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  • Mobilité Erasmus+ des étudiants français 2026-2027 en chiffres

    Mobilité Erasmus+ des étudiants français 2026-2027 en chiffres

    Mobilité Erasmus+ des étudiants français 2026-2027 en chiffres

    La France est aujourd’hui le premier pays d’Europe pour le nombre de participants envoyés dans le cadre du programme Erasmus+. En 2024, 164 000 mobilités ont été financées au départ du territoire national — soit une hausse de 15 % en un an —, dont 40 % concernaient l’enseignement supérieur. Pour les étudiants qui envisagent un semestre ou un stage à l’étranger en 2026-2027, ces statistiques mobilité Erasmus France 2026 2027 chiffres dessinent un programme en pleine expansion, avec un budget 2025 en hausse de 21 % et une demande qui dépasse désormais largement l’offre de financement.

    Cette page compile, source par source, les données officielles les plus récentes de l’Agence Erasmus+ France / Éducation Formation et de Campus France, ainsi que les montants de bourses en vigueur pour la campagne 2026-2027.

    En bref : La France a financé 164 000 départs Erasmus+ en 2024 (+15 %), dont plus de 57 000 dans l’enseignement supérieur. Les bourses 2026-2027 varient de 250 à 800 €/mois selon la destination. L’Espagne, l’Allemagne et l’Italie restent les trois premiers pays d’accueil des étudiants français.

    Chiffres clés 2024 : la France en tête en Europe

    Selon les données publiées par l’Agence Erasmus+ France, le programme a franchi en juin 2025 le cap symbolique des 2 millions de bénéficiaires cumulés depuis son lancement, dont la moitié acquis au cours des dix dernières années. C’est la démonstration d’une montée en puissance continue qui positionne la France comme l’État membre qui envoie le plus de participants à l’échelle européenne.

    Vidéo : comprendre les étapes d’une mobilité d’études Erasmus+, du dossier au départ.
    Évolution des mobilités Erasmus+ au départ de la France
    Année Total mobilités (toutes filières) Évolution annuelle
    2022 environ 115 000
    2023 142 000 +23 %
    2024 164 000 +15 %

    Pour l’enseignement supérieur spécifiquement, Campus France recense plus de 57 000 étudiants et personnels en mobilité Erasmus+ en 2023 — chiffre en hausse de 9 % sur un an et de 18 % sur cinq ans (2018–2023), selon les Chiffres clés 2025 de Campus France.

    Répartition par secteur éducatif

    Le programme Erasmus+ ne se limite pas à l’université. Les 164 000 départs de 2024 se distribuent entre quatre grands secteurs, avec des dynamiques très différentes :

    Mobilités Erasmus+ par secteur éducatif (France, 2024)
    Secteur Part estimée Fait marquant
    Enseignement supérieur (études + stages) ~40 % Mobilités de personnels +41 %
    Formation professionnelle (VET) ~21 % 34 400+ mobilités courtes d’apprenants
    Enseignement scolaire ~25 % Mobilités de groupe élèves : 42 000 (vs 24 500 en 2023)
    Jeunesse et sport ~14 % 20 000 bénéficiaires ; job shadowing +71 %

    La forte progression de l’enseignement scolaire — tirée par les mobilités de groupe d’élèves — explique une grande partie de la hausse globale de +15 %. Pour les étudiants en master ou en licence, la filière enseignement supérieur reste le canal principal, avec des mobilités individuelles d’études (3 à 12 mois) et de stages (2 à 12 mois).

    Pour approfondir la dimension financière de vos études avant de partir, consultez notre analyse du coût des études supérieures en France en 2026 : frais d’inscription, logement et aides disponibles.

    Pays de destination des étudiants français

    La répartition géographique des mobilités Erasmus+ de l’enseignement supérieur montre une forte concentration sur cinq destinations, selon les données Campus France 2025 :

    Top 5 des destinations Erasmus+ pour les étudiants français (enseignement supérieur, 2023)
    Rang Pays d’accueil Mobilités (étudiants + personnels) Part du total Évolution
    1 Espagne 11 174 19 % +11 %
    2 Allemagne 6 224 11 % +17 %
    3 Italie 5 945 10 % +24 %
    4 Belgique 4 830 8 % +35 %
    5 Irlande 3 044 5 % +17 %

    L’Italie et la Belgique affichent les progressions les plus rapides (+24 % et +35 %), reflétant un attrait croissant pour des destinations historiquement sous-représentées dans les parcours français. L’Irlande, seul pays anglophone de l’espace Erasmus+, reste prisée pour les étudiants en langues ou en management international.

    En sens inverse, la France accueille des mobilités entrantes : plus de 32 000 étudiants et personnels étrangers sont venus en France dans le cadre du programme en 2023, l’Allemagne étant le premier pays émetteur avec 20 % des arrivées (en hausse de 46 %).

    Montants des bourses Erasmus+ 2026-2027

    La bourse mensuelle Erasmus+ est calculée selon trois groupes de pays, définis en fonction du coût de la vie dans le pays d’accueil. Les montants ci-dessous sont ceux en vigueur pour la campagne 2026-2027, conformément aux données de messervices.etudiant.gouv.fr :

    Montants de la bourse Erasmus+ par groupe de pays (2026-2027)
    Groupe Pays concernés (exemples) Mobilité études (€/mois) Mobilité stage (€/mois)
    Groupe 1 — coût de vie élevé Danemark, Finlande, Islande, Irlande, Liechtenstein, Luxembourg, Norvège, Suède 600–800 € 750–950 €
    Groupe 2 — coût de vie intermédiaire Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Grèce, Italie, Pays-Bas, Portugal 500–700 € 650–850 €
    Groupe 3 — coût de vie plus bas Bulgarie, Croatie, Estonie, Hongrie, Pologne, Roumanie, Turquie, Serbie 250–450 € 400–600 €

    Aides complémentaires : les étudiants boursiers CROUS (échelons 6 et 7), en situation de handicap, originaires de zones rurales ou de quartiers prioritaires (QPV) bénéficient d’un forfait inclusion de 250 €/mois supplémentaires. Un bonus mobilité durable est également versé aux étudiants qui choisissent un moyen de transport bas-carbone (train, covoiturage) pour se rendre dans leur pays d’accueil.

    Pour les étudiants des collectivités d’outre-mer, le montant est fixé à 786 €/mois, quelle que soit la destination.

    La bourse Erasmus+ est cumulable avec la bourse sur critères sociaux du CROUS et l’Aide à la Mobilité Internationale (AMI) du MESR. Pour le détail des montants par pays et le calendrier des dossiers, retrouvez notre guide complet sur les bourses Erasmus+ master 2026-2027 et leur calendrier.

    Budget et taux de financement

    Le programme Erasmus+ est doté d’un budget pluriannuel de 28 milliards d’euros pour 2021-2027, soit une augmentation de 80 % par rapport à la période précédente (2014-2020), selon Toute l’Europe. En France, l’enveloppe annuelle allouée par l’Agence Erasmus+ France a évolué comme suit :

    Budget Erasmus+ alloué à la France (Education Formation)
    Appel à projets Enveloppe Évolution Taux de financement
    2023 ~316 M€ 50 %
    2024 ~357 M€ +13 % 44 %
    2025 433,6 M€ +21 % n.d. (demande : 890 M€)

    La demande financière sur l’appel à projets 2025 atteint 890 M€ — soit plus du double de l’enveloppe disponible — ce qui traduit une pression forte sur le programme. Le taux de financement a baissé de 50 % à 44 % entre 2023 et 2024, même si les taux par secteur restent différenciés : 56 % pour la formation professionnelle, 62 % pour l’enseignement supérieur, et 100 % pour l’éducation des adultes. Les 4 782 dossiers de candidatures reçus sur l’appel 2025 se répartissent entre organismes déjà accrédités Erasmus+ (72 %) et nouveaux entrants.

    Calendrier clé pour 2026-2027

    La mobilité Erasmus+ suit un cycle annuel encadré par l’institution d’envoi et l’Agence nationale. Voici les étapes-clés à anticiper pour un départ en 2026-2027 :

    • Dès la rentrée 2025-2026 (septembre–octobre 2025) : prise de contact avec le bureau des relations internationales (BRI) de votre université ou grande école. Les places sont attribuées sur dossier ; les candidatures internes ferment souvent en novembre–décembre.
    • Novembre–janvier : sélection interne, signature de l’accord bilatéral inter-établissements (Learning Agreement pour les études, Training Agreement pour les stages).
    • Janvier–mars 2026 : dépôt du dossier de mobilité auprès de l’université partenaire et validation du plan d’études.
    • Avril–mai 2026 : signature de la convention de subvention avec votre établissement et premier versement de la bourse Erasmus+.
    • Septembre 2026 ou janvier 2027 : départ pour les semestres d’automne ou de printemps.

    L’Agence Erasmus+ France recommande d’entamer les démarches 6 à 12 mois avant la date de départ prévue. Pour les stages, les délais sont généralement plus courts mais restent soumis à validation pédagogique. Pour ne manquer aucune date limite, consultez notre calendrier Erasmus+ 2026-2027 détaillé des candidatures pour la rentrée de septembre.

