Étiquette : propriété intellectuelle

  • Peut-on reproduire des images et figures dans un mémoire de master sans autorisation ?

    Peut-on reproduire des images et figures dans un mémoire de master sans autorisation ?

    Peut-on reproduire des images et figures dans un mémoire de master sans autorisation ?

    Vous avez trouvé un graphique parfait dans une revue scientifique, une carte historique dans un ouvrage de référence, ou une photographie sur un site institutionnel. Avant de coller cette image dans votre mémoire de master, une question s’impose : avez-vous le droit de le faire ? En France, le droit d’auteur — encadré par le Code de la propriété intellectuelle (CPI) — protège automatiquement toute œuvre originale dès sa création. Reproduire une image sans autorisation peut constituer une contrefaçon, même dans un contexte académique.

    La bonne nouvelle : des exceptions existent spécifiquement pour les travaux universitaires. L’exception pédagogique et de recherche (article L122-5 du CPI) autorise, sous conditions strictes, la reproduction d’un nombre limité d’images protégées sans avoir à demander d’autorisation préalable. Comprendre exactement ce que couvre cette exception — et ce qu’elle ne couvre pas — est indispensable pour tout étudiant en master en 2026.

    Réponse directe
    Oui, dans la limite de 20 images protégées par mémoire (résolution maximale 72 dpi), sans exploitation commerciale et avec mention de la source — c’est l’exception pédagogique (art. L122-5, 3°e CPI). Au-delà ou en cas de diffusion publique en ligne, une autorisation écrite des ayants droit est nécessaire. Les images en licence Creative Commons libre ou dans le domaine public (auteur décédé depuis plus de 70 ans) sont utilisables sans demande d’autorisation.

    L’exception pédagogique : ce que dit réellement la loi

    L’article L122-5, 3°, e) du Code de la propriété intellectuelle prévoit une exception spécifique pour les utilisations à des fins d’illustration dans le cadre de l’enseignement et de la recherche. Pour les œuvres graphiques et photographiques, l’accord sectoriel conclu entre les sociétés de gestion collective et le ministère de l’Enseignement supérieur précise les conditions applicables.

    Les conditions cumulatives de l’exception pédagogique pour les images

    Pour être couvert par cette exception, votre utilisation doit respecter simultanément les critères suivants :

    • Nombre limité : maximum 20 images protégées par travail de recherche (mémoire, thèse, rapport)
    • Résolution restreinte : définition limitée à 800 × 800 pixels et 72 dpi (points par pouce) — les images haute résolution sont exclues
    • Mention obligatoire de la source : l’auteur, la date et l’origine de l’image doivent être indiqués
    • Absence d’exploitation commerciale : votre mémoire ne peut pas être vendu ni monétisé
    • Diffusion restreinte à la communauté scientifique : la mise en ligne en accès public n’est pas couverte pour les mémoires (voir ci-dessous)

    Dans ce cadre, comme le rappelle l’Université Jean Moulin Lyon 3 dans sa documentation sur l’exception pédagogique et de recherche concernant les images, l’étudiant n’a rien à demander aux auteurs des images tant que ces conditions sont respectées. Le titulaire du droit d’auteur ne peut pas s’opposer à cette utilisation.

    Point d’attention : L’exception ne s’applique pas aux œuvres conçues à des fins pédagogiques (manuels scolaires, supports de cours publiés), car leur diffusion en copie remplacerait l’achat de l’œuvre originale. Elle couvre en revanche les figures issues de revues scientifiques et d’ouvrages de recherche.

    Mémoire de master vs thèse de doctorat : une différence importante

    La distinction entre mémoire de master et thèse de doctorat est cruciale en matière de droit d’auteur des images, car les régimes de diffusion diffèrent.

    Critère Mémoire de master Thèse de doctorat
    Images protégées (exception pédagogique) 20 max, 72 dpi 20 max, 72 dpi
    Diffusion en ligne en accès ouvert Non couverte — autorisation requise Couverte (TEL, HAL) sous conditions
    Dépôt sur DUMAS Nécessite droits libres ou autorisations Accord sectoriel applicable
    Images créées par l’étudiant Librement reproductibles Librement reproductibles

    Si votre établissement vous demande de déposer votre mémoire sur DUMAS (Dépôt Universitaire de Mémoires Après Soutenance) ou un portail institutionnel similaire en accès public, vous devez anticiper ce point avant la rédaction. La solution la plus simple : ne conserver dans la version en ligne que des figures que vous avez créées vous-même ou placées sous licence libre, et déposer une version papier complète en bibliothèque pour les images protégées.

    Copier un graphique d’article scientifique : quand c’est possible

    Les graphiques et figures publiés dans des revues scientifiques sont systématiquement protégés par le droit d’auteur — souvent transféré à l’éditeur lors de la publication. Reproduire un tel graphique dans votre mémoire imprimé (non diffusé en ligne) est autorisé par l’exception pédagogique dans la limite des 20 images et 72 dpi.

    En revanche, si vous souhaitez reproduire ce graphique dans une version en ligne de votre mémoire, ou si vous avez déjà utilisé vos 20 images pour d’autres figures, plusieurs solutions s’offrent à vous :

    1. Redessiner le graphique : créez votre propre représentation graphique des mêmes données (publiques), en citant la source des données. La forme étant différente, vous êtes l’auteur du nouveau graphique.
    2. Contacter l’éditeur : la plupart des grands éditeurs scientifiques (Elsevier, Springer, Wiley, CNRS Éditions) disposent de formulaires de demande de réutilisation. Adressez-vous au service des droits en précisant : usage académique non commercial, mémoire de master, nom de l’établissement, modalités de diffusion.
    3. Utiliser RightsLink : le système RightsLink de Copyright Clearance Center permet d’obtenir des permissions en ligne pour de nombreuses publications scientifiques, souvent gratuitement pour les usages académiques non commerciaux.
    Bonne pratique : Si vous prévoyez de publier votre mémoire ou d’en tirer un article, anticipez les autorisations dès la phase de rédaction. Obtenir une permission rétrospective après soutenance est plus difficile.

