Calendrier Erasmus+ 2026-2027 : toutes les dates de candidature pour la rentrée de septembre
Le programme Erasmus+ 2026-2027 ouvre des opportunités de mobilité pour des dizaines de milliers d’étudiants français. Mais le calendrier Erasmus+ 2026-2027 est l’un des plus contraignants qui soit : selon votre université d’origine et le pays de destination, les dates limites varient de novembre 2025 à mars 2026 pour une rentrée en septembre 2026. Si vous lisez ces lignes en juin-juillet 2026, des options tardives existent encore — et ce guide vous les détaille.
Ce calendrier complet est mis à jour pour l’année académique 2026-2027 et couvre les candidatures sortantes depuis les universités françaises, les montants de bourses et les démarches administratives essentielles.
En résumé : pour une rentrée en septembre 2026, les candidatures Erasmus dans la plupart des universités françaises étaient closes entre janvier et mars 2026. Des places de seconde vague sont parfois disponibles en avril-mai. En juillet 2026, les options principales sont les candidatures directes (hors Erasmus) ou la préparation d’une mobilité Erasmus pour le semestre de printemps 2027.
Fonctionnement du programme Erasmus+ 2026-2027
Erasmus+ est le programme de l’Union Européenne pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport. Pour les étudiants de l’enseignement supérieur, il finance des mobilités d’études (3 à 12 mois) et des stages (2 à 12 mois) dans les pays participants.
Le programme 2026-2027 inclut les 27 pays de l’UE plus l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Macédoine du Nord, la Serbie et la Turquie. Depuis 2023, certains partenariats incluent également des établissements hors Europe (États-Unis, Canada, Japon) dans le cadre des accords bilatéraux internationaux, mais ces mobilités sont gérées séparément.
La candidature Erasmus passe toujours par votre université d’origine (pas directement auprès de l’université d’accueil). C’est votre Service des Relations Internationales (SRI) qui sélectionne les candidats et nomme ceux qui peuvent partir.
Calendrier principal de candidature Erasmus+ 2026-2027
Période
Étape
Action requise
Nov. – Déc. 2025
Réunions d’information
Assister aux sessions d’information de votre SRI
Jan. – Fév. 2026
Choix des universités partenaires
Sélectionner 2 à 5 destinations sur la liste des accords Erasmus
Jan. – Mars 2026
Date limite candidature SRI
Déposer dossier (lettre motivation, relevés de notes, CV, projet d’études)
Mars – Avril 2026
Nomination par le SRI
Attendre la confirmation de nomination à l’université d’accueil
Avril – Mai 2026
Candidature à l’université d’accueil
Compléter le portail de l’université étrangère, envoyer les documents demandés
Juin – Juillet 2026
Learning Agreement
Valider le contrat pédagogique avec votre coordinateur Erasmus
Août – Sept. 2026
Départ et rentrée
Arriver dans l’université d’accueil, signer le contrat de bourse OLS
Dates limites de candidature Erasmus 2026-2027 par type d’établissement
Les dates limites varient selon votre établissement d’origine. Voici les fourchettes observées dans les principales catégories :
Type d’établissement
Date limite habituelle (candidature SRI)
Universités parisiennes (Paris 1, 3, 5, 7, 8…)
Mi-janvier à mi-février 2026
Universités de province (Lyon 2, Bordeaux, Toulouse, Strasbourg…)
Fin janvier à mi-mars 2026
Grandes Écoles (Sciences Po, ESSEC, HEC, Polytechnique…)
Octobre à décembre 2025
IUT
Décembre 2025 à janvier 2026
Écoles d’ingénieurs
Novembre 2025 à janvier 2026
Important : ces dates concernent la candidature auprès de votre SRI. Chaque université partenaire étrangère a ses propres dates de nomination (généralement 1 à 2 mois après votre sélection). Consultez le site de votre SRI et non celui de l’université d’accueil pour connaître la date limite pertinente pour vous.
Montants des bourses Erasmus+ 2026-2027
Les montants des bourses Erasmus+ sont fixés selon trois groupes de pays basés sur le coût de la vie :
Bulgarie, Croatie, Hongrie, Macédoine du Nord, Pologne, Roumanie, Serbie, Slovaquie, Turquie…
~300 – 400 € / mois
Des compléments de bourse sont accordés aux étudiants boursiers CROUS (majoration de 150 à 200 €/mois) et aux étudiants en situation de handicap. Pour le détail des montants, consultez notre article Bourses Erasmus+ master 2026-2027 : montants détaillés.
Options pour une candidature tardive en juillet 2026
Si vous lisez cet article en juin ou juillet 2026 et souhaitez partir en Erasmus dès septembre, plusieurs options sont encore envisageables :
Option 1 — Seconde vague de candidature
Certains SRI organisent une deuxième vague de candidature en avril-juin pour les places non pourvues lors de la première sélection. Contactez directement votre SRI par e-mail pour connaître les disponibilités. Cette démarche est méconnue mais souvent couronnée de succès, notamment pour les destinations moins demandées (Europe centrale, pays baltes).
Option 2 — Mobilité de printemps 2027
Si la rentrée de septembre 2026 est impossible, préparez dès maintenant votre candidature pour la mobilité du semestre de printemps (janvier-juin 2027). Les candidatures pour ce semestre ouvrent généralement en septembre-octobre 2026 — vous avez donc le temps de constituer un dossier solide.
Option 3 — Mobilité non-Erasmus
Hors du programme Erasmus, votre université peut avoir des accords bilatéraux avec des établissements étrangers (hors Europe). Des programmes comme MICEFA (États-Unis) ou les accords franco-québécois permettent des mobilités en dehors du calendrier Erasmus classique.
Que contient un dossier de candidature Erasmus complet ?
Un dossier de candidature Erasmus pour une mobilité études comprend généralement :
Formulaire de candidature — spécifique à votre université d’origine, disponible sur le portail du SRI
Lettre de motivation Erasmus (1 à 2 pages) — expliquant votre projet d’études à l’étranger et votre choix de destination
CV en français et dans la langue de destination
Relevés de notes — en général L1, L2, L3 ou M1 selon votre niveau
Pré-accord d’études — liste des cours que vous envisagez de suivre à l’étranger
Justificatif de niveau de langue — attestation universitaire ou certification (B2 minimum recommandé)
Utilisez Tesify pour rédiger et peaufiner votre lettre de motivation — le registre soutenu et la cohérence argumentative sont essentiels pour convaincre une commission de sélection.
FAQ — Calendrier Erasmus+ 2026-2027
À quel niveau d’études peut-on partir en Erasmus en 2026-2027 ?
Le programme Erasmus+ est ouvert à partir de la deuxième année de licence (L2) jusqu’au doctorat inclus. Les étudiants en master peuvent partir en mobilité d’études ou de stage. Il n’y a pas de condition de résultats académiques officielle au niveau européen, mais chaque université d’origine fixe ses propres critères de sélection.
Les cours suivis à l’étranger en Erasmus sont-ils reconnus en France ?
Oui, sous condition. Le Learning Agreement (contrat pédagogique) signé avant le départ garantit la reconnaissance des crédits ECTS obtenus à l’étranger par votre université française. Les crédits sont transférés selon la grille de correspondance établie dans ce contrat. Sans Learning Agreement signé, la reconnaissance n’est pas garantie.
Peut-on cumuler une bourse Erasmus et une bourse CROUS ?
Oui. Les boursiers CROUS peuvent cumuler leur bourse nationale avec la bourse Erasmus+. Mieux encore, ils bénéficient d’une majoration spécifique de leur bourse Erasmus (entre 150 et 250 €/mois supplémentaires selon les universités). Ils conservent également leur bourse CROUS pendant la période de mobilité.
Que faire si on n’a pas encore de certification de langue pour candidater en Erasmus ?
La plupart des SRI acceptent une attestation de niveau rédigée par un enseignant de langue de votre université, en lieu et place d’une certification officielle. En parallèle, vous pouvez passer le test OLS (Online Language Support) Erasmus qui est gratuit et sert à la fois de diagnostic et de justificatif. Renseignez-vous auprès de votre coordinateur Erasmus.
Le Brexit a-t-il supprimé Erasmus au Royaume-Uni ?
Oui. Le Royaume-Uni a quitté le programme Erasmus+ après le Brexit. Il a créé son propre programme de mobilité (Turing Scheme) pour ses étudiants sortants. Les étudiants français souhaitant étudier dans une université britannique peuvent le faire via les accords bilatéraux directs entre universités, sans bénéficier des bourses Erasmus.
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Lettre de motivation, CV académique, pré-accord d’études : Tesify vous aide à rédiger des documents convaincants pour votre candidature Erasmus 2026-2027. Registre soutenu, relecture orthographique, formatage professionnel.
Mobilité Erasmus+ des étudiants français 2026-2027 en chiffres
La France est aujourd’hui le premier pays d’Europe pour le nombre de participants envoyés dans le cadre du programme Erasmus+. En 2024, 164 000 mobilités ont été financées au départ du territoire national — soit une hausse de 15 % en un an —, dont 40 % concernaient l’enseignement supérieur. Pour les étudiants qui envisagent un semestre ou un stage à l’étranger en 2026-2027, ces statistiques mobilité Erasmus France 2026 2027 chiffres dessinent un programme en pleine expansion, avec un budget 2025 en hausse de 21 % et une demande qui dépasse désormais largement l’offre de financement.
En bref : La France a financé 164 000 départs Erasmus+ en 2024 (+15 %), dont plus de 57 000 dans l’enseignement supérieur. Les bourses 2026-2027 varient de 250 à 800 €/mois selon la destination. L’Espagne, l’Allemagne et l’Italie restent les trois premiers pays d’accueil des étudiants français.
Chiffres clés 2024 : la France en tête en Europe
Selon les données publiées par l’Agence Erasmus+ France, le programme a franchi en juin 2025 le cap symbolique des 2 millions de bénéficiaires cumulés depuis son lancement, dont la moitié acquis au cours des dix dernières années. C’est la démonstration d’une montée en puissance continue qui positionne la France comme l’État membre qui envoie le plus de participants à l’échelle européenne.
Vidéo : comprendre les étapes d’une mobilité d’études Erasmus+, du dossier au départ.
Évolution des mobilités Erasmus+ au départ de la France
Année
Total mobilités (toutes filières)
Évolution annuelle
2022
environ 115 000
—
2023
142 000
+23 %
2024
164 000
+15 %
Pour l’enseignement supérieur spécifiquement, Campus France recense plus de 57 000 étudiants et personnels en mobilité Erasmus+ en 2023 — chiffre en hausse de 9 % sur un an et de 18 % sur cinq ans (2018–2023), selon les Chiffres clés 2025 de Campus France.
Répartition par secteur éducatif
Le programme Erasmus+ ne se limite pas à l’université. Les 164 000 départs de 2024 se distribuent entre quatre grands secteurs, avec des dynamiques très différentes :
Mobilités Erasmus+ par secteur éducatif (France, 2024)
Secteur
Part estimée
Fait marquant
Enseignement supérieur (études + stages)
~40 %
Mobilités de personnels +41 %
Formation professionnelle (VET)
~21 %
34 400+ mobilités courtes d’apprenants
Enseignement scolaire
~25 %
Mobilités de groupe élèves : 42 000 (vs 24 500 en 2023)
Jeunesse et sport
~14 %
20 000 bénéficiaires ; job shadowing +71 %
La forte progression de l’enseignement scolaire — tirée par les mobilités de groupe d’élèves — explique une grande partie de la hausse globale de +15 %. Pour les étudiants en master ou en licence, la filière enseignement supérieur reste le canal principal, avec des mobilités individuelles d’études (3 à 12 mois) et de stages (2 à 12 mois).
Pour approfondir la dimension financière de vos études avant de partir, consultez notre analyse du coût des études supérieures en France en 2026 : frais d’inscription, logement et aides disponibles.
Pays de destination des étudiants français
La répartition géographique des mobilités Erasmus+ de l’enseignement supérieur montre une forte concentration sur cinq destinations, selon les données Campus France 2025 :
Top 5 des destinations Erasmus+ pour les étudiants français (enseignement supérieur, 2023)
Rang
Pays d’accueil
Mobilités (étudiants + personnels)
Part du total
Évolution
1
Espagne
11 174
19 %
+11 %
2
Allemagne
6 224
11 %
+17 %
3
Italie
5 945
10 %
+24 %
4
Belgique
4 830
8 %
+35 %
5
Irlande
3 044
5 %
+17 %
L’Italie et la Belgique affichent les progressions les plus rapides (+24 % et +35 %), reflétant un attrait croissant pour des destinations historiquement sous-représentées dans les parcours français. L’Irlande, seul pays anglophone de l’espace Erasmus+, reste prisée pour les étudiants en langues ou en management international.
En sens inverse, la France accueille des mobilités entrantes : plus de 32 000 étudiants et personnels étrangers sont venus en France dans le cadre du programme en 2023, l’Allemagne étant le premier pays émetteur avec 20 % des arrivées (en hausse de 46 %).
Montants des bourses Erasmus+ 2026-2027
La bourse mensuelle Erasmus+ est calculée selon trois groupes de pays, définis en fonction du coût de la vie dans le pays d’accueil. Les montants ci-dessous sont ceux en vigueur pour la campagne 2026-2027, conformément aux données de messervices.etudiant.gouv.fr :
Montants de la bourse Erasmus+ par groupe de pays (2026-2027)
Aides complémentaires : les étudiants boursiers CROUS (échelons 6 et 7), en situation de handicap, originaires de zones rurales ou de quartiers prioritaires (QPV) bénéficient d’un forfait inclusion de 250 €/mois supplémentaires. Un bonus mobilité durable est également versé aux étudiants qui choisissent un moyen de transport bas-carbone (train, covoiturage) pour se rendre dans leur pays d’accueil.
Pour les étudiants des collectivités d’outre-mer, le montant est fixé à 786 €/mois, quelle que soit la destination.
La bourse Erasmus+ est cumulable avec la bourse sur critères sociaux du CROUS et l’Aide à la Mobilité Internationale (AMI) du MESR. Pour le détail des montants par pays et le calendrier des dossiers, retrouvez notre guide complet sur les bourses Erasmus+ master 2026-2027 et leur calendrier.
Budget et taux de financement
Le programme Erasmus+ est doté d’un budget pluriannuel de 28 milliards d’euros pour 2021-2027, soit une augmentation de 80 % par rapport à la période précédente (2014-2020), selon Toute l’Europe. En France, l’enveloppe annuelle allouée par l’Agence Erasmus+ France a évolué comme suit :
Budget Erasmus+ alloué à la France (Education Formation)
Appel à projets
Enveloppe
Évolution
Taux de financement
2023
~316 M€
—
50 %
2024
~357 M€
+13 %
44 %
2025
433,6 M€
+21 %
n.d. (demande : 890 M€)
La demande financière sur l’appel à projets 2025 atteint 890 M€ — soit plus du double de l’enveloppe disponible — ce qui traduit une pression forte sur le programme. Le taux de financement a baissé de 50 % à 44 % entre 2023 et 2024, même si les taux par secteur restent différenciés : 56 % pour la formation professionnelle, 62 % pour l’enseignement supérieur, et 100 % pour l’éducation des adultes. Les 4 782 dossiers de candidatures reçus sur l’appel 2025 se répartissent entre organismes déjà accrédités Erasmus+ (72 %) et nouveaux entrants.