    Si votre mobilité s’accompagne d’un mémoire de recherche à rédiger, pensez à organiser votre méthode de travail bien avant le départ : l’analyse du coût total d’un master en France peut aussi vous aider à simuler l’impact financier de votre semestre à l’étranger sur votre budget global.

    FAQ

    Combien d’étudiants français partent en Erasmus+ chaque année ?

    En 2024, plus de 57 000 étudiants et personnels de l’enseignement supérieur ont effectué une mobilité Erasmus+, soit une hausse de 9 % par rapport à 2023. Toutes filières confondues, 164 000 mobilités ont été financées au départ de la France (+15 % en un an), dont 40 % dans l’enseignement supérieur, selon l’Agence Erasmus+ France.

    Quels sont les pays de destination les plus choisis par les étudiants français en Erasmus+ ?

    Les cinq premières destinations pour les étudiants et personnels de l’enseignement supérieur français sont : l’Espagne (11 174 mobilités, 19 % du total), l’Allemagne (6 224, +17 %), l’Italie (5 945, +24 %), la Belgique (4 830, +35 %) et l’Irlande (3 044, +17 %). Source : Campus France, Chiffres clés 2025.

    Quel est le montant de la bourse Erasmus+ en 2026-2027 ?

    Pour les mobilités d’études, la bourse Erasmus+ varie de 250 à 800 €/mois selon le groupe de pays. Pour les stages, 150 € supplémentaires par mois s’ajoutent. Un forfait inclusion de 250 €/mois est accordé aux étudiants boursiers CROUS (échelons 6–7), en situation de handicap ou issus de zones QPV/rurales. Les étudiants ultramarins reçoivent 786 €/mois.

    La France est-elle le premier pays envoyeur d’Erasmus+ en Europe ?

    Oui. Selon l’Agence Erasmus+ France, la France est l’État membre qui envoie le plus de participants dans le programme Erasmus+. La barre des 2 millions de bénéficiaires cumulés a été franchie en juin 2025, avec la moitié des mobilités réalisées au cours des dix dernières années.

    Peut-on cumuler la bourse Erasmus+ avec d’autres aides ?

    Oui. La bourse Erasmus+ est cumulable avec la bourse sur critères sociaux du CROUS, l’Aide à la Mobilité Internationale (AMI) du MESR, et les aides régionales ou municipales. Les étudiants boursiers des échelons 6 et 7 bénéficient du forfait inclusion de 250 €/mois en supplément.

    Quand faut-il s’inscrire pour partir en Erasmus+ en 2026-2027 ?

    Il est conseillé de lancer les démarches 6 à 12 mois avant la date de départ, soit dès la rentrée 2025-2026 pour un départ à l’automne ou au printemps 2026-2027. Les candidatures se déposent auprès du bureau des relations internationales de votre établissement, qui fixe ses propres délais internes — souvent en novembre ou décembre pour les départs du semestre suivant.

  • Mobilité étudiante internationale en France 2026 : Erasmus+, entrants et sortants en chiffres

    Mobilité étudiante internationale en France 2026 : Erasmus+, entrants et sortants en chiffres

    Mobilité étudiante internationale en France 2026 : Erasmus+, entrants et sortants en chiffres

    La France est le premier pays d’envoi du programme Erasmus+ depuis deux ans consécutifs : 57 418 participants en 2023, devant l’Allemagne et l’Espagne. Ce rang de leader coexiste avec un flux entrant bien plus modeste — 32 295 étudiants et personnels étrangers accueillis en France via le même programme — révélant un solde sortant net de plus de 25 000 personnes que peu d’analyses chiffrent explicitement. Parallèlement, 443 500 étudiants étrangers toutes filières confondues étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français en 2024-2025, confirmant l’attractivité globale du système.

    Cet article synthétise les données officielles les plus récentes (MESR/SIES, Campus France Chiffres clés 2025, Agence Erasmus+ France) pour dresser un panorama complet des deux sens de la mobilité : volumes de mobilités, top destinations et origines, répartition études/stages, durées moyennes, profil démographique et tendances à horizon 2027. L’angle retenu est délibérément celui des flux bruts, distinct des analyses centrées sur les montants de bourses ou les aides régionales.

    Résultats clés 2023-2025

    • 57 418 participants français en mobilité Erasmus+ (enseignement supérieur, 2023) — 1er pays d’envoi en Europe
    • 32 295 étudiants et personnels étrangers accueillis en France via Erasmus+ en 2023 (+19 % sur un an)
    • 443 500 étudiants étrangers en France toutes filières, 2024-2025 (+17 % sur cinq ans)
    • 5,6 mois : durée moyenne d’une mobilité Erasmus+ en enseignement supérieur
    • 164 000 mobilités totales au départ de la France (tous secteurs Erasmus+, 2024)

    La France, premier pays d’envoi en Europe

    Pour la deuxième année consécutive, la France se classe au premier rang des pays d’envoi du programme Erasmus+ dans l’enseignement supérieur. En 2023, l’Agence Erasmus+ France et Campus France ont enregistré 57 418 participants français (étudiants et personnels), contre environ 52 700 en 2022. La progression annuelle atteint +9 %, et sur cinq ans (2018-2023) la hausse est de +18 %, signe d’une demande structurellement orientée à la hausse.

    Ce rang de premier pays d’envoi traduit à la fois la taille de la population étudiante française — environ 2,9 millions d’inscrits dans l’enseignement supérieur — et une politique publique de valorisation de la mobilité internationale, portée notamment par la stratégie « Bienvenue en France » et les conventions cadres entre le MESR et les établissements.

    Répartition études / stages

    Les mobilités sortantes françaises se répartissent en deux grandes catégories, avec une dynamique divergente en 2022-2023 :

    Mobilité sortante Erasmus+ France — enseignement supérieur, 2022-2023
    Type de mobilité Participants Part Évolution N-1
    Mobilité d’études (SMS) 35 125 61,6 % −5,0 %
    Mobilité de stage (SMP) 21 914 38,4 % +19,4 %
    Total 57 039 100 % +3,1 %

    Source : MESR/SIES — État de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (EESR 18), données 2022-2023.

    La chute de la mobilité d’études (−5 %) reflète en partie un effet calendrier post-pandémie et une saturation relative des places dans certaines universités d’accueil espagnoles, tandis que la mobilité de stage bénéficie d’une demande croissante des employeurs et d’un cadre réglementaire assoupli depuis 2021.

    Flux sortants : destinations, profil et durées

    Top 5 des destinations

    L’Espagne demeure, et de loin, la destination privilégiée des étudiants français en Erasmus+. Les trois premières destinations captent 38,6 % du total des mobilités sortantes en 2022-2023. La Belgique (+35 %) et l’Irlande (+17 %) enregistrent les progressions les plus marquées parmi les cinq premières, traduisant un intérêt croissant pour les pays francophones et anglophones.

    Top 5 destinations des participants français Erasmus+ — 2022-2023
    Pays d’accueil Participants Part Évolution N-1
    Espagne 11 174 18,8 % +11 %
    Allemagne 6 224 10,4 % +17 %
    Italie 5 945 9,3 % +24 %
    Belgique 4 830 8,1 % +35 %
    Irlande 3 044 5,1 % +17 %

    Source : Campus France, Chiffres clés 2025.

    Profil démographique des mobiles français

    Le profil type de l’étudiant français en mobilité Erasmus+ révèle des inégalités de genre et de discipline stables d’une année sur l’autre :

    • Genre : 56,9 % de femmes, 43,1 % d’hommes — une sur-représentation féminine constante, plus marquée en mobilité d’études qu’en stage.
    • Niveau d’études : 47,9 % en master, 42,0 % en licence (bachelor), 7,7 % en BTS/BUT (cycle court), 0,5 % en doctorat. La mobilité doctorante est fortement sous-représentée au regard des effectifs réels.
    • Disciplines : commerce, administration et droit dominent avec 32,3 % des mobilités, suivis par l’ingénierie et les technologies (24 %), puis les lettres, langues et arts (13,8 %).

    Cette répartition disciplinaire souligne la place centrale des grandes écoles de commerce et des IAE dans les mobilités sortantes : leurs cursus intègrent souvent un semestre à l’étranger comme exigence de diplôme, ce qui gonfle mécaniquement la part des filières gestion.

    Durée des séjours

    La durée moyenne d’un séjour Erasmus+ en enseignement supérieur s’établit à 5,6 mois, avec un écart significatif selon le type de mobilité :

    • Mobilité d’études : 6,5 mois — un semestre académique complet constitue la norme, certains établissements imposant un minimum d’une année.
    • Mobilité de stage : 3,6 mois — contrainte par les calendriers des entreprises d’accueil et les périodes de stage intégrées aux cursus.

