Erasmus+ France 2026 : Statistiques de Mobilité Étudiante et Destinations
La France est le premier pays d’origine du programme Erasmus+ dans l’enseignement supérieur. En 2022-2023, 57 418 étudiants français ont effectué une mobilité Erasmus+ — études ou stage — dans 33 pays européens et au-delà. Ces statistiques Erasmus France 2026 illustrent à la fois la dynamique de la mobilité internationale française et la transformation profonde que connaît ce programme emblématique depuis sa création en 1987. Comprendre ces chiffres, c’est mesurer l’ouverture internationale de l’enseignement supérieur français et ses effets sur les trajectoires académiques et professionnelles des étudiants.
1. Chiffres clés Erasmus+ France 2022-2023
Les données les plus récentes consolidées portent sur l’année académique 2022-2023. Les statistiques provisoires 2023-2024 confirment la poursuite de la croissance.
| Indicateur | Valeur | Évolution |
|---|---|---|
| Français en mobilité Erasmus+ (sortants) | 57 418 | +9 % / an |
| dont mobilités d’études | 35 125 (61,6 %) | +3 % |
| dont mobilités de stage | 22 293 (38,4 %) | +19,4 % |
| Étudiants Erasmus+ accueillis en France | 32 295 | +19 % |
| Rang mondial (pays d’origine) | 1er | — |
| Total mobilités Europe (programme Erasmus+) | ~428 000 | +22 % |
2. Destinations des étudiants français
Le choix des destinations Erasmus+ des étudiants français reflète des affinités culturelles, linguistiques et géographiques. L’Espagne reste largement en tête depuis plusieurs années :
| Rang | Destination | Mobilités d’études | Part |
|---|---|---|---|
| 1 | Espagne | 11 174 | 19 % |
| 2 | Italie | 5 945 – 6 564 | 11,6 % |
| 3 | Allemagne | 6 224 | 11 % |
| 4 | Belgique | 4 830 | 8 % |
| 5 | Irlande | 3 044 | 5 % |
Pour les mobilités de stage, le classement est légèrement différent, avec la Belgique en 2e position (13,9 %) et l’Allemagne en 3e (9,5 %) après l’Espagne (18,6 %). Les pays anglophones (Irlande, Malte) progressent pour les stages en raison de la prime à l’anglais dans de nombreux secteurs professionnels.
3. Types de mobilité : études vs stage
La dynamique la plus notable des dernières années est l’essor des mobilités de stage Erasmus+, qui progressent bien plus vite (+19,4 %) que les mobilités d’études (+3 %). Cette tendance reflète :
- Une valorisation croissante de l’expérience professionnelle internationale par les employeurs.
- Le renforcement des bourses de stage Erasmus+ dans le cadre du programme 2021-2027 (budget total de 26,2 Md€ sur 7 ans, contre 14,7 Md€ sur 2014-2020).
- L’intégration croissante de stages obligatoires à l’international dans les maquettes de master, notamment en écoles de commerce, en ingénierie et en sciences politiques.
La durée moyenne d’une mobilité d’études Erasmus+ est de 5,5 mois ; celle d’une mobilité de stage est de 3,8 mois. Les étudiants peuvent cumuler des mobilités (études + stage) dans le cadre de leurs études supérieures.
4. Étudiants Erasmus+ accueillis en France
La France attire 32 295 étudiants Erasmus+ entrants en 2022-2023, soit une progression de +19 % en un an. Les premiers pays d’origine de ces étudiants sont :
| Pays d’origine | Effectif entrant | Part |
|---|---|---|
| Allemagne | 6 598 (+46 %) | 20 % |
| Italie | 5 825 | 18 % |
| Espagne | 4 899 | 15 % |
| Belgique | 2 329 | 7 % |
| Roumanie | 1 497 | 5 % |
La progression spectaculaire des Allemands (+46 %) en France témoigne d’un regain d’attractivité des universités françaises, notamment pour les doubles diplômes franco-allemands et les masters dans les grandes métropoles. Les étudiants Erasmus+ entrants contribuent à l’internationalisation des campus français et enrichissent le contexte académique pour les étudiants français.
5. Évolution historique du programme en France
Depuis le lancement d’Erasmus en 1987, la participation française a connu une croissance régulière, avec quelques ruptures notables :
- 1987-2000 : Phase de lancement, faible participation (quelques milliers d’étudiants par an).
- 2000-2014 : Montée en puissance progressive jusqu’à 35 000 sortants annuels (programme Erasmus LLP).
- 2014-2020 : Transition vers Erasmus+, intégrant les stages et les jeunes travailleurs. La France atteint 45 000 participants en 2019.
- 2020-2021 : Effondrement dû au COVID (-60 % sur les mobilités physiques, remplacées en partie par des mobilités virtuelles).
