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  • UC, UCARE, SPS, blocs, CCF : décoder le vocabulaire des référentiels professionnels (2026)

    UC, UCARE, SPS, blocs, CCF : décoder le vocabulaire des référentiels professionnels (2026)

    Un référentiel professionnel français emploie une vingtaine de termes techniques qui ne veulent pas dire ce qu’ils semblent dire. « Capacité » n’est pas une aptitude, une « unité capitalisable » n’est pas une matière, une « situation professionnelle significative » n’est pas une anecdote, et « non évalué en tant que tel » ne signifie pas « sans importance ». Ce décodeur reprend chaque terme tel que les textes officiels l’emploient.

    Il ne dit pas quel diplôme vous préparez — pour cela, voir quel travail de fin d’études devez-vous rendre — ni où trouver votre texte de référence — voir l’annuaire des textes officiels. Il vous permet de lire le document une fois que vous l’avez.

    Les trois « référentiels » qu’il ne faut pas confondre

    C’est la première source d’erreur, parce que le mot est le même et que les documents ne servent pas à la même chose.

    Terme Ce qu’il contient À quoi il vous sert
    Référentiel d’activités Ce que fait le professionnel dans son emploi Comprendre le métier visé
    Référentiel professionnel La description de l’emploi et des situations qui le caractérisent Choisir vos exemples et vos situations
    Référentiel de certification Ce qui est évalué et comment C’est celui qui vous engage

    Quand un texte renvoie à « un référentiel » sans préciser, c’est presque toujours le référentiel de certification qu’il faut aller chercher. C’est lui qui liste ce que le jury vérifie.

    Les unités : bloc, UC, UCARE

    Bloc de compétences

    Un ensemble homogène et cohérent de compétences, évaluable et acquérable séparément. C’est l’architecture standard des certifications enregistrées au répertoire national. Sur ce que cela représente à l’échelle du répertoire — nombre de blocs par certification, configurations les plus fréquentes —, voir nos chiffres du RNCP.

    Unité capitalisable (UC)

    Une unité qui s’obtient séparément et — c’est le point décisif — reste acquise. Dans les diplômes Jeunesse et Sports, le code du sport prévoit que les unités capitalisables acquises le sont à titre définitif, sans durée de validité, et que le diplôme est délivré dès que le candidat les possède toutes « quel que soit leur mode d’acquisition ». Voir les écrits du BPJEPS, DEJEPS et DESJEPS.

    UCARE

    Unité capitalisable d’adaptation régionale à l’emploi. Elle valide des capacités supplémentaires liées à un savoir-faire particulier, pour tenir compte des enjeux locaux. Comme elle varie d’un centre à l’autre, c’est la partie du diplôme sur laquelle vous avez une prise réelle — en choisissant votre centre. Un registre national des UCARE recense celles mises en œuvre sur le territoire. Voir notre guide du BPREA.

    Capacité

    Le mot piège. Dans un référentiel, une « capacité » n’est pas une aptitude générale mais une unité d’évaluation nommée. Le principe posé pour le BP responsable d’entreprise agricole est explicite : chaque UC correspond à une capacité du référentiel de certification.

    Conséquence de lecture : quand un texte dit « capacité 6 » ou « capacité 7 », il désigne un objet précis et numéroté, pas une qualité personnelle. Et si votre référentiel liste huit capacités, vous avez huit choses distinctes à démontrer — pas une impression d’ensemble à produire.

    Blocs modulaires assemblés illustrant une certification par unités
    Blocs, unités capitalisables, capacités : trois mots pour une même idée — la certification se démonte en morceaux acquis séparément.

    SPS — situation professionnelle significative

    Une situation de travail jugée représentative du métier, listée dans le référentiel professionnel. Le BTSA option Production animale en compte 15, et demande au candidat trois fiches de deux pages maximum s’y référant.

    Ce n’est pas une anecdote de stage : c’est une situation identifiée par le référentiel, que vous devez rattacher explicitement. Une fiche qui raconte un épisode sans le rapporter à une SPS de la liste ne répond pas à la commande.

