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  • Taux de réussite en PASS et LAS en 2026 : statistiques de la première année de santé

    Taux de réussite en PASS et LAS en 2026 : statistiques de la première année de santé

    Taux de réussite en PASS et LAS en 2026 : statistiques de la première année de santé

    Le taux de réussite PASS LAS 2026 mesure la part d’étudiants inscrits en Parcours Accès Spécifique Santé (PASS) ou en Licence Accès Santé (L.AS) qui accèdent effectivement à la deuxième année des filières MMOPK : médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie.

    Réponse rapide : selon la note flash du SIES (ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche), sur la cohorte des néobacheliers inscrits en 2022, environ 40 % des étudiants en PASS ou en L.AS sont admis en deuxième année MMOPK en un ou deux ans. Le PASS affiche un taux d’admission cumulé d’environ 47,5 %, contre 25,7 % en L.AS. Ces moyennes nationales masquent des écarts importants selon l’université et l’année de candidature.

    Qu’est-ce que le PASS et le LAS ?

    Depuis la réforme de 2020, la première année des études de santé ne repose plus sur la PACES (Première Année Commune aux Études de Santé) ni sur le numerus clausus. Deux voies d’accès coexistent désormais dans la quasi-totalité des universités françaises.

    Le PASS (Parcours Accès Spécifique Santé) associe une majeure santé à une mineure disciplinaire (droit, biologie, économie…). Il ne peut en principe être tenté qu’une seule fois en cas d’échec. Le L.AS (Licence Accès Santé) fonctionne à l’inverse : une licence classique sert de majeure, avec une mineure santé, et l’accès aux filières MMOPK peut être retenté à plusieurs reprises au cours du cursus de licence, selon le règlement propre à chaque université.

    Les deux voies mènent aux mêmes filières, regroupées sous l’acronyme MMOPK : médecine, maïeutique (sage-femme), odontologie (dentaire), pharmacie et kinésithérapie.

    Amphithéâtre universitaire avec des étudiants de première année de santé en cours
    Des étudiants de première année de santé en amphithéâtre, entre PASS et L.AS.

    Quel est le taux de réussite en PASS en 2026 ?

    D’après la note flash du SIES portant sur la cohorte des néobacheliers inscrits en PASS ou L.AS en 2022 (publiée fin novembre 2025), le taux d’admission en deuxième année MMOPK pour les étudiants de PASS atteint 33,8 % en une seule année, et 13,8 % supplémentaires en deux ans (redoublement ou passage via une seconde tentative), soit un taux cumulé d’environ 47,5 %.

    Concrètement, un peu moins d’un étudiant sur deux inscrit en PASS finit par intégrer une filière de santé, la majorité dès la première tentative. Ces chiffres nationaux agrègent des situations très différentes selon les facultés, certaines universités affichant des taux nettement supérieurs ou inférieurs à la moyenne.

    Quel est le taux de réussite en LAS en 2026 ?

    Pour la même cohorte, le taux d’admission des étudiants de L.AS est plus faible : 19,5 % en un an et 6,3 % supplémentaires en deux ans, soit un taux cumulé d’environ 25,7 %.

    Cet écart ne signifie pas que le L.AS soit une voie de second choix pour tous les profils : le L.AS attire davantage d’étudiants qui privilégient une licence disciplinaire par sécurité ou par intérêt académique, et qui candidatent parfois à la santé sur plusieurs années de licence plutôt qu’une seule fois comme en PASS. Le mode de calcul explique une partie de l’écart de taux.

    PASS ou LAS : quelle voie a le plus de chances de réussite ?

    Le tableau suivant synthétise les données SIES disponibles pour la cohorte 2022, à titre de repère national. Ces moyennes doivent être pondérées par les chiffres propres à chaque université, qui peuvent s’écarter sensiblement de la moyenne nationale.

    Indicateur PASS L.AS
    Part des néobacheliers inscrits ~63 % ~37 %
    Admission MMOPK en 1 an 33,8 % 19,5 %
    Admission MMOPK supplémentaire en 2 ans 13,8 % 6,3 %
    Taux cumulé (1 ou 2 ans) ~47,5 % ~25,7 %
    Part des admis totaux en MMOPK ~80 % ~20 %

    Le PASS reste statistiquement la voie la plus efficace pour rejoindre les filières de santé, avec un taux de réussite cumulé environ 1,8 fois supérieur au L.AS sur cette cohorte. Ce constat doit toutefois être nuancé : le PASS concentre historiquement une part plus importante de candidats déjà très préparés (mention au bac, spécialités scientifiques), ce qui influence mécaniquement le taux de réussite observé, indépendamment du mérite propre de la voie.

    Qu’est-ce que le numerus apertus et disparaît-il en 2026 ?

    Le numerus apertus a remplacé le numerus clausus en 2020. Contrairement au numerus clausus, qui fixait un nombre national unique de places, le numerus apertus laisse chaque université déterminer ses propres capacités d’accueil en deuxième année MMOPK, en fonction de ses moyens pédagogiques et des besoins territoriaux en professionnels de santé.

    Selon plusieurs sources spécialisées (dont diploma-sante.fr), une loi adoptée courant 2025 prévoirait la suppression complète de tout mécanisme de quota, national comme local, avec un objectif annoncé de 15 000 à 17 000 admissions annuelles en MMOPK à terme, contre environ 12 000 sous le régime du numerus apertus et 8 000 à 9 000 sous l’ancien numerus clausus. Ces projections doivent être vérifiées chaque année sur les arrêtés officiels de capacités d’accueil et sur Parcoursup, les chiffres réels pouvant différer des objectifs annoncés.

    Comment se répartissent les admis entre les filières MMOPK ?

    Toutes voies confondues, la médecine capte la part la plus importante des places de deuxième année, suivie par la pharmacie, la kinésithérapie, l’odontologie puis la maïeutique, qui reste la filière la moins pourvue en effectifs. La répartition précise change chaque année selon les capacités fixées par arrêté dans chaque université et selon les besoins régionaux en professionnels de santé identifiés par les Agences régionales de santé.

    Sur le plan des parcours, une part significative des étudiants admis en MMOPK, y compris parmi ceux comptabilisés comme issus du L.AS, ont en réalité suivi un PASS avant de basculer de parcours en cas de redoublement. Cette porosité entre les deux voies complique la lecture brute des statistiques d’admission par filière d’origine.

    Pourquoi les taux varient-ils autant d’une université à l’autre ?

    Plusieurs facteurs locaux expliquent des écarts parfois marqués entre facultés pour un même parcours :

    • Capacités d’accueil fixées par arrêté : chaque université définit son propre nombre de places en 2e année, indépendamment des autres établissements.
    • Nombre de candidats par place : la pression démographique varie fortement selon les bassins universitaires, notamment en Île-de-France par rapport aux villes moyennes.
    • Modalités d’évaluation : poids respectif de l’écrit, de l’oral et du dossier, qui diffère d’une faculté à l’autre.
    • Offre de mineures disponibles en L.AS : certaines universités proposent un large choix de licences support, d’autres un nombre restreint, ce qui influence le profil des candidats.
    • Politique de redoublement et de réorientation : les règles internes de passage en seconde tentative ne sont pas strictement identiques partout.

    Pour ces raisons, les moyennes nationales publiées par le SIES doivent être complétées par les statistiques propres à l’université visée avant toute décision d’orientation, disponibles en général sur les sites des composantes santé et sur Parcoursup.

    Illustration abstraite comparant deux parcours d'accès aux études de santé
    Comparaison schématique des deux voies d’accès aux études de santé, PASS et L.AS.

    Comment optimiser ses chances de réussite en PASS ou en LAS ?

    Au-delà des statistiques nationales, quelques leviers concrets reviennent régulièrement dans les retours d’universités et d’organismes de préparation :

    1. Choisir la mineure ou la licence support en cohérence avec son profil, plutôt qu’en fonction d’une réputation de facilité supposée.
    2. Se renseigner sur les taux et modalités propres à l’université visée, plutôt que de se fier uniquement aux moyennes nationales.
    3. Anticiper la charge de travail dès le premier semestre, la sélectivité se jouant souvent sur la régularité plus que sur un pic de révision en fin d’année.
    4. Clarifier en amont les règles de redoublement et de réorientation propres à l’établissement, notamment pour le L.AS où le nombre de tentatives varie selon les universités.

    Cette logique de méthode et de suivi rigoureux des exigences propres à chaque parcours universitaire vaut aussi plus tard, au moment de la rédaction d’un mémoire ou d’un rapport de stage en filière de santé : un outil comme Tesify peut aider à structurer un plan et à organiser ses sources sans se substituer au travail de recherche personnel de l’étudiant.

    Questions fréquentes

    Quel est le taux de réussite global en PASS et LAS ?

    Selon la note flash du SIES publiée fin 2025 sur la cohorte des néobacheliers inscrits en 2022, environ deux étudiants sur cinq (40,1 %) sont admis en deuxième année MMOPK en un ou deux ans, tous parcours confondus. Ce taux varie fortement selon la voie choisie et l’université.

    Le PASS a-t-il un meilleur taux de réussite que le LAS ?

    Oui, dans l’ensemble. D’après le SIES, 47,5 % des étudiants en PASS accèdent à la deuxième année de santé (en un ou deux ans), contre 25,7 % en LAS. Le PASS conserve donc un net avantage statistique, même si les résultats varient beaucoup d’une faculté à l’autre.

    Qu’est-ce que le numerus apertus et va-t-il disparaître en 2026 ?

    Le numerus apertus a remplacé le numerus clausus en 2020 : chaque université fixe ses propres capacités d’accueil en 2e année de santé, sans plafond national unique. Une loi adoptée en 2025 prévoit la suppression de tout quota national ou local, avec un objectif annoncé de 15 000 à 17 000 admissions annuelles à terme. Le calendrier précis doit être vérifié chaque année auprès des universités et de Parcoursup.

    Quelle filière recrute le plus d’étudiants parmi médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique et kinésithérapie ?

    La médecine concentre la majorité des places en deuxième année MMOPK, suivie par la pharmacie, la kinésithérapie, l’odontologie puis la maïeutique. La répartition exacte varie chaque année selon les capacités fixées par arrêté dans chaque université.

    Pourquoi les taux de réussite PASS et LAS varient-ils autant d’une université à l’autre ?

    Les capacités d’accueil en 2e année, le nombre de candidats par université, les modalités d’épreuves (écrit, oral, dossier) et l’offre de mineures ou options diffèrent d’une faculté à l’autre. Ces facteurs locaux expliquent des écarts parfois importants entre établissements pour un même parcours, PASS ou LAS.

    Que faire en cas d’échec en PASS ou en LAS ?

    Le PASS ne peut être retenté qu’une fois. En cas d’échec, une réorientation vers une autre licence, une école ou une nouvelle tentative via une L.AS reste possible selon le règlement de chaque université. Le L.AS offre en théorie plusieurs tentatives réparties sur la licence, ce qui explique en partie l’écart de profil des candidats entre les deux voies.

    Sources et pour aller plus loin

    Ces statistiques sont issues de la note flash du SIES (ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche), relayée et détaillée par L’Étudiant, ainsi que d’analyses complémentaires sur la fin annoncée du numerus apertus. Ces données de première année de santé s’inscrivent dans le contexte plus large des chiffres clés de la rentrée universitaire 2026-2027 et complètent les statistiques sur les résultats du Bac 2026 par académie, première étape avant l’entrée en PASS ou en L.AS. Pour un exemple détaillé d’établissement proposant une filière santé, consultez les chiffres clés de l’Université de Strasbourg en 2026.

    La sélectivité des études de santé s’inscrit aussi dans une problématique plus large : celle de l’abandon universitaire en France, particulièrement marqué en première année, et celle des formations paramédicales, souvent choisies comme voie alternative par les étudiants n’ayant pas intégré une filière MMOPK.

  • Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) en France 2025 : 86 900 étudiants, sélectivité et admission aux concours

    Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) en France 2025 : 86 900 étudiants, sélectivité et admission aux concours

    Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) en France 2025 : 86 900 étudiants, sélectivité et admission aux concours

    Avec 86 900 étudiants inscrits à la rentrée 2024-2025, les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) françaises atteignent leur niveau le plus élevé depuis leur création il y a deux siècles. Ce bond de +5,5 % en une seule année — soit 4 500 étudiants supplémentaires — marque la fin de cinq ans de repli consécutifs (2018-2022) et d’une stabilisation en 2023. Pour un lycéen qui envisage la prépa, pour un parent qui cherche à comprendre l’entonnoir vers les grandes écoles, ou pour un acteur de l’orientation, ces données officielles publiées par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR-SIES) dessinent un paysage en pleine transformation.

    Cette analyse décrypte les effectifs 2024-2025 filière par filière, la répartition femmes-hommes, la géographie des CPGE, la structure du vivier et, surtout, les taux d’admission aux grands concours — de Polytechnique à HEC Paris, en passant par Centrale-Supélec et l’ESSEC — pour donner une image précise du degré de sélectivité réel de ce système.

    Résultat clé : Les CPGE françaises comptent 86 900 étudiants en 2024-2025 (+5,5 %), dont 62 % en filière scientifique, 23 % en filière économique et 15 % en filière littéraire. Les femmes représentent 40 % des effectifs totaux. Côté concours, HEC Paris n’admet que 4 % des candidats à la BCE, tandis que les taux d’intégration dans les écoles d’ingénieurs varient de 15 % à 85 % selon l’établissement et la filière.

    1. 86 900 étudiants : le rebond historique de 2024-2025

    Le chiffre est sans ambiguïté : les CPGE françaises n’avaient jamais accueilli autant d’étudiants depuis leur création. La rentrée 2024-2025 enregistre 86 900 inscrits, contre 82 400 en 2023-2024, soit un gain net de 4 500 étudiants en douze mois. Ce +5,5 % constitue la plus forte hausse annuelle observée depuis plus d’une décennie.