- 2022-2023 : Rebond complet et dépassement des niveaux pré-COVID avec 57 418 participants.
6. Profil des étudiants mobiles
L’analyse du profil des étudiants Erasmus+ français révèle des biais socio-économiques importants :
- Niveau d’études : 70 % des mobilités concernent des étudiants de master et de licence 3. Les étudiants de L1 et L2 sont très peu représentés.
- Filière : Les étudiants de sciences humaines, langues et commerce constituent la majorité des mobiles. Les étudiants de médecine, droit et sciences dures partent moins fréquemment.
- Origine sociale : Les étudiants boursiers sont sous-représentés parmi les mobiles Erasmus+ malgré les bourses de soutien. Leur part est estimée à 17 % des mobiles, pour environ 30 % des effectifs étudiants totaux.
- Genre : 60 % des Erasmus+ français sont des femmes, reflétant leur surreprésentation dans les filières où la mobilité internationale est la plus fréquente (langues, sciences humaines, commerce).
7. Impact sur l’insertion professionnelle
La mobilité Erasmus+ produit des effets documentés sur l’insertion professionnelle. Selon l’étude d’impact du programme (2019, sur 80 000 alumni) :
- Les alumni Erasmus+ présentent un taux de chômage inférieur de 23 % à celui de leurs pairs non mobiles, cinq ans après la diplomation.
- 85 % des participants déclarent que la mobilité Erasmus+ a développé leurs compétences transversales (adaptabilité, langues, gestion interculturelle).
- Les employeurs valorisent significativement l’expérience Erasmus+ dans les secteurs à dimension internationale (conseil, finance, commerce, institutions européennes).
Ces données illustrent pourquoi les universités intègrent de plus en plus des mobilités obligatoires dans leurs maquettes pédagogiques. Pour les étudiants qui rédigent un mémoire à l’étranger ou en double diplôme, la question de la langue d’écriture et des normes académiques est centrale. Voir notre article sur le taux de réussite aux mémoires selon le profil étudiant.
Les étudiants Erasmus+ qui intègrent des outils IA dans leur travail académique font face à des règles différentes selon les pays. Notre article sur l’IA dans l’enseignement supérieur français détaille ces politiques d’établissement.
8. Méthodologie
Les statistiques Erasmus+ sont produites par l’Agence Erasmus+ France (agence.erasmusplus.fr) à partir des données de mobilité déclarées par les établissements participants. Les chiffres 2022-2023 sont définitifs ; les données 2023-2024 sont en cours de consolidation. Les statistiques européennes sont centralisées par l’Agence exécutive européenne pour l’éducation et la culture (EACEA).
Sources : Agence Erasmus+ France | Campus France — Mobilité Erasmus+ 2025 | Toute l’Europe — Erasmus en dix chiffres.
FAQ — Erasmus France 2026 statistiques
Combien d’étudiants français partent en Erasmus chaque année ?
En 2022-2023, 57 418 étudiants français ont participé à une mobilité Erasmus+ (études ou stage), faisant de la France le premier pays d’origine du programme. Ce chiffre progresse d’environ 9 % par an depuis le rebond post-COVID.
Quelle est la destination Erasmus préférée des Français ?
L’Espagne est de loin la première destination Erasmus des étudiants français, avec environ 19 % des mobilités d’études. L’Italie est en 2e position (11,6 %), suivie de l’Allemagne (11 %).
La France accueille-t-elle des étudiants Erasmus+ ?
Oui. En 2022-2023, la France a accueilli 32 295 étudiants Erasmus+ entrants, soit +19 % en un an. Les Allemands constituent le plus grand groupe (20 % des entrants, +46 % en un an), suivis des Italiens et des Espagnols.
Erasmus+ améliore-t-il les chances d’emploi ?
Oui. Selon l’étude d’impact du programme, les alumni Erasmus+ présentent un taux de chômage inférieur de 23 % à celui de leurs pairs non mobiles cinq ans après la diplomation. 85 % déclarent que le programme a développé leurs compétences transversales.
Quelle est la durée moyenne d’un séjour Erasmus+ ?
La durée moyenne d’une mobilité d’études Erasmus+ est de 5,5 mois (généralement un semestre). Une mobilité de stage dure en moyenne 3,8 mois. Les étudiants peuvent cumuler plusieurs mobilités sur l’ensemble de leur cursus.
Tous les étudiants français ont-ils accès à Erasmus+ ?
En théorie oui, mais en pratique les étudiants boursiers sont sous-représentés (17 % des mobiles pour ~30 % des effectifs). Des bourses spécifiques complètent la bourse Erasmus+ pour les étudiants en situation de précarité financière, mais les freins pratiques (logement à l’étranger, coûts d’installation) restent réels.
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