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  • Cotutelle de Thèse Internationale : Guide Pratique pour Doctorants Français 2026

    Cotutelle de Thèse Internationale : Guide Pratique pour Doctorants Français 2026

    Cotutelle de Thèse Internationale : Guide Pratique pour Doctorants Français 2026

    La cotutelle de thèse internationale est un dispositif permettant à un doctorant de préparer son doctorat sous la co-direction de deux directeurs de thèse dans deux pays différents, et d’obtenir soit un double diplôme (deux diplômes nationaux distincts), soit un diplôme unique reconnu par les deux établissements. C’est une opportunité exceptionnelle pour enrichir son parcours de chercheur, construire un réseau international et valoriser sa thèse à l’étranger — mais c’est aussi une procédure administrative qui demande une préparation soigneuse.

    En 2026, la France est l’un des pays les plus actifs dans ce domaine : les universités françaises entretiennent des relations de cotutelle avec des établissements en Allemagne, Italie, Espagne, Canada, Maroc, Tunisie, et dans de nombreux autres pays. Le cadre réglementaire est fixé par l’arrêté du 25 mai 2016 modifié le 26 août 2022.

    En résumé : Une cotutelle de thèse nécessite un accord formel entre deux établissements, deux co-directeurs de thèse (un dans chaque pays), un séjour alternant dans les deux établissements, et une soutenance unique reconnue par les deux parties. La procédure doit être initiée dans les 18 premiers mois du doctorat. Le financement est un défi majeur — plusieurs bourses spécifiques existent (CNRS mobilité, Campus France, Erasmus+).

    1. Définition et avantages de la cotutelle

    La cotutelle est formellement définie comme un dispositif dans lequel « le travail de recherche [est] effectué sous la responsabilité conjointe de deux directeurs de thèse, l’un en France, l’autre dans un pays étranger ». Le doctorant travaille alternativement dans les deux établissements et soutient une thèse unique.

    Pourquoi choisir une cotutelle ?

    Avantage Détail pratique
    Double diplôme ou diplôme co-délivré Valorisation internationale du titre de docteur
    Réseau international de recherche Accès aux laboratoires, infrastructures et financements des deux pays
    Compétitivité pour les concours CNRS / ERC Une expérience internationale est fortement valorisée dans les dossiers de recrutement
    Co-publications internationales Les co-publications avec des auteurs étrangers augmentent les citations
    Maîtrise de la langue du pays partenaire Compétence linguistique pratique et prouvée

    2. Conditions d’éligibilité

    • Être inscrit en doctorat dans un établissement français accrédité
    • Avoir identifié un co-directeur de thèse dans l’établissement étranger, habilité à diriger des recherches selon les règles de son pays
    • Que l’établissement étranger soit habilité à délivrer le doctorat dans la discipline concernée
    • Initier la procédure dans les 18 premiers mois du doctorat (fortement recommandé, parfois exigé)
    • Que les deux directeurs de thèse s’accordent sur le sujet, le calendrier et les modalités de co-encadrement

    3. L’accord de cotutelle : contenu et négociation

    L’accord de cotutelle est le document central de toute la procédure. Il est rédigé en français et dans la langue du pays partenaire (ou en anglais si les deux parties l’acceptent), et doit être signé par les deux directeurs de thèse, les deux directeurs d’école doctorale et les présidents/directeurs des deux établissements.

    Clauses obligatoires de l’accord de cotutelle

    1. Identité du doctorant et sujet de thèse
    2. Identité des deux co-directeurs et leurs établissements d’appartenance
    3. Calendrier des séjours : durée minimale passée dans chaque établissement (en général au moins 6 mois de chaque côté sur la durée totale du doctorat)
    4. Langue de la thèse et langues acceptées pour la soutenance
    5. Composition du jury : qui nomme les membres, règles de parité entre les deux pays
    6. Modalités de délivrance des diplômes : double diplôme ou co-délivrance
    7. Droits de propriété intellectuelle : partage des résultats, brevets éventuels
    8. Conditions financières : qui prend en charge les frais de séjour, l’hébergement, les droits d’inscription (en général un seul pays facture les droits)
    Attention : La négociation de l’accord peut prendre 3 à 6 mois à cause des allers-retours entre services juridiques des deux établissements. Ne commencez pas votre thèse en comptant sur une cotutelle si vous n’avez pas déjà un accord de principe des deux côtés avant votre inscription.

    4. Procédure étape par étape

    Étape 1 — Identification des partenaires (M0 à M3)

    • Trouvez un co-directeur étranger, idéalement lors d’un séjour de recherche, d’une conférence ou sur recommandation de votre directeur principal
    • Vérifiez que l’établissement étranger est éligible à la cotutelle (certains pays ont des accords-cadres avec la France, ce qui simplifie la procédure)

    Étape 2 — Accord de principe (M3 à M6)

    • Lettre d’intention signée par les deux directeurs de thèse
    • Accord de principe des deux directeurs d’école doctorale

    Étape 3 — Rédaction et signature de la convention (M6 à M12)

    • Rédaction du texte de la convention (en général initiée par l’établissement français ou selon désignation mutuelle)
    • Navette de validation entre les services juridiques et les directions des deux établissements
    • Signature de toutes les parties

    Étape 4 — Inscription en cotutelle (M12)

    • Inscription administrative dans les deux établissements (ou un seul selon l’accord)
    • Le doctorant est souvent exempté des droits dans l’un des deux établissements

    Étape 5 — Séjours alternés (M12 à M36-42)

    • Organisation des séjours dans chaque établissement selon le calendrier prévu
    • Le doctorant maintient une double affiliation mais peut n’avoir qu’un seul contrat de financement principal

    5. Financements disponibles pour les cotutelles

    Le financement d’une cotutelle est souvent le principal obstacle pratique. Voici les principales sources :

    Financements côté français

    • Contrat doctoral avec mission de mobilité internationale (CNRS INSHS 2026) : 5 contrats doctoraux de 36 mois avec mobilité internationale, débutant au 1er octobre 2026
    • Bourse de cotutelle du CNRS : aide à la mobilité des doctorants en cotutelle, sous forme d’allocation mensuelle complémentaire
    • Bourses Campus France : co-financement de séjours doctoraux à l’étranger selon les programmes bilatéraux (Eiffel, Ostwald, Bernstein, etc.)
    • ANR — contrats doctoraux dans les projets financés : certains projets ANR incluent explicitement un volet cotutelle

    Financements côté établissement partenaire

    • Bourses de l’établissement étranger partenaire (équivalent de nos contrats doctoraux)
    • Programme Erasmus+ : les mobilités doctorales Erasmus+ couvrent les séjours dans les pays du programme
    • Fondations privées ou régionales selon le pays partenaire

    6. Soutenance et obtention du diplôme

    La soutenance en cotutelle est unique — elle n’est pas répétée dans chaque pays. Elle peut avoir lieu dans l’un ou l’autre des établissements (selon l’accord) et doit satisfaire les règles des deux systèmes :

    • Jury mixte : composition respectant les règles des deux pays (en France, 5 membres minimum HDR, moitié extérieure ; règles variables à l’étranger)
    • Langue de soutenance : définie dans la convention (souvent l’anglais pour des jurys internationaux)
    • Résumé étendu en français obligatoire si la thèse est rédigée dans une autre langue (pour la version déposée dans thèses.fr)
    • Après soutenance, dépôt de la thèse dans les deux systèmes d’archivage nationaux (HAL et équivalent étranger)

    7. Points de vigilance et difficultés courantes

    • Allongement de la durée de thèse : les mobilités et la complexité administrative peuvent allonger de 6 à 12 mois la durée totale du doctorat
    • Double charge administrative : deux inscriptions, deux systèmes de rapports annuels, deux ensembles de règles à respecter
    • Divergences culturelles d’encadrement : les pratiques d’encadrement doctoral varient fortement d’un pays à l’autre (fréquence des réunions, autonomie attendue, rythme de publication)
    • Propriété intellectuelle : à clarifier dès le départ si la thèse implique des résultats valorisables
    • Couverture sociale : vérifiez votre couverture maladie, retraite et accident du travail dans chaque pays de séjour

    Questions fréquentes

    Peut-on initier une cotutelle après la première année de doctorat ?

    Techniquement oui, mais c’est de plus en plus difficile après la deuxième année. La plupart des écoles doctorales exigent que la convention soit signée dans les 18 mois suivant l’inscription en doctorat. Au-delà, certains établissements étrangers refusent d’entrer dans une cotutelle sur un doctorat déjà avancé. Si vous envisagez une cotutelle, commencez les démarches dès votre première année.

    Une cotutelle allonge-t-elle obligatoirement la durée de la thèse ?

    Pas nécessairement, mais c’est fréquent. Les déplacements, la communication avec deux directeurs dans des fuseaux horaires différents, et l’adaptation à deux environnements de travail différents peuvent créer des délais. En pratique, les cotutelles prennent en moyenne 3 à 6 mois de plus qu’une thèse classique. Un financement initial de 4 ans (au lieu de 3) est fortement recommandé.

    Le doctorant en cotutelle paie-t-il des droits d’inscription dans les deux pays ?

    Non, dans la très grande majorité des accords de cotutelle. La convention prévoit généralement que le doctorant ne règle les droits d’inscription que dans un seul des deux établissements (en alternance selon les années, ou toujours dans le même). En France, les droits de scolarité en doctorat sont de 380 € par an (régime général 2026). L’établissement étranger peut avoir ses propres règles, à clarifier dans la convention.

    La cotutelle est-elle valorisée lors des concours MCF et CNRS ?

    Oui, très fortement. Une cotutelle démontre une capacité à travailler dans des contextes internationaux, à construire des collaborations durables et à s’adapter à des cultures de recherche différentes. Dans les rapports des sections CNU et CoNRS, l’expérience internationale (dont les cotutelles) est systématiquement mentionnée comme un facteur de valorisation du dossier. Elle ne compense pas l’absence de publications, mais différencie des profils par ailleurs équivalents.

    Existe-t-il une liste d’universités partenaires pour les cotutelles françaises ?

    Il n’existe pas de liste nationale unique. Chaque université française dispose de ses propres accords de cotutelle avec des établissements étrangers. Consultez le service des relations internationales de votre école doctorale : il dispose généralement d’une liste des partenaires avec lesquels des conventions-cadres existent déjà, ce qui simplifie et accélère la procédure. En dehors de ces partenaires existants, une cotutelle ad hoc est possible mais demande plus de temps administratif.

    Ressources officielles

    Rédigez votre thèse de cotutelle avec Tesify

    Une thèse en cotutelle répond souvent à des normes de présentation issues des deux pays partenaires. Tesify vous aide à structurer et rédiger votre thèse en conformité avec les exigences françaises, en vous appuyant sur l’IA pour gagner en clarté et en cohérence — quelle que soit la langue de rédaction choisie.

  • Faire son doctorat à l’étranger : pays, financement et candidature (2026)

    Faire son doctorat à l’étranger : pays, financement et candidature (2026)

    Faire son doctorat à l’étranger : pays, financement et candidature (2026)

    Faire un doctorat à l’étranger implique de choisir un pays et un système (PhD anglo-saxon salarié, bourse, cotutelle), de contacter un directeur, puis de candidater avec un projet de recherche et un financement. Les destinations privilégiées des francophones sont le Canada, la Suisse, la Belgique, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

    En résumé : La Belgique et le Canada concentrent à eux seuls un tiers des étudiants français en mobilité diplômante. Contrairement au système français, un PhD anglo-saxon ou canadien s’accompagne presque toujours d’un salaire ou d’une bourse dès l’admission. La candidature repose sur trois piliers : un directeur de recherche identifié en amont, un projet de recherche solide et un plan de financement clair.

