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  • Mobilité Erasmus+ des étudiants français 2026-2027 en chiffres

    Mobilité Erasmus+ des étudiants français 2026-2027 en chiffres

    Mobilité Erasmus+ des étudiants français 2026-2027 en chiffres

    La France est aujourd’hui le premier pays d’Europe pour le nombre de participants envoyés dans le cadre du programme Erasmus+. En 2024, 164 000 mobilités ont été financées au départ du territoire national — soit une hausse de 15 % en un an —, dont 40 % concernaient l’enseignement supérieur. Pour les étudiants qui envisagent un semestre ou un stage à l’étranger en 2026-2027, ces statistiques mobilité Erasmus France 2026 2027 chiffres dessinent un programme en pleine expansion, avec un budget 2025 en hausse de 21 % et une demande qui dépasse désormais largement l’offre de financement.

    Cette page compile, source par source, les données officielles les plus récentes de l’Agence Erasmus+ France / Éducation Formation et de Campus France, ainsi que les montants de bourses en vigueur pour la campagne 2026-2027.

    En bref : La France a financé 164 000 départs Erasmus+ en 2024 (+15 %), dont plus de 57 000 dans l’enseignement supérieur. Les bourses 2026-2027 varient de 250 à 800 €/mois selon la destination. L’Espagne, l’Allemagne et l’Italie restent les trois premiers pays d’accueil des étudiants français.

    Chiffres clés 2024 : la France en tête en Europe

    Selon les données publiées par l’Agence Erasmus+ France, le programme a franchi en juin 2025 le cap symbolique des 2 millions de bénéficiaires cumulés depuis son lancement, dont la moitié acquis au cours des dix dernières années. C’est la démonstration d’une montée en puissance continue qui positionne la France comme l’État membre qui envoie le plus de participants à l’échelle européenne.

    Vidéo : comprendre les étapes d’une mobilité d’études Erasmus+, du dossier au départ.
    Évolution des mobilités Erasmus+ au départ de la France
    Année Total mobilités (toutes filières) Évolution annuelle
    2022 environ 115 000
    2023 142 000 +23 %
    2024 164 000 +15 %

    Pour l’enseignement supérieur spécifiquement, Campus France recense plus de 57 000 étudiants et personnels en mobilité Erasmus+ en 2023 — chiffre en hausse de 9 % sur un an et de 18 % sur cinq ans (2018–2023), selon les Chiffres clés 2025 de Campus France.

    Répartition par secteur éducatif

    Le programme Erasmus+ ne se limite pas à l’université. Les 164 000 départs de 2024 se distribuent entre quatre grands secteurs, avec des dynamiques très différentes :

    Mobilités Erasmus+ par secteur éducatif (France, 2024)
    Secteur Part estimée Fait marquant
    Enseignement supérieur (études + stages) ~40 % Mobilités de personnels +41 %
    Formation professionnelle (VET) ~21 % 34 400+ mobilités courtes d’apprenants
    Enseignement scolaire ~25 % Mobilités de groupe élèves : 42 000 (vs 24 500 en 2023)
    Jeunesse et sport ~14 % 20 000 bénéficiaires ; job shadowing +71 %

    La forte progression de l’enseignement scolaire — tirée par les mobilités de groupe d’élèves — explique une grande partie de la hausse globale de +15 %. Pour les étudiants en master ou en licence, la filière enseignement supérieur reste le canal principal, avec des mobilités individuelles d’études (3 à 12 mois) et de stages (2 à 12 mois).

    Pour approfondir la dimension financière de vos études avant de partir, consultez notre analyse du coût des études supérieures en France en 2026 : frais d’inscription, logement et aides disponibles.

    Pays de destination des étudiants français

    La répartition géographique des mobilités Erasmus+ de l’enseignement supérieur montre une forte concentration sur cinq destinations, selon les données Campus France 2025 :

    Top 5 des destinations Erasmus+ pour les étudiants français (enseignement supérieur, 2023)
    Rang Pays d’accueil Mobilités (étudiants + personnels) Part du total Évolution
    1 Espagne 11 174 19 % +11 %
    2 Allemagne 6 224 11 % +17 %
    3 Italie 5 945 10 % +24 %
    4 Belgique 4 830 8 % +35 %
    5 Irlande 3 044 5 % +17 %

    L’Italie et la Belgique affichent les progressions les plus rapides (+24 % et +35 %), reflétant un attrait croissant pour des destinations historiquement sous-représentées dans les parcours français. L’Irlande, seul pays anglophone de l’espace Erasmus+, reste prisée pour les étudiants en langues ou en management international.

    En sens inverse, la France accueille des mobilités entrantes : plus de 32 000 étudiants et personnels étrangers sont venus en France dans le cadre du programme en 2023, l’Allemagne étant le premier pays émetteur avec 20 % des arrivées (en hausse de 46 %).

    Montants des bourses Erasmus+ 2026-2027

    La bourse mensuelle Erasmus+ est calculée selon trois groupes de pays, définis en fonction du coût de la vie dans le pays d’accueil. Les montants ci-dessous sont ceux en vigueur pour la campagne 2026-2027, conformément aux données de messervices.etudiant.gouv.fr :

    Montants de la bourse Erasmus+ par groupe de pays (2026-2027)
    Groupe Pays concernés (exemples) Mobilité études (€/mois) Mobilité stage (€/mois)
    Groupe 1 — coût de vie élevé Danemark, Finlande, Islande, Irlande, Liechtenstein, Luxembourg, Norvège, Suède 600–800 € 750–950 €
    Groupe 2 — coût de vie intermédiaire Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Grèce, Italie, Pays-Bas, Portugal 500–700 € 650–850 €
    Groupe 3 — coût de vie plus bas Bulgarie, Croatie, Estonie, Hongrie, Pologne, Roumanie, Turquie, Serbie 250–450 € 400–600 €

    Aides complémentaires : les étudiants boursiers CROUS (échelons 6 et 7), en situation de handicap, originaires de zones rurales ou de quartiers prioritaires (QPV) bénéficient d’un forfait inclusion de 250 €/mois supplémentaires. Un bonus mobilité durable est également versé aux étudiants qui choisissent un moyen de transport bas-carbone (train, covoiturage) pour se rendre dans leur pays d’accueil.

    Pour les étudiants des collectivités d’outre-mer, le montant est fixé à 786 €/mois, quelle que soit la destination.

    La bourse Erasmus+ est cumulable avec la bourse sur critères sociaux du CROUS et l’Aide à la Mobilité Internationale (AMI) du MESR. Pour le détail des montants par pays et le calendrier des dossiers, retrouvez notre guide complet sur les bourses Erasmus+ master 2026-2027 et leur calendrier.

    Budget et taux de financement

    Le programme Erasmus+ est doté d’un budget pluriannuel de 28 milliards d’euros pour 2021-2027, soit une augmentation de 80 % par rapport à la période précédente (2014-2020), selon Toute l’Europe. En France, l’enveloppe annuelle allouée par l’Agence Erasmus+ France a évolué comme suit :

    Budget Erasmus+ alloué à la France (Education Formation)
    Appel à projets Enveloppe Évolution Taux de financement
    2023 ~316 M€ 50 %
    2024 ~357 M€ +13 % 44 %
    2025 433,6 M€ +21 % n.d. (demande : 890 M€)

    La demande financière sur l’appel à projets 2025 atteint 890 M€ — soit plus du double de l’enveloppe disponible — ce qui traduit une pression forte sur le programme. Le taux de financement a baissé de 50 % à 44 % entre 2023 et 2024, même si les taux par secteur restent différenciés : 56 % pour la formation professionnelle, 62 % pour l’enseignement supérieur, et 100 % pour l’éducation des adultes. Les 4 782 dossiers de candidatures reçus sur l’appel 2025 se répartissent entre organismes déjà accrédités Erasmus+ (72 %) et nouveaux entrants.

    Calendrier clé pour 2026-2027

    La mobilité Erasmus+ suit un cycle annuel encadré par l’institution d’envoi et l’Agence nationale. Voici les étapes-clés à anticiper pour un départ en 2026-2027 :

    • Dès la rentrée 2025-2026 (septembre–octobre 2025) : prise de contact avec le bureau des relations internationales (BRI) de votre université ou grande école. Les places sont attribuées sur dossier ; les candidatures internes ferment souvent en novembre–décembre.
    • Novembre–janvier : sélection interne, signature de l’accord bilatéral inter-établissements (Learning Agreement pour les études, Training Agreement pour les stages).
    • Janvier–mars 2026 : dépôt du dossier de mobilité auprès de l’université partenaire et validation du plan d’études.
    • Avril–mai 2026 : signature de la convention de subvention avec votre établissement et premier versement de la bourse Erasmus+.
    • Septembre 2026 ou janvier 2027 : départ pour les semestres d’automne ou de printemps.

    L’Agence Erasmus+ France recommande d’entamer les démarches 6 à 12 mois avant la date de départ prévue. Pour les stages, les délais sont généralement plus courts mais restent soumis à validation pédagogique. Pour ne manquer aucune date limite, consultez notre calendrier Erasmus+ 2026-2027 détaillé des candidatures pour la rentrée de septembre.

    Si votre mobilité s’accompagne d’un mémoire de recherche à rédiger, pensez à organiser votre méthode de travail bien avant le départ : l’analyse du coût total d’un master en France peut aussi vous aider à simuler l’impact financier de votre semestre à l’étranger sur votre budget global.

    FAQ

    Combien d’étudiants français partent en Erasmus+ chaque année ?

    En 2024, plus de 57 000 étudiants et personnels de l’enseignement supérieur ont effectué une mobilité Erasmus+, soit une hausse de 9 % par rapport à 2023. Toutes filières confondues, 164 000 mobilités ont été financées au départ de la France (+15 % en un an), dont 40 % dans l’enseignement supérieur, selon l’Agence Erasmus+ France.

    Quels sont les pays de destination les plus choisis par les étudiants français en Erasmus+ ?

    Les cinq premières destinations pour les étudiants et personnels de l’enseignement supérieur français sont : l’Espagne (11 174 mobilités, 19 % du total), l’Allemagne (6 224, +17 %), l’Italie (5 945, +24 %), la Belgique (4 830, +35 %) et l’Irlande (3 044, +17 %). Source : Campus France, Chiffres clés 2025.

    Quel est le montant de la bourse Erasmus+ en 2026-2027 ?

    Pour les mobilités d’études, la bourse Erasmus+ varie de 250 à 800 €/mois selon le groupe de pays. Pour les stages, 150 € supplémentaires par mois s’ajoutent. Un forfait inclusion de 250 €/mois est accordé aux étudiants boursiers CROUS (échelons 6–7), en situation de handicap ou issus de zones QPV/rurales. Les étudiants ultramarins reçoivent 786 €/mois.

    La France est-elle le premier pays envoyeur d’Erasmus+ en Europe ?

    Oui. Selon l’Agence Erasmus+ France, la France est l’État membre qui envoie le plus de participants dans le programme Erasmus+. La barre des 2 millions de bénéficiaires cumulés a été franchie en juin 2025, avec la moitié des mobilités réalisées au cours des dix dernières années.

    Peut-on cumuler la bourse Erasmus+ avec d’autres aides ?

    Oui. La bourse Erasmus+ est cumulable avec la bourse sur critères sociaux du CROUS, l’Aide à la Mobilité Internationale (AMI) du MESR, et les aides régionales ou municipales. Les étudiants boursiers des échelons 6 et 7 bénéficient du forfait inclusion de 250 €/mois en supplément.

