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  • 40 Revues Scientifiques Françaises en Accès Ouvert où Publier ou Citer, Classées par Discipline (2026)

    40 Revues Scientifiques Françaises en Accès Ouvert où Publier ou Citer, Classées par Discipline (2026)

    40 Revues Scientifiques Françaises en Accès Ouvert où Publier ou Citer, Classées par Discipline (2026)

    Trouver une revue sérieuse pour publier un premier article ou identifier une source fiable pour un mémoire de master : la tâche est plus difficile qu’il n’y paraît. Entre les plateformes commerciales avec embargo de trois à cinq ans, les revues prédatrices qui imitent les vraies, et les archives ouvertes souvent confondues avec des journaux scientifiques, les étudiants et jeunes chercheurs perdent un temps précieux. La France dispose pourtant d’un tissu remarquable de revues scientifiques en accès ouvert — gratuites à lire, gratuites à citer, et pour beaucoup, gratuites à publier.

    Ce répertoire recense 40 revues francophones en accès ouvert actives en 2026, vérifiées sur leurs plateformes respectives. Elles sont classées par discipline et indiquent clairement le modèle d’accès : voie diamant (gratuit pour l’auteur et le lecteur, immédiat), accès ouvert immédiat sans APC, ou mode freemium (HTML libre, PDF sur abonnement institutionnel). Chaque section distingue les revues — publications périodiques à comité de lecture — des archives ouvertes comme HAL ou DUMAS, qui sont des dépôts de textes et non des revues scientifiques.

    L’essentiel en 3 lignes — Les 40 revues de ce répertoire sont accessibles gratuitement sur quatre infrastructures : Centre Mersenne (mathématiques et sciences, modèle diamant), Comptes Rendus de l’Académie des Sciences (7 séries disciplinaires, diamond OA depuis 2020), OpenEdition Journals (SHS et droit, 407 revues en OA intégral et 203 en freemium) et Érudit (lettres et sciences sociales, partiellement OA). Pour toute revue absente de cette liste, le DOAJ (doaj.org) est la liste blanche internationale de référence.

    Accès ouvert : voie dorée, diamant, verte et freemium

    L’accès ouvert (open access) désigne la diffusion gratuite et permanente des résultats de la recherche sur internet. Toutes les revues OA ne proposent pas le même niveau de gratuité ni les mêmes conditions pour les auteurs. Comprendre ces distinctions évite les mauvaises surprises au moment de soumettre un article ou d’identifier une source pour un travail universitaire.

    Modèle Lecteur Auteur (APC) Exemples français
    Voie diamant Gratuit, immédiat Aucun frais Centre Mersenne, Comptes Rendus
    Voie dorée sans APC Gratuit, immédiat Aucun frais Criminocorpus, Jus Politicum
    Voie dorée avec APC Gratuit, immédiat Payant (souvent 1 500–3 000 €) Certains éditeurs internationaux
    Freemium OpenEdition HTML libre, PDF sur abonnement Aucun frais Genèses, Clio, Droit et Société
    Accès différé (embargo) Gratuit après 1 à 5 ans Variable Revues archivées sur Persée

    Selon le Baromètre de la Science Ouverte publié par le Comité pour la Science Ouverte (ouvrirlascience.fr), la majorité des publications françaises récentes sont désormais accessibles en accès ouvert sous une forme ou une autre. Près de 70 % des revues répertoriées dans le DOAJ n’imposent aucun frais de publication — ce qui invalide l’idée reçue que publier en OA nécessite un paiement de l’auteur. Pour les données détaillées par discipline, voir notre guide sur la science ouverte en France (taux, disciplines, plan national).

    À ne pas confondre avec les archives ouvertes. HAL, DUMAS et theses.fr sont des dépôts institutionnels : les auteurs y versent une version de leur texte (preprint ou postprint), mais ces plateformes n’effectuent aucune évaluation par les pairs. Une archive ouverte et une revue en accès ouvert sont deux objets distincts. Ce répertoire se concentre exclusivement sur les revues dotées d’un processus d’évaluation indépendant.

    Les 4 plateformes françaises de référence

    OpenEdition Journals (anciennement Revues.org)

    Créée en 1999, OpenEdition Journals est la principale infrastructure publique française pour les revues en SHS et en droit. Elle héberge plus de 670 revues, dont 407 en accès ouvert intégral (HTML et PDF libres) et 203 en mode freemium (HTML toujours lisible gratuitement en ligne, PDF réservé aux abonnés institutionnels). Le statut de chaque revue est consultable dans le catalogue public : catalogues.openedition.org/journals. Pour approfondir l’usage pratique d’OpenEdition et d’Érudit, voir notre guide dédié à ces deux plateformes.

    Centre Mersenne

    Héritier du CEDRAM, le Centre Mersenne est la plateforme française d’édition scientifique en accès ouvert diamant pour les mathématiques et les sciences exactes. Il publie plus de 20 revues entièrement gratuites pour les auteurs comme pour les lecteurs, toutes indexées dans le DOAJ et accessibles depuis centre-mersenne.org.

