L’enseignement agricole accueille 219 000 élèves, étudiants et apprentis en 2025-2026, soit une hausse de 7 % sur cinq ans. Mais le nombre d’apprentis, lui, a progressé de plus de 33 % sur la même période — près de cinq fois plus vite que l’ensemble. La croissance de la filière est en réalité concentrée sur une voie.
Ces chiffres proviennent du Portrait de l’enseignement agricole, édition 2026, publié par la direction générale de l’enseignement et de la recherche du ministère chargé de l’agriculture.
Les effectifs, et ce qu’ils recouvrent
Périmètre
Effectif 2025-2026
Enseignement technique (de la 4e au BTSA)
203 000
Enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage (cursus de référence)
plus de 16 300
Ensemble
219 000
Vérification : 203 000 + 16 300 = 219 300, contre 219 000 annoncés. L’écart de 300 s’explique par les arrondis — la source écrit d’ailleurs « plus de 16 300 » et non un chiffre exact. Les composantes bouclent donc, à la précision près de la publication.
Une précision de périmètre utile : l’enseignement agricole ne commence pas au lycée. Il scolarise dès la classe de 4e, ce qui explique un total sans commune mesure avec le seul enseignement supérieur. Les 16 300 étudiants du supérieur représentent moins de 8 % de l’ensemble.
Sur la répartition public-privé, l’enseignement technique agricole présente une structure atypique dans le paysage français : 44 % des élèves, étudiants et apprentis dans le public, 56 % dans le privé.
Le fait marquant : l’apprentissage tire la croissance
C’est le chiffre que la progression d’ensemble masque. Sur les cinq dernières années :
l’effectif total de l’enseignement agricole progresse de 7 % ;
le nombre d’apprentis progresse de plus de 33 %.
La source qualifie la voie de l’apprentissage de « particulièrement dynamique ces dernières années », et les deux chiffres montrent l’ampleur du décalage : la croissance de la filière est portée par une seule voie. Un lecteur qui retiendrait « +7 % » comme la caractéristique de l’enseignement agricole passerait à côté du mouvement réel.
Cette dynamique a une conséquence directe et rarement énoncée : elle change ce que les apprenants doivent rendre. Un parcours en apprentissage s’évalue en situation professionnelle, adossé à une entreprise d’accueil, et non sur les mêmes exercices qu’un parcours scolaire. Nos guides détaillent les deux écrits concernés : l’épreuve E7 du BTSA, dont le rapport s’appuie sur huit semaines minimum en entreprise, et le BPREA, dont les unités s’évaluent en situation sous forme d’oraux d’explicitation.
+33 % d’apprentis en cinq ans, contre +7 % pour l’ensemble : la croissance passe par l’entreprise.
Où vont les apprentis
Au sein de l’enseignement technique, la répartition des apprentis par secteur est nettement concentrée :
Secteur
Part des apprentis
Production agricole
43 %
Aménagement des espaces
40 %
Autres secteurs cités
7 %
Ces trois lignes totalisent 90 %, et non 100 : la source ne détaille pas l’intégralité des secteurs. Nous présentons donc cette ventilation comme partielle, et non comme une répartition complète. Le résidu d’environ 10 % correspond aux secteurs non chiffrés dans le document — services, transformation et autres.
Deux secteurs concentrent donc à eux seuls plus de huit apprentis sur dix. C’est une information utile pour qui cherche un contrat : l’offre est massivement là, et beaucoup plus rare ailleurs.
Une ouverture du recrutement vétérinaire
Un point de contexte que le document signale et qui échappe souvent : un recrutement post-bac dans les écoles nationales vétérinaires est possible depuis 2021. Les lauréats de ce concours post-bac ont, selon la source, « permis de renforcer la diversité des milieux sociaux et géographiques des écoles ».
Production agricole et aménagement des espaces : plus de huit apprentis sur dix.
Ce que ces chiffres ne disent pas
Ils ne mesurent pas l’insertion. Les taux d’emploi relèvent d’enquêtes distinctes, conduites sur des promotions précises. Ils sont traités séparément dans notre analyse des diplômés du supérieur agricole, et les deux séries ne se combinent pas.
Ils ne se comparent pas directement à l’enseignement supérieur relevant d’autres ministères. Le périmètre commence en 4e et l’autorité de tutelle diffère — voir quel ministère délivre votre diplôme.
La ventilation sectorielle des apprentis est partielle, comme indiqué plus haut.
Comment citer ces chiffres
Nommez l’année scolaire — 2025-2026 — et non l’année de publication de l’édition.
Précisez le périmètre : « enseignement agricole, de la 4e au supérieur », faute de quoi le lecteur comprendra « enseignement supérieur agricole » et le chiffre sera faux d’un facteur treize.
Distinguez les deux taux de croissance. +7 % pour l’ensemble, +33 % pour les apprentis, tous deux sur cinq ans. Les confondre inverse la lecture.
Signalez ce qui est calculé. Le rapport entre les deux progressions, par exemple, est une comparaison que nous faisons ; la source publie les deux taux séparément.
Sur la vérification des sources officielles en général, notre annuaire des textes officiels détaille les niveaux de documents et la question des versions.
Ce que Tesify ne fait pas
Tesify ne fabrique pas de statistique et ne complète pas une ventilation incomplète. Quand trois catégories totalisent 90 %, la réponse honnête est de le dire, pas d’inventer la quatrième.
Tesify ne promet pas de « passer » un détecteur de plagiat ou d’IA. La promesse est vide. Le contrôle n’est pas le problème : c’est le travail personnel manquant qui l’est. Sur un travail chiffré, la faiblesse apparaît dès qu’un jury demande d’où vient un nombre et sur quel périmètre il porte.
Tesify ne vous dispense pas d’être l’auteur.
Ce que l’outil fait : garder la cohérence entre les chiffres cités et ce que le texte en conclut, et signaler quand deux grandeurs voisines — un effectif total et la croissance d’une de ses composantes — racontent des histoires différentes.
Combien d’apprenants compte l’enseignement agricole ?
219 000 élèves, étudiants et apprentis en 2025-2026, en hausse de 7 % sur les cinq dernières années. 203 000 sont scolarisés de la 4e au BTSA dans l’enseignement technique et plus de 16 300 sont inscrits en cursus de référence dans l’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage.
L’enseignement agricole commence-t-il au lycée ?
Non. Il scolarise dès la classe de 4e, ce qui explique un effectif total sans commune mesure avec celui du seul enseignement supérieur agricole, qui représente moins de 8 % de l’ensemble.
L’apprentissage progresse-t-il plus vite que le reste ?
Nettement. Le nombre d’apprentis dans l’enseignement agricole a progressé de plus de 33 % sur cinq ans, contre 7 % pour l’effectif total sur la même période. La croissance de la filière est donc largement portée par cette voie.
Dans quels secteurs les apprentis se forment-ils ?
Au sein de l’enseignement technique, la production agricole accueille à elle seule 43 % des apprentis et l’aménagement des espaces 40 %, un troisième ensemble cité représentant 7 %. Ces lignes totalisent 90 % : la source ne détaille pas l’intégralité des secteurs, et la ventilation doit être lue comme partielle.
Quelle est la répartition entre public et privé ?
Dans l’enseignement technique agricole, 44 % des élèves, étudiants et apprentis sont dans le public et 56 % dans le privé.
Peut-on entrer en école vétérinaire après le bac ?
Oui, un recrutement post-bac dans les écoles nationales vétérinaires est possible depuis 2021. Selon le document, les lauréats de ce concours ont permis de renforcer la diversité des milieux sociaux et géographiques des écoles.
Ces chiffres mesurent-ils l’insertion professionnelle ?
Non. Ils décrivent des effectifs et des voies de formation. Les taux d’emploi relèvent d’enquêtes distinctes, menées sur des promotions précises et à un horizon donné ; les deux séries ne se combinent pas.
Apprentissage dans l’enseignement supérieur en France 2025 : 657 900 apprentis, BTS, BUT et licence pro en chiffres
Au 31 décembre 2024, 657 900 étudiants préparaient un diplôme de l’enseignement supérieur en apprentissage dans un centre de formation d’apprentis (CFA), selon la Note Flash SIES N° 2025-21 publiée par le Ministère de l’Enseignement supérieur en septembre 2025. Ce chiffre représente une hausse de 3 % sur un an et de 14 % sur deux ans — un rythme très différent des années 2020-2022, marquées par une croissance de +78 % en seulement deux ans. L’apprentissage dans l’enseignement supérieur est devenu une réalité structurelle du paysage éducatif français : les apprentis représentent désormais une proportion significative des inscrits dans presque toutes les filières du bac+2 au bac+5.
