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  • Évaluer une action de prévention dans un mémoire : la masterclass RE-AIM (2026)

    Évaluer une action de prévention dans un mémoire : la masterclass RE-AIM (2026)

    Vous avez organisé une action : un atelier d’éducation thérapeutique, une campagne de dépistage, une intervention en classe, un programme d’activité physique adaptée. Votre mémoire doit maintenant l’évaluer.

    Dans l’immense majorité des cas, l’évaluation se réduit à une chose : un questionnaire de satisfaction distribué à la fin, dont on rapporte que les participants étaient contents. Ce n’est pas faux. C’est simplement la plus petite partie de ce qu’il fallait mesurer — et elle porte sur les seules personnes qui étaient là.

    Le cadre qui complète la question

    RE-AIM tient dans un acronyme dont chaque lettre est une dimension : Reach, Effectiveness, Adoption, Implementation, and Maintenance — portée, efficacité, adoption, mise en œuvre et maintien. Le cadre pose que ces éléments « déterminent ensemble l’impact en santé publique ».

    Le mot important est « ensemble ». Une action très efficace sur ceux qui la suivent, mais qui n’atteint que les personnes déjà convaincues, a un impact faible. Une action largement adoptée mais appliquée de façon dégradée n’a pas l’effet qu’on lui prête. Aucune dimension isolée ne dit l’impact.

    Depuis l’article original de 1999, environ 700 publications s’en réclament, dans des champs aussi variés que le vieillissement, le dépistage des cancers, l’activité physique et les maladies chroniques. Sa vocation, telle que ses auteurs la formulent, est d’inciter à prêter attention à des éléments essentiels du programme, dont la validité externe — c’est-à-dire la capacité de ce qui a marché ici à fonctionner ailleurs.

    C’est exactement le reproche qu’un jury adresse à un mémoire d’évaluation : « et en dehors de votre service, cela tiendrait-il ? »

    Les cinq dimensions, et ce que chacune exige

    Cinq dimensions successives par lesquelles se mesure la portée réelle d'une action
    À chaque étage, une partie de l’effet se perd — et c’est cette perte qu’il faut documenter.

    Portée

    Combien de personnes l’action a-t-elle touchées, et lesquelles ? Il faut donc un dénominateur : la population que vous visiez. Sans lui, « quarante participants » ne veut rien dire ; avec lui, « quarante participants sur les deux cent dix patients éligibles » devient un résultat.

    C’est ici que se pose la question la plus féconde et la plus évitée : qui n’est pas venu ? Comparer le profil des participants à celui de la population visée révèle presque toujours un biais de recrutement — et ce biais est souvent le résultat le plus intéressant du mémoire.

    Efficacité

    Quel effet sur les résultats visés, y compris les effets non désirés ? C’est la seule dimension que les mémoires traitent spontanément. Elle exige un indicateur défini à l’avance, pas une impression recueillie après coup.

    Adoption

    Combien de professionnels, de services ou de structures ont accepté de mettre en œuvre l’action, et lesquels ? Attention à ne pas confondre avec la portée : la portée concerne les bénéficiaires, l’adoption concerne les acteurs qui délivrent l’action. Un mémoire qui les mélange rend ses deux résultats inexploitables.

    Mise en œuvre

    L’action a-t-elle été menée comme prévu ? Combien de séances effectivement tenues sur celles programmées, avec quels écarts, quelles adaptations, quels moyens réels. C’est la dimension qui explique le plus souvent une efficacité décevante : ce n’est pas l’action qui n’a pas marché, c’est une version dégradée de l’action qui a été délivrée.

    Maintien

    Que reste-t-il après ? À deux niveaux : chez les personnes — l’effet persiste-t-il — et dans l’organisation — l’action a-t-elle été intégrée aux pratiques ou s’est-elle arrêtée avec votre stage ? Un mémoire honnête écrit que le dispositif s’est interrompu à son départ, et en fait un objet d’analyse.

    La question que le cadre force à poser

    La population visée comparée à la population effectivement touchée par une action
    Ceux qui sont venus ne ressemblent presque jamais à ceux qu’on visait.

    Si vous ne deviez retenir qu’une chose : votre évaluation doit décrire ceux que l’action n’a pas atteints.