    La durée minimale réglementaire est de 3 mois pour la mobilité d’études et de 2 mois pour le stage. Les mobilités de très courte durée (moins de 2 mois) ne sont pas éligibles aux bourses Erasmus+ pour l’enseignement supérieur, même si elles peuvent l’être dans d’autres volets du programme.

    Bon à savoir : À leur retour, les étudiants partis en Erasmus+ doivent souvent remettre un rapport de mobilité ou intégrer leur expérience internationale dans leur mémoire de master. Un assistant comme Tesify permet de structurer et de rédiger ce travail académique de manière rigoureuse, tout en respectant les normes de citation exigées par leur établissement.

    Flux entrants Erasmus+ : qui vient en France ?

    La France a accueilli 32 295 étudiants et personnels étrangers via Erasmus+ en 2023, un chiffre en hausse de +19 % sur un an — une progression nettement supérieure à celle des sortants (+9 %). L’Allemagne est devenue en 2023 le premier pays d’envoi vers la France, avec une explosion de +46 % de ses ressortissants en mobilité Erasmus+ en France.

    Top 5 pays d’origine des mobilités Erasmus+ entrantes en France — 2023
    Pays d’origine Participants Évolution N-1
    Allemagne 6 598 +46 %
    Italie 5 825 +11 %
    Espagne 4 899 +4 %
    Belgique 2 329 +27 %
    Roumanie 1 497 +20 %

    Source : Campus France, Chiffres clés 2025.

    La montée en puissance des Allemands s’explique par le renforcement des accords bilatéraux franco-allemands dans le cadre de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) et par l’attractivité croissante des formations en anglais dans les établissements parisiens et lyonnais. La Roumanie, cinquième contingent entrant, confirme l’intégration progressive des pays d’Europe centrale et orientale dans les flux Erasmus+ vers la France.

    443 500 étudiants étrangers toutes filières confondues

    Répartition des étudiants étrangers en France par zone géographique d'origine — Campus France Chiffres clés 2025
    Source : Campus France — Chiffres clés 2025 de la mobilité étudiante

    Au-delà du seul programme Erasmus+, la France accueille un volume bien plus large d’étudiants internationaux. En 2024-2025, 443 500 étudiants étrangers étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français, selon les données de Campus France publiées en mai 2025. Ce chiffre marque une hausse de +3 % sur un an et de +17 % sur cinq ans, confirmant la dynamique structurelle d’internationalisation.

    Parmi ces 443 500 inscrits :

    • 76 % sont en mobilité internationale au sens strict (ils ont quitté leur pays pour venir étudier en France).
    • 24 % sont des étudiants étrangers résidents (nés à l’étranger mais établis en France depuis plusieurs années).

    Les cinq premiers pays d’origine pour l’ensemble des étudiants étrangers inscrits en France sont, par ordre décroissant : Maroc, Algérie, Chine, Italie et Sénégal. La prépondérance des pays maghrébin et subsahariens reflète les liens historiques et linguistiques de la France, ainsi que les partenariats académiques structurés avec ces pays via Campus France et les ambassades.

    Pour une analyse approfondie de la dimension doctorale de cette attractivité — la France accueille une proportion croissante de doctorants étrangers attirés par les cotutelles internationales et les financements ANR — notre article sur l’attractivité du doctorat français pour les étudiants internationaux (données SIES 2025) détaille les chiffres par discipline et pays d’origine.

    Bilan bilatéral : sortants vs. entrants Erasmus+

    Un des angles les moins analysés dans les publications sur Erasmus+ est le solde bilatéral des flux, c’est-à-dire la comparaison directe entre le volume de participants français qui partent et celui d’étrangers qui arrivent via le même programme.

    Flux Erasmus+ en France — enseignement supérieur, 2023
    Indicateur Valeur Évolution N-1
    Sortants (participants français en Erasmus+) 57 418 +9 %
    Entrants (mobilités Erasmus+ en France) 32 295 +19 %
    Solde sortant net +25 123
    Ratio sortants / entrants 1,78

    La France envoie donc 1,78 fois plus de participants qu’elle n’en accueille via Erasmus+. Ce déséquilibre n’est pas une anomalie structurelle : il traduit la forte appétence des étudiants français pour la mobilité internationale, combinée à une capacité d’accueil Erasmus+ qui, bien que significative, reste inférieure à la demande sortante. Néanmoins, la progression des entrants (+19 %) est nettement supérieure à celle des sortants (+9 %), indiquant un rééquilibrage progressif du flux.

    Pour le détail des mobilités sortantes et de leur financement (montants des bourses Erasmus+ selon les pays de destination, critères d’éligibilité et répartition par établissement), notre article Mobilité Erasmus+ des étudiants français 2026-2027 en chiffres complète ce panorama avec les données les plus récentes.

    Tendances 2024 et objectifs à horizon 2027

    Les données 2024, publiées par l’Agence Erasmus+ France, marquent une nouvelle accélération : 164 000 mobilités totales au départ de la France sur l’ensemble des secteurs Erasmus+ (enseignement supérieur, scolaire, formation professionnelle et jeunesse), soit +15 % par rapport aux 142 000 mobilités de 2023. Une partie de cette progression est portée par les mobilités scolaires de groupe, dont le volume a presque doublé en un an, mais la tendance de fond dans l’enseignement supérieur reste positive.

    Côté accueil, la France progresse vers son objectif officiel de 500 000 étudiants étrangers accueillis d’ici 2027 dans le cadre de la stratégie « Bienvenue en France ». Partant de 443 500 en 2024-2025, l’objectif requiert une hausse annuelle d’environ 20 000 inscrits supplémentaires sur les trois prochaines années. Le rythme récent (+13 000 en un an) reste en deçà de ce qu’implique la trajectoire cible.

    Perspective 2026 : Deux leviers pourraient accélérer le rééquilibrage des flux. D’abord, l’extension du programme Erasmus+ aux apprentis, soutenue par la loi pour un Erasmus de l’apprentissage promulguée en 2024, devrait faire progresser les entrants en formation professionnelle. Ensuite, le développement des formations délivrées en anglais dans les universités françaises — encore limité par rapport à l’Allemagne ou aux Pays-Bas — reste un facteur clé pour attirer des étudiants hors zone francophone.

    Sur le plan qualitatif, les enquêtes de satisfaction menées par l’Agence Erasmus+ France auprès des participants étrangers accueillis font ressortir deux axes d’amélioration persistants : la complexité des démarches administratives à l’arrivée (logement, visa étudiant, inscription) et le niveau d’accueil linguistique dans les établissements hors grandes métropoles. Ces obstacles freinent l’attractivité relative de la France face à des pays comme l’Espagne ou les Pays-Bas, qui ont investi dans des services d’accueil structurés.

    Enfin, les étudiants qui intègrent leur expérience de mobilité internationale dans un mémoire de master ou un rapport Erasmus+ trouveront un cadre méthodologique pratique dans le guide comment rédiger un mémoire (fr.tesify.pro), adapté aux normes académiques françaises.

    FAQ — Mobilité étudiante internationale et Erasmus+ en France

    Combien d’étudiants français partent en Erasmus+ chaque année ?

    En 2023, 57 418 participants français (étudiants et personnels) ont pris part au programme Erasmus+ dans l’enseignement supérieur, faisant de la France le premier pays d’origine du programme en Europe. Ce chiffre est en hausse de +9 % sur un an et de +18 % sur cinq ans. En 2024, tous secteurs Erasmus+ confondus, 164 000 mobilités ont été réalisées au départ de la France.

    Quelle est la principale destination Erasmus+ des étudiants français ?

    L’Espagne est la première destination, avec 11 174 participants français en 2022-2023, soit 18,8 % des mobilités sortantes. Elle est suivie par l’Allemagne (10,4 %) et l’Italie (9,3 %). La Belgique (+35 %) et l’Irlande (+17 %) enregistrent les progressions les plus dynamiques parmi les cinq premières destinations.

    Combien d’étudiants étrangers viennent en France via Erasmus+ ?

    La France a accueilli 32 295 étudiants et personnels étrangers via Erasmus+ en 2023, en hausse de +19 % sur un an. L’Allemagne est le premier pays d’envoi vers la France (6 598 participants, +46 %), devant l’Italie (5 825) et l’Espagne (4 899). Au total, en incluant toutes les filières, la France accueille 443 500 étudiants étrangers en 2024-2025.

    Quelle est la durée moyenne d’une mobilité Erasmus+ en enseignement supérieur ?

    La durée moyenne est de 5,6 mois pour l’ensemble des mobilités Erasmus+ en enseignement supérieur. Elle varie selon le type : 6,5 mois pour la mobilité d’études (un semestre complet) et 3,6 mois pour la mobilité de stage. La durée minimale éligible est de 3 mois pour les études et de 2 mois pour les stages.

    La France envoie-t-elle plus d’étudiants qu’elle n’en accueille via Erasmus+ ?