    Pour comprendre l’ampleur du retournement, il faut le replacer dans sa trajectoire longue. Entre 2018 et 2022, les effectifs ont reculé chaque année, portés par la démographie du secondaire, la concurrence croissante des licences sélectives et des écoles de commerce post-bac, et l’incertitude liée à la réforme du baccalauréat. La stabilisation de 2023 annonçait une inflexion ; la rentrée 2024 la confirme avec éclat.

    Évolution des effectifs CPGE — données MESR-SIES
    Rentrée Effectifs totaux Variation annuelle
    2018-2019 ~85 500
    2022-2023 ~80 500 Fin du repli
    2023-2024 82 400 Stabilisation
    2024-2025 86 900 +5,5 %

    Sources : Note Flash SIES n° 03 — février 2025, MESR ; Campus France — synthèse CPGE 2024-2025.

    Ce rebond s’inscrit dans un contexte où les grandes écoles continuent de jouir d’une prime salariale significative à l’embauche, où les concours communs rationalisent l’accès aux filières, et où Parcoursup a rendu la procédure d’admission en CPGE plus lisible. Pour en savoir plus sur les taux d’admission dans l’ensemble des filières sélectives, consultez notre analyse Parcoursup 2025 en chiffres : taux d’admission par filière, sélectivité et inégalités territoriales.

    2. Répartition par filière : scientifique, économique, littéraire

    Source : EESR n°18 — Les étudiants en formation dans l’enseignement supérieur, MESR-SIES

    La domination de la filière scientifique est structurelle : six étudiants sur dix en CPGE suivent une prépa scientifique. À la rentrée 2024-2025, le détail par grande famille est le suivant :

    Effectifs CPGE par filière — rentrée 2024-2025
    Filière Étudiants Part du total Variation 2023→2024
    Scientifique (MP, PC, PSI, PT, BCPST, TSI, MPI…) 54 000 62 % +5,5 %
    Économique et commerciale (ECG, ECS…) 19 900 23 % +8,3 %
    Littéraire (BL, A/L, HK…) 13 000 15 % +2,7 %
    Total 86 900 100 % +5,5 %

    La filière économique et commerciale enregistre la hausse la plus forte (+8,3 %), portée notamment par la réforme de la prépa ECG (anciennement EC) qui a unifié en 2021 les voies générale et technologique et renforcé la place des mathématiques et des sciences sociales. Cette attractivité retrouvée reflète aussi l’intérêt croissant des bacheliers pour les formations en management, data et finance proposées par les écoles du programme Banque Commune d’Épreuves (BCE).

    La filière littéraire progresse plus modestement (+2,7 %), avec 13 000 étudiants. Elle prépare aux ENS, aux IEP et à certaines écoles de commerce par voie littéraire. Le réseau des khâgnes et hypokhâgnes reste valorisé pour les profils pluridisciplinaires en lettres, philosophie, histoire et langues.

    Côté filière scientifique, la filière MPI (Mathématiques, Physique, Informatique), créée à la rentrée 2021 pour répondre aux besoins en numérique, continue de monter en puissance et capte des bacheliers NSI qui auraient pu s’orienter autrement.

    3. Parité et genre : 40 % de femmes, des écarts persistants

    Les femmes représentent 40 % des 86 900 étudiants en CPGE en 2024-2025. Leur nombre a progressé de +6,1 % en première année et de +5,0 % en deuxième année, une croissance légèrement supérieure à la moyenne générale, signe d’une dynamique positive.

    Mais derrière cette moyenne globale se cachent des disparités profondes selon la filière :

    Part des femmes par filière CPGE — 2024-2025
    Filière Part des femmes
    Littéraire ~70 %
    Économique et commerciale ~45–47 %
    Scientifique ~30 %
    Toutes filières 40 %

    La filière scientifique reste donc très masculinisée, avec seulement 30 % de femmes. Ce chiffre est particulièrement bas si l’on sait que les filles représentent désormais plus de la moitié des bacheliers et obtiennent en moyenne de meilleures notes au baccalauréat. Les données Parcoursup précédentes montrent que les filles sont proportionnellement moins nombreuses à formuler un vœu en CPGE scientifique, même à niveau scolaire équivalent — ce phénomène dit de « autocensure » reste un sujet de politique publique active.

    Dans la filière économique, la parité est quasi-atteinte, ce qui n’est pas sans lien avec la réforme ECG et la valorisation explicite des sciences sociales, disciplines traditionnellement moins marquées par les stéréotypes de genre en sciences.

    4. Géographie des CPGE : l’Île-de-France concentre 32 % des effectifs

    La distribution géographique des CPGE reproduit les inégalités territoriales classiques de l’enseignement supérieur français :

    Répartition régionale des étudiants CPGE — 2024-2025
    Zone géographique Étudiants Part du total Variation
    Île-de-France 28 200 32 % +6,0 %
    Autres métropoles régionales 24 700 28 % +4,1 %
    Reste du territoire 34 000 40 % +6,2 %

    Avec 28 200 étudiants, l’Île-de-France abrite près d’un tiers des préparationnaires français. Les lycées parisiens de la rive gauche — Louis-le-Grand, Henri-IV, Fénelon, Saint-Louis — concentrent les classes les plus sélectives et affichent les taux d’intégration dans les écoles du groupe A+ les plus élevés. La croissance est cependant la plus forte dans le reste du territoire (+6,2 %) et en Île-de-France (+6,0 %), indiquant un dynamisme géographiquement diffus, pas seulement concentré dans les métropoles.

    Ce tableau doit être lu avec l’article sur la crise du logement étudiant en France 2025 : intégrer une CPGE dans une autre ville implique souvent de loger dans une résidence CROUS ou en internat, deux ressources sous forte tension.

    5. Statut des établissements : 98 % d’étudiants en CPGE publiques

    La quasi-totalité des étudiants en CPGE suit sa formation dans un établissement public. À la rentrée 2024-2025 :

    • Établissements publics : 85 200 étudiants (98 % du total), en hausse de +5,6 %.
    • Établissements privés : environ 1 700 étudiants, en hausse de +7,7 %.

    Cette répartition est une spécificité française : les CPGE sont intégrées aux lycées et sont pour l’essentiel financées par l’État. Les frais d’inscription sont les mêmes que ceux d’une université publique — très faibles par rapport aux écoles post-bac privées — ce qui constitue l’un des principaux arguments d’équité du système. Pour une comparaison détaillée des frais d’inscription à l’université française 2026-2027, le tableau complet avec les droits nationaux et les exonérations est disponible dans notre analyse dédiée.

    Les CPGE privées (établissements sous contrat ou hors contrat) présentent des profils variés : certains visent des publics spécifiques ou offrent des préparations intensives pour les concours d’accès tardifs. Leur part reste marginale mais leur progression +7,7 % suggère une demande croissante pour des offres complémentaires.

    6. Première et deuxième année : le rôle des redoublements

    À la rentrée 2024, 43 400 étudiants ont intégré une CPGE pour la première fois en première année, un flux entrant en hausse de +4,9 %. La deuxième année progresse encore plus vite (+6,2 %), portée principalement par l’augmentation des redoublements :

    • Plus de 6 500 étudiants ont redoublé leur deuxième année de CPGE en 2024-2025, soit +9,6 % par rapport à l’année précédente.
    • La hausse des redoublements est asymétrique selon le genre : +12,2 % chez les hommes, +4,7 % chez les femmes.

    Le redoublement de la deuxième année (dite « carré » en prépa scientifique) est une stratégie délibérée : elle permet de se représenter aux concours avec un meilleur dossier et de viser des écoles plus sélectives. La forte hausse des redoublements masculins peut indiquer une stratégie de montée en gamme dans le contexte d’un marché des grandes écoles perçu comme de plus en plus concurrentiel.

    7. Sélectivité des concours : de Polytechnique à la BCE commerciale

    La CPGE n’est pas une fin en soi : elle est un sas vers les grandes écoles, dont l’accès passe par des concours nationaux. Les taux d’admission réels sont souvent mal connus des futurs préparationnaires. En voici les données clés pour les principaux concours :

    Filière scientifique

    Taux d’admission concours scientifiques — données 2024
    École / Concours Places offertes Taux d’admission indicatif
    École polytechnique (cycle ingénieur) 431 Très élevée (5–15 % des admissibles)
    Centrale-Supélec (filière MP, PC, PSI…) Plusieurs centaines par école Variable selon l’école (5–30 %)
    Lycée Louis-le-Grand filière MPI — taux d’intégrés 85 % (top prépa MPI)
    Admissibilité en filière scientifique (toutes prépas) > 90 % dans chaque filière

    Il est important de distinguer le taux d’admissibilité (passage de l’écrit à l’oral) du taux d’admission définitive. Un taux d’admissibilité supérieur à 90 % dans une filière signifie que la plupart des candidats ont accès à une oral dans au moins une école ; mais l’admission définitive dans les écoles les plus prisées reste réservée à un vivier beaucoup plus restreint. Pour l’École polytechnique, seuls 431 étudiants français sont admis chaque année en cycle ingénieur, dans un pays qui compte plus de 54 000 préparationnaires scientifiques.

    Source : Statistiques d’admission École polytechnique.

    Filière économique et commerciale (BCE)

    La Banque Commune d’Épreuves (BCE) centralise les admissions dans les grandes écoles de management (HEC Paris, ESSEC, ESCP, EM Lyon, EDHEC, Audencia, etc.) pour les filières commerciales. Les données 2024 donnent une image claire de la sélectivité :

    Sélectivité BCE — données 2024
    École Places offertes Taux d’admission / BCE
    HEC Paris 380 4 %
    ESSEC Business School 430 6 %
    Centres de préparation ECG — taux d’admission définitif global 87,1 % (2025, une intégration dans au moins 1 école)

    Ces chiffres illustrent un paradoxe apparent : 87 % des candidats à la BCE intègrent une école du programme, mais seulement 4 % accèdent à HEC Paris. La distribution très inégale des admissions au sein du groupe BCE reflète les hiérarchies institutionnelles réelles du marché du travail. Pour aller au-delà et comprendre comment les salaires et les perspectives d’insertion professionnelle se distribuent entre grandes écoles, notre dossier sur le classement des meilleurs masters en France 2026 offre des points de repère utiles.

    8. Origine sociale : un enjeu de démocratisation toujours ouvert

    Les CPGE restent le passage obligé vers les grandes écoles les plus sélectives, mais leur recrutement social pose question depuis plusieurs décennies. Voici ce que les données disponibles permettent d’établir avec certitude :

    • Plus d’un étudiant en CPGE sur deux — dans toutes les filières (sauf économique, où c’est 47,6 %) — est issu d’une famille de cadres et professions intellectuelles supérieures (catégorie INSEE), selon les données pluriannuelles MESR.
    • Les enfants d’ouvriers ne représentent que 7 % des effectifs CPGE, alors qu’ils constituent une part bien plus importante des lycéens bacheliers.
    • En CPGE scientifique, la proportion de boursiers sur critères sociaux masculins est de 27 %. Les étudiants boursiers sont statistiquement moins enclins à choisir une prépa scientifique (6,9 %) que les non-boursiers (9,8 %), souvent pour des raisons liées à leur environnement scolaire et à la représentation de soi.
    Rappel méthodologique : ces données sur l’origine sociale proviennent de séries pluriannuelles du MESR et de rapports du Cnesco. Les chiffres exacts varient selon les années de référence et les périmètres ; ils sont présentés ici comme ordres de grandeur consolidés, non comme photographie exacte de la seule rentrée 2024-2025.

    Ce déséquilibre social est au cœur des débats sur la réforme des grandes écoles. Des dispositifs existent — cordées de la réussite, classes prépa égalité des chances, bourses sur critères sociaux en CPGE — mais leur impact à grande échelle reste difficile à mesurer précisément. La question de la démocratisation de l’accès aux grandes écoles rejoint celle du financement des études supérieures : comprendre les aides financières disponibles pour les étudiants en France 2026-2027 (APL, CROUS, CSS) est une première étape concrète pour les familles concernées.

    9. Après la CPGE : quelles débouchés au-delà des grandes écoles ?

    La CPGE mène aux grandes écoles, mais pas exclusivement. Le système français offre plusieurs voies de sortie :

    Intégration dans une grande école

    C’est la voie reine. Selon la filière et le rang de l’étudiant dans les concours, il peut rejoindre une école d’ingénieurs (Polytechnique, Mines, Ponts, Centrale, INSA…), une école de management (HEC, ESSEC, ESCP…), une ENS (Paris, Lyon, Paris-Saclay, Rennes), ou une école de commerce régionale.

    Admission en licence universitaire (Passerelles)

    Un étudiant qui n’intègre pas d’école peut candidater en deuxième ou troisième année de licence à l’université via les procédures de passerelle. Cette voie est souvent sous-estimée : les compétences méthodologiques acquises en CPGE sont un atout réel dans un cursus universitaire sélectif. L’analyse de l’insertion professionnelle des docteurs en France 2024 montre que la voie universitaire longue (master + doctorat) peut offrir des perspectives comparables dans plusieurs disciplines.

    Intégration en licence 2 ou 3 dans un IUT ou lycée technique

    Possible pour certains profils de filière TSI ou PT, avec des passerelles vers des BTS ou des DUT complétés en un an.

    Reconversion ou réorientation

    La CPGE développe des compétences transversales — rigueur analytique, gestion de la charge de travail, expression écrite et orale — qui sont valorisées dans de nombreux contextes professionnels, bien au-delà des grandes écoles.

    FAQ — Questions fréquentes sur les CPGE en France

    Combien y a-t-il d’étudiants en CPGE en France en 2025 ?

    À la rentrée 2024-2025, les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) accueillent 86 900 étudiants en France, selon la Note Flash SIES n° 03 publiée par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en février 2025. C’est le niveau le plus élevé jamais enregistré, en hausse de +5,5 % par rapport à la rentrée 2023-2024.

    Quelles sont les trois grandes filières des CPGE ?

    Les CPGE se divisent en trois filières principales : la filière scientifique (MP, PC, PSI, PT, BCPST, TSI, MPI…), qui regroupe 62 % des effectifs soit environ 54 000 étudiants ; la filière économique et commerciale (ECG, ECS), qui en représente 23 % soit 19 900 étudiants ; et la filière littéraire (BL, A/L, HK…), qui en représente 15 % soit 13 000 étudiants.

