Étiquette : santé tropicale

  • Méthodologie d’une thèse en volcanologie, biodiversité ou santé tropicale à La Réunion (2026)

    Méthodologie d’une thèse en volcanologie, biodiversité ou santé tropicale à La Réunion (2026)

    Préparer une thèse de doctorat en sciences naturelles à La Réunion offre un cadre de recherche exceptionnel : un volcan bouclier parmi les plus actifs de la planète, une biodiversité endémique dense, et des pathogènes tropicaux qui font l’objet d’une surveillance épidémiologique de niveau international. Mais la méthodologie d’une thèse en volcanologie, biodiversité ou santé tropicale à La Réunion ne s’improvise pas. Elle s’inscrit dans des laboratoires aux protocoles établis, des structures fédératives de recherche, et un cadre réglementaire strict — autorisations de terrain, comités d’éthique, déclarations RGPD pour les données médicales.

    Ce guide présente les trois grandes filières de recherche scientifique à l’UR et les spécificités méthodologiques de chacune, pour aider les futurs doctorants à anticiper les démarches dès leur candidature.

    Réponse rapide : Les trois laboratoires majeurs pour les thèses scientifiques à La Réunion sont le Laboratoire GéoSciences Réunion (LGSR, UMR 7154/IPGP, volcanologie et sismologie), l’UMR PVBMT (CIRAD + UR, biodiversité et bioagresseurs tropicaux) et l’UMR PIMIT (INSERM/CNRS/IRD/UR, maladies infectieuses tropicales). Les thèses sont rattachées à l’ED 543 (Sciences, Technologies, Santé). Chaque filière a ses propres exigences d’autorisation de terrain et de comité d’éthique.

    1. Architecture de la recherche scientifique à l’UR

    L’Université de La Réunion organise sa recherche scientifique autour de plusieurs structures fédératives et unités mixtes de recherche (UMR) qui mutualisent les équipements, les financements et les partenariats institutionnels.

    L’OSU-Réunion (Observatoire des Sciences de l’Univers de La Réunion) est la structure fédérative qui regroupe plusieurs laboratoires autour des sciences de la Terre, de l’atmosphère et de l’océan. Il est scientifiquement associé à l’IPGP (Institut de Physique du Globe de Paris) pour ce qui concerne la surveillance volcanique.

    Les thèses en sciences naturelles à l’UR sont majoritairement inscrites à l’École Doctorale Sciences, Technologies, Santé (ED 543), qui couvre la physique, la chimie, les sciences de la Terre, les sciences du vivant et la santé. Les thèses en SHS relèvent de l’ED 541.

    2. Volcanologie et géosciences : le LGSR et l’OVPF

    Le Laboratoire GéoSciences Réunion (LGSR) est intégré dans l’UMR 7154 de l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP). Il a été créé en 1984, lors de la fondation de l’Université de La Réunion, et est situé sur le campus universitaire de Saint-Denis. Ses axes de recherche couvrent :

    • Volcanologie : structure, histoire éruptive et risques des volcans boucliers — le Piton de la Fournaise constitue le terrain d’étude principal.
    • Géophysique / sismologie : dynamique du point chaud de La Réunion et imagerie des profondeurs.
    • Hydrogéologie : cycle de l’eau en milieu volcanique insulaire et tropical.

    Spécificités méthodologiques

    Une thèse en volcanologie à La Réunion mobilise des méthodes de terrain et d’instrumentation précises :

    • Mesures géophysiques in situ : sismomètres, inclinomètres, GPS différentiel, capteurs de déformation, relevés gravimètriques.
    • Cartographie de lave et morphologie éruptive : drones, LiDAR, télédétection satellitaire (Sentinel, COSMO-SkyMed).
    • Géochimie des gaz et des roches : prélèvements en zone éruptive, analyses en laboratoire (spectrométrie de masse, fluorescence X).

    L’accès aux zones actives du Piton de la Fournaise est coordonné avec l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF), antenne réunionnaise de l’IPGP. Toute activité de terrain en zone à risque nécessite une autorisation préfectorale et une coordination avec l’OVPF, qui gère la surveillance en temps réel de l’activité volcanique. Les protocoles de sécurité terrain doivent figurer explicitement dans le chapitre méthodologique de la thèse.

    Pour des informations à jour sur les accès de terrain, consulter directement le site du LGSR à l’UFR Sciences et Technologies.

