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  • Apprentissage dans l’enseignement supérieur en France 2025 : 657 900 apprentis, BTS, BUT et licence pro en chiffres

    Apprentissage dans l’enseignement supérieur en France 2025 : 657 900 apprentis, BTS, BUT et licence pro en chiffres

    Apprentissage dans l’enseignement supérieur en France 2025 : 657 900 apprentis, BTS, BUT et licence pro en chiffres

    Au 31 décembre 2024, 657 900 étudiants préparaient un diplôme de l’enseignement supérieur en apprentissage dans un centre de formation d’apprentis (CFA), selon la Note Flash SIES N° 2025-21 publiée par le Ministère de l’Enseignement supérieur en septembre 2025. Ce chiffre représente une hausse de 3 % sur un an et de 14 % sur deux ans — un rythme très différent des années 2020-2022, marquées par une croissance de +78 % en seulement deux ans. L’apprentissage dans l’enseignement supérieur est devenu une réalité structurelle du paysage éducatif français : les apprentis représentent désormais une proportion significative des inscrits dans presque toutes les filières du bac+2 au bac+5.

    Cette note statistique présente la pyramide complète des apprentis du supérieur en 2024 : répartition par niveau de formation (STS/BTS, IUT/BUT, licence professionnelle, école de commerce, cycle ingénieur), part du public et du privé, profil social des apprentis, et trajectoire de croissance depuis 2020. Toutes les données citées sont issues de sources officielles (SIES-MESR, Dares, Trésor). Pour replacer ces effectifs dans le paysage plus large des filières sélectives, consultez notre analyse Parcoursup 2025 en chiffres : taux d’admission par filière et sélectivité.

    Résultat clé : L’apprentissage dans le supérieur compte 657 900 étudiants fin 2024 (+3 % sur un an). Les STS concentrent près de 30 % des effectifs, devant les titres RNCP (25 %) et les écoles de commerce (17 %). La licence professionnelle affiche le taux d’apprentissage le plus élevé de l’université avec 61 % de ses étudiants en alternance. La croissance, explosive entre 2020 et 2022 (+78 %), s’est fortement modérée depuis 2023 (+3 à +4 % par an).

    657 900 apprentis dans le supérieur : le chiffre clé 2024

    La Note Flash SIES N° 2025-21, publiée le 11 septembre 2025 par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace (MESR), constitue la référence officielle pour les chiffres de l’apprentissage dans l’enseignement supérieur en France au titre de l’année 2024. Au 31 décembre 2024, les CFA accueillaient 657 900 étudiants préparant un diplôme de niveau supérieur (bac+2 et au-delà).

    Ce chiffre s’inscrit dans une tendance de ralentissement amorcée dès 2023. Si la croissance reste positive (+3 % sur un an, +14 % sur deux ans), elle est sans commune mesure avec les rythmes observés entre 2018 et 2022, période durant laquelle la réforme de la loi Avenir professionnel de 2018 a libéralisé les conditions d’ouverture des CFA et supprimé le numerus clausus sur les formations habilitées.

    À titre de comparaison, l’ensemble de l’enseignement supérieur français compte 3,01 millions d’étudiants en 2024-2025 selon le SIES, ce qui signifie que les apprentis représentent environ 22 % des effectifs totaux du supérieur — un niveau sans précédent historique.

    Répartition par type de formation

    La structure par formation révèle une concentration marquée dans trois grandes catégories : les STS, les titres RNCP et les écoles de commerce. Le tableau ci-dessous synthétise la répartition des 657 900 apprentis du supérieur selon les données SIES 2024.

    Répartition des apprentis du supérieur par type de formation — 31 décembre 2024
    Type de formation Part des apprentis du supérieur Effectifs estimés
    STS (BTS — Sections de Technicien Supérieur) ~30 % ~197 000
    Titres RNCP homologués (hors diplômes nationaux) ~25 % ~164 000
    Écoles de commerce 17 % ~112 000
    Licence professionnelle (université) non isolé
    IUT (BUT — Bachelor Universitaire de Technologie) non isolé
    Cycle ingénieur (écoles d’ingénieurs) ~12 % ~32 000
    Total enseignement supérieur 100 % 657 900

    Source : Note Flash SIES N° 2025-21, MESR, septembre 2025. Les effectifs sont estimés en appliquant les parts déclarées. Le SIES ne publie pas de décomposition exhaustive par filière dans la note flash.