    Quelle est la part des femmes dans les CPGE ?

    Les femmes représentent 40 % des étudiants en CPGE en 2024-2025. Cette moyenne masque de fortes disparités : environ 70 % en filière littéraire, environ 45-47 % en filière économique et commerciale, et seulement environ 30 % en filière scientifique. Leur nombre a progressé de +6,1 % en première année, légèrement plus vite que la moyenne générale.

    Quel est le taux d’admission à HEC Paris depuis une CPGE ?

    HEC Paris admet environ 380 étudiants par an via la Banque Commune d’Épreuves (BCE), ce qui représente un taux d’admission de 4 % des candidats à la BCE. L’ESSEC Business School admet quant à elle environ 430 étudiants, soit un taux d’environ 6 %. En revanche, la très grande majorité des candidats (environ 87 %) intègre au moins une école du programme BCE, les places étant simplement réparties de façon très inégale selon le prestige des établissements.

    Combien coûte une CPGE en France ?

    Dans les établissements publics — qui accueillent 98 % des étudiants en CPGE — les frais de scolarité sont ceux de l’enseignement public, alignés sur les droits d’inscription universitaires nationaux (entre 170 € et 601 € par an selon le cycle, hors CVEC). La CPGE est donc l’une des formations les plus sélectives mais aussi les moins coûteuses de l’enseignement supérieur français, puisqu’elle est financée par l’État dans le cadre des lycées publics.

    La CPGE est-elle accessible via Parcoursup ?

    Oui. Depuis la réforme Parcoursup (ex-APB), toutes les formations post-bac dont les CPGE sont accessibles via la plateforme nationale. Les lycéens formulent des vœux pour des classes préparatoires spécifiques, et les lycées sélectionnent les candidats sur dossier (notes, avis du conseil de classe). Les taux d’acceptation varient très fortement selon la réputation du lycée et la filière visée.

    Que devient-on après une CPGE sans intégrer une grande école ?

    Un étudiant sorti de CPGE sans intégrer une grande école a plusieurs options : postuler en deuxième ou troisième année de licence à l’université via les passerelles (procédure possible dans de nombreuses universités), rejoindre un IUT ou un lycée technique en licence professionnelle, ou se réorienter vers d’autres formations. Les compétences analytiques et méthodologiques acquises en prépa sont reconnues et valorisées dans ces cursus.

    Pourquoi les effectifs CPGE ont-ils rebondi en 2024 après cinq ans de baisse ?

    Plusieurs facteurs expliquent ce rebond. La réforme de la filière ECG en 2021 a renforcé l’attractivité des prépas commerciales (+8,3 % en 2024-2025). La création de la filière MPI (Mathématiques-Physique-Informatique) a capté de nouveaux profils numériques. Plus généralement, la prime salariale des grandes écoles reste robuste sur le marché du travail, et Parcoursup a amélioré la lisibilité du processus d’admission. Ces dynamiques convergent pour expliquer le rebond historique de la rentrée 2024.

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  • Réussite et décrochage en licence L1 France 2025 : taux de passage, réorientation et profils par discipline

    Réussite et décrochage en licence L1 France 2025 : taux de passage, réorientation et profils par discipline

    Réussite et décrochage en licence L1 France 2025 : taux de passage, réorientation et profils par discipline

    En France, 47,8 % des bacheliers 2022 inscrits pour la première fois en licence L1 sont passés directement en L2 l’année suivante — soit, pour la première fois depuis la fin de la crise sanitaire, une progression notable (+3,8 points par rapport à la cohorte précédente). Ce chiffre, issu de la note flash du SIES publiée en novembre 2024, constitue le principal indicateur de réussite en première année de licence, mais il ne raconte qu’une partie de l’histoire. Derrière cette moyenne nationale se cachent des trajectoires très différentes selon la filière choisie, le type de baccalauréat obtenu et le profil social de l’étudiant.

    Pour les universités, les familles et les lycéens qui s’orientent, comprendre ces données est essentiel : qui redouble, qui part, qui réussit — et surtout pourquoi. Cet article décrypte les statistiques officielles les plus récentes du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) pour donner une lecture précise et exploitable de la réussite en L1 en 2026.

    Résultat clé : Sur 100 nouveaux bacheliers inscrits en L1 en 2022-2023, 47,8 passent directement en L2, 25,4 redoublent, 3,7 se réorientent vers une autre formation, et 23,1 quittent l’université sans réinscription. L’écart de réussite entre bac général (61,6 % de poursuite après L1) et bac professionnel (21,6 %) atteint 40 points.

    Les chiffres nationaux : passage, redoublement et sortie définitive

    La note flash SIES n° 30 de novembre 2024 analyse le devenir des bacheliers 2022 inscrits pour la première fois en première année de licence à la rentrée 2022-2023. Quatre trajectoires principales sont distinguées à l’issue de cette première année :

    • Passage en L2 : 47,8 % des inscrits obtiennent leur validation de L1 et progressent directement en deuxième année.
    • Redoublement en L1 : 25,4 % restent inscrits en L1 l’année suivante, soit parce qu’ils ont échoué, soit parce qu’ils choisissent de consolider leurs acquis.
    • Réorientation : 3,7 % se réinscrivent dans une autre formation universitaire ou quittent la licence vers un autre cursus (BTS, IUT, prépa, formation privée).
    • Sortie de l’université : 23,1 % ne se réinscrivent nulle part dans l’enseignement supérieur l’année suivante — ce qui constitue la mesure directe du décrochage de première année.

    Ce taux de passage de 47,8 % représente une amélioration significative après plusieurs années de recul : il était de 44,0 % pour la cohorte 2020. Toutefois, il reste inférieur aux objectifs stratégiques fixés par le MESR dans le cadre du plan Licences, qui visait un taux de 60 % à l’horizon 2025. La part des sortants sans réinscription — 23,1 % — reste préoccupante et nourrit le phénomène plus large de l’abandon universitaire en France.

    Il convient de noter que le taux de passage global masque des différences considérables selon les caractéristiques de l’étudiant entrant. La lecture nationale doit donc toujours être croisée avec la filière et le profil académique.

    Source : EESR n°18 — Parcours et réussite en licence et master à l’université, MESR-SIES

    Taux de passage L1→L2 par discipline

    Les données SIES permettent de décomposer le taux de passage selon les grandes familles disciplinaires de l’université française. Le tableau ci-dessous rassemble les chiffres issus de la cohorte 2022-2023 pour l’année d’observation 2023-2024.

    Tableau 1 — Trajectoires en L1 par discipline (bacheliers 2022, données SIES 2024)
    Discipline Passage en L2 Redoublement Réorientation Sortie définitive
    Droit, sciences politiques 47,2 % 32,2 % 2,5 % 18,0 %
    Économie, AES 46,8 % 23,2 % 3,0 % 27,0 %
    Arts, lettres, langues, SHS 48,4 % 22,4 % 2,6 % 26,6 %
    Sciences, santé 48,9 % 26,6 % 6,7 % 17,8 %
    STAPS 45,9 % 24,1 % 5,2 % 24,8 %
    Source : SIES, note flash n° 30, novembre 2024 — cohorte bacheliers 2022.

    Trois lectures s’imposent à partir de ce tableau. Premièrement, les taux de passage sont relativement homogènes entre disciplines (45,9 % à 48,9 %), ce qui suggère que la discipline en elle-même n’est pas le déterminant principal du passage en L2 au niveau national. Deuxièmement, c’est la structure des trajectoires alternatives qui diffère franchement : le droit affiche le taux de redoublement le plus élevé (32,2 %) mais le taux de sortie définitive le plus bas (18,0 %), tandis que l’économie-AES cumule un taux de sortie de 27,0 %, le plus élevé de l’ensemble. Troisièmement, les filières scientifiques présentent un taux de réorientation significativement plus élevé (6,7 %), cohérent avec les possibilités de passerelles vers des IUT ou des classes préparatoires intégrées.

    Ces données complètent utilement les analyses disponibles sur le taux d’abandon universitaire en France, qui montrent que les sorties sans diplôme sont concentrées dans les premières années de cycle.

    L’écart majeur selon le type de baccalauréat

    La variable la plus discriminante en matière de réussite en L1 n’est pas la discipline ni même l’établissement : c’est le type de baccalauréat obtenu. Les données longitudinales du SIES sur la cohorte 2020 (suivie jusqu’en troisième année) illustrent un écart structurel de grande ampleur.

    Tableau 2 — Trajectoires cumulées à l’issue de la L1 selon le type de bac (cohorte 2020, SIES)
    Type de baccalauréat Toujours en licence (3e année) En L3 (3e année) Taux de réussite en licence (5 ans)
    Baccalauréat général 61,6 % 38,1 % ~58 %
    Baccalauréat technologique 29,9 % 12,0 % ~22 %
    Baccalauréat professionnel 21,6 % 7,7 % ~12 %
    Source : SIES, EESR indicateur T149 — cohorte bacheliers 2020, observation en 2022-2023.

    Ces chiffres révèlent une réalité structurelle difficile. Un bachelier général entrant en licence a environ 58 % de chances de décrocher son diplôme dans un délai de cinq ans. Ce taux tombe à 22 % pour un bachelier technologique et à 12 % pour un bachelier professionnel. Dit autrement, près de 88 % des bacheliers professionnels inscrits en licence n’obtiennent pas leur diplôme, ce qui soulève des questions profondes sur l’orientation post-bac et sur l’adéquation entre les prérequis attendus en licence et la formation reçue avant le baccalauréat.

    La note flash SIES 2024 précise par ailleurs que la baisse globale du taux de réussite en licence (cohorte 2019 : 45,7 %, soit -1,2 point par rapport à 2018) n’est imputable qu’aux bacheliers généraux. Les taux des bacheliers technologiques et professionnels, structurellement bas, sont restés stables. Ceci indique que les réformes du baccalauréat général (mise en place de la réforme Blanquer en 2019-2021, introduction du contrôle continu) ont pu modifier la composition et le niveau des entrants en licence sans améliorer significativement leur taux de réussite à long terme.

    Par ailleurs, les taux de passage L1→L2 varient de 43 % à 62 % selon la combinaison de spécialités choisies au lycée, confirmant que le choix des matières au cycle terminal constitue un déterminant précoce de la réussite universitaire.

    La réorientation : une issue sous-estimée

    Le taux national de réorientation de 3,7 % peut sembler modeste. Il mérite cependant d’être contextualisé. Premièrement, ce chiffre ne capture que les réorientations formelles vers une autre formation enregistrée dans les bases du SIES ; il ne comptabilise pas les étudiants qui abandonnent en cours d’année sans acte administratif formalisé, qui sont intégrés dans la catégorie « sortie définitive ». Deuxièmement, les réorientations sont inégalement réparties : elles atteignent 6,7 % dans les filières sciences-santé, notamment en raison des passerelles vers les IUT de chimie, biologie ou mesures physiques.

    La réorientation en fin de L1 est encouragée par la circulaire « parcours adaptés » qui impose aux universités de proposer un entretien de bilan à tout étudiant en difficulté dès la fin du premier semestre. Le dispositif « oui-si » issu de la loi ORE de 2018 prévoit des parcours avec accompagnement renforcé, mais son déploiement reste hétérogène selon les établissements.

    Du côté des flux, les étudiants qui se réorientent en fin de L1 se dirigent prioritairement vers : les BTS (environ 40 % des réorientés), les IUT — désormais BUT — (environ 25 %), et d’autres mentions de licence ou de formations professionnelles courtes. Une fraction non négligeable interrompt temporairement ses études pour reprendre un emploi ou partir en mobilité internationale.

    Réussite en 3 et 4 ans : la mesure longue

    Le taux de passage L1→L2 est un indicateur de court terme. La mesure de référence pour évaluer l’efficacité réelle des parcours de licence est le taux d’obtention du diplôme en 3 ans (durée théorique) et en 4 ans (une année de redoublement supplémentaire). Ces données longitudinales, construites sur des cohortes de bacheliers suivies pendant 5 à 7 ans, révèlent une réalité moins favorable que le taux de passage annuel.

    Pour la cohorte de bacheliers 2019 — la plus récente pour laquelle le SIES dispose d’un recul suffisant —, le taux de réussite en licence s’établit à 45,7 % en 4 ans, en recul de 1,2 point par rapport à la cohorte 2018 (46,9 %). Ce chiffre intègre toutes les trajectoires : passage direct, redoublement suivi de validation, et réinscription après une interruption temporaire.

    La lecture par type de bac (présentée dans le tableau 2 ci-dessus) indique que la réussite en 5 ans atteint environ 58 % pour les bacheliers généraux — ce qui signifie que même parmi les bacheliers les mieux préparés, plus de 40 % n’obtiennent pas leur licence. Ce constat alimente les débats sur l’architecture du cycle licence, sur la pertinence du redoublement comme outil pédagogique, et sur les politiques d’orientation active mises en place par les établissements. Pour une lecture complémentaire sur la continuité des parcours, la réussite en master en France suit une tout autre dynamique, avec des taux beaucoup plus élevés (91,6 % à l’issue du M2).

    Facteurs explicatifs du décrochage en L1

    Les statistiques de passage ne s’expliquent pas par un facteur unique. La recherche en sciences de l’éducation et les rapports institutionnels convergent vers plusieurs déterminants majeurs :

    Le niveau académique à l’entrée

    Le type de baccalauréat (cf. tableau 2) est le prédicteur le plus robuste. Au-delà du type, la mention obtenue au baccalauréat est fortement corrélée au passage en L2 : les bacheliers généraux avec mention Très Bien affichent des taux de passage nettement supérieurs à la moyenne de leur catégorie. La combinaison des spécialités de terminale joue également un rôle croissant depuis la réforme du bac 2021.

    L’adéquation formation-projet

    Un étudiant inscrit en licence sans projet professionnel défini ou par défaut d’orientation (faute d’admission dans une filière sélective) présente statistiquement un risque de décrochage plus élevé. C’est l’une des limites documentées du dispositif Parcoursup : une partie des étudiants acceptent une proposition de licence faute d’alternative, sans adhésion au projet d’études.