    Oui. La France envoie nettement plus d’étudiants et personnels (57 418 en 2023) qu’elle n’en accueille via Erasmus+ (32 295), avec un solde sortant net de plus de 25 000 participants. Le ratio est de 1,78 sortant pour 1 entrant. Toutefois, la progression des entrants (+19 %) est supérieure à celle des sortants (+9 %), ce qui indique un rééquilibrage progressif.

    Quel est l’objectif de la France en matière d’accueil d’étudiants étrangers ?

    La France s’est fixé l’objectif d’accueillir 500 000 étudiants étrangers dans ses établissements d’enseignement supérieur d’ici 2027, dans le cadre de la stratégie « Bienvenue en France ». En 2024-2025, le chiffre s’établit à 443 500, soit une progression de +17 % sur cinq ans. Atteindre 500 000 requiert de maintenir une hausse annuelle d’environ 20 000 inscrits supplémentaires.


    Sources : MESR/SIES, État de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (EESR 18) ; Campus France, Chiffres clés de la mobilité étudiante dans le monde, mai 2025 ; Agence Erasmus+ France, résultats de l’appel à projets 2024 (juillet 2025).

  • Mobilité étudiante outre-mer 2026 : combien de Réunionnais partent étudier en métropole ?

    Mobilité étudiante outre-mer 2026 : combien de Réunionnais partent étudier en métropole ?

    Chaque année, des milliers de bacheliers réunionnais franchissent les 9 000 kilomètres qui séparent La Réunion de Paris pour poursuivre des études que l’île ne propose pas ou dont les capacités d’accueil sont saturées. Ce phénomène de mobilité étudiante sortante est structurant pour La Réunion : il prive temporairement l’île d’une partie de sa jeunesse diplômée tout en lui garantissant, à terme, des professionnels qualifiés dans des spécialités rares. En 2025, plus de 10 000 jeunes ultramarins ont bénéficié du Passeport Mobilité Études (PME) de LADOM pour financer leur billet d’avion vers la métropole. Ce dossier quantifie ce flux, analyse les mécanismes de soutien et interroge les conditions de cette mobilité contrainte.

    Résultat clé : En 2025, plus de 10 000 jeunes ultramarins (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, Réunion, Saint-Martin, Saint-Barthélemy) ont bénéficié du Passeport Mobilité Études (PME) de LADOM — dispositif qui prend en charge à 100 % le billet aller-retour annuel entre le territoire ultramarin et la métropole. La Réunion représente le premier département ultramarin en effectifs étudiants mobiles.

    L’ampleur de la mobilité étudiante réunionnaise

    La Réunion est le premier département d’outre-mer en termes de population (environ 900 000 habitants) et d’effectifs étudiants. L’Université de La Réunion accueille environ 19 000 étudiants, soit les trois quarts des étudiants de l’île. Le quart restant — plusieurs milliers de jeunes Réunionnais — fait ses études hors de l’île.

    Ces étudiants mobiles se répartissent entre :

    • les étudiants partis en métropole pour des formations non disponibles à La Réunion (classes préparatoires, écoles d’ingénieurs, certains masters spécialisés, formations sanitaires et sociales);
    • les étudiants partis volontairement pour élargir leurs horizons ou intégrer une formation plus sélective;
    • les étudiants en mobilité internationale (moins nombreux, vers l’île Maurice, Madagascar, les Comores ou des universités étrangères).

    La quantification précise du nombre de bacheliers réunionnais (académie 974) qui quittent l’île chaque année pour des études en métropole n’est pas disponible dans un agrégat public unique. Les données du rectorat et du SIES (Service statistique du MESRI) permettent de le reconstituer partiellement. Les chiffres LADOM (10 000+ bénéficiaires du PME en 2025 pour tous les DROM) donnent un ordre de grandeur global.

    Pourquoi les étudiants quittent l’île : filières saturées et absentes

    Le Passeport Mobilité Études de LADOM cible spécifiquement les formations dont la capacité d’accueil est « saturée ou inexistante » à La Réunion. Cette formulation légale reflète une réalité concrète : certaines filières très demandées n’existent pas sur l’île ou ne peuvent accueillir qu’une fraction des candidats souhaitant les intégrer.

    Exemples de filières non disponibles ou saturées à La Réunion (liste indicative)
    Type de formation Situation à La Réunion
    Classes préparatoires (CPGE) Présentes mais capacités limitées; MPSI, PCSI rares
    Écoles d’ingénieurs post-prépa Quasi-absentes (quelques formations ingénieur à l’UR mais non post-CPGE)
    Écoles de commerce (grande école) Absentes
    Médecine (2e et 3e cycles spécialisés) PASS-LAS présent à l’UR mais spécialités cliniques en métropole
    Masters spécialisés (certains domaines) L’UR en couvre un large spectre mais pas toutes les spécialités
    Formations sanitaires et sociales (IFSI…) Présentes mais demande > capacités

    De nombreux étudiants réunionnais candidatent également aux universités métropolitaines via la plateforme nationale Mon Master lorsque leur cursus de choix n’est pas disponible à La Réunion.

    Le Passeport Mobilité Études (PME) LADOM : fonctionnement et chiffres clés

    LADOM (L’Agence de l’Outre-Mer pour la Mobilité) est un établissement public national placé sous tutelle du ministère des Outre-mer. Son Passeport Mobilité Études est le dispositif central de soutien à la mobilité étudiante outre-mer.

    Passeport Mobilité Études (PME) LADOM — Caractéristiques clés
    Paramètre Valeur / Information
    Prise en charge transport 100 % du billet A/R annuel
    Billet supplémentaire (nouveaux bacheliers) Un 2e A/R la 1re année pour congés / stage
    Territoires d’origine éligibles Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, Réunion, Saint-Martin, Saint-Barthélemy
    Condition principale Formation « inexistante ou saturée » sur place
    Bénéficiaires (2025, tous DROM) >10 000 étudiants
    Portail de demande mobilite.ladom.fr

    Source : La1ère.franceinfo.fr — Billet aller-retour pris en charge à 100 %, une aide LADOM reconduite en 2026 ; LADOM — Passeport Mobilité Études.

    Le PME est co-financé par l’État et par l’Union européenne (fonds REACT-EU dans sa version actuelle). Il représente un investissement public significatif dans la mobilité des jeunes ultramarins, reconnaissant implicitement que la carte universitaire française ne couvre pas équitablement tous les territoires.

    Conditions d’éligibilité et démarches pour les étudiants réunionnais

    Pour bénéficier du PME, un étudiant réunionnais doit remplir plusieurs conditions :

    1. Résider habituellement à La Réunion (domicile de résidence principale sur l’île au moment de la demande).
    2. Être inscrit dans une formation éligible — c’est-à-dire une formation reconnue comme « inexistante ou saturée » à La Réunion selon la liste LADOM. Cette liste est actualisée chaque année.
    3. Étudier en France métropolitaine (ou dans un autre DROM).
    4. Déposer sa demande sur le portail LADOM (mobilite.ladom.fr) en fournissant justificatif de domicile, certificat d’inscription et pièce d’identité.

    La campagne PME 2025 a été activement relayée par LADOM auprès des lycéens de terminale et des étudiants en fin de premier cycle. Pour les détails des pièces requises et les délais, notre article LADOM Passeport Mobilité Études — FAQ La Réunion répond aux questions les plus fréquentes.

    Où vont les étudiants réunionnais en métropole ?

    Les étudiants réunionnais en mobilité se concentrent principalement dans les grandes métropoles universitaires françaises :

    • Paris et Île-de-France : première destination, notamment pour les grandes écoles, les masters spécialisés et les formations médicales avancées. La concentration d’offres et d’opportunités professionnelles attire une part importante des étudiants.
    • Bordeaux et Marseille : destinations historiquement liées à La Réunion (liaisons aériennes directes, communautés réunionnaises établies) et dotées d’offres universitaires diversifiées.
    • Lyon, Toulouse, Nantes : pôles universitaires importants qui accueillent des étudiants réunionnais dans les formations scientifiques et d’ingénierie.
    • Villes à proximité des aéroports : le PME prenant en charge le transport jusqu’à la gare la plus proche de la ville d’études, les étudiants tendent à se concentrer dans des villes desservies par des aéroports proches.

    Étudier loin de La Réunion : les défis quotidiens

    La mobilité étudiante ultramarine n’est pas sans contraintes. Au-delà du financement du voyage (couvert par le PME), les étudiants réunionnais en métropole font face à plusieurs défis :

    • Le coût de la vie : les loyers parisiens ou lyonnais représentent un choc par rapport aux niveaux de vie réunionnais. Les boursiers CROUS peuvent bénéficier d’un logement en résidence universitaire, mais les listes d’attente sont parfois longues.
    • L’isolement et le mal du pays : quitter l’île à 18 ans pour une grande ville inconnue est une transition difficile pour beaucoup. Les associations étudiantes réunionnaises en métropole jouent un rôle essentiel dans l’accueil et la socialisation.
    • Le décalage horaire avec La Réunion : La Réunion est en UTC+4, soit 2 heures d’avance sur Paris en été et 3 heures en hiver. Pour les étudiants qui travaillent avec un directeur de mémoire ou un tuteur de stage resté sur l’île, ce décalage complique la coordination. Gérer le décalage horaire avec son directeur de mémoire requiert des outils et stratégies adaptés.
    • La rédaction du mémoire à distance : les étudiants en master qui préparent leur mémoire depuis la métropole avec un directeur à La Réunion (ou inversement) affrontent des contraintes logistiques spécifiques. Des outils comme Tesify sont conçus pour accompagner cette rédaction en autonomie, quel que soit le fuseau horaire.

