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  • Campus France : Guide Complet pour Étudiants 2026

    Campus France : Guide Complet pour Étudiants 2026

    Campus France : Guide Complet pour Étudiants 2026

    Vous envisagez d’étudier en France et vous cherchez à comprendre le rôle de Campus France dans votre candidature ? Vous êtes au bon endroit. Chaque année, plus de 380 000 étudiants étrangers choisissent la France pour leurs études supérieures, faisant du pays la 7e destination mondiale pour les étudiants internationaux. Campus France est l’agence officielle qui orchestre ce processus — de la découverte des formations jusqu’à l’obtention du visa.

    Ce guide complet 2026 vous explique tout : comment fonctionne la procédure CEF, quels pays sont concernés, les délais à respecter, les bourses disponibles et les erreurs à éviter. Que vous postuliez depuis le Maroc, la Tunisie, le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou tout autre pays partenaire, ce guide est fait pour vous.

    En résumé : Campus France est l’agence française officielle qui gère les candidatures des étudiants étrangers souhaitant étudier en France. La procédure CEF (Centres pour les Études en France) est obligatoire dans 42 pays. Il faut commencer les démarches 4 à 6 mois avant la rentrée souhaitée.

    Qu’est-ce que Campus France ?

    Campus France est l’agence française pour la promotion de l’enseignement supérieur, l’accueil et la mobilité internationale. Créée en 2012 sous tutelle du Ministère des Affaires Étrangères et du Ministère de l’Enseignement Supérieur, elle remplace l’ancienne structure Egide et l’association EduFrance.

    Ses missions principales sont :

    • Promouvoir l’enseignement supérieur français à l’étranger
    • Accueillir les étudiants étrangers et faciliter leur intégration
    • Gérer les bourses du gouvernement français
    • Instruire les dossiers de candidature via la procédure CEF
    • Mettre en relation étudiants et établissements français

    En 2026, Campus France dispose d’un réseau de 240 espaces dans 120 pays, dont des bureaux dans les ambassades et consulats français. La plateforme en ligne etudiant.campusfrance.org centralise toutes les démarches.

    Campus France vs les candidatures directes

    Il existe deux voies pour postuler en France selon votre situation :

    • Procédure CEF (obligatoire dans 42 pays) : tout passe par Campus France avant le visa
    • Candidature directe (autres pays) : vous postulez directement auprès des établissements, mais Campus France reste une ressource utile

    La procédure CEF : étapes détaillées

    La procédure CEF (Centres pour les Études en France) est le parcours officiel de candidature pour les étudiants des pays concernés. Voici les 7 étapes à suivre :

    Étape 1 : Créer son dossier en ligne (octobre – janvier)

    Rendez-vous sur etudiant.campusfrance.org pour créer votre compte. Vous devrez renseigner vos informations personnelles, vos diplômes, votre niveau de langue française et vos motivations.

    Étape 2 : Constituer le dossier académique

    Documents requis :

    • Relevés de notes des 3 dernières années (certifiés conformes)
    • Diplômes obtenus (originaux et copies)
    • Justificatif de niveau de français (TCF, DELF, DALF ou équivalent)
    • Curriculum vitae académique
    • Lettre de motivation (ou Statement of Purpose pour les masters anglophones)
    • Lettres de recommandation (selon les formations)
    • Passeport en cours de validité

    Étape 3 : Choisir ses formations (3 à 12 vœux)

    La plateforme vous permet de choisir entre 3 et 12 formations dans des établissements partenaires. Il est conseillé de :

    • Diversifier les types d’établissements (universités, grandes écoles, IAE)
    • Varier les niveaux de sélectivité
    • Prioriser les formations accréditées (AACSB, EQUIS, AMBA pour le management)

    Étape 4 : Passer l’entretien Campus France

    Dans la plupart des pays CEF, un entretien de 20 à 30 minutes est obligatoire. Il se déroule en français ou en anglais selon les pays, et porte sur :

    • Votre parcours académique
    • Votre projet professionnel
    • Votre connaissance de la France et des formations choisies
    • Votre niveau de langue

    Étape 5 : Recevoir l’avis Campus France

    Campus France émet un avis favorable ou défavorable. Attention : un avis favorable n’est pas une admission — c’est une validation de votre dossier pour la demande de visa. Les établissements décident eux-mêmes des admissions.

    Étape 6 : Recevoir les réponses des établissements

    Les délais varient selon les établissements (2 semaines à 3 mois). Pour les masters les plus sélectifs à Sciences Po, HEC ou Polytechnique, les délais peuvent être plus longs.

    Étape 7 : Demander le visa étudiant

    Une fois admis, vous déposez votre demande de visa long séjour étudiant (VLS-TS) au consulat avec le dossier Campus France validé. Le délai de traitement est de 15 à 30 jours ouvrés.

    Quels pays sont concernés ?

    En 2026, la procédure CEF est obligatoire dans 42 pays, principalement en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient. Voici les principaux :

    Région Pays concernés (exemples)
    Afrique du Nord Maroc, Tunisie, Algérie, Égypte
    Afrique subsaharienne Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Mali, Bénin, Gabon
    Asie Vietnam, Chine, Inde, Indonésie, Corée du Sud, Japon
    Moyen-Orient Liban, Jordanie, Turquie, Iran
    Amérique latine Brésil, Mexique, Colombie, Argentine

    Pour les étudiants des pays non-CEF (Europe, USA, Canada…), la procédure est simplifiée : vous candidatez directement auprès des établissements, puis demandez le visa.

    Délais et calendrier 2026

    Le respect des délais est crucial. Voici le calendrier type pour une rentrée en septembre 2026 :

    Période Action à effectuer
    Octobre – novembre 2025 Recherche des formations, préparation du dossier
    Décembre 2025 – janvier 2026 Ouverture de la plateforme Campus France, création du compte
    Janvier – mars 2026 Dépôt du dossier et entretien Campus France
    Mars – mai 2026 Réponses des établissements
    Mai – juin 2026 Demande de visa étudiant
    Juillet – août 2026 Préparation de l’installation, recherche logement
    Attention : Les dates d’ouverture varient selon les pays. Vérifiez toujours le calendrier spécifique de votre espace Campus France local, car certains pays (Maroc, Tunisie) ouvrent la plateforme dès novembre.

    Bourses et financements disponibles

    L’un des grands avantages de passer par Campus France est l’accès à un large éventail de bourses d’études. En 2026, voici les principales :

    1. Bourse du gouvernement français (BGF)

    Attribuées par les ambassades françaises sur dossier d’excellence. Elles couvrent :

    • Frais d’inscription universitaires
    • Allocation mensuelle de 700 à 1 200 €
    • Couverture santé (sécurité sociale étudiante)
    • Billet d’avion (selon pays)

    2. Bourse Eiffel (Excellence)

    Gérée par Campus France pour les étudiants de master et doctorat d’excellence internationale. Montant : 1 181 €/mois pour le master, 1 400 €/mois pour le doctorat. Très sélective (3 000 candidats pour 350 bourses).

    3. Bourses régionales et locales

    Les régions françaises comme Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Bretagne proposent des bourses supplémentaires pour les étudiants internationaux. Montants variables (300 à 600 €/mois).

    4. Bourses des établissements

    De nombreuses grandes écoles (HEC, Centrale, Sciences Po) disposent de leurs propres programmes de bourses, souvent indexés sur les résultats académiques.

    5. CROUS

    Les étudiants étrangers titulaires d’une bourse du gouvernement français peuvent accéder aux aides CROUS : logement en résidence universitaire (190 à 400 €/mois), restauration à 1 € avec le ticket U, etc.

    Formations les plus demandées

    En 2026, selon les données Campus France, les domaines les plus prisés par les étudiants internationaux sont :

    1. Sciences de gestion et management (HEC, ESSEC, EDHEC) — 25% des candidats
    2. Ingénierie et technologies (Polytechnique, CentraleSupélec, INSA) — 20%
    3. Sciences sociales et droit (Sciences Po, Sorbonne, Paris II) — 18%
    4. Sciences humaines et langues — 15%
    5. Informatique et numérique — 12%
    6. Médecine et santé — 10%

    Pour les niveaux, le master (M1/M2) attire 58% des candidatures internationales, suivi du doctorat (22%) et de la licence (20%).

    Après Campus France : visa et installation

    Le visa long séjour étudiant (VLS-TS)

    Une fois votre dossier Campus France validé et votre admission confirmée, vous demandez un visa long séjour valant titre de séjour (VLS-TS). Ce visa vous permet de séjourner en France pendant la durée de vos études sans avoir à demander de carte de séjour la première année.

    La validation du VLS-TS à l’arrivée

    Dans les 3 mois suivant votre arrivée en France, vous devez valider votre VLS-TS sur le site de l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration). Sans cette validation, votre titre de séjour devient invalide.

    Logement et installation

    Pour le logement étudiant en France, plusieurs options s’offrent à vous :

    • CROUS : résidences universitaires (priorité aux boursiers)
    • Résidences privées : Studapart, Nexity Studéa, NEXITY
    • Colocation : via SeLoger, LeBonCoin, Facebook Groups
    • Famille d’accueil : via des associations spécialisées

    L’APL (Aide Personnalisée au Logement) est accessible aux étudiants étrangers, y compris ceux non ressortissants de l’UE, sous conditions de ressources.