    CCF — contrôle en cours de formation

    Une évaluation conduite pendant la formation, par le centre habilité, plutôt qu’en épreuve terminale. Deux idées reçues à écarter :

    • Le CCF n’est pas un régime au rabais. Pour l’épreuve E7 du BTSA, la fiche officielle précise que l’épreuve « se déroule dans les mêmes conditions pour les candidats en CCF et hors CCF ».
    • Le CCF peut peser lourd. Depuis la réforme du CAPA, le contrôle continu est affecté d’un coefficient 2 sur un total de 5 — davantage que l’épreuve de plaidoirie.

    Le mot associé est habilitation : la mise en œuvre des UC et du contrôle en cours de formation suppose que le centre soit habilité. Ce n’est pas une formalité invisible — elle conditionne la validité de ce que vous validez.

    Les trois mécaniques de notation, et leurs mots

    Trois expressions décrivent des réalités opposées. Savoir laquelle figure dans votre texte détermine votre stratégie.

    Expression Ce qu’elle signifie Exemple vérifié
    Coefficient Le poids d’une épreuve dans la moyenne L’épreuve E7 du BTSA est affectée du coefficient 12
    Note éliminatoire Un seuil en dessous duquel le diplôme est refusé, quelle que soit la moyenne Au DEC, toute note inférieure à 10/20 au mémoire est éliminatoire — alors que le seuil est de 6/20 sur les écrits
    Crédits non compensables Des crédits qu’aucune moyenne ne rattrape En école d’architecture, le mémoire vaut 8 crédits et la soutenance du PFE 10, tous non compensables

    Et à l’opposé, la capitalisation : quand les unités sont acquises définitivement, un échec ne coûte que l’unité concernée. C’est le régime le plus favorable à un adulte qui se forme en travaillant.

    Les mots de l’évaluation orale

    Mise en situation professionnelle

    Une évaluation où l’on vous observe faire, et non raconter. C’est l’épreuve centrale du titre professionnel du ministère du Travail, où le dossier professionnel accompagne l’observation sans la remplacer.

    Oral d’explicitation

    Un entretien où vous rendez explicite votre propre raisonnement sur une situation vécue : pourquoi ce choix, sur quelle base, avec quel résultat. C’est la modalité d’évaluation des unités du BP REA. Elle ne se prépare pas en révisant mais en documentant ses pratiques au fil de l’eau.

    Entretien

    Attention à sa durée relative. Dans plusieurs épreuves, l’entretien dure bien plus longtemps que l’exposé : 20 minutes de présentation pour 40 minutes d’entretien au DEJEPS mention APSA ; 10 minutes de présentation pour 35 minutes d’entretien à l’E7 du BTSA. Préparer l’exposé sans préparer l’entretien revient à préparer le tiers ou le quart de l’épreuve.

    Poste de travail préparé pour une évaluation en situation professionnelle
    « Mise en situation professionnelle » : on vous regarde faire. Le dossier accompagne, il ne remplace pas.

    Le piège de formulation : « non évalué en tant que tel »

    C’est la tournure la plus coûteuse de tout le vocabulaire des référentiels, et elle mérite sa propre section.

    À l’épreuve E7 du BTSA, les trois fiches SPS sont dites « non évaluées en tant que telles ». Beaucoup de candidats en concluent qu’elles sont accessoires. Or le jury choisit l’une des trois et l’utilise pendant dix des trente-cinq minutes d’entretien.

    La lecture correcte est donc : le document ne reçoit pas de note propre, mais la séquence qu’il alimente est notée. Chaque fois que vous croisez cette formule, cherchez à quelle épreuve la pièce sert de support avant de conclure qu’elle est secondaire. Voir le détail dans notre guide de l’épreuve E7 du BTSA.

    Qui délivre, qui certifie, qui forme

    Trois rôles souvent confondus, avec une conséquence chiffrée.

    • L’autorité qui délivre — un ministère, une profession, un établissement. Elle signe le diplôme.
    • Le certificateur — l’organisme responsable de la certification, nommément désigné.
    • L’organisme de formation — celui qui vous prépare. Il peut préparer une certification sans en être le certificateur.

    Confondre les deux derniers conduit à surestimer massivement la concentration du marché : le répertoire national identifie 1 217 certificateurs, un chiffre très inférieur au nombre d’organismes de formation. Sur le partage entre autorités, voir quel ministère délivre votre diplôme.