    Les licences Creative Commons : lesquelles autorisent la reproduction ?

    Les licences Creative Commons (CC) permettent aux auteurs d’accorder à l’avance certains droits d’utilisation. Il existe six licences principales, dont les droits varient :

    Licence Reproduction dans un mémoire Modification autorisée
    CC0 (domaine public volontaire) Oui, librement Oui
    CC BY Oui, avec mention de l’auteur Oui
    CC BY-SA Oui, avec mention + même licence Oui, sous CC BY-SA
    CC BY-NC Oui (usage non commercial) Oui
    CC BY-ND Oui, sans modification Non (pas de recadrage)
    CC BY-NC-ND Oui, sans modification ni commerce Non
    Cartographie des six licences Creative Commons du plus restrictif au moins restrictif, de CC BY-NC-ND à CC0, en français
    Source : Cartographie des licences Creative Commons — Ministère de la Culture & Communication / Creative Commons France, ill. Atelier FP7 (CC BY-SA 4.0 FR)

    La mention d’attribution est toujours obligatoire, quelle que soit la licence CC choisie (sauf CC0). Pour une image sous CC BY, notez : auteur, titre de l’œuvre, source (URL), et la licence applicable. La bibliothèque de Sciences Po Paris propose un guide sur les sources d’images libres classées par discipline, particulièrement utile pour les mémoires en sciences sociales.

    Vérifiez toujours la version de la licence Creative Commons. Une licence CC BY 1.0 comporte des nuances différentes d’une licence CC BY 4.0. Les versions récentes (4.0) sont les plus largement interopérables et les mieux documentées.

    Domaine public et règle des 70 ans : mode d’emploi

    En France, la protection du droit d’auteur s’étend jusqu’à 70 ans après la fin de l’année civile du décès de l’auteur (article L123-1 du CPI). Passé ce délai, l’œuvre entre dans le domaine public et peut être reproduite librement, sans autorisation ni paiement de redevances.

    Exemple concret : un photographe décédé en 1950 voit ses œuvres entrer dans le domaine public à compter du 1er janvier 2021 (70 ans après l’année de décès). Une peinture d’un artiste mort en 1940 est libre depuis le 1er janvier 2011.

    Trois points d’attention subsistent néanmoins :

    • Les droits moraux sont perpétuels : même pour une œuvre dans le domaine public, vous devez toujours citer l’auteur et le titre de l’œuvre. Présenter une peinture de Matisse sans le mentionner est contraire au droit moral.
    • La reproductibilité photographique d’une œuvre : une photographie d’un tableau en domaine public peut, dans certains cas, générer un droit d’auteur nouveau pour le photographe — ce point est débattu en jurisprudence française et européenne. Privilégiez les reproductions explicitement en CC0 ou domaine public.
    • Les œuvres collectives et pseudonymes : le délai de 70 ans se calcule différemment pour les œuvres de collaboration (à compter du décès du dernier coauteur) et les œuvres anonymes ou pseudonymes.

    La Bibliothèque nationale de France (Gallica) met à disposition des millions d’œuvres numérisées du domaine public, librement téléchargeables et réutilisables dans un cadre académique.

    Google Images dans un mémoire : la mauvaise habitude à bannir

    Utiliser une image trouvée via une recherche Google Images sans vérification préalable est l’une des erreurs les plus fréquentes et les plus risquées dans la rédaction de mémoires. Google Images indexe des images de toutes origines, dont la quasi-totalité sont protégées par le droit d’auteur. L’absence de mention explicite de copyright ne signifie pas que l’image est libre de droits.

    Pour identifier des images librement réutilisables depuis Google Images, utilisez le filtre intégré : dans l’onglet « Images », cliquez sur « Outils » puis « Droits d’usage » et sélectionnez « Licences Creative Commons ». Ce filtre, bien qu’imparfait, vous orientera vers des contenus a priori réutilisables. Vérifiez ensuite la licence directement sur la page source avant toute utilisation.

    La vigilance est aussi de mise avec les images trouvées sur Wikipedia : les notices d’articles Wikipédia renvoient vers Wikimedia Commons, où chaque fichier indique sa licence. Consultez systématiquement la fiche du fichier sur Commons, et non la seule page de l’article Wikipédia.

    Bases d’images libres recommandées pour les mémoires académiques

    Voici des sources fiables pour trouver des images utilisables légalement dans votre mémoire :

    Source Type de contenu Licence
    Wikimedia Commons Généraliste (photos, cartes, schémas) CC ou domaine public (varie par fichier)
    Gallica (BnF) Patrimoine français numérisé Domaine public (varie par document)
    Unsplash / Pexels Photographies CC0 ou licence propre libérale
    Europeana Patrimoine culturel européen Domaine public ou CC
    NOAA / NASA Image Galleries Sciences, environnement, espace Domaine public (gouvernement US)

    En complément de ces bases généralistes, certaines bibliothèques universitaires françaises proposent des accords spécifiques avec des banques d’images professionnelles pour les étudiants et chercheurs de l’établissement. Consultez le service de documentation de votre université avant de chercher ailleurs.