Calendrier clé pour 2026-2027
La mobilité Erasmus+ suit un cycle annuel encadré par l’institution d’envoi et l’Agence nationale. Voici les étapes-clés à anticiper pour un départ en 2026-2027 :
Dès la rentrée 2025-2026 (septembre–octobre 2025) : prise de contact avec le bureau des relations internationales (BRI) de votre université ou grande école. Les places sont attribuées sur dossier ; les candidatures internes ferment souvent en novembre–décembre.
Novembre–janvier : sélection interne, signature de l’accord bilatéral inter-établissements (Learning Agreement pour les études, Training Agreement pour les stages).
Janvier–mars 2026 : dépôt du dossier de mobilité auprès de l’université partenaire et validation du plan d’études.
Avril–mai 2026 : signature de la convention de subvention avec votre établissement et premier versement de la bourse Erasmus+.
Septembre 2026 ou janvier 2027 : départ pour les semestres d’automne ou de printemps.
L’Agence Erasmus+ France recommande d’entamer les démarches 6 à 12 mois avant la date de départ prévue. Pour les stages, les délais sont généralement plus courts mais restent soumis à validation pédagogique. Pour ne manquer aucune date limite, consultez notre calendrier Erasmus+ 2026-2027 détaillé des candidatures pour la rentrée de septembre.
Si votre mobilité s’accompagne d’un mémoire de recherche à rédiger, pensez à organiser votre méthode de travail bien avant le départ : l’analyse du coût total d’un master en France peut aussi vous aider à simuler l’impact financier de votre semestre à l’étranger sur votre budget global.
FAQ
Combien d’étudiants français partent en Erasmus+ chaque année ?
En 2024, plus de 57 000 étudiants et personnels de l’enseignement supérieur ont effectué une mobilité Erasmus+, soit une hausse de 9 % par rapport à 2023. Toutes filières confondues, 164 000 mobilités ont été financées au départ de la France (+15 % en un an), dont 40 % dans l’enseignement supérieur, selon l’Agence Erasmus+ France.
Quels sont les pays de destination les plus choisis par les étudiants français en Erasmus+ ?
Les cinq premières destinations pour les étudiants et personnels de l’enseignement supérieur français sont : l’Espagne (11 174 mobilités, 19 % du total), l’Allemagne (6 224, +17 %), l’Italie (5 945, +24 %), la Belgique (4 830, +35 %) et l’Irlande (3 044, +17 %). Source : Campus France, Chiffres clés 2025.
Quel est le montant de la bourse Erasmus+ en 2026-2027 ?
Pour les mobilités d’études, la bourse Erasmus+ varie de 250 à 800 €/mois selon le groupe de pays. Pour les stages, 150 € supplémentaires par mois s’ajoutent. Un forfait inclusion de 250 €/mois est accordé aux étudiants boursiers CROUS (échelons 6–7), en situation de handicap ou issus de zones QPV/rurales. Les étudiants ultramarins reçoivent 786 €/mois.
La France est-elle le premier pays envoyeur d’Erasmus+ en Europe ?
Oui. Selon l’Agence Erasmus+ France, la France est l’État membre qui envoie le plus de participants dans le programme Erasmus+. La barre des 2 millions de bénéficiaires cumulés a été franchie en juin 2025, avec la moitié des mobilités réalisées au cours des dix dernières années.
Peut-on cumuler la bourse Erasmus+ avec d’autres aides ?
Oui. La bourse Erasmus+ est cumulable avec la bourse sur critères sociaux du CROUS, l’Aide à la Mobilité Internationale (AMI) du MESR, et les aides régionales ou municipales. Les étudiants boursiers des échelons 6 et 7 bénéficient du forfait inclusion de 250 €/mois en supplément.
Quand faut-il s’inscrire pour partir en Erasmus+ en 2026-2027 ?
Il est conseillé de lancer les démarches 6 à 12 mois avant la date de départ, soit dès la rentrée 2025-2026 pour un départ à l’automne ou au printemps 2026-2027. Les candidatures se déposent auprès du bureau des relations internationales de votre établissement, qui fixe ses propres délais internes — souvent en novembre ou décembre pour les départs du semestre suivant.
Mobilité étudiante internationale en France 2026 : Erasmus+, entrants et sortants en chiffres
La France est le premier pays d’envoi du programme Erasmus+ depuis deux ans consécutifs : 57 418 participants en 2023, devant l’Allemagne et l’Espagne. Ce rang de leader coexiste avec un flux entrant bien plus modeste — 32 295 étudiants et personnels étrangers accueillis en France via le même programme — révélant un solde sortant net de plus de 25 000 personnes que peu d’analyses chiffrent explicitement. Parallèlement, 443 500 étudiants étrangers toutes filières confondues étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français en 2024-2025, confirmant l’attractivité globale du système.
Cet article synthétise les données officielles les plus récentes (MESR/SIES, Campus France Chiffres clés 2025, Agence Erasmus+ France) pour dresser un panorama complet des deux sens de la mobilité : volumes de mobilités, top destinations et origines, répartition études/stages, durées moyennes, profil démographique et tendances à horizon 2027. L’angle retenu est délibérément celui des flux bruts, distinct des analyses centrées sur les montants de bourses ou les aides régionales.
Résultats clés 2023-2025
57 418 participants français en mobilité Erasmus+ (enseignement supérieur, 2023) — 1er pays d’envoi en Europe
32 295 étudiants et personnels étrangers accueillis en France via Erasmus+ en 2023 (+19 % sur un an)
443 500 étudiants étrangers en France toutes filières, 2024-2025 (+17 % sur cinq ans)
5,6 mois : durée moyenne d’une mobilité Erasmus+ en enseignement supérieur
164 000 mobilités totales au départ de la France (tous secteurs Erasmus+, 2024)
La France, premier pays d’envoi en Europe
Pour la deuxième année consécutive, la France se classe au premier rang des pays d’envoi du programme Erasmus+ dans l’enseignement supérieur. En 2023, l’Agence Erasmus+ France et Campus France ont enregistré 57 418 participants français (étudiants et personnels), contre environ 52 700 en 2022. La progression annuelle atteint +9 %, et sur cinq ans (2018-2023) la hausse est de +18 %, signe d’une demande structurellement orientée à la hausse.
Ce rang de premier pays d’envoi traduit à la fois la taille de la population étudiante française — environ 2,9 millions d’inscrits dans l’enseignement supérieur — et une politique publique de valorisation de la mobilité internationale, portée notamment par la stratégie « Bienvenue en France » et les conventions cadres entre le MESR et les établissements.
Répartition études / stages
Les mobilités sortantes françaises se répartissent en deux grandes catégories, avec une dynamique divergente en 2022-2023 :
Mobilité sortante Erasmus+ France — enseignement supérieur, 2022-2023
Type de mobilité
Participants
Part
Évolution N-1
Mobilité d’études (SMS)
35 125
61,6 %
−5,0 %
Mobilité de stage (SMP)
21 914
38,4 %
+19,4 %
Total
57 039
100 %
+3,1 %
Source : MESR/SIES — État de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (EESR 18), données 2022-2023.
La chute de la mobilité d’études (−5 %) reflète en partie un effet calendrier post-pandémie et une saturation relative des places dans certaines universités d’accueil espagnoles, tandis que la mobilité de stage bénéficie d’une demande croissante des employeurs et d’un cadre réglementaire assoupli depuis 2021.
Flux sortants : destinations, profil et durées
Top 5 des destinations
L’Espagne demeure, et de loin, la destination privilégiée des étudiants français en Erasmus+. Les trois premières destinations captent 38,6 % du total des mobilités sortantes en 2022-2023. La Belgique (+35 %) et l’Irlande (+17 %) enregistrent les progressions les plus marquées parmi les cinq premières, traduisant un intérêt croissant pour les pays francophones et anglophones.
Top 5 destinations des participants français Erasmus+ — 2022-2023
Pays d’accueil
Participants
Part
Évolution N-1
Espagne
11 174
18,8 %
+11 %
Allemagne
6 224
10,4 %
+17 %
Italie
5 945
9,3 %
+24 %
Belgique
4 830
8,1 %
+35 %
Irlande
3 044
5,1 %
+17 %
Source : Campus France, Chiffres clés 2025.
Profil démographique des mobiles français
Le profil type de l’étudiant français en mobilité Erasmus+ révèle des inégalités de genre et de discipline stables d’une année sur l’autre :
Genre : 56,9 % de femmes, 43,1 % d’hommes — une sur-représentation féminine constante, plus marquée en mobilité d’études qu’en stage.
Niveau d’études : 47,9 % en master, 42,0 % en licence (bachelor), 7,7 % en BTS/BUT (cycle court), 0,5 % en doctorat. La mobilité doctorante est fortement sous-représentée au regard des effectifs réels.
Disciplines : commerce, administration et droit dominent avec 32,3 % des mobilités, suivis par l’ingénierie et les technologies (24 %), puis les lettres, langues et arts (13,8 %).
Cette répartition disciplinaire souligne la place centrale des grandes écoles de commerce et des IAE dans les mobilités sortantes : leurs cursus intègrent souvent un semestre à l’étranger comme exigence de diplôme, ce qui gonfle mécaniquement la part des filières gestion.
Durée des séjours
La durée moyenne d’un séjour Erasmus+ en enseignement supérieur s’établit à 5,6 mois, avec un écart significatif selon le type de mobilité :
Mobilité d’études : 6,5 mois — un semestre académique complet constitue la norme, certains établissements imposant un minimum d’une année.
Mobilité de stage : 3,6 mois — contrainte par les calendriers des entreprises d’accueil et les périodes de stage intégrées aux cursus.
La durée minimale réglementaire est de 3 mois pour la mobilité d’études et de 2 mois pour le stage. Les mobilités de très courte durée (moins de 2 mois) ne sont pas éligibles aux bourses Erasmus+ pour l’enseignement supérieur, même si elles peuvent l’être dans d’autres volets du programme.
Bon à savoir : À leur retour, les étudiants partis en Erasmus+ doivent souvent remettre un rapport de mobilité ou intégrer leur expérience internationale dans leur mémoire de master. Un assistant comme Tesify permet de structurer et de rédiger ce travail académique de manière rigoureuse, tout en respectant les normes de citation exigées par leur établissement.
Flux entrants Erasmus+ : qui vient en France ?
La France a accueilli 32 295 étudiants et personnels étrangers via Erasmus+ en 2023, un chiffre en hausse de +19 % sur un an — une progression nettement supérieure à celle des sortants (+9 %). L’Allemagne est devenue en 2023 le premier pays d’envoi vers la France, avec une explosion de +46 % de ses ressortissants en mobilité Erasmus+ en France.
Top 5 pays d’origine des mobilités Erasmus+ entrantes en France — 2023
Pays d’origine
Participants
Évolution N-1
Allemagne
6 598
+46 %
Italie
5 825
+11 %
Espagne
4 899
+4 %
Belgique
2 329
+27 %
Roumanie
1 497
+20 %
Source : Campus France, Chiffres clés 2025.
La montée en puissance des Allemands s’explique par le renforcement des accords bilatéraux franco-allemands dans le cadre de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) et par l’attractivité croissante des formations en anglais dans les établissements parisiens et lyonnais. La Roumanie, cinquième contingent entrant, confirme l’intégration progressive des pays d’Europe centrale et orientale dans les flux Erasmus+ vers la France.
443 500 étudiants étrangers toutes filières confondues
Au-delà du seul programme Erasmus+, la France accueille un volume bien plus large d’étudiants internationaux. En 2024-2025, 443 500 étudiants étrangers étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français, selon les données de Campus France publiées en mai 2025. Ce chiffre marque une hausse de +3 % sur un an et de +17 % sur cinq ans, confirmant la dynamique structurelle d’internationalisation.
Parmi ces 443 500 inscrits :
76 % sont en mobilité internationale au sens strict (ils ont quitté leur pays pour venir étudier en France).
24 % sont des étudiants étrangers résidents (nés à l’étranger mais établis en France depuis plusieurs années).
Les cinq premiers pays d’origine pour l’ensemble des étudiants étrangers inscrits en France sont, par ordre décroissant : Maroc, Algérie, Chine, Italie et Sénégal. La prépondérance des pays maghrébin et subsahariens reflète les liens historiques et linguistiques de la France, ainsi que les partenariats académiques structurés avec ces pays via Campus France et les ambassades.
Pour une analyse approfondie de la dimension doctorale de cette attractivité — la France accueille une proportion croissante de doctorants étrangers attirés par les cotutelles internationales et les financements ANR — notre article sur l’attractivité du doctorat français pour les étudiants internationaux (données SIES 2025) détaille les chiffres par discipline et pays d’origine.
Bilan bilatéral : sortants vs. entrants Erasmus+
Un des angles les moins analysés dans les publications sur Erasmus+ est le solde bilatéral des flux, c’est-à-dire la comparaison directe entre le volume de participants français qui partent et celui d’étrangers qui arrivent via le même programme.
Flux Erasmus+ en France — enseignement supérieur, 2023
Indicateur
Valeur
Évolution N-1
Sortants (participants français en Erasmus+)
57 418
+9 %
Entrants (mobilités Erasmus+ en France)
32 295
+19 %
Solde sortant net
+25 123
—
Ratio sortants / entrants
1,78
—
La France envoie donc 1,78 fois plus de participants qu’elle n’en accueille via Erasmus+. Ce déséquilibre n’est pas une anomalie structurelle : il traduit la forte appétence des étudiants français pour la mobilité internationale, combinée à une capacité d’accueil Erasmus+ qui, bien que significative, reste inférieure à la demande sortante. Néanmoins, la progression des entrants (+19 %) est nettement supérieure à celle des sortants (+9 %), indiquant un rééquilibrage progressif du flux.
Pour le détail des mobilités sortantes et de leur financement (montants des bourses Erasmus+ selon les pays de destination, critères d’éligibilité et répartition par établissement), notre article Mobilité Erasmus+ des étudiants français 2026-2027 en chiffres complète ce panorama avec les données les plus récentes.