    Une action de prévention touche préférentiellement les personnes déjà sensibilisées, disponibles, mobiles, à l’aise avec l’écrit ou avec l’institution. Documenter cet écart transforme un compte rendu d’atelier en analyse de santé publique, et il se documente avec des données que vous avez déjà : la liste des personnes éligibles et celle des participants.

    C’est aussi ce qui donne à votre discussion sa conclusion la plus utile — non pas « l’action a été appréciée », mais « l’action, sous cette forme, ne touche pas le public qui en aurait le plus besoin, et voici pourquoi ».

    Comment en faire le plan de votre mémoire

    La grande économie du cadre est qu’il fournit directement l’ossature de votre partie résultats : une sous-partie par dimension retenue, dans l’ordre de l’acronyme.

    1. Choisissez les dimensions traitables. Un mémoire de quelques mois ne peut pas mesurer sérieusement le maintien à un an. Retenez-en trois, dites pourquoi, et signalez les autres comme non couvertes plutôt que de les survoler.
    2. Définissez un indicateur par dimension, avant l’action. Rétrospectivement, il est presque toujours trop tard : le dénominateur de la portée, en particulier, ne se reconstitue pas après coup.
    3. Identifiez les données déjà existantes. Feuilles de présence, plannings, comptes rendus de réunion, listes d’éligibles : l’essentiel de ce qu’exige RE-AIM se trouve dans des documents de service, pas dans un questionnaire supplémentaire.
    4. Restituez dimension par dimension, puis concluez sur leur articulation. C’est cette dernière étape — montrer comment une portée étroite limite un effet pourtant réel — qui distingue une évaluation d’un bilan d’activité.

    Pour le recueil qualitatif qui accompagne souvent ces mesures, voyez le guide de l’entretien semi-directif et l’analyse thématique. Pour la déclaration de méthode attendue selon votre design, la grille de rédaction correspondante vous dira quoi documenter.

    Ouvrez votre mémoire dans Tesify et construisez votre partie résultats dimension par dimension — la structure tient, chaque phrase reste écrite par vous.

    Deux cadres, deux questions différentes

    Une confusion fréquente mérite d’être levée. RE-AIM répond à « qu’est-ce que cette action a produit, et jusqu’où ? ». Il ne répond pas à « pourquoi cela s’est-il passé ainsi ? ».

    Si votre question porte sur les freins organisationnels — pourquoi un dispositif valide ne s’installe pas dans un service —, c’est un cadre d’analyse de l’implémentation qu’il vous faut, comme le cadre CFIR pour un mémoire professionnel. Les deux se combinent très bien : l’un chiffre la portée, l’autre en explique les limites.

    Et si vous hésitez encore sur le modèle à retenir, le critère décisif reste le même : privilégiez celui qui vient avec des définitions et des outils publiés, comme l’explique choisir un modèle théorique qui vient avec son instrument.

    Questions fréquentes

    Faut-il mesurer les cinq dimensions ?

    Non, et c’est même déconseillé dans un mémoire. Traitez-en deux ou trois avec des indicateurs sérieux, et déclarez les autres comme hors du périmètre de votre travail. Une couverture partielle assumée vaut mieux qu’une couverture complète superficielle.

    Mon action n’a touché que douze personnes. Est-ce exploitable ?

    Oui, à condition de rapporter ce nombre à une population visée. Douze participants sur quinze éligibles est un excellent résultat de portée ; douze sur trois cents en est un autre, tout aussi analysable, mais qui appelle une discussion différente.

    Peut-on appliquer ce cadre hors du champ de la santé ?

    Oui. Il a été conçu pour la santé publique mais ses dimensions valent pour toute action collective : dispositif éducatif, action sociale, programme de formation. Justifiez simplement la transposition en une phrase.

    Comment mesurer le maintien en quelques mois ?

    Vous ne mesurerez pas un maintien à long terme. Ce que vous pouvez documenter, c’est l’existence ou l’absence d’un dispositif de pérennisation : l’action est-elle inscrite au projet de service, un référent a-t-il été désigné, un budget prévu. C’est un indicateur de maintien organisationnel, et il est honnête.

    Faut-il un groupe témoin ?