    Le retour après les études

    La mobilité étudiante réunionnaise soulève la question du retour. Une partie des diplômés formés en métropole revient à La Réunion après leurs études — enrichis d’une expérience et d’un réseau élargi. D’autres s’installent durablement en métropole ou dans d’autres pays. LADOM dispose de dispositifs d’aide au retour pour les actifs ultramarins souhaitant s’installer ou créer une activité dans leur territoire d’origine après une période en métropole.

    La démographie étudiante de La Réunion et les chiffres de l’Université de La Réunion permettent de mesurer l’impact de cette mobilité sur le tissu éducatif et économique de l’île.

    Questions fréquentes sur la mobilité étudiante depuis La Réunion

    Combien de jeunes ultramarins bénéficient du Passeport Mobilité Études chaque année ?

    En 2025, plus de 10 000 jeunes ultramarins (toutes origines confondues : Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, Réunion, Saint-Martin, Saint-Barthélemy) ont bénéficié du PME LADOM selon les données publiées par la1ere.franceinfo.fr. La Réunion représente le DROM le plus peuplé et contribue à la plus grande part de ces bénéficiaires.

    Qui peut bénéficier du Passeport Mobilité Études de LADOM ?

    Le PME s’adresse aux étudiants résidant habituellement dans un DROM ou à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, dont le cursus est « inexistant ou saturé » dans leur territoire. La prise en charge couvre 100 % du billet aller-retour annuel entre le territoire et la métropole.

    Quelles formations sont concernées par le PME à La Réunion ?

    Les formations éligibles sont celles jugées « saturées ou inexistantes » à La Réunion selon la liste LADOM actualisée annuellement : classes préparatoires, écoles d’ingénieurs et de commerce, certains masters spécialisés, formations sanitaires et sociales à forte demande.

    Comment s’inscrire au Passeport Mobilité Études pour un étudiant réunionnais ?

    La demande se fait sur le portail mobilite.ladom.fr. Il faut fournir un justificatif de résidence à La Réunion, le certificat d’inscription dans la formation métropolitaine et une pièce d’identité. Il est recommandé de déposer la demande dès confirmation de l’admission.

    Le PME couvre-t-il aussi le logement en métropole ?

    Non. Le PME couvre uniquement le transport aérien et ferroviaire (100 % du billet A/R annuel). Les frais de logement, restauration et vie courante restent à la charge de l’étudiant, qui peut solliciter les aides CROUS (bourse sur critères sociaux, résidence universitaire, APL).

  • Aides financières des étudiants de La Réunion 2026 : CROUS, LADOM et continuité territoriale

    Aides financières des étudiants de La Réunion 2026 : CROUS, LADOM et continuité territoriale

    Aides financières des étudiants de La Réunion 2026 : CROUS, LADOM et continuité territoriale

    Financer ses études à La Réunion ou partir étudier en métropole représente un défi budgétaire réel pour de nombreuses familles réunionnaises. La bonne nouvelle : les étudiants de l’île bénéficient d’un dispositif d’aides parmi les plus complets de France, combinant bourses CROUS, Passeport Mobilité Études de LADOM, continuité territoriale de la Région et aides de l’académie. Ce guide centralise, pour 2026, les montants vérifiés, les conditions d’accès et les dates clés pour ne rater aucune aide.

    Chaque année, près de 20 000 étudiants déposent une demande de bourse auprès du CROUS de La Réunion et Mayotte. Si vous n’avez pas encore constitué votre dossier, ou si vous souhaitez vérifier votre éligibilité aux aides LADOM, lisez ce guide de A à Z avant le 31 mai 2026.

    En bref : campagne DSE CROUS 2026-2027 ouverte depuis le 3 mars 2026, clôture le 31 mai 2026. La bourse va de 145 €/mois (échelon 0 bis) à 633 €/mois (échelon 7) + 300 €/an de majoration outre-mer. LADOM prend en charge 100 % du billet A/R pour les étudiants réunionnais en mobilité, sous conditions.

    1. Bourses CROUS sur critères sociaux 2026-2027

    La bourse sur critères sociaux (BCS) est l’aide financière étudiante de référence. Elle est versée en 10 mensualités sur l’année universitaire (septembre à juin), en 8 échelons allant de 0 bis à 7. Pour 2026-2027, les montants restent identiques à l’année précédente.

    Échelon Montant annuel Mensualité
    0 bis 1 454 € 145,40 €
    1 Montant intermédiaire Vérifier sur messervices.etudiant.gouv.fr
    2 Montant intermédiaire Vérifier sur messervices.etudiant.gouv.fr
    3 Montant intermédiaire Vérifier sur messervices.etudiant.gouv.fr
    4 Montant intermédiaire Vérifier sur messervices.etudiant.gouv.fr
    5 Montant intermédiaire Vérifier sur messervices.etudiant.gouv.fr
    6 Montant intermédiaire Vérifier sur messervices.etudiant.gouv.fr
    7 (maximum) 6 335 € 633,50 €

    Les montants des échelons 1 à 6 varient progressivement entre 1 454 € et 6 335 €. Utilisez le simulateur de bourse sur messervices.etudiant.gouv.fr pour connaître votre échelon exact.

    Majoration Outre-Mer spécifique à La Réunion : les étudiants boursiers résidant en outre-mer bénéficient d’une majoration de 300 € par an, quel que soit leur échelon. Cette majoration est automatiquement appliquée lors du calcul du dossier.
    Calendrier DSE & CROUS 2026-2027 — Dates clés
    Date Étape
    3 mars 2026 Ouverture de la campagne DSE sur messervices.etudiant.gouv.fr
    31 mai 2026 Date limite de dépôt du DSE (clôture absolue)
    5 mai – 29 juin 2026 Phase de demande de logement CROUS (via DSE)
    Juillet 2026 Notification conditionnelle de bourse
    Septembre 2026 Premier versement de bourse après vérification d’inscription
    Source : CROUS de La Réunion et Mayotte / messervices.etudiant.gouv.fr

    Qui peut obtenir une bourse CROUS à La Réunion ?

    Les critères principaux sont :

    • Être inscrit en formation initiale dans un établissement relevant du CROUS de La Réunion et Mayotte
    • Avoir moins de 28 ans au 1er octobre de l’année universitaire (sauf cas particuliers : enfants à charge, étudiant salarié, étudiant en situation de handicap)
    • Revenu fiscal de référence du foyer fiscal inférieur aux plafonds nationaux (calculés selon le nombre de points de charge)
    • Ne pas avoir redoublé deux fois la même année (sauf cas de force majeure)

    2. Calendrier DSE et démarche 2026-2027

    • 3 mars 2026 : ouverture de la campagne DSE sur messervices.etudiant.gouv.fr
    • 31 mai 2026 : date limite absolue de dépôt du DSE — les dossiers reçus après cette date ne sont pas traités
    • 5 mai – 29 juin 2026 : phase de demande de logement CROUS (priorité aux dossiers complets et validés avant le 31 mai)
    • Juillet 2026 : notification conditionnelle de bourse
    • Septembre 2026 : premier versement après vérification de l’inscription

    Pour une présentation détaillée de toutes les pièces justificatives à fournir et de la stratégie de dépôt, consultez notre guide : DSE CROUS 2026-2027 — calendrier, pièces et dates clés de juillet.

    3. Logement CROUS et restaurant universitaire

    La demande de logement en résidence CROUS se fait via le même DSE que la bourse. Le CROUS de La Réunion et Mayotte gère 8 résidences réparties à Sainte-Clotilde, Le Tampon et Saint-Pierre. Pour la liste complète et les alternatives privées, voir notre article : logement étudiant à La Réunion 2026 — résidences CROUS et alternatives.

    Restaurants universitaires : disponibles sur les campus principaux, avec tarification sociale :

    • 1 € par repas pour les boursiers ou étudiants en situation de précarité financière justifiée
    • 3,30 € par repas pour les étudiants non boursiers

    4. LADOM — Passeport Mobilité Études (PME)

    L’Agence de l’Outre-mer pour la Mobilité (LADOM) est le principal opérateur public de mobilité pour les étudiants des départements et régions d’outre-mer. Son dispositif phare pour les étudiants est le Passeport Mobilité Études (PME), qui couvre le coût du transport aérien.

    Ce que prend en charge le PME

    • 100 % du billet aller-retour en classe économique, de l’aéroport de La Réunion jusqu’à l’aéroport ou gare le plus proche du lieu d’études
    • Limite habituelle : un A/R par an
    • Exception : les néo-bacheliers bénéficient de deux A/R lors de leur première année universitaire
    • Important depuis le 1er décembre 2025 : les billets sont émis en tarif strictement non modifiable. Toute annulation à l’initiative du bénéficiaire entraîne la perte du droit au billet.