    Quand faut-il s’inscrire pour partir en Erasmus+ en 2026-2027 ?

    Il est conseillé de lancer les démarches 6 à 12 mois avant la date de départ, soit dès la rentrée 2025-2026 pour un départ à l’automne ou au printemps 2026-2027. Les candidatures se déposent auprès du bureau des relations internationales de votre établissement, qui fixe ses propres délais internes — souvent en novembre ou décembre pour les départs du semestre suivant.

  • Mobilité étudiante internationale en France 2026 : Erasmus+, entrants et sortants en chiffres

    Mobilité étudiante internationale en France 2026 : Erasmus+, entrants et sortants en chiffres

    Mobilité étudiante internationale en France 2026 : Erasmus+, entrants et sortants en chiffres

    La France est le premier pays d’envoi du programme Erasmus+ depuis deux ans consécutifs : 57 418 participants en 2023, devant l’Allemagne et l’Espagne. Ce rang de leader coexiste avec un flux entrant bien plus modeste — 32 295 étudiants et personnels étrangers accueillis en France via le même programme — révélant un solde sortant net de plus de 25 000 personnes que peu d’analyses chiffrent explicitement. Parallèlement, 443 500 étudiants étrangers toutes filières confondues étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français en 2024-2025, confirmant l’attractivité globale du système.

    Cet article synthétise les données officielles les plus récentes (MESR/SIES, Campus France Chiffres clés 2025, Agence Erasmus+ France) pour dresser un panorama complet des deux sens de la mobilité : volumes de mobilités, top destinations et origines, répartition études/stages, durées moyennes, profil démographique et tendances à horizon 2027. L’angle retenu est délibérément celui des flux bruts, distinct des analyses centrées sur les montants de bourses ou les aides régionales.

    Résultats clés 2023-2025

    • 57 418 participants français en mobilité Erasmus+ (enseignement supérieur, 2023) — 1er pays d’envoi en Europe
    • 32 295 étudiants et personnels étrangers accueillis en France via Erasmus+ en 2023 (+19 % sur un an)
    • 443 500 étudiants étrangers en France toutes filières, 2024-2025 (+17 % sur cinq ans)
    • 5,6 mois : durée moyenne d’une mobilité Erasmus+ en enseignement supérieur
    • 164 000 mobilités totales au départ de la France (tous secteurs Erasmus+, 2024)

    La France, premier pays d’envoi en Europe

    Pour la deuxième année consécutive, la France se classe au premier rang des pays d’envoi du programme Erasmus+ dans l’enseignement supérieur. En 2023, l’Agence Erasmus+ France et Campus France ont enregistré 57 418 participants français (étudiants et personnels), contre environ 52 700 en 2022. La progression annuelle atteint +9 %, et sur cinq ans (2018-2023) la hausse est de +18 %, signe d’une demande structurellement orientée à la hausse.

    Ce rang de premier pays d’envoi traduit à la fois la taille de la population étudiante française — environ 2,9 millions d’inscrits dans l’enseignement supérieur — et une politique publique de valorisation de la mobilité internationale, portée notamment par la stratégie « Bienvenue en France » et les conventions cadres entre le MESR et les établissements.

    Répartition études / stages

    Les mobilités sortantes françaises se répartissent en deux grandes catégories, avec une dynamique divergente en 2022-2023 :

    Mobilité sortante Erasmus+ France — enseignement supérieur, 2022-2023
    Type de mobilité Participants Part Évolution N-1
    Mobilité d’études (SMS) 35 125 61,6 % −5,0 %
    Mobilité de stage (SMP) 21 914 38,4 % +19,4 %
    Total 57 039 100 % +3,1 %

    Source : MESR/SIES — État de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (EESR 18), données 2022-2023.

    La chute de la mobilité d’études (−5 %) reflète en partie un effet calendrier post-pandémie et une saturation relative des places dans certaines universités d’accueil espagnoles, tandis que la mobilité de stage bénéficie d’une demande croissante des employeurs et d’un cadre réglementaire assoupli depuis 2021.

    Flux sortants : destinations, profil et durées

    Top 5 des destinations

    L’Espagne demeure, et de loin, la destination privilégiée des étudiants français en Erasmus+. Les trois premières destinations captent 38,6 % du total des mobilités sortantes en 2022-2023. La Belgique (+35 %) et l’Irlande (+17 %) enregistrent les progressions les plus marquées parmi les cinq premières, traduisant un intérêt croissant pour les pays francophones et anglophones.

    Top 5 destinations des participants français Erasmus+ — 2022-2023
    Pays d’accueil Participants Part Évolution N-1
    Espagne 11 174 18,8 % +11 %
    Allemagne 6 224 10,4 % +17 %
    Italie 5 945 9,3 % +24 %
    Belgique 4 830 8,1 % +35 %
    Irlande 3 044 5,1 % +17 %

    Source : Campus France, Chiffres clés 2025.

    Profil démographique des mobiles français

    Le profil type de l’étudiant français en mobilité Erasmus+ révèle des inégalités de genre et de discipline stables d’une année sur l’autre :

    • Genre : 56,9 % de femmes, 43,1 % d’hommes — une sur-représentation féminine constante, plus marquée en mobilité d’études qu’en stage.
    • Niveau d’études : 47,9 % en master, 42,0 % en licence (bachelor), 7,7 % en BTS/BUT (cycle court), 0,5 % en doctorat. La mobilité doctorante est fortement sous-représentée au regard des effectifs réels.
    • Disciplines : commerce, administration et droit dominent avec 32,3 % des mobilités, suivis par l’ingénierie et les technologies (24 %), puis les lettres, langues et arts (13,8 %).

    Cette répartition disciplinaire souligne la place centrale des grandes écoles de commerce et des IAE dans les mobilités sortantes : leurs cursus intègrent souvent un semestre à l’étranger comme exigence de diplôme, ce qui gonfle mécaniquement la part des filières gestion.

    Durée des séjours

    La durée moyenne d’un séjour Erasmus+ en enseignement supérieur s’établit à 5,6 mois, avec un écart significatif selon le type de mobilité :

    • Mobilité d’études : 6,5 mois — un semestre académique complet constitue la norme, certains établissements imposant un minimum d’une année.
    • Mobilité de stage : 3,6 mois — contrainte par les calendriers des entreprises d’accueil et les périodes de stage intégrées aux cursus.

    La durée minimale réglementaire est de 3 mois pour la mobilité d’études et de 2 mois pour le stage. Les mobilités de très courte durée (moins de 2 mois) ne sont pas éligibles aux bourses Erasmus+ pour l’enseignement supérieur, même si elles peuvent l’être dans d’autres volets du programme.

    Bon à savoir : À leur retour, les étudiants partis en Erasmus+ doivent souvent remettre un rapport de mobilité ou intégrer leur expérience internationale dans leur mémoire de master. Un assistant comme Tesify permet de structurer et de rédiger ce travail académique de manière rigoureuse, tout en respectant les normes de citation exigées par leur établissement.

    Flux entrants Erasmus+ : qui vient en France ?

    La France a accueilli 32 295 étudiants et personnels étrangers via Erasmus+ en 2023, un chiffre en hausse de +19 % sur un an — une progression nettement supérieure à celle des sortants (+9 %). L’Allemagne est devenue en 2023 le premier pays d’envoi vers la France, avec une explosion de +46 % de ses ressortissants en mobilité Erasmus+ en France.

    Top 5 pays d’origine des mobilités Erasmus+ entrantes en France — 2023
    Pays d’origine Participants Évolution N-1
    Allemagne 6 598 +46 %
    Italie 5 825 +11 %
    Espagne 4 899 +4 %
    Belgique 2 329 +27 %
    Roumanie 1 497 +20 %

    Source : Campus France, Chiffres clés 2025.

    La montée en puissance des Allemands s’explique par le renforcement des accords bilatéraux franco-allemands dans le cadre de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) et par l’attractivité croissante des formations en anglais dans les établissements parisiens et lyonnais. La Roumanie, cinquième contingent entrant, confirme l’intégration progressive des pays d’Europe centrale et orientale dans les flux Erasmus+ vers la France.

    443 500 étudiants étrangers toutes filières confondues

    Répartition des étudiants étrangers en France par zone géographique d'origine — Campus France Chiffres clés 2025
    Source : Campus France — Chiffres clés 2025 de la mobilité étudiante

    Au-delà du seul programme Erasmus+, la France accueille un volume bien plus large d’étudiants internationaux. En 2024-2025, 443 500 étudiants étrangers étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français, selon les données de Campus France publiées en mai 2025. Ce chiffre marque une hausse de +3 % sur un an et de +17 % sur cinq ans, confirmant la dynamique structurelle d’internationalisation.

    Parmi ces 443 500 inscrits :

    • 76 % sont en mobilité internationale au sens strict (ils ont quitté leur pays pour venir étudier en France).
    • 24 % sont des étudiants étrangers résidents (nés à l’étranger mais établis en France depuis plusieurs années).

    Les cinq premiers pays d’origine pour l’ensemble des étudiants étrangers inscrits en France sont, par ordre décroissant : Maroc, Algérie, Chine, Italie et Sénégal. La prépondérance des pays maghrébin et subsahariens reflète les liens historiques et linguistiques de la France, ainsi que les partenariats académiques structurés avec ces pays via Campus France et les ambassades.

    Pour une analyse approfondie de la dimension doctorale de cette attractivité — la France accueille une proportion croissante de doctorants étrangers attirés par les cotutelles internationales et les financements ANR — notre article sur l’attractivité du doctorat français pour les étudiants internationaux (données SIES 2025) détaille les chiffres par discipline et pays d’origine.

    Bilan bilatéral : sortants vs. entrants Erasmus+

    Un des angles les moins analysés dans les publications sur Erasmus+ est le solde bilatéral des flux, c’est-à-dire la comparaison directe entre le volume de participants français qui partent et celui d’étrangers qui arrivent via le même programme.

    Flux Erasmus+ en France — enseignement supérieur, 2023
    Indicateur Valeur Évolution N-1
    Sortants (participants français en Erasmus+) 57 418 +9 %
    Entrants (mobilités Erasmus+ en France) 32 295 +19 %
    Solde sortant net +25 123
    Ratio sortants / entrants 1,78

    La France envoie donc 1,78 fois plus de participants qu’elle n’en accueille via Erasmus+. Ce déséquilibre n’est pas une anomalie structurelle : il traduit la forte appétence des étudiants français pour la mobilité internationale, combinée à une capacité d’accueil Erasmus+ qui, bien que significative, reste inférieure à la demande sortante. Néanmoins, la progression des entrants (+19 %) est nettement supérieure à celle des sortants (+9 %), indiquant un rééquilibrage progressif du flux.

    Pour le détail des mobilités sortantes et de leur financement (montants des bourses Erasmus+ selon les pays de destination, critères d’éligibilité et répartition par établissement), notre article Mobilité Erasmus+ des étudiants français 2026-2027 en chiffres complète ce panorama avec les données les plus récentes.

    Tendances 2024 et objectifs à horizon 2027

    Les données 2024, publiées par l’Agence Erasmus+ France, marquent une nouvelle accélération : 164 000 mobilités totales au départ de la France sur l’ensemble des secteurs Erasmus+ (enseignement supérieur, scolaire, formation professionnelle et jeunesse), soit +15 % par rapport aux 142 000 mobilités de 2023. Une partie de cette progression est portée par les mobilités scolaires de groupe, dont le volume a presque doublé en un an, mais la tendance de fond dans l’enseignement supérieur reste positive.

