ESR, doctorants
    Campus Matin Quotidienne Campus Matin Personnel ESR, doctorants
    France Science Mensuelle MEAE Sciences politiques, int.
    CNRS Newsletters Mensuelle CNRS Par discipline
    ANR Info Mensuelle ANR Chercheurs, doctorants
    Fil SO — CoSO Mensuelle MESRI/CoSO Open access, données
    INIST-CNRS Veille Hebdomadaire INIST-CNRS Documentation, IST
    OpenEdition Alertes Par parution OpenEdition SHS (personnalisé)
    SAES Veille Mensuelle SAES Anglicistes, langues
    Huma-Num Newsletter Mensuelle Huma-Num/CNRS Humanités numériques
    Lettre MESRI Variable MESRI Sciences de l’éducation
    Bonne nouvelle : Les articles de The Conversation France sont publiés sous licence Creative Commons CC BY ND. Vous pouvez les citer librement dans votre mémoire en indiquant l’auteur, l’institution et la date. C’est une des rares sources journalistiques citable dans un contexte académique.

    FAQ — Newsletters Académiques Françaises

    Puis-je citer un article de The Conversation France dans mon mémoire ?

    Oui, The Conversation France est une source citable dans un mémoire académique car les articles sont rédigés par des enseignants-chercheurs identifiés par leur institution. Citez-le comme toute source web : Nom Prénom (Année), « Titre de l’article », The Conversation France, date de publication, URL. Vérifiez toutefois si votre directeur de mémoire accepte ce type de source — certains préfèrent que vous remontiez aux publications académiques citées dans l’article.

    Quelle newsletter choisir pour suivre l’actualité en sciences humaines ?

    Pour les sciences humaines en France, combinez The Conversation France (actualité accessible), les alertes OpenEdition sur vos revues préférées (nouvelles parutions), la newsletter CNRS-INSHS (actualité disciplinaire des SHS au CNRS), et la veille ISIDORE (agrégateur de contenus SHS). Si votre discipline a une société savante française, abonnez-vous à sa newsletter — c’est souvent la source la plus ciblée.

    Combien de newsletters dois-je suivre sans me surcharger ?

    3 à 5 newsletters maximum pour une veille équilibrée : une généraliste (The Conversation France), une institutionnelle de votre discipline (CNRS thématique ou société savante), une sur les ressources documentaires (INIST-CNRS ou CoSO si vous êtes sensible à l’open access), et des alertes Google Scholar ciblées sur vos mots-clés. Au-delà, le volume d’information devient contre-productif.

    Existe-t-il des newsletters académiques françaises pour les sciences exactes ?

    Oui : les newsletters disciplinaires du CNRS (INP pour la physique, INC pour la chimie, INSB pour la biologie, INS2I pour l’informatique) sont les plus complètes. La newsletter de la Société Française de Physique, de la Société Chimique de France ou de la Société Mathématique de France proposent également une veille disciplinaire de qualité. Pour l’IA et l’informatique, la newsletter de l’AFIHM ou des revues en accès libre sur DOAJ complètent l’ensemble.

    Comment utiliser ces newsletters pour enrichir mon mémoire de master ?

    Abonnez-vous dès le début de votre master recherche (idéalement en M1). Lisez régulièrement les sommaires et sauvegardez les articles pertinents dans Zotero. Quand vous commencez à rédiger votre mémoire, vous disposez déjà d’une bibliothèque de références actualisées. Les articles de The Conversation France peuvent vous donner accès aux débats académiques les plus récents, souvent publiés quelques semaines après les articles de recherche originaux.

    De la veille à la rédaction

    Vous suivez les bonnes newsletters, vos références s’accumulent dans Zotero. L’étape suivante : transformer cette masse de connaissances en un mémoire cohérent et argumenté. Tesify est l’outil IA qui fait le pont entre votre documentation et votre rédaction : plan structuré, aide à la problématique, synthèse de la littérature et bibliographie automatique aux normes françaises.

    Commencer mon mémoire avec Tesify