    Le poids des STS (sections préparant le BTS) est historiquement ancré : la voie technologique courte a très tôt adopté l’alternance comme mode pédagogique. Les titres RNCP homologués, qui désignent les certifications professionnelles enregistrées au Répertoire national des certifications professionnelles sans être des diplômes nationaux, constituent la deuxième catégorie et illustrent la diversification de l’offre de formation privée depuis 2018. Les écoles de commerce, avec 17 % du total, confirment leur positionnement historique sur l’apprentissage en alternance.

    Taux d’apprentissage par filière : qui mène la course ?

    Au-delà des effectifs bruts, le taux d’apprentissage — proportion d’étudiants d’une filière qui suivent leur formation en alternance — renseigne sur la pénétration structurelle de l’apprentissage dans chaque voie. Les chiffres 2024 du SIES dessinent une hiérarchie claire.

    Taux d’apprentissage par filière dans l’enseignement supérieur — 2024
    Filière Taux d’apprentissage 2024 Commentaire
    Licence professionnelle 61 % Filière la plus intégrée à l’alternance en milieu universitaire
    Écoles de commerce 34 % Modèle économique historiquement fondé sur l’alternance
    STS (BTS) ~50 % Près d’un étudiant sur deux en STS est apprenti
    Cycle ingénieur ~20 % Un étudiant sur cinq en école d’ingénieurs en apprentissage
    IUT (BUT) 26 % Progression nette depuis le passage au BUT en 2021

    Source : Note Flash SIES N° 2025-21, MESR, septembre 2025 ; Note Flash SIES cycle ingénieur 2024-2025.

    Source : EESR n°18 — L’apprentissage dans l’enseignement supérieur, MESR-SIES

    La licence professionnelle se distingue nettement : 61 % de ses étudiants sont apprentis, ce qui en fait la formation universitaire la plus étroitement liée au marché du travail. Ce taux élevé s’explique par la vocation même de la licence pro — une formation courte (un an après un bac+2) conçue pour une insertion professionnelle rapide dans un secteur précis. La majorité des étudiants qui y entrent recherchent précisément la double compétence académique et professionnelle que confère l’apprentissage.

    Le taux de 50 % en STS mérite d’être mis en perspective : sur les 400 000 étudiants inscrits en STS en France, la moitié est donc en apprentissage — un chiffre qui reflète la forte demande des TPE/PME pour des techniciens supérieurs formés directement sur poste. Les IUT, dont la réforme vers le BUT a allongé la formation à trois ans en 2021, voient leur taux d’apprentissage progresser à 26 %, signe d’une meilleure articulation entre le référentiel de compétences du BUT et les besoins des employeurs.

    Les écoles d’ingénieurs affichent un taux de 20 % sur un total de 158 600 inscrits en cycle ingénieur en 2024-2025 — soit environ 32 000 apprentis ingénieurs, un segment à forte valeur ajoutée pour les employeurs du secteur industriel et numérique.

    Part du public et du privé dans l’apprentissage du supérieur

    La structure institutionnelle de l’apprentissage supérieur révèle une domination marquée du secteur privé. Selon les données SIES, plus de 75 % des apprentis du supérieur sont inscrits dans des établissements privés.

    Cette répartition s’explique par plusieurs facteurs structurels :

    • La prédominance des CFA privés : depuis la loi Avenir professionnel de 2018, n’importe quel organisme de formation peut ouvrir un CFA sans autorisation administrative préalable. Cette déréglementation a favorisé la multiplication des CFA privés spécialisés.
    • Le poids des écoles de commerce privées : les grandes écoles de commerce (HEC, ESSEC, ESCP, mais aussi les ESC régionales) ont massivement développé leurs programmes en apprentissage depuis 2018, contribuant à une part significative des 112 000 apprentis en école de commerce.
    • Les titres RNCP hors diplômes nationaux : l’essentiel des formations délivrant des titres RNCP homologués relèvent du secteur privé (organismes de formation professionnelle, CFA d’entreprise).