    Deux mots complètent le tableau : enregistrement de droit (diplômes et titres créés par l’État, inscrits sans examen individuel) et enregistrement sur demande (dossier examiné par France compétences).

    Validation partielle et VAE

    Validation partielle : le jury reconnaît une partie seulement des unités ou blocs. Ce n’est pas un échec — c’est un point d’étape, et selon les diplômes les acquis sont conservés définitivement ou pour une durée déterminée. Vérifiez systématiquement lequel des deux régimes s’applique au vôtre.

    VAE : la validation des acquis de l’expérience permet d’obtenir tout ou partie d’une certification sans passer par la formation. Dans les diplômes en unités capitalisables, les deux voies se combinent. L’écrit attendu n’est alors pas celui du diplôme mais un dossier construit contre le référentiel : voir notre guide du livret 2 de VAE.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne lit pas votre référentiel à votre place. Ce décodeur explique le vocabulaire ; les termes de votre certification figurent dans votre référentiel de certification, que seul votre organisme détient.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est — et dans la plupart des dispositifs décrits ici, l’évaluation est orale ou se fait en situation, devant des praticiens.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.

    Ce que l’outil fait : construire le tableau de correspondance entre les capacités ou blocs de votre référentiel et le plan de votre écrit, puis vérifier qu’aucune ligne ne reste sans réponse identifiable dans le texte. C’est l’usage le plus rentable une fois le vocabulaire compris.

    Structurez votre écrit avec Tesify — une fois votre référentiel en main.

    FAQ — Le vocabulaire des référentiels

    Quelle différence entre référentiel professionnel et référentiel de certification ?

    Le référentiel professionnel décrit l’emploi et les situations qui le caractérisent ; le référentiel de certification décrit ce qui est évalué et comment. C’est le second qui vous engage : c’est lui qui liste ce que le jury vérifie.

    Qu’est-ce qu’une capacité dans un référentiel ?

    Une unité d’évaluation nommée et numérotée, et non une aptitude générale. Dans les diplômes en unités capitalisables, chaque UC correspond à une capacité du référentiel de certification : si votre référentiel liste huit capacités, vous avez huit démonstrations distinctes à produire.

    Qu’est-ce qu’une UCARE ?

    Une unité capitalisable d’adaptation régionale à l’emploi, qui valide des capacités supplémentaires liées à un savoir-faire particulier et aux enjeux locaux. Comme les UCARE varient d’un centre à l’autre, elles se choisissent en choisissant son centre de formation. Un registre national recense celles mises en œuvre sur le territoire.

    Le contrôle en cours de formation est-il moins exigeant ?

    Non. Pour l’épreuve E7 du BTSA, la fiche officielle précise que l’épreuve se déroule dans les mêmes conditions pour les candidats en CCF et hors CCF. Et depuis la réforme du CAPA, le contrôle continu pèse un coefficient 2 sur un total de 5, davantage que l’épreuve de plaidoirie.

    Que signifie « non évalué en tant que tel » ?

    Que le document ne reçoit pas de note propre — mais pas qu’il est sans effet. À l’épreuve E7 du BTSA, les trois fiches de situations professionnelles significatives sont dites non évaluées en tant que telles, et le jury en choisit pourtant une pour dix des trente-cinq minutes d’entretien. Il faut toujours chercher à quelle épreuve la pièce sert de support.

    Quelle différence entre note éliminatoire et crédit non compensable ?

    Une note éliminatoire est un seuil sous lequel le diplôme est refusé malgré une moyenne suffisante ailleurs : au DEC, toute note inférieure à 10 sur 20 au mémoire est éliminatoire. Un crédit non compensable est un crédit qu’aucune moyenne ne rattrape : en école d’architecture, le mémoire vaut 8 crédits et la soutenance du projet de fin d’études 10, tous non compensables.

    Un certificateur est-il un organisme de formation ?

    Pas nécessairement. Le certificateur est responsable de la certification ; l’organisme de formation prépare les candidats et peut le faire sans être certificateur. Le répertoire national identifie 1 217 certificateurs, un nombre très inférieur à celui des organismes de formation.