    Ce n’est ni exigé ni réaliste dans la plupart des mémoires. En son absence, votre efficacité est mesurée avant-après sans comparaison, ce qui doit être dit clairement dans les limites : vous décrivez une évolution, vous n’établissez pas qu’elle est due à l’action.

    Où citer le cadre dans le mémoire ?

    Dans la méthode, en annonçant les dimensions retenues et les indicateurs correspondants ; puis en bibliographie, avec l’article fondateur de 1999. Les intitulés de vos résultats doivent reprendre les dimensions, pour que le lecteur suive sans effort.

    Que faire si les données de portée n’existent pas ?

    Reconstituez le dénominateur le plus défendable à partir des documents disponibles — file active du service, effectif de la classe, population du territoire — et dites explicitement comment vous l’avez établi. Un dénominateur approximatif mais documenté vaut infiniment mieux qu’un effectif de participants présenté seul.

    L’action que j’évalue est la mienne : est-ce recevable ?

    C’est le cas le plus fréquent en mémoire professionnel, et c’est recevable à une condition : nommer le conflit de position. Vous êtes à la fois concepteur, animateur et évaluateur, ce qui affecte la façon dont les participants vous répondent et la sévérité de votre propre regard. Dites-le dans la méthode, et privilégiez pour l’efficacité des indicateurs objectivables plutôt que déclaratifs — un taux de participation se discute moins qu’une satisfaction exprimée devant l’animateur.

    Évaluer, ce n’est pas demander si les gens étaient contents. Rédigez votre mémoire d’évaluation avec Tesify.

  • Quel ministère délivre votre diplôme ? Pourquoi les règles ne sont pas les mêmes (2026)

    Quel ministère délivre votre diplôme ? Pourquoi les règles ne sont pas les mêmes (2026)

    En France, un diplôme n’est pas délivré par « l’État » en général : il l’est par un ministère précis, ou par une profession. Le ministère chargé de l’agriculture, celui chargé des sports, celui du travail, celui de la culture, celui de la justice et celui de l’enseignement supérieur délivrent chacun des diplômes selon des logiques différentes — et c’est de là que vient l’écart déroutant entre ce qu’on demande à votre voisin de promotion et ce qu’on vous demande à vous.

    Cette question paraît administrative. Elle est en réalité la plus utile à se poser en début de formation, parce qu’elle détermine trois choses d’un coup : où trouver la règle, ce que vous devez rendre, et devant qui vous le défendrez.

    Pourquoi cette question vaut la peine

    Prenons deux personnes qui disent toutes les deux « je prépare un diplôme d’État de niveau 7 » et qui rendent toutes les deux un travail écrit.

    La première prépare un CAFDES. Son écrit fait 60 pages avec une tolérance de 15 %, hors bibliographie et annexes. La seconde prépare un DEIS. Son écrit fait 90 à 120 pages — et elle doit en outre produire un rapport collectif et un article individuel évalué en double correction anonyme. Même niveau, même secteur, même année : deux charges de travail sans commune mesure, parce que ce sont deux textes différents.

    Le mécanisme est général. La question « quel ministère ? » est celle qui range tout le reste.

    Six autorités, six logiques

    Autorité Exemples de diplômes Logique dominante Où se trouve la règle
    Enseignement supérieur Licence, master, doctorat, BUT, DES de médecine Crédits ECTS, semestres, compensation Arrêtés nationaux + règlement des études de l’établissement
    Travail Titre professionnel Mise en situation professionnelle observée Arrêté du 22 décembre 2015 + référentiel du certificateur
    Sports et jeunesse BPJEPS, DEJEPS, DESJEPS Unités capitalisables acquises définitivement Code du sport + arrêté de votre mention
    Agriculture BP REA, BTSA, diplômes d’ingénieur et vétérinaire Unités capitalisables évaluées en situation Arrêtés du ministère + référentiels DGER
    Culture Diplôme d’État d’architecte, HMONP, DNSEP Épreuves à crédits non compensables Arrêtés spécifiques + règlement de l’école
    Justice Diplôme d’études supérieures de notariat Périodes de formation + stage + soutenance Arrêté du 5 juillet 2023
    Professions (hors ministère) DEC, mémoire d’actuariat Jury de la profession, admission au tableau Arrêtés spécifiques ou recommandations de l’ordre

    Notez la dernière ligne : pour l’expertise comptable et l’actuariat, l’instance qui valide n’est pas un ministère mais la profession elle-même. C’est ce qui explique que ces deux filières publient des cahiers des charges beaucoup plus précis que la moyenne — un ordre professionnel a intérêt à standardiser ce qu’il évalue.