    3. Biodiversité et bioagresseurs tropicaux : l’UMR PVBMT

    L’UMR PVBMT (Peuplements Végétaux et Bioagresseurs en Milieu Tropical) est une unité mixte de recherche CIRAD / Université de La Réunion fondée en 2003. Elle est localisée au Centre de Protection des Plantes (3P) à Saint-Pierre, dans le Sud de l’île. Son périmètre couvre :

    • La protection des cultures tropicales contre les ravageurs, maladies et adventices.
    • La conservation des forêts natives et la gestion des espèces invasives.
    • La génomique et l’épidémiologie des agents pathogènes émergents des agrosystèmes tropicaux.

    Spécificités méthodologiques

    Les thèses au PVBMT combinent généralement :

    • Prospections de terrain : collecte d’insectes, de champignons pathogènes, d’échantillons végétaux selon des protocoles d’échantillonnage stricts.
    • Analyses moléculaires : séquençage ADN/ARN, phylogénétique, barcoding moléculaire.
    • Modélisation spatiale : cartographie des distributions d’espèces, modèles de distribution potentielle (MaxEnt, BioMod).
    • Expérimentations en conditions contrôlées : serres, cages d’élevage d’insectes, inoculations contrôlées.

    Les collectes d’espèces protégées ou dans des zones du Parc National de La Réunion nécessitent des autorisations spécifiques délivrées par la DREAL Réunion (Direction Régionale de l’Environnement) ou le Parc National. Ces démarches peuvent prendre plusieurs semaines et doivent être anticipées dès la rédaction du projet de thèse.

    Pour des informations sur les axes de recherche actuels, consulter la page PVBMT à l’UFR Sciences et Technologies.

    4. Santé tropicale et maladies infectieuses : l’UMR PIMIT

    L’UMR PIMIT (Processus Infectieux en Milieu Insulaire Tropical) est une unité multi-tutelles associant l’Université de La Réunion, l’INSERM (U1187), le CNRS (9192) et l’IRD (249). Créée en 2015, elle résulte de la fusion du GIS CRVOI (Centre de Recherche et de Veille sur les Maladies Émergentes dans l’Océan Indien, lui-même né en 2007 en réponse à l’épidémie explosive de chikungunya de 2006) et de l’équipe EA4517 GRI. Elle est localisée sur la plateforme CYROI à Saint-Denis.

    Ses axes de recherche portent sur :

    Domaine Maladies / Agents étudiés
    Arboviroses Chikungunya, dengue, Zika, virus transmis par Aedes albopictus
    Infections zoonotiques Leptospirose, maladies à tiques et puces
    Infections respiratoires Infections à potentiel épidémique en contexte insulaire
    Immunopathologie Réponses immunitaires aux infections tropicales

    Spécificités méthodologiques

    Les thèses au PIMIT mobilisent :

    • Surveillance épidémiologique : données de sentinelle, Cire OI (Cellule d’Intervention en Région de Santé Publique France Océan Indien), cohortes de patients.
    • Entomologie médicale : piégeage, comptage et analyses de compétence vectorielle des moustiques.
    • Biologie moléculaire et immunologie : ELISA, PCR, neutralisation virale, cytométrie de flux.
    • Modélisation épidémiologique : modèles compartimentaux (SIR, SEIR), analyse spatiale des foyers.

    Pour l’historique complet du laboratoire et sa présentation officielle, voir la page PIMIT — Historique.

    Les trois laboratoires pour les thèses scientifiques à l’UR :

    5. Éthique et réglementation pour les thèses scientifiques

    Les obligations éthiques varient selon la discipline et le type de données collectées.

    Recherche médicale impliquant des personnes (PIMIT)

    Toute recherche portant sur des personnes humaines à des fins biomédicales est soumise à la loi Jardé (2012) et nécessite un avis préalable du Comité de Protection des Personnes (CPP), même pour les études observationnelles non interventionnelles. Le CHU de La Réunion est le partenaire hospitalier principal pour les cohortes et les prélèvements cliniques.

    Les données médicales collectées sont soumises au RGPD (article 9 : données sensibles relatives à la santé). La déclaration au DPD de l’UR est obligatoire avant toute collecte. Pour les aspects éthiques et RGPD détaillés, voir le guide sur l’éthique de la recherche outre-mer et RGPD.