    Comptes Rendus de l’Académie des Sciences

    Depuis 2020, les Comptes Rendus édités par l’Académie des Sciences sont distribués en accès ouvert diamant via le Centre Mersenne : sept séries disciplinaires, aucun APC, licence Creative Commons CC BY 4.0, accès immédiat et permanent. C’est l’un des rares exemples au monde d’une revue nationale pluridisciplinaire entièrement passée au modèle diamant.

    Érudit

    Plateforme franco-québécoise fondée en 1998, Érudit héberge des revues publiées en français au Québec et, pour certaines, en collaboration avec des institutions françaises. Trois revues supplémentaires ont rejoint l’accès ouvert immédiat en 2026. Pour compléter la recherche documentaire au-delà des revues, consulter notre liste des 23 bases de données scientifiques gratuites pour votre mémoire.

    Les quatre plateformes françaises de référence pour les revues scientifiques en accès ouvert : OpenEdition, Centre Mersenne, Comptes Rendus et Érudit
    Les quatre infrastructures publiques françaises pour l’édition en accès ouvert : OpenEdition (SHS/droit), Centre Mersenne (mathématiques), Comptes Rendus (pluridisciplinaire, voie diamant) et Érudit (franco-québécois)

    1. Mathématiques et sciences formelles — 8 revues (Centre Mersenne, voie diamant)

    Toutes les revues de ce groupe sont publiées par le Centre Mersenne en accès ouvert diamant : aucun frais pour l’auteur, aucun abonnement pour le lecteur, accès immédiat et permanent. Elles sont portées par des institutions françaises — universités, CNRS, sociétés savantes.

    # Revue Domaine précis Institution porteuse
    1 Annales de l’Institut Fourier Mathématiques (toutes branches) Institut Fourier, Univ. Grenoble Alpes
    2 Annales de la Faculté des Sciences de Toulouse — Mathématiques Mathématiques pures et appliquées Université Toulouse III
    3 Annales Henri Lebesgue Mathématiques, haut niveau Universités de Rennes et Bretagne
    4 Journal de l’École polytechnique — Mathématiques (e-ISSN 2270-518X) Recherche mathématique fondamentale École Polytechnique
    5 Journal de Théorie des Nombres de Bordeaux Théorie des nombres Université de Bordeaux
    6 Confluentes Mathematici Mathématiques pures et physique mathématique Université Lyon 1 / ICJ
    7 Annales mathématiques Blaise Pascal Mathématiques pures et appliquées Université Clermont-Auvergne
    8 SMAI Journal of Computational Mathematics Mathématiques computationnelles SMAI (Société de Mathématiques Appliquées et Industrielles)

    Le Centre Mersenne héberge également des revues en physique mathématique, en intelligence artificielle (Revue ouverte d’intelligence artificielle) et en écologie statistique (Journal of Statistical Ecology). La liste complète est disponible sur centre-mersenne.org.

    2. Sciences de la nature et de l’ingénieur — 7 revues (Comptes Rendus, voie diamant)

    Les sept séries des Comptes Rendus de l’Académie des Sciences forment un ensemble sans équivalent en France : des revues disciplinaires éditées par l’Académie des Sciences, passées au modèle diamant en 2020, sous licence CC BY 4.0, avec DOI systématique et indexation internationale.

    # Série Domaine Modèle
    9 Comptes Rendus. Mathématique Mathématiques Diamant / CC BY 4.0
    10 Comptes Rendus. Physique Physique et astrophysique Diamant / CC BY 4.0
    11 Comptes Rendus. Chimie Chimie Diamant / CC BY 4.0
    12 Comptes Rendus. Mécanique Mécanique des fluides et des solides Diamant / CC BY 4.0
    13 Comptes Rendus. Géoscience Sciences de la Terre et de l’environnement Diamant / CC BY 4.0
    14 Comptes Rendus. Biologies Sciences de la vie Diamant / CC BY 4.0
    15 Comptes Rendus. Palevol Paléontologie et évolution Diamant / CC BY 4.0

    Ces sept séries acceptent les articles en français et en anglais, et sont indexées dans Web of Science, Scopus et le DOAJ. La soumission se fait via le Centre Mersenne, sans aucun frais de traitement.

    3. Sciences humaines et sociales — 10 revues (OpenEdition Journals)

    Les revues ci-dessous sont hébergées sur OpenEdition Journals. La colonne Accès distingue les revues en OA intégral (HTML et PDF librement téléchargeables) des revues en mode freemium (HTML toujours lisible en ligne gratuitement ; PDF uniquement via bibliothèque universitaire abonnée). Dans les deux cas, lire et citer ces revues est gratuit. Pour les archives des anciennes revues SHS françaises, Persée constitue un complément précieux : voir notre guide Persée pour la recherche académique.