    Les difficultés socio-économiques

    Les études sur les causes de l’abandon universitaire en France montrent que les contraintes financières — nécessité d’occuper un emploi salarié en parallèle des études, coût du logement étudiant, absence de bourse — sont significativement associées au décrochage, particulièrement dans les premières années de cycle.

    Le choc pédagogique de la transition lycée-université

    La rupture entre les méthodes d’apprentissage du lycée (cours en classe entière, évaluations fréquentes, contrôle régulier de la présence) et celles de l’université (amphithéâtres, autonomie, rareté du suivi individuel) constitue un facteur de déstabilisation bien documenté, en particulier pour les étudiants de première génération universitaire. Ce phénomène, souvent qualifié de « choc de la première année », explique en partie pourquoi le taux d’abandon est maximal au cours du premier semestre.

    L’offre de remédiation et d’accompagnement

    Les établissements qui proposent un accompagnement renforcé dès l’entrée en L1 — tutorat par les étudiants avancés, dispositifs « oui-si », modules de remise à niveau — enregistrent des taux de passage supérieurs à la moyenne nationale dans leurs filières concernées. Ces dispositifs, bien qu’insuffisamment généralisés, font partie des leviers identifiés par le MESR pour améliorer la réussite en licence.

    FAQ — Questions fréquentes sur la réussite en licence L1

    Quel est le taux de passage de L1 en L2 en France en 2025 ?

    D’après la note flash SIES n° 30 de novembre 2024 (données cohorte bacheliers 2022), le taux de passage direct de L1 en L2 est de 47,8 %. C’est le chiffre le plus récent disponible, en hausse de 3,8 points par rapport à la cohorte précédente. Ce taux intègre tous les bacheliers, toutes disciplines confondues.

    Combien d’étudiants abandonnent la licence après la L1 ?

    Sur 100 nouveaux inscrits en L1, 23,1 % ne se réinscrivent nulle part l’année suivante (sortie définitive de l’université). Un 3,7 % supplémentaire se réoriente vers une autre formation. Le décrochage net — étudiants qui quittent l’enseignement supérieur sans diplôme — représente donc une proportion significative des entrants en première année.

    Quelle discipline a le meilleur taux de passage en L2 ?

    D’après les données SIES 2024, les filières sciences-santé affichent le taux de passage direct le plus élevé (48,9 %), suivies d’arts-lettres-langues-SHS (48,4 %). Le droit (47,2 %) et l’économie-AES (46,8 %) sont légèrement en dessous. Les STAPS enregistrent le taux le plus bas (45,9 %). Les écarts sont faibles en termes de passage, mais importants sur la structure redoublement/sortie.

    Un bachelier professionnel a-t-il ses chances en licence ?

    Les statistiques officielles indiquent une difficulté structurelle : seuls environ 12 % des bacheliers professionnels inscrits en licence décrochent ce diplôme, même en 5 ans. Cela ne signifie pas qu’il est impossible de réussir, mais que le parcours licence est rarement adapté à leur profil. Les filières comme le BTS, le BUT ou les licences professionnelles sont statistiquement beaucoup mieux adaptées aux bacheliers professionnels.

    Qu’est-ce que le dispositif « oui-si » et quel est son impact sur la réussite ?

    Le dispositif « oui-si », introduit par la loi ORE (2018), permet aux universités d’accepter conditionnellement des candidats dont le dossier ne correspond pas exactement aux prérequis de la filière, à condition de les orienter vers un parcours adapté avec accompagnement renforcé. Son impact sur le taux de passage est documenté positivement dans les établissements qui l’appliquent rigoureusement, mais son déploiement reste inégal sur le territoire.

    Comment les taux de réussite en L1 ont-ils évolué ces dernières années ?

    Le taux de passage L1→L2 a connu plusieurs phases. Il était d’environ 44 % pour la cohorte 2020 (affectée par la crise sanitaire), et remonte à 47,8 % pour la cohorte 2022 — un rebond notable. En parallèle, le taux de réussite en licence en 4 ans (mesure longue) a légèrement reculé, passant de 46,9 % (cohorte 2018) à 45,7 % (cohorte 2019), notamment en raison de la recomposition des entrants suite à la réforme du baccalauréat général.

    Où trouver les données officielles sur la réussite en licence ?

    Les données officielles sont publiées par le SIES (Sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques) du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Les notes flash sont disponibles gratuitement sur le site publication.enseignementsup-recherche.gouv.fr. Le tableau de bord synthétique figure également dans l’état de l’enseignement supérieur et de la recherche (EESR), indicateur T149.

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  • Décrochage et Abandon en Licence en France : les Chiffres 2026 (Réussite, Redoublement, Réorientation)

    Décrochage et Abandon en Licence en France : les Chiffres 2026 (Réussite, Redoublement, Réorientation)

    Décrochage et Abandon en Licence en France : les Chiffres 2026 (Réussite, Redoublement, Réorientation)

    Moins d’un étudiant sur deux inscrit en première année de licence obtient son diplôme en trois ou quatre ans. Ce constat, posé par le SIES — sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR) — dans sa Note Flash n° 2024-30 de novembre 2024, résume l’ampleur du défi que représente le taux d’abandon et de décrochage en licence en France en 2026. Derrière ce chiffre global se cachent des réalités très différentes selon la filière, le type de baccalauréat, le genre ou l’origine sociale. La session 2024 affiche néanmoins une légère progression du taux de passage en deuxième année, signe que les politiques d’orientation et d’accompagnement commencent à produire des effets — même si la Cour des comptes, dans son Rapport public annuel de mars 2025, qualifie encore ces politiques de « sans effet durable ».

    Cet article compile l’ensemble des statistiques officielles disponibles au premier semestre 2026 : taux de passage L1→L2, réussite en trois ou quatre ans, décomposition des parcours (passage, redoublement, réorientation), écarts disciplinaires et profils académiques. Toutes les données sont sourcées ; aucun chiffre n’est estimé.

    Résultat clé — taux abandon décrochage licence France statistiques 2026

    Selon le SIES (Note Flash n° 2024-30, novembre 2024), 40,3 % des néo-bacheliers entrés en L1 en 2020 ont obtenu leur licence générale en trois ou quatre ans — soit une baisse de 5,4 points par rapport à la promotion 2019. Le taux de passage L1→L2 pour les néo-bacheliers de la session 2024 atteint quant à lui 49,1 %, en hausse de 1,3 point.

    Taux de passage L1→L2 : la progression récente

    Le taux de passage des néo-bacheliers de la première en deuxième année de licence constitue l’indicateur de court terme le plus suivi par le MESR. Il mesure la proportion d’étudiants inscrits en L1 lors d’une session qui obtiennent leur passage en L2 — dans le même établissement ou dans un autre — l’année suivante.

    Après plusieurs années difficiles marquées par la crise sanitaire, cet indicateur repart à la hausse pour la deuxième session consécutive :

    Session Taux passage L1→L2 Variation Source
    Session 2022 44,0 % SIES
    Session 2023 47,8 % +3,8 pts SIES NF 2024-30
    Session 2024 49,1 % +1,3 pt SIES NF 2024-30

    Source : MESR-SIES, Note Flash n° 2024-30, « Parcours et réussite en licence — résultats de la session 2024 », novembre 2024.

    Malgré deux hausses consécutives, ce taux reste inférieur à 50 % : un néo-bachelier inscrit en L1 en 2024 a donc statistiquement moins d’une chance sur deux de se retrouver en L2 à la rentrée suivante. L’écart entre la progression du taux de passage et la stagnation du taux de réussite global en 3 ou 4 ans constitue l’un des paradoxes centraux des statistiques de licence françaises.

    Réussite en 3 ou 4 ans : 40,3 % pour la promotion 2020

    L’indicateur de moyen terme par excellence est le taux de réussite en trois ou quatre ans : il mesure la proportion d’une cohorte de néo-bacheliers entrés en L1 qui ont finalement décroché une licence générale, dans le délai normal (3 ans) ou en incluant une année supplémentaire (4 ans).

    Pour la promotion 2020 — c’est-à-dire les étudiants qui ont commencé leur L1 à la rentrée 2020-2021, en pleine crise sanitaire — ce taux s’établit à 40,3 %, selon le SIES (novembre 2024). C’est une baisse de 5,4 points par rapport à la promotion 2019, qui avait affiché 45,7 %.

    Facteur COVID : La promotion 2020 a entamé sa L1 dans des conditions particulièrement dégradées (cours en ligne, isolement, accès limité aux ressources universitaires). Cette dégradation conjoncturelle explique en partie la baisse observée, sans remettre en cause la tendance structurelle.

    Promotion entrée en L1 Réussite en 3 ou 4 ans Source
    2019 (rentrée 2019-2020) 45,7 % SIES
    2020 (rentrée 2020-2021) 40,3 % SIES NF 2024-30

    Source : MESR-SIES, Note Flash n° 2024-30, novembre 2024 ; données promotion 2019 issues de la Note Flash précédente (SIES, novembre 2023).

    Ces chiffres incluent les licences professionnelles. Le taux pour les seules licences générales suit une tendance similaire. La Cour des comptes, dans son Rapport public annuel 2025, évalue le coût de cet échec en premier cycle à 534 millions d’euros par an et juge la politique de lutte contre l’abandon « sans effet durable à ce jour ».

    Décomposition des parcours en L1 : passage, redoublement, réorientation

    Illustration schématique des trois trajectoires des étudiants après la première année de licence : passage en L2, réorientation et sortie sans diplôme
    Schéma illustratif des trois grandes trajectoires en fin de première année de licence : passage en L2, réorientation vers une autre formation et sortie sans réinscription. Source des données : MESR-SIES, Note Flash n° 2024-30, novembre 2024.

    La compréhension du taux d’abandon en licence France impose de distinguer plusieurs trajectoires après la L1. Tous les étudiants qui ne passent pas directement en L2 ne « décrochent » pas au sens strict : une fraction se réoriente, une autre redouble.

    D’après la Note Flash SIES n° 2024-30, pour la session 2023 (dernière session avec données détaillées sur la réorientation) :

    • 47,8 % des néo-bacheliers passent en L2 (session 2023).
    • 19,7 % se réorientent vers une autre formation : parmi eux, environ 25 % rejoignent une section de technicien supérieur (STS/BTS) et plus de 40 % s’inscrivent dans une autre licence.
    • Le reste (environ 32 %) se répartit entre redoublement et sortie sans réinscription — incluant les abandons purs et les passages vers d’autres voies non recensées (apprentissage, formations privées, arrêt d’études).
    Trajectoire après la L1 (session 2023) Part des néo-bacheliers Source
    Passage en L2 47,8 % SIES NF 2024-30
    Réorientation (autre formation) 19,7 % SIES NF 2024-30
    Redoublement + sortie sans réinscription ~32,5 % Calculé par complémentarité

    Note : le SIES ne publie pas de chiffre unique distinguant redoublement et abandon pur dans la Note Flash 2024-30. Le solde de 32,5 % inclut les deux catégories.

    Sur la session 2024, le taux de redoublement en L1 a stagné (–0,6 point), après avoir progressé de 5,4 points cumulés lors des deux sessions précédentes. Cette stagnation constitue un signal légèrement positif, mais ne suffit pas à inverser la tendance de fond sur la réussite en 3 ou 4 ans.

    Le lien entre exercice d’une activité salariée et réussite à l’université est documenté : les étudiants travaillant plus de 16 heures par semaine voient leurs chances de validation de l’année baisser sensiblement, ce qui contribue aux taux de redoublement et de décrochage observés.

    Écarts par filière : psychologie en tête, langues et AES en retrait

    Le taux de réussite en 3 ou 4 ans varie considérablement selon la discipline. Le tableau ci-dessous présente les données pour la promotion 2020, issues de la Note Flash SIES de novembre 2024 :

    Filière Réussite 3 ou 4 ans (promotion 2020) vs moyenne nationale Source
    Psychologie 45,0 % +4,7 pts SIES NF 2024-30
    Droit et sciences politiques 43,3 % +3,0 pts SIES NF 2024-30
    Sciences économiques 43,2 % +2,9 pts SIES NF 2024-30
    Toutes disciplines (moyenne) 40,3 % SIES NF 2024-30
    Sciences – Santé 36,6 % –3,7 pts SIES NF 2024-30
    Administration économique et sociale (AES) 34,3 % –6,0 pts SIES NF 2024-30
    Langues 34,2 % –6,1 pts SIES NF 2024-30

    Source : MESR-SIES, Note Flash n° 2024-30, novembre 2024 — promotion 2020, réussite mesurée en sessions 2023 et 2024.

    L’écart entre la filière la plus performante (psychologie, 45 %) et la moins performante (langues, 34,2 %) atteint près de 11 points. En Sciences–Santé, la transition vers les études de médecine et de pharmacie — soumises depuis 2020 à une réforme du PASS/L.AS — complexifie l’interprétation : une partie des étudiants quitte la licence de sciences pour intégrer les formations de santé sans être comptabilisée comme diplômée de licence.

    Pour aller plus loin sur les profils par discipline, l’article Réussite et décrochage en licence L1 France 2025 — taux de passage, réorientation et profils par discipline détaille les données de la session précédente.

    Profil baccalauréat, mention et origine sociale

    Les statistiques de réussite en licence révèlent des inégalités marquées selon le type de baccalauréat obtenu, la mention, le genre et le milieu social d’origine. Ces données, toutes issues de la Note Flash SIES n° 2024-30, portent sur la promotion 2020.

    Écart selon le type de baccalauréat

    Type de baccalauréat Réussite licence en 3 ou 4 ans Source
    Baccalauréat général 46,1 % SIES NF 2024-30
    Baccalauréat technologique 14,0 % SIES NF 2024-30
    Baccalauréat professionnel 6,5 % SIES NF 2024-30

    Source : MESR-SIES, Note Flash n° 2024-30, novembre 2024.

