Science ouverte en France 2024 : taux d’accès ouvert, disciplines et plan national

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Science ouverte en France 2024 : taux d’accès ouvert, disciplines et plan national

En décembre 2024, 67 % des 160 000 publications scientifiques françaises parues en 2023 sont accessibles en accès ouvert, selon le Baromètre français de la Science Ouverte (BSO) publié par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Ce chiffre représente une hausse de 1,5 point par rapport à l’édition précédente et confirme une trajectoire de progression continue depuis la création du baromètre. Loin d’être une simple statistique ministérielle, ce taux conditionne l’accès au savoir pour des millions d’étudiants, de chercheurs indépendants et de professionnels qui ne disposent pas d’abonnements institutionnels coûteux.

Le science ouverte France statistiques 2024 agrège les données de publications portant un identifiant DOI ou HAL, couvrant des dizaines de disciplines et des centaines d’établissements. Les résultats révèlent des écarts considérables selon les champs disciplinaires, les modes d’ouverture et les financeurs. Pour les doctorants et enseignants-chercheurs qui doivent se conformer aux obligations de dépôt, comprendre ces dynamiques est devenu indispensable.

Cet article analyse les chiffres clés du BSO 2024, les obligations imposées par l’ANR, le rôle pivot de HAL, les disparités disciplinaires confirmées et les orientations du deuxième Plan national pour la science ouverte (PNSO 2021-2024).

Résultat clé
67 % des publications scientifiques françaises (corpus de 160 000 articles de 2023) sont en accès ouvert en décembre 2024 — un taux qui a plus que doublé depuis 2018. Pour les projets financés par l’ANR, ce taux monte à 88,6 %, grâce à un mandat d’accès immédiat appliqué depuis le Plan d’action 2022.

Taux global d’accès ouvert en 2024 : 67 % sur 160 000 publications

Le Baromètre français de la Science Ouverte analyse chaque année le corpus des publications scientifiques françaises portant un DOI ou un identifiant HAL. Pour l’édition 2024 — portant sur les publications de l’année 2023 — ce corpus atteint 160 000 articles, représentant la quasi-totalité de la production scientifique nationale indexée.

Sur ce périmètre, 67 % des publications sont accessibles en accès ouvert au 31 décembre 2024. Ce résultat place la France dans le peloton de tête des pays européens engagés dans la transformation vers l’accès ouvert. La progression annuelle reste positive, même si elle ralentit : +1,5 point par rapport à 2022, contre des gains de 4 à 6 points enregistrés entre 2018 et 2022.

Évolution du taux d'accès ouvert des publications ANR 2019-2024 : progression de 65,3 % à 88,6 %
Source : ANR — Baromètre science ouverte 2024
Taux d’accès ouvert des publications scientifiques françaises — BSO 2024
Indicateur Valeur 2024
Corpus analysé (publications 2023) 160 000 articles
Taux d’accès ouvert global 67 %
Variation par rapport à l’édition précédente +1,5 point
Publications partageant un jeu de données 25 % (+3 pts)
Publications partageant le code produit Légèrement sous 20 % (stable)
Établissements dotés d’une politique de science ouverte 57,5 %

Source : MESR — Baromètre français de la Science Ouverte 2024.

Évolution depuis 2018 : une progression continue, mais un ralentissement récent

Lancé en 2018 dans le sillage du premier Plan national pour la science ouverte, le baromètre français mesure une transformation structurelle de l’édition scientifique. Les données historiques disponibles tracent une courbe de progression remarquable.

En décembre 2019, 49 % des publications de 2018 étaient en accès ouvert. En décembre 2020, ce taux atteignait 56 % pour les publications de 2019. En 2022, le baromètre enregistrait déjà 67 % pour les publications de 2021 — un plateau apparent qui se confirme pour 2023. Autrement dit, le taux a plus que doublé par rapport au niveau de référence observé pour les publications de 2017 (environ 38 %), mais la progression annuelle tend à se tasser depuis 2022.