    # Revue Domaine Éditeur Accès
    16 Revue française de pédagogie Sciences de l’éducation ENS Éditions / INRP OA intégral
    17 Criminocorpus Histoire de la justice et du droit pénal CESDIP / CNRS OA intégral
    18 Champ pénal / Penal field Criminologie et sociologie pénale Société de criminologie OA intégral
    19 Tracés. Revue de Sciences humaines SHS interdisciplinaires ENS de Lyon OA intégral
    20 Mots. Les langages du politique Linguistique et science politique ENS Éditions OA intégral
    21 Temporalités. Revue de sciences sociales et humaines Sociologie du temps GDR Temporalités / OpenEdition OA intégral
    22 Clio. Femmes, Genre, Histoire Histoire du genre Presses Universitaires du Midi Freemium
    23 Genèses. Sciences sociales et histoire SHS historiques interdisciplinaires Belin / EHESS Freemium
    24 Histoire de l’éducation Histoire de l’éducation ENS Éditions / INRP OA intégral
    25 Enquête. Anthropologie, Histoire, Sociologie Anthropologie et sociologie EHESS Marseille OA intégral

    4. Droit et sciences juridiques — 6 revues

    La France dispose d’un réseau actif de revues juridiques en accès ouvert, recensées par le Portail Universitaire du Droit (univ-droit.fr), qui maintient la liste exhaustive des revues en voie dorée. Les six revues sélectionnées ici figurent sur OpenEdition ou sur des plateformes institutionnelles françaises.

    # Revue Domaine Éditeur / Plateforme Accès
    26 Jus Politicum Droit constitutionnel comparé Université Paris II / OpenEdition OA intégral
    27 La Revue des Droits de l’Homme Droits fondamentaux internationaux Univ. Paris Nanterre / OpenEdition OA intégral
    28 Droits fondamentaux Droits et libertés fondamentaux Université Paris Cité OA intégral
    29 Droit et Cultures Droit comparé et sciences sociales Univ. Paris Nanterre / OpenEdition OA intégral
    30 Droit et Société Sociologie du droit LGDJ / OpenEdition Freemium
    31 Titre VII Droit constitutionnel Conseil constitutionnel OA intégral (publication officielle)

    Titre VII est la revue du Conseil constitutionnel français, accessible intégralement sur le site institutionnel. Elle publie des analyses de jurisprudence constitutionnelle et des études doctrinales, et constitue une source primaire d’autorité pour les travaux en droit public français. Pour les signaux permettant de distinguer une revue juridique légitime d’une revue prédatrice, voir notre guide sur les revues prédatrices.

    5. Économie et gestion — 3 revues

    # Revue Domaine Éditeur / Plateforme Accès
    32 Économie et Statistique / Economics and Statistics (e-ISSN 1777-5574) Économie appliquée, statistiques descriptives INSEE — site insee.fr OA intégral (publication publique)
    33 Œconomia. History, Methodology, Philosophy Histoire et épistémologie de la pensée économique ESCP Europe / OpenEdition OA intégral
    34 Revue de l’OFCE — Observation et diagnostics économiques Économie politique, conjoncture macroéconomique OFCE / Sciences Po / OpenEdition Freemium

    Économie et Statistique, publiée par l’INSEE, est accessible librement sur le site de l’institut. Elle publie simultanément les articles en français et en anglais dans sa version électronique, ce qui en fait une source de premier rang pour les travaux empiriques sur l’économie française. Son e-ISSN 1777-5574 est vérifiable sur le portail ISSN international.

    6. Santé et sciences médicales — 3 revues

    L’édition médicale française reste davantage orientée vers les modèles commerciaux que les SHS. Ces trois revues constituent des exceptions notables, portées par des institutions publiques ou des sociétés savantes.

    # Revue Domaine Éditeur / Plateforme Accès
    35 Médecine Tropicale et Santé Internationale Médecine tropicale et santé mondiale Société française de médecine tropicale et de santé internationale OA intégral
    36 Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire (BEH) Épidémiologie et santé publique Santé Publique France OA intégral (publication officielle)
    37 Anthropologie et Santé Anthropologie médicale et santé globale AMADES / OpenEdition OA intégral

    Le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire est une publication officielle de l’agence nationale Santé Publique France. C’est une source primaire de référence pour les travaux en santé publique, épidémiologie et politique de santé. Anthropologie et Santé constitue un pont entre les méthodes qualitatives SHS et les problématiques de santé globale.

    7. Lettres, arts et culture — 3 revues

    # Revue Domaine Éditeur / Plateforme Accès
    38 Tangence Littérature et arts (francophone) UQAR / UQTR — Érudit OA intégral depuis 2026
    39 RACAR. Revue d’art canadienne / Canadian Art Review Histoire de l’art et études visuelles AAUC — Érudit OA intégral depuis 2026
    40 CeROArt. Conservation, Exposition, Restauration d’Oeuvres d’Art Conservation-restauration, muséologie CeROArt / OpenEdition OA intégral

    Tangence et RACAR sont des revues québécoises publiées en français ou bilingues : leur contenu est pleinement pertinent pour les étudiants français en lettres, arts et histoire de l’art, mais leurs institutions de tutelle sont canadiennes. Toutes deux ont rejoint l’accès ouvert immédiat en 2026 via Érudit.

    Évaluer une revue OA avant de l’utiliser ou d’y soumettre

    L’essor de l’accès ouvert a, par effet secondaire, facilité la prolifération de revues prédatrices qui imitent les revues légitimes sur la forme — site soigné, numéros d’ISSN, noms de comités — sans respecter leurs pratiques éditoriales. Trois vérifications suffisent avant toute décision.