    Conditions d’éligibilité au PME 2026

    Critère Condition requise
    Âge Maximum 28 ans au 1er octobre de l’année universitaire
    Résidence habituelle Résider habituellement à La Réunion avant le départ
    Ressources du foyer fiscal Revenu fiscal de référence ≤ 26 631 € sur le dernier avis d’imposition
    Diplôme Titulaire du baccalauréat (non requis pour le voyage initial et la 1re année)
    Cursus visé Formation saturée ou inexistante à La Réunion — justificatif à obtenir auprès du rectorat ou de l’UR
    Résultats scolaires Pas deux échecs successifs aux examens (non requis pour le voyage initial)

    Source officielle et formulaires de dépôt : ladom.fr/vie-etudiante/pme.

    Les autres dispositifs LADOM

    LADOM propose au total plus de dix dispositifs au-delà du PME : passeport mobilité stage, formation professionnelle en mobilité, aide à l’installation, retour et réinsertion professionnelle. La liste complète est disponible sur ladom.fr.

    5. Continuité territoriale Région Réunion

    La Région Réunion dispose d’un dispositif de continuité territoriale distinct du PME LADOM, destiné à faciliter les déplacements des Réunionnais entre l’île et le reste du territoire national. Ce dispositif peut être complémentaire ou alternatif au PME selon votre situation.

    Montants non communiqués dans ce guide : les barèmes et conditions du dispositif régional sont fixés par délibération du Conseil Régional et peuvent évoluer. Pour connaître les montants exacts et les conditions d’accès en vigueur pour 2026, consultez directement : demarches.cr-reunion.fr/continuite-territoriale.

    Vérifiez auprès de la Région ou de LADOM si les deux dispositifs sont cumulables dans votre situation : le double financement du même trajet n’est généralement pas autorisé.

    6. Aides de l’Académie de La Réunion

    L’Académie de La Réunion recense et instruit plusieurs aides complémentaires pour les étudiants, dont :

    • Bourses au mérite et aides spécifiques aux étudiants en difficulté
    • Aides pour les préparations aux concours de l’enseignement
    • Informations sur les aides d’urgence et les dispositifs locaux

    La liste actualisée pour 2026 est disponible sur : ac-reunion.fr/mes-aides-etudiantes-130441.

    7. Aides à cumuler : APL, CSS, service civique

    Les bourses CROUS et les aides LADOM sont cumulables avec d’autres soutiens financiers. Voici les principaux à ne pas négliger :

    • APL (Aide Personnalisée au Logement) : si vous logez en résidence non conventionnée ou dans le parc privé — demande à la CAF. Les résidences CROUS conventionnées donnent droit à l’APL sous conditions.
    • CSS (Complémentaire Santé Solidaire) : gratuite ou quasi-gratuite pour les étudiants aux revenus modestes — remplace la mutuelle payante. Demande sur ameli.fr.
    • Fond National d’Urgence (FNU) : aide d’urgence ponctuelle gérée par le CROUS pour les situations de rupture budgétaire imprévue.
    • Service civique : indemnité mensuelle de 601 € cumulable avec la bourse CROUS — pour un panorama de l’ensemble des dispositifs, voir notre guide des aides financières étudiants France 2026-2027.
    • Aides à la mobilité internationale : pour les stages ou semestres Erasmus, consultez l’international et Erasmus à l’Université de La Réunion.

    Pour bien comprendre l’offre universitaire dans laquelle s’inscrit votre parcours, consultez le guide complet de l’Université de La Réunion 2026.

    FAQ — Aides financières étudiants La Réunion 2026

    Quelle est la date limite pour déposer son DSE CROUS pour 2026-2027 ?

    La date limite est le 31 mai 2026. La campagne a ouvert le 3 mars 2026 sur messervices.etudiant.gouv.fr. Les dossiers complets et validés avant cette date sont traités en priorité pour l’attribution de logements CROUS (phase du 5 mai au 29 juin 2026).

    Peut-on cumuler la bourse CROUS et le PME LADOM ?

    Oui, ces deux aides sont cumulables. La bourse CROUS couvre les frais de vie courante (loyer, alimentation, études), tandis que le PME LADOM prend en charge le transport aérien entre La Réunion et le lieu d’études. Vérifiez les conditions de cumul sur ladom.fr.

    Combien vaut la majoration outre-mer de la bourse CROUS ?

    La majoration outre-mer est de 300 € par an, automatiquement appliquée pour les étudiants boursiers résidant en outre-mer, quel que soit leur échelon.

    Le PME LADOM couvre-t-il aussi le retour en été ?

    Oui, le PME prend en charge un aller-retour complet par an. Les néo-bacheliers bénéficient d’un deuxième A/R lors de leur première année. Depuis le 1er décembre 2025, les billets sont non modifiables et non remboursables en cas d’annulation à l’initiative du bénéficiaire.

    Comment prouver que ma formation est saturée à La Réunion pour obtenir le PME ?

    Vous devez obtenir une attestation de saturation ou d’absence de formation auprès du rectorat de La Réunion (ac-reunion.fr) ou de l’Université de La Réunion. Ce document est obligatoire pour constituer votre dossier PME auprès de LADOM. Renseignez-vous auprès de l’antenne LADOM locale pour la procédure exacte.

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  • Guide complet des aides régionales à la mobilité étudiante en France 2026 : tableau comparatif par région

    Guide complet des aides régionales à la mobilité étudiante en France 2026 : tableau comparatif par région

    Guide complet des aides régionales à la mobilité étudiante en France 2026 : tableau comparatif par région

    Financer une expérience à l’étranger ou une mobilité interrégionale reste l’un des principaux obstacles pour les étudiants français. Si la bourse Erasmus+ et l’aide à la mobilité master sont relativement connues, les aides régionales à la mobilité étudiante en France 2026 constituent une source de financement sous-exploitée qui peut représenter plusieurs milliers d’euros supplémentaires. Chaque conseil régional a développé son propre dispositif, avec des montants, des conditions et des règles de cumul différents — ce qui rend la comparaison indispensable avant tout départ.

    Ce guide consolide, région par région, les dispositifs actifs en 2026 : montants vérifiés, quotients familiaux plafonds, durées minimales et règles de cumul avec Erasmus+ ou la bourse CROUS. Il couvre également les deux dispositifs nationaux complémentaires — l’aide à la mobilité master (1 000 €) et l’aide à la mobilité Parcoursup (500 €) — pour vous permettre de construire un plan de financement complet.

    En bref : En 2026, onze régions métropolitaines proposent une aide spécifique à la mobilité étudiante internationale, avec des montants allant de 75 €/semaine (Occitanie) à plus de 2 300 € (Bourgogne-Franche-Comté, Pays de la Loire). Le cumul avec Erasmus+ est autorisé dans plusieurs régions mais interdit dans d’autres. L’aide à la mobilité master (1 000 €, nationale) est cumulable avec la quasi-totalité des dispositifs régionaux.

    Tableau comparatif des aides régionales à la mobilité étudiante en France 2026

    Le tableau suivant synthétise les données vérifiées pour les régions dont les dispositifs étaient actifs et documentés au moment de la rédaction de ce guide (sources officielles régionales et heyme.care). Les régions pour lesquelles aucun dispositif spécifique 2026 n’a pu être confirmé sont signalées.

    Région Nom du dispositif Montant Plafond quotient familial Durée minimale Cumul Erasmus+ Type de mobilité
    Hauts-de-France Bourse Mermoz 150 – 400 €/mois (min. 92,40 €/semaine) ≤ 30 000 € 2 semaines consécutives Oui Études & stages
    Normandie Pass Monde 200 € (Europe) ou 400 € (hors Europe) + 40 €/semaine ≤ 30 000 € 2 semaines Non Études & stages
    Bretagne Bourse Jeunes à l’International 150 € (transport) + 6,65 €/jour (~200 €/mois) < 25 000 € 26 jours Non Études & stages
    Île-de-France Bourse Mobilité IDF 250 – 450 €/mois ≤ 19 190 € 1 mois Non précisé Études & stages
    Grand Est Aide mobilité Grand Est 200 – 800 € (selon durée et type) Non communiqué 4 semaines (stage) / 16 semaines (études) Non précisé Études & stages
    Bourgogne-Franche-Comté Bourse Aquisis (études) / Dynastage (stages) 264 – 2 300 € (Aquisis) / 55 – 2 280 € (Dynastage) < 25 830 € 3 mois (Aquisis) / 2 semaines (Dynastage) Oui Études (Aquisis) / Stages (Dynastage)
    Pays de la Loire Envoléo 1 000 € base + 1 000 € (boursier CROUS) ou + 500 € (Erasmus+) Moins de 28 ans 10 semaines consécutives Oui (+500 €) Études & stages
    Nouvelle-Aquitaine Aide Aquitaine Cap Mobilité 400 €/mois Non communiqué 3 mois Non précisé Études & stages
    Auvergne-Rhône-Alpes Bourse Région Mobilité Internationale 95 €/semaine + majorations (80 – 530 € selon profil) Non communiqué 4 semaines Oui Études & stages
    Occitanie Aide mobilité Occitanie 75 €/semaine ou forfait 450 – 600 € Boursiers CROUS uniquement 6 semaines Non Études & stages
    Provence-Alpes-Côte d’Azur PRAME 100 – 125 €/semaine + 400 € (handicap) ; plafond 2 500 € ≤ 26 000 € 8 semaines Non Études & stages
    Régions non documentées en 2026 (aucun dispositif public confirmé au moment de la rédaction) : Centre-Val de Loire, Corse, Pays méditerranéens. Pour ces régions, contactez directement le service relations internationales de votre établissement ou le conseil régional.