    Pourquoi faire son doctorat à l’étranger ?

    Un doctorat à l’étranger permet d’intégrer un laboratoire disposant d’équipements ou de terrains de recherche uniques, de construire un réseau académique international dès le début de sa carrière, et souvent de bénéficier d’un financement plus confortable qu’en France. Selon les données Campus France, les étudiants français en mobilité diplômante sont majoritairement inscrits en licence (53 %) et en master (36 %), les doctorants ne représentant qu’environ 7 % de ces effectifs — un choix qui reste minoritaire mais structurant pour la suite d’une carrière académique.

    Cette mobilité doctorale se distingue d’une cotutelle de thèse internationale, qui suppose de rester inscrit en France tout en étant co-encadré à l’étranger. Ici, il s’agit d’un doctorat mené intégralement dans un système étranger, avec inscription et diplôme délivrés par l’établissement d’accueil.

    Quels pays recrutent le plus de doctorants français ?

    D’après les chiffres clés de Campus France, la Belgique et le Canada sont les deux premières destinations des étudiants français en mobilité diplômante, réunissant à eux seuls environ un tiers des effectifs. Le tableau suivant compare les cinq destinations les plus prisées pour un doctorat.

    Pays Système doctoral Tendance sur 5 ans
    Belgique Proche du système français, doctorat salarié possible (FNRS, FRS) Stable, 1re destination diplômante
    Canada PhD nord-américain, financement quasi systématique +13 % sur 5 ans
    Suisse Doctorant assistant salarié (EPFL, universités cantonales) +23 % sur 5 ans, plus forte croissance
    Royaume-Uni PhD anglo-saxon, financement variable selon la discipline -10 % sur 5 ans, en recul
    Allemagne Doctorat structuré ou individuel, contrat de recherche fréquent +37 % sur 5 ans, destination émergente

    L’Allemagne se distingue par la progression la plus marquée, avec près de 10 000 étudiants français accueillis toutes filières confondues. À l’échelle mondiale, ce sont toutefois les États-Unis qui attirent le plus de doctorants internationaux (environ 31 % des doctorants mobiles), suivis du Royaume-Uni et de l’Allemagne.

    Carte du monde avec les principales destinations pour un doctorat à l'étranger : Canada, Belgique, Suisse, Allemagne
    Canada, Belgique, Suisse et Allemagne concentrent l’essentiel des destinations doctorales des étudiants français.

    Quelle différence entre PhD et doctorat français ?

    Le PhD anglo-saxon et le doctorat français partagent le même objectif — produire une thèse originale sous la direction d’un chercheur senior — mais leur organisation diffère sensiblement.

    • Durée : un PhD nord-américain ou britannique dure généralement 4 à 6 ans, contre 3 ans en France (renouvelable une fois).
    • Cours obligatoires : les PhD anglo-saxons incluent souvent une première ou deuxième année de cours doctoraux (coursework) avant le passage à la recherche à temps plein, une étape absente du modèle français.
    • Statut : le doctorant est presque systématiquement salarié ou boursier dès l’admission dans les systèmes nord-américain, suisse et allemand, alors qu’en France ce statut dépend de l’obtention d’un contrat doctoral ou d’une bourse spécifique.
    • Encadrement : un comité de thèse (thesis committee) suit régulièrement l’avancement dans de nombreux systèmes anglo-saxons, en plus du directeur principal.

    Comment financer un doctorat à l’étranger ?

    Le financement est le point de vigilance numéro un avant de candidater : sans financement identifié, une candidature à un doctorat à l’étranger a très peu de chances d’aboutir dans la majorité des systèmes.

    1. Financement de l’établissement d’accueil : la plupart des universités nord-américaines et suisses proposent des postes de doctorant assistant (assistantship) incluant salaire et exemption de frais de scolarité.
    2. Bourses gouvernementales du pays d’accueil : programmes nationaux de bourses doctorales (par exemple les bourses de la Confédération suisse ou les bourses ministérielles allemandes du DAAD).
    3. Bourses Campus France et programmes bilatéraux : programmes Eiffel, Ostwald ou accords bilatéraux permettant un co-financement de mobilité doctorale.
    4. Financements européens : les bourses Marie Skłodowska-Curie Actions (MSCA) financent des doctorats dans le cadre de réseaux de recherche européens, avec mobilité obligatoire entre pays.
    5. Financements américains pour doctorants internationaux : programme Fulbright et fellowships propres à chaque université, généralement très compétitifs.

    Pour les doctorants qui envisagent plutôt de rester en France tout en construisant une expérience internationale, les dispositifs de financement du doctorat en France (ANR, contrat doctoral, CIFRE) et la bourse CIFRE en entreprise restent des alternatives à comparer avant de se décider pour un départ complet à l’étranger.

    Comment candidater : étapes et prérequis

    La candidature à un doctorat à l’étranger suit généralement une séquence en quatre temps, à anticiper 12 à 18 mois avant le départ souhaité.

    1. Identifier le laboratoire et le directeur : consulter les publications récentes du champ, repérer les chercheurs actifs sur le sujet visé.
    2. Prendre contact directement : un courriel synthétique présentant son parcours, son projet de recherche et sa motivation à travailler avec ce directeur précis.
    3. Constituer le dossier : lettre de motivation, projet de recherche détaillé (souvent 2 à 5 pages), relevés de notes traduits, lettres de recommandation, résultats de tests de langue (TOEFL, IELTS selon le pays).
    4. Candidater au financement en parallèle : de nombreux programmes de bourses ont des calendriers propres, indépendants du calendrier d’admission de l’université.

    Ceux qui souhaitent comparer les structures d’accueil en France avant de trancher peuvent consulter le panorama des écoles doctorales françaises (effectifs, disciplines et financement).

    Doctorant préparant son dossier de candidature et son départ pour un doctorat à l'étranger
    Un dossier de candidature solide s’anticipe 12 à 18 mois avant le départ souhaité.

    Comment trouver un directeur de thèse à l’étranger ?

    La recherche d’un directeur de thèse à l’étranger repose sur une veille bibliographique ciblée : identifiez les auteurs qui publient régulièrement sur votre sujet dans les revues de référence de votre discipline, en particulier dans les cinq dernières années. Un directeur actif publie généralement plusieurs articles par an et encadre déjà d’autres doctorants — deux signaux qui indiquent une équipe fonctionnelle et une capacité d’encadrement réelle.

    Le premier courriel de contact est déterminant : il doit être court, spécifique à ce chercheur précis (jamais un message générique envoyé à plusieurs destinataires), et mentionner explicitement un ou deux travaux récents du directeur en expliquant le lien avec votre propre projet. Un outil comme Tesify peut vous aider à structurer et clarifier votre projet de recherche avant de l’envoyer, ce qui améliore sensiblement la qualité de la première impression auprès d’un directeur potentiel.

    Doctorant en visioconférence avec un futur directeur de thèse à l'étranger
    Un premier échange court et spécifique avec le futur directeur augmente les chances de réponse.

    Questions fréquentes

    Comment financer un doctorat à l’étranger ?

    Les principales sources sont le financement de l’établissement d’accueil (poste de doctorant assistant salarié), les bourses gouvernementales du pays visé (DAAD en Allemagne, bourses fédérales en Suisse), les programmes Campus France et bilatéraux, les bourses européennes Marie Skłodowska-Curie, et pour les États-Unis, le programme Fulbright ou les fellowships universitaires.

    Quels pays recrutent le plus de doctorants français ?

    La Belgique et le Canada réunissent à eux seuls environ un tiers des étudiants français en mobilité diplômante. La Suisse connaît la plus forte croissance sur cinq ans (+23 %), suivie de l’Allemagne (+37 %), tandis que le Royaume-Uni est en recul (-10 % sur cinq ans).

    Faut-il un master pour un PhD à l’étranger ?

    Dans la plupart des systèmes européens et canadiens, un master est un prérequis pour candidater à un doctorat. Certains programmes nord-américains acceptent des étudiants directement après une licence, à condition d’intégrer d’abord une ou deux années de cours doctoraux (coursework) avant le passage à la recherche à temps plein.

    Quelle différence entre PhD et doctorat français ?

    Un PhD anglo-saxon dure généralement 4 à 6 ans contre 3 ans en France, inclut souvent une phase de cours doctoraux avant la recherche à temps plein, et s’accompagne presque systématiquement d’un salaire ou d’une bourse dès l’admission, contrairement au doctorat français où ce statut dépend de l’obtention d’un financement spécifique.

    Comment trouver un directeur de thèse à l’étranger ?

    Identifiez les chercheurs qui publient régulièrement sur votre sujet dans les cinq dernières années, puis contactez-les directement par un courriel court et spécifique mentionnant un ou deux de leurs travaux récents et le lien avec votre projet de recherche. Un directeur qui publie et encadre déjà d’autres doctorants indique une équipe active et disponible.

  • Doctorat en France : attractivité internationale et profil des doctorants étrangers 2025 — les données SIES

    Doctorat en France : attractivité internationale et profil des doctorants étrangers 2025 — les données SIES

    Doctorat en France : attractivité internationale et profil des doctorants étrangers 2025 — les données SIES

    La France occupe le 4e rang mondial pour l’accueil des doctorants en mobilité internationale. Ce résultat, documenté par les notes d’information SIES NI-2025-05 et NF-2025-14 du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), coexiste avec un paradoxe structurel : le pays présente l’un des ratios d’entrée en doctorat les plus bas de l’espace OCDE. Comprendre cette tension — attractivité internationale avérée, faible accès national — est devenu un enjeu stratégique pour les établissements français, les candidats étrangers et les financeurs publics.

    Les chiffres publiés par le MESR et Campus France pour l’attractivité doctorat France international statistiques 2025 permettent d’en dresser un tableau précis. Cet article synthétise ces données en croisant trois angles : la position de la France dans la compétition mondiale pour les doctorants étrangers, le profil détaillé de cette population, et les dynamiques de diplôme et de financement qui conditionnent l’avenir du dispositif doctoral français.

    Résultat clé : 38 % des doctorants inscrits en France sont en mobilité internationale (moyenne UE : 25 %), ce qui place le pays au 4e rang mondial pour l’accueil doctoral étranger. Pourtant, avec seulement 2,0 nouvelles inscriptions en doctorat pour 100 entrants dans l’enseignement supérieur (contre 2,8 en moyenne OCDE et 3,7 en UE), la France présente un double visage : très attractive pour les candidats étrangers, mais sous-utilisée par ses propres diplômés.

    La France au 4e rang mondial : ce que mesurent réellement les indicateurs

    Selon les données compilées par Campus France dans ses Chiffres clés 2025, la France se classe au 4e rang mondial pour l’accueil des doctorants en mobilité internationale, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada. Cette mesure porte sur les étudiants qui ont quitté leur pays d’origine pour s’inscrire dans un programme doctoral à l’étranger — ce que les statistiques de l’OCDE désignent comme « étudiants mobiles au niveau doctoral ».

    Ce rang n’est pas fortuit. Il résulte de plusieurs facteurs structurels : la gratuité relative des frais d’inscription dans les universités publiques françaises par rapport aux établissements anglophones, la densité du tissu de laboratoires de recherche, la reconnaissance internationale des grandes universités et des grandes écoles d’ingénieurs, ainsi que la présence de cotutelles internationales de thèse facilement accessibles. Pour de nombreux candidats africains et du Proche-Orient, la France représente également un accès à l’enseignement supérieur occidental dans un cadre linguistique familier.