    Vérifier la présence dans les listes blanches

    Le DOAJ (doaj.org) indexe les revues OA satisfaisant un cahier des charges éditorial strict : comité de lecture par les pairs, ISSN vérifié, transparence des frais de publication. Une revue référencée dans le DOAJ est un signal fort de légitimité. En France, Mir@bel (reseau-mirabel.info) recense spécifiquement les revues françaises et leur statut DOAJ. Sur OpenEdition, le catalogue public affiche le statut d’accès et l’existence d’un processus d’évaluation revue par revue.

    Appliquer la démarche Think·Check·Submit

    Le protocole Think·Check·Submit propose une série de questions rapides : l’éditeur est-il identifiable et joignable ? Le comité de rédaction liste-t-il des chercheurs avec affiliations vérifiables ? La revue possède-t-elle un ISSN confirmé sur le portail ISSN officiel ? Toutes les revues de ce répertoire répondent à ces critères.

    Contrôler l’indexation et la continuité éditoriale

    Une revue légitime est indexée dans au moins un agrégateur reconnu : DOAJ, Web of Science, Scopus, PubMed ou ERIH Plus pour les SHS. La continuité éditoriale — plusieurs années de numéros publiés régulièrement, archives accessibles — est un indicateur de fiabilité complémentaire. Pour un guide détaillé sur les 10 signaux d’alerte des revues prédatrices, voir notre article dédié avec la checklist Think-Check-Submit.

    Grille d'évaluation d'une revue scientifique en accès ouvert : vérification du comité de lecture, de l'ISSN et de la présence dans le DOAJ
    Évaluer une revue OA : vérifier sa présence dans le DOAJ, son comité de lecture identifiable, son ISSN certifié et sa continuité éditoriale — trois étapes pour éviter les revues prédatrices

    Comment citer un article issu d’une revue en accès ouvert

    La citation d’un article en accès ouvert suit exactement les mêmes normes bibliographiques qu’un article commercial. Le fait que l’article soit gratuit ne modifie ni le format ni les éléments obligatoires. En APA 7 :

    Dupont, M., et Martin, S. (2024). Titre de l’article. Nom de la Revue, 12(3), 45–67. https://doi.org/10.xxxx/xxxxx

    Trois points pratiques à retenir :

    • DOI plutôt qu’URL de plateforme. Le DOI est un identifiant permanent : il renvoie vers l’article même si la plateforme migre vers un autre nom de domaine. Les Comptes Rendus, les revues Centre Mersenne et la plupart des revues OpenEdition attribuent systématiquement un DOI. Vérifiez-le dans la notice de l’article avant de copier une URL.
    • Pas de mention « accès libre » en APA 7. Le statut OA n’apparaît pas dans la référence bibliographique standard. La licence Creative Commons peut être mentionnée en note si le contexte de réutilisation le justifie.
    • Date de consultation. Elle s’ajoute uniquement pour les documents susceptibles de changer (pages web sans DOI, rapports institutionnels non versionnés). Pour un article de revue avec DOI, elle est inutile.

    Pour une présentation complète des normes APA 7, leurs formats et leurs exemples pour chaque type de source (article, ouvrage, rapport institutionnel, page web), notre guide Normes APA 7e édition en 2026 détaille la méthode de citation complète. Si vous envisagez de transformer votre mémoire en article pour l’une de ces revues, notre guide comment transformer son mémoire en article scientifique publiable détaille la restructuration en format IMRaD, le choix de la revue cible et la rédaction de la lettre de soumission.

    FAQ — Revues scientifiques françaises en accès ouvert

    Quelle est la différence entre une archive ouverte (HAL) et une revue en accès ouvert ?

    HAL, DUMAS et theses.fr sont des dépôts institutionnels : les auteurs y versent leurs textes (preprints ou postprints) sans qu’aucune évaluation par les pairs indépendante n’y soit effectuée. Une revue en accès ouvert est un périodique doté d’un comité de lecture qui évalue et sélectionne les articles avant publication. Pour citer dans un mémoire, préférez toujours la version publiée dans une revue à comité de lecture — dont le DOI figure souvent dans la notice HAL associée.

    Qu’est-ce que le mode freemium d’OpenEdition et est-ce vraiment gratuit pour un étudiant ?

    En mode freemium, la version HTML d’un article est toujours accessible gratuitement en ligne sur journals.openedition.org, sans inscription ni abonnement. Le téléchargement du fichier PDF ou ePub nécessite un accès via une bibliothèque universitaire abonnée. Pour un étudiant souhaitant lire et citer un article, le mode freemium est donc gratuit en pratique : lire l’article en ligne dans le navigateur est toujours possible. La restriction concerne uniquement l’export du fichier hors de la plateforme.

    Peut-on soumettre un article aux Comptes Rendus de l’Académie des Sciences sans être affilié à l’Académie ?

    Oui. Depuis la réforme de 2020, les sept séries des Comptes Rendus acceptent des soumissions directes de tout chercheur affilié à une institution, sans parrainage d’un académicien. Les articles sont évalués par le processus classique de revue par les pairs. La soumission se fait via le Centre Mersenne, sans frais de publication. Les articles sont acceptés en français et en anglais.

    Comment vérifier qu’un ISSN est authentique avant de citer une revue ?