  • L’épreuve E7 du BTSA en 2026 : le dossier, les trois fiches SPS et le piège des 10 minutes

    L’épreuve E7 du BTSA en 2026 : le dossier, les trois fiches SPS et le piège des 10 minutes

    L’épreuve E7 du BTSA est une épreuve nationale et terminale affectée du coefficient 12 — de loin la plus lourde du diplôme. En option « Production animale », elle repose sur un rapport de 20 à 30 pages maximum adossé à huit semaines minimum en entreprise, accompagné de trois fiches de situations professionnelles significatives qui ne sont pas notées — et sur lesquelles le jury passe pourtant dix des trente-cinq minutes d’entretien.

    C’est le piège le plus coûteux de cette épreuve, et il est écrit noir sur blanc dans la fiche officielle. Voici ce que le texte prévoit exactement, et pourquoi la structure change selon votre option.

    Attention : BTSA n’est pas BTS

    Le brevet de technicien supérieur agricole relève du ministère chargé de l’agriculture ; le BTS relève de l’éducation nationale. Ce ne sont pas les mêmes épreuves, pas les mêmes textes et pas les mêmes intitulés.

    Si vous préparez un BTS et que vous cherchiez l’épreuve E6, c’est notre guide du mémoire de BTS qu’il vous faut. Cet article-ci traite du BTSA. Sur ce que ce partage d’autorité change en général, voir quel ministère délivre votre diplôme.

    Ce qu’est l’épreuve E7

    Son intitulé officiel est « Épreuve intégrative à caractère technique, scientifique et professionnel ». La fiche descriptive la présente comme « caractérisée par son aspect contextualisé et intégratif, rendant compte d’une capacité globale à analyser les réalités professionnelles ». Elle se déroule dans les mêmes conditions pour les candidats en contrôle en cours de formation et hors CCF.

    Le coefficient 12 est le chiffre à retenir. Aucune autre épreuve du BTSA n’en approche : E7 est le point où le diplôme se joue.

    La structure dépend de votre option — et l’écart est considérable

    Le coefficient total est le même partout, mais sa répartition ne l’est pas du tout. Deux exemples, tirés des fiches descriptives officielles dans leur version 2022 :

    Option Composition de l’épreuve Coefficients
    Production animale
    note de service DGER/SDES/2016-787 du 6 octobre 2016
    Partie 1 : écrit de 4 heures (dont 30 minutes d’appropriation des documents)
    Partie 2 : soutenance d’un dossier, écrite et orale, 45 minutes
    6 + 6 = 12
    Génie des équipements agricoles
    note de service DGER/SDESR/N2012-2089 du 23 juillet 2012
    Partie 1 : oral de 40 minutes
    Partie 2 : oral de 20 minutes
    Partie 3 : écrit de 3 heures
    5 + 2 + 5 = 12

    Même nom d’épreuve, même poids dans le diplôme, deux architectures sans rapport : deux situations d’évaluation d’un côté, trois de l’autre ; un dossier de stage soutenu d’un côté, deux oraux distincts de l’autre.

    Conséquence pratique immédiate : un plan de révision, un modèle de rapport ou un conseil trouvé en ligne pour « l’E7 du BTSA » peut être totalement hors sujet pour votre option. Le document qui vous engage est la fiche descriptive de l’épreuve de votre option, publiée par la direction générale de l’enseignement et de la recherche — et elle renvoie elle-même à une note de service dont la date varie d’une option à l’autre.

    Rapport relié accompagné de trois fiches courtes posées à côté
    Le dossier, ce n’est pas seulement le rapport : trois fiches courtes l’accompagnent, et le jury les lira.

    Le dossier en option Production animale, pièce par pièce

    Le dossier comprend deux éléments, et c’est le second qui piège.

    1. Le rapport

    Un rapport de 20 à 30 pages maximum, annexes non comprises, avec un résumé d’une page, relatif à la participation du candidat pendant huit semaines au minimum aux activités d’un organisme ou d’une entreprise.

    L’attendu est décrit avec précision : « L’étude personnelle présentée dans le rapport est à dominante technique et doit privilégier une démarche méthodologique de réponse à une problématique d’élevage. Le candidat analyse la situation existante, décrit et explique les choix et stratégies mises en œuvre, évalue les conséquences, dresse un bilan critique et argumenté, présente et justifie ses propositions personnelles. »

    Cinq verbes, dans cet ordre : analyser, décrire et expliquer, évaluer, dresser un bilan critique, proposer et justifier. C’est un plan, pas une liste de qualités. Un rapport qui s’arrête à « décrire et expliquer » — le cas le plus courant — laisse trois cinquièmes de l’attendu sur la table.