    Erreurs à éviter

    Les 6 erreurs les plus fréquentes :

    1. Commencer trop tard : la procédure nécessite 4 à 6 mois. Un dossier déposé en mars pour une rentrée en septembre est souvent trop tardif.
    2. Négliger la lettre de motivation : c’est souvent le critère de différenciation entre deux candidats aux profils similaires.
    3. Choisir des formations incompatibles avec son niveau : être réaliste sur son niveau académique augmente les chances d’admission.
    4. Sous-estimer l’entretien : préparez-vous à défendre votre projet en 5-10 minutes de manière claire et convaincante.
    5. Ignorer les délais de validation du VLS-TS : passé 3 mois, des complications administratives s’ensuivent.
    6. Ne pas candidater à des bourses complémentaires : combiner plusieurs sources de financement est tout à fait possible.

    FAQ — Campus France 2026

    Campus France est-il obligatoire pour étudier en France ?

    La procédure CEF de Campus France est obligatoire pour les étudiants de 42 pays spécifiques souhaitant obtenir un visa étudiant pour la France. Pour les ressortissants de l’Union Européenne et de nombreux autres pays, la candidature directe auprès des établissements est suffisante, bien que Campus France reste une ressource utile pour s’informer.

    Combien coûte la procédure Campus France ?

    Les frais de dossier Campus France varient selon les pays, généralement entre 35 € et 80 €. Ces frais couvrent le traitement de votre candidature. À cela s’ajoutent les frais de visa (99 €) et les frais d’inscription universitaires (2 770 € en master pour les étudiants extra-européens depuis 2019, sauf exonérations).

    Peut-on faire Campus France sans maîtriser le français ?

    Oui, si vous postulez pour des formations dispensées en anglais (nombreuses grandes écoles proposent des masters 100% anglophones). Dans ce cas, un niveau B2 en anglais suffit. Pour les formations en français, un minimum de B2 (DELF B2 ou TCF niveau 4) est généralement requis. Certaines formations acceptent le B1 pour des licences.

    Comment préparer l’entretien Campus France ?

    Préparez-vous à répondre à 4 types de questions : votre parcours académique (diplômes, résultats, spécialités), votre projet professionnel (où vous voyez-vous dans 5 ans ?), votre choix de la France (pourquoi pas votre pays ou un autre pays ?), et votre connaissance des formations choisies (quels cours, quels débouchés ?). Entraînez-vous à présenter votre projet en 3 minutes maximum.

    Peut-on travailler en France avec un visa étudiant ?

    Oui. Les étudiants étrangers titulaires d’un visa étudiant valide peuvent travailler jusqu’à 964 heures par an (équivalent 60% d’un temps plein) sans autorisation de travail supplémentaire. Les ressortissants de l’UE, de l’EEE et de la Suisse peuvent travailler sans restriction d’heures.

    Prêt à rédiger votre mémoire universitaire ?

    Une fois arrivé en France, votre premier grand défi académique sera souvent la rédaction d’un mémoire de master. Si vous n’avez pas encore d’expérience avec les normes françaises de rédaction académique, les outils d’IA spécialisés peuvent faire la différence.

    Tesify est l’outil IA conçu spécifiquement pour les étudiants francophones : rédaction structurée, normes APA intégrées, détection du plagiat et bibliographie automatique. Découvrez comment rédiger votre mémoire étape par étape grâce à notre guide complet.

    Pour en savoir plus sur la vie universitaire en France, consultez également notre guide sur les meilleures universités françaises en 2026 et les bourses d’études master disponibles.

    Sources : Campus France (données 2025-2026), Ministère de l’Enseignement Supérieur, OFII, campusfrance.org, service-public.fr.

  • Mobilité étudiante internationale en France 2026 : Erasmus+, entrants et sortants en chiffres

    Mobilité étudiante internationale en France 2026 : Erasmus+, entrants et sortants en chiffres

    Mobilité étudiante internationale en France 2026 : Erasmus+, entrants et sortants en chiffres

    La France est le premier pays d’envoi du programme Erasmus+ depuis deux ans consécutifs : 57 418 participants en 2023, devant l’Allemagne et l’Espagne. Ce rang de leader coexiste avec un flux entrant bien plus modeste — 32 295 étudiants et personnels étrangers accueillis en France via le même programme — révélant un solde sortant net de plus de 25 000 personnes que peu d’analyses chiffrent explicitement. Parallèlement, 443 500 étudiants étrangers toutes filières confondues étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français en 2024-2025, confirmant l’attractivité globale du système.

    Cet article synthétise les données officielles les plus récentes (MESR/SIES, Campus France Chiffres clés 2025, Agence Erasmus+ France) pour dresser un panorama complet des deux sens de la mobilité : volumes de mobilités, top destinations et origines, répartition études/stages, durées moyennes, profil démographique et tendances à horizon 2027. L’angle retenu est délibérément celui des flux bruts, distinct des analyses centrées sur les montants de bourses ou les aides régionales.

    Résultats clés 2023-2025

    • 57 418 participants français en mobilité Erasmus+ (enseignement supérieur, 2023) — 1er pays d’envoi en Europe
    • 32 295 étudiants et personnels étrangers accueillis en France via Erasmus+ en 2023 (+19 % sur un an)
    • 443 500 étudiants étrangers en France toutes filières, 2024-2025 (+17 % sur cinq ans)
    • 5,6 mois : durée moyenne d’une mobilité Erasmus+ en enseignement supérieur
    • 164 000 mobilités totales au départ de la France (tous secteurs Erasmus+, 2024)

    La France, premier pays d’envoi en Europe

    Pour la deuxième année consécutive, la France se classe au premier rang des pays d’envoi du programme Erasmus+ dans l’enseignement supérieur. En 2023, l’Agence Erasmus+ France et Campus France ont enregistré 57 418 participants français (étudiants et personnels), contre environ 52 700 en 2022. La progression annuelle atteint +9 %, et sur cinq ans (2018-2023) la hausse est de +18 %, signe d’une demande structurellement orientée à la hausse.

    Ce rang de premier pays d’envoi traduit à la fois la taille de la population étudiante française — environ 2,9 millions d’inscrits dans l’enseignement supérieur — et une politique publique de valorisation de la mobilité internationale, portée notamment par la stratégie « Bienvenue en France » et les conventions cadres entre le MESR et les établissements.

    Répartition études / stages

    Les mobilités sortantes françaises se répartissent en deux grandes catégories, avec une dynamique divergente en 2022-2023 :

    Mobilité sortante Erasmus+ France — enseignement supérieur, 2022-2023
    Type de mobilité Participants Part Évolution N-1
    Mobilité d’études (SMS) 35 125 61,6 % −5,0 %
    Mobilité de stage (SMP) 21 914 38,4 % +19,4 %
    Total 57 039 100 % +3,1 %

    Source : MESR/SIES — État de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (EESR 18), données 2022-2023.

    La chute de la mobilité d’études (−5 %) reflète en partie un effet calendrier post-pandémie et une saturation relative des places dans certaines universités d’accueil espagnoles, tandis que la mobilité de stage bénéficie d’une demande croissante des employeurs et d’un cadre réglementaire assoupli depuis 2021.

    Flux sortants : destinations, profil et durées

    Top 5 des destinations

    L’Espagne demeure, et de loin, la destination privilégiée des étudiants français en Erasmus+. Les trois premières destinations captent 38,6 % du total des mobilités sortantes en 2022-2023. La Belgique (+35 %) et l’Irlande (+17 %) enregistrent les progressions les plus marquées parmi les cinq premières, traduisant un intérêt croissant pour les pays francophones et anglophones.

    Top 5 destinations des participants français Erasmus+ — 2022-2023
    Pays d’accueil Participants Part Évolution N-1
    Espagne 11 174 18,8 % +11 %
    Allemagne 6 224 10,4 % +17 %
    Italie 5 945 9,3 % +24 %
    Belgique 4 830 8,1 % +35 %
    Irlande 3 044 5,1 % +17 %

    Source : Campus France, Chiffres clés 2025.

    Profil démographique des mobiles français

    Le profil type de l’étudiant français en mobilité Erasmus+ révèle des inégalités de genre et de discipline stables d’une année sur l’autre :

    • Genre : 56,9 % de femmes, 43,1 % d’hommes — une sur-représentation féminine constante, plus marquée en mobilité d’études qu’en stage.
    • Niveau d’études : 47,9 % en master, 42,0 % en licence (bachelor), 7,7 % en BTS/BUT (cycle court), 0,5 % en doctorat. La mobilité doctorante est fortement sous-représentée au regard des effectifs réels.
    • Disciplines : commerce, administration et droit dominent avec 32,3 % des mobilités, suivis par l’ingénierie et les technologies (24 %), puis les lettres, langues et arts (13,8 %).

    Cette répartition disciplinaire souligne la place centrale des grandes écoles de commerce et des IAE dans les mobilités sortantes : leurs cursus intègrent souvent un semestre à l’étranger comme exigence de diplôme, ce qui gonfle mécaniquement la part des filières gestion.