Évolution du taux d’accès ouvert — publications françaises (BSO)
Année de publication Taux d’accès ouvert mesuré
2017 ~38 %
2018 49 %
2019 56 %
2021 67 %
2023 (édition 2024) 67 % (+1,5 pt)

Cette stabilisation n’est pas surprenante : les publications les plus facilement convertibles à l’accès ouvert — celles financées sur fonds publics et dans des disciplines où les archives ouvertes sont culturellement acceptées — ont déjà basculé. Les résistances restantes se concentrent dans des segments où les éditeurs commerciaux détiennent une position dominante, notamment en sciences biomédicales et en sciences humaines et sociales.

Pour les chercheurs qui déposent leurs travaux dans HAL, cette dynamique souligne l’importance d’un dépôt systématique. Les statistiques HAL et thèses.fr pour 2026 montrent que l’archive ouverte nationale reste un levier central pour atteindre les objectifs nationaux d’ici 2030.

Disparités disciplinaires : de 91 % en mathématiques à 44 % pour les essais cliniques

Le taux global de 67 % masque des réalités disciplinaires très contrastées. Le Baromètre 2024 confirme que le niveau d’ouverture varie de façon significative d’une discipline à l’autre, tout en restant globalement stable d’une année sur l’autre au sein de chaque champ.

Les mathématiques affichent le taux le plus élevé : 91 % des publications financées par l’ANR en mathématiques sont en accès ouvert. Cette performance s’explique par une culture disciplinaire ancienne du preprint — les dépôts sur arXiv et HAL précèdent souvent la publication formelle —, et par l’adoption massive de la voie verte. À l’opposé, le secteur de la santé présente des contraintes spécifiques.

Pour les essais cliniques dans le domaine de la santé, la situation est préoccupante : seulement 44 % des essais partagent leurs résultats dans les trois ans suivant la fin de l’essai, en recul de 8 points par rapport à l’édition précédente (52 %). Ce déclin interpelle, dans un contexte où la transparence sur les résultats d’essais cliniques est une exigence éthique internationale et une condition de reproductibilité scientifique.

Point de vigilance : essais cliniques
Le recul de 8 points du partage des résultats d’essais cliniques (de 52 % à 44 %) constitue le signal d’alerte de l’édition 2024. Ce chiffre est surveillé de près par les autorités de santé et les éditeurs médicaux qui conditionnent de plus en plus la publication à la déclaration préalable sur ClinicalTrials.gov ou EU Clinical Trials Register.

Ces écarts disciplinaires tiennent à plusieurs facteurs structurels :

  • Culture du preprint : très ancrée en mathématiques, physique et informatique ; plus récente en SHS et quasi-absente en droit.
  • Modèles économiques des éditeurs : en médecine et en sciences de la vie, les grands éditeurs commerciaux (Elsevier, Springer, Wiley) maintiennent des embargo longs sur la voie verte.
  • Obligations contractuelles : les financeurs comme l’ANR ou l’ERC imposent des mandats qui pèsent davantage dans les disciplines à fort taux de financement public.
  • Modèles APC (Article Processing Charges) : leur coût, souvent supérieur à 2 000 €, freine l’accès ouvert immédiat via la voie dorée dans les disciplines où les financements sont plus modestes.

Pour les doctorants préparant leur thèse, connaître le taux de leur discipline permet d’anticiper les contraintes de dépôt. Le panorama complet des publications françaises par discipline, rang mondial et impact HCERES fournit un cadrage utile pour situer ces statistiques d’accès ouvert dans l’écosystème global de la recherche française.

Modes d’ouverture : l’éditeur progresse, l’archive ouverte stagne

L’accès ouvert ne se réduit pas à un taux agrégé : il couvre des réalités très différentes selon la voie empruntée. Le BSO distingue deux grands modes :

  • Voie dorée (Gold OA) : publication dans une revue intégralement ou partiellement en accès ouvert, avec ou sans APC.
  • Voie verte (Green OA) : dépôt d’une version du manuscrit (preprint, version acceptée ou version publiée) dans une archive ouverte comme HAL, arXiv ou PubMed Central.