    L’indicateur clé qui reflète cette attractivité est la part des doctorants en mobilité internationale dans l’effectif doctoral total. En France, cette part s’établit à 38 %, soit 13 points au-dessus de la moyenne européenne de 25 %. Cette proportion place la France dans une catégorie à part en Europe continentale, aux côtés des Pays-Bas et de la Suisse.

    Tableau 1 — Part des doctorants en mobilité internationale dans l’effectif doctoral total (sélection de pays, données OCDE/Campus France 2025)
    Pays Part doctorants mobiles Rang mondial (accueil)
    Royaume-Uni nd 2
    France 38 % 4
    Moyenne UE 25 %
    Moyenne OCDE nd
    Allemagne nd 5

    Sources : Campus France, Chiffres clés 2025 — Au niveau doctoral ; MESR, NI-2025-05, Comparaisons internationales sur le doctorat : l’attractivité française avérée.

    Le paradoxe du ratio d’entrée : fort pour l’étranger, faible pour les nationaux

    La note SIES NI-2025-05 met en évidence un paradoxe structurel que les seuls chiffres absolus de mobilité masquent. Si la France attire massivement les doctorants étrangers, son ratio d’entrée en doctorat — soit le nombre de nouvelles inscriptions en doctorat pour 100 entrants dans l’enseignement supérieur — est l’un des plus faibles de l’espace OCDE et européen.

    En 2021, ce ratio s’établissait à 2,0 en France, contre 2,8 en moyenne dans l’ensemble des pays de l’OCDE et 3,7 dans l’Union européenne. Autrement dit : à entrée dans le supérieur équivalente, un étudiant européen est presque deux fois plus susceptible d’accéder au doctorat qu’un étudiant français.

    Pourquoi ce faible ratio ? La structure du système français d’enseignement supérieur joue un rôle déterminant. Une proportion élevée des étudiants s’oriente vers des filières courtes et professionnalisantes (BTS, BUT, licences professionnelles) qui ne constituent pas un continuum vers la recherche doctorale. Par ailleurs, la culture de la recherche reste concentrée dans les universités et dans certaines grandes écoles, sans diffuser suffisamment vers l’ensemble des cursus de niveau master.

    Ce constat a une conséquence directe sur la composition du corps doctoral : pour maintenir les effectifs, les écoles doctorales françaises sont structurellement dépendantes du recrutement international. La forte représentation des doctorants étrangers (38 %) n’est donc pas seulement le signe d’une attractivité ; c’est aussi le reflet d’un déficit national.

    Pour mieux comprendre le financement qui conditionne cet accès, voir l’article Financements du doctorat 2026 en France : ANR, contrat doctoral, CIFRE.

    Profil des doctorants étrangers : origines, disciplines, établissements

    Au total, environ 25 300 doctorants étrangers étaient inscrits en France en 2023-2024, répartis dans 270 écoles doctorales au sein de 57 établissements d’enseignement supérieur (source : Campus France, Chiffres clés 2025).

    Origines géographiques

    La géographie des origines reflète à la fois les réseaux historiques de la francophonie et l’internationalisation croissante de la formation doctorale. Les cinq premiers pays d’origine sont :

    Tableau 2 — Principaux pays d’origine des doctorants étrangers en France, 2023-2024 (Campus France)
    Pays d’origine Effectif (doctorants) Remarque
    Chine 1 806 Stable sur 5 ans
    Italie 1 622 Forte progression
    Liban 1 534 20 % de tous les Libanais en France
    Maroc 1 229 En recul sur 5 ans
    Algérie 1 090 Recul de -24 % sur 5 ans

    Un indicateur de concentration mérite d’être signalé : 39 % de l’ensemble des étudiants indiens présents en France sont inscrits au niveau doctoral — une proportion exceptionnellement élevée qui illustre que la France attire les Indiens principalement pour la recherche, non pour les cursus de premier ou second cycle.

    Répartition par disciplines

    La distribution disciplinaire des doctorants étrangers diffère sensiblement de celle de leurs homologues français. Les sciences dures et l’informatique concentrent l’essentiel des flux :

    • Sciences (mathématiques, physique, chimie, informatique, ingénierie) : 53 % des inscriptions de doctorants étrangers
    • Lettres, sciences humaines et sociales : 28 %
    • Santé et médecine : minoritaire en volume, mais en croissance de +67 % sur cinq ans

    Cette concentration en sciences est cohérente avec les données MESR sur l’ensemble de la population doctorale : en 2020, les disciplines ICT, sciences naturelles, mathématiques et statistiques représentaient déjà 37 % des doctorants en France. En revanche, la santé reste structurellement sous-représentée dans le doctorat français (5 % des inscriptions doctorales contre 21 % en moyenne dans l’UE), ce qui constitue une divergence notable vis-à-vis des systèmes américain et britannique.

    Pour la carte des écoles doctorales par région et discipline, voir Écoles doctorales France 2026 : effectifs par région, disciplines et financement.

    Répartition par type d’établissement

    Les universités hébergent 79 % des doctorants étrangers. Les écoles d’ingénieurs en accueillent 10 %, et les autres établissements (instituts, EPST, etc.) les 11 % restants. Cette prédominance universitaire s’explique par la densité des unités de recherche labellisées CNRS et par la plus grande accessibilité des universités aux candidats étrangers comparativement aux concours sélectifs des grandes écoles.

    Tendances sur cinq ans : les baisses préoccupantes

    Malgré son rang mondial, la France enregistre une érosion significative de ses effectifs doctoraux étrangers sur la période 2018-2023. La baisse globale est de -12 % sur cinq ans selon les données Campus France 2025 — un recul qui contraste avec la croissance observée dans la plupart des pays concurrents.

    Les dynamiques sont toutefois très hétérogènes selon les origines :

    Tableau 3 — Évolution des effectifs de doctorants étrangers en France par région d’origine, 2018-2023 (Campus France)
    Région / Pays d’origine Évolution 2018-2023
    Algérie -24 %
    Tunisie -35 %
    Europe de l’Ouest (hors Italie) -12 à -16 %
    Amérique latine -12 à -16 %
    Italie Forte hausse
    Inde / Chine Stable / légère progression

    Les baisses en provenance du Maghreb s’expliquent par plusieurs facteurs conjugués : durcissement des conditions d’octroi des visas de long séjour, concurrence accrue des destinations anglophones (Canada, Allemagne), et tensions diplomatiques ponctuelles. La baisse tunisienne de -35 % est particulièrement préoccupante au regard des liens historiques entre les deux pays et de la forte tradition académique tunisienne.

    À l’inverse, la progression italienne — qui hisse l’Italie au 2e rang des pays d’origine — traduit un phénomène de mobilité intra-européenne : face à un système doctoral national sous-financé, les doctorants italiens cherchent des financements à l’étranger. La France bénéficie ici de sa politique de contrat doctoral et de cotutelle.

    Ces tendances sont à lire en lien avec la mobilité Erasmus+ des étudiants français 2026-2027, qui illustre les flux symétriques sortants depuis la France.

    📊
    Campus France — Chiffres clés 2025 : mobilité doctorale

    La page interactive de Campus France présente l’ensemble des données sur les doctorants étrangers en France : origines, disciplines, établissements d’accueil et comparaisons internationales. Source de référence pour les statistiques SIES NI-2025-05.

    Consulter les données doctorales →

    Source : Campus France, Chiffres clés de la mobilité étudiante dans le monde, mai 2025

    Financement et durée de thèse : les données 2024-2025

    Le financement est le principal levier d’attractivité du doctorat français — et aussi son principal point de fragilité comparatif. La note NF-2025-14 du MESR fournit les données les plus récentes sur ce sujet.

    En 2024-2025, 81 % des doctorants inscrits en première année de thèse bénéficient d’un financement — une proportion en progression par rapport aux années précédentes. Cette évolution reflète la politique du Plan doctoral national, qui vise à généraliser le contrat doctoral et à réduire les situations de thèse sans financement, longtemps endémiques dans certaines disciplines des sciences humaines et sociales.

    Le taux de 81 % masque toutefois de fortes disparités disciplinaires. En sciences dures, l’accès au financement est quasi-systématique depuis une décennie. En sciences humaines et sociales, en droit et en lettres, les taux restent structurellement plus faibles, même si la tendance est à la convergence. C’est dans ces disciplines que se concentrent paradoxalement les doctorants étrangers dont le financement provient de leur pays d’origine — bourses gouvernementales, financements d’ambassades ou ressources personnelles.

    La durée des thèses évolue également : en 2024, la part des thèses soutenues en moins de 40 mois a progressé de 4 points de pourcentage. Ce raccourcissement partiel est un signal positif pour l’attractivité, notamment vis-à-vis des candidats étrangers qui préfèrent des durées prévisibles compatibles avec des financements à terme fixe.

    Pour l’ensemble du panorama des mécanismes de financement (ANR, CIFRE, contrats régionaux), voir Financement d’une thèse de doctorat en 2026 : contrat doctoral, ANR, CIFRE.

    Diplômés 2024 : baisse après le pic pandémique

    Le nombre de docteurs diplômés en France en 2024 accuse une baisse de 3,0 % par rapport à 2023. Cette diminution succède à une hausse exceptionnelle de 9,6 % en 2023, elle-même imputable à un effet de rattrapage post-pandémique : de nombreuses thèses dont la soutenance avait été reportée en 2020-2021 se sont concentrées sur 2023.

    Le recul de 2024 ne traduit donc pas une dégradation structurelle du système doctoral, mais le retour à une trajectoire normalisée après deux années atypiques. Les nouvelles inscriptions en 2024-2025 progressent d’ailleurs de 3,2 % — signe que l’entrée dans le dispositif doctoral reste dynamique.

    La baisse de 3,0 % en 2024 doit être mise en regard des effectifs absolus : la France produit chaque année entre 16 000 et 17 000 docteurs, ce qui la place parmi les premiers producteurs européens en valeur absolue, derrière l’Allemagne mais devant l’Espagne et l’Italie.

    Ces données rejoignent les constats sur le taux d’abandon en doctorat en France, qui soulignent que le goulot d’étranglement principal n’est pas l’entrée mais la phase de rédaction.

    Insertion professionnelle des docteurs : l’avantage comparatif

    L’attractivité d’une formation doctorale ne se mesure pas uniquement au nombre d’inscrits : elle se mesure aussi aux perspectives offertes aux diplômés. Sur ce point, les données MESR révèlent un avantage comparatif des docteurs français, mais un avantage moins marqué que dans les autres pays de l’OCDE.

    Les titulaires d’un doctorat en France bénéficient d’un avantage d’environ 2 points de pourcentage sur leur taux d’emploi par rapport aux détenteurs d’un master ou d’un diplôme d’ingénieur. Dans le reste de l’OCDE, cet avantage est en moyenne de 4 points. L’écart tient en partie à la nature du marché du travail français, où les grandes entreprises ont historiquement privilégié les diplômes de grandes écoles pour leurs recrutements de cadres supérieurs.

    Pour les docteurs étrangers, la question de l’insertion se pose différemment : une part significative d’entre eux retourne dans leur pays d’origine après la soutenance — phénomène qualifié de « fuite des cerveaux inversée ». D’autres s’insèrent dans le marché du travail français, contribuant à l’économie de la recherche et développement du pays.

    L’analyse complète des données par discipline et type de contrat est disponible dans l’article Insertion professionnelle des docteurs en France 2024 : emploi, CDI et secteur privé par discipline.