    Diagramme en barres illustrant l'écart de taux de réussite en licence selon le type de baccalauréat : bac général, bac technologique et bac professionnel
    Représentation schématique de l’écart de réussite en licence selon le type de baccalauréat. La hauteur relative des barres illustre les différences de trajectoire entre bac général, bac technologique et bac professionnel (données MESR-SIES, promotion 2020).

    L’écart entre titulaires d’un bac général (46,1 %) et d’un bac professionnel (6,5 %) atteint près de 40 points. Ce différentiel illustre la problématique de l’orientation vers la licence générale pour des profils dont le parcours scolaire est davantage orienté vers des formations courtes professionnalisantes (BTS, BUT, CFA). La Cour des comptes (RPA 2025) pointe ce mauvais appariement comme l’une des causes structurelles de l’échec en premier cycle.

    Mention au baccalauréat et genre

    La mention obtenue au baccalauréat est le prédicteur individuel le plus puissant de la réussite en licence :

    • Mention Très bien : 69,7 % de réussite en 3 ou 4 ans (–5 points vs promotion précédente).
    • Par genre : les femmes obtiennent leur licence en 3 ou 4 ans dans 44,5 % des cas, contre 33,7 % pour les hommes — soit 10,8 points d’écart.

    Origine sociale

    Les inégalités sociales restent particulièrement marquées :

    Catégorie socioprofessionnelle Réussite en 3 ou 4 ans Source
    Milieu très favorisé (cadres) 51,3 % SIES NF 2024-30
    Milieu favorisé 48,8 % SIES NF 2024-30
    Milieu défavorisé (personnes sans emploi) 23,8 % SIES NF 2024-30

    Source : MESR-SIES, Note Flash n° 2024-30, novembre 2024.

    L’écart de plus de 27 points entre enfants de cadres (51,3 %) et enfants de personnes sans emploi (23,8 %) traduit un cumul de désavantages : contraintes financières obligeant souvent à travailler en parallèle des études, moindre accès à l’accompagnement pédagogique, et concentration dans les filières au taux de réussite le plus bas.

    Ces facteurs de risque psychosociaux — anxiété, isolement, charge de travail — sont également documentés dans l’analyse de la santé mentale des étudiants en contexte académique (données OVE, Nightline, ANR, 2026).

    Parcoursup et dispositif Oui-Si : quel bilan ?

    Depuis l’introduction de Parcoursup à la rentrée 2018, la plateforme d’accès à l’enseignement supérieur a progressivement permis une meilleure adéquation entre les profils des lycéens et les formations universitaires. Le taux de passage L1→L2 a progressé depuis lors, et le taux de réorientation a évolué : une fraction croissante d’étudiants en difficulté quitte la licence avant la fin de la première année pour rejoindre une formation mieux adaptée.

    Le dispositif Oui-Si, qui permet aux universités d’admettre des candidats avec des « oui avec conditions », est censé accompagner les profils les plus fragiles par des modules renforcés. Son bilan reste néanmoins mitigé : selon la Cour des comptes (Rapport public annuel 2025), la politique globale de prévention de l’échec en premier cycle reste « sans effet durable à ce jour », la licence générale souffrant d’un « sous-investissement » structurel en matière d’encadrement pédagogique.

    Paradoxe 2024 : le taux de passage L1→L2 remonte (49,1 %) mais le taux de réussite en 3 ou 4 ans baisse (40,3 %). L’explication tient en partie au profil des étudiants qui passent en L2 grâce à Parcoursup : mieux orientés à l’entrée, ils ont davantage de chances de passer la première année — mais les effets covid sur la cohorte 2020 pèsent encore sur le taux de diplomation final.

    À noter : les étudiants qui ont finalement décroché leur licence peuvent s’interroger sur les débouchés professionnels. Le taux d’abandon en thèse de doctorat en France (données 2026) montre que les difficultés de persévérance ne s’arrêtent pas à la licence et touchent aussi les cycles supérieurs.

    Questions fréquentes sur le décrochage et l’abandon en licence

    Quel est le taux d’abandon en licence en France en 2026 ?

    Selon le SIES (Note Flash n° 2024-30, novembre 2024), 40,3 % des néo-bacheliers entrés en L1 en 2020 ont obtenu leur licence en 3 ou 4 ans — ce qui signifie que près de 60 % n’ont pas décroché leur diplôme dans les délais. Ce chiffre inclut les étudiants ayant redoublé, ceux qui se sont réorientés et ceux qui ont abandonné. Le taux de passage direct en L2 (session 2024) est quant à lui de 49,1 %.

    Quelle filière a le meilleur taux de réussite en licence ?

    Pour la promotion 2020 (SIES, novembre 2024), la filière psychologie affiche le meilleur taux de réussite en 3 ou 4 ans (45,0 %), suivie par le droit et les sciences politiques (43,3 %) et les sciences économiques (43,2 %). Les langues (34,2 %) et l’AES (34,3 %) enregistrent les taux les plus bas.

    Les bacheliers technologiques et professionnels réussissent-ils leur licence ?

    Les taux de réussite sont très faibles pour ces profils : 14,0 % pour les bacheliers technologiques et 6,5 % pour les bacheliers professionnels (SIES NF 2024-30, promotion 2020), contre 46,1 % pour les titulaires d’un baccalauréat général. Ces filières sont davantage orientées vers des formations courtes (BTS, BUT, apprentissage), mieux adaptées à leurs acquis.

    Combien d’étudiants se réorientent après la L1 ?

    Sur la session 2023, 19,7 % des néo-bacheliers ayant suivi une L1 se sont réorientés vers une autre formation à l’issue de leur première année (SIES NF 2024-30). Parmi eux, environ 25 % ont rejoint une STS/BTS et plus de 40 % ont opté pour une autre licence dans un champ disciplinaire différent.

    Quel est le coût de l’échec en licence pour la société française ?

    La Cour des comptes évalue le coût de l’échec en premier cycle universitaire à 534 millions d’euros par an (Rapport public annuel 2025, mars 2025). Ce chiffre inclut les ressources publiques consacrées aux étudiants qui ne valident pas leur licence ou se réorientent après un ou plusieurs semestres infructueux.

    Parcoursup a-t-il réduit le décrochage en licence ?

    Parcoursup a contribué à améliorer le taux de passage L1→L2, qui a progressé depuis la rentrée 2018 et atteint 49,1 % à la session 2024. En revanche, le taux de réussite en 3 ou 4 ans reste en baisse (40,3 % pour la promotion 2020). La Cour des comptes (RPA 2025) juge que la politique de lutte contre l’échec en premier cycle reste « sans effet durable », notamment faute d’encadrement suffisant dans les licences générales.

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  • Étudiants Salariés en France 2026 : Combien Travaillent, Combien d’Heures et Impact sur la Réussite (Données OVE, Insee)

    Étudiants Salariés en France 2026 : Combien Travaillent, Combien d’Heures et Impact sur la Réussite (Données OVE, Insee)

    Étudiants Salariés en France 2026 : Combien Travaillent, Combien d’Heures et Impact sur la Réussite (Données OVE, Insee)

    Quatre étudiants sur dix cumulent études et emploi rémunéré en France. Ce chiffre, issu de la dixième Enquête nationale sur les conditions de vie des étudiants de l’Observatoire de la vie étudiante (OVE) conduite en 2023 sur 49 523 questionnaires complets, bouscule l’image d’un étudiant exclusivement tourné vers ses cours. Pour certains, ce travail améliore le quotidien ; pour d’autres, il devient un frein direct à la réussite. Comprendre la réalité des étudiants salariés France statistiques permet de calibrer les aides, d’orienter les dispositifs pédagogiques et d’éclairer chaque étudiant sur les seuils à ne pas dépasser.

    Les données disponibles en 2026 croisent trois sources officielles complémentaires : l’OVE pour les conditions de vie et les motivations, l’INSEE pour la relation causale entre volume horaire et réussite académique, et le MESR-SIES pour l’essor de l’apprentissage dans les formations supérieures. Ensemble, elles dessinent un tableau nuancé — très différent, notamment, selon que l’emploi est intégré aux études ou purement alimentaire.

    Résultat clé
    Selon l’OVE (enquête 2023, résultats publiés mars 2024), 44 % des étudiants ont une activité rémunérée pendant leurs études. Parmi eux, 25 % exercent un emploi sans lien avec leur formation. Les travaux d’économistes de l’INSEE (Économie et Statistique, n° 422, 2009) établissent un seuil critique : au-delà de 16 heures de travail hebdomadaires, la probabilité de réussir ses examens à l’université tombe à 38 %, contre 66 % pour les étudiants qui ne travaillent pas.

    1. Part des étudiants qui travaillent en France : la photographie OVE 2023

    Le taux d’activité rémunérée est remonté à 44 % en 2023, dépassant le niveau d’avant la crise sanitaire (40 % en 2019, contre un creux de 27 % lors du premier confinement de 2020). Le rebond suit la reprise économique et le resserrement du marché du travail, qui a facilité l’accès aux emplois de service et au commerce pour les étudiants.

    Rapporté aux 3,01 millions d’étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur français en 2024-2025 (MESR-SIES), cela représente environ 1,3 million de personnes qui gèrent simultanément cours et emploi rémunéré au cours d’une même année universitaire.

    Répartition des étudiants selon leur rapport à l’activité rémunérée — OVE, Enquête Conditions de vie 2023
    Situation Part (2023) Source
    Aucune activité rémunérée 56 % OVE, Enquête CDV 2023
    Alternance (intégrée aux études) 9 % OVE, Enquête CDV 2023
    Activité fortement liée au contenu des études 10 % OVE, Enquête CDV 2023
    Emploi occasionnel non lié aux études (< mi-temps) 18 % OVE, Enquête CDV 2023
    Activité concurrente (≥ mi-temps, < 6 mois/an) 3 % OVE, Enquête CDV 2023
    Activité très concurrente (≥ mi-temps, ≥ 6 mois/an) 4 % OVE, Enquête CDV 2023

    2. Qui travaille et pourquoi ? Profils et motivations

    Le travail étudiant n’est pas uniformément distribué dans la population. L’origine sociale est un facteur structurant : selon l’OVE 2023, 41 % des étudiants issus de milieux modestes déclarent être contraints d’exercer une activité rémunérée, contre 25 % parmi ceux d’origine sociale plus favorisée. Cette contrainte pèse directement sur les choix de formation, le type d’établissement visé et la capacité à s’investir dans des stages ou des expériences à l’international.

    Côté motivations, le tableau est nuancé. La grande majorité des étudiants salariés (75,4 %) indiquent que leur activité leur permet d’améliorer leur niveau de vie ; mais 54,4 % jugent leur emploi indispensable pour vivre — une proportion qui reflète la pression financière réelle pesant sur une part significative de la population étudiante. Par ailleurs, un quart des étudiants interrogés déclarent finir le mois dans des conditions financières difficiles, et 32 % ont connu au moins un découvert bancaire au cours de l’année universitaire (OVE 2023).

    La structure des revenus étudiants

    L’OVE 2023 documente la composition moyenne des ressources étudiantes :

    Pour les étudiants qui déclarent leur emploi indispensable, la part du travail dans leur budget est structurellement supérieure à cette moyenne. La suppression ou la réduction de cet emploi aurait un impact immédiat sur leur capacité à se loger, à se nourrir ou à financer leurs déplacements vers l’université.

    3. Volume horaire et seuil critique des 16 heures

    La quantification précise du volume horaire de travail et de son impact sur la réussite provient principalement de l’étude de référence publiée dans Économie et Statistique (n° 422, 2009) par des économistes de l’INSEE, à partir des Enquêtes Emploi 1992-2002 portant sur des étudiants inscrits en DEUG, licence ou maîtrise dans les universités françaises.

    Le seuil des 16 heures hebdomadaires
    L’étude distingue deux seuils d’intensité de travail et mesure leurs effets sur la probabilité de réussir les examens universitaires :

    • Étudiants ne travaillant pas : probabilité de réussir = 66 %
    • Étudiants travaillant moins de 16 h/semaine : 56 %
    • Étudiants travaillant plus de 16 h/semaine : 38 %

    Source : Beffy, Fougère, Maurel, Économie et Statistique n° 422, INSEE, 2009 — modèles probit bivarié sur Enquêtes Emploi 1992-2002

    Ces chiffres illustrent que le travail étudiant n’est pas un phénomène monolithique : un emploi modéré (moins de 16 heures par semaine) réduit sensiblement les probabilités de réussite, mais c’est au-delà de ce seuil que l’effet devient particulièrement sévère — avec une chute de 28 points de probabilité supplémentaire par rapport à la catégorie du faible volume horaire. Selon les auteurs, le travail régulier réduirait la probabilité de réussir ses examens d’environ 43 points de pourcentage par rapport à un étudiant sans emploi, toutes choses égales par ailleurs.

    La littérature internationale confirme cette fourchette critique, en la situant entre 10 et 20 heures selon les contextes nationaux : Dagenais et al. (2000) et Béduwé et Giret (2004) retiennent un seuil de 15 heures ; Christopher Ruhm (1997) de 20 heures ; Daniel Parent (2006) de 10 heures. Le seuil de 16 heures de l’étude française s’inscrit dans ce consensus.

    Une étude plus récente de Zilloniz (2017, Travail et emploi, n° 152), fondée sur les Enquêtes Emploi 2013-2015, apporte un éclairage complémentaire en interrogeant les étudiants eux-mêmes : parmi ceux qui exercent une activité non intégrée à leurs études, 18 % estiment que cet emploi a un impact négatif sur leurs résultats académiques.

    Fiche thématique OVE 2023 sur l'activité rémunérée des étudiants en France : représentation graphique de la répartition par type d'emploi
    Source : Observatoire national de la vie étudiante (OVE) — Fiche thématique Activité rémunérée, Enquête Conditions de vie 2023

    4. Types d’emploi : quatre configurations aux effets très différents

    L’OVE distingue des configurations dont les effets sur la réussite académique divergent radicalement. Cette distinction est essentielle pour éviter d’amalgamer des réalités opposées sous l’étiquette générique de « travail étudiant ».