    Sources : heyme.care (données régionales consolidées), sites officiels des conseils régionaux. Montants susceptibles d’évoluer — vérifiez les montants exacts sur le site de votre région avant tout dépôt de dossier.

    La France est le premier pays d'origine des étudiants et personnels en mobilité Erasmus+, avec 57 418 participants — données Campus France 2024
    Source : Campus France — Chiffres clés de la mobilité étudiante 2024

    Dispositifs nationaux complémentaires

    Avant d’explorer les aides régionales, il est utile de comprendre les deux dispositifs nationaux qui servent souvent de base au plan de financement.

    L’aide à la mobilité master (1 000 €)

    Versée par le CROUS en une seule fois, l’aide à la mobilité master est réservée aux étudiants qui réunissent les trois conditions suivantes :

    • Être boursier sur critères sociaux ou bénéficier d’allocations annuelles spécifiques du ministère.
    • Être titulaire d’une licence générale (une licence professionnelle ne donne pas droit à cette aide) obtenue l’année précédente dans un établissement public.
    • Être inscrit en première année de master (M1) dans une région académique différente de celle où la licence a été obtenue. Les étudiants en M2 sont exclus.

    La demande s’effectue via messervices.etudiant.gouv.fr après l’inscription administrative. Le paiement intervient environ un mois après le dépôt des justificatifs (attestation de licence et certificat de scolarité M1). Cette aide est cumulable avec la quasi-totalité des aides régionales, à vérifier au cas par cas.

    L’aide à la mobilité Parcoursup (500 €)

    Distincte de l’aide master, l’aide à la mobilité Parcoursup cible les lycéens boursiers qui acceptent, via Parcoursup, une admission dans une formation située hors de leur académie de résidence. Le montant est de 500 €, versé en une fois au début de l’année académique. Pour l’année 2026-2027, les demandes sont ouvertes du 1er juin 2026 au 15 janvier 2027 sur amp.etudiant.gouv.fr. Cette aide est cumulable avec les bourses sur critères sociaux, les aides d’urgence et les aides à la mobilité internationale.

    Attention : L’aide Parcoursup vise la mobilité nationale (changement d’académie), pas la mobilité internationale. Elle est complémentaire aux aides régionales mais ne se substitue pas à elles.

    Détail région par région

    Hauts-de-France — Bourse Mermoz

    La Bourse Mermoz est l’un des dispositifs les plus accessibles : le plafond de quotient familial est fixé à 30 000 €, et le cumul avec Erasmus+ est explicitement autorisé. La durée peut aller de 2 à 26 semaines consécutives. Les destinations couvertes sont mondiales à l’exception des DROM-COM, Monaco et Andorre. Les BTS, DUT/BUT, licences et masters sont éligibles.

    Normandie — Pass Monde

    Le Pass Monde se distingue par une prime de destination : 200 € pour un séjour en Europe, 400 € pour le reste du monde, complétés par 40 €/semaine. Le quotient familial plafond est identique à celui des Hauts-de-France (30 000 €), mais le cumul avec d’autres aides régionales est explicitement exclu. La durée s’étend de 2 à 26 semaines.

    Bretagne — Bourse Jeunes à l’International

    En Bretagne, le dispositif combine une aide au transport (150 €) et une aide journalière de 6,65 € (environ 200 €/mois). Le plafond de quotient familial est plus strict (25 000 €) et le cumul avec toute aide publique à la mobilité est interdit. La durée minimale requise est de 26 jours pour les étudiants en licence ou master (durée plus courte possible pour les BTS/DUT).

    Île-de-France — Bourse Mobilité IDF

    La bourse régionale d’Île-de-France offre entre 250 et 450 € par mois sur une durée de 1 à 10 mois. Le plafond de quotient familial est le plus bas recensé parmi toutes les régions : 19 190 €, ce qui cible les profils les plus modestes. Les règles de cumul avec Erasmus+ ne sont pas précisées dans les documents officiels consultés.

    Grand Est — Aide Mobilité

    La région Grand Est distingue nettement études et stages dans ses montants : 200 € pour les BTS/DUT, 500 € pour une mobilité études de 16 semaines ou plus, 400 € pour un stage de 12 à 15 semaines, et 800 € pour un stage de 16 semaines ou plus. Une majoration de 100 € s’applique pour les pays frontaliers. Aucun critère de quotient familial n’est publié officiellement.

    Bourgogne-Franche-Comté — Aquisis et Dynastage

    La Bourgogne-Franche-Comté propose deux dispositifs distincts selon le type de mobilité. La bourse Aquisis (études, minimum 3 mois) peut atteindre 2 300 €, tandis que la bourse Dynastage (stages, à partir de 2 semaines) monte jusqu’à 2 280 €. Le plafond de quotient familial est fixé à 25 830 € et, fait notable, le cumul avec Erasmus+, la bourse CROUS et d’autres bourses est autorisé — ce qui en fait l’un des dispositifs les plus avantageux pour les boursiers.

    Pays de la Loire — Envoléo

    L’aide Envoléo est structurée en modules cumulables : 1 000 € de base (accessible à tous les étudiants de moins de 28 ans), plus 1 000 € supplémentaires pour les boursiers CROUS, plus 500 € si l’étudiant bénéficie d’une bourse Erasmus+. La durée minimale requise est de 10 semaines consécutives. Avec une combinaison Erasmus+ + boursier CROUS, un étudiant des Pays de la Loire peut donc atteindre 2 500 € de cette seule aide régionale, hors bourse Erasmus+ elle-même.

    Nouvelle-Aquitaine — Cap Mobilité

    L’aide Aquitaine Cap Mobilité est ouverte aux boursiers et non-boursiers, et couvre des séjours de 3 à 9 mois à 400 € par mois. Aucune précision officielle n’a été publiée sur les règles de cumul avec Erasmus+ pour 2026 : renseignez-vous auprès de la région avant de planifier votre financement.

    Auvergne-Rhône-Alpes — Bourse Région Mobilité Internationale

    Le dispositif d’Auvergne-Rhône-Alpes prévoit 95 €/semaine de base, auxquels s’ajoutent des majorations selon le profil : entre 80 et 530 € pour les boursiers CROUS, et une majoration spécifique de 530 € pour les étudiants en situation de handicap. La durée couverte va de 4 à 26 semaines. Le cumul avec Erasmus+ est autorisé, mais pas avec d’autres aides régionales.

    Occitanie — Aide Mobilité Occitanie

    En Occitanie, l’aide est strictement réservée aux boursiers CROUS et aux bénéficiaires du fonds de solidarité. Elle prend la forme soit d’une indemnité hebdomadaire de 75 €, soit d’un forfait de 450 à 600 € selon la destination. La durée minimale est de 6 semaines, et le cumul avec Erasmus+ ou d’autres aides régionales est interdit.

    Provence-Alpes-Côte d’Azur — PRAME

    La PRAME (Programme Régional d’Aide à la Mobilité Étudiante) propose entre 100 € et 125 €/semaine selon que le domicile familial est ou non en PACA, avec un plafond global de 2 500 €. Une majoration de 400 € est prévue pour les étudiants en situation de handicap. Le quotient familial ne doit pas dépasser 26 000 €, et l’étudiant doit avoir moins de 30 ans. Le cumul avec d’autres bourses est interdit.

    Règles de cumul : ce qu’il faut savoir

    La question du cumul est centrale pour maximiser son financement. Voici les principes généraux à retenir pour les aides régionales à la mobilité étudiante en France en 2026 :

    Cumul aide régionale + aide à la mobilité master

    L’aide à la mobilité master (1 000 €) est une aide nationale versée pour une mobilité interrégionale en France, non pour une mobilité internationale. Elle est donc, dans la quasi-totalité des cas, cumulable avec les aides régionales à la mobilité internationale. Aucune des régions documentées n’interdit explicitement ce cumul.