    Pour la citation correcte de vos sources d’images et pour éviter tout risque de plagiat visuel dans votre mémoire, l’article Format citation mémoire : Usage IA, plagiat et normes 2026 détaille les conventions de citation en vigueur selon les normes APA, Chicago et Harvard. La gestion cohérente de vos sources bibliographiques et iconographiques peut aussi être facilitée par un logiciel dédié : voir le comparatif Zotero, Mendeley ou EndNote : quel logiciel de gestion bibliographique choisir pour son mémoire (2026).

    Si votre mémoire sera diffusé en ligne, pensez également aux enjeux de détection de plagiat : le droit d’auteur sur les images relève d’un registre différent du plagiat textuel, mais les deux sont évalués par le jury. L’article Plagiat involontaire dans le mémoire : le danger silencieux que Tesify aide à éviter avant Compilatio (2026) traite des zones grises à éviter.

    FAQ — Questions fréquentes sur le droit d’auteur des images en mémoire

    Peut-on reproduire une image protégée dans un mémoire de master sans demander l’autorisation ?

    Oui, sous conditions : l’exception pédagogique et de recherche (art. L122-5, 3°e CPI) autorise jusqu’à 20 images protégées par travail, à 72 dpi maximum, sans exploitation commerciale et avec mention de la source. Pour les mémoires de master non diffusés en ligne en accès ouvert, cette limite s’applique et aucune demande d’autorisation n’est nécessaire dans ce cadre.

    Quelle est la différence entre l’exception pédagogique pour un mémoire de master et pour une thèse de doctorat ?

    La thèse de doctorat bénéficie d’une disposition spécifique permettant la diffusion en ligne (TEL, HAL) avec les 20 images protégées dans le cadre de l’accord sectoriel. Le mémoire de master, en revanche, ne bénéficie pas de cette extension : si le mémoire est diffusé publiquement en ligne (DUMAS, portail institutionnel), des autorisations supplémentaires doivent être obtenues pour les images protégées.

    Peut-on copier un graphique issu d’un article scientifique dans son mémoire ?

    Dans le cadre d’un mémoire imprimé non diffusé en ligne, oui, dans la limite de 20 images et à 72 dpi. Si le mémoire est diffusé en ligne, il faut contacter l’éditeur ou l’auteur pour obtenir une autorisation écrite, ou redessiner un graphique équivalent à partir des données sources en citant la provenance des données.

    Qu’est-ce qu’une licence Creative Commons et quelles licences autorisent la reproduction dans un mémoire ?

    Les licences Creative Commons définissent les droits accordés par l’auteur. CC0 (domaine public volontaire), CC BY et CC BY-SA permettent la reproduction sans demander d’autorisation supplémentaire. CC BY-NC autorise l’usage non commercial. Attention : CC BY-ND et CC BY-NC-ND interdisent toute modification, ce qui inclut le recadrage. Vérifiez toujours la version et les conditions exactes de la licence sur la page source.

    Une image est-elle dans le domaine public si l’auteur est décédé depuis plus de 70 ans ?

    En France, les droits patrimoniaux expirent 70 ans après la fin de l’année civile du décès de l’auteur (art. L123-1 CPI). L’œuvre entre alors dans le domaine public et peut être reproduite librement. Attention : les droits moraux (droit à la paternité, au respect de l’intégrité) sont perpétuels — il faut toujours citer l’auteur et le titre de l’œuvre.

    Comment citer une image dans un mémoire selon les normes APA 7 ?

    Format APA 7 pour une image reproduite : Nom, P. (Année). Titre de l’image [Type de support]. Source. URL. Dans le corps du texte, placez une note sous la figure : « Figure X. Titre. Reproduit(e) de [Auteur, année, p. XX]. Copyright [année] par [Détenteur]. Reproduit(e) avec permission. » ou « Adapté(e) de… » si vous avez modifié l’image. Pour les images CC, indiquez la licence à la place de la mention de permission.

    Peut-on utiliser des images trouvées sur Google Images dans son mémoire ?

    Pas sans vérification préalable. Google Images indexe des contenus de toutes origines, dont la majorité sont protégés. Filtrez les résultats par « Licences Creative Commons » via l’outil « Droits d’usage », puis vérifiez la licence sur la page source. Privilégiez des sources directement fiables : Wikimedia Commons, Unsplash (CC0), Gallica (BnF), ou Europeana.

    Que risque-t-on si l’on reproduit une image sans autorisation dans un mémoire diffusé en ligne ?

    La reproduction non autorisée d’une œuvre protégée constitue une contrefaçon au sens de l’article L335-3 du CPI, passible en théorie de 3 ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende. Dans la pratique académique, le risque immédiat est une demande de retrait par l’ayant droit et l’invalidation ou la dépublication du dépôt institutionnel du mémoire.

    Comment faire si l’on dépasse les 20 images autorisées par l’exception pédagogique ?

    Au-delà de 20 images protégées, contactez les ayants droit un par un pour obtenir une autorisation écrite. Pour les images issues d’articles scientifiques, adressez-vous à l’éditeur via son formulaire de demande de réutilisation ou via le système RightsLink de Copyright Clearance Center. Ces démarches peuvent prendre plusieurs semaines : anticipez en début de rédaction.

    Les figures et tableaux créés par l’étudiant sont-ils protégés par le droit d’auteur ?