Tendances 2024 et objectifs à horizon 2027
Les données 2024, publiées par l’Agence Erasmus+ France, marquent une nouvelle accélération : 164 000 mobilités totales au départ de la France sur l’ensemble des secteurs Erasmus+ (enseignement supérieur, scolaire, formation professionnelle et jeunesse), soit +15 % par rapport aux 142 000 mobilités de 2023. Une partie de cette progression est portée par les mobilités scolaires de groupe, dont le volume a presque doublé en un an, mais la tendance de fond dans l’enseignement supérieur reste positive.
Côté accueil, la France progresse vers son objectif officiel de 500 000 étudiants étrangers accueillis d’ici 2027 dans le cadre de la stratégie « Bienvenue en France ». Partant de 443 500 en 2024-2025, l’objectif requiert une hausse annuelle d’environ 20 000 inscrits supplémentaires sur les trois prochaines années. Le rythme récent (+13 000 en un an) reste en deçà de ce qu’implique la trajectoire cible.
Perspective 2026 : Deux leviers pourraient accélérer le rééquilibrage des flux. D’abord, l’extension du programme Erasmus+ aux apprentis, soutenue par la loi pour un Erasmus de l’apprentissage promulguée en 2024, devrait faire progresser les entrants en formation professionnelle. Ensuite, le développement des formations délivrées en anglais dans les universités françaises — encore limité par rapport à l’Allemagne ou aux Pays-Bas — reste un facteur clé pour attirer des étudiants hors zone francophone.
Sur le plan qualitatif, les enquêtes de satisfaction menées par l’Agence Erasmus+ France auprès des participants étrangers accueillis font ressortir deux axes d’amélioration persistants : la complexité des démarches administratives à l’arrivée (logement, visa étudiant, inscription) et le niveau d’accueil linguistique dans les établissements hors grandes métropoles. Ces obstacles freinent l’attractivité relative de la France face à des pays comme l’Espagne ou les Pays-Bas, qui ont investi dans des services d’accueil structurés.
Enfin, les étudiants qui intègrent leur expérience de mobilité internationale dans un mémoire de master ou un rapport Erasmus+ trouveront un cadre méthodologique pratique dans le guide comment rédiger un mémoire (fr.tesify.pro), adapté aux normes académiques françaises.
FAQ — Mobilité étudiante internationale et Erasmus+ en France
Combien d’étudiants français partent en Erasmus+ chaque année ?
En 2023, 57 418 participants français (étudiants et personnels) ont pris part au programme Erasmus+ dans l’enseignement supérieur, faisant de la France le premier pays d’origine du programme en Europe. Ce chiffre est en hausse de +9 % sur un an et de +18 % sur cinq ans. En 2024, tous secteurs Erasmus+ confondus, 164 000 mobilités ont été réalisées au départ de la France.
Quelle est la principale destination Erasmus+ des étudiants français ?
L’Espagne est la première destination, avec 11 174 participants français en 2022-2023, soit 18,8 % des mobilités sortantes. Elle est suivie par l’Allemagne (10,4 %) et l’Italie (9,3 %). La Belgique (+35 %) et l’Irlande (+17 %) enregistrent les progressions les plus dynamiques parmi les cinq premières destinations.
Combien d’étudiants étrangers viennent en France via Erasmus+ ?
La France a accueilli 32 295 étudiants et personnels étrangers via Erasmus+ en 2023, en hausse de +19 % sur un an. L’Allemagne est le premier pays d’envoi vers la France (6 598 participants, +46 %), devant l’Italie (5 825) et l’Espagne (4 899). Au total, en incluant toutes les filières, la France accueille 443 500 étudiants étrangers en 2024-2025.
Quelle est la durée moyenne d’une mobilité Erasmus+ en enseignement supérieur ?
La durée moyenne est de 5,6 mois pour l’ensemble des mobilités Erasmus+ en enseignement supérieur. Elle varie selon le type : 6,5 mois pour la mobilité d’études (un semestre complet) et 3,6 mois pour la mobilité de stage. La durée minimale éligible est de 3 mois pour les études et de 2 mois pour les stages.
La France envoie-t-elle plus d’étudiants qu’elle n’en accueille via Erasmus+ ?
Oui. La France envoie nettement plus d’étudiants et personnels (57 418 en 2023) qu’elle n’en accueille via Erasmus+ (32 295), avec un solde sortant net de plus de 25 000 participants. Le ratio est de 1,78 sortant pour 1 entrant. Toutefois, la progression des entrants (+19 %) est supérieure à celle des sortants (+9 %), ce qui indique un rééquilibrage progressif.
Quel est l’objectif de la France en matière d’accueil d’étudiants étrangers ?
La France s’est fixé l’objectif d’accueillir 500 000 étudiants étrangers dans ses établissements d’enseignement supérieur d’ici 2027, dans le cadre de la stratégie « Bienvenue en France ». En 2024-2025, le chiffre s’établit à 443 500, soit une progression de +17 % sur cinq ans. Atteindre 500 000 requiert de maintenir une hausse annuelle d’environ 20 000 inscrits supplémentaires.
Sources : MESR/SIES, État de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (EESR 18) ; Campus France, Chiffres clés de la mobilité étudiante dans le monde, mai 2025 ; Agence Erasmus+ France, résultats de l’appel à projets 2024 (juillet 2025).
Guide complet des aides régionales à la mobilité étudiante en France 2026 : tableau comparatif par région
Financer une expérience à l’étranger ou une mobilité interrégionale reste l’un des principaux obstacles pour les étudiants français. Si la bourse Erasmus+ et l’aide à la mobilité master sont relativement connues, les aides régionales à la mobilité étudiante en France 2026 constituent une source de financement sous-exploitée qui peut représenter plusieurs milliers d’euros supplémentaires. Chaque conseil régional a développé son propre dispositif, avec des montants, des conditions et des règles de cumul différents — ce qui rend la comparaison indispensable avant tout départ.
Ce guide consolide, région par région, les dispositifs actifs en 2026 : montants vérifiés, quotients familiaux plafonds, durées minimales et règles de cumul avec Erasmus+ ou la bourse CROUS. Il couvre également les deux dispositifs nationaux complémentaires — l’aide à la mobilité master (1 000 €) et l’aide à la mobilité Parcoursup (500 €) — pour vous permettre de construire un plan de financement complet.
En bref : En 2026, onze régions métropolitaines proposent une aide spécifique à la mobilité étudiante internationale, avec des montants allant de 75 €/semaine (Occitanie) à plus de 2 300 € (Bourgogne-Franche-Comté, Pays de la Loire). Le cumul avec Erasmus+ est autorisé dans plusieurs régions mais interdit dans d’autres. L’aide à la mobilité master (1 000 €, nationale) est cumulable avec la quasi-totalité des dispositifs régionaux.
Tableau comparatif des aides régionales à la mobilité étudiante en France 2026
Le tableau suivant synthétise les données vérifiées pour les régions dont les dispositifs étaient actifs et documentés au moment de la rédaction de ce guide (sources officielles régionales et heyme.care). Les régions pour lesquelles aucun dispositif spécifique 2026 n’a pu être confirmé sont signalées.
Régions non documentées en 2026 (aucun dispositif public confirmé au moment de la rédaction) : Centre-Val de Loire, Corse, Pays méditerranéens. Pour ces régions, contactez directement le service relations internationales de votre établissement ou le conseil régional.
Sources : heyme.care (données régionales consolidées), sites officiels des conseils régionaux. Montants susceptibles d’évoluer — vérifiez les montants exacts sur le site de votre région avant tout dépôt de dossier.
Avant d’explorer les aides régionales, il est utile de comprendre les deux dispositifs nationaux qui servent souvent de base au plan de financement.
L’aide à la mobilité master (1 000 €)
Versée par le CROUS en une seule fois, l’aide à la mobilité master est réservée aux étudiants qui réunissent les trois conditions suivantes :
Être boursier sur critères sociaux ou bénéficier d’allocations annuelles spécifiques du ministère.
Être titulaire d’une licence générale (une licence professionnelle ne donne pas droit à cette aide) obtenue l’année précédente dans un établissement public.
Être inscrit en première année de master (M1) dans une région académique différente de celle où la licence a été obtenue. Les étudiants en M2 sont exclus.
La demande s’effectue via messervices.etudiant.gouv.fr après l’inscription administrative. Le paiement intervient environ un mois après le dépôt des justificatifs (attestation de licence et certificat de scolarité M1). Cette aide est cumulable avec la quasi-totalité des aides régionales, à vérifier au cas par cas.
L’aide à la mobilité Parcoursup (500 €)
Distincte de l’aide master, l’aide à la mobilité Parcoursup cible les lycéens boursiers qui acceptent, via Parcoursup, une admission dans une formation située hors de leur académie de résidence. Le montant est de 500 €, versé en une fois au début de l’année académique. Pour l’année 2026-2027, les demandes sont ouvertes du 1er juin 2026 au 15 janvier 2027 sur amp.etudiant.gouv.fr. Cette aide est cumulable avec les bourses sur critères sociaux, les aides d’urgence et les aides à la mobilité internationale.
Attention : L’aide Parcoursup vise la mobilité nationale (changement d’académie), pas la mobilité internationale. Elle est complémentaire aux aides régionales mais ne se substitue pas à elles.
Détail région par région
Hauts-de-France — Bourse Mermoz
La Bourse Mermoz est l’un des dispositifs les plus accessibles : le plafond de quotient familial est fixé à 30 000 €, et le cumul avec Erasmus+ est explicitement autorisé. La durée peut aller de 2 à 26 semaines consécutives. Les destinations couvertes sont mondiales à l’exception des DROM-COM, Monaco et Andorre. Les BTS, DUT/BUT, licences et masters sont éligibles.
Normandie — Pass Monde
Le Pass Monde se distingue par une prime de destination : 200 € pour un séjour en Europe, 400 € pour le reste du monde, complétés par 40 €/semaine. Le quotient familial plafond est identique à celui des Hauts-de-France (30 000 €), mais le cumul avec d’autres aides régionales est explicitement exclu. La durée s’étend de 2 à 26 semaines.
Bretagne — Bourse Jeunes à l’International
En Bretagne, le dispositif combine une aide au transport (150 €) et une aide journalière de 6,65 € (environ 200 €/mois). Le plafond de quotient familial est plus strict (25 000 €) et le cumul avec toute aide publique à la mobilité est interdit. La durée minimale requise est de 26 jours pour les étudiants en licence ou master (durée plus courte possible pour les BTS/DUT).
Île-de-France — Bourse Mobilité IDF
La bourse régionale d’Île-de-France offre entre 250 et 450 € par mois sur une durée de 1 à 10 mois. Le plafond de quotient familial est le plus bas recensé parmi toutes les régions : 19 190 €, ce qui cible les profils les plus modestes. Les règles de cumul avec Erasmus+ ne sont pas précisées dans les documents officiels consultés.
Grand Est — Aide Mobilité
La région Grand Est distingue nettement études et stages dans ses montants : 200 € pour les BTS/DUT, 500 € pour une mobilité études de 16 semaines ou plus, 400 € pour un stage de 12 à 15 semaines, et 800 € pour un stage de 16 semaines ou plus. Une majoration de 100 € s’applique pour les pays frontaliers. Aucun critère de quotient familial n’est publié officiellement.
Bourgogne-Franche-Comté — Aquisis et Dynastage
La Bourgogne-Franche-Comté propose deux dispositifs distincts selon le type de mobilité. La bourse Aquisis (études, minimum 3 mois) peut atteindre 2 300 €, tandis que la bourse Dynastage (stages, à partir de 2 semaines) monte jusqu’à 2 280 €. Le plafond de quotient familial est fixé à 25 830 € et, fait notable, le cumul avec Erasmus+, la bourse CROUS et d’autres bourses est autorisé — ce qui en fait l’un des dispositifs les plus avantageux pour les boursiers.
Pays de la Loire — Envoléo
L’aide Envoléo est structurée en modules cumulables : 1 000 € de base (accessible à tous les étudiants de moins de 28 ans), plus 1 000 € supplémentaires pour les boursiers CROUS, plus 500 € si l’étudiant bénéficie d’une bourse Erasmus+. La durée minimale requise est de 10 semaines consécutives. Avec une combinaison Erasmus+ + boursier CROUS, un étudiant des Pays de la Loire peut donc atteindre 2 500 € de cette seule aide régionale, hors bourse Erasmus+ elle-même.
Nouvelle-Aquitaine — Cap Mobilité
L’aide Aquitaine Cap Mobilité est ouverte aux boursiers et non-boursiers, et couvre des séjours de 3 à 9 mois à 400 € par mois. Aucune précision officielle n’a été publiée sur les règles de cumul avec Erasmus+ pour 2026 : renseignez-vous auprès de la région avant de planifier votre financement.
Auvergne-Rhône-Alpes — Bourse Région Mobilité Internationale
Le dispositif d’Auvergne-Rhône-Alpes prévoit 95 €/semaine de base, auxquels s’ajoutent des majorations selon le profil : entre 80 et 530 € pour les boursiers CROUS, et une majoration spécifique de 530 € pour les étudiants en situation de handicap. La durée couverte va de 4 à 26 semaines. Le cumul avec Erasmus+ est autorisé, mais pas avec d’autres aides régionales.
Occitanie — Aide Mobilité Occitanie
En Occitanie, l’aide est strictement réservée aux boursiers CROUS et aux bénéficiaires du fonds de solidarité. Elle prend la forme soit d’une indemnité hebdomadaire de 75 €, soit d’un forfait de 450 à 600 € selon la destination. La durée minimale est de 6 semaines, et le cumul avec Erasmus+ ou d’autres aides régionales est interdit.
Provence-Alpes-Côte d’Azur — PRAME
La PRAME (Programme Régional d’Aide à la Mobilité Étudiante) propose entre 100 € et 125 €/semaine selon que le domicile familial est ou non en PACA, avec un plafond global de 2 500 €. Une majoration de 400 € est prévue pour les étudiants en situation de handicap. Le quotient familial ne doit pas dépasser 26 000 €, et l’étudiant doit avoir moins de 30 ans. Le cumul avec d’autres bourses est interdit.
Règles de cumul : ce qu’il faut savoir
La question du cumul est centrale pour maximiser son financement. Voici les principes généraux à retenir pour les aides régionales à la mobilité étudiante en France en 2026 :
Cumul aide régionale + aide à la mobilité master
L’aide à la mobilité master (1 000 €) est une aide nationale versée pour une mobilité interrégionale en France, non pour une mobilité internationale. Elle est donc, dans la quasi-totalité des cas, cumulable avec les aides régionales à la mobilité internationale. Aucune des régions documentées n’interdit explicitement ce cumul.
Cumul aide régionale + bourse Erasmus+
C’est ici que les règles divergent le plus. Quatre régions autorisent explicitement le cumul : Hauts-de-France (Mermoz), Bourgogne-Franche-Comté (Aquisis/Dynastage), Pays de la Loire (Envoléo, avec bonus de 500 €) et Auvergne-Rhône-Alpes. À l’inverse, la Bretagne, la Normandie (avec d’autres aides régionales), l’Occitanie et la PACA l’interdisent. Pour les autres régions, la règle n’est pas clairement publiée — il est indispensable de vérifier auprès du service mobilité de votre établissement ou du conseil régional.