Cette note statistique présente la pyramide complète des apprentis du supérieur en 2024 : répartition par niveau de formation (STS/BTS, IUT/BUT, licence professionnelle, école de commerce, cycle ingénieur), part du public et du privé, profil social des apprentis, et trajectoire de croissance depuis 2020. Toutes les données citées sont issues de sources officielles (SIES-MESR, Dares, Trésor). Pour replacer ces effectifs dans le paysage plus large des filières sélectives, consultez notre analyse Parcoursup 2025 en chiffres : taux d’admission par filière et sélectivité.
Résultat clé : L’apprentissage dans le supérieur compte 657 900 étudiants fin 2024 (+3 % sur un an). Les STS concentrent près de 30 % des effectifs, devant les titres RNCP (25 %) et les écoles de commerce (17 %). La licence professionnelle affiche le taux d’apprentissage le plus élevé de l’université avec 61 % de ses étudiants en alternance. La croissance, explosive entre 2020 et 2022 (+78 %), s’est fortement modérée depuis 2023 (+3 à +4 % par an).
657 900 apprentis dans le supérieur : le chiffre clé 2024
La Note Flash SIES N° 2025-21, publiée le 11 septembre 2025 par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace (MESR), constitue la référence officielle pour les chiffres de l’apprentissage dans l’enseignement supérieur en France au titre de l’année 2024. Au 31 décembre 2024, les CFA accueillaient 657 900 étudiants préparant un diplôme de niveau supérieur (bac+2 et au-delà).
Ce chiffre s’inscrit dans une tendance de ralentissement amorcée dès 2023. Si la croissance reste positive (+3 % sur un an, +14 % sur deux ans), elle est sans commune mesure avec les rythmes observés entre 2018 et 2022, période durant laquelle la réforme de la loi Avenir professionnel de 2018 a libéralisé les conditions d’ouverture des CFA et supprimé le numerus clausus sur les formations habilitées.
À titre de comparaison, l’ensemble de l’enseignement supérieur français compte 3,01 millions d’étudiants en 2024-2025 selon le SIES, ce qui signifie que les apprentis représentent environ 22 % des effectifs totaux du supérieur — un niveau sans précédent historique.
Répartition par type de formation
La structure par formation révèle une concentration marquée dans trois grandes catégories : les STS, les titres RNCP et les écoles de commerce. Le tableau ci-dessous synthétise la répartition des 657 900 apprentis du supérieur selon les données SIES 2024.
Répartition des apprentis du supérieur par type de formation — 31 décembre 2024
Type de formation
Part des apprentis du supérieur
Effectifs estimés
STS (BTS — Sections de Technicien Supérieur)
~30 %
~197 000
Titres RNCP homologués (hors diplômes nationaux)
~25 %
~164 000
Écoles de commerce
17 %
~112 000
Licence professionnelle (université)
non isolé
—
IUT (BUT — Bachelor Universitaire de Technologie)
non isolé
—
Cycle ingénieur (écoles d’ingénieurs)
~12 %
~32 000
Total enseignement supérieur
100 %
657 900
Source : Note Flash SIES N° 2025-21, MESR, septembre 2025. Les effectifs sont estimés en appliquant les parts déclarées. Le SIES ne publie pas de décomposition exhaustive par filière dans la note flash.
Le poids des STS (sections préparant le BTS) est historiquement ancré : la voie technologique courte a très tôt adopté l’alternance comme mode pédagogique. Les titres RNCP homologués, qui désignent les certifications professionnelles enregistrées au Répertoire national des certifications professionnelles sans être des diplômes nationaux, constituent la deuxième catégorie et illustrent la diversification de l’offre de formation privée depuis 2018. Les écoles de commerce, avec 17 % du total, confirment leur positionnement historique sur l’apprentissage en alternance.
Taux d’apprentissage par filière : qui mène la course ?
Au-delà des effectifs bruts, le taux d’apprentissage — proportion d’étudiants d’une filière qui suivent leur formation en alternance — renseigne sur la pénétration structurelle de l’apprentissage dans chaque voie. Les chiffres 2024 du SIES dessinent une hiérarchie claire.
Taux d’apprentissage par filière dans l’enseignement supérieur — 2024
Filière
Taux d’apprentissage 2024
Commentaire
Licence professionnelle
61 %
Filière la plus intégrée à l’alternance en milieu universitaire
Écoles de commerce
34 %
Modèle économique historiquement fondé sur l’alternance
STS (BTS)
~50 %
Près d’un étudiant sur deux en STS est apprenti
Cycle ingénieur
~20 %
Un étudiant sur cinq en école d’ingénieurs en apprentissage
IUT (BUT)
26 %
Progression nette depuis le passage au BUT en 2021
La licence professionnelle se distingue nettement : 61 % de ses étudiants sont apprentis, ce qui en fait la formation universitaire la plus étroitement liée au marché du travail. Ce taux élevé s’explique par la vocation même de la licence pro — une formation courte (un an après un bac+2) conçue pour une insertion professionnelle rapide dans un secteur précis. La majorité des étudiants qui y entrent recherchent précisément la double compétence académique et professionnelle que confère l’apprentissage.
Le taux de 50 % en STS mérite d’être mis en perspective : sur les 400 000 étudiants inscrits en STS en France, la moitié est donc en apprentissage — un chiffre qui reflète la forte demande des TPE/PME pour des techniciens supérieurs formés directement sur poste. Les IUT, dont la réforme vers le BUT a allongé la formation à trois ans en 2021, voient leur taux d’apprentissage progresser à 26 %, signe d’une meilleure articulation entre le référentiel de compétences du BUT et les besoins des employeurs.
Les écoles d’ingénieurs affichent un taux de 20 % sur un total de 158 600 inscrits en cycle ingénieur en 2024-2025 — soit environ 32 000 apprentis ingénieurs, un segment à forte valeur ajoutée pour les employeurs du secteur industriel et numérique.
Part du public et du privé dans l’apprentissage du supérieur
La structure institutionnelle de l’apprentissage supérieur révèle une domination marquée du secteur privé. Selon les données SIES, plus de 75 % des apprentis du supérieur sont inscrits dans des établissements privés.
Cette répartition s’explique par plusieurs facteurs structurels :
La prédominance des CFA privés : depuis la loi Avenir professionnel de 2018, n’importe quel organisme de formation peut ouvrir un CFA sans autorisation administrative préalable. Cette déréglementation a favorisé la multiplication des CFA privés spécialisés.
Le poids des écoles de commerce privées : les grandes écoles de commerce (HEC, ESSEC, ESCP, mais aussi les ESC régionales) ont massivement développé leurs programmes en apprentissage depuis 2018, contribuant à une part significative des 112 000 apprentis en école de commerce.
Les titres RNCP hors diplômes nationaux : l’essentiel des formations délivrant des titres RNCP homologués relèvent du secteur privé (organismes de formation professionnelle, CFA d’entreprise).
Le secteur public — universités, IUT publics, lycées accueillant des STS — pèse donc moins de 25 % des apprentis du supérieur, malgré des efforts notables d’ouverture via les CFA universitaires. Cette asymétrie public/privé est un enjeu de politique publique régulièrement débattu : l’accès à l’apprentissage reste plus aisé via les établissements privés, dont les frais de scolarité peuvent être entièrement pris en charge par les OPCO, qu’au sein de l’université publique. Cette dynamique fait écho aux tensions de capacité observées plus largement dans le supérieur, comme le montre notre dossier sur la crise du logement étudiant en France 2025.
Évolution 2020-2024 : accélération explosive puis décélération
La trajectoire de l’apprentissage dans le supérieur sur cinq ans illustre un cycle classique en deux temps : une phase d’expansion rapide portée par la réforme structurelle, suivie d’un plateau de maturité. Le tableau suivant retrace les effectifs annuels estimés.
Évolution des apprentis dans l’enseignement supérieur — 2020 à 2024
Année (au 31 déc.)
Effectifs apprentis supérieur
Croissance annuelle
2020
~324 000
—
2021
~480 000
+48 %
2022
576 300
+20 %
2023
~576 900 – 638 000
~+8 %
2024
657 900
+3 %
Sources : Note Flash SIES N° 2025-21 (données 2024) ; Note Flash SIES N° 2024-22 (données 2022-2023) ; Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), données Éducation nationale pour 2022. Les chiffres 2020-2021 sont des estimations déduites du taux de croissance +78 % sur deux ans confirmé par le SIES.
La rupture de rythme est manifeste. Entre 2020 et 2022, le volume d’apprentis du supérieur a été multiplié par 1,78 en deux ans, soit une croissance cumulée de +78 %. Ce choc d’offre résulte de la convergence de trois facteurs : la simplification administrative ouverte par la loi Avenir professionnel de 2018, les aides exceptionnelles à l’embauche d’apprentis mises en place en 2020 (aide pouvant aller jusqu’à 8 000 € pour les contrats dans le supérieur), et une demande étudiante structurellement forte face aux incertitudes du marché de l’emploi post-Covid.