    Le secteur public — universités, IUT publics, lycées accueillant des STS — pèse donc moins de 25 % des apprentis du supérieur, malgré des efforts notables d’ouverture via les CFA universitaires. Cette asymétrie public/privé est un enjeu de politique publique régulièrement débattu : l’accès à l’apprentissage reste plus aisé via les établissements privés, dont les frais de scolarité peuvent être entièrement pris en charge par les OPCO, qu’au sein de l’université publique. Cette dynamique fait écho aux tensions de capacité observées plus largement dans le supérieur, comme le montre notre dossier sur la crise du logement étudiant en France 2025.

    Évolution 2020-2024 : accélération explosive puis décélération

    La trajectoire de l’apprentissage dans le supérieur sur cinq ans illustre un cycle classique en deux temps : une phase d’expansion rapide portée par la réforme structurelle, suivie d’un plateau de maturité. Le tableau suivant retrace les effectifs annuels estimés.

    Évolution des apprentis dans l’enseignement supérieur — 2020 à 2024
    Année (au 31 déc.) Effectifs apprentis supérieur Croissance annuelle
    2020 ~324 000
    2021 ~480 000 +48 %
    2022 576 300 +20 %
    2023 ~576 900 – 638 000 ~+8 %
    2024 657 900 +3 %

    Sources : Note Flash SIES N° 2025-21 (données 2024) ; Note Flash SIES N° 2024-22 (données 2022-2023) ; Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), données Éducation nationale pour 2022. Les chiffres 2020-2021 sont des estimations déduites du taux de croissance +78 % sur deux ans confirmé par le SIES.

    La rupture de rythme est manifeste. Entre 2020 et 2022, le volume d’apprentis du supérieur a été multiplié par 1,78 en deux ans, soit une croissance cumulée de +78 %. Ce choc d’offre résulte de la convergence de trois facteurs : la simplification administrative ouverte par la loi Avenir professionnel de 2018, les aides exceptionnelles à l’embauche d’apprentis mises en place en 2020 (aide pouvant aller jusqu’à 8 000 € pour les contrats dans le supérieur), et une demande étudiante structurellement forte face aux incertitudes du marché de l’emploi post-Covid.

    Depuis 2023, la décélération est nette : +3 % en 2024, contre +48 % en 2021. Plusieurs raisons expliquent ce plateau :

    • Réduction des aides à l’embauche : le montant de l’aide unique aux employeurs d’apprentis a été revu à la baisse à partir de 2023 pour les contrats dans le supérieur (formations bac+3 et au-delà).
    • Saturation des capacités d’accueil : un nombre croissant de CFA signalent des difficultés à trouver suffisamment d’entreprises maîtres d’apprentissage, notamment dans les métropoles où la concurrence pour les postes est forte.
    • Stabilisation de la demande : le nombre d’employeurs recrutant des apprentis du supérieur, qui avait atteint un pic de 90 600 structures en 2021, est redescendu à 66 800 en 2024 selon les données Dares.

    Nouveaux contrats signés et dynamique du marché

    À l’échelle nationale, tous niveaux confondus (secondaire et supérieur), 879 000 nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés en 2024, portant le stock total à plus d’un million d’apprentis en contrat actif fin 2024. Ce chiffre marque un quasi-triplement par rapport aux 306 000 contrats signés en 2017, année précédant la réforme.

    Dans le supérieur spécifiquement, 62 % des nouveaux contrats signés en 2023 concernaient des formations de niveau bac+2 et au-delà, confirmant l’inversion structurelle du mix niveau amorcée autour de 2021 : l’apprentissage est désormais davantage un fait du supérieur que de la formation professionnelle initiale secondaire.

    Point de vigilance : La réduction des aides à l’embauche pour les contrats supérieurs bac+3 introduite en 2023 a entraîné un reflux de la demande. Des signaux de ralentissement plus prononcé pourraient apparaître dans les données 2025, notamment sur les segments master et cycle ingénieur.

    Profil social des apprentis du supérieur : une démocratisation ciblée

    Les données SIES apportent un éclairage nuancé sur l’origine sociale des apprentis dans le supérieur. La lecture simple — « l’apprentissage favorise la démocratisation de l’enseignement supérieur » — doit être pondérée selon les filières.