    Par ailleurs, les docteurs français sortent du cursus doctoral plus tôt que leurs homologues de la plupart des pays comparables — un atout pour une entrée précoce sur le marché du travail, à condition que la durée réduite de thèse ne se fasse pas au détriment de la qualité scientifique de la contribution.

    Enjeux stratégiques et perspectives

    Les données SIES pour 2025 dessinent un système doctoral français à la croisée des chemins. Quatre enjeux se dégagent.

    Enjeu 1 — Consolider le financement doctoral universel. La progression vers les 81 % de doctorants de première année financés est réelle, mais le chemin vers 100 % reste long, notamment en sciences humaines. Un financement insuffisant fragilise l’attractivité internationale sur les segments de candidats qui ne peuvent mobiliser de bourses extérieures.

    Enjeu 2 — Inverser la baisse des flux maghrébins. Les reculs de -24 % (Algérie) et -35 % (Tunisie) sur cinq ans représentent une perte substantielle pour la diversité du corps doctoral français. Les politiques de visas et les accords bilatéraux de recherche sont des leviers prioritaires.

    Enjeu 3 — Augmenter le ratio d’entrée national. Un ratio de 2,0 pour 100 entrants dans le supérieur n’est pas compatible avec les ambitions de la France en matière de recherche et d’innovation. Cela suppose de mieux articuler les masters recherche avec le doctorat et de valoriser davantage le grade de docteur dans le recrutement privé.

    Enjeu 4 — Développer la représentation en santé. La sous-représentation chronique de la santé dans le doctorat français (5 % contre 21 % en UE) est un angle mort stratégique, dans un contexte où les sciences biomédicales et pharmaceutiques concentrent une part croissante des financements de recherche mondiaux.

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    FAQ

    Quel est le rang de la France pour l’accueil des doctorants étrangers dans le monde ?

    La France est le 4e pays d’accueil mondial des doctorants en mobilité internationale, selon les données Campus France 2025. Elle devance l’Australie et l’Allemagne, mais reste derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada.

    Quelle part des doctorants en France sont étrangers ?

    38 % des doctorants inscrits en France sont en mobilité internationale, contre 25 % en moyenne dans l’Union européenne. Au total, environ 25 300 doctorants étrangers étaient inscrits en 2023-2024.

    Quels pays envoient le plus de doctorants en France ?

    Les principaux pays d’origine sont la Chine (1 806 doctorants), l’Italie (1 622), le Liban (1 534), le Maroc (1 229) et l’Algérie (1 090), selon les chiffres Campus France 2025.

    Pourquoi le ratio d’entrée en doctorat est-il faible en France ?

    La France enregistre seulement 2,0 nouvelles inscriptions en doctorat pour 100 entrants dans l’enseignement supérieur, contre 2,8 en moyenne OCDE et 3,7 en UE. Ce faible ratio s’explique par la forte proportion de filières professionnalisantes (BTS, BUT, licences pro) qui n’ouvrent pas sur le doctorat, et par une culture de la recherche encore concentrée dans certains types d’établissements.

    Quel est le taux de financement des doctorants en première année en France en 2025 ?

    En 2024-2025, 81 % des doctorants inscrits en première année bénéficient d’un financement, contre des niveaux inférieurs les années précédentes. Cette progression reflète les efforts du Plan doctoral national pour généraliser le contrat doctoral.

    Le nombre de doctorants étrangers en France augmente-t-il ?

    Non. Les effectifs de doctorants étrangers ont reculé de 12 % entre 2018 et 2023. Les baisses les plus marquées concernent l’Algérie (-24 %), la Tunisie (-35 %) et plusieurs pays d’Europe de l’Ouest, même si certaines origines comme la Chine et l’Inde restent stables ou progressent légèrement.

    Dans quelles disciplines les doctorants étrangers sont-ils les plus représentés en France ?

    Les sciences (mathématiques, physique, chimie, informatique) concentrent 53 % des inscriptions de doctorants étrangers. Les lettres, sciences humaines et sociales représentent 28 %. La santé, bien que minoritaire en volume, a connu une croissance de 67 % sur cinq ans.

    Combien de docteurs ont été diplômés en France en 2024 ?

    Le nombre de docteurs diplômés en 2024 a baissé de 3,0 % après la forte hausse de 9,6 % enregistrée en 2023, laquelle s’expliquait par un effet de rattrapage post-pandémique. La part des thèses soutenues en moins de 40 mois a cependant progressé de 4 points de pourcentage.

  • Bourses Erasmus master 2026-2027 : montants et calendrier

    Bourses Erasmus master 2026-2027 : montants et calendrier

    Bourses Erasmus master 2026-2027 : montants et calendrier

    Financer un semestre ou une année de mobilité Erasmus+ pendant son master en France n’est pas une démarche simple : les montants des bourses Erasmus+ master 2026-2027 varient selon le groupe de pays de destination, le statut boursier CROUS, les compléments régionaux et la nature de la mobilité (études ou stage). Ce guide centralise toutes les données officielles issues de l’Agence Erasmus+ France et du portail étudiant.gouv.fr, avec les fourchettes de montants, le calendrier des démarches étape par étape, et les règles de cumul à connaître avant de déposer votre dossier.

    Que vous prépariez un M1 à l’Université Paris Cité, un M2 à Sciences Po, à l’Université de Bordeaux ou à Aix-Marseille Université, les règles de base sont identiques : c’est votre établissement d’envoi qui fixe le montant exact dans les fourchettes définies par la Commission européenne, et c’est lui qui gère votre dossier de bourse de bout en bout.

    En bref : En 2026-2027, la bourse Erasmus+ pour études oscille entre 225 et 606 €/mois selon le groupe de pays. Les boursiers CROUS perçoivent +150 €/mois et conservent leur bourse ordinaire. L’Aide à la Mobilité Internationale (AMI) peut ajouter jusqu’à 400 € en une fois. La bourse n’est ni imposable ni remboursable.

    1. Montants par groupe de pays 2026-2027

    Le programme Erasmus+ classe les pays participants en trois groupes selon le coût de la vie. Le montant mensuel de la bourse pour une mobilité d’études dépend directement de ce classement. Les fourchettes ci-dessous sont celles publiées par l’Agence Erasmus+ France ; le montant exact varie selon les fonds disponibles de votre établissement.

    Vidéo : panorama du programme Erasmus+ (mobilité, bourse, démarches) pour les étudiants.
    Groupe Principaux pays Bourse études (€/mois) Avec complément boursier CROUS
    Groupe 1 Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, Irlande, Islande, Italie, Liechtenstein, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Suède 292 – 606 € 442 – 756 €
    Groupe 2 Chypre, Espagne, Estonie, Grèce, Lettonie, Malte, Portugal, République tchèque, Slovaquie, Slovénie 225 – 550 € 375 – 700 €
    Groupe 3 Bulgarie, Croatie, Hongrie, Lituanie, Macédoine du Nord, Pologne, Roumanie, Serbie, Turquie 225 – 550 € 375 – 700 €

    Conseil pratique : Avant de choisir votre destination, demandez à votre service des relations internationales le montant exact qu’il applique pour chaque groupe. Certaines universités comme l’Université de Nantes ou l’Université Paris Cité publient leurs barèmes en ligne — ce sont les seuls chiffres qui comptent pour votre dossier.

    Pour les étudiants partant dans un pays tiers associé au programme (Tunisie, Maroc, Géorgie, etc.), la bourse est fixée à 700 €/mois indépendamment du groupe, selon les règles définies par la Commission européenne pour les mobilités hors UE.

    Les statistiques de mobilité Erasmus française vous intéressent ? Notre article sur les statistiques de mobilité Erasmus des étudiants français 2026-2027 détaille les volumes de départs, les disciplines et les destinations les plus choisies.

    2. Bourse Erasmus+ stage : montants et spécificités

    La mobilité de stage (Erasmus+ stage, aussi appelée mobilité traineeship) bénéficie d’un complément mensuel de 150 € par rapport à la mobilité études. Ce supplément s’applique automatiquement à tous les étudiants effectuant un stage dans le cadre d’Erasmus+, quelle que soit leur situation boursière.

    Groupe Bourse études (€/mois) Bourse stage (études + 150 €) Stage + complément boursier CROUS
    Groupe 1 292 – 606 € 442 – 756 € 592 – 906 €
    Groupe 2 225 – 550 € 375 – 700 € 525 – 850 €
    Groupe 3 225 – 550 € 375 – 700 € 525 – 850 €

    Pour un master impliquant un stage obligatoire à l’étranger — courant en M2 en économie, gestion ou sciences humaines — la mobilité stage Erasmus+ est souvent plus intéressante financièrement que la mobilité études. À l’Université de Bordeaux, par exemple, un stage de 4 mois à Berlin (groupe 1) peut atteindre 2 800 à 3 000 € de bourse totale, auxquels s’ajoutent la gratification légale du stage et les éventuels compléments régionaux.

    Condition impérative : le stage doit durer au minimum 2 mois consécutifs et être validé par votre établissement comme faisant partie intégrante de votre cursus de master. Un stage de vacances non lié à votre formation ne bénéficie pas de la bourse Erasmus+.

    3. Compléments et suppléments : inclusion, régions, bourses bilatérales

    Complément inclusion (jusqu’à 250 €/mois)

    Les étudiants en situation de handicap, porteurs d’une maladie chronique, résidant en zone rurale ou en quartier prioritaire de la politique de la ville, ou bénéficiaires d’une aide sociale CROUS élevée peuvent obtenir un complément inclusion pouvant atteindre 250 €/mois, selon les données publiées par l’Agence Erasmus+ France. Ce complément vient en plus de la bourse ordinaire et du complément boursier CROUS.

    Bonus transport écoresponsable (50 à 100 €)

    Depuis la programmation 2021-2027, Erasmus+ encourage les modes de transport durables. Voyager en train, en bus ou en covoiturage jusqu’à destination ouvre droit à un bonus transport compris entre 50 et 100 € selon la distance. Pour un départ de Paris vers Madrid ou Barcelone en train, ce bonus s’applique pleinement.

    Aides régionales complémentaires

    De nombreux conseils régionaux français cofinancent la mobilité internationale de leurs étudiants :

    • Île-de-France : le dispositif Erasmus+IDF peut apporter un complément allant jusqu’à 200 €/mois pour les étudiants franciliens.
    • Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes : des compléments de 150 à 300 € sont proposés via les programmes régionaux de mobilité étudiante.

    Ces aides ne sont pas automatiques : elles se demandent auprès de votre conseil régional ou via le service des relations internationales de votre université, souvent en même temps que la candidature Erasmus+.

    Bourses bilatérales en complément

    Certains pays partenaires proposent des bourses à cumuler avec Erasmus+ :

    • DAAD (Allemagne) : bourses pour étudiants français dans des universités allemandes, cumulables avec Erasmus+ selon les programmes.
    • MAEC / MAECI (Espagne / Italie) : programmes de mobilité avec bourses d’excellence pour les étudiants en master ayant de très bons résultats.
    • Fondation Europ’Act : finance des mobilités en sciences sociales et humaines.

    4. Cumul avec la bourse CROUS et l’AMI

    Le financement d’une mobilité Erasmus+ en master peut se construire en couches successives. Voici les règles officielles de cumul, telles que décrites sur étudiant.gouv.fr :

    Bourse CROUS sur critères sociaux : maintenue à 100 %

    Si vous êtes boursier sur critères sociaux du CROUS, votre bourse continue d’être versée pendant toute la durée de votre mobilité Erasmus+, au même montant qu’en France. En 2026-2027, les montants CROUS vont de 1 084 € par an (échelon 0bis) à environ 6 335 € par an (échelon 7), versés sur 10 mois.