Depuis 2023, la décélération est nette : +3 % en 2024, contre +48 % en 2021. Plusieurs raisons expliquent ce plateau :
Réduction des aides à l’embauche : le montant de l’aide unique aux employeurs d’apprentis a été revu à la baisse à partir de 2023 pour les contrats dans le supérieur (formations bac+3 et au-delà).
Saturation des capacités d’accueil : un nombre croissant de CFA signalent des difficultés à trouver suffisamment d’entreprises maîtres d’apprentissage, notamment dans les métropoles où la concurrence pour les postes est forte.
Stabilisation de la demande : le nombre d’employeurs recrutant des apprentis du supérieur, qui avait atteint un pic de 90 600 structures en 2021, est redescendu à 66 800 en 2024 selon les données Dares.
Nouveaux contrats signés et dynamique du marché
À l’échelle nationale, tous niveaux confondus (secondaire et supérieur), 879 000 nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés en 2024, portant le stock total à plus d’un million d’apprentis en contrat actif fin 2024. Ce chiffre marque un quasi-triplement par rapport aux 306 000 contrats signés en 2017, année précédant la réforme.
Dans le supérieur spécifiquement, 62 % des nouveaux contrats signés en 2023 concernaient des formations de niveau bac+2 et au-delà, confirmant l’inversion structurelle du mix niveau amorcée autour de 2021 : l’apprentissage est désormais davantage un fait du supérieur que de la formation professionnelle initiale secondaire.
Point de vigilance : La réduction des aides à l’embauche pour les contrats supérieurs bac+3 introduite en 2023 a entraîné un reflux de la demande. Des signaux de ralentissement plus prononcé pourraient apparaître dans les données 2025, notamment sur les segments master et cycle ingénieur.
Profil social des apprentis du supérieur : une démocratisation ciblée
Les données SIES apportent un éclairage nuancé sur l’origine sociale des apprentis dans le supérieur. La lecture simple — « l’apprentissage favorise la démocratisation de l’enseignement supérieur » — doit être pondérée selon les filières.
Dans les formations d’ingénieur et dans les écoles de commerce, les apprentis sont en moyenne d’origine sociale moins favorisée que leurs homologues en formation initiale classique (dits « scolaires »). Cet effet est structurel : pour une famille dont les ressources ne permettent pas de financer 3 à 5 ans de frais de scolarité dans une grande école privée, l’apprentissage constitue la voie d’accès principale, les coûts étant pris en charge par l’OPCO via la prise en charge du coût pédagogique.
En revanche, dans les formations universitaires (IUT, licence professionnelle), le profil social des apprentis est comparable à celui des étudiants en formation initiale. L’université étant moins chère d’accès, l’apprentissage y est choisi pour ses avantages pratiques (rémunération, expérience professionnelle) plutôt que comme unique voie d’accès financièrement accessible.
Ce constat suggère que l’apprentissage joue un rôle de démocratisation différentielle : il ouvre des portes dans les grandes écoles à des publics qui n’y auraient pas accès autrement, mais il ne modifie pas fondamentalement la composition sociale de l’université publique. Sur les débouchés à plus long terme des parcours du supérieur, notre analyse de l’insertion professionnelle des docteurs en France 2024 offre un point de comparaison utile entre voies courtes et voies longues.
Coût public de l’apprentissage : 15 milliards d’euros
L’expansion de l’apprentissage a un coût budgétaire considérable. En 2023, la Direction générale du Trésor a estimé le coût public total de l’apprentissage à environ 15 milliards d’euros, soit environ 14 700 euros par apprenti et par an. Ce montant agrège :
Le coût pédagogique pris en charge par les OPCO (Opérateurs de compétences), financé via la contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance (CUFPA) versée par les entreprises.
Les exonérations de charges sociales dont bénéficient les employeurs d’apprentis (exonération quasi-totale pour les contrats dans les entreprises de moins de 250 salariés).
L’aide à l’embauche versée aux employeurs (réduite en 2023 mais toujours existante).
Le coût de l’Aide personnalisée au logement (APL) et d’autres aides sociales dont bénéficient les apprentis.
Ce niveau de dépense publique place la France parmi les pays européens qui investissent le plus dans l’apprentissage rapporté au PIB, loin devant l’Espagne et le Portugal, mais comparable à l’Allemagne et à l’Autriche, dont les systèmes duaux font figure de référence.
La question du retour sur investissement collectif est posée : les études sur l’insertion professionnelle montrent que l’avantage de l’apprentissage sur la formation initiale classique est plus marqué aux niveaux inférieurs (CAP, BEP) qu’aux niveaux supérieurs. Au niveau master, l’effet sur les taux d’emploi 18 mois après la sortie est jugé « limité » par la Direction générale du Trésor dans son bilan 2025 — ce qui alimente un débat sur la pertinence de maintenir des aides élevées pour les contrats dans les grandes écoles privées.
Perspectives et enjeux pour 2025-2026
Plusieurs tendances de fond dessineront l’évolution de l’apprentissage dans le supérieur français au cours des prochains mois.
La modulation des aides à l’embauche
Depuis 2023, les aides à l’embauche ont été différenciées selon le niveau de qualification. Les contrats de niveau bac+3 et au-delà bénéficient d’une aide réduite par rapport aux contrats de niveau bac à bac+2. Cette politique vise à concentrer le soutien public sur les apprentissages qui génèrent le meilleur effet de démocratisation. Son impact quantitatif sur les contrats signés en 2025 sera observable dans les prochaines publications SIES.
Le BUT comme vecteur de croissance dans les IUT
La réforme des IUT (passage au Bachelor Universitaire de Technologie en 2021, formation de 3 ans) a rendu les programmes plus compatibles avec l’apprentissage, notamment grâce à la structure par blocs de compétences. Avec 26 % des étudiants IUT déjà en apprentissage en 2024, la marge de progression existe, en particulier dans les spécialités techniques (informatique, réseaux, mécatronique) où la demande des employeurs reste forte.
La question des ruptures de contrat
Avec le ralentissement du marché, le taux de rupture anticipée des contrats d’apprentissage mérite une attention particulière. Dans un contexte économique plus difficile, certaines entreprises renoncent à leurs apprentis en cours de cycle, laissant les étudiants en difficulté pour trouver un nouvel employeur dans les délais impartis. Ce risque rejoint la problématique plus large du décrochage et de la réussite en licence, où la rupture de parcours est un enjeu central.
L’apprentissage au niveau master
Le master reste le niveau où la pénétration de l’apprentissage est la plus récente et la plus hétérogène. Les données globales ne permettent pas d’isoler précisément le stock d’apprentis en master, mais des signaux de croissance sont visibles dans les secteurs du numérique, de la finance et du conseil en management, où les grandes entreprises ont massivement ouvert des postes d’apprentis ingénieurs ou consultants en master.
Pour les étudiants qui envisagent de rédiger un mémoire de master en alternance, Tesify propose un accompagnement IA structuré pour gérer en parallèle les exigences académiques du mémoire et les contraintes opérationnelles d’un poste en entreprise.
FAQ — Apprentissage dans l’enseignement supérieur en France
Combien d’apprentis y a-t-il dans l’enseignement supérieur en France en 2024 ?
Au 31 décembre 2024, 657 900 étudiants préparent un diplôme de l’enseignement supérieur en apprentissage dans un CFA, selon la Note Flash SIES N° 2025-21 publiée par le MESR en septembre 2025. Ce chiffre représente une hausse de 3 % sur un an et de 14 % sur deux ans. Ramené au total des 3,01 millions d’inscrits dans le supérieur, cela signifie qu’environ un étudiant sur cinq est apprenti.
Quelles formations du supérieur comptent le plus d’apprentis ?
Les STS (préparant le BTS) concentrent environ 30 % des apprentis du supérieur, soit près de 197 000 étudiants. Les formations délivrant des titres RNCP homologués représentent environ 25 % (164 000) et les écoles de commerce 17 % (112 000). Ce trio de tête totalise plus de 70 % des apprentis du supérieur, loin devant les filières universitaires et les grandes écoles d’ingénieurs.
Quel est le taux d’apprentissage en IUT (BUT) en 2024 ?
En 2024, 26 % des étudiants inscrits en IUT (préparant un BUT) effectuent leur formation en apprentissage. Ce taux est inférieur à celui de la licence professionnelle (61 %) et des STS (~50 %), mais supérieur à celui du cycle ingénieur (~20 %). Il est en progression depuis la réforme BUT de 2021, qui a rendu les programmes IUT plus compatibles avec le rythme d’alternance.
Quelle est la part du secteur privé dans l’apprentissage du supérieur ?