    Cumul aide régionale + bourse Erasmus+

    C’est ici que les règles divergent le plus. Quatre régions autorisent explicitement le cumul : Hauts-de-France (Mermoz), Bourgogne-Franche-Comté (Aquisis/Dynastage), Pays de la Loire (Envoléo, avec bonus de 500 €) et Auvergne-Rhône-Alpes. À l’inverse, la Bretagne, la Normandie (avec d’autres aides régionales), l’Occitanie et la PACA l’interdisent. Pour les autres régions, la règle n’est pas clairement publiée — il est indispensable de vérifier auprès du service mobilité de votre établissement ou du conseil régional.

    Pour un panorama complet des montants Erasmus+ par pays de destination, consultez notre guide bourses Erasmus+ master 2026-2027.

    Cumul entre aides régionales

    En règle générale, le cumul entre deux aides régionales différentes est interdit. Cela s’applique notamment si vous êtes étudiant dans une région mais domicilié dans une autre : vous devrez choisir la région dont vous souhaitez solliciter l’aide.

    Cumul aide régionale + bourse CROUS

    Le statut boursier CROUS n’est pas systématiquement requis pour les aides régionales (plusieurs régions utilisent le quotient familial comme critère propre), mais être boursier CROUS peut ouvrir droit à des majorations supplémentaires (Bourgogne-Franche-Comté, Pays de la Loire) ou constituer la condition d’éligibilité elle-même (Occitanie). La bourse CROUS mensuelle reste en tout état de cause cumulable avec les aides régionales. Pour vérifier votre éligibilité à la bourse CROUS, référez-vous à notre guide DSE CROUS 2026-2027.

    Comment déposer sa demande

    Les démarches varient d’une région à l’autre, mais plusieurs étapes sont communes à presque tous les dispositifs.

    1. Vérifier son éligibilité avant de partir

    Chaque aide a ses propres critères (quotient familial, statut boursier, niveau d’études, type de mobilité). Vérifiez systématiquement :

    • La durée minimale requise et les destinations éligibles.
    • Le plafond de quotient familial le cas échéant.
    • Les règles de cumul si vous bénéficiez déjà d’une bourse Erasmus+ ou CROUS.

    2. Contacter le service des relations internationales de son établissement

    Le SRI (Service des Relations Internationales) de votre université ou grande école est l’interlocuteur clé. Il dispose souvent des formulaires régionaux, connaît les délais et peut attester les mobilités. Certains établissements centralisent les demandes régionales et les transmettent directement à la région — renseignez-vous dès que votre départ est confirmé.

    3. Respecter les délais de dépôt

    La quasi-totalité des aides régionales exigent un dépôt de dossier avant le départ, généralement 4 à 8 semaines en amont. Déposer après la date limite entraîne un refus automatique. Constituez votre dossier dès la confirmation de votre accord d’échange ou de votre convention de stage.

    4. Rassembler les pièces justificatives

    Les pièces habituellement demandées incluent : une attestation de scolarité, la convention de stage ou la lettre d’acceptation de l’établissement d’accueil, un relevé d’identité bancaire, un justificatif de quotient familial ou d’avis d’imposition, et une copie de la carte d’identité. Certaines régions demandent également un rapport de retour à la fin du séjour pour valider le paiement du solde.

    5. Suivre le dossier et relancer si nécessaire

    Les services régionaux peuvent avoir des délais de traitement longs, notamment au printemps. N’hésitez pas à relancer par e-mail après 3 à 4 semaines sans réponse.

    Pour ne rien oublier dans vos démarches administratives de rentrée, consultez notre checklist administrative rentrée universitaire 2026-2027.

    Construire un plan de financement optimal

    En combinant les dispositifs disponibles, un étudiant peut constituer un financement substantiel pour sa mobilité. Voici deux scénarios illustratifs basés sur les données vérifiées.

    Scénario 1 : étudiant boursier CROUS en Pays de la Loire, mobilité Erasmus+ de 5 mois

    • Bourse Erasmus+ (groupe 1, 5 mois) : montants variables selon destination et établissement
    • Envoléo base : 1 000 €
    • Majoration boursier CROUS : +1 000 €
    • Majoration Erasmus+ : +500 €
    • Total aide régionale seule : 2 500 €

    Scénario 2 : étudiant boursier CROUS en Bourgogne-Franche-Comté, stage de 6 mois hors Europe

    • Bourse Dynastage : jusqu’à 2 280 € (6 mois)
    • Cumul avec Erasmus+ : autorisé (montant Erasmus+ selon convention)
    • Cumul avec bourse CROUS mensuelle : autorisé
    Conseil pratique : Si vous êtes étudiant en M1 et que vous avez obtenu votre licence dans une région académique différente, l’aide à la mobilité master (1 000 €) peut compléter une aide régionale internationale dès lors que celle-ci vise une mobilité hors de France.

    Pour un aperçu complet du coût d’un master en France et des aides disponibles pour le financer, consultez notre guide des aides financières étudiantes 2026-2027 et notre guide sur le coût moyen d’un master en France 2026.

    Tesify pour les étudiants en mobilité

    La mobilité génère souvent un mémoire, un rapport de stage ou un TFE à rédiger dans des délais serrés, parfois dans une langue étrangère. Tesify accompagne les étudiants dans la structuration et la rédaction de leurs travaux académiques grâce à l’IA, depuis n’importe où dans le monde.

    FAQ — Aides régionales à la mobilité étudiante

    Qu’est-ce que l’aide à la mobilité master et qui peut en bénéficier ?

    L’aide à la mobilité master est une aide nationale de 1 000 € versée par le CROUS en une seule fois. Elle est réservée aux étudiants boursiers sur critères sociaux, titulaires d’une licence générale d’un établissement public et inscrits en première année de master dans une région académique différente de celle où ils ont obtenu leur licence. Les étudiants en M2 et les titulaires d’une licence professionnelle en sont exclus.

    Peut-on cumuler une aide régionale avec la bourse Erasmus+ ?

    Cela dépend de la région. Les Hauts-de-France (Mermoz), la Bourgogne-Franche-Comté (Aquisis/Dynastage), les Pays de la Loire (Envoléo) et l’Auvergne-Rhône-Alpes autorisent explicitement le cumul avec Erasmus+. En revanche, la Bretagne, l’Occitanie et la PACA l’interdisent. Pour les autres régions, vérifiez auprès du conseil régional ou du SRI de votre établissement avant de constituer votre dossier.

    Quelle région offre le montant le plus élevé pour la mobilité étudiante ?

    Les Pays de la Loire se distinguent avec l’aide Envoléo : 1 000 € de base, avec des majorations pouvant atteindre 2 500 € au total pour un boursier CROUS bénéficiant également d’Erasmus+. La Bourgogne-Franche-Comté propose également jusqu’à 2 300 € avec la bourse Aquisis pour une mobilité d’études. Les montants réels dépendent de la durée du séjour et du profil de l’étudiant.

    L’aide à la mobilité Parcoursup est-elle différente de l’aide à la mobilité master ?

    Oui, ce sont deux dispositifs distincts. L’aide à la mobilité Parcoursup (500 €) est destinée aux lycéens boursiers qui acceptent une admission dans une formation hors de leur académie de résidence via Parcoursup — il s’agit d’une mobilité nationale. L’aide à la mobilité master (1 000 €) cible les étudiants boursiers en licence qui s’inscrivent en M1 dans une région académique différente. Les deux peuvent être cumulées si les conditions sont réunies.

    Comment trouver l’aide à la mobilité de ma région si elle n’est pas listée ici ?

    Consultez directement le site officiel du conseil régional de votre région, dans les rubriques « jeunesse », « enseignement supérieur » ou « international ». Le service des relations internationales (SRI) de votre établissement centralise généralement les informations sur les dispositifs régionaux et peut vous orienter vers le bon interlocuteur.

    Quand faut-il déposer son dossier pour une aide régionale à la mobilité ?

    La quasi-totalité des aides régionales exigent un dépôt de dossier avant le départ, généralement 4 à 8 semaines en amont. Certaines régions ouvrent les candidatures dès le printemps pour les départs de l’été ou de l’automne. Un dossier déposé après la date limite est automatiquement rejeté — constituez-le dès la confirmation de votre mobilité.

    Les étudiants en BTS ou IUT peuvent-ils bénéficier des aides régionales ?

    Oui, dans la majorité des régions. Le Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté et la Normandie mentionnent explicitement les BTS et DUT/BUT parmi les bénéficiaires. Les montants sont parfois légèrement inférieurs à ceux accordés aux étudiants en licence ou master, et les durées minimales requises peuvent différer selon le niveau.

    Faut-il être boursier CROUS pour obtenir une aide régionale à la mobilité ?

    Pas obligatoirement. Plusieurs régions utilisent un plafond de quotient familial plutôt que le statut boursier CROUS comme critère d’éligibilité. Les Hauts-de-France, la Normandie, la Bretagne et la PACA fixent des seuils de quotient familial spécifiques. En revanche, l’Occitanie réserve son aide aux seuls boursiers CROUS et bénéficiaires du fonds de solidarité. Être boursier CROUS peut ouvrir droit à des majorations dans certaines régions (Bourgogne-Franche-Comté, Pays de la Loire).