    Le portail officiel ISSN (portal.issn.org) permet de rechercher gratuitement tout ISSN et d’obtenir les métadonnées associées : titre de la revue, éditeur, pays et historique. Si un ISSN ne renvoie à aucune notice, ou si les métadonnées ne correspondent pas à la revue consultée, il s’agit d’un signal d’alerte fort. Les revues prédatrices utilisent parfois des ISSN invalides ou empruntés à d’autres publications légitimes.

    Où trouver d’autres revues OA françaises au-delà de cette liste de 40 ?

    Quatre outils complémentaires : (1) le DOAJ (doaj.org), filtrable par langue française, pays de publication et présence ou absence d’APC ; (2) Mir@bel (reseau-mirabel.info), qui recense spécifiquement les revues françaises et leur statut dans le DOAJ ; (3) le catalogue OpenEdition (catalogues.openedition.org/journals), avec 407 revues en OA intégral et 203 en freemium, filtrables par discipline ; (4) la liste complète des revues Centre Mersenne (centre-mersenne.org) pour les mathématiques et les sciences exactes.

    Les revues de ce répertoire sont-elles reconnues dans les dossiers de candidature en doctorat ?

    Oui, pour la grande majorité. Les Comptes Rendus de l’Académie des Sciences sont indexés dans Web of Science et Scopus. Les revues Centre Mersenne (Annales de l’Institut Fourier, Journal de Théorie des Nombres de Bordeaux) ont une réputation internationale en mathématiques. Les revues OpenEdition sont référencées dans ERIH Plus et reconnues par les commissions de recrutement françaises. Un article dans Jus Politicum, Criminocorpus ou Champ pénal est valorisé dans les dossiers de recrutement académique en droit, histoire et sciences sociales.

    Préparer un article à partir de votre mémoire

    Certaines de ces 40 revues constituent des débouchés naturels pour un mémoire de master bien structuré. Tesify vous aide à reformuler votre problématique au format IMRaD, à identifier la revue la plus adaptée à votre sujet et à gagner du temps sur la mise en forme bibliographique. Essayer Tesify gratuitement →

  • Revues prédatrices 2026 : 10 signaux d’alerte et la checklist Think-Check-Submit pour protéger son mémoire

    Revues prédatrices 2026 : 10 signaux d’alerte et la checklist Think-Check-Submit pour protéger son mémoire

    Revues prédatrices 2026 : 10 signaux d’alerte et la checklist Think-Check-Submit pour protéger son mémoire

    Un courriel arrive dans votre boîte de réception : « Chère chercheuse, votre profil académique nous impressionne — soumettez votre article d’ici 72 heures et il sera publié en 14 jours. » Ce type de sollicitation, reçu chaque semaine par des milliers d’étudiants en master et de jeunes doctorants, est la signature classique des revues prédatrices comment les repérer 2026 — une compétence désormais indispensable pour quiconque souhaite valoriser ses travaux de recherche sans compromettre sa crédibilité. En février 2026, la base Cabells Predatory Reports a franchi le cap des 20 000 titres répertoriés : le phénomène ne ralentit pas.

    Pour un étudiant en master ou un doctorant qui veut transformer les résultats de son mémoire en publication, se tromper de revue n’est pas anodin. Une publication dans une revue prédatrice peut vider un budget de recherche, vous faire perdre vos droits d’auteur et ternir durablement votre dossier académique face à un jury de thèse ou un comité de recrutement. Ce guide vous donne 10 signaux d’alerte précis, la méthode officielle Think·Check·Submit et un panorama des plateformes francophones de confiance où publier sereinement.

    Réponse rapide — Revues prédatrices : comment les repérer en 2026

    Une revue prédatrice simule un processus d’évaluation par les pairs pour percevoir des frais de publication (APC) sans garantir de qualité scientifique. Pour éviter le piège : appliquez la checklist Think·Check·Submit, vérifiez l’indexation dans le DOAJ, et refusez toute sollicitation non sollicitée promettant une publication express.

    Qu’est-ce qu’une revue prédatrice ?

    Le terme « revue prédatrice » (predatory journal en anglais) désigne une publication qui imite les attributs d’une revue scientifique légitime — ISSN, comité éditorial affiché, portail de soumission en ligne — sans garantir un véritable processus d’évaluation par les pairs. Le modèle économique repose sur les Article Processing Charges (APC) : l’auteur paie pour que son texte soit mis en ligne, indépendamment de sa qualité ou de son intérêt scientifique.

    Ce phénomène s’est amplifié avec l’essor du mouvement Open Access des années 2000-2010. Si la grande majorité des revues en libre accès sont rigoureuses et indexées dans des bases reconnues, des acteurs opportunistes ont exploité ce modèle pour créer des milliers de titres sans comité éditorial réel. La liste Beall, créée par le bibliothécaire américain Jeffrey Beall, était longtemps la référence de détection avant sa fermeture en janvier 2017. Depuis, plusieurs approches coexistent : les listes noires maintenues par Cabells, et surtout les listes blanches — stratégie inverse qui consiste à ne faire confiance qu’aux revues indexées dans des bases reconnues.