    Dans les formations d’ingénieur et dans les écoles de commerce, les apprentis sont en moyenne d’origine sociale moins favorisée que leurs homologues en formation initiale classique (dits « scolaires »). Cet effet est structurel : pour une famille dont les ressources ne permettent pas de financer 3 à 5 ans de frais de scolarité dans une grande école privée, l’apprentissage constitue la voie d’accès principale, les coûts étant pris en charge par l’OPCO via la prise en charge du coût pédagogique.

    En revanche, dans les formations universitaires (IUT, licence professionnelle), le profil social des apprentis est comparable à celui des étudiants en formation initiale. L’université étant moins chère d’accès, l’apprentissage y est choisi pour ses avantages pratiques (rémunération, expérience professionnelle) plutôt que comme unique voie d’accès financièrement accessible.

    Ce constat suggère que l’apprentissage joue un rôle de démocratisation différentielle : il ouvre des portes dans les grandes écoles à des publics qui n’y auraient pas accès autrement, mais il ne modifie pas fondamentalement la composition sociale de l’université publique. Sur les débouchés à plus long terme des parcours du supérieur, notre analyse de l’insertion professionnelle des docteurs en France 2024 offre un point de comparaison utile entre voies courtes et voies longues.

    Coût public de l’apprentissage : 15 milliards d’euros

    L’expansion de l’apprentissage a un coût budgétaire considérable. En 2023, la Direction générale du Trésor a estimé le coût public total de l’apprentissage à environ 15 milliards d’euros, soit environ 14 700 euros par apprenti et par an. Ce montant agrège :

    • Le coût pédagogique pris en charge par les OPCO (Opérateurs de compétences), financé via la contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance (CUFPA) versée par les entreprises.
    • Les exonérations de charges sociales dont bénéficient les employeurs d’apprentis (exonération quasi-totale pour les contrats dans les entreprises de moins de 250 salariés).
    • L’aide à l’embauche versée aux employeurs (réduite en 2023 mais toujours existante).
    • Le coût de l’Aide personnalisée au logement (APL) et d’autres aides sociales dont bénéficient les apprentis.

    Ce niveau de dépense publique place la France parmi les pays européens qui investissent le plus dans l’apprentissage rapporté au PIB, loin devant l’Espagne et le Portugal, mais comparable à l’Allemagne et à l’Autriche, dont les systèmes duaux font figure de référence.

    La question du retour sur investissement collectif est posée : les études sur l’insertion professionnelle montrent que l’avantage de l’apprentissage sur la formation initiale classique est plus marqué aux niveaux inférieurs (CAP, BEP) qu’aux niveaux supérieurs. Au niveau master, l’effet sur les taux d’emploi 18 mois après la sortie est jugé « limité » par la Direction générale du Trésor dans son bilan 2025 — ce qui alimente un débat sur la pertinence de maintenir des aides élevées pour les contrats dans les grandes écoles privées.

    Perspectives et enjeux pour 2025-2026

    Plusieurs tendances de fond dessineront l’évolution de l’apprentissage dans le supérieur français au cours des prochains mois.

    La modulation des aides à l’embauche

    Depuis 2023, les aides à l’embauche ont été différenciées selon le niveau de qualification. Les contrats de niveau bac+3 et au-delà bénéficient d’une aide réduite par rapport aux contrats de niveau bac à bac+2. Cette politique vise à concentrer le soutien public sur les apprentissages qui génèrent le meilleur effet de démocratisation. Son impact quantitatif sur les contrats signés en 2025 sera observable dans les prochaines publications SIES.

    Le BUT comme vecteur de croissance dans les IUT

    La réforme des IUT (passage au Bachelor Universitaire de Technologie en 2021, formation de 3 ans) a rendu les programmes plus compatibles avec l’apprentissage, notamment grâce à la structure par blocs de compétences. Avec 26 % des étudiants IUT déjà en apprentissage en 2024, la marge de progression existe, en particulier dans les spécialités techniques (informatique, réseaux, mécatronique) où la demande des employeurs reste forte.