    Durée des séjours

    La durée moyenne d’un séjour Erasmus+ en enseignement supérieur s’établit à 5,6 mois, avec un écart significatif selon le type de mobilité :

    • Mobilité d’études : 6,5 mois — un semestre académique complet constitue la norme, certains établissements imposant un minimum d’une année.
    • Mobilité de stage : 3,6 mois — contrainte par les calendriers des entreprises d’accueil et les périodes de stage intégrées aux cursus.

    La durée minimale réglementaire est de 3 mois pour la mobilité d’études et de 2 mois pour le stage. Les mobilités de très courte durée (moins de 2 mois) ne sont pas éligibles aux bourses Erasmus+ pour l’enseignement supérieur, même si elles peuvent l’être dans d’autres volets du programme.

    Bon à savoir : À leur retour, les étudiants partis en Erasmus+ doivent souvent remettre un rapport de mobilité ou intégrer leur expérience internationale dans leur mémoire de master. Un assistant comme Tesify permet de structurer et de rédiger ce travail académique de manière rigoureuse, tout en respectant les normes de citation exigées par leur établissement.

    Flux entrants Erasmus+ : qui vient en France ?

    La France a accueilli 32 295 étudiants et personnels étrangers via Erasmus+ en 2023, un chiffre en hausse de +19 % sur un an — une progression nettement supérieure à celle des sortants (+9 %). L’Allemagne est devenue en 2023 le premier pays d’envoi vers la France, avec une explosion de +46 % de ses ressortissants en mobilité Erasmus+ en France.

    Top 5 pays d’origine des mobilités Erasmus+ entrantes en France — 2023
    Pays d’origine Participants Évolution N-1
    Allemagne 6 598 +46 %
    Italie 5 825 +11 %
    Espagne 4 899 +4 %
    Belgique 2 329 +27 %
    Roumanie 1 497 +20 %

    Source : Campus France, Chiffres clés 2025.

    La montée en puissance des Allemands s’explique par le renforcement des accords bilatéraux franco-allemands dans le cadre de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) et par l’attractivité croissante des formations en anglais dans les établissements parisiens et lyonnais. La Roumanie, cinquième contingent entrant, confirme l’intégration progressive des pays d’Europe centrale et orientale dans les flux Erasmus+ vers la France.

    443 500 étudiants étrangers toutes filières confondues

    Répartition des étudiants étrangers en France par zone géographique d'origine — Campus France Chiffres clés 2025
    Source : Campus France — Chiffres clés 2025 de la mobilité étudiante

    Au-delà du seul programme Erasmus+, la France accueille un volume bien plus large d’étudiants internationaux. En 2024-2025, 443 500 étudiants étrangers étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français, selon les données de Campus France publiées en mai 2025. Ce chiffre marque une hausse de +3 % sur un an et de +17 % sur cinq ans, confirmant la dynamique structurelle d’internationalisation.

    Parmi ces 443 500 inscrits :

    • 76 % sont en mobilité internationale au sens strict (ils ont quitté leur pays pour venir étudier en France).
    • 24 % sont des étudiants étrangers résidents (nés à l’étranger mais établis en France depuis plusieurs années).

    Les cinq premiers pays d’origine pour l’ensemble des étudiants étrangers inscrits en France sont, par ordre décroissant : Maroc, Algérie, Chine, Italie et Sénégal. La prépondérance des pays maghrébin et subsahariens reflète les liens historiques et linguistiques de la France, ainsi que les partenariats académiques structurés avec ces pays via Campus France et les ambassades.

    Pour une analyse approfondie de la dimension doctorale de cette attractivité — la France accueille une proportion croissante de doctorants étrangers attirés par les cotutelles internationales et les financements ANR — notre article sur l’attractivité du doctorat français pour les étudiants internationaux (données SIES 2025) détaille les chiffres par discipline et pays d’origine.

    Bilan bilatéral : sortants vs. entrants Erasmus+

    Un des angles les moins analysés dans les publications sur Erasmus+ est le solde bilatéral des flux, c’est-à-dire la comparaison directe entre le volume de participants français qui partent et celui d’étrangers qui arrivent via le même programme.

    Flux Erasmus+ en France — enseignement supérieur, 2023
    Indicateur Valeur Évolution N-1
    Sortants (participants français en Erasmus+) 57 418 +9 %
    Entrants (mobilités Erasmus+ en France) 32 295 +19 %
    Solde sortant net +25 123
    Ratio sortants / entrants 1,78

    La France envoie donc 1,78 fois plus de participants qu’elle n’en accueille via Erasmus+. Ce déséquilibre n’est pas une anomalie structurelle : il traduit la forte appétence des étudiants français pour la mobilité internationale, combinée à une capacité d’accueil Erasmus+ qui, bien que significative, reste inférieure à la demande sortante. Néanmoins, la progression des entrants (+19 %) est nettement supérieure à celle des sortants (+9 %), indiquant un rééquilibrage progressif du flux.

    Pour le détail des mobilités sortantes et de leur financement (montants des bourses Erasmus+ selon les pays de destination, critères d’éligibilité et répartition par établissement), notre article Mobilité Erasmus+ des étudiants français 2026-2027 en chiffres complète ce panorama avec les données les plus récentes.

    Tendances 2024 et objectifs à horizon 2027

    Les données 2024, publiées par l’Agence Erasmus+ France, marquent une nouvelle accélération : 164 000 mobilités totales au départ de la France sur l’ensemble des secteurs Erasmus+ (enseignement supérieur, scolaire, formation professionnelle et jeunesse), soit +15 % par rapport aux 142 000 mobilités de 2023. Une partie de cette progression est portée par les mobilités scolaires de groupe, dont le volume a presque doublé en un an, mais la tendance de fond dans l’enseignement supérieur reste positive.

    Côté accueil, la France progresse vers son objectif officiel de 500 000 étudiants étrangers accueillis d’ici 2027 dans le cadre de la stratégie « Bienvenue en France ». Partant de 443 500 en 2024-2025, l’objectif requiert une hausse annuelle d’environ 20 000 inscrits supplémentaires sur les trois prochaines années. Le rythme récent (+13 000 en un an) reste en deçà de ce qu’implique la trajectoire cible.

    Perspective 2026 : Deux leviers pourraient accélérer le rééquilibrage des flux. D’abord, l’extension du programme Erasmus+ aux apprentis, soutenue par la loi pour un Erasmus de l’apprentissage promulguée en 2024, devrait faire progresser les entrants en formation professionnelle. Ensuite, le développement des formations délivrées en anglais dans les universités françaises — encore limité par rapport à l’Allemagne ou aux Pays-Bas — reste un facteur clé pour attirer des étudiants hors zone francophone.

    Sur le plan qualitatif, les enquêtes de satisfaction menées par l’Agence Erasmus+ France auprès des participants étrangers accueillis font ressortir deux axes d’amélioration persistants : la complexité des démarches administratives à l’arrivée (logement, visa étudiant, inscription) et le niveau d’accueil linguistique dans les établissements hors grandes métropoles. Ces obstacles freinent l’attractivité relative de la France face à des pays comme l’Espagne ou les Pays-Bas, qui ont investi dans des services d’accueil structurés.

    Enfin, les étudiants qui intègrent leur expérience de mobilité internationale dans un mémoire de master ou un rapport Erasmus+ trouveront un cadre méthodologique pratique dans le guide comment rédiger un mémoire (fr.tesify.pro), adapté aux normes académiques françaises.

    FAQ — Mobilité étudiante internationale et Erasmus+ en France

    Combien d’étudiants français partent en Erasmus+ chaque année ?

    En 2023, 57 418 participants français (étudiants et personnels) ont pris part au programme Erasmus+ dans l’enseignement supérieur, faisant de la France le premier pays d’origine du programme en Europe. Ce chiffre est en hausse de +9 % sur un an et de +18 % sur cinq ans. En 2024, tous secteurs Erasmus+ confondus, 164 000 mobilités ont été réalisées au départ de la France.

    Quelle est la principale destination Erasmus+ des étudiants français ?

    L’Espagne est la première destination, avec 11 174 participants français en 2022-2023, soit 18,8 % des mobilités sortantes. Elle est suivie par l’Allemagne (10,4 %) et l’Italie (9,3 %). La Belgique (+35 %) et l’Irlande (+17 %) enregistrent les progressions les plus dynamiques parmi les cinq premières destinations.

    Combien d’étudiants étrangers viennent en France via Erasmus+ ?

    La France a accueilli 32 295 étudiants et personnels étrangers via Erasmus+ en 2023, en hausse de +19 % sur un an. L’Allemagne est le premier pays d’envoi vers la France (6 598 participants, +46 %), devant l’Italie (5 825) et l’Espagne (4 899). Au total, en incluant toutes les filières, la France accueille 443 500 étudiants étrangers en 2024-2025.

    Quelle est la durée moyenne d’une mobilité Erasmus+ en enseignement supérieur ?

    La durée moyenne est de 5,6 mois pour l’ensemble des mobilités Erasmus+ en enseignement supérieur. Elle varie selon le type : 6,5 mois pour la mobilité d’études (un semestre complet) et 3,6 mois pour la mobilité de stage. La durée minimale éligible est de 3 mois pour les études et de 2 mois pour les stages.

    La France envoie-t-elle plus d’étudiants qu’elle n’en accueille via Erasmus+ ?