L’édition 2024 du BSO enregistre une tendance claire : l’ouverture via la plateforme éditeur progresse de +4 points, tandis que l’ouverture via les archives ouvertes stagne. Cette asymétrie traduit l’accélération des politiques de voie dorée des grands éditeurs — notamment via les accords transformants négociés par Couperin — au détriment d’un dépôt en archive qui reste souvent facultatif ou méconnu dans les établissements.

Cette évolution soulève une question de souveraineté scientifique : la dépendance croissante à la voie dorée via les plateformes éditeurs transfère la maîtrise de l’accès à des acteurs commerciaux, dont les politiques tarifaires et les conditions d’utilisation peuvent évoluer. Les défenseurs de la voie verte — dont HAL, financé sur fonds publics — insistent sur la nécessité d’équilibrer les deux modes.

Le mandat ANR : 88,6 % d’accès ouvert et 97 % de dépôts dans HAL

L’Agence nationale de la recherche (ANR) publie depuis plusieurs années sa propre déclinaison du baromètre, centrée sur les publications issues des projets qu’elle finance. Les résultats de l’édition 2024 sont particulièrement significatifs.

88,6 % des publications issues de projets ANR (publiées en 2023) sont en accès ouvert, soit une progression de 23,3 points depuis 2019 où ce taux s’établissait à 65,3 %. Cette performance reflète l’efficacité du mandat ANR, qui impose depuis le Plan d’action 2022 que toutes les publications de projets financés soient déposées immédiatement en accès ouvert dans HAL, sans embargo, sous licence CC-BY ou équivalente.

97 % des publications issues des appels spécifiques de science ouverte de l’ANR sont présents dans HAL. Ce taux presque parfait illustre que lorsque l’obligation est claire, bien communiquée et vérifiée, le taux de conformité est quasi total.

Baromètre science ouverte ANR — évolution du taux d’accès ouvert
Année de mesure Taux OA publications ANR
2019 65,3 %
2021 ~75 % (progression intermédiaire)
2024 88,6 %
Progression totale 2019-2024 +23,3 points

Source : ANR — Baromètre science ouverte 2024 : 88,6 % des publications en accès ouvert.

Pour les doctorants bénéficiant d’un contrat doctoral ANR ou d’une allocation CIFRE incluant un partenaire ANR, ces obligations s’appliquent directement à leurs articles. Le panorama des financements de doctorat en France 2026 (ANR, écoles doctorales, régions) détaille les conditions contractuelles associées à chaque type de financement.

Partage des données et des codes : des progrès, mais des marges importantes

Le BSO 2024 inaugure un suivi élargi incluant pour la première fois, en version bêta, le partage des données de recherche et des codes sources logiciels — deux piliers du deuxième PNSO. Les résultats de cette première mesure fournissent un état des lieux utile.

25 % des publications françaises de 2023 partagent un jeu de données, soit une progression de 3 points par rapport à l’édition précédente. Ce résultat dépasse la part des publications partageant le code produit, qui reste légèrement sous 20 % (stable). L’écart entre données et codes reflète en partie les différentes cultures disciplinaires : en sciences expérimentales, le dépôt de données brutes devient une norme éditoriale imposée par les revues de haut rang, tandis que le partage de code reste moins systématisé en dehors de l’informatique et de la bioinformatique.

Pour les chercheurs qui écrivent leurs premiers articles ou préparent leur soutenance de thèse, ces chiffres ont une implication concrète : les revues de référence exigent de plus en plus la mise à disposition des données dans un entrepôt certifié (Zenodo, Figshare, Recherche Data Gouv) comme condition de soumission ou de révision. Anticiper ce dépôt dès la phase de collecte évite des retards à la publication.

Politiques institutionnelles : 57,5 % des établissements dotés d’une politique de science ouverte

L’édition 2024 du BSO introduit un nouveau périmètre de mesure : le suivi des politiques institutionnelles de science ouverte dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche français. Ce nouvel indicateur révèle qu’en 2024, 57,5 % des établissements considérés disposent d’une politique formalisée de science ouverte.