    Oui. En tant qu’auteur de votre mémoire, vous êtes titulaire des droits sur les figures originales que vous créez : schémas conceptuels, graphiques issus de vos propres données, tableaux de synthèse personnels. Un tribunal a établi dès 1989 (CA Paris, 20 avril 1989) que l’étudiant est le seul auteur de son travail, même supervisé. Vous pouvez les réutiliser librement dans des publications ultérieures.

    Existe-t-il des bases d’images libres de droits adaptées aux mémoires académiques ?

    Oui. Wikimedia Commons propose des millions d’œuvres en domaine public ou sous licences CC. Unsplash et Pexels offrent des images photographiques en CC0. Gallica (BnF) met à disposition le patrimoine numérisé français. Europeana couvre le patrimoine culturel européen. Pour les ressources disciplinaires spécialisées (cartes, données visuelles scientifiques), consultez le service documentaire de votre bibliothèque universitaire.

    Rédigez votre mémoire avec les bonnes sources — sans risque juridique

    Tesify vous aide à structurer, rédiger et sourcer votre mémoire de master avec des références vérifiées. L’IA génère des sections complètes en citant vos sources correctement, selon les normes APA 7, Chicago ou Harvard — et vous avertit lorsque la traçabilité d’une source est incertaine.

    Commencer mon mémoire avec Tesify

  • Qui détient les droits d’auteur de votre mémoire de master ? Diffusion, confidentialité et dépôt 2026

    Qui détient les droits d’auteur de votre mémoire de master ? Diffusion, confidentialité et dépôt 2026

    Qui détient les droits d’auteur de votre mémoire de master ? Diffusion, confidentialité et dépôt 2026

    Vous avez passé plusieurs mois à rédiger votre mémoire de master. Quelques semaines après la soutenance, votre bibliothèque universitaire vous adresse un formulaire d’autorisation de diffusion sur DUMAS. En le signant, cédez-vous vos droits sur ce travail ? L’université peut-elle en faire ce qu’elle veut ? Et si votre mémoire contient des données confidentielles issues de votre entreprise de stage, comment concilier obligation de dépôt et clause de confidentialité ?

    Ces questions restent mal comprises par la majorité des étudiants en master. Pourtant, savoir qui détient les droits d’auteur d’un mémoire de master conditionne des décisions concrètes : accepter ou refuser la diffusion en open access, poser un embargo, retirer son document après dépôt, ou sécuriser les résultats d’une recherche appliquée en milieu professionnel.

    Réponse directe : L’étudiant est l’auteur unique et le titulaire exclusif des droits d’auteur de son mémoire de master dès sa rédaction, conformément à l’article L111-1 du Code de la propriété intellectuelle. L’université ne s’approprie aucun droit par le fait de l’encadrement pédagogique, de la soutenance ou du dépôt. Signer le formulaire DUMAS n’est pas une cession de droits : c’est une autorisation de diffusion révocable.

    L’étudiant est-il réellement l’auteur de son mémoire de master ?

    Oui, sans ambiguïté. En droit français, l’auteur est la personne physique qui crée l’œuvre (article L113-1 du Code de la propriété intellectuelle). Le mémoire de master constitue une œuvre de l’esprit originale — une création réflexive, rédigée, structurée — et bénéficie de la protection du droit d’auteur dès le moment de sa création, sans formalité d’enregistrement.

    L’article L111-1 du CPI est explicite : l’auteur jouit d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous sur son œuvre. Ce droit comprend deux volets indissociables :

    • Le droit moral : droit à la paternité de l’œuvre, droit au respect de son intégrité, droit de divulgation et droit de retrait. Ces droits sont perpétuels, imprescriptibles et inaliénables — ils ne peuvent jamais être cédés, même par contrat.
    • Les droits patrimoniaux : droit de reproduction, de représentation, de diffusion et d’adaptation. Ces droits sont exploitables et transmissibles, mais seulement avec l’accord explicite et écrit de l’auteur.

    Droits moraux (art. L121-1 CPI)

    • Droit de divulgation
    • Droit à la paternité (mention du nom)
    • Droit au respect de l’intégrité de l’œuvre
    • Droit de retrait ou de repentir

    Durée : Perpétuels, imprescriptibles, inaliénables

    Droits patrimoniaux (art. L122-1 CPI)

    • Droit de reproduction
    • Droit de représentation
    • Droit de diffusion (open access, édition)
    • Droit d’adaptation et de traduction

    Durée : 70 ans après le décès de l’auteur (art. L123-1)

    Source : INPI — Droit d’auteur & Code de la propriété intellectuelle (Légifrance)

    Conséquence directe : personne — ni l’université, ni le directeur de mémoire, ni l’entreprise de stage — ne peut reproduire, diffuser ou adapter votre mémoire sans votre autorisation préalable. Cette protection s’applique dès la première ligne rédigée, sans qu’aucune démarche administrative ne soit nécessaire.

    L’université détient-elle des droits sur le mémoire qu’elle a encadré ?

    Non. L’encadrement pédagogique assuré par votre directeur de mémoire, la mise à disposition de ressources documentaires, de bases de données ou d’une salle de soutenance ne créent aucun droit patrimonial sur l’œuvre en faveur de l’établissement. En droit français, seule une contribution créative directe à une œuvre collective peut ouvrir des droits — ce qui n’est pas le cas de la direction de recherche.

    L’université n’est pas co-auteur de votre mémoire, et elle n’en est pas non plus cessionnaire automatique. Pour exploiter votre travail à des fins propres — publications institutionnelles, base de données pédagogique, valorisation de recherche — elle devrait vous demander une autorisation contractuelle spécifique, distincte et explicite, conformément à l’article L131-3 du CPI.