    L’alternance et les emplois intégrés aux études

    Les étudiants en alternance (9 %) et ceux dont l’activité est fortement liée au contenu de leur formation (10 %) forment un groupe spécifique dont le rapport au travail est pédagogiquement encadré. Ces emplois sont associés à un effet positif ou neutre sur la réussite selon l’OVE, et constituent souvent un levier d’insertion professionnelle reconnu. L’évaluation portant sur la réussite scolaire — et non uniquement sur la validation des acquis en milieu professionnel — dépend ici de la filière et de l’établissement.

    Les emplois occasionnels

    Les 18 % d’étudiants qui exercent une activité occasionnelle (moins de mi-temps, sur des périodes courtes) représentent la forme la plus répandue du travail non intégré. Ce profil correspond typiquement aux emplois en restauration, commerce de détail, baby-sitting, livraison ou travaux saisonniers, concentrés sur les week-ends ou les vacances universitaires. L’impact sur la réussite existe mais reste modéré, à condition que le volume horaire total reste en deçà des 16 heures hebdomadaires.

    Les emplois concurrents et très concurrents

    Le groupe le plus à risque est celui des étudiants dont l’emploi est à mi-temps ou plus et s’étend sur tout ou partie de l’année universitaire. Les 3 % en activité concurrente et les 4 % en activité très concurrente (mi-temps ou plus sur 6 mois ou plus dans l’année) cumulent par définition des volumes horaires dépassant largement le seuil des 16 heures. Leur trajectoire académique est significativement plus exposée aux risques d’échec partiel et de rallongement du parcours.

    5. Impact sur la réussite et le risque d’abandon

    La relation entre travail salarié et réussite académique fait l’objet d’un consensus dans la littérature française et internationale : le travail augmente le risque d’échec partiel, mais l’effet dépend du volume horaire, du moment dans l’année et de la récurrence sur le parcours. Ces conclusions ressortent notamment de l’ouvrage collectif Salariat étudiant, parcours universitaires et conditions de vie publié par l’OVE.

    L’étude INSEE de 2009 précise par ailleurs que l’impact sur la probabilité de poursuivre ses études l’année suivante n’est pas significatif : le travail salarié ne pousse pas mécaniquement à l’arrêt des études. D’autres facteurs — difficultés financières persistantes, désorientation, épuisement, problèmes de santé mentale — pèsent davantage dans la décision d’arrêter. Pour explorer les mécanismes du décrochage académique et les statistiques officielles sur ce sujet, voir notre article sur le taux d’abandon universitaire en France.

    En termes de réussite dans les travaux de fin de cycle, le taux de réussite des mémoires de master — analysé dans notre article sur le taux de réussite des mémoires dans les universités françaises — est également corrélé à des facteurs d’organisation et de disponibilité temporelle que le travail salarié intensif peut compromettre.

    Au niveau doctoral, où l’emploi prend souvent la forme de contrats doctoraux ou d’activités de recherche rémunérées, la problématique du cumul est différente. Notre article sur le taux d’abandon en thèse de doctorat détaille les spécificités de ce niveau.

    6. La montée de l’apprentissage dans le supérieur

    Un phénomène structurel modifie en profondeur le paysage de l’emploi étudiant depuis la loi Avenir professionnel de 2018 : l’explosion de l’apprentissage dans les formations supérieures. Selon la Note Flash du MESR-SIES publiée en septembre 2024 :

    Apprentissage dans l’enseignement supérieur (décembre 2023) — MESR-SIES, Note Flash n° 22, sept. 2024
    Indicateur Valeur
    Apprentis dans le supérieur (total) 635 900
    Évolution annuelle + 10 %
    Part des étudiants en STS en apprentissage 46 %
    Part des étudiants en Licence professionnelle 61 %
    Part des étudiants en IUT 25 %
    Part des étudiants en école de commerce 32 %

    Ce mouvement transforme le profil de l’étudiant qui travaille : une fraction croissante de ceux qui cumulent emploi et études le fait dans un cadre pédagogiquement encadré, où les effets négatifs sur la réussite sont en grande partie neutralisés. Si la tendance se maintient, la composition même du groupe des « 44 % » sera progressivement rééquilibrée vers des formes de travail moins concurrentielles avec les études.

    Graphique illustrant la répartition des ressources financières des étudiants français selon l'OVE 2023 : transferts familiaux, travail rémunéré et aides publiques
    Structure des ressources des étudiants en France : transferts familiaux (41 %), travail rémunéré (27 %) et aides publiques (25 %) — données OVE 2023

    7. Évolution sur dix ans : moins de travail concurrent, autant de salariat

    Les comparaisons entre les vagues successives de l’Enquête Conditions de vie de l’OVE révèlent une tendance de fond : si la proportion globale d’étudiants travaillant est restée élevée et a même progressé, la part de ceux dont l’emploi entre directement en compétition avec leurs études a diminué.

    L’indicateur de l’activité « concurrente » — définie par l’OVE comme une activité d’au moins mi-temps exercée sur l’ensemble ou une grande partie de l’année universitaire — est passé de 8,5 % en 2013 à 6,2 % en 2023 (source : OVE, données publiées en 2024). Plusieurs facteurs expliquent cette inflexion :

    • Le développement massif de l’alternance, qui capte des étudiants qui auraient autrement pris des emplois de droit commun à fort volume horaire.
    • L’amélioration du montant moyen des bourses sur critères sociaux du CROUS sur la période.
    • L’évolution de la composition de la population étudiante (plus grande proportion d’étudiants en formations courtes et professionnalisantes).

    La crise sanitaire a produit une rupture temporaire marquée, avec une chute spectaculaire à 27 % de travail en 2020, avant un rebond rapide lors de la reprise économique à partir de 2021.

    Questions fréquentes

    Quel pourcentage des étudiants français travaillent pendant leurs études en 2023 ?

    Selon la dixième Enquête Conditions de vie de l’OVE (2023, 49 523 questionnaires analysés), 44 % des étudiants ont exercé une activité rémunérée durant l’année universitaire. Ce taux se décompose en 9 % en alternance, 10 % en emploi lié aux études, et 25 % en emploi non lié aux études (dont 18 % occasionnel, 3 % concurrent et 4 % très concurrent).

    À combien d’heures par semaine le travail étudiant nuit-il vraiment à la réussite ?

    Les économistes de l’INSEE (Beffy, Fougère, Maurel, Économie et Statistique n° 422, 2009) identifient le seuil de 16 heures hebdomadaires comme point de bascule : en dessous, la probabilité de réussir ses examens est de 56 % (contre 66 % sans emploi) ; au-delà, elle tombe à 38 %. La littérature internationale situe ce seuil entre 10 et 20 heures selon les contextes nationaux.

    L’alternance a-t-elle le même impact négatif sur la réussite que les jobs étudiants classiques ?

    Non. L’OVE distingue explicitement les activités intégrées aux études (alternance, emplois liés à la formation) des emplois non intégrés. Les activités en alternance sont associées à un effet positif ou neutre sur la réussite. Ce sont les emplois sans lien avec les études, exercés à fort volume horaire et de manière récurrente tout au long de l’année, qui concentrent l’essentiel du risque d’échec.

    Quelle est la part du travail dans les revenus des étudiants français ?

    D’après l’OVE (enquête 2023), le travail représente en moyenne 27 % des ressources des étudiants, derrière les transferts familiaux (41 %) et devant les aides publiques (25 %). Pour les 54,4 % qui déclarent leur emploi indispensable pour vivre, ce revenu n’est pas un supplément de confort : c’est un pilier de leur subsistance.

    Y a-t-il des différences selon l’origine sociale dans le recours au travail étudiant ?

    Oui. Les données OVE 2023 montrent que 41 % des étudiants issus de milieux modestes se déclarent contraints de travailler, contre 25 % parmi ceux d’origine sociale plus favorisée. Cette asymétrie illustre la dimension d’équité que revêt la politique de bourses : pour une fraction significative de la population étudiante, l’emploi n’est pas un choix mais une condition de maintien dans les études.

    Le travail étudiant conduit-il à l’abandon des études ?

    L’étude INSEE de 2009 ne trouve pas d’effet significatif direct du travail salarié sur la probabilité de poursuivre ses études l’année suivante. Cependant, les facteurs associés au cumul emploi-études — épuisement chronique, difficultés financières persistantes, conflits d’emploi du temps — contribuent indirectement au risque d’abandon universitaire. Le lien est réel, mais il passe par des mécanismes intermédiaires plutôt que par un effet direct du seul fait de travailler.

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  • BTS et BUT en France 2024-2025 : effectifs, taux d’insertion à 6 mois et débouchés par filière

    BTS et BUT en France 2024-2025 : effectifs, taux d’insertion à 6 mois et débouchés par filière

    BTS et BUT en France 2024-2025 : effectifs, taux d’insertion à 6 mois et débouchés par filière

    En janvier 2025, 62 % des apprentis de niveau BTS étaient en emploi salarié six mois après leur sortie d’études, contre seulement 41 % pour la voie scolaire — un écart de 21 points qui résume à lui seul les enjeux du choix de filière. Ces chiffres, issus des enquêtes croisées de la DEPP, de la DARES et du dispositif InserJeunes sur la promotion 2024, s’inscrivent dans un contexte d’effectifs en légère transformation : la voie scolaire recule dans les STS, le BUT poursuit sa montée en puissance, et l’apprentissage dans le supérieur franchit le cap des 657 000 apprenants. Ce tableau de bord statistique compile les données officielles disponibles à ce jour pour les candidats, les familles et les conseillers d’orientation.

    Résultat clé
    À la rentrée 2024-2025, 217 700 étudiants sont inscrits en STS sous statut scolaire et 147 900 en IUT pour un BUT. Six mois après la sortie de la promotion 2024, le taux d’emploi salarié atteint 41 % (voie scolaire, CAP-BTS) et 62 % (apprentissage, CAP-BTS) selon la DEPP/DARES. Le BUT affiche 69,2 % d’emploi salarié un an après le diplôme pour sa première promotion (SIES, déc. 2025).

    Effectifs STS-BTS 2024-2025 : voie scolaire et apprentissage

    Les sections de technicien supérieur (STS), qui délivrent le brevet de technicien supérieur (BTS), demeurent la filière courte post-bac la plus peuplée de France. À la rentrée 2024-2025, le SIES recense 217 700 étudiants sous statut scolaire, un effectif en recul de 0,8 % par rapport à 2023-2024. Cette baisse touche principalement le secteur privé (-2,6 %), tandis que les inscriptions dans les établissements publics restent stables.

    Du côté de l’apprentissage, la dynamique reste structurellement positive, mais le rythme ralentit. Au 31 décembre 2024, 657 900 apprentis étudient dans l’enseignement supérieur, en hausse de 3 % sur un an. Près de trois sur dix sont inscrits en STS, soit environ 190 000 apprentis préparant un BTS. Conséquence directe : moins de la moitié des étudiants en STS suivent désormais leur formation en apprentissage, une proportion en légère progression depuis dix ans.

    Tableau 1 — Effectifs STS (BTS) à la rentrée 2024-2025
    Voie de formation Effectif estimé Évolution 2023-2024
    Voie scolaire (STS sous statut scolaire) 217 700 −0,8 %
    Apprentissage (STS en alternance) ~190 000 +3 % (supérieur global)
    Total toutes voies (estimation) ~408 000

    Sources : SIES, Note Flash n°2025-25 (oct. 2025) ; SIES, Note Flash n°2025-21 (sept. 2025) — apprentissage dans l’enseignement supérieur en 2024. L’effectif apprentissage STS est une estimation issue du ratio « près de 3 sur 10 » appliqué au total de 657 900.

    Il est à noter que la session 2024 du BTS a enregistré 193 400 candidats, en hausse de 3,7 % par rapport à l’année précédente, avec un taux de réussite de 74,7 %, légèrement en retrait de 0,8 point. Ces deux indicateurs — effectifs inscrits et candidats à l’examen — ne se confondent pas : une partie des inscrits en STS prépare le diplôme sur deux ans sans se présenter à la session intermédiaire.

    Effectifs BUT en IUT : la première vague complète

    Le bachelor universitaire de technologie (BUT), qui a remplacé le DUT en 2021, entre dans une phase de maturité. À la rentrée 2024-2025, 147 900 étudiants sont inscrits en IUT pour préparer un BUT, soit une progression de +1,7 % par rapport à 2023-2024. C’est aussi la première rentrée permettant d’observer une cohorte complète sur les trois années du cycle, après l’ouverture de la troisième année en 2023.

    Deux signaux contrastés méritent attention :

    • Les nouveaux entrants (BUT1) augmentent de +2,5 % — signe d’un attrait croissant pour la filière.
    • Les inscriptions en deuxième année (BUT2) reculent légèrement de −0,9 %, probablement sous l’effet de réorientations ou de redoublements.

    Parmi les nouveaux entrants, plus de quatre sur dix sont des bacheliers technologiques, ce qui confirme la vocation initiale de cette filière. Du côté de l’apprentissage en IUT, le nombre d’apprentis progresse de +3 % en 2024, une dynamique plus mesurée que les années précédentes mais qui porte la part des apprentis à 26 % des étudiants en IUT.

    Tableau 2 — Effectifs BUT (IUT) à la rentrée 2024-2025
    Indicateur Valeur Évolution
    Total inscrits en BUT (IUT) 147 900 +1,7 %
    Nouveaux entrants BUT1 n.d. +2,5 %
    Inscrits BUT2 n.d. −0,9 %
    Part des apprentis en IUT 26 % +3 %
    Bacheliers technologiques parmi les nouveaux entrants >40 %

    Source : SIES, page « Étudiants inscrits en BUT en 2024-2025 » — enseignementsup-recherche.gouv.fr (données publiées en 2025).