    Terrain en zone naturelle protégée (PVBMT, LGSR)

    Les collectes en zones du Parc National de La Réunion, les prélèvements de roches dans les zones actives du Piton de la Fournaise et les captures d’espèces faisant l’objet d’une protection nationale ou européenne requièrent des autorisations administratives spécifiques. Ces démarches doivent être intégrées dans le calendrier de la thèse dès la première année.

    Données RGPD dans les thèses scientifiques

    Même dans les disciplines dites « dures », les données de terrain peuvent impliquer des personnes (enquêtes sur les comportements de santé, données d’élevage avec identifiants d’exploitants). Le principe de minimisation des données (ne collecter que ce qui est nécessaire) et la pseudonymisation s’appliquent. Pour les questions méthodologiques liées aux enquêtes en contexte réunionnais, voir l’article sur la méthodologie en contexte créole et insulaire.

    6. Rédiger le chapitre méthodologique d’une thèse scientifique

    Le chapitre méthodologique d’une thèse en sciences naturelles à La Réunion doit impérativement décrire :

    1. Le cadre institutionnel : laboratoire d’accueil, partenariats, financements (ANR, collectivités, contrats CIRAD).
    2. Les sites de terrain : localisation précise, conditions d’accès, autorisations obtenues, protocoles de sécurité.
    3. Les protocoles d’échantillonnage ou de mesure : taille d’échantillon, réplication, périodicité, contrôles.
    4. Les instruments et techniques analytiques : marques, modèles, paramètres, étalonnage.
    5. Le traitement et l’analyse des données : logiciels (R, Python, MATLAB), tests statistiques, seuils de significativité.
    6. Les limites méthodologiques : biais potentiels, contraintes terrain (météo, accès saisonnier), limites de détection.

    Cette structure diffère significativement du chapitre méthodologique d’une thèse en SHS, qui met davantage l’accent sur la posture épistémologique et la relation enquêteur-enquêté. Pour la construction globale d’un protocole de recherche, consultez le guide comment construire un protocole de recherche pour son mémoire.

    Ressource Tesify : Que vous prépariez votre projet de thèse ou que vous rédigiez votre chapitre méthodologique, Tesify vous aide à structurer vos sections, à formuler vos questions de recherche et à organiser vos références bibliographiques selon les standards de votre discipline.

    Questions fréquentes

    Quelle école doctorale accueille les thèses en sciences à l’Université de La Réunion ?

    Les thèses en sciences naturelles, sciences de la vie et santé sont rattachées à l’École Doctorale Sciences, Technologies, Santé (ED 543). Les thèses en sciences humaines et sociales relèvent de l’ED 541 Sciences de l’Homme et de la Société. L’inscription se fait via l’UR pour les deux écoles doctorales.

    Faut-il un avis CPP pour une thèse en santé tropicale à La Réunion ?

    Oui, si la thèse implique des recherches sur des personnes humaines à des fins médicales. La loi Jardé (2012) impose un avis préalable du Comité de Protection des Personnes (CPP), y compris pour les études observationnelles non interventionnelles. Anticiper ce délai dès la première année de thèse.

    Le Piton de la Fournaise est-il accessible librement pour des mesures de terrain ?

    Non. L’accès aux zones péri-volcaniques est réglementé par la Préfecture de La Réunion et le Parc National selon le niveau d’activité. Les doctorants réalisant des mesures de terrain doivent obtenir des autorisations préfectorales et travailler en coordination avec l’OVPF (Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise, antenne de l’IPGP).

    Quelles sont les contraintes éthiques spécifiques aux études sur les arboviroses à La Réunion ?

    Les études impliquant des participants humains (cohortes, prélèvements biologiques) relèvent de la loi Jardé et nécessitent un avis CPP. L’anonymisation des données épidémiologiques est particulièrement critique dans des zones géographiques restreintes où un foyer d’infection peut identifier des domiciles précis. Les données de santé sont des données sensibles au sens de l’article 9 du RGPD.

    Conclusion

    La recherche scientifique à La Réunion offre des terrains d’exception — un volcan actif, une biodiversité insulaire unique, des arboviroses tropicales en évolution constante — mais elle exige une anticipation rigoureuse des protocoles de terrain, des autorisations administratives et des obligations éthiques et réglementaires. Identifier le bon laboratoire d’accueil (LGSR, PVBMT ou PIMIT) et construire un protocole méthodologique conforme dès le projet de thèse sont les deux conditions d’une thèse scientifique réussie à l’UR. Pour les aspects éthiques transversaux, consultez le guide sur l’éthique de la recherche outre-mer et RGPD.