    Cette règle vaut également pour votre directeur de mémoire : ses corrections, conseils méthodologiques et orientations thématiques ne lui confèrent aucun droit sur l’œuvre finale. La jurisprudence des tribunaux français est constante sur ce point, et aucune disposition du CPI ne prévoit d’exception pour le contexte universitaire.

    Que cède-t-on exactement en signant le formulaire d’autorisation DUMAS ?

    Moins qu’on ne le croit. DUMAS (Dépôt Universitaire de Mémoires Après Soutenance) est le portail d’archives ouvertes hébergé par HAL-CNRS. Les universités partenaires y déposent les mémoires de niveau bac+4 et bac+5 validés par un jury — mais ce dépôt est impérativement conditionné à votre signature sur un contrat d’autorisation.

    76 000+
    documents en texte intégral (janv. 2026)

    11 000
    nouveaux dépôts par an en 2025

    54
    universités françaises partenaires

    100 %
    des dépôts accessibles en texte intégral

    Source : DUMAS – CCSD/CNRS

    Ce contrat est une licence non exclusive de diffusion : vous autorisez l’établissement à rendre votre mémoire accessible via DUMAS, mais vous conservez l’intégralité de vos droits. Concrètement :

    • Vous restez l’auteur reconnu, avec le droit moral intact et inaliénable.
    • Vous pouvez publier tout ou partie du contenu ailleurs (revue académique, ouvrage, chapitre de livre) sans demander d’autorisation à l’université.
    • L’autorisation est révocable à tout moment, sur simple demande écrite.
    • La diffusion sur DUMAS n’implique aucune rémunération, mais ne vous prive d’aucune exploitation commerciale future.

    En pratique, le dépôt sur DUMAS est généralement effectué par la bibliothèque universitaire (SCD/BU), pas directement par l’étudiant. Pour un tutoriel sur la procédure de dépôt et les options d’accès disponibles, consultez notre guide Déposer son mémoire sur DUMAS et HAL.

    Peut-on refuser le dépôt ou choisir un accès restreint ?

    Oui. Le dépôt sur DUMAS en open access n’est pas une obligation légale universelle. Selon les établissements et la nature du mémoire, plusieurs modalités d’accès coexistent :

    Modalité de diffusion Accès autorisé Cas d’usage typique
    Open access immédiat Public mondial Mémoires sans données sensibles
    Accès restreint (intranet) Communauté universitaire uniquement Données partiellement sensibles, usage interne
    Embargo différé Aucun accès pendant la période Brevet en cours, confidentialité entreprise, publication en préparation
    Archivage sans diffusion Conservation bibliothèque uniquement Données très sensibles, refus explicite de l’auteur

    Dans tous les cas, le mémoire reste conservé en format numérique par la bibliothèque et peut être communiqué sur place ou par prêt interbibliothèque selon les règles propres à l’établissement, indépendamment du mode de diffusion choisi sur DUMAS.

    Comment fonctionne l’embargo sur DUMAS et HAL ?

    L’embargo est une mesure permettant de retarder l’accès public au texte intégral d’un mémoire déposé sur DUMAS, tout en maintenant la référence bibliographique visible dans les catalogues. Il doit être justifié et limité dans le temps.

    Les durées communément pratiquées par les bibliothèques universitaires françaises partenaires de DUMAS sont les suivantes :

    • 1 à 2 ans : cas standard — dépôt de brevet en cours de traitement, publication d’un article issu du mémoire dans une revue à comité de lecture.
    • 3 à 5 ans : données d’entreprise sensibles, partenariat de recherche industrielle encore actif, accord contractuel avec un commanditaire.
    • Jusqu’à 10 ans : réservé à des situations exceptionnelles, sur justification documentée fournie au SCD et validée par l’équipe HAL.

    La demande d’embargo se formule au moment du dépôt, via le formulaire d’autorisation de diffusion. Elle peut également être introduite a posteriori par courrier ou email adressé au SCD/BU de l’université dépositaire, qui transmet la demande à l’équipe technique de HAL pour modification des droits d’accès.

    Mémoire de stage : comment gérer les données confidentielles d’entreprise ?

    C’est la situation la plus délicate, et celle pour laquelle les étudiants manquent le plus d’informations concrètes. Lorsque votre mémoire de master professionnel repose sur des données internes à une entreprise — résultats financiers, processus propriétaires, données clients, résultats d’audits — vous vous trouvez à l’intersection de deux logiques juridiques : vos droits d’auteur sur le mémoire et les obligations de confidentialité contractées avec l’organisation d’accueil.

    Voici les quatre solutions pratiques reconnues par les bibliothèques universitaires françaises :

    1. Retirer les annexes confidentielles : le corps principal du mémoire peut être diffusé sur DUMAS tandis que les annexes contenant des données sensibles sont supprimées de la version déposée. La version intégrale reste consultable sur place, en bibliothèque.
    2. Poser un embargo : la durée est négociée avec le SCD en accord avec l’entreprise, généralement de 2 à 5 ans. À l’expiration, le document devient accessible selon les modalités choisies initialement.
    3. Opter pour l’archivage sans diffusion : le mémoire est conservé sans aucun accès public ni intranet. La mention « mémoire confidentiel » figure dans la référence bibliographique.
    4. Produire une version expurgée : certains établissements acceptent que la version déposée sur DUMAS soit une version allégée, distincte de la version complète remise au jury, avec les passages sensibles remplacés par des formulations génériques.