    Les revues prédatrices touchent toutes les disciplines : sciences de la vie, médecine, ingénierie, mais aussi sciences humaines et sociales. Un étudiant en master qui souhaite valoriser ses résultats dans une revue à comité de lecture est particulièrement exposé, car il manque souvent de réseau pour identifier les titres de référence dans son champ.

    10 signaux pour repérer les revues prédatrices en 2026

    L’identification d’une revue prédatrice repose sur un faisceau d’indices. Voici les dix signaux les plus fiables, du plus évident au plus subtil.

    1. Sollicitation non sollicitée par courriel

    Ce que l’on voit : un e-mail flatteur arrive « à froid », sans que vous ayez préalablement soumis quoi que ce soit. L’objet est souvent du type : « Votre récent travail sur [thématique] correspond parfaitement à notre revue — soumettez avant vendredi. »
    Conseil : aucune revue sérieuse ne démarche à froid des auteurs inconnus. Ignorez ou signalez ce type de message.

    2. Promesse de publication express

    Ce que l’on voit : des délais de 7, 14 ou 21 jours sont annoncés pour l’ensemble du processus de révision et de publication. Un vrai peer review rigoureux prend plusieurs mois dans les revues sérieuses.
    Conseil : comparez avec les délais moyens publiés sur le site de la revue — une revue transparente les indique explicitement.

    3. Titre mimétique ou nom trompeur

    Ce que l’on voit : des noms proches de revues réputées (International Journal of Science and Technology, World Journal of Medicine), parfois avec un ISSN différent mais une présentation visuelle copiée.
    Conseil : cherchez le titre exact dans le DOAJ ou dans Scimago pour confirmer son identité.

    4. Absence dans les bases indexées reconnues

    Ce que l’on voit : la revue n’apparaît ni dans PubMed, ni dans Scopus, ni dans Web of Science, ni dans le DOAJ.
    Conseil : l’absence d’indexation dans au moins une base reconnue est un signal majeur. Une revue légitime en SHS peut être absente de PubMed mais doit figurer dans Scopus ou le DOAJ.

    5. Frais de publication opaques ou révélés tardivement

    Ce que l’on voit : les APC ne sont mentionnés nulle part avant la soumission, ou sont dévoilés seulement après acceptation de l’article — lorsque l’auteur se sent moralement tenu de payer.
    Conseil : toute revue sérieuse affiche ses frais de manière transparente avant la soumission, dans la rubrique Author Guidelines ou Publication fees.

    6. Comité éditorial fictif ou invérifiable

    Ce que l’on voit : des noms de chercheurs figurent au comité sans leur accord réel, ou les membres ne sont pas liés à des institutions vérifiables. Les liens vers leurs profils mènent à des pages inexistantes.
    Conseil : cherchez deux ou trois membres du comité sur Google Scholar ou ORCID pour confirmer leur existence et leur affiliation institutionnelle.

    7. Site web négligé ou incohérent

    Ce que l’on voit : fautes d’orthographe répétées, liens brisés, mise en page bâclée, mentions légales absentes, domaine enregistré récemment avec un hébergement générique.
    Conseil : un site soigné ne garantit pas la légitimité, mais un site négligé est un signal fort à ne pas ignorer.

    8. Portée thématique excessivement large

    Ce que l’on voit : la revue se déclare ouverte à tous les domaines — médecine, physique, droit, ingénierie — sans aucune spécialisation affichée.
    Conseil : les rares revues multidisciplinaires légitimes (PLOS ONE, Nature Communications) se distinguent par leur sélectivité et leur indexation rigoureuse dans Scopus ou Web of Science.

    9. Absence de politique de rétractation

    Ce que l’on voit : le site ne mentionne aucune procédure de correction ou de rétractation en cas d’article erroné ou frauduleux.
    Conseil : c’est un critère explicite du COPE (Committee on Publication Ethics). Vérifiez la présence d’une rubrique Corrections and Retractions ou Erratum.

    10. Politique de droits d’auteur absente ou abusive

    Ce que l’on voit : la revue ne précise pas quelle licence s’applique aux articles publiés, ou réclame une cession totale et irrévocable de vos droits sans contrepartie claire.
    Conseil : une revue légitime en Open Access publie sous licence Creative Commons (généralement CC-BY ou CC-BY-NC). Lisez les conditions avant de signer quoi que ce soit.

    La checklist officielle Think·Check·Submit

    Lancée en 2015 par un consortium réunissant le COPE, le DOAJ, l’ISSN, l’OASPA et d’autres organismes internationaux, la démarche Think·Check·Submit structure l’évaluation d’une revue en trois étapes, disponibles en plus de 40 langues.

    Checklist Think·Check·Submit en français — étape Réfléchissez : questions pour évaluer si vous connaissez la revue visée avant de soumettre votre article
    Source : Think·Check·Submit — version française (consortium COPE, DOAJ, ISSN, OASPA)

    Étape 1 — Réfléchissez (Think)

    Avez-vous déjà publié ou lu des articles dans cette revue ? Des collègues ou votre directeur de recherche la connaissent-ils ? La revue figure-t-elle dans des listes de lecture recommandées par votre université ? Si la réponse est non à l’ensemble de ces questions, passez impérativement aux vérifications suivantes.