  • Mémoire en santé tropicale à La Réunion : dengue, chikungunya et arboviroses (sujets 2026)

    Mémoire en santé tropicale à La Réunion : dengue, chikungunya et arboviroses (sujets 2026)

    La Réunion est l’un des rares territoires français où les arboviroses — maladies infectieuses transmises par des arthropodes vecteurs, principalement des moustiques — constituent une priorité permanente de santé publique. L’île a connu une première épidémie majeure de chikungunya en 2005-2006 qui a touché une grande partie de la population, et une nouvelle vague épidémique s’est déclarée à partir d’août 2024, avec plus de 33 000 cas recensés depuis le début 2025 selon les données de l’Agence Régionale de Santé Océan Indien (ARS OI). Rédiger un mémoire en santé tropicale à La Réunion sur les arboviroses permet de s’inscrire dans un champ scientifique vivant, ancré dans une recherche de haut niveau portée par l’UMR PIMIT.

    L’Unité Mixte de Recherche PIMIT (Processus Infectieux en Milieu Insulaire Tropical), hébergée sur le site du CYROI (Centre Régional Innovation et Transfert) à Saint-Denis, est née précisément de l’épidémie de chikungunya de 2006. Elle concentre ses travaux sur les arboviroses (chikungunya, dengue, Zika) et la leptospirose, et constitue l’interlocuteur scientifique de référence pour tout mémoire ou thèse portant sur ces pathologies à La Réunion.

    En bref : Un mémoire en santé tropicale sur les arboviroses à La Réunion s’appuie sur les données de surveillance épidémiologique de l’ARS OI et de Santé publique France, les publications de l’UMR PIMIT (site CYROI, Saint-Denis), et éventuellement les données cliniques du CHU de La Réunion. Les approches en épidémiologie descriptive, en santé publique ou en sciences infirmières sont les plus accessibles en master.

    Contexte : La Réunion et les arboviroses

    Aedes albopictus, le moustique tigre, est présent sur l’ensemble de l’île et constitue le principal vecteur des arboviroses réunionnaises. Contrairement à Aedes aegypti, dominant dans les Antilles et en Asie du Sud-Est, Aedes albopictus s’adapte à des altitudes plus élevées et à des densités de population plus faibles, ce qui explique la diffusion de la dengue et du chikungunya dans des communes des Hauts normalement hors de portée de ces maladies.

    L’épidémie de chikungunya de 2005-2006 a transformé la recherche en santé tropicale à La Réunion : elle a conduit à la création du PIMIT en 2007, au développement de systèmes de surveillance renforcés par l’ARS OI et à des collaborations internationales avec l’Institut Pasteur, l’INSERM et des laboratoires de l’océan Indien. La nouvelle épidémie de chikungunya débutée en août 2024 — dont l’analyse génomique a mis en évidence une mutation E1-A226V favorisant l’adaptation au vecteur local — montre que ce cycle n’est pas refermé et que les questions de recherche restent ouvertes.

    Au-delà du chikungunya, la dengue circule de manière endémique à La Réunion avec des pics saisonniers, et la leptospirose (bactériose transmise par les eaux douces en milieu naturel) constitue une troisième pathologie à fort impact local, notamment dans les zones de randonnée des Hauts.

    12 sujets et problématiques pour votre mémoire

    Épidémiologie et surveillance

    • Sujet 1 : La surveillance épidémiologique du chikungunya à La Réunion — dispositifs, acteurs et efficacité du système d’alerte précoce (2024-2025).

      Problématique : Dans quelle mesure le système de surveillance épidémiologique des arboviroses mis en place par l’ARS OI et Santé publique France permet-il une détection précoce et une réponse adaptée aux épidémies de chikungunya à La Réunion ?
    • Sujet 2 : Facteurs socio-environnementaux de la vulnérabilité à la dengue dans les communes péri-urbaines de La Réunion.

      Problématique : Quels déterminants socio-environnementaux (densité de population, gestion des déchets, habitat, altitude) expliquent la variabilité spatiale de l’incidence de la dengue entre communes réunionnaises ?
    • Sujet 3 : La réémergence du chikungunya à La Réunion en 2024-2025 — analyse comparative avec l’épidémie de 2005-2006.