Plus de 75 % des apprentis du supérieur sont inscrits dans des établissements privés (écoles de commerce, CFA privés, organismes délivrant des titres RNCP). Ce déséquilibre public/privé est structurel : la libéralisation du marché de la formation par la loi Avenir professionnel de 2018 a surtout bénéficié aux acteurs privés, qui ont ouvert des CFA sans les contraintes administratives qui pèsent encore sur l’université publique.
Comment a évolué l’apprentissage dans le supérieur entre 2020 et 2024 ?
L’apprentissage dans le supérieur a augmenté de +78 % entre 2020 et 2022 (de ~324 000 à 576 300 étudiants), porté par les aides à l’embauche post-Covid et la déréglementation. Depuis 2023, la croissance s’est très nettement modérée : +8 % environ en 2023, puis +3 % en 2024 pour atteindre 657 900. La réduction des aides pour les niveaux bac+3 et plus et la contraction de la demande des employeurs expliquent ce ralentissement.
L’apprentissage démocratise-t-il l’accès aux grandes écoles ?
Oui, partiellement. Dans les écoles d’ingénieurs et de commerce, les apprentis sont en moyenne d’origine sociale moins favorisée que les étudiants en formation initiale classique, ce qui confirme un effet de démocratisation réel. En revanche, dans les filières universitaires (IUT, licence pro), le profil social des apprentis est similaire à celui des autres étudiants — l’apprentissage y est choisi pour l’expérience professionnelle et la rémunération, pas comme unique voie d’accès.
Quel est le coût public de l’apprentissage en France ?
En 2023, la Direction générale du Trésor a estimé le coût public total de l’apprentissage à environ 15 milliards d’euros, soit environ 14 700 euros par apprenti par an. Ce montant comprend les coûts pédagogiques pris en charge par les OPCO, les exonérations de charges sociales pour les employeurs, les aides à l’embauche et les aides sociales (APL, etc.) versées aux apprentis.
Combien de nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés en France en 2024 ?
En 2024, 879 000 nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés en France (tous niveaux confondus), portant le stock total à plus d’un million d’apprentis en contrat actif fin 2024. Ce chiffre représente environ trois fois le volume de 2017 (306 000 contrats), illustrant l’ampleur de la transformation du système. Dans le supérieur spécifiquement, 62 % des nouveaux contrats signés en 2023 concernaient des formations de niveau bac+2 et au-delà.
Rédiger un mémoire en alternance avec Tesify : gérer la double contrainte travail-université (2026)
Vous êtes en master en alternance, vous finissez votre semaine en entreprise le vendredi soir, et le dimanche matin vous rouvrez un fichier Word vide avec la même question qui tourne en boucle : par où commencer ? La double contrainte du mémoire alternance master — comment rédiger tout en répondant aux exigences du terrain et de l’université — est l’un des défis les plus sous-estimés du cursus. Ce n’est pas un manque de motivation ni de compétences : c’est un problème d’architecture du temps et de traduction entre deux registres de langage, le registre opérationnel et le registre académique.
En France, l’apprentissage dans l’enseignement supérieur a franchi le cap du million d’apprentis au 31 décembre 2024, selon les données consolidées issues du tableau de bord national de l’alternance — une progression de 2,6 % par rapport à 2023. Parmi eux, une part croissante est inscrite en master, confrontée à une obligation que les étudiants en formation initiale n’ont pas : rendre compte d’un terrain professionnel vivant tout en satisfaisant les exigences d’un jury académique. Le risque le plus courant n’est pas de ne pas écrire assez, c’est d’écrire trop descriptif : un rapport de stage déguisé en mémoire.
En résumé : Le mémoire en alternance impose deux contraintes simultanées — un agenda professionnel surchargé et l’obligation de hisser des observations terrain au rang d’analyse théorique. Tesify résout les deux : son interface 100 % navigateur vous permet d’écrire depuis n’importe quel appareil lors de vos créneaux libres, tandis que ses suggestions reformulent vos notes de terrain en phrases académiques rigoureuses et positionnent vos observations dans des cadres théoriques reconnus.
La double contrainte : comprendre le problème avant de le résoudre
Un étudiant en master classique dispose de blocs de temps continus pour lire, réfléchir et écrire. Un alternant, lui, navigue entre deux logiques temporelles incompatibles. En semaine entreprise, la priorité absolue est de livrer des résultats concrets, de répondre aux sollicitations de l’équipe, d’apprendre les codes de l’organisation. En semaine cours, il faut rattraper les enseignements, préparer les rendus et avancer sur le mémoire — le tout souvent dans le même créneau de 48 heures.
Ce n’est pas seulement une question de volume de travail. C’est une question de commutation cognitive. Passer du mode « action-terrain » au mode « réflexion-académique » demande un effort mental spécifique. Nombreux sont les alternants qui, après une semaine intense en entreprise, s’assoient devant leur mémoire et se retrouvent bloqués non pas parce qu’ils manquent de matière, mais parce qu’ils ne savent pas comment faire basculer leurs observations professionnelles vers une écriture qui satisfera leur jury. Le syndrome de la page blanche frappe alors de plein fouet — non pas par manque de contenu, mais par manque de traduction.
À cette pression cognitive s’ajoute la pression logistique : les déplacements domicile-entreprise, les séquences de formation en présentiel, les créneaux de sommeil rognés. Le résultat est un travail de rédaction fragmenté, réalisé à des heures atypiques, sur des appareils différents (ordinateur du bureau, téléphone dans le métro, tablette le week-end). Tout outil qui n’est pas pensé pour cette mobilité devient rapidement un frein supplémentaire.
Le piège descriptif : transformer des observations en analyse
Le défaut le plus fréquemment relevé par les jurys de mémoire en alternance est la dérive descriptive. L’étudiant raconte ce qui se passe dans son entreprise, explique les process, détaille les projets auxquels il a contribué — et oublie de répondre à la question centrale : qu’est-ce que ce terrain dit d’un phénomène plus large, théorisé dans la littérature académique ?
Un mémoire d’alternance n’est pas un rapport de stage augmenté. Il doit mobiliser des cadres théoriques — qu’il s’agisse d’une approche par les ressources et compétences en management, d’une théorie de la diffusion de l’innovation en marketing, ou d’un modèle d’analyse organisationnelle en RH — et utiliser le terrain comme un cas empirique permettant de tester, nuancer ou enrichir ces cadres. Cette articulation théorie-terrain est précisément ce qui est difficile à construire quand on alterne sans cesse entre deux modes de travail.
La solution ne consiste pas à écrire plus, mais à écrire différemment. Chaque observation terrain doit être accompagnée d’une question théorique : quel auteur a modélisé ce phénomène ? quelle notion académique s’applique ici ? en quoi mon terrain confirme-t-il, infirme-t-il ou complète-t-il la littérature ? Cette discipline de questionnement, pratiquée dès la phase de prise de notes en entreprise, évite la dérive descriptive en aval. Pour aller plus loin sur la construction de la partie méthodologique, le guide comment rédiger la méthodologie d’un mémoire détaille les ancrages épistémologiques disponibles.
Planifier sa rédaction sur un calendrier d’alternant
Un planning de rédaction conçu pour un étudiant en formation initiale est rarement transposable à l’alternance. Il faut construire un calendrier qui intègre explicitement les contraintes du rythme entreprise-université. Le tableau ci-dessous présente un modèle sur 16 semaines, compatible avec un master 2 dont la soutenance intervient en juin ou en septembre.
Planning type de rédaction — Master 2 alternance (16 semaines)
Phase
Semaines
Livrable principal
Créneau recommandé
Cadrage sujet + question
S1 – S2
Note d’intention validée
Soirées semaine cours
Revue de littérature
S3 – S6
Partie théorique (30 % du mémoire)
Transports + week-ends
Collecte de données terrain
S5 – S10
Notes de terrain + entretiens
Semaines entreprise
Rédaction parties empiriques
S9 – S13
Parties 2 et 3 du mémoire
Soirées + samedis matin
Relecture, mise en forme
S14 – S15
Version finale déposée
Semaine de congé si possible
Préparation soutenance
S16
Diaporama + simulation
Soirées semaine cours
Ce que ce tableau ne montre pas, c’est la durée effective disponible par créneau. Un alternant dispose rarement de plus de 90 minutes de concentration effective par session en semaine. C’est une réalité que confirment les données sur la durée moyenne de rédaction d’un mémoire : les profils en alternance étendent la rédaction sur des périodes plus longues mais avec des sessions plus courtes. L’enjeu est donc de maximiser l’efficacité de chaque créneau, pas d’en accumuler davantage.