    Étape 2 — Vérifiez (Check)

    Passez en revue les points suivants directement sur le site officiel de la revue :

    • La revue est-elle indexée dans le DOAJ ou dans une base reconnue de votre discipline ?
    • Peut-on contacter la rédaction via une adresse postale réelle et un courriel institutionnel ?
    • Les membres du comité de rédaction sont-ils nommés, affiliés à des institutions identifiables et vérifiables en ligne ?
    • Le processus de peer review est-il décrit en détail (type de révision, délais moyens) ?
    • Les frais de publication (APC) sont-ils indiqués clairement avant la soumission ?
    • La politique de droits d’auteur est-elle explicite et conforme aux standards internationaux ?
    • Une politique de rétractation et de correction est-elle publiée sur le site ?

    Étape 3 — Soumettez (Submit)

    Si vous avez répondu positivement à l’ensemble des critères ci-dessus, vous pouvez soumettre votre article en confiance. En cas de doute persistant sur un seul point, demandez l’avis de votre directeur de mémoire ou du service de documentation (SCD) de votre université avant d’envoyer quoi que ce soit.

    Bon à savoir : Think·Check·Submit propose également une version dédiée aux conférences, Think·Check·Attend, car certains colloques pratiquent aussi des logiques prédatrices (frais d’inscription élevés, actes non indexés). Si vous souhaitez présenter une communication, appliquez la même rigueur de vérification.
    1
    Réfléchissez
    Connaissez-vous la revue ? Votre directeur la reconnaît-il ? Est-elle recommandée par votre université ?

    2
    Vérifiez
    DOAJ, Scopus, comité éditorial vérifiable, APC transparents avant soumission, politique de rétractation.

    3
    Soumettez
    Tous les critères validés ? Soumettez en confiance. Un doute ? Consultez votre SCD avant d’envoyer.

    Source : Think·Check·Submit — version française (consortium COPE, DOAJ, ISSN, OASPA)

    Listes blanches : DOAJ, Scimago, OpenEdition

    Plutôt que de surveiller des listes noires difficiles à tenir à jour, les bibliothécaires académiques recommandent l’approche par liste blanche : ne soumettre que dans des revues indexées dans au moins une base reconnue. Voici les principaux répertoires de référence.

    Base / Répertoire Portée Critères d’admission Accès
    DOAJ Open Access, toutes disciplines Peer review, transparence APC, licence ouverte Gratuit
    Scopus Sciences, SHS, arts Comité éditorial international, régularité de parution Payant (BU)
    Scimago (SJR) Indexation Scopus + quartile Q1–Q4 Basé sur Scopus ; affiche le rang de la revue Gratuit
    OpenEdition Journals SHS francophones Comité éditorial vérifié, infrastructure publique française Gratuit
    Cairn.info SHS francophones Partenariat avec éditeurs reconnus (PUF, La Découverte…) Payant (BU)
    Persée Archives SHS françaises Revues académiques françaises patrimoniales numérisées Gratuit

    Pour les disciplines scientifiques et médicales, vérifiez également l’indexation dans PubMed/MEDLINE (sciences de la vie et santé) ou dans les bases disciplinaires propres à votre champ : ERIC pour les sciences de l’éducation, EconLit pour l’économie, PsycINFO pour la psychologie. Une revue absente de toutes ces bases mérite une vérification approfondie avant toute soumission.

    L’outil complémentaire Compass to Publish, développé en 2020 par l’Université de Liège, mesure la fiabilité d’une revue en libre accès à travers 26 critères pondérés. Accessible gratuitement en ligne, il est particulièrement utile pour évaluer des revues en Open Access qui ne sont pas encore indexées dans le DOAJ mais qui semblent sérieuses.

    Où publier son article issu du mémoire en toute sécurité

    Un mémoire de master contient souvent des résultats originaux qui méritent d’être diffusés au-delà du jury de soutenance. Voici les voies les plus adaptées aux étudiants et jeunes chercheurs francophones.

    Étape zéro : déposer sur HAL ou DUMAS

    La première action, gratuite et immédiate, consiste à déposer votre mémoire sur HAL (Hyper Articles en Ligne) ou sur DUMAS (Dépôt Universitaire de Mémoires Après Soutenance). Ce n’est pas une publication dans une revue à comité de lecture, mais cela donne une visibilité pérenne, un lien citable et une date certaine à vos travaux. Consultez notre guide détaillé sur comment publier son mémoire sur HAL et DUMAS pour la procédure complète, étape par étape.

    Revues étudiantes et juniors à comité de lecture

    Plusieurs revues sont spécifiquement ouvertes aux travaux d’étudiants ou de jeunes chercheurs. En sciences humaines et sociales, MIMMOC (Mémoire(s), identité(s), marginalité(s), Université de Poitiers), Regards Étudiants sur l’Europe ou Revue de gestion des ressources humaines acceptent des articles issus de masters. Toutes figurent sur OpenEdition ou Cairn, ce qui garantit leur sérieux.