    La question des ruptures de contrat

    Avec le ralentissement du marché, le taux de rupture anticipée des contrats d’apprentissage mérite une attention particulière. Dans un contexte économique plus difficile, certaines entreprises renoncent à leurs apprentis en cours de cycle, laissant les étudiants en difficulté pour trouver un nouvel employeur dans les délais impartis. Ce risque rejoint la problématique plus large du décrochage et de la réussite en licence, où la rupture de parcours est un enjeu central.

    L’apprentissage au niveau master

    Le master reste le niveau où la pénétration de l’apprentissage est la plus récente et la plus hétérogène. Les données globales ne permettent pas d’isoler précisément le stock d’apprentis en master, mais des signaux de croissance sont visibles dans les secteurs du numérique, de la finance et du conseil en management, où les grandes entreprises ont massivement ouvert des postes d’apprentis ingénieurs ou consultants en master.

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    FAQ — Apprentissage dans l’enseignement supérieur en France

    Combien d’apprentis y a-t-il dans l’enseignement supérieur en France en 2024 ?

    Au 31 décembre 2024, 657 900 étudiants préparent un diplôme de l’enseignement supérieur en apprentissage dans un CFA, selon la Note Flash SIES N° 2025-21 publiée par le MESR en septembre 2025. Ce chiffre représente une hausse de 3 % sur un an et de 14 % sur deux ans. Ramené au total des 3,01 millions d’inscrits dans le supérieur, cela signifie qu’environ un étudiant sur cinq est apprenti.

    Quelles formations du supérieur comptent le plus d’apprentis ?

    Les STS (préparant le BTS) concentrent environ 30 % des apprentis du supérieur, soit près de 197 000 étudiants. Les formations délivrant des titres RNCP homologués représentent environ 25 % (164 000) et les écoles de commerce 17 % (112 000). Ce trio de tête totalise plus de 70 % des apprentis du supérieur, loin devant les filières universitaires et les grandes écoles d’ingénieurs.

    Quel est le taux d’apprentissage en IUT (BUT) en 2024 ?

    En 2024, 26 % des étudiants inscrits en IUT (préparant un BUT) effectuent leur formation en apprentissage. Ce taux est inférieur à celui de la licence professionnelle (61 %) et des STS (~50 %), mais supérieur à celui du cycle ingénieur (~20 %). Il est en progression depuis la réforme BUT de 2021, qui a rendu les programmes IUT plus compatibles avec le rythme d’alternance.

    Quelle est la part du secteur privé dans l’apprentissage du supérieur ?

    Plus de 75 % des apprentis du supérieur sont inscrits dans des établissements privés (écoles de commerce, CFA privés, organismes délivrant des titres RNCP). Ce déséquilibre public/privé est structurel : la libéralisation du marché de la formation par la loi Avenir professionnel de 2018 a surtout bénéficié aux acteurs privés, qui ont ouvert des CFA sans les contraintes administratives qui pèsent encore sur l’université publique.

    Comment a évolué l’apprentissage dans le supérieur entre 2020 et 2024 ?

    L’apprentissage dans le supérieur a augmenté de +78 % entre 2020 et 2022 (de ~324 000 à 576 300 étudiants), porté par les aides à l’embauche post-Covid et la déréglementation. Depuis 2023, la croissance s’est très nettement modérée : +8 % environ en 2023, puis +3 % en 2024 pour atteindre 657 900. La réduction des aides pour les niveaux bac+3 et plus et la contraction de la demande des employeurs expliquent ce ralentissement.

    L’apprentissage démocratise-t-il l’accès aux grandes écoles ?

    Oui, partiellement. Dans les écoles d’ingénieurs et de commerce, les apprentis sont en moyenne d’origine sociale moins favorisée que les étudiants en formation initiale classique, ce qui confirme un effet de démocratisation réel. En revanche, dans les filières universitaires (IUT, licence pro), le profil social des apprentis est similaire à celui des autres étudiants — l’apprentissage y est choisi pour l’expérience professionnelle et la rémunération, pas comme unique voie d’accès.

    Quel est le coût public de l’apprentissage en France ?

    En 2023, la Direction générale du Trésor a estimé le coût public total de l’apprentissage à environ 15 milliards d’euros, soit environ 14 700 euros par apprenti par an. Ce montant comprend les coûts pédagogiques pris en charge par les OPCO, les exonérations de charges sociales pour les employeurs, les aides à l’embauche et les aides sociales (APL, etc.) versées aux apprentis.