Ce chiffre est en réalité à double lecture. D’un côté, plus de la moitié des établissements ont formalisé leurs engagements, ce qui représente une avancée structurelle significative depuis le premier PNSO de 2018. De l’autre, près d’un établissement sur deux n’a pas encore adopté de cadre institutionnel clair, ce qui se traduit souvent par une connaissance insuffisante des obligations parmi les doctorants et enseignants-chercheurs de ces établissements.

Dans les universités et grandes écoles dotées d’une politique formalisée, les chercheurs bénéficient généralement :

  • D’un service d’appui au dépôt HAL et à la gestion des données de recherche ;
  • De financements institutionnels pour couvrir les APC des publications en accès ouvert immédiat ;
  • De formations dédiées à la science ouverte, souvent intégrées aux formations doctorales.

Le Plan national pour la science ouverte 2021-2024 : cadre et objectifs

Les statistiques du BSO s’inscrivent dans un cadre politique explicite : le deuxième Plan national pour la science ouverte (PNSO 2021-2024), adopté en juillet 2021 par le gouvernement français. Ce plan fixe l’objectif de 100 % de publications en accès ouvert d’ici 2030, en ligne avec la Loi de programmation de la recherche 2021-2030.

Articulé en 12 mesures, ce deuxième PNSO vise à généraliser la science ouverte à l’ensemble du processus de recherche — publications, données, codes sources et logiciels — et non plus aux seules publications. Parmi ses dispositions clés :

  • Obligation généralisée de dépôt en accès ouvert pour les publications issues de projets financés sur fonds publics, avec accès immédiat sans embargo ;
  • Soutien au modèle diamant (accès ouvert sans frais pour les auteurs ni pour les lecteurs) via le Fonds national pour la science ouverte ;
  • Promotion du multilinguisme et financement de traductions pour assurer la diffusion des travaux français en dehors de l’espace anglophone ;
  • Triplement du budget dédié à la science ouverte, passé de 5 M€ à 15 M€ par an.

Pour les doctorants, la conséquence la plus directe est l’obligation de déposer leur thèse dans le portail Open Access Monitor France et dans theses.fr, dès validation par le jury. Cette obligation s’étend aux articles produits pendant le doctorat lorsqu’ils sont financés par l’ANR ou un autre bailleur public signataire du Plan S européen.

La trajectoire de la France vers l’objectif 2030 dépend donc autant des politiques des financeurs que de la montée en puissance des politiques institutionnelles. Pour les données complètes sur les effectifs et les financements de la recherche doctorale, voir les statistiques complètes sur le doctorat en France 2026.

HAL et les obligations de dépôt pour chercheurs et doctorants

HAL (Hyper Articles en Ligne) est l’archive ouverte nationale française, gérée par le CCSD (Centre pour la Communication Scientifique Directe). Elle joue un rôle central dans la stratégie de science ouverte française, à la fois comme archive de dépôt et comme vecteur de calcul du baromètre.

Pour les doctorants, les obligations de dépôt dans HAL varient selon le statut du travail :

  • Thèse de doctorat : dépôt obligatoire dans theses.fr (passerelle vers HAL) au moment de la soutenance, sauf dérogation motivée (confidentialité industrielle, CIFRE sous accord de confidentialité).
  • Articles issus d’un projet ANR (Plan d’action 2022 et ultérieur) : dépôt immédiat de la version acceptée dans HAL, sans embargo, sous licence CC-BY.
  • Mémoires de master : dépôt encouragé, souvent sur DUMAS (Dépôt Universitaire de Mémoires Après Soutenance), hébergé par HAL. Le détail des pratiques est analysé dans l’article sur le taux de dépôt des mémoires sur DUMAS/HAL en 2026.

Le taux de 97 % de présence dans HAL pour les publications issues des appels spécifiques ANR démontre que l’obligation de dépôt, lorsqu’elle est clairement formulée et vérifiée dans les rapports finaux de projet, est massivement respectée. L’enjeu pour les années à venir est d’étendre ce niveau de conformité à l’ensemble des productions scientifiques françaises, quel que soit le financeur.