    Majoration boursier CROUS : +150 €/mois automatique

    En plus du maintien de la bourse, les boursiers CROUS perçoivent une majoration de 150 €/mois sur la bourse Erasmus+ elle-même. Cette majoration est versée automatiquement par l’établissement dès confirmation du statut boursier dans le dossier de mobilité — aucune démarche supplémentaire n’est nécessaire.

    AMI — Aide à la Mobilité Internationale : environ 400 €

    L’AMI est une aide ponctuelle gérée par les CROUS régionaux, réservée aux boursiers partant en mobilité internationale. Son montant oscille généralement autour de 400 €, versés en une seule fois avant le départ. Elle se demande auprès de votre CROUS d’affectation, souvent au moment de la signature de la convention Erasmus+.

    Exemple de cumul pour un boursier CROUS échelon 5 partant à Berlin (groupe 1) :
    Bourse Erasmus+ (Groupe 1, milieu de fourchette) : 450 €/mois
    + Majoration boursier CROUS : 150 €/mois
    + Bourse CROUS maintenue (échelon 5 ≈ 4 390 €/an ÷ 10 = 439 €/mois) : 439 €/mois
    + AMI (ponctuelle) : ~400 €
    = Environ 1 039 €/mois + 400 € en une fois
    Ces chiffres sont indicatifs ; les montants réels dépendent de l’enveloppe de votre établissement.

    Pour les étudiants qui préparent en parallèle leur inscription en master, notre article sur le calendrier DSE CROUS 2026-2027 détaille les dates clés pour renouveler votre dossier de bourse avant la mobilité.

    5. Calendrier complet des candidatures 2026-2027

    Les dates varient selon les établissements, mais le calendrier-type pour une mobilité en septembre 2026 suit les grandes étapes décrites ci-dessous. Vérifiez toujours les dates précises auprès du service des relations internationales de votre université.

    Étape Action Calendrier indicatif
    1 Réunion d’information au service des relations internationales (RI) Oct. – Nov. 2025
    2 Dépôt du dossier de candidature (lettre de motivation, CV, relevés de notes, niveau de langue) Nov. – Déc. 2025
    3 Sélection par la commission Erasmus+ de votre établissement Jan. – Fév. 2026
    4 Candidature directe à l’université d’accueil et test OLS (Online Language Support) Fév. – Mars 2026
    5 Élaboration et signature du Learning Agreement (OLA) avec les trois parties Avril – Mai 2026
    6 Signature de la convention de subvention et versement du premier acompte (70 – 80 % du total) Mai – Juin 2026
    7 Début de la mobilité et activation des services (logement, carte étudiante internationale) Août – Sept. 2026
    8 Rapport final de mobilité et versement du solde (20 – 30 %) Fin de mobilité + 30 jours

    Point critique : l’étape 2 est souvent celle qui pénalise le plus d’étudiants. Les dossiers de candidature interne (à votre propre université) ferment généralement avant la fin de l’année civile 2025 pour une mobilité en 2026-2027. Ne confondez pas cette date avec la candidature à l’université d’accueil, qui se fait après sélection.

    Pour les étudiants qui combinent Erasmus+ et candidature en master via Mon Master, notre article sur le calendrier de la phase complémentaire master juillet 2026 vous aide à ne pas créer de conflit entre les deux calendriers.

    Pour un panorama complet des démarches administratives à la rentrée, la checklist administrative rentrée universitaire 2026-2027 liste toutes les étapes à anticiper.

    6. Conditions d’éligibilité pour les étudiants en master

    Toutes les conditions suivantes doivent être réunies pour bénéficier d’une bourse Erasmus+ en master :

    • Citoyenneté ou résidence régulière : être ressortissant d’un pays participant à Erasmus+ (UE + Norvège, Islande, Liechtenstein, Macédoine du Nord, Serbie, Turquie) ou résider légalement en France depuis au moins un an au moment de la candidature.
    • Inscription dans un établissement détenteur de l’ECHE : votre université doit posséder la Charte Erasmus pour l’enseignement supérieur (ECHE), consultable sur monprojet.erasmusplus.fr.
    • Accord bilatéral entre établissements : un accord Erasmus+ en cours de validité doit exister entre votre université et l’établissement d’accueil pour votre discipline.
    • Niveau d’études : être inscrit en M1 ou M2 au moment de la mobilité, ou effectuer une mobilité dans l’année suivant l’obtention du master (mobilités récemment diplômés, limitées à 12 mois après la fin du cursus).
    • Durée minimale : 2 mois consécutifs (études et stage). Maximum 12 mois par cycle.
    • Quota par cycle : 12 mois au total sur l’ensemble du master (M1 + M2). Si vous avez déjà effectué Erasmus+ en licence, le compteur repart à zéro pour le master.

    Pour les étudiants dont la situation financière soulève des questions sur le coût total du master (frais d’inscription, CVEC, logement), notre article sur le coût moyen d’un master en France 2026 fournit un état des lieux chiffré.

    7. Simulations de budget mensuel par ville

    Ces simulations combinent la bourse Erasmus+ standard (milieu de fourchette) avec un loyer étudiant moyen dans la ville de destination. Elles permettent d’estimer le reste à vivre mensuel avant d’intégrer éventuellement la bourse CROUS et l’AMI.

    Ville Groupe Bourse Erasmus+ indicative Loyer chambre étudiante Reste à vivre
    Stockholm 1 500 € 550 – 750 € Déficit
    Berlin 1 450 € 400 – 600 € 0 – 50 €
    Barcelone 2 400 € 400 – 550 € 0 – 0 €
    Lisbonne 2 380 € 350 – 500 € 0 – 30 €
    Varsovie 3 350 € 200 – 350 € 0 – 150 €
    Cracovie 3 320 € 180 – 300 € 20 – 140 €

    Ces simulations montrent que la bourse Erasmus+ seule couvre rarement l’intégralité des frais de vie. Pour les destinations de groupe 1 (Scandinavie, Pays-Bas, Irlande), un budget complémentaire de 300 à 600 €/mois est à prévoir. C’est pourquoi le cumul avec la bourse CROUS et l’AMI est décisif pour les étudiants qui dépendent de ces aides.

    Le coût global de votre parcours de master ne se limite pas à la mobilité. Notre tableau de bord sur la rentrée universitaire 2026-2027 en chiffres (MESR) détaille les bourses CROUS, la mobilité internationale et les grands repères budgétaires pour anticiper vos dépenses avant et après la mobilité.

    FAQ

    Quel est le montant de la bourse Erasmus+ pour un master en 2026-2027 ?

    En 2026-2027, la bourse Erasmus+ pour une mobilité d’études en master varie entre 225 et 606 €/mois selon le groupe de pays de destination, d’après les données de l’Agence Erasmus+ France. Le groupe 1 (Allemagne, Scandinavie, Italie…) bénéficie des montants les plus élevés. Les boursiers CROUS perçoivent 150 €/mois supplémentaires.

    Peut-on cumuler la bourse Erasmus+ avec la bourse CROUS ?

    Oui. Selon étudiant.gouv.fr, la bourse CROUS sur critères sociaux est intégralement maintenue pendant la mobilité Erasmus+. De plus, les boursiers CROUS bénéficient d’une majoration de 150 €/mois et peuvent percevoir l’AMI (environ 400 €, ponctuelle). La bourse Erasmus+ n’est ni remboursable ni imposable.

    Quand candidater pour un Erasmus+ master en 2026-2027 ?

    Pour une mobilité débutant en septembre 2026, le dossier de candidature interne (à votre propre université) se dépose généralement entre novembre et décembre 2025. La sélection par la commission Erasmus+ a lieu en janvier-février 2026. La convention de bourse (OLA) est signée en avril-mai 2026, et le premier acompte versé avant le départ.

    Quels pays font partie du groupe 1 Erasmus+ ?

    Le groupe 1 Erasmus+ (coût de vie le plus élevé, bourse la plus haute) comprend l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, la Finlande, l’Irlande, l’Islande, l’Italie, le Liechtenstein, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède. Pour ces destinations, la bourse études est de 292 à 606 €/mois.

    La bourse Erasmus+ est-elle imposable en France ?

    Non. La bourse Erasmus+ est exonérée d’impôt sur le revenu et de cotisations sociales en France. Vous n’avez pas à la déclarer dans votre déclaration annuelle de revenus. Elle ne rentre pas non plus dans le calcul de votre quotient familial CROUS.

    Peut-on partir en Erasmus+ en M2 avec un mémoire à rédiger ?

    Oui, sous réserve que votre master le permette. Certains programmes proposent un semestre à l’étranger en M2 avec reconnaissance des ECTS. Il faut vérifier la compatibilité avec les obligations de stage et de mémoire auprès de votre responsable de mention. Des outils comme Tesify permettent de rédiger et corriger votre mémoire depuis n’importe quelle université européenne.

    Combien de mois de bourse Erasmus+ peut-on obtenir en master ?

    Le quota Erasmus+ est de 12 mois financés par cycle d’études. En master, vous pouvez donc bénéficier de jusqu’à 12 mois sur l’ensemble du M1 et M2. Si vous avez déjà effectué Erasmus+ en licence, le compteur repart à zéro pour le cycle master. Pour le doctorat, un nouveau quota de 12 mois s’ouvre.

    Qu’est-ce que le complément inclusion Erasmus+ et qui y a droit ?

    Le complément inclusion est une majoration de bourse pouvant atteindre 250 €/mois pour les étudiants en situation de handicap, porteurs d’une maladie chronique, résidant en zone rurale ou en quartier prioritaire de la politique de la ville, ou bénéficiaires d’une forte aide sociale CROUS. Ce complément se demande auprès du service des relations internationales de votre établissement au moment de la candidature Erasmus+.

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  • Bourses Erasmus+ master 2026-2027 : montants par pays et démarches

    Bourses Erasmus+ master 2026-2027 : montants par pays et démarches

    Bourses Erasmus+ master 2026-2027 : montants par pays et démarches

    Les bourses Erasmus+ master France 2026-2027 montants varient selon le pays de destination et le type de mobilité (études ou stage). Pour un étudiant en master français qui part étudier en Allemagne, en Suède ou aux Pays-Bas (groupe 1), la bourse mensuelle s’élève à environ 270 € par mois pour la mobilité études. Pour un départ vers l’Espagne ou le Portugal (groupe 2), le montant descend à 220 €/mois. Ces chiffres, définis par la Commission européenne et distribués via l’Agence Erasmus+ France, s’appliquent à la rentrée 2026-2027.

    Ce guide détaille les montants officiels par groupe de pays, les conditions d’éligibilité spécifiques aux étudiants en master, le calendrier de candidature, les démarches étape par étape, et les possibilités de cumul avec la bourse CROUS. Il complète l’article calendrier Erasmus+ 2026-2027 déjà disponible sur Tesify.fr.

    En bref — Bourses Erasmus+ master 2026-2027

    Les montants mensuels pour la mobilité études vont de 170 € (groupe 3) à 270 € (groupe 1). Pour les stages, l’aide est majorée : de 320 € à 420 €/mois. La durée maximale est de 12 mois par cycle d’études. La bourse CROUS est maintenue en parallèle. Les candidatures s’effectuent via le service des relations internationales de votre établissement.