Comment Tesify s’adapte au rythme de l’alternant
Tesify a été conçu pour fonctionner entièrement dans le navigateur, sans installation, sans synchronisation manuelle entre appareils. Cela signifie que vous pouvez ouvrir votre mémoire depuis l’ordinateur du bureau pendant votre pause déjeuner, continuer depuis votre téléphone dans le RER, et retrouver exactement le même état de travail le samedi matin sur votre ordinateur personnel. Pour un alternant dont les sessions d’écriture sont par définition fragmentées, c’est un avantage opérationnel décisif.
Mais la valeur de Tesify pour l’alternant ne s’arrête pas à la mobilité. Deux fonctionnalités adressent directement la double contrainte :
Reformulation académique des notes de terrain. Vous collez une note brute prise en entreprise — « Le directeur commercial a dit que les commerciaux résistaient au nouveau CRM parce qu’il ralentissait leur workflow » — et Tesify la reformule en une phrase qui mobilise un cadre théorique pertinent (résistance au changement, acceptation technologique) tout en conservant l’ancrage empirique. Le résultat est directement intégrable dans votre partie analytique.
Guidance structurelle par section. Tesify propose une structure de mémoire adaptable et vous indique, section par section, ce que le jury attend. Pour l’alternant, cela permet de savoir précisément quoi écrire dans les 90 minutes disponibles, sans perdre de temps à se demander si l’on est dans la bonne partie.
Ces deux fonctionnalités réduisent drastiquement le coût cognitif de chaque session d’écriture. Au lieu de partir d’une page blanche en se demandant comment traduire le terrain en académique, vous partez d’une note existante que l’outil reformule, et vous affinez. Le temps de la session est utilisé à 100 % pour penser et valider, pas pour chercher comment formuler.
Tesify en pratique pour l’alternant : commencez chaque semaine entreprise avec un carnet de notes structuré (observations, verbatim, chiffres). En fin de semaine, consacrez 30 minutes à coller ces notes dans Tesify. En semaine cours, utilisez les reformulations pour rédiger directement vos parties analytiques. Ce cycle de 30 minutes hebdomadaires d’alimentation suffit à maintenir une progression régulière, même sans bloc de rédaction de plusieurs heures.
Articuler terrain et théorie : la méthode pas à pas
L’articulation terrain-théorie est le cœur intellectuel du mémoire d’alternance. Elle suit une logique en quatre temps :
1. Identifier le phénomène observable
Commencez par formuler ce que vous observez en entreprise sous forme d’un phénomène : pas une anecdote, mais un mécanisme récurrent. Exemple : « La mise en place de réunions hebdomadaires transversales a réduit les silos entre les équipes commerciale et technique, mais a créé une surcharge pour les managers intermédiaires. »
2. Trouver le concept théorique correspondant
Recherchez dans la littérature le cadre qui modélise ce phénomène. Ici : coordination inter-équipes, charge managériale, théories de l’organisation du travail. La méthodologie du mémoire vous guidera pour choisir entre approche inductive (du terrain vers la théorie) et hypothético-déductive (de la théorie vers le terrain).
3. Formuler une question de recherche précise
La question de recherche doit être formulée de manière à ce que votre terrain permette d’y répondre partiellement. Elle n’est pas « comment améliorer la coordination » mais « dans quelle mesure les mécanismes de coordination transversale génèrent-ils une surcharge managériale dans les PME de croissance rapide ? »
4. Construire la partie empirique comme un dialogue avec la théorie
Chaque section empirique doit se conclure par un retour aux concepts : « Ces observations rejoignent / contredisent / nuancent les travaux de [auteur] selon lesquels… ». Ce va-et-vient constant entre le terrain et la littérature est ce qui distingue un mémoire analytique d’un rapport de stage. Pour la soutenance, les jurys attendent précisément que vous soyez capables d’expliquer oralement ces allers-retours — voir les conseils pratiques sur la préparation de la soutenance.
L’avantage de l’alternance, c’est l’accès à un terrain réel sur lequel peu d’étudiants en formation initiale peuvent compter. Les données que vous collectez — entretiens informels, documents internes, observations participantes — ont une richesse empirique que les études de cas secondaires ne peuvent pas égaler. À condition de les instrumentaliser correctement, ils constituent un atout différenciant pour votre mémoire. Pour obtenir une alternance en master qui vous fournisse un terrain aligné avec votre sujet de recherche, le guide trouver une alternance en master France 2026 détaille les stratégies de recherche par secteur.
Prêt à rédiger votre mémoire alternance sans perdre de temps ?
Tesify vous accompagne de la première note de terrain à la version finale déposée — depuis n’importe quel appareil, à n’importe quelle heure. Essayez Tesify gratuitement et rédigez votre première section ce soir.
FAQ — Mémoire en alternance
Quelle est la différence entre un mémoire d’alternance et un rapport de stage ?
Un rapport de stage décrit les missions réalisées et les apprentissages personnels. Un mémoire d’alternance est un travail de recherche académique qui utilise le terrain professionnel comme ancrage empirique pour répondre à une question de recherche formulée à partir de la littérature scientifique. Le jury attend une démonstration analytique, pas un récit professionnel.
Comment trouver du temps pour rédiger quand on est en alternance ?
La clé est de travailler en sessions courtes mais régulières de 60 à 90 minutes, plutôt que d’attendre un bloc de plusieurs heures qui n’arrive jamais. Identifiez trois ou quatre créneaux fixes par semaine — soirées, trajets, samedi matin — et protégez-les. L’utilisation d’un outil accessible depuis n’importe quel appareil, comme Tesify, permet de capitaliser sur des fragments de temps qui seraient autrement perdus.
Mon maître d’apprentissage peut-il m’aider à rédiger mon mémoire ?
Votre maître d’apprentissage peut valider la pertinence du terrain que vous mobilisez et vous donner accès à des données ou des interlocuteurs internes. En revanche, la construction théorique, la problématique et l’analyse relèvent exclusivement de votre directeur de mémoire universitaire. Confondre les rôles est l’une des causes fréquentes de mémoires trop descriptifs : l’entreprise oriente le contenu, l’université oriente la forme analytique.
Combien de temps faut-il pour rédiger un mémoire de master en alternance ?
En alternance, la rédaction effective s’étale généralement sur 4 à 6 mois, avec des sessions d’écriture de 60 à 90 minutes plusieurs fois par semaine. Le volume total de travail est comparable à celui d’un étudiant en formation initiale, mais distribué différemment. Les données disponibles montrent que les alternants qui structurent leur planning dès le début du master 2 remettent leur mémoire dans les délais plus souvent que ceux qui reportent la rédaction en fin de parcours.
Puis-je utiliser des données confidentielles de mon entreprise dans mon mémoire ?
Oui, sous conditions. Vous devez obtenir l’accord explicite de votre maître d’apprentissage et, si les données sont sensibles, signer une clause de confidentialité. Vous pouvez alors choisir d’anonymiser l’entreprise dans la version publique du mémoire tout en présentant les données réelles au jury. Certaines universités acceptent un dépôt sous embargo qui limite la diffusion publique pendant une période déterminée.
Tesify convient-il à tous les types de mémoires d’alternance ?
Tesify accompagne les mémoires de master en sciences de gestion, marketing, RH, communication, droit des affaires et sciences sociales. Son moteur de reformulation fonctionne quel que soit le cadre théorique mobilisé, et sa guidance structurelle s’adapte aux plans en deux ou trois parties. Pour les disciplines très quantitatives (économétrie, finance de marché), Tesify est complémentaire d’outils statistiques dédiés mais ne les remplace pas.
Comment éviter le plagiat quand on reformule des sources avec un outil d’IA ?
La règle est simple : toute idée qui ne vient pas de vous doit être sourcée, qu’elle ait été reformulée manuellement ou avec l’aide d’un outil. Tesify reformule la forme, pas le fond — la citation et le renvoi bibliographique restent votre responsabilité. Conservez systématiquement la source originale dans votre gestionnaire de références et citez-la dans le corps du texte selon les normes APA ou Chicago exigées par votre établissement.
Commencez votre mémoire ce soir, même après une journée en entreprise
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BTS et BUT en France 2024-2025 : effectifs, taux d’insertion à 6 mois et débouchés par filière
En janvier 2025, 62 % des apprentis de niveau BTS étaient en emploi salarié six mois après leur sortie d’études, contre seulement 41 % pour la voie scolaire — un écart de 21 points qui résume à lui seul les enjeux du choix de filière. Ces chiffres, issus des enquêtes croisées de la DEPP, de la DARES et du dispositif InserJeunes sur la promotion 2024, s’inscrivent dans un contexte d’effectifs en légère transformation : la voie scolaire recule dans les STS, le BUT poursuit sa montée en puissance, et l’apprentissage dans le supérieur franchit le cap des 657 000 apprenants. Ce tableau de bord statistique compile les données officielles disponibles à ce jour pour les candidats, les familles et les conseillers d’orientation.