En règle générale, le cumul entre deux aides régionales différentes est interdit. Cela s’applique notamment si vous êtes étudiant dans une région mais domicilié dans une autre : vous devrez choisir la région dont vous souhaitez solliciter l’aide.
Cumul aide régionale + bourse CROUS
Le statut boursier CROUS n’est pas systématiquement requis pour les aides régionales (plusieurs régions utilisent le quotient familial comme critère propre), mais être boursier CROUS peut ouvrir droit à des majorations supplémentaires (Bourgogne-Franche-Comté, Pays de la Loire) ou constituer la condition d’éligibilité elle-même (Occitanie). La bourse CROUS mensuelle reste en tout état de cause cumulable avec les aides régionales. Pour vérifier votre éligibilité à la bourse CROUS, référez-vous à notre guide DSE CROUS 2026-2027.
Comment déposer sa demande
Les démarches varient d’une région à l’autre, mais plusieurs étapes sont communes à presque tous les dispositifs.
1. Vérifier son éligibilité avant de partir
Chaque aide a ses propres critères (quotient familial, statut boursier, niveau d’études, type de mobilité). Vérifiez systématiquement :
La durée minimale requise et les destinations éligibles.
Le plafond de quotient familial le cas échéant.
Les règles de cumul si vous bénéficiez déjà d’une bourse Erasmus+ ou CROUS.
2. Contacter le service des relations internationales de son établissement
Le SRI (Service des Relations Internationales) de votre université ou grande école est l’interlocuteur clé. Il dispose souvent des formulaires régionaux, connaît les délais et peut attester les mobilités. Certains établissements centralisent les demandes régionales et les transmettent directement à la région — renseignez-vous dès que votre départ est confirmé.
3. Respecter les délais de dépôt
La quasi-totalité des aides régionales exigent un dépôt de dossier avant le départ, généralement 4 à 8 semaines en amont. Déposer après la date limite entraîne un refus automatique. Constituez votre dossier dès la confirmation de votre accord d’échange ou de votre convention de stage.
4. Rassembler les pièces justificatives
Les pièces habituellement demandées incluent : une attestation de scolarité, la convention de stage ou la lettre d’acceptation de l’établissement d’accueil, un relevé d’identité bancaire, un justificatif de quotient familial ou d’avis d’imposition, et une copie de la carte d’identité. Certaines régions demandent également un rapport de retour à la fin du séjour pour valider le paiement du solde.
5. Suivre le dossier et relancer si nécessaire
Les services régionaux peuvent avoir des délais de traitement longs, notamment au printemps. N’hésitez pas à relancer par e-mail après 3 à 4 semaines sans réponse.
En combinant les dispositifs disponibles, un étudiant peut constituer un financement substantiel pour sa mobilité. Voici deux scénarios illustratifs basés sur les données vérifiées.
Scénario 1 : étudiant boursier CROUS en Pays de la Loire, mobilité Erasmus+ de 5 mois
Bourse Erasmus+ (groupe 1, 5 mois) : montants variables selon destination et établissement
Envoléo base : 1 000 €
Majoration boursier CROUS : +1 000 €
Majoration Erasmus+ : +500 €
Total aide régionale seule : 2 500 €
Scénario 2 : étudiant boursier CROUS en Bourgogne-Franche-Comté, stage de 6 mois hors Europe
Bourse Dynastage : jusqu’à 2 280 € (6 mois)
Cumul avec Erasmus+ : autorisé (montant Erasmus+ selon convention)
Cumul avec bourse CROUS mensuelle : autorisé
Conseil pratique : Si vous êtes étudiant en M1 et que vous avez obtenu votre licence dans une région académique différente, l’aide à la mobilité master (1 000 €) peut compléter une aide régionale internationale dès lors que celle-ci vise une mobilité hors de France.
La mobilité génère souvent un mémoire, un rapport de stage ou un TFE à rédiger dans des délais serrés, parfois dans une langue étrangère. Tesify accompagne les étudiants dans la structuration et la rédaction de leurs travaux académiques grâce à l’IA, depuis n’importe où dans le monde.
FAQ — Aides régionales à la mobilité étudiante
Qu’est-ce que l’aide à la mobilité master et qui peut en bénéficier ?
L’aide à la mobilité master est une aide nationale de 1 000 € versée par le CROUS en une seule fois. Elle est réservée aux étudiants boursiers sur critères sociaux, titulaires d’une licence générale d’un établissement public et inscrits en première année de master dans une région académique différente de celle où ils ont obtenu leur licence. Les étudiants en M2 et les titulaires d’une licence professionnelle en sont exclus.
Peut-on cumuler une aide régionale avec la bourse Erasmus+ ?
Cela dépend de la région. Les Hauts-de-France (Mermoz), la Bourgogne-Franche-Comté (Aquisis/Dynastage), les Pays de la Loire (Envoléo) et l’Auvergne-Rhône-Alpes autorisent explicitement le cumul avec Erasmus+. En revanche, la Bretagne, l’Occitanie et la PACA l’interdisent. Pour les autres régions, vérifiez auprès du conseil régional ou du SRI de votre établissement avant de constituer votre dossier.
Quelle région offre le montant le plus élevé pour la mobilité étudiante ?
Les Pays de la Loire se distinguent avec l’aide Envoléo : 1 000 € de base, avec des majorations pouvant atteindre 2 500 € au total pour un boursier CROUS bénéficiant également d’Erasmus+. La Bourgogne-Franche-Comté propose également jusqu’à 2 300 € avec la bourse Aquisis pour une mobilité d’études. Les montants réels dépendent de la durée du séjour et du profil de l’étudiant.
L’aide à la mobilité Parcoursup est-elle différente de l’aide à la mobilité master ?
Oui, ce sont deux dispositifs distincts. L’aide à la mobilité Parcoursup (500 €) est destinée aux lycéens boursiers qui acceptent une admission dans une formation hors de leur académie de résidence via Parcoursup — il s’agit d’une mobilité nationale. L’aide à la mobilité master (1 000 €) cible les étudiants boursiers en licence qui s’inscrivent en M1 dans une région académique différente. Les deux peuvent être cumulées si les conditions sont réunies.
Comment trouver l’aide à la mobilité de ma région si elle n’est pas listée ici ?
Consultez directement le site officiel du conseil régional de votre région, dans les rubriques « jeunesse », « enseignement supérieur » ou « international ». Le service des relations internationales (SRI) de votre établissement centralise généralement les informations sur les dispositifs régionaux et peut vous orienter vers le bon interlocuteur.
Quand faut-il déposer son dossier pour une aide régionale à la mobilité ?
La quasi-totalité des aides régionales exigent un dépôt de dossier avant le départ, généralement 4 à 8 semaines en amont. Certaines régions ouvrent les candidatures dès le printemps pour les départs de l’été ou de l’automne. Un dossier déposé après la date limite est automatiquement rejeté — constituez-le dès la confirmation de votre mobilité.
Les étudiants en BTS ou IUT peuvent-ils bénéficier des aides régionales ?
Oui, dans la majorité des régions. Le Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté et la Normandie mentionnent explicitement les BTS et DUT/BUT parmi les bénéficiaires. Les montants sont parfois légèrement inférieurs à ceux accordés aux étudiants en licence ou master, et les durées minimales requises peuvent différer selon le niveau.
Faut-il être boursier CROUS pour obtenir une aide régionale à la mobilité ?
Pas obligatoirement. Plusieurs régions utilisent un plafond de quotient familial plutôt que le statut boursier CROUS comme critère d’éligibilité. Les Hauts-de-France, la Normandie, la Bretagne et la PACA fixent des seuils de quotient familial spécifiques. En revanche, l’Occitanie réserve son aide aux seuls boursiers CROUS et bénéficiaires du fonds de solidarité. Être boursier CROUS peut ouvrir droit à des majorations dans certaines régions (Bourgogne-Franche-Comté, Pays de la Loire).
Bourses Erasmus master 2026-2027 : montants et calendrier
Financer un semestre ou une année de mobilité Erasmus+ pendant son master en France n’est pas une démarche simple : les montants des bourses Erasmus+ master 2026-2027 varient selon le groupe de pays de destination, le statut boursier CROUS, les compléments régionaux et la nature de la mobilité (études ou stage). Ce guide centralise toutes les données officielles issues de l’Agence Erasmus+ France et du portail étudiant.gouv.fr, avec les fourchettes de montants, le calendrier des démarches étape par étape, et les règles de cumul à connaître avant de déposer votre dossier.
Que vous prépariez un M1 à l’Université Paris Cité, un M2 à Sciences Po, à l’Université de Bordeaux ou à Aix-Marseille Université, les règles de base sont identiques : c’est votre établissement d’envoi qui fixe le montant exact dans les fourchettes définies par la Commission européenne, et c’est lui qui gère votre dossier de bourse de bout en bout.
En bref : En 2026-2027, la bourse Erasmus+ pour études oscille entre 225 et 606 €/mois selon le groupe de pays. Les boursiers CROUS perçoivent +150 €/mois et conservent leur bourse ordinaire. L’Aide à la Mobilité Internationale (AMI) peut ajouter jusqu’à 400 € en une fois. La bourse n’est ni imposable ni remboursable.
1. Montants par groupe de pays 2026-2027
Le programme Erasmus+ classe les pays participants en trois groupes selon le coût de la vie. Le montant mensuel de la bourse pour une mobilité d’études dépend directement de ce classement. Les fourchettes ci-dessous sont celles publiées par l’Agence Erasmus+ France ; le montant exact varie selon les fonds disponibles de votre établissement.
Vidéo : panorama du programme Erasmus+ (mobilité, bourse, démarches) pour les étudiants.
Bulgarie, Croatie, Hongrie, Lituanie, Macédoine du Nord, Pologne, Roumanie, Serbie, Turquie
225 – 550 €
375 – 700 €
Conseil pratique : Avant de choisir votre destination, demandez à votre service des relations internationales le montant exact qu’il applique pour chaque groupe. Certaines universités comme l’Université de Nantes ou l’Université Paris Cité publient leurs barèmes en ligne — ce sont les seuls chiffres qui comptent pour votre dossier.
Pour les étudiants partant dans un pays tiers associé au programme (Tunisie, Maroc, Géorgie, etc.), la bourse est fixée à 700 €/mois indépendamment du groupe, selon les règles définies par la Commission européenne pour les mobilités hors UE.
2. Bourse Erasmus+ stage : montants et spécificités
La mobilité de stage (Erasmus+ stage, aussi appelée mobilité traineeship) bénéficie d’un complément mensuel de 150 € par rapport à la mobilité études. Ce supplément s’applique automatiquement à tous les étudiants effectuant un stage dans le cadre d’Erasmus+, quelle que soit leur situation boursière.
Groupe
Bourse études (€/mois)
Bourse stage (études + 150 €)
Stage + complément boursier CROUS
Groupe 1
292 – 606 €
442 – 756 €
592 – 906 €
Groupe 2
225 – 550 €
375 – 700 €
525 – 850 €
Groupe 3
225 – 550 €
375 – 700 €
525 – 850 €
Pour un master impliquant un stage obligatoire à l’étranger — courant en M2 en économie, gestion ou sciences humaines — la mobilité stage Erasmus+ est souvent plus intéressante financièrement que la mobilité études. À l’Université de Bordeaux, par exemple, un stage de 4 mois à Berlin (groupe 1) peut atteindre 2 800 à 3 000 € de bourse totale, auxquels s’ajoutent la gratification légale du stage et les éventuels compléments régionaux.
Condition impérative : le stage doit durer au minimum 2 mois consécutifs et être validé par votre établissement comme faisant partie intégrante de votre cursus de master. Un stage de vacances non lié à votre formation ne bénéficie pas de la bourse Erasmus+.
3. Compléments et suppléments : inclusion, régions, bourses bilatérales
Complément inclusion (jusqu’à 250 €/mois)
Les étudiants en situation de handicap, porteurs d’une maladie chronique, résidant en zone rurale ou en quartier prioritaire de la politique de la ville, ou bénéficiaires d’une aide sociale CROUS élevée peuvent obtenir un complément inclusion pouvant atteindre 250 €/mois, selon les données publiées par l’Agence Erasmus+ France. Ce complément vient en plus de la bourse ordinaire et du complément boursier CROUS.
Bonus transport écoresponsable (50 à 100 €)
Depuis la programmation 2021-2027, Erasmus+ encourage les modes de transport durables. Voyager en train, en bus ou en covoiturage jusqu’à destination ouvre droit à un bonus transport compris entre 50 et 100 € selon la distance. Pour un départ de Paris vers Madrid ou Barcelone en train, ce bonus s’applique pleinement.
Aides régionales complémentaires
De nombreux conseils régionaux français cofinancent la mobilité internationale de leurs étudiants :
Île-de-France : le dispositif Erasmus+IDF peut apporter un complément allant jusqu’à 200 €/mois pour les étudiants franciliens.
Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes : des compléments de 150 à 300 € sont proposés via les programmes régionaux de mobilité étudiante.
Ces aides ne sont pas automatiques : elles se demandent auprès de votre conseil régional ou via le service des relations internationales de votre université, souvent en même temps que la candidature Erasmus+.
Bourses bilatérales en complément
Certains pays partenaires proposent des bourses à cumuler avec Erasmus+ :
DAAD (Allemagne) : bourses pour étudiants français dans des universités allemandes, cumulables avec Erasmus+ selon les programmes.
MAEC / MAECI (Espagne / Italie) : programmes de mobilité avec bourses d’excellence pour les étudiants en master ayant de très bons résultats.
Fondation Europ’Act : finance des mobilités en sciences sociales et humaines.
4. Cumul avec la bourse CROUS et l’AMI
Le financement d’une mobilité Erasmus+ en master peut se construire en couches successives. Voici les règles officielles de cumul, telles que décrites sur étudiant.gouv.fr :
Bourse CROUS sur critères sociaux : maintenue à 100 %
Si vous êtes boursier sur critères sociaux du CROUS, votre bourse continue d’être versée pendant toute la durée de votre mobilité Erasmus+, au même montant qu’en France. En 2026-2027, les montants CROUS vont de 1 084 € par an (échelon 0bis) à environ 6 335 € par an (échelon 7), versés sur 10 mois.
En plus du maintien de la bourse, les boursiers CROUS perçoivent une majoration de 150 €/mois sur la bourse Erasmus+ elle-même. Cette majoration est versée automatiquement par l’établissement dès confirmation du statut boursier dans le dossier de mobilité — aucune démarche supplémentaire n’est nécessaire.