      Problématique : Quelles similitudes et quelles différences épidémiologiques, virologiques et institutionnelles caractérisent les épidémies de chikungunya de 2005-2006 et de 2024-2025 à La Réunion ?
    • Sujet 4 : Co-circulation de la dengue et du chikungunya à La Réunion — enjeux diagnostiques et de prise en charge clinique.

    Lutte antivectorielle et comportements de prévention

    • Sujet 5 : Les campagnes de sensibilisation à la lutte anti-larvaire à La Réunion — efficacité perçue et pratiques effectives des ménages.

      Problématique : Dans quelle mesure les campagnes d’information de l’ARS OI modifient-elles durablement les comportements de gîtes larvaires dans les foyers réunionnais ?
    • Sujet 6 : L’acceptabilité sociale des méthodes alternatives de lutte antivectorielle à La Réunion — moustiques stériles, Wolbachia, larvicides biologiques.

      Problématique : Comment les habitants de La Réunion perçoivent-ils les nouvelles méthodes de contrôle du moustique tigre, et quelles conditions favorisent ou freinent leur acceptation ?
    • Sujet 7 : La lutte antivectorielle en zone urbaine dense (Saint-Denis, Saint-Pierre) vs en zone rurale des Hauts — une comparaison des stratégies et de leurs limites.

    Santé publique, populations et territoire

    • Sujet 8 : Impact des arboviroses sur le système de santé réunionnais — hospitalisations, saturation des urgences et coordination CHU / réseau de soins primaires.

      Problématique : Comment l’épidémie de chikungunya de 2024-2025 a-t-elle affecté l’organisation et la capacité de réponse du système de soins réunionnais ?
    • Sujet 9 : Vulnérabilités des personnes âgées et des nourrissons lors des épidémies d’arboviroses à La Réunion — analyse des données hospitalières.
    • Sujet 10 : Le rôle des travailleurs de santé communautaires dans la prévention des arboviroses dans les quartiers défavorisés de La Réunion.
    • Sujet 11 : Arboviroses et tourisme à La Réunion — impacts sur la fréquentation et communication de crise (2025 : chikungunya + cyclone Garance).

      Note : Ce sujet établit un pont avec les enjeux de tourisme durable analysés dans notre guide sur le mémoire sur le tourisme durable à La Réunion.
    • Sujet 12 : Leptospirose à La Réunion — profils épidémiologiques, expositions à risque (randonnée, agriculture cannière) et prévention.

    Méthodologie et sources de données

    Données épidémiologiques disponibles

    Source Données Accès
    ARS La Réunion Points épidémiologiques hebdomadaires arboviroses, bilans de crise lareunion.ars.sante.fr (libre)
    Santé publique France Données nationales de surveillance, bulletins épidémiologiques hebdomadaires santepubliquefrance.fr (libre)
    UMR PIMIT / CYROI Publications scientifiques sur la virologie et l’épidémiologie des arboviroses pimit.univ-reunion.fr ; PubMed
    CHU de La Réunion Données hospitalières (sur protocole de recherche approuvé) Sur convention de recherche

    Approches méthodologiques recommandées

    Épidémiologie descriptive : Pour les mémoires de santé publique ou de master en épidémiologie, l’analyse des données de surveillance (incidence, distribution spatiale, profils des cas) à partir des publications ARS OI est l’approche la plus accessible. Elle ne nécessite pas d’accès aux données nominatives.

    Enquête déclarative : Pour les sujets sur les comportements (lutte anti-larvaire, recours aux soins, acceptabilité des méthodes alternatives), un questionnaire auto-administré distribué en ligne ou en face à face constitue le cœur de votre collecte. Prévoyez un échantillon de 80 à 150 répondants pour une analyse univariée et bivariée avec SPSS ou R.

    Entretiens qualitatifs : Pour les sujets portant sur les acteurs institutionnels (ARS OI, communes, associations), 8 à 12 entretiens semi-directifs avec des responsables de la lutte antivectorielle, des médecins généralistes ou des agents de santé communautaires permettent une analyse thématique riche.

    Pour construire un protocole méthodologique rigoureux, quel que soit votre approche, notre guide comment construire le protocole de recherche de son mémoire détaille les étapes de validation éthique, de collecte et d’analyse.