Résultat clé
À la rentrée 2024-2025, 217 700 étudiants sont inscrits en STS sous statut scolaire et 147 900 en IUT pour un BUT. Six mois après la sortie de la promotion 2024, le taux d’emploi salarié atteint 41 % (voie scolaire, CAP-BTS) et 62 % (apprentissage, CAP-BTS) selon la DEPP/DARES. Le BUT affiche 69,2 % d’emploi salarié un an après le diplôme pour sa première promotion (SIES, déc. 2025).
Effectifs STS-BTS 2024-2025 : voie scolaire et apprentissage
Les sections de technicien supérieur (STS), qui délivrent le brevet de technicien supérieur (BTS), demeurent la filière courte post-bac la plus peuplée de France. À la rentrée 2024-2025, le SIES recense 217 700 étudiants sous statut scolaire, un effectif en recul de 0,8 % par rapport à 2023-2024. Cette baisse touche principalement le secteur privé (-2,6 %), tandis que les inscriptions dans les établissements publics restent stables.
Du côté de l’apprentissage, la dynamique reste structurellement positive, mais le rythme ralentit. Au 31 décembre 2024, 657 900 apprentis étudient dans l’enseignement supérieur, en hausse de 3 % sur un an. Près de trois sur dix sont inscrits en STS, soit environ 190 000 apprentis préparant un BTS. Conséquence directe : moins de la moitié des étudiants en STS suivent désormais leur formation en apprentissage, une proportion en légère progression depuis dix ans.
Tableau 1 — Effectifs STS (BTS) à la rentrée 2024-2025
Voie de formation
Effectif estimé
Évolution 2023-2024
Voie scolaire (STS sous statut scolaire)
217 700
−0,8 %
Apprentissage (STS en alternance)
~190 000
+3 % (supérieur global)
Total toutes voies (estimation)
~408 000
—
Sources : SIES, Note Flash n°2025-25 (oct. 2025) ; SIES, Note Flash n°2025-21 (sept. 2025) — apprentissage dans l’enseignement supérieur en 2024. L’effectif apprentissage STS est une estimation issue du ratio « près de 3 sur 10 » appliqué au total de 657 900.
Il est à noter que la session 2024 du BTS a enregistré 193 400 candidats, en hausse de 3,7 % par rapport à l’année précédente, avec un taux de réussite de 74,7 %, légèrement en retrait de 0,8 point. Ces deux indicateurs — effectifs inscrits et candidats à l’examen — ne se confondent pas : une partie des inscrits en STS prépare le diplôme sur deux ans sans se présenter à la session intermédiaire.
Effectifs BUT en IUT : la première vague complète
Le bachelor universitaire de technologie (BUT), qui a remplacé le DUT en 2021, entre dans une phase de maturité. À la rentrée 2024-2025, 147 900 étudiants sont inscrits en IUT pour préparer un BUT, soit une progression de +1,7 % par rapport à 2023-2024. C’est aussi la première rentrée permettant d’observer une cohorte complète sur les trois années du cycle, après l’ouverture de la troisième année en 2023.
Deux signaux contrastés méritent attention :
Les nouveaux entrants (BUT1) augmentent de +2,5 % — signe d’un attrait croissant pour la filière.
Les inscriptions en deuxième année (BUT2) reculent légèrement de −0,9 %, probablement sous l’effet de réorientations ou de redoublements.
Parmi les nouveaux entrants, plus de quatre sur dix sont des bacheliers technologiques, ce qui confirme la vocation initiale de cette filière. Du côté de l’apprentissage en IUT, le nombre d’apprentis progresse de +3 % en 2024, une dynamique plus mesurée que les années précédentes mais qui porte la part des apprentis à 26 % des étudiants en IUT.
Tableau 2 — Effectifs BUT (IUT) à la rentrée 2024-2025
Indicateur
Valeur
Évolution
Total inscrits en BUT (IUT)
147 900
+1,7 %
Nouveaux entrants BUT1
n.d.
+2,5 %
Inscrits BUT2
n.d.
−0,9 %
Part des apprentis en IUT
26 %
+3 %
Bacheliers technologiques parmi les nouveaux entrants
>40 %
—
Source : SIES, page « Étudiants inscrits en BUT en 2024-2025 » — enseignementsup-recherche.gouv.fr (données publiées en 2025).
Insertion à 6 mois — voie scolaire (promotion 2024)
Le dispositif InserJeunes, piloté conjointement par la DEPP et la DARES, mesure chaque année la situation des sortants de la voie professionnelle six mois après leur diplôme. Pour la promotion 2024 (sortie en juin 2024, situation observée en janvier 2025) :
Parmi les lycéens professionnels et étudiants de niveau CAP à BTS ne poursuivant pas d’études, 41 % sont en emploi salarié.
Ce taux est en recul de 3,7 points par rapport à la génération précédente, en lien avec le ralentissement du marché du travail français.
Ce chiffre de 41 % couvre l’ensemble des niveaux CAP à BTS voie scolaire. Pour les seuls diplômés de BTS voie scolaire, les données de l’outil InserJeunes par spécialité indiquent des résultats variables. À titre d’illustration, le BTS Management Commercial Opérationnel affiche 60 % d’emploi salarié six mois après la sortie, toutes voies confondues, selon les données cumulées des sessions 2022-2023 et 2023-2024 publiées sur inserjeunes.education.gouv.fr.
Le recul du taux d’insertion à l’échelle nationale ne doit pas masquer la diversité des résultats selon les spécialités : les BTS à forte composante technique ou de services à la personne résistent mieux que les filières tertiaires généralistes face à un marché du travail plus sélectif.
Insertion à 6 mois — apprentissage (promotion 2024)
Les apprentis de niveau CAP à BTS sortis en 2024 affichent un taux d’emploi salarié de 62 % en janvier 2025, soit six mois après leur sortie d’études. Ce résultat se décompose en 58 % dans le secteur privé et environ 3 % dans le secteur public. Il est en recul de 4 points par rapport à la génération précédente (66 % en 2023), un repli significatif mais qui maintient l’écart avec la voie scolaire à 21 points.
Parmi les spécialités BTS en apprentissage qui affichent les meilleurs taux d’emploi salarié à 6 mois pour la promotion 2024, on peut citer :
Mécanique et structures métalliques : 70 %
Services aux personnes / sanitaire et social : 69 %
Transport, manutention, magasinage : 68 %
Un élément structurel à intégrer dans l’analyse : 39 % des apprentis en dernière année de formation de niveau BTS (année scolaire 2023-2024) sont toujours en études en 2025, en poursuite d’études — un taux en hausse de 1,8 point. Autrement dit, une proportion croissante d’apprentis BTS choisit de continuer vers un Bachelor, une licence professionnelle ou un cycle ingénieur plutôt que d’entrer directement sur le marché du travail. Ce phénomène explique en partie la légère baisse du taux d’insertion : les sortants effectifs sont de plus en plus ceux qui n’ont pas trouvé de poursuite d’études, une sélection qui peut influer sur les résultats.
Insertion des diplômés BUT 2024 : première mesure officielle
La Note Flash SIES n°2025-35 (publiée le 19 décembre 2025) livre les premiers résultats d’insertion pour la promotion BUT 2024, celle qui a obtenu le premier diplôme de three-year cycle complet. Le taux d’emploi salarié en France, mesuré un an après l’obtention du diplôme, s’établit à 69,2 % pour les diplômés ne poursuivant pas d’études. Ce chiffre se situe nettement au-dessus du taux BTS voie scolaire à 6 mois, avec une mesure à horizon temporel différent (12 mois vs 6 mois), ce qui rend la comparaison directe impossible mais illustre le positionnement du BUT sur le marché de l’emploi.
Le clivage le plus marquant concerne le secteur de spécialité :
Tableau 3 — Taux d’emploi salarié des diplômés BUT 2024 (1 an après le diplôme)
Secteur de spécialité
Taux d’emploi salarié
Production (chimie, génie industriel, maintenance…)
78,7 %
Services (gestion, informatique, communication…)
62,6 %
Toutes spécialités (moyenne)
69,2 %
Source : SIES, Note Flash n°2025-35, « Le taux d’emploi salarié en France des diplômés 2024 de BUT », publiée le 19 décembre 2025.
L’analyse par genre révèle une légère avance des femmes sur l’insertion globale (69,6 % contre 68,9 % pour les hommes). En revanche, les hommes décrochent plus fréquemment un contrat à durée indéterminée (CDI) : 58,4 % contre 45,7 % pour les femmes. L’écart de type de contrat reflète la concentration des femmes dans les spécialités de services, où les CDD et contrats courts sont plus courants.
Comparatif par grandes familles de filières
Pour synthétiser les données disponibles et orienter les choix, le tableau suivant rapproche les indicateurs clés selon la filière et la voie de formation. Les horizons de mesure diffèrent (6 mois pour BTS, 12 mois pour BUT), ce qui empêche toute comparaison stricte mais donne une image d’ensemble fiable.