    Côté accueil, la France progresse vers son objectif officiel de 500 000 étudiants étrangers accueillis d’ici 2027 dans le cadre de la stratégie « Bienvenue en France ». Partant de 443 500 en 2024-2025, l’objectif requiert une hausse annuelle d’environ 20 000 inscrits supplémentaires sur les trois prochaines années. Le rythme récent (+13 000 en un an) reste en deçà de ce qu’implique la trajectoire cible.

    Perspective 2026 : Deux leviers pourraient accélérer le rééquilibrage des flux. D’abord, l’extension du programme Erasmus+ aux apprentis, soutenue par la loi pour un Erasmus de l’apprentissage promulguée en 2024, devrait faire progresser les entrants en formation professionnelle. Ensuite, le développement des formations délivrées en anglais dans les universités françaises — encore limité par rapport à l’Allemagne ou aux Pays-Bas — reste un facteur clé pour attirer des étudiants hors zone francophone.

    Sur le plan qualitatif, les enquêtes de satisfaction menées par l’Agence Erasmus+ France auprès des participants étrangers accueillis font ressortir deux axes d’amélioration persistants : la complexité des démarches administratives à l’arrivée (logement, visa étudiant, inscription) et le niveau d’accueil linguistique dans les établissements hors grandes métropoles. Ces obstacles freinent l’attractivité relative de la France face à des pays comme l’Espagne ou les Pays-Bas, qui ont investi dans des services d’accueil structurés.

    Enfin, les étudiants qui intègrent leur expérience de mobilité internationale dans un mémoire de master ou un rapport Erasmus+ trouveront un cadre méthodologique pratique dans le guide comment rédiger un mémoire (fr.tesify.pro), adapté aux normes académiques françaises.

    FAQ — Mobilité étudiante internationale et Erasmus+ en France

    Combien d’étudiants français partent en Erasmus+ chaque année ?

    En 2023, 57 418 participants français (étudiants et personnels) ont pris part au programme Erasmus+ dans l’enseignement supérieur, faisant de la France le premier pays d’origine du programme en Europe. Ce chiffre est en hausse de +9 % sur un an et de +18 % sur cinq ans. En 2024, tous secteurs Erasmus+ confondus, 164 000 mobilités ont été réalisées au départ de la France.

    Quelle est la principale destination Erasmus+ des étudiants français ?

    L’Espagne est la première destination, avec 11 174 participants français en 2022-2023, soit 18,8 % des mobilités sortantes. Elle est suivie par l’Allemagne (10,4 %) et l’Italie (9,3 %). La Belgique (+35 %) et l’Irlande (+17 %) enregistrent les progressions les plus dynamiques parmi les cinq premières destinations.

    Combien d’étudiants étrangers viennent en France via Erasmus+ ?

    La France a accueilli 32 295 étudiants et personnels étrangers via Erasmus+ en 2023, en hausse de +19 % sur un an. L’Allemagne est le premier pays d’envoi vers la France (6 598 participants, +46 %), devant l’Italie (5 825) et l’Espagne (4 899). Au total, en incluant toutes les filières, la France accueille 443 500 étudiants étrangers en 2024-2025.

    Quelle est la durée moyenne d’une mobilité Erasmus+ en enseignement supérieur ?

    La durée moyenne est de 5,6 mois pour l’ensemble des mobilités Erasmus+ en enseignement supérieur. Elle varie selon le type : 6,5 mois pour la mobilité d’études (un semestre complet) et 3,6 mois pour la mobilité de stage. La durée minimale éligible est de 3 mois pour les études et de 2 mois pour les stages.

    La France envoie-t-elle plus d’étudiants qu’elle n’en accueille via Erasmus+ ?

    Oui. La France envoie nettement plus d’étudiants et personnels (57 418 en 2023) qu’elle n’en accueille via Erasmus+ (32 295), avec un solde sortant net de plus de 25 000 participants. Le ratio est de 1,78 sortant pour 1 entrant. Toutefois, la progression des entrants (+19 %) est supérieure à celle des sortants (+9 %), ce qui indique un rééquilibrage progressif.

    Quel est l’objectif de la France en matière d’accueil d’étudiants étrangers ?

    La France s’est fixé l’objectif d’accueillir 500 000 étudiants étrangers dans ses établissements d’enseignement supérieur d’ici 2027, dans le cadre de la stratégie « Bienvenue en France ». En 2024-2025, le chiffre s’établit à 443 500, soit une progression de +17 % sur cinq ans. Atteindre 500 000 requiert de maintenir une hausse annuelle d’environ 20 000 inscrits supplémentaires.


    Sources : MESR/SIES, État de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (EESR 18) ; Campus France, Chiffres clés de la mobilité étudiante dans le monde, mai 2025 ; Agence Erasmus+ France, résultats de l’appel à projets 2024 (juillet 2025).

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    ENS Admission : Guide Complet pour Intégrer une École Normale Supérieure en 2026

    ENS Admission : Guide Complet pour Intégrer une École Normale Supérieure en 2026

    L’ENS admission est l’une des plus sélectives de France. Chaque année, moins de 700 places sont ouvertes dans les quatre Écoles Normales Supérieures — Ulm (Paris PSL), Lyon, Paris-Saclay et Rennes — pour des milliers de candidats venus des meilleures classes préparatoires, des facultés et du monde entier. Comprendre les différentes voies d’accès, les calendriers et les critères de sélection est indispensable pour maximiser vos chances.

    Ce guide complet couvre tout ce que vous devez savoir sur l’admission aux ENS en 2026 : les quatre établissements, les trois grandes voies d’entrée, les places disponibles par concours et les stratégies qui font la différence. Que vous soyez en prépa, à l’université ou à l’étranger, vous trouverez ici la feuille de route adaptée à votre profil.

    En résumé : L’admission aux ENS se fait par trois voies principales — concours post-prépa (la plus courante), voie universitaire (après L3 ou M1) et sélection internationale. Les 4 ENS offrent environ 683 places au total en 2025. Le concours post-prépa reste la voie royale, mais la voie universitaire est accessible sans deux ans de CPGE.

    1. Les 4 ENS en France : présentation et spécificités

    La France compte quatre Écoles Normales Supérieures, chacune avec sa propre identité disciplinaire et ses concours :

    ENS Localisation Disciplines phares Places (2025)
    ENS Ulm (PSL) Paris 5e Sciences, Lettres, Sciences sociales ~142
    ENS de Lyon Lyon 7e Lettres, Sciences, Sciences humaines ~226
    ENS Paris-Saclay Gif-sur-Yvette (91) Sciences de l’ingénieur, Design, EEA ~250
    ENS Rennes Rennes Maths, Informatique, Droit, Économie ~65

    ENS Ulm et ENS Lyon recrutent sur des concours communs (X-ENS côté sciences, BEL côté lettres). ENS Paris-Saclay et ENS Rennes ont leurs propres concours. Chaque établissement propose aussi des voies d’accès alternatives hors CPGE.

    2. Voie 1 : Concours post-classes préparatoires

    La voie prépa reste la voie royale d’accès aux ENS. Elle regroupe plusieurs concours selon la filière de CPGE :

    Concours scientifiques (X-ENS)

    • Filières concernées : MP, MPI, PC, PSI, PT, BCPST, TB
    • Concours commun : Les épreuves X-ENS permettent de candidater simultanément à Polytechnique et aux ENS
    • Épreuves : Mathématiques, physique, informatique, chimie, sciences de la vie selon la filière
    • Durée de prépa : 2 ans minimum (possibilité de cuber = 3 ans)

    Concours littéraires (BEL — Banque d’Épreuves Littéraires)

    • Filières : A/L (littéraire avec LV), B/L (lettres et sciences sociales)
    • ENS concernées : Ulm et Lyon principalement
    • Épreuves : Français, philosophie, histoire, langues, latin/grec optionnel
    • Inscription : Sur www.concours-bel.fr de décembre à janvier

    Concours économiques et gestion

    • Filières : D1 (économie-droit) et D2 (économie-gestion)
    • ENS concernée : ENS Rennes principalement
    • Disciplines : Économie, droit, gestion, mathématiques
    Conseil pratique : Les prépas qui placent le plus d’élèves à l’ENS Ulm en sciences sont Louis-le-Grand, Henri-IV, Sainte-Geneviève et Lycée du Parc (Lyon). En lettres, Ulm, Henri-IV et Louis-le-Grand dominent également. La prépa d’origine influence fortement le taux de réussite.

    3. Voie 2 : Voie universitaire (normalien étudiant)

    Vous n’avez pas fait de CPGE ? La voie universitaire, aussi appelée « voie étudiante » ou « normalien étudiant », permet d’intégrer une ENS après un parcours à la faculté. C’est une voie exigeante mais accessible à des profils différents des prépas.

    Conditions d’accès

    • Niveau requis : L2, L3 ou M1 selon l’ENS et la discipline
    • Dossier académique : Très bonnes notes (mention Très Bien en licence, expériences de recherche)
    • Lettre de motivation et projet de recherche
    • Entretien oral : Obligatoire dans toutes les ENS

    Spécificités par ENS

    • ENS Ulm : Candidature en L3 pour les sciences, dossier très sélectif, entretien approfondi sur le projet de recherche
    • ENS Lyon : Recrutement en L3 ou M1, présence significative de normaliens étudiants dans plusieurs départements
    • ENS Paris-Saclay : Voie étudiante active, notamment pour les disciplines de sciences de l’ingénieur
    • ENS Rennes : Possibilité d’intégration après L3 en mathématiques, informatique, droit ou économie

    Pour la voie universitaire, les candidatures s’effectuent directement auprès de chaque ENS, souvent entre janvier et mars. Les critères sont différents de la voie prépa : l’excellence académique, la maturité du projet intellectuel et la qualité des lettres de recommandation comptent davantage que les résultats de concours.

    4. Voie 3 : Sélection internationale

    Les ENS offrent une voie d’admission spécifique aux étudiants étrangers et aux Français ayant suivi leur scolarité à l’étranger. La sélection internationale est particulièrement développée à ENS Ulm (PSL).

    Conditions

    • Être titulaire d’au minimum une année d’études universitaires étrangères
    • Résultats académiques exceptionnels dans le pays d’origine
    • S’inscrire en L3 ou M1 à l’ENS
    • Maîtrise du français exigée

    Disciplines disponibles (ENS Ulm)

    Sciences : Biologie, Chimie, Géosciences, Informatique, Mathématiques, Physique, Sciences cognitives.

    Lettres : Anthropologie, Histoire, Philosophie, Sociologie, Linguistique, Économie, Études politiques, et bien d’autres.

    Calendrier 2026 (ENS Ulm — sélection internationale)

    • Candidatures : 1er octobre — 3 décembre 2025
    • Résultats de sélection : à partir du 15 janvier 2026
    • Épreuves écrites : 2–6 février 2026
    • Épreuves orales : 9–13 février 2026
    • Résultats d’admission : à partir du 4 mars 2026
    • Nombre de places : ~10 en sciences + ~10 en lettres

    5. Places disponibles et taux de sélection

    L’admission aux ENS est parmi les plus sélectives de France. Voici les chiffres clés :

    ENS Places totales (2025) Voie prépa Voie universitaire
    ENS Ulm (PSL) ~142 Oui (X-ENS, BEL) Oui (L3/M1)
    ENS de Lyon ~226 Oui (X-ENS, BEL) Oui (L3/M1)
    ENS Paris-Saclay ~250 Oui (propre concours) Oui
    ENS Rennes ~65 Oui (propre concours) Oui

    Le taux de sélection global est difficile à chiffrer précisément, mais il faut compter que seuls les premiers rangs des meilleures prépas de France (top 3–5 % des candidats aux concours) décrochent une place à ENS Ulm. La sélection est moins extrême pour Paris-Saclay et Lyon, mais reste très élevée.

    6. Calendrier des concours 2026

    Concours scientifiques (filières MP, MPI, PC, PSI, PT, BCPST)

    • Épreuves écrites X-ENS : Semaine du 13 au 17 avril 2026
    • Résultats d’admissibilité : Mai-juin 2026
    • Épreuves orales : Juin–juillet 2026

    Concours littéraires (BEL — A/L, B/L)

    • Inscription : Décembre 2025 — janvier 2026 (sur concours-bel.fr)
    • Épreuves écrites : Mars-avril 2026
    • Admissibilité : Mai-juin 2026
    • Oraux : Juin–juillet 2026 (campus ENS)

    Voie universitaire

    • Calendrier : Janvier–mars 2026 (candidature directe auprès de chaque ENS)
    • Résultats : Avril–mai 2026

    Sélection internationale (ENS Ulm)

    • Candidatures : Octobre–décembre 2025 (close pour 2026)
    • Admission : Mars 2026

    7. Quel profil pour intégrer l’ENS ?

    L’ENS forme des chercheurs et des intellectuels de haut niveau. Au-delà des résultats scolaires, les ENS cherchent des profils avec :

    1. Excellence académique constante — Pas seulement une bonne moyenne, mais une cohérence sur la durée et un excellent classement parmi les pairs.
    2. Curiosité intellectuelle authentique — Capacité à questionner, à aller au-delà du programme, à développer une réflexion personnelle.
    3. Maîtrise de la dissertation et de l’oral — Les ENS évaluent fortement la qualité de la pensée exprimée à l’écrit et à l’oral, pas seulement les connaissances techniques.
    4. Projet de recherche défini — Surtout pour les voies universitaire et internationale : avoir une idée claire de ce qu’on veut étudier et pourquoi.
    5. Langues étrangères — L’anglais est indispensable, une deuxième langue est un plus significatif.
    Bon à savoir : Les normaliens qui produisent un mémoire ou une thèse dans le cadre de leur formation utilisent de plus en plus des outils comme Tesify pour structurer et rédiger leurs travaux académiques avec l’IA, tout en respectant les exigences d’intégrité académique des ENS.

    8. La vie de normalien : statut, rémunération, débouchés

    Intégrer une ENS ne se limite pas à un diplôme : c’est un statut particulier avec des avantages concrets.

    Statut et rémunération

    • Élève normalien : Statut de fonctionnaire stagiaire avec rémunération mensuelle (environ 1 350–1 500 €/mois selon les ENS)
    • Engagement de 10 ans : En contrepartie de la rémunération, l’élève s’engage à servir l’État pendant 10 ans (ou rembourser les allocations perçues)
    • Diplôme : Le diplôme de l’ENS est une certification propre à l’école, distincte de la licence ou du master

    Débouchés principaux

    • Recherche académique et doctorat — Voie la plus classique, avec d’excellents taux d’accès aux laboratoires de renom
    • Agrégation — Les normaliens réussissent l’agrégation à des taux très supérieurs à la moyenne nationale
    • Grandes entreprises et consulting — Profils très prisés pour leur rigueur intellectuelle
    • Haute fonction publique — ENA (désormais INSP), Sciences Po, passerelles vers les grands corps de l’État
    • Secteur privé et start-ups — De plus en plus de normaliens s’orientent vers l’entrepreneuriat et la tech

    Ressources utiles pour préparer votre dossier

    FAQ — Questions fréquentes sur l’ENS admission

    Peut-on intégrer l’ENS sans faire de classes préparatoires ?

    Oui. La voie universitaire permet d’intégrer une ENS après une L3 ou un M1 à la faculté. La sélection se fait sur dossier (notes, lettre de motivation, projet de recherche) et entretien oral. C’est une voie exigeante mais ouverte aux profils non-prépa.

    Combien y a-t-il de places à l’ENS chaque année ?

    En 2025, les quatre ENS offraient environ 683 places au total : ~142 à ENS Ulm, ~226 à ENS Lyon, ~250 à ENS Paris-Saclay et ~65 à ENS Rennes. Ces chiffres incluent toutes les voies d’admission (prépa, université, internationale).

    Quelle est la différence entre ENS Ulm, ENS Lyon et ENS Paris-Saclay ?

    ENS Ulm (PSL) est la plus prestigieuse et la plus généraliste (sciences et lettres). ENS Lyon est forte en sciences humaines et en sciences expérimentales. ENS Paris-Saclay se spécialise dans les sciences de l’ingénieur, le design et l’électronique. ENS Rennes est orientée mathématiques, informatique, droit et économie.

    Les normaliens sont-ils payés pendant leurs études ?

    Oui. Les élèves normaliens bénéficient d’une rémunération mensuelle d’environ 1 350 à 1 500 € brut en contrepartie d’un engagement à servir l’État pendant 10 ans après l’obtention du diplôme. En cas de non-respect de cet engagement, les allocations perçues doivent être remboursées.

    Quelles prépas permettent d’intégrer l’ENS le plus facilement ?

    En sciences, les prépas qui placent le plus d’élèves à ENS Ulm sont Louis-le-Grand, Henri-IV, Sainte-Geneviève (Versailles) et Lycée du Parc (Lyon). En lettres, Louis-le-Grand, Henri-IV et Ulm (Paris) dominent. Pour ENS Paris-Saclay et Lyon, le bassin de recrutement est plus large.

    Peut-on candidater à plusieurs ENS en même temps ?

    Oui. Le concours X-ENS (côté sciences) permet de candidater simultanément à Polytechnique, ENS Ulm, ENS Lyon et ENS Paris-Saclay via les épreuves communes. Pour les filières littéraires, la BEL regroupe les inscriptions pour ENS Ulm et ENS Lyon. Vous pouvez donc maximiser vos chances avec un seul effort de préparation.

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  • Campus France 2026 : Guide Complet pour Étudiants Étrangers (Procédure, Visa, Entretien)

    Campus France 2026 : Guide Complet pour Étudiants Étrangers (Procédure, Visa, Entretien)

    Campus France 2026 : Guide Complet pour Étudiants Étrangers (Procédure, Visa, Entretien)

    En 2026, la France accueille près de 445 000 étudiants étrangers dans ses établissements d’enseignement supérieur — un record historique, en hausse de 17 % sur cinq ans selon les données de Campus France. Pour la plupart de ces étudiants, Campus France est la porte d’entrée obligatoire : cet organisme public pilote la candidature, l’entretien consulaire et la demande de visa dans 72 pays à travers sa plateforme « Études en France ». Ce guide détaille chaque étape, les délais réels, les coûts exacts et les erreurs à éviter pour mettre toutes les chances de votre côté.

    Que vous visiez une licence, un master, un doctorat ou un programme en grande école, la procédure Campus France conditionne votre admission en France. En comprendre le fonctionnement précis vous fait gagner plusieurs semaines — et parfois évite un refus de visa.

    Réponse rapide : Campus France est l’agence officielle française d’accueil des étudiants étrangers. Pour 72 pays (procédure CEF), toute candidature à un établissement français passe par la plateforme Études en France, un entretien consulaire puis une demande de visa VLS-TS. La procédure complète dure 6 à 9 mois et coûte entre 200 et 400 € selon le pays.

    1. Qu’est-ce que Campus France ?

    Campus France est l’agence nationale française de promotion de l’enseignement supérieur à l’international, placée sous la tutelle conjointe du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du ministère de l’Enseignement supérieur. Créée en 2011, elle remplace l’Egide et l’association EDUFRANCE.

    Campus France remplit trois missions principales :

    • Promotion de l’offre française d’enseignement supérieur à l’étranger (salons, forums, site web)
    • Gestion des candidatures des étudiants étrangers via la plateforme Études en France
    • Accompagnement des boursiers du gouvernement français (BGF) et des programmes de mobilité internationale

    En chiffres clés 2024-2025 :

    • 443 500 étudiants étrangers inscrits dans l’enseignement supérieur français (+3 % sur un an)
    • 72 pays couverts par la procédure Études en France (CEF)
    • Plus de 200 espaces Campus France dans le monde
    • La France reste le 3e pays au monde pour l’accueil d’étudiants internationaux après les États-Unis et le Royaume-Uni

    2. Quels pays sont concernés par la procédure Campus France ?

    La procédure Campus France (procédure CEF — Centre pour les Études en France) est obligatoire pour les étudiants résidant dans l’un des 72 pays à espace Campus France. Ces pays couvrent l’essentiel de l’Afrique subsaharienne et du Maghreb, une grande partie de l’Asie, l’Amérique latine et quelques pays d’Europe hors EEE.

    Important : Si votre pays ne figure pas dans la liste des 72 pays CEF, vous pouvez postuler directement auprès des établissements français sans passer par Campus France. Pour les ressortissants UE/EEE, la procédure Parcoursup s’applique normalement.

    Parmi les principaux pays concernés : Maroc, Algérie, Tunisie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Madagascar, Vietnam, Chine, Japon, Brésil, Mexique, Russie, Ukraine, Turquie, Inde, Liban, Égypte. La liste complète est consultable sur le site de Campus France — Études en France.

    3. Les 7 étapes de la procédure Études en France 2026

    Étape 1 : Ouvrir votre dossier sur la plateforme (octobre-novembre 2025)

    Connectez-vous au portail Campus France de votre pays et créez votre espace personnel. La plateforme ouvre généralement début novembre pour la rentrée de septembre N+1. Renseignez vos informations personnelles, vos diplômes et votre projet d’études. Vous devrez scanner et télécharger tous vos documents académiques.

    Étape 2 : Candidater aux formations (novembre 2025 – janvier 2026)

    Depuis votre espace Campus France, vous sélectionnez les formations et établissements souhaités. Vous pouvez candidater simultanément à plusieurs établissements (nombre variable selon les espaces Campus France). Chaque vœu implique un dossier de candidature spécifique adapté aux exigences de l’établissement.

    Étape 3 : Passer l’entretien consulaire Campus France (janvier – mars 2026)

    Une fois votre dossier complet, vous êtes convoqué pour un entretien de 20 à 30 minutes en français dans l’espace Campus France ou dans le bureau Campus France de votre ville. L’entretien évalue votre projet d’études, votre niveau de français et votre motivation. Voir la section entretien pour la préparation complète.

    Étape 4 : Recevoir les réponses des établissements (février – avril 2026)

    Les universités françaises ont jusqu’au 30 avril 2026 pour répondre à vos candidatures sur la plateforme. Certains établissements répondent dès janvier pour les programmes très sélectifs. Vous recevez une notification dans votre espace Campus France.

    Étape 5 : Confirmer votre choix (avant le 31 mai 2026)

    Vous devez confirmer votre établissement définitif avant le 31 mai 2026. Une fois confirmé, l’établissement vous envoie une lettre d’admission qui sera nécessaire pour la demande de visa.

    Étape 6 : Demander le visa étudiant (juin – juillet 2026)

    Avec votre lettre d’admission, vous déposez votre demande de visa VLS-TS (Visa Long Séjour valant Titre de Séjour) auprès du consulat français via le site France-Visas. Le délai de traitement est de 2 à 6 semaines.

    Étape 7 : Arriver en France et valider votre titre de séjour (septembre 2026)

    À votre arrivée en France, vous devez valider votre VLS-TS dans les 3 mois suivant votre entrée sur le territoire, via le site de l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration). Cette validation est gratuite et obligatoire.

    Étape Période 2025-2026 Action requise
    1 — Ouverture dossier Nov. 2025 Créer compte, uploader diplômes
    2 — Candidatures Nov. 2025 – Jan. 2026 Sélectionner formations, constituer dossiers
    3 — Entretien Jan. – Mars 2026 Se préparer en français, projet d’études clair
    4 — Réponses établissements Fév. – Avr. 2026 Suivre les notifications sur la plateforme
    5 — Confirmation Avant 31 mai 2026 Choisir l’établissement définitif
    6 — Visa Juin – Juil. 2026 Déposer dossier France-Visas, justifier 615 €/mois
    7 — Validation OFII À l’arrivée (sept. 2026) Valider VLS-TS en ligne dans les 3 mois

    4. L’entretien Campus France : comment se préparer

    L’entretien Campus France est souvent la partie la plus stressante de la procédure. Il dure 20 à 30 minutes et se déroule en français avec un conseiller Campus France ou un représentant consulaire. Voici les thèmes abordés et comment vous préparer.

    Questions fréquentes à l’entretien

    • Votre projet d’études : « Pourquoi cette formation ? Pourquoi en France et pas dans votre pays ou ailleurs ? » — Soyez précis sur la spécialité et l’établissement choisi.
    • Votre niveau de français : Pas besoin d’être parfait, mais vous devez vous exprimer clairement. Un niveau B2 est généralement attendu pour une licence ou un master.
    • Votre financement : « Comment allez-vous financer vos études ? » — Préparez vos justificatifs (relevés bancaires, attestation de bourse, engagement parental).
    • Votre retour dans votre pays : « Qu’envisagez-vous de faire après vos études ? » — Une réponse claire sur un projet de retour ou de carrière rassure l’administration consulaire.
    • Votre connaissance de la France : Vous pouvez mentionner des villes, des établissements, des spécificités du système universitaire français.
    Conseil pratique : Préparez un « exposé de projet » de 2-3 minutes que vous pouvez réciter naturellement. Entraînez-vous à l’oral avec quelqu’un qui parle français. Les conseillers vérifient que votre projet est cohérent et que vous comprenez réellement ce dans quoi vous vous engagez.

    Documents à apporter à l’entretien

    • Passeport valide
    • Relevés de notes et diplômes (originaux + copies)
    • Attestation(s) de test de français (TCF, DELF/DALF, IELTS si anglophone)
    • Justificatifs de financement (relevés bancaires des 3 derniers mois)
    • Lettre de motivation (si votre dossier en contient une)
    • Curriculum vitae

    5. Le visa étudiant France VLS-TS

    Le visa étudiant français est un Visa Long Séjour valant Titre de Séjour (VLS-TS), valable 12 mois et renouvelable. Il remplace l’ancienne carte de séjour étudiant pour la première année en France.

    Conditions d’obtention

    • Lettre d’admission d’un établissement français reconnu
    • Preuve de ressources suffisantes : 615 € par mois minimum (ressources propres, bourse, aide familiale)
    • Assurance maladie couvrant la France
    • Justificatif de logement (CROUS, résidence étudiante, hébergement chez un particulier)
    • Passeport valide au minimum 6 mois après la fin du séjour prévu

    Droits attachés au visa étudiant

    • Travail : Jusqu’à 964 heures par an (60 % du temps légal), soit environ 20 heures par semaine
    • APL : Accès aux aides au logement de la CAF sous conditions
    • Sécurité sociale : Affiliation automatique à l’Assurance Maladie française (CPAM)
    • Carte de transport : Éligible aux réductions étudiantes (carte Navigo Imagine R à Paris, Carte M’ra à Montpellier, etc.)

    6. Frais et délais complets 2026

    Frais Montant 2026 Payable où
    Procédure Campus France (CEF) 50 à 99 € selon le pays Plateforme Études en France
    Dossier de candidature (par établissement) ~50 € par dossier Établissement français
    Visa étudiant VLS-TS 99 € (standard) Consulat / France-Visas
    Droits d’inscription (hors EEE) — Licence 2 770 €/an Université française
    Droits d’inscription (hors EEE) — Master 3 770 €/an Université française
    Droits différenciés (exonéré bourse BGF, CROUS, boursiers pays) 0 € Automatique sur dossier

    Note importante sur les droits différenciés : Depuis 2019, les universités françaises appliquent des droits d’inscription plus élevés pour les étudiants hors-EEE, mais elles sont tenues d’exonérer 10 % des étudiants concernés sur critères académiques et sociaux. Les boursiers du gouvernement français (BGF) et du programme Erasmus+ sont systématiquement exonérés.

    7. La procédure DAP pour les pays hors procédure CEF

    Pour les étudiants résidant dans un pays non couvert par la procédure Campus France (CEF), l’entrée en première année de licence dans une université française nécessite une Demande d’Admission Préalable (DAP). La DAP est un dossier papier (« dossier blanc ») à télécharger sur le site du ministère de l’Enseignement supérieur.

    Pour l’année universitaire 2026-2027, la DAP doit être déposée avant le 15 décembre 2025 dans votre ambassade ou consulat français. La DAP n’est pas requise pour les admissions en master ou en doctorat.

    8. Après l’admission : ce qu’il faut organiser avant d’arriver

    Logement

    Commencez vos recherches de logement dès que vous avez votre lettre d’admission. Le CROUS propose des chambres entre 200 et 500 €/mois mais les places sont limitées et attribuées sur critères sociaux. Pour les candidatures CROUS, la demande doit être faite sur le portail Trouverunlogement.lescrous.fr avant la rentrée. Consultez notre guide complet sur le logement étudiant en France 2026.

    Santé et assurance maladie

    Vous serez affilié à la Sécurité Sociale française via votre inscription universitaire (sans démarche supplémentaire depuis 2018). Vous aurez accès aux soins avec une prise en charge à 70 %. Une mutuelle complémentaire (10-40 €/mois) est recommandée.

    Banque

    Ouvrez un compte bancaire français dès votre arrivée (nécessaire pour le paiement des loyers, les aides CAF, etc.). Des banques comme Boursorama, Hello Bank ou N26 permettent l’ouverture à distance avec un passeport étranger.

    Rédaction académique en français

    Si vous rédigez un mémoire ou une thèse en France, les exigences méthodologiques et de style académique peuvent différer de votre pays d’origine. Tesify propose un accompagnement IA en français pour structurer votre travail selon les standards académiques français — particulièrement utile pour les étudiants en master venant de systèmes universitaires différents.

    FAQ — Campus France 2026

    Combien de temps dure la procédure Campus France ?

    La procédure complète — de l’ouverture du dossier en novembre jusqu’à l’arrivée en France en septembre — dure entre 6 et 9 mois. Le délai de traitement du visa seul est de 2 à 6 semaines. Il est crucial de commencer en novembre de l’année N-1 pour une rentrée en septembre N.

    Peut-on postuler en France sans passer par Campus France ?

    Oui, si vous résidez dans un pays non couvert par la procédure CEF (72 pays), ou si vous êtes ressortissant UE/EEE. Dans ce cas, vous candidatez directement sur Parcoursup (pour les formations post-bac) ou directement auprès des établissements (pour les masters et doctorats). La DAP reste obligatoire pour la première inscription en licence dans une université publique pour les étudiants hors-EEE sans procédure CEF.

    Quel niveau de français est requis pour passer l’entretien Campus France ?

    Il n’existe pas de niveau DELF/TCF minimum imposé par Campus France pour l’entretien lui-même. Cependant, les établissements français exigent généralement un niveau B2 (DELF B2 ou TCF niveau 4) pour les formations en licence et master en français. L’entretien se déroule en français, donc un niveau B1 minimum est indispensable pour communiquer efficacement.

    Les boursiers sont-ils exonérés des droits d’inscription différenciés ?

    Oui. Les boursiers du gouvernement français (BGF), les boursiers des programmes de coopération bilatérale, les bénéficiaires d’Erasmus+ et les réfugiés reconnus sont systématiquement exonérés des droits différenciés. Par ailleurs, chaque université est obligée d’exonérer au moins 10 % des étudiants hors-EEE sur critères académiques et sociaux. Renseignez-vous auprès du service des bourses de chaque établissement.

    Combien d’heures peut-on travailler avec un visa étudiant en France ?

    Un étudiant étranger titulaire d’un visa étudiant peut travailler jusqu’à 964 heures par an, soit environ 20 heures par semaine en dehors des périodes de vacances. Le travail au-delà de ce seuil nécessite une autorisation de travail spécifique. Les emplois dans les CROUS (moniteurs, agents de restauration) sont particulièrement adaptés aux étudiants étrangers.

    Peut-on rester en France après ses études avec un visa étudiant ?

    Oui. Les diplômés à niveau master ou plus peuvent obtenir une Autorisation Provisoire de Séjour (APS) de 12 mois pour chercher un emploi ou créer une entreprise en France. Cette APS ne nécessite pas de justifier d’un emploi immédiat mais exige de justifier de ressources suffisantes (environ 1 000 €/mois). Elle peut ensuite être convertie en titre de séjour « salarié » ou « talent-entrepreneur ».

    Conclusion : Campus France, première étape d’un parcours ambitieux

    La procédure Campus France est rigoureuse mais transparente. En commençant vos démarches dès novembre de l’année précédente, en soignant votre dossier académique et en préparant sérieusement l’entretien, vous maximisez vos chances d’être admis dans l’établissement de votre choix en France.

    Une fois installé, votre réussite académique dépendra de votre capacité à maîtriser rapidement les codes de l’université française. Pour la rédaction de vos mémoires, Tesify vous accompagne en français avec ses outils IA adaptés aux normes académiques françaises. Consultez également nos guides Master en France 2026 et Logement étudiant France 2026 pour préparer votre arrivée.

  • Chiffres clés de la rentrée universitaire France 2026-2027

    Chiffres clés de la rentrée universitaire France 2026-2027

    Chiffres clés de la rentrée universitaire France 2026-2027

    La rentrée universitaire 2026-2027 s’annonce historique : pour la première fois, l’enseignement supérieur français devrait franchir le cap des 3 046 800 étudiants, selon les prévisions du SIES (Service statistique de l’enseignement supérieur), publiées en octobre 2025 dans la Note flash n° 25. Ce record s’inscrit dans une croissance continue mais modérée depuis la rentrée 2022, tirée par les écoles de commerce, les établissements privés et l’apprentissage.

    Pour les lycéens qui reçoivent leurs résultats du Bac 2026 le 7 juillet, pour les étudiants qui finalisent leur inscription sur Parcoursup ou Mon Master, ces chiffres offrent une photographie du système dans lequel ils entrent. Effectifs par filière, progression de l’apprentissage, dynamique des établissements privés, pression sur les licences universitaires : voici les chiffres clés de la rentrée universitaire France 2026-2027, avec les sources primaires.

    Chiffre clé : À la rentrée 2026-2027, l’enseignement supérieur français comptera environ 3 046 800 étudiants (+0,7 % / +19 800 vs 2025). Les écoles de commerce (+2,8 %) et les écoles d’ingénieurs (+2,8 %) sont les filières les plus dynamiques. Les STS enregistrent une deuxième baisse consécutive. Source : SIES, Note flash n° 25, octobre 2025.

    Effectifs globaux : 3 millions franchis

    Le cap des 3 millions d’étudiants a été officiellement franchi à la rentrée 2025. En 2026, le mouvement se poursuit à un rythme modéré.

    Rentrée Effectif total Variation Source
    2021 ~2 991 800 SIES / DEPP
    2023 ~3 006 000 +0,5 % SIES archives
    2024 ~3 027 000 +0,7 % SIES NF 2025-25
    2025 (dernière année connue) 3 027 000 +0,5 % SIES NF 2025-25
    2026 (prévision) 3 046 800 +0,7 % / +19 800 SIES NF 2025-25

    Source : SIES, Note flash n° 25 — Prévisions des effectifs dans l’enseignement supérieur rentrées 2025 et 2026, octobre 2025. Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

    La croissance sur cinq ans (2021–2026) atteint +55 000 étudiants (+1,8 %), soit un rythme très modéré par rapport à la décennie 2010–2020. Ce ralentissement s’explique par la démographie — les générations entrantes sont moins nombreuses — mais aussi par la pression sur le pouvoir d’achat étudiant qui retarde parfois les inscriptions.

    Chiffres par filière : universités, grandes écoles, BTS

    Derrière la moyenne nationale, les trajectoires par secteur divergent sensiblement. Les données 2026 du SIES montrent un enseignement supérieur à deux vitesses : des écoles de commerce et d’ingénieurs en forte croissance, et un secteur BTS/STS en repli.

    Filière / Secteur Variation 2026 vs 2025 Effectif supplémentaire Source
    Universités publiques +0,4 % +6 100 SIES NF 2025-25
    Écoles de commerce +2,8 % +7 200 SIES NF 2025-25
    Écoles d’ingénieurs +2,8 % ~+3 200 SIES NF 2025-25
    Établissements privés libres +2,4 % +2 300 SIES NF 2025-25
    Classes préparatoires (CPGE) Stable ~0 SIES NF 2025-25
    STS (BTS) Recul (2e année consécutive) SIES NF 2025-25

    Source : SIES, Note flash n° 25 — Prévisions effectifs rentrées 2025 et 2026, octobre 2025. Ministère de l’Enseignement supérieur.

    Apprentissage dans le supérieur : état des lieux

    L’apprentissage dans l’enseignement supérieur a connu une décennie de forte croissance (2014–2023) avant de marquer le pas à la rentrée 2024. En 2026, la situation reste contrastée selon les filières.

    Point clé : Plus de 3 apprentis sur 4 dans l’enseignement supérieur étudient dans un établissement privé. Les STS publics en apprentissage reculent pour la deuxième année consécutive. Source : L’Étudiant / données SIES 2025.
    Segment Tendance 2026 Source
    STS apprentissage (public) Recul 2e année consécutive SIES NF 2025-25
    STS apprentissage (hors public) +1 % (reprise légère) SIES NF 2025-25
    Écoles supérieures (privées) en alternance Croissance soutenue SIES / L’Étudiant 2025
    Mon Master formations mixtes (alternance) 189 000 candidatures (2026) MESRI bilan Mon Master 2026

    Sources : SIES NF 2025-25 ; L’Étudiant, données sur l’alternance 2025 ; MESRI, bilan Mon Master 2026.

    La pression exercée par le gouvernement sur les aides à l’apprentissage (réforme des aides entreprises 2024) explique en partie le ralentissement dans les STS publics. Les établissements privés, plus agiles dans l’offre de formations en alternance, en profitent pour capter une part croissante du marché.

    Secteur privé vs secteur public

    L’enseignement supérieur privé poursuit sa croissance structurelle. En 2026, les établissements privés d’intérêt général (EESPIG) et les établissements privés hors contrat accueillent une part croissante des étudiants en France.

    Type d’établissement Croissance 2025 Tendance 2026 Source
    Universités publiques Modérée +0,4 % SIES NF 2025-25
    Établissements privés libres +2,4 % (2025) Soutenue SIES NF 2025-25
    Écoles de commerce +3,3 % (2025) +2,8 % SIES NF 2025-25
    Écoles d’ingénieurs (public + privé) +1,2 % (2025) +2,8 % SIES NF 2025-25

    Source : SIES, Note flash n° 25, octobre 2025.

    Selon le blog Headway Advisory (qui analyse les données SIES), « la hausse des effectifs est essentiellement portée par les écoles de commerce et les formations privées ». Les universités publiques, qui accueillent la majorité des étudiants (environ 1,6 million), ne progressent qu’à un rythme de +0,4 %, insuffisant pour absorber une demande croissante dans certains cursus.

    Tendances disciplinaires 2026

    Les disciplines ne connaissent pas toutes la même dynamique. En croissance : droit, sciences économiques, médecine et formations paramédicales liées à la réforme des études de santé (passage de PACES à PASS/L.AS). En stagnation ou léger recul : certaines licences de sciences humaines et de lettres, les STS tertiaires.

    Discipline / Domaine Tendance 2026 Note
    Gestion / Commerce Forte croissance Porté par les écoles privées
    Ingénierie / Numérique Forte croissance Demande marché du travail
    Santé (médecine, maïeutique, kiné) Croissance Réforme PASS/L.AS
    Sciences humaines et sociales Stable / léger recul Voir notre guide de méthodologie qualitative pour les masters de sociologie
    Lettres / Langues / Arts Pression démographique Générations entrantes plus petites
    STS (BTS) toutes spécialités Recul Vers BUT ou formations privées

    Contexte : les bacheliers 2026 alimentent la rentrée

    La rentrée 2026-2027 est directement alimentée par les bacheliers 2026. Si le taux de réussite suit la tendance 2025 (91,8 % global, 96,4 % au bac général), environ 679 000 à 685 000 nouveaux bacheliers vont rejoindre l’enseignement supérieur dès septembre 2026.

    Le flux entrant dépend de plusieurs facteurs :

    • Le taux de réussite au bac 2026 (résultats le 7 juillet 2026)
    • Le taux d’inscription immédiate dans le supérieur (historiquement ~85 % des néobacheliers généraux)
    • Le nombre de vœux acceptés sur Parcoursup (5,6 propositions moyennes en 2025)
    • La disponibilité des places dans les formations demandées

    Pour ceux qui visent un master, les statistiques Mon Master 2026 font état de 270 000 candidatures pour 7 500 formations disponibles — la plateforme bat un record cette année.

    Parcoursup et Mon Master : données d’orientation 2026

    Plateforme Donnée 2026 Source
    Parcoursup — propositions moyennes / candidat 5,6 propositions education.gouv.fr 2025
    Mon Master — candidats inscrits 2026 270 000 (+8 % vs 2025) MESRI bilan 23 mars 2026
    Mon Master — candidatures totales 2026 ~3 millions MESRI bilan 23 mars 2026
    Mon Master — formations disponibles 2026 7 500 dont 1 000 en alternance Ekole / monmaster.gouv.fr
    Mon Master — formations mixtes (nouveauté) ~400 formations MESRI bilan 23 mars 2026

    Sources : education.gouv.fr ; MESRI bilan Mon Master 2026 (23 mars 2026) ; monmaster.gouv.fr ; Ekole.

    Abandons en premier cycle : un défi persistant

    La croissance des effectifs masque un problème structurel : le taux d’abandon en L1. Environ 20 % des étudiants inscrits en première année de licence ne valident pas leur année ou abandonnent leurs études, selon les données de la DEPP sur l’abandon universitaire en France. Ce taux monte à 30 % dans certaines licences de sciences humaines très demandées.

    Source complémentaire : theses.fr — Portail national des thèses de doctorat françaises (ABES)

    Les leviers d’amélioration identifiés par les universités sont :

    • Le renforcement de l’accompagnement en L1 (tutorat, remédiation)
    • La meilleure orientation pré-bac via Parcoursup (algorithmes de matching profil/formation)
    • Le développement du contrôle continu intégral, qui améliore l’assiduité
    • Les outils numériques d’appui à la rédaction et à la recherche documentaire, comme Tesify, qui aident les étudiants à structurer leurs travaux dès la licence

    Le lien entre méthodes de travail maîtrisées dès L1 et taux de réussite en L3 est documenté par plusieurs études de l’IREDU (Institut de Recherche sur l’Éducation). Les étudiants qui maîtrisent les normes de rédaction académique (comme les normes APA en français) dès la première année ont significativement moins de risque d’abandon.

    Pour des ressources méthodologiques dès le début du cursus, notre guide sur la méthodologie de recherche et les outils pour faire une revue de littérature sont des points de départ adaptés au niveau L1-L2.

    FAQ — Rentrée universitaire France 2026-2027

    Combien d’étudiants y aura-t-il en France à la rentrée 2026 ?

    À la rentrée 2026-2027, l’enseignement supérieur français devrait accueillir environ 3 046 800 étudiants, soit +19 800 par rapport à 2025. Source : SIES, Note flash n° 25 — Prévisions des effectifs dans l’enseignement supérieur, octobre 2025.

    Quelle filière connaît la plus forte croissance à la rentrée 2026 ?

    Les écoles de commerce (+2,8 %, +7 200 étudiants) et les écoles d’ingénieurs (+2,8 %) affichent les taux de croissance les plus élevés pour 2026. Les établissements privés d’enseignement supérieur libres progressent également de +2,4 %. Source : SIES NF 2025-25.

    Les universités publiques progressent-elles à la rentrée 2026 ?

    Les universités publiques devraient enregistrer une légère hausse de +0,4 %, soit +6 100 étudiants supplémentaires à la rentrée 2026. C’est une progression modérée par rapport aux écoles de commerce et ingénieurs. Source : SIES, NF 2025-25, octobre 2025.

    L’apprentissage dans l’enseignement supérieur continue-t-il de croître en 2026 ?

    L’apprentissage dans le supérieur est sous pression depuis 2024. En STS apprentissage public, les effectifs ont reculé deux années consécutives. En revanche, dans les écoles privées, les formations en alternance restent dynamiques. Plus de 3 apprentis sur 4 étudient dans un établissement privé. Source : SIES NF 2025-25 ; L’Étudiant 2025.

    La France dépasse-t-elle les 3 millions d’étudiants en 2026 ?

    Oui. Les prévisions du SIES (octobre 2025) estiment l’effectif total à 3 046 800 étudiants à la rentrée 2026, confirmant le franchissement du seuil symbolique des 3 millions, déjà atteint à la rentrée 2025 (3 027 000).

    Où trouver les statistiques officielles sur l’enseignement supérieur en France ?

    Le portail officiel est enseignementsup-recherche.gouv.fr, avec les publications du SIES. Les Repères et références statistiques (RERS) de la DEPP et la base RERS en ligne (rers.depp.education.fr) complètent ces données. La Note flash n° 25 (octobre 2025) est la référence pour les prévisions 2026.

  • Liste des Universités Françaises avec une Politique IA Officielle 2026

    Liste des Universités Françaises avec une Politique IA Officielle 2026

    Liste des Universités Françaises avec une Politique IA Officielle 2026

    Votre université a-t-elle une politique IA officielle ? En 2026, cette question est devenue l’une des premières que doit poser tout étudiant avant d’utiliser ChatGPT, Tesify ou Perplexity pour ses travaux. La réponse détermine si vous pouvez utiliser l’IA librement, avec déclaration, ou si son usage reste interdit pour certains types de devoirs. Or, selon une étude de l’Observatoire IA Formation de l’Université Aix-Marseille, seulement environ 35 % des universités françaises avaient formalisé une politique IA fin 2025. Ce guide recense les établissements ayant adopté une charte, un règlement ou un guide officiel sur les universités et politique IA France.

    Si vous préparez un mémoire ou une thèse, consultez aussi notre top 30 des outils IA validés dans les universités françaises et notre classement des meilleurs outils IA pour mémoire pour comprendre quels outils sont compatibles avec votre établissement.

    Réponse rapide : En 2026, Paris-Saclay, la Sorbonne, l’ENS Paris-Saclay, Paris 8 et plusieurs autres universités françaises ont adopté une politique IA officielle. La majorité des chartes partagent 4 principes : transparence, curiosité, précaution, parcimonie. L’absence de charte ne signifie pas que l’IA est libre d’usage — en cas de doute, déclarez toujours votre usage à l’enseignant.

    1. Pourquoi les universités françaises adoptent-elles des politiques IA ?

    Vidéo : IA et rédaction de mémoire : ATTENTION — ExpertMémoire

    L’impulsion est venue à la fois du bas et du haut : d’un côté, les enseignants confrontés à une explosion de travaux rédigés à 80 % par l’IA ; de l’autre, le ministère de l’Enseignement supérieur qui, dès 2024, a rappelé que « le caractère fautif de l’usage de l’IA ne peut être caractérisé sans que l’université n’ait préalablement encadré les usages autorisés » (Franceinfo, 2025). En clair : une université qui n’a pas de charte ne peut pas sanctionner un étudiant pour usage d’IA.

    Cette position juridique a accéléré la rédaction de chartes institutionnelles. En parallèle, le Programme et Équipements Prioritaires de Recherche (PEPR IA), doté de 500 M€ via France 2030 et piloté par CEA, CNRS et Inria, a placé la gouvernance de l’IA dans l’enseignement supérieur au centre du débat national. Consultez notre article sur l’investissement IA dans les universités françaises pour les chiffres complets.

    L’Observatoire IA Formation de l’Université Aix-Marseille (observatoire-ia-formation.univ-amu.fr) répertorie en temps réel les chartes publiées par les établissements français — une ressource de référence citée par le MESRI. Pour un panorama international, voyez le guide équivalent en Espagne.

    2. Les universités françaises avec une charte IA officielle (liste 2026)

    Université Paris-Saclay

    Statut : Charte adoptée par le Conseil d’Administration en octobre 2025. Première grande université française à formaliser une politique IA au niveau institutionnel le plus élevé.

    Principes clés : curiosité, transparence, précaution, parcimonie. La charte distingue les usages autorisés (correction, reformulation, recherche documentaire), les usages soumis à déclaration (aide à la rédaction), et les usages interdits (soumission sans déclaration de contenu IA dans les évaluations notées).

    Périmètre : Toutes les formations (L, M, D). Les règles spécifiques par UE restent à la discrétion des enseignants dans ce cadre général.

    Sorbonne Université

    Statut : Charte publiée en octobre 2025, initialement déployée pour les étudiants en droit. Extension prévue à l’ensemble de l’université pour la rentrée 2026.

    Principes clés : Déclaration obligatoire de tout usage IA. Interdiction de l’usage IA pour les examens sur table. Tolérance de l’IA comme « assistant de recherche documentaire » sous conditions.

    Contact : Direction de la formation, espace pédagogique numérique de Sorbonne Université.

    ENS Paris-Saclay

    Statut : Charte d’usage de l’IA générative publiée en 2025. Parmi les premières grandes écoles normales à formaliser une politique.

    Particularité : Accent fort sur la « parcimonie » — l’IA doit rester un outil d’appui et non de production principale. L’ENS insiste sur le développement des compétences de raisonnement critique non-assistées.

    Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis

    Statut : Charte institutionnelle présentée lors des « Assises de l’Intelligence Artificielle » organisées par l’université en 2026. Approche interdisciplinaire avec un comité d’éthique IA permanent.

    Particularité : L’une des premières universités à organiser des « Assises IA » publiques, impliquant étudiants, enseignants et partenaires extérieurs dans la définition de la politique.

    Université Aix-Marseille (AMU)

    Statut : En plus de sa charte interne, AMU pilote l’Observatoire IA Formation (observatoire-ia-formation.univ-amu.fr), qui répertorie et analyse les chartes de toutes les universités françaises. Positionnement de référence nationale sur la gouvernance IA.

    Université de Rennes

    Statut : Partenaire de la rédaction de la charte nationale sous l’égide du Sommet IA pour l’Action (février 2025). A adopté une version locale de la charte nationale, adaptée à ses spécificités (fort ancienneté en informatique et mathématiques).

    Université de Bordeaux

    Statut : Guide d’usage IA adopté en 2025, compatible avec la charte nationale. Mise en place d’un module de formation obligatoire sur l’IA éthique pour tous les étudiants en master dès la rentrée 2026.

    Université Grenoble Alpes (UGA)

    Statut : Politique IA intégrée dans le Schéma Directeur Numérique 2024-2028. Recommande officiellement Antidote 12 et Zotero pour les travaux académiques.

    Université de Lyon 2 (Lumière)

    Statut : Charte IA adoptée en 2025, avec un accent particulier sur les sciences humaines et sociales. Reconnaît l’usage d’ATLAS.ti et de NotebookLM dans les formations de recherche qualitative.

    Université de Strasbourg

    Statut : Règlement intérieur mis à jour en 2025 pour inclure un paragraphe spécifique sur l’IA générative. Exige une déclaration de transparence dans toute annexe méthodologique des mémoires.

    3. Les grandes écoles et leur politique IA

    Politique IA dans les grandes écoles françaises (2026)
    Grande École Statut politique IA Outil anti-plagiat Particularité
    HEC Paris Charte adoptée 2025 Turnitin Modules IA intégrés aux cours
    École Polytechnique (l’X) Guide pédagogique 2025 iThenticate Promotion de Mistral AI (partenariat)
    Sciences Po Paris Règlement mis à jour 2025 Turnitin Interdiction IA en examens
    CentraleSupélec Charte 2025 (Paris-Saclay) Compilatio Partagée avec l’université mère
    ESSEC Business School Politique publiée 2024 Turnitin Première grande école à publier
    INSA Lyon Guide en cours 2026 Compilatio Accent sur l’IA dans les projets d’ingénierie

    4. Principes communs des chartes françaises

    Malgré leurs différences, les chartes IA des universités françaises convergent autour de 4 principes fondamentaux issus de la charte nationale co-construite avec Mistral AI, l’Université de Rennes et des edtechs françaises :

    1. Curiosité — Encourager les étudiants à explorer les outils IA comme des ressources d’apprentissage, pas uniquement comme des raccourcis.
    2. Transparence — Tout usage d’IA dans un travail soumis doit être déclaré explicitement (type d’outil, nature de l’usage, proportion estimée).
    3. Précaution — Vérifier systématiquement les informations générées par l’IA avec des sources primaires. L’IA peut « halluciner » des références inexistantes.
    4. Parcimonie — L’IA est un assistant, pas un auteur de substitution. Le développement des compétences propres de l’étudiant reste l’objectif premier.
    Bon à savoir : La charte nationale est disponible en téléchargement libre sur le site du ministère de l’Enseignement supérieur. Les établissements peuvent l’adopter telle quelle ou l’adapter à leurs spécificités. Elle inclut un modèle de « déclaration d’usage IA » que les étudiants peuvent annexer à leurs travaux.

    5. Que faire si votre université n’a pas de charte IA ?

    Si votre établissement ne figure pas dans cette liste, cela ne signifie pas que l’IA est libre d’usage. En l’absence de charte, plusieurs règles de bon sens s’appliquent :

    1. Demandez directement à votre enseignant avant chaque devoir. Certains autorisent l’IA pour la recherche mais pas pour la rédaction. La réponse doit être obtenue par écrit (email).
    2. Déclarez systématiquement votre usage dans une note de bas de page ou une annexe méthodologique. Cette transparence vous protège juridiquement.
    3. Référencez les outputs IA selon les normes APA 7 (format recommandé par l’APA depuis 2023 pour citer les IA génératives).
    4. Évitez l’IA pour les examens sur table — même sans charte, l’usage d’une aide externe non autorisée en condition d’examen reste une fraude au sens du Code de l’éducation.
    5. Utilisez des outils dédiés académiques comme Tesify, qui sont conçus pour respecter les normes académiques françaises dès leur conception.

    Pour en savoir plus sur les outils compatibles, consultez notre comparatif des meilleurs outils IA pour étudiants 2026. Pour le contexte général des politiques, lisez les données sur l’utilisation de ChatGPT dans les universités françaises.

    6. Tableau récapitulatif — Universités françaises et politique IA

    Politique IA dans les universités françaises — état des lieux 2026
    Établissement Type de document Année Niveau d’adoption Déclaration requise
    Paris-Saclay Charte CA Oct. 2025 Institutionnel Oui
    Sorbonne Université Charte Oct. 2025 Faculté de droit (extension prévue) Oui
    ENS Paris-Saclay Charte 2025 Institutionnel Oui
    Paris 8 Charte + Assises 2026 Institutionnel Oui
    Aix-Marseille (AMU) Charte + Observatoire 2025 Institutionnel + national Oui
    Rennes Charte nationale adaptée 2025 Institutionnel Oui
    Bordeaux Guide d’usage 2025 Institutionnel Oui
    Grenoble Alpes (UGA) Schéma Directeur Numérique 2024-2028 Stratégique Recommandée
    Lyon 2 Lumière Charte 2025 Institutionnel (SHS) Oui
    Strasbourg Règlement intérieur mis à jour 2025 Réglementaire Oui (annexe méthodologique)
    HEC Paris Charte 2025 Institutionnel Oui
    Sciences Po Paris Règlement intérieur 2025 Institutionnel Oui + interdiction examens

    Source : Analyse des chartes publiées, Observatoire IA Formation AMU, MESRI. Données à jour en avril 2026. Cette liste n’est pas exhaustive — des établissements peuvent avoir adopté une politique non encore recensée publiquement.

    FAQ — Politique IA dans les universités françaises

    Quelle est la première université française à avoir adopté une charte IA officielle ?

    L’ESSEC Business School est parmi les premières à avoir publié une politique IA dès 2024. Parmi les universités publiques, l’Université Paris-Saclay a été pionnière avec une charte adoptée par son Conseil d’Administration en octobre 2025 — une première parmi les grandes universités françaises au niveau de gouvernance le plus élevé.

    La charte IA nationale est-elle obligatoire pour toutes les universités ?

    Non. La charte nationale, co-construite avec l’Université de Rennes, Mistral AI et des edtechs françaises dans le cadre du Sommet IA pour l’Action (février 2025), est un document de référence que les établissements peuvent adopter librement, adapter ou ignorer. Son adoption reste à la discrétion de chaque université. Cependant, le ministère encourage fortement son déploiement.

    Où trouver la charte IA de mon université ?

    Cherchez sur le site officiel de votre université dans les rubriques « Règlement intérieur », « Vie étudiante », « Espace numérique » ou « Formation ». Vous pouvez aussi interroger l’Observatoire IA Formation de l’Université Aix-Marseille (observatoire-ia-formation.univ-amu.fr), qui recense les chartes publiées. En dernier recours, contactez directement votre secrétariat pédagogique ou votre directeur de mémoire.

    Est-ce qu’une université peut sanctionner un étudiant sans charte IA ?

    Juridiquement, la position du MESRI est que le caractère fautif de l’usage de l’IA ne peut être caractérisé sans que l’université n’ait préalablement encadré les usages autorisés. Cependant, d’autres règles générales s’appliquent toujours : fraude académique, plagiat au sens large, non-respect des consignes explicites d’un enseignant. En pratique, même sans charte institutionnelle, un usage IA non déclaré contraire aux consignes d’un enseignant peut être sanctionné via le règlement général de l’établissement.

    Les universités françaises interdisent-elles totalement l’IA ?

    Non. Aucune grande université française ne l’interdit totalement en 2026. La tendance unanime est vers un encadrement plutôt qu’une interdiction. Les seules interdictions absolues et systématiques concernent les examens sur table en conditions fermées. Pour les travaux à domicile (mémoires, dossiers, rapports), l’IA est généralement tolérée avec déclaration.

    Comment citer un outil IA dans un mémoire soumis à une université française ?

    La norme APA 7 recommande le format suivant : OpenAI. (2026). ChatGPT (version GPT-4o) [Logiciel]. https://chat.openai.com. Pour des outils comme Tesify : Tesify. (2026). Tesify — assistant IA mémoire [Logiciel]. https://tesify.fr. Ajoutez une note de bas de page précisant la nature et l’étendue de l’usage (ex : « utilisé pour la correction grammaticale des sections 2 et 4 »). Certaines universités proposent un modèle de « déclaration d’usage IA » en annexe.

    Y a-t-il une différence de politique IA entre les universités et les grandes écoles ?

    Oui. Les grandes écoles (HEC, Sciences Po, Polytechnique) ont généralement adopté des politiques plus tôt et de manière plus structurée, souvent intégrées à leurs cursus de management ou d’ingénierie. Elles utilisent majoritairement Turnitin comme outil anti-plagiat (avec détection IA). Les universités publiques ont une plus grande hétérogénéité : certaines sont très avancées (Paris-Saclay, Sorbonne), d’autres n’ont pas encore formalisé de politique.

  • Grande École vs Université : Différences et Quel Choix Faire en 2026

    Grande École vs Université : Différences et Quel Choix Faire en 2026

    Grande École vs Université : Différences et Quel Choix Faire en 2026

    La France dispose d’un système éducatif unique au monde : d’un côté les universités publiques, accessibles à tous les bacheliers, de l’autre les grandes écoles, sélectives dès l’entrée et souvent réservées aux élèves passés par les classes préparatoires. En 2026, ce duel Grande École vs Université structure encore profondément les choix d’orientation et les trajectoires professionnelles. Mais la réalité est plus nuancée que le cliché : certaines universités forment mieux que certaines grandes écoles, selon le domaine et le projet professionnel.

    Ce guide compare les deux systèmes sur tous les critères qui comptent vraiment : sélection, coûts, qualité de la formation, débouchés, salaires et réseau alumni.

    Pour approfondir ce sujet, consultez également notre guide sur thèses.fr portail.

    Réponse rapide : Les grandes écoles françaises offrent en général de meilleurs débouchés immédiats, des réseaux alumni puissants et des frais de scolarité élevés (sauf grandes écoles publiques). Les universités sont moins chères (170 à 380 € de frais d’inscription), plus accessibles, et meilleures pour la recherche et les carrières académiques. Le meilleur choix dépend de votre domaine, de votre projet et de votre budget.

    1. Définitions et types d’établissements

    Les grandes écoles

    Les grandes écoles sont des établissements d’enseignement supérieur sélectifs qui forment les élites françaises. On distingue :

    • Grandes écoles publiques (gratuites ou peu chères) : École Polytechnique, ENS Paris, Mines de Paris, Ponts et Chaussées, ENSAE, ÉNA/INSP. Frais : 0 à 600 € par an.
    • Grandes écoles de commerce privées : HEC, ESSEC, ESCP, EM Lyon, Audencia. Frais : 12 000 à 20 000 €/an.
    • Grandes écoles d’ingénieurs privées : École Centrale, EPITA, EIVP, etc. Frais variables.
    • Sciences Po et IEP : Statut hybride, souvent assimilés aux grandes écoles pour leur prestige.

    Les universités

    Les universités françaises sont des établissements publics qui accueillent tous les bacheliers (hors sélection en master). Leurs atouts :

    • Frais d’inscription réglementés par l’État : ~170 € en licence, ~243 € en master
    • Capacité de recherche importante (laboratoires, doctorats)
    • Ouverture internationale via Erasmus et les accords bilatéraux
    • Certaines formations très sélectives et reconnues (droit à Paris II, médecine, sciences à Paris-Saclay)

    2. La sélection : classe prépa ou licence ?

    Critère Grande École Université
    Accès en 1ère année Via concours après 2 ans de prépa (ou sur dossier en admission directe) Inscription directe après le bac via Parcoursup
    Taux d’admission (top établissements) 2 à 15 % (Polytechnique, HEC, ENS) 80 à 100 % (accès non sélectif en licence)
    Sélection en master Pas de rupture (cursus intégré) Sélective via Mon Master
    Durée totale du cursus 5 ans (2 prépa + 3 école) 5 ans (3 licence + 2 master)

    3. Coûts comparés

    C’est l’un des critères les plus discriminants. En 2026 :

    Établissement Frais annuels 2026
    Université publique (licence) ~170 €
    Université publique (master) ~243 €
    ENS / Polytechnique (publiques) 0 € (étudiants rémunérés pendant la scolarité)
    Sciences Po Paris 0 à 14 000 € (progressif selon revenus)
    HEC Paris ~17 500 €/an (programme grande école)
    ESSEC, ESCP 14 000 à 18 000 €/an
    EM Lyon, Audencia, Grenoble EM 10 000 à 14 000 €/an

    Sur 5 ans, un étudiant en grande école de commerce privée dépense entre 50 000 et 90 000 € en frais de scolarité seuls. Un étudiant en université dépense environ 1 200 € total de frais d’inscription. La bourse CROUS ne couvre pas les frais des grandes écoles privées. Pour les bourses disponibles, voir notre guide Bourses d’études master France 2026.

    4. Qualité de la formation

    Ce que les grandes écoles font mieux

    • Encadrement pédagogique dense (petits groupes, forte disponibilité des enseignants)
    • Réseau professionnel actif et événements « alumni » réguliers
    • Insertions en stage et en emploi via la direction des relations entreprises
    • Culture de la performance et de la compétition entre pairs

    Ce que les universités font mieux

    • Profondeur académique et accès à la recherche (laboratoires, doctorats)
    • Diversité disciplinaire (double cursus plus facile)
    • Libertés pédagogiques (choix d’UE, autonomie dans le parcours)
    • Coût très bas, bourses CROUS accessibles
    • Meilleures dans les classements de recherche internationaux (Shanghai, THE)

    5. Débouchés et insertion professionnelle

    Les données d’insertion divergent significativement selon les établissements :

    • Diplômés HEC, ESSEC, Polytechnique : Taux d’emploi à 6 mois supérieur à 95 %, accès privilégié aux grands cabinets de conseil, banques d’investissement, directions de grands groupes
    • Diplômés universités top (Paris-Saclay, Sorbonne, sciences) : Taux d’emploi à 30 mois entre 87 et 93 % selon les disciplines (données MESRI 2025)
    • Diplômés universités généralistes (lettres, sciences humaines) : Taux d’emploi plus variable, dépend fortement de la spécialité

    Pour les emplois en recherche et en doctorat, les universités sont nettement mieux positionnées. Pour les emplois en conseil, finance et grands groupes privés, les grandes écoles dominent.

    6. Salaires à la sortie

    Les données 2025 de l’enquête salariale des jeunes diplômés (enquête CGE et enquête MESRI) :

    Profil Salaire brut médian 1er emploi
    Grande école commerce top 3 (HEC, ESSEC, ESCP) 48 000 à 60 000 €/an
    Grande école ingénieurs top (Polytechnique, Mines) 45 000 à 58 000 €/an
    Master université sciences/ingénierie (Paris-Saclay, Grenoble) 36 000 à 45 000 €/an
    Master université droit/économie (Paris I, II) 34 000 à 44 000 €/an
    Master université lettres/sciences humaines 28 000 à 36 000 €/an

    7. Quel choix selon votre profil ?

    1. Vous visez le conseil, la finance ou le management d’un grand groupe : Grande école de commerce ou d’ingénieurs est la voie la plus directe. L’investissement est rentabilisé rapidement.
    2. Vous êtes passionné par la recherche et la science : Une université de recherche (Paris-Saclay, Sorbonne) offre un environnement académique supérieur et des coûts bien plus bas.
    3. Vous souhaitez entrer rapidement sur le marché du travail avec peu d’endettement : Master professionnel en université ou IAE + alternance est souvent la meilleure combinaison.
    4. Vous visez la haute fonction publique : Sciences Po + ENA/INSP ou grandes écoles publiques sont les voies traditionnelles.
    5. Vous n’avez pas encore de projet précis : La flexibilité des universités (possibilité de changer de filière, double cursus, VAE) est un avantage dans l’incertitude.

    Pour choisir votre master, consultez notre guide Master en France 2026 : comment choisir et postuler. Pour les meilleures universités, consultez notre classement complet des universités françaises.

    FAQ — Grande École vs Université 2026

    Peut-on accéder à une grande école sans passer par la classe préparatoire ?

    Oui. La plupart des grandes écoles proposent des voies d’admission alternatives : admission sur titre (AST) après 2 ans de licence ou de BUT, admissions parallèles pour les étudiants étrangers, concours bancaires pour certaines ESC. Ces voies représentent parfois 20 à 30 % des effectifs des grandes écoles de commerce du groupe 2 et 3. Les grandes écoles de rang 1 (HEC, Polytechnique) restent très majoritairement accessibles via les concours post-prépa.

    Un diplôme universitaire est-il reconnu à l’étranger ?

    Oui, les diplômes universitaires français (licence, master, doctorat) sont reconnus internationalement grâce au processus de Bologne, qui harmonise les diplômes dans 48 pays européens. Les diplômes des grandes écoles sont moins standardisés et nécessitent parfois une équivalence explicite à l’étranger. Dans les classements internationaux, les universités françaises (PSL, Paris-Saclay) sont mieux positionnées que la plupart des grandes écoles privées.

    Les grandes écoles font-elles de la recherche ?

    Les grandes écoles publiques (Polytechnique, Mines, ENS) ont des laboratoires de recherche de très haut niveau, souvent en association avec le CNRS. Les grandes écoles de commerce développent également la recherche, mais leur modèle est historiquement plus orienté vers l’enseignement et la formation professionnelle. Les publications académiques et l’encadrement de doctorats restent plus développés dans les universités.

    Quelle est la différence entre un IAE et une grande école de management ?

    Les IAE (Instituts d’Administration des Entreprises) sont des composantes universitaires spécialisées en gestion et management. Ils délivrent des diplômes nationaux (licence, master) à des frais d’inscription universitaires (environ 243 € en master). Les grandes écoles de commerce (HEC, ESSEC) sont des établissements privés aux frais élevés (12 000 à 18 000 €/an). Pour les emplois en PME et dans la fonction publique, un master IAE est très bien valorisé. Pour les grands cabinets et multinationales, les grandes écoles de top rang maintiennent un avantage.

    PSL est-elle une université ou une grande école ?

    PSL (Paris Sciences et Lettres) est un regroupement unique qui associe des universités et des grandes écoles : ENS Paris, EHESS, Mines de Paris, Dauphine, le Collège de France et d’autres. PSL délivre ses propres diplômes depuis 2019 et est classée dans le top 25 mondial QS. Elle représente une troisième voie entre le modèle universitaire et le modèle grande école — la plus pertinente pour les profils académiques d’excellence.