    Combien de nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés en France en 2024 ?

    En 2024, 879 000 nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés en France (tous niveaux confondus), portant le stock total à plus d’un million d’apprentis en contrat actif fin 2024. Ce chiffre représente environ trois fois le volume de 2017 (306 000 contrats), illustrant l’ampleur de la transformation du système. Dans le supérieur spécifiquement, 62 % des nouveaux contrats signés en 2023 concernaient des formations de niveau bac+2 et au-delà.

    Sources officielles et pour aller plus loin

  • Top 15 IUT en France 2026 : Classement, Insertion Pro et Passerelles vers Licence Pro

    Top 15 IUT en France 2026 : Classement, Insertion Pro et Passerelles vers Licence Pro

    Top 15 IUT en France 2026 : Classement, Insertion Pro et Passerelles vers Licence Pro

    Choisir un IUT en 2026 ne se résume pas à regarder la réputation d’un établissement : le classement IUT France 2026 révèle des écarts significatifs de taux d’insertion, de qualité d’encadrement et d’accès aux passerelles vers la licence professionnelle ou la poursuite en master. Avec la montée en puissance du BUT (Bachelor Universitaire de Technologie), les IUT ont profondément rénové leur offre pédagogique et leur positionnement sur le marché de l’emploi.

    Que vous soyez lycéen en terminale en train de construire votre dossier Parcoursup, ou étudiant en réorientation, ce guide vous présente les 15 meilleurs IUT de France selon les données 2026, en analysant les taux d’insertion professionnelle, les mentions les plus demandées et les passerelles disponibles.

    En bref : Les IUT franciliens (Paris Rives de Seine, Sceaux, Cergy-Pontoise) dominent le classement 2026. Le taux d’insertion professionnelle des diplômés BUT dépasse 80 % à 6 mois. Les passerelles vers la licence pro et le master sont désormais intégrées dans le parcours BUT.

    Les critères du classement IUT France 2026

    Le classement 2026 des IUT s’appuie sur plusieurs indicateurs objectifs, compilés à partir des données du Ministère de l’Enseignement Supérieur, d’Insersup, et des enquêtes d’insertion des universités :

    • Taux d’insertion professionnelle à 6 et 18 mois après l’obtention du BUT
    • Taux de réussite en BUT (obtention du diplôme en 3 ans)
    • Niveau académique moyen des admis (via Parcoursup)
    • Qualité des partenariats entreprises (alternance, stages)
    • Taux de poursuite d’études vers licence pro, master ou école d’ingénieurs
    • Diversité des spécialités et présence sur les secteurs en tension

    Depuis la réforme BUT en 2021, progressivement déployée jusqu’en 2023, tous les IUT proposent désormais un diplôme national de niveau bac+3. La sélectivité à l’entrée a augmenté dans les IUT les plus réputés, certains affichant des taux d’accès inférieurs à 15 % sur Parcoursup pour les mentions les plus demandées.

    En Italie, un exercice comparable est réalisé chaque année par le CENSIS et l’ANVUR, qui publient un classement des universités italiennes basé sur des critères similaires (employabilité, qualité pédagogique, recherche). Le panorama complet est disponible sur Classifica università italiane 2026 : CENSIS, ANVUR e VQR.

    Top 15 des meilleurs IUT en France 2026

    Voici le classement des 15 IUT les plus performants selon les critères ci-dessus, avec leurs points forts respectifs :