    Un mémoire en santé tropicale à La Réunion s’inscrit dans un contexte insulaire que partagent d’autres disciplines. Pour les aspects économiques et agro-environnementaux liés à la filière canne (agriculture, gîtes larvaires, pesticides), notre guide sur le mémoire sur l’économie de la canne à sucre et le développement durable insulaire offre des compléments utiles.

    Éthique et accès aux données sensibles

    Pour tout mémoire impliquant des données de santé individuelles ou des entretiens avec des patients, une déclaration auprès du comité d’éthique compétent est obligatoire. Le CHU de La Réunion dispose d’un comité de protection des personnes (CPP). Pour les questionnaires anonymisés auprès du grand public sur des questions de santé, une déclaration CNIL/RGPD suffit généralement.

    Formulez vos objectifs de recherche avec précision avant d’entamer la collecte en suivant notre guide comment formuler les objectifs de recherche de son mémoire.

    Plan-type pour un mémoire en santé tropicale sur les arboviroses

    1. Introduction : La réémergence des arboviroses à La Réunion (2024-2025) — contexte épidémiologique et enjeux de santé publique
    2. Partie 1 — Revue de littérature : Épidémiologie des arboviroses dans les îles de l’océan Indien ; rôle d’Aedes albopictus ; bilan de l’épidémie 2005-2006 et leçons apprises
    3. Partie 2 — Matériel et méthode : Sources de données, design de l’étude, outils de collecte, analyse statistique ou thématique
    4. Partie 3 — Résultats : Présentation des données épidémiologiques ou des résultats d’enquête
    5. Partie 4 — Discussion : Interprétation, limites, comparaisons avec d’autres terrains insulaires
    6. Conclusion et recommandations de santé publique

    Pour structurer ce plan avec les conventions de votre master, consultez notre guide comment choisir et construire votre plan de mémoire.

    Ressources de référence

    • ARS La Réunion — surveillance épidémiologique des arboviroses, points de situation hebdomadaires
    • UMR PIMIT — Processus Infectieux en Milieu Insulaire Tropical — publications et axes de recherche sur les arboviroses réunionnaises
    • Rezza G. et al. (2007), « Infection with chikungunya virus in Italy: an outbreak in a temperate region », The Lancet — article de référence sur la mutation E1-A226V
    • Santé publique France — Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) sur les arboviroses dans les DOM
    • Fontenille D. & Rodhain F., travaux de référence sur Aedes albopictus et la transmission des arboviroses en zones tempérées et tropicales

    FAQ — Mémoire santé tropicale arboviroses La Réunion

    Quelle est la différence entre un mémoire de master en santé publique et un mémoire en médecine tropicale ?

    Un mémoire de master en santé publique adopte généralement une approche épidémiologique ou de politique de santé, accessible sans formation médicale. Un mémoire en médecine tropicale (master spécialisé ou thèse d’exercice) implique une dimension clinique ou virologique plus marquée, souvent conduit au sein d’une structure hospitalière ou d’un laboratoire comme le PIMIT. Les deux peuvent traiter des arboviroses à La Réunion avec des angles différents.

    Comment accéder aux données épidémiologiques sur les arboviroses à La Réunion ?

    L’ARS La Réunion (lareunion.ars.sante.fr) publie des points épidémiologiques hebdomadaires et des bilans annuels en libre accès. Santé publique France publie des données de surveillance agrégées. Pour des données individuelles, un protocole de recherche validé par un comité d’éthique (CPP) est nécessaire pour accéder aux données du CHU de La Réunion.

    Le PIMIT accepte-t-il des étudiants en master pour des stages de recherche ?

    Oui. L’UMR PIMIT accueille des étudiants en master 2 dans ses équipes. Il convient de contacter directement les chercheurs via le site pimit.univ-reunion.fr en identifiant l’axe de recherche correspondant à votre sujet (arboviroses, leptospirose, virologie). Les stages de M2 constituent souvent le point de départ d’une thèse de doctorat.

    Peut-on rédiger ce mémoire depuis la métropole sans aller à La Réunion ?

    Oui, pour les sujets basés sur l’analyse de données épidémiologiques publiées (ARS OI, Santé publique France, publications PIMIT). Pour les sujets impliquant des entretiens ou des enquêtes de terrain auprès de professionnels de santé ou de populations réunionnaises, un déplacement ou un recours à des enquêteurs relais est nécessaire.

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