Cotutelle de Thèse Internationale : Guide Pratique pour Doctorants Français 2026
La cotutelle de thèse internationale est un dispositif permettant à un doctorant de préparer son doctorat sous la co-direction de deux directeurs de thèse dans deux pays différents, et d’obtenir soit un double diplôme (deux diplômes nationaux distincts), soit un diplôme unique reconnu par les deux établissements. C’est une opportunité exceptionnelle pour enrichir son parcours de chercheur, construire un réseau international et valoriser sa thèse à l’étranger — mais c’est aussi une procédure administrative qui demande une préparation soigneuse.
En 2026, la France est l’un des pays les plus actifs dans ce domaine : les universités françaises entretiennent des relations de cotutelle avec des établissements en Allemagne, Italie, Espagne, Canada, Maroc, Tunisie, et dans de nombreux autres pays. Le cadre réglementaire est fixé par l’arrêté du 25 mai 2016 modifié le 26 août 2022.
En résumé : Une cotutelle de thèse nécessite un accord formel entre deux établissements, deux co-directeurs de thèse (un dans chaque pays), un séjour alternant dans les deux établissements, et une soutenance unique reconnue par les deux parties. La procédure doit être initiée dans les 18 premiers mois du doctorat. Le financement est un défi majeur — plusieurs bourses spécifiques existent (CNRS mobilité, Campus France, Erasmus+).
1. Définition et avantages de la cotutelle
La cotutelle est formellement définie comme un dispositif dans lequel « le travail de recherche [est] effectué sous la responsabilité conjointe de deux directeurs de thèse, l’un en France, l’autre dans un pays étranger ». Le doctorant travaille alternativement dans les deux établissements et soutient une thèse unique.
Pourquoi choisir une cotutelle ?
Avantage
Détail pratique
Double diplôme ou diplôme co-délivré
Valorisation internationale du titre de docteur
Réseau international de recherche
Accès aux laboratoires, infrastructures et financements des deux pays
Compétitivité pour les concours CNRS / ERC
Une expérience internationale est fortement valorisée dans les dossiers de recrutement
Co-publications internationales
Les co-publications avec des auteurs étrangers augmentent les citations
Maîtrise de la langue du pays partenaire
Compétence linguistique pratique et prouvée
2. Conditions d’éligibilité
Être inscrit en doctorat dans un établissement français accrédité
Avoir identifié un co-directeur de thèse dans l’établissement étranger, habilité à diriger des recherches selon les règles de son pays
Que l’établissement étranger soit habilité à délivrer le doctorat dans la discipline concernée
Initier la procédure dans les 18 premiers mois du doctorat (fortement recommandé, parfois exigé)
Que les deux directeurs de thèse s’accordent sur le sujet, le calendrier et les modalités de co-encadrement
3. L’accord de cotutelle : contenu et négociation
L’accord de cotutelle est le document central de toute la procédure. Il est rédigé en français et dans la langue du pays partenaire (ou en anglais si les deux parties l’acceptent), et doit être signé par les deux directeurs de thèse, les deux directeurs d’école doctorale et les présidents/directeurs des deux établissements.
Clauses obligatoires de l’accord de cotutelle
Identité du doctorant et sujet de thèse
Identité des deux co-directeurs et leurs établissements d’appartenance
Calendrier des séjours : durée minimale passée dans chaque établissement (en général au moins 6 mois de chaque côté sur la durée totale du doctorat)
Langue de la thèse et langues acceptées pour la soutenance
Composition du jury : qui nomme les membres, règles de parité entre les deux pays
Modalités de délivrance des diplômes : double diplôme ou co-délivrance
Droits de propriété intellectuelle : partage des résultats, brevets éventuels
Conditions financières : qui prend en charge les frais de séjour, l’hébergement, les droits d’inscription (en général un seul pays facture les droits)
Attention : La négociation de l’accord peut prendre 3 à 6 mois à cause des allers-retours entre services juridiques des deux établissements. Ne commencez pas votre thèse en comptant sur une cotutelle si vous n’avez pas déjà un accord de principe des deux côtés avant votre inscription.
4. Procédure étape par étape
Étape 1 — Identification des partenaires (M0 à M3)
Trouvez un co-directeur étranger, idéalement lors d’un séjour de recherche, d’une conférence ou sur recommandation de votre directeur principal
Vérifiez que l’établissement étranger est éligible à la cotutelle (certains pays ont des accords-cadres avec la France, ce qui simplifie la procédure)
Étape 2 — Accord de principe (M3 à M6)
Lettre d’intention signée par les deux directeurs de thèse
Accord de principe des deux directeurs d’école doctorale
Étape 3 — Rédaction et signature de la convention (M6 à M12)
Rédaction du texte de la convention (en général initiée par l’établissement français ou selon désignation mutuelle)
Navette de validation entre les services juridiques et les directions des deux établissements
Signature de toutes les parties
Étape 4 — Inscription en cotutelle (M12)
Inscription administrative dans les deux établissements (ou un seul selon l’accord)
Le doctorant est souvent exempté des droits dans l’un des deux établissements
Étape 5 — Séjours alternés (M12 à M36-42)
Organisation des séjours dans chaque établissement selon le calendrier prévu
Le doctorant maintient une double affiliation mais peut n’avoir qu’un seul contrat de financement principal
5. Financements disponibles pour les cotutelles
Le financement d’une cotutelle est souvent le principal obstacle pratique. Voici les principales sources :
Financements côté français
Contrat doctoral avec mission de mobilité internationale (CNRS INSHS 2026) : 5 contrats doctoraux de 36 mois avec mobilité internationale, débutant au 1er octobre 2026
Bourse de cotutelle du CNRS : aide à la mobilité des doctorants en cotutelle, sous forme d’allocation mensuelle complémentaire
Bourses Campus France : co-financement de séjours doctoraux à l’étranger selon les programmes bilatéraux (Eiffel, Ostwald, Bernstein, etc.)
ANR — contrats doctoraux dans les projets financés : certains projets ANR incluent explicitement un volet cotutelle
Financements côté établissement partenaire
Bourses de l’établissement étranger partenaire (équivalent de nos contrats doctoraux)
Programme Erasmus+ : les mobilités doctorales Erasmus+ couvrent les séjours dans les pays du programme
Fondations privées ou régionales selon le pays partenaire
6. Soutenance et obtention du diplôme
La soutenance en cotutelle est unique — elle n’est pas répétée dans chaque pays. Elle peut avoir lieu dans l’un ou l’autre des établissements (selon l’accord) et doit satisfaire les règles des deux systèmes :
Jury mixte : composition respectant les règles des deux pays (en France, 5 membres minimum HDR, moitié extérieure ; règles variables à l’étranger)
Langue de soutenance : définie dans la convention (souvent l’anglais pour des jurys internationaux)
Résumé étendu en français obligatoire si la thèse est rédigée dans une autre langue (pour la version déposée dans thèses.fr)
Après soutenance, dépôt de la thèse dans les deux systèmes d’archivage nationaux (HAL et équivalent étranger)
7. Points de vigilance et difficultés courantes
Allongement de la durée de thèse : les mobilités et la complexité administrative peuvent allonger de 6 à 12 mois la durée totale du doctorat
Double charge administrative : deux inscriptions, deux systèmes de rapports annuels, deux ensembles de règles à respecter
Divergences culturelles d’encadrement : les pratiques d’encadrement doctoral varient fortement d’un pays à l’autre (fréquence des réunions, autonomie attendue, rythme de publication)
Propriété intellectuelle : à clarifier dès le départ si la thèse implique des résultats valorisables
Couverture sociale : vérifiez votre couverture maladie, retraite et accident du travail dans chaque pays de séjour
Questions fréquentes
Peut-on initier une cotutelle après la première année de doctorat ?
Techniquement oui, mais c’est de plus en plus difficile après la deuxième année. La plupart des écoles doctorales exigent que la convention soit signée dans les 18 mois suivant l’inscription en doctorat. Au-delà, certains établissements étrangers refusent d’entrer dans une cotutelle sur un doctorat déjà avancé. Si vous envisagez une cotutelle, commencez les démarches dès votre première année.
Une cotutelle allonge-t-elle obligatoirement la durée de la thèse ?
Pas nécessairement, mais c’est fréquent. Les déplacements, la communication avec deux directeurs dans des fuseaux horaires différents, et l’adaptation à deux environnements de travail différents peuvent créer des délais. En pratique, les cotutelles prennent en moyenne 3 à 6 mois de plus qu’une thèse classique. Un financement initial de 4 ans (au lieu de 3) est fortement recommandé.
Le doctorant en cotutelle paie-t-il des droits d’inscription dans les deux pays ?
Non, dans la très grande majorité des accords de cotutelle. La convention prévoit généralement que le doctorant ne règle les droits d’inscription que dans un seul des deux établissements (en alternance selon les années, ou toujours dans le même). En France, les droits de scolarité en doctorat sont de 380 € par an (régime général 2026). L’établissement étranger peut avoir ses propres règles, à clarifier dans la convention.
La cotutelle est-elle valorisée lors des concours MCF et CNRS ?
Oui, très fortement. Une cotutelle démontre une capacité à travailler dans des contextes internationaux, à construire des collaborations durables et à s’adapter à des cultures de recherche différentes. Dans les rapports des sections CNU et CoNRS, l’expérience internationale (dont les cotutelles) est systématiquement mentionnée comme un facteur de valorisation du dossier. Elle ne compense pas l’absence de publications, mais différencie des profils par ailleurs équivalents.
Existe-t-il une liste d’universités partenaires pour les cotutelles françaises ?
Il n’existe pas de liste nationale unique. Chaque université française dispose de ses propres accords de cotutelle avec des établissements étrangers. Consultez le service des relations internationales de votre école doctorale : il dispose généralement d’une liste des partenaires avec lesquels des conventions-cadres existent déjà, ce qui simplifie et accélère la procédure. En dehors de ces partenaires existants, une cotutelle ad hoc est possible mais demande plus de temps administratif.
Une thèse en cotutelle répond souvent à des normes de présentation issues des deux pays partenaires. Tesify vous aide à structurer et rédiger votre thèse en conformité avec les exigences françaises, en vous appuyant sur l’IA pour gagner en clarté et en cohérence — quelle que soit la langue de rédaction choisie.
Le Doctorat en France en Chiffres 2026 : Nombre de Doctorants, Durée Moyenne et Achèvement (Données MESR-SIES)
Soixante-neuf mille doctorants inscrits, quatorze mille sept cents thèses soutenues en un an, une durée réglementaire de trois ans que moins de la moitié des docteurs tiennent : les chiffres du doctorat en France 2026 racontent une réalité plus complexe que le calendrier officiel. Ce tour d’horizon s’appuie exclusivement sur les publications du service statistique du ministère (SIES), les notes flash annuelles et l’état de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (EESR n°19). Chaque donnée est sourcée et datée — aucune estimation non vérifiée n’est présentée.
Que vous soyez candidat au doctorat, directeur de thèse ou responsable d’une école doctorale, ces indicateurs permettent de situer un parcours dans le contexte national : combien de doctorants entrent chaque année, dans quels domaines, avec quels financements, et en combien de temps la majorité parvient à soutenir.
Résultat clé : À la rentrée 2024-2025, 69 432 doctorants sont inscrits dans 289 écoles doctorales françaises. En 2024, 14 727 doctorats ont été délivrés (−3 % vs 2023). En 2024, 42 % des thèses sont soutenues en moins de 40 mois (+4 points sur un an) — mais ce taux culmine à 58 % en sciences exactes contre 11 % en sciences humaines. 81 % des nouveaux doctorants bénéficient d’un financement dédié. (Sources : SIES Note Flash n°14, juin 2025 ; EESR n°19, 2025.)
69 432 doctorants inscrits : l’effectif 2024-2025
À la rentrée 2024-2025, la France compte 69 432 étudiants inscrits en doctorat, en légère baisse de 0,3 % par rapport à 2023-2024. Sur dix ans, l’effectif total a reculé de 9,6 % par rapport à 2013 (EESR n°19, SIES 2025). Cette contraction traduit principalement le déclin des inscriptions en sciences de la société (−4,7 % sur un an) et en sciences humaines et humanités (−0,9 %), partiellement compensé par la progression des sciences exactes et applications (+1,8 %) et la quasi-stabilité des sciences du vivant (+0,4 %).
Les primo-inscrits — doctorants entrant en première année — sont en revanche en hausse : 17 000 nouveaux doctorants ont intégré le système à la rentrée 2024, soit +3,2 % par rapport à 2023 (16 400 primo-inscrits). Ces étudiants se répartissent dans les 289 écoles doctorales accréditées par le MESR. Pour comprendre le fonctionnement de ces structures et les critères d’admission, voir École doctorale en France : comment choisir et intégrer la bonne.
Effectifs du doctorat en France — évolution 2022-2025
Rentrée
Inscrits total
Primo-inscrits
Source
2022-2023
70 700
15 700
SIES NF 2024-17 / Campus France
2023-2024
69 639
16 400
SIES enquête EDs 2024
2024-2025
69 432
17 000
SIES enquête EDs 2025 / EESR n°19
14 727 docteurs diplômés en 2024 : la production annuelle
En 2024, la France a délivré 14 727 doctorats, soit une baisse de 3,0 % par rapport à 2023 (SIES Note Flash n°14, juin 2025). L’année 2023 avait constitué un pic à 15 187 diplômes (+9,6 % vs 2022), en partie liée au rattrapage post-pandémique des soutenances retardées. Le niveau 2024 reste toutefois supérieur aux années antérieures à 2022, confirmant une progression de long terme : +0,9 % par rapport à 2013 (EESR n°19).
Répartition par grand domaine : sciences, SHS et vivant
Le SIES ventile les effectifs doctoraux selon quatre grands domaines disciplinaires. À la rentrée 2024-2025, les sciences exactes et applications (mathématiques, physique, chimie, informatique, ingénierie) forment le premier contingent avec 26 815 inscrits (38,6 % du total). Les sciences humaines et humanités (littérature, histoire, philosophie, arts) arrivent en deuxième position (17 765 inscrits, 25,6 %), suivies des sciences du vivant — biologie, agronomie, environnement — (13 081 inscrits, 18,8 %) et des sciences de la société — économie, droit, gestion, sciences politiques — (11 771 inscrits, 17,0 %).
Doctorants inscrits et diplômés par domaine — France 2024-2025 et 2024 (Source : EESR n°19, SIES 2025)
Domaine
Inscrits 2024-25
Part
Diplômés 2024
Part diplômés
Sciences exactes & applications
26 815
38,6 %
7 125
48,4 %
Sciences humaines & humanités
17 765
25,6 %
2 499
17,0 %
Sciences du vivant
13 081
18,8 %
3 362
22,8 %
Sciences de la société
11 771
17,0 %
1 741
11,8 %
Total
69 432
100 %
14 727
100 %
L’écart entre la part dans les inscrits (25,6 %) et la part dans les diplômés (17,0 %) pour les sciences humaines est le signal le plus visible d’un phénomène structurel : ces doctorants mettent plus longtemps à soutenir — et certains n’y parviennent pas. À l’inverse, les sciences exactes surreprésentent les diplômés (48,4 %) par rapport à leur poids parmi les inscrits (38,6 %), signe d’une durée de thèse plus courte et d’un taux d’achèvement plus élevé.
Illustration de la répartition des doctorants inscrits et des diplômés par grand domaine en France (2024-2025). Source de données : EESR n°19, SIES 2025.
Part de doctorants étrangers : la France, pôle d’attraction doctoral
Le doctorat français attire une proportion très élevée d’étudiants internationaux. En 2022-2023, 25 880 doctorants de nationalité étrangère étaient inscrits sur un total de 70 700, soit 37 % des effectifs (SIES / Campus France, Chiffres clés 2024). Ce taux dépasse la moyenne européenne (25 %) et place la France à égalité avec l’Irlande, légèrement derrière l’Autriche (39 %).
L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient constituent la première zone géographique d’origine, devant l’Europe. En termes de diplôme d’accès, les données EESR n°19 indiquent que 80 % des primo-inscrits sont titulaires d’un diplôme français (master ou diplôme d’ingénieur) : la mobilité internationale au doctorat concerne donc principalement des étudiants qui ont effectué leurs études supérieures en France.
Tendance à surveiller : le nombre de doctorants étrangers inscrits à l’université a reculé d’environ 15 % en cinq ans, passant de près de 24 000 à environ 20 000 entre 2018-2019 et 2023-2024 (Campus France 2024). Cette évolution interroge sur l’attractivité internationale du doctorat français dans un contexte de concurrence accrue avec les universités anglo-saxonnes et asiatiques.
Durée de la thèse par discipline (données SIES 2025)
La durée réglementaire d’une thèse est fixée à 36 mois (3 ans) par les textes, avec possibilité d’extensions annuelles jusqu’à 6 ans en cas de contrat CIFRE, de situation de handicap, de thèse en cotutelle ou de circonstances exceptionnelles. La réalité statistique s’écarte sensiblement de ce cadre.
En 2024, 42 % des docteurs diplômés ont soutenu en moins de 40 mois, en hausse de 4 points sur un an et proche du niveau d’avant-Covid (SIES Note Flash n°14, juin 2025). Autrement dit, une majorité de docteurs dépasse encore la durée réglementaire de 36 mois. La durée médiane tous domaines confondus se situe dans la tranche 40-52 mois, soit environ 3 ans et demi à 4 ans et demi ; à l’autre extrémité, environ un diplômé sur dix soutient au-delà de 72 mois (EESR n°19, SIES 2025).
Part des docteurs 2024 ayant soutenu en moins de 40 mois, par domaine (Sources : SIES Note Flash n°14, juin 2025 ; contraste disciplinaire d’après EESR n°19)
Durée de la thèse
Tous domaines
Sciences exactes
Sciences humaines
Moins de 40 mois
42 %
≈ 58 %
≈ 11 %
40 mois et plus
58 %
≈ 42 %
≈ 89 %
Le contraste disciplinaire sur la tranche « moins de 40 mois » est saisissant : près de 58 % en sciences exactes contre à peine 11 % en sciences humaines. Cet écart tient à plusieurs facteurs structurels cumulatifs : le financement quasi-systématique des thèses en sciences exactes (qui permet de consacrer la totalité du temps à la recherche), la dépendance fréquente des doctorants SHS à une activité professionnelle parallèle, la nature des travaux en SHS (enquêtes de terrain longues, corpus documentaires étendus, conditions d’accès aux archives), et des cultures disciplinaires qui n’accordent pas la même valeur à la brièveté.
Pour explorer comment organiser concrètement la rédaction d’une thèse, le guide complet du doctorat en France 2026 détaille les étapes depuis l’inscription jusqu’à la soutenance.
Financement des doctorants : qui finance les thèses ?
Le financement est le déterminant le plus puissant de la durée et de l’achèvement de la thèse. À la rentrée 2024-2025, 81 % des primo-inscrits bénéficient d’un financement dédié — contre 79,2 % en 2023-2024 (SIES enquête EDs 2025 / EESR n°19). Ce taux agrégé cache des disparités disciplinaires considérables.
Principales sources de financement des primo-inscrits en doctorat — 2024-2025 (Source : SIES enquête EDs 2025 / EESR n°19)
Type de financement
Part des primo-inscrits
Contrats doctoraux MESRE (ministère)
38,6 %
Financement organismes de recherche (CNRS, Inserm, CEA, etc.)
Contrats CIFRE (partenariat avec une entreprise privée)
9,4 %
Autres financements (ANR, collectivités, fondations, etc.)
~3,4 %
Sans financement dédié (avec ou sans activité salariée parallèle)
~19 %
La disparité disciplinaire en matière de financement est l’une des plus prononcées du système d’enseignement supérieur français. En sciences exactes et applications, le taux de financement dépasse 97 % des primo-inscrits. En sciences humaines et humanités, il avoisine 50 % (données SIES 2023-2024). Cette inégalité structure directement le rythme de la thèse et la probabilité d’achèvement. Un doctorant non financé doit articuler son travail de recherche avec une activité professionnelle, ce qui allonge mécaniquement la durée de la thèse et accroît le risque d’abandon.
Achèvement et abandon : ce que disent les données
Les statistiques sur le taux d’achevement du doctorat sont moins systématiquement publiées que les effectifs ou les données de durée. Les études disponibles — analyses par cohorte du SIES, rapports HCERES et rapport Pommier-Lazarus — documentent un taux d’abandon significatif, particulièrement marqué en SHS et parmi les doctorants non financés. Cette dimension mérite un traitement à part entière, disponible dans l’article dédié : Taux d’abandon en thèse de doctorat en France : chiffres 2026, causes et durée réelle.
La distribution des durées présentée dans la section précédente offre un signal indirect : les thèses dépassant 72 mois ne sont pas toutes abandonnées, mais les analyses par cohorte de primo-inscrits montrent qu’une fraction non négligeable des doctorants inscrits ne parvient jamais à la soutenance — avec des taux qui varient fortement selon le domaine et la présence ou l’absence d’un financement. Pour situer le doctorat dans l’ensemble des diplômes de cycle long et comprendre la distinction fondamentale avec le master, voir le guide différence entre mémoire et thèse en 2026 sur fr.tesify.pro.
FAQ — Le doctorat en France en chiffres
Combien y a-t-il de doctorants en France en 2025 ?
À la rentrée 2024-2025, 69 432 doctorants sont inscrits dans les 289 écoles doctorales françaises, dont 17 000 primo-inscrits (+3,2 % par rapport à 2023). L’effectif total est en légère baisse de 0,3 % sur un an et de 9,6 % par rapport à 2013. Source : SIES enquête EDs 2025 / EESR n°19.
Combien de doctorats sont délivrés en France chaque année ?
En 2024, la France a délivré 14 727 doctorats, soit −3 % par rapport au pic de 2023 (15 187 diplômes). Les sciences exactes représentent 48,4 % des diplômes (7 125), devant les sciences du vivant (3 362), les sciences humaines (2 499) et les sciences de la société (1 741). Source : SIES Note Flash n°14, juin 2025.
Quelle est la durée médiane d’une thèse en France ?
En 2024, 42 % des thèses sont soutenues en moins de 40 mois (+4 points sur un an). La durée médiane tous domaines confondus se situe dans la tranche 40-52 mois. L’écart disciplinaire est considérable : environ 58 % des thèses en sciences exactes sont soutenues en moins de 40 mois, contre seulement 11 % en sciences humaines et humanités. Sources : SIES Note Flash n°14, juin 2025 ; EESR n°19.
Quelle proportion de doctorants en France sont étrangers ?
En 2022-2023, 37 % des doctorants inscrits en France (25 880 sur 70 700) étaient de nationalité étrangère. Ce taux est en recul d’environ 15 % en cinq ans. Les principales zones d’origine sont l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l’Europe. Source : SIES / Campus France, Chiffres clés 2024.
Quel est le taux de financement des doctorants en France ?
81 % des primo-inscrits à la rentrée 2024-2025 bénéficient d’un financement dédié. Ce taux atteint plus de 97 % en sciences exactes mais tombe à environ 50 % en sciences humaines et humanités. Le principal mécanisme est le contrat doctoral MESRE (38,6 % des primo-inscrits), suivi du financement par les organismes de recherche (18,4 %). Source : SIES enquête EDs 2025 / EESR n°19.
Quel domaine regroupe le plus de doctorants en France ?
Les sciences exactes et applications concentrent 26 815 doctorants (38,6 % du total) à la rentrée 2024-2025, devant les sciences humaines et humanités (17 765, soit 25,6 %), les sciences du vivant (13 081, soit 18,8 %) et les sciences de la société (11 771, soit 17 %). Source : EESR n°19, SIES 2025.
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Annuaire des écoles doctorales en France 2026 : liste complète par discipline et région
Constituer l’annuaire des écoles doctorales en France par discipline est la première démarche concrète de tout futur doctorant — et souvent la plus opaque. En France, plus de 280 écoles doctorales (ED) sont accréditées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR), réparties sur l’ensemble du territoire national et organisées autour de grands domaines scientifiques. Chacune fédère des unités de recherche, délivre des formations doctorales spécifiques et accompagne les candidats de l’admission jusqu’à la soutenance.
Ce guide-annuaire recense les écoles doctorales françaises par grand domaine disciplinaire — Sciences humaines et sociales, Sciences exactes et ingénierie, Santé et sciences de la vie, Droit-Économie-Gestion, Lettres-Arts-Langues — et indique les sources officielles pour consulter la liste exhaustive par région. Il détaille également les étapes d’inscription, les modalités de financement et les ressources institutionnelles à mobiliser pour préparer votre candidature.
Toutes les informations contenues dans cet article sont issues de sources françaises officielles (MESR, ADUM, HCERES, Campus France). Les effectifs et calendriers évoluant d’une année sur l’autre, vérifiez systématiquement les données directement auprès de chaque ED avant toute démarche administrative.
En bref : la France compte plus de 280 écoles doctorales accréditées par le MESR. Chacune est identifiée par un numéro national (ex. ED 478) et couvre un ou plusieurs domaines disciplinaires. Pour trouver l’ED correspondant à votre sujet, consultez l’annuaire officiel MESRI ou le portail Campus France, puis candidatez via la plateforme ADUM.
Qu’est-ce qu’une école doctorale ?
Une école doctorale est une structure organisée au sein d’un établissement d’enseignement supérieur — ou en partenariat entre plusieurs établissements — chargée d’organiser la formation des doctorants et de veiller à la qualité de l’encadrement des thèses. Son rôle va bien au-delà d’une simple administration d’inscription : elle sélectionne les candidats, coordonne l’offre de formations transversales (méthodologie, éthique, langues, compétences professionnelles), suit les trajectoires des docteurs et rend compte au HCERES lors des évaluations quinquennales.
Chaque ED est identifiée par un numéro national attribué par le MESR. Ce numéro figure dans tous les documents officiels : diplôme de doctorat, publications, actes de colloques. À titre d’exemple, l’ED 356 « Cognition, Langage, Éducation » est adossée à l’Université Aix-Marseille ; l’ED 478 « Sciences de Gestion » est rattachée à l’Université Toulouse-Capitole. Ces numéros sont stables : ils ne changent pas lors des renouvellements d’accréditation, sauf en cas de fusion ou de réorganisation institutionnelle.
L’accréditation est accordée par le MESR sur avis du HCERES pour une période de cinq ans. Durant ce cycle, l’ED doit démontrer la qualité scientifique des unités de recherche qu’elle fédère, la pertinence de ses formations et l’employabilité de ses diplômés. La charte d’intégrité scientifique, obligatoire dans toutes les EDs depuis le décret du 26 août 2022, fait partie des critères évalués par le HCERES.
Qui peut s’inscrire dans une école doctorale ?
L’accès au doctorat requiert un diplôme national de master (bac+5) ou un diplôme conférant le grade de master. Certains établissements proposent des dérogations sur dossier pour les candidats titulaires d’un diplôme étranger équivalent. La condition préalable reste l’obtention d’un accord d’encadrement d’un directeur de thèse membre d’une unité de recherche rattachée à l’ED visée.
Le rôle du comité de suivi individuel (CSI)
Depuis le décret du 25 mai 2016, chaque doctorant bénéficie annuellement d’un comité de suivi individuel (CSI), composé d’au moins deux membres extérieurs à l’équipe d’encadrement. Le CSI rend un avis sur l’avancement des travaux et peut alerter l’ED en cas de difficultés relationnelles ou scientifiques. Ce dispositif renforce l’indépendance du suivi doctoral vis-à-vis du seul directeur de thèse.
Les cinq grands domaines disciplinaires
Les écoles doctorales françaises sont traditionnellement regroupées en cinq grands domaines. Cette classification n’est pas rigide — certaines EDs sont explicitement pluridisciplinaires — mais elle structure la plupart des annuaires et des appels à candidature.
1. Sciences humaines et sociales (SHS)
Le domaine SHS est l’un des plus vastes de l’enseignement doctoral français. Il recouvre la sociologie, l’anthropologie, la géographie, l’histoire, la psychologie, les sciences de l’éducation, la philosophie, les sciences de l’information et de la communication (SIC) et la linguistique. On y trouve des EDs pluridisciplinaires comme l’ED « Sciences Sociales et Humanités » (n° 629) de l’Université Paris-Saclay, qui réunit des unités de recherche en sciences sociales, philosophie et SIC. Des EDs équivalentes existent dans la plupart des grandes universités régionales : Lille, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Aix-Marseille, Rennes.
Exemples d’EDs en SHS (données indicatives — vérifiez auprès de l’ED concernée)
Ce domaine fédère les EDs en mathématiques, physique, chimie, sciences de la terre, informatique, génie des procédés et sciences de l’ingénieur. Les grands organismes de recherche (CEA, CNRS, INRIA) y adossent fréquemment leurs thèses, de même que les grandes écoles (Polytechnique, CentraleSupélec, Grenoble INP). L’ED 178 « Sciences Fondamentales » de l’Université Clermont-Auvergne illustre la pluridisciplinarité de ce domaine : chimie organique, biotechnologie, écologie, pharmacologie et sciences analytiques y coexistent. L’ED 361 « Sciences et Technologies » de l’Université de Caen propose un périmètre comparable pour la Normandie.
3. Santé et sciences de la vie
Ce domaine couvre la biologie cellulaire et moléculaire, la médecine, la pharmacie, la santé publique, les neurosciences et les sciences vétérinaires. Les EDs de santé sont souvent adossées aux CHU régionaux et aux unités INSERM. L’ED Pierre Louis de Santé Publique (Sorbonne Université, n° 393) et les EDs sciences de la vie des universités de Strasbourg, Montpellier et Lyon figurent parmi les plus actives en termes d’effectifs financés. Les doctorants de ce domaine travaillent fréquemment en lien avec des projets financés par l’ANR ou des fonds européens Horizon Europe.
4. Droit, économie et gestion
Ce domaine regroupe les EDs en droit privé, droit public, sciences politiques, économie et management. L’ED 284 « Droit et Science Politique » de CY Cergy Paris Université accueille des doctorants en droit privé, droit pénal, droit public et sociologie du droit. L’ED 231 « Économie et Gestion » de l’Université de Montpellier couvre l’agriculture, l’entrepreneuriat, le développement durable et les marchés. Les thèses CIFRE y sont particulièrement fréquentes, notamment en sciences de gestion et en économie appliquée.
5. Lettres, arts et langues
Littératures françaises et comparées, langues vivantes, études culturelles, sciences du langage, histoire de l’art et musicologie composent ce domaine. Des EDs spécialisées comme celles rattachées aux facultés des lettres de Sorbonne Université, de Strasbourg ou d’Aix-Marseille forment chaque année des centaines de docteurs. Une proportion significative de ces diplômés s’oriente vers l’enseignement supérieur et la recherche, mais aussi vers les métiers de la culture, de l’édition et de la traduction.
Trouver l’annuaire officiel des écoles doctorales par région
Il n’existe pas d’annuaire papier national mis à jour en temps réel : le référentiel officiel est maintenu par le MESR sur sa plateforme open data et via l’application ADUM. Pour localiser rapidement les EDs d’une région, trois sources font autorité :
Annuaire MESRI (appliweb) — appliweb.dgri.education.fr/annuaire/ : filtres par discipline, établissement et région ; données issues directement du système d’information du ministère.
Portail Campus France – La Recherche en France — doctorat.campusfrance.org : annuaire filtrable par domaine et région, utile notamment pour les candidats francophones internationaux.
Jeu de données open data MESR — data.enseignementsup-recherche.gouv.fr : liste des EDs accréditées, téléchargeable au format CSV/JSON pour analyse ou export.
Le tableau ci-dessous dresse un panorama des principales régions universitaires et de leurs domaines doctoraux forts. Les données sur les effectifs sont à titre indicatif et se mettent à jour chaque vague d’accréditation HCERES.
Paysage doctoral français par région (données indicatives — vérifiez auprès des EDs concernées)
Région
Pôles universitaires majeurs
Domaines forts
Île-de-France
PSL, Sorbonne Université, Paris Cité, Paris-Saclay, Panthéon-Assas, Paris-Nanterre, Paris 8…
Tous domaines ; SHS, droit, sciences exactes, santé
Auvergne-Rhône-Alpes
Université Claude Bernard Lyon 1, Lumière Lyon 2, Jean Moulin Lyon 3, Grenoble Alpes, Clermont-Ferrand
Sciences, santé, ingénierie, SHS
Occitanie
Université Toulouse-Capitole (UT1), Université Toulouse III (UT3/Paul Sabatier), INPT, Montpellier
Sciences de gestion, aérospatial, agronomie, droit
Nouvelle-Aquitaine
Université de Bordeaux, Bordeaux Montaigne, Pau, Limoges, La Rochelle
Sciences de la vie, droit, SHS, chimie
Hauts-de-France
Université de Lille, Valenciennes, Amiens (UPJV)
Sciences et technologies, SHS, lettres
Grand Est
Université de Strasbourg, Reims, Lorraine (Nancy/Metz)
Université de Nantes, Rennes 1, Rennes 2, Brest, Angers
Droit, sciences, mer et environnement, lettres
Bourgogne-Franche-Comté
Université de Bourgogne (Dijon), Université de Franche-Comté (Besançon), Belfort-Montbéliard
Ingénierie, SHS, sciences, droit
Normandie
Université de Caen, Université de Rouen, Le Havre Normandie
Histoire, droit, sciences, lettres
Le choix de votre région de thèse est intimement lié à la réputation de l’établissement porteur dans votre discipline. Consultez notre article sur le classement des meilleures universités françaises 2026 pour identifier les pôles d’excellence selon les grands classements internationaux (QS, THE, Shanghai).
Comment choisir son école doctorale
Le choix d’une ED ne se fait pas indépendamment du laboratoire et du directeur de thèse : il en découle directement. Voici les critères qui structurent cette décision.
1. L’adéquation disciplinaire
Chaque ED est habilitée à délivrer des doctorats dans une ou plusieurs spécialités précises. Vérifiez que la spécialité correspondant à votre thèse figure bien dans le périmètre de l’ED visée. Si votre sujet est à la croisée de deux disciplines — par exemple, informatique et linguistique computationnelle — recherchez une ED interdisciplinaire ou renseignez-vous sur la possibilité d’une co-inscription dans deux EDs.
2. L’appartenance institutionnelle de votre directeur de thèse
Le directeur de thèse doit impérativement être membre d’une unité de recherche rattachée à l’ED dans laquelle vous vous inscrivez. C’est ce lien institutionnel qui conditionne la validité de l’inscription. Dans le cas d’une co-direction, le second directeur peut être rattaché à une ED différente, voire à un établissement étranger (convention de co-tutelle internationale).
3. L’offre de formation et l’accompagnement
Comparez l’offre pédagogique des EDs : séminaires méthodologiques, ateliers d’écriture académique, formation en langues étrangères, préparation à la valorisation des recherches, suivi de l’insertion professionnelle. Certaines EDs proposent des modules spécifiques à la gestion des données de recherche — indispensables si vous devez rédiger un plan de gestion des données (PGD) pour l’ANR ou d’autres financeurs publics.
4. Les indicateurs de performance de l’ED
Le rapport HCERES de chaque ED est accessible en ligne et contient des données précieuses : taux de financement des doctorants, durée médiane de la thèse, taux de soutenance dans les délais (trois à quatre ans), devenir professionnel des docteurs à deux et cinq ans après la soutenance. Ces indicateurs varient de façon notable d’une ED à l’autre. Les causes du non-achèvement de thèse sont multifactorielles : notre article sur le taux d’abandon en thèse de doctorat en France présente les statistiques disponibles et les facteurs de risque identifiés dans la littérature.
5. Les possibilités de mobilité internationale
Certaines EDs sont membres de réseaux doctoraux européens ou partenaires de collèges doctoraux transfrontaliers (ex. EuroCampus franco-allemand, réseau universitaire franco-québécois). Ces affiliations ouvrent des possibilités de financement pour des séjours de recherche à l’étranger, cofinancés par l’ED et par des dispositifs comme le DAAD, la bourse Explora’doc (Région Auvergne-Rhône-Alpes) ou les aides de Campus France. Consultez les aides régionales à la mobilité étudiante 2026 pour un tableau comparatif par région.
Inscription et procédure d’admission en école doctorale
La procédure d’inscription suit des étapes relativement standardisées sur le plan national, même si les calendriers diffèrent d’un établissement à l’autre.
Étape 1 : Identifier et contacter un directeur de thèse
C’est le prérequis absolu. Parcourez les pages des laboratoires rattachés à l’ED visée, lisez les publications récentes des enseignants-chercheurs, identifiez ceux dont les axes de recherche correspondent à votre projet. Contactez-les par email avec un projet de thèse d’une à deux pages, un CV académique détaillé et vos relevés de notes de master. La période de recrutement s’intensifie généralement entre avril et juillet pour une rentrée en octobre, en lien avec les concours de contrats doctoraux organisés par les EDs.
Étape 2 : Déposer la demande d’admission via ADUM
Une fois l’accord de votre futur directeur obtenu, toute la procédure d’admission s’effectue sur la plateforme nationale ADUM. Vous y renseignez votre sujet de thèse, les informations de votre directeur, votre unité de recherche et vos modalités de financement. Le dossier est ensuite validé successivement par le directeur de thèse, le directeur de l’unité de recherche, puis par la direction de l’ED.
Étape 3 : Validation par l’ED et inscription administrative
Après validation par l’ED, vous procédez à l’inscription administrative dans l’établissement porteur. Cette inscription est annuelle et doit être renouvelée chaque année universitaire avec un rapport d’avancement et un avis favorable du directeur de thèse. La plupart des EDs exigent la signature d’une charte du doctorat qui reprend les engagements réciproques entre l’ED, le directeur de thèse et le doctorant — ainsi que les dispositions de la charte d’intégrité scientifique en thèse issue du décret du 26 août 2022.
Étape 4 : Le suivi annuel et le dépôt de thèse
Chaque année, le comité de suivi individuel (CSI) se réunit avec le doctorant pour évaluer l’avancement des travaux. À l’issue de la thèse, le manuscrit est déposé sur ADUM, puis référencé automatiquement sur THESES.FR, le portail national. La version définitive peut ensuite être diffusée en open access via HAL. Notre guide sur publier votre travail sur HAL/DUMAS étape par étape détaille la procédure de soumission institutionnelle, applicable également aux thèses de doctorat.
Les modes de financement de la thèse
Un doctorat non financé reste juridiquement possible mais est fortement déconseillé. Le MESR a engagé une politique volontariste en faveur du financement doctoral : la proportion de doctorants financés est passée d’environ 50 % à plus de 80 % sur une vingtaine d’années, et la loi de programmation de la recherche (LPR) a revalorisé de manière significative les contrats doctoraux.
Le contrat doctoral
C’est le mode de financement de référence pour les thèses au sein des établissements publics. Il s’agit d’un contrat de travail de droit public d’une durée de trois ans. À compter du 1er janvier 2026, la rémunération minimale est fixée à 2 300 € brut mensuel (soit environ 1 850 € net), conformément à la LPR. Des missions complémentaires rémunérées — enseignement (jusqu’à 64 heures annuelles équivalent TD), valorisation de la recherche, diffusion scientifique — peuvent porter cette rémunération à la hausse. Les contrats doctoraux sont attribués via des concours organisés par chaque ED, généralement en mai-juin pour une prise de fonction en octobre. À la fin des trois ans, les doctorants ont droit à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) via France Travail s’ils n’ont pas trouvé de poste.
Le dispositif CIFRE
La Convention Industrielle de Formation par la Recherche (CIFRE), gérée par l’ANRT pour le compte du MESR, permet à une entreprise d’accueillir un doctorant travaillant sur un sujet en lien avec ses activités. L’entreprise verse un salaire brut annuel minimum de 27 600 € par an et reçoit en retour une subvention forfaitaire de 14 000 € par an de l’État. Environ 1 300 conventions CIFRE sont attribuées chaque année selon l’ANRT. Cette voie est particulièrement développée en sciences de gestion, informatique, ingénierie et sciences de l’environnement.
Financements ANR, Horizon Europe et organismes de recherche
Les projets ANR (Agence Nationale de la Recherche), les programmes Horizon Europe et les contrats des grands organismes (CNRS, INRAE, INSERM, INRIA, CEA) constituent d’autres sources de financement doctoral. Ces postes sont attribués directement par les laboratoires dans le cadre de leurs projets financés. Les doctorants rattachés à ces financements ont souvent l’obligation de rédiger un plan de gestion des données (PGD) ANR décrivant comment les données de recherche seront collectées, stockées et partagées.
Les aides complémentaires à la mobilité
Parallèlement au financement principal, plusieurs dispositifs permettent de financer des séjours de recherche à l’étranger ou des participations à des congrès internationaux : allocations de mobilité de l’ED, bourses de congrès des établissements, aides régionales spécifiques. Le guide complet des aides régionales à la mobilité étudiante en France 2026 recense les principaux dispositifs par région, dont certains sont accessibles aux doctorants.
Ressources officielles pour l’annuaire des écoles doctorales
Pour naviguer efficacement dans le paysage doctoral français, voici les ressources institutionnelles incontournables :
Annuaire MESRI (appliweb) — liste officielle des EDs par discipline, sous-discipline et région ; données issues directement du système d’information du ministère.
ADUM — plateforme nationale pour candidater, gérer les inscriptions annuelles et déposer le manuscrit de thèse.
doctorat.gouv.fr — portail officiel du doctorat français : réglementation, financement, reconnaissance internationale du titre de docteur.
HCERES — accès aux rapports d’évaluation des EDs par vague, permettant de comparer les indicateurs de performance.
Si votre parcours commence par un mémoire de master avant d’envisager une thèse, la méthodologie de rédaction et les normes bibliographiques sont très proches de celles du doctorat. Le guide comment rédiger un mémoire en 2026 aborde la structuration du cadre théorique, la gestion des sources et l’usage responsable de l’IA dans la rédaction académique. Pour les normes de citation bibliographique en vigueur dans les universités françaises, consultez également notre article sur la norme ISO 690 pour les citations et la bibliographie de mémoire 2026.
Foire aux questions
Combien y a-t-il d’écoles doctorales en France ?
Selon les données de l’annuaire MESRI (appliweb.dgri.education.fr), la France comptait 287 écoles doctorales accréditées à la rentrée universitaire 2022. Ce chiffre évolue d’une année sur l’autre en fonction des fusions d’établissements, des reconfigurations régionales et des nouvelles accréditations accordées par le MESR sur avis du HCERES. Consultez l’annuaire officiel pour le nombre actualisé.
Comment trouver l’école doctorale correspondant à ma discipline ?
Utilisez l’annuaire MESRI (appliweb.dgri.education.fr/annuaire/) et filtrez par discipline ou sous-discipline (ex. « sciences de l’information et de la communication »). Le portail Campus France (doctorat.campusfrance.org) offre également un filtre par domaine et par région. Si votre sujet est interdisciplinaire, consultez directement les laboratoires susceptibles d’accueillir votre thèse : ils sont rattachés à une ou plusieurs EDs précises.
Peut-on changer d’école doctorale en cours de thèse ?
Un changement d’ED en cours de thèse est possible mais rare et administrativement complexe. Il intervient généralement en cas de changement d’établissement, de changement de directeur de thèse ou d’évolution significative du sujet qui sort du périmètre disciplinaire de l’ED initiale. La démarche passe par une demande conjointe du doctorant et du directeur, validée par les deux EDs et les deux établissements porteurs. Vérifiez les conditions auprès de votre ED actuelle avant d’engager la procédure.
Quel est le salaire d’un doctorant avec un contrat doctoral en 2026 ?
Pour un contrat signé à partir du 1er janvier 2026, la rémunération mensuelle minimale est de 2 300 € brut (environ 1 850 € net), conformément à la loi de programmation de la recherche. Des missions complémentaires rémunérées — enseignement, valorisation, diffusion scientifique — peuvent augmenter ce montant. Un contrat CIFRE prévoit quant à lui un salaire brut annuel minimum de 27 600 €, versé par l’entreprise d’accueil, avec une subvention de 14 000 € versée à l’entreprise par l’ANRT.
Faut-il un financement pour s’inscrire en doctorat en France ?
Non, l’inscription en doctorat sans financement reste juridiquement possible. Cependant, la plupart des EDs regardent très favorablement — voire exigent — un financement avant d’accepter une inscription, particulièrement dans les disciplines scientifiques. En SHS et en lettres, des inscriptions sans financement sont plus souvent tolérées, à condition que le doctorant dispose de ressources propres ou d’un emploi compatible. Les EDs mettent en garde contre les risques élevés de non-achèvement en l’absence de financement dédié.
Qu’est-ce que le numéro d’une école doctorale et à quoi sert-il ?
Chaque école doctorale accréditée reçoit un numéro national unique attribué par le MESR (ex. ED 356, ED 478, ED 629). Ce numéro identifie l’ED dans tous les documents officiels : diplôme de doctorat, publications scientifiques, actes de colloques, dossiers d’évaluation HCERES. Il est stable et ne change pas lors des renouvellements d’accréditation, sauf en cas de fusion ou de réorganisation institutionnelle majeure.
Préparez votre projet de thèse avec Tesify
La rédaction d’un projet de thèse convaincant, d’un dossier de candidature pour un contrat doctoral ou de vos rapports d’avancement annuels exige clarté structurelle, rigueur méthodologique et respect des normes académiques françaises. Tesify est un assistant IA d’aide à la rédaction conçu spécifiquement pour les travaux universitaires — mémoires et thèses — avec un accent fort sur l’intégrité académique et la vérification de l’originalité du travail.
Mention TB au mémoire : utile pour le doctorat en 2026 ?
La question « la mention TB au mémoire est-elle utile pour le doctorat 2026 » revient systématiquement dans les discussions des étudiants en master 2 qui envisagent une poursuite en thèse. La réponse est plus nuancée qu’un simple oui ou non : la mention Très Bien est un signal fort, mais elle ne détermine pas seule votre admission. Ce guide démêle les critères réels des écoles doctorales françaises et vous indique comment valoriser votre dossier — quelle que soit votre mention.
En France, les mentions au niveau master sont attribuées selon le barème national : Passable (10-11,99/20), Assez Bien (12-13,99/20), Bien (14-15,99/20), Très Bien (16/20 et plus). La mention TB est obtenue par une minorité d’étudiants : selon les statistiques de soutenances M2 en France 2026, moins de 20 % des étudiants de master obtiennent la mention Très Bien à leur soutenance — avec des variations disciplinaires significatives.
Réponse directe : La mention TB au mémoire de master est utile pour le doctorat en 2026, mais pas indispensable. La plupart des écoles doctorales exigent un minimum de « Bien », pas nécessairement « Très Bien ». Ce qui compte davantage : la qualité du projet de recherche, la relation avec le directeur de thèse pressenti et la disponibilité d’un financement.
Quels critères les écoles doctorales regardent-elles vraiment ?
Contrairement à une idée répandue, les écoles doctorales françaises n’utilisent pas la mention comme critère de sélection unique. Les dossiers sont évalués selon plusieurs axes :
La qualité du projet de recherche : un projet de thèse clair, original, adossé à une problématique précise et à une bibliographie pertinente est le premier facteur de sélection.
La lettre de motivation et le parcours académique : les publications, les expériences de recherche (stages, participation à des séminaires doctoraux), les conférences suivies.
L’accord d’un directeur de thèse : dans la grande majorité des cas, avoir un directeur pressenti qui accepte de vous encadrer est une condition préalable à toute candidature.
La disponibilité d’un financement : contrat doctoral, allocation ANR, bourse CIFRE — les ED privilégient souvent les candidats qui ont un financement identifié.
La moyenne générale et la mention du master : c’est ici qu’intervient la mention TB, en cinquième position dans la plupart des grilles d’évaluation.
Quelle mention minimum pour postuler au doctorat ?
Les seuils varient selon les établissements. Voici les pratiques les plus répandues en 2026 :
Établissement / ED
Mention minimum requise
Source
Sorbonne Université (ED Lettres)
Bien ou Très Bien
Règlement ED Sorbonne
Université de Bordeaux
Bien (14/20) + note mémoire 14/20
doctorat.u-bordeaux.fr
Université de Strasbourg (ED SHS)
Bien
ed.shs.unistra.fr
Université Grenoble Alpes (EDSHPT)
Mention non spécifiée, projet et directeur priment
edshpt.univ-grenoble-alpes.fr
Sciences Po Paris (École de la recherche)
Master recherche requis, mention non formalisée
sciencespo.fr/ecole-recherche
Le constat est clair : la mention « Bien » est le seuil standard. La mention « Très Bien » vous place dans le haut du panier, mais rares sont les ED qui la rendent obligatoire.
Quels avantages concrets apporte la mention TB ?
La mention Très Bien offre plusieurs avantages tangibles dans le parcours doctoral :
Avantage 1 : un signal de distinction dans les dossiers compétitifs
Lors d’une sélection à plusieurs dizaines de candidats pour un contrat doctoral, la mention TB est un critère de différenciation. Elle signale au jury que votre mémoire a été évalué au-dessus de la norme par vos enseignants — ce qui renforce la crédibilité de votre projet.
Avantage 2 : l’accès facilité aux financements sélectifs
Les concours de contrats doctoraux des grandes universités (type Sorbonne, PSL, Saclay) sont très compétitifs. La mention TB peut faire la différence lors du classement final, à projet de recherche équivalent. Les contrats CIFRE de l’ANRT, qui associent entreprise et laboratoire, valorisent également un dossier académique solide.
Avantage 3 : les prix de mémoire et distinctions
Plusieurs associations disciplinaires (économie, droit, sciences politiques, histoire) décernent des prix de mémoire réservés aux mentions TB. Ces distinctions figurent utilement dans un CV académique pour les candidatures postdoctorales.
Avantage 4 : un argument dans la lettre de candidature
Dans votre lettre de motivation pour l’école doctorale, une mention TB permet d’affirmer que votre travail de recherche a été formellement reconnu comme excellent par un jury universitaire. C’est un ancrage factuel, plus solide que des qualificatifs autoévalués.
Peut-on être admis en doctorat sans mention TB ?
Oui, et c’est même fréquent. La réalité des admissions doctorales montre que de nombreux thésards ont obtenu leur master avec la mention « Bien » (14-16/20) voire « Assez Bien » dans des cas dérogatoires. Voici les situations où l’absence de TB est compensée :
Un projet de thèse exceptionnel : un sujet novateur, bien documenté, ancré dans les enjeux actuels de la discipline.
Une expérience de recherche démontrée : participation à des programmes ANR, publication d’un article dans une revue à comité de lecture, communication dans un colloque.
Un directeur de thèse enthousiaste : si un directeur de thèse reconnu dans son domaine soutient fortement votre dossier, les ED accordent souvent une dérogation sur la mention.
Un financement propre : un étudiant qui arrive avec un financement CIFRE ou une bourse externe est presque toujours admis, quelle que soit sa mention.
À savoir : la distribution des mentions varie fortement selon les disciplines. En droit et en médecine, la mention TB est plus fréquente qu’en sciences humaines. Contextualisez votre mention par rapport aux taux de votre discipline avant d’évaluer votre dossier.
Comment construire un dossier de doctorat solide ?
Que vous ayez la mention TB ou non, voici les composantes d’un dossier de candidature en école doctorale qui convaincra un jury :
Le projet de thèse (8 à 15 pages) : problématique, hypothèses, revue de littérature, méthodologie envisagée, calendrier prévisionnel. Ce document est le cœur de votre dossier.
Le mémoire de master (ou extraits) : certaines ED demandent l’intégralité du mémoire, d’autres seulement le résumé et la bibliographie.
La lettre de l’encadrant pressenti : une lettre de soutien du directeur de thèse que vous avez contacté en amont.
Les relevés de notes L3, M1, M2 : la progression de votre parcours compte autant que la note finale.
La lettre de motivation : elle doit expliquer pourquoi ce sujet, pourquoi cette ED, et quelle est votre vision du doctorat comme formation à la recherche.
Les expériences de recherche : stages en laboratoire, participation à des groupes de lecture, co-encadrement de TD.
Mention TB et financement doctoral : le lien
Le financement est le nerf de la guerre du doctorat en France. Voici comment la mention TB peut influer :
Les contrats doctoraux des universités
Chaque université dispose d’un contingent de contrats doctoraux financés par le ministère. Ces contrats sont attribués sur concours par les écoles doctorales. La mention TB est un critère explicite dans la plupart des grilles de classement — elle peut valoir plusieurs points sur l’évaluation finale.
Les contrats ANR
Les projets ANR incluent souvent des financements pour doctorants. Le recrutement se fait sur dossier par le porteur de projet : la mention TB n’est pas toujours un critère formel, mais un profil académique solide est attendu.
Les bourses CIFRE
Les conventions CIFRE (Convention Industrielle de Formation par la REcherche) associent une entreprise, un laboratoire et un doctorant. Elles sont gérées par l’ANRT. La mention est un critère parmi d’autres — l’adéquation entre le profil du candidat et les besoins de l’entreprise prime souvent.
Ce que disent les grandes écoles doctorales en 2026
Quelques repères tirés des règlements d’admission en vigueur en 2026 :
ED Arts (Paris Panthéon-Sorbonne) : exige explicitement la mention « Bien » ou « Très Bien » pour la sélection en doctorat 2025-2026.
École Doctorale Sciences Humaines (Université de Strasbourg) : mentionne la mention « Bien » comme seuil, avec possibilité de dérogation pour les profils exceptionnels.
Sciences Po — École de la recherche : exige un master recherche sans mention minimale formalisée, mais attend une note de mémoire élevée.
Université de Grenoble Alpes (EDSHPT) : ne fixe pas de mention minimum dans ses conditions publiées, valorisant le projet et le directeur.
Il est important de noter un changement réglementaire significatif : depuis l’arrêté du 25 mai 2016 relatif à la formation doctorale, les mentions honorifiques des thèses de doctorat ont été supprimées en France. Votre thèse elle-même ne recevra donc pas de mention « Très Bien ». Seul le verdict « admis » ou « ajourné » est rendu, et cette règle s’applique à toutes les disciplines.
Questions fréquentes
La mention TB au mémoire M2 est-elle obligatoire pour un contrat doctoral ?
Non, la mention Très Bien n’est généralement pas obligatoire pour obtenir un contrat doctoral. La plupart des universités exigent la mention Bien (14/20). La TB est un avantage dans les concours compétitifs mais ne constitue pas un prérequis formel dans la majorité des établissements.
Quelle est la différence entre mention TB au mémoire et félicitations du jury ?
Les félicitations du jury sont une distinction honorifique accordée par le jury à un mémoire jugé exceptionnel — elles n’ont pas de base réglementaire nationale et leur usage varie selon les établissements. La mention TB (Très Bien) est une mention officielle fondée sur la moyenne, qui apparaît sur le relevé de notes. Les félicitations peuvent accompagner une mention TB, mais les deux sont indépendantes.
Mon directeur de thèse doit-il obligatoirement être mon directeur de mémoire ?
Non. Il est fréquent que le directeur de thèse soit un enseignant-chercheur que vous avez rencontré en master mais qui n’a pas encadré votre mémoire. Ce qui compte, c’est qu’il soit habilité à diriger des recherches (HDR) et rattaché à une unité de recherche affiliée à une école doctorale accréditée.
La mention figure-t-elle sur le diplôme de master ?
Oui. La mention est inscrite à la fois sur le diplôme national de master et sur le supplément au diplôme (Diploma Supplement). Elle est donc visible par les employeurs et les institutions qui vérifient votre parcours. Les relevés de notes semestriels précisent la note brute.
Peut-on contester une mention pour obtenir la TB ?
Non en règle générale. Le jury est souverain sur les notes. Un recours contre l’ajournement ou une irrégularité de procédure est possible, mais contester la mention en elle-même est pratiquement impossible sur le fond. Si vous estimez qu’une erreur de calcul s’est produite, contactez le secrétariat pédagogique pour vérification.
Les thèses ont-elles aussi des mentions en France ?
Non. Depuis l’arrêté du 25 mai 2016, les mentions honorifiques ont été supprimées pour les thèses de doctorat en France. Les jurys ne peuvent plus attribuer de mentions comme « Très honorable avec félicitations du jury ». Seul le verdict « admis » ou « ajourné » est rendu. Cette règle s’applique à toutes les disciplines.
Peut-on candidater au doctorat depuis l’étranger avec un diplôme équivalent ?
Oui. Les étrangers titulaires d’un diplôme reconnu de niveau master peuvent candidater dans les écoles doctorales françaises. La validation de l’équivalence se fait au cas par cas par le conseil de l’ED. Campus France peut accompagner la démarche pour les candidats extracommunautaires.
Maximisez votre mémoire pour viser la mention TB
Tesify est l’assistant IA conçu pour les mémoires de master francophones. Il vous aide à construire un plan solide, à structurer votre cadre théorique et à vérifier la cohérence de votre argumentation — les trois axes les plus souvent cités par les jurys pour distinguer un mémoire « Bien » d’un mémoire « Très Bien ».
Doctorat en France 2026 : Guide Complet (École Doctorale, Contrat, Financement, Durée)
Faire un doctorat en France est l’une des voies les plus exigeantes et les plus valorisantes de l’enseignement supérieur. En 2026, le cadre réglementaire du doctorat français a été significativement modernisé : la rémunération du contrat doctoral a été revalorisée à 2 300 € brut par mois, les écoles doctorales ont renforcé leurs dispositifs d’accompagnement, et les financements alternatifs comme la CIFRE restent en forte demande dans le monde industriel. Ce guide exhaustif vous présente toutes les informations nécessaires pour préparer et réussir un doctorat en France.
Chaque année, environ 70 000 doctorants sont inscrits dans les universités et grandes écoles françaises. La France forme 14 000 docteurs par an, un chiffre stable depuis plusieurs années, dans des disciplines allant des mathématiques à la sociologie, en passant par la médecine et les sciences de l’ingénieur.
Réponse rapide : Un doctorat en France dure officiellement 3 ans mais s’étend en moyenne à 3,5–4 ans en sciences humaines. Le financement principal est le contrat doctoral à 2 300 € brut/mois en 2026. L’admission passe par une école doctorale rattachée à une université ou grande école. La CIFRE (thèse en entreprise) offre une rémunération minimale identique avec une subvention de 14 000 €/an à l’employeur.
1. Le doctorat en France : qu’est-ce que c’est ?
Le doctorat est le troisième cycle de l’enseignement supérieur, obtenu après un master (bac+5). Il conduit au grade de Docteur, le plus haut titre académique délivré par l’État français. Sa préparation dure officiellement 3 ans, au cours desquels le doctorant produit une thèse — un travail de recherche original contribuant à l’avancement des connaissances dans sa discipline.
Le doctorat en France est régi par l’arrêté du 25 mai 2016 relatif à la formation doctorale, qui fixe les obligations des établissements (encadrement, formation complémentaire, suivi du doctorant) et des doctorants (rapport annuel d’avancement, comité de suivi individuel). Ce cadre garantit à chaque doctorant un Comité de Suivi Individuel (CSI) annuel, composé d’au moins deux chercheurs extérieurs à l’équipe d’encadrement.
2. Les écoles doctorales : rôle et fonctionnement
Les écoles doctorales (ED) sont les structures qui organisent la formation doctorale. Chaque doctorant est inscrit dans une école doctorale rattachée à un ou plusieurs établissements d’enseignement supérieur. En France, on compte environ 250 à 280 écoles doctorales accréditées, couvrant l’ensemble des disciplines académiques.
Sciences de la mer, astrophysique, droit, économie
3. Comment intégrer un doctorat en France
L’admission en doctorat est très différente de l’admission en master. Il n’existe pas de procédure nationale centralisée : chaque candidat doit trouver un directeur de thèse et un financement de manière quasi-indépendante.
Les 5 étapes pour intégrer un doctorat
Trouver un directeur de thèse : C’est le point de départ. Identifiez des chercheurs dont les travaux correspondent à votre projet. Consultez les publications sur theses.fr, Google Scholar et les sites des laboratoires. Contactez-les directement par email avec une lettre de motivation précise et un CV académique.
Définir un projet de thèse : En accord avec le directeur de thèse pressenti, élaborez un projet scientifique original et faisable en 3 ans. Ce projet sera soumis à l’école doctorale pour validation.
Trouver un financement : Le directeur de thèse peut avoir un contrat doctoral disponible via son équipe ou l’école doctorale. Sinon, candidatez aux appels à contrats doctoraux de l’école doctorale (généralement en mai-juin) ou montez un dossier CIFRE si votre sujet intéresse une entreprise.
Déposer le dossier d’inscription : Une fois le financement obtenu et le directeur confirmé, vous déposez votre dossier auprès de l’école doctorale pour l’inscription administrative à l’université (avant octobre de l’année N).
Signer le contrat doctoral : Le contrat est signé pour 3 ans, avec deux prolongations possibles d’un an chacune.
Attention : Ne commencez jamais une thèse sans financement assuré. Une thèse sans contrat doctoral expose à de graves difficultés financières et à un isolement scientifique préjudiciable. L’inscription sans financement est légalement possible mais déconseillée par toutes les instances académiques.
4. Le contrat doctoral 2026 : rémunération et conditions
Le contrat doctoral est le contrat de travail de droit public qui lie le doctorant à son établissement d’accueil. En 2026, il représente la forme de financement la plus répandue et la plus protectrice.
Rémunération 2026
Rémunération brute : 2 300 € brut/mois (27 600 €/an), soit environ 1 850–1 950 € net/mois
Durée : 3 ans, renouvelable 2 fois pour une durée maximale d’un an chacune (5 ans maximum)
Être titulaire ou en cours d’obtention d’un master (ou équivalent)
Être inscrit en première année de doctorat
Aucune condition d’âge ni de nationalité
Ne pas avoir déjà bénéficié d’un contrat doctoral dans un autre établissement
Les contrats doctoraux sont attribués par les établissements sur la base des projets soumis par les candidats et leurs directeurs de thèse. Chaque université publie ses appels à candidatures entre mars et juin pour une rentrée en octobre. Consultez les sites des financements doctoraux officiels pour la liste des dispositifs disponibles.
5. La bourse CIFRE : thèse en entreprise
La CIFRE (Convention Industrielle de Formation par la Recherche) est un dispositif unique qui permet à un doctorant de préparer sa thèse au sein d’une entreprise privée, en cotutelle avec un laboratoire universitaire. C’est l’un des financements doctoraux les plus attractifs en 2026.
Comment fonctionne la CIFRE ?
Le dispositif est géré par l’ANRT (Association Nationale de la Recherche et de la Technologie) pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur. L’entreprise emploie le doctorant sous CDI ou CDD et reçoit en contrepartie une subvention annuelle de 14 000 € de l’ANRT pendant 3 ans.
Rémunération CIFRE 2026
Salaire brut minimum : 2 300 €/mois (identique au contrat doctoral depuis 2026)
L’entreprise peut offrir davantage selon la convention collective applicable
Accès aux avantages de l’entreprise (tickets restaurant, intéressement, etc.)
Conditions d’accès à la CIFRE
Être titulaire ou en cours d’obtention d’un master
Ne pas être inscrit en thèse depuis plus de 9 mois à la date de réception du dossier par l’ANRT
Avoir identifié une entreprise (toute taille, tout secteur) et un laboratoire partenaires
Le projet doit être validé à la fois par l’entreprise et le laboratoire universitaire
Délais CIFRE
Le dossier est soumis en ligne sur le site de l’ANRT. Le délai de réponse est généralement de 3 mois après réception du dossier complet. Des appels permanents sont ouverts tout au long de l’année.
En 2024, l’ANRT a financé environ 1 500 nouvelles CIFRE. Les secteurs les plus représentés : numérique/IA, santé, énergie, transport, agro-alimentaire.
6. Les autres financements du doctorat en France
Type de financement
Montant
Qui ?
Comment candidater ?
Contrat doctoral
2 300 € brut/mois
Tous doctorants
Via école doctorale
CIFRE
Min. 2 300 € brut/mois
Avec entreprise partenaire
Via ANRT
Allocation ANR
2 300 € brut/mois
Projets ANR financés
Via directeur de thèse ANR
Bourse ERC
Variable
Projets ERC
Via équipe bénéficiaire ERC
Bourse du gouvernement français (BGF)
Variable
Candidats étrangers sélectionnés
Via Campus France pays d’origine
Financement MESR (doctorants IRP)
2 300 € brut/mois
Instituts de recherche publique
Via INSERM, CNRS, INRAE
Conseil : Consultez régulièrement le portail etudiant.gouv.fr — financement doctoral qui centralise tous les dispositifs officiels. Les candidats internationaux peuvent aussi explorer les bourses bilatérales (Franco-Allemand, Campus France BGF, Eiffel) disponibles sur le site de Campus France.
7. Durée réelle du doctorat : ce que disent les données
La durée officielle d’un doctorat est de 3 ans. La réalité est plus nuancée selon les données du MESRI :
Sciences exactes et applications : Plus de 9 doctorats sur 10 sont conclus en moins de 52 mois (4 ans 4 mois)
Sciences du vivant : Idem, plus de 90 % en moins de 52 mois
Sciences humaines et sociales (SHS) : Moins de 4 doctorats sur 10 en moins de 52 mois — la durée médiane dépasse 5 ans
Droit et sciences économiques : Durée intermédiaire, autour de 4 à 4,5 ans en médiane
Le contrat doctoral de 3 ans ne suffit que dans 43 % des cas pour aller jusqu’à la soutenance. Les prolongations (une ou deux d’un an chacune) restent fréquentes, mais elles ne sont accordées que sur justification sérieuse par le directeur de thèse et l’école doctorale.
8. Débouchés après un doctorat en France
Le doctorat n’est pas réservé à la carrière académique. Selon les données du MESRI, 3 ans après la soutenance, les docteurs se répartissent ainsi :
~36 % dans la recherche publique (CNRS, INSERM, Inria, universités)
~40 % dans le secteur privé (R&D industrielle, conseil, finance quantitative, tech)
~15 % dans l’enseignement secondaire et supérieur
~9 % dans les collectivités, ONG et organisations internationales
La reconnaissance du titre de Docteur dans le secteur privé a progressé en France ces dernières années, notamment dans les secteurs numériques, santé et énergie où les compétences de recherche sont très recherchées. Pour accéder à la recherche publique, consultez notre article sur comment entrer dans la recherche en France.
Pour les étudiants en master qui envisagent un doctorat, notre guide sur le master en France 2026 et les ressources sur les bourses internationales constituent des lectures complémentaires essentielles.
FAQ — Doctorat en France
Combien gagne un doctorant en France en 2026 ?
En 2026, le contrat doctoral est rémunéré 2 300 € brut par mois, soit environ 1 850–1 950 € net selon les cotisations. Une augmentation de 100 € brut par rapport à 2025 (2 200 € brut). Ce montant peut être complété par des missions d’enseignement (environ 400 €/mois pour 64h/an) ou des missions de valorisation et d’expertise.
Peut-on faire un doctorat en France sans master français ?
Oui. Un diplôme étranger de niveau master est accepté, sous réserve de validation par le jury de thèse et l’école doctorale. Campus France et les services de scolarité des universités peuvent vous aider à évaluer l’équivalence de votre diplôme. Dans certains cas, une « Validation des Acquis » (VAE) peut permettre d’accéder au doctorat avec une expérience professionnelle significative.
Qu’est-ce que l’HDR (Habilitation à Diriger des Recherches) ?
L’HDR est le diplôme national de rang le plus élevé en France, obtenu après le doctorat. Elle est obligatoire pour diriger officiellement des thèses (être directeur de thèse) et pour accéder aux postes de professeur des universités. Elle consiste en un mémoire de synthèse des travaux de recherche et une soutenance devant un jury. Il n’y a pas de durée officielle mais elle est généralement préparée 6 à 10 ans après le doctorat.
Quelle est la différence entre un contrat doctoral et une bourse CIFRE ?
Le contrat doctoral est un contrat de travail public avec l’université, pour une thèse réalisée principalement en laboratoire académique. La CIFRE est un contrat de travail privé (CDI ou CDD) avec une entreprise, pour une thèse menée en milieu industriel avec un partenariat académique. En 2026, les deux offrent une rémunération identique (2 300 € brut minimum), mais la CIFRE donne accès aux avantages de l’entreprise et peut offrir davantage selon la convention collective.
Comment trouver une offre de thèse en France ?
Les principales sources d’offres de thèse en France sont : le portail theses.fr (répertoire national des thèses), le portail CIFRE de l’ANRT, les sites web des écoles doctorales, les plateformes CNRS Emploi, INRAE Emploi, Inria Jobs et les réseaux LinkedIn académiques. Les offres sont concentrées entre mars et juillet pour une rentrée en octobre.
Conclusion : le doctorat en France, un investissement rentable à long terme
Le doctorat en France offre en 2026 un cadre rénové, des financements revalorisés et des débouchés diversifiés. La clé d’une thèse réussie reste la qualité de la relation avec le directeur de thèse et le soutien de l’école doctorale. Commencez votre recherche de financement dès le master 1 et identifiez vos directeurs de thèse potentiels avant la fin du master 2.
Si vous rédigez actuellement un mémoire de master en vue d’un doctorat, Tesify vous aide à structurer et rédiger votre travail selon les standards académiques français, une préparation idéale pour les exigences d’une thèse de doctorat.
Thèse de Doctorat : Exemple Complet et Guide de Rédaction 2026
Vous venez d’intégrer une école doctorale — à Paris Cité, à Bordeaux, à l’ENS Paris-Saclay ou à Rennes 1 — et vous cherchez un exemple de thèse de doctorat pour comprendre ce qu’on attend de vous. La thèse de doctorat est le travail académique le plus ambitieux du parcours universitaire : trois à cinq années de recherche originale, une contribution nouvelle à votre discipline, et une soutenance devant un jury de spécialistes. Ce guide vous présente la structure complète, des exemples concrets issus de thèses soutenues en France, et une méthode pour mener à bien ce projet colossal.
En France, environ 17 000 thèses sont soutenues chaque année, selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Pourtant, 30 % des doctorants abandonnent avant la soutenance — principalement par manque de méthode et d’organisation. Ce guide est conçu pour que vous ne soyez pas dans cette statistique.
En bref : Une thèse de doctorat française comprend 200 à 500 pages en SHS, 100 à 200 pages en sciences expérimentales. Sa structure type : introduction générale, revue de littérature, méthodologie, résultats, discussion et conclusion. Pour trouver des exemples, consultez theses.fr ou HAL. La durée réglementaire est de 3 ans, la durée réelle de 4 à 5 ans.
Qu’est-ce qu’une thèse de doctorat en France ?
La thèse de doctorat est un travail de recherche scientifique original qui constitue une contribution nouvelle à la connaissance dans une discipline donnée. Elle est préparée au sein d’une unité de recherche, sous la direction d’un directeur de thèse habilité à diriger des recherches (HDR), et dans le cadre d’une école doctorale accréditée par le ministère.
Le doctorat est régi en France par l’arrêté du 25 mai 2016, qui fixe notamment la durée réglementaire à trois ans après l’obtention du master (ou équivalent). À l’issue de la soutenance, le diplôme de docteur est conféré par l’établissement — grade reconnu dans l’espace européen de l’enseignement supérieur au niveau 8 du cadre européen des certifications.
Les types de thèses en France
Type
Description
Disciplines principales
Monographie
Manuscrit long et cohérent, format traditionnel
SHS, droit, philosophie
Thèse sur articles
3 à 5 articles publiés + texte chapeau
Sciences, économie, gestion, médecine
Thèse CIFRE
Recherche en partenariat entreprise-laboratoire
Toutes disciplines
Thèse en cotutelle
Préparée dans deux établissements (France + étranger)
Toutes disciplines
La structure complète d’une thèse
La structure d’une thèse de doctorat suit un ordre conventionnel, avec des variantes disciplinaires. Voici l’architecture recommandée par les principales bibliothèques universitaires françaises (Paris Cité, Bordeaux, Sorbonne) :
Voici un exemple de plan détaillé pour une thèse de doctorat en sciences de gestion sur le thème : L’impact de l’intelligence artificielle sur les pratiques de recrutement dans les grandes entreprises françaises (CAC 40, 2019-2025).
Problématique : Comment l’adoption des outils d’IA dans le recrutement transforme-t-elle les critères de sélection, les biais algorithmiques et les pratiques des DRH dans les entreprises du CAC 40 entre 2019 et 2025 ?
Introduction générale (25 pages)
Contexte : révolution IA dans les RH | Enjeux éthiques et légaux | Problématique et hypothèses | Structure de la thèse
Partie I — Fondements théoriques et état de l’art
Chapitre 1 : IA et RH : revue de la littérature (2010-2025)
Chapitre 2 : Théories des biais cognitifs et algorithmiques
Chapitre 3 : Cadre réglementaire européen (IA Act, RGPD)
Partie II — Méthodologie et design de recherche
Chapitre 4 : Épistémologie constructiviste et approche mixte
Chapitre 5 : Étude de cas multiples (12 entreprises du CAC 40)
Chapitre 6 : Analyse de données RH (ATS, algorithmes de scoring)
Partie III — Résultats et discussion
Chapitre 7 : Transformation des critères de sélection
Chapitre 8 : Biais identifiés et amplifiés par les algorithmes
Chapitre 9 : Stratégies d’adaptation des DRH
Conclusion générale (18 pages) Bibliographie (147 références) Annexes (guides d’entretien, matrices de codage, tableaux de données)
La thèse sur articles : un format alternatif
La thèse sur articles (ou thèse par compilation d’articles) est désormais acceptée dans la quasi-totalité des écoles doctorales françaises. Elle se compose de :
3 à 5 articles publiés ou acceptés dans des revues internationales à comité de lecture
Une introduction générale (20 à 40 pages) qui présente le fil conducteur de la recherche
Une conclusion générale qui synthétise les contributions et ouvre des perspectives
Des transitions entre les articles qui explicitent leur articulation
Avantage clé : La thèse sur articles valorise immédiatement vos travaux sur le marché académique. Les comités de recrutement des universités privilégient les candidats ayant des publications — ce format vous permet de publier pendant la thèse plutôt qu’après.
Rédiger l’introduction générale
L’introduction générale d’une thèse est un texte scientifique à part entière, distinct d’une simple présentation. Elle doit couvrir :
Le contexte et les enjeux : pourquoi ce sujet est-il important aujourd’hui ? Quels problèmes pratiques ou théoriques adresse-t-il ?
La lacune dans la littérature (research gap) : qu’est-ce que les travaux existants n’ont pas encore résolu ?
La question de recherche et les hypothèses : formulées de manière précise et testable
La contribution de la thèse : ce que votre travail apporte de nouveau à la connaissance
Le positionnement épistémologique : posture du chercheur (positiviste, interprétativiste, constructiviste)
L’annonce du plan : structure détaillée de la thèse
La revue de littérature doctorale
La revue de littérature d’une thèse est incomparablement plus exhaustive que celle d’un mémoire de master. Elle doit couvrir :
L’ensemble des travaux fondateurs dans votre domaine (articles séminaux, ouvrages de référence)
Les développements récents (articles des 5 à 10 dernières années dans les revues de rang A et A*)
Les controverses et débats en cours dans la communauté scientifique
L’identification précise du vide théorique que votre thèse comble
Pour une méthode rigoureuse de revue de littérature, consultez notre guide sur la méthodologie de recherche et notre article sur comment rédiger un mémoire (les principes de revue s’appliquent également au niveau doctoral).
Méthodologie et design de recherche
Le chapitre méthodologique d’une thèse doit justifier chaque choix de recherche, pas seulement le décrire. Les jurys de soutenance interrogent systématiquement les doctorants sur leur épistémologie et la cohérence de leur design de recherche.
Approche
Caractéristiques
Méthodes associées
Quantitative
Données numériques, grands échantillons, généralisation
Enquête, régression, SEM, expériences
Qualitative
Données textuelles, compréhension en profondeur
Entretiens, ethnographie, analyse de discours
Mixte
Triangulation quali-quanti
Séquentielle ou simultanée
Étude de cas
Exploration en profondeur, contexte spécifique
Simple ou multiple (Yin, 2014)
Où trouver des exemples de thèses de doctorat ?
Plusieurs ressources en ligne permettent d’accéder gratuitement à des thèses soutenues en France :
theses.fr : portail officiel du ministère, recense toutes les thèses depuis 1985. Accès au texte intégral pour la majorité.
HAL (hal.science) : archive ouverte pluridisciplinaire avec des milliers de thèses en accès libre.
DUMAS : dépôt de mémoires d’étudiants (L3, M1, M2) de l’Université Grenoble Alpes et de nombreux partenaires.
Bibliothèques universitaires : chaque établissement conserve les thèses soutenues en son sein. L’accès est libre sur place.
Pour identifier des thèses dans votre discipline spécifique, utilisez la recherche avancée de theses.fr en filtrant par école doctorale, discipline et année de soutenance.
Les principales écoles doctorales en France
En 2026, la France compte plus de 270 écoles doctorales réparties dans l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur. Voici quelques-unes des plus reconnues :
Établissement
École Doctorale (exemple)
Domaine
Paris-Sorbonne
ED V — Concepts et langages
SHS, Lettres
Paris Cité
ED 262 — Sciences sociales
Sciences sociales, Santé
ENS Paris-Saclay
ED INTERFACES
Sciences, Ingénierie
Université de Bordeaux
Collège Doctoral
Toutes disciplines
Sciences Po Paris
École doctorale de Sciences Po
Science politique, Sociologie
Université Lyon 2
ED 483 — Sciences sociales
Sciences sociales
FAQ — Thèse de doctorat exemple
Combien de pages fait une thèse de doctorat en France ?
Une thèse de doctorat en France fait généralement entre 200 et 500 pages en sciences humaines et sociales, et entre 100 et 200 pages en sciences expérimentales (où les articles publiés valent contribution). Certaines thèses sur articles ne dépassent pas 80 pages de texte propre, les publications constituant le cœur du travail.
Combien de temps dure un doctorat en France ?
La durée réglementaire d’un doctorat en France est de 3 ans après le master, conformément à l’arrêté du 25 mai 2016. En pratique, la durée moyenne est de 4 à 5 ans, pouvant atteindre 7 ans en sciences humaines. Les dépassements nécessitent une dérogation accordée par le conseil de l’école doctorale.
Quelle est la structure d’une thèse de doctorat ?
La structure standard comprend : page de titre, résumé bilingue (français + anglais), remerciements, sommaire, introduction générale, chapitres de revue de littérature et de méthodologie, chapitres de résultats, discussion générale, conclusion, bibliographie et annexes.
Qu’est-ce qu’une thèse sur articles ?
La thèse sur articles est un format alternatif à la monographie traditionnelle. Elle regroupe 3 à 5 articles scientifiques publiés ou soumis dans des revues à comité de lecture, encadrés par une introduction générale et une conclusion. Ce format est dominant en sciences et en gestion, et se répand en SHS depuis 2020.
Comment trouver des exemples de thèses de doctorat en France ?
La plateforme theses.fr recense toutes les thèses de doctorat soutenues en France depuis 1985, avec accès au texte intégral pour la majorité d’entre elles. HAL (hal.science) offre également des milliers de thèses en open access. Ces ressources sont indispensables pour identifier des exemples dans votre discipline.
Comment financer un doctorat en France ?
Les principales sources de financement sont : le contrat doctoral (allocation ministérielle de ~2 200 €/mois brut, 3 ans), les CIFRE (contrat industrie-recherche, ~2 500 €/mois), les bourses de l’ANR, les bourses régionales, les fondations (FMR, Fyssen) et les bourses Eiffel pour les doctorants étrangers. Environ 60% des doctorants en France sont financés.
Qu’est-ce que la soutenance de thèse ?
La soutenance est l’examen oral final du doctorat, devant un jury de 4 à 8 membres dont au minimum 2 rapporteurs extérieurs à l’établissement. Elle dure généralement 2 à 3 heures : 45 minutes de présentation par le doctorant, puis les questions du jury. Elle est en principe publique.
Peut-on utiliser l’IA pour rédiger sa thèse de doctorat ?
En 2026, les usages de l’IA en thèse sont encadrés par chaque établissement. L’IA peut légitimement aider à la révision stylistique, à la traduction et à la structuration des idées. Toute contribution substantielle de l’IA doit être déclarée. La réflexion scientifique, les hypothèses et l’analyse des données doivent impérativement rester l’œuvre du doctorant.
Vous préparez une thèse de doctorat ?
Tesify aide les doctorants à améliorer la qualité rédactionnelle de leur manuscrit, à reformuler des passages complexes et à s’assurer de la cohérence de leur argumentation — sans jamais compromettre l’intégrité scientifique de votre travail.
Contrat Doctoral en France : Tout Savoir en 2026 — Rémunération, Droits, Obligations
Le contrat doctoral en France est le dispositif de financement de référence pour les doctorants. Créé en 2009 pour remplacer l’ancienne allocation de recherche, il offre au doctorant un vrai statut de salarié avec tous les droits qui en découlent. En 2026, environ 50 % des doctorants français disposent d’un contrat doctoral — les autres sont financés par d’autres biais (CIFRE, financement propre, bourse étrangère).
Si vous préparez votre dossier pour candidater à une thèse en France ou si vous êtes déjà doctorant, voici tout ce que vous devez savoir sur ce contrat.
En résumé : Le contrat doctoral est un CDD de droit public de 3 ans, rémunéré au minimum 2 300 € brut/mois (soit environ 1 890-1 950 € net) en 2026. Le doctorant est employé par l’établissement universitaire et bénéficie de la sécurité sociale, des congés payés et du droit au chômage à l’issue du contrat.
1. Qu’est-ce qu’un contrat doctoral ?
Le contrat doctoral est régi par le décret n°2009-464 du 23 avril 2009, modifié en 2016 et 2022. Il s’agit d’un contrat à durée déterminée de droit public conclu entre le doctorant et un établissement public d’enseignement supérieur ou de recherche. Sa durée est de 3 ans, éventuellement prolongeable d’un an dans des cas précis.
Le contrat peut couvrir différentes activités :
Activité de recherche (obligatoire, représente au moins 50 % du temps)
Enseignement (mission complémentaire, max 64 h éq. TD/an)
Expertise ou valorisation (dans des entreprises ou organismes)
Diffusion de l’information scientifique
2. Rémunération en 2026
Type de mission
Rémunération brute mensuelle
Net estimé
Contrat doctoral seul (recherche)
2 300 €
1 890-1 950 €
Contrat doctoral + enseignement (64h/an)
2 500-2 700 €
2 050-2 200 €
Contrat doctoral + valorisation entreprise
2 400-2 900 €
1 970-2 380 €
CIFRE (contrat entreprise)
2 300 € minimum
1 890-1 950 €
La rémunération du contrat doctoral a été revalorisée progressivement depuis 2021 (arrêté du 26 décembre 2022), avec une augmentation de plus de 23 % en cinq ans : 1 866 € en septembre 2021, 1 975 € en septembre 2022, 2 044 € en janvier 2023, 2 100 € en janvier 2024, 2 200 € en janvier 2025, et 2 300 € brut/mois à compter du 1er janvier 2026 (source : enseignementsup-recherche.gouv.fr).
3. Droits du doctorant-salarié
En tant que titulaire d’un contrat doctoral, vous bénéficiez de tous les droits liés au statut de salarié :
Sécurité sociale : rattachement au régime général, remboursement des soins
Congés payés : 25 jours ouvrés par an (en dehors des jours fériés)
Congé maternité/paternité : aux mêmes conditions que tout salarié de la fonction publique
Arrêt maladie : indemnités journalières dès le 4e jour (avec maintien du salaire par l’établissement)
Allocations chômage : droit au chômage à l’issue du contrat (ARE)
Retraite : cotisation au régime général de retraite
Formation professionnelle : accès au plan de formation de l’établissement
4. Missions complémentaires
Le contrat doctoral peut inclure jusqu’à 1/6e du temps en missions complémentaires :
Mission d’enseignement
La mission d’enseignement est la plus courante. Elle représente maximum 64 heures équivalent TD par an, soit environ 96 h de cours magistraux ou 192 h de TP. Elle est rémunérée en heures complémentaires, ce qui augmente significativement le salaire net.
Mission d’expertise ou de valorisation
Le doctorant peut effectuer des missions dans des entreprises (analyse, conseil, expertise). Cette option est moins courante mais permet de développer des compétences professionnelles directement monnayables après la thèse.
5. Renouvellement et prolongations
Le contrat doctoral est d’une durée de 3 ans, non renouvelable dans les mêmes conditions. Des prolongations d’un an sont possibles dans les cas suivants :
Congé maternité ou paternité
Longue maladie (arrêt supérieur à 4 semaines)
Mission d’enseignement importante ayant retardé la rédaction
Retard justifié dans la collecte de données (terrains, expériences)
Cas de force majeure (catastrophe naturelle, pandémie…)
La prolongation doit être demandée formellement à l’école doctorale et validée par le Comité de Suivi de Thèse (CST). Elle n’est pas automatique — préparez un dossier solide avec l’état d’avancement de la thèse et la justification du retard.
6. Contrat doctoral vs CIFRE
Si vous hésitez entre un contrat doctoral classique et une CIFRE, voici les différences clés :
Le contrat doctoral est-il un vrai contrat de travail ?
Oui, le contrat doctoral est un contrat de travail à durée déterminée de droit public. À ce titre, il ouvre droit à la sécurité sociale, aux congés payés, à l’assurance chômage et à la retraite. Le doctorant est considéré comme un salarié de l’établissement public qui l’emploie.
Peut-on cumuler un contrat doctoral avec un autre emploi ?
Le cumul avec un autre emploi est encadré. En dehors des missions complémentaires intégrées au contrat, le cumul d’emploi est soumis à autorisation de l’établissement. En pratique, les activités occasionnelles (cours particuliers, missions ponctuelles) sont tolérées dans la limite de 15-20 % du temps de travail. Un emploi à temps plein en parallèle est incompatible avec le contrat doctoral.
Que se passe-t-il si la thèse n’est pas finie à la fin du contrat ?
Si la thèse n’est pas soutenue à la fin des 3 ans, vous perdez votre statut de salarié mais pouvez rester inscrit en doctorat. Vous pouvez alors bénéficier des allocations chômage (ARE) pendant 1 à 2 ans pour finaliser votre thèse. Certains établissements proposent des vacations d’enseignement (ATER) pour maintenir un financement.
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Doctorat en France : Guide Complet 2026 — Admission, Financement, Durée
Entreprendre un doctorat en France est l’une des décisions académiques les plus importantes de votre carrière. Troisième cycle universitaire, le doctorat mène au grade de Docteur et représente le niveau de qualification le plus élevé du système éducatif français. En 2024, la France comptait environ 73 000 doctorants actifs, dans quelque 268 écoles doctorales réparties sur l’ensemble du territoire.
Mais avant de vous lancer, vous devez comprendre les conditions d’admission, les modes de financement, la durée réelle d’une thèse et les débouchés qui s’offrent à vous. Ce guide couvre tout ce que vous devez savoir en 2026.
En résumé : Pour faire un doctorat en France, il faut un master 2 (ou équivalent), l’accord d’un directeur de thèse et une inscription dans une école doctorale. La durée standard est de 3 ans (sciences) à 4-5 ans (SHS). Le financement principal est le contrat doctoral (1 800-2 300 €/mois brut). Environ 15 000 docteurs sont diplômés chaque année en France.
1. Conditions d’admission au doctorat en France
Pour s’inscrire en doctorat en France, vous devez :
Être titulaire d’un master 2 ou d’un diplôme de niveau bac+5 (diplôme d’ingénieur, diplôme de grande école avec grade de master)
Trouver un directeur de thèse habilité à diriger des recherches (HDR) dans le domaine souhaité
Être rattaché à une unité de recherche (laboratoire)
Être admis dans une école doctorale
Le rôle du directeur de thèse
Trouver un directeur de thèse est souvent l’étape la plus difficile. Il doit être titulaire de l’Habilitation à Diriger des Recherches (HDR). Contactez directement les chercheurs dont les travaux correspondent à votre projet. Un email précis avec votre CV, une lettre de motivation et un avant-projet de recherche de 3-5 pages maximise vos chances de réponse.
Dérogations possibles
Des dérogations au niveau master 2 peuvent être accordées par le président de l’université sur demande du jury de l’école doctorale, notamment pour les professionnels avec une expérience de recherche significative.
2. Les écoles doctorales en France
La France compte 268 écoles doctorales accréditées, regroupées dans des Comités de Suivi de Thèse (CST). Chaque école doctorale correspond à un domaine disciplinaire et un territoire géographique.
Les grandes disciplines
Domaine
% doctorats (2024)
Durée moyenne
Sciences exactes et naturelles
32 %
3,2 ans
Sciences de l’ingénieur
20 %
3,1 ans
Sciences de la vie
18 %
3,5 ans
Sciences humaines et sociales
20 %
4,8 ans
Droit, économie, gestion
10 %
4,2 ans
Les principales universités par nombre de doctorants
Les universités Sorbonne (Paris 1, Paris 4), Paris-Saclay, Aix-Marseille, Lyon et Strasbourg concentrent le plus grand nombre de doctorants. Paris-Saclay est classée comme la première université française dans le classement de Shanghai pour la recherche scientifique.
3. Financement de la thèse
Le financement de la thèse est une question centrale. En France, plusieurs dispositifs existent :
Contrat doctoral
Le contrat doctoral est le mode de financement de référence. C’est un contrat de travail de droit public d’une durée de 3 ans (renouvelable 1 an), rémunéré à 1 878 € brut/mois minimum en 2026 (soit environ 1 500-1 600 € net). Il couvre l’activité de recherche et peut inclure des missions d’enseignement (64 h/an max) ou d’expertise.
Convention CIFRE
La bourse CIFRE (Convention Industrielle de Formation par la Recherche) est une collaboration entre une entreprise et un laboratoire de recherche. Le doctorant est salarié de l’entreprise, avec une rémunération minimale de 2 100 € brut/mois. L’ANRT (Association Nationale Recherche Technologie) finance partiellement la subvention à l’entreprise. Environ 1 500 conventions CIFRE sont signées chaque année en France.
Bourses diverses
Bourse ATER (Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche) : pour financer une prolongation de thèse
Bourses ANR : via les projets de l’Agence Nationale de la Recherche
Bourses régionales et fondations : AXA Research Fund, Fondation de France, etc.
Bourses d’ambassades : pour les doctorants étrangers
Bourses DAAD / Fulbright : pour des mobilités internationales
Il est possible (mais fortement déconseillé) de faire une thèse sans financement. Les conditions matérielles sont très difficiles et le taux d’abandon est nettement plus élevé. Si vous ne trouvez pas de contrat doctoral, attendez l’année suivante ou explorez d’autres financements avant de vous lancer.
4. Durée et organisation du doctorat
La durée légale d’un doctorat en France est de 3 ans, mais la durée réelle est souvent plus longue selon la discipline. En SHS (Sciences Humaines et Sociales), la durée médiane est de 4,8 ans. En sciences dures, elle est plus proche de 3,5 ans.
Organisation type d’une thèse
Année 1 : revue de littérature approfondie, définition précise du problème de recherche, mise en place du protocole
Année 2 : collecte des données, expériences ou terrain, premières analyses, participation à des conférences
Année 3 : analyse finale, rédaction de la thèse, soumission d’articles, préparation de la soutenance
Le Comité de Suivi de Thèse (CST)
Depuis 2016, chaque doctorant doit passer devant un Comité de Suivi de Thèse (CST) au moins une fois par an. Ce comité — composé d’au moins 2 membres extérieurs au laboratoire — veille au bon déroulement de la thèse et peut alerter sur les situations à risque.
5. La rédaction de la thèse
La thèse de doctorat est un document original de recherche d’environ 200 à 400 pages selon la discipline (parfois plus en SHS). Elle comprend :
Bon à savoir : Si vous utilisez un assistant IA comme Tesify pour structurer certaines sections de votre thèse, vérifiez la politique de votre école doctorale sur l’utilisation des outils IA. La plupart acceptent les outils d’aide à la rédaction sous réserve de déclaration.
6. La soutenance de thèse
La soutenance est l’examen oral final devant un jury de thèse. Elle dure généralement 2 à 3 heures et comprend :
Une présentation de 45-60 minutes par le candidat
Un rapport oral des rapporteurs (2 membres extérieurs)
Un échange avec le jury
Une délibération à huis clos
L’annonce du résultat (avec mention honorable, très honorable, ou très honorable avec félicitations)
Avant la soutenance, la thèse doit être approuvée par les 2 rapporteurs, puis déposée officiellement. Les rapporteurs disposent de 4-6 semaines pour lire et évaluer le manuscrit. Pour vous entraîner à répondre aux questions et structurer votre présentation, consultez notre guide de préparation à la soutenance de mémoire.
7. Débouchés après le doctorat en France
Contrairement aux idées reçues, le doctorat n’est pas seulement destiné à une carrière académique. En France, 60 % des docteurs travaillent dans le secteur privé 3 ans après leur soutenance (enquête APEC-ABG 2024).
Secteur
% docteurs (3 ans après)
Poste type
Recherche privée (R&D)
38 %
Ingénieur chercheur, chef de projet R&D
Enseignement supérieur
28 %
MCF, ATER, post-doc
Entreprise (non R&D)
22 %
Consultant, data scientist, chef de projet
Secteur public (hors académique)
12 %
Cadre A+, expert institutionnel
Le salaire médian des docteurs 3 ans après la soutenance est de 42 000 € brut/an, supérieur à la médiane des masters 2 (36 000 €). Le taux de chômage des docteurs est de 5,5 %, plus faible que celui des masters.
FAQ — Doctorat France 2026
Combien gagne un doctorant en France ?
Un doctorant en France avec un contrat doctoral perçoit au minimum 1 878 € brut par mois (environ 1 550-1 600 € net) en 2026. Les contrats CIFRE sont mieux rémunérés, avec un minimum de 2 100 € brut/mois. Les doctorants avec missions d’enseignement ou de valorisation peuvent percevoir des compléments de rémunération.
Peut-on faire un doctorat en France sans master 2 ?
En règle générale, non. Le niveau master 2 (bac+5) est requis pour s’inscrire en doctorat. Cependant, des dérogations sont possibles pour les professionnels pouvant justifier d’une expérience de recherche significative, ou pour certains diplômés de grandes écoles sans master officiel mais avec un niveau équivalent reconnu.
Combien de temps dure un doctorat en France ?
La durée officielle est de 3 ans pour un contrat doctoral. En pratique, la durée médiane est de 3,4 ans en sciences, et jusqu’à 5 ans en sciences humaines et sociales. Des prolongations d’un an sont possibles sous certaines conditions, notamment pour raisons médicales, maternité ou retard justifié dans la collecte de données.
Quelle est la différence entre une thèse et une HDR ?
La thèse de doctorat est un travail de recherche original qui conduit au titre de Docteur (bac+8). L’HDR (Habilitation à Diriger des Recherches) est une qualification complémentaire obtenue après le doctorat, qui permet de diriger des thèses et d’accéder au grade de Professeur des Universités. L’HDR est exigée pour superviser des doctorants.
Comment trouver une école doctorale en France ?
Les écoles doctorales sont répertoriées sur le site du MESRI et sur adum.fr (Application Doctorale Universitaire et de Management). Vous pouvez rechercher par discipline, région ou établissement. La plupart des écoles doctorales organisent des journées portes ouvertes. L’admission est généralement sur dossier, avec parfois un entretien oral.
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École Doctorale France : Comment Choisir et Intégrer la Bonne en 2026
Vous envisagez un doctorat en France et vous entendez parler d’école doctorale sans savoir exactement ce que c’est ni comment en choisir une ? C’est normal — ce niveau du système universitaire français reste mal connu même des étudiants qui approchent de la fin de leur master. Ce guide vous explique tout ce qu’il faut savoir pour trouver et intégrer l’école doctorale adaptée à votre projet de recherche en 2026.
En France, il existe environ 270 écoles doctorales, réparties dans les universités et les établissements d’enseignement supérieur. Elles jouent un rôle central dans l’encadrement et la formation des quelque 70 000 doctorants inscrits chaque année.
En résumé : Une école doctorale (ED) est une structure universitaire qui encadre les doctorants d’une ou plusieurs disciplines au sein d’un établissement ou d’un regroupement d’établissements. Elle attribue des contrats doctoraux, organise la formation doctorale, valide les inscriptions en thèse et gère les soutenances. L’affiliation à une ED est obligatoire pour s’inscrire en doctorat en France.
Le rôle d’une école doctorale
L’école doctorale a été instituée par l’arrêté du 7 août 2006 (renouvelé et précisé par l’arrêté du 25 mai 2016). Elle assure plusieurs fonctions :
Administration des inscriptions en thèse : toute inscription en doctorat se fait via l’école doctorale, sur proposition du directeur de thèse
Attribution des financements : les contrats doctoraux sont souvent distribués via un concours organisé par l’ED
Organisation de la formation doctorale : séminaires de méthodes, ateliers d’écriture académique, formation à la communication scientifique, formation à l’insertion professionnelle
Comité de suivi : chaque doctorant se voit attribuer un comité de suivi individuel (CSI) qui évalue annuellement l’avancement de la thèse indépendamment du directeur
Organisation des soutenances : l’ED valide la composition du jury et le calendrier des soutenances
Comment choisir son école doctorale ?
Le choix d’une école doctorale est généralement guidé par trois critères principaux :
1. La discipline ou le champ de recherche
Les ED sont organisées par disciplines ou groupes de disciplines. Une ED de mathématiques et informatique, une ED de lettres et civilisations, une ED de sciences économiques — chacune a un périmètre défini. Votre sujet de thèse détermine en grande partie quelle ED est compétente.
2. Le laboratoire d’accueil
En France, le doctorat se réalise dans un laboratoire de recherche. L’ED à laquelle vous êtes rattaché est celle qui héberge ce laboratoire. Dans certains grands établissements (Paris-Saclay, Sorbonne, EHESS), plusieurs ED coexistent.
3. La qualité de l’encadrement et des financements disponibles
Regardez le nombre de contrats doctoraux distribués par l’ED chaque année, le taux de soutenance, la durée moyenne des thèses et les débouchés professionnels des docteurs. Ces informations figurent souvent dans les rapports d’accréditation HCERES disponibles en ligne.
Écoles doctorales par grande discipline
Discipline
Exemples d’écoles doctorales
Établissements
Sciences dures (maths, physique, chimie)
ED Physique de Paris, ED IMAV
Paris-Saclay, Sorbonne
Sciences humaines et sociales
ED SDOSE (Paris 1), ED Fernand Braudel
Paris 1, EHESS, Paris Cité
Lettres et langues
ED Langue, littérature, image
Sorbonne, Paris 4, Lyon 2
Droit et sciences politiques
ED Georges Vedel (Paris 2), ED Droit
Paris 2, Sciences Po
Économie et gestion
ED Economie Panthéon-Sorbonne
Paris 1, PSE, TSE (Toulouse)
Médecine et biologie
ED Physiologie-Physiopathologie
Paris Cité, Paris-Saclay, Lyon
S’inscrire dans une école doctorale
L’inscription dans une école doctorale suit ces étapes :
Trouver un directeur de thèse : l’étape préalable incontournable. Le directeur doit être habilité à diriger des recherches (HDR) et rattaché à un laboratoire de l’ED visée.
Élaborer un projet de thèse : un document de 5-10 pages présentant la problématique, l’état de la littérature, la méthodologie envisagée et le plan prévisionnel.
Déposer un dossier d’inscription : via le portail de l’ED, incluant relevés de notes, CV, projet de thèse, lettre de soutien du directeur, et justificatif de financement si vous en avez un.
Validation par l’ED : le conseil de l’ED examine les dossiers et valide les inscriptions. Ce processus peut inclure une audition du candidat.
Inscription administrative à l’université : une fois validé par l’ED, vous vous inscrivez administrativement comme étudiant de doctorat.
La formation doctorale proposée
Les ED organisent pour leurs doctorants une formation complémentaire obligatoire, généralement sur 3 ans. En 2026, les formations typiques incluent :
Ateliers de communication scientifique (poster, présentation orale)
Formations à l’éthique de la recherche
Introduction à la valorisation des recherches et aux brevets
Ateliers de rédaction scientifique en anglais
Sessions sur la gestion de projet de recherche
Préparation à l’insertion professionnelle (académique et non-académique)
La formation doctorale est exprimée en heures (généralement 100-150 heures sur 3 ans) et est requise pour soutenir sa thèse.
Le système doctoral français se compare favorablement aux systèmes d’autres pays. Les approches en Allemagne (Promotion) et au Portugal (Doutoramento) ont leurs propres spécificités intéressantes à connaître pour les chercheurs en mobilité internationale.
Questions fréquentes sur les écoles doctorales
Peut-on changer d’école doctorale en cours de thèse ?
Oui, dans certains cas. Un changement d’établissement ou de laboratoire en cours de thèse peut entraîner un changement d’école doctorale. Cette démarche nécessite l’accord de l’ancienne et de la nouvelle ED, du directeur de thèse et de l’établissement. C’est une démarche administrative lourde mais réalisable.
L’école doctorale choisit-elle le sujet de thèse ?
Non. Le sujet de thèse est défini conjointement par le doctorant et son directeur de thèse. L’école doctorale évalue la cohérence du projet et sa faisabilité lors de l’inscription, mais ne choisit pas le sujet. Elle peut cependant refuser une inscription si le projet est jugé insuffisamment abouti ou si le directeur n’est pas habilité dans ce champ.
Comment trouver la liste de toutes les écoles doctorales en France ?
La liste complète des écoles doctorales accréditées est disponible sur le portail du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (enseignementsup-recherche.gouv.fr) et sur le portail ABES. Vous pouvez filtrer par établissement, discipline ou région.
Combien de temps dure une thèse en école doctorale ?
La durée normale d’une thèse est de 3 ans pour les disciplines scientifiques et de 4-5 ans en lettres et sciences humaines. Au-delà de 6 ans, la réinscription annuelle devient difficile à obtenir. La durée moyenne réelle en France est d’environ 4 ans toutes disciplines confondues selon les statistiques du MESRI 2024.
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22h47, la veille de la soutenance. Marie, brillante doctorante en sociologie à Lyon, ouvre son rapport Compilatio. Son cœur s’arrête : 37% de similarité. Trois ans de travail. Des nuits blanches. Et maintenant, ce chiffre rouge qui clignote comme une sentence.
Ce scénario vous semble extrême ? Détrompez-vous. Selon une étude du Ministère de l’Enseignement supérieur, près de 60% des cas de plagiat détectés en France sont involontaires. Pas de copier-coller délibéré. Pas de tricherie assumée. Juste des erreurs que personne – absolument personne – ne vous a jamais expliquées.
Le problème, c’est que le plagiat n’est pas toujours ce que vous croyez. Ce n’est pas forcément cette copie flagrante d’un paragraphe Wikipedia. C’est souvent bien plus subtil, plus insidieux. Et les formations doctorales françaises ? Elles survolent le sujet en trois slides PowerPoint, sans jamais aborder ces zones grises qui font tomber des thèses entières.
« L’ignorance de la loi n’excuse pas sa transgression. » — Cette maxime juridique s’applique cruellement au plagiat académique.
Dans cet article, je vais vous révéler 7 erreurs que même les directeurs de thèse les plus attentifs oublient de mentionner. Des pièges dans lesquels j’ai vu tomber des dizaines d’étudiants brillants au fil de mes années de conseil académique. Et surtout, pour chaque erreur, je vous donnerai une solution concrète, applicable immédiatement.
Prêt à protéger votre thèse ? Alors commençons par comprendre ce que le plagiat signifie vraiment dans le contexte académique français.
Comprendre le plagiat académique en France : au-delà des idées reçues
Avant de plonger dans les erreurs invisibles, posons les bases. Car le plagiat en France, ce n’est pas qu’une question de morale académique. C’est un cadre juridique précis, avec des conséquences réelles.
Le Ministère de l’Enseignement supérieur définit le plagiat comme « l’appropriation de travaux d’autrui présentés comme siens ». Simple en apparence. Mais cette définition cache une complexité redoutable.
Le stress de la découverte d’un taux de similarité élevé
Car il existe deux types de plagiat aux yeux des institutions :
Le plagiat intentionnel : copier-coller délibéré, achat de thèse, ghostwriting
Le plagiat non-intentionnel : oubli de citation, mauvaise paraphrase, méconnaissance des règles
Et voici ce qui fait mal : les sanctions peuvent être identiques. Annulation de la thèse. Interdiction de réinscription pendant plusieurs années. Radiation de l’université. Le tribunal administratif ne distingue pas toujours l’intention de l’acte.
Imaginez conduire sans savoir que les feux rouges existent. C’est exactement ce qui se passe avec le plagiat involontaire. Vous respectez les règles que vous connaissez, mais il y a tout un code de la route académique dont personne ne vous a parlé.
Et le pire ? Ces mauvaises habitudes commencent tôt. En licence, vous reformulez vaguement un passage de manuel sans citation. Ça passe. En master, vous traduisez un article anglais sans le sourcer. Ça passe encore. En thèse ? Boom.
Erreur #1 – Confondre reformulation et patchwriting (le piège mortel)
Voici l’erreur la plus répandue chez les doctorants français. Et elle a un nom que vous n’avez probablement jamais entendu : le patchwriting.
Le patchwriting, c’est cette technique qui consiste à prendre une phrase, changer quelques mots par des synonymes, modifier l’ordre, et se dire « voilà, j’ai reformulé ». Faux.
Ce n’est pas de la paraphrase. C’est du plagiat déguisé. Et les détecteurs modernes comme Compilatio ou Turnitin le repèrent désormais avec une précision chirurgicale grâce à leurs algorithmes sémantiques.
Comme le rappelle l’Université de Tours dans son guide : « paraphraser ≠ remplacer quelques mots ». Une vraie reformulation implique une appropriation intellectuelle du concept, pas un simple jeu de synonymes.
Patchwriting vs vraie reformulation : une différence cruciale
Voyons ça en pratique :
❌ Original : « L’analyse statistique révèle une corrélation significative entre le niveau d’éducation et la mobilité sociale. »
❌ Patchwriting (PLAGIAT) : « L’étude statistique montre une corrélation importante entre le niveau de formation et la mobilité sociale. »
✅ Vraie reformulation : « Les données quantitatives mettent en évidence un lien mesurable entre les diplômes obtenus par les individus et leur capacité à évoluer dans l’échelle sociale (Dupont, 2022). »
Vous voyez la différence ? La vraie reformulation reconstruit l’idée avec vos propres mots, votre propre structure, et cite toujours la source.
La technique des « 3R » pour ne plus jamais tomber dans ce piège :
Relire le passage original jusqu’à le comprendre parfaitement
Refermer le document (oui, littéralement le fermer)
Rédiger de mémoire, avec vos propres mots
Astuce bonus : attendez 24 heures avant de reformuler un passage complexe. Ce délai permet à votre cerveau d’intégrer le concept plutôt que de mémoriser les mots.
Analysez qualitativement chaque « match » identifié dans le rapport
Concentrez-vous sur les passages à risque : revue de littérature, méthodologie, définitions
Vérifiez manuellement les sections où vous savez avoir utilisé des sources externes
📦 À lire AVANT de lancer votre manuscrit dans un détecteur
Comprendre les limites des outils est essentiel pour interpréter correctement vos résultats. Découvrez 5 vérités cachées sur les détecteurs de plagiat que tout doctorant devrait connaître.
Erreur #3 – Négliger l’auto-plagiat (oui, c’est du plagiat)
Celui-ci va peut-être vous choquer : vous pouvez plagier vos propres travaux. Et ça s’appelle l’auto-plagiat.
Je vois votre confusion. Comment peut-on se voler soi-même ? Pourtant, dans le monde académique, réutiliser votre mémoire de M2 dans votre thèse sans le mentionner explicitement constitue une faute d’intégrité scientifique.
La raison est simple : chaque travail académique doit être original et nouveau. Quand vous soumettez une thèse, vous certifiez implicitement que c’est du travail inédit. Recycler du contenu ancien sans transparence viole ce contrat.
Voici les cas les plus fréquents où les doctorants tombent dans ce piège :
Chapitres issus de communications en congrès : vous avez présenté un papier à une conférence, puis vous l’intégrez tel quel dans votre thèse
Travaux collaboratifs antérieurs : un article co-écrit avec votre directeur, dont vous réutilisez des passages
Rapports de stage intégrés : votre stage de M1 ou M2 devient un chapitre de thèse sans mention
Articles publiés : le fameux cas des thèses sur articles
Les solutions légitimes :
Les déclarations de réutilisation : mentionnez explicitement en introduction « Ce chapitre reprend et développe un travail préalablement publié dans… »
La citation de vos propres travaux : traitez vos publications antérieures comme n’importe quelle source externe
Le cas des thèses sur articles : suivez scrupuleusement les directives de votre école doctorale concernant l’intégration d’articles publiés
« La transparence académique n’est pas une contrainte, c’est une protection. En déclarant vos réutilisations, vous montrez votre intégrité plutôt que de la mettre en doute. »
Vérifiez toujours le règlement de votre école doctorale. Certaines exigent une autorisation préalable pour réutiliser du contenu de master, d’autres demandent simplement une mention en annexe.
Erreur #4 – Utiliser des paraphraseurs IA en pensant être couvert
C’est LA tendance de 2024-2025. Face à la pression de produire du contenu original, de plus en plus de doctorants se tournent vers les outils de paraphrase IA. « Je passe mon texte dans QuillBot, et hop, plus de plagiat ! »
Grave erreur.
Ces outils fonctionnent en remplaçant des mots par des synonymes et en réorganisant les phrases. Exactement comme le patchwriting manuel, mais automatisé. Le résultat ? Un texte qui semble différent mais qui reste intellectuellement plagié.
Et pire encore : les détecteurs évoluent. En 2025, la plupart intègrent désormais une détection de contenu IA en plus de la détection de similarité classique. Vous risquez donc une double sanction : plagiat ET utilisation non autorisée d’IA.
Les risques concrets :
Double détection : les universités françaises utilisent de plus en plus des outils qui identifient à la fois le plagiat et la génération IA
Traces stylistiques reconnaissables : les reformulations IA ont des patterns identifiables par les experts
Contresens et erreurs factuelles : les paraphraseurs ne comprennent pas le sens, ils manipulent des mots. Résultat : des absurdités dans votre thèse
Erreur #5 – Mal gérer ses références (le plagiat par négligence)
Vous connaissez cette situation ? Il est 2h du matin, vous rédigez fiévreusement votre chapitre 3. Vous lisez un article passionnant, vous en extrayez une idée brillante, vous l’intégrez dans votre texte. Et vous vous dites : « Je retrouverai la source plus tard. »
Six mois après, vous relisez ce passage. Impossible de retrouver d’où ça vient. Le PDF a disparu. Vos notes sont illisibles. Et cette phrase orpheline attend sa citation comme une âme en peine.
Bienvenue dans le plagiat par négligence. Le plus fourbe de tous, car il naît des meilleures intentions.
Un système de références bien organisé vous protège
Cette mauvaise gestion des références provoque une cascade de problèmes :
Citations orphelines : des idées attribuées à personne dans le manuscrit final
Attributions erronées : vous citez Dupont alors que c’était Martin, parce que vous avez mélangé vos notes
Omissions involontaires : des passages entiers sans crédit parce que vous pensiez que c’était « votre » idée
Et devant un jury de soutenance, dire « j’ai oublié la source » n’est pas une excuse recevable.
La bonne nouvelle ? Ce problème se résout avec un système, pas avec de la bonne volonté.
1. Configurez Zotero ou Mendeley correctement
Pas juste pour stocker des PDF. Utilisez ces outils pour ajouter des notes de lecture immédiatement, créer des tags par chapitre de thèse, et lier chaque citation à sa source dès la première rédaction.
2. Adoptez un workflow quotidien
Règle d’or : jamais de copier-coller sans citation immédiate. Même pour un brouillon. Même à 3h du matin.
3. Vérifiez systématiquement par chapitre
Avant de passer au chapitre suivant, faites un audit complet des sources utilisées.
Voici une erreur que 90% des doctorants français ignorent complètement : traduire un article étranger sans le citer constitue du plagiat.
Je répète, car c’est crucial : si vous lisez un excellent article en anglais, que vous traduisez ses idées en français et les intégrez dans votre thèse sans citation, vous plagiez. Peu importe que les mots soient différents. Peu importe que vous ayez « fait le travail » de traduction.
L’idée ne vous appartient pas.
Et le problème, c’est que les détecteurs de plagiat français sont souvent aveugles aux contenus anglophones. Leurs bases de données privilégient les sources francophones. Un passage traduit de mot à mot depuis un article du Journal of Applied Psychology passera probablement inaperçu lors de la vérification automatique.
Mais attention : ce n’est pas parce que la machine ne détecte pas que le plagiat n’existe pas. Un membre du jury expert dans votre domaine pourrait très bien reconnaître une théorie célèbre que vous vous êtes appropriée sans crédit.
La règle est simple : toute idée qui ne vient pas de vous doit être créditée, quelle que soit la langue de la source originale.
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