    1. Montants officiels 2026-2027 par groupe de pays

    Les bourses Erasmus+ sont calculées sur la base d’un barème européen révisé régulièrement par la Commission. Chaque établissement d’envoi reçoit une enveloppe de l’Agence nationale (ici l’Agence Erasmus+ France) et distribue les bourses dans les fourchettes définies. Les montants suivants sont les fourchettes de référence pour 2026-2027 :

    Type de mobilité Groupe 1 Groupe 2 Groupe 3
    Mobilité études (SMS) 270 €/mois 220 €/mois 170 €/mois
    Mobilité stage (SMP) 420 €/mois 360 €/mois 320 €/mois
    Complément pour profil prioritaire
    (boursiers CROUS, handicap, etc.)
    +150 €/mois sur le montant de base

    Source : etudiant.gouv.fr — Bourses Erasmus+ et AMI. Les montants exacts versés dépendent de l’enveloppe disponible dans votre établissement et peuvent varier dans la fourchette indiquée par l’Agence nationale.

    Important : Les montants listés sont des valeurs de référence. Certains établissements complètent la bourse Erasmus+ avec leurs propres fonds. Vérifiez le montant précis auprès du service des relations internationales de votre université.

    2. Quels pays dans chaque groupe ?

    La répartition des pays en groupes reflète le coût de la vie local. Elle est définie par la Commission européenne et peut être révisée d’une année sur l’autre. Pour 2026-2027 :

    Groupe 1 — Coût de la vie élevé (270 €/mois études)

    Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, Islande, Irlande, Italie, Liechtenstein, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Suède.

    Groupe 2 — Coût de la vie intermédiaire (220 €/mois études)

    Chypre, Espagne, Estonie, Grèce, Lettonie, Malte, Portugal, Slovaquie, Slovénie, République tchèque.

    Groupe 3 — Coût de la vie plus bas (170 €/mois études)

    Bulgarie, Croatie, Hongrie, Lituanie, Macédoine du Nord, Pologne, Roumanie, Serbie, Turquie.

    Les pays partenaires (hors espace européen, ex : Ukraine, pays du Maghreb dans certains programmes) relèvent de règles de financement différentes. Consultez la fiche de votre établissement pour ces cas particuliers.

    Exemple concret : Un étudiant en M1 à Lyon 2 part 6 mois étudier à l’Université de Barcelone (Espagne, groupe 2). Sa bourse Erasmus+ s’élève à 220 € × 6 = 1 320 € pour le semestre. S’il est boursier CROUS, il touche en plus 150 €/mois, soit 900 € supplémentaires, pour un total Erasmus+ de 2 220 € sur 6 mois — maintenu en sus de sa bourse CROUS mensuelle.

    3. Conditions d’éligibilité pour les étudiants en master

    Pour bénéficier d’une bourse Erasmus+ en master 2026-2027, les conditions suivantes doivent être réunies :

    • Être inscrit dans un établissement détenteur d’une Charte Erasmus+ pour l’Enseignement Supérieur (ECHE). La quasi-totalité des universités françaises en dispose.
    • Nationalité ou résidence légale : être ressortissant d’un pays du programme Erasmus+ (EU, Islande, Liechtenstein, Norvège, Macédoine du Nord, Serbie, Turquie) ou avoir le statut de réfugié reconnu.
    • Durée de mobilité : entre 2 et 12 mois par cycle d’études. Pour le master (M1+M2), le cumul total de mobilités Erasmus+ ne peut dépasser 12 mois sur l’ensemble du cycle.
    • Accord bilatéral entre les établissements : votre université doit avoir signé un accord Erasmus+ avec l’université d’accueil étrangère. Renseignez-vous auprès du coordinateur Erasmus+ de votre composante.
    • Niveau linguistique requis : la plupart des universités partenaires demandent un niveau B2 dans la langue d’enseignement (OLS — Online Language Support est proposé par la Commission européenne avant et pendant la mobilité).

    Il n’existe pas de condition de ressources pour bénéficier de la bourse Erasmus+ de base. Le complément de 150 €/mois pour profils prioritaires est en revanche soumis à des critères sociaux ou de situation (bourse CROUS, handicap, situation familiale difficile).

    4. Cumul bourse Erasmus+ et bourse CROUS

    C’est une des questions les plus fréquentes des étudiants en master : puis-je cumuler ma bourse CROUS et une bourse Erasmus+ ? La réponse est oui dans les conditions suivantes :

    • Vous restez inscrit dans votre établissement français d’origine pendant toute la durée de la mobilité.
    • Votre mobilité est reconnue par votre université et validée dans le cadre de votre cursus de master (équivalence académique).
    • Votre bourse CROUS est maintenue à taux plein, sauf si le CROUS régional dont vous dépendez applique des règles spécifiques (rares mais possibles — vérifiez auprès du vôtre).

    En pratique, un boursier CROUS à l’échelon 5 (391 €/mois) qui part 6 mois en Espagne reçoit : 391 €/mois (CROUS) + 220 €/mois (Erasmus+ études groupe 2) + 150 €/mois (complément boursier) = 761 €/mois au total. C’est souvent plus que son budget mensuel en France, ce qui rend la mobilité Erasmus+ particulièrement accessible aux boursiers.

    Pour tout ce qui concerne les bourses CROUS et leur calendrier, notre guide DSE CROUS 2026-2027 : calendrier et dates clés de juillet détaille les échelons et les démarches de dépôt.

    5. Aides complémentaires : AMI, bourses régionales et Erasmus Mundus

    L’Aide à la Mobilité Internationale (AMI)

    L’AMI est une aide gouvernementale française distincte de la bourse Erasmus+, versée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur. Elle est réservée aux boursiers CROUS et s’élève à environ 400 € pour un stage ou une mobilité d’études d’au moins un mois hors Europe. Elle est cumulable avec la bourse CROUS mais généralement pas avec Erasmus+ si la mobilité est déjà financée par ce programme. Source : etudiant.gouv.fr — AMI.

    Bourses régionales de mobilité

    De nombreuses régions françaises complètent la bourse Erasmus+ avec leurs propres dispositifs. Par exemple, la Région Île-de-France, la Région Auvergne-Rhône-Alpes ou la Région Occitanie proposent des aides de 500 à 1 500 € sur dossier. Renseignez-vous auprès de votre Conseil régional ou du service des relations internationales de votre université.

    Erasmus Mundus Joint Masters (EMJM)

    Les masters Erasmus Mundus sont des diplômes internationaux cofinancés par l’Union européenne, offrant des bourses nettement plus élevées : de 1 000 € à 1 400 €/mois pour les étudiants sélectionnés sur concours mondial. La sélection est très compétitive. Les candidatures pour la rentrée 2026-2027 sont clôturées pour la plupart des programmes ; les candidatures 2027-2028 s’ouvrent généralement entre novembre et janvier.

    6. Calendrier et démarches de candidature

    Contrairement au DSE CROUS, la candidature Erasmus+ ne passe pas par une plateforme nationale centralisée. Elle s’effectue directement dans votre établissement, qui gère ses propres appels à candidatures selon ses accords bilatéraux. Voici le calendrier typique pour une mobilité en septembre 2026 :

    Période Étape
    Novembre 2025 – Janvier 2026 Appel à candidatures de la plupart des établissements français pour le semestre d’automne 2026
    Janvier – Mars 2026 Dépôt des dossiers de candidature auprès du coordinateur Erasmus+ de votre UFR ou composante
    Mars – Avril 2026 Résultats de sélection et nomination auprès de l’établissement partenaire étranger
    Avril – Juin 2026 Acceptation par l’université d’accueil, inscription administrative dans l’établissement étranger
    Juin – Juillet 2026 Signature de la convention de bourse entre l’étudiant et son établissement d’envoi
    Juillet – Août 2026 Versement du premier acompte (70-80% du total), préparation du départ
    Retour + 30 jours Remise du rapport Erasmus+ (obligatoire) et versement du solde (20-30%)

    Pour les mobilités au semestre de printemps (février 2027), les candidatures s’effectuent généralement entre septembre et octobre 2026. Notre article calendrier Erasmus+ 2026-2027 : toutes les dates de candidature centralise ces informations.

    Contenu du dossier de candidature Erasmus+

    • Lettre de motivation (en français ou dans la langue du pays d’accueil, selon les exigences de l’établissement)
    • CV académique à jour
    • Relevé de notes M1 ou L3 (selon votre niveau)
    • Justificatif de niveau linguistique (B2 minimum dans la langue d’enseignement : test OLS, DELF, TOEFL, IELTS, etc.)
    • Proposition de contrat d’études (Learning Agreement for Studies) indiquant les cours que vous comptez suivre à l’étranger
    • Formulaire de candidature interne à l’établissement

    7. Après la sélection : convention et versement

    Une fois sélectionné par votre établissement et accepté par l’université partenaire, plusieurs étapes administratives sont indispensables :

    1. Signature de la convention de subvention (Grant Agreement) : document légal entre vous et votre établissement d’envoi, précisant les montants, les dates, les conditions de retour anticipé et les obligations de rapport.
    2. Finalisation du Learning Agreement : liste définitive des cours à valider à l’étranger, signée par les deux établissements et par l’étudiant. Ce document garantit la reconnaissance des ECTS au retour.
    3. Déclaration de départ : confirmation de la date de début de la mobilité, obligatoire pour déclencher le versement.
    4. Rapport Erasmus+ en ligne (EU Survey) : à remettre dans les 30 jours suivant la fin de la mobilité. Sans ce rapport, le solde de la bourse n’est pas versé et l’établissement peut demander un remboursement partiel.

    Pour financer votre mémoire ou rapport de stage réalisé lors de votre mobilité Erasmus+, Tesify propose des outils de rédaction IA adaptés au format académique français, même depuis l’étranger.

    FAQ

    Peut-on partir en Erasmus+ en M2 après avoir déjà fait une mobilité en L3 ?

    Oui, mais le cumul total de mobilités Erasmus+ est limité à 12 mois par cycle d’études (licence, master, doctorat). Si vous avez déjà effectué 6 mois en licence, il vous reste 6 mois disponibles pour le cycle master. Les mobilités effectuées dans un cycle précédent ne sont pas décomptées sur le cycle en cours.

    La bourse Erasmus+ est-elle imposable ?

    Non, la bourse Erasmus+ n’est pas imposable en France. Elle n’est pas non plus à déclarer comme revenu dans votre déclaration fiscale. Elle n’entre donc pas dans le calcul du revenu brut global qui détermine votre échelon de bourse CROUS.

    Que se passe-t-il si je rentre plus tôt que prévu de ma mobilité Erasmus+ ?

    En cas de retour anticipé non justifié par une cause de force majeure, les jours non effectués sont déduits du montant de la bourse et le trop-perçu doit être remboursé à votre établissement. En cas de force majeure (maladie grave, décès familial, etc.), contactez immédiatement votre coordinateur Erasmus+ pour constituer un dossier justificatif.

    Est-il possible de faire un stage Erasmus+ après avoir terminé son master ?

    Oui, sous conditions. La mobilité de stage « Recent Graduate » permet à un diplômé de master de partir en stage Erasmus+ dans les 12 mois suivant l’obtention de son diplôme, à condition d’avoir été sélectionné avant la fin du cursus. Les montants sont ceux des mobilités de stage (groupe 1 : 420 €/mois, groupe 2 : 360 €/mois, groupe 3 : 320 €/mois).

    Comment savoir si mon université a un accord Erasmus+ avec l’université étrangère qui m’intéresse ?

    Consultez le service des relations internationales de votre composante (UFR, faculté, département) — et non le service central de l’université, car les accords sont souvent spécifiques à chaque composante. La liste des partenaires est généralement disponible sur l’intranet ou sur demande auprès du coordinateur Erasmus+. Si la destination souhaitée n’est pas dans la liste, il est possible de solliciter un nouvel accord, mais ce processus prend au moins un an.