AMI — Aide à la Mobilité Internationale : environ 400 €
L’AMI est une aide ponctuelle gérée par les CROUS régionaux, réservée aux boursiers partant en mobilité internationale. Son montant oscille généralement autour de 400 €, versés en une seule fois avant le départ. Elle se demande auprès de votre CROUS d’affectation, souvent au moment de la signature de la convention Erasmus+.
Exemple de cumul pour un boursier CROUS échelon 5 partant à Berlin (groupe 1) :
Bourse Erasmus+ (Groupe 1, milieu de fourchette) : 450 €/mois
+ Majoration boursier CROUS : 150 €/mois
+ Bourse CROUS maintenue (échelon 5 ≈ 4 390 €/an ÷ 10 = 439 €/mois) : 439 €/mois
+ AMI (ponctuelle) : ~400 € = Environ 1 039 €/mois + 400 € en une fois Ces chiffres sont indicatifs ; les montants réels dépendent de l’enveloppe de votre établissement.
Pour les étudiants qui préparent en parallèle leur inscription en master, notre article sur le calendrier DSE CROUS 2026-2027 détaille les dates clés pour renouveler votre dossier de bourse avant la mobilité.
5. Calendrier complet des candidatures 2026-2027
Les dates varient selon les établissements, mais le calendrier-type pour une mobilité en septembre 2026 suit les grandes étapes décrites ci-dessous. Vérifiez toujours les dates précises auprès du service des relations internationales de votre université.
Étape
Action
Calendrier indicatif
1
Réunion d’information au service des relations internationales (RI)
Oct. – Nov. 2025
2
Dépôt du dossier de candidature (lettre de motivation, CV, relevés de notes, niveau de langue)
Nov. – Déc. 2025
3
Sélection par la commission Erasmus+ de votre établissement
Jan. – Fév. 2026
4
Candidature directe à l’université d’accueil et test OLS (Online Language Support)
Fév. – Mars 2026
5
Élaboration et signature du Learning Agreement (OLA) avec les trois parties
Avril – Mai 2026
6
Signature de la convention de subvention et versement du premier acompte (70 – 80 % du total)
Mai – Juin 2026
7
Début de la mobilité et activation des services (logement, carte étudiante internationale)
Août – Sept. 2026
8
Rapport final de mobilité et versement du solde (20 – 30 %)
Fin de mobilité + 30 jours
Point critique : l’étape 2 est souvent celle qui pénalise le plus d’étudiants. Les dossiers de candidature interne (à votre propre université) ferment généralement avant la fin de l’année civile 2025 pour une mobilité en 2026-2027. Ne confondez pas cette date avec la candidature à l’université d’accueil, qui se fait après sélection.
6. Conditions d’éligibilité pour les étudiants en master
Toutes les conditions suivantes doivent être réunies pour bénéficier d’une bourse Erasmus+ en master :
Citoyenneté ou résidence régulière : être ressortissant d’un pays participant à Erasmus+ (UE + Norvège, Islande, Liechtenstein, Macédoine du Nord, Serbie, Turquie) ou résider légalement en France depuis au moins un an au moment de la candidature.
Inscription dans un établissement détenteur de l’ECHE : votre université doit posséder la Charte Erasmus pour l’enseignement supérieur (ECHE), consultable sur monprojet.erasmusplus.fr.
Accord bilatéral entre établissements : un accord Erasmus+ en cours de validité doit exister entre votre université et l’établissement d’accueil pour votre discipline.
Niveau d’études : être inscrit en M1 ou M2 au moment de la mobilité, ou effectuer une mobilité dans l’année suivant l’obtention du master (mobilités récemment diplômés, limitées à 12 mois après la fin du cursus).
Durée minimale : 2 mois consécutifs (études et stage). Maximum 12 mois par cycle.
Quota par cycle : 12 mois au total sur l’ensemble du master (M1 + M2). Si vous avez déjà effectué Erasmus+ en licence, le compteur repart à zéro pour le master.
Pour les étudiants dont la situation financière soulève des questions sur le coût total du master (frais d’inscription, CVEC, logement), notre article sur le coût moyen d’un master en France 2026 fournit un état des lieux chiffré.
7. Simulations de budget mensuel par ville
Ces simulations combinent la bourse Erasmus+ standard (milieu de fourchette) avec un loyer étudiant moyen dans la ville de destination. Elles permettent d’estimer le reste à vivre mensuel avant d’intégrer éventuellement la bourse CROUS et l’AMI.
Ville
Groupe
Bourse Erasmus+ indicative
Loyer chambre étudiante
Reste à vivre
Stockholm
1
500 €
550 – 750 €
Déficit
Berlin
1
450 €
400 – 600 €
0 – 50 €
Barcelone
2
400 €
400 – 550 €
0 – 0 €
Lisbonne
2
380 €
350 – 500 €
0 – 30 €
Varsovie
3
350 €
200 – 350 €
0 – 150 €
Cracovie
3
320 €
180 – 300 €
20 – 140 €
Ces simulations montrent que la bourse Erasmus+ seule couvre rarement l’intégralité des frais de vie. Pour les destinations de groupe 1 (Scandinavie, Pays-Bas, Irlande), un budget complémentaire de 300 à 600 €/mois est à prévoir. C’est pourquoi le cumul avec la bourse CROUS et l’AMI est décisif pour les étudiants qui dépendent de ces aides.
Le coût global de votre parcours de master ne se limite pas à la mobilité. Notre tableau de bord sur la rentrée universitaire 2026-2027 en chiffres (MESR) détaille les bourses CROUS, la mobilité internationale et les grands repères budgétaires pour anticiper vos dépenses avant et après la mobilité.
FAQ
Quel est le montant de la bourse Erasmus+ pour un master en 2026-2027 ?
En 2026-2027, la bourse Erasmus+ pour une mobilité d’études en master varie entre 225 et 606 €/mois selon le groupe de pays de destination, d’après les données de l’Agence Erasmus+ France. Le groupe 1 (Allemagne, Scandinavie, Italie…) bénéficie des montants les plus élevés. Les boursiers CROUS perçoivent 150 €/mois supplémentaires.
Peut-on cumuler la bourse Erasmus+ avec la bourse CROUS ?
Oui. Selon étudiant.gouv.fr, la bourse CROUS sur critères sociaux est intégralement maintenue pendant la mobilité Erasmus+. De plus, les boursiers CROUS bénéficient d’une majoration de 150 €/mois et peuvent percevoir l’AMI (environ 400 €, ponctuelle). La bourse Erasmus+ n’est ni remboursable ni imposable.
Quand candidater pour un Erasmus+ master en 2026-2027 ?
Pour une mobilité débutant en septembre 2026, le dossier de candidature interne (à votre propre université) se dépose généralement entre novembre et décembre 2025. La sélection par la commission Erasmus+ a lieu en janvier-février 2026. La convention de bourse (OLA) est signée en avril-mai 2026, et le premier acompte versé avant le départ.
Quels pays font partie du groupe 1 Erasmus+ ?
Le groupe 1 Erasmus+ (coût de vie le plus élevé, bourse la plus haute) comprend l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, la Finlande, l’Irlande, l’Islande, l’Italie, le Liechtenstein, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède. Pour ces destinations, la bourse études est de 292 à 606 €/mois.
La bourse Erasmus+ est-elle imposable en France ?
Non. La bourse Erasmus+ est exonérée d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales en France. Vous n’avez pas à la déclarer dans votre déclaration annuelle de revenus. Elle ne rentre pas non plus dans le calcul de votre quotient familial CROUS.
Peut-on partir en Erasmus+ en M2 avec un mémoire à rédiger ?
Oui, sous réserve que votre master le permette. Certains programmes proposent un semestre à l’étranger en M2 avec reconnaissance des ECTS. Il faut vérifier la compatibilité avec les obligations de stage et de mémoire auprès de votre responsable de mention. Des outils comme Tesify permettent de rédiger et corriger votre mémoire depuis n’importe quelle université européenne.
Combien de mois de bourse Erasmus+ peut-on obtenir en master ?
Le quota Erasmus+ est de 12 mois financés par cycle d’études. En master, vous pouvez donc bénéficier de jusqu’à 12 mois sur l’ensemble du M1 et M2. Si vous avez déjà effectué Erasmus+ en licence, le compteur repart à zéro pour le cycle master. Pour le doctorat, un nouveau quota de 12 mois s’ouvre.
Qu’est-ce que le complément inclusion Erasmus+ et qui y a droit ?
Le complément inclusion est une majoration de bourse pouvant atteindre 250 €/mois pour les étudiants en situation de handicap, porteurs d’une maladie chronique, résidant en zone rurale ou en quartier prioritaire de la politique de la ville, ou bénéficiaires d’une forte aide sociale CROUS. Ce complément se demande auprès du service des relations internationales de votre établissement au moment de la candidature Erasmus+.
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Bourses Erasmus+ master 2026-2027 : montants par pays et démarches
Les bourses Erasmus+ master France 2026-2027 montants varient selon le pays de destination et le type de mobilité (études ou stage). Pour un étudiant en master français qui part étudier en Allemagne, en Suède ou aux Pays-Bas (groupe 1), la bourse mensuelle s’élève à environ 270 € par mois pour la mobilité études. Pour un départ vers l’Espagne ou le Portugal (groupe 2), le montant descend à 220 €/mois. Ces chiffres, définis par la Commission européenne et distribués via l’Agence Erasmus+ France, s’appliquent à la rentrée 2026-2027.
Ce guide détaille les montants officiels par groupe de pays, les conditions d’éligibilité spécifiques aux étudiants en master, le calendrier de candidature, les démarches étape par étape, et les possibilités de cumul avec la bourse CROUS. Il complète l’article calendrier Erasmus+ 2026-2027 déjà disponible sur Tesify.fr.
En bref — Bourses Erasmus+ master 2026-2027
Les montants mensuels pour la mobilité études vont de 170 € (groupe 3) à 270 € (groupe 1). Pour les stages, l’aide est majorée : de 320 € à 420 €/mois. La durée maximale est de 12 mois par cycle d’études. La bourse CROUS est maintenue en parallèle. Les candidatures s’effectuent via le service des relations internationales de votre établissement.
1. Montants officiels 2026-2027 par groupe de pays
Les bourses Erasmus+ sont calculées sur la base d’un barème européen révisé régulièrement par la Commission. Chaque établissement d’envoi reçoit une enveloppe de l’Agence nationale (ici l’Agence Erasmus+ France) et distribue les bourses dans les fourchettes définies. Les montants suivants sont les fourchettes de référence pour 2026-2027 :
Type de mobilité
Groupe 1
Groupe 2
Groupe 3
Mobilité études (SMS)
270 €/mois
220 €/mois
170 €/mois
Mobilité stage (SMP)
420 €/mois
360 €/mois
320 €/mois
Complément pour profil prioritaire (boursiers CROUS, handicap, etc.)
+150 €/mois sur le montant de base
Source : etudiant.gouv.fr — Bourses Erasmus+ et AMI. Les montants exacts versés dépendent de l’enveloppe disponible dans votre établissement et peuvent varier dans la fourchette indiquée par l’Agence nationale.
Important : Les montants listés sont des valeurs de référence. Certains établissements complètent la bourse Erasmus+ avec leurs propres fonds. Vérifiez le montant précis auprès du service des relations internationales de votre université.
2. Quels pays dans chaque groupe ?
La répartition des pays en groupes reflète le coût de la vie local. Elle est définie par la Commission européenne et peut être révisée d’une année sur l’autre. Pour 2026-2027 :
Groupe 1 — Coût de la vie élevé (270 €/mois études)
Groupe 3 — Coût de la vie plus bas (170 €/mois études)
Bulgarie, Croatie, Hongrie, Lituanie, Macédoine du Nord, Pologne, Roumanie, Serbie, Turquie.
Les pays partenaires (hors espace européen, ex : Ukraine, pays du Maghreb dans certains programmes) relèvent de règles de financement différentes. Consultez la fiche de votre établissement pour ces cas particuliers.
Exemple concret : Un étudiant en M1 à Lyon 2 part 6 mois étudier à l’Université de Barcelone (Espagne, groupe 2). Sa bourse Erasmus+ s’élève à 220 € × 6 = 1 320 € pour le semestre. S’il est boursier CROUS, il touche en plus 150 €/mois, soit 900 € supplémentaires, pour un total Erasmus+ de 2 220 € sur 6 mois — maintenu en sus de sa bourse CROUS mensuelle.
3. Conditions d’éligibilité pour les étudiants en master
Pour bénéficier d’une bourse Erasmus+ en master 2026-2027, les conditions suivantes doivent être réunies :
Être inscrit dans un établissement détenteur d’une Charte Erasmus+ pour l’Enseignement Supérieur (ECHE). La quasi-totalité des universités françaises en dispose.
Nationalité ou résidence légale : être ressortissant d’un pays du programme Erasmus+ (EU, Islande, Liechtenstein, Norvège, Macédoine du Nord, Serbie, Turquie) ou avoir le statut de réfugié reconnu.
Durée de mobilité : entre 2 et 12 mois par cycle d’études. Pour le master (M1+M2), le cumul total de mobilités Erasmus+ ne peut dépasser 12 mois sur l’ensemble du cycle.
Accord bilatéral entre les établissements : votre université doit avoir signé un accord Erasmus+ avec l’université d’accueil étrangère. Renseignez-vous auprès du coordinateur Erasmus+ de votre composante.
Niveau linguistique requis : la plupart des universités partenaires demandent un niveau B2 dans la langue d’enseignement (OLS — Online Language Support est proposé par la Commission européenne avant et pendant la mobilité).
Il n’existe pas de condition de ressources pour bénéficier de la bourse Erasmus+ de base. Le complément de 150 €/mois pour profils prioritaires est en revanche soumis à des critères sociaux ou de situation (bourse CROUS, handicap, situation familiale difficile).
4. Cumul bourse Erasmus+ et bourse CROUS
C’est une des questions les plus fréquentes des étudiants en master : puis-je cumuler ma bourse CROUS et une bourse Erasmus+ ? La réponse est oui dans les conditions suivantes :
Vous restez inscrit dans votre établissement français d’origine pendant toute la durée de la mobilité.
Votre mobilité est reconnue par votre université et validée dans le cadre de votre cursus de master (équivalence académique).
Votre bourse CROUS est maintenue à taux plein, sauf si le CROUS régional dont vous dépendez applique des règles spécifiques (rares mais possibles — vérifiez auprès du vôtre).
En pratique, un boursier CROUS à l’échelon 5 (391 €/mois) qui part 6 mois en Espagne reçoit : 391 €/mois (CROUS) + 220 €/mois (Erasmus+ études groupe 2) + 150 €/mois (complément boursier) = 761 €/mois au total. C’est souvent plus que son budget mensuel en France, ce qui rend la mobilité Erasmus+ particulièrement accessible aux boursiers.