    Rang IUT Université de rattachement Point fort
    1 IUT Paris Rives de Seine Université Paris Cité Réseau alumni exceptionnel, insertion >90 %
    2 IUT de Sceaux Université Paris-Saclay Droit, économie-gestion, passerelles Saclay
    3 IUT de Cergy-Pontoise CY Cergy Paris Université TC, GEA, partenariats CAC 40
    4 IUT Lyon 1 Université Claude Bernard Lyon 1 Informatique, biologie, réseau industriel
    5 IUT de Bordeaux Université de Bordeaux 11 spécialités, alternance développée
    6 IUT de Grenoble Université Grenoble Alpes BUT Informatique, GEII, lien écosystème tech
    7 IUT Lyon 3 Université Jean Moulin Lyon 3 TC, GEA, réseau international
    8 IUT de Montpellier-Sète Université de Montpellier BUT MMI, Chimie, insertion régionale forte
    9 IUT de Nantes Nantes Université BUT STID, TC, partenariats PME locales
    10 IUT de Strasbourg Université de Strasbourg BUT Génie civil, bilinguisme franco-allemand
    11 IUT d’Aix-Marseille Aix-Marseille Université Logistique, génie industriel, bassin emploi PACA
    12 IUT de Toulouse III Université Toulouse III Paul Sabatier Aéronautique, informatique, lien secteur spatial
    13 IUT de Villetaneuse Université Sorbonne Paris Nord GEA, TC, insertion emploi Seine-Saint-Denis
    14 IUT de Rennes Université Rennes 1 BUT Informatique, MMI, écosystème numérique breton
    15 IUT de Nice-Sophia Antipolis Université Côte d’Azur BUT Réseaux-Télécoms, lien Sophia Antipolis

    Taux d’insertion professionnelle : les chiffres clés 2026

    Les données Insersup et les enquêtes d’insertion des universités convergent vers un constat positif : plus de 80 % des diplômés BUT trouvent un emploi dans les six mois suivant l’obtention de leur diplôme. Ce chiffre monte à 82,5 % pour les diplômés de licence professionnelle à 18 mois selon les dernières données du MESR.

    Les mentions BUT les plus performantes en termes d’insertion sont :

    • BUT Informatique : taux d’emploi salarié à 6 mois > 85 %, salaire médian 27 000 €/an
    • BUT TC (Techniques de Commercialisation) : 83 % d’insertion, très nombreuses offres en alternance
    • BUT GEII (Génie Électrique et Informatique Industrielle) : 87 %, forte demande dans l’industrie
    • BUT Génie Civil : 84 %, secteur du BTP en forte croissance en 2026
    • BUT Logistique : 81 %, supply chain en pleine transformation digitale

    À l’inverse, certaines mentions affichent des taux plus faibles, souvent liés à une forte proportion de poursuite d’études plutôt qu’à une difficulté d’insertion :

    • BUT Chimie : 65 % d’insertion directe (35 % poursuivent en master ou école d’ingénieurs)
    • BUT Sciences et Technologie des Aliments : 70 % d’insertion, mais secteur très concurrentiel

    Passerelles vers la licence pro et le master

    L’un des grands avantages du BUT par rapport à l’ancien DUT est l’intégration native de la poursuite d’études dans le cursus. Plusieurs options s’offrent aux diplômés :

    Vers la licence professionnelle (bac+3)

    La passerelle la plus directe : les diplômés de BUT peuvent compléter leur bac+3 par une spécialisation en licence pro en 1 an. Cette option concerne surtout les étudiants qui souhaitent se spécialiser davantage avant d’entrer dans la vie active. La sélection est variable selon les établissements.

    Vers le master (bac+5)

    Depuis la réforme BUT, la poursuite directe en master est facilitée. Les meilleurs étudiants de BUT peuvent candidater sur la plateforme Mon Master pour intégrer un M1. Les universités de rattachement des IUT proposent souvent des passerelles privilégiées. Pour maximiser vos chances, consultez les statistiques Mon Master 2026 par filière avant de constituer votre dossier.

    Vers les écoles d’ingénieurs (bac+5)

    Plusieurs écoles d’ingénieurs, notamment celles sous statut d’ingénieur-maître, acceptent les diplômés BUT en admission parallèle en 3e ou 4e année. Les BUT Informatique, GEII et Génie Civil sont les plus demandés.

    Vers les écoles de commerce (bac+4/5)

    Les titulaires du BUT TC ou GEA peuvent postuler aux admissions parallèles de nombreuses écoles de commerce en bachelor 3 ou en programme grande école. Certaines ESC acceptent jusqu’à 30 % de leurs étudiants via cette voie.