    Insertion à 6 mois — voie scolaire (promotion 2024)

    Le dispositif InserJeunes, piloté conjointement par la DEPP et la DARES, mesure chaque année la situation des sortants de la voie professionnelle six mois après leur diplôme. Pour la promotion 2024 (sortie en juin 2024, situation observée en janvier 2025) :

    • Parmi les lycéens professionnels et étudiants de niveau CAP à BTS ne poursuivant pas d’études, 41 % sont en emploi salarié.
    • Ce taux est en recul de 3,7 points par rapport à la génération précédente, en lien avec le ralentissement du marché du travail français.

    Ce chiffre de 41 % couvre l’ensemble des niveaux CAP à BTS voie scolaire. Pour les seuls diplômés de BTS voie scolaire, les données de l’outil InserJeunes par spécialité indiquent des résultats variables. À titre d’illustration, le BTS Management Commercial Opérationnel affiche 60 % d’emploi salarié six mois après la sortie, toutes voies confondues, selon les données cumulées des sessions 2022-2023 et 2023-2024 publiées sur inserjeunes.education.gouv.fr.

    Le recul du taux d’insertion à l’échelle nationale ne doit pas masquer la diversité des résultats selon les spécialités : les BTS à forte composante technique ou de services à la personne résistent mieux que les filières tertiaires généralistes face à un marché du travail plus sélectif.

    Insertion à 6 mois — apprentissage (promotion 2024)

    Les apprentis de niveau CAP à BTS sortis en 2024 affichent un taux d’emploi salarié de 62 % en janvier 2025, soit six mois après leur sortie d’études. Ce résultat se décompose en 58 % dans le secteur privé et environ 3 % dans le secteur public. Il est en recul de 4 points par rapport à la génération précédente (66 % en 2023), un repli significatif mais qui maintient l’écart avec la voie scolaire à 21 points.

    Parmi les spécialités BTS en apprentissage qui affichent les meilleurs taux d’emploi salarié à 6 mois pour la promotion 2024, on peut citer :

    • Mécanique et structures métalliques : 70 %
    • Services aux personnes / sanitaire et social : 69 %
    • Transport, manutention, magasinage : 68 %

    Un élément structurel à intégrer dans l’analyse : 39 % des apprentis en dernière année de formation de niveau BTS (année scolaire 2023-2024) sont toujours en études en 2025, en poursuite d’études — un taux en hausse de 1,8 point. Autrement dit, une proportion croissante d’apprentis BTS choisit de continuer vers un Bachelor, une licence professionnelle ou un cycle ingénieur plutôt que d’entrer directement sur le marché du travail. Ce phénomène explique en partie la légère baisse du taux d’insertion : les sortants effectifs sont de plus en plus ceux qui n’ont pas trouvé de poursuite d’études, une sélection qui peut influer sur les résultats.

    Insertion des diplômés BUT 2024 : première mesure officielle

    La Note Flash SIES n°2025-35 (publiée le 19 décembre 2025) livre les premiers résultats d’insertion pour la promotion BUT 2024, celle qui a obtenu le premier diplôme de three-year cycle complet. Le taux d’emploi salarié en France, mesuré un an après l’obtention du diplôme, s’établit à 69,2 % pour les diplômés ne poursuivant pas d’études. Ce chiffre se situe nettement au-dessus du taux BTS voie scolaire à 6 mois, avec une mesure à horizon temporel différent (12 mois vs 6 mois), ce qui rend la comparaison directe impossible mais illustre le positionnement du BUT sur le marché de l’emploi.

    Le clivage le plus marquant concerne le secteur de spécialité :

    Tableau 3 — Taux d’emploi salarié des diplômés BUT 2024 (1 an après le diplôme)
    Secteur de spécialité Taux d’emploi salarié
    Production (chimie, génie industriel, maintenance…) 78,7 %
    Services (gestion, informatique, communication…) 62,6 %
    Toutes spécialités (moyenne) 69,2 %

    Source : SIES, Note Flash n°2025-35, « Le taux d’emploi salarié en France des diplômés 2024 de BUT », publiée le 19 décembre 2025.

    L’analyse par genre révèle une légère avance des femmes sur l’insertion globale (69,6 % contre 68,9 % pour les hommes). En revanche, les hommes décrochent plus fréquemment un contrat à durée indéterminée (CDI) : 58,4 % contre 45,7 % pour les femmes. L’écart de type de contrat reflète la concentration des femmes dans les spécialités de services, où les CDD et contrats courts sont plus courants.

    Comparatif par grandes familles de filières

    Pour synthétiser les données disponibles et orienter les choix, le tableau suivant rapproche les indicateurs clés selon la filière et la voie de formation. Les horizons de mesure diffèrent (6 mois pour BTS, 12 mois pour BUT), ce qui empêche toute comparaison stricte mais donne une image d’ensemble fiable.

    Tableau 4 — Synthèse des indicateurs BTS / BUT 2024-2025
    Filière / Voie Effectifs 2024-2025 Taux emploi salarié Horizon mesure
    BTS voie scolaire (STS) 217 700 41 % 6 mois (promo 2024)
    BTS apprentissage (STS) ~190 000 62 % 6 mois (promo 2024)
    BUT (IUT) — Production 147 900 (total) 78,7 % 12 mois (promo 2024)
    BUT (IUT) — Services 62,6 % 12 mois (promo 2024)
    BUT (IUT) — toutes spécialités 147 900 69,2 % 12 mois (promo 2024)

    Ces données s’inscrivent dans un contexte plus large de l’enseignement supérieur français. Pour une vision d’ensemble des effectifs et tendances par filière à la rentrée 2026-2027, voir l’article Chiffres clés de la rentrée universitaire France 2026-2027.

    📊
    InserJeunes — Portail officiel des taux d’insertion BTS/BUT

    Le portail InserJeunes (DEPP/Éducation nationale) permet de consulter les taux d’emploi salarié par spécialité de BTS ou de BUT, par établissement et par région. Les données sont mises à jour annuellement et présentent les indicateurs à 6 mois pour la voie scolaire comme pour l’apprentissage.

    Consulter InserJeunes →

    Source : InserJeunes — Dispositif DEPP/DARES, Ministère de l’Éducation nationale

    Les sources officielles à consulter pour des données actualisées :

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    FAQ

    Combien d’étudiants sont inscrits en BTS en France en 2024-2025 ?

    À la rentrée 2024-2025, les sections de technicien supérieur (STS) accueillent 217 700 étudiants sous statut scolaire, en baisse de 0,8 % par rapport à la rentrée précédente. En ajoutant les apprentis en STS (environ 190 000), le total dépasse 400 000 personnes en formation BTS toutes voies confondues. Ces chiffres proviennent des publications SIES du ministère de l’Enseignement supérieur.

    Quel est le taux d’insertion à 6 mois après un BTS en voie scolaire ?

    Pour la promotion 2024, 41 % des diplômés de niveau CAP à BTS en voie scolaire ne poursuivant pas d’études sont en emploi salarié en janvier 2025, soit six mois après leur sortie. Ce taux est en recul de 3,7 points par rapport à la génération précédente, en lien avec le ralentissement du marché du travail. Source : DEPP/Éducation nationale, Note d’Information 2025.

    Quel est le taux d’insertion à 6 mois après un BTS en apprentissage ?

    Les apprentis de niveau CAP à BTS de la promotion 2024 affichent un taux d’emploi salarié de 62 % en janvier 2025 (six mois après leur sortie). Ce taux est en recul de 4 points par rapport à la génération précédente (66 % en 2023) mais reste supérieur de 21 points à la voie scolaire. Source : DEPP/DARES, InserJeunes 2024.

    BTS en alternance ou en voie scolaire : quelle voie choisir ?

    Sur le critère de l’insertion à 6 mois, l’alternance est nettement plus favorable : 62 % en emploi salarié contre 41 % pour la voie scolaire, soit un écart de 21 points (données DEPP/DARES, promotion 2024). L’apprentissage apporte aussi une expérience professionnelle directe et une rémunération pendant la formation. La voie scolaire reste un point d’entrée accessible lorsque la recherche d’une entreprise d’accueil est difficile, notamment dans certaines spécialités ou zones géographiques peu pourvues en offres d’alternance.

    Combien d’étudiants sont inscrits en BUT en 2024-2025 ?

    À la rentrée 2024-2025, 147 900 étudiants sont inscrits en IUT pour préparer un BUT, en hausse de 1,7 % par rapport à 2023-2024. Les nouveaux entrants augmentent de 2,5 % tandis que les inscriptions en deuxième année reculent légèrement (-0,9 %). Plus de quatre nouveaux entrants sur dix sont des bacheliers technologiques. Source : SIES, MESRI, 2025.

    Quel est le taux d’insertion des diplômés de BUT en 2024 ?

    Le taux d’emploi salarié en France de la première promotion de diplômés BUT 2024 (hors poursuite d’études) atteint 69,2 % un an après le diplôme. Les diplômés de spécialités de production s’insèrent davantage (78,7 %) que ceux des spécialités de services (62,6 %). Source : SIES, Note Flash n°2025-35, décembre 2025.

    Quelle est la part d’apprentis dans les STS et les IUT en 2024 ?

    Au 31 décembre 2024, 657 900 apprentis poursuivent une formation dans l’enseignement supérieur. Parmi eux, environ trois sur dix sont en STS (soit ~190 000 apprentis BTS). En IUT, la part des apprentis représente 26 % des étudiants inscrits en BUT. Source : SIES, Note Flash n°2025-21, septembre 2025.

    Les diplômés de BUT peuvent-ils poursuivre vers un cycle ingénieur ?

    Oui. Le BUT a été conçu pour faciliter les passerelles vers les écoles d’ingénieurs et les licences professionnelles. Le taux d’insertion de 69,2 % mesuré par le SIES ne concerne que les diplômés ne poursuivant pas d’études : une fraction significative de la promotion 2024 a donc continué vers un cycle ingénieur ou une licence pro, ce qui n’est pas comptabilisé dans ce taux d’insertion.

  • Doctorat en France : attractivité internationale et profil des doctorants étrangers 2025 — les données SIES

    Doctorat en France : attractivité internationale et profil des doctorants étrangers 2025 — les données SIES

    Doctorat en France : attractivité internationale et profil des doctorants étrangers 2025 — les données SIES

    La France occupe le 4e rang mondial pour l’accueil des doctorants en mobilité internationale. Ce résultat, documenté par les notes d’information SIES NI-2025-05 et NF-2025-14 du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), coexiste avec un paradoxe structurel : le pays présente l’un des ratios d’entrée en doctorat les plus bas de l’espace OCDE. Comprendre cette tension — attractivité internationale avérée, faible accès national — est devenu un enjeu stratégique pour les établissements français, les candidats étrangers et les financeurs publics.

    Les chiffres publiés par le MESR et Campus France pour l’attractivité doctorat France international statistiques 2025 permettent d’en dresser un tableau précis. Cet article synthétise ces données en croisant trois angles : la position de la France dans la compétition mondiale pour les doctorants étrangers, le profil détaillé de cette population, et les dynamiques de diplôme et de financement qui conditionnent l’avenir du dispositif doctoral français.

    Résultat clé : 38 % des doctorants inscrits en France sont en mobilité internationale (moyenne UE : 25 %), ce qui place le pays au 4e rang mondial pour l’accueil doctoral étranger. Pourtant, avec seulement 2,0 nouvelles inscriptions en doctorat pour 100 entrants dans l’enseignement supérieur (contre 2,8 en moyenne OCDE et 3,7 en UE), la France présente un double visage : très attractive pour les candidats étrangers, mais sous-utilisée par ses propres diplômés.

    La France au 4e rang mondial : ce que mesurent réellement les indicateurs

    Selon les données compilées par Campus France dans ses Chiffres clés 2025, la France se classe au 4e rang mondial pour l’accueil des doctorants en mobilité internationale, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada. Cette mesure porte sur les étudiants qui ont quitté leur pays d’origine pour s’inscrire dans un programme doctoral à l’étranger — ce que les statistiques de l’OCDE désignent comme « étudiants mobiles au niveau doctoral ».

    Ce rang n’est pas fortuit. Il résulte de plusieurs facteurs structurels : la gratuité relative des frais d’inscription dans les universités publiques françaises par rapport aux établissements anglophones, la densité du tissu de laboratoires de recherche, la reconnaissance internationale des grandes universités et des grandes écoles d’ingénieurs, ainsi que la présence de cotutelles internationales de thèse facilement accessibles. Pour de nombreux candidats africains et du Proche-Orient, la France représente également un accès à l’enseignement supérieur occidental dans un cadre linguistique familier.

    L’indicateur clé qui reflète cette attractivité est la part des doctorants en mobilité internationale dans l’effectif doctoral total. En France, cette part s’établit à 38 %, soit 13 points au-dessus de la moyenne européenne de 25 %. Cette proportion place la France dans une catégorie à part en Europe continentale, aux côtés des Pays-Bas et de la Suisse.

    Tableau 1 — Part des doctorants en mobilité internationale dans l’effectif doctoral total (sélection de pays, données OCDE/Campus France 2025)
    Pays Part doctorants mobiles Rang mondial (accueil)
    Royaume-Uni nd 2
    France 38 % 4
    Moyenne UE 25 %
    Moyenne OCDE nd
    Allemagne nd 5

    Sources : Campus France, Chiffres clés 2025 — Au niveau doctoral ; MESR, NI-2025-05, Comparaisons internationales sur le doctorat : l’attractivité française avérée.

    Le paradoxe du ratio d’entrée : fort pour l’étranger, faible pour les nationaux

    La note SIES NI-2025-05 met en évidence un paradoxe structurel que les seuls chiffres absolus de mobilité masquent. Si la France attire massivement les doctorants étrangers, son ratio d’entrée en doctorat — soit le nombre de nouvelles inscriptions en doctorat pour 100 entrants dans l’enseignement supérieur — est l’un des plus faibles de l’espace OCDE et européen.

    En 2021, ce ratio s’établissait à 2,0 en France, contre 2,8 en moyenne dans l’ensemble des pays de l’OCDE et 3,7 dans l’Union européenne. Autrement dit : à entrée dans le supérieur équivalente, un étudiant européen est presque deux fois plus susceptible d’accéder au doctorat qu’un étudiant français.