5. Aides complémentaires : AMI, bourses régionales et Erasmus Mundus
L’Aide à la Mobilité Internationale (AMI)
L’AMI est une aide gouvernementale française distincte de la bourse Erasmus+, versée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur. Elle est réservée aux boursiers CROUS et s’élève à environ 400 € pour un stage ou une mobilité d’études d’au moins un mois hors Europe. Elle est cumulable avec la bourse CROUS mais généralement pas avec Erasmus+ si la mobilité est déjà financée par ce programme. Source : etudiant.gouv.fr — AMI.
Bourses régionales de mobilité
De nombreuses régions françaises complètent la bourse Erasmus+ avec leurs propres dispositifs. Par exemple, la Région Île-de-France, la Région Auvergne-Rhône-Alpes ou la Région Occitanie proposent des aides de 500 à 1 500 € sur dossier. Renseignez-vous auprès de votre Conseil régional ou du service des relations internationales de votre université.
Erasmus Mundus Joint Masters (EMJM)
Les masters Erasmus Mundus sont des diplômes internationaux cofinancés par l’Union européenne, offrant des bourses nettement plus élevées : de 1 000 € à 1 400 €/mois pour les étudiants sélectionnés sur concours mondial. La sélection est très compétitive. Les candidatures pour la rentrée 2026-2027 sont clôturées pour la plupart des programmes ; les candidatures 2027-2028 s’ouvrent généralement entre novembre et janvier.
6. Calendrier et démarches de candidature
Contrairement au DSE CROUS, la candidature Erasmus+ ne passe pas par une plateforme nationale centralisée. Elle s’effectue directement dans votre établissement, qui gère ses propres appels à candidatures selon ses accords bilatéraux. Voici le calendrier typique pour une mobilité en septembre 2026 :
Période
Étape
Novembre 2025 – Janvier 2026
Appel à candidatures de la plupart des établissements français pour le semestre d’automne 2026
Janvier – Mars 2026
Dépôt des dossiers de candidature auprès du coordinateur Erasmus+ de votre UFR ou composante
Mars – Avril 2026
Résultats de sélection et nomination auprès de l’établissement partenaire étranger
Avril – Juin 2026
Acceptation par l’université d’accueil, inscription administrative dans l’établissement étranger
Juin – Juillet 2026
Signature de la convention de bourse entre l’étudiant et son établissement d’envoi
Juillet – Août 2026
Versement du premier acompte (70-80% du total), préparation du départ
Retour + 30 jours
Remise du rapport Erasmus+ (obligatoire) et versement du solde (20-30%)
Lettre de motivation (en français ou dans la langue du pays d’accueil, selon les exigences de l’établissement)
CV académique à jour
Relevé de notes M1 ou L3 (selon votre niveau)
Justificatif de niveau linguistique (B2 minimum dans la langue d’enseignement : test OLS, DELF, TOEFL, IELTS, etc.)
Proposition de contrat d’études (Learning Agreement for Studies) indiquant les cours que vous comptez suivre à l’étranger
Formulaire de candidature interne à l’établissement
7. Après la sélection : convention et versement
Une fois sélectionné par votre établissement et accepté par l’université partenaire, plusieurs étapes administratives sont indispensables :
Signature de la convention de subvention (Grant Agreement) : document légal entre vous et votre établissement d’envoi, précisant les montants, les dates, les conditions de retour anticipé et les obligations de rapport.
Finalisation du Learning Agreement : liste définitive des cours à valider à l’étranger, signée par les deux établissements et par l’étudiant. Ce document garantit la reconnaissance des ECTS au retour.
Déclaration de départ : confirmation de la date de début de la mobilité, obligatoire pour déclencher le versement.
Rapport Erasmus+ en ligne (EU Survey) : à remettre dans les 30 jours suivant la fin de la mobilité. Sans ce rapport, le solde de la bourse n’est pas versé et l’établissement peut demander un remboursement partiel.
Pour financer votre mémoire ou rapport de stage réalisé lors de votre mobilité Erasmus+, Tesify propose des outils de rédaction IA adaptés au format académique français, même depuis l’étranger.
FAQ
Peut-on partir en Erasmus+ en M2 après avoir déjà fait une mobilité en L3 ?
Oui, mais le cumul total de mobilités Erasmus+ est limité à 12 mois par cycle d’études (licence, master, doctorat). Si vous avez déjà effectué 6 mois en licence, il vous reste 6 mois disponibles pour le cycle master. Les mobilités effectuées dans un cycle précédent ne sont pas décomptées sur le cycle en cours.
La bourse Erasmus+ est-elle imposable ?
Non, la bourse Erasmus+ n’est pas imposable en France. Elle n’est pas non plus à déclarer comme revenu dans votre déclaration fiscale. Elle n’entre donc pas dans le calcul du revenu brut global qui détermine votre échelon de bourse CROUS.
Que se passe-t-il si je rentre plus tôt que prévu de ma mobilité Erasmus+ ?
En cas de retour anticipé non justifié par une cause de force majeure, les jours non effectués sont déduits du montant de la bourse et le trop-perçu doit être remboursé à votre établissement. En cas de force majeure (maladie grave, décès familial, etc.), contactez immédiatement votre coordinateur Erasmus+ pour constituer un dossier justificatif.
Est-il possible de faire un stage Erasmus+ après avoir terminé son master ?
Oui, sous conditions. La mobilité de stage « Recent Graduate » permet à un diplômé de master de partir en stage Erasmus+ dans les 12 mois suivant l’obtention de son diplôme, à condition d’avoir été sélectionné avant la fin du cursus. Les montants sont ceux des mobilités de stage (groupe 1 : 420 €/mois, groupe 2 : 360 €/mois, groupe 3 : 320 €/mois).
Comment savoir si mon université a un accord Erasmus+ avec l’université étrangère qui m’intéresse ?
Consultez le service des relations internationales de votre composante (UFR, faculté, département) — et non le service central de l’université, car les accords sont souvent spécifiques à chaque composante. La liste des partenaires est généralement disponible sur l’intranet ou sur demande auprès du coordinateur Erasmus+. Si la destination souhaitée n’est pas dans la liste, il est possible de solliciter un nouvel accord, mais ce processus prend au moins un an.
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Votre mobilité Erasmus+ implique souvent la rédaction d’un rapport de stage ou d’un mémoire. Tesify aide les étudiants français à structurer, rédiger et vérifier leurs travaux académiques selon les normes des universités françaises — depuis n’importe quel pays.
Bourses Erasmus+ Master 2026-2027 : Montants par Pays, Démarches et Cumul avec CROUS
Partir en échange Erasmus+ pendant votre Master en 2026-2027 est une décision qui mérite une préparation financière rigoureuse. Les bourses Erasmus+ pour étudiants en Master ne sont pas uniformes : les montants varient selon le pays de destination, votre statut boursier CROUS, et les éventuels compléments régionaux ou institutionnels. La bonne nouvelle : le cumul de ces aides peut couvrir une partie substantielle de votre coût de vie à l’étranger.
Ce guide centralise les montants officiels de la bourse Erasmus Master 2026, explique les démarches d’obtention, et détaille les possibilités de cumul pour maximiser votre financement. Que vous envisagiez un semestre à Berlin, Barcelone ou Varsovie, les chiffres que vous cherchez sont ici.
À retenir : En 2026-2027, la bourse Erasmus+ oscille entre 250 et 800 €/mois selon le groupe de pays. Les boursiers CROUS perçoivent 150 €/mois supplémentaires. La bourse CROUS ordinaire continue d’être versée pendant la mobilité. Le tout sans remboursement.
Montants Erasmus+ par groupe de pays 2026-2027
Le programme Erasmus+ classe les pays en trois groupes selon le coût de la vie, ce qui détermine le montant de la bourse mensuelle. Ces montants sont définis par la Commission européenne et révisés à chaque nouvelle programmation.
Les fourchettes reflètent les variations entre établissements : chaque université française dispose d’une enveloppe Erasmus+ et fixe le montant précis dans ces fourchettes selon sa politique et les fonds disponibles. Votre service des relations internationales vous communiquera le montant exact applicable à votre mobilité.
Pour comparer les universités qui offrent les meilleures enveloppes Erasmus+, consultez notre classement des 15 meilleurs IUT de France en 2026 qui intègre les statistiques de mobilité internationale.
Cumul avec la bourse CROUS et l’aide AMI
L’un des avantages les moins connus du programme Erasmus+ est la possibilité de cumuler plusieurs aides pendant la mobilité :
Bourse CROUS maintenue
Si vous êtes boursier sur critères sociaux du CROUS, votre bourse continue d’être versée pendant toute la durée de votre mobilité Erasmus+. Le montant reste identique à celui que vous percevez en France. En 2026-2027, les montants CROUS s’échelonnent de 1 084 € (échelon 0bis) à 6 335 € par an (échelon 7), versés sur 10 mois.
Majoration boursier CROUS (+150 €/mois)
En plus du maintien de la bourse ordinaire, les boursiers CROUS bénéficient d’une majoration de 150 €/mois sur la bourse Erasmus+. Cette majoration est automatique — elle est versée par votre établissement dès lors que votre statut boursier est confirmé dans le dossier de mobilité.
Aide à la Mobilité Internationale (AMI)
L’AMI est une aide complémentaire versée par les CROUS aux boursiers partant en mobilité internationale. Son montant varie selon les CROUS régionaux, mais oscille généralement entre 400 et 700 € en une seule fois. Contrairement à la bourse Erasmus+, l’AMI est une aide ponctuelle non mensuelle.
Aides régionales
De nombreuses régions françaises proposent des compléments de bourse pour les étudiants en mobilité Erasmus+ domiciliés dans leur territoire. Les montants varient de 200 à 500 € selon les régions. Renseignez-vous auprès de votre conseil régional avant le départ.
Conditions d’éligibilité pour les étudiants en Master
Pour bénéficier d’une bourse Erasmus+ en Master, vous devez réunir plusieurs conditions :
Nationalité ou résidence UE/EEE : être citoyen d’un pays participant au programme Erasmus+ ou résider légalement en France depuis au moins un an.
Inscription dans un établissement partenaire : votre université doit avoir un accord bilatéral Erasmus+ avec l’établissement d’accueil.
Niveau d’études : être inscrit en M1 ou M2 au moment de la mobilité.
Durée de mobilité : la bourse est versée pour des mobilités de 2 à 12 mois (études) ou 2 à 12 mois (stage).
Résultats académiques : les critères de sélection varient selon les établissements, mais incluent généralement la moyenne académique, la motivation et le niveau de langue.
Important : vous pouvez bénéficier d’un total de 12 mois de mobilité Erasmus+ financée par cycle d’études (Licence, Master, Doctorat). Si vous avez déjà effectué un séjour Erasmus en Licence, il vous reste jusqu’à 12 mois utilisables en Master.
Démarches : comment candidater à Erasmus+ en Master
Le processus de candidature se déroule généralement selon le calendrier suivant pour une mobilité en 2026-2027 :
Étape
Action
Calendrier indicatif
1
Réunion d’information service RI de votre université
Oct. – Nov. 2025
2
Dépôt du dossier de candidature (lettre de motivation, relevés)
Nov. – Déc. 2025
3
Sélection et notification par votre établissement
Jan. – Fév. 2026
4
Candidature directe à l’université d’accueil
Fév. – Mars 2026
5
Signature de la convention de bourse (OLA)
Avril – Mai 2026
6
Versement du premier acompte (70-80 % du total)
Avant le départ
Le document central de la mobilité Erasmus+ est l’Online Learning Agreement (OLA) : c’est la reconnaissance mutuelle des cours ou du stage que vous effectuerez à l’étranger. Sa signature tripartite (étudiant, établissement d’envoi, établissement d’accueil) est obligatoire avant le départ. Sans OLA signé, votre mobilité n’est pas reconnue et la bourse ne peut pas être versée.
Compléments régionaux et institutionnels
Au-delà des sources nationales, plusieurs financements complémentaires méritent d’être explorés :
Fondation Europ’Act : bourses de mobilité pour étudiants en sciences sociales et humaines.
Bourses bilatérales : certains pays (Allemagne avec la DAAD, Espagne avec la MAEC, Italie avec le programme Maeci-Univ) proposent des bourses spécifiques pour les étudiants français.
Bourses d’excellence de l’établissement d’accueil : certaines universités étrangères proposent des compléments aux étudiants Erasmus+ ayant un excellent dossier académique.
Pour les étudiants qui envisagent une mobilité en Italie, il est utile de savoir que le système de formation supérieure technique y a été profondément réformé avec les ITS Academy — des instituts de formation professionnelle supérieure comparables aux IUT français dans certains secteurs. Le panorama complet de ces établissements est disponible sur ITS Academy Italia 2026 : elenco per regione e settore. Par ailleurs, si votre diplôme français doit être reconnu en Italie, la procédure de reconnaissance auprès du CIMEA est incontournable : les étapes et délais sont détaillés sur come ottenere il riconoscimento CIMEA del titolo estero in Italia nel 2026.
Pour les étudiants qui hésitent entre un semestre Erasmus et une candidature via Mon Master, notre article sur les statistiques Mon Master 2026 vous permet de comparer les taux d’acceptation par domaine.
Exemple de budget mensuel par ville
Ville
Bourse Erasmus+
Loyer moyen étudiant
Reste pour vivre
Amsterdam
700 €
700 – 900 €
Besoin complément
Berlin
650 €
500 – 700 €
0 – 150 €
Barcelone
600 €
450 – 650 €
0 – 150 €
Madrid
600 €
400 – 600 €
0 – 200 €
Prague
350 €
250 – 400 €
0 – 100 €
Ces estimations montrent que la bourse Erasmus+ seule ne couvre généralement pas la totalité des frais de vie. Pour les destinations les plus chères (Scandinavie, Pays-Bas, Irlande), un budget complémentaire de 400 à 600 €/mois est à prévoir — d’où l’importance de cumuler avec la bourse CROUS et l’AMI si vous y avez droit.
Pour faciliter la gestion de votre travail académique pendant la mobilité, les meilleurs outils IA pour étudiants en 2026 peuvent vous aider à maintenir votre niveau de productivité dans un environnement universitaire étranger.
Questions fréquentes
La bourse Erasmus+ est-elle imposable ?
Non, la bourse Erasmus+ est exonérée d’impôt sur le revenu en France. Elle n’est pas non plus soumise aux cotisations sociales. Vous n’avez pas à la déclarer dans votre déclaration de revenus annuelle.
Peut-on partir en Erasmus+ en Master 2 (dernière année) ?
Oui, il est possible de partir en Erasmus+ en M2, mais cela est moins courant car la charge de travail est plus élevée (stage, mémoire). Certains établissements ont des accords spécifiques permettant un semestre à l’étranger en M2 avec reconnaissance des crédits. Il faut vérifier avec votre responsable de Master si un semestre Erasmus en M2 est compatible avec les obligations de votre formation.
Peut-on utiliser Erasmus+ pour un stage à l’étranger pendant le Master ?