    Plusieurs piles de dossiers séparées sur un bureau administratif
    Chaque autorité a ses textes, son vocabulaire et sa logique d’évaluation. Rien n’est transposable d’une pile à l’autre.

    Trois logiques d’évaluation, et ce qu’elles changent pour vous

    Au-delà des noms, il n’existe que trois grandes mécaniques. Savoir laquelle vous concerne vaut mieux que n’importe quel conseil de rédaction.

    1. La compensation

    Une moyenne rachète une faiblesse. C’est la logique universitaire classique, et celle du DEIS où l’écrit compte coefficient 3 et la soutenance coefficient 2 pour un seuil global. Stratégie : répartir l’effort, sécuriser la moyenne.

    2. Le seuil non compensable

    Une épreuve verrouille le diplôme, quelle que soit la performance ailleurs. Le mémoire du DEC est éliminatoire en dessous de 10 sur 20 — alors que les deux écrits du même diplôme n’éliminent qu’en dessous de 6. En architecture, le mémoire vaut 8 crédits et la soutenance du projet de fin d’études 10, tous non compensables. Stratégie : sécuriser le minimum sur l’épreuve verrou avant de viser l’excellence ailleurs.

    3. La capitalisation

    Chaque unité s’obtient séparément et reste acquise. En Jeunesse et Sports, les unités capitalisables sont acquises à titre définitif, et le diplôme est délivré dès que vous les possédez toutes, quel que soit leur mode d’acquisition. Le BP REA fonctionne de même, chaque unité correspondant à une capacité du référentiel. Stratégie : avancer unité par unité ; un échec ne coûte que cette unité, et une interruption ne détruit rien.

    La troisième logique est de loin la plus favorable à un adulte qui se forme en travaillant — et c’est précisément celle qu’on trouve dans les ministères que personne ne pense à consulter.

    Le vocabulaire ne vous aidera pas

    Un piège traverse tout ce paysage : le même mot ne désigne pas la même chose selon l’autorité.

    • « PFE » désigne en école d’ingénieur un travail écrit de résolution d’un problème technique, et en école d’architecture un projet architectural ou urbain accompagné d’un rapport de présentation. Deux exercices sans rapport.
    • « Mémoire » désigne tantôt un travail de recherche, tantôt un écrit professionnel, tantôt un portfolio — la maquette du DES de médecine générale définit le mémoire comme « le portfolio complet des 3 phases ».
    • Et parfois le mot n’existe pas : l’arrêté qui organise la HMONP n’emploie jamais le terme « mémoire ». Il demande au candidat de présenter « tous les éléments nécessaires à sa démonstration ».

    C’est pour cette raison que chercher « comment rédiger un mémoire » ne mène nulle part tant qu’on n’a pas identifié son autorité de rattachement. Notre comparatif des travaux de fin d’études aide à nommer votre livrable, et notre annuaire des textes officiels indique à quel niveau chercher la règle une fois qu’il est nommé.

    Bureau avec ordinateur portable et documents administratifs consultés
    Chercher « combien de pages » avant d’avoir identifié son autorité de rattachement fait perdre des heures.

    Le point le plus dangereux : ces textes changent, et le web ne suit pas

    En préparant les guides de ce site sur une quinzaine de diplômes professionnels, un constat s’est imposé : presque tous ont été réécrits ces quatre dernières années, et dans presque tous les cas les premiers résultats de recherche décrivent encore le régime précédent.

    Diplôme Texte en vigueur Ce que décrit encore l’essentiel du web
    CAFDES Décret et arrêté du 27 août 2022 L’architecture antérieure à 2022
    Notariat Arrêté du 5 juillet 2023 L’arrêté du 28 avril 2008, abrogé
    DEIS Arrêté de 2006 modifié le 17 juin 2024 Le texte de 2006
    DEC Arrêté de 2019 modifié le 23 avril 2026 Le texte de 2019
    BUT Annexe 1 de l’arrêté du 15 avril 2022 Le texte de mai 2021

    Deux de ces réformes ont même changé le nom du diplôme : le diplôme supérieur de notariat est devenu le diplôme d’études supérieures de notariat, et le BP « responsable d’exploitation agricole » est devenu le BP « responsable d’entreprise agricole ». Conséquence désagréable : chercher l’ancien nom renvoie vers des pages abondantes et périmées, et ne fait pas remonter les pages à jour.