    Oui. La France envoie nettement plus d’étudiants et personnels (57 418 en 2023) qu’elle n’en accueille via Erasmus+ (32 295), avec un solde sortant net de plus de 25 000 participants. Le ratio est de 1,78 sortant pour 1 entrant. Toutefois, la progression des entrants (+19 %) est supérieure à celle des sortants (+9 %), ce qui indique un rééquilibrage progressif.

    Quel est l’objectif de la France en matière d’accueil d’étudiants étrangers ?

    La France s’est fixé l’objectif d’accueillir 500 000 étudiants étrangers dans ses établissements d’enseignement supérieur d’ici 2027, dans le cadre de la stratégie « Bienvenue en France ». En 2024-2025, le chiffre s’établit à 443 500, soit une progression de +17 % sur cinq ans. Atteindre 500 000 requiert de maintenir une hausse annuelle d’environ 20 000 inscrits supplémentaires.


    Sources : MESR/SIES, État de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (EESR 18) ; Campus France, Chiffres clés de la mobilité étudiante dans le monde, mai 2025 ; Agence Erasmus+ France, résultats de l’appel à projets 2024 (juillet 2025).

  • Doctorants étrangers en France 2026 : ratio, origines et tendances démographiques

    Doctorants étrangers en France 2026 : ratio, origines et tendances démographiques

    Doctorants étrangers en France 2026 : ratio, origines et tendances démographiques

    Avec 37 % de doctorants étrangers parmi ses inscrits en thèse, la France figure parmi les destinations doctorales les plus internationales au monde. En 2022-2023, les universités françaises comptaient 70 700 doctorants, dont 25 880 de nationalité étrangère. Ce ratio de doctorants étrangers France 2026 place la France bien au-dessus de la moyenne européenne (25 %), et illustre l’attractivité particulière de son système doctoral pour les chercheurs internationaux.

    Ce phénomène n’est pas sans tensions : sur cinq ans, le nombre absolu de doctorants étrangers inscrits en France a baissé de 15 %, passant d’environ 24 000 à 20 000 (données SIES-MESRI). Une baisse paradoxale avec un pays qui cherche à renforcer son attractivité internationale. Voici l’analyse complète des données officielles.

    Chiffres clés 2022-2023 : 70 700 doctorants en France, dont 25 880 étrangers (37 %). La part de la France dépasse la moyenne UE (25 %). Cinq premiers pays d’origine : Chine (9 %), Liban (8 %), Italie (8 %), Maroc (6 %), Algérie (6 %).

    Chiffres globaux : effectifs et ratio 2022-2023

    En 2022-2023, la France accueillait 70 700 doctorants inscrits dans 295 écoles doctorales au sein de ses établissements d’enseignement supérieur. Parmi eux, 25 880 étaient de nationalité étrangère, représentant 37 % du total. Ce chiffre est stable sur la dernière période disponible, mais cache une tendance de fond préoccupante.

    En 2024-2025, selon les données provisoires du SIES (Note Flash publiée en juillet 2025), le nombre total de doctorants est en léger recul à 69 432, avec une variation de -0,3 % par rapport à l’année précédente. Ce contexte de stabilisation succède à une décennie de baisse continue des effectifs doctoraux globaux, qui avaient culminé autour de 80 000 au début des années 2010.

    Effectifs doctoraux en France — Vue d’ensemble
    Indicateur Valeur Source
    Doctorants inscrits (2022-23) 70 700 SIES-MESRI
    Dont étrangers 25 880 SIES-MESRI
    Part des étrangers 37 % SIES-MESRI
    Nouveaux inscrits 1ère année (2024) 16 970 SIES 2025
    Thèses soutenues (2024) 14 727 SIES 2025
    Total doctorants (2024-25) 69 432 SIES Note Flash 2025

    Origines géographiques : les 10 premiers pays

    La géographie des doctorants étrangers en France révèle une double polarité : une forte représentation des pays méditerranéens et du Proche-Orient d’un côté, et une présence significative des grandes économies émergentes (Chine, Inde) de l’autre. Les cinq premiers pays d’origine selon les données Campus France / SIES sont :

    1. Chine : 9 % des doctorants étrangers
    2. Liban : 8 % (forte tradition de mobilité académique vers la France)
    3. Italie : 8 % (proximité géographique, accord de cotutelle)
    4. Maroc : 6 % (liens historiques et linguistiques)
    5. Algérie : 6 % (liens historiques et linguistiques)

    Au-delà de ce top 5, les pays d’Afrique subsaharienne (Côte d’Ivoire, Sénégal, Cameroun, Tunisie) représentent collectivement une part significative, et leur poids est croissant. L’Afrique est désormais la première zone de recrutement des étudiants internationaux en France toutes formations confondues, et le doctorat ne fait pas exception.

    La présence étudiante des pays d’Europe centrale et orientale (Pologne, Roumanie, Hongrie) est notable en sciences exactes et en ingénierie, souvent dans le cadre de cotutelles ou de programmes Marie Curie.

    Une attractivité en trompe-l’œil : la baisse sur 5 ans

    Malgré un taux de 37 % apparemment flatteur, la tendance sur 5 ans est à la baisse en valeur absolue. Le nombre de doctorants étrangers inscrits en France est passé de près de 24 000 à environ 20 000 — une diminution de 15 % — sur la même période où le total de doctorants français baissait de 5 %. Les étrangers ont donc subi une sortie plus prononcée que les nationaux.

    Plusieurs facteurs expliquent cette tendance :

    • Concurrence internationale accrue : le Canada, l’Allemagne et le Royaume-Uni (malgré le Brexit) ont renforcé leurs offres d’accueil et leur attractivité salariale pour les doctorants étrangers.
    • Conditions financières : jusqu’à la revalorisation LPR, les allocations doctorales françaises étaient nettement inférieures à celles des pays nordiques, des Pays-Bas ou de la Suisse.
    • Politique Visa : les restrictions sur les visas étudiants et les incertitudes post-Covid ont découragé certains flux de mobilité.
    • Baisse globale de la demande doctorale : dans plusieurs pays d’envoi, l’attractivité du doctorat recule face à la concurrence du secteur privé.
    Signal d’alerte : Si la part relative des étrangers reste stable à 37 %, la baisse en valeur absolue de 15 % sur 5 ans représente un recul réel de l’attractivité internationale du doctorat français.

    Comparaison européenne du taux d’internationalisation

    Avec 37 % à 38 % de doctorants mobiles étrangers, la France se situe largement au-dessus de la moyenne UE de 25 %. Cette performance place la France dans le trio de tête européen pour l’internationalisation du doctorat, aux côtés du Royaume-Uni et de la Belgique.

    À titre de comparaison, les grandes économies européennes affichent les taux suivants :

    • Suisse : environ 55 % de doctorants étrangers (forte attractivité salariale)
    • Pays-Bas : environ 45 %
    • Royaume-Uni : environ 40-45 % (hors UE depuis Brexit)
    • France : 37-38 %
    • Allemagne : environ 25-30 %
    • Moyenne UE : 25 %

    Le classement confirme que la France est une destination doctorale internationale de premier plan, mais que des pays plus petits et plus riches (Suisse, Pays-Bas) la surpassent en attractivité relative.

    Disciplines d’accueil des doctorants étrangers

    Les doctorants étrangers en France ne se répartissent pas de façon uniforme dans toutes les disciplines. Les sciences exactes et l’ingénierie concentrent la majorité des mobilités entrantes, notamment parce que ces disciplines s’appuient fortement sur des financements contractuels qui permettent d’accueillir des profils internationaux.

    En sciences humaines et sociales, la mobilité doctorale internationale est plus faible — mais non négligeable, notamment dans les disciplines comme la philosophie, l’histoire et la linguistique, où la tradition intellectuelle française exerce encore une forte attraction sur les chercheurs du monde francophone.

    Les données par école doctorale disponibles sur la plateforme Open Data ESR du MESRI montrent que les grandes écoles doctorales pluridisciplinaires d’Île-de-France (Paris, Sorbonne, Paris-Saclay) concentrent la plus forte part de doctorants étrangers en valeur absolue.

    Facteurs d’attractivité et freins identifiés

    La France dispose d’atouts réels pour l’attractivité doctorale internationale : un réseau dense d’écoles doctorales (270 accréditées), des organismes de recherche de renommée mondiale (CNRS, Inserm, CEA, INRAE), des financements compétitifs (ANR, ERC) et une tradition d’excellence en mathématiques et physique.

    Les principaux freins restent : la langue (le doctorat se déroule principalement en français, sauf mention cotutelle), les conditions salariales (meilleures depuis la LPR mais encore inférieures à l’Europe du Nord), la complexité administrative de l’accueil et du visa, et les perspectives de carrière après le doctorat en France (le marché académique est resserré et la reconnaissance du doctorat dans le secteur privé reste insuffisante).

    Vous êtes doctorant étranger en France et devez rédiger votre thèse ? Tesify vous accompagne en français comme en anglais pour structurer et améliorer votre rédaction académique.

    FAQ — Questions fréquentes sur les doctorants étrangers en France

    Quel pourcentage de doctorants en France sont étrangers ?

    En 2022-2023, 37 % des doctorants inscrits en France étaient de nationalité étrangère, soit environ 25 880 personnes sur 70 700 doctorants au total. Ce ratio place la France bien au-dessus de la moyenne de l’Union européenne (25 %).