    2. Les trois fiches SPS

    Trois fiches de deux pages maximum chacune, relatives à des situations professionnelles significatives vécues en tant qu’acteur ou observateur impliqué, pendant le stage principal ou à l’occasion d’autres présences en milieu professionnel. Elles s’établissent en référence aux 15 situations professionnelles significatives figurant dans le référentiel professionnel.

    Dans chaque fiche, le candidat « présente et justifie les situations choisies, analyse les enjeux professionnels, considère les difficultés rencontrées et propose éventuellement des évolutions argumentées ».

    Le dossier complet — rapport et trois fiches — est envoyé au préalable aux membres du jury et sert de support à la soutenance.

    Le piège des dix minutes

    Voici la phrase qui coûte le plus cher chaque année. Les trois fiches SPS sont, dit la fiche officielle, « non évaluées en tant que telles ».

    Beaucoup de candidats en concluent qu’elles sont accessoires et les rédigent la veille. Or voici la structure exacte de la soutenance :

    Séquence Durée maximale Objet
    Présentation du rapport 10 minutes L’étude, l’analyse critique de la méthode, les résultats, leur impact, les prolongements
    Entretien — premier temps 25 minutes Éclaircissements et approfondissements sur l’étude ; capacité à prendre du recul ; aptitude à discuter résultats et impacts
    Entretien — second temps 10 minutes Interrogation sur au moins une des trois fiches SPS, choisie par le jury
    Total 45 minutes

    Dix minutes sur quarante-cinq, soit plus d’un cinquième de l’oral, portent sur des documents « non évalués en tant que tels ». Et c’est le jury qui choisit laquelle des trois — vous ne pouvez donc pas en soigner une et bâcler les deux autres.

    La formulation officielle n’est pas contradictoire : les fiches ne reçoivent pas de note propre, mais elles alimentent une séquence notée dans le cadre de l’épreuve. La lecture correcte est donc : les fiches ne sont pas notées, la discussion qu’elles déclenchent l’est.

    Ce que cette séquence évalue est d’ailleurs explicite : « la capacité du candidat à montrer l’intérêt de la SPS présentée, sa signification et ses apports au regard du contexte professionnel et de la construction d’un parcours personnel et professionnel ». Autrement dit, on ne vous demande pas de raconter la situation, mais de dire ce qu’elle vous a appris et ce qu’elle vaut professionnellement.

    Salle de lycée agricole préparée pour une soutenance devant deux examinateurs
    Deux examinateurs : un enseignant et un professionnel. Et l’épreuve reste valable si le second manque.

    Qui vous évalue

    L’évaluation est conduite à partir d’une grille nationale critériée et assurée par deux examinateurs : un enseignant assurant la préparation au BTSA et un professionnel.

    Une précision de la fiche mérite d’être connue, parce qu’elle évite une inquiétude inutile le jour J : « L’absence du membre de jury professionnel n’est pas de nature à invalider le déroulement de l’épreuve. Le chef de centre pourvoit à son remplacement. » Si le professionnel manque, l’épreuve se tient quand même.

    Point pratique souvent négligé : la grille d’évaluation est publiée. Demandez-la, ou allez la chercher — c’est le document le plus informatif de toute votre préparation, comme pour la plupart des jurys d’écrits professionnels.

    Le détail administratif qui se règle avant le stage, pas après

    En option Production animale, les dossiers sont répartis en six groupes selon leur support de production : ruminants laitiers, ruminants à viande, équins, porcins, volailles et lapins, et enfin « autres espèces ».

    Cette dernière catégorie regroupe les supports non traditionnels et, précise la fiche, ils « ont en général dû faire l’objet d’une demande de dérogation auprès du président de jury en amont du stage ».

    Si votre projet porte sur une production atypique — apiculture, escargots, aquaculture, camélidés —, la démarche se fait avant de commencer, pas au moment du dépôt. C’est exactement le type de contrainte que décrit notre annuaire des textes officiels : la règle qui vous engage n’est pas là où on la cherche spontanément.