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    Votre mobilité Erasmus+ implique souvent la rédaction d’un rapport de stage ou d’un mémoire. Tesify aide les étudiants français à structurer, rédiger et vérifier leurs travaux académiques selon les normes des universités françaises — depuis n’importe quel pays.

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    Pour planifier l’ensemble de vos démarches de rentrée 2026-2027, consultez notre checklist administrative de rentrée 2026-2027.

  • Calendrier Erasmus 2026-2027 : candidatures et rentrée septembre

    Calendrier Erasmus 2026-2027 : candidatures et rentrée septembre

    Calendrier Erasmus 2026-2027 : candidatures et rentrée septembre

    Partir en Erasmus+ en 2026-2027 implique de respecter un calendrier précis qui commence bien avant septembre. Pour les étudiants français, les candidatures auprès de leur université ouvrent généralement entre janvier et mars 2026. Avec un budget européen dépassant les 5 milliards d’euros pour le programme 2026, jamais les opportunités de mobilité n’ont été aussi nombreuses. Ce guide recense toutes les dates clés, les montants de bourses actualisés et les démarches pour partir en Erasmus dès septembre 2026.

    Le programme Erasmus+ finance chaque année plus de 300 000 mobilités étudiantes en Europe. En France, l’Agence Erasmus+ France Éducation Formation coordonne l’ensemble des candidatures institutionnelles. Chaque étudiant passe cependant par son université, qui dispose de ses propres accords avec les établissements partenaires. Voici comment vous y retrouver.

    En bref
    Candidature Erasmus 2026-2027 : janvier à mars 2026 auprès de votre université. Montants de bourse : 225 à 674 €/mois selon pays. Séjour minimum : 2 mois. Rentrée universitaire européenne : septembre 2026. La bourse est cumulable avec la bourse CROUS et un supplément de 250 €/mois pour les boursiers.

    1. Calendrier Erasmus+ 2026-2027 : toutes les dates

    Le calendrier Erasmus se déroule en deux niveaux : le niveau institutionnel (votre université candidature auprès de l’Agence Erasmus+) et le niveau étudiant (vous candidatez auprès de votre université). Voici le calendrier côté étudiant pour la mobilité 2026-2027 :

    Période Étape Action étudiant
    Octobre – décembre 2025 Préparation Identifier les universités partenaires, contacter le bureau international
    Janvier – mars 2026 Candidature université française Dépôt du dossier Erasmus auprès de votre bureau des relations internationales
    Février – mars 2026 Appel à propositions institutionnel Deadline projets mobilité pour établissements : 19 février 2026
    Mars – avril 2026 Sélection universitaire Notification de sélection par votre université ; entretiens éventuels
    Avril – mai 2026 Inscription université d’accueil Inscription en ligne dans l’université européenne d’accueil, dossier d’admission
    Mai – juin 2026 Préparation administrative Accord d’études (Learning Agreement), logement, visa (hors UE), EHIC
    Juin – juillet 2026 Convention de bourse Signature de la convention de bourse avec votre université française
    Septembre 2026 Départ et rentrée Arrivée dans l’université d’accueil, premier versement de bourse

    Point crucial : Chaque université française fixe ses propres dates d’ouverture et de clôture des candidatures Erasmus. Ces dates s’inscrivent dans la fenêtre janvier-mars mais peuvent varier de plusieurs semaines. Contactez impérativement le bureau des relations internationales (BRI) de votre université dès octobre 2025 pour connaître le calendrier exact.

    2. Montants des bourses Erasmus+ 2026 par groupe de pays

    Le montant de la bourse Erasmus+ varie selon le groupe de pays de destination, établi en fonction du coût de la vie dans le pays d’accueil. Voici le barème actualisé pour 2026 :

    Groupe Pays Études (€/mois) Stage (+150 €)
    Groupe 1 Irlande, Pays-Bas, Suède, Finlande, Danemark, Autriche, Islande, Liechtenstein, Luxembourg, Norvège, Royaume-Uni 348 – 674 € 498 – 824 €
    Groupe 2 Allemagne, Belgique, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Malte, Chypre, Suisse, Turquie, Macédoine du Nord 292 – 606 € 442 – 756 €
    Groupe 3 Pologne, République tchèque, Roumanie, Bulgarie, Hongrie, Slovaquie, Croatie, Serbie, Albanie, Monténégro, Moldavie… 225 – 550 € 375 – 700 €
    DROM (Outre-mer) Étudiants des DOM-TOM, toutes destinations 786 € (taux fixe) 786 €

    Suppléments et aides complémentaires

    • Aide à l’inclusion sociale : +250 €/mois pour les étudiants boursiers CROUS, en situation de handicap ou en situation de décrochage scolaire
    • Bonus transport vert : 50 à 100 € de prime unique pour les étudiants qui voyagent en train, bus ou covoiturage (hors avion)
    • Aide à la mobilité internationale (AMI) : Complément versé par l’État français pour certains profils, cumulable avec Erasmus+. Renseignez-vous auprès de votre université.

    Important : La bourse Erasmus+ est cumulable avec la bourse sur critères sociaux (CROUS). Vous continuez à percevoir votre bourse CROUS pendant votre séjour Erasmus. La bourse Erasmus est versée en deux fois : un premier versement (~70 %) au départ, le solde (~30 %) au retour sur présentation des justificatifs de présence.

    3. Conditions d’éligibilité à Erasmus+ 2026

    Pour bénéficier d’Erasmus+ 2026-2027, vous devez remplir toutes les conditions suivantes :

    • Être inscrit dans un établissement habilité : Votre université doit posséder la Charte Erasmus de l’Enseignement Supérieur (ECHE). Quasi toutes les universités françaises en sont dotées.
    • Avoir validé au moins une année d’études supérieures : Vous ne pouvez partir qu’à partir de votre 2e année de licence au minimum.
    • Avoir une moyenne suffisante : Minimum 10/20 ou équivalent. Certains établissements exigent une moyenne plus élevée (12/20 voire 13/20) pour des destinations très demandées.
    • Ne pas dépasser le quota de mois par cycle : 12 mois maximum par cycle (licence, master, doctorat), stages inclus.
    • Niveau de langue : Un niveau B1 minimum dans la langue d’enseignement de l’université d’accueil est généralement requis. Certains programmes en anglais acceptent les non-anglophones avec un niveau B2 en anglais.

    4. Procédure de candidature étape par étape

    1. Identifiez les partenariats de votre université. La liste des universités partenaires et des places disponibles par discipline est disponible auprès du Bureau des Relations Internationales (BRI). Chaque accord bilatéral précise le nombre de places, la durée et la langue d’enseignement.
    2. Constituez votre dossier. Documents généralement demandés : CV en langue étrangère, lettre de motivation, relevés de notes des deux dernières années, justificatif de niveau de langue (test OLS Erasmus ou attestation de votre établissement), lettre de recommandation d’un enseignant.
    3. Déposez votre candidature avant la deadline de votre université. Cette deadline est fixée par votre BRI (généralement entre janvier et mars 2026). Aucune dérogation n’est possible une fois la date passée.
    4. Attendez la notification de sélection. Votre université vous notifiera par email entre mars et avril 2026. En cas de sélection, vous recevrez une nomination officielle auprès de l’université d’accueil.
    5. Inscrivez-vous dans l’université d’accueil. Suite à votre nomination, l’université étrangère vous enverra un dossier d’inscription à compléter (souvent en ligne). Délai : 4 à 6 semaines après la nomination.
    6. Rédigez votre Learning Agreement (LA). Ce document liste les cours que vous suivrez à l’étranger et leur équivalent dans votre université française. Il doit être signé par vous, votre coordinateur Erasmus en France, et le responsable académique de l’université d’accueil. Pour préparer votre mémoire ou vos travaux académiques durant votre séjour, consultez notre guide sur la méthodologie de recherche et les normes APA 2026.
    7. Signez votre convention de bourse. Une convention financière est signée entre vous et votre université française. Elle précise le montant mensuel, les conditions de versement et les obligations (rapport final, justificatifs de présence).
    8. Préparez la logistique. Logement (résidences universitaires souvent réservées aux Erasmus), carte européenne d’assurance maladie (EHIC/CEAM), compte bancaire en euros si vous partez dans la zone euro, abonnement téléphonique international.

    5. Top destinations Erasmus pour les étudiants français

    Voici les destinations les plus choisies par les étudiants français pour 2026-2027, avec les critères de choix clés :

    Destination Groupe bourse Points forts Langue principale
    Espagne Groupe 2 1re destination Erasmus, vie étudiante intense, coût de vie modéré Espagnol / Anglais
    Italie Groupe 2 Patrimoine culturel, excellence académique en design/arts/sciences Italien / Anglais
    Allemagne Groupe 2 Excellence en ingénierie, économie, nombreux masters en anglais Allemand / Anglais
    Pays-Bas Groupe 1 Pays quasi 100 % anglophone, culture internationale, excellence académique Anglais
    Suède Groupe 1 Qualité de vie, innovation, masters en anglais, très nombreux échanges Erasmus Anglais / Suédois
    Pologne Groupe 3 Coût de vie très bas, universités dynamiques, Varsovie et Cracovie prisées Anglais / Polonais

    Pour en savoir plus sur les statistiques de mobilité internationale des étudiants français, consultez la carte interactive Erasmus+ publiée par Toute l’Europe, qui recense les flux par pays d’origine et de destination.

    6. La rentrée Erasmus septembre 2026 : ce qu’il faut préparer

    Voici la checklist pour une rentrée Erasmus réussie en septembre 2026 :

    • Logement : Commencez les démarches dès avril-mai. Les résidences universitaires Erasmus se réservent vite. Plateformes utiles : Uniplaces, Spotahome, et les groupes Facebook Erasmus de la ville cible.
    • Carte européenne d’assurance maladie (CEAM) : Demandez-la gratuitement sur ameli.fr. Elle vous couvre pour les soins urgents dans tous les pays de l’UE. Délai d’obtention : 2 à 3 semaines.
    • Compte bancaire ou carte internationale : Ouvrez un compte dans une banque sans frais internationaux (Revolut, Wise, N26) pour éviter les frais de change.
    • OLS (Online Linguistic Support) : Passez le test de langue Erasmus OLS dès votre sélection. Vous accéderez à des cours de langue en ligne gratuits pour préparer votre séjour.
    • Learning Agreement final : Assurez-vous que le document est signé par les trois parties avant votre départ. Sans lui, votre bourse ne peut être versée.
    • Inscription locale : Dès votre arrivée, inscrivez-vous auprès de la mairie ou du bureau des étrangers (selon le pays) et obtenez votre titre de séjour si nécessaire (hors UE).

    Lire aussi : Liste des universités Mon Master phase complémentaire juillet 2026 si vous envisagez un master en France après votre Erasmus. Pour vos travaux académiques en mobilité, consultez notre guide du plan de mémoire.

    Pour la rédaction de vos travaux académiques pendant votre mobilité, consultez notre guide sur comment citer en normes APA et comment faire une revue de littérature.

    FAQ – Erasmus+ 2026-2027

    Quand candidater à Erasmus pour 2026-2027 ?

    Pour partir en Erasmus en 2026-2027, les candidatures auprès de votre université française s’ouvrent généralement entre janvier et mars 2026. Chaque établissement fixe ses propres dates. Contactez le bureau international de votre université dès octobre 2025 pour ne pas manquer la fenêtre de candidature.

    Quel est le montant de la bourse Erasmus+ en 2026 ?