    Gérer proprement ces différentes versions du document — version intégrale remise au jury, version expurgée et version déposée — suppose une organisation de fichiers rigoureuse : notre guide pour sauvegarder et versionner son mémoire de master détaille une méthode zéro-perte particulièrement utile lorsque plusieurs variantes d’un même document doivent coexister.

    Point de vigilance : Les clauses de confidentialité signées avec l’entreprise de stage sont des engagements contractuels distincts du droit d’auteur. Même si vous êtes l’auteur de votre mémoire, la violation d’une clause de confidentialité peut entraîner des conséquences civiles ou professionnelles. En cas de doute, consultez le SCD de votre université avant le dépôt et faites relire la convention de stage par votre secrétariat pédagogique.

    Peut-on retirer son mémoire de DUMAS après dépôt ?

    Oui. Le droit de retrait est l’une des composantes du droit moral de l’auteur — il est inaliénable et peut être exercé à tout moment, même après signature du formulaire d’autorisation, même des années après le dépôt.

    La procédure est simple et ne requiert pas de justification juridique formelle :

    1. Adresser une demande écrite (lettre ou email) au SCD/BU de l’université dépositaire, en mentionnant le titre du mémoire, la date de soutenance et l’identifiant HAL si disponible.
    2. Préciser la raison de la demande — données devenues sensibles, erreur factuelle importante, publication scientifique en cours, changement de situation professionnelle — bien qu’aucune justification ne soit légalement exigée.
    3. Le SCD transmet la demande à l’équipe HAL, qui retire le document du portail DUMAS et désactive l’accès au texte intégral.
    4. La référence bibliographique reste présente dans les catalogues, mais l’accès au document est supprimé.

    Le retrait met fin à la diffusion active sur la plateforme. Il ne permet pas d’effacer les copies qui auraient été téléchargées avant la demande de retrait, ni les occurrences indexées dans des moteurs de recherche tiers — une limite pratique à garder à l’esprit si la confidentialité est impérative dès la soutenance.

    Le jury ou l’entreprise de stage peut-il s’approprier les résultats du mémoire ?

    Non, sans accord contractuel explicite préalable. Les membres du jury qui ont évalué votre mémoire ne deviennent pas co-auteurs ni cessionnaires de vos droits d’auteur. Leurs commentaires, appréciations et recommandations lors de la soutenance ne créent aucun titre sur l’œuvre évaluée.

    De même, l’entreprise qui vous a accueilli en stage n’acquiert pas automatiquement de droits sur les résultats de votre mémoire — même si elle vous a fourni les données, les outils ou le terrain de recherche, même si elle a co-financé votre master. Pour qu’elle puisse exploiter légalement votre travail (intégrer vos recommandations dans ses processus internes, publier vos résultats, déposer un brevet fondé sur vos analyses), elle doit obtenir votre accord contractuel formalisé.

    Exception notable : si votre mémoire a été réalisé dans le cadre d’une convention de recherche comportant une clause de cession anticipée des droits — possible dans certains masters en partenariat industriel fort — les droits patrimoniaux peuvent avoir été cédés contractuellement. Dans ce cas, la clause doit être explicite, écrite, et faire référence à l’œuvre de façon déterminée conformément à l’article L131-3 du CPI. Une clause vague ou générique dans une convention de stage standard ne suffit pas.

    FAQ — Droits d’auteur du mémoire de master : les réponses directes

    Mon directeur de mémoire est-il co-auteur de mon travail ?

    Non. L’encadrement pédagogique — lectures, corrections, orientations méthodologiques — ne constitue pas une contribution créative au sens du Code de la propriété intellectuelle. Votre directeur n’est pas co-auteur et ne détient aucun droit sur votre mémoire. Seule une contribution rédactionnelle directe et originale pourrait éventuellement ouvrir ce débat, ce qui reste extrêmement rare dans un contexte de mémoire de master.

    Puis-je publier les résultats de mon mémoire dans une revue scientifique ?

    Oui, sans restriction liée au dépôt sur DUMAS. L’autorisation accordée à l’université est non exclusive : elle ne vous empêche pas de publier tout ou partie de votre mémoire dans une revue, un ouvrage ou un chapitre de livre. Signalez simplement à la revue que le texte est issu d’un travail disponible en open access — certains journaux ont des politiques propres sur les pré-publications.

    Le dépôt sur DUMAS est-il obligatoire dans toutes les universités françaises ?

    Non. La participation à DUMAS est volontaire pour les établissements. Certaines universités ne sont pas partenaires de DUMAS et utilisent d’autres plateformes : espace ENT, archives institutionnelles locales, portails régionaux. Renseignez-vous auprès du SCD de votre université pour connaître les modalités propres à votre établissement avant la soutenance.

    Mon mémoire est-il protégé si quelqu’un le copie depuis DUMAS ?

    Oui. La mise en open access sur DUMAS ne place pas votre mémoire dans le domaine public. Toute reproduction ou utilisation substantielle de votre travail sans votre accord constitue une contrefaçon, sanctionnée par le CPI. Le dépôt sur DUMAS avec date certifiée facilite d’ailleurs la preuve de votre antériorité en cas de litige ultérieur.

    Quelle est la durée de protection du droit d’auteur sur un mémoire ?

    70 ans après l’année civile de décès de l’auteur, conformément à l’article L123-1 du CPI et aux directives européennes harmonisées. Le droit moral, lui, est perpétuel, imprescriptible et inaliénable — il ne s’éteint jamais et peut être exercé par vos ayants droit après votre décès.

    Un outil d’IA qui m’a aidé à rédiger peut-il revendiquer des droits sur mon mémoire ?