    Comment s’y prendre

    1. Récupérez la fiche descriptive de votre option, dans sa version en vigueur, et la grille d’évaluation qui l’accompagne.
    2. Choisissez vos trois SPS dès le début du stage, en les rattachant explicitement aux 15 situations du référentiel professionnel. Attendre la fin oblige à reconstruire de mémoire.
    3. Construisez le rapport sur les cinq verbes de l’attendu plutôt que sur un plan chronologique de stage.
    4. Préparez les trois fiches comme trois mini-oraux, puisque le jury en choisira une. Pour chacune : ce que j’ai fait, ce qui était en jeu, ce qui a coincé, ce que je changerais.
    5. Réglez la question du support de production tôt si votre production sort des six groupes.

    Sur la forme d’un rapport de stage en général — structure, mise en page, annexes —, nos guides du rapport de stage restent transposables, à condition de faire primer les attendus de l’E7 sur toute convention générale.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne rédige pas votre rapport E7. Il porte sur huit semaines minimum passées dans une entreprise précise, sur une problématique technique observée sur place et sur vos propres propositions. Cette matière n’existe pas ailleurs.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide, et le format de l’épreuve la rend inopérante : après votre exposé de dix minutes viennent trente-cinq minutes de questions, dont dix sur une fiche choisie par le jury. Le contrôle n’est pas le problème — c’est le travail personnel manquant qui l’est, et un professionnel du secteur le voit immédiatement.
    • Tesify ne connaît pas la fiche descriptive de votre option, qui est le seul document fixant la structure de votre épreuve.

    Ce que l’outil fait : tenir un rapport dans une fourchette serrée de 20 à 30 pages hors annexes, structurer le texte sur les attendus de la grille plutôt que sur la chronologie du stage, et vérifier que vos trois fiches SPS renvoient chacune à une situation identifiable du référentiel professionnel.

    Structurez votre dossier E7 avec Tesify — votre stage et vos observations restent les vôtres.

    FAQ — L’épreuve E7 du BTSA

    Quel est le coefficient de l’épreuve E7 ?

    Coefficient 12. C’est une épreuve nationale et terminale, qui se déroule dans les mêmes conditions pour les candidats en contrôle en cours de formation et hors CCF. Aucune autre épreuve du BTSA n’a un poids comparable.

    Combien de pages doit faire le rapport ?

    En option « Production animale », de 20 à 30 pages maximum, annexes non comprises, avec un résumé d’une page. Le rapport porte sur une participation d’au moins huit semaines aux activités d’un organisme ou d’une entreprise. Les autres options peuvent prévoir un format différent : vérifiez la fiche descriptive de la vôtre.

    L’épreuve E7 est-elle la même dans toutes les options ?

    Non. Le coefficient total de 12 est commun, mais sa répartition varie. En « Production animale », l’épreuve comprend un écrit de 4 heures (coefficient 6) et la soutenance d’un dossier de 45 minutes (coefficient 6). En « Génie des équipements agricoles », elle comprend trois parties : un oral de 40 minutes (coefficient 5), un oral de 20 minutes (coefficient 2) et un écrit de 3 heures (coefficient 5).

    Que sont les trois fiches SPS ?

    Trois fiches de deux pages maximum chacune, relatives à des situations professionnelles significatives vécues en tant qu’acteur ou observateur impliqué, établies en référence aux 15 situations significatives du référentiel professionnel. Elles accompagnent le rapport dans le dossier envoyé au jury.

    Les fiches SPS sont-elles notées ?

    Elles ne sont pas évaluées en tant que telles, mais elles occupent dix des trente-cinq minutes d’entretien : le jury choisit au moins l’une des trois et interroge le candidat dessus. Les fiches ne reçoivent pas de note propre ; la discussion qu’elles déclenchent, elle, compte.

    Comment se déroule la soutenance ?

    En option « Production animale », 45 minutes au total : 10 minutes maximum de présentation du rapport, puis 35 minutes maximum d’entretien réparties en 25 minutes sur l’étude présentée et 10 minutes sur au moins une des trois fiches SPS choisie par le jury.

    Qui compose le jury ?

    Deux examinateurs : un enseignant assurant la préparation au BTSA et un professionnel, évaluant à partir d’une grille nationale critériée. L’absence du membre professionnel n’invalide pas le déroulement de l’épreuve, le chef de centre pourvoyant à son remplacement.