    Le montant de la bourse Erasmus+ 2026 varie de 225 à 674 €/mois selon le groupe de pays de destination. Groupe 1 (coût élevé) : 348-674 €/mois. Groupe 2 (coût moyen) : 292-606 €/mois. Groupe 3 (coût faible) : 225-550 €/mois. Les boursiers CROUS reçoivent +250 €/mois (aide inclusion sociale).

    Combien de fois peut-on partir en Erasmus ?

    Les étudiants peuvent bénéficier du programme Erasmus+ une fois par cycle d’études : une fois en licence, une fois en master, une fois en doctorat. La durée maximale est de 12 mois par cycle (études + stages cumulés).

    Quelles sont les conditions pour partir en Erasmus 2026 ?

    Pour bénéficier d’Erasmus+ 2026, il faut être inscrit dans un établissement habilité (ECHE), avoir validé au minimum une année d’études supérieures, obtenir une moyenne minimale de 10/20, et avoir un niveau B1 en langue d’enseignement. La sélection est faite par votre université sur dossier.

    La bourse Erasmus est-elle cumulable avec une bourse CROUS ?

    Oui, la bourse Erasmus+ est cumulable avec la bourse sur critères sociaux (CROUS). De plus, les boursiers CROUS bénéficient d’un supplément mensuel de 250 € sur leur bourse Erasmus+ (aide à l’inclusion sociale). C’est donc très avantageux pour les boursiers.

    Sources : Agence Erasmus+ France, Wizbii – montants Erasmus 2026, etudiant.gouv.fr, Hodea.

  • Étudiants Étrangers en France 2026 : Statistiques, Origines et Tendances

    Étudiants Étrangers en France 2026 : Statistiques, Origines et Tendances

    Étudiants Étrangers en France 2026 : Statistiques, Origines et Tendances

    La France compte parmi les cinq premières destinations mondiales pour les étudiants étrangers, et les chiffres 2026 confirment cette attractivité. Selon les données du MESRI et de Campus France, 329 100 étudiants étrangers en mobilité internationale étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français en 2024-2025, représentant 12 % de l’ensemble des effectifs. Ce chiffre marque une progression de +13 % par rapport à 2019-2020 et de +38 % sur la dernière décennie — une croissance qui remodèle profondément la sociologie des campus français.

    Résultat clé : 329 100 étudiants étrangers en mobilité internationale en France en 2024-2025 (+3 % en un an, +38 % en dix ans). Le Maroc, l’Algérie et la Chine restent les trois premiers pays d’origine. L’Afrique subsaharienne constitue la zone à la plus forte croissance (+34 % en cinq ans). La France est le 4e pays d’accueil au monde pour les étudiants en mobilité internationale.

    1. Chiffres globaux 2026

    Les effectifs d’étudiants étrangers en mobilité internationale suivent une trajectoire de croissance régulière depuis 2013, interrompue brièvement par la crise COVID en 2020-2021. En 2024-2025, les niveaux ont non seulement retrouvé mais dépassé ceux d’avant la pandémie.

    Indicateur Valeur 2024-2025 Évolution
    Effectifs totaux (mobilité internationale) 329 100 +3 % (1 an)
    Part dans les effectifs du supérieur 12 % stable
    Progression sur 5 ans +17 %
    Progression sur 10 ans +38 %
    Effectifs via Campus France (tous statuts) ~445 000 +3 %

    La différence entre les 329 100 en mobilité internationale (au sens MESRI) et les ~445 000 de Campus France tient à la définition retenue. Campus France inclut les étudiants étrangers résidents (binationaux, enfants d’immigrés) en plus des étudiants en mobilité pure.

    2. Pays d’origine : classement détaillé

    La géographie des étudiants étrangers en France reflète des liens historiques, linguistiques et diplomatiques. Les pays francophones d’Afrique du Nord constituent le premier bloc d’origine :

    Rang Pays d’origine Effectif estimé Tendance 5 ans
    1 Maroc ~50 000 +12 %
    2 Algérie ~35 000 +8 %
    3 Chine ~25 000 -5 %
    4 Sénégal ~18 000 +22 %
    5 Tunisie ~16 000 +10 %
    6 Cameroun ~15 000 +28 %
    7 Côte d’Ivoire ~13 000 +31 %
    8 Italie ~12 000 +15 %

    Deux tendances se distinguent : la Chine, historiquement 3e pays d’origine, voit ses effectifs baisser (-5 % en cinq ans) au profit d’autres destinations asiatiques (Canada, Royaume-Uni, Australie), tandis que les pays d’Afrique subsaharienne connaissent des croissances à deux chiffres.

    3. Dynamiques par zone géographique

    Le MESRI analyse les flux d’étudiants étrangers par grande zone d’origine. Les contrastes entre zones sont frappants :

    Zone d’origine Part des effectifs Croissance sur 5 ans
    Afrique du Nord ~35 % +10 %
    Afrique subsaharienne ~20 % +34 %
    Asie-Pacifique ~18 % +5 %
    Europe (hors UE) ~8 % +12 %
    Union européenne ~12 % +8 %
    Amériques ~5 % +18 %
    Moyen-Orient ~2 % +20 %

    L’Afrique subsaharienne constitue le dynamisme le plus remarquable : une croissance de +34 % en cinq ans, soit le double de la croissance moyenne. Ce flux est porté par l’expansion des classes moyennes africaines, la francophonie partagée et les accords Campus France déployés dans une quinzaine de pays.

    4. Disciplines et niveaux d’études

    Les étudiants étrangers se concentrent dans certaines disciplines et niveaux d’études qui correspondent à la fois à l’attractivité des formations françaises et aux besoins de leurs pays d’origine :

    • Sciences fondamentales et santé : 43 % des inscrits étrangers, attirés par la qualité de la recherche française et les formations en médecine, pharmacie et ingénierie biomédicale.
    • Écoles de commerce et gestion : Second domaine de concentration, en forte croissance. Les grandes écoles de commerce françaises attirent massivement des étudiants africains et asiatiques pour leurs doubles diplômes et leur réseau international.
    • Lettres, langues et sciences humaines : Troisième pôle, historiquement lié à la francophonie culturelle et aux formations en langue française.

    En termes de niveau d’études, les étudiants étrangers sont sur-représentés en master et doctorat :

    • Doctorat : 43 % des doctorants en France sont étrangers, ce qui fait de la France un hub de recherche internationale de premier plan.
    • Master : ~20 % des inscrits en master sont étrangers, avec une forte concentration dans les masters recherche et professionnels sélectifs.
    • Licence : Les étudiants étrangers représentent environ 8 % des inscrits en licence, un taux inférieur car l’accès en L1 nécessite la maîtrise du français et une équivalence de baccalauréat.

    5. Répartition géographique en France

    L’attractivité des étudiants étrangers est fortement concentrée géographiquement. L’Île-de-France capte à elle seule près de 46 % des effectifs internationaux :

    Région Effectifs étrangers Part du total
    Île-de-France ~150 000 ~46 %
    Auvergne-Rhône-Alpes ~35 000 ~11 %
    Occitanie ~25 000 ~8 %
    Nouvelle-Aquitaine ~22 000 ~7 %
    PACA ~20 000 ~6 %
    Autres régions ~77 000 ~23 %

    Cette concentration parisienne s’explique par la densité d’établissements d’excellence (Sorbonne, Sciences Po, HEC, Polytechnique, CentraleSupélec), le dynamisme économique de la région et l’image internationale de Paris comme capitale culturelle et intellectuelle.

    6. Attractivité de la France vs ses concurrents

    En termes de mobilité internationale, la France se classe au 4e rang mondial derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie. Plusieurs facteurs maintiennent son attractivité :

    • Frais de scolarité faibles : Les droits d’inscription en université (environ 170 € en licence) sont parmi les plus bas d’Europe, malgré la hausse différentielle pour les étudiants hors UE introduite en 2019 (2 770 € en licence, 3 770 € en master).
    • Qualité académique : La France compte 33 établissements dans le Top 500 mondial (QS 2026), dont plusieurs dans le Top 100 pour les sciences.
    • Diplomatie éducative : Le réseau Campus France dans 45 pays et les accords bilatéraux facilitent les démarches des candidats étrangers.
    • Langue française : Avec 320 millions de locuteurs dans le monde, le français constitue un vecteur naturel d’attractivité, particulièrement en Afrique subsaharienne.

    Pour les étudiants étrangers rédigeant leur mémoire de master en France, la maîtrise de la méthodologie académique française est un défi majeur. Les données sur le taux de réussite aux mémoires par discipline illustrent l’importance d’un accompagnement adapté. Voir aussi l’article sur l’IA dans l’enseignement supérieur français pour comprendre comment ces étudiants utilisent les outils numériques.

    7. Méthodologie des données

    Les données sur les étudiants étrangers en France sont produites par le SIES (Système d’Information et d’Études Statistiques) du MESRI. Elles reposent sur les inscriptions pédagogiques dans l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur français, croisées avec les nationalités déclarées. La distinction entre « mobilité internationale » (étudiant venu en France pour y étudier) et « étudiant étranger résident » (ayant sa résidence principale en France) est appliquée selon les critères Eurostat.

    Les chiffres Campus France incluent une périmètre plus large (tous statuts), d’où un total de ~445 000 supérieur aux 329 100 du MESRI. Les deux sources sont complémentaires et non contradictoires.

    Sources officielles : MESRI — Effectifs étudiants étrangers 2024-2025 | Campus France.

    FAQ — Étudiants étrangers France 2026

    Combien y a-t-il d’étudiants étrangers en France en 2026 ?

    En 2024-2025, on dénombre 329 100 étudiants étrangers en mobilité internationale dans l’enseignement supérieur français selon le MESRI, représentant 12 % des effectifs totaux. Campus France recense environ 445 000 étudiants étrangers tous statuts confondus.

    Quel est le premier pays d’origine des étudiants étrangers en France ?

    Le Maroc est le premier pays d’origine des étudiants étrangers en mobilité internationale en France, suivi de l’Algérie et de la Chine. Le trio de tête est dominé par des pays francophones ou à fort lien historique avec la France.

    Les effectifs d’étudiants étrangers augmentent-ils en France ?

    Oui. En 2024-2025, la progression est de +3 % en un an et de +38 % sur dix ans. L’Afrique subsaharienne représente la zone à la croissance la plus forte (+34 % en cinq ans). La France reste l’une des destinations mondiales les plus attractives pour la mobilité étudiante.

    Dans quelles disciplines les étudiants étrangers s’inscrivent-ils le plus ?

    Les sciences fondamentales et la santé concentrent 43 % des inscrits étrangers, suivies des écoles de commerce et de gestion, puis des lettres, langues et sciences humaines. En doctorat, 43 % des doctorants français sont de nationalité étrangère.

    La hausse des frais pour les étudiants hors UE a-t-elle réduit leur nombre ?

    Non. Malgré la hausse différentielle des droits d’inscription introduite en 2019 (2 770 € en licence et 3 770 € en master pour les étudiants hors UE), les effectifs d’étudiants étrangers ont continué d’augmenter, attestant que la demande reste forte et que les frais restent compétitifs par rapport au Royaume-Uni ou aux États-Unis.

    Où sont concentrés les étudiants étrangers en France ?

    L’Île-de-France capte environ 46 % des effectifs (environ 150 000 étudiants étrangers), suivie d’Auvergne-Rhône-Alpes (~11 %) et d’Occitanie (~8 %). Paris concentre à elle seule une part significative grâce à la densité d’établissements d’excellence et à son rayonnement international.

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