    Quels sont les principaux pays d’origine des doctorants étrangers en France ?

    Les cinq premiers pays d’origine sont la Chine (9 %), le Liban (8 %), l’Italie (8 %), le Maroc (6 %) et l’Algérie (6 %). Les pays d’Afrique subsaharienne francophone représentent collectivement une part importante et croissante.

    Le nombre de doctorants étrangers en France est-il en hausse ou en baisse ?

    En valeur absolue, le nombre de doctorants étrangers a baissé de 15 % sur 5 ans (d’environ 24 000 à 20 000), ce qui représente un recul plus fort que la baisse globale des effectifs doctoraux en France (-5 %). La part relative reste stable à 37 %, mais la tendance absolue est préoccupante.

    Un doctorant étranger en France peut-il travailler pendant sa thèse ?

    Oui. Un doctorant financé par un contrat doctoral (ou une convention CIFRE) est salarié de son établissement ou de son entreprise. Ce contrat de travail lui donne accès aux droits sociaux complets. Les doctorants étrangers hors UE doivent vérifier les conditions de leur titre de séjour, mais le statut de doctorant salarié facilite généralement l’obtention ou le renouvellement des visas.

    Combien d’écoles doctorales accueillent des doctorants étrangers en France ?

    La France compte 270 à 295 écoles doctorales accréditées par le MESRI (le chiffre varie légèrement selon les années en raison des regroupements et réaccréditations). Elles sont rattachées à 57 établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Les écoles doctorales d’Île-de-France concentrent la plus grande part des doctorants étrangers.

  • Campus France 2026 : Guide Complet pour Étudiants Étrangers (Procédure, Visa, Entretien)

    Campus France 2026 : Guide Complet pour Étudiants Étrangers (Procédure, Visa, Entretien)

    Campus France 2026 : Guide Complet pour Étudiants Étrangers (Procédure, Visa, Entretien)

    En 2026, la France accueille près de 445 000 étudiants étrangers dans ses établissements d’enseignement supérieur — un record historique, en hausse de 17 % sur cinq ans selon les données de Campus France. Pour la plupart de ces étudiants, Campus France est la porte d’entrée obligatoire : cet organisme public pilote la candidature, l’entretien consulaire et la demande de visa dans 72 pays à travers sa plateforme « Études en France ». Ce guide détaille chaque étape, les délais réels, les coûts exacts et les erreurs à éviter pour mettre toutes les chances de votre côté.

    Que vous visiez une licence, un master, un doctorat ou un programme en grande école, la procédure Campus France conditionne votre admission en France. En comprendre le fonctionnement précis vous fait gagner plusieurs semaines — et parfois évite un refus de visa.

    Réponse rapide : Campus France est l’agence officielle française d’accueil des étudiants étrangers. Pour 72 pays (procédure CEF), toute candidature à un établissement français passe par la plateforme Études en France, un entretien consulaire puis une demande de visa VLS-TS. La procédure complète dure 6 à 9 mois et coûte entre 200 et 400 € selon le pays.

    1. Qu’est-ce que Campus France ?

    Campus France est l’agence nationale française de promotion de l’enseignement supérieur à l’international, placée sous la tutelle conjointe du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du ministère de l’Enseignement supérieur. Créée en 2011, elle remplace l’Egide et l’association EDUFRANCE.

    Campus France remplit trois missions principales :

    • Promotion de l’offre française d’enseignement supérieur à l’étranger (salons, forums, site web)
    • Gestion des candidatures des étudiants étrangers via la plateforme Études en France
    • Accompagnement des boursiers du gouvernement français (BGF) et des programmes de mobilité internationale

    En chiffres clés 2024-2025 :

    • 443 500 étudiants étrangers inscrits dans l’enseignement supérieur français (+3 % sur un an)
    • 72 pays couverts par la procédure Études en France (CEF)
    • Plus de 200 espaces Campus France dans le monde
    • La France reste le 3e pays au monde pour l’accueil d’étudiants internationaux après les États-Unis et le Royaume-Uni

    2. Quels pays sont concernés par la procédure Campus France ?

    La procédure Campus France (procédure CEF — Centre pour les Études en France) est obligatoire pour les étudiants résidant dans l’un des 72 pays à espace Campus France. Ces pays couvrent l’essentiel de l’Afrique subsaharienne et du Maghreb, une grande partie de l’Asie, l’Amérique latine et quelques pays d’Europe hors EEE.

    Important : Si votre pays ne figure pas dans la liste des 72 pays CEF, vous pouvez postuler directement auprès des établissements français sans passer par Campus France. Pour les ressortissants UE/EEE, la procédure Parcoursup s’applique normalement.

    Parmi les principaux pays concernés : Maroc, Algérie, Tunisie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Madagascar, Vietnam, Chine, Japon, Brésil, Mexique, Russie, Ukraine, Turquie, Inde, Liban, Égypte. La liste complète est consultable sur le site de Campus France — Études en France.

    3. Les 7 étapes de la procédure Études en France 2026

    Étape 1 : Ouvrir votre dossier sur la plateforme (octobre-novembre 2025)

    Connectez-vous au portail Campus France de votre pays et créez votre espace personnel. La plateforme ouvre généralement début novembre pour la rentrée de septembre N+1. Renseignez vos informations personnelles, vos diplômes et votre projet d’études. Vous devrez scanner et télécharger tous vos documents académiques.

    Étape 2 : Candidater aux formations (novembre 2025 – janvier 2026)

    Depuis votre espace Campus France, vous sélectionnez les formations et établissements souhaités. Vous pouvez candidater simultanément à plusieurs établissements (nombre variable selon les espaces Campus France). Chaque vœu implique un dossier de candidature spécifique adapté aux exigences de l’établissement.

    Étape 3 : Passer l’entretien consulaire Campus France (janvier – mars 2026)

    Une fois votre dossier complet, vous êtes convoqué pour un entretien de 20 à 30 minutes en français dans l’espace Campus France ou dans le bureau Campus France de votre ville. L’entretien évalue votre projet d’études, votre niveau de français et votre motivation. Voir la section entretien pour la préparation complète.

    Étape 4 : Recevoir les réponses des établissements (février – avril 2026)

    Les universités françaises ont jusqu’au 30 avril 2026 pour répondre à vos candidatures sur la plateforme. Certains établissements répondent dès janvier pour les programmes très sélectifs. Vous recevez une notification dans votre espace Campus France.

    Étape 5 : Confirmer votre choix (avant le 31 mai 2026)

    Vous devez confirmer votre établissement définitif avant le 31 mai 2026. Une fois confirmé, l’établissement vous envoie une lettre d’admission qui sera nécessaire pour la demande de visa.

    Étape 6 : Demander le visa étudiant (juin – juillet 2026)

    Avec votre lettre d’admission, vous déposez votre demande de visa VLS-TS (Visa Long Séjour valant Titre de Séjour) auprès du consulat français via le site France-Visas. Le délai de traitement est de 2 à 6 semaines.

    Étape 7 : Arriver en France et valider votre titre de séjour (septembre 2026)

    À votre arrivée en France, vous devez valider votre VLS-TS dans les 3 mois suivant votre entrée sur le territoire, via le site de l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration). Cette validation est gratuite et obligatoire.

    Étape Période 2025-2026 Action requise
    1 — Ouverture dossier Nov. 2025 Créer compte, uploader diplômes
    2 — Candidatures Nov. 2025 – Jan. 2026 Sélectionner formations, constituer dossiers
    3 — Entretien Jan. – Mars 2026 Se préparer en français, projet d’études clair
    4 — Réponses établissements Fév. – Avr. 2026 Suivre les notifications sur la plateforme
    5 — Confirmation Avant 31 mai 2026 Choisir l’établissement définitif
    6 — Visa Juin – Juil. 2026 Déposer dossier France-Visas, justifier 615 €/mois
    7 — Validation OFII À l’arrivée (sept. 2026) Valider VLS-TS en ligne dans les 3 mois

    4. L’entretien Campus France : comment se préparer

    L’entretien Campus France est souvent la partie la plus stressante de la procédure. Il dure 20 à 30 minutes et se déroule en français avec un conseiller Campus France ou un représentant consulaire. Voici les thèmes abordés et comment vous préparer.

    Questions fréquentes à l’entretien

    • Votre projet d’études : « Pourquoi cette formation ? Pourquoi en France et pas dans votre pays ou ailleurs ? » — Soyez précis sur la spécialité et l’établissement choisi.
    • Votre niveau de français : Pas besoin d’être parfait, mais vous devez vous exprimer clairement. Un niveau B2 est généralement attendu pour une licence ou un master.
    • Votre financement : « Comment allez-vous financer vos études ? » — Préparez vos justificatifs (relevés bancaires, attestation de bourse, engagement parental).
    • Votre retour dans votre pays : « Qu’envisagez-vous de faire après vos études ? » — Une réponse claire sur un projet de retour ou de carrière rassure l’administration consulaire.
    • Votre connaissance de la France : Vous pouvez mentionner des villes, des établissements, des spécificités du système universitaire français.
    Conseil pratique : Préparez un « exposé de projet » de 2-3 minutes que vous pouvez réciter naturellement. Entraînez-vous à l’oral avec quelqu’un qui parle français. Les conseillers vérifient que votre projet est cohérent et que vous comprenez réellement ce dans quoi vous vous engagez.

