BTS et BUT en France 2024-2025 : effectifs, taux d’insertion à 6 mois et débouchés par filière
En janvier 2025, 62 % des apprentis de niveau BTS étaient en emploi salarié six mois après leur sortie d’études, contre seulement 41 % pour la voie scolaire — un écart de 21 points qui résume à lui seul les enjeux du choix de filière. Ces chiffres, issus des enquêtes croisées de la DEPP, de la DARES et du dispositif InserJeunes sur la promotion 2024, s’inscrivent dans un contexte d’effectifs en légère transformation : la voie scolaire recule dans les STS, le BUT poursuit sa montée en puissance, et l’apprentissage dans le supérieur franchit le cap des 657 000 apprenants. Ce tableau de bord statistique compile les données officielles disponibles à ce jour pour les candidats, les familles et les conseillers d’orientation.
À la rentrée 2024-2025, 217 700 étudiants sont inscrits en STS sous statut scolaire et 147 900 en IUT pour un BUT. Six mois après la sortie de la promotion 2024, le taux d’emploi salarié atteint 41 % (voie scolaire, CAP-BTS) et 62 % (apprentissage, CAP-BTS) selon la DEPP/DARES. Le BUT affiche 69,2 % d’emploi salarié un an après le diplôme pour sa première promotion (SIES, déc. 2025).
Effectifs STS-BTS 2024-2025 : voie scolaire et apprentissage
Les sections de technicien supérieur (STS), qui délivrent le brevet de technicien supérieur (BTS), demeurent la filière courte post-bac la plus peuplée de France. À la rentrée 2024-2025, le SIES recense 217 700 étudiants sous statut scolaire, un effectif en recul de 0,8 % par rapport à 2023-2024. Cette baisse touche principalement le secteur privé (-2,6 %), tandis que les inscriptions dans les établissements publics restent stables.
Du côté de l’apprentissage, la dynamique reste structurellement positive, mais le rythme ralentit. Au 31 décembre 2024, 657 900 apprentis étudient dans l’enseignement supérieur, en hausse de 3 % sur un an. Près de trois sur dix sont inscrits en STS, soit environ 190 000 apprentis préparant un BTS. Conséquence directe : moins de la moitié des étudiants en STS suivent désormais leur formation en apprentissage, une proportion en légère progression depuis dix ans.
| Voie de formation | Effectif estimé | Évolution 2023-2024 |
|---|---|---|
| Voie scolaire (STS sous statut scolaire) | 217 700 | −0,8 % |
| Apprentissage (STS en alternance) | ~190 000 | +3 % (supérieur global) |
| Total toutes voies (estimation) | ~408 000 | — |
Sources : SIES, Note Flash n°2025-25 (oct. 2025) ; SIES, Note Flash n°2025-21 (sept. 2025) — apprentissage dans l’enseignement supérieur en 2024. L’effectif apprentissage STS est une estimation issue du ratio « près de 3 sur 10 » appliqué au total de 657 900.
Il est à noter que la session 2024 du BTS a enregistré 193 400 candidats, en hausse de 3,7 % par rapport à l’année précédente, avec un taux de réussite de 74,7 %, légèrement en retrait de 0,8 point. Ces deux indicateurs — effectifs inscrits et candidats à l’examen — ne se confondent pas : une partie des inscrits en STS prépare le diplôme sur deux ans sans se présenter à la session intermédiaire.
Effectifs BUT en IUT : la première vague complète
Le bachelor universitaire de technologie (BUT), qui a remplacé le DUT en 2021, entre dans une phase de maturité. À la rentrée 2024-2025, 147 900 étudiants sont inscrits en IUT pour préparer un BUT, soit une progression de +1,7 % par rapport à 2023-2024. C’est aussi la première rentrée permettant d’observer une cohorte complète sur les trois années du cycle, après l’ouverture de la troisième année en 2023.
Deux signaux contrastés méritent attention :
- Les nouveaux entrants (BUT1) augmentent de +2,5 % — signe d’un attrait croissant pour la filière.
- Les inscriptions en deuxième année (BUT2) reculent légèrement de −0,9 %, probablement sous l’effet de réorientations ou de redoublements.
Parmi les nouveaux entrants, plus de quatre sur dix sont des bacheliers technologiques, ce qui confirme la vocation initiale de cette filière. Du côté de l’apprentissage en IUT, le nombre d’apprentis progresse de +3 % en 2024, une dynamique plus mesurée que les années précédentes mais qui porte la part des apprentis à 26 % des étudiants en IUT.
| Indicateur | Valeur | Évolution |
|---|---|---|
| Total inscrits en BUT (IUT) | 147 900 | +1,7 % |
| Nouveaux entrants BUT1 | n.d. | +2,5 % |
| Inscrits BUT2 | n.d. | −0,9 % |
| Part des apprentis en IUT | 26 % | +3 % |
| Bacheliers technologiques parmi les nouveaux entrants | >40 % | — |
Source : SIES, page « Étudiants inscrits en BUT en 2024-2025 » — enseignementsup-recherche.gouv.fr (données publiées en 2025).