    Non. En droit français, seule une personne physique peut être auteur d’une œuvre de l’esprit. Un outil d’intelligence artificielle ne peut ni détenir ni revendiquer de droits d’auteur. L’étudiant qui pilote l’outil, structure le travail intellectuel et assume la responsabilité académique reste le seul auteur reconnu — c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles la transparence sur l’usage de l’IA est recommandée dans les déclarations de mémoire.

    Comment prouver la date de création de mon mémoire en cas de litige ?

    Plusieurs méthodes sont reconnues : le dépôt sur DUMAS constitue une preuve d’antériorité avec date certifiée par HAL. Vous pouvez aussi déposer une enveloppe Soleau à l’INPI, utiliser un service de certification numérique à valeur probante, ou vous appuyer sur le procès-verbal de soutenance signé par le jury — ce dernier document étant particulièrement robuste.

    L’université peut-elle utiliser mon mémoire dans ses cours ou publications institutionnelles ?

    Non, sans votre accord explicite. L’autorisation DUMAS ne couvre que la diffusion en open access sur la plateforme. Toute exploitation dans des supports pédagogiques, des publications institutionnelles ou des bases de données commerciales requiert un contrat de cession ou une licence distincte, signé avec vous en tant qu’auteur.

    Que faire si j’ai signé le formulaire DUMAS sans lire les conditions ?

    Rassurez-vous : le formulaire DUMAS standard ne cède pas vos droits d’auteur — il autorise seulement l’université à diffuser votre mémoire sur la plateforme. Si vous souhaitez modifier les conditions d’accès (embargo, accès restreint, retrait total), contactez le SCD de votre université par email. Le droit moral étant inaliénable, aucune clause contractuelle ne peut vous priver de votre qualité d’auteur.

    Préparer un mémoire dont vous maîtrisez chaque aspect

    Comprendre vos droits, c’est aussi mieux préparer la version que vous déposerez. Le guide complet de rédaction de mémoire 2026 couvre les étapes depuis le choix de la problématique jusqu’à la soutenance — incluant les bonnes pratiques pour structurer un travail dont vous maîtrisez intégralement le contenu et les données sensibles.

    Pour vous accompagner dans la rédaction elle-même, Tesify est l’assistant IA académique conçu pour les étudiants en master français : structuration du plan, reformulation en registre académique, vérification des normes APA 7 et ISO 690, et génération de passages à retravailler. Utilisé de façon transparente et déclaré en avant-propos, Tesify vous permet de produire un mémoire solide — dont vous restez l’auteur à part entière, avec tous les droits que cela implique.

    Essayer Tesify gratuitement →

  • Le mémoire est-il publié obligatoirement sur DUMAS ? (2026)

    Le mémoire est-il publié obligatoirement sur DUMAS ? (2026)

    Le mémoire est-il publié obligatoirement sur DUMAS ? (2026)

    Beaucoup d’étudiants en master se demandent, au moment de la soutenance, si leur mémoire va automatiquement se retrouver en ligne sur DUMAS. Cette plateforme — le Dépôt Universitaire de Mémoires Après Soutenance — est aujourd’hui l’une des plus grandes archives académiques ouvertes de France. Mais le dépôt est-il une obligation légale, ou relève-t-il du choix de l’auteur ? La réponse dépend de votre université et de vos propres décisions concernant la diffusion de votre travail.

    Comprendre le fonctionnement de DUMAS est essentiel pour tout étudiant en master en 2026 : que vous souhaitiez protéger votre recherche avant une publication, ou au contraire maximiser la visibilité de votre mémoire, connaître vos droits vous permet de faire un choix éclairé.

    Réponse directe : Non, le dépôt sur DUMAS n’est pas automatiquement obligatoire pour tous les mémoires. Il repose sur votre consentement explicite et sur la décision de votre université. Certaines universités rendent le dépôt obligatoire dans leur règlement intérieur, mais la diffusion en libre accès nécessite toujours votre autorisation.

    Qu’est-ce que DUMAS ?

    DUMAS (Dépôt Universitaire de Mémoires Après Soutenance) est un portail d’archives ouvertes hébergé par le CCSD (Centre pour la Communication Scientifique Directe), une unité du CNRS. Il regroupe des mémoires de master (M1 et M2), des thèses d’exercice et d’autres travaux universitaires de niveau bac+4 et plus, validés par un jury de soutenance.

    La plateforme permet aux établissements membres de créer des collections dédiées à leurs formations. En 2026, DUMAS héberge des mémoires provenant de plus d’une centaine d’universités françaises, dans toutes les disciplines, des sciences humaines aux sciences de santé en passant par le droit et les sciences de gestion.

    Important : DUMAS n’est pas une base en auto-archivage. Le dépôt est réalisé par des professionnels de la documentation ou des enseignants-chercheurs, et non directement par les étudiants dans la majorité des cas.

    Le dépôt est-il obligatoire ?

    La réponse varie selon les établissements. Il faut distinguer deux niveaux :

    Le dépôt du document numérique

    De nombreuses universités exigent le dépôt d’une version numérique du mémoire dans leur bibliothèque ou sur une plateforme institutionnelle. C’est souvent une obligation administrative liée à la délivrance du diplôme. Mais ce dépôt interne ne signifie pas automatiquement une diffusion publique sur DUMAS.

    La publication sur DUMAS

    La mise en ligne publique sur DUMAS implique une autorisation explicite de votre part. Même si votre université fait partie des établissements partenaires de DUMAS, votre mémoire ne sera rendu public que si vous avez signé un formulaire d’autorisation de diffusion. Sans ce formulaire, le document peut être conservé dans les archives de votre BU (bibliothèque universitaire) sans être accessible en ligne.