    Documents à apporter à l’entretien

    • Passeport valide
    • Relevés de notes et diplômes (originaux + copies)
    • Attestation(s) de test de français (TCF, DELF/DALF, IELTS si anglophone)
    • Justificatifs de financement (relevés bancaires des 3 derniers mois)
    • Lettre de motivation (si votre dossier en contient une)
    • Curriculum vitae

    5. Le visa étudiant France VLS-TS

    Le visa étudiant français est un Visa Long Séjour valant Titre de Séjour (VLS-TS), valable 12 mois et renouvelable. Il remplace l’ancienne carte de séjour étudiant pour la première année en France.

    Conditions d’obtention

    • Lettre d’admission d’un établissement français reconnu
    • Preuve de ressources suffisantes : 615 € par mois minimum (ressources propres, bourse, aide familiale)
    • Assurance maladie couvrant la France
    • Justificatif de logement (CROUS, résidence étudiante, hébergement chez un particulier)
    • Passeport valide au minimum 6 mois après la fin du séjour prévu

    Droits attachés au visa étudiant

    • Travail : Jusqu’à 964 heures par an (60 % du temps légal), soit environ 20 heures par semaine
    • APL : Accès aux aides au logement de la CAF sous conditions
    • Sécurité sociale : Affiliation automatique à l’Assurance Maladie française (CPAM)
    • Carte de transport : Éligible aux réductions étudiantes (carte Navigo Imagine R à Paris, Carte M’ra à Montpellier, etc.)

    6. Frais et délais complets 2026

    Frais Montant 2026 Payable où
    Procédure Campus France (CEF) 50 à 99 € selon le pays Plateforme Études en France
    Dossier de candidature (par établissement) ~50 € par dossier Établissement français
    Visa étudiant VLS-TS 99 € (standard) Consulat / France-Visas
    Droits d’inscription (hors EEE) — Licence 2 770 €/an Université française
    Droits d’inscription (hors EEE) — Master 3 770 €/an Université française
    Droits différenciés (exonéré bourse BGF, CROUS, boursiers pays) 0 € Automatique sur dossier

    Note importante sur les droits différenciés : Depuis 2019, les universités françaises appliquent des droits d’inscription plus élevés pour les étudiants hors-EEE, mais elles sont tenues d’exonérer 10 % des étudiants concernés sur critères académiques et sociaux. Les boursiers du gouvernement français (BGF) et du programme Erasmus+ sont systématiquement exonérés.

    7. La procédure DAP pour les pays hors procédure CEF

    Pour les étudiants résidant dans un pays non couvert par la procédure Campus France (CEF), l’entrée en première année de licence dans une université française nécessite une Demande d’Admission Préalable (DAP). La DAP est un dossier papier (« dossier blanc ») à télécharger sur le site du ministère de l’Enseignement supérieur.

    Pour l’année universitaire 2026-2027, la DAP doit être déposée avant le 15 décembre 2025 dans votre ambassade ou consulat français. La DAP n’est pas requise pour les admissions en master ou en doctorat.

    8. Après l’admission : ce qu’il faut organiser avant d’arriver

    Logement

    Commencez vos recherches de logement dès que vous avez votre lettre d’admission. Le CROUS propose des chambres entre 200 et 500 €/mois mais les places sont limitées et attribuées sur critères sociaux. Pour les candidatures CROUS, la demande doit être faite sur le portail Trouverunlogement.lescrous.fr avant la rentrée. Consultez notre guide complet sur le logement étudiant en France 2026.

    Santé et assurance maladie

    Vous serez affilié à la Sécurité Sociale française via votre inscription universitaire (sans démarche supplémentaire depuis 2018). Vous aurez accès aux soins avec une prise en charge à 70 %. Une mutuelle complémentaire (10-40 €/mois) est recommandée.

    Banque

    Ouvrez un compte bancaire français dès votre arrivée (nécessaire pour le paiement des loyers, les aides CAF, etc.). Des banques comme Boursorama, Hello Bank ou N26 permettent l’ouverture à distance avec un passeport étranger.

    Rédaction académique en français

    Si vous rédigez un mémoire ou une thèse en France, les exigences méthodologiques et de style académique peuvent différer de votre pays d’origine. Tesify propose un accompagnement IA en français pour structurer votre travail selon les standards académiques français — particulièrement utile pour les étudiants en master venant de systèmes universitaires différents.

    FAQ — Campus France 2026

    Combien de temps dure la procédure Campus France ?

    La procédure complète — de l’ouverture du dossier en novembre jusqu’à l’arrivée en France en septembre — dure entre 6 et 9 mois. Le délai de traitement du visa seul est de 2 à 6 semaines. Il est crucial de commencer en novembre de l’année N-1 pour une rentrée en septembre N.

    Peut-on postuler en France sans passer par Campus France ?

    Oui, si vous résidez dans un pays non couvert par la procédure CEF (72 pays), ou si vous êtes ressortissant UE/EEE. Dans ce cas, vous candidatez directement sur Parcoursup (pour les formations post-bac) ou directement auprès des établissements (pour les masters et doctorats). La DAP reste obligatoire pour la première inscription en licence dans une université publique pour les étudiants hors-EEE sans procédure CEF.

    Quel niveau de français est requis pour passer l’entretien Campus France ?

    Il n’existe pas de niveau DELF/TCF minimum imposé par Campus France pour l’entretien lui-même. Cependant, les établissements français exigent généralement un niveau B2 (DELF B2 ou TCF niveau 4) pour les formations en licence et master en français. L’entretien se déroule en français, donc un niveau B1 minimum est indispensable pour communiquer efficacement.

    Les boursiers sont-ils exonérés des droits d’inscription différenciés ?

    Oui. Les boursiers du gouvernement français (BGF), les boursiers des programmes de coopération bilatérale, les bénéficiaires d’Erasmus+ et les réfugiés reconnus sont systématiquement exonérés des droits différenciés. Par ailleurs, chaque université est obligée d’exonérer au moins 10 % des étudiants hors-EEE sur critères académiques et sociaux. Renseignez-vous auprès du service des bourses de chaque établissement.

    Combien d’heures peut-on travailler avec un visa étudiant en France ?

    Un étudiant étranger titulaire d’un visa étudiant peut travailler jusqu’à 964 heures par an, soit environ 20 heures par semaine en dehors des périodes de vacances. Le travail au-delà de ce seuil nécessite une autorisation de travail spécifique. Les emplois dans les CROUS (moniteurs, agents de restauration) sont particulièrement adaptés aux étudiants étrangers.

    Peut-on rester en France après ses études avec un visa étudiant ?

    Oui. Les diplômés à niveau master ou plus peuvent obtenir une Autorisation Provisoire de Séjour (APS) de 12 mois pour chercher un emploi ou créer une entreprise en France. Cette APS ne nécessite pas de justifier d’un emploi immédiat mais exige de justifier de ressources suffisantes (environ 1 000 €/mois). Elle peut ensuite être convertie en titre de séjour « salarié » ou « talent-entrepreneur ».

    Conclusion : Campus France, première étape d’un parcours ambitieux

    La procédure Campus France est rigoureuse mais transparente. En commençant vos démarches dès novembre de l’année précédente, en soignant votre dossier académique et en préparant sérieusement l’entretien, vous maximisez vos chances d’être admis dans l’établissement de votre choix en France.

    Une fois installé, votre réussite académique dépendra de votre capacité à maîtriser rapidement les codes de l’université française. Pour la rédaction de vos mémoires, Tesify vous accompagne en français avec ses outils IA adaptés aux normes académiques françaises. Consultez également nos guides Master en France 2026 et Logement étudiant France 2026 pour préparer votre arrivée.

  • Étudiants Étrangers en France 2026 : Statistiques, Origines et Tendances

    Étudiants Étrangers en France 2026 : Statistiques, Origines et Tendances

    Étudiants Étrangers en France 2026 : Statistiques, Origines et Tendances

    La France compte parmi les cinq premières destinations mondiales pour les étudiants étrangers, et les chiffres 2026 confirment cette attractivité. Selon les données du MESRI et de Campus France, 329 100 étudiants étrangers en mobilité internationale étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français en 2024-2025, représentant 12 % de l’ensemble des effectifs. Ce chiffre marque une progression de +13 % par rapport à 2019-2020 et de +38 % sur la dernière décennie — une croissance qui remodèle profondément la sociologie des campus français.

    Résultat clé : 329 100 étudiants étrangers en mobilité internationale en France en 2024-2025 (+3 % en un an, +38 % en dix ans). Le Maroc, l’Algérie et la Chine restent les trois premiers pays d’origine. L’Afrique subsaharienne constitue la zone à la plus forte croissance (+34 % en cinq ans). La France est le 4e pays d’accueil au monde pour les étudiants en mobilité internationale.

    1. Chiffres globaux 2026

    Les effectifs d’étudiants étrangers en mobilité internationale suivent une trajectoire de croissance régulière depuis 2013, interrompue brièvement par la crise COVID en 2020-2021. En 2024-2025, les niveaux ont non seulement retrouvé mais dépassé ceux d’avant la pandémie.