Sur le plan pratique, le dépôt dans HAL est facilité par des interfaces de dépôt par établissement (portails HAL-[NomÉtablissement]) et par l’intégration croissante avec les outils de gestion des références (Zotero, Mendeley). Certains établissements proposent également des imports automatiques depuis des bases comme Web of Science ou Scopus.

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FAQ — Questions fréquentes sur la science ouverte en France

Quel est le taux d’accès ouvert des publications scientifiques françaises en 2024 ?

Selon le Baromètre français de la Science Ouverte 2024 (MESR), 67 % des 160 000 publications scientifiques françaises parues en 2023 sont en accès ouvert en décembre 2024. Ce taux est en hausse de 1,5 point par rapport à l’édition précédente et a plus que doublé depuis 2018.

Qu’est-ce que le Baromètre français de la Science Ouverte (BSO) ?

Le BSO est un outil de suivi annuel publié par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Il mesure le taux d’accès ouvert des publications scientifiques françaises portant un DOI ou un identifiant HAL. Depuis 2024, il suit également, en version bêta, le partage des données de recherche et des codes sources.

Quel est le taux d’accès ouvert pour les projets financés par l’ANR ?

Pour les publications issues de projets ANR (publiées en 2023), le taux d’accès ouvert atteint 88,6 % en 2024, contre 65,3 % en 2019 — soit une progression de 23,3 points en cinq ans. Par ailleurs, 97 % des publications issues des appels spécifiques science ouverte de l’ANR sont présentes dans HAL.

Quelle discipline a le taux d’accès ouvert le plus élevé en France ?

Les mathématiques affichent le taux le plus élevé parmi les disciplines suivies par l’ANR : 91 % des publications issues de projets ANR en mathématiques sont en accès ouvert. Cette performance s’explique par la culture ancienne du preprint (arXiv, HAL) dans cette discipline.

Pourquoi le taux de partage des résultats d’essais cliniques a-t-il baissé en 2024 ?

Le BSO 2024 enregistre un recul de 8 points du partage des résultats d’essais cliniques dans les trois ans suivant leur fin : de 52 % à 44 %. Ce déclin est attribué à des difficultés structurelles dans le suivi post-essai et aux délais de publication dans les revues médicales commerciales. Les autorités sanitaires et les éditeurs médicaux renforcent leurs exigences en réponse.

Quelle est l’obligation de dépôt dans HAL pour les doctorants ?

Tout doctorant soutenant sa thèse en France doit la déposer dans theses.fr (qui alimente HAL), sauf dérogation justifiée (confidentialité industrielle). Pour les articles publiés dans le cadre d’un financement ANR (Plan d’action 2022 et postérieur), le dépôt immédiat en accès ouvert dans HAL, sans embargo, sous licence CC-BY, est obligatoire.

Qu’est-ce que le Plan national pour la science ouverte 2021-2024 ?

Le deuxième PNSO, adopté en juillet 2021, vise à généraliser la science ouverte à l’ensemble du processus de recherche — publications, données et codes sources — avec pour objectif 100 % de publications en accès ouvert d’ici 2030. Il comporte 12 mesures, triple le budget dédié à 15 M€/an et renforce le soutien au modèle diamant sans frais pour les auteurs.

Quelle est la différence entre voie dorée et voie verte en accès ouvert ?

La voie dorée consiste à publier dans une revue en accès ouvert immédiat, souvent avec des frais d’APC à la charge de l’auteur ou de son établissement. La voie verte consiste à déposer une version du manuscrit (version acceptée ou preprint) dans une archive ouverte comme HAL, sans frais, en parallèle ou après publication dans une revue abonnement.

Combien d’établissements français ont une politique de science ouverte en 2024 ?

Selon le BSO 2024, 57,5 % des établissements d’enseignement supérieur et de recherche français considérés dans le baromètre disposaient d’une politique formalisée de science ouverte en 2024. C’est le premier exercice de suivi de cet indicateur, introduit dans cette édition du baromètre.


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