Insertion à 6 mois — voie scolaire (promotion 2024)
Le dispositif InserJeunes, piloté conjointement par la DEPP et la DARES, mesure chaque année la situation des sortants de la voie professionnelle six mois après leur diplôme. Pour la promotion 2024 (sortie en juin 2024, situation observée en janvier 2025) :
- Parmi les lycéens professionnels et étudiants de niveau CAP à BTS ne poursuivant pas d’études, 41 % sont en emploi salarié.
- Ce taux est en recul de 3,7 points par rapport à la génération précédente, en lien avec le ralentissement du marché du travail français.
Ce chiffre de 41 % couvre l’ensemble des niveaux CAP à BTS voie scolaire. Pour les seuls diplômés de BTS voie scolaire, les données de l’outil InserJeunes par spécialité indiquent des résultats variables. À titre d’illustration, le BTS Management Commercial Opérationnel affiche 60 % d’emploi salarié six mois après la sortie, toutes voies confondues, selon les données cumulées des sessions 2022-2023 et 2023-2024 publiées sur inserjeunes.education.gouv.fr.
Le recul du taux d’insertion à l’échelle nationale ne doit pas masquer la diversité des résultats selon les spécialités : les BTS à forte composante technique ou de services à la personne résistent mieux que les filières tertiaires généralistes face à un marché du travail plus sélectif.
Insertion à 6 mois — apprentissage (promotion 2024)
Les apprentis de niveau CAP à BTS sortis en 2024 affichent un taux d’emploi salarié de 62 % en janvier 2025, soit six mois après leur sortie d’études. Ce résultat se décompose en 58 % dans le secteur privé et environ 3 % dans le secteur public. Il est en recul de 4 points par rapport à la génération précédente (66 % en 2023), un repli significatif mais qui maintient l’écart avec la voie scolaire à 21 points.
Parmi les spécialités BTS en apprentissage qui affichent les meilleurs taux d’emploi salarié à 6 mois pour la promotion 2024, on peut citer :
- Mécanique et structures métalliques : 70 %
- Services aux personnes / sanitaire et social : 69 %
- Transport, manutention, magasinage : 68 %
Un élément structurel à intégrer dans l’analyse : 39 % des apprentis en dernière année de formation de niveau BTS (année scolaire 2023-2024) sont toujours en études en 2025, en poursuite d’études — un taux en hausse de 1,8 point. Autrement dit, une proportion croissante d’apprentis BTS choisit de continuer vers un Bachelor, une licence professionnelle ou un cycle ingénieur plutôt que d’entrer directement sur le marché du travail. Ce phénomène explique en partie la légère baisse du taux d’insertion : les sortants effectifs sont de plus en plus ceux qui n’ont pas trouvé de poursuite d’études, une sélection qui peut influer sur les résultats.
Insertion des diplômés BUT 2024 : première mesure officielle
La Note Flash SIES n°2025-35 (publiée le 19 décembre 2025) livre les premiers résultats d’insertion pour la promotion BUT 2024, celle qui a obtenu le premier diplôme de three-year cycle complet. Le taux d’emploi salarié en France, mesuré un an après l’obtention du diplôme, s’établit à 69,2 % pour les diplômés ne poursuivant pas d’études. Ce chiffre se situe nettement au-dessus du taux BTS voie scolaire à 6 mois, avec une mesure à horizon temporel différent (12 mois vs 6 mois), ce qui rend la comparaison directe impossible mais illustre le positionnement du BUT sur le marché de l’emploi.
Le clivage le plus marquant concerne le secteur de spécialité :
| Secteur de spécialité | Taux d’emploi salarié |
|---|---|
| Production (chimie, génie industriel, maintenance…) | 78,7 % |
| Services (gestion, informatique, communication…) | 62,6 % |
| Toutes spécialités (moyenne) | 69,2 % |
Source : SIES, Note Flash n°2025-35, « Le taux d’emploi salarié en France des diplômés 2024 de BUT », publiée le 19 décembre 2025.
L’analyse par genre révèle une légère avance des femmes sur l’insertion globale (69,6 % contre 68,9 % pour les hommes). En revanche, les hommes décrochent plus fréquemment un contrat à durée indéterminée (CDI) : 58,4 % contre 45,7 % pour les femmes. L’écart de type de contrat reflète la concentration des femmes dans les spécialités de services, où les CDD et contrats courts sont plus courants.
Comparatif par grandes familles de filières
Pour synthétiser les données disponibles et orienter les choix, le tableau suivant rapproche les indicateurs clés selon la filière et la voie de formation. Les horizons de mesure diffèrent (6 mois pour BTS, 12 mois pour BUT), ce qui empêche toute comparaison stricte mais donne une image d’ensemble fiable.
| Filière / Voie | Effectifs 2024-2025 | Taux emploi salarié | Horizon mesure |
|---|---|---|---|
| BTS voie scolaire (STS) | 217 700 | 41 % | 6 mois (promo 2024) |
| BTS apprentissage (STS) | ~190 000 | 62 % | 6 mois (promo 2024) |
| BUT (IUT) — Production | 147 900 (total) | 78,7 % | 12 mois (promo 2024) |
| BUT (IUT) — Services | — | 62,6 % | 12 mois (promo 2024) |
| BUT (IUT) — toutes spécialités | 147 900 | 69,2 % | 12 mois (promo 2024) |
Ces données s’inscrivent dans un contexte plus large de l’enseignement supérieur français. Pour une vision d’ensemble des effectifs et tendances par filière à la rentrée 2026-2027, voir l’article Chiffres clés de la rentrée universitaire France 2026-2027.