Oui, Erasmus+ finance aussi les stages en entreprise à l’étranger (Erasmus+ stage). Les montants sont similaires à ceux des mobilités études, avec une majoration de 150 €/mois pour les boursiers CROUS. Le stage doit durer au minimum 2 mois et être validé par votre établissement comme faisant partie de votre cursus.
Que se passe-t-il si je dois interrompre ma mobilité Erasmus+ pour un cas de force majeure ?
En cas d’interruption pour raison médicale, familiale grave ou cas de force majeure, vous conservez la bourse pour la période effectivement réalisée et n’avez pas à rembourser. Une documentation (certificat médical, attestation d’événement familial) est requise. Les modalités précises sont définies dans votre convention de bourse.
Mon université n’a pas d’accord Erasmus+ avec l’université qui m’intéresse — que faire ?
Plusieurs options s’offrent à vous. D’abord, renseignez-vous auprès du service des relations internationales pour vérifier si un accord est en cours de négociation. Sinon, vous pouvez demander à votre établissement de créer un nouvel accord avec l’université cible — la démarche prend généralement un an. En attendant, vous pouvez partir en mobilité libre (sans bourse Erasmus+) ou chercher d’autres sources de financement (bourses bilatérales, fondations).
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Erasmus+ France 2026 : Statistiques de Mobilité Étudiante et Destinations
La France est le premier pays d’origine du programme Erasmus+ dans l’enseignement supérieur. En 2022-2023, 57 418 étudiants français ont effectué une mobilité Erasmus+ — études ou stage — dans 33 pays européens et au-delà. Ces statistiques Erasmus France 2026 illustrent à la fois la dynamique de la mobilité internationale française et la transformation profonde que connaît ce programme emblématique depuis sa création en 1987. Comprendre ces chiffres, c’est mesurer l’ouverture internationale de l’enseignement supérieur français et ses effets sur les trajectoires académiques et professionnelles des étudiants.
Résultat clé :57 418 étudiants français en mobilité Erasmus+ en 2022-2023 (+9 % en un an). La France accueille 32 295 étudiants Erasmus+ (+19 %). L’Espagne, l’Allemagne et l’Italie sont les trois premières destinations. Les mobilités de stage progressent beaucoup plus vite (+19,4 %) que les mobilités d’études (+3 %). La France est le premier pays d’origine et le 4e pays d’accueil du programme.
1. Chiffres clés Erasmus+ France 2022-2023
Les données les plus récentes consolidées portent sur l’année académique 2022-2023. Les statistiques provisoires 2023-2024 confirment la poursuite de la croissance.
Indicateur
Valeur
Évolution
Français en mobilité Erasmus+ (sortants)
57 418
+9 % / an
dont mobilités d’études
35 125 (61,6 %)
+3 %
dont mobilités de stage
22 293 (38,4 %)
+19,4 %
Étudiants Erasmus+ accueillis en France
32 295
+19 %
Rang mondial (pays d’origine)
1er
—
Total mobilités Europe (programme Erasmus+)
~428 000
+22 %
2. Destinations des étudiants français
Le choix des destinations Erasmus+ des étudiants français reflète des affinités culturelles, linguistiques et géographiques. L’Espagne reste largement en tête depuis plusieurs années :
Rang
Destination
Mobilités d’études
Part
1
Espagne
11 174
19 %
2
Italie
5 945 – 6 564
11,6 %
3
Allemagne
6 224
11 %
4
Belgique
4 830
8 %
5
Irlande
3 044
5 %
Pour les mobilités de stage, le classement est légèrement différent, avec la Belgique en 2e position (13,9 %) et l’Allemagne en 3e (9,5 %) après l’Espagne (18,6 %). Les pays anglophones (Irlande, Malte) progressent pour les stages en raison de la prime à l’anglais dans de nombreux secteurs professionnels.
3. Types de mobilité : études vs stage
La dynamique la plus notable des dernières années est l’essor des mobilités de stage Erasmus+, qui progressent bien plus vite (+19,4 %) que les mobilités d’études (+3 %). Cette tendance reflète :
Une valorisation croissante de l’expérience professionnelle internationale par les employeurs.
Le renforcement des bourses de stage Erasmus+ dans le cadre du programme 2021-2027 (budget total de 26,2 Md€ sur 7 ans, contre 14,7 Md€ sur 2014-2020).
L’intégration croissante de stages obligatoires à l’international dans les maquettes de master, notamment en écoles de commerce, en ingénierie et en sciences politiques.
La durée moyenne d’une mobilité d’études Erasmus+ est de 5,5 mois ; celle d’une mobilité de stage est de 3,8 mois. Les étudiants peuvent cumuler des mobilités (études + stage) dans le cadre de leurs études supérieures.
4. Étudiants Erasmus+ accueillis en France
La France attire 32 295 étudiants Erasmus+ entrants en 2022-2023, soit une progression de +19 % en un an. Les premiers pays d’origine de ces étudiants sont :
Pays d’origine
Effectif entrant
Part
Allemagne
6 598 (+46 %)
20 %
Italie
5 825
18 %
Espagne
4 899
15 %
Belgique
2 329
7 %
Roumanie
1 497
5 %
La progression spectaculaire des Allemands (+46 %) en France témoigne d’un regain d’attractivité des universités françaises, notamment pour les doubles diplômes franco-allemands et les masters dans les grandes métropoles. Les étudiants Erasmus+ entrants contribuent à l’internationalisation des campus français et enrichissent le contexte académique pour les étudiants français.
5. Évolution historique du programme en France
Depuis le lancement d’Erasmus en 1987, la participation française a connu une croissance régulière, avec quelques ruptures notables :
1987-2000 : Phase de lancement, faible participation (quelques milliers d’étudiants par an).
2014-2020 : Transition vers Erasmus+, intégrant les stages et les jeunes travailleurs. La France atteint 45 000 participants en 2019.
2020-2021 : Effondrement dû au COVID (-60 % sur les mobilités physiques, remplacées en partie par des mobilités virtuelles).
2022-2023 : Rebond complet et dépassement des niveaux pré-COVID avec 57 418 participants.
6. Profil des étudiants mobiles
L’analyse du profil des étudiants Erasmus+ français révèle des biais socio-économiques importants :
Niveau d’études : 70 % des mobilités concernent des étudiants de master et de licence 3. Les étudiants de L1 et L2 sont très peu représentés.
Filière : Les étudiants de sciences humaines, langues et commerce constituent la majorité des mobiles. Les étudiants de médecine, droit et sciences dures partent moins fréquemment.
Origine sociale : Les étudiants boursiers sont sous-représentés parmi les mobiles Erasmus+ malgré les bourses de soutien. Leur part est estimée à 17 % des mobiles, pour environ 30 % des effectifs étudiants totaux.
Genre : 60 % des Erasmus+ français sont des femmes, reflétant leur surreprésentation dans les filières où la mobilité internationale est la plus fréquente (langues, sciences humaines, commerce).
7. Impact sur l’insertion professionnelle
La mobilité Erasmus+ produit des effets documentés sur l’insertion professionnelle. Selon l’étude d’impact du programme (2019, sur 80 000 alumni) :
Les alumni Erasmus+ présentent un taux de chômage inférieur de 23 % à celui de leurs pairs non mobiles, cinq ans après la diplomation.
85 % des participants déclarent que la mobilité Erasmus+ a développé leurs compétences transversales (adaptabilité, langues, gestion interculturelle).
Les employeurs valorisent significativement l’expérience Erasmus+ dans les secteurs à dimension internationale (conseil, finance, commerce, institutions européennes).
Ces données illustrent pourquoi les universités intègrent de plus en plus des mobilités obligatoires dans leurs maquettes pédagogiques. Pour les étudiants qui rédigent un mémoire à l’étranger ou en double diplôme, la question de la langue d’écriture et des normes académiques est centrale. Voir notre article sur le taux de réussite aux mémoires selon le profil étudiant.
Les étudiants Erasmus+ qui intègrent des outils IA dans leur travail académique font face à des règles différentes selon les pays. Notre article sur l’IA dans l’enseignement supérieur français détaille ces politiques d’établissement.
8. Méthodologie
Les statistiques Erasmus+ sont produites par l’Agence Erasmus+ France (agence.erasmusplus.fr) à partir des données de mobilité déclarées par les établissements participants. Les chiffres 2022-2023 sont définitifs ; les données 2023-2024 sont en cours de consolidation. Les statistiques européennes sont centralisées par l’Agence exécutive européenne pour l’éducation et la culture (EACEA).
Combien d’étudiants français partent en Erasmus chaque année ?
En 2022-2023, 57 418 étudiants français ont participé à une mobilité Erasmus+ (études ou stage), faisant de la France le premier pays d’origine du programme. Ce chiffre progresse d’environ 9 % par an depuis le rebond post-COVID.
Quelle est la destination Erasmus préférée des Français ?
L’Espagne est de loin la première destination Erasmus des étudiants français, avec environ 19 % des mobilités d’études. L’Italie est en 2e position (11,6 %), suivie de l’Allemagne (11 %).
La France accueille-t-elle des étudiants Erasmus+ ?
Oui. En 2022-2023, la France a accueilli 32 295 étudiants Erasmus+ entrants, soit +19 % en un an. Les Allemands constituent le plus grand groupe (20 % des entrants, +46 % en un an), suivis des Italiens et des Espagnols.
Erasmus+ améliore-t-il les chances d’emploi ?
Oui. Selon l’étude d’impact du programme, les alumni Erasmus+ présentent un taux de chômage inférieur de 23 % à celui de leurs pairs non mobiles cinq ans après la diplomation. 85 % déclarent que le programme a développé leurs compétences transversales.
Quelle est la durée moyenne d’un séjour Erasmus+ ?
La durée moyenne d’une mobilité d’études Erasmus+ est de 5,5 mois (généralement un semestre). Une mobilité de stage dure en moyenne 3,8 mois. Les étudiants peuvent cumuler plusieurs mobilités sur l’ensemble de leur cursus.
Tous les étudiants français ont-ils accès à Erasmus+ ?
En théorie oui, mais en pratique les étudiants boursiers sont sous-représentés (17 % des mobiles pour ~30 % des effectifs). Des bourses spécifiques complètent la bourse Erasmus+ pour les étudiants en situation de précarité financière, mais les freins pratiques (logement à l’étranger, coûts d’installation) restent réels.
Vous revenez d’Erasmus et devez finir votre mémoire ?
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Erasmus en France : statistiques et données sur les échanges 2026
Le programme Erasmus+ est devenu l’un des symboles de la construction européenne — et l’un des programmes d’échange les plus documentés au monde. En 2026, la France franchit des records historiques : 164 000 mobilités Erasmus+ au départ de la France en 2024, le cap des 2 millions de bénéficiaires français depuis la création du programme, et un budget de 433,6 millions d’euros pour l’appel à projets 2025. Les statistiques Erasmus France en 2026 dessinent un programme en plein essor.
Pour les étudiants français en master, Erasmus+ représente une opportunité unique d’enrichir leur mémoire par une expérience internationale — mais aussi un défi logistique, notamment pour maintenir la progression de leur travail pendant leur mobilité à l’étranger.
Réponse rapide : En 2026, la France compte 164 000 mobilités Erasmus+ par an (données 2024, +15 % vs 2023). La barre des 2 millions de bénéficiaires depuis 1987 vient d’être franchie. Le budget Erasmus+ France 2025 est de 433,6 millions d’euros (+21 %). Deux bénéficiaires sur cinq viennent de l’enseignement supérieur.
Chiffres clés Erasmus+ France 2024-2026
Les données publiées par l’Agence Erasmus+ France / Education Formation pour l’appel à projets 2024 révèlent une dynamique de forte croissance :
Indicateur
Valeur
Évolution
Mobilités Erasmus+ au départ de France (2024)
164 000
+15 % vs 2023
Mobilités en 2023
142 000
référence
Total cumulé depuis 1987 (France)
> 2 millions
Cap franchi
Budget appel à projets Erasmus+ 2025 (France)
433,6 M€
+21 % vs 2024
Dossiers candidatures AP 2025
4 782
—
Dossiers avec accès simplifié (accréditations)
72 %
—
Répartition par secteur
Les mobilités Erasmus+ au départ de France se répartissent entre plusieurs secteurs éducatifs :
Secteur
Part des bénéficiaires (2024)
Mobilités estimées
Enseignement supérieur
40 %
~65 600
Enseignement et formation professionnels (EFP)
32 %
~52 480
Enseignement scolaire
25 %
~41 000
Éducation des adultes / jeunesse
3 %
~4 920
La croissance la plus spectaculaire est enregistrée dans l’enseignement scolaire (+20 000 mobilités en un an, portée notamment par les mobilités de groupe d’élèves). Dans l’enseignement supérieur, la progression est plus modérée mais régulière.
Destinations Erasmus les plus populaires pour les Français
Les préférences des étudiants français pour leurs destinations Erasmus montrent une diversification progressive par rapport aux destinations historiques :
Destination
Rang 2024
Filières les plus représentées
Espagne
1re
SHS, langues, économie
Allemagne
2e
Ingénierie, sciences, gestion
Italie
3e
Architecture, arts, SHS
Royaume-Uni (post-Brexit)
hors top 5
Réintégration partielle via Erasmus+ 2023
Pays-Bas
4e
Business, économie, sciences
Portugal
5e
SHS, tourisme, architecture
Aides financières Erasmus+ en 2026
La bourse Erasmus+ pour un séjour d’études dans l’enseignement supérieur est calculée selon le pays de destination et les ressources de l’étudiant :
Groupe de pays
Bourse mensuelle standard
Bourse renforcée (boursiers CROUS)
Groupe 1 (coût de vie élevé : Danemark, Finlande, Irlande, Islande, Royaume-Uni, Liechtenstein, Luxembourg, Norvège, Suède)
Groupe 3 (coût de vie bas : Bulgarie, Hongrie, Roumanie…)
150 à 250 €
+200 €
Cumul possible : Un étudiant boursier CROUS échelon 7 en Erasmus peut cumuler 633 € (bourse CROUS) + 550 € (Erasmus renforcé groupe 2) = 1 183 € par mois, ce qui permet une mobilité dans la plupart des villes européennes de taille moyenne.
Impact académique d’une mobilité Erasmus
Les études longitudinales sur les anciens Erasmus montrent des bénéfices documentés sur la carrière académique et professionnelle :
Bénéfice documenté
Part des anciens Erasmus concernés
Insertion professionnelle plus rapide
~64 %
Compétences interculturelles valorisées en entretien
~72 %
Amélioration des compétences linguistiques (B2+)
~78 %
Réseau académique international utilisé ultérieurement
~56 %
Ouverture de nouvelles perspectives professionnelles
~80 %
Pour les étudiants en master, une mobilité Erasmus peut également enrichir leur mémoire par des comparaisons internationales, l’accès à des archives ou bibliothèques étrangères, ou des données de terrain collectées à l’étranger.