    La règle de sécurité tient en une phrase : trouvez le texte, regardez sa date, et vérifiez s’il a été modifié. Sur Légifrance, la version consolidée porte cette information.

    Les quatre questions à poser en début de formation

    1. Quelle autorité délivre mon diplôme ? Un ministère — lequel — ou une profession.
    2. Quel est le texte de référence, et de quand date sa dernière modification ?
    3. Quelle mécanique d’évaluation s’applique ? Compensation, seuil non compensable, ou capitalisation.
    4. Qui siège au jury ? La réponse dit ce qui sera vérifié — notre comparatif des jurys et de leurs seuils détaille huit compositions.

    Ces quatre réponses tiennent sur une demi-page et se demandent au secrétariat pédagogique. Elles vous éviteront l’erreur la plus coûteuse de toutes : appliquer les codes d’une autorité à un diplôme qui relève d’une autre.

    Ce que Tesify ne fait pas

    • Tesify ne détermine pas votre autorité de rattachement ni ne récupère votre règlement : ces informations viennent de votre établissement.
    • Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Et dans la plupart des filières décrites ici, le jury comprend des praticiens qui vérifient en direct.
    • Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.

    Ce que l’outil fait, une fois le cadre identifié : construire un plan conforme aux attendus de votre livrable, tenir le registre correspondant — académique, professionnel ou technique — et vérifier que chaque exigence de votre référentiel trouve une réponse identifiable dans le texte.

    Cadrez votre travail avec Tesify — après avoir identifié qui délivre votre diplôme.

    FAQ — L’autorité qui délivre votre diplôme

    Pourquoi les règles diffèrent-elles autant d’un diplôme à l’autre ?

    Parce que les diplômes ne sont pas délivrés par la même autorité. Les ministères chargés de l’enseignement supérieur, du travail, des sports, de l’agriculture, de la culture et de la justice délivrent chacun des diplômes selon des logiques d’évaluation distinctes, et certaines certifications relèvent d’une profession plutôt que d’un ministère.

    Quelles sont les grandes mécaniques d’évaluation ?

    Trois. La compensation, où une moyenne rachète une faiblesse. Le seuil non compensable, où une épreuve verrouille le diplôme indépendamment du reste. Et la capitalisation, où chaque unité s’obtient séparément et reste acquise. Identifier la sienne oriente toute la stratégie de préparation.

    Deux diplômes de même niveau demandent-ils le même travail ?

    Pas nécessairement. Le CAFDES et le DEIS sont tous deux des diplômes d’État de niveau 7 du travail social : le premier demande un mémoire de 60 pages avec une tolérance de 15 %, le second un mémoire de 90 à 120 pages plus deux autres écrits certifiants. Le niveau ne dit rien de la charge d’écriture.

    Pourquoi le même mot désigne-t-il des travaux différents ?

    Parce que le vocabulaire n’est pas normalisé entre autorités. « PFE » désigne un travail écrit en école d’ingénieur et un projet architectural accompagné d’un rapport en école d’architecture. « Mémoire » peut désigner un travail de recherche, un écrit professionnel ou un portfolio. Certains textes, comme celui de la HMONP, n’emploient même pas le mot.

    Comment vérifier que je lis un texte à jour ?

    En consultant la version consolidée sur Légifrance, qui indique les modifications successives. Plusieurs diplômes professionnels ont été réécrits entre 2022 et 2026, et deux ont changé de nom à cette occasion, si bien que les pages les mieux référencées décrivent souvent un régime abrogé.

    Quelles questions poser en début de formation ?

    Quelle autorité délivre le diplôme, quel est le texte de référence et sa date de dernière modification, quelle mécanique d’évaluation s’applique, et qui siège au jury. Ces quatre réponses se demandent au secrétariat pédagogique et évitent l’erreur la plus coûteuse : appliquer les codes d’une autorité à un diplôme qui relève d’une autre.