    Le rôle central du consentement de l’auteur

    La propriété intellectuelle d’un mémoire de master appartient intégralement à son auteur, dès lors qu’il s’agit d’une création originale. Ce principe, issu du Code de la propriété intellectuelle, implique que :

    • Votre université ne peut pas diffuser votre mémoire sans votre accord.
    • Le dépôt sur DUMAS est fondé sur une licence non exclusive : vous ne cédez pas vos droits, vous autorisez simplement la diffusion.
    • Vous pouvez à tout moment demander le retrait de votre mémoire de DUMAS ou modifier les conditions de diffusion.

    Le formulaire d’autorisation de diffusion précise généralement plusieurs options : accès immédiat libre, accès restreint pendant une durée définie (embargo), ou accès réservé aux personnels de l’université.

    Les options de diffusion disponibles

    Option Visibilité Quand la choisir ?
    Accès libre immédiat Public mondial Pas de données confidentielles, pas de projet de publication
    Embargo (6 mois à 2 ans) Interne pendant l’embargo, puis public Avant soumission d’un article dans une revue
    Accès restreint (BU) Intranet université Données sensibles, entreprises partenaires
    Refus de diffusion Aucune Informations confidentielles majeures, brevet envisagé

    Quelles universités imposent le dépôt sur DUMAS ?

    Certaines universités ont intégré le dépôt numérique dans leur règlement des études ou leurs conventions avec DUMAS. Parmi les établissements qui participent activement à DUMAS :

    • Université Paris Cité : collections actives en sciences de l’éducation, sciences du langage, sciences sociales. Le dépôt est recommandé avec autorisation de diffusion choisie par l’étudiant.
    • Université de Lille (LILLIAD) : partenariat actif avec DUMAS, dépôt recommandé post-soutenance.
    • Université de Strasbourg : collections DUMAS disponibles, dépôt conditionné à l’autorisation de l’auteur.
    • CY Cergy Paris Université : guide spécifique pour le dépôt sur DUMAS disponible en bibliothèque universitaire.
    • Université Savoie Mont Blanc : base nationale DUMAS présentée comme ressource principale pour les mémoires étudiants.

    Dans tous les cas, la diffusion publique reste soumise à votre consentement écrit. Vérifiez auprès de votre BU les pratiques spécifiques à votre formation.

    DUMAS et propriété intellectuelle : ce qu’il faut savoir

    Si votre mémoire inclut des données issues d’une entreprise dans laquelle vous avez effectué un stage, ou si vous envisagez de déposer un brevet, il est fortement déconseillé d’opter pour un accès public immédiat. Voici les précautions à prendre :

    1. Vérifiez votre convention de stage : certaines conventions stipulent que les données et résultats appartiennent à l’entreprise et ne peuvent être diffusés sans accord.
    2. Consultez un spécialiste en propriété intellectuelle si votre mémoire décrit une invention potentiellement brevetable.
    3. Choisissez l’embargo si vous souhaitez soumettre votre mémoire à une revue académique : de nombreuses revues considèrent une publication en accès ouvert sur DUMAS comme une prépublication.
    4. Demandez l’avis de votre directeur de mémoire sur la stratégie de diffusion adaptée à votre domaine.
    Bon à savoir : Le dépôt sur DUMAS n’empêche pas la publication ultérieure dans une revue académique, à condition que la revue accepte les pré-publications. Vérifiez la politique de la revue ciblée avant de choisir l’accès libre immédiat. L’outil Tesify Anti-Plagiat vous permet également de vérifier que votre mémoire ne reproduit pas involontairement des textes déjà déposés sur DUMAS.

    Questions fréquentes

    Mon mémoire sera-t-il automatiquement mis en ligne sur DUMAS après ma soutenance ?

    Non. La mise en ligne publique sur DUMAS nécessite votre consentement explicite via un formulaire d’autorisation de diffusion signé. Sans cette autorisation, votre mémoire ne sera pas accessible en ligne.

    Toutes les universités françaises participent-elles à DUMAS ?

    Non. DUMAS est une initiative du CCSD à laquelle les universités adhèrent volontairement. Toutes les universités n’y participent pas, et certaines utilisent leurs propres plateformes de dépôt institutionnel.

    Puis-je demander le retrait de mon mémoire de DUMAS après l’avoir publié ?

    Oui. En tant qu’auteur, vous conservez vos droits et pouvez demander la modification des conditions de diffusion ou le retrait du document. La démarche se fait auprès de votre BU ou directement via le CCSD.

    Le dépôt sur DUMAS est-il nécessaire pour valider mon diplôme ?

    Non, en règle générale. La validation du diplôme dépend de la note de soutenance et non du dépôt sur DUMAS. Certains établissements exigent cependant un dépôt numérique à la BU comme condition administrative, distinct de DUMAS.

    Mon mémoire déposé sur DUMAS peut-il être plagié par d’autres étudiants ?

    Paradoxalement, la publication sur DUMAS protège votre travail : elle lui confère une date certaine d’antériorité et le rend traçable. Les logiciels anti-plagiat comme Compilatio comparent les nouveaux mémoires aux travaux déjà déposés sur DUMAS, ce qui facilite la détection de plagiats.

    Préparez un mémoire prêt pour DUMAS

    Tesify vous aide à rédiger un mémoire de qualité académique, avec vérification anti-plagiat intégrée. Un mémoire bien construit est plus facilement valorisé en publication ouverte.

    Créer mon mémoire avec Tesify →