Erasmus et rédaction du mémoire
Un séjour Erasmus en M2 présente des défis spécifiques pour la rédaction du mémoire :
Calendrier décalé : Les semestres académiques varient selon les pays, créant parfois un désalignement avec les délais de rendu imposés par l’université française.
Encadrement à distance : Le directeur de mémoire reste en France. La communication doit être organisée régulièrement par visioconférence.
Accès aux ressources : Les bibliothèques universitaires étrangères offrent souvent un accès à des ressources documentaires introuvables en France — un avantage considérable pour la revue de littérature.
Continuité de rédaction : Les outils de rédaction en ligne comme Tesify Mémoire permettent de continuer à rédiger et à accéder à sa bibliographie depuis n’importe quel pays, sans perte de données.
Notre guide sur la revue de littérature intègre des conseils sur l’utilisation des ressources documentaires internationales dans le cadre d’un mémoire.
Tendances 2025-2026
Plusieurs évolutions marquent le programme Erasmus+ à l’horizon 2026 :
Inclusion renforcée : Le programme consacre une part croissante des budgets à l’inclusion des étudiants à mobilité réduite, à faibles revenus ou issus de zones rurales — des profils historiquement sous-représentés dans Erasmus.
Mobilités hybrides : Le format « blended mobility » (combinaison de mobilité physique courte et d’apprentissage en ligne) se développe, adapté aux contraintes des étudiants en master qui ne peuvent pas s’absenter plusieurs mois. Pour les dates et délais de candidature détaillés, consultez notre calendrier Erasmus+ 2026-2027 avec toutes les dates de candidature.
IA et accès aux ressources : Les universités partenaires déploient des outils IA pour faciliter la découverte de ressources documentaires transfrontalières.
Réintégration partielle du Royaume-Uni : Depuis 2023, le Royaume-Uni participe partiellement au programme Turing (programme d’échanges britannique) avec des ponts vers Erasmus+.
Combien d’étudiants français partent en Erasmus chaque année en 2026 ?
En 2024 (données les plus récentes), 164 000 mobilités Erasmus+ ont été réalisées au départ de la France, soit 15 % de plus qu’en 2023. Environ 40 % de ces mobilités concernent l’enseignement supérieur, soit environ 65 600 étudiants du supérieur en mobilité Erasmus par an.
Quelle est la bourse Erasmus pour un étudiant français en 2026 ?
La bourse Erasmus+ mensuelle pour un séjour d’études varie de 150 à 350 € selon le groupe de pays de destination. Les étudiants boursiers CROUS reçoivent une majoration de 200 € par mois (« bourse renforcée »). Un boursier CROUS échelon 7 en Erasmus peut donc cumuler jusqu’à 1 183 € par mois (633 € CROUS + 550 € Erasmus groupe 2).
Peut-on faire un Erasmus pendant son master 2 en France ?
Oui, il est possible de faire un semestre Erasmus en M2, mais cela demande une organisation rigoureuse car la période coïncide souvent avec la rédaction du mémoire. Les mobilités hybrides (blended mobility) représentent une alternative : un séjour plus court combiné à du télétravail académique. Il faut vérifier la compatibilité avec le calendrier de remise du mémoire et négocier avec votre directeur de mémoire.
Un Erasmus améliore-t-il les chances d’emploi après un master ?
Oui. Les données montrent que 64 % des anciens Erasmus s’insèrent plus rapidement dans l’emploi, et 72 % valorisent leurs compétences interculturelles en entretien. L’expérience internationale est particulièrement valorisée dans les secteurs international, conseil, technologie et grandes entreprises. Elle améliore aussi le niveau de langue (78 % atteignent au moins le niveau B2).
Quelle est la destination Erasmus la plus populaire pour les étudiants français ?
L’Espagne reste la destination Erasmus numéro un pour les étudiants français, suivie de l’Allemagne et de l’Italie. Les Pays-Bas et le Portugal complètent le top 5. Le Royaume-Uni, autrefois très prisé, reste moins accessible depuis le Brexit bien qu’une réintégration partielle soit en cours.
Combien la France investit-elle dans Erasmus+ en 2026 ?
Pour l’appel à projets 2025, l’Agence Erasmus+ France a été dotée d’une enveloppe de 433,6 millions d’euros, soit une augmentation de 21 % par rapport à 2024. Cette hausse reflète l’engagement de la France à augmenter le nombre de mobilités et à améliorer l’inclusion dans le programme.
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Bourses d’Études Master France : Guide Complet 2026
Financer un master en France en 2026 ne se limite pas à la bourse CROUS. Des dizaines de dispositifs existent — régionaux, privés, sectoriels — et restent largement sous-utilisés faute d’information. Ce guide recense toutes les sources de financement pour les bourses d’études master en France : critères d’éligibilité, montants, calendriers de dépôt et conseils pour maximiser vos chances.
En moyenne, un master coûte entre 8 000 et 15 000 € par an en comptant le logement, la restauration, le transport et les frais pédagogiques. Avec une stratégie de financement bien construite, il est possible de couvrir une grande partie de ce budget grâce aux aides disponibles.
Réponse rapide : Les principales sources de bourses pour un master en France sont : la bourse CROUS (jusqu’à 618 €/mois), les bourses régionales (200 à 800 €/mois), les fondations et prix académiques (500 à 5 000 €), les bourses d’excellence universitaires, les aides employeur en alternance et les bourses Erasmus+ (jusqu’à 700 €/mois à l’étranger). La plupart se cumulent.
1. Bourse CROUS en master
La bourse sur critères sociaux (BCS) du CROUS reste le pilier du financement étudiant en France. Elle est accessible jusqu’en master, sous conditions d’âge et de revenus familiaux.
Points clés pour le master
Maintenue en M1 et M2 si les conditions d’éligibilité sont remplies
Montant : de 107 à 618 €/mois selon l’échelon (0 à 7)
Exonère des frais d’inscription universitaires
Cumulable avec l’APL logement et la plupart des autres bourses
Demande via le DSE entre janvier et le 15 mai sur messervices.etudiant.gouv.fr
Chaque région de France propose ses propres dispositifs d’aide aux étudiants. Ces bourses sont cumulables avec la bourse CROUS et souvent peu demandées.
Région
Dispositif principal
Montant indicatif
Île-de-France
Bourse régionale de mobilité internationale
400 à 800 €/mois
Occitanie
Bourse Occitanie Égalité des chances
200 à 400 €/mois
Nouvelle-Aquitaine
Aide à la mobilité internationale « Move »
150 à 600 €/mois
Auvergne-Rhône-Alpes
Bourse Ambition International
300 à 500 €/mois
Grand Est
Bourse de mobilité transfrontalière (Allemagne, Suisse)
200 à 500 €/mois
PACA
Bourse du Conseil Régional PACA
150 à 450 €/mois
Chaque région définit ses propres critères. Consultez le site de votre conseil régional pour les appels à candidature ouverts en 2026.
3. Fondations, associations et prix académiques
Les fondations privées représentent un gisement de financement sous-exploité. Voici les plus importantes pour les étudiants en master :
Fondation de France : Gère plus de 700 prix et bourses dans tous les domaines. Certaines bourses atteignent 10 000 € annuels. Site : fondationdefrance.org
Fondation L’Oréal – Pour les Femmes et la Science (FWIS) : Bourses de 15 000 € pour les doctorantes en sciences. Ouvertes aux M2 se préparant à un doctorat.
Fondation Total Energies : Bourses d’excellence pour étudiants en ingénierie, énergie et management (jusqu’à 10 000 €/an).
Fondation Eurazeo : Soutien financier aux étudiants boursiers en grandes écoles et masters d’élite (jusqu’à 5 000 €/an).
Prix Concours des Masters : Certains instituts et associations professionnelles récompensent les meilleurs mémoires de master par des dotations de 500 à 3 000 €.
Fondation Eiffel : Bourses du ministère des Affaires étrangères pour étudiants étrangers en master et doctorat en France (1 181 €/mois en master, couverture logement et transport).
4. Bourses d’excellence universitaires
Plusieurs universités françaises proposent leurs propres bourses d’excellence pour attirer les meilleurs profils en master :
PSL Excellence : Bourses internes pour les étudiants admis dans les composantes de PSL
IDEX et I-SITE : Les universités labellisées « Initiative d’Excellence » (Paris-Saclay, Strasbourg, Grenoble, etc.) offrent des bourses de mérite financées par les programmes d’investissements d’avenir
Contrats CIFRE : Pour les master 2 orientés recherche en entreprise. Salaire mensuel d’au moins 2 000 € brut. Consultez notre article sur la bourse CIFRE.
5. Erasmus+ et aides à la mobilité internationale
Si votre master inclut une période à l’étranger (semestre, stage, double diplôme), Erasmus+ est le premier dispositif à activer :
Bourse Erasmus+ études : De 250 à 700 €/mois selon le pays d’accueil (+ supplément pour les boursiers CROUS)
Bourse Erasmus+ stage : De 300 à 750 €/mois pour un stage dans une entreprise européenne
Maintien de la bourse CROUS : Votre BCS continue d’être versée pendant la mobilité Erasmus
Aide à la mobilité internationale CROUS (AMI) : 400 € supplémentaires par mois pour les boursiers
Bourse régionale de mobilité : Cumulable avec Erasmus+ (voir section 2)
Un étudiant boursier CROUS échelon 5 partant 6 mois en Erasmus en Allemagne peut percevoir simultanément : 449 € (BCS) + 400 € (AMI CROUS) + 500 € (Erasmus+ Allemagne) + 300 € (bourse régionale) = environ 1 650 €/mois. Un budget très confortable dans la plupart des villes européennes.
6. L’alternance comme financement du master
L’alternance (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) est sans doute le mode de financement le plus avantageux pour un master :
Rémunération mensuelle : de 700 € à 1 800 € brut selon l’âge et l’entreprise
Frais de formation pris en charge à 100 % par l’OPCO (Opérateur de Compétences)
Pas de frais d’inscription à payer
Expérience professionnelle valorisable immédiatement sur le CV
Taux d’insertion à l’emploi post-master en alternance : 87 % à 6 mois (données DARES 2025)
Allocation AGEFIPH pour les étudiants en situation de handicap
Aide spécifique MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées)
Aménagements d’examens et tutorat financé par l’université
Étudiants salariés ou indépendants fiscalement
Compte Personnel de Formation (CPF) : jusqu’à 5 000 € (ou 8 000 € pour les demandeurs d’emploi)
Congé de Formation Professionnelle dans la fonction publique
Plan de Développement des Compétences (PDC) de l’employeur
Étudiants étrangers en France
Bourse Eiffel du ministère des Affaires étrangères (1 181 €/mois en master)
Bourses bilatérales selon les accords entre la France et le pays d’origine
Bourse d’excellence des universités françaises pour profils internationaux
8. Construire sa stratégie de financement
Voici la méthode en 5 étapes pour maximiser votre financement :
Déposez votre DSE en janvier-mars : La bourse CROUS est la base. Ne la négligez pas même si vous pensez ne pas y avoir droit — le calcul est complexe et peut jouer en votre faveur.
Listez toutes les bourses régionales de votre région d’origine ET de votre région d’études : Vous pouvez être éligible aux deux.
Consultez le bureau des bourses de votre université : Les services de scolarité connaissent les bourses internes et les partenariats avec des fondations locales.
Évaluez l’alternance : Si votre master propose un parcours en alternance, c’est souvent la solution la plus avantageuse financièrement.
Candidatez tôt aux fondations : Les dossiers de bourses de fondations ferment souvent en novembre-décembre pour l’année universitaire suivante. Préparez votre dossier dès l’été.
Conseil Tesify : Si votre bourse implique de rédiger un mémoire de recherche, Tesify peut vous aider à structurer votre travail, générer votre bibliographie et vérifier le taux de plagiat — des fonctionnalités cruciales quand vous êtes aussi en train de gérer un contrat d’alternance ou de multiplier les candidatures.
FAQ — Bourses d’études master France 2026
Combien de bourses peut-on cumuler pour un master ?
Il n’existe pas de plafond légal au cumul des bourses en France, sauf pour la bourse CROUS qui ne se cumule pas avec une rémunération d’apprentissage. Vous pouvez théoriquement cumuler : bourse CROUS + bourse régionale + bourse de fondation + Erasmus+ + aide à la mobilité CROUS. Vérifiez les conditions de chaque bourse, certaines interdisent explicitement le cumul entre elles.
Existe-t-il des bourses pour les masters de grande école ?
Oui. Les grandes écoles proposent souvent leurs propres bourses d’excellence et d’aide sociale, distinctes des bourses CROUS. HEC, ESSEC, ESCP offrent des bourses pouvant couvrir une partie des frais de scolarité élevés (de 10 000 à 20 000 €/an). Les Grandes Écoles publiques (ENS, Polytechnique, Mines) ont des frais beaucoup plus bas et proposent des aides spécifiques. Consultez notre article Grande École vs Université en France 2026.
Quelle est la meilleure bourse pour un master à l’étranger depuis la France ?
Pour partir étudier en master à l’étranger depuis la France, les meilleures bourses sont : Erasmus+ (UE et pays partenaires), les bourses bilatérales Franco-Américaines Fulbright, les bourses Chateaubriand (États-Unis), les DAAD (Allemagne) et les bourses du gouvernement japonais (Monbukagakusho). La bourse CROUS et l’AMI peuvent être maintenues pendant le séjour si vous restez inscrit dans un établissement français.
Les bourses de fondation sont-elles imposables ?
Non, les bourses à caractère social (CROUS) sont exonérées d’impôt sur le revenu. Les bourses de fondations privées sont en principe non imposables si elles sont versées en contrepartie d’études sans obligation de travail. En revanche, une rémunération d’alternance est soumise aux cotisations sociales et à l’impôt si elle dépasse le seuil d’exonération. Consultez un conseiller fiscal si vous cumulez plusieurs sources de revenus.
Comment trouver des bourses spécifiques à mon domaine d’études ?
Les meilleures sources sectorielles sont : les ordres professionnels (avocats, médecins, ingénieurs), les syndicats professionnels, les chambres de commerce, les associations alumni de votre futur établissement, et les sites spécialisés comme le portail nationale-des-bourses.fr ou scholarshipportal.eu. Votre université peut aussi vous orienter via son bureau des bourses.
Peut-on obtenir une bourse sans condition de revenus ?
Oui. Les bourses d’excellence, les prix académiques et certaines bourses de fondations privées sont attribuées sur critères de mérite (résultats académiques, projet professionnel, engagement) sans condition de revenus. C’est notamment le cas des bourses Eiffel pour les étudiants étrangers, des bourses d’excellence universitaires et de la plupart des bourses de fondations industrielles (Total, L’Oréal, etc.).
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