    Pourquoi ce faible ratio ? La structure du système français d’enseignement supérieur joue un rôle déterminant. Une proportion élevée des étudiants s’oriente vers des filières courtes et professionnalisantes (BTS, BUT, licences professionnelles) qui ne constituent pas un continuum vers la recherche doctorale. Par ailleurs, la culture de la recherche reste concentrée dans les universités et dans certaines grandes écoles, sans diffuser suffisamment vers l’ensemble des cursus de niveau master.

    Ce constat a une conséquence directe sur la composition du corps doctoral : pour maintenir les effectifs, les écoles doctorales françaises sont structurellement dépendantes du recrutement international. La forte représentation des doctorants étrangers (38 %) n’est donc pas seulement le signe d’une attractivité ; c’est aussi le reflet d’un déficit national.

    Pour mieux comprendre le financement qui conditionne cet accès, voir l’article Financements du doctorat 2026 en France : ANR, contrat doctoral, CIFRE.

    Profil des doctorants étrangers : origines, disciplines, établissements

    Au total, environ 25 300 doctorants étrangers étaient inscrits en France en 2023-2024, répartis dans 270 écoles doctorales au sein de 57 établissements d’enseignement supérieur (source : Campus France, Chiffres clés 2025).

    Origines géographiques

    La géographie des origines reflète à la fois les réseaux historiques de la francophonie et l’internationalisation croissante de la formation doctorale. Les cinq premiers pays d’origine sont :

    Tableau 2 — Principaux pays d’origine des doctorants étrangers en France, 2023-2024 (Campus France)
    Pays d’origine Effectif (doctorants) Remarque
    Chine 1 806 Stable sur 5 ans
    Italie 1 622 Forte progression
    Liban 1 534 20 % de tous les Libanais en France
    Maroc 1 229 En recul sur 5 ans
    Algérie 1 090 Recul de -24 % sur 5 ans

    Un indicateur de concentration mérite d’être signalé : 39 % de l’ensemble des étudiants indiens présents en France sont inscrits au niveau doctoral — une proportion exceptionnellement élevée qui illustre que la France attire les Indiens principalement pour la recherche, non pour les cursus de premier ou second cycle.

    Répartition par disciplines

    La distribution disciplinaire des doctorants étrangers diffère sensiblement de celle de leurs homologues français. Les sciences dures et l’informatique concentrent l’essentiel des flux :

    • Sciences (mathématiques, physique, chimie, informatique, ingénierie) : 53 % des inscriptions de doctorants étrangers
    • Lettres, sciences humaines et sociales : 28 %
    • Santé et médecine : minoritaire en volume, mais en croissance de +67 % sur cinq ans

    Cette concentration en sciences est cohérente avec les données MESR sur l’ensemble de la population doctorale : en 2020, les disciplines ICT, sciences naturelles, mathématiques et statistiques représentaient déjà 37 % des doctorants en France. En revanche, la santé reste structurellement sous-représentée dans le doctorat français (5 % des inscriptions doctorales contre 21 % en moyenne dans l’UE), ce qui constitue une divergence notable vis-à-vis des systèmes américain et britannique.

    Pour la carte des écoles doctorales par région et discipline, voir Écoles doctorales France 2026 : effectifs par région, disciplines et financement.

    Répartition par type d’établissement

    Les universités hébergent 79 % des doctorants étrangers. Les écoles d’ingénieurs en accueillent 10 %, et les autres établissements (instituts, EPST, etc.) les 11 % restants. Cette prédominance universitaire s’explique par la densité des unités de recherche labellisées CNRS et par la plus grande accessibilité des universités aux candidats étrangers comparativement aux concours sélectifs des grandes écoles.

    Tendances sur cinq ans : les baisses préoccupantes

    Malgré son rang mondial, la France enregistre une érosion significative de ses effectifs doctoraux étrangers sur la période 2018-2023. La baisse globale est de -12 % sur cinq ans selon les données Campus France 2025 — un recul qui contraste avec la croissance observée dans la plupart des pays concurrents.

    Les dynamiques sont toutefois très hétérogènes selon les origines :

    Tableau 3 — Évolution des effectifs de doctorants étrangers en France par région d’origine, 2018-2023 (Campus France)
    Région / Pays d’origine Évolution 2018-2023
    Algérie -24 %
    Tunisie -35 %
    Europe de l’Ouest (hors Italie) -12 à -16 %
    Amérique latine -12 à -16 %
    Italie Forte hausse
    Inde / Chine Stable / légère progression

    Les baisses en provenance du Maghreb s’expliquent par plusieurs facteurs conjugués : durcissement des conditions d’octroi des visas de long séjour, concurrence accrue des destinations anglophones (Canada, Allemagne), et tensions diplomatiques ponctuelles. La baisse tunisienne de -35 % est particulièrement préoccupante au regard des liens historiques entre les deux pays et de la forte tradition académique tunisienne.

    À l’inverse, la progression italienne — qui hisse l’Italie au 2e rang des pays d’origine — traduit un phénomène de mobilité intra-européenne : face à un système doctoral national sous-financé, les doctorants italiens cherchent des financements à l’étranger. La France bénéficie ici de sa politique de contrat doctoral et de cotutelle.

    Ces tendances sont à lire en lien avec la mobilité Erasmus+ des étudiants français 2026-2027, qui illustre les flux symétriques sortants depuis la France.

    📊
    Campus France — Chiffres clés 2025 : mobilité doctorale

    La page interactive de Campus France présente l’ensemble des données sur les doctorants étrangers en France : origines, disciplines, établissements d’accueil et comparaisons internationales. Source de référence pour les statistiques SIES NI-2025-05.

    Consulter les données doctorales →

    Source : Campus France, Chiffres clés de la mobilité étudiante dans le monde, mai 2025

    Financement et durée de thèse : les données 2024-2025

    Le financement est le principal levier d’attractivité du doctorat français — et aussi son principal point de fragilité comparatif. La note NF-2025-14 du MESR fournit les données les plus récentes sur ce sujet.

    En 2024-2025, 81 % des doctorants inscrits en première année de thèse bénéficient d’un financement — une proportion en progression par rapport aux années précédentes. Cette évolution reflète la politique du Plan doctoral national, qui vise à généraliser le contrat doctoral et à réduire les situations de thèse sans financement, longtemps endémiques dans certaines disciplines des sciences humaines et sociales.

    Le taux de 81 % masque toutefois de fortes disparités disciplinaires. En sciences dures, l’accès au financement est quasi-systématique depuis une décennie. En sciences humaines et sociales, en droit et en lettres, les taux restent structurellement plus faibles, même si la tendance est à la convergence. C’est dans ces disciplines que se concentrent paradoxalement les doctorants étrangers dont le financement provient de leur pays d’origine — bourses gouvernementales, financements d’ambassades ou ressources personnelles.

    La durée des thèses évolue également : en 2024, la part des thèses soutenues en moins de 40 mois a progressé de 4 points de pourcentage. Ce raccourcissement partiel est un signal positif pour l’attractivité, notamment vis-à-vis des candidats étrangers qui préfèrent des durées prévisibles compatibles avec des financements à terme fixe.

    Pour l’ensemble du panorama des mécanismes de financement (ANR, CIFRE, contrats régionaux), voir Financement d’une thèse de doctorat en 2026 : contrat doctoral, ANR, CIFRE.

    Diplômés 2024 : baisse après le pic pandémique

    Le nombre de docteurs diplômés en France en 2024 accuse une baisse de 3,0 % par rapport à 2023. Cette diminution succède à une hausse exceptionnelle de 9,6 % en 2023, elle-même imputable à un effet de rattrapage post-pandémique : de nombreuses thèses dont la soutenance avait été reportée en 2020-2021 se sont concentrées sur 2023.

    Le recul de 2024 ne traduit donc pas une dégradation structurelle du système doctoral, mais le retour à une trajectoire normalisée après deux années atypiques. Les nouvelles inscriptions en 2024-2025 progressent d’ailleurs de 3,2 % — signe que l’entrée dans le dispositif doctoral reste dynamique.

    La baisse de 3,0 % en 2024 doit être mise en regard des effectifs absolus : la France produit chaque année entre 16 000 et 17 000 docteurs, ce qui la place parmi les premiers producteurs européens en valeur absolue, derrière l’Allemagne mais devant l’Espagne et l’Italie.

    Ces données rejoignent les constats sur le taux d’abandon en doctorat en France, qui soulignent que le goulot d’étranglement principal n’est pas l’entrée mais la phase de rédaction.

    Insertion professionnelle des docteurs : l’avantage comparatif

    L’attractivité d’une formation doctorale ne se mesure pas uniquement au nombre d’inscrits : elle se mesure aussi aux perspectives offertes aux diplômés. Sur ce point, les données MESR révèlent un avantage comparatif des docteurs français, mais un avantage moins marqué que dans les autres pays de l’OCDE.

    Les titulaires d’un doctorat en France bénéficient d’un avantage d’environ 2 points de pourcentage sur leur taux d’emploi par rapport aux détenteurs d’un master ou d’un diplôme d’ingénieur. Dans le reste de l’OCDE, cet avantage est en moyenne de 4 points. L’écart tient en partie à la nature du marché du travail français, où les grandes entreprises ont historiquement privilégié les diplômes de grandes écoles pour leurs recrutements de cadres supérieurs.

    Pour les docteurs étrangers, la question de l’insertion se pose différemment : une part significative d’entre eux retourne dans leur pays d’origine après la soutenance — phénomène qualifié de « fuite des cerveaux inversée ». D’autres s’insèrent dans le marché du travail français, contribuant à l’économie de la recherche et développement du pays.

    L’analyse complète des données par discipline et type de contrat est disponible dans l’article Insertion professionnelle des docteurs en France 2024 : emploi, CDI et secteur privé par discipline.

    Par ailleurs, les docteurs français sortent du cursus doctoral plus tôt que leurs homologues de la plupart des pays comparables — un atout pour une entrée précoce sur le marché du travail, à condition que la durée réduite de thèse ne se fasse pas au détriment de la qualité scientifique de la contribution.

    Enjeux stratégiques et perspectives

    Les données SIES pour 2025 dessinent un système doctoral français à la croisée des chemins. Quatre enjeux se dégagent.

    Enjeu 1 — Consolider le financement doctoral universel. La progression vers les 81 % de doctorants de première année financés est réelle, mais le chemin vers 100 % reste long, notamment en sciences humaines. Un financement insuffisant fragilise l’attractivité internationale sur les segments de candidats qui ne peuvent mobiliser de bourses extérieures.

    Enjeu 2 — Inverser la baisse des flux maghrébins. Les reculs de -24 % (Algérie) et -35 % (Tunisie) sur cinq ans représentent une perte substantielle pour la diversité du corps doctoral français. Les politiques de visas et les accords bilatéraux de recherche sont des leviers prioritaires.

    Enjeu 3 — Augmenter le ratio d’entrée national. Un ratio de 2,0 pour 100 entrants dans le supérieur n’est pas compatible avec les ambitions de la France en matière de recherche et d’innovation. Cela suppose de mieux articuler les masters recherche avec le doctorat et de valoriser davantage le grade de docteur dans le recrutement privé.

    Enjeu 4 — Développer la représentation en santé. La sous-représentation chronique de la santé dans le doctorat français (5 % contre 21 % en UE) est un angle mort stratégique, dans un contexte où les sciences biomédicales et pharmaceutiques concentrent une part croissante des financements de recherche mondiaux.

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    FAQ

    Quel est le rang de la France pour l’accueil des doctorants étrangers dans le monde ?

    La France est le 4e pays d’accueil mondial des doctorants en mobilité internationale, selon les données Campus France 2025. Elle devance l’Australie et l’Allemagne, mais reste derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada.

    Quelle part des doctorants en France sont étrangers ?

    38 % des doctorants inscrits en France sont en mobilité internationale, contre 25 % en moyenne dans l’Union européenne. Au total, environ 25 300 doctorants étrangers étaient inscrits en 2023-2024.

    Quels pays envoient le plus de doctorants en France ?

    Les principaux pays d’origine sont la Chine (1 806 doctorants), l’Italie (1 622), le Liban (1 534), le Maroc (1 229) et l’Algérie (1 090), selon les chiffres Campus France 2025.

    Pourquoi le ratio d’entrée en doctorat est-il faible en France ?

    La France enregistre seulement 2,0 nouvelles inscriptions en doctorat pour 100 entrants dans l’enseignement supérieur, contre 2,8 en moyenne OCDE et 3,7 en UE. Ce faible ratio s’explique par la forte proportion de filières professionnalisantes (BTS, BUT, licences pro) qui n’ouvrent pas sur le doctorat, et par une culture de la recherche encore concentrée dans certains types d’établissements.

    Quel est le taux de financement des doctorants en première année en France en 2025 ?

    En 2024-2025, 81 % des doctorants inscrits en première année bénéficient d’un financement, contre des niveaux inférieurs les années précédentes. Cette progression reflète les efforts du Plan doctoral national pour généraliser le contrat doctoral.

    Le nombre de doctorants étrangers en France augmente-t-il ?

    Non. Les effectifs de doctorants étrangers ont reculé de 12 % entre 2018 et 2023. Les baisses les plus marquées concernent l’Algérie (-24 %), la Tunisie (-35 %) et plusieurs pays d’Europe de l’Ouest, même si certaines origines comme la Chine et l’Inde restent stables ou progressent légèrement.

    Dans quelles disciplines les doctorants étrangers sont-ils les plus représentés en France ?

    Les sciences (mathématiques, physique, chimie, informatique) concentrent 53 % des inscriptions de doctorants étrangers. Les lettres, sciences humaines et sociales représentent 28 %. La santé, bien que minoritaire en volume, a connu une croissance de 67 % sur cinq ans.

    Combien de docteurs ont été diplômés en France en 2024 ?

    Le nombre de docteurs diplômés en 2024 a baissé de 3,0 % après la forte hausse de 9,6 % enregistrée en 2023, laquelle s’expliquait par un effet de rattrapage post-pandémique. La part des thèses soutenues en moins de 40 mois a cependant progressé de 4 points de pourcentage.