Tableau 4 — Synthèse des indicateurs BTS / BUT 2024-2025
Filière / Voie
Effectifs 2024-2025
Taux emploi salarié
Horizon mesure
BTS voie scolaire (STS)
217 700
41 %
6 mois (promo 2024)
BTS apprentissage (STS)
~190 000
62 %
6 mois (promo 2024)
BUT (IUT) — Production
147 900 (total)
78,7 %
12 mois (promo 2024)
BUT (IUT) — Services
—
62,6 %
12 mois (promo 2024)
BUT (IUT) — toutes spécialités
147 900
69,2 %
12 mois (promo 2024)
Ces données s’inscrivent dans un contexte plus large de l’enseignement supérieur français. Pour une vision d’ensemble des effectifs et tendances par filière à la rentrée 2026-2027, voir l’article Chiffres clés de la rentrée universitaire France 2026-2027.
📊
InserJeunes — Portail officiel des taux d’insertion BTS/BUT
Le portail InserJeunes (DEPP/Éducation nationale) permet de consulter les taux d’emploi salarié par spécialité de BTS ou de BUT, par établissement et par région. Les données sont mises à jour annuellement et présentent les indicateurs à 6 mois pour la voie scolaire comme pour l’apprentissage.
Tesify accompagne les étudiants en BTS, BUT et master dans la rédaction et la structuration de leurs mémoires et rapports de stage. La plateforme propose des outils d’aide à la rédaction adaptés aux normes de l’enseignement supérieur français. Découvrir Tesify.
FAQ
Combien d’étudiants sont inscrits en BTS en France en 2024-2025 ?
À la rentrée 2024-2025, les sections de technicien supérieur (STS) accueillent 217 700 étudiants sous statut scolaire, en baisse de 0,8 % par rapport à la rentrée précédente. En ajoutant les apprentis en STS (environ 190 000), le total dépasse 400 000 personnes en formation BTS toutes voies confondues. Ces chiffres proviennent des publications SIES du ministère de l’Enseignement supérieur.
Quel est le taux d’insertion à 6 mois après un BTS en voie scolaire ?
Pour la promotion 2024, 41 % des diplômés de niveau CAP à BTS en voie scolaire ne poursuivant pas d’études sont en emploi salarié en janvier 2025, soit six mois après leur sortie. Ce taux est en recul de 3,7 points par rapport à la génération précédente, en lien avec le ralentissement du marché du travail. Source : DEPP/Éducation nationale, Note d’Information 2025.
Quel est le taux d’insertion à 6 mois après un BTS en apprentissage ?
Les apprentis de niveau CAP à BTS de la promotion 2024 affichent un taux d’emploi salarié de 62 % en janvier 2025 (six mois après leur sortie). Ce taux est en recul de 4 points par rapport à la génération précédente (66 % en 2023) mais reste supérieur de 21 points à la voie scolaire. Source : DEPP/DARES, InserJeunes 2024.
BTS en alternance ou en voie scolaire : quelle voie choisir ?
Sur le critère de l’insertion à 6 mois, l’alternance est nettement plus favorable : 62 % en emploi salarié contre 41 % pour la voie scolaire, soit un écart de 21 points (données DEPP/DARES, promotion 2024). L’apprentissage apporte aussi une expérience professionnelle directe et une rémunération pendant la formation. La voie scolaire reste un point d’entrée accessible lorsque la recherche d’une entreprise d’accueil est difficile, notamment dans certaines spécialités ou zones géographiques peu pourvues en offres d’alternance.
Combien d’étudiants sont inscrits en BUT en 2024-2025 ?
À la rentrée 2024-2025, 147 900 étudiants sont inscrits en IUT pour préparer un BUT, en hausse de 1,7 % par rapport à 2023-2024. Les nouveaux entrants augmentent de 2,5 % tandis que les inscriptions en deuxième année reculent légèrement (-0,9 %). Plus de quatre nouveaux entrants sur dix sont des bacheliers technologiques. Source : SIES, MESRI, 2025.
Quel est le taux d’insertion des diplômés de BUT en 2024 ?
Le taux d’emploi salarié en France de la première promotion de diplômés BUT 2024 (hors poursuite d’études) atteint 69,2 % un an après le diplôme. Les diplômés de spécialités de production s’insèrent davantage (78,7 %) que ceux des spécialités de services (62,6 %). Source : SIES, Note Flash n°2025-35, décembre 2025.
Quelle est la part d’apprentis dans les STS et les IUT en 2024 ?
Au 31 décembre 2024, 657 900 apprentis poursuivent une formation dans l’enseignement supérieur. Parmi eux, environ trois sur dix sont en STS (soit ~190 000 apprentis BTS). En IUT, la part des apprentis représente 26 % des étudiants inscrits en BUT. Source : SIES, Note Flash n°2025-21, septembre 2025.
Les diplômés de BUT peuvent-ils poursuivre vers un cycle ingénieur ?
Oui. Le BUT a été conçu pour faciliter les passerelles vers les écoles d’ingénieurs et les licences professionnelles. Le taux d’insertion de 69,2 % mesuré par le SIES ne concerne que les diplômés ne poursuivant pas d’études : une fraction significative de la promotion 2024 a donc continué vers un cycle ingénieur ou une licence pro, ce qui n’est pas comptabilisé dans ce taux d’insertion.
Chiffres clés de la rentrée universitaire France 2026-2027
La rentrée universitaire 2026-2027 s’annonce historique : pour la première fois, l’enseignement supérieur français devrait franchir le cap des 3 046 800 étudiants, selon les prévisions du SIES (Service statistique de l’enseignement supérieur), publiées en octobre 2025 dans la Note flash n° 25. Ce record s’inscrit dans une croissance continue mais modérée depuis la rentrée 2022, tirée par les écoles de commerce, les établissements privés et l’apprentissage.
Pour les lycéens qui reçoivent leurs résultats du Bac 2026 le 7 juillet, pour les étudiants qui finalisent leur inscription sur Parcoursup ou Mon Master, ces chiffres offrent une photographie du système dans lequel ils entrent. Effectifs par filière, progression de l’apprentissage, dynamique des établissements privés, pression sur les licences universitaires : voici les chiffres clés de la rentrée universitaire France 2026-2027, avec les sources primaires.
Chiffre clé : À la rentrée 2026-2027, l’enseignement supérieur français comptera environ 3 046 800 étudiants (+0,7 % / +19 800 vs 2025). Les écoles de commerce (+2,8 %) et les écoles d’ingénieurs (+2,8 %) sont les filières les plus dynamiques. Les STS enregistrent une deuxième baisse consécutive. Source : SIES, Note flash n° 25, octobre 2025.
Effectifs globaux : 3 millions franchis
Le cap des 3 millions d’étudiants a été officiellement franchi à la rentrée 2025. En 2026, le mouvement se poursuit à un rythme modéré.
Rentrée
Effectif total
Variation
Source
2021
~2 991 800
—
SIES / DEPP
2023
~3 006 000
+0,5 %
SIES archives
2024
~3 027 000
+0,7 %
SIES NF 2025-25
2025 (dernière année connue)
3 027 000
+0,5 %
SIES NF 2025-25
2026 (prévision)
3 046 800
+0,7 % / +19 800
SIES NF 2025-25
Source : SIES, Note flash n° 25 — Prévisions des effectifs dans l’enseignement supérieur rentrées 2025 et 2026, octobre 2025. Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
La croissance sur cinq ans (2021–2026) atteint +55 000 étudiants (+1,8 %), soit un rythme très modéré par rapport à la décennie 2010–2020. Ce ralentissement s’explique par la démographie — les générations entrantes sont moins nombreuses — mais aussi par la pression sur le pouvoir d’achat étudiant qui retarde parfois les inscriptions.
Chiffres par filière : universités, grandes écoles, BTS
Derrière la moyenne nationale, les trajectoires par secteur divergent sensiblement. Les données 2026 du SIES montrent un enseignement supérieur à deux vitesses : des écoles de commerce et d’ingénieurs en forte croissance, et un secteur BTS/STS en repli.
Filière / Secteur
Variation 2026 vs 2025
Effectif supplémentaire
Source
Universités publiques
+0,4 %
+6 100
SIES NF 2025-25
Écoles de commerce
+2,8 %
+7 200
SIES NF 2025-25
Écoles d’ingénieurs
+2,8 %
~+3 200
SIES NF 2025-25
Établissements privés libres
+2,4 %
+2 300
SIES NF 2025-25
Classes préparatoires (CPGE)
Stable
~0
SIES NF 2025-25
STS (BTS)
−
Recul (2e année consécutive)
SIES NF 2025-25
Source : SIES, Note flash n° 25 — Prévisions effectifs rentrées 2025 et 2026, octobre 2025. Ministère de l’Enseignement supérieur.