    Transformer le mémoire en article de revue classique

    Si vos résultats sont suffisamment robustes, votre directeur de mémoire peut vous accompagner pour soumettre un article condensé (généralement 6 000 à 10 000 mots selon la revue cible) à une revue disciplinaire de référence. Commencez par des revues de quartile Q3 ou Q4 sur Scimago, dont les taux d’acceptation sont plus accessibles pour un premier article, puis visez des titres plus sélectifs au fil de votre parcours doctoral.

    OpenEdition Journals pour les SHS

    OpenEdition Journals héberge plus de 552 revues francophones en libre accès dans les domaines des sciences humaines et sociales, sans frais de publication pour les auteurs. C’est la voie naturelle pour les travaux en lettres, histoire, sociologie, anthropologie, sciences de l’information ou sciences de l’éducation.

    Soigner la bibliographie avant toute soumission

    Avant de cibler une revue, assurez-vous que vos références respectent les normes éditoriales attendues. Le guide complet des normes APA 7e édition couvre l’ensemble des cas de figure, des articles de revue aux sources numériques. Pour gérer votre corpus bibliographique sans risque d’erreur ou d’oubli, notre guide Zotero pour le mémoire et la thèse vous accompagne pas à pas.

    Utiliser Tesify pour préparer votre article

    Passer d’un mémoire de 80 pages à un article académique de 7 000 mots impose de reformuler, condenser et restructurer — tout en vérifiant que les passages issus de votre mémoire ne tombent pas dans l’auto-plagiat. Tesify assiste cette transformation : l’outil analyse votre mémoire, propose un plan d’article conforme aux standards des comités éditoriaux et identifie les sections à reformuler pour garantir l’originalité de votre soumission.

    Questions fréquentes

    Une revue en Open Access est-elle forcément prédatrice ?

    Non, absolument pas. La grande majorité des revues prédatrices usurpent le modèle Open Access, mais l’Open Access en lui-même est un mouvement légitime et bénéfique pour la science. Des revues comme PLOS ONE, les revues OpenEdition ou celles indexées dans le DOAJ sont en accès ouvert ET scientifiquement rigoureuses. Le critère déterminant n’est pas le modèle de financement, mais la qualité du processus de révision par les pairs et la transparence de la revue.

    Comment vérifier rapidement si une revue est indexée dans le DOAJ ?

    Rendez-vous sur doaj.org et saisissez le titre exact de la revue ou son ISSN dans la barre de recherche. Si la revue n’apparaît pas, elle n’est pas indexée. Vous pouvez affiner la recherche en filtrant par domaine disciplinaire et en cochant « No article processing charges » pour identifier les revues sans frais de publication.

    Qu’arrive-t-il si j’ai déjà publié dans une revue prédatrice ?

    Une publication dans une revue prédatrice est difficile à retirer. En pratique, il est conseillé de ne pas la mentionner dans votre CV académique et de ne pas la citer dans vos futurs travaux. Certaines universités et comités de sélection vérifient systématiquement l’indexation des publications candidates. Si vous êtes dans cette situation, parlez-en à votre directeur de recherche ou au service de documentation de votre établissement pour évaluer les options disponibles.

    La liste Beall est-elle encore utilisable en 2026 ?

    La liste originale de Jeffrey Beall a été retirée en janvier 2017. Des versions miroirs non officielles continuent à être mises à jour de manière informelle, mais leur fiabilité n’est pas garantie car elles ne sont plus maintenues par leur auteur. En 2026, il est préférable de s’appuyer sur les approches par liste blanche (DOAJ, Scimago) ou sur Cabells Predatory Reports, disponible via les abonnements de nombreuses bibliothèques universitaires.

    Puis-je soumettre mon mémoire directement comme article dans une revue ?

    Non, pas directement : les revues scientifiques n’acceptent pas les mémoires bruts. Vous devrez adapter votre travail au format article (généralement 6 000 à 10 000 mots selon la revue), reformuler l’introduction et la conclusion pour cibler un lectorat de chercheurs, et mettre à jour la revue de littérature. C’est un travail de réécriture significatif dans lequel votre directeur de mémoire peut vous encadrer.

    Mon université peut-elle m’aider à vérifier une revue ?

    Oui, et c’est fortement recommandé. La majorité des services de documentation (SCD) des universités françaises proposent des consultations sur le choix des revues de publication. Certains ont développé leurs propres grilles d’évaluation ou proposent un accès à Cabells Journalytics. N’hésitez pas à contacter le bibliothécaire spécialisé dans votre discipline — souvent appelé « correspondant thématique » dans les établissements.

    Protégez vos travaux : le récapitulatif

    Identifier une revue prédatrice avant toute soumission vous préserve de trois risques majeurs : la perte de vos droits d’auteur, le gaspillage de votre budget de recherche, et l’atteinte à votre réputation académique. La méthode est simple et systématique : vérifiez l’indexation dans le DOAJ ou dans Scimago, appliquez la checklist Think·Check·Submit point par point, et refusez impérativement toute pression temporelle artificielle.

    Avant même de chercher où publier, assurez-vous que votre mémoire est irréprochable sur le fond, la forme et l’originalité. Tesify vous accompagne dans la structuration de vos arguments, la gestion rigoureuse de votre bibliographie et la vérification de l’originalité de votre texte — autant d’atouts indispensables pour soumettre avec confiance à une revue sérieuse et progresser dans votre parcours de chercheur.