Le portail InserJeunes (DEPP/Éducation nationale) permet de consulter les taux d’emploi salarié par spécialité de BTS ou de BUT, par établissement et par région. Les données sont mises à jour annuellement et présentent les indicateurs à 6 mois pour la voie scolaire comme pour l’apprentissage.
Les sources officielles à consulter pour des données actualisées :
- InserJeunes — insertion des jeunes après une formation en voie professionnelle (DEPP/Éducation nationale)
- Taux d’emploi salarié des diplômés BUT 2024 (SIES/MESRI)
- Effectifs étudiants dans l’enseignement supérieur en 2024-2025 (SIES/MESRI)
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FAQ
Combien d’étudiants sont inscrits en BTS en France en 2024-2025 ?
À la rentrée 2024-2025, les sections de technicien supérieur (STS) accueillent 217 700 étudiants sous statut scolaire, en baisse de 0,8 % par rapport à la rentrée précédente. En ajoutant les apprentis en STS (environ 190 000), le total dépasse 400 000 personnes en formation BTS toutes voies confondues. Ces chiffres proviennent des publications SIES du ministère de l’Enseignement supérieur.
Quel est le taux d’insertion à 6 mois après un BTS en voie scolaire ?
Pour la promotion 2024, 41 % des diplômés de niveau CAP à BTS en voie scolaire ne poursuivant pas d’études sont en emploi salarié en janvier 2025, soit six mois après leur sortie. Ce taux est en recul de 3,7 points par rapport à la génération précédente, en lien avec le ralentissement du marché du travail. Source : DEPP/Éducation nationale, Note d’Information 2025.
Quel est le taux d’insertion à 6 mois après un BTS en apprentissage ?
Les apprentis de niveau CAP à BTS de la promotion 2024 affichent un taux d’emploi salarié de 62 % en janvier 2025 (six mois après leur sortie). Ce taux est en recul de 4 points par rapport à la génération précédente (66 % en 2023) mais reste supérieur de 21 points à la voie scolaire. Source : DEPP/DARES, InserJeunes 2024.
BTS en alternance ou en voie scolaire : quelle voie choisir ?
Sur le critère de l’insertion à 6 mois, l’alternance est nettement plus favorable : 62 % en emploi salarié contre 41 % pour la voie scolaire, soit un écart de 21 points (données DEPP/DARES, promotion 2024). L’apprentissage apporte aussi une expérience professionnelle directe et une rémunération pendant la formation. La voie scolaire reste un point d’entrée accessible lorsque la recherche d’une entreprise d’accueil est difficile, notamment dans certaines spécialités ou zones géographiques peu pourvues en offres d’alternance.
Combien d’étudiants sont inscrits en BUT en 2024-2025 ?
À la rentrée 2024-2025, 147 900 étudiants sont inscrits en IUT pour préparer un BUT, en hausse de 1,7 % par rapport à 2023-2024. Les nouveaux entrants augmentent de 2,5 % tandis que les inscriptions en deuxième année reculent légèrement (-0,9 %). Plus de quatre nouveaux entrants sur dix sont des bacheliers technologiques. Source : SIES, MESRI, 2025.
Quel est le taux d’insertion des diplômés de BUT en 2024 ?
Le taux d’emploi salarié en France de la première promotion de diplômés BUT 2024 (hors poursuite d’études) atteint 69,2 % un an après le diplôme. Les diplômés de spécialités de production s’insèrent davantage (78,7 %) que ceux des spécialités de services (62,6 %). Source : SIES, Note Flash n°2025-35, décembre 2025.
Quelle est la part d’apprentis dans les STS et les IUT en 2024 ?
Au 31 décembre 2024, 657 900 apprentis poursuivent une formation dans l’enseignement supérieur. Parmi eux, environ trois sur dix sont en STS (soit ~190 000 apprentis BTS). En IUT, la part des apprentis représente 26 % des étudiants inscrits en BUT. Source : SIES, Note Flash n°2025-21, septembre 2025.
Les diplômés de BUT peuvent-ils poursuivre vers un cycle ingénieur ?
Oui. Le BUT a été conçu pour faciliter les passerelles vers les écoles d’ingénieurs et les licences professionnelles. Le taux d’insertion de 69,2 % mesuré par le SIES ne concerne que les diplômés ne poursuivant pas d’études : une fraction significative de la promotion 2024 a donc continué vers un cycle ingénieur ou une licence pro, ce qui n’est pas comptabilisé dans ce taux d’insertion.




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