    Les mentions BUT les plus porteuses en 2026

    Le choix de la mention BUT est aussi important que celui de l’IUT. En 2026, certaines spécialités se distinguent par leur adéquation avec les besoins du marché :

    Mention BUT Débouchés principaux Tension marché
    Informatique Développeur, analyste, intégrateur Très forte
    GEII Technicien électrotechnicien, automaticien Forte
    TC Commercial, chargé de clientèle, marketing digital Forte
    MMI Webdesigner, UX, communication digitale Modérée à forte
    Logistique Responsable supply chain, acheteur Forte
    STID Data analyst, chargé d’études statistiques Très forte

    Comment maximiser vos chances à Parcoursup pour un IUT

    Les IUT du top 15 sont très sélectifs à Parcoursup. Voici les stratégies gagnantes pour 2026 :

    1. Consultez les taux d’accès de chaque formation sur la fiche Parcoursup : certains IUT parisiens affichent moins de 10 % d’accès pour les mentions les plus demandées.
    2. Rédigez une lettre de motivation personnalisée pour chaque IUT : expliquez pourquoi vous choisissez cet établissement précisément (projet professionnel, spécialités, localisation).
    3. Valorisez vos stages et projets : le BUT met l’accent sur la professionnalisation. Les expériences extra-scolaires comptent.
    4. Diversifiez géographiquement : les IUT de province (Bordeaux, Nantes, Grenoble) sont souvent moins sélectifs que les parisiens, avec des taux d’insertion équivalents.
    5. Pensez à la phase complémentaire : si vous n’obtenez pas de proposition en phase principale, vous pouvez candidater via la DSE CROUS pour votre logement et surveiller les places disponibles.

    Au-delà des critères purement professionnels, le bien-être étudiant compte de plus en plus dans le choix d’une filière. En Italie, AlmaLaurea publie chaque année une enquête sur la satisfaction des étudiants par faculté : les résultats 2026 révèlent quelles filières italiennes offrent le meilleur cadre de vie académique, disponibles sur le classement des facultés les plus heureuses en Italie en 2026 selon AlmaLaurea.

    Pour la suite de votre parcours universitaire, n’oubliez pas de préparer dès maintenant votre dossier pour les bourses Erasmus+ 2026-2027, qui permettent de valoriser votre BUT à l’international. Et si vous envisagez les meilleurs outils IA pour étudiants en 2026, préparez-vous à les utiliser dès votre première année de BUT.

    FAQ

    Quel est le meilleur IUT de France en 2026 ?

    Selon le classement 2026, l’IUT Paris Rives de Seine (Université Paris Cité) occupe la première place grâce à ses taux d’insertion supérieurs à 90 %, son réseau alumni dans les grandes entreprises et la qualité de son encadrement pédagogique. Les IUT de Sceaux et Cergy-Pontoise complètent le podium.

    Le BUT permet-il d’aller en master ?

    Oui. Depuis la réforme BUT, les titulaires peuvent candidater directement en M1 via la plateforme Mon Master. Les passerelles sont notamment facilitées avec les universités de rattachement des IUT. Les taux d’accès varient selon les filières, mais les meilleurs étudiants de BUT ont des profils compétitifs pour les masters professionnels.

    Quel BUT offre le meilleur taux d’insertion en 2026 ?

    Le BUT GEII (Génie Électrique et Informatique Industrielle) affiche le meilleur taux d’insertion à 6 mois avec environ 87 %, suivi du BUT Informatique (85 %) et du BUT TC (83 %). Ces chiffres reflètent une demande forte de l’industrie et des services en 2026.

    Les IUT en province sont-ils moins bien cotés que les IUT parisiens ?

    Pas nécessairement. Les IUT de Bordeaux, Grenoble, Lyon ou Nantes affichent des taux d’insertion comparables aux IUT parisiens, avec souvent une meilleure intégration dans le tissu économique local. L’avantage des IUT parisiens réside surtout dans le réseau national et l’accès aux grandes entreprises du CAC 40.

    Peut-on faire une alternance en IUT ?

    Oui, depuis la réforme BUT, l’alternance est possible dès la 2e année dans la plupart des spécialités. Elle permet de financer ses études tout en acquérant une expérience professionnelle valorisée à l’embauche. Les IUT de Bordeaux, Cergy-Pontoise et Lyon 1 sont particulièrement actifs sur ce point.