    Indicateur Valeur 2024-2025 Évolution
    Effectifs totaux (mobilité internationale) 329 100 +3 % (1 an)
    Part dans les effectifs du supérieur 12 % stable
    Progression sur 5 ans +17 %
    Progression sur 10 ans +38 %
    Effectifs via Campus France (tous statuts) ~445 000 +3 %

    La différence entre les 329 100 en mobilité internationale (au sens MESRI) et les ~445 000 de Campus France tient à la définition retenue. Campus France inclut les étudiants étrangers résidents (binationaux, enfants d’immigrés) en plus des étudiants en mobilité pure.

    2. Pays d’origine : classement détaillé

    La géographie des étudiants étrangers en France reflète des liens historiques, linguistiques et diplomatiques. Les pays francophones d’Afrique du Nord constituent le premier bloc d’origine :

    Rang Pays d’origine Effectif estimé Tendance 5 ans
    1 Maroc ~50 000 +12 %
    2 Algérie ~35 000 +8 %
    3 Chine ~25 000 -5 %
    4 Sénégal ~18 000 +22 %
    5 Tunisie ~16 000 +10 %
    6 Cameroun ~15 000 +28 %
    7 Côte d’Ivoire ~13 000 +31 %
    8 Italie ~12 000 +15 %

    Deux tendances se distinguent : la Chine, historiquement 3e pays d’origine, voit ses effectifs baisser (-5 % en cinq ans) au profit d’autres destinations asiatiques (Canada, Royaume-Uni, Australie), tandis que les pays d’Afrique subsaharienne connaissent des croissances à deux chiffres.

    3. Dynamiques par zone géographique

    Le MESRI analyse les flux d’étudiants étrangers par grande zone d’origine. Les contrastes entre zones sont frappants :

    Zone d’origine Part des effectifs Croissance sur 5 ans
    Afrique du Nord ~35 % +10 %
    Afrique subsaharienne ~20 % +34 %
    Asie-Pacifique ~18 % +5 %
    Europe (hors UE) ~8 % +12 %
    Union européenne ~12 % +8 %
    Amériques ~5 % +18 %
    Moyen-Orient ~2 % +20 %

    L’Afrique subsaharienne constitue le dynamisme le plus remarquable : une croissance de +34 % en cinq ans, soit le double de la croissance moyenne. Ce flux est porté par l’expansion des classes moyennes africaines, la francophonie partagée et les accords Campus France déployés dans une quinzaine de pays.

    4. Disciplines et niveaux d’études

    Les étudiants étrangers se concentrent dans certaines disciplines et niveaux d’études qui correspondent à la fois à l’attractivité des formations françaises et aux besoins de leurs pays d’origine :

    • Sciences fondamentales et santé : 43 % des inscrits étrangers, attirés par la qualité de la recherche française et les formations en médecine, pharmacie et ingénierie biomédicale.
    • Écoles de commerce et gestion : Second domaine de concentration, en forte croissance. Les grandes écoles de commerce françaises attirent massivement des étudiants africains et asiatiques pour leurs doubles diplômes et leur réseau international.
    • Lettres, langues et sciences humaines : Troisième pôle, historiquement lié à la francophonie culturelle et aux formations en langue française.

    En termes de niveau d’études, les étudiants étrangers sont sur-représentés en master et doctorat :

    • Doctorat : 43 % des doctorants en France sont étrangers, ce qui fait de la France un hub de recherche internationale de premier plan.
    • Master : ~20 % des inscrits en master sont étrangers, avec une forte concentration dans les masters recherche et professionnels sélectifs.
    • Licence : Les étudiants étrangers représentent environ 8 % des inscrits en licence, un taux inférieur car l’accès en L1 nécessite la maîtrise du français et une équivalence de baccalauréat.

    5. Répartition géographique en France

    L’attractivité des étudiants étrangers est fortement concentrée géographiquement. L’Île-de-France capte à elle seule près de 46 % des effectifs internationaux :

    Région Effectifs étrangers Part du total
    Île-de-France ~150 000 ~46 %
    Auvergne-Rhône-Alpes ~35 000 ~11 %
    Occitanie ~25 000 ~8 %
    Nouvelle-Aquitaine ~22 000 ~7 %
    PACA ~20 000 ~6 %
    Autres régions ~77 000 ~23 %

    Cette concentration parisienne s’explique par la densité d’établissements d’excellence (Sorbonne, Sciences Po, HEC, Polytechnique, CentraleSupélec), le dynamisme économique de la région et l’image internationale de Paris comme capitale culturelle et intellectuelle.

    6. Attractivité de la France vs ses concurrents

    En termes de mobilité internationale, la France se classe au 4e rang mondial derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie. Plusieurs facteurs maintiennent son attractivité :

    • Frais de scolarité faibles : Les droits d’inscription en université (environ 170 € en licence) sont parmi les plus bas d’Europe, malgré la hausse différentielle pour les étudiants hors UE introduite en 2019 (2 770 € en licence, 3 770 € en master).
    • Qualité académique : La France compte 33 établissements dans le Top 500 mondial (QS 2026), dont plusieurs dans le Top 100 pour les sciences.
    • Diplomatie éducative : Le réseau Campus France dans 45 pays et les accords bilatéraux facilitent les démarches des candidats étrangers.
    • Langue française : Avec 320 millions de locuteurs dans le monde, le français constitue un vecteur naturel d’attractivité, particulièrement en Afrique subsaharienne.

    Pour les étudiants étrangers rédigeant leur mémoire de master en France, la maîtrise de la méthodologie académique française est un défi majeur. Les données sur le taux de réussite aux mémoires par discipline illustrent l’importance d’un accompagnement adapté. Voir aussi l’article sur l’IA dans l’enseignement supérieur français pour comprendre comment ces étudiants utilisent les outils numériques.

    7. Méthodologie des données

    Les données sur les étudiants étrangers en France sont produites par le SIES (Système d’Information et d’Études Statistiques) du MESRI. Elles reposent sur les inscriptions pédagogiques dans l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur français, croisées avec les nationalités déclarées. La distinction entre « mobilité internationale » (étudiant venu en France pour y étudier) et « étudiant étranger résident » (ayant sa résidence principale en France) est appliquée selon les critères Eurostat.

    Les chiffres Campus France incluent une périmètre plus large (tous statuts), d’où un total de ~445 000 supérieur aux 329 100 du MESRI. Les deux sources sont complémentaires et non contradictoires.

    Sources officielles : MESRI — Effectifs étudiants étrangers 2024-2025 | Campus France.

    FAQ — Étudiants étrangers France 2026

    Combien y a-t-il d’étudiants étrangers en France en 2026 ?

    En 2024-2025, on dénombre 329 100 étudiants étrangers en mobilité internationale dans l’enseignement supérieur français selon le MESRI, représentant 12 % des effectifs totaux. Campus France recense environ 445 000 étudiants étrangers tous statuts confondus.

    Quel est le premier pays d’origine des étudiants étrangers en France ?

    Le Maroc est le premier pays d’origine des étudiants étrangers en mobilité internationale en France, suivi de l’Algérie et de la Chine. Le trio de tête est dominé par des pays francophones ou à fort lien historique avec la France.

    Les effectifs d’étudiants étrangers augmentent-ils en France ?

    Oui. En 2024-2025, la progression est de +3 % en un an et de +38 % sur dix ans. L’Afrique subsaharienne représente la zone à la croissance la plus forte (+34 % en cinq ans). La France reste l’une des destinations mondiales les plus attractives pour la mobilité étudiante.

    Dans quelles disciplines les étudiants étrangers s’inscrivent-ils le plus ?

    Les sciences fondamentales et la santé concentrent 43 % des inscrits étrangers, suivies des écoles de commerce et de gestion, puis des lettres, langues et sciences humaines. En doctorat, 43 % des doctorants français sont de nationalité étrangère.

    La hausse des frais pour les étudiants hors UE a-t-elle réduit leur nombre ?

    Non. Malgré la hausse différentielle des droits d’inscription introduite en 2019 (2 770 € en licence et 3 770 € en master pour les étudiants hors UE), les effectifs d’étudiants étrangers ont continué d’augmenter, attestant que la demande reste forte et que les frais restent compétitifs par rapport au Royaume-Uni ou aux États-Unis.

    Où sont concentrés les étudiants étrangers en France ?

    L’Île-de-France capte environ 46 % des effectifs (environ 150 000 étudiants étrangers), suivie d’Auvergne-Rhône-Alpes (~11 %) et d’Occitanie (~8 %). Paris concentre à elle seule une part significative grâce à la densité d’établissements d’excellence et à son rayonnement international.

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  • Campus France : Guide d’Inscription pour Étudiants Étrangers 2026

    Campus France : Guide d’Inscription pour Étudiants Étrangers 2026

    Campus France : Guide d’Inscription pour Étudiants Étrangers 2026

    Campus France est l’agence officielle française chargée de promouvoir l’enseignement supérieur français à l’international et d’accompagner les étudiants étrangers dans leurs démarches d’inscription en France. Chaque année, plus de 100 000 étudiants étrangers passent par cette procédure pour rejoindre les universités, grandes écoles et établissements supérieurs français.

    Ce guide vous explique en détail comment fonctionne Campus France en 2026, quelles sont les étapes de la procédure, quels documents préparer et comment optimiser votre dossier pour intégrer l’établissement de votre choix en France.

    Réponse rapide : La procédure Campus France se déroule en 3 étapes : (1) création du dossier en ligne sur la plateforme Campus France de votre pays, (2) entretien avec un conseiller Campus France dans votre pays d’origine, (3) demande de visa étudiant long séjour (VLS-TS) auprès du consulat français. La procédure complète prend entre 2 et 4 mois selon les pays.

    1. Qu’est-ce que Campus France ?

    Campus France est un établissement public industriel et commercial (EPIC) créé en 2011, sous la double tutelle du ministère des Affaires étrangères et du ministère de l’Enseignement supérieur. Ses missions principales :

    • Promouvoir l’enseignement supérieur français dans plus de 100 pays
    • Gérer la procédure de candidature des étudiants étrangers vers les établissements français
    • Centraliser et transmettre les dossiers de candidature aux établissements
    • Conseiller les candidats sur les formations, les bourses et les démarches administratives
    • Accompagner les étudiants dans leur intégration en France

    Campus France dispose d’un réseau de 204 espaces Campus France répartis dans plus de 100 pays, généralement hébergés dans les Instituts Français et les ambassades françaises.

    2. Pays concernés par la procédure Campus France

    Tous les ressortissants étrangers ne suivent pas la même procédure pour étudier en France :

    Procédure CEF (Centres pour les Études en France) — obligatoire

    Les ressortissants des pays suivants doivent obligatoirement passer par la procédure CEF de Campus France :

    • Algérie, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Chine, Comores, Congo Brazzaville, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée, Haïti, Inde, Japon, Kenya, Liban, Madagascar, Mali, Maurice, Mauritanie, Mexique, Maroc, Niger, République Démocratique du Congo, Sénégal, Syrie, Togo, Tunisie, Vietnam

    Procédure simplifiée ou dispense

    • Ressortissants de l’UE/EEE/Suisse : pas de visa requis, inscription directe dans les établissements
    • Autres pays hors CEF : procédure via le consulat français, sans étape Campus France obligatoire

    3. Les étapes de la procédure Campus France 2026

    1. Étape 1 — Créer votre espace Campus France en ligne : Sur le site Campus France de votre pays (ex : campusfrance.org/maroc, campusfrance.org/sénégal). Remplissez votre profil académique, choisissez jusqu’à 12 formations en France. Délai : novembre à janvier pour une rentrée en septembre.
    2. Étape 2 — Déposer votre dossier en ligne : Téléchargez tous les documents requis (voir section suivante). Un numéro de dossier vous est attribué.
    3. Étape 3 — Entretien avec le conseiller Campus France : Un entretien de 20 à 40 minutes dans votre espace Campus France local. Le conseiller évalue la cohérence de votre projet et peut vous demander des précisions sur vos choix de formation. Cet entretien n’est pas un examen — il vise à s’assurer que votre projet est réaliste.
    4. Étape 4 — Transmission des dossiers aux établissements : Campus France transmet votre dossier aux formations choisies. Chaque établissement instruit la candidature selon ses propres critères.
    5. Étape 5 — Réponse des établissements : De mars à mai. En cas d’admission, vous recevez une lettre d’admission ou un courriel de confirmation.
    6. Étape 6 — Demande de visa étudiant : Avec votre lettre d’admission, vous déposez une demande de visa long séjour (VLS-TS) auprès du consulat français de votre pays (voir section dédiée).

    4. Documents à préparer pour le dossier

    Document Précisions
    Relevés de notes Toutes les années post-bac, traduits en français si nécessaire
    Diplômes obtenus Originaux ou copies certifiées conformes
    CV académique En français, centré sur le parcours académique et les expériences de recherche
    Lettres de recommandation 2 à 3, de professeurs universitaires, en français ou anglais
    Lettre de motivation Spécifique à chaque formation, en français
    Test de langue française TCF, DELF ou DALF selon le niveau requis par la formation
    Passeport valide Valable au minimum jusqu’à la fin de la formation
    Justificatif de ressources 615 € minimum/mois selon les critères consulaires 2026

    5. Le visa étudiant pour la France

    Une fois admis dans un établissement français, vous devez demander un visa long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) mention « étudiant ». Ce visa est valable 1 an et renouvelable.

    Conditions du visa étudiant 2026

    • Lettre d’admission d’un établissement d’enseignement supérieur français accrédité
    • Justificatif de ressources financières suffisantes (minimum 615 €/mois)
    • Justificatif de logement en France (résidence CROUS, lettre d’hébergement, etc.)
    • Assurance maladie valable en France
    • Niveau de français suffisant (B1 minimum pour la plupart des formations)

    Délais à respecter

    • Dépôt de la demande de visa : au moins 2 mois avant la date de rentrée
    • Délai de traitement : 2 à 6 semaines selon le consulat
    • Validation du VLS-TS à l’arrivée en France : obligatoire dans les 3 mois sur le site de l’OFII

    6. À votre arrivée en France

    1. Validez votre VLS-TS en ligne : Dans les 3 mois suivant votre arrivée sur ofii.fr. Cette étape est obligatoire pour rester légalement en France.
    2. Inscrivez-vous à la Sécurité sociale étudiante : Gratuite et obligatoire pour tous les étudiants inscrits dans un établissement français.
    3. Ouvrez un compte bancaire : Idéalement avant ou juste après l’arrivée. Les banques en ligne (N26, Boursorama, Bunq) acceptent facilement les étudiants étrangers sans condition de revenus.
    4. Demandez l’APL : Dès que vous avez votre logement, faites votre demande d’APL sur caf.fr.
    5. Inscrivez-vous auprès du service international de votre université : Il peut vous orienter vers des aides et services spécifiques aux étudiants internationaux.

    7. Aides financières pour étudiants étrangers en France

    • Bourse d’excellence Eiffel : 1 181 €/mois en master, couvre logement et transport. Très sélective (environ 1 000 bourses par an). Candidature en novembre sur campusfrance.org.
    • Bourses bilatérales : Selon les accords entre la France et votre pays d’origine. Renseignez-vous auprès de Campus France dans votre pays et du consulat.
    • Bourses universitaires d’excellence : Sorbonne, PSL, Paris-Saclay et d’autres universités proposent des bourses internes pour les étudiants internationaux admis dans leurs programmes sélectifs.
    • APL et aides CAF : Accessibles à tous les étudiants légalement en France, quel que soit leur pays d’origine.
    • Aide d’urgence CROUS : En cas de difficultés financières ponctuelles, le CROUS peut verser une aide ponctuelle sans condition de nationalité.

    Consultez aussi notre guide Bourses d’études master France 2026 pour une vue complète des financements disponibles.

    Pour trouver votre logement après l’arrivée, consultez notre guide Logement étudiant France 2026.

    FAQ — Campus France 2026

    La procédure Campus France est-elle obligatoire pour tous les étrangers ?

    Non. La procédure CEF de Campus France est obligatoire uniquement pour les ressortissants d’une trentaine de pays spécifiques (dont Maroc, Tunisie, Algérie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Chine, Inde, etc.). Les ressortissants de l’UE/EEE/Suisse n’ont besoin d’aucun visa ni procédure Campus France et peuvent s’inscrire directement dans les établissements français. Pour les autres nationalités, la procédure peut être simplifiée via le consulat.

    Quel niveau de français faut-il pour étudier en France ?

    Le niveau minimum requis est généralement B2 du CECRL pour les formations en français. Certaines formations admettent un niveau B1 pour les premières années et prévoient un soutien linguistique. Les formations dispensées en anglais (de plus en plus nombreuses) n’exigent pas de justificatif de français mais demandent souvent un IELTS ou TOEFL. Le TCF et le DELF sont les tests les plus reconnus par les établissements français.

    Combien de formations peut-on choisir via Campus France ?

    Selon la procédure CEF, vous pouvez choisir jusqu’à 12 formations en France. Il est recommandé de diversifier les niveaux de sélectivité (formations très sélectives + formations accessibles) pour maximiser vos chances d’admission. Pour les masters, combinez des candidatures via Campus France et via Mon Master si votre profil le permet.

    Peut-on travailler en France avec un visa étudiant ?

    Oui. Le visa étudiant autorise un travail à temps partiel, dans la limite de 964 heures par an (soit environ 60 % d’un temps plein). Vous n’avez pas besoin d’autorisation de travail spécifique. Le salaire perçu est soumis aux cotisations sociales françaises. Vous accédez aussi à la Sécurité sociale étudiante dès l’inscription dans un établissement.

    Que faire si l’entretien Campus France se passe mal ?

    L’entretien Campus France n’est pas un examen d’admission — le conseiller ne décide pas de votre admission dans les établissements. Il évalue la cohérence de votre projet et remplit un rapport. En cas de retour négatif du conseiller (ex : projet jugé incohérent), vous pouvez apporter des clarifications et demander à faire modifier le rapport. L’admission reste décidée par les établissements eux-mêmes.

    Comment consulter les universités françaises disponibles via Campus France ?

    Le site campusfrance.org propose un moteur de recherche de formations avec filtres par domaine, niveau, région et langue d’enseignement. Pour les classements et comparaisons, consultez notre guide Meilleures universités France 2026 et le guide Master en France 2026.