Apprentissage dans le supérieur : état des lieux
L’apprentissage dans l’enseignement supérieur a connu une décennie de forte croissance (2014–2023) avant de marquer le pas à la rentrée 2024. En 2026, la situation reste contrastée selon les filières.
Point clé : Plus de 3 apprentis sur 4 dans l’enseignement supérieur étudient dans un établissement privé. Les STS publics en apprentissage reculent pour la deuxième année consécutive. Source : L’Étudiant / données SIES 2025.
Segment
Tendance 2026
Source
STS apprentissage (public)
Recul 2e année consécutive
SIES NF 2025-25
STS apprentissage (hors public)
+1 % (reprise légère)
SIES NF 2025-25
Écoles supérieures (privées) en alternance
Croissance soutenue
SIES / L’Étudiant 2025
Mon Master formations mixtes (alternance)
189 000 candidatures (2026)
MESRI bilan Mon Master 2026
Sources : SIES NF 2025-25 ; L’Étudiant, données sur l’alternance 2025 ; MESRI, bilan Mon Master 2026.
La pression exercée par le gouvernement sur les aides à l’apprentissage (réforme des aides entreprises 2024) explique en partie le ralentissement dans les STS publics. Les établissements privés, plus agiles dans l’offre de formations en alternance, en profitent pour capter une part croissante du marché.
Secteur privé vs secteur public
L’enseignement supérieur privé poursuit sa croissance structurelle. En 2026, les établissements privés d’intérêt général (EESPIG) et les établissements privés hors contrat accueillent une part croissante des étudiants en France.
Type d’établissement
Croissance 2025
Tendance 2026
Source
Universités publiques
Modérée
+0,4 %
SIES NF 2025-25
Établissements privés libres
+2,4 % (2025)
Soutenue
SIES NF 2025-25
Écoles de commerce
+3,3 % (2025)
+2,8 %
SIES NF 2025-25
Écoles d’ingénieurs (public + privé)
+1,2 % (2025)
+2,8 %
SIES NF 2025-25
Source : SIES, Note flash n° 25, octobre 2025.
Selon le blog Headway Advisory (qui analyse les données SIES), « la hausse des effectifs est essentiellement portée par les écoles de commerce et les formations privées ». Les universités publiques, qui accueillent la majorité des étudiants (environ 1,6 million), ne progressent qu’à un rythme de +0,4 %, insuffisant pour absorber une demande croissante dans certains cursus.
Tendances disciplinaires 2026
Les disciplines ne connaissent pas toutes la même dynamique. En croissance : droit, sciences économiques, médecine et formations paramédicales liées à la réforme des études de santé (passage de PACES à PASS/L.AS). En stagnation ou léger recul : certaines licences de sciences humaines et de lettres, les STS tertiaires.
Discipline / Domaine
Tendance 2026
Note
Gestion / Commerce
Forte croissance
Porté par les écoles privées
Ingénierie / Numérique
Forte croissance
Demande marché du travail
Santé (médecine, maïeutique, kiné)
Croissance
Réforme PASS/L.AS
Sciences humaines et sociales
Stable / léger recul
Voir notre guide de méthodologie qualitative pour les masters de sociologie
Lettres / Langues / Arts
Pression démographique
Générations entrantes plus petites
STS (BTS) toutes spécialités
Recul
Vers BUT ou formations privées
Contexte : les bacheliers 2026 alimentent la rentrée
La rentrée 2026-2027 est directement alimentée par les bacheliers 2026. Si le taux de réussite suit la tendance 2025 (91,8 % global, 96,4 % au bac général), environ 679 000 à 685 000 nouveaux bacheliers vont rejoindre l’enseignement supérieur dès septembre 2026.
Le flux entrant dépend de plusieurs facteurs :
Le taux de réussite au bac 2026 (résultats le 7 juillet 2026)
Le taux d’inscription immédiate dans le supérieur (historiquement ~85 % des néobacheliers généraux)
Le nombre de vœux acceptés sur Parcoursup (5,6 propositions moyennes en 2025)
La disponibilité des places dans les formations demandées
Pour ceux qui visent un master, les statistiques Mon Master 2026 font état de 270 000 candidatures pour 7 500 formations disponibles — la plateforme bat un record cette année.
Parcoursup et Mon Master : données d’orientation 2026
Plateforme
Donnée 2026
Source
Parcoursup — propositions moyennes / candidat
5,6 propositions
education.gouv.fr 2025
Mon Master — candidats inscrits 2026
270 000 (+8 % vs 2025)
MESRI bilan 23 mars 2026
Mon Master — candidatures totales 2026
~3 millions
MESRI bilan 23 mars 2026
Mon Master — formations disponibles 2026
7 500 dont 1 000 en alternance
Ekole / monmaster.gouv.fr
Mon Master — formations mixtes (nouveauté)
~400 formations
MESRI bilan 23 mars 2026
Sources : education.gouv.fr ; MESRI bilan Mon Master 2026 (23 mars 2026) ; monmaster.gouv.fr ; Ekole.
Abandons en premier cycle : un défi persistant
La croissance des effectifs masque un problème structurel : le taux d’abandon en L1. Environ 20 % des étudiants inscrits en première année de licence ne valident pas leur année ou abandonnent leurs études, selon les données de la DEPP sur l’abandon universitaire en France. Ce taux monte à 30 % dans certaines licences de sciences humaines très demandées.
Source complémentaire : theses.fr — Portail national des thèses de doctorat françaises (ABES)
Les leviers d’amélioration identifiés par les universités sont :
Le renforcement de l’accompagnement en L1 (tutorat, remédiation)
La meilleure orientation pré-bac via Parcoursup (algorithmes de matching profil/formation)
Le développement du contrôle continu intégral, qui améliore l’assiduité
Les outils numériques d’appui à la rédaction et à la recherche documentaire, comme Tesify, qui aident les étudiants à structurer leurs travaux dès la licence
Le lien entre méthodes de travail maîtrisées dès L1 et taux de réussite en L3 est documenté par plusieurs études de l’IREDU (Institut de Recherche sur l’Éducation). Les étudiants qui maîtrisent les normes de rédaction académique (comme les normes APA en français) dès la première année ont significativement moins de risque d’abandon.
Pour des ressources méthodologiques dès le début du cursus, notre guide sur la méthodologie de recherche et les outils pour faire une revue de littérature sont des points de départ adaptés au niveau L1-L2.
FAQ — Rentrée universitaire France 2026-2027
Combien d’étudiants y aura-t-il en France à la rentrée 2026 ?
À la rentrée 2026-2027, l’enseignement supérieur français devrait accueillir environ 3 046 800 étudiants, soit +19 800 par rapport à 2025. Source : SIES, Note flash n° 25 — Prévisions des effectifs dans l’enseignement supérieur, octobre 2025.
Quelle filière connaît la plus forte croissance à la rentrée 2026 ?
Les écoles de commerce (+2,8 %, +7 200 étudiants) et les écoles d’ingénieurs (+2,8 %) affichent les taux de croissance les plus élevés pour 2026. Les établissements privés d’enseignement supérieur libres progressent également de +2,4 %. Source : SIES NF 2025-25.
Les universités publiques progressent-elles à la rentrée 2026 ?
Les universités publiques devraient enregistrer une légère hausse de +0,4 %, soit +6 100 étudiants supplémentaires à la rentrée 2026. C’est une progression modérée par rapport aux écoles de commerce et ingénieurs. Source : SIES, NF 2025-25, octobre 2025.
L’apprentissage dans l’enseignement supérieur continue-t-il de croître en 2026 ?
L’apprentissage dans le supérieur est sous pression depuis 2024. En STS apprentissage public, les effectifs ont reculé deux années consécutives. En revanche, dans les écoles privées, les formations en alternance restent dynamiques. Plus de 3 apprentis sur 4 étudient dans un établissement privé. Source : SIES NF 2025-25 ; L’Étudiant 2025.
La France dépasse-t-elle les 3 millions d’étudiants en 2026 ?
Oui. Les prévisions du SIES (octobre 2025) estiment l’effectif total à 3 046 800 étudiants à la rentrée 2026, confirmant le franchissement du seuil symbolique des 3 millions, déjà atteint à la rentrée 2025 (3 027 000).
Où trouver les statistiques officielles sur l’enseignement supérieur en France ?
Le portail officiel est enseignementsup-recherche.gouv.fr, avec les publications du SIES. Les Repères et références statistiques (RERS) de la DEPP et la base RERS en ligne (rers.depp.education.fr) complètent ces données. La Note flash n° 25 (octobre 2025) est la